Football, guerre et diplomatie (020912/16) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 09 décembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Au sommaire cette semaine de Bruxelles-Métula, la rubrique hebdomadaire de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca :

 

1. La qualification d’Hapoël Beer Sheva pour les 16èmes de finale de la Coupe Europa de football ; Hapoël a éliminé jeudi soir Southampton en Angleterre et termine deuxième de son groupe devant son adversaire d’hier et l’Inter de Milan.

 

2. L’invitation de François Hollande, en train de boucler ses cartons, de réunir une rencontre Abbas-Netanyahu à Paris est un coup d’esbroufe. S’ils ont quelque chose à se dire, les deux hommes habitent à 14km l’un de l’autre et n’ont guère besoin d’intermédiaire.

 

La confiance entre les dirigeants politiques français et israéliens n’existe plus. Il faudrait la reconstruire avant de vouloir jouer les médiateurs sur les questions de fond. Comme par exemple faire respecter la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité, adoptée au forceps sous la pression de Paris, et qui prévoyait entre autres d’éviter une nouvelle guerre en interdisant la présence du Hezbollah et des Iraniens à la frontière d’Israël.

 

Or la France ne fait strictement rien dans ce sens.

 

3. Les détails de l’attaque attribuée à Tsahal sur la base aérienne de Mezzé à Damas, dans la nuit de mardi à mercredi. Les objectifs visés, la proximité du palais présidentiel, un grand centre du renseignement de l’Armée gouvernementale, une monstrueuse prison, les armes de destruction massive et les missiles sol-air qui y étaient entreposés, prêts à être livrés à leur destinataireutilisateur final : la milice chiite libanaise.

 

4. L’écrasement d’Alep sous les bombes de l’Aviation de Poutine. Des dizaines de milliers de morts pour établir la position de chantage du Tzarévitch face à l’Occident : je lâche Assad en créant un mini-Etat pour lui et les Alaouites dans la province élargie de Lattaquié, et vous, vous oubliez l’annexion de la Crimée et de l’est de l’Ukraine.

 

https://youtu.be/GvBzXI8UrxI  (Youtube)

 

 

 
Beer Sheva l’a fait (info # 010912/16) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 08 décembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, vendredi 1h50, 0h50 à Paris

 

Hapoël Beer Sheva, le champion d’Israël en titre, s’est qualifié ce soir, en Angleterre, pour la phase décisive de la Coupe Europa de football.

 

Il l’a fait au stade St Mary, devant 33 000 spectateurs (guichets fermés), en partageant l’enjeu avec Southampton sur la marque d’un but partout.

 

Les règles du jeu étaient connues dès avant la rencontre : pour accéder au niveau des 32 clubs finalistes, Beer Sheva devait soit l’emporter, soit obtenir un match nul mais non vierge, c’est-à-dire une égalité mais avec des buts marqués.

 

Les joueurs du désert du Néguev ont brillamment rempli leur contrat en éliminant leur adversaire qui évolue pourtant en Premier League britannique, le championnat le plus disputé de la planète football.

 

buzaglo_southampton.jpg

Maor Bouzaglo s’envole par-dessus Nathan Redmond, le meilleur anglais sur la pelouse

 

Beer Sheva termine ainsi second de son groupe, derrière le Sparta Prague, mais en devançant Southampton, avec qui il a fait deux fois match nul (0-0, au match aller), et en dominant à deux reprises le prestigieux Inter de Milan, y compris en Italie.

 

La joie en Israël est grande, non seulement à cause de l’exploit de ce soir, mais également grâce à la manière qu’a affichée Hapoël durant toute sa saison européenne.

 

L’Etat hébreu a enfin retrouvé une grande équipe de foot, de longues années après Hapoël Tel-Aviv et le Maccabi Haïfa, qui avaient également brillé sur le Vieux continent.

 

Quant au match de ce soir, il fut très tendu et tactique à la fois. Du fait de l’enjeu, les deux formations se neutralisèrent en première période, se ménageant un minimum d’occasions de buts.

 

A l’entame de la seconde mi-temps, les joueurs du Royaume-Uni se montraient plus pressants, privant le plus souvent ceux du Néguev de ballons.

 

Beer Sheva ne paniquait toutefois pas, dirigé de main de maître par son coach Barak Bakhar, qui a fait toute sa carrière de joueur et d’entraîneur dans l’équipe du Doigt de la Galilée, Kyriat Shmona.

 

A la 77ème minute, Bakhar effectuait le "changement qui tue", remplaçant son excellent défenseur hongrois Mihaly Korhut par le jeune milieu de terrain Yuval Shabtaï. Deux minutes à peine plus tard, Shabtaï transmettait le ballon décisif à Maor Bouzaglo, qui, d’un puissant tir croisé, ne laissait aucune chance au gardien anglais Fraser Forster.

 

Il restait 11 minutes dans le temps réglementaire à Southampton pour marquer deux buts ou dire au revoir à l’Europe ; lors, les hommes de l’entraîneur français Claude Puel se ruèrent à l’assaut du portier Doudou Goresh.

 

A la 91ème minute, soit une minute dans le temps additionnel, ils obtinrent même la parité, suite à un tir du capitaine Virgil van Dijk.

 

Encore trois minutes insupportables à attendre, dignes d’un film d’Alfred Hitchcock, avant de voir les onze Israéliens et leur banc lever les bras au ciel, de même que les 1 200 spectateurs qui avaient fait le déplacement, et les millions de téléspectateurs qui avaient suivi la partie malgré l’heure tardive, il était minuit en Israël.

 

A vrai dire, les ténors d’Hapoël, que sont Radi, Ben Sahar, John Ogu, le butteur Maor Bouzaglo, et même la star incontestée de l’équipe, le Nigérian Anthony Nwakeme, n’ont pas disputé leur meilleure rencontre de coupe d’Europe. Mais aidés par le Portugais Miguel Vitor et Ben Bitton, qui ont fourni une prestation très rassurante en défense, bien organisés techniquement et ne perdant jamais leur sang-froid, ils ont pallié leur baisse de régime par une volonté et un engagement de tous les instants.

 

Au tour suivant, ils affronteront des adversaires comme l’A.S Roma, Tottenham, l’Ajax, Schalke 04, ou encore les Français de l’Olympique lyonnais ou de l’A.S St-Etienne.

 

Et ce qui fait extrêmement plaisir ce soir, en plus de la qualification, c’est qu’Hapoël Beer Sheva est absolument capable de dominer n’importe lequel de ces clubs et de poursuivre plus avant sa carrière dans la Coupe Europa. Israël possède à nouveau une équipe de football au meilleur niveau européen et c’est très agréable.

 

 
Vous n'êtes pas des miens ! (info # 010812/16) Version imprimable
Analyse
jeudi, 08 décembre 2016

 

Par Ilan Tsadik

 

On a droit à un nouveau signe de l’ignorance crasse du quotidien Le Monde, au moins en ce qui concerne le Proche-Orient, qui démontre, une fois de plus, que ce journal exprime nettement plus de convictions que de connaissances.

 

Le "journal de référence" des beaufs qui n’aiment pas beaucoup les Juifs, particulièrement ceux qui vivent dans leur pays, vient de diffuser un reportage de sept photographies en noir et blanc, prises par une photographe française du nom de Catherine Cattaruzza, qui vit, précise le canard, "entre Beyrouth et Paris".

 

Fort bien au demeurant, sauf que son reportage est truffé de "petites erreurs" au niveau de la légende et de la localisation des endroits où ont été prises ces images. A part le texte et les photos, tout est absolument parfait.

 

Le reportage est proposé sous le titre : "Dans le sud Liban, l’apparence de la paix quand couve la guerre".

 

Titre abstrus s’il en est – il faut entretenir le drame pour rendre ces photos un tant soit peu intéressantes ! -, mais dans le domaine on s’y connaît dans le media fondé par le très catho Hubert Beuve-Méry, ayant tour à tour participé au Faisceau, le premier parti fasciste français, et, dès 1940, été directeur des études de l'Ecole des cadres d'Uriage. Une institution dont Beuve-Méry définissait lui-même la fonction : "Il faut à la révolution un chef [Pétain], des cadres, des troupes, une foi, ou un mythe. La Révolution nationale a son chef et, grâce à lui, les grandes lignes de sa doctrine. Mais elle cherche ses cadres".

 

Si je vous dis cela, c’est que je reste gêné par l’angle, toujours le même, par lequel les successeurs de Beuve empoignent l’information lorsqu’elle concerne les Israélites. Tenez, l’intro du reportage : "Établie par l’ONU en 2000 après vingt-deux ans d’occupation israélienne, la « ligne bleue » délimite une frontière provisoire entre le sud du Liban et Israël. Cette démarcation contestée, longue de 80 kilomètres, la photographe française Catherine Cattaruzza (…) a choisi de l’évoquer en pointillé".

 

Il n’y a guère que dans Le Monde et dans les media du Hezbollah, par exemple, que vous lirez que la ligne bleue délimite "une frontière provisoire", alors qu’elle épouse parfaitement – au mètre près - la ligne de partition définie par les deux pays à l’occasion de l’Armistice de 1949, et surtout, elle est reconnue par l’ONU comme délimitant pérennement la frontière internationale entre Israël et le Liban.

 

Il existait bien une prétention du gouvernement de Beyrouth, selon laquelle la région dite des Fermes de Chabat était libanaise [et non syrienne] et qu’elle aurait ainsi dû être restituée par Israël lors de son retrait du Liban en 2000. Mais le correspondant permanent de la Ména au pays des cèdres, Michaël Béhé, était parvenu à aider les diplomates à trancher définitivement cette affaire, en produisant dans nos colonnes le billet d’une livre libanaise représentant une carte géographique sur laquelle on identifie, au-delà du doute sensé, que les fermes en question se situent en Syrie.

 

Immédiatement après la publication de notre article, la Banque du Liban avait retiré le billet de la circulation, et le cas est souvent cité en exemple de la façon dont d’authentiques journalistes maîtrisant leur sujet peuvent collaborer à la solution de problèmes.

 

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Si ça, ce n’est pas une preuve…

 

Autre imprécision : on nous dit que la photographe a choisi d’ "évoquer en pointillé" une "frontière longue de 80 kilomètres", or 4 des 7 photos sont prises à proximité immédiate de Métula, sur deux emplacements distants de 4km l’un de l’autre. Ce sont donc des pointillés pas très éloignés les uns des autres…

 

Mais que d’oublis dans un si court reportage et un texte plus restreint encore : à l’instar de la photo1 montrant un mur du quartier général de la Force Intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), "mise en place pour confirmer le retrait des forces israéliennes du pays et garantir la paix et la sécurité dans la région", selon les successeurs de Beuve-Méry.

 

C’est presque ça mais cela reste tout de même terriblement incorrect, car nos "amis" du Monde sont… heuh… distraits… . En fait, le mandat de la FINUL (voir le site officiel de la FINUL) prévoit trois volets pour la fonction des soldats de la paix et non pas deux comme ils le prétendent. Il manque : "Aider le gouvernement libanais à restaurer son autorité effective dans la région".

 

Or si la FINUL avait rempli son mandat, et si le gouvernement libanais avait voulu "restaurer son autorité effective dans la région", la photo2, montrant une réplique de la mosquée du Dôme [l’originale est à Jérusalem, elle est édifiée sur les décombres du Temple israélite] surmontée du drapeau de la "République" Islamique d’Iran, n’aurait pas pu être prise ; idem pour celle3 du drapeau de l’organisation terroriste et reconnue comme telle par l’UE, le Hezbollah, face à Métula.

 

Là cela dépasse tout de même la photo de vacances, parce que si Beyrouth et la communauté internationale respectaient leurs engagements, ils n’auraient pas laissé s’établir des positions de la junte théocratique chiite et de ses vassaux libanais aux portes d’Israël. Et si c’était le cas, El Mundo aurait pu choisir un autre titre que "Dans le sud Liban, l’apparence de la paix quand couve la guerre", genre : "Dans le sud Liban, le retour de la paix promet à tous les habitants de tous les peuples, de toutes les nations et de toutes les communautés, des lendemains heureux".

 

Pourtant, le détail du mandat de la force onusienne ne saurait être plus clair sur ce point, précisant que sa tâche consiste à :

 

"aider les Forces Armées Libanaises à prendre des mesures en vue de l'établissement dans la zone mentionnée d'un dispositif de sécurité qui empêche la reprise des hostilités, notamment l'établissement, entre la Ligne bleue et le Litani, d'une zone d'exclusion de tous personnels armés, biens et armes, autres que ceux du Gouvernement libanais et des forces de la FINUL déployés dans la zone;".

 

Voilà, tout le monde – et Le Monde aussi donc – savent ce qu’il convient de faire si l’on entend "empêcher la reprise des hostilités".

 

Mais quid alors de l’intention d’un journal et de journaleux qui dissimulent à la connaissance de leurs lecteurs l’existence de ces dispositions onusiennes, et qui présentent, au contraire, les drapeaux du Hezb et celui des assassins iraniens d’homosexuels, de poètes, d’opposants et de femmes violées au faîte de leurs grues, comme s’il s’agissait de leur environnement naturel et autorisé, face à Métula ?  S’ils font ainsi litière des dispositions destinées à empêcher la guerre, est-ce qu’ils espèrent ou prônent le renouvellement des hostilités ? Et si ce n’est pas le cas, il faudrait qu’ils trouvent une explication dans l’urgence, car je n’en conçois aucune autre.  

 

Reste que si nos voisins provoquent la guerre à laquelle ils rêvent à haute voix plusieurs fois par semaine, les experts de la Ména prédisent qu’elle atteindra un niveau de destruction jamais encore égalé lors des conflits israélo-arabes. Au point que cela constituera probablement la dernière confrontation armée entre Jérusalem et Beyrouth, et l’ultime fois que l’on parlera du Hezbollah.

 

Le reportage au demeurant très innocent de Mme Cattaruzza pourrait, au moment de relever les morts et de distribuer les mauvais points, constituer un lit d’éléments à charge contre les agresseurs. Comme cela devient intéressant.

 

Plus, en tout cas, que les photos4 5 6 prises à Adaïssé [à 15 mètres de l’endroit où les reporters de la Ména se rendent pratiquement tous les jours] et non pas sur "le promontoire de Kfar-Kila qui surplombe la « ligne bleue » et la Galilée", qui lui n’existe pas.

 

De telles erreurs à répétition sont gênantes vues par des pros de l’info. Elles sont parfois également saisissantes : les endroits d’où sont prises les trois photos du Monde à Adaïssé, ainsi que les barrières que l’on y voit, sont… en Israël, comme le prouve la carte que nous produisons et qui répercute avec précision la frontière déterminée par l’ONU.

 

metula_region.jpg

Les vrais emplacements des shoots

 

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Bienvenue en Israël, Mme Cattaruzza, la prochaine fois

venez boire un café entre confrères

 

Il ne s’agit pas d’un cas isolé, comme l’on peut s’en rendre compte sur le cliché suivant, pris en face de notre rédaction, des tronçons entiers de la route sur laquelle circulent des automobiles libanaises se situent en fait en territoire israélien. Et l’on ne doit qu’à notre mansuétude et à notre sens des responsabilités qu’Israël ne se réapproprie pas les terres qui lui appartiennent et qui sont reconnues comme siennes par la communauté internationale.

 

route_libanaise.jpg

La reporter du Monde a dû obligatoirement emprunter cette route pour aller

faire ses photos. Il n’existe pas d’autre accès

 

Moralité première : il vaut toujours mieux savoir où l’on met les pieds et éviter de raconter n’importe quoi ; surtout si l’on a pour vocation d’informer les autres. Seconde moralité : ces gens et leurs bidouillages à répétitions en sont dépourvus. Moralité universelle de cette histoire : Nous ressentons la même chose à l’égard de la plupart des journaleux français que le Général de Gaulle, lorsqu’il s’exclama à la face du fondateur du Monde, Hubert Beuve-Méry : "Vous n'êtes pas des miens !".

 

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Israël frappe un aéroport à Damas (info # 010712/16) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 07 décembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 21h20, 20h20 à Paris

 

La nuit dernière (mardi à mercredi), Israël a attaqué la base aérienne de Mezzé, située à l’ouest de la capitale syrienne.

 

Ladite base aérienne est connue pour abriter le cœur du renseignement militaire aéronautique du régime, ainsi qu’une très vaste prison, dans laquelle sont torturés et engeôlés les ennemis ainsi que les opposants de la dictature alaouite. Le vaste complexe militaire qui a subit la foudre de Tsahal est également célèbre pour ses grands entrepôts, à la fois souterrains et en surface, dans lesquels sont stockées les armes et les munitions les plus avancées dont dispose l’armée des al Assad.

 

La piste principale, longue de 2,8 km, sert fréquemment de lieu de transit aux chargements en provenance de la "République" Islamique Iranienne et à destination de l’Armée syrienne, des soldats perses combattant à leurs côtés, ainsi que de la milice chiite libanaise du Hezbollah.

 

Il est par ailleurs fort probable que des armes de destruction massive, tels des missiles à moyenne portée ainsi que des ogives chimiques sont elles aussi dissimulées dans le complexe de l’aéroport de Mezzé.

 

mezze.jpg

L’aéroport de Mezzé victime des Israéliens et de ce qu’il renfermait

 

De même, il y a lieu de penser que des missiles sol-air sophistiqués, originaires de Russie et ayant transité par les arsenaux des Ayatollahs, se trouvent aussi sur cette base, à partir de laquelle Syriens et Iraniens tentent régulièrement d’approvisionner le Hezbollah au Liban afin de le préparer à un affrontement avec l’Etat hébreu.

 

L’aéroport de Mezzé est situé dans l’une des zones les plus sûres de Damas, dont certains quartiers sont aux mains de la rébellion sunnite. Le palais principal de la famille al Assad est distant de moins de 4km à vol d’oiseau du terminal de l’aéroport. C’est là que le dictateur et sa cour ont disposé leurs jets privés, et c’est à partir de Mezzé qu’ils effectuent leurs voyages à l’étranger.

 

De sources arabes, ainsi que par les réseaux sociaux, nous savons que l’objectif visé par les Israéliens a subi d’énormes dégâts ; la piste a explosée en plusieurs endroits, ce qui indique qu’elle recouvrait en sous-sol des installations secrètes. Les témoins oculaires, dont certains ont filmé le sinistre, font état d’explosions et de flammes énormes ayant ravagé le secteur durant le restant de la nuit.

 

Ce raid, qui suit deux attaques précédentes, il y a une semaine, de Tsahal sur des cibles de la région damascène, poursuit probablement les mêmes objectifs. A savoir, empêcher un proche transfert au Hezbollah, au Liban, d’armes de nature à modifier le rapport de force prévalant actuellement entre Israël et le Hezbollah.

 

Les Israéliens en auront profité pour anéantir les capacités de stockage de Mezzé, et pour assener un coup vigoureux au renseignement militaire aérien d’Assad, l’un des plus efficaces de son régime, bénéficiant de l’apport des services russe et iranien.

 

L’agence officielle SANA a fait état de l’opération israélienne, avec passablement de contradictions dans son communiqué.

 

Elle a également annoncé que ces frappes n’auraient pas fait de victimes, ce qui est fort peu probable, en corrélation avec le nombre de personnes qui œuvraient sur place au moment des faits.

 

A notre avis, et après avoir analysé les images en notre possession, ce raid a fait entre plusieurs dizaines et des centaines de victimes, la quasi-totalité étant au service de la dictature alaouite.

 

Une polémique a vu le jour entre les affirmations de SANA et d’autres media arabes et musulmans.

Selon certaines source, les missiles qui ont atteint Mezzé auraient été tirés à partir du sol, vraisemblablement de positions dans le Golan, alors que d’autres observateurs affirment qu’ils ont été largués depuis des chasseurs-bombardiers.

 

Devant le mutisme habituel des autorités militaires israéliennes dans ce genre de cas, il ne nous est pas loisible de trancher de manière certaine. Ce que nous pouvons en dire est que le mode opératoire ordinaire de Tsahal consiste récemment à tirer des missiles Popeye de fabrication locale à partir de l’espace aérien libanais, celui-ci comptant bien moins de défenses anti-aériennes que le territoire syrien.

 

Les Popeye les plus récents disposent d’une quantité impressionnante d’emport d’explosifs, et sont capables d’une précision ahurissante au niveau de l’impact (moins d’un mètre du point ciblé).

 

Cette tactique pour viser des objectifs à Damas a désormais fait ses preuves, notamment lors de l’élimination de l’archi-terroriste Samir Kuntar en 2015.

 

Lors, avec une faible exposition des pilotes et de leurs avions, ainsi que des résultats aussi probants, il n’existe, en principe, pas de raison de modifier le mode opératoire. Et c’est pour cette raison qu’il semble plus logique qu’il se soit agi, cette nuit, d’un raid aérien.

 

Si ce n’est pas le cas, et si les Israéliens ont effectivement eu recours à des missiles sol-sol, la logique voudrait qu’ils poursuivaient deux objectifs : le premier consistant à ne pas titiller le contingent russe, opérant à partir de la Méditerranée et de la région de Lattaquié toutes proches, et la seconde, à tester de nouveaux matériels, éventuellement une émulation sol-sol du Popeye.

 

Si Tsahal n’a pas désiré commenter l’incident, le ministre de la Défense, M. Avigdor Lieberman, qui recevait mercredi les ambassadeurs de l’U.E en poste en Israël afin de discuter des affaires du Moyen-Orient, leur a déclaré qu’"Israël faisait des efforts afin d’empêcher la contrebande d’armes de destruction massive de la Syrie au Hezbollah".

 

Dans un commentaire un peu plus étonnant, Lieberman a confié à ses hôtes que son pays n’avait toujours pas l’intention d’intervenir dans la Guerre Civile Syrienne, mais que les Iraniens et Assad devaient être "out", quelle que soit la solution qui sera trouvée afin de régler le conflit.

 

Pour l’agence de presse nationale syrienne, l’opération de la nuit dernière aurait plutôt constitué "une tentative désespérée destinée à soutenir les groupes terroristes, et à redresser leur moral".

 

Durant la journée de mercredi, la situation en Israël aux abords des frontières syrienne et libanaise est restée calme, sans activités militaires exceptionnelles. A Métula, l’on considère qu’aucun des trois grands ennemis des Israéliens, à savoir les Iraniens, les Alaouites et le Hezbollah, n’est actuellement en mesure de soutenir une confrontation avec Tsahal, ni même de répliquer aux coups qu’il leur assène.

 

 
La France de Pétain n’est pas morte (info # 010412/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 04 décembre 2016

 

Par Guy Millière

 

Je ne peux regarder les photographies prises en France au temps du Maréchal Pétain sans un sentiment d’horreur. Les panneaux proclamant “interdit aux Juifs” suscitent en moi la nausée, et la nausée s’accentue en voyant les passants indifférents à ces écriteaux. Les Juifs en France à l’époque devaient porter l’étoile jaune. Le port de l’étoile jaune a précédé les rafles et l’envoi de convois ferroviaires de Drancy vers Auschwitz.

 

La France officielle a longtemps occulté le fait que le régime pétainiste, ce fut la France. Puis, cela s’est dit. Et la France a semblé prête à assumer cette tache indélébile sur son passé.

 

Elle n’en a pas moins gardé en elle des traces salissantes d’antisémitisme. Elle s’est efforcée, depuis le milieu des années 1960, de les cacher sous un discours hostile au pays juif, Israël. Et elle est vite devenue au sein du monde occidental le fer de lance de l’anti-israélisme le plus vicieux.

 

Cela a commencé avec le Général de Gaulle et son sinistre discours incriminant le peuple sûr de lui et dominateur. Cela s’est poursuivi avec des ministres des Affaires Etrangères immondes, tels Michel Jobert, qui, en 1973, lors de la guerre d’agression arabe contre Israël, disait qu’il était logique que les Arabes veuillent rentrer chez eux, ou encore Roland Dumas.

 

Cela ne s’est interrompu sous aucun président de la République, de Georges Pompidou à François Hollande, en passant par Valery Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

 

chiracpasdeprobleme.jpg

Jacques Chirac créant artificiellement un incident diplomatique,

en s’en prenant, à Jérusalem, aux gardes israéliens assurant sa sécurité

 

Aucun pays occidental n’a fait autant pour la “cause palestinienne”, donc pour les chefs des terroristes islamiques tueurs de Juifs, qui n’ont cessé de frapper depuis plusieurs décennies et qui continuent de le faire.

 

Les dirigeants français pourraient se dire aujourd’hui qu’ils ont des problèmes plus importants à régler, que l’anti-israélisme n’est pas vraiment une priorité pour la France. Ils pourraient constater que l’anti-israélisme et le soutien à des terroristes islamiques tueurs de Juifs relèvent du soutien au terrorisme islamique, ce qui est difficilement compatible avec la volonté affichée de lutter contre le terrorisme islamique au moment où il frappe la France. Ils pourraient constater qu’en contribuant à la haine anti-israélienne, ils contribuent, par extension, à la haine antijuive des musulmans vivant en France et accélèrent le départ des Juifs qui quittent déjà la France par milliers chaque année. Mais, non, ils insistent.

 

Après avoir organisé une conférence pour la “paix” au Proche-Orient voici quelques mois, ils ont tenté d’en organiser une en décembre, et dans les deux cas, l’accusé désigné en filigrane était Israël.

 

Ils ont rédigé des motions anti-israéliennes en collaboration avec des seconds couteaux “palestiniens” aux fins que ces motions soient présentées aux Nations Unies et adoptées au Conseil de Sécurité. Seul l’usage du droit de veto américain a empêché que ces motions soient adoptées, et qu’Israël soit désigné comme un pays criminel aux yeux de ce que d’aucuns appellent le “droit international”. L’une de ces motions est en cours de rédaction, et il se dit que la France incite actuellement Barack Obama à ne pas utiliser son droit de veto cette fois-ci, juste avant de quitter la Maison Blanche.

 

Ils ont fait voter il y a quelques mois à l’Unesco un texte niant tout passé juif à Jérusalem, et quand un autre texte du même type a été présenté à la même Unesco il y a quelques semaines, ils se sont abstenus, ce qui est une façon de consentir lâchement, et donc de récidiver.

 

Ils viennent de faire adopter une directive publiée au Journal officiel demandant que les produits fabriqués dans les villes et villages juifs de Judée-Samarie fassent l’objet d’un étiquetage spécial destiné à avertir les consommateurs qu’ils risquent d’acheter des produits juifs de Judée-Samarie.

 

Les dirigeants français disent que ce n’est pas une décision de boycott, bien sûr, et que c’est juste une façon de désigner des produits juifs et de dire que des Juifs occupent des territoires qui ne sont pas les leurs, puisque ce sont des “territoires palestiniens”.

 

Les dirigeants français ont l’art de l’hypocrisie et du mensonge.

 

Ils disent qu’une directive européenne suggérant ce type d’étiquetage a été adoptée, ce qui est terriblement exact. Ils ne disent pas que nul n’oblige un pays à suivre cette directive.

 

Ils parlent de “territoires palestiniens” occupés, alors que les territoires en question n’ont jamais été “palestiniens”, dès lors qu’il n’y a jamais eu de pays ni même d’entité gouvernementale arabe appelés Palestine, et ne sont pas “occupés” au sens juridique du terme, mais disputés, dans le contexte d’un conflit qui n’a pas pris fin.

 

Et ils osent encore se décrire comme des “amis d’Israël”.

 

Que nul ne me dise, dans ce contexte, que Manuel Valls et François Hollande, l’homme au scooter de la rue du Cirque, sont des amis d’Israël. Avec de tels amis, il est inutile d’avoir des ennemis.

 

Que nul ne me dise que le successeur de Hollande sera plus présentable. Ce ne sera pas, sans doute, un socialiste, vu l’état de délabrement de la gauche en France.

 

Ce ne sera pas non plus, je pense, Marine Le Pen, qui dirige un parti qui sent toujours le souffre, et où il y a toujours des antisémites estampillés comme tels.

 

Ce sera sans doute François Fillon, qui a, dans un passé récent, tenu des propos douteux sur les Juifs et sur Israël, et qui a montré des sympathies pour le Hezbollah et l’Iran des mollahs.


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Viols, vols et al-babioles (010212/16) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 02 décembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca :

 

1. L’ex-chef de cabinet de Netanyahu, un général de Tsahal et un député du parti de Bennett, tous religieux, accusés de viols. Le nouveau rabbin en chef de l’Armée autorise le viol des femmes non-juives en temps de guerre, interdit aux femmes de servir sous les drapeaux et de chanter en public.

 

2. La femme de Binyamin Netanyahu confond les deniers de l’Etat et ses dépenses personnelles. Elle vient d’être interrogée 11 heures d’affilée par la police.

 

3. Vladimir Poutine ordonne aux Kurdes et à l’Armée d’Assad de combattre ensemble les Turcs. Les Kurdes et les Alaouites obtempèrent et progressent ver al Bab.

 

https://youtu.be/lGaGU6oLo6s  (Youtube)


 
Double raid de l’Aviation israélienne à Damas (info # 013011/16) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 30 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 09h20, 08h20 à Paris

 

Le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a attaqué cette nuit un important arsenal et dépôt de munitions à Damas, dans une base appartenant à la 4ème division de l’Armée syrienne.

 

Cette unité constitue un corps d’élite presque uniquement formé de soldats de métier alaouites et d’officiers appartenant à la famille ou à l’entourage des al Assad, à l’instar de Maher al Assad, le frère de Bashar, souvent considéré comme le second personnage le plus puissant du régime.

 

Des media arabes, kurdes, ainsi qu’un témoin oculaire joint par Michaël Béhé, le correspondant de la Ména à Beyrouth, ont confirmé 4 "gigantesques explosions" dans la capitale syrienne à partir d’1h18 du matin, heure locale.

 

Lors d’un second raid, le Khe’l Avir a entièrement neutralisé un convoi de véhicules de l’Armée syrienne qui transportait des armes à destination du Hezbollah.

 

 
Deux alertes (info # 012911/16) Version imprimable
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mardi, 29 novembre 2016

 

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Métula, mardi 20h00, 19h00 à Paris

 

La vague d’incendies gagne le Doigt de la Galilée

 

L’épidémie des incendies d’origine criminelle a finalement atteint notre région du Doigt de la Galilée qui avait été épargnée jusqu’à maintenant.

 

En effet, cette après-midi, autour de 15h (heure locale), un gigantesque brasier s’est déclaré dans la zone industrielle sud de Kyriat Shmona, à 11km de notre rédaction de Métula.

 

Comme on peut s’en rendre compte sur la vidéo annexée, des flammes énormes ont ravagé le secteur du sinistre.

 

On ne dénombre aucune victime, mais les dégâts sont importants ; une station de lavage de voitures a été entièrement détruite dans l’incendie.

 

Par chance, il n’y a pas de forêt dans ce secteur, mais uniquement des bâtiments et des broussailles. Cela a permis aux sapeurs-pompiers de Kyriat Shmona d’éteindre complètement le feu dans un laps de temps d’environ 1h30. 

 

Tout porte à croire, qu’il s’agit, une fois encore, d’un acte de pyromanie lié au différend israélo-palestinien.

 

D’ailleurs, à quelques centaines de mètres du foyer principal, des individus ont également mis le feu aux poubelles d’une usine privée, qui fournit notamment les services de sécurité.

 

Dans les deux cas, les spécialistes sont à pied d’œuvre pour établir avec précision les conditions du départ du feu.

 

Avec 1 700 incendies répertoriés la semaine dernière par les pompiers israéliens, le doute sensé n’est pas permis quant à l’origine criminelle de l’allumage de la quasi-totalité de ces incendies.

 

La météo annonce pour demain, mercredi, l’arrivée d’une zone pluviaux-orageuse sur Israël, qui mettra fin aux tentatives des islamistes radicaux de brûler les villes et les villages de leurs voisins israélites.

 

 

L’affrontement Russie-Turquie a commencé en Syrie (par Perwer Emmal sur le terrain)

(Informations exclusives)

 

Ces dernières heures, les FDS (Forces Démocratiques Syriennes) de la région d’Afrin, à prééminence et sous commandement kurdes, ont encore progressé en direction du verrou d’al Bab.

 

Ce mardi, ils ont délogé l’Armée turque et ses supplétifs islamistes du village d’Azraq, et ne se trouvent plus qu’à 4km des premiers quartiers d’al Bab.

 

C’est une information importante, certes, mais il y a un développement plus marquant encore dans cette phase de la Guerre Civile Syrienne.

 

En effet, les Forces Démocratiques Syriennes ne sont plus seules à combattre les Turcs, leur aviation, leurs chars et leur artillerie ; les FDS ont été rejointes dans la bataille par la Garde Républicaine de l’Armée régulière syrienne.

 

Dans cette bataille, le contingent gouvernemental syrien est principalement constitué d’un nouveau venu, la Résistance Nationale Syrienne (RNS) tout récemment formée.

 

La RNS est exclusivement composée de Kurdes appartenant à la "Brigade des Martyrs de Kafr Saghir", qui font le coup de feu aux côtés de l’Armée gouvernementale.

 

Lors de la capture d’Azraq, à laquelle j’ai assisté à la jumelle, ce sont les Martyrs de Kafr Saghir qui ont donné l’assaut, alors que les autres Kurdes des FDS procédaient à un barrage de mortiers en vue de couvrir leur progression.

 

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En rouge et jaune, les positions de l’entente Armée syrienne-Kurdes

En vert, les Turcs et leurs alliés

En noir, l’Etat Islamique (DAESH)

 

La coopération entre les Kurdes et l’Armée régulière s’est surtout matérialisée, il y a exactement un mois, lorsque la Brigade des Martyrs de Kafr Saghir s’était emparée de l’Ecole d’Infanterie à Alep.

 

Les Kurdes, soucieux de protéger leurs frères civils du quartier de Cheikh Maksoud à Alep, ont largement participé, avec l’Armée gouvernementale, à la prise des quartiers rebelles de la cité.

 

Cette bataille, en vue du contrôle de la ville, est pratiquement terminée, et elle marque l’un des plus grand succès de la Guerre Civile en faveur de Bashar al Assad et de ses alliés.

 

En filigrane, on assiste à la victoire, par proxys interposés, des Russes sur la coalition occidentale à prédominance américaine, qui soutenait le camp rebelle.

 

Vu du théâtre des opérations, l’ambition de Vladimir Poutine est évidente. Il a franchi, mercredi et jeudi derniers, un pas supplémentaire dans sa confrontation avec l’Occident en bombardant les positions de l’Armée turque atour d’al Bab, et en tuant ou blessant des dizaines de militaires de Recep Erdogan.

 

L’information de ce bombardement, qui avait été produite en exclusivité par la Ména, a, depuis, été démentie à la fois par Moscou et Ankara.

 

Reste que nous ne croyons pas du tout à ces démentis diplomatiques, ayant été témoins de ces raids et ayant ainsi pu constater de visu des manœuvres d’attaque au sol qui sont totalement étrangères aux pilotes de M. Assad.

 

Pour renforcer nos doutes, en fin de semaine, on a vu le contingent ottoman installer de nombreux missiles autotractés sol-air au nord d’al Bab.

 

Le rapprochement inattendu entre l’Armée syrienne et les Kurdes est sans aucun doute l’œuvre du "grand architecte de l’univers", en l’occurrence, Vladimir Poutine.

 

Ce dernier a autoritairement obligé ces deux entités qui ne s’apprécient guère à faire cause commune face aux Turcs, aux rebelles, et aux Occidentaux.

 

J’en veux pour preuve qu’au début de la semaine dernière, toujours dans le Rojava mais à 290km plus à l’Est, dans la ville d’Assaké, les Kurdes et l’Armée syrienne s’entretuaient à l’arme lourde ; or, depuis trois jours, les armes se sont tues, et Syriens et Kurdes s’entendent depuis comme larrons en foire.

 

Du côté des YPG, les Unités de Protection du Peuple kurde, la principale composante des FDS, l’on n’avait pas vraiment le choix de refuser l’oukase de Poutine, alors que l’on était quotidiennement, et avec une sauvagerie grandissante, exposé aux attaques de l’aviation et de l’artillerie turques. Ces deux dernières semaines, on a compté dans la région de Manbij des dizaines de Peshmerga tués ou blessés lors de ces attaques, de même que des centaines de civils.

 

Et toutes les demandes adressées par le commandement des YPG aux Américains afin d’obtenir de l’armement lourd ainsi que des missiles anti-aériens efficaces avaient été accueillies par une fin de non-recevoir.

 

L’Administration Obama, toujours aux affaires, a pris grand soin de ne pas froisser l’"allié" Recep Erdogan. Mais, ce faisant, les combattants kurdes se considéraient de plus en plus comme la chair à canon de l’Occident ; à la fois dans la région d’al Bab et dans l’offensive sur Raqqa, la capitale de DAESH en Syrie. Les Peshmerga constituent à ce propos, et de très loin, la principale force alliée de l’Amérique pour la prise de Raqqa.

 

Les dissensions entre les Kurdes et Washington, ainsi que le nouveau pari risqué de Poutine, ont d’ailleurs eu une influence immédiate sur la bataille de Raqqa, les FDS ayant cessé, depuis trois jours, leur progression en direction du fief islamiste.

 

Sur le terrain, il apparaît clairement à tous les combattants qu’un affrontement majeur entre, d’une part la Russie et ses alliés, et de l’autre, la Turquie et les siens, y compris dans le ciel, est désormais inévitable.

 

Les Etats-Unis parlent, de leur côté, d’imposer des zones de la Syrie dont le survol serait interdit, mais l’on doute fortement que l’aviation russe se plie à ces interdictions. On pense, au contraire, que si l’Amérique tente d’imposer son projet par la force, l’on se dirigera vers une confrontation aérienne entre les deux superpuissances.

 

Quant aux Kurdes, ils tentent d’utiliser à leur profit les divergences qui se font jour au niveau régional et mondial. Ils persistent plus que jamais, dans leur intention d’effectuer la jonction entre le saillant du Ponant et celui du Levant ; leurs deux têtes de pont ne sont plus distantes l’une de l’autre, ce mardi soir, que d’une quinzaine de kilomètres, et elles jouissent pratiquement de la couverture aérienne russe.

 

Nul doute que ces alliances sont temporaires, car les ambitions kurdes et celles du régime de Damas sont inconciliables. Quant à savoir si, le moment venu, les YPG pourraient compter sur l’adhésion à leur combat de leurs frères de la Brigade des Martyrs de Kafr Saghir, pour les avoir vus se congratuler à l’ouest d’al Bab, la question ne se pose même pas.

 

 
Débat mercredi à Ashdod Version imprimable
Communiqué
dimanche, 27 novembre 2016
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Donald Trump, le 1er président juif des USA ? (info # 022711/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 27 novembre 2016

 

Par Guy Millière

 

Le commentateur politique conservateur américain Wayne Alyn Root a publié récemment un article affirmant que Donald Trump était le premier Président juif des Etats-Unis. Ce type d’affirmation est excessif, Donald Trump n’a pas cet honneur. Il n’est pas juif. L’affirmation de Wayne Alyn Root n’est, par ailleurs, pas à même de renforcer la popularité de Donald Trump dans un contexte mondial où Donald Trump est déjà largement détesté et où l’antisémitisme, sous différentes formes, ne cesse de rôder : elle n’en a pas moins une part de pertinence.

 

Donald Trump s’inscrit dans la lignée de son père, qui a non seulement été un bâtisseur, mais aussi un grand ami de la communauté juive. Fred Trump a, entre autres, donné des terrains à New York pour que des centres culturels juifs voient le jour. Il a ainsi concédé le terrain sur lequel est construit le Beach Haven Jewish Center de Flatbush, qui inclut une grande synagogue et un centre culturel. Donald Trump s’est lui-même comporté tout au long de sa vie en ami de la communauté juive américaine.

 

Il a toujours été un grand soutien d’Israël et du peuple juif israélien. Il a, discrètement, silencieusement, mais efficacement, procédé à des donations importantes. Celles-ci ont été particulièrement cruciales en deux occasions : l’abandon du Sinaï à l’Egypte, au début des années 1980, et celui de la bande de Gaza aux forces palestiniennes.

 

En ces deux occurrences, Donald Trump a œuvré pour que les Israéliens qui devaient être relogés puissent l’être. Pour le remercier, une plaque portant son nom et lui rendant hommage a été posée dans le Moshav Dekel, dans la région d’Eshkol.

 

Les relations amicales qui lient Donald Trump à Binyamin Netanyahu ne sont un secret pour personne. Binyamin Netanyahu, cela a été annoncé, sera le premier chef de gouvernement reçu par Donald Trump après que celui-ci aura été intronisé président le 20 janvier prochain.

 

Ce n’est pas un hasard, dans ce contexte, si Ivanna, fille de Donald Trump, a épousé un entrepreneur juif pratiquant, Jared Kushner, et s’est convertie au judaïsme, et si Donald Trump a dit plusieurs fois dans un passé proche qu’il appréciait de passer la journée de shabbat avec sa fille et Jared Kushner. Donald Trump est le grand-père de petits enfants juifs, élevés dans la tradition juive.

 

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La famille juive du président des Etats-Unis

 

Ce n’est pas un hasard non plus si Donald Trump a choisi pour vice-président un homme, Mike Pence, qui est lui aussi un très grand ami d’Israël, et s’il compose une administration qui sera sans doute la plus pro-israélienne depuis longtemps. Cela ouvrira à Israël des opportunités économiques, géopolitiques et stratégiques sans précédents depuis longtemps.

 

Avoir nommé Steve Bannon responsable de la stratégie présidentielle est un geste significatif, dès lors qu’on sait qui est réellement Steve Bannon et que l’on regarde la réalité en face plutôt que les torrents de boue déversés contre Bannon : j’ai dit sur le sujet la semaine dernière tout ce qui devait l’être.

 

Ce qui est regrettable est que la communauté juive américaine n’ait pas perçu les opportunités que l’élection de Donald Trump ouvre à Israël et ouvre aussi aux Juifs du monde entier.

 

Soixante-dix pour cent des Juifs américains ont voté pour l’adversaire de Donald Trump, ce qui constitue certes une nette amélioration par rapport au pourcentage de Juifs américains qui avaient voté Démocrate lors des élections présidentielles précédentes, et qui avaient donc contribué à l’élection et à la réélection de Barack Obama, mais cela reste un pourcentage considérable.

 

La communauté juive américaine est à la croisée des chemins.

 

Elle peut rester obstinément du côté Démocrate, mais au vu de ce que devient le parti Démocrate, cette position relèvera de plus en plus de l’aveuglement suicidaire. Le parti Démocrate devient un parti antisémite, et si, comme c’est aujourd’hui probable, il porte à sa tête Keith Ellison, membre musulman et antisémite de la Chambre des représentants, disciple de Louis Farrakhan, le dirigeant de l’organisation antisémite The Nation of Islam, il sera pleinement un parti antisémite. Il sera aussi pleinement un parti anti-israélien, même s’il enrobera son anti-israélisme de formules hypocrites.


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Ambuscade de DAESH dans le Golan : 4 miliciens neutralisés (info # 012711/16) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 27 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

 Métula, dimanche 11h40, 10h40 à Paris

 

Tôt ce matin, la Brigade d’infanterie Golani, qui procédait à une surveillance de routine de la frontière avec la Syrie dans le sud du plateau du Golan, a essuyé des tirs nourris de la part de miliciens de DAESH, l’Etat Islamique en Irak et en Syrie.

 

Quatre membres de cette organisation tiraient sur les militaires israéliens à l’aide d’une mitrailleuse lourde posée sur un pick-up.

 

La patrouille a immédiatement retourné le feu en direction des assaillants, utilisant également des obus de mortier. Le pick-up a été localisé et identifié par un drone, qui a procédé à sa neutralisation. Les quatre agresseurs ont semble-t-il péri dans l’attaque aérienne.

 

On ne déplore aucun blessé du côté israélien.

 

L’incident, inhabituel, s’est déroulé dans la petite portion du Golan syrien [voir carte], au nord de Khamat Gader, qui est contrôlée par 770 miliciens affidés à DAESH.

 

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On distingue dans le sud du Golan la petite portion de territoire

contrôlée par DAESH où s’est déroulé l’affrontement

 

En noir la position de Daesh

En vert, celles des rebelles du Front du Sud (ASL et 60 groupes islamistes)

En rouge l’Armée gouvernementale et ses alliés iraniens et libanais

 

D’ordinaire, les responsables de cette enclave, qui répètent à qui veut l’entendre, qu’ils ne sont pas en guerre avec Israël, s’abstiennent de toute activité provocatrice dirigée contre l’Etat hébreu.

 

On ignore pour l’instant, à Métula, si l’Etat Islamique a décidé d’ouvrir un nouveau front contre Israël, afin de contrebalancer ses revers militaires en Syrie et en Irak, ou s’il s’agit de l’initiative de miliciens isolés, excités par les incendies qui ont ravagé notre pays la semaine dernière.

 

Ceci-dit par précaution, car il est clair pour nos analystes que DAESH n’est pas en situation de soutenir une confrontation avec Tsahal, et que si ce genre d’agression venait à se reproduire, l’Armée des Hébreux affligerait de lourdes pertes supplémentaires au Califat Islamique.

 

 

 
Le point sur les incendies en Israël (012611/16) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
samedi, 26 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Stéphane Juffa analyse au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca la somme des informations récoltées par la Ména sur les incendies qui ravagent l’Etat hébreu.

 

L’Intifada par le feu a-t-elle commencé ?

 

Israël est-elle préparée à gérer cette nouvelle forme de terrorisme ?

 

100 000 personnes déplacées.

 

Le Hezbollah et les Iraniens tirent également les leçons de ce sinistre.

 

Le scandale de l’inefficacité du peloton des pompiers aériens israéliens ne fait que commencer. La Ména a ouvert une enquête. La dépendance du pays dans l’aide de ses voisins est inacceptable du point de vue stratégique. Il va falloir réagir et très vite.

 

Et aussi…

 

L’évolution de la Bataille d’al Bab au nord de la Syrie, qui se joue désormais à cinq : DAESH, les Kurdes, la Turquie, l’Armée gouvernementale syrienne et… les Russes.

 

Derniers développements (de samedi soir, ne figurant pas dans l’interview) : de violents combats opposent en ce moment les Kurdes à l’Armée régulière syrienne à 8km à l’ouest d’al Bab. A l’est d’al Bab, les Unités de Protection du Peuple kurde ont chassé l’Armée turque et ses supplétifs islamistes des villages d’Ylanli, Cheikh Nasser, Sab Wéran et Boxas. De nombreux militaires turcs ont été tués lors de ces combats. DAESH a également repris aux Turcs la ville de Qabazin toute proche, qui change de mains pour la 9ème fois en dix jours. (Informations communiquées par le correspondant de guerre de la Ména dans le Rojava, Perwer Emmal).

 

L’extraordinaire nouvelle victoire de Beer Sheva sur l’Inter de Milan. Israël compte désormais un club au plus haut niveau du football européen.

 

https://youtu.be/ZyDhEhjnWuY  [Youtube]

 

La Ména a connu des problèmes techniques durant la semaine écoulée et présente ses excuses à ses abonnés

 

 

 
Où vont les grandes organisations juives américaines ? (info # 012011/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 20 novembre 2016

 

Par Guy Millière

 

Lorsque j’ai écrit mon livre "Après Obama, Trump ?", toujours disponible et plus que jamais indispensable pour quiconque entend comprendre ce qu’il est en train de se passer aux Etats Unis, j’ai analysé les désastres provoqués par Barack Obama, les dangers incarnés par Hillary Clinton (désormais écartés) et, surtout, l’immense vague populaire qui a porté Donald Trump et l’a conduit à la présidence.

 

J’ai aussi exposé les stratégies sordides utilisées par la gauche américaine pour tenter de détruire ses adversaires. J’ai souligné la dimension totalitaire de ces stratégies, en affirmant que quiconque entend détruire ses adversaires plutôt que débattre avec eux se comporte sur un mode totalitaire.

 

Nous sommes dans un moment où ces stratégies sordides et totalitaires sont pleinement à l’œuvre et se font plus sordides encore.

 

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Keith Ellison, le 1er musulman à être élu au Congrès américain, pro-Hamas,

pourrait devenir président du parti Démocrate

 

J’ai consacré ma chronique de la semaine dernière à expliquer que Donald Trump n’était ni raciste, ni antisémite, ni dangereux pour Israël, bien au contraire.

 

Je n’aurais pas eu à faire cela si des rumeurs malveillantes et totalement infondées n’avaient été mises en circulation, souvent, hélas, par des organisations juives américaines.

 

Les rumeurs circulent toujours. La gauche américaine semble avoir perdu toute rationalité. Elle ressemble aux animaux prédateurs blessés à mort qui ont en eux l’énergie du désespoir et restent prêts à mordre jusqu’à leur dernier souffle.

 

Elle a accusé, outre Trump, Steve Bannon, qui a assisté la remarquable Kellyanne Conway, la directrice de campagne (et première femme à avoir dirigé une campagne présidentielle victorieuse aux Etats-Unis). Steve Bannon est le directeur de publication du magazine en ligne breitbart.com, et est désormais accusé d’être un antisémite, voire un adepte du Ku Klux Klan, cela sans un milligramme de preuve, bien entendu, ou, plus exactement, en s’appuyant sur une preuve essentielle : un article très critique à l’encontre de Bill Kristol, directeur du magazine The Weekly Standard, intitulé “Bill Kristol, Renegade Jew” [Bill Kristol, renégat juif].

 

Quiconque lit l’article en question constate, dès qu’il en a lu le titre, que l’auteur de l’article est David Horowitz, un auteur juif conservateur avec qui j’ai signé un livre, l’un des plus courageux combattants contre l’antisémitisme que je connaisse, et un ami lucide et déterminé d’Israël.

 

L’article de David Horowitz reproche à Bill Kristol de mettre les Juifs et Israël en danger en ayant soutenu la candidate Hillary Clinton, proche des Frères Musulmans et de mouvements antisémites tels que Black Lives Matter [les vies noires comptent].

 

Cela ferait-il de David Horowitz un antisémite ? J’aimerais en rire si je ne trouvais cela aussi méprisable. Le rédacteur en chef de breitbart.com s’appelle Joel Pollak. Il est aussi juif et aussi ennemi de l’antisémitisme et ami d’Israël que David Horowitz. Steve Bannon est non seulement proche de David Horowitz et proche de Joel Pollak, qu’il a recruté, mais proche également du rabbin Shmuley Boteach, l’un des rabbins les plus connus et les plus influents aux Etats-Unis.

 

Ce qui dérange la gauche américaine est que Steve Bannon est précisément un ennemi résolu de l’antisémitisme, et n’hésite pas à le combattre sous toutes ses formes, y compris l’antisémitisme musulman. Ce qui la décontenance est que Bannon n’est pas un ami tiède d’Israël, mais l’un de ses alliés indiscutables, qui a créé une branche Jérusalem/Israël du site breitbart.com, et l’a confiée à Aaron Klein.

 

Ce qu’elle déteste chez lui est qu’il s’est montré très efficace, et qu’il va rester responsable de la stratégie de Donald Trump à la Maison Blanche. Ne reculant devant aucun fond de poubelle à remuer, la gauche américaine prétend avoir retrouvé des accusations de l’ex-épouse de Steve Bannon, qui aurait dit à son propos qu’il n’aimait pas les Juifs, au moment où elle tentait d’obtenir une pension alimentaire substantielle.

 

Comme Obama le clamait pendant la récente campagne présidentielle : quand les Républicains tentent d’abaisser le débat, nous, nous tentons de l’élever. La gauche américaine plane décidément aujourd’hui dans de "très hautes sphères".

 

J’en parle, car d’autres rumeurs vont être lancées, à jet continu, et parce que de braves gens vont penser que ce sont des informations et non des rumeurs.

 

J’en parle pour dire que l’essentiel de ce qui se dira de malveillant sur Donald Trump et son entourage dans les mois à venir sera faux, et si la campagne présidentielle américaine a été sordide, en raison du comportement de la gauche américaine (vivant aux Etats Unis, j’ai pu voir les spots publicitaires de la campagne d’Hillary Clinton, et les qualifier de répugnants est être encore bienveillant relativement à ces messages publicitaires), le comportement de la gauche américaine restera sordide, vraisemblablement pendant toute la présidence Trump.

 

J’en parle aussi car, je l’ai noté plus haut, nombre de rumeurs ont été l’œuvre d’organisations juives américaines, et que cela me consterne.

 

Je l’ai dit et je le répète, une seule grande organisation juive américaine combat effectivement l’antisémitisme et défend effectivement Israël, la Zionist Organization of America [l’organisation sioniste d’Amérique].

 

Les autres grandes organisations juives américaines sont liées au parti Démocrate. L’Anti Defamation League [ligue anti-diffamation] est dirigée par un homme venu directement de l’Administration Obama, Jonathan Greenblatt. Il semble surtout préoccupé aujourd’hui par la défense de l’islam, sur un mode qui me semble être une trahison de ce qu’a été l’Anti Defamation League pendant des décennies.

 

J’aimerais penser que les grandes organisations juives américaines qui ne sont pas la Zionist Organization of America vont retrouver leur dignité. Pour l’heure, elles n’en prennent pas le chemin, et, en mettant sur orbite ces rumeurs fangeuses, elles s’avilissent.

 

Pour l’heure, le parti qui lutte sans concessions contre l’antisémitisme et qui défend résolument Israël est le parti Républicain. Donald Trump sera sans doute le plus grand ami d’Israël à se trouver porté vers la Maison Blanche depuis très longtemps.

 

Les Juifs américains continuent de voter massivement Démocrate et donc de voter, inexplicablement, pour un parti qui cautionne l’antisémitisme et l’anti-israélisme.

 

Si les grandes organisations juives américaines qui ne sont pas la Zionist Organization of America remplissaient encore leur mission, elle diraient ce qui doit l’être, et elles s’alarmeraient, par exemple, en voyant qu’un candidat crédible à la présidence du parti Démocrate, Keith Ellison, député musulman du Minnesota, a longtemps été proche du mouvement antisémite The Nation of Islam [la nation de l’islam], et compagnon de route des Frères Musulmans.


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La bataille d’al Bab et les casseroles de Bibi (011811/16) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 18 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

De Mossoul à al Bab

 

Au micro Jim Mosko sur Radio Judaïca, Stéphane Juffa analyse la situation au nord de l’Irak et de la Syrie. En Irak, avec les dissensions entre les Kurdes, le gouvernement pro-chiite de Bagdad, et les Iraniens, qui se disputent le contrôle des territoires gagnés sur DAESH dans la région de Mossoul.

 

En Syrie, la guerre à trois – DAESH, la Turquie et les Kurdes – pour le contrôle de la ville d’al Bab, encore tenue par l’Etat Islamique, mais immédiatement menacée au Nord par les forces de Recep Erdogan et ses alliés islamistes, et à l’Est et à l’Ouest, par les Peshmerga qui progressent sur deux axes convergents et qui ne sont plus qu’à 10km d’al Bab.

 

Les miliciens de DAESH battent en retraite et abandonnent leurs positions le plus souvent sans combattre. Les Turcs et les Kurdes sont lancés dans une course poursuite pour être les premiers à al Bab. Les Turcs, afin de s’interposer entre les deux blocs kurdes pour les empêcher d’unifier leurs territoires de l’est et de l’ouest du Rojava. Les Kurdes, précisément, pour établir une continuité géographique en vue d’établir leur Etat, sur 800km à vol d’oiseau, entre Afrin (Syrie), à proximité de la Méditerranée, et leurs positions au sud de Kirkuk (Irak), à 200km de Bagdad.

 

Pour réaliser ce rêve, leurs deux saillants ne sont plus qu’à une vingtaine de kilomètres l’un de l’autre, mais ce seront les plus difficiles à conquérir, avec à la fois les combattants de DAESH et l’Armée ottomane qui les séparent.

 

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La carte de la bataille d’al Bab en temps réel

En vert : les positions de l’Armée turque et ses mercenaires islamistes

En jaune : les positions kurdes, et leurs alliés au sein des Forces Démocratiques Syriennes

En noir : les positions de DAESH (Califat Islamique)

 

Bibi et les affaires

 

Le Premier ministre est attaqué aussi bien sur sa droite que par l’opposition et ses anciens ministres, qui lui reprochent d’avoir des intérêts personnels dans l’achat de trois sous-marins stratégiques allemands de la classe Dauphin II. Des submersibles d’une valeur totale de 3.6 milliards d’euros, qui viendraient s’ajouter aux cinq sous-marins du même type que l’Etat hébreu utilise déjà.

 

Des engins probablement porteurs de missiles nucléaires, qui lui procurent une option de riposte en cas d’attaque d’Israël par des armes de destruction massive en provenance d’Iran.

 

De combien de ces sous-marins très onéreux Tsahal a-t-il besoin, et où se situe le superflu ?

 

M. Netanyahu est également entendu par la justice au sujet de "cadeaux" illicites qu’il aurait reçus de ses amis du grand capital.

 

https://youtu.be/xeHwtNTHNJ8  [Youtube]

 

 

 
Exercices aériens franco-israéliens en Corse (info # 011611/16) Version imprimable
Exclusivité
mercredi, 16 novembre 2016

 

Par Stéphane Juffa

 

Le ciel corse a reçu, entre le 31 octobre et le 11 novembre derniers, des visiteurs inhabituels.

 

En effet, la BA 126, c’est-à-dire la base aérienne 126 de Solenzara, a accueilli, pour la première fois à notre connaissance, des chasseurs-bombardiers israéliens. Ces derniers, des F-15 Eagle, type B et D, surnommés "Baz" (heb. : faucon) ont participé à des simulations de combats avec une douzaine de Rafales de l’Armée de l’air française.

 

En plus de permettre aux pilotes de chasse des deux armées de s’entraîner les uns contre les autres au plus haut niveau de leur art, ce séjour sur l’Ile de Beauté a servi à dépayser les hommes du Khe’l Avir, dans un environnement qu’ils ne connaissaient pas.

 

Les "Baz" ont été escortés en Corse par un Boeing 707, rebaptisé "Ram"(tonnerre).

 

Des spotters, des civils dont le hobby consiste à observer et à photographier les avions de toutes sortes dans les environs immédiats des aéroports, ont fait état d’au moins trois sorties par jour des appareils frappés de l’étoile de David.

 

On savait que les Israéliens participent régulièrement à l’exercice Red Flag (drapeau rouge) aux Etats-Unis, qu’ils effectuent des entrainements avec les forces aériennes locales en Italie – notamment en Sardaigne – et aussi en Grèce, comme ce fut le cas il y a deux mois.

 

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Un faucon israélien sur fond de montagne corse

 

Mais l’exercice conjoint, sur le territoire français, baptisé "White Stripes" (bandes blanches), a de quoi surprendre plus d’un observateur.

 

Au niveau politique, les points de vue des deux pays divergent souvent, comme dans le cas du double vote français à l’UNESCO, niant toute relation entre le peuple d’Israël et Jérusalem, ou encore, et ce ne sont que deux exemples parmi un certain nombre, l’initiative "de paix" israélo-palestinienne de Paris, à laquelle Jérusalem s’oppose catégoriquement.

 

Mais les lecteurs assidus de la Ména savent deux choses : d’abord que les relations entre les armées des deux pays ne sont pas seulement correctes mais également cordiales, de même que celles entre les services de renseignement mutuels et les forces de maintien de l’ordre.

 

Sur le plan militaire, le port d’Haïfa héberge chaque année une dizaine de vaisseaux de la Marine française, qui apprécie grandement les services que les Israéliens proposent, ainsi que la liberté d’action dont elle jouit lors des escales dans le grand port du Nord.

 

Des manœuvres communes entre les deux armadas sont par ailleurs devenues routinières. Au début de l’année en cours, les deux pays ont aussi effectué des exercices conjoints de recherche et de sauvetage, prenant l’hypothèse d’une attaque navale visant l’Etat hébreu.

 

Nous sommes, de même, en position d’informer que des avions de guerre tricolores, ayant décollé du porte-avions Charles De Gaulle en Méditerranée pour des missions opérationnelles en Syrie et en Irak, ont traversé le territoire israélien avec la bénédiction de Tsahal.

 

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Le Boeing 707 en approche finale à Solenzara

Notez les perches d’avitaillement à l’arrière de l’appareil

 

A Solenzara, toutefois, la coopération entre les deux Etats a atteint un niveau que l’on n’avait plus connu depuis les relations fraternelles qui prévalaient au début des années 60, avant que l’Hexagone, sous De Gaulle, n’impose un embargo sur les armes à destination de l’Etat hébreu.

 

D’autre part, en dépit des divergences politiques et des critiques auxquelles on peut s’attendre en France, de la part du puissant lobby anti-israélien ainsi que de certains pays arabes - à l’exclusion de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie et de l’Egypte, qui se féliciteront sans doute de la tenue de White Stripes -, il apparaît que la nécessité de coopérer avec Israël sur le plan militaire surpasse de beaucoup les inconvénients.

 

La Ména a appris par ailleurs, en exclusivité et de source hautement autorisée, que les rencontres de Solenzara n’ont pas uniquement concerné les pilotes et les techniciens. Nous sommes en mesure d’annoncer que les chefs des états-majors des armées de l’air française et israélienne se sont longuement rencontrés sur place, abordant, entre autres, l’extension de la coopération entre les deux forces aériennes.

 

Une coopération qui se trouve globalement sur une "forte pente ascendante", particulièrement sur mer et dans les airs. La coopération des armées de terre, si elle est encore un peu à la traîne, pourrait démarrer très fort dans les mois à venir.

 

Ce qui justifie ce changement d’orientation pour les deux pays, participe de la nécessité primordiale de faire face au terrorisme d’origine moyen-orientale, et notamment au terrorisme instrumentalisé par certains pays.

 

Israël a besoin de la profondeur logistique et du déploiement planétaire de l’Armée française, qui sont sans commune mesure avec les siens, tandis que la France est intéressée par les développements israéliens en matière de haute-technologie militaire, ses drones, l’habileté de ses pilotes, son expérience du combat réel, et la précision de ses services de renseignement.

 

Pour illustrer ce qui précède, il est de notoriété publique que l’avion servant à transporter le président français a été récemment doté d’un système israélien de brouillage de missiles.

 

En plus du danger terroriste, relevant, en France et en Israël, des mêmes organisations islamo-djihadistes, de la menace posée par des dictatures telles que l’Iran, il existe un intérêt commun à synchroniser, si ce n’est à coordonner, les activités des deux armées en ce qui concerne les conflits irakien et syrien, de même que leurs débordements.

 

Pour préciser ce qui précède, et que personne ne confirmera publiquement, la présence et les intenses activités militaires de la Russie dans toute la région, inquiètent les deux états-majors, qui ne sauraient écarter l’hypothèse d’avoir à se confronter à l’appareil militaire de Vladimir Poutine. Or, dans ce postulat, l’addition des capacités des deux pays, partageant, au fond, les mêmes valeurs et les mêmes intérêts, ne serait pas de trop.

 

L’arrivée à la présidence de M. Trump aux Etats-Unis, dont on discerne encore mal les intentions à l’international, dont on craint le manque d’expérience et la proximité avec M. Poutine, rend très utile, dans ce climat d’incertitude, le rapprochement entre les deux commandements généraux.


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La victoire de Trump : ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas (info # 011411/16) Version imprimable
Analyse
lundi, 14 novembre 2016

 

Par Sébastien Castellion

 

Depuis la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines, les mêmes explications – parfois contradictoires entre elles – et les mêmes slogans sont répétés en boucle par les analystes. Etrangement, peu d’entre eux font référence au décompte effectif des voix et aux résultats des sondages effectués à la sortie des urnes. Pour peu qu’on se penche quelques minutes sur ces données, il est aisé de distinguer celles des explications qui ont un fond de vérité et celles qui ne correspondent à rien. Sans ordre particulier, voici ce qu’on lit et entend dire sur la victoire de Trump et comment ces théories correspondent, ou non, aux faits disponibles (source : Pew Research).

 

1. La victoire de Trump est une revanche de l’Amérique blanche sur les minorités

 

Diagnostic : faux. Les Républicains obtiennent traditionnellement la majorité des votes blancs, mais cette majorité a été un peu plus serrée pour Trump qu’elle ne l’avait été pour le très modéré Mitt Romney en 2012. Trump a obtenu 58% du vote blanc, là où Romney en avait obtenu 59%.

 

A l’inverse, Trump a obtenu un meilleur résultat que Romney parmi les principales minorités ethniques : 8 % du vote noir, contre 6 % pour Romney, et 29% du vote latino contre 27% pour Romney.

 

Il a, en revanche, gagné plus largement parmi les hommes et perdu plus fortement parmi les femmes que son prédécesseur : 53% des hommes et 42% des femmes ont voté Trump contre, respectivement, 51% et 44% pour Romney quatre ans plus tôt.

 

2. La victoire de Trump est celle des sans-diplômes sur les diplômés

 

Diagnostic : vrai. Les diplômés de l’Université ont soutenu Clinton par 52% contre 43% à Trump ; ceux qui n’ont pas de diplôme universitaire ont voté Trump à 52% contre 44% pour Clinton. Cet écart est très supérieur à celui que l’on avait observé quatre ans plus tôt (les diplômés avaient voté Obama à 51% contre 47% et les non-diplômés avaient voté Romney à 50% contre 48%).

 

Le creusement de l’écart parmi les non-diplômés est principalement dû au score exceptionnel réalisé par Trump parmi les non-diplômés blancs : 67% contre 28% pour Clinton. En 2012, les blancs sans diplôme avaient aussi voté Romney, mais avec un écart plus limité (61% contre 36% pour Obama). A l’inverse, Trump a gagné parmi les blancs diplômés avec un écart plus limité que Romney : 49% contre 45% pour Clinton, alors que Romney avait remporté 56% de ces électeurs contre 42% pour Obama.

 

3. La victoire de Trump prouve une mobilisation exceptionnelle de ses électeurs

 

Diagnostic : faux. Malgré les efforts rhétoriques du président-élu pour faire passer sa victoire pour le résultat d’une lame de fond électorale, la vérité est que les électeurs américains ont été, mardi dernier, plus apathiques qu’ils ne l’avaient été depuis 20 ans. Seuls 55% des inscrits sont allés voter, contre 64% en 2008 et 60% en 2012. Par conséquent, Trump a reçu moins de vote dans sa victoire (60,3 millions comptés au dimanche 13 novembre) que Romney dans sa défaite (60,9 millions).

 

4. La victoire de Trump est une erreur démocratique, puisque Clinton a obtenu plus de voix que lui au scrutin populaire

 

Diagnostic : faux. Il est vrai que Clinton a obtenu plus de voix (60,9 millions comptées le dimanche 13 novembre). Mais ces chiffres sont eux-mêmes le résultat d’un mode de scrutin qui décourage les électeurs d’aller voter s’ils vivent dans un Etat acquis d’avance à l’un ou à l’autre parti. Les électeurs qui vivent en Californie ou en Utah savent que leur voix n’aura pas d’influence sur le résultat final, car la majorité Démocrate ou Républicaine, respectivement, est trop forte. Par conséquent, ces électeurs ont un taux de participation très faible, alors que les électeurs des Etats capables de passer d’un bord à l’autre – Ohio, Floride, Pennsylvanie, Michigan etc. – sont fortement mobilisés.

 

Ainsi, mardi dernier, 65% des habitants de l’Ohio sont allés voter, contre 53% en Californie et 46% dans l’Utah. C’est la mobilisation des Etats marginaux qui reflète l’état d’esprit réel du pays, et non le total national des voix – comme le prouve d’ailleurs la victoire du parti Républicain aux élections de la Chambre des Représentants et du Congrès qui avait lieu le même jour.

 

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Trump en campagne : une base électorale plus large qu’on ne l’a dit

 

5. La victoire de Trump est une menace pour la démocratie

 

Diagnostic : faux. Le processus démocratique a parfaitement fonctionné. Les cas de fraude électorale (presque toujours favorable aux Démocrates) signalés à ce jour sont, pour l’instant, moins nombreux que lors des élections précédentes.

 

Pour l’avenir, l’équilibre des pouvoirs sera assuré par la sociologie des cercles de pouvoir. Il est vrai que la présidence et les deux Chambres du Congrès sont aux mains des Républicains pour au moins les deux prochaines années. Mais Washington est dominé par des professionnels aguerris de la politique, métier dans lequel Donald Trump n’a aucune expérience. Il aura besoin, pour faire passer ses propositions, du soutien de gens qui ne dépendent nullement de lui pour se faire réélire ; il lui sera donc mécaniquement impossible d’augmenter ses propres pouvoirs plus qu’il n’est raisonnable.

 

De plus, la majorité des juges en place a été nommée par des présidents Démocrates ou par la très modérée famille Bush. La presse est massivement hostile au nouveau président élu, ce qui garantit que toute erreur du président, ou toute tentative d’augmenter ses pouvoirs, sera immédiatement dénoncée aux citoyens.

 

Un seul mouvement vraiment anti-démocratique s’est manifesté depuis l’élection : celui des manifestants d’extrême-gauche qui, pour protester contre une élection gagnée dans les règles, vandalisent depuis quatre jours les grandes villes américaines, attaquant physiquement à l’occasion les passants soupçonnés d’avoir mal voté. Pendant la campagne, plusieurs commentateurs ont annoncé qu’en cas de victoire de Trump, des fascistes descendraient dans les rues. Il est manifeste aujourd’hui que ces commentateurs avaient raison.

 

6. Trump est imprévisible

 

Diagnostic : partiellement vrai. D’une part, le président-élu a bien un programme : arrêter l’immigration clandestine en construisant un mur sur la frontière mexicaine et en déportant les clandestins condamnés pénalement ; augmenter les barrières à l’importation pour protéger les emplois américains ; améliorer les infrastructures en incitant fiscalement les banques à multiplier les prêts pour la remise à niveau des routes et des centres-villes américains en déshérence ; renégocier les alliances internationales pour faire payer plus cher aux alliés le prix de la protection militaire américaine ; améliorer les relations entre les Etats-Unis et la Russie.

 

Il n’y a aucune raison de penser que son action future ne suivra pas les grandes lignes de ce programme : l’homme n’est donc pas, à proprement parler, imprévisible.

 

D’autre part, cependant, le détail des mesures à prendre reste flou. Cela est d’autant plus marquant que le programme du président élu n’a pas été écrit pour lui par des groupes de pression finançant sa campagne, contrairement à Bush, fortement influencé par les intérêts pétroliers et saoudiens ; à Obama, formé et encadré par la machine politico-syndicale de Chicago ; ou à Mme Clinton, qui s’était construit, avec les années, un gigantesque trésor de guerre en multipliant les promesses contre paiement aux groupes de pression.

 

Trump est, pour la première fois sans doute dans l’histoire américaine, entièrement indépendant. Il n’appartient à aucun groupe de pression – ce qui signifie aussi que le détail de la mise en œuvre de son programme dépendra entièrement des nominations qu’il annoncera dans les prochaines semaines. Tant que les personnages principaux de son administration ne sont pas connus, il continue à régner une certaine imprévisibilité autour du détail de ses intentions.

 

7. La victoire de Trump est la preuve de l’échec d’Obama

 

Diagnostic : vrai. Le parti Démocrate a connu, pendant les huit ans de présidence d’Obama, un déclin impressionnant : de 51 à 48 Sénateurs, de 233 à 188 membres du Congrès, de 28 à 18 gouverneurs d’Etats. Si l’on compte les législateurs des Etats fédérés, c’est près d’un millier de décideurs politiques Démocrates qui ont été remplacés par des Républicains pendant l’ère Obama.

 

La personnalité du président Obama continue certes, dans l’ensemble, à être jugée favorablement. Mais sa présidence restera associée à des évolutions politiques qui ont déconsidéré le parti Démocrate dans une part croissante de l’opinion.

 

En politique intérieure, la réforme du système de santé a très lourdement aggravé le coût des primes d’assurance pour des dizaines de millions d’Américains. Le déficit public a explosé : le président Obama a accumulé, à lui seul, plus de dette que les 43 présidents qui l’ont précédé. Les tensions raciales ont connu une grave recrudescence, avec une multiplication d’émeutes qui n’avaient eu aucun équivalent sous les deux précédents présidents. L’immigration clandestine a explosé et ne semble plus être contrôlée par personne. Le débat politique interne a perdu toute courtoisie, les Démocrates devenant de plus en plus enclins à dénoncer toute opinion discordante comme raciste, sexiste et homophobe, au lieu de chercher à discuter sérieusement.

 

En politique étrangère, l’Amérique d’Obama a projeté une image de faiblesse et d’indécision, cherchant désespérément et sans succès à réduire l’hostilité du monde musulman et présidant, impuissante, à l’implosion de la Libye, puis de la Syrie. L’immense puissance militaire américaine est largement restée en jachère, pendant que les alliés de l’Amérique perdaient confiance en elle et que ses ennemis – l’Iran au premier chef – profitaient de la faiblesse américaine pour améliorer le rapport de force en leur faveur sans rien donner en échange.


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Donald Trump, les Juifs et Israël (info # 021311/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 13 novembre 2016

 

Par Guy Millière

 

La victoire de Donald Trump, le 8 novembre dernier, ouvre la porte à un changement de politique étrangère majeur aux Etats Unis. Etrangement, alors que depuis huit ans le pensionnaire de la Maison Blanche est le plus anti-israélien de tous ceux qui l’ont occupée jusqu’à lui depuis 1948, et qu’il n’a cessé de tout faire pour mettre en danger et délégitimer Israël, alors que le risque de voir une anti-israélienne tout aussi résolue que lui venir le remplacer, c’est l’homme qui vient d’être élu qui semble susciter des inquiétudes en Israël et parmi les Juifs européens.

 

Certains le qualifient d’antisémite. Etrange accusation adressée à un homme qui a une famille juive par sa fille, convertie au judaïsme depuis son mariage à un Juif pratiquant, Jared Kushner. Non seulement Donald Trump n’est pas antisémite et s’est félicité du choix de sa fille, mais il a déclaré plusieurs fois apprécier aller passer le shabbat chez elle et a vanté le calme et la sérénité d’esprit que lui donnait le shabbat.

 

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"Personne n’est plus pro-israélien que moi !"

 

Trump a confié la gestion de son empire immobilier à sa fille juive depuis le début de sa campagne électorale et, maintenant qu’il est président, il va lui en confier entièrement les rênes. L’avocat qui s’occupe des dimensions juridiques de tout l’empire Trump est juif lui aussi et s’appelle Mickey Cohen. Trump a ajouté que lorsqu’il s’agissait de trouver des gens pour compter son argent, il préférait avoir affaire à des Juifs porteurs de kippas, car il avait confiance en leur intégrité morale. Antisémite, tout cela ? Allons donc....

 

Certains le qualifient aussi d’être raciste, proche du Ku Klux Klan, et je ne sais quoi encore. Le Ku Klux Klan a effectivement clamé son soutien à Donald Trump. C’est un soutien qu’il a rejeté en disant qu’il n’avait aucun rapport avec ces gens et ne partageait pas leurs idées en quoi que ce soit.

 

Trump est en revanche conseillé par des Afro-Américains remarquables, qui vont du grand chirurgien Ben Carson au héros de guerre Allen B. West ; du commentateur conservateur Larry Elder, au shérif du Milwaukee, le remarquable David Clarke. Il a tenu dans des églises noires des discours emplis de fraternité, poignants, et porteurs de propositions concrètes envers les Afro-Américains, destinées à leur proposer les moyens concrets d’une meilleure intégration dans la société américaine. Raciste, tout cela ? Allons donc, une fois encore....

 

Certains ajoutent que Trump est un ennemi d’Israël. Le dossier sur ce point est vide. Un autre dossier peut, par contre, se remplir aisément : celui qui montrerait l’attachement de Trump à Israël. On y trouverait des marques de son amitié de longue date avec Binyamin Netanyahu et avec divers membres importants du Likoud, des marques de respect pour l’efficacité de la barrière de sécurité, citée par lui à de nombreuses reprises comme un exemple de moyen de lutte efficace contre le terrorisme. Et on y verrait une promesse, plus nette que toutes celles de ses prédécesseurs à la Maison Blanche, de déplacer l’ambassade des Etats-Unis en Israël à Jérusalem, reconnue par le Congrès comme la capitale légitime du pays.

 

Nul ne peut savoir combien de temps encore les médisances et la désinformation concernant Donald Trump, sur les points que je viens d’évoquer comme sur de nombreux autres, vont durer.

 

Je crains que médisances et désinformation perdurent longtemps.

 

Un autre président qui fut un ami d’Israël, Ronald Reagan, a été traité de tous les noms et considéré avec mépris et condescendance lorsqu’il a été élu. Il avait été également présenté comme un raciste, un antisémite et un ennemi d’Israël. Il l’est parfois encore. Nul ne rappelle, entre autres, son opiniâtre combat pour que les Juifs d’Union Soviétique qui le souhaitaient puissent rejoindre Israël. La légende qui continue à courir laisse entendre que Ronald Reagan était un crétin, un abruti, un cowboy pour films de série B, et pas l’homme qui a permis au monde libre de gagner la Guerre Froide.

 

Un président plus récent, George Walker Bush, lui aussi ami d’Israël, a été traité de tous les noms lorsqu’il a été élu ; dans son cas, c’est bien plus que du mépris et de la condescendance qui se sont manifestés.

 

La gauche américaine et la gauche mondiale n’ont aucun respect pour les faits et pour la vérité et se comportent strictement aucun scrupule.

 

Dans leur giron, on ne répond pas aux arguments de quelqu’un qui ne leur convient pas par d’autres arguments, on salit, on fait courir des rumeurs plus ou moins infectes, on pratique la diffamation la plus vile.

 

Faut-il déduire de ce que je viens d’écrire que je pense que Donald Trump sera un grand président des Etats-Unis ?

 

La réponse est que je ne sais pas et qu’il est trop tôt pour le dire.

 

Mais ce que je sais est que les ennemis qu’il se fait et qui vont sans doute le poursuivre assidument de leur vindicte le cataloguent en "très bonne compagnie".

 

Ce que je sais aussi est que si on me demande si Donald Trump sera un président favorable à Israël et au peuple juif, ma réponse est oui, sans hésiter.

 

Binyamin Netanyahu, Ayelet Shaked et Naftali Bennett ont adressé au nouveau président américain des félicitations chaleureuses et amicales dès les instants qui ont suivi son élection.

 

Divers ennemis d’Israël et du peuple juif ont eu des réactions très différentes.

 

Une seule grande organisation juive américaine a félicité le nouveau Président, la Zionist Organization of America [l’organisation sioniste d’Amérique], que préside mon ami Morton Klein. Il se trouve aussi que la Zionist Organization of America est la seule grande organisation juive américaine à soutenir Israël sans retenue ni réserve.


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Foot sous haute tension à Tirana : Albanie-Israël 0-3 (info # 011311/16) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 12 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

La "Nivkheret", l’équipe nationale israélienne de football, a remporté ce soir (samedi) en Albanie un match important dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde qui se déroulera en Russie en 2018.

 

Les bleu et blanc l’ont emporté sur le score de 3 à 0 à l’issue d’une rencontre qui aurait pu tout aussi bien se terminer sur un écart de 5 à 6 buts, tant la domination des footballeurs hébreux fut évidente. Ils ont par exemple tiré 23 fois en direction des buts de leurs hôtes, contre neuf tentatives de la part de ces derniers.

 

En fait, ce match se déroula de façon dramatique, tant sur la pelouse que lors de l’avant-match.

 

Tout d’abord la confrontation aurait dû se dérouler à Shkodra, au nord-ouest de l’Albanie. Mais des rumeurs d’attentats et d’autres problèmes de sécurité ont poussé les autorités locales, avec l’assentiment de la Fédération Israélienne de Football, à transférer la partie, dans le courant de cette semaine, dans le stade d’Elbasan, une ville de la banlieue de la capitale Tirana.

 

A la fédération israélienne, on expliquait qu’on n’allait pas soulever des problèmes pour des raisons de menace terroriste, car on en avait souvent subi les conséquences, étant parfois forcé de disputer nos matchs à domicile à Chypre ou dans d’autres pays de substitution. De plus, on s’est déclaré satisfait de la coopération sérieuse et professionnelle des organes sécuritaires albanais. Ceux-ci n’ont pas hésité à mobiliser 3 000 policiers et soldats autour du stade qui contenait une dizaine de milliers de spectateurs.

 

Tirana avait aussi autorisé les Israéliens à envoyer autant d’agents de sécurité qu’il leur plaisait, et il y en avait effectivement beaucoup, ce soir, dans et autour de la "Elbasan Arena".

 

Il n’empêche que les conditions d’accueil étaient très spéciales, et que la Nivkheret n’est pratiquement pas sortie de son hôtel depuis son arrivée. Les joueurs ont dû, comble de cocasserie, effectuer les entrainements tactiques sur les tapis du lobby.

 

La partie s’est disputée du début à la fin sous une pluie battante, qui relevait encore, si c’était nécessaire, l’aspect dramatique de cet évènement. Et puis, comme il fallait s’y attendre dans ce pays musulman, l’Hatikva (l’espoir), l’hymne national israélien, a été copieusement sifflé par les spectateurs présents. Les joueurs de l’Etat hébreu ont remarquablement réagi à ces circonstances, car, pendant que résonnait l’hymne albanais, ils s’étaient tous départis de leurs vestes de survêtement pour protéger de la pluie les enfants qui les accompagnaient sur la pelouse.

 

Puis on passa au sport. La barre à franchir était très haute pour la sélection israélienne, puisque l’Albanie, qui a participé au récent Championnat d’Europe en France, et qui y a fait bonne figure, la devance de 43 rangs au classement des équipes nationales.

 

Pour ne rien arranger à nos affaires, tous les joueurs adverses évoluent dans des clubs européens de premier ordre ; Bekim Bala est actuellement le meilleur buteur du championnat de Russie, et Azdren Llullaku, de celui de Roumanie. Et le gardien, qui fera parler de lui dans le déroulement de la rencontre, Etrit Berisha, est l’un des meilleurs portiers d’Europe, lui qui garde les poteaux de l’Atalanta de Bergame.

 

En fait, le championnat national albanais est insignifiant, ce qui pousse les meilleurs talents à quitter très jeunes le pays pour rejoindre les académies de formation, notamment en Allemagne et en France.

 

Face à cette forte opposition, la Nivkheret n’alignait que quatre "mercenaires" : le défenseur Rami Gershon, de Gent, en Belgique, les milieux, Bibras Natcho, du CSKA Moscou, et Almog Cohen d’Ingolstadt, en Allemagne, ainsi que le capitaine et avant-centre, Eran Zahavi, qui évolue en Chine, à Guangzhou.

 

Reste que, dès l’entame de la partie, les Israéliens pressaient leurs adversaires, qui, sous la surprise, multipliaient les maladresses, ne parvenant pas à menacer les goals défendus par Doudou Goresh.

 

C’est au contraire les Israéliens qui se ménageaient les premières chances de buts et, à la 17ème minute, Zahavi, sur une ouverture lumineuse de Natcho, se présentait seul devant le gardien albanais ; cela obligeait le défenseur Djimsiti à crocheter par derrière le capitaine hébreu.

 

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La faute cruciale de Djimsiti sur Zahavi

 

Non seulement le penalty était indiscutable, mais, en plus, l’arbitre allemand, M. Aytekin, n’avait d’autre choix que de renvoyer l’Albanais au vestiaire. Zahavi transformait lui-même la sanction et permettait à ses couleurs d’atteindre la mi-temps avec l’avantage d’un but. Ses coéquipiers se ménagèrent par ailleurs de très nettes occasions d’aggraver la marque, mais se montraient empruntés à la finition.

 

La deuxième période ressemblait dans son entame à la précédente, les joueurs locaux ne parvenant toujours pas à inquiéter les visiteurs.

 

Bis repetita à la 55ème minute, lorsque Zahavi se présenta une nouvelle fois seul devant le but albanais et était à nouveau projeté irrégulièrement à terre. C’est à ce moment que le portier Berisha perdit le contrôle de ses nerfs et administra un coup de tête à l’attaquant hébreu. M. Aytekin sortit son second carton rouge de la soirée, tout en indiquant le point de penalty. Mais Zahavi manqua cette fois-ci la réalisation face au portier remplaçant qui venait de faire son apparition sur le terrain.

 

A 11 contre 9, les dés étaient définitivement jetés, et Einbinder, puis Eliran Atar accrurent tour à tour le score en faveur de la Nivkheret.

 

Cela faisait de nombreuses années qu’Israël n’avait pas battu à l’extérieur une formation mieux classée qu’elle au palmarès mondial. Le mérite en revient aux joueurs, très disciplinés et motivés ce soir, ainsi qu’à l’entraineur Elisha Levy, qui a su sélectionner les éléments les plus en forme et les préparer parfaitement du point de vue tactique en dépit des circonstances difficiles.

 

La Nivkheret va ainsi passer l’hiver en ayant accumulé 9 points sur les 12 possibles, ce qui lui permet d’occuper la 3ème place du groupe G, derrière l’Italie et l’Espagne, qui comptabilisent 10 points chacune.

 

En mars prochain, les Israéliens se rendront en Espagne pour y rencontrer la Roja, lors d’un match qui s’annonce autrement plus difficile. En théorie, Israël ne devrait pas avoir son mot à dire en ce qui concerne la qualification pour les Championnats du monde, mais le football réserve souvent des surprises. Ce qui compte surtout, après la belle victoire de ce soir, c’est de reprendre confiance en ses moyens, et de sortir de la période de vaches maigres que traverse le football israélien depuis maintenant plus d’une vingtaine d’années. Dans cette optique, les joueurs ont fourni ce soir une très belle prestation qui réjouit tout le monde dans les chaumières de l’Etat hébreu.

 

 
Nous rendrons à l’Amérique sa grandeur (info # 020911/16) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 09 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 10h15, 09h15 à Paris

 

Tremblement de terre politique à l’échelle planétaire : Donald Trump a été élu cette nuit 45ème président des Etats-Unis d’Amérique, contre les prévisions des analystes américains et européens, ainsi que contre les estimations de tous les instituts de sondages.

 

Il a emporté l’appui de 288 "grands électeurs" contre 215 à Hillary Clinton, ce qui lui assure de devenir l’homme le plus puissant de la Planète pour les quatre années à venir. Le coup de théâtre ébranle la communauté internationale, ce qui amène certains à qualifier cette nuit historique de rêve et d’autres, de cauchemar.

 

Donald J. Trump devient le premier président des Etats-Unis dont le passé ne révèle aucune expérience politique ou militaire.

 

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Le 45ème président des Etats Unis

 

En termes du nombre global des votants, le futur pensionnaire de la Maison Blanche a réuni sur sa candidature un million de suffrages de plus que sa concurrente Démocrate.

 

Il est intéressant de constater que New York ainsi que la plupart des grandes villes ont voté Démocrate, au contraire des régions rurales, qui ont préféré le discours direct et viril du Président Trump. La majorité des Américains a mis fin cette nuit au traitement débilitant et arrogant que lui imposait l’élite gouvernementale de Washington. Les Américains veulent un langage de vérité et que ceux qui détiennent le pouvoir tiennent leur parole.  

 

La surprise que les électeurs américains ont réservé au monde entier exprime avant tout leur révolte contre leurs élites, leurs intellectuels, et contre le politiquement correct qu’ils avaient pris l’habitude de leur imposer. La victoire de Trump marque le ras-le-bol des Américains pour le Washington Post, CNN, le New York Time et les sondeurs de fonds de poubelle.

 

La victoire du candidat Républicain traduit également, et c’est beaucoup plus compliqué, la reprise en main de l’Amérique par les blancs, dans un réflex nationaliste visant à se préserver de l’immigration musulmane et hispanique ; une volonté, donc, de réaffirmer les frontières des Etats-Unis, trop poreuses au goût du plus grand nombre des Américains.

 

Enfin, en votant pour Trump, les Yankees ont marqué leur rejet profond face à l’épanchement de corruption et de malversations politiques, économiques et humaines d’Hillary Clinton et de son clan.

 

Les habitants de la plus grande démocratie du monde n’appréciaient pas non plus le mépris que Madame Clinton affichait pour les sans grades.

 

Après une campagne acharnée, faite de dénigrements et d’attaques ad hominem, l’ex-Secrétaire d’Etat, qui a choisi de ne pas commenter publiquement sa défaite, a appelé au téléphone le vainqueur de la soirée pour le féliciter. Quant à Donald Trump, il s’est adressé à ses supporters depuis son QG de campagne, sur la scène duquel avaient pris place tous les membres de sa famille ainsi que ceux qui ont concouru à sa victoire historique lors de ces élections.

 

 

 
Enorme surprise : Trump en tête (info # 010911/16) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 09 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 06h35, 05h35 à Paris

 

Le moins que l’on puisse dire est que la nuit électorale américaine que nous sommes en train de vivre n’a rien à voir avec ce que prévoyaient les media américains et européens ainsi que la totalité des instituts de sondage.

 

Clairement, et s’il n’est toujours pas possible, à 5h du matin, heure de Paris, ce mercredi 9 novembre, de dire, à coup sûr, qui sera le prochain président des Etats-Unis, c’est bien Donald Trump qui est désormais le mieux placé pour franchir en vainqueur le perron de la Maison Blanche.

 

Il n’y a pas que les spécialistes de la Ména pour le pressentir. Le très Démocrate New York Time, au moment où nous rédigeons cette breaking, avance également qu’il existe 80% de probabilités que Trump l’emporte.

 

Le décompte final sera certes serré afin d’obtenir les 271 "grands électeurs", synonymes de l’accession à la présidence ; à l’aube de ce mercredi, le score intermédiaire des "grands électeurs" est de 209 pour Clinton à 232 pour Trump.

 

Une chose est déjà sûre : les Républicains conservent la majorité à la Chambre des Représentants à Washington et ils ont de bonnes chances de gagner la majorité au Sénat.

 

Beaucoup plus significatif encore quant au déroulement de cette soirée : en termes du nombre global des votants, le candidat Républicain mène la danse avec plus de 42 millions de bulletins en sa faveur, soit 49,1% des suffrages exprimés, contre un peu moins de 40 millions, et respectivement 46,6%, pour l’ex-Secrétaire d’Etat.

 

La clé principale du scrutin se situe, comme souvent, dans le vote de la Floride, que tous les instituts de sondage accordaient à Madame Clinton. Or, après le dépouillement de 96% des bulletins, c’est Donald Trump qui y fait la course en tête, avec 49,1% des voix contre 47,7% à Hillary Clinton ; la victoire en Floride rapportera 29 "grands électeurs" au candidat qui l’emportera.

 

Cela signifie, en nombre de voix, que sur environ 9 millions de bulletins dépouillés en Floride, le magnat de l’immobilier en possède 132 000 d’avance sur sa concurrente. Or, de l’avis des experts de la Ména, qui n’ont cessé d’analyser le déroulement du vote, il ne reste pas suffisamment de voix à attribuer dans les comtés emportés par les Démocrates en Floride pour refaire ce retard.

 

Lors, à moins d’une nouvelle surprise, la Floride tombera dans l’escarcelle de Trump.

 

Un Trump qui mène aussi la danse dans le New Hampshire, après le décompte de 62% des bulletins, en Caroline du Nord, après 93%, et qui a remporté la course dans l’Ohio, alors que le sort du scrutin dans ces Etats était à la fois indécis et capital.

 

Il faudra attendre encore quelques heures pour connaître le nom du 45ème président des Etats-Unis d’Amérique, et cela pourrait bien être Donald Trump, déjouant tous les pronostics.

 

Au moment de mettre sous presse, en effet, le Républicain mène également confortablement en Arizona, en Géorgie, dans l’Iowa, dans le New Hampshire, dans l’Utah, dans le Nebraska et dans le Wisconsin ; il est aussi en tête, quoiqu’au coude à coude, dans le Michigan.

 

Une éventuelle victoire de Donald Trump marquerait un changement radical dans la politique domestique et étrangère des USA, qui trancherait de manière abrupte avec celle suivie pendant 8 ans par Barack Obama.

 

En ce qui concerne l’attitude de Washington à l’égard d’Israël, on se rappelle les promesses du candidat Trump, notamment de dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran et de transférer l’ambassade étasunienne de Tel-Aviv à Jérusalem, la capitale de l’Etat hébreu.

 

Mais rien n’est encore fait et la victoire se jouera à quelques voix de "grands électeurs" près. Quant aux analyses de la future politique du "Président Trump", elles viendront en leur temps, avec toute la minutie voulue. Si la tendance se confirme, on commencera par observer l’émoi de la planète, lorsque le jour se lèvera sur l’Europe et l’Amérique.

 

DERNIERE MINUTE : nous confirmons à l’instant la victoire définitive de Trump en Floride.

 

Madame Clinton vient de donner des premiers signes de résignation, affirmant à son entourage dans sa villa de New York : "Cette équipe a tant de raisons d’être fière. Peu importe ce qui se passe ce soir".

 

 

 
Il n’y a plus d’Etat de droit aux Etats-Unis (info # 010711/16) Version imprimable
Analyse
lundi, 07 novembre 2016

 

Par Sébastien Castellion

 

Il y a dix jours à peine, la victoire d’Hillary Clinton aux élections présidentielles américaines était une certitude. Les sondages lui donnaient une avance de 7 à 8 points. Un « mur anti-Trump » d’Etats solidement acquis à Clinton donnait à la candidate une voie presque garantie vers la victoire.

 

Les choses commencèrent cependant à se détériorer lorsque le FBI, le samedi 29 octobre, annonça qu’un élément nouveau était intervenu dans l’affaire des e-mails illégalement envoyés par la candidate (alors Secrétaire d’Etat, c’est-à-dire ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis) à partir d’un serveur privé, installé dans sa maison de campagne, alors que ces messages traitaient d’affaires d’Etat et, dans certains cas, d’informations classées "confidentiel défense".

 

En juillet dernier, le directeur du FBI – tout en critiquant publiquement l’imprudence de la candidate – avait conclu, après une investigation de sept mois, que cette affaire ne justifiait pas de recommander au ministère de la Justice d’engager des poursuites. Les juristes avaient critiqué cette décision, qui négligeait superbement la loi pénale américaine traitant des cas de « gross negligence » (ou négligence criminelle). Mais enfin, Mme Clinton pouvait au moins se présenter aux élections sans la menace de se voir mettre les menottes aux mains avant de pouvoir prêter serment.

 

Le 29 octobre, cependant, le FBI annonçait qu’il reprenait son enquête après la découverte de 650 000 e-mails écrits par, ou adressés à Hillary Clinton. Ces nouveaux mails avaient été entreposés sur l’ordinateur d’Anthony Weiner, un ancien membre du Congrès et époux de la plus proche conseillère d’Hillary, Huma Abedin. Weiner faisait l’objet d’une enquête criminelle pour avoir envoyé, de manière répétée, des photos de son anatomie la plus intime à une mineure de 15 ans.

 

La présence d’un aussi grand nombre de messages sur cet ordinateur où ils n’avaient rien à faire était, en soi, une menace pour la sécurité de l’Etat. Elle augmentait considérablement le risque que des informations classées aient été compromises. Le FBI se remit donc au travail.

 

Pour les électeurs américains, le risque que l’enquête se conclue par une mise sous écrou de la candidate Démocrate devenait significatif. Mme Clinton commença à tomber dans les sondages.

 

En une semaine à peine, son adversaire Républicain avait rattrapé l’essentiel de son retard. Les sondages le placent toujours derrière Clinton, mais l’écart est désormais dans la marge d’erreur (1,8 point pour la moyenne des sondages nationaux réalisés entre le 30 octobre et le 5 novembre). Plusieurs Etats qui semblaient définitivement acquis à Clinton – Floride, Pennsylvanie, New Hampshire, Nevada – voient désormais les deux candidats au coude à coude.

 

L’enquête du FBI n’est pas la seule raison qui explique la remontée de Trump. Au cours des deux dernières semaines, le candidat Républicain a nettement changé son ton. Naguère provocateur, outrancier et parfois vulgaire, il est devenu plus calme, plus posé, plus programmatique – en bref, plus présidentiel.

 

Hillary Clinton, pour sa part, a connu l’évolution inverse. Face à la remontée de son adversaire dans les sondages, elle et son camp ont très visiblement perdu leurs nerfs. Clinton a hurlé, lors d’un meeting, qu’elle « en avait marre de la vision négative, sombre et destructrice des gens qui soutiennent Donald Trump ». Le président Obama a déclaré qu’un président Trump serait sous influence du Ku Klux Klan (un groupe meurtrier et raciste, historiquement lié au parti Démocrate et qui ne compte plus que 3 000 membres, tous recrutés dans la lie de la société et parfaitement incapables de conseiller un président sur quoi que ce soit).

 

Au milieu de cette hystérie, la candidate Démocrate a été de plus affaiblie par un flux régulier de révélations alimentées par Wikileaks. En une semaine, nous avons notamment appris :

 

1. Qu’une donation de 1 million d’euros du Qatar à la « Fondation Clinton » (une institution destinée en principe à financer des projets humanitaires) n’avait jamais été déclarée ;

 

2. Que la Fondation Clinton avait financé la fête de mariage de Chelsea Clinton, fille de la candidate et de l’ancien président Bill Clinton ;

 

3. Qu’après le tremblement de terre en Haïti en 2010, le Département d’Etat, que dirigeait Mme Clinton, avait reçu pour instruction d’attribuer des contrats aux amis de l’ancien président, époux de la Secrétaire d’Etat, pour l’aide aux sinistrés ;

 

4. Que le parti Démocrate organise la fraude électorale de manière systématique, en déplaçant des électeurs d’un Etat à l’autre et en autorisant le vote de catégories à qui il est interdit par la loi (criminels condamnés et étrangers) ;

 

5. Que la personne responsable du suivi de l’enquête du FBI sur Clinton au ministère de la Justice, Peter Kadzik, communiquait par mail avec John Podesta, directeur de campagne de Clinton, pour le prévenir des développements en cours. Podesta est un ancien client de Peter Kadzik, à l’époque où il était avocat.

 

6. Que la campagne Clinton avait, à plusieurs reprises, reçu à l’avance les questions qui allaient être posées pendant les débats télévisés entre la candidate et son adversaire.

 

Ces révélations s’ajoutaient à de nombreuses affaires connues depuis longtemps. Pour n’en rappeler qu’une : Mme Clinton, lorsqu’elle était Secrétaire d’Etat, avait d’abord refusé la vente à une société russe de réserves d’uranium représentant 20% des actifs américains en la matière, puis avait fini par autoriser l’affaire, après un petit arrangement financier avec les Russes. La Fondation Clinton avait alors reçu 2,35 millions de dollars d’une fondation russe appartenant au président de la société russe qui s’était portée acquéreuse ; puis, Bill Clinton, à titre personnel, avait reçu 500 000 dollars pour faire un discours à Moscou.

 

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Le nouveau visage de l’Amérique ?

 

Plus que la décision du FBI, la remontée de Trump dans les sondages au cours de la semaine dernière a donc été liée à une double évolution de l’image des candidats. Le Républicain a montré que, malgré ses excès passés, il savait être calme, énergique, modéré et concentré sur la description de son programme. La Démocrate, elle, a été constamment renvoyée à son bagage de cynisme, de corruption à grande échelle et de mépris des petites gens.

 

Hier, dimanche 6 novembre, le FBI a de nouveau changé de pied et annonçait qu’après avoir examiné les e-mails trouvés dans l’ordinateur de Weiner, l’agence avait décidé de ne pas changer sa recommandation initiale, et donc, de ne pas recommander une mise en accusation de Mme Clinton.

 

Cette nouvelle a d’abord été saluée par la campagne Clinton comme une preuve de l’innocence de la candidate. Il est peu probable, cependant, qu’elle lui permette de regagner dans les dernières 48 heures de la campagne les voix perdues au cours de la semaine précédente.

 

D’une part, parce que le mal fait par le déluge de révélations sur l’omniprésence de la corruption dans l’entourage de la candidate est indépendant de l’enquête du FBI et que cette tache-là ne va pas disparaître.

 

Mais aussi et surtout, parce que le dernier revirement du FBI pose – et c’est le moins qu’on puisse dire – plus de questions qu’il n’en résout.

 

Avant d’annoncer, en juillet dernier, qu’il ne recommanderait pas au ministère de la Justice de mettre Mme Clinton en accusation, le directeur du FBI, James Comey, et ses équipes, avaient travaillé sept mois pour analyser un peu plus de 30 000 e-mails trouvés dans le serveur privé de la candidate. Hier, les mêmes équipes ont déclaré qu’ils avaient lu et analysé juridiquement 650 000 messages, trouvés dans un ordinateur où leur seule présence constituait un délit, et conclu qu’il n’y avait pas d’infraction – tout cela en exactement huit jours.

 

Or il y a 691 200 secondes en huit jours. Ce que le FBI affirme est physiquement impossible. Littéralement, personne ne peut y croire.

 

Le dernier revirement du FBI ne peut donc que confirmer, pour les Américains, ce qu’ils commencent à savoir parfaitement : la loi ne s’applique pas aux élites Démocrates. Hillary Clinton peut mettre en danger la sécurité nationale en envoyant des messages traitant d’affaires d’Etat depuis un serveur non sécurisé. L’intégralité de ces messages peut se retrouver sur l’ordinateur d’un pédophile en cours d’investigation. Ils peuvent contenir la preuve de demandes de paiement à des puissances étrangères en échange de décisions gouvernementales de la plus grande importance. Ils peuvent montrer que les journalistes trichent en sa faveur et que les juges sont complices. Tout cela n’a aucune importance et personne ne fera rien.

 

Tout cela n’a aucune importance, précisément parce qu’il n’existe plus aucune institution qui n’ait été gangrenée par la corruption absolue que le clan Clinton amène sur tout ce qu’il touche. Ni la presse, ni la justice, ni, manifestement, le FBI ne feront rien.

 

La dernière ligne de défense qui se tient entre les Etats-Unis et l’abandon complet de l’Etat de droit, ce sont les électeurs américains. L’avantage des Démocrates en matière de fraude électorale existe, mais il ne joue que lorsque les résultats bruts sont très serrés. Il n’est pas suffisant pour empêcher leur défaite si les électeurs donnent au candidat Républicain une avance confortable.

 

Personne ne pourra l’aider s’il choisit de se laisser ainsi déposséder d’une tradition de respect de la loi qui dure depuis 240 ans. Mais, s’il choisit de ne pas se laisser faire, personne ne pourra non plus lui imposer ce changement de régime contre son gré. Quant au reste d’entre nous, nous ne pouvons rien faire d’autre qu’observer et attendre pendant que l’Amérique décidera si elle souhaite, ou non, continuer à vivre.

 

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Elections américaines : un choix essentiel (info # 010611/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 06 novembre 2016

 

Par Guy Millière

 

Deux jours après la parution de cet article, les résultats de l’élection présidentielle américaine seront connus. Le nom de celui ou celle qui succédera à Barack Obama sera connu aussi.

 

Dois-je le souligner une fois de plus ? C’est un choix décisif que vont effectuer les électeurs américains.

 

Un choix plus décisif encore que celui qui avait vu Ronald Reagan remplacer Jimmy Carter, ou que celui qui avait vu George Walker Bush succéder à Bill Clinton. 

 

Si Jimmy Carter avait été réélu, l’histoire de la fin du vingtième siècle eut été différente. L’Union Soviétique ne serait sans doute pas tombée, et Ronald Reagan - je ne saurais l’ignorer, car j’ai été l’ami de Martin Anderson, son principal conseiller, et car j’ai connu Ronald Reagan et mis ses Ecrits personnels à la disposition du public français -, a gagné la Guerre Froide pour le monde libre. L’élection de Ronald Reagan a donc eu une portée historique. 

 

Si Al Gore avait été élu plutôt que George Walker Bush – là encore, je suis bien placé pour le savoir, puisque j’ai écrit plusieurs livres sur le sujet, dont Ce que veut Bush -, l’histoire du début du vingt-et-unième siècle n’aurait pas été la même. Tout indique qu’Al Gore n’aurait pas vu dans les attentats du onze septembre 2001 une déclaration de guerre contre l’Amérique et l’Occident.

 

Ce qui a caractérisé ce que j’ai appelé, dans un livre plus récent, Le désastre Obama, aurait commencé plus tôt, et aurait eu vraisemblablement des conséquences bien plus graves encore que ce ne fut le cas. Le fait qu’il y ait eu Bush avant Obama a affaibli le mouvement islamiste et l’a placé sur la défensive. Le mouvement islamiste a été contraint, sous Obama, de se reconstruire. Il a pu le faire grâce à Barack Obama, mais il n’a pas pu progresser dès le lendemain des plus graves attentats qu’ait connu la planète. L’élection de George Walker Bush a eu, elle aussi, examinée sous cet angle, une  importance historique.

 

Ce qui va se dérouler ce mardi revêt une importance historique plus grande encore que l’élection de Ronald Reagan en 1980, ou celle de George Walker Bush en 2000.

 

Le monde, après huit années de désastre Obama, est en train de basculer. Un cartel de régimes autoritaires est sur le point de prendre le dessus, Chine-Russie-Iran. Le but de ce cartel consiste à régner de manière hégémonique et de soumettre tout ce qui n’est pas conforme à son hégémonie.

 

L’Europe occidentale risque fort de glisser sous l’emprise de ce cartel, très affaiblie qu’elle est par l’islamisation qu’elle subit, et dans laquelle ce cartel discerne pleinement son avantage.

 

Seuls les Etats-Unis seraient en mesure de résister, et ils sont eux-mêmes très affaiblis. Ils ne sont d’ores et déjà plus la puissance hégémonique qu’ils étaient de la fin de la Guerre Froide à la fin de la présidence de George Walker Bush. Ils risquent d’être une puissance érodée, broyée de l’intérieur, et ils risquent de l’être pour longtemps, en raison du changement de population qui s’opère en eux.

 

L’élection d’Hillary Clinton serait l’élection d’un personnage politique qui entendrait gérer l’affaiblissement et l’érosion des Etats-Unis, qui s’en accommoderait, et qui s’accommoderait aussi du basculement du monde. Ce serait, dans le contexte actuel, l’élection d’un président sans autorité, car corrompu, notoirement criminel, le plaçant ainsi à la merci de tous les chantages internationaux. Ce serait l’élection d’un président aussi crédible dans son rôle qu’Hugo Chavez pouvait l’être lorsqu’il était président du Venezuela.

 

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Un président à la merci de Wikileaks et de Poutine ?

 

Indépendamment d’autres aspects d’une telle présidence, deux occurrences se présenteraient très rapidement après son élection : soit Hillary Clinton resterait en place, et cela signifierait que la justice cesserait d’exister aux Etats-Unis, soit elle serait contrainte de démissionner, car rattrapée par ladite justice. Ce serait, dans tous les cas, la première fois que quelqu’un qui fait l’objet d’enquêtes cardinales de la part du FBI est, malgré tout, élu président, et ce serait, en soi, significatif.

 

L’élection de Donald Trump, elle, serait un sursaut venu du plus profond du peuple américain, et en celui-ci, de tous les gens conscients de ce qui est en jeu. Elle signifierait qu’un redressement est possible et peut se mettre en marche.

 

Le choix est décisif, certes.

 

Et je trouve bien davantage que regrettable que, dans les media européens, le choix ne soit pas décrit plus souvent comme ce qu’il est, c’est-à-dire un choix de civilisation.

 

Comme il est regrettable que, dans les mêmes media, le monde tel qu’il est après huit années d’Obama ne soit pas décrit de manière claire ; que l’état réel des Etats-Unis aujourd’hui ne soit pas décrit de manière non édulcorée ; que la vérité sur Hillary Clinton ne soit pas dite, et que l’élan qui porte Donald Trump soit aussi grossièrement caricaturé.

 

Je pense que l’Europe est morte et que les Etats Unis ne se portent pas très bien. 

 

Les Etats Unis ont-ils une chance de se porter mieux ? On le saura mardi.

 

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Désastre à Eilat – Disaster in Elat (010511/16) Version imprimable
Reportage
samedi, 05 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

 

Inondations à Eilat, 28 octobre 2016 LA video !

Des images incroyables de très grande qualité

Version française

© Metula News Agency

 

https://www.youtube.com/watch?v=ZXrQkQs8baA [Youtube] FFV V1

 

elatflood.jpg

 

Floods in Elat, October 28th 2016 THE video!

Amazing professional pictures

English version

© Metula News Agency

 

https://youtu.be/gSV1Ane3Bps [Youtube] EFV V1

 

 

שטפונות באילת,28 אוקטובר 2016 הוידאו

תמונות מקצועיות מדהימות

גרסה מקורית

© Metula News Agency

 

https://youtu.be/pLcpv4fPCJA [Youtube] HFV V1

 

 

 
Evolution dramatique et inattendue des combats autour d’Alep (info # 010111/16) Version imprimable
Analyse
mardi, 01 novembre 2016

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava

 

Durant les dernières 24h, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), commandées et principalement constituées par les combattants kurdes, les Peshmerga, ont effectué des percées spectaculaires dans la région du nord d’Alep.

 

Ils ont enlevé à DAESH, l’Etat Islamique, quatre nouveaux villages en direction de son bastion d’al Bab (la porte, en arabe), dont la tête de pont kurde, le relief de Jubah, n’est plus distante que d’une dizaine de kilomètres.

 

Les Kurdes progressant à partir du canton d’Afrin (Ouest) ne sont plus qu’à 28km de leurs frères arrivant de Manbij, à l’Est, qui ont dépassé la cité d’Arima de quelques kilomètres, sans toutefois en prendre le contrôle.

 

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La carte régionale des combats

Service cartographique © Metula News Agency

 

Les FDS résistent également avec succès aux frappes de l’Aviation, de l’Artillerie et des chars turcs. Les Peshmerga ont même infligé des pertes importantes aux Turcs, notamment grâce à leurs missiles antitanks.

 

Il apparaît chaque jour davantage que les quelques deux mille supplétifs islamistes de l’Armée ottomane, des mercenaires au sens strict du mot, étant stipendiés par Ankara, ne font pas le poids face à la détermination des Peshmerga.

 

Ce qui est plus étonnant est que le millier de militaires professionnels turcs, et leur armement ultra-moderne, ne parviennent pas non plus à entraver la progression des Peshmerga.

 

On compte des dizaines de morts dans les rangs des Turcs et de leurs vacataires, des dizaines de véhicules et de blindés mis hors de combat ou abandonnés sur le champ de bataille, ainsi que des douzaines de morts et près d’une centaine de blessés.

 

Pour la seconde Armée de l’OTAN en termes de nombre d’hommes et de quantité de matériel, on parle déjà d’un camouflet.

 

Reste pour les FDS d’Afrin à conquérir deux localités sur la route d’al Bab – Nayrabiyah et Shaalah - et de prendre le contrôle de cette ville, qui abrite encore environ 40 000 habitants sur les 70 000 que l’on recensait avant le début de la guerre civile. Ces positions sont tenues par les miliciens de DAESH, pour lesquels al Bab constitue le dernier retranchement névralgique dans le nord de la Syrie.

 

Pour l’instant, les FDS déployées dans la région de Manbij demeurent sur des positions attentistes, afin de ne pas provoquer le renouvellement inopportun des hostilités dans cette zone avec l’Armée turque, elle-même installée dans le secteur de Jarabulus. Al Bab est une agglomération à majorité sunnite, dans laquelle vivent deux grosses minorités kurde et chrétienne.

 

Mais l’évolution la plus surprenante de ces dernières 24 heures procède de l’extraordinaire poussée des FDS d’Afrin en direction du centre d’Alep. Les Peshmerga, avançant sur l’axe Tell Rifaat-Alep, ont engagé les forces gouvernementales syriennes sur l’ensemble de leurs positions du nord-est de la ville. Des combats acharnés se déroulent en ce moment entre Kurdes et soldats gouvernementaux, appuyés par des militaires de l’Armée régulière iranienne ainsi que des membres de la milice chiite libanaise du Hezbollah, notamment devant la prison pour enfants d’Alep et surtout, à proximité de l’Académie de l’Infanterie de cette même cité.

 

Les Peshmerga semblent avoir déclenché cette offensive surprise en considération des difficultés que rencontre l’Armée alaouite et ses renforts iraniens et libanais au sud-ouest d’Alep, où les combats font également rage entre les rebelles et les gouvernementaux.

 

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La situation, ce mardi à Alep

Service cartographique © Metula News Agency

 

Les Forces Démocratiques Syriennes mettent aussi à profit la réduction sensible des bombardements aériens russes sur Alep, accalmie consécutive aux pressions militaires américaines et internationales.

 

On note également que les Kurdes et les Russes entretiennent des relations basées sur le respect mutuel, et il sera difficile à Vladimir Poutine de prendre la décision de faire donner ses Soukhoï contre les "amis" kurdes, même afin de protéger les "alliés" alaouites.

 

Les forces rebelles ont lancé un assaut généralisé il y a trois jours dans le but de défaire l’encerclement que subit leur quartier dans le vieil Alep. Quant à leurs compères de circonstance kurdes, ils tentent pour leur part de désenclaver le quartier kurde d’Alep, Cheikh Maqsoud, lui aussi encerclé par les gouvernementaux.

 

La situation des soldats d’Assad, des Pasdaran iraniens et des Hezbollani libanais est de plus en plus précaire à Alep. Leur moral est au plus bas, surtout que tous les renforts qui tentaient de les rejoindre à partir de Damas ont été pris dans des embuscades tendues par les rebelles, qui ont massacré jusqu’au dernier les gouvernementaux participant à ces convois.

 

Durant la semaine écoulée, au moins 500 gouvernementaux, des Iraniens et des Libanais ont ainsi perdu la vie lors de la bataille pour Alep. Il semble que les troupes d’al Assad et leurs alliés ne sont pas à même de faire face aux attaques conjuguées des rebelles sunnites et des Kurdes.

 

Les miliciens islamistes de DAESH, quant à eux, affrontent les FDS autour d’al Bab, et maintiennent la pression sur les gouvernementaux sur leur flanc oriental, aussi bien à Alep qu’à Homs, ainsi qu’à quelques kilomètres de Palmyre.

 

Dans le réduit côtier alaouite de la province de Lattaquié, on enterre ces jours des soldats gouvernementaux à la chaîne.

 

Il m’est difficile d’obtenir des bilans quant à l’offensive en cours des FDS sur Alep, mais l’on s’attend à des pertes importantes. A quelques dizaines de kilomètres plus au Nord, dans la bataille d’al Bab, opposant les Peshmerga et leurs amis sunnites à la fois à DAESH et à l’Armée turque, j’estime les pertes des FDS entre 30 et 35 hommes et à 60-70 blessés, touchés surtout par les raids aériens et les bombardements de l’artillerie d’Erdogan.

 

J’ai communiqué ce commentaire à la rédaction de Métula à partir de la base aérienne de Menagh, aux mains des Peshmerga du canton d’Afrin. Je vais tenter, dans les prochaines heures, de me rendre sur la ligne de front d’Alep ou celle d’al Bab, après avoir considéré laquelle des deux est la plus active, et à quel endroit ma présence sera le mieux tolérée.

 

Des observateurs peinent à comprendre comment les combattants du canton d’Afrin ont fait pour obtenir des armes ainsi que les autres équipements qui leur permettent aujourd’hui de mener ces offensives simultanément contre les trois adversaires majeurs que sont l’Armée turque, DAESH et l’Armée syrienne.

 

Afrin, qui constitue la partie la plus occidentale du Rojava, est en effet entouré par la Turquie hostile à l’Ouest, au Nord et à l’Est, et par les rebelles islamistes et les gouvernementaux syriens, non moins hostiles, au Sud et au Sud-Est.

 

Il y a trois réponses à cette interrogation : d’abord, jusqu’à récemment, les YPG (Unités de Protection du Peuple kurde, la plus importante constituante des FDS) n’avaient que peu été mises à contribution dans la guerre civile, et elles ont eu le temps de s’entraîner correctement. Deuxièmement, les YPG avaient, à Afrin, comme à Kobané et dans la région autonome kurde d’Irak, reçu passablement d’approvisionnements venant de pays européens, des Etats-Unis et d’un Etat moyen-oriental. Troisièmement, les frontières sont extrêmement poreuses et tout s’achète dans la région, même entre les pires ennemis, à l’exception notoire des combattants kurdes.

 

Ces derniers sont plus que jamais décidés à effectuer la jonction historique qui occasionnera la continuité territoriale du Rojava dans le nord de la Syrie. Les Kurdes n’ont jamais été aussi proches de la réalisation de ce rêve. Avec leurs alliés locaux, particulièrement les tribus sunnites modérées, opposées à l’extrémisme de l’Etat Islamique, les YPG viennent de mettre sur pied le Conseil Militaire d’al Bab, qui fait suite à la création des conseils militaires de Jarabulus et de Manbij. La raison d’être de ces "institutions" consiste à accueillir tous les combattants désireux de s’opposer aux Turcs et à DAESH, de transmettre des informations militaires aux Forces Démocratique Syriennes, à gérer la prise des villes et leur réorganisation suivant leur reconquête.

 

Sur le plan politique, ces conseils militaires sont destinés à faire croire que ce sont eux, et non les Kurdes, qui commandent la bataille pour la libération de leur ville, ce qui sert à contrer la propagande d’Ankara, qui affirme combattre uniquement les Kurdes pour empêcher la formation d’une entité étatique du Rojava à caractère exclusivement kurde.

 

Le gouvernement de M. Erdogan, dans la même optique, n’a pas hésité à faire croire que les Kurdes se livrent à des opérations de nettoyage ethnique contre les musulmans, afin de justifier leur intervention en Syrie. La présence de commandants musulmans sunnites dans les FDS d’al Bab, de Jarabulus et de Manbij, vient démontrer l’inanité des affirmations turques à ce propos.


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Vers le crépuscule de la relation privilégiée Israël-Etats Unis ? (info # 013010/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 30 octobre 2016

 

Par Guy Millière

 

J’ai déjà mentionné dans ces colonnes que les dés me semblaient jetés, et qu’Hillary Clinton serait élue à la présidence des Etats Unis le 8 novembre prochain. Je n’ai pas changé d’avis ni d’analyse. J’avais évoqué quelles seraient sans doute les orientations d’une présidence Hillary Clinton, en particulier concernant l’islam. Je n’ai pas changé d’avis et d’analyse sur ces sujets non plus, précisant qui étaient les conseillers juifs d’Hillary Clinton et pourquoi j’avais des réserves à leur égard. Ces conseillers sont toujours à l’œuvre.

 

Je n’ai toutefois pas assez insisté sur les conséquences d’une présidence Hillary Clinton pour Israël. Ces conséquences sont potentiellement très significatives.

 

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La plus grande adversaire d’Hillary

A la merci d’un mauvais rebond

 

Je n’ai jamais été de ceux qui considèrent que Bill Clinton a été un ami d’Israël : un homme qui pousse de toutes ses forces vers la continuation d’un processus de paix qui se révèle être un effroyable processus de guerre contre Israël n’est pas un ami d’Israël.

 

Un homme qui persiste à raisonner jusqu’au bout de sa présidence en entérinant l’idée selon laquelle il faut négocier comme s’il n’y avait pas d’actes terroristes meurtriers n’est pas du tout un ami d’Israël ; les victimes du terrorisme, qu’elles soient mortes, mutilées, blessées, ne peuvent pas être passées aussi aisément par pertes et profits.

 

Traiter une organisation terroriste comme si elle n’était pas une organisation terroriste équivaut à entériner le terrorisme et ne peut que conduire à des impasses tragiques. Avoir créé l’Autorité Palestinienne et l’avoir confiée à l’OLP est un crime contre Israël et le peuple israélien.

 

Les “réalistes” de l’administration George Herbert Walker Bush étaient cyniquement anti-israéliens et ne prétendaient pas, au moins, être autre chose que ce qu’ils étaient, ce qui avait l’avantage de la clarté. Bill Clinton s’est présenté comme autre chose que les “réalistes” de l’administration George Herbert Walker Bush : il n’a pas valu mieux qu’eux, et les années Bill Clinton ont, pour Israël, été les années des attentats terroristes les plus meurtriers.

 

Hillary Clinton est pire que Bill Clinton en raison de l’entourage dont elle s’est dotée.

 

Elle est pire que Bill Clinton, non seulement parce qu’elle a incarné la politique d’Obama vis-à-vis d’Israël, mais aussi concernant l’ensemble du Proche-Orient, ce qui inclut une complaisance complice face à l’émergence et au déploiement de l’Etat Islamique (qui, même s’il était vaincu en Irak, n’en existerait pas moins partout où il a créé des métastases), et une volonté non dissimulée de contribuer à l’avancée de l’Iran des mollahs vers le nucléaire militaire et vers l’hégémonie régionale.

 

Elle est pire que Bill Clinton, aussi, parce qu’elle s’appuie sur un parti Démocrate qui n’est plus celui du temps où Bill Clinton était président : le parti Démocrate d’aujourd’hui a glissé vers la gauche extrême. Lors de la convention dudit parti, citer le nom d’Israël n’a pu se faire que négativement. C’est un parti dont les militants peuvent brûler des drapeaux d’Israël tout en affichant sans problème des sympathies pour un mouvement tel que "Black Lives Matter" [les vies noires importent], qui n’est pas seulement un mouvement raciste anti-blanc appelant au meurtre de policiers, mais également un mouvement résolument “antisioniste” et antisémite.

 

C’est un parti proche des organisations musulmanes américaines telles que le "Council of American Islamic Relations" (CAIR) [le conseil des relations américaines islamiques], la branche américaine des Frères Musulmans.

 

Hillary Clinton s’appuie sur ce parti et a, par l’intermédiaire d’Huma Abedin, des relations étroites avec les Frères Musulmans.

 

Le programme du parti Démocrate arrêté lors de la convention de l’été dernier ne contient pas une phrase (initialement prévue et retirée in extremis) définissant Israël comme une “force d’occupation”, et décrit Israël comme un Etat démocratique, mais il souligne néanmoins la nécessité impérative et urgente de voir naitre un Etat palestinien permettant la “souveraineté et la dignité de ses habitants”. Le mot “ dignité” est important, car dans une phrase ultérieure du programme, Israël est directement accusé de violer la “dignité des Palestiniens”. Pas un mot du programme n’évoque le terrorisme subi par Israël.

 

On peut ajouter qu’Hillary Clinton est soutenue par tous les adeptes du “politiquement correct” dans la culture, les universités et les media américains, et entend (ses propos sur le sujet sont sans ambiguïté) renforcer le “politiquement correct” : or celui-ci est très anti-israélien.

 

Hillary compte aussi encourager le changement démographique en cours aux Etats Unis, et, entre autres, la présence musulmane dans le pays (ses propos sur le sujet sont sans ambiguïté là encore) : ce changement conduit vers une population dans laquelle les défenseurs d’Israël seront moins nombreux et moins influents que jusqu’à présent.

 

Binyamin Netanyahu a été critiqué par certains en Israël pour avoir récemment ratifié un accord d’assistance militaire américain à Israël de 38 milliards de dollars sur dix ans. Il a ratifié cet accord à un moment où Obama devait apparaitre comme n’étant pas hostile à Israël, en raison de la campagne électorale. Netanyahu a eu raison. Il aurait pu obtenir davantage avec un président et un Congrès Républicains, mais il aurait risqué d’obtenir moins encore sous une présidence Hillary Clinton, surtout si, ce qui est possible, le Sénat passe à nouveau aux mains des Démocrates le 8 novembre.

 

Une présidence Hillary Clinton signifiera sans doute des Etats Unis aussi critiques à l’égard d’Israël que sous Barack Obama, voire plus critiques encore, mais aussi des pressions américaines accrues pour qu’un Etat palestinien voie le jour ; des pressions exercées en conjonction avec les dirigeants de l’Union Européenne et de pays tels que la France.

 

Elle signifiera aussi, très certainement, des Etats Unis qui entraveront autant qu’ils le pourront des décisions prises par les forces de défense israéliennes en cas d’attaque contre l’Etat hébreu.

 

Les années Obama ont été des années difficiles pour la relation privilégiée qui a existé, pendant quatre décennies, entre les Etats-Unis et Israël. Les années Hillary Clinton risquent fort d’être des années plus difficiles encore, et l’on peut craindre l’entrée dans la phase crépusculaire de ces relations.

 

Je ne souhaite bien sûr pas ce crépuscule, mais mon rôle est d’analyser les faits, pas de confondre mes désirs avec la réalité.

 

Les Juifs américains, direz-vous ? Ils voteront à quatre-vingt pour cent pour Hillary Clinton.

 

L’analyse de Norman Podhoretz, énoncée en 2009, affirmant que dans leur immense majorité, les Juifs américains ne sont plus juifs et ont adopté une autre religion constituée par la nébuleuse des idées de la gauche américaine est hélas plus que jamais exacte.


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BREAKING ! Echange de tirs à Métula (info # 022610/16) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 26 octobre 2016

© Metula News Agency

 

Mercredi, 12h 30 à Métula, 11h30 à Paris

 

Il y a quelques minutes, ce mercredi matin, un véhicule en marche, au Liban, a tiré spontanément sur des soldats qui s’affairaient à des activités de routine à Métula. Un soldat a été blessé et emmené à l’hôpital pour y recevoir des soins.

 

L’incident s’est produit près de la crête de Ramin sur le pourtour de notre village.

 

Les soldats de Tsahal ont riposté et ont confirmé que le véhicule des agresseurs a été touché et détruit.

 

Une intense activité aérienne, impliquant des drones d’observation et des chasseurs-bombardiers est actuellement en cours au-dessus de l’Ongle de la Galilée, dans le ciel surplombant la rédaction.

 

La situation est tendue mais calme, les sirènes d’alerte n’ont pas retenti et la population, qui n’est pas avertie de l’incident, continue à vaquer à ses activités régulières.

 

 
Les Kurdes progressent en direction d’al Bab (info # 012610/16) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 26 octobre 2016

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava

 

En dépit de l’utilisation continue et massive de l’aviation, de l’artillerie et de blindés par l’Armée turque et ses supplétifs islamistes, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) à prééminence kurde poursuivent, ce mercredi matin, leur offensive en direction du nœud stratégique d’al Bab aux mains de DAESH.

 

Des combats au corps à corps ont actuellement lieu (7:30h GMT) dans le village de Tal Jijan (carte), opposant des commandos de Peshmerga et de l’Armée turque.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

Cette nuit, les FDS ont atteint pour la première fois la route reliant Alep à Akhtarin (carte). Leur tête de pont ne se trouve plus qu’à 16km d’al Bab ; ils ont progressé de 3km en moyenne durant les dernières 24h, prenant notamment le contrôle des bourgs ou villages de Misrafah, Jabel Nayaf et Tal Qaramil. La distance séparant encore les Unités de Protection du Peuple kurde (YPG) de l’Ouest (Arima) et de l’Est (Tal Jijan) qui empêche l’unification du Rojava est dorénavant de 36km.

 

Durant les dernières heures, les FDS ont mis hors de combat 7 véhicules et chars turcs, grâce à des tirs de missiles, tuant une quinzaine de Turcs ou de supplétifs islamistes et en blessant une dizaine d’autres. On compte deux tués parmi les forces kurdes et leur alliés, ainsi que trois blessés, dont un grièvement touché par des éclats d’obus.

 

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Carte régionale

Service cartographique © Metula News Agency

 

Les Etats-Unis continuent de prodiguer leurs conseils de circonstances aux Turcs et aux Kurdes afin qu’ils unissent leurs efforts face à DAESH et qu’ils cessent de s’affronter mutuellement. Les Européens continuent de garder le silence.

 

J’essaie de me frayer un passage afin de rejoindre les FDS combattant dans la percée de Tal Jijan à partir du canton d’Afrin afin de continuer de vous informer en temps réel, mais la traversée du territoire tenu pas les ennemis est hasardeuse.


 
Conflit turc-kurde : les combats s’étendent (info # 012410/16) Version imprimable
Analyse
lundi, 24 octobre 2016

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava

 

L’Armée turque et ses supplétifs islamistes ont poursuivi chaque jour depuis mercredi leurs attaques visant les forces kurdes au sud-est de la ville de Maré (aux mains des Turcs).

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

Les cibles des avions, de l’artillerie et des blindés d’Erdogan sont constituées, entre autres, par les villages d’Um Hosh, Hesia, al Ghour, Qaiton, Tal Malid, Werdiyé (voir sur la carte la "Zone des bombardements turcs"). DAESH avait été chassé de ces agglomérations par les Forces Démocratiques Syriennes (FSD), à majorité et sous commandement kurde, durant les trois derniers mois d’août, septembre et octobre.

 

Cette poussée des forces kurdes agissant à partir du canton d’Afrin dans le Rojava de l’Ouest a pour objectif d’enlever la cité d’al Bab occupée par DAESH. Et ensuite de poursuivre leur progression en direction d’Arima, avec l’aide des Peshmerga qui contrôlent la zone de Manbij, dans l’intention d’unifier les cantons kurdes de l’est et de l’ouest du Rojava pour établir une continuité géographique entre eux.

 

Actuellement, la tête de pont kurde à Werdiyé (carte), avançant vers l’Est, se situe à un peu moins de 18km d’al Bab, elle-même, à 18km des premières lignes de Peshmergas progressant en direction de l’Ouest à partir d’Arima (carte). Il reste ainsi 36km aux Kurdes pour réaliser leur rêve pluri-centenaire de posséder un territoire continu homogène allant du Kurdistan irakien au canton d’Afrin.

 

Ces trois derniers jours, de 14 à 20 Peshmerga ont été tués, de même qu’une dizaine de villageois de cette zone à forte majorité démographique kurde. De plus, des douzaines de personnes, aussi bien civiles que militaires, ont été blessées lors de ces attaques. L’Aviation turque reconnaissait avoir effectué 50 raids sur ces positions kurdes vendredi matin.

 

Quant aux Unités de Protection du Peuple kurde (YPG), elles font état d’une offensive majeure de leurs adversaires, accompagnée de "lourds pilonnages d’artillerie et de mouvements de blindés". De nombreux chars d’assaut turcs ont par ailleurs été vus en train de pénétrer en Syrie par les points de passage de Salameh (Ouest) et al Raï (centre).

 

Les FSD ont répliqué par des tirs de mortier et de missiles antichars sur les positions et les véhicules de leurs assaillants. Ceux-ci admettent la perte de 14 soldats ce lundi matin ; selon les sources de la Ména sur le terrain, les Ottomans et leur supplétifs compteraient 27 morts et près de 40 blessés depuis mercredi, dont au moins 7 sont dans un état sérieux.

 

Le seul aspect "reposant" de cette confrontation entre Turcs et Kurdes qui a tendance à devenir généralisée émerge dans la clarté du discours des uns et des autres : alors que les responsables kurdes ne cachent pas que leur objectif consiste en l’unification du Rojava, leur adversaire Recep Erdogan se montre tout aussi précis dans le sens inverse. S’exprimant à l’occasion de l’ouverture d’une école dans la province de Bursa, le président turc a ainsi déclaré :

 

"Ils [les Américains et les Européens] nous disent" : n’allez pas à al Bab ! Mais nous sommes obligés d’y aller et nous allons le faire. Nous devons préparer une région nettoyée de la terreur".

 

Quand il parle de se rendre à al Bab, le petit sultan ne parle pas d’enlever al Bab à l’Etat Islamique qui l’occupe, car ses forces se situent à Shidud, à 14km au nord-ouest d’al Bab, et l’on ne signale aucune esquisse d’affrontement entre l’Armée turque et les miliciens de DAESH.

 

Dans les faits, les militaires d’Erdogan protègent DAESH face à l’offensive des FSD, en frappant les Kurdes en train d’avancer, avec tous les moyens en leur possession.

 

Ceux qui n’en mènent pas large dans cette histoire, ce sont les Américains. Ceux-ci n’ont pas d’autre choix que celui de constater que les Peshmerga sont à 38km de réaliser leur objectif principal [l’objectif principal déclaré des Américains. Ndlr.] consistant à couper hermétiquement DEASH de toutes ses sources d’approvisionnement.

 

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Les forces spéciales HAT des Unités de Protection du Peuple kurde (YPG)

 

C’est d’ailleurs pour parvenir à cette fin que le Commandement Central des Armées U.S avait mis à la disposition des Kurdes – qui ne le possédaient pas - le matériel nécessaire à franchir l’Euphrate d’Est en Ouest pour déferler sur Manbij. En fait, les "conseillers" étasuniens, en mai, avaient également assemblé les ponts flottants, car les Peshmerga n’avaient aucune idée quant à la manière de réaliser cette opération.

 

Maintenant, le Secrétaire d’Etat à la Défense Ash Carter, parlant de l’offensive turque, balbutie son anglais au micro des journalistes : "Nous ne savons pas complètement, pour le moment, ce qui transpire là-bas", a-t-il dit en fin de semaine, "Nous trouverons plus [d’infos] dans les jours à venir. Je ne peux simplement pas vous en dire plus pour l’instant".

 

Dans le même temps, le porte-parole du Département d’Etat, John Kirby, semblait un peu plus au courant des affaires de l’Amérique, à croire que les communications entre départements dans la métropole de Washington sont plombées par un mystérieux virus. Kirby affirmait que les Turcs et les forces syriennes [il voulait dire les Kurdes] "devraient se concentrer sur DAESH et non se battre entre eux, c’est ce que nous voulons voir. Nous ne désirons pas voir de mouvements non coordonnés et ces frappes méritent la qualification de mouvements non coordonnés".

 

Le "diplomatique" est décidément une langue difficile à comprendre. Aidons un peu le Président Obama ainsi que ses hauts fonctionnaires qu’il plonge dans l’embarras ; vous avez un choix à faire : soit aider les Kurdes à vous débarrasser de DAESH (notamment en les protégeant des raids aériens turcs), comme le Pentagone vous le demande et comme vous l’avez promis aux Américains, un projet dans lequel vous avez déjà englouti des dizaines de milliards de dollars. Soit vous aidez Erdogan, comme vous le lui avez également promis, dans sa guerre à outrance contre les Kurdes et leur volonté d’établir une autorité étatique dans le nord de la Syrie, et dans son plan consistant à continuer son business avec le Califat Islamique, pour enrichir sa cassette personnelle, contrer la poussée chiite, s’opposer à Assad et grignoter 2-3 000 kilomètres carrés de territoire syrien.

 

Mais les objectifs turc et kurde ne sont pas compatibles, et les valses hésitations de l’Administration Obama se paient en vies humaines, à un prix chaque heure plus onéreux.

 

La non-intervention de Washington, sur le plan diplomatique ou en dissuadant "par d’autres moyens" Erdogan de faire un carton sur les Peshmerga pour protéger les djihadistes et empêcher que les Kurdes ne s’emparent d’al Bab, est naturellement très mal perçue par les responsables politiques du Rojava. Ces derniers accusent les officiers U.S d’aider les Turcs lors de leurs opérations militaires. Dans le fond, ils n’ont pas tort : tout ce que peut faire l’Armée américaine à part assurer un parapluie aérien à ses alliés, à ceux qu’elle a incités à allumer ce front, équivaut à favoriser les Turcs et Daesh.

 

Mais qu’attendent donc les conseillers de Donald Trump pour s’emparer de cette affaire de parjure de l’Administration Obama - qui assurait le Congrès et la population qu’elle envoyait des soldats en Syrie pour anéantir DAESH -, pour montrer aux électeurs comment Obama trahit l’allié principal de l’Amérique en Syrie et en Irak au profit d’un dictateur islamiste, antiaméricain et antisémite, qui ne revêt pour les USA qu’un intérêt stratégique relatif ? Vu de Kobané, cela ressemble à un uppercut décisif à quelques jours de l’ouverture des bureaux de vote ; à moins que le challenger Républicain ne comprenne pas ce que nous écrivons à la Ména, ou que ses conseillers jugent que ce sont les électeurs qui n’y comprendraient rien ?

 

Quant aux Européens ils dorment dans un coin, en espérant passer inaperçus aux yeux de leurs opinions publiques respectives. Ils se situent précisément dans la même démarche traitresse que Barack Obama, assument la même implication, ont raconté les mêmes menteries à leur opinion publique ; mais ils ne sont pas le chef et espèrent ainsi passer entre les gouttes de l’infamie, alors ils prient pour que nous ne parlions pas d’eux et pour que nous regardions ailleurs.


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L’Unesco, organisation islamique et antisémite (info # 012310/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 23 octobre 2016

 

Par Guy Millière

 

Le récent vote de la résolution de l’Unesco niant toute relation entre les lieux saints de Jérusalem, le peuple juif et le judaïsme est scandaleux, mais n’a rien d’étonnant. Quiconque se penche sur les votes précédents à l’Unesco peut aisément constater que d’autres scrutins du même genre se sont déroulés dans une institution qui relève depuis longtemps d’une imposture. La meilleure chose à faire à mes yeux est de ne pas se scandaliser, mais de traiter l’Unesco avec le mépris que l’institution mérite, de dire que l’Unesco est désormais un appendice de l’Organisation de la Coopération Islamique et finira dans le vide ordure de l’histoire, au même titre que l’Organisation de la Coopération Islamique.

 

Nier toute relation entre les lieux saints de Jérusalem, le peuple juif et le judaïsme est en réalité aussi ridicule que nier que la Terre tourne autour du soleil, mais l’arriération intellectuelle d’une large part du monde musulman fait que certains y nient effectivement que la terre tourne autour du soleil.

 

Israël a suspendu ses liens avec l’Unesco. C’est une excellente décision, et c’est la moindre des choses. Aucune société démocratique et aucune société qui a un minimum de respect pour l’histoire et pour la mission qui est censée être celle de l’Unesco ne devrait rester à l’Unesco et se faire complice de ce que cette organisation est devenue aujourd’hui.

 

L’Unesco est censée être une institution tournée vers l’éducation, les sciences et la culture. Elle n’est rien en fait de tout cela, et même le contraire de tout cela. Binyamin Netanyahu a dit que le vote était absurde, c’est un mot diplomatique et infiniment trop gentil.

 

Nier toute relation entre les lieux saints de Jérusalem, le peuple juif et le judaïsme est en réalité non seulement ridicule, mais abject et antisémite, car c’est nier l’existence même du judaïsme et du peuple juif, et faire comme si judaïsme et peuple juif n’avaient jamais existé et constituaient une forme de mensonge qui doit être effacé.

 

C’est, comme l’a dit Naftali Bennett, apporter un soutien au terrorisme antijuif à Jérusalem et dans tout Israël. Mais l’Unesco ayant admis en son sein une organisation terroriste, l’OLP, et lui ayant octroyé le statut de membre, sous le nom d’Etat palestinien, participait déjà d’une marque de soutien au terrorisme antijuif en Israël.

 

Certains représentants de pays occidentaux ont voté contre la résolution, et ce n’est pas là un acte de courage, mais un simple respect des faits et le rejet de la dimension antisémite de la résolution. En ne quittant pas l’Unesco, les pays occidentaux concernés se rendent néanmoins complices, car l’Unesco, outre l’admission en son sein d’une organisation terroriste dotée du statut d’Etat, n’en est pas à son coup d’essai.

 

La France s’est abstenue, ce qui signifie que la France n’a aucun respect pour les faits et entérine un texte antisémite. Ce n’est pas la première fois que la France entérine un texte de ce genre. La dernière fois, elle avait voté pour. S’abstenir est une façon de dire que la France ne sait pas si judaïsme et peuple juif existent ou constituent un mensonge.

 

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Le Kodesh ha-Kodashim, le Saint des Saints, LE point de rencontre entre le physique et le métaphysique, situé au cœur du Temple de Jérusalem, limite ultime de la compréhension des hommes.La France n’est pas sûre qu’il ait existé, et pense qu’il pourrait s’agir d’une mosquée

 

Je pourrais démontrer que la France de Hollande se ravale chaque jour davantage au rang qui était celui de la France de Pétain, et c’est le cas. Mais je me demande aussitôt si le vote de la France aurait été différent si elle n’avait pas un président et un gouvernement socialistes : je n’en suis franchement pas certain du tout.

 

Je retrouverai de la considération pour la France le jour où un président français décidera de quitter l’Unesco et demandera à l’Unesco de quitter son siège et de l’installer ailleurs qu’à Paris. Riyad ou Doha seraient des villes tout à fait appropriées afin de l’accueillir.

 

Le vote de la France montre que la France se situe sur la voie de la plus vile soumission. Faire du zèle dans une organisation qui est désormais un appendice de l’Organisation de la Coopération Islamique et finira dans le vide ordure de l’histoire correspond à se conduire en pays dhimmi et se rapprocher également du vide-ordure de l’histoire.

 

Les dirigeants français sont intéressés par le vote musulman lors des prochaines consultations domestiques. Ils ne peuvent cependant ignorer qu’en entérinant des textes antisémites tel que celui qu’ils viennent d’entériner, ils trahissent les Juifs français et les exposent à des actes antisémites.

 

Ils espèrent sauvegarder le calme dans les zones de non droit qui grandissent sur le territoire du pays. Ils ne conserveront pas le calme très longtemps. Dans l’islam, et tout particulièrement chez ceux parmi les musulmans qui prennent le djihad au sérieux, la soumission obséquieuse est considérée comme une attitude de lâcheté voire de faiblesse.


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La grande trahison de l’Amérique : 200 morts kurdes (info # 012010/16) Version imprimable
Analyse
jeudi, 20 octobre 2016

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava <