Les 2 derniers fugitifs recapturés à Djénine. La Palestine effondrée Version imprimable
Analyse
dimanche, 19 septembre 2021

 

(info # 011909/21)

Par Jean Tsadik et Sami el Soudi

                                                                             

avec Ilan Tsadik

 

Très tôt ce dimanche matin, entre une heure et deux heures, un commando israélien a cueilli à Djénine les deux derniers fugitifs - Iham Kamamji et Munadil Nafiyat [photo] – de l’évasion du pénitencier de Gilboa, il y a treize jours de cela.

 

djen.jpgn

Kamamji (à gauche) et Nafiyat juste après leur arrestation

Source : Shin-Bet

 

Le commando a encerclé la maison dans laquelle les fuyards s’étaient réfugiés depuis quelques jours, entourés par deux complices locaux. Les quatre hommes se sont rendus sans combattre ; ils ont été immédiatement emmenés pour interrogatoire dans un bureau du Shin-Bet, le service du contre-espionnage et de la Sécurité générale.

 

L’intervention à Djénine [50 000hab.], la ville (et le camp de réfugiés [12 000hab.]) la plus violente et abondamment pourvue en armement clandestin de l’Autorité Palestinienne (AP). Kamamji est originaire du bourg de Kufr Dan [6 000hab.], à 4km à l’ouest de Djénine, où vit encore la plus grande partie de sa famille. Celle-ci n’était pas au courant de sa présence à Djénine.

 

L’extrémité Nord de Djénine est située à 4km de la ligne verte [la limite entre Israël et la Cisjordanie], et son extrémité Nord-Est, à 12km du pénitencier de Gilboa, sis de l’autre côté de ladite ligne évidemment.

 

djenmap.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

 

Comme nous l’avions imaginé, ces deux fugitifs se sont dirigés immédiatement après leur évasion vers le territoire de l’AP. Contrairement aux quatre autres qui avaient opté pour le Nord, en territoire israélien, espérant à tort trouver de l’assistance auprès des populations musulmanes rurales de Galilée et de Nazareth, Kamamji et Nafiyat ont pu bénéficier de collaborations locales.

 

Cela n’empêche nullement qu’ils ont été donnés aux Israéliens par d’autres Palestiniens, probablement de Djénine. Une unité du Renseignement de l’Armée, disposant de moyens de haute technologie, avait préalablement vérifié que les deux hommes recherchés se trouvaient effectivement dans le bâtiment indiqué, de même que l’emplacement précis dudit bâtiment.

 

Tsahal a eu recours cette nuit à un procédé de diversion afin de surprendre les deux individus recherchés. Vers une heure du matin, l’Armée israélienne a envoyé un important contingent de soldats, de façon totalement découverte, dans le camp de réfugiés de la ville palestinienne.

 

Ce camp se trouve à l’ouest de Djénine. Les organisations terroristes palestiniennes ont cru que les Israéliens venaient procéder à l’arrestation de personnes soupçonnées d’activités terroristes qui se cachent dans le camp. Des sympathisants du Djihad Islamique, du Hamas et du Fatah ont accueilli les soldats à coups de pierres et de cocktails Molotov.

 

Au même moment, dans la partie orientale de la cité, soit à l’opposé géographique du camp de réfugiés, des unités d’élite du Shin-Bet et des commandos du Yamam, [des policiers du corps des Garde-Frontières] ont encerclé la planque des deux terroristes en goguette.

 

Leur action était sécurisée par les commandos Kharouv de la brigade Kfir, qui opèrent en permanence en Judée-Samarie (Cisjordanie).

 

Après des tirs de semonce, la force d’intervention a invité les fugitifs à se rendre. Quelques minutes plus tard, les deux hommes sortaient de la maison sans armes, les mains en l’air. Voir la vidéo exceptionnelle de l’arrestation, filmée et commentée par des Palestiniens de Djénine :

https://twitter.com/i/status/1439400219670634502

 

La nouvelle de l’arrestation de Kamamji et Nafiyat s’est répandue à Djénine telle une traînée de poudre. En quelques minutes, des dizaines de miliciens et de sympathisants des organisations terroristes palestiniennes tiraient avec des armes à feu en direction des soldats en train de quitter la ville, et leur lançaient des grenades artisanales.

 

Aucun soldat israélien n’a été atteint, alors qu’un porte-parole de l’hôpital local a fait état de trois blessés dans les rangs palestiniens.

 

Toute l’opération a été planifiée et orchestrée par le Brigadier Général Yaniv Alalouf, le chef de la division Judée-Samarie de Tsahal, et par le colonel Arik Moyal.

 

Au sein de Tsahal et de la Police, on se prépare à d’éventuels tirs de roquettes à partir de Gaza et à des tentatives d’assassinats ciblés dans les villes israéliennes. Les batteries du Dôme de Fer sont en alerte maximale dans le pourtour élargi de la bande côtière palestinienne.

 

La rage suscitée par un fort sentiment d’impuissance prévaut chez les Palestiniens. Et ce ressenti a beaucoup de raisons d’être.

 

Il découle du fait que l’évasion qui a eu lieu le cinq septembre courant a d’abord été accueillie par la population et les milices terroristes islamiques comme un véritable triomphe. Des condamnés à perpétuité avaient réussi à se faire la malle de l’une des prisons les plus sécurisées d’Israël.

 

C’était un pied de nez envoyé à l’Etat hébreu, le signe qu’il est possible de faire libérer d’autres détenus, et surtout, l’évasion était pressentie comme une victoire de l’ingéniosité palestinienne-arabe sur la sophistication inopérante de l’ennemi israélien.

 

Lors de l’annonce de l’évasion et depuis, aucun organisme palestinien n’avait évoqué l’éventualité que les fuyards soient repris. Avec l’arrestation des deux, puis des quatre premiers prisonniers, on ne parlait plus que de ceux qui étaient encore au large, en faisant d’eux de plus grands héros encore du fait qu’ils réussissaient durablement à échapper à la chasse à l’homme lancée par les Israéliens.

 

Une traque qui a impliqué des milliers d’hommes ainsi que des moyens extraordinaires. Pour les deux camps il s’agissait d’un bras de fer plus symbolique que tout autre chose. L’enjeu se situant très au-delà de la dangerosité pratique des échappés.

 

Leur arrestation, côté palestinien, est à la mesure de l’enthousiasme que leur évasion avait suscité. D’autant plus qu’elle concerne six fuyards, répartis en trois groupes de deux, et qu’ils ont été tous récupérés dans des environnements très différents.

 

Les premiers, Mahmoud Aradeh et Yakub Kadari, dans une grande ville musulmane d’Israël, Nazareth, où aucun des habitants ne leur est venu en aide. Les seconds, Zakaria Zubeidi et Mohammed Aradeh, dans un terrain vague, à proximité du village arabe d’Umm al-Ghanam en Galilée. Et les troisièmes, Iham Kamamji et Munadil Nafiyat, au cœur même de l’Autorité Palestinienne, dans la ville-symbole de Djénine, sujet de fierté et d’arrogance du Djihad, du Hamas et du Fatah, le point d’appui principal des milices islamiques armées en Samarie.

 

Le pire de tout, pour l’ethos palestinien, en plus du fait du constat que les Israéliens sont capables de faire ce qu’ils veulent, partout où ils le souhaitent dans l’ensemble de la "Palestine", est qu’ils n’ont pas même perdu un seul combattant dans l’aventure.

 

Pire encore que le pire de tout est la constatation qui s’impose que, dans les trois cas, la capture des héros-fugitifs n’a été rendue possible que grâce à la coopération de musulmans avec ceux que l’on appelle en Cisjordanie arabe, selon le lexique consacré, les "forces d’occupation".

 

Pour le Palestinien lambda, ces observations mènent à deux constatations guère plus réjouissantes l’une que l’autre mais distinctes. 

 

Premièrement, cela signifie durablement que les Arabes israéliens sont effectivement devenus des Israéliens arabes, que ce sont des traîtres et qu’il n’est pas/plus possible de les considérer comme faisant partie de la cause palestinienne, avec tout ce que cela implique.

 

Ensuite, cela indique qu’au sein même du territoire qui était jordanien avant la guerre de 1967, la "Palestine politique et revendicable", plus rien ni personne n’est sûr. Là également, les collaborateurs avec l’ennemi sont légions, soit par appât du gain – des récompenses en espèces, mais le plus souvent des remises d’avantages pour soi ou pour un membre de sa famille -, soit parce qu’ils font l’objet d’une multitude de chantages issus de comportements inavouables que le Shin-Bet sait exploiter au maximum.

 

Dans les deux cas, la généralisation de ces constatations est à mettre en équation avec la marginalisation de la cause palestinienne, principalement dans le monde arabe, et partant, sur l’ensemble de la planète.

 

On a certes voulu minimiser la portée des Accords d’Abraham, mais la cause palestinienne reposait essentiellement sur le refus par les "frères arabes" de la normalisation des relations avec Israël. On n’était pas capables de vaincre militairement l’ennemi sioniste, mais tant que les trois non de Khartoum prévalaient : pas de paix avec Israël, pas de reconnaissance d’Israël, pas de négociation avec Israël, on repoussait l’échéance et on restait unis autour de l’objectif commun.

 

Un jour viendrait immanquablement, par des moyens politiques – le retrait d’Israël de Cisjordanie – ou militaires, par l’union des Arabes, où on obtiendrait gain de cause. L’abandon par Israël de la Cisjordanie contre sa reconnaissance dans une situation fragilisée et non-défendable, avec une frontière passant à 18 kilomètres de Tel-Aviv. Véritable invitation, le moment opportun, à la campagne suivante aboutissant à la destruction définitive de l’entité sioniste.

 

La réincarcération en treize jours de traque, dans les conditions où elle s’est réalisée, des six héros-fugitifs de la cause palestinienne va, vous l’aurez compris, largement au-delà d’un fait divers presque banal, assurément exempt intrinsèquement de signification stratégique : l’évasion de six prisonniers sécuritaires et leur recapture.  

 

Il est intéressant à ce propos de mentionner les noms des signataires de la résolution de Khartoum : l’Egypte, la Syrie, la Jordanie, le Liban, l’Irak, le Maroc, l’Algérie, le Koweït, et le Soudan.

 

Quatre des neuf signataires sont devenus les alliés militaires d’Israël, deux ont cessé d’exister en tant qu’entités étatiques homogènes, un, le Koweït entretient officieusement des relations "normales" avec Israël, et le dernier, l’Algérie, est une dictature militaire anachronique, dont l’orientation diplomatique a moins d’influence sur le monde que la République Sérénissime de Saint-Marin.

 

Les Arabes ont "effondré" la cause palestinienne, au point que les Palestiniens – à commencer par leurs dirigeants – ont cessé d’y croire. Ne reste que des bandes mafieuses qui s’habillent du manteau politique afin de justifier leurs crimes. Et qui n’hésitent jamais à échanger des informations avec Israël.

 

La faute à ce que la Palestine est une création de la Guerre Froide, la justification politique de l’intention des pays arabes d’éradiquer Israël sans passer pour des résurrections de nazis.

 

Maintenant n’ayant plus les mêmes finalités et s’étant aperçus qu’Israël, loin d’être un ennemi juré était un allié fiable et précieux, les Arabes ont changé d’avis. Et la cause palestinienne n’est plus qu’un épiphénomène pour nostalgiques du panarabisme et antisémites indécrottables, broyés dans un processus irrémédiable.

 

C’est maintenant que les Palestiniens deviennent effectivement des réfugiés.

 

La fuite des six prisonniers était un regain d’espoir, une sorte de résurgence. La puissance écrasante d’Israël, sa méthode, son efficacité y ont mis un terme. Pour les Palestiniens, il aurait mieux fallu que l’évasion n’ait pas lieu. Le plus désespérant pour eux a été l’annonce faite par le ministre hébreu de la Défense, Benny Gantz, il y a une semaine environ, affirmant que tous les fugitifs seraient repris, que ce n’était qu’une question de temps.

 

Une prédiction aussitôt confirmée sans nuances par la Ména. Quel autre pays peut être à ce point certain de remettre la main sur des évadés en fuite vers les quatre points cardinaux, protégés par des milices armées constituées de milliers de membres qui n’ont aucune autre activité que celle de s’opposer à Israël depuis des décennies ? Que valent ces milices, à quoi servent leurs armes ?

 

Le Hamas avait publié, il y a deux jours, une déclaration avertissant Israël des conséquences de toute opération militaire à Jénine, puisque les deux derniers évadés "pourraient s'y trouver".

 

Le Jihad Islamique Palestinien, auquel tous les fugitifs étaient affiliés à l’exception de Zakaria Zubeidi, avait juré d'empêcher par la force la capture de ses deux hommes par les forces israéliennes.

 

Les deux milices ont été inexistantes. Transparentes. Incapables du moindre geste pour protéger leurs héros.

 

Mais Israël ne peut pas céder au triomphe. Certes, treize jours durant, l’Etat hébreu a mis en œuvre toute son intelligence accumulée pour écœurer les Palestiniens, et impressionner ses ennemis potentiels au-delà des frontières. Cela, c’est Israël des lumières, le redoutable, plus fort que dans le film Fauda, celui qui impose le respect, l’admiration presque.

 

Puis il y a Israël de la corruption, de la combine et de la médiocrité. Celui qui a permis aux terroristes assassins de s’évader presque facilement de son pénitencier de haute sécurité. Pour les Palestiniens, c’est une débâcle. Pour les Israéliens, c’est un triomphe succédant à une débâcle, mais ne l’effaçant pas.

 

La déroute – et non pas la bavure – de gardiens qui dorment dans les miradors, de leurs confrères censés fouiller les cellules toutes les heures et demies, et qui ne le faisaient plus. De l’autorisation donnée aux fuyards de se regrouper dans la même cellule la veille de l’évasion. D’un creusement de tunnel qui dure dix mois, implique onze détenus et passe toutefois inaperçu. D’un autre maton qui avait commandé pour les fugitifs du matériel qui leur faisait défaut pour réaliser leur fuite et qui, en attendant les résultats de l’enquête, a été mis à pied.

 

Lire la suite...
 
Raid sur des objectifs iraniens à la frontière syro-irakienne (011509/21) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 15 septembre 2021

 

Mercredi, 12:23 à Métula, 11:23 à Arvier, dans le val d’Aoste, où l’on parle aussi [une sorte de] français. Arvier est célèbre pour l’excellent vin d’altitude (800m) qu’on y produit, l’ "Enfer d’Arvier", qui contient pour 80% de grappes du très ancien cépage "Petit Rouge". La bourgeoisie de Turin et de Milan s’arrache ce nectar proposé à un prix raisonnable. Lorsqu’on en trouve.

 

Hier mardi, des chasseurs-bombardiers F-15 ont attaqué trois objectifs dans la zone frontalière de Boukamal, entre la Syrie et l’Irak. Deux de ces cibles sont situées en Syrie et une en Irak.

 

bukamal_map.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

 

La Ména est en mesure de confirmer avec cent pour cent de certitude la véracité de ces raids et engage sa responsabilité rédactionnelle sur le contenu de cette dépêche.

 

L'agence de presse officielle du régime syrien SANA, citant des "responsables militaires" de la province irakienne d'Anbar, a déclaré : "Des avions de guerre et des drones ont lancé quatre missiles vers le quartier général des Régiments de la Mobilisation Populaire qui "sécurisent" la bande frontalière syro-irakienne".

 

En fait, ce sont les Phalanges du Hezbollah [irakien, sans lien direct avec le Hezbollah libanais. Ndlr.] ainsi que les Phalanges également irakiennes des Sayyid al-Shuhada' [ara.: Maîtres des Martyrs], toutes deux effectivement affiliées aux Brigades de la Mobilisation Populaire, qui ont fait les frais de ces frappes.

 

Les PMU, en anglais Popular Mobilization Units, constituent l’essentiel des forces supplétives de l’Iran dans la région et ailleurs au pays de Bashar al Assad. Les PMU contrôlent le point de passage de Boukamal pour la Théocratie perse.

 

Cette ville se trouve en Syrie sur l’autoroute chiite utilisée afin de convoyer armes, munitions et renforts par la voie terrestre au Liban, et en Syrie à proximité du territoire israélien.

 

Au vu des très fréquentes attaques du Khe’l Avir, l’Armée de l’Air israélienne, ainsi que de la coalition internationale dans ce secteur, Téhéran fait appel à ses supplétifs chiites pour garder les entrepôts d’armes et y acheminer par camions la marchandise militaire en provenance d’Iran afin de limiter ses propres pertes.

 

Le Pentagone a déclaré dans un communiqué que les cibles attaquées hier étaient précisément des installations opérationnelles et des sites de stockage d'armes.

 

Nos sources ajoutent que l’une des installations opérationnelles concernées était un quartier-général iranien de majeure importance établi en Irak. Des entrepôts, des camions et des véhicules de commandement en mouvement ont été aussi visés et détruits par les raids. Ils venaient de traverser la frontière dans le sens Irak-Syrie lorsqu’ils ont été oblitérés.

 

vehicburns.jpg

Des véhicules perses terminant de se consumer

 

Dans un premier temps, les media iraniens, gouvernementaux syriens, ceux des Brigades de la Mobilisation Populaire, et de très nombreux supports informationnels arabes qui reprenaient leurs informations avaient attribué l’opération à l’Armée Américaine.

 

Mais le Colonel U.S. Wayne Marotto s’est empressé de déclarer dans un tweet que les Etats-Unis "n'avaient pas mené de frappes aériennes à Boukamal le 14 septembre 2021". Un responsable de la Coalition Internationale a précisé que ses forces n’avaient pas non plus participé à l’attaque.

 

L'attaché de presse du Pentagone, John Kirby, a déclaré qu’il s’était agi de "frappes aériennes de précision".

 

Les militaires U.S. ne mentent jamais dans leurs communiqués. Ils considèrent qu’étant, et de très loin [leur arsenal est égal à plus de deux fois celui de toutes les autres armées du globe réunies. Ndlr.] la plus grande puissance militaire mondiale, ils ne craignent personne et peuvent se permettre de dire toujours la vérité lorsqu’ils choisissent de communiquer.

 

En agissant de la sorte, à la façon de Monsieur Propre – Monsieur Transparent, il arrive fréquemment que les Américains mettent dans l’embarras certains de leurs amis qui ne possèdent pas la plus grande puissance militaire mondiale.

 

Selon certaines sources que nous n’avons pas été en mesure de vérifier, des drones d’assaut auraient également pris part à la cognée.

 

En agissant uniquement par déduction, il est loisible de déterminer que la seule armée en dehors des Américains et de leurs alliés de la Coalition Internationale qui était capable de réaliser ces attaques, avait intérêt à le faire, et qui disposait des armes mentionnées dans les rapports était l’Armée israélienne. A nos yeux, et simplement par recoupement, il n’existe pas le moindre doute quant à l’identité des appareils ayant réalisé ces raids.

 

Perwer Emmal, le correspondant permanent de la Ména dans le Rojava, le Kurdistan syrien, qui contrôle un territoire proche de Boukamal, rapporte que l’opération a causé la mort d’en tout cas 12 combattants affidés à l’Iran, et du double de blessés, dans leur grande majorité des vacataires des organisations chiites irakiennes.

 

Emmal ajoute que les camions anéantis transportaient des centaines de GPS destinés au projet irano-hezbollani de doter des roquettes al Fateh en possession du Hezb [par dizaines de milliers. Ndlr.] de GPS afin de les transformer en missiles. Cette cargaison comportait aussi des équipements sophistiqués et coûteux, et des systèmes de vision nocturne. Tout le chargement ainsi que les véhicules qui le transportaient ont été carbonisés.

 

Perwer Emmal nous indique également que le 5 courant, les Iraniens et les miliciens à leur service ont fait traverser la frontière irako-syrienne à 30 camions-citernes et à 7 véhicules armés d’accompagnement. Une partie d’entre eux est passée par Boukamal, l’autre par une piste en sable située plus au Sud. Ces chargements de pétrole étaient destinés au Hezbollah au Liban, alors que les excédents seront vendus au marché noir.

 

Entre le 1er et le 5 septembre, 40 autres camions-citernes et 10 véhicules d’accompagnement avaient déjà passé la frontière se dirigeant vers la même destination, en employant la route qui passe par Deir ez-Zor avant de traverser le désert syrien.

 

La guerre par intermittence que se livrent Jérusalem et Téhéran a débuté depuis longtemps.

 

 
Al Sissi-Bennett de quoi ont-ils réellement parlé.. (info # 011409/21) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mardi, 14 septembre 2021

 

Radio Ména                      Kan en français I צרפתית I

 

Stéphane Juffa, analyste stratégique et rédacteur en chef de la Metula News Agency explique, au micro de Yaël Bornstein pour Kan en français, la radio du service public israélien, ce que le Président égyptien al Sissi et le Premier ministre israélien Bennett se sont réellement dit lors de leur rencontre d’hier (lundi) à Sharm el Cheikh.

 

Ils ont discuté en tête-à-tête quatre heures durant. C’est assurément qu’ils avaient des choses importantes à échanger.

 

C’est très différent de ce que tous les autres media ont relaté et pas politiquement correct du tout.

 

Les deux journalistes ont évoqué les raisons de cette réunion dans le Sinaï, son contenu, son lien avec l’Arabie Saoudite, le Hamas et la bombe atomique iranienne.

 

Ecoutez l’interview de 26 minutes :

 

Le lien sur Facebook :

https://fb.watch/80qo8KFmsQ/

 

Le lien non-Facebook sur le site Web de Kan en français :

https://www.kan.org.il/radio/program.aspx/?progid=1159

Choisissez l’onglet Kan en français – 13.09.21

L’interview débute juste après la lecture des titres

 

stephyael.jpg

Les journalistes

 

 
Ripostes contre le Hamas, Tsahal hausse le ton (011309/21) Version imprimable
Analyse
lundi, 13 septembre 2021

 

Par Stéphane Juffa


Lundi, 14:16 à Métula, 13:16 à Courmayeur, dans le val d’Aoste, où l’on parle aussi [une sorte de] français

 

Hier soir, dimanche, à 20h45 heure locale, la milice terroriste islamique du Hamas avait procédé à une agression spontanée – non précédée d’aucune action offensive de Tsahal – en tirant une roquette sur la ville israélienne de Sdérot. Il s’est agi d’un acte de terrorisme caractérisé – d’individus armés s’attaquant systémiquement à des civils. Le projectile a été abattu par le Dôme de Fer.

 

En riposte à cette attaque, le Khe’l Avir, l’Armée de l’Air israélienne, a frappé et oblitéré vers 3h du matin des complexes militaires du Hamas. Ces sites étaient utilisés pour l'entraînement des miliciens terroristes et comprenaient une usine d’armement, un dépôt d'armes, ainsi qu'un puits d’accès menant à un tunnel terroriste souterrain [carte et situation].

 

five_hamas_positions_cancelled.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

Source : Tsahal

 

Le Lieutenant-Colonel Amnon Shefler, porte-parole de Tsahal, a fait la déclaration suivante : "Alors qu'Israël s’efforce de promouvoir la stabilité, les organisations terroristes dans la bande de Gaza continuent de régner par la violence, n'ayant aucun respect pour la vie humaine de part et d'autre de la frontière".

 

Pendant le déroulement de ces raids, les milices terroristes ont lancé une seconde roquette en direction du territoire du Conseil Régional d’Eshkol, dans le sud du pourtour de Gaza.

 

Le projectile a également été descendu en vol, ce qui établit un bilan de 100% de réussite du Dôme de Fer en réponse aux quatre agressions spontanées du Hamas, ces trois derniers jours. Deux visant le Conseil Régional d’Eshkol, et deux la ville de Sdérot, dans le nord du pourtour de la bande côtière.

 

Sdérot compte environ 22 000 habitants. Elle a essuyé près de 10 000 roquettes et obus de mortier depuis l’an 2 000. Sdérot a perdu onze de ses habitants pendant cette période, dont quatre mineurs, trois entre deux et quatre ans. Elle est jumelée avec Antony [64 000 hab.], dans la banlieue sud de Paris.

 

Suite à la seconde attaque à la roquette de la nuit de dimanche à lundi, des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir ont effectué une nouvelle série d’attaques, anéantissant une position militaire du Hamas à Khan Yunes. En outre, une mitrailleuse lourde utilisée par les miliciens pour tirer sur nos avions a été mise hors d’état de nuire.

 

five_hamas_gaza.jpg

La nuit dernière à Gaza

Des "mini-attaques", vraiment ?

 

La tactique du Hamas nous paraît étrange à la Ména. Ces tirs sporadiques en petit nombre cherchent à avoir un effet symbolique et partant psychologique sur les populations palestiniennes de Gaza et de Cisjordanie. La milice islamique leur indiquant que la lutte contre Israël se poursuit, même si elle est de faible intensité. Le Hamas se bat, pendant que les organisations concurrentes – en particulier le Fatah de Mahmoud Abbas – coopère avec Jérusalem.

 

Reste que, face à la détermination du nouveau gouvernement en Israël, la milice terroriste ne peut guère aller au-delà des actes symboliques. Car Israël, si elle ne déclenchera pas une guerre pour une ou deux roquettes interceptées par jour, n’hésiterait pas à le faire si la milice se lâchait à faire pleuvoir une pluie de dizaines de projectiles sur les agglomérations du sud-ouest d’Israël.

 

Lors, les ténors de la coalition que sont le Premier ministre Bennett et le Grand Argentier Yvette Lieberman ne cherchent qu’un prétexte afin de régler leur compte définitivement aux terroristes de l’enclave palestinienne. Par le passé, ils avaient fréquemment et vivement critiqué la retenue de l’ex-Premier ministre Netanyahu à l’égard du Hamas.

 

Quant au ministre de la Défense Benny Gantz et au chef d’état-major Aviv Kokhavi, ils partagent ce point de vue mais dans son acception exclusivement stratégique. C’est par ailleurs aussi la position des analystes de la Ména depuis trente ans.

 

C’est-à-dire qu’Israël, puissance militaire et économique au niveau planétaire, ne peut pas rester à la merci des tirs de roquettes de quelques milliers de miliciens aveuglés par des croyances religieuses extrémistes, utilisant des armes datant des années quarante, si ce n’est plus tôt que cela.

 

Pour les partisans de cette ligne de conduite, il est possible d’anéantir militairement le Hamas et le Djihad Islamique, puis de les remplacer à Gaza en installant une gouvernance modérée, avec le soutien d’Israël et de l’Arabie Saoudite.

 

Cette option était écartée par Binyamin Netanyahu, qui pensait que tant que le Hamas se trouvait à la tête de l’enclave côtière, les négociations en vue de la formation d’un Etat palestinien resteraient bloquées. A ses yeux, les souffrances infligées aux habitants du pourtour de Gaza et les affrontements sporadiques avec les terroristes ne justifiaient pas l’abandon de cette posture stratégique.

 

Pour le courant favorable à l’éradication du Hamas, le changement de régime à Gaza n’implique pas obligatoirement une adhésion internationale à la thèse des deux Etats.

 

Le risque est préférable au statu quo, qui est quant à lui intenable et jusqu’à l’aberration. Particulièrement au vu d’une probable confrontation avec l’Iran et possiblement avec le Hezbollah au Liban. A nos yeux, il est impératif, au-delà de toute discussion sensée, de nous débarrasser du risque d’avoir à guerroyer simultanément sur trois fronts : Iran, Hezbollah et Hamas.

 

Sinwar et Def, les principaux dirigeants de la milice islamique, sont naturellement au courant de l’existence ainsi que de la pression montante exercée par cette équation. Et ils ne sont pas suicidaires, aussi, ils s’abstiennent pour le moment de pousser les provocations au-delà de leur dimension symbolique.

 

Mais le prix payé par le Hamas pour susciter cet effet psychologique est exorbitant : contrairement à ce que d’aucuns s’imaginent, les frappes du Khe’l Avir de ces trois derniers jours, et celles en riposte aux tirs de ballons incendiaires ne sont pas des "mini-attaques" comme on l’entend parfois.

 

Les usines de roquettes, dépôts d’armes et de munitions et boyaux souterrains qui sont chaque fois anéantis par Tsahal revêtent une importance de premier plan dans le dispositif défensif des milices. Ils sont choisis avec une grande attention par les stratèges de l’Armée israélienne, qui jouissent d’un système de Renseignement ultra-efficace.

 

Le solde de l’équation est assez simple : Jérusalem entend, jusqu’à la mi-octobre, période à laquelle la fabrication de la bombe iranienne atteindrait son point de non-retour, se concentrer sur la préparation d’une opération militaire visant à détruire les infrastructures nucléaires et celle des missiles balistiques dans la Théocratie persane.

 

Le Hamas, allié de Téhéran, tente, à son niveau, de compliquer les préparatifs tactiques, politiques et diplomatiques du projet des Israéliens.

 

Jusqu’alors, s’il est possible pour le Hamas, même au prix de destructions irremplaçables dans son propre système de défense, de continuer à occuper les Israéliens à raison d’une ou deux roquettes par jour, de lancers de ballons incendiaires, d’organiser des émeutes à la frontière de la bande, le tout pour inciter à une troisième Intifada chez les Arabes israéliens et en Cisjordanie, il le fera.

 

Son problème - et c’est une révélation aussi traumatisante pour les Palestiniens que les émeutes entre Israéliens musulmans et juifs le furent pour l’Establishment hébreu de la Défense en mai -, les Israéliens musulmans ne soutiennent pas l’Autorité Palestinienne et encore moins les organisations djihadistes. Ils l’ont démontré de façon limpide ces derniers jours en refusant globalement de cacher, de nourrir ou de transporter les six fugitifs de la prison de Gilboa. Ils ont, au contraire et sans états d’âme, aidé les autorités de leur pays à les rattraper.


pour lire la suite...
 
Pour la 3ème nuit consécutive, les milices terroristes tirent une roquette sur Israël (021209/21) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 12 septembre 2021

 

Dimanche, 21:55  à Métula, 20:55 à Plaisians [202 hab.] dans la Drôme provençale

 

Pour la troisième fois en trois jours, les milices islamiques terroristes de Gaza ont tiré une roquette à 20:45 locales en direction de Sdérot.

 

Peu auparavant, les sirènes avaient retenti dans le pourtour de l’enclave palestinienne.

 

L’Armée israélienne a indiqué que le projectile a été à nouveau – à l’instar des deux précédents - intercepté par le Dôme de Fer.

 

L’interception de roquettes, d’obus de mortier ou d’obus d’artillerie tirés sur Sdérot représente un défi technologique ultime, du fait que la frontière de Gaza ne se trouve qu’à 1.3km des limites municipales. Dans un laps de temps pouvant être inférieur à huit secondes, le système du Dôme de Fer doit identifier le tir du projectile, calculer sa trajectoire, lancer un missile intercepteur sur une trajectoire de collision avec une précision de quelques centimètres et percuter la roquette en explosant.

 

La roquette tirée hier, samedi, par les terroristes l’avait été à partir d’un point plus éloigné de Sdérot et était demeurée en vol durant dix-neuf secondes.

 

Israël est actuellement le seul pays à maîtriser cette technologie d’interception.

 

Plus tôt dans la journée, le chef d'état-major de Tsahal, le Général Aviv Kockhavi, avait déclaré à l’occasion d’une remise de diplômes de fin de formation à des marins : "L'Armée israélienne défend la frontière de la bande de Gaza et nous n'accepterons aucune violation de notre souveraineté d'aucune sorte. Nous réagissons vigoureusement à toute violation et continuerons à le faire. Si la situation s'aggrave, le Hamas et la bande de Gaza paieront un lourd tribut".

 

A l’instar des deux nuits écoulées, les observateurs s’attendent à une réplique de Tsahal dans les prochaines heures. Ladite riposte sera sans doute un peu plus marquée que les précédentes par souci de dissuasion progressive.

 

L’Armée israélienne est déployée le long de la frontière avec la bande côtière et se tient prête à reprendre l’opération Gardien des Remparts interrompue en mai si cela s’avérait nécessaire.

 

Nous rappelons que l’attaque de ce soir contre Sdérot procède d’une agression spontanée – non précédée d’aucune action offensive de Tsahal -, et qu’il s’agit d’un acte de terrorisme caractérisé – d’individus armés s’attaquant systémiquement à des civils.

 

Nous rappelons également que la milice islamique du Hamas est officiellement classée "terroriste" par le Canada, les Etats-Unis, l'Union Européenne, la Ligue Arabe, l'Australie, le Royaume-Uni, le Japon et Israël.

 

Cette qualification constitue un élément qui échappe souvent à l’attention de bon nombre de nos confrères, particulièrement les Français, et qui revêt pourtant une importance prépondérante dans la compréhension de ce genre d’événements.

 

A l’heure où la roquette qui se dirigeait vers Sdérot était abattue, se déroulait un incident dans notre village de Métula [2 500 hab.] assis sur la frontière avec le Liban. La rédaction de notre agence se situant à 380 mètres de la ville de Kfar Kileh [20 000 hab.] soumise au contrôle du Hezbollah et de l’Iran.

 

Les habitants étaient priés d’éviter de s’approcher de la partie nord-est de notre agglomération, pendant que des patrouilles de Tsahal et de volontaires armés de Métula sécurisaient les lieux.

 

Après vérification, il apparaît qu’un individu armé en provenance du Liban-Sud avait grimpé sur la barrière de sécurité séparant les deux pays.

 

Ayant actionné les dispositifs d’alerte automatiques, et voyant des militaires israéliens s’approcher rapidement du lieu où il se trouvait, l’intrus a refranchi la barrière en sens inverse et est rentré chez lui en s’éloignant en courant de la barrière.

 

La situation dans notre village est redevenue absolument normale.

 

 

 
Tsahal réplique par des oblitérations de sites stratégiques du Hamas à Gaza (011209/21) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 12 septembre 2021

 

Dimanche, 14:30  à Métula, 13:30 à La Rochette-du-Buis, un village de 66 hab. situé dans la Drôme

 

En riposte à l’agression terroriste spontanée à la roquette visant la ville de Sdérot, hier (samedi) à 21h20 heure locale, le Khe’l Avir, l’Aviation Israélienne a frappé plusieurs objectifs de la milice terroriste islamique du Hamas aux petites heures de ce dimanche.

 

La roquette avait été interceptée par le Dôme de Fer, et l’incident a fait l’objet d’une dépêche détaillée dans ces colonnes.

 

Nous ajoutons aujourd’hui cette vidéo exceptionnelle du tir de la roquette sur Sdérot. Elle présente en effet la séquence complète de l’agression. On y distingue très clairement, (à droite de l’écran) le lancement de la roquette à Gaza, suivie peu après de celui du missile intercepteur du Dôme de Fer à partir du territoire israélien (à gauche), et en troisième, l’éclat de lumière émanant de la destruction réussie du projectile ennemi :

https://twitter.com/i/status/1436756187832360962

 

Comme nous le pressentions dans ladite dépêches, des avions de combat et des hélicoptères d'attaque de Tsahal ont frappé et oblitéré en guise de représailles plusieurs objectifs dans le Califat de Gaza.

 

A savoir, un complexe militaire du Hamas abritant un certain nombre d'ateliers souterrains de production de roquettes à Maghazi [cartes], un camp militaire du Hamas avec un site de stockage d'armes à Rafah, près de la frontière égyptienne [cartes], ainsi qu’un tunnel terroriste et un centre d'entraînement militaire du Hamas à proximité de Khan Younes [carte].

 

raids_gaza_map_dim_12_sept_21.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

 

A Maghazi, selon des témoignages de Palestiniens recueillis au téléphone par Sami el Soudi, les appareils frappés de l’étoile de David ont effectué pas moins de six passages de bombardement afin de s’assurer que les installations situées sur le site étaient totalement anéanties [carte]

 

maghazi.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

Source : Tsahal

 

Tsahal a diffusé la vidéo suivante montrant d’abord en plein écran la frappe de l’un des ateliers souterrains de production de roquettes à Maghazi. Puis l’écran se scinde en deux parties : on voit sur la droite l’attaque d’un centre d’entraînement de la milice terroriste à Khan Younes, et à gauche, celle du site de stockage d'armes à Rafah :

https://youtu.be/UyzB9tHhal8

 

rafah.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

Source : Tsahal

 

La situation reste tendue ce dimanche à Gaza. On attend avec intérêt de voir si les milices djihadistes palestiniennes renouvèleront leurs tirs de roquettes dans la soirée, voire si elles augmenteront le nombre de leurs salves.

 

Si c’était le cas, les répliques de l’Armée israélienne prendraient à leur tour de plus en plus d’ampleur.

 

On remarque que, pour le moment, les provocations des terroristes restent limitées et ne justifient pas le déclenchement d’une campagne militaire terrestre contre le Califat islamique. Cela indique que ce sont les Israéliens qui disposent de l’initiative. Ce, grâce au discours clair de leurs dirigeants politiques et militaires adressé au Hamas, à leur représailles largement plus appuyées que sous les gouvernements précédents, ainsi qu’à la cohérence dont ils font montre en contrôlant efficacement les marchandises autorisées à être livrées dans l’enclave côtière, ainsi que les modalités de l’attribution des sommes d’aide versée par le Qatar.

 

Grâce à ces mesures, l’ennemi n’est visiblement pas en mesure de soutenir une confrontation de grande envergure avec Israël, car Tsahal ne l’a pas laissé repourvoir ses stocks de roquettes ni restaurer ses tunnels stratégiques servant à les lancer.

 

Ceci dit, les experts de la région demeurent persuadés que le Hamas va provoquer une confrontation-suicide dans les jours ou les semaines prochains, même si elle doit se solder par un nouvel affaiblissement significatif de ses capacités de nuisances militaires.

 

 
Nouveau tir d’une roquette sur Israël (021109/21) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 11 septembre 2021

 

Samedi, 22:20  à Métula, 21:20 à Barret-de-Lioure dans la Drôme

 

A 21:20 locales les milices terroristes islamiques de Gaza ont tiré une roquette en direction d’Israël.

 

Les sirènes d’alerte on retenti dans le territoire du Conseil Régional de Shaar Hanegev [héb.: le portail du Négev] et dans le périmètre de la ville de Sdérot.

 

Sdérot, dont les habitants ont pu observer de visu l’interception du projectile par un missile du Dôme de Fer au-dessus de leur agglomération.

 

Il s’agit de la seconde agression terroriste spontanée – non précédée d’une action offensive de la part de l’Armée israélienne - en deux jours.

 

Terroriste par essence, car elle répond aux critères énoncés par la Ména en 2002, d’individus armés s’attaquant systémiquement à des civils.

 

La milice du Hamas est officiellement classée "terroriste" par le Canada, les Etats-Unis, l'Union Européenne, la Ligue Arabe, l'Australie, le Royaume-Uni, le Japon et Israël.

 

Cette classification constitue un élément qui échappe souvent à l’attention de bon nombre de nos confrères, particulièrement les Français, et qui revêt pourtant une importance prépondérante dans la compréhension de ce genre d’événements.

 

La réaction du Hamas survient suite à la critique acerbe de milliers de Palestiniens aujourd’hui sur le Net, accusant les organisations terroristes de Gaza de n’avoir rien tenté afin de protéger la fuite des six évadés de la prison de Gilboa.

 

L’autre raison de cette provocation provient du refus de l’Autorité Palestinienne de transférer les fonds qu’elle a reçus du Qatar, avec l’approbation d’Israël, vers des banques de la bande de Gaza.

 

Le prétexte invoqué par Ramallah [la ville où se situe le siège de l’Autorité Palestinienne] est que ces banques pourraient se voir sanctionnées par la communauté internationale pour avoir transféré des devises à des organisations terroristes.

 

Hier, suite au tir de la roquette sur le Conseil Régional d’Eshkol, Tsahal avait fermement riposté en oblitérant trois infrastructures militaires du Hamas. A Métula, on imagine que la réplique face à l’agression de ce soir sera plus dissuasive encore, et nous l’attendons dans le courant de la nuit.

 

Bien que l’on soit en présence de roquettes isolées, ce sont des provocations de la part des milices terroristes. Des provocations qui indiquent, selon tous les analystes stratégiques de la région,  qu’elles s’orientent vers la reprise d’une confrontation à grande échelle avec Israël.

 

A la Ména, en dépit du fait que le Hamas n’est pas en position militaire de résister à la reprise de l’opération Gardien des Remparts par Tsahal, notamment parce qu’il n’a pas été en mesure de reconstituer ses réseaux souterrains et ses stocks de roquettes, on pense qu’une confrontation est inévitable.

 

Elle pourrait plus stratégiquement être destinée à détourner l’attention de la communauté internationale du problème de la bombe atomique iranienne, à quelques semaines du franchissement du point de non-retour par la Théocratie chiite. Ce, alors que Tsahal se prépare manifestement à l’éventualité d’une intervention militaire.

 

Le déclenchement des hostilités avec la milice contrôlant le califat de Gaza pourrait se produire dès le Yom Kippour, la date la plus sacrée du calendrier juif, qui surviendra cette semaine.

 

 
Deux fugitifs supplémentaires arrêtés ce matin en Galilée. Frappes à Gaza (011109/21) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 11 septembre 2021

 

Sami el Soudi, Stéphane Juffa, Ilan et Jean Tsadik ont participé à cette dépêche


Samedi, 15:00  à Métula, 14:00 à Séguret dans le Vaucluse

 

Très tôt ce samedi matin, les forces de sécurité israéliennes ont capturé deux autres des six fugitifs de la prison de haute sécurité de Gilboa. Cette double arrestation intervient quelques heures seulement après celle de leurs camarades d’évasion Mahmoud Aradeh et Yakub Kadari, hier à Nazareth.

 

Les deux terroristes arrêtés ce matin sont l'ancien chef de la Brigade des Martyrs d'Al-Aqsa, Zakaria Zubeidi, ainsi que Mohammed Aradeh, le cousin de Mahmoud Aradeh appréhendé à Nazareth. Les deux cousins sont membres du Djihad Islamique Palestinien.

 

zubeidi.jpg

Zubeidi (au premier plan) et Aradeh, juste après leur arrestation

 

La Brigade des Martyrs d'Al-Aqsa est quant à elle affiliée à l’OLP ; elle avait été créée par Yasser Arafat. Les deux formations font partie des listes officielles des organisations terroristes du Canada, des Etats-Unis, de l'Union Européenne, de la Ligue Arabe, de l'Australie, du Royaume-Uni, du Japon et d'Israël.

 

L’inscription sur ces listes constitue un élément qui échappe souvent à l’attention de bon nombre de nos confrères, particulièrement les Français, et qui revêt pourtant une importance prépondérante dans la compréhension de ce genre d’événements.

 

Zakaria Zubeidi est le seul parmi les six évadés qui n’appartienne pas au Djihad Islamique. Il s’était mis en évidence par le fait qu’il avait participé à la création de plusieurs troupes théâtrales mixtes mêlant des Israéliens et des Palestiniens à Djénine. Il a eu également une relation sentimentale très médiatisée avec une jeune Israélienne juive membre du Likoud.

 

Ce qui ne l’a nullement empêché (ou encouragé ?) à organiser et à participer à l’attaque visant, en 2002, la branche du Likoud de la ville de Beit She'an, au cours de laquelle six personnes, toutes civiles naturellement, avaient été tuées.

 

Il a été arrêté en 2019, accusé d'avoir commis de surcroît deux fusillades dans l’agglomération de Beit El en 2018 et 2019, ainsi qu'un certain nombre d'attentats terroristes durant la deuxième Intifada. Son procès était en cours au moment de son évasion. C’était le plus célèbre des terroristes ayant participé à la fugue.

 

Zubeidi et Mohammed Aradeh ont été débusqués et arrêtés à proximité du village arabe israélien de Galilée d’Umm al Ghanam [ara.: la mère des moutons][carte].

 

ghanem_map.jpgp

La carte de mise en situation et de localisation d’Umm al Ghanam

Service cartographique © Metula News Agency

 

Les forces de sécurité ont fouillé cette localité et ses environs dès minuit. Ce qui nous incite à penser que des aveux concédés par les interpellés de Nazareth lors de leur interrogatoire ont sans doute mis les poursuivants sur la voie.

 

Il semble aussi que des villageois d’Umm al Ghanam ont averti la police après que les fuyards leur ont réclamé de la nourriture.

 

Après l’aube, quittant brièvement le pourtour de Gaza où ils suivent également les développements de l’actualité, nos camarades Sami el Soudi et Ilan Tsadik ont passé deux heures à Umm al Ghanam. Lors de leurs échanges avec la population, il ont pu se rendre compte de l’hostilité exprimée par les habitants à l’encontre des fugitifs.

 

Un groupe de quinquagénaires a fait remarquer à nos amis que l’endroit de l’arrestation se situe au centre d’un périmètre formé par les agglomérations arabes-israéliennes d’Umm al Ghanam, de Shibli et de Dabburyia [Shibli et Umm al Ghanam ont ensemble une population de 6 000 hab.]. La plus éloignée se trouvant à moins d’un kilomètre et demi du lieu de l’arrestation. Et il n’y a aucune conurbation juive alentours, la plus proche étant Kfar Tavor, plus à l’Est.

 

Or les deux hommes n’ont reçu l’aide d’aucun habitant ; nous ajoutons que lorsqu’ils ont été appréhendés, ils étaient effectivement exténués, affamés et couverts de poussière et de sable.

 

Les interlocuteurs de Tsadik et el Soudi à Umm al Ghanam ont mis en avant que dans leur communauté, de même qu’à Nazareth, les habitants se sont comportés en honorables citoyens israéliens et ont aidés les forces de sécurité dans leur traque.

 

L’un d’entre eux a demandé que ce fait soit souligné dans notre couverture de l’évènement, et qu’il y soit mentionné, quelques semaines après les troubles ayant opposé des Juifs et des musulmans dans tout le pays, que l’écrasante majorité des citoyens musulmans d’Israël sont totalement fidèles à leur pays.

 

Ce que nous acceptons de faire, vu que, au regard des faits en notre connaissance, cette remarque est validée par la réalité.

 

Il apparaît par ailleurs que l’évasion avait été correctement planifiée dans sa phase initiale, à savoir le creusement du tunnel, l’itinéraire de la sortie du pénitencier, le soutien de complices qui les attendaient à proximité et leur ont fourni des habits civils de même que des rasoirs.

 

Mais à partir de ce moment, et après que les six hommes se soient scindés en trois groupes de deux, les choses ont été laissées au hasard. Sans doute les fuyards comptaient-ils sur l’aide de la population arabe-israélienne qui ne leur a pas été prodiguée.

 

Nous ne comprenons pas non plus pourquoi ils ne se sont pas dirigés vers la frontière de l’Autorité Palestinienne, distante de 4.5km au sud de la prison dans laquelle ils étaient incarcérés, préférant se diriger vers le Nord, en plein cœur du territoire israélien.

 

Durant la latence entre leur évasion qui n’a pas été immédiatement remarquée et le début de la poursuite, ils auraient eu objectivement le temps nécessaire pour franchir cette frontière (appelée ligne verte) relativement perméable et trouver toute l’assistance dont ils avaient besoin.

 

Le Shin-Bet – les force de sécurité générale – est convaincu qu’un seul des échappés a pris cette direction et qu’il se trouve actuellement dans le territoire administré par l’Autorité Palestinienne. Ce qui n’empêchera pas les forces israéliennes de l’y débusquer, car elles disposent d’un droit de poursuite précisément prévu pour les cas semblables.

 

Au sein des forces de sécurité, on est persuadé que le sixième fugitif se trouve lui aussi en Galilée dans la région élargie de Nazareth. Concernant les deux hommes toujours en liberté, nous ne doutons pas qu’ils seront également appréhendés dans les heures ou les jours prochains. Les poursuivants étant sur leurs traces et disposant d’un très large réseau d’informateurs.

 

Au moment de leur arrestation, Zubeidi et Mohammed Aradeh se planquaient sur un terrain vague enceint entre une oliveraie et un dépôt de camions. Ils n’étaient pas armés. Alors qu’Aradeh s’est immédiatement rendu, Zakaria Zubeidi a vaguement fait mine de résister avant d’être immobilisé.

 

Connaissant le loustic, qui a passé ces vingt dernières années à se forger une image indue (il est plutôt poltron) à la Tché Guevara, son opposition n’a été que symbolique et n’a pas duré plus de cinq secondes. Sa finalité étant qu’il ne soit pas rapporté dans la presse qu’il a levé les bras "sans combattre".

 

Tandis que les deux terroristes subissent depuis un interrogatoire en règle dans les locaux du Shin-Bet, la traque des deux derniers fuyards se poursuit en pleine intensité. Des volontaires sont même venus prêter main forte aux unités de l’Armée et de la Police sur le terrain.

 

 

Agression terroriste spontanée à la roquette depuis Gaza en direction d’une communauté civile israélienne, interception d’un projectile grâce au Dôme de Fer, et lourde riposte du Khe’l Avir visant des positions du Hamas dans la bande côtière

 

Agression spontanée : car elle n’a été précédée d’aucune action offensive de la part de l’Armée israélienne.

 

Terroriste : parce qu’elle répond aux critères définissant une action terroriste, à savoir des hommes armés s’attaquant systémiquement à des civils. Et aussi, pour la raison qu’elle a été conduite par des individus agissant pour le compte d’organisations classées terroristes par les plus influentes instances démocratiques de la planète.

 

Quelques minutes après la première arrestation de Mahmoud Aradeh et de Kadari à Nazareth, soit à 22h55 locales, des terroristes ont tiré une roquette à partir de Gaza en direction du Conseil Régional d’Eshkol, à l’extrême sud du pourtour de Gaza.

 

Le projectile a été détruit en vol par le Dôme de Fer.

 

En réponse à cette agression spontanée, "des avions de combat et des hélicoptères d'attaque de Tsahal ont frappé une position à partir de laquelle l'organisation terroriste du Hamas tirait à la mitrailleuse. En outre, un site de stockage [d’armes et de munitions. Ndlr.] du Hamas situé à proximité d'écoles et de mosquées, ainsi que l’un de ses complexes militaires abritant une usine de production de béton utilisé pour la construction de tunnels terroristes, situé lui aussi à côté d'infrastructures civiles, ont également été détruits".

 

balakh_map.jpg

La carte de mise en situation et de localisation du site de stockage à Deir al Balakh

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Tsahal

 

Cette riposte constitue une réponse énergique faite au tir de la roquette en direction du Conseil Régional d’Eshkol.

 

Le gouvernement et l’état-major de Tsahal entendent ainsi détruire des installations militaires significatives dans le dispositif du Hamas, mais, principalement, envoyer un signal explicite à la milice djihadiste qui contrôle le califat islamique qu’elle a instauré à Gaza, selon lequel les Israéliens ne craignent pas une nouvelle confrontation majeure avec le Hamas.

 

Par le passé, sous les gouvernements Netanyahu, il n’y avait jamais eu de réactions aussi catégoriques suite au tir d’une seule roquette.

 

Il semble que le Hamas ait saisi le message et ne poursuit pas l’épreuve de force en lançant des dizaines de roquettes sur Israël. A la place, l’organisation terroriste à envoyé ce samedi des émeutiers au contact des soldats le long de la barrière de sécurité.

 

On observe à Métula que depuis l’intronisation du nouveau gouvernement à Jérusalem, Israël s’est clairement réappropriée l’initiative dans sa confrontation avec les milices terroristes palestiniennes de Gaza.

 

Dans le même temps, en Cisjordanie, quelques centaines de jeunes Palestiniens ont provoqué les forces israéliennes à plusieurs endroits. Les soldats ont essuyé quelques tirs d’armes à feu au poste de contrôle de Jalamah près de Jénine, pas très loin du pénitencier de Gilboa. Les émeutiers palestiniens ont également lancé des explosifs improvisés et des pierres sur les forces de sécurité, sans provoquer ni dégâts ni blessures chez nos policiers et soldats.

 

 
Deux des six terroristes fugitifs appréhendés à Nazareth (011009/21) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 10 septembre 2021

 

Vendredi, 23:30  à Métula, 22:30 à Reihanette dans la Drôme

 

Il y a une heure et demi environ, deux des six fugitifs qui s’étaient échappés de la prison de haute sécurité de Gilboa on été appréhendés à Nazareth.

 

Les deux prisonniers - condamnés à la détention à perpétuité pour des assassinats terroristes - sont Mahmoud Aradeh et Yakub Kadari. Ils faisaient partie du Djihad Islamique Palestinien.

 

aradeh.jpg

Aradeh, quelques minutes après son arrestation

 

Regarder une vidéo de l’arrestation de Yakub Kadari :

https://twitter.com/i/status/1436404261697490944

 

Mahmoud Aradeh n’est pas le plus célèbre parmi les évadés. Mais c’était celui d’entre les fuyards qui assumait le plus haut poste de responsabilité dans l’une des organisations terroristes auxquelles ils étaient affiliés. Probablement celui qui a commandé la fuite qui s’est déroulée lundi dernier un peu avant l’aube.

 

Depuis lors, de très importants effectifs de policiers, de soldats, de forces spéciales et des Renseignements sont mobilisés pour intercepter les terroristes en fuite. Des centaines de barrages routiers ont été dressés et des battues se déroulent aux quatre coins du pays.

 

Mahmoud Aradeh et Yakub Kadari ont semble-t-il été appréhendés par un détachement de la Police urbaine de Nazareth, ville israélienne de Galilée à majorité musulmane et à minorité chrétienne.

 

Les deux fugitifs avaient été repérés par des habitants alors qu’ils fouillaient les poubelles à la recherche de nourriture. Ils ont interpelé une femme sur le seuil de sa maison lui demandant de leur donner quelque chose à manger.

 

C’est le mari de cette personne ainsi que d’autres habitants qui ont appelé la police et lui ont signalé la présence des deux errants.

 

Les deux hommes n’étaient pas armés au moment de leur arrestation et n’ont opposé aucune résistance.

 

Il est significatif qu’ils n’ont bénéficié d’aucun appui à Nazareth, au contraire même, puisqu’ils ont été dénoncés par des membres de la population arabe locale.

 

En revanche, la Ména a remarqué qu’ils portaient des vêtement civils – et non leurs uniformes de prisonniers – et qu’ils étaient rasés. Ce qui implique qu’ils ont bénéficié de soutiens entre la prison et le lieu de leur arrestation, distants d’une petite vingtaine de kilomètres.

 

Les recherche en vue de récupérer les autres évadés se poursuivent de plus belle tandis que Mahmoud Aradeh et Yakub Kadari subissent un interrogatoire.

 

Nous pensons qu’ils ne savent pas grand-chose du sort de leur compagnons de fuite, car les six hommes se sont séparés afin d’augmenter leurs chances de réussite, naturellement sans partager d’informations quant à leurs itinéraires.

 

Dans les rangs des services du contre-espionnage et de la sécurité générale, le Shin-Bet ou Shabak, on est persuadé que les fugitifs ne sont pas parvenus à franchir la frontière d’un Etat étranger. On pense en revanche qu’il existe des chances pour que deux d’entre eux aient pu rejoindre le territoire de l’Autorité Palestinienne.

 

Le ministre de la Défense Benny Gantz a affirmé durant la journée que les fuyards seraient repris, que ce n’est qu’une question de temps. Nous partageons cette analyse, car il est évident que les forces de sécurité ont retrouvé la trace des évadés, qu’ils se rapprochent d’eux rapidement et que la nasse établie par leurs poursuivants est en train de se refermer sur eux.

 

On apprend au moment de terminer cette breaking que les sirènes d’alerte viennent de retentir [22h55] dans le périmètre du Conseil Régional d’Eshkol, dans le pourtour de la bande de Gaza. Tsahal confirme le tir d’une roquette par des terroristes de Gaza, probablement courroucés en apprenant la nouvelle de l’arrestation de Mahmoud Aradeh et Yakub Kadari. La roquette en question a été détruite en vol par le Dôme de Fer. La situation pourrait rapidement dégénérer en conflit d’envergure selon les estimations des experts de l’Armée israélienne. D’importants renforts sont à pied d’œuvre à proximité de l’enclave côtière prêts à répondre à toute éventualité.

 

 
Cette nuit : raids du Khe’l Avir à Gaza en riposte à des ballons incendiaires (010709/21) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 07 septembre 2021

 

Mardi matin à Métula et à Lamotte-du-Rhône

 

Tôt ce mardi matin de Rosh Hashana, le nouvel an israélite, le Khe’l Avir a attaqué et détruit des objectifs appartenant au Hamas dans la bande de Gaza.

 

Il s’agit entre autres d’un site de lancement de roquettes et d’un complexe militaire à Khan Younis, dans lequel était installée une fabrique de ciment destinée à la construction de tunnels servant à des activités terroristes [carte].

 

younis_map.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

 

Ce raid nocturne constitue une riposte à l’envoi de ballons incendiaires par la milice islamique du Hamas, considérée comme terroriste par l’Union Européenne et la Ligue Arabe notamment.

 

La fabrique de ciment et le centre militaire qui l’abritait sont situés en plein cœur d’un quartier civil, à proximité immédiate d’immeubles d’habitation, de centres culturels et de mosquées.

 

Ceci participe d’un cas d’école de l’utilisation de populations civiles en guise de boucliers humains destinés à "protéger" des activités terroristes caractérisées.

 

L’Armée israélienne a toutefois fait en sorte qu’aucune personne ne soit blessée lors de son intervention de la nuit dernière.

 

youniscm.jpg

Le moment de l’explosion du centre militaire du Hamas à Khan Younis

 

Regarder la vidéo explicite de la destruction du complexe militaire à Khan Younis :

https://vid1.playbuzz.com/video/upload/vc_auto,q_80/v1630962951/pqkgh2rgy8kaftg70co7.mp4

 

Dimanche, le Hamas avait lancé une douzaine de ballons incendiaires sur Israël. Trois d’entre eux ont allumé des incendies sur le territoire du Conseil Régional des Portes du Néguev, brûlant vifs des milliers d’animaux sauvages et dévastant plusieurs hectares de flore du désert.

 

Ces activités terroristes interviennent, de l’aveu même des représentants du Hamas, afin de faire pression sur l’Etat hébreu pour qu’il accepte les conditions exigées par la milice terroriste quant au transfert de l’aide pécuniaire qatarie dans la bande côtière ainsi qu’à la levée du filtrage des matériaux de construction.

 

Le nouveau gouvernement siégeant à Jérusalem considère pour sa part le lancement de ballons incendiaires au même titre que les tirs de roquettes sur les agglomérations civiles dont il a la charge. Contrairement à la ligne suivie par les gouvernements Netanyahu qui l’ont précédé, pour le nouveau cabinet, les lancers de ballons incendiaires justifient des répliques militaires telle celle qui s’est déroulée ce matin.

 

Des miliciens islamiques masqués appartenant au Hamas ont distribué à la presse sympathisante des photos et des vidéos de leurs collègues tués lors d’affrontements avec Tsahal alors qu’ils étaient en train de lancer des ballons de mort.

 

Les deux principales raisons pour lesquelles la milice qui gouverne le Califat côtier sacrifie ses "combattants" à l’occasion de ces opérations terroristes tient à deux divergences qu’elle soutient face à Israël.

 

La première a trait à la décision du Qatar de distribuer cent dollars (€ 85) mensuellement à cent mille familles nécessiteuses de l’enclave palestinienne.

 

Cette distribution est censée débuter en ce mois de septembre, mais Jérusalem a fait retirer deux mille famille de la liste, expliquant qu’il s’agissait de familles de miliciens et que cela constituait une tentative de faire payer leur solde avec l’argent de l’aide qatarie.

 

Israël a proposé que ces deux mille familles soient remplacées par deux mille autres qui ne sont pas liées à des activités terroristes.

 

Le Hamas, suite à la médiation égyptienne, avait accepté le mois dernier qu’Israël et les Etats-Unis soient autorisés à examiner la liste des familles nécessiteuses afin de s’assurer qu’elle sont effectivement dans le besoin et qu’elle ne sont pas affiliées à l’une des milices de Gaza.

 

Cette disposition n’a pas empêché les représentants desdites milices de se plaindre auprès de l’émissaire qatari à Gaza, Mohammed el Amadi.

 

L’autre pomme de discorde participe du refus d’Israël de laisser entrer dans la bande de Gaza du fer à béton servant à la reconstruction du réseau souterrain de fabrication et de lancement de roquettes du Hamas.

 

Le secrétaire de la Fédération des Industries de Construction de la bande de Gaza, Mohammed al Assar, a expliqué les conséquences du différend à la radio al Aqsa du Hamas. Il a dit "que les matériaux de construction qui ont été transférés dans la bande de Gaza ces derniers jours sont inutiles tant qu'Israël interdit des expéditions suffisantes de fer à béton".

 

al Assar a ajouté que "les matériaux de construction qui sont jusqu'à présent entrés dans la Bande ne sont utilisés que dans des projets gérés par les Nations Unies et sont insuffisants pour reconstruire l'enclave".

 

Ce qu’a dit cet industriel gazaoui est parfaitement exact. Contrairement aux gouvernements israéliens précédents qui ne se souciaient pas du suivi des marchandises sensibles pénétrant dans l’enclave palestinienne, le nouveau cabinet se préoccupe du fait que les matériaux de construction arrivant à Gaza ne puissent pas servir à la reconstruction de l’infrastructure militaire permettant de lancer des milliers de projectiles sur les villes israéliennes, incluant Tel-Aviv et Jérusalem.

 

Inversement, Jérusalem a reçu les garanties nécessaires de l’ONU et de ses agences pour que les matériaux de construction qui sont soumis à sa supervision ne servent qu’à des projet civils. Israël reçoit à ce sujet des rapports sur l’utilisation qui a été faite de la marchandise qu’elle a livrée.

 

Tant que les protocoles de surveillance sont respectés par l’ONU, l’Etat hébreu est disposé à fournir à l’Organisation des Nations Unies toutes les quantités de ciment et de fer à béton dont elle a besoin pour la réalisation de ses projets.

 

Ce qui ne convient évidemment pas aux milices djihadistes qui doivent sans cesse combattre pour l’islamisation de la planète. Qui est leur raison d’être affirmée.

 

A ce sujet, Abdel Latif al Qanou, un porte-parole de la milice du Hamas, a déclaré dimanche que les Palestiniens [il voulait dire les milices islamiques terroristes gouvernant le Califat de Gaza. Ndlr.] n'accepteront pas la politique [suivie par Israël] préconisant un assouplissement supplémentaire et progressif des restrictions [au fur et à mesure que les milices respectent le cessez-le-feu auquel elles se sont engagées. Ndlr.] et qu’ils emploieront toutes les mesures à leur disposition pour lever le blocus" [il veut dire le filtrage sélectif des marchandises autorisées à entrer à Gaza. Ndlr.].

 

Deux jours auparavant, vendredi, le chef du Hamas Yékhya Sinwar avait placé la barre des menaces encore un peu plus haut, déclarant que sa milice "entrera dans une confrontation militaire si les mesures destinées à faire pression sur Israël [les lancers de ballons incendiaires. Ndlr.] échouent".

 

"Gaza est prête pour la prochaine campagne militaire", a claironné le téméraire Sinwar, "et c’est à Mohammed Def", - le Joseph Darnand du Hamas - le chef militaire de la milice palestinienne,  "qu’appartient le dernier mot".

 

Sans vouloir nous mêler des décision de Monsieur Def, nous lui indiquons toutefois que le Général Aviv Kokhavi, le commandant en chef de Tsahal, a fait parvenir des renforts à moins de deux kilomètres de l’endroit où il se dissimule, et qu’ils sont prêt à reprendre l’opération Gardien des Murailles à n’importe quel moment.

 

Que le Hamas n’a pas été en mesure de reconstituer sa capacité de nuisance oblitérée lors de ladite opération.

 

Que, même si la milice l’avait reconstituée, elle ne serait pas en mesure de résister à l’Armée israélienne.

 

Et finalement, qu’en prenant la mauvaise décision, cela pourrait cette fois-ci conduire à la disparition du Hamas, de la sienne propre, de celle de Sinwar et de quelques milliers d’autres miliciens, terroristes et lanceurs de ballons.

 

Ce, parce que le gouvernement hébreu actuel ne suit pas du tout la doctrine de M. Netanyahu qui consistait à préserver le Hamas. Le cabinet actuel est au contraire d’avis que l’élimination du Hamas serait bénéfique à l’Etat d’Israël, au Moyen-Orient et à la planète entière.

 

 
Mentez, mentez, M. Poutine, cela ne nous dérange aucunement.. (010509/21) Version imprimable
Analyse
dimanche, 05 septembre 2021

 

Par Ilan Tsadik


en concertation avec Michaël Béhé


Dimanche après-midi à Métula et à Eygalières

 

Les derniers raids - ceux de juillet à celui de la semaine écoulée -  attribués à Israël en Syrie suscitent des déclarations fracassantes en Russie, orchestrées par le ministère de la Défense. Toutes ces annonces ont un objet commun : faire savoir que les armes de défense antiaérienne que Moscou a livrées à ses protégés de l’Armée gouvernementale de Bashar al Assad ont abattu tous ou presque tous les missiles air-sol tirés par des avions hébreux contre des objectifs militaires.

 

Des cibles qui sont les plus souvent des usines d’armement, des entrepôts d’armes et de munitions, des camps d’entraînement, des positions fortifiées ou des convois de camions du corps expéditionnaire iranien et de ses supplétifs de la milice du Hezbollah libanais ainsi que des chiites d’autres nationalités.

 

Il arrive également que le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, frappe et anéantisse des positions de l’Armée d’al Assad, lorsqu’elle décide de se mêler à la confrontation ou lorsqu’elle tire des missiles sol-air en direction de nos chasseurs-bombardiers ou des missiles air-sol qu’ils distillent.

 

A la clé de tous ces raids, des coups au but d’une précision diabolique. Chaque fois, les missiles de fabrication israélienne de la famille des Dalila, des Popeye ou le nouveau Rampage font merveille. Chaque fois, tous atteignent leurs cibles sans encombre pour eux, et les appareils du Khe’l Avir – F-16, F-15, F-35 et drones -, ne sont jamais inquiétés par la DCA syrienne.

 

rampage.jpg

Un F-16 israélien larguant un Rampage

Voici le Rampage un nouveau missile aérobalistique israélien supersonique

Aérobalistique = balistique tiré d’un avion. Rampage = carnage

Signe particulier : aucune parade connue

Autre signe particulier : a probablement déjà été utilisé en Syrie

 

Pour la raison simple mais suffisante que les systèmes d’interdiction aérienne russes ne parviennent pas à percer les contre-mesures électroniques, les appareillages, spécifications et tactiques qui caractérisent nos avions et leurs missiles.

 

Cela n’arrange pas les affaires de Moscou, dont la vente des systèmes antiaériens S-200, S-300, S-400, Bouk et Pantsir constitue le second produit d’exportation après le pétrole et le gaz.

 

Les exploits israéliens, d’une part, et les échecs russes, de l’autre, possèdent un impact direct sur les mauvais résultats des ventes de ces systèmes ces dernières années. Et l’on parle de contrats de dizaines de milliards de dollars destinés à l’Inde, à des pays arabes, à la Turquie, qui évitent l’escarcelle des marchands d’armes russes.

 

La Russie se devait de réagir, mais, faute d’arguments tangibles, Moscou s’invente des triomphes qui n’ont pas eu lieu. On fait intervenir un haut gradé, d’habitude le Contre-Amiral Vadim Kulit, le chef adjoint du Centre de Réconciliation Russe pour la Syrie, et on lui demande de dire que les armes russes au service de Bashar al Assad ont détruit en vol tantôt tous les missiles israéliens, tantôt la grosse majorité d’entre eux.

 

La Ména a démontré qu’à plusieurs reprises ceux qui reçoivent les projectiles du Khe’l Avir sur leurs têtes démentent dans leurs communiqués les affirmations du ministère russe de la Défense. Ce manque de coordination dévoile des contradictions parfois comiques. Voire d’importantes confusions dans l’appareil de propagande de Vladimir Poutine.

 

Nous en avons eu à nouveau un échantillonnage à la suite du double raid que l’Aviation israélienne a conduit dans la nuit de jeudi à vendredi derniers (2-3 septembre).

 

La fausse déclaration russe était à ce point prévisible que nous l’avions annoncée dans notre breaking consacrée à la double frappe et intitulée : "Raids israéliens cette nuit contre deux centres de production d’armes à Damas". C’étaient des bâtiments des usines d’armement de Jomraya et de Barzeh, dans la périphérie du nord-ouest de Damas qui avaient été visés et oblitérés.

 

Ce qui a occasionné, comme nous le prévoyions, la mise au point suivante du Contre-Amiral Kulit : "Vers 1 h 30 le 3 septembre, quatre chasseurs tactiques F-15 de l'Armée de l'air israélienne ont tiré 24 missiles guidés sur des cibles en République Arabe Syrienne depuis l'espace aérien libanais".

 

A ce niveau déjà nous notions une incohérence de taille : certes les F-15 sont capables de tirer des missiles air-sol sur des objectifs, mais ce n’est pas leur fonction ordinaire dans les opérations à courte ou moyenne portée. Ce sont les F-16, plus légers et plus adaptés à cette tâche qui s’en chargent, pendant que les F-15 patrouillent au-dessus d’eux afin de leur procurer la supériorité aérienne.

 

Un terme qui signifie qu’ils s’emploient à faire en sorte que des chasseurs – en l’occurrence russes – ne viennent pas déranger les F-16 dans leurs œuvres.

 

Mais des F-15 dans le rôle de bombardiers, et des F-16 dans celui d’appareils assurant la supériorité aérienne, cela ne se peut pas. Ca n’a aucun sens. Et des F-15 dans le rôle de bombardiers sans couverture aérienne de chasseurs, cela ne se peut pas non plus.

 

Le communiqué russe faisait dire au Contre-Amiral que la DCA syrienne avait abattu 20 des 24 missiles made in Israël.

 

De nombreux media étrangers et israéliens, notamment Haaretz, ABC News et The World News ont cité cette source.

 

Mais abattre vingt missiles était "insuffisant", plusieurs media du régime russe, à commencer par RT [ex-Russia Today] et Sputnik version anglaise ont ajouté que "les Buk-M2E et les Pantsir-S1 de fabrication russe avaient en fait intercepté 21 missiles israéliens sur les 24 tirés.

 

Bon. Pourquoi pas ? Mais là ils reprenaient carrément, mot pour mot, le communiqué que le Contre-Amiral Kulit avait émis au lendemain du raid israélien précédent, celui réalisé dans la nuit du 19 au 20 août, décrit dans un article rédigé par mon père, Jean Tsadik, et intitulé "L’Opération géniale".

 

Franchement, abattre des Dalila et des Popeye c’est déjà un exploit, mais en abattre le même nombre lors de chaque sortie du Khe’l Avir, tous types d’aéronefs confondus, cela tient carrément du prodige.

 

C’est devenu si confus que la version française de Sputnik s’est contentée de citer le communiqué de l’agence de presse gouvernementale syrienne SANA, qui prétendait uniquement :

 

"Nos défenses anti-aériennes ont intercepté la plupart des missiles et il n'y a eu que des dégâts matériels", était-il dit dans le communiqué.

 

Si les Syriens en avaient abattu 20 ou 21, quelqu’un de sensé s’imagine-t-il qu’ils ne l’auraient pas proclamé ?

 

Ou, si cela avait été le cas – ce serait eux, les servants des batteries de DCA syriens, qui les auraient interceptés – ils ne s’en seraient pas aperçu, ne les auraient pas comptés ?

 

Et encore, si l’on veut bien croire le ministère russe de la Défense [personne ne vous y oblige !], qui a dénombré près de 80 missiles hébreux abattus depuis environ deux mois, la plupart tombés sur le territoire de l’allié syrien, les Russes n’auraient pas pu exhiber les restes d’un seul de ces engins, au milieu du paysage dans lequel il aurait atterri ? Cela fait pourtant de beaux trophées très photogéniques…

 

Et plus encore : si, à en croire la même source à Moscou, ces 80 missiles, qui constituent plus de 90% de ceux tirés en juillet, août et septembre par le Khe’l Avir ont été interceptés, il faudrait impérativement imaginer, qu’après cinq missions, constituant autant d’ "échecs cuisants", l’Armée israélienne continuerait de risquer la vie de ses pilotes, tout en sachant que les armes russes à disposition des gouvernementaux syriens ont désormais les moyens d’abattre tous leurs missiles, et de contrecarrer toutes leurs missions de bombardement.

 

Par désespoir nous serions passés aux missions pour Kamikazes ?

 

Come on…

 

Avant de clore ce passage consacré aux tartarinades pathétiques des porte-flingues du Tsarévitch Poutine, je voudrais faire encore une remarque. Je sais que certains journalistes israélites et/ou concernés par notre déontologie travaillent pour Spoutnik. Je les invite à se rendre sur la version en langue anglaise de cet article et de s’arrêter sur les commentaires des internautes autorisés par la rédaction de Spoutnik. La plupart relève d’un antisémite acerbe et débridé, tzariste, nommant les Israéliens "les Juifs", et appelant sans la moindre réserve à faire couler leur sang. Il n’est pas précisé si cela concerne également nos femmes et nos enfants. En plus de l’obligation qui leur est faite de diffuser des contrevérités épaisses comme mon bras à la gloire de l’industrie russe de l’armement, je voulais simplement attirer l’attention de ces confrères sur cette malversation raciste et antisémite.

 

En parlant de contrevérités, il n’est pas vrai non plus que les raids de vendredi matin n’ont généré que des dégâts matériels. Certes, la zone, et la presque totalité de la ville de Damas et ses environs ont été enceints, très rapidement après les attaques, dans un cordon quasi-hermétique d’isolation. Certes, toutes les communications avec ladite zone ont été coupées, empêchant notre camarade Michaël Béhé de parler à ses contacts dans le milieu hospitalier pour évaluer d’éventuelles pertes. Mais à partir de 8 heures du matin vendredi, les communications ont été rétablies (à part vers les unités de traitement des hôpitaux), et Michaël est parvenu à s’entretenir avec des Damascènes. Ils n’ont pas été en mesure de lui fournir de chiffres mais lui ont tous rapporté avoir vu passer des ambulances par dizaines en direction de Daer Mkaren, d’al Tal, et retournant à vive allure en direction des hôpitaux.

 

Pour le chef de la Ména libanaise, suite à ses entretiens de vendredi, il ne fait aucun doute qu’il s’est agi de frappes majeures, avec un nombre correspondant de morts et de blessés.

 

Un autre élément manquait avant de pouvoir refermer la section de nos commentaires concernant ces deux raids avec le sentiment du travail bien fait. Dans notre breaking de vendredi, nous avons mentionné qu’un missile sol-air S-200 (code de l’OTAN SA-5 Gammon) – et pas du tout un Bouk ou un Pantsir, M. Kulit ! - après avoir manqué sa cible a poursuivi sa route en direction de Tel-Aviv, finissant sa course profondément à l’intérieur de la Méditerranée.

 

Nous avons pu recueillir quelques informations à ce sujet. A commencer par le fait que Tsahal a annoncé qu’il n’a pas activé les sirènes d’alarme dans la région du Goush Dan – la région de Tel-Aviv élargie -, car les ordinateurs du système d’interception du Khetz avaient calculé que le missile syrien s’écraserait en mer. Rien ne justifiait ainsi de réveiller cinq millions de personnes endormies au milieu de la nuit alors qu’elles ne couraient aucun danger. Inutile d’instiller la panique sans raison.

 

Ces précisions apportées par l’Armée israélienne nous permettent d’établir que le radar en question a bien fonctionné, qu’il a localisé l’intrus ainsi que la route qu’il suivait, et qu’il aurait pu ordonner le tir d’un missile Khetz pour l’intercepter s’il l’avait jugé nécessaire.

 

C’était l’une des interrogations que nous nous posions vendredi.

 

Nous avons également appris, par la Radio de l’Armée Gaaleï Tsahal [héb.: les ondes de Tsahal] et la chaîne de télévision No.12, d’abord que l’Armée israélienne considérait que ce S-200 avait été tiré sur l’un de nos missiles ou l’un de nos avions, mais n’avait pas été intentionnellement lancé en direction de Tel-Aviv (ce qui aurait théoriquement pu être le cas).

 

Ensuite, que les chasseurs-bombardiers arborant l’étoile de David sont repartis en direction de la Syrie et qu’ils ont pulvérisé la batterie qui avait tiré le S-200.

 

pour lire la suite...
 
Raids israéliens cette nuit contre deux centres de production d’armes à Damas (010309/21) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 03 septembre 2021

 

Vendredi après-midi à Métula et à Saint-André-de-Sangonis

 

La nuit dernière (jeudi à vendredi) le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a conduit des raids sur deux centres de développement et de production d’armes de destructions massives dans la périphérie immédiate du sud-ouest de Damas. Cette région est appelée le Rif Dimashq, littéralement, le "Gouvernorat de la Campagne de Damas".

 

Les objectifs se situaient à l’intérieur de ces centres, à savoir celui de Jomrayah, à 5.5km du palais du Président-dictateur Bashar al Assad, et celui Barzeh, à 6.8km au nord-est du même palais [carte].

 

damjombar_map.jpg

Situation générale des objectifs dans la ville de Damas

Service cartographique © Metula News Agency

Source : Google Earth Pro

 

Tous les missiles air-sol ont atteint et détruit leurs cibles. Aucun appareil du Khe’l Avir, l’Aviation israélienne n’a été inquiété,

 

Ce n’est pas la totalité des bâtiments de ces deux centres qui ont été oblitérés, mais uniquement ceux confiés par l’Armée gouvernementale syrienne aux Gardiens de la Révolution khomeyniste, les Pasdaran.

 

A la Ména nous sommes convaincus que les soldats de la Théocratie iranienne, aidés par des supplétif de la milice du Hezbollah libanais et d’autres communautés chiites, avaient rassemblé des armes et des munitions récemment arrivées de Perse dans ces deux endroits afin d’organiser leur transport vers le Liban.

 

jomcenter_fine.jpg

Le centre de production d’armes de Jomrayah, détails

Service cartographique © Metula News Agency

Source : Google Earth Pro

 

Nous pensons que ces cargaisons comportaient des systèmes de guidage GPS pour roquettes ainsi que des missiles sol-air destinés à gêner les évolutions du Khe’l Avir dans le ciel libanais.

 

L’agence de propagande du régime syrien, SANA, a annoncé, comme à son habitude, que sa DCA [Défense Contre Avions] était intervenue contre les missiles israéliens et qu’ "elle avait abattu la plupart d’entre eux".

 

Nous nous attendons très prochainement à une déclaration du même tonneau sur le media de propagande du régime russe Sputnik, possiblement agrémentée de commentaires délirants d’un officier supérieur russe vantant les exploits des batteries antimissiles fabriquées dans son pays.

 

En réalité, ces dites armes sont technologiquement incapables d’intercepter les chasseurs-bombardiers frappés de l’étoile de David, de même que les missiles Dalila et Popeye qu’ils tirent.

 

Ce qui n’empêche pas les protégés syriens des Russes d’essayer. De fait, ils tirent de plus en plus d’intercepteurs ces derniers temps mais sans contrôler leurs trajectoires.

 

C’est ainsi que par le passé ils ont descendu un appareil de transport de troupes russe, tuant tous ses passagers, l’un de leur missiles a atteint l’île de Chypre, à 300km, allumant un incendie, un autre explosant sur le territoire jordanien. Un autre encore s’était écrasé en Israël non loin de la ville de Dimona.

 

La nuit dernière, l’un de ces missiles fous est tombé dans la Méditerranée au large de Tel-Aviv, non sans avoir, par le plus grand des hasards, égrené quelques pièces détachées sur la métropole israélienne sans causer de dégâts ou de blessures.

 

Il s’agit probablement d’un missile S-200 de fabrication russe, connu sous le code de l’OTAN SA-5 Gammon. Ces objets volants d’une taille respectable proche de 11 mètres, et d’un âge canonique, puisqu’ils ont été déployés pour la première fois en 1966, ont la fâcheuse tendance de devenir balistiques, inarrêtables et ingouvernables dès lors qu’ils manquent la cible qu’ils étaient censés intercepter.

 

s200.jpg

Un S-200, SA-5 sur sa rampe de lancement

 

Il existe même des versions du SA-5 qui ont été conçues afin d’emporter une arme nucléaire tactique (employée lors d’un conflit, sur le champ de bataille contre la force armée adverse).

 

Tsahal a lancé une enquête à propos de ce missile égaré. Nous sommes, sur notre rocher, intéressés de savoir si le système du Khetz avait été activé, si les ordinateurs ont décidé de ne pas tirer parce qu’ils savaient que le SA-5 n’atterrirait pas sur le territoire israélien, ou s’ils l’ont repéré et/ou qu’ils ont également manqué son interception.

 

Notre intérêt vient de notre curiosité et du souci de vous informer. Celui de Tsahal, d’évaluer les performances du système Khetz face à ce genre de menaces.

 

Une nouvelle fois, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (SOHR), la source unique choisie par l’AFP et partant tous ses repreneurs pour les raids israéliens en Syrie, a publié une fausse photo des attaques de la nuit dernière.

 

soh.jpg

La nouvelle mauvaise pioche du magasin de mode de Coventry

Cette photo avait déjà été publiée le 27 juin 2018, c’est celle d’une explosion à Gaza

 

Ce qui est cocasse est que des dizaines de media faisant confiance au SOHR ont rediffusé cette photo depuis cette nuit comme si elle illustrait les derniers raids hébreux sur Damas.

 

Le SOHR est un organe de propagande amateur appartenant au propriétaire d’un magasin de confection de Coventry (G.B.), répondant au nom d’Osama Suleiman mais se faisant appeler Rami Abdulrahman.  SOHR est financé par l’émir du Qatar, d’abord Hamad ben Khalifa Al Thani, puis par son fils Tamim à partir de 2013 et de son abdication. Il bénéficie de l’appui logistique de la Chaîne TV qatarie Aljazeera.

 

 
Offre d’emploi : Version imprimable
Communiqué
vendredi, 03 septembre 2021

 

Le garage Biton ba-Galil [Biton en Galilée], situé à Kiryat Shmona, dans le nord d’Israël, qui entretient notamment les véhicules de la Ména, cherche deux mécaniciens-autos.

 

Cette offre s’adresse à des personnes intéressées à émigrer en Israël ainsi qu’à des mécaniciens-autos de toutes nationalités et confessions intéressés à travailler dans leur profession en Israël.

 

biton.jpg

 

Le garage Biton ba-Galil est installé de longue date, il est équipé d’outils modernes et jouit d’une excellent stabilité économique. Il répare toutes les marques d’automobiles et est spécialisé dans les véhicules tout-terrain.

 

Faites vos offres de candidature à Sylvie Tobelem à l’adresse info@metulanews.info, en joignant un C.V. ainsi qu’une photo. Elle transmettra.

 

 
Iran-Israël-USA : les dessous d’un jeu de dupes (010209/21) Version imprimable
Analyse
jeudi, 02 septembre 2021

 

Par Jean Tsadik

 

Certains observateurs ainsi que des abonnés nous ont demandé pourquoi nous n’avons pas commenté la visite du Premier ministre Bennett à Washington. Je leur ai répondu qu’il ne s’y était strictement rien passé, et que rien ne justifiait une analyse.

 

Je n’ai pas dit que la rencontre a été inutile, loin s’en faut. Il fallait que les nouveaux chefs des exécutifs des deux pays prennent contact. Qu’ils s’entretiennent de leurs vacances au même endroit dans le Deleware. Qu’ils aient l’air d’amis de longue date, et qu’ils se fendent de déclarations rassurantes. Le degré de sympathie personnelle et surtout de confiance – non pas face à l’opinion publique mais dans leurs conversations privées – est important. Particulièrement lorsque l’on traversera une crise majeure, ce que nous n’avons aucun moyen d’éviter.

 

Peut-être Bennett aurait-il mieux fait de s’entretenir directement avec celui qui donne ses instructions au Président des Etats-Unis, car il fait de moins en moins de doutes, même pour les media Démocrates genre NYT, Washington Post et CNN, que la santé de M. Biden ne lui permet pas de gouverner l’Amérique. Pour notre rédac-chef, cela ne souffre aucune incertitude, c’est Barack Obama qui tire les ficelles. Obama est un ancien président à la personnalité complexe, dont Juffa a démontré qu’il connaissait parfaitement les méthodes ainsi que les objectifs politiques.

 

J’aurais volontiers interrogé Naftali Bennett quant à l’état d’éveil du Président durant leur entretien, mais je sais qu’il ne m’aurait pas répondu, et je le comprendrais parfaitement. La diplomatie emprunte beaucoup à la science de la discrétion.

 

Sur le plan des révélations, il n’y en eu qu’une seule : l’affirmation de Joe Biden selon laquelle ni lui ni ses successeurs ne permettront jamais à l’Iran d’accéder à la bombe atomique. Une déclaration forte, mais aussitôt modérée par une ambivalence : l’expression de la préférence d’une solution négociée avec la Théocratie, et la promesse de recourir à "d’autres moyens", non précisés, si les négociations de Vienne échouaient.

 

Cela démontre premièrement que pour le pensionnaire de la Maison Blanche la date buttoir du mois d’octobre prochain pour empêcher la "République" Islamique d’Iran d’atteindre le point de non-retour, fixée par Benny Gantz, notre ministre de la Défense, n’existe pas.

 

Joe Biden, en dépit du respect que je lui dois, démontre ainsi qu’il n’est pas fiable.

 

Comment, en effet, croire un homme qui a déclaré pas plus tard qu’avant-hier que le retrait américain d’Afghanistan avait été un triomphe ? Vraiment…

 

D’autant plus qu’il n’existe aucun moyen autre que la destruction des sites nucléaires iraniens pour empêcher Khameneï d’atteindre dans les six semaines restantes le point de non-retour. Dans ces conditions, si M. Biden le sait, de même que tout l’état-major des USA, de la Théocratie, de celui de Tsahal, M. Bennett, pourquoi ne pas énoncer les choses clairement si l’on a l’intention de respecter sa parole ?

 

Parce que, et c’est mon deuxièmement, Joe Biden (ou son marionnettiste) n’a aucunement l’intention d’intervenir militairement durant les six prochaines semaines pour empêcher Téhéran d’atteindre le point de non-retour sur le chemin de la bombe.

 

J’ai demandé à six parmi les plus autorisés des analystes stratégiques, en Israël et à l’étranger, s’ils pensaient que M. Biden tiendrait parole. Je leur ai demandé de chiffrer leur réponse de 1 à 10. 10 représentant le "non" le plus absolu. Eh bien le non a recueilli en tout 59 points. Auxquels vous pouvez accessoirement ajouter mes dix points et ceux de Juffa.

 

Il y a une simple raison à cette conviction : contrairement à Tsahal qui ne fait quasiment que cela, les armées américaines ne se préparent pas à une campagne militaire contre l’Iran. Lors, on ne peut pas se lancer dans une telle aventure dans six semaines au maximum, sans préparation préalable. De plus, si c’est ce que l’on entend faire, et que l’on sait quand, on n’a aucune raison de ne pas se préparer.

 

pourtant.jpg

Pourtant…

 

En fait, Israël n’a pas demandé à l’Amérique d’attaquer l’Iran, mais simplement d’adopter à son endroit un discours d’une fermeté sans faille, et de proférer la menace d’une intervention militaire. Ce que Donald Trump avait fait plusieurs fois en diverses circonstances, conscient de l’énorme force de dissuasion que représente la puissance militaire U.S. Ce qui lui a permis de terminer sa législature sans avoir à tirer un seul coup de fusil.

 

Mais pour faire peur au vieux singe qu’est Khameneï, même lorsque l’on n’a pas l’intention de l’attaquer, il faut plus encore que si on entendait la faire, se préparer à la guerre.

 

Sur ce point crucial, loin des caméras et des micros, Biden a énoncé une contre-demande à Naftali Bennett : moi je m’occuperai des Iraniens, vous, en contrepartie, reprenez le dialogue politique avec l’Autorité Palestinienne.

 

Cela explique la raison pour laquelle Benny Gantz, à la demande expresse de M. Bennett, est allé à Ramallah la semaine dernière s’entretenir avec Mahmoud Abbas. C’était le premier contact direct entre un ministre israélien et le chef de l’entité palestinienne depuis Mathusalem. Le Premier ministre s’est empressé de faire comme si M. Gantz avait agi sans le consulter ; les deux ont expliqué que la rencontre n’a touché que des questions sécuritaires et économiques – la grosse blague.

 

Le Premier ministre hébreu et le Président américain ont sauvegardé l’impression qu’ils réaliseraient leurs engagements réciproques. Mais cela n’était qu’apparence.

 

Ce qui inquiète les analystes davantage que la fausse garantie donnée par M. Biden, c’est l’impression qui prédomine parmi les spécialistes, notamment ceux du Mossad, que l’administration Biden s’opposera à une intervention militaire israélienne. Par peur que les Etats-Unis, très présents militairement dans le Golfe, à Bahreïn et dans la région, ne soient entraînés dans une guerre sans l’avoir décidé.

 

Eyal Khulata, le chef du Conseil National de Sécurité, celui qui a préparé N. Bennett au sommet avec J. Biden, mais aussi le patron du projet israélien consistant à empêcher l’Iran d’acquérir la bombe atomique, avait briefé le Premier ministre : il y aura un niet de la part de la présidence étasunienne, reste à savoir avec quelle conviction il sera prononcé. Des experts du Renseignement et de la Commission Israélienne de l’Energie Atomique ont confirmé au successeur de Binyamin Netanyahu que c’était le point crucial de sa visite sur les rives du Potomac. Ramollir Biden sur la fermeté de son niet à venir. En jouant sur la vague de déception du public américain face à la reddition sans conditions de son Armée à Kaboul.

 

Mais tous les spécialistes entourant le chef de notre exécutif ont été extrêmement clairs à ce propos : s’il s’agit d’un niet déterminé, il sera extrêmement difficile à Israël de passer outre et d’attaquer l’atome iranien. Ne serait-ce qu’à cause du fait que tous les équipements qui seraient utilisés par Tsahal dans une attaque de l’Iran, à part les drones, ont été fabriqués aux Etats-Unis.

 

Biden aurait certes à expliquer à ses administrés ce qu’il entendait par "empêcher l’Iran d’accéder à la bombe atomique". Cela risque simplement d’attendrir la dureté du niet. Ce qui peut faire la différence entre un divorce et une scène de ménage entre les deux alliés, et valoir son pesant d’or pour Jérusalem.

 

Surtout que Jérusalem ne s’avise pas de faire des remontrances publiques au Président pour ne pas avoir tenu sa parole ! Cela créerait certes deux jours d’ébullition au Parlement, mais ensuite, c’est avec l’administration Biden qu’il faudrait négocier le remplacement des munitions utilisées pour attaquer l’Iran.

 

Ce qui ne serait pas simple, puisque ce n’est que durant leur meeting à la White House que Joe Biden a enfin accepté de remplacer les missiles du Dôme de Fer utilisés par Tsahal en mai pour intercepter les centaines de roquettes du Hamas.

 

Cela démontre que Washington n’a pas hésité à laisser Jérusalem sur la réserve en matière de bouclier ultra-défensif pendant toute cette période afin d’amener les Israéliens à tendre une oreille très attentive aux attentes du Président. Juffa a raison, c’était l’une des méthodes de prédilection d’Obama. Il avait cloué au sol plusieurs escadrilles de nos F-16 pendant plus d’un an, fournissant divers prétextes pour ne pas leur fournir de pièces de rechanges.

 

Heureusement que le Hamas aussi est à court de roquettes.

 

Derrière la façade apparemment cordiale d’une entente sans failles, la Maison Blanche et Israël se livrent à une partie d’échecs serrée. Du genre que l’on joue plus fréquemment avec ses ennemis qu’avec son plus proche allié. Sans retenir ses coups.

 

Avantageusement pour Israël, nous disposons de sérieux supporters aux Etats-Unis. A commencer par le Pentagone, dont les généraux [qu’Obama prenait plaisir à mépriser. Ndlr.] son révulsés par les conditions de la retraite honteuse d’Afghanistan, et qui comprennent de moins en moins bien la politique suivie par le nouveau président. En poursuivant par les très nombreux ministres et haut-fonctionnaires israélites de l’administration actuelle, dont d’aucuns se sentent proches des préoccupations d’Israël, à l’instar du secrétaire d’Etat [ministre des Affaires Etrangères] Antony (Tony) Blinken.

 

La Maison Blanche aurait de la peine à sanctionner lourdement l’Etat hébreu au seul motif qu’il se défende en attaquant la Théocratie, avec tant de sympathisants d’Israël aux manettes de l’Etat Démocrate. En cas d’excès qui nous mettrait en danger, nous en connaissons qui pourraient aller jusqu’à démissionner, en expliquant publiquement la raison de leur geste. Sans compter tous les députés et les sénateurs Démocrates farouchement pro-israéliens qui ne resteraient pas silencieux.   

 

Ce facteur humain limite assurément à la baisse l’intensité du niet présidentiel prévu.

 

Reste que l’entourage de M. Biden ne demeure pas les bras croisés face aux préparatifs des amis d’Israël. Il a réservé une amère surprise à Naftali Bennett et à sa délégation, précisément durant son séjour à l’ombre du Capitole.

 

Cela s’est manifesté par un coup de gueule acerbe paru dans le New York Times la veille du meeting. On lisait que Washington était furieux de n’avoir été informé que deux heures à l’avance du coup de main du Mossad, le 11 avril dernier, contre les centrifugeuses dans le complexe de Natanz.

 

Des sources gouvernementales américaines, évidemment anonymes, ont été citées dans l’article reprochant à Israël de ne pas tenir son engagement de coordonner à l'avance ses activités en Iran avec le gouvernement U.S..

 

Ce papier recelait tous les éléments d’un rappel à l’ordre adressé aux Israéliens, afin qu’ils ne mettent pas la politique américaine dans l’embarras et s'abstiennent à l’avenir de lancer des opérations de nature à surprendre Washington.

 

Alors vous pensez… une opération générale d’une ampleur inégalée contre tous les sites iraniens liés au nucléaire simultanément, les dépôts de missiles balistiques, les batteries antiaériennes, les aéroports, etc. …

 

D’après le New York Times, le chef de la CIA, William Burns, aurait transmis ce reproche à David Barnea, le chef du Mossad, lors de leur entrevue en Israël au début du mois d’août qui vient de s’achever.

 

Voilà qui, au contraire des éléments que j’ai mentionnés précédemment, opère en vue de permettre à Joe Biden de renforcer son niet le moment venu.

 

On le constate également en s’intéressant à la réalité, personne ne dispose d’une marge de manœuvre illimitée pour poursuivre ses objectifs politiques ou militaires. Pas plus le Premier ministre d’Israël que le Président des Etats-Unis.

 

Avec le temps qui s’écoule irrémédiablement, il vaut la peine de préciser ce à quoi Benny Gantz a fait allusion lorsqu’il affirmait, début août, que la Théocratie iranienne n’était plus qu’à dix semaines de la bombe atomique.  

 

Il ne s’agit pas de posséder une ou des bombes atomiques, mais de franchir un stade à partir duquel il ne serait plus possible d’empêcher les ayatollahs de fabriquer l’un de ces engins. Aujourd’hui, la Théocratie chiite enrichit de l’uranium à 60% alors qu’il est nécessaire d’atteindre une pureté de 93% afin de produire du matériel fissible à un degré militaire.

 

Mais, notent les spécialistes, il ne s’agit plus que d’une décision politique de leur part de ne pas enrichir le minerai à un degré de pureté militaire. Car techniquement, celui qui est capable de l’enrichir à 60% est également à même de l’enrichir à 93%.

 

En amassant suffisamment d’uranium à la concentration voulue, l’Iran appartiendrait au groupe de pays se situant au seuil [ang.: treshold] de posséder la bombe atomique.

 

Le franchissement de ce seuil dépendant premièrement d’une décision politique, doublée de la "weaponization", soit de la transformation d’un acquis scientifique sur l’atome en arme. Ceci implique le développement des capacités liées à la chaîne d'explosion, à la miniaturisation de la bombe pour la rendre transportable et à son installation dans l’ogive d’un missile.

 

Ensuite, il faudra encore, en principe, tester l’engin, afin qu’il puisse servir de menace crédible contre ses ennemis, ou pour être certain, avant d’entrer en conflit avec des puissances atomiques avérées, de posséder une arme à l’efficacité démontrée.

 

Ce processus complexe, mais qui ne saurait constituer une barrière infranchissable pour un pays du niveau technologique de l’Iran, peut encore prendre entre une année et deux ans selon les spécialistes que l’on écoute. Mais rien, à part un conflit à très large échelle, ne pourrait, dans ce laps de temps, empêcher les ayatollahs de parvenir à leurs fins.

 

De plus, l’on sait que la Théocratie persane se livre actuellement à une course contre la montre pour mener de front l’enrichissement d’une quantité suffisante de minerai et la "weaponization" que j’ai évoquée quelques lignes plus haut.

 

Dans le but de gagner du temps, Téhéran fabrique à la chaîne des prétextes artificiels afin de ne pas avoir à siéger face aux 5+1 [les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité et l’Allemagne] à Vienne. Les Iraniens en sont à négocier sur les conditions d’entamer des négociations. Des pourparlers secrets se déroulent actuellement à ce sujet. D’après nos sources, les émissaires de Khameneï exigent désormais comme précondition à la reprise des discussions de pouvoir conserver tous les acquis – minerai, technologie et outils – obtenus en parfaite contravention avec le traité qu’ils avaient signé en 2015.

 

Ce qu’ils réclament en fait est de devenir officiellement et donc licitement une "nation au seuil de posséder la bombe atomique". En d’autres termes : un pays qui possède tout ce qu’il faut pour concevoir très rapidement une bombe, mais qui décide momentanément, pour certaines raisons, de ne pas l’assembler.

 

Ce, pour autant que les Iraniens ne construisent pas la bombe en cachette, ou à force de crises provoquées indûment, pendant lesquelles ils interdisent l’accès de leurs sites les plus critiques aux inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Des activités dans lesquelles ils excellent.

 

Dans le cas envisageable où, suite à l’opposition de la Maison Blanche, Israël devrait renoncer à détruire l’infrastructure nucléaire de la Théocratie iranienne, et c’est une hypothèse à envisager sérieusement, existe-t-il d’autres recours ?

 

La réponse globale est non. L’Etat hébreu, avec divers alliés, dont les USA et le Royaume Uni, à l’extérieur et à l’intérieur de l’Iran, a déjà mené, généralement avec succès, de nombreuses opérations de sabotage toutes destinées à ralentir la conception de la bombe persane. Lorsque le voile pudique de la censure se lèvera, dans un grand nombre d’années, et qu’il sera possible de les dévoiler, le monde sera abasourdi par leur ampleur et leur hardiesse.

 

Mais plus on avance dans le processus, et plus les actes visant à retarder l’échéance sont difficiles et périlleux. Je ne veux pas même imaginer ce qu’il adviendrait d’un agent israélien pris en flagrant délit.

 

Il est évident que l’on ne pourra arrêter le développement de la bombe qu’en rasant les sites où les Théocrates chiites sont en train de la concevoir. A commencer par Fordo, qui est une montagne évidée, et qui constitue l’obstacle à oblitérer en priorité. La plupart des autres sites sensibles étant accessibles par les airs, ce qui rend leur anéantissement possible grâce à des avions ou des missiles.

 

pour lire la suite...
 
Ballons incendiaires et émeutes : le Hamas frappé par des raids aériens (012908/21) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 29 août 2021

 

© Metula News Agency


Métula, dimanche

 

La nuit dernière (samedi à dimanche) le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a conduit plusieurs raids sur des positions du Hamas dans la bande de Gaza.

 

Ces opérations constituent, selon un communiqué de l’Armée israélienne, nous citons : "Une réponse au lancement de ballons incendiaires par le Hamas en territoire israélien et aux violentes émeutes qui ont eu lieu hier. Ces deux exemples montrent comment le Hamas continue d'employer des tactiques terroristes et de cibler des civils".

 

Des chasseurs-bombardiers ont frappé un complexe militaire du Hamas utilisé pour la fabrication d'armes et l'entraînement, ainsi que l'entrée d'un tunnel terroriste à proximité de Djebalia, dans le nord de l’enclave côtière palestinienne.

 

Avant ces frappes, Tsahal s’était assuré que ces objectifs avaient été abandonnés par leurs personnels ; le but étant de détruire les infrastructures des milices-terroristes islamiques tout en évitant de faire des blessés et des morts même dans leurs rangs.

 

Reste que ces frappes sont efficaces, en raison du fait que le Hamas ne dispose pas des moyens financiers non plus que des matières premières nécessaires à la reconstruction de ces installations. Ainsi que de celle détruites lors de l’opération Gardien des Murailles en mai dernier.

 

Lors, dans cette situation, la reprise des hostilités entre l’organisation terroriste djihadiste et l’Etat hébreu est peu probable et s’apparenterait à un suicide militaire pour les islamistes.

 

Plus tôt dans la journée de samedi, onze émeutiers palestiniens avaient été blessés quelques minutes après le lancer de ballons incendiaires en direction du territoire israélien du pourtour de Gaza.

 

Ces ballons avaient généré deux incendies détruisant des milliers d’animaux sauvages ainsi que des hectares de végétation rare dans cet environnement désertique.

 

Les soldats et policiers hébreux ont utilisé à la fois des moyens de dispersion de manifestations et des armes de guerre. La plupart des émeutiers ont été atteints par des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes. Trois d’entre eux, par balles réelles intentionnellement tirées en direction de leurs membres inférieurs.

 

Contrairement au mode opératoire sous les gouvernements Netanyahou, qui ne procédaient pas systématiquement à des raids aériens en riposte aux ballons incendiaires et aux émeutes le long du mur de sécurité, c’est désormais le cas sous la nouvelle coalition d’union.

 

Tsahal et son chef d’état-major Aviv Kokhavi entretiennent depuis l’intronisation du nouveau cabinet les acquis de Gardien des Murailles en empêchant l’ennemi de reconstituer son arsenal, de restaurer ses fabriques d’armes et de reconstruire ses places fortes et ses tunnels.

 

Tout le long de la semaine dernière, le Hamas a véhiculé des centaines d’émeutiers – dont certains miliciens armés - à proche distance du mur de sécurité afin de chercher la confrontation avec Tsahal tout en envoyant des ballons incendiaires.

 

L’organisation terroriste islamique qu’est le Hamas – classée terroriste par l’Union Européenne et par la Ligue Arabe – a promis de poursuivre et de routiniser cette pratique quotidiennement.

 

Elle entend ainsi faire pression sur Israël afin qu’elle autorise l’importation dans la bande de tous les matériels sans aucune limitation. Le Hamas exige aussi que Jérusalem accepte de transférer mensuellement dix millions de dollars qataris supplémentaires et en cash dans ses caisses.

 

Jérusalem demeure ferme sur ses positions. A savoir pas de transfert de matériel de construction sans traçabilité supervisée par l’ONU, ni de devises en cash, ce qui ne permet pas non plus d’en suivre l’utilisation.

 

Ilan Tsadik, notre correspondant permanent dans le pourtour de Gaza, nous indique que faute de matériel de construction, plusieurs voitures de sport neuves ont transité la semaine dernière par le point de passage de Kerem Shalom. Elles sont destinées aux rejetons des chefs de la nomenklatura du Hamas et du Djihad Islamique Palestinien.

 

Israël exige également – avant d’envisager un assouplissement des règles d’importation à Gaza - la restitution des restes de deux de ses militaires perdus au combat lors d’affrontements précédents ainsi que de deux civils vivants qui avaient franchi la frontière entre l’Etat hébreu et la bande de Gaza et qui sont depuis détenus par la milice terroriste islamique.

 

L’Armée israélienne a dépêché des renforts de troupes autour de Gaza depuis une semaine et ne craint pas une poursuite de l’opération Gardien des Murailles, qui affaiblirait l’ennemi davantage encore et l’amènerait au seuil de son éradication.

 

Au Hamas, on réagit aussi à la rencontre de vendredi à Washington entre le Président Biden et le Premier ministre Bennett. Lors de leurs entretiens, ils ont à peine mentionné la question palestinienne et n’ont fait aucune allusion au projet de "deux Etats pour deux peuples", auquel Naftali Bennett est officiellement opposé, contrairement à son prédécesseur et à M. Biden.

 

Ces jours prochains doit avoir lieu au Caire une autre réunion entre M. Bennett et le Président égyptien al Sissi. Le sujet principal sera naturellement l’Iran, à sept semaines du franchissement du point de non-retour vers la bombe atomique par la Théocratie chiite.

 

Mais l’on y parlera assurément aussi de la mise sur la touche définitive des milices terroristes palestiniennes à Gaza. Cette démarche est activement soutenue par le Prince héritier saoudien MBS, comme annoncé en exclusivité par la Ména la semaine dernière.

 

 

 
La solide alliance de l’est de la Méditerranée (012708/21) Version imprimable
Analyse
vendredi, 27 août 2021

 

Par Ilan Tsadik

 

Les ministres des Affaires Etrangères cypriote, grec et israélien se sont retrouvés le weekend dernier à Jérusalem. Respectivement Nikos Dendias, Nikos Christodoulidis et Yaïr Lapid se sont vus pour évoquer les problèmes du moment, la confrontation avec l’Iran et la menace turque. Ils ont aussi discuté des projets en voie de réalisation entre Nicosie, Athènes et Jérusalem.

 

Ils représentent le volet diplomatique de la plus solide des associations entre Etats de cette partie du globe. D’autres rencontres ont lieu régulièrement entre les chefs d’Etats de ces nations, et, plus fréquemment encore, entre les ministres, les officiers d’états-majors et les soldats de ces trois pays.

 

La coopération militaire est permanente, sur terre, dans les airs et sur l’eau.

 

Les ministres et les officiers ne s’appellent que par leurs prénoms. Suite à leur réunion de travail, Nikos Dendias a été reçu par le Président Itzkhak (Bouji) Herzog et par le Premier ministre Naftali Bennett.

 

Les media grecs ont largement couvert cette visite, de même qu’ils avaient amplement commenté la réception par la Marine israélienne, le 27 juillet dernier, des deux corvettes dernière génération de la classe Saar-6. Les INS Atzmaut [héb.: indépendance] and INS Nitzakhon [héb.: victoire] ; le préfixe INS signifiant Israel Naval Ship, ou Unité Navale d’Israël.

 

cig.jpg

De gauche à droite, Messieurs Christodoulidis (Chypre) Yaïr Lapid et Dendias (Grèce)

 

Entre amis on ne mâche pas ses mots. C’est ainsi que le ministre grec a notamment déclaré à Jérusalem, se référant principalement sans la nommer à la Turquie : "Il y a des pays dans notre voisinage qui, contrairement aux intérêts de leurs sociétés, essaient de faire revivre de vieux empires et de vieilles perceptions.

 

Littéralement ensablés dans le passé", a poursuivi M. Dendias, "ils utilisent beaucoup d’expédients. Les invasions militaires dans d'autres pays, l’ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays, la guerre asymétrique, la guerre par procuration. Et, bien sûr, parfois, ils instrumentalisent l'immigration, ce qui est totalement inacceptable.

 

Le sens de notre effort commun est qu'ils ne réussissent jamais !".

 

Les trois hommes et leurs délégations ont examiné des développements "extrêmement préoccupants dans notre région élargie" (Dendias dixit), en considération de la progression effrénée de la Théocratie chiite iranienne vers la bombe atomique et des évènements d’Afghanistan.

 

Le ministre hellène à complété sa réflexion approfondie en ces termes :

 

 "Toi, Yaïr [Lapid, ministre israélien des Affaires Etrangères], tu as énoncé cette formule : "le Cercle de vie", parlant des pays qui promeuvent la coexistence pacifique, la modération, la prospérité, le droit international. Ce, face au fanatisme religieux, au terrorisme, à l’arc de fondamentalisme qui s'étendent de l'Afrique du Nord à la Méditerranée orientale, et jusqu'en Asie centrale et en Afghanistan.

 

Les Talibans considèrent la Turquie comme leur allié ; ils ont clairement déclaré que la Turquie est un pays ami. Et le Hamas - le mouvement islamique basé à Gaza qui nie le droit d'Israël à exister - a également félicité les Talibans.

 

La dernière fois que j'étais ici, en mai, des roquettes ont été tirées contre Israël", a tenu à rappeler l’hôte grec. "J'avais alors été le premier ministre européen à venir ici pour condamner ces attaques et souligner le droit d'Israël à se défendre.

 

La meilleure façon de régler les problèmes d'aujourd'hui est de construire avec ses amis des ponts de stabilité et de prospérité pour tous, ouverts à tous les pays intéressés d'Europe, du Moyen-Orient, du Golfe et au-delà", a précisé le chef de la diplomatie athénienne.

 

Une partie de la conversation s’est focalisée autour de la possibilité d’institutionnaliser l’adhésion d’autres partenaires stratégiques existants à cette association.

 

Les délégations ont entendu une mise à jour des relations avec lesdits partenaires stratégiques de la part de Yaïr Lapid.

 

Jusqu’à présent, les trois membres de cette union sont des pays judéo-chrétiens très attachés au choix du mode de gouvernance démocratique. Ils discutent ensemble de la façon d’admettre dans un cercle aussi intime des entités tels les Emirats du Golfe, l’Egypte, le Royaume de Jordanie et celui d’Arabie Saoudite.

 

A la Ména, notamment grâce à notre relais à Aman Fayçal H., nous savons que le Prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, communément appelé MBS, est très intéressé par un rapprochement en direction de cette alliance qui ose dire son nom. Pour lui, il concrétiserait un renforcement du lien et de l’influence occidentaux, qu’il considère comme indispensable au développement de sa monarchie.

 

Ce, par opposition absolue avec la tentation islamiste. La semaine dernière, selon Fayçal H., MBS a ouvertement plaidé devant les autres responsables saoudiens pour une rupture totale avec le Hamas et la normalisation avec Israël. Mais, note Fayçal, des conseillers âgés et influents du Roi Salmane restent attachés à la perception fondamentaliste de l’islam, et propagent l’idée que la démocratisation du royaume saoudien et son ouverture aux influences occidentales et israélienne mettraient en danger sa pérennité.

 

Reste que la plupart de ces pays arabes sont dès à présent des alliés objectifs et actifs de l’entente tripartite du bassin est-méditerranéen, et qu’il n’est pas possible d’attendre que les vieilles idées se décantent dans le monde arabo-musulman pour envisager l’officialisation d’un rapprochement. Surtout face à l’Iran.

 

Reste aussi que ce que l’on envisage pour le moment c’est plutôt une association entre deux pôles qui ne se fonderaient pas en un seul : d’une part, l’entité visible formée par Chypre, Israël et la Grèce, de l’autre, celle, plus discrète, constituée par les monarchies de la péninsule arabe, les grands Etats sunnites et Israël.

 

L’Etat hébreu servant de charnière entre ces deux pôles.

 

Lire la suite...
 
L’insoutenable calvaire des femmes afghanes (info # 012508/21) Version imprimable
Analyse
mercredi, 25 août 2021