Les organisations juives américaines deviennent-elles les idiots utiles de l’antisémitisme... Version imprimable
Analyse
dimanche, 21 avril 2019

 

Par Guy Millière (info # 012104/19)

 

Les électeurs israéliens se sont exprimés. Ceux d’entre eux qui imaginent encore qu’un Etat palestinien pourrait être créé en Judée-Samarie et coexister avec Israël représentent une infime minorité de la population du pays. On les trouve chez les travaillistes et au Meretz (dix élus à la Knesset). Les électeurs du centre gauche se sont portés sur la liste Bleu-Blanc qui a parlé de la possibilité d’une “séparation” entre Israël et les “Palestiniens”, mais s’est gardée d’aller plus loin.

 

Les électeurs de droite se sont tournés vers le Likoud et vers d’autres listes de droite qui n’ont rien dit de la question, mais qui pensent à l’évidence que la “solution à deux Etats” est morte, tout comme les Accords d’Oslo. Binyamin Netanyahou a évoqué l’annexion à Israël des villes et villages juifs de Judée-Samarie et a dit clairement qu’il n’y aurait pas d’Etat palestinien. Ce qui est très vraisemblablement la position des négociateurs américains qui élaborent un plan de paix, et celle de Donald Trump, grand ami d’Israël, mais aussi celle des principaux pays du monde arabe sunnite, pour qui la question essentielle est aujourd’hui la menace iranienne.

 

Les grandes organisations juives américaines (l’exception étant la Zionist Organization of America) ont montré ces derniers jours que tout cela ne compte pas pour elles et qu’elles sont, elles, toujours favorables à la “solution à deux Etats”, prêtes à la défendre, et hostiles à Binyamin Netanyahou et à Donald Trump.

 

Elles restent proches de la gauche américaine, bien que celle-ci inclue désormais en son sein des islamistes antisémites et des gauchistes antisionistes.

 

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Des organisations juives américaines protestant contre

le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem

 

Elles ont, comme la gauche américaine, des positions très proches de celles de l’essentiel des dirigeants politiques de la vieille Europe. Angela Merkel a téléphoné à Binyamin Netanyahou pour le féliciter de sa victoire, comme c’est l’usage, mais elle a insisté pour lui demander de rester fidèle à la “solution à deux Etats”, et pour lui demander de ne pas s’en éloigner, et elle a fait connaitre ses propos par un communiqué officiel. Emmanuel Macron qui, lui, n’a pas même pas eu la politesse élémentaire de téléphoner à Binyamin Netanyahou, n’a cessé de dire depuis des mois son hostilité à tout ce qui pouvait s’éloigner de la “solution à deux Etats”, et a insisté sans cesse sur la nécessité de diviser Jérusalem pour donner “Jérusalem Est” à l’Autorité palestinienne alias l’OLP, aux fins que celle-ci en fasse sa capitale.

 

Un ensemble d’anciens politiciens européens de haut rang, parmi lesquels les Français Hubert Védrine et Jean-Marc Ayrault, l’ancien ministre des Affaires Etrangères allemand Sigmar Gabriel, l’ancien Premier ministre italien Massimo d’Alema, l’ancien ministre des Affaires Etrangères espagnol Javier Solana, l’ancien ministre des Affaires Etrangères britanniques David Miliband, et l’ancien ministre des Affaires Etrangères belge Louis Michel, ont décidé d’expliciter les positions qui sont celles de Merkel et Macron. Ils ont rédigé une lettre collective appelée “L’Europe doit défendre la solution à deux Etats pour Israël et la Palestine” (“Europe must stand by the two-states solution for Israel and Palestine”). La lettre a été publiée dans le quotidien de gauche britannique The Guardian.

 

Après y avoir critiqué l’ensemble des décisions pro-israéliennes prises par le Président Trump, accusé de “violer le droit international”, et traîné dans la boue les positions du gouvernement israélien, la lettre dit que l’Union Européenne doit “s’opposer par tous les moyens au plan de paix” qui sera proposé par l’administration Trump et exiger qu’Israël retourne aux “frontières de 1967” pour qu’un “Etat palestinien viable” voie le jour. Et les signataires de la lettre disent vouloir cela au nom des “valeurs de l’Union Européenne”.

 

Pas une seule fois dans la lettre les dirigeants “palestiniens” ne sont critiqués pour quoi que ce soit. Pas une seule fois le terrorisme et les assassinats de Juifs par des gens incités au meurtre par le Hamas et l’Autorité Palestinienne ne sont évoqués.

 

Les grandes organisations juives américaines semblent vivre dans leur propre monde et pratiquer un aveuglement obstiné concernant la réalité du Proche-Orient.

 

Elles paraissent pratiquer un aveuglement tout aussi obstiné sur ce que devient la gauche américaine, et ne pas vouloir voir que celle-ci tolère en elle des individus qui, s’ils étaient au pouvoir, seraient des ennemis d’Israël et des Juifs.

 

Elles semblent ne pas vouloir voir non plus qu’elles apportent de l’eau au moulin de dirigeants européens très douteux.

 

Angela Merkel, Emmanuel Macron, les signataires de la lettre publiée dans The Guardian savent strictement tout de la situation au Proche-Orient. Ils savent ce que sont les dirigeants “palestiniens” et ce qu’ils veulent. Ils savent, donc, qu’ils soutiennent des terroristes et des assassins de Juifs. Ils savent aussi que la “solution à deux Etats” est morte et que les dirigeants “palestiniens” n’ont jamais voulu un Etat vivant en paix à côté d’Israël, et n’ont cessé de souhaiter qu’une seule chose : la destruction d’Israël.

 

Ils savent que la quasi-totalité des dirigeants israéliens et une immense majorité du peuple israélien s’en sont aperçu et en ont tiré les conclusions requises. Ils savent que la quasi-totalité des dirigeants israéliens et une immense majorité du peuple israélien ne veulent pas de l’épuration ethnique antijuive souhaitée par les dirigeants “palestiniens” en Judée-Samarie. Ils savent que l’Etat palestinien dont ils disent vouloir l’émergence serait un Etat islamique terroriste antisémite voué à la destruction d’Israël. Ils savent que cet Etat ne verra jamais le jour. Ils défendent les positions qu’ils défendent par pure haine.


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Soit tu anéantis le Hamas, soit tu es dans la panade ! (011904/19) Version imprimable
Analyse
vendredi, 19 avril 2019

 

Par Ilan Tsadik

 

Après des comptages et des recomptages, on connaît désormais depuis quelques jours les résultats définitifs des élections générales qui se sont déroulées en Israël le 9 avril dernier. Au final, deux partis arrivent en tête, le Likoud de Binyamin Netanyahu et Khakhol-Lavan (bleu-blanc) de Benny Gantz et Yaïr Lapid. Les deux partis recueillent 35 sièges chacun sur les 120 que compte la Knesset.

 

Ces résultats ont maintes fois fluctué depuis le début du dépouillement des bulletins réguliers, puis de celui des enveloppes spéciales, celles des soldats, des personnes à mobilité réduite, de certains personnels électoraux obligés de travailler loin de leur local de vote assigné, etc.

 

Pour moi, c’est déjà l’endroit de relever que dès 3h05 du matin la nuit suivant le scrutin, la Ména, publiant sa propre synthèse, avait annoncé ce score final de 35 sièges pour le Likoud et pour Kakhol-Lavan. C’est, à ma connaissance, le seul media qui avait vu juste aussi tôt et qui n’a jamais changé, depuis, son estimation. Notre agence y est parvenue suite à la décision de Stéphane Juffa et de mon père, Jean Tsadik, juste après minuit, soit avant l’allocution de Binyamin Netanyahu, de jeter à la corbeille les évaluations des instituts de sondages qui racontaient n’importe quoi, même sur la base des urnes-test qu’ils avaient disposées à la sortie des bureaux de vote.

 

A quatre personnes et sous la direction d’un expert en probabilités, en se basant sur les quelques résultats réels existant aux premières heures du mercredi, en fonction des constantes de vote passées des dix plus grandes agglomérations du pays, nous avons réussi à établir une prévision solide, même si nous n’aurions pas mis nos mains au feu que n’allions pas nous tromper d’un siège de plus pour ceux-ci ou d’un de moins pour ceux-là. Trois heures de travail sérieux et un brin de chance ont fait le reste. Mais la chance aime le travail sérieux.

 

Je n’en retire aucune fierté, ni même une satisfaction d’avoir eu raison là où les autres se sont trompés, sans doute à cause de l’habitude, hu hu. Mais un enseignement tout de même : il ne faut jamais se fier totalement à qui que ce soit, jamais cesser de réfléchir de façon indépendante, et surtout, jamais croire qu’un objectif est hors de portée avant d’avoir essayé de l’atteindre.

 

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Ra Ra Raspoutine, lover of the Russian queen

Pour ceux qui pensent que ce sera facile !

 

Trêve d’autosatisfaction, ce n’est pas principalement pour vous raconter cela que j’ai allumé mon ordinateur (pris ma plus ne signifiant plus rien du tout). Ni d’ailleurs pour provoquer des polémiques gratuites, pour effrayer ceux qui ont voté (ou soutenu) Bibi, ou pour donner des espoirs à ceux qui l’ont combattu.

 

Mais pour répéter, premièrement, que le Likoud n’est pas le plus grand parti d’Israël mais l’un des deux plus grands partis d’Israël à égalité avec un autre au nombre de députés. Si l’on peut considérer, au moment où 65 élus ont communiqué au Président Rivlin qu’ils soutenaient la candidature de Netanyahu au poste de Premier ministre, qu’il s’agit d’une victoire du bloc conservateur-religieux, sur le plan personnel, Bibi n’a pas battu Gantz et c’est un fait. Les électeurs de Shas, du Judaïsme de la Torah, d’Israël Beyténu n’ont pas voté pour la victoire de Bibi mais exclusivement pour celle de leurs candidats.

 

Ce match nul serait une péripétie sans importance si cette constatation ne modifiait pas fondamentalement les conditions auxquelles Binyamin Netanyahu doit désormais faire face afin de tenter de construire une coalition.

 

Jusqu’à la fin de la semaine dernière, la commission électorale attribuait 36 sièges au Likoud contre 35 à Kakhol Lavan. Sur la base qui veut que ce soit le leader du plus grand parti qui se voit confier la possibilité de former un gouvernement, Benny Gantz était définitivement sur la touche.

 

Maintenant, Bibi va disposer de 28 jours pour présenter une coalition au vote de confiance de la Knesset, puis d’une rallonge de 14 jours s’il n’y est pas parvenu dans le premier délai imparti. Mais s’il n’y réussit toujours pas, Benny Gantz jouirait de toute la légitimité voulue pour tenter sa chance à son tour. Et s’il échouait lui aussi, on serait reparti pour de nouvelles élections.

 

Je sais… il y a beaucoup de si pour en arriver là. Si (encore un !) je ne me basais que sur le hasard, je dirais que la probabilité de nous retrouver dans cette situation avoisine zéro. Ce n’est ainsi pas le hasard qui pourrait nous y conduire, non plus que Benny Gantz, mais les partenaires potentiels de M. Netanyahu ; ceux-là mêmes qui ont conseillé au Président Rivlin de lui confier la tâche de former le 35ème gouvernement de la courte histoire de l’Etat hébreu. Car, et c’est remarquable, le fait d’avoir suggéré au Président de donner sa chance à Bibi ne les oblige en aucune manière, pas même du point de vue éthique, à lui voter la confiance à la Knesset.

 

Ils ne le feront que s’ils auront obtenu lors des négociations en vue du partage des ministères et des présidences de commissions les postes qu’ils attendent. Ou s’ils se résolvent à accepter moins que leurs espérances en ayant la conviction qu’il vaut mieux pour eux accepter ce qu’on leur aura proposé que générer une crise politique à l’issue de laquelle ils pourraient se retrouver à la rue comme Bennett et Shaked.

 

Cette petite analyse est d’autant plus vraie qu’avec le nombre restreint de partis qui ont obtenu suffisamment de suffrages pour être représentés dans la nouvelle Knesset, il suffirait pratiquement que l’un d’entre eux refuse sa confiance à Binyamin Netanyahu pour le priver de majorité.

 

En rabotant les plus petites formations de droite pour mobiliser les électeurs contre le péril Gantz, Bibi a fait des rescapés des négociateurs affamés dans la course aux portefeuilles.

 

Evidemment, je ne parle pas d’une situation théorique, cela n’aurait pas d’intérêt. Je pense, comme nombre d’analystes, à un certain Avigdor Lieberman et aux cinq sièges qu’il trimbale avec lui dans son escarcelle sans jamais s’en éloigner.  

 

Cinq mandats, ce n’est pas grand-chose, me direz-vous. Mais ça n’est pas rien, puisque rien c’est quelque chose, comme le rappelait Raymond Devos, mon humoriste préféré. Pas grand-chose, d’autant plus que Lieberman en comptabilisait un de plus à la dernière Knesset, mais cela suffit afin d’empêcher Netanyahu de former une coalition et pour nous renvoyer devant les urnes.

 

Et aussi, et cela ne passe pas inaperçu, pour empêcher la Knesset de se réunir et, par voie de conséquence, de voter la loi en gestation qui bloquerait la levée de l’immunité d’un élu tout le temps qu’il remplit son mandat. Ici on l’appelle le "khok hatzarfati", la loi française, en souvenir de celle qu’avait votée l’Assemblée nationale tricolore pour protéger Jacques Chirac des casseroles qu’il avait à ses trousses.

 

Il suffirait ainsi que les tractations pour la formation d’une coalition s’enlisent pour voir Bibi contraint de se présenter devant le proc général et s’y livrer à une audition, avec un acte d’accusation dans trois affaires pénales qui lui pendent au bout du nez. Or certains de ses alliés, à l’instar de Moshé Kakhlon et des quatre députés de Koulanou [héb. : tous ensemble, rien à voir avec Marc-Emmanuel], ont déjà averti qu’ils n’appuieraient pas la candidature de M. Netanyahu si ce dernier était inculpé. Alors que s’il est déjà Premier ministre, ils ne se rueraient pas aux barricades.

 

Tout cela fait de notre tovaritch  Raspoutine Lieberman l’homme de la situation, pour ne pas dire le personnage le plus puissant du petit monde politique israélien. Il est même plus influent que Benny Gantz, puisque si Lieberman refuse de voter la confiance à Netanyahu, et même si Reuven Rivlin invite Gantz à tenter à son tour de former une coalition, les chances de l’ancien chef d’état-major de Tsahal de parvenir à réunir 61 députés autour de son projet sont objectivement… hum… quasi-nulles.

 

L’ennui pour Netanyahu est que le vieil animal politique au fort et grave accent russe est naturellement au courant du rôle charnière qui lui échoit et qu’il n’a pas attendu les pains azymes pour faire monter les enchères.

 

Ne le voilà pas qui "exige" en échange de ses cinq mandats, accessoirement le portefeuille de l’Intérieur, mais surtout celui de la Défense. Un ministère qu’il occupait au début de la législature précédente et dont il avait bruyamment démissionné pour protester contre la manière – objectivement catastrophique, en tant que résident de Sdérot et rédacteur à la Ména, je peux difficilement dire le contraire - qu’avait eue Bibi de traiter la confrontation avec le Hamas de novembre dernier. 

 

L’affaire pourrait s’arranger, car Bibi n’a aucune peine à se montrer débonnaire à l’endroit de Lieberman lorsqu’il a le feu aux tresses, même s’il a déjà laissé miroiter ce poste très convoité à deux élus du Likoud, Yoav Galant, général en réserve de l'Armée israélienne, et Avi Dichter, l’ancien chef du Shin Bet [le service de sécurité intérieure israélien. Ndlr.]. Qu’à cela ne tienne, pour sauver ses tresses, Netanyahu pourrait se montrer persuasif avec Galant et Dichter, et leur faire une offre de celles qui ne se refusent pas.

 

La question n’est cependant pas là : Yvette (c’est à la fois son nom de baptême – Yvette Lvovitch – et son surnom) ne se contente pas de réclamer ces deux portefeuilles, il pose également comme condition sine qua non à sa participation au prochain gouvernement que Netanyahu s’engage par écrit, dans un délai stipulé d’avance, à réoccuper Gaza et à ratiboiser le Hamas. Sinon, affirme-t-il, il ne votera pas la confiance et il y aura de nouvelles élections.

 

Ce n’est pas à proprement parler un caprice de demoiselle gâtée, mais une nécessité stratégique à laquelle mon père et Juffa souscrivent également. Mais de là à en faire une condition incontournable à la formation du prochain gouvernement, c’est du jamais vu : ou tu t’engages à déclencher une guerre dans les trois mois, ou tu vas t’exposer à la taule face à Mandelblit en juillet au risque, de surcroît, de faire tes adieux à la politique ! C’est rude, comme disent nos amis belges.

 

D’une part, en politique comme dans les maisons de passe, rien n’est jamais inébranlable, et tout cela pourrait très bien se terminer par un accord aussi secret que flou entre les deux hommes et par une accolade en forme de photo de famille.

 

Mais de l’autre, parlant de famille, rien n’est moins sûr, particulièrement parce que le contentieux entre les deux personnages est personnel et profond. Yvette déteste Bibi. Il avait débuté sa carrière au Likoud et il raconte volontiers à qui veut bien l’entendre qu’il était le mentor de Netanyahu, celui qui a organisé son ascension politique, celui qui écartait ceux qui se plaçaient en travers de son chemin, et celui qui se sacrifiait lorsque c’était nécessaire pour ne pas gêner la progression de son "ami".

 

Cette vérité, tout le monde politique la connaît. Tout comme tout le monde sait que Lieberman n’a pas été payé de retour et que Bibi l’a transformé, comme il le fait avec tous ceux qui l’entourent, en sous-fifre privé de pouvoir, en faire valoir émasculé. C’est ainsi qu’Yvette n’avait eu du portefeuille de la Défense que le titre, que non seulement Bibi prenait toutes les décisions militaire importantes à sa place, avec ses propres conseillers, mais aussi, le plus souvent, sans le consulter ni même le tenir au courant.

 

A l’instar du cas de la vente des sous-marins allemands à l’Egypte, à propos de laquelle M. Netanyahu a reconnu publiquement qu’il n’avait pas tenu au courant le ministre israélien de la Défense, Yvette, non plus que le chef du Renseignement. Je l’ai aussi vu de mes yeux et entendu de mes deux oreilles à la télévision déclarer qu’il avait dûment informé le Conseiller juridique du gouvernement de sa décision. Mais pas plus tard que le lendemain, le conseiller en question – on est toujours en question lorsque l’on est conseiller – émettait un communiqué écrit, un acte extrêmement rare dans le cadre de sa fonction, pour témoigner que Netanyahu n’avait jamais abordé la question des Dolfin [les sous-marins allemands. Ndlr.] avec lui.

 

Du Bibi tout craché. Il a menti, une fois de plus, et alors ? Il a mis en danger la suprématie régionale d’Israël dans le domaine hyper-sensible des sous-marins tactiques pour des raisons que personne ne connaît, et alors ? Alors, parce que ces questions ont une réponse dans ce cas précis, un millier d’Allemands au moins étaient au courant de la transaction – il fallait bien les construire ces sous-marins pour l’Egypte -, tout l’état-major égyptien l’était aussi, et pas le ministre israélien de la Défense ni notre chef du Renseignement.

 

Et si certains d’entre vous pensent que je suis un gauchiste parce que je ne m’arrête pas de réfléchir lorsque j’entends le nom de Netanyahu ou parce que je dis les choses telles que je les perçois, alors je veux bien être traité de gauchiste. C’est d’ailleurs presque arrivé à Avigdor Lieberman dans l’entourage de Bibi, et on n’y hésitera pas à lancer cette accusation si Yvette maintient ses conditions. Je serai en bonne compagnie.

 

Netanyahu a réussi l’exploit de diviser Israël en deux catégorie : la "droite", ceux qui le soutiennent sans poser de questions en fermant les yeux et en se bouchant les oreilles, et la "gauche", c’est-à-dire tous les autres.

 

Mais la campagne électorale est terminée on ne va pas ressasser. Finie pour nous en tout cas, sans doute pas pour Lieberman, pour qui, semble-t-il, elle ne fait que commencer. Et je vous assure que s’il peut empêcher Bibi de former une nouvelle coalition sans y laisser beaucoup de plumes, il ne s’en gênera pas. Il pourrait même avoir un orgasmof !

 

Pour ne rien arranger aux affaires du Premier ministre probable, la clientèle électorale d’Yvette est particulièrement attachée à sa personne. Elle est constituée d’émigrants de l’ex-Union Soviétique, dont certains ne pipent pas l’hébreu couramment ; au point que les messages de campagne d’Israël Beyténu à la TV étaient en russe. Lieberman n’a donc pas de soucis à se faire si le pays est acculé à de nouvelles élections qui se dérouleraient sans Bibi. En vérité, il ne pourrait qu’augmenter son capital de députés.


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Notre Dame : l’édito de Stéphane Juffa (info # 011704/19) Version imprimable
Analyse
mercredi, 17 avril 2019

 

Par Stéphane Juffa

 

Il est vrai qu'il existe une contradiction évidente entre le fait de déclarer qu'on ne possède aucune information concernant les circonstances de départ du feu et celui de se hâter de décréter qu'il est accidentel.

 

Les deux affirmations sont non seulement antithétiques, elles indiquent également que les pouvoirs publics pourraient vouloir orienter le déroulement de l'enquête.

 

Ces derniers mois, de nombreux édifices du culte catholique en France ont subi des dégradations intentionnelles, souvent revendiquées par des adeptes d'une autre croyance.

 

J'affine cette observation en exprimant que, dans le doute des circonstances du départ du feu, un acte criminel antichrétien ne constituerait pas une surprise parmi la succession d'actes de ce genre qui sont observés en France ces derniers mois.

 

Ceci posé, ma remarque est destinée à stigmatiser le manque de responsabilité des autorités, prises à émettre une appréciation péremptoire au sujet d'un événement dont elles affirment concomitamment tout ignorer.

 

Elles avaient l’obligation de se taire et de laisser les instances compétentes diligenter l'enquête avec tous les moyens nécessaires et sans présager en aucune façon de ce qu'elles découvriraient.

 

Ayant clairement dénoncé cette imprudence, il n'est absolument pas dans mon intention d'entretenir le doute ou de diriger à mon tour les soupçons contre une communauté religieuse quelle qu'elle soit, et particulièrement les musulmans de France.

 

Lorsque l'on ne sait rien, tout le monde est présumé innocent et l'ensemble de la population constitue le réservoir des coupables en puissance.

 

J’ajoute qu’en droit, contrairement à la pratique policière, le fait qu’un individu ait un passé criminel n’implique en rien qu’il soit coupable ou même susceptible de l’être dans une autre affaire.

 

C'est l'ordre de ces choses qui doit prédominer dans l'Etat de droit pour qu'il reste l’Etat de droit.

 

Le fait que de nombreux musulmans aient manifesté sur les réseaux sociaux leur joie à voir la cathédrale se consumer ne change rien à ces constantes fondamentales. L’exhibition publique d’un comportement haineux fait des exhibitionnistes des imbéciles non des pyromanes.

 

Diriger les soupçons vers une communauté plutôt qu'une autre, éliminer l'hypothèse d'une action isolée ou individuelle serait tout aussi erroné que décréter conclusivement le caractère accidentel de l'incendie alors que Notre Dame brûlait encore. Et même davantage. 

 

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Informations exceptionnelles sur le raid de samedi en Syrie (011504/19) Version imprimable
Analyse
lundi, 15 avril 2019

 

Par Jean Tsadik

 

A la Ména nous sommes parvenus à documenter avec précision l’une des frappes attribuées à l’Aviation israélienne par des media étrangers dans la région de Masyaf, dans l’ouest de la Syrie.

 

L’objectif visé, parmi d’autres, était une usine de fabrication de missiles sol-sol de conception iranienne, située à 1.2km au nord de l’extrémité de la ville de Masyaf comptant environ 35 000 habitants.

 

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La "fabrique iranienne de missiles sol-sol" localisée

par la Ména au nord de la ville syrienne de Masyaf

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Map Pro

 

Les missiles confectionnés dans ce complexe militaire possèdent un rayon d’action de 200km et étaient destinés à être livrés aux Pasdaran - les commandos des Gardiens de la Révolution khomeyniste, l’unité d’élite de l’Armée de la théocratie perse -, à l’Armée gouvernementale syrienne ainsi qu’à l’organisation terroriste chiite libanaise du Hezbollah.

 

Tous les missiles en passe d’être produits étaient censés être essentiellement utilisés contre des objectifs civils et militaires en Israël. Il s’agit d’engins baptisés M-600 en Syrie, qui sont des déclinaisons du Fateh [fars.: le conquérent] -110. Ils sont en principe capables d’emporter une charge utile de 400 kg d’explosifs à une vitesse de Mach 3.5.

 

A l’origine, le Fateh/M-600 était une roquette Zelzal [fars. : tremblement de terre] démunie de système de guidage. Les ingénieurs de la "République" Islamique lui ont ajouté un système de navigation hybride basé essentiellement sur l’emploi du GPS, et, accessoirement, d’un module inertiel et d’un autre, électro-optique.

 

En dépit de ces modifications, le Fateh/M-600 reste un projectile extrêmement imprécis, pouvant exploser à plusieurs kilomètres de la cible envisagée. Cette faiblesse limite largement son utilisation tactique (visant des cibles militaires) et le réduit à un rôle terroriste (visant des civils sans distinction précise d’objectifs). Si la malchance des civils s’en mêle, qu’un M-600 échappe à la fois à la Fronde de David et qu’il s’abat presque par hasard sur une zone d’habitation, sa charge explosive a la capacité de détruire un bloc entier d’immeubles.

 

A la Ména nous sommes au courant de l’existence d’un vaste programme de revalorisation du large stock de roquettes Zelzal à disposition du Hezbollah, par adjonction d’un système de guidage GPS. A l’origine, des avions cargos iraniens ont tenté d’acheminer des centaines de kits GPS par l’aéroport international de Damas et celui de Khmeimim, aux mains des Russes, à proximité de Lattaquié. L’idée était de procéder à la modification au Liban dans des ateliers souterrains. Mais la destruction d’avions de transport ainsi que de la plupart des convois terrestres entre les capitales syrienne et libanaise, de même que des centres de commandement et de transit a obligé les militaires iraniens à quitter Damas et sa périphérie pour s’installer dans la province syrienne, comme à Masyaf. Ce faisant, ils ont dû se résoudre à fabriquer ou modifier les Fateh/M-600 par eux-mêmes.

 

Dans la fabrique de M-600 de Masyaf, des soldats réguliers syriens et des miliciens du Hezbollah secondaient les Iraniens dans leur tâche de construction et dans celle de la protection du site. Sur cette seconde photo satellite plus rapprochée, l’on distingue, outre la fabrique de missiles, un camp de l’Armée d’Assad et un autre des Gardiens de la "Révolution" installés dans le même complexe.

 

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La fabrique de missiles et les deux camps militaires

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Map Pro

 

Suite au retrait de l’aéroport international de Damas, l’état-major perse a eu la bonne idée d’intégrer la fabrique dans des bâtiments existants afin de ne pas attirer l’attention des Israéliens. Nous avons retrouvé dans nos archives les mêmes édifices sur des images satellitaires datant de 2017.

 

C’est donc le Renseignement hébreu qui est parvenu à localiser parfaitement l’activité qui avait lieu dans cette partie du complexe militaire ultrasecret au nord de Masyaf. Cela doit d’ailleurs immanquablement susciter de vives tensions et surtout des suspicions de trahison parmi les officiers et personnels ennemis coopérant à ces projets, étant évident que le Mossad dispose d’agents à tous les niveaux des armées syrienne et iranienne ainsi que dans la milice libanaise. Nous avons la conviction absolue qu’au lendemain de raids meurtriers comme celui de samedi matin, les reproches et accusations doivent également fuser entre les trois entités impliquées, chacune accusant les deux autres d’être responsables de la fuite des informations en direction des Israéliens.

 

Ce, d’autant plus que le Khe’l Avir a également oblitéré samedi une ancienne école de Masyaf, réquisitionnée afin qu’elle abrite les personnels iraniens, syriens et libanais qui étaient en train d’apprendre à manier et à entretenir les missiles qu’ils espéraient prochainement toucher à leur sortie de l’usine toute proche.

 

Sur cette vidéo de la chaîne de propagande gouvernementale russe RT (Russia Today), dans sa déclinaison Rusiya Al-Yaum [arab. : Russie aujourd’hui] à l’intention du public arabophone, l’on voit l’étendue des destructions infligées à ce centre d’entraînement par les chasseur-bombardiers frappés de l’étoile de David.

 

En visionnant ces images et en sachant que les dortoirs étaient occupés au moment du raid, on comprend que le bilan dégagé par le chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, de 40 morts et 100 blessés est en phase avec la nature et l’étendue des dégâts.

 

D’ailleurs le commentaire en arabe de RT fait état d’ "un grand nombre d’écoliers tués par l’agression israélienne", ce qui décrédibilise notamment les dépêches de l’AFP, se basant sur les estimations de l’agence de propagande gouvernementale syrienne SANA qui affirmait que l’attaque israélienne n’avait fait que trois blessés.

 

En réalité, cela fait au moins quatre ans que le pied d’aucun écolier n’a franchi le seuil de l’école ciblée par le Khe’l Avir. Après la négation des faits, dans un premier temps, grâce à l’ "efficacité exceptionnelle des systèmes antimissiles russes", le commentateur de cette vidéo verse dans la victimisation et la diabolisation, certes quelque peu pathétique, des Hébreux.

 

Sur cette troisième photographie satellitaire, on distingue sur la photo du haut la fabrique des M-600 telle qu’elle existait jusqu’à vendredi, et sur l’image en noir et blanc du bas, ce qu’il en reste suite à l’opération israélienne, intervenue à 2h30 locales, samedi matin.

 

Afin de faciliter la localisation des bâtiments, nous les avons numérotés aux mêmes endroits sur les deux images.

 

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La fabrique de missiles avant et après le raid du Khe’l Avir

L’on constate que les 10 édifices qui accueillaient l’usine sont néantisés

Service cartographique © Metula News Agency

Photo Avant : na sur base statique Google Earth Pro

Photo Après : ISI, réaménagée par la na

 

La photo "Avant" ainsi que les deux photos précédentes de l’article font partie de la même image exploitée à des échelles différentes. La localisation géographique de l’objectif a été réalisée par la Ména sur la base de clichés pris par ISI, Imagesat International. Le cliché exceptionnel "Après" a été pris par ISI samedi après le raid.

 

On observe qu’on est en présence de frappes dites chirurgicales ; d’une part, parce que les bâtiments voisins n’ont pas été touchés, et parce que tous les bâtiments de la fabrique ont été détruits. Chacun a été spécifiquement anéanti par un ou plusieurs missiles. Cette constatation disqualifie les affirmations de SANA, reprises par l’AFP et par Sputnik [l’agence de presse et d’intoxication officielle russe qui remplace Novosti] selon lesquelles la défense aérienne syrienne serait parvenue à abattre certains des missiles israéliens. Si cela avait effectivement été le cas, certains des bâtiments constituant la fabrique de missiles auraient logiquement été épargnés.

 

Il n’est pas non plus possible qu’un ou deux missiles aient fait le "travail" à eux seuls, et ce, pour deux raison : la surface au sol sur laquelle les bâtiments de la fabrique ont été érigés mesure l’équivalent d’une longueur de terrain de football par une longueur de terrain de football. Or il n’existe pas de missiles aéroportés à disposition d’Israël capables d’éradiquer une aire aussi conséquente à l’aide d’un ou deux projectiles uniquement. Deuxièmement, une frappe non chirurgicale aurait laissé un impact au sol très différent de celui relevé par l’image d’ISI.

 

Autre observation : le raid sur la fabrique de missiles a fait des victimes, mais l’essentiel des morts et des blessés a été causé par le bombardement de l’ ""école"" et de ses occupants qui y apprenaient à assassiner des Israéliens.

 

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Vue partielle du centre d’entraînement des Pasdaran, des miliciens libanais

et des soldats syriens après la frappe israélienne

 

Enfin, nous ignorons le nombre exact de cibles visées par le raid hébreu de la nuit de vendredi à samedi. Nous tenons pour absolument établi que les deux objectifs décrits dans cet article ont été visés et démolis. Il nous semble qu’une troisième cible a été touchée, probablement des nids d’armes antiaériennes, mais nous n’en avons pas encore confirmation. Non plus que pour deux autres, annoncées comme ayant fait partie du raid par des sources d’information appartenant à l’opposition syrienne.

 

Ce qui est certain est que la dépêche de l’AFP concernant l’opération attribuée à Tsahal et qui est exclusivement constituée de citations de l’agence propagande de Bashar al Assad SANA et de l’OSDH une organisation amatrice financée par le Qatar et opérant à partir de Coventry, à 3 600km de Masyaf, est exempte d’informations factuelles concernant l’évènement qu’elle est censée couvrir. En dehors du fait qu’il y a effectivement eu un raid attribué à l’Aviation israélienne, tout le contenu de cette dépêche est inepte, erroné et destiné à la désinformation et à la propagande.

 

Les consommateurs de ce type de dépêche, et partant ceux qui se nourrissent des informations tirées de la quasi-entièreté des media francophones qui effectuent des copier-coller des dépêches de l’AFP, n’ont pas accès aux informations réelles telles que celles contenues dans notre article.

 

Ils ignorent ainsi quels ont été les objectifs réellement visés, leur degré de destruction, ce qu’on y faisait, à quoi les victimes s’afféraient, pour quels objectifs ils s’entraînaient ainsi que le bilan des morts. Ils n’ont pas accès à la documentation existante, aux cartes ni aux photographies simples et comparées des cibles et de leur état après le raid.

 

Les sources israéliennes indépendantes qui ont démontré leur fiabilité à des centaines de reprises sont systématiquement ignorées par l’agence d’information officielle de l’Etat français. On peut légitimement s’interroger relativement à ce choix éditorial : l’AFP entend-elle user de sa position de quasi-monopole afin d’exagérer l’exposition du narratif des partisans des régimes syrien, iranien et du Hezbollah ? Dans quel dessein ? L’agence française se propose-t-elle d’empêcher la vraie information relative aux évènements du Proche-Orient de parvenir au public francophone ? Serait-ce pour l’empêcher de se former une opinion réaliste basée sur les considérants démontrables de ces confrontations ? Ou enfin, l’AFP et l’Etat français trouvent-ils un quelconque intérêt à dissimuler les succès militaires des forces israéliennes, de même que les mobiles spécifiques de leurs interventions ? Quoi qu’il en soit, la simple énumération des graves questions quant à ces pratiques en porte-à-faux avec l’ontologie journalistique a de quoi susciter l’inquiétude. Particulièrement pendant une période durant laquelle l’antisémitisme est en croissance incontrôlée dans l’Hexagone et que le gouvernement tricolore déclare qu’il existe une urgence à le combattre. La déclaration politique et la gestion de l’information du gouvernement français ne seraient-elles pas contradictoires ?
 
Quelques enseignements à tirer des élections israéliennes (info # 011404/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 14 avril 2019

 

Par Guy Millière

 

Les élections israéliennes sont passées. Ceux qui espéraient une victoire des forces hostiles à Binyamin Netanyahou sont dépités. Et ils étaient nombreux : l’essentiel des journalistes israéliens (qui, comme dans tous les pays occidentaux, sont massivement à gauche), la quasi-totalité des journalistes des grands media européens et une large part de ceux des grands media américains, les principaux dirigeants de l’Union Européenne (et tout particulièrement l’ex-communiste Federica Mogherini et Emmanuel Macron), les dirigeants du parti Démocrate américain (dont le glissement vers l’islamo-gauchisme n’en finit pas), Mahmoud Abbas et les autres dirigeants de l’Autorité Palestinienne.

 

Ceux qui soutenaient Binyamin Netanyahou et espéraient le voir rester Premier ministre ont toutes les raisons d’être satisfaits. Et ils étaient eux aussi nombreux : ils incluent les journalistes et commentateurs conservateurs en Israël et ailleurs sur la Planète, les dirigeants européens hostiles à l’Union Européenne telle qu’elle devient (de Viktor Orban, Premier ministre de Hongrie, à Sebastian Kurz, Chancelier fédéral d’Autriche, de Milos Zeman, Président de la République tchèque, à Matteo Salvini, vice-président du conseil italien), les dirigeants du parti Républicain américain (j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs d’entre eux voici huit jours à Las Vegas où je vis lors d’une réunion des Juifs Républicains américains, dont le nombre s’accroît sans cesse), et, bien sûr, l’administration Trump et Donald Trump lui-même.

 

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La victoire de Binyamin Netanyahu et d’une certaine conception de l’Etat d’Israël

 

Avant que des décisions ne soient prises qui découleront de la victoire de Binyamin Netanyahou, avant qu’un nouveau gouvernement israélien se forme et avant que le plan de paix préparé par l’administration Trump soit rendu public (je parlerai de celui-ci le moment venu, et je ne veux pas commenter les rumeurs qui circulent à son sujet), quelques enseignements me semblent devoir être tirés :

 

#         la base sur laquelle s’appuie Binyamin Netanyahou est solide : elle se compose de l’électorat du Likoud, qui se fait de plus en plus nombreux, et de la droite religieuse, qui consolide ses positions. Cette base restera sans doute dominante bien au-delà de Binyamin Netanyahou. Elle est clairement et nettement conservatrice et attachée à la religion juive (l’échec de Naftali Bennett et Ayelet Shaked, qui ont créé un parti de droite laïque en quittant HaBayit HaYehoudi [la maison juive] et n’ont pas atteint le seuil leur permettant d’avoir des élus est significatif sur ce plan). Elle est, montrent les enquêtes, jeune, et cela traduit une évolution de la société israélienne : les conservateurs et les religieux ont, depuis des années, davantage d’enfants, et leurs enfants atteignent l’âge de voter.

 

#         la gauche est en recul constant. La gauche explicitement de gauche s’est effondrée, et le parti travailliste et Meretz auront en tout et pour tout dix représentants à la Knesset. La gauche revêtue du manteau du centrisme a fait mieux, mais a dû pour cela s’allier à des centristes et à des gens de droite, mus essentiellement par la haine de Binyamin Netanyahou.

 

#         les résultats obtenus par la liste Gantz-Lapid ne doivent pas tromper. Cette liste a presque fait jeu égal avec la liste du Likoud, mais elle n’a aucune solidité, à la différence de celle du Likoud. C’est une alliance de circonstances qui va très vraisemblablement se fracturer - les positions de Yaïr Lapid sont très éloignées, par exemple, de celles de Moshe Yaalon, et il serait très surprenant qu’ils adoptent très longtemps des positions identiques sur nombre de sujets. Kakhol-Lavan [bleu-blanc] n’avait aucune possibilité de constituer une alliance de gouvernement : l’écart qui sépare le total des sièges de la gauche additionnés de ceux de l’alliance que peut composer le Likoud est important, vingt sièges (les listes arabes, radicales et “propalestiniennes” n’ont jamais envisagé le moindre rapprochement avec quiconque, même avec le Meretz).

 

#       le poids des media et leur pouvoir s’affaiblit. Binyamin Netanyahou a triomphé malgré la féroce hostilité de la quasi-totalité des media israéliens (l’exception étant Israël Hayom [Israël aujourd’hui]), et malgré des articles souvent diffamatoires et irrespectueux de la présomption d’innocence. Cet affaiblissement est identique à celui que l’on constate aux Etats Unis où Donald Trump est très populaire bien que les media ne cessent de le traîner dans la boue.

 

#       la “cause palestinienne” glisse vers une obsolescence très nette. Elle a été absente de la campagne électorale, et seuls la gauche, l’extrême gauche et les mouvements arabes l’ont évoquée. Un futur qui ne sera pas entièrement dicté par la “cause palestinienne” devient dès lors très envisageable. Ceux qui, comme moi, ont dit dès la signature des Accords d’Oslo que ceux-ci étaient délétères et qu’il n’y aurait pas d’Etat palestinien confié à l’OLP voient leurs analyses de plus en plus nettement confirmées.

 

Des problèmes restent à résoudre pour Israël, sur le plan intérieur, les prix du logement sont souvent exorbitants, des prix de monopoles existent dans l’alimentation, et sur le plan de la sécurité, la menace iranienne persiste, le Hamas est une nuisance grave. Le futur d’Israël n’en est pas moins prometteur.

 

L’économie israélienne est la plus dynamique du monde occidental, avec l’économie américaine ; la croissance est forte, et les chiffres du chômage indiquent une situation de plein emploi.

 

L’Armée israélienne est l’une des plus puissantes et des plus efficaces du monde occidental.


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Raid dévastateur de l’Aviation israélienne dans l’ouest de la Syrie (011304/19) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 13 avril 2019

 

© Metula News Agency

 

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La nuit dernière (vendredi à samedi), selon des sources étrangères, y compris l’agence de presse-propagande officielle du régime syrien SANA et l’agence semi-officielle d’information du gouvernement russe, Sputnik, l’Aviation israélienne, le Khe’l Avir, a attaqué plusieurs positions militaires dans la région de Masyaf, à l’ouest de la Syrie [voir carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Le raid, qui s’est déroulé à partir de 2h30 locales (1h30 à Paris), a notamment ciblé l’usine d’armement, mentionnée comme "Deir (arab. : couvent) Mama Fabrique de missiles" sur la carte. Il s’agit d’un complexe de mise au point et de fabrication d’armes géré par l’Armée iranienne en Syrie.

 

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L’usine d’armement iranienne de Deir Mama

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Cet objectif a déjà été attaqué au moins à six reprises par le Khe’l Avir. Chaque fois, au prix de pertes humaines et d’investissements importants, la théocratie perse a reconstruit les installations oblitérées par les Israéliens.

 

Téhéran y pratique, en collaboration avec le régime de Bashar al Assad, la mise au point, l’entretien et le stockage d’armes de destruction massive, y compris des armes transportant des gaz de combat et des agents de guerre bactériologique.

 

Durant la Guerre Civile Syrienne, la plupart de ces aménagements ayant été anéantis par les chasseurs-bombardiers à l’étoile de David, l’unité de Deir Mama se concentre désormais sur la production de missiles à moyenne portée. Ces armes sont censées être livrées aux Pasdaran, l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution khomeyniste iraniens, au Hezbollah libanais ainsi qu’à l’Armée gouvernementale syrienne.

 

On estime en Israël que le régime des ayatollahs a entrepris de redémarrer le complexe de Deir Mama après le déploiement par les Russes d’une batterie de missiles S300 sur la montagne dominant l’usine par 10km à l’Ouest et conçue pour la protéger.

 

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La batterie de S300 dans la montagne

mentionnée comme "4 rampes de missiles S300" sur la carte

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Imagesat International ISI

 

Nous ignorons à la Ména si la batterie en question a été détruite lors de l’opération de cette nuit ou s’il existe un accord secret entre Moscou et Jérusalem afin que ces missiles ne soient pas utilisés lors des raids de l’Aviation israélienne.

 

La zone de Masyaf est également à portée des missiles S400 plus récents, déployés autour de Khmeimim, la principale base aérienne russe en Syrie à proximité de Lattaquié (carte).

 

Quoi qu’il en soit, les appareils hébreux opèrent en Syrie avec les contre-mesures permettant de rendre inopérants les deux types de missiles russes. Si un accord russo-israélien existe, c’est pour éviter une confrontation armée entre les deux pays et ne pas étaler l’impuissance du système russe d’interdiction aérienne, présenté par Moscou comme étant le plus performant au monde. Le système S400 est l’un des principaux produits d’exportation de l’industrie militaire russe. L’un de ces exemplaires vient d’être vendu à la Turquie de Recep Erdogan, suscitant un désaccord public entre Ankara et Washington, la Turquie, membre de l’OTAN, n’étant pas censée se pourvoir en armement auprès de l’adversaire de l’OTAN.

 

Outre le complexe de Deir Mama, sous réserve que la batterie de S300 n’ait pas été attaquée, l’on sait de source fiable qu’un camp de Pasdaran et de Hezbollani, installé dans une école, a été oblitéré dans les faubourgs mêmes de la ville de Masyaf.

 

On est sans confirmation, en revanche, des informations en provenance de l’opposition syrienne relatives à une quatrième cible du Khe’l Avir dans la vallée d’al Huyun. L’objectif en question, également dirigé par les Iraniens, participerait au projet de confection des missiles à moyen rayon d’action.

 

Michaël Béhé, le chef de la Ména libanaise, ajoute trois informations à notre compte-rendu. Premièrement, il conteste le nombre de 2 morts et 17 blessés fuité par le régime de Damas à l’intention des media. Après être parvenu à contacter des sources hospitalières à Masyaf et à Hama (carte), le bilan des raids de la nuit dernière s’élèverait en réalité à près de quarante morts et à une centaine de blessés, quasiment tous des personnels militaires appartenant à l’Armée iranienne, à l’Armée syrienne et au Hezbollah libanais.

 

D’autre part, reprenant en cela des informations de l’ANI, l’Agence Nationale de l’Information libanaise, des appareils israéliens évoluant à très basse altitude ont simulé plusieurs heures durant des attaques au sol en divers points du territoire du pays aux cèdres. Finalement, toujours selon l’ANI, une roquette serait tombée la nuit dernière, pendant les attaques en Syrie, entre les villages d’Andaket et de Chadra près de la frontière libano-syrienne. Elle n’a causé ni blessés ni dégâts matériels. Les autorités de Beyrouth sont en train d’analyser le projectile afin d’en définir la provenance.

 

A Kiryat Shmona aussi, à 11km au sud de Métula, des habitants ont signalé à la Ména que des avions du Khe’l Avir avaient survolé leur cité à très basse altitude autour de l’heure des raids.

 

L’opération de la nuit dernière est la seconde à parvenir à notre connaissance depuis l’accord du 20 janvier dernier, annoncé en exclusivité par la Ména et qu’aucun autre media n’a encore repris, entre Israël, la Russie, le gouvernement syrien et l’Iran. Aux termes de cet accord, Téhéran a pu retirer ses forces de l’aéroport international de Damas, de la capitale syrienne et de ses environs sans être dérangé par Tsahal. Ses positions, maintes fois visées par le Khe’l Avir, étaient devenues intenables et occasionnaient, en plus des pertes humaines et matérielles, des destructions inutiles à Damas. Depuis, la "République" Islamique d’Iran a retiré entre la moitié et les deux tiers de ses effectifs en Syrie et a éloigné le contingent restant de la proximité du territoire hébreu, vers des régions où elle le croyait en sécurité.

 

Le raid de vendredi à samedi démontre que Khamenei n’a pas encore fait le deuil de ses ambitions expansionnistes au pays de Bashar al Assad, mais entend influer sur le rapport de force avec Israël de façon différente.

 

Ce qui nous impressionne toujours autant à Métula, outre la dextérité des pilotes hébreux et la précision de leurs armes, c’est la qualité qui peut sembler fantastique du Renseignement israélien. C’est à croire que Jérusalem connaît tout ce qui se déroule dans les antres les plus secrets de ses ennemis en temps réel et avec une précision diabolique.

 

 
Comment Trump prépare sa contre-offensive (011104/19) Version imprimable
Analyse
jeudi, 11 avril 2019

 

Il y a maintenant deux semaines, le 25 mars dernier, que le rapport du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre la Russie et la campagne de Donald Trump a été soumis au ministère américain de la Justice et ses conclusions rendues publiques. Le rapport complet n’est pas encore public, car le ministère vérifie si des extraits doivent ou non être censurés pour préserver des informations confidentielles.

 

Comme je l’avais annoncé dans ces colonnes, le rapport Mueller met fin une bonne fois pour toute à la fiction d’une collusion entre Trump et Poutine. Si, après avoir enquêté pendant deux ans, dépensé plus de 20 millions de dollars, employé des dizaines de juristes de talent qui étaient aussi des opposants politiques du président, et inculpé plusieurs collaborateurs de Trump pour des faits sans le moindre rapport avec la Russie dans l’espoir de les faire chanter, Mueller n’a rien trouvé, c’est qu’il n’y a rien. Tous ceux qui ont passé des années à annoncer que Trump était dans la poche de Poutine et ne pourrait pas finir son mandat vont devoir soit changer de registre, soit cesser d’être pris au sérieux.

 

Cependant, la clôture – et bientôt la publication ­– du rapport Mueller ne sont pas la fin de l’histoire. Trump, qui savait par construction ce que seraient les conclusions, a eu deux ans pour préparer calmement sa contre-offensive.

 

Les deux semaines écoulées depuis la publication du rapport permettent d’avoir une bonne idée de ce que cette contre-offensive devrait être. Il semble acquis qu’elle consistera, en premier lieu, à faire toute la lumière sur le système de corruption qui a permis au parti Démocrate de répandre à travers le monde la « fausse nouvelle » d’une collusion russe et, en deuxième lieu, à affaiblir profondément et structurellement la presse d’opposition.

 

Le degré de corruption qui a permis au parti Démocrate de répandre l’idée d’une collusion entre Trump et la Russie est, même pour des observateurs endurcis de la politique, difficile à imaginer. La pièce essentielle de l’accusation était le « dossier Steele », un document commandé et financé par le Comité National du Parti Démocrate et la campagne 2016 d’Hillary Clinton. Cette source de financement a été camouflée en passant par l’intermédiaire la société d’avocats Perkins Cole.

 

Le dossier était une collection d’accusations rassemblées par Christopher Steele, un ancien agent du renseignement britannique qui n’avait plus accès à des informations confidentielles et disait fonder ses accusations sur des sources russes anonymes. Il était publié par la société Fusion GPS, spécialisée dans la recherche d’informations compromettantes pour des clients exclusivement Démocrates. Il ne contenait strictement aucune preuve de ses allégations. Pas de photographie, pas de document, pas d’enregistrement ; rien. Cela en faisait manifestement, du point de vue du renseignement, un document de très faible valeur.

 

Malgré cela, le parti Démocrate a consacré une immense énergie, à l’automne 2016, à transmettre le dossier à ses propres militants au sein de l’administration, notamment dans les services de renseignement. Christopher Steele lui-même, le fondateur de Fusion GPS Glenn Simpson, et différents intermédiaires ont diffusé le dossier directement aux échelons supérieurs du FBI et du ministère de la Justice, pendant que Sidney Blumenthal, un collaborateur de longue date d’Hillary Clinton, le propageait au Département d’Etat (le ministère américain des Affaires Etrangères).

 

Cette approche a permis de contourner les procédures habituelles de ces administrations et de créer un réseau de hauts fonctionnaires qui, aveuglés par leurs préjugés politiques, ont rapidement acquis un intérêt personnel à faire prouver la thèse défendue par le rapport. Parmi ces fonctionnaires, comme Peter Strzok, Lisa Page au FBI et Andrew Weissmann et Zainab Ahmad au ministère de la Justice, certains ont par la suite rejoint l’équipe de Mueller et enquêté sur la thèse qu’ils avaient soutenue dans l’administration, créant ainsi un conflit d’intérêt évident.

 

Sur la base de ce rapport, le FBI obtint, en octobre 2016, de la part d’une cour de justice d’exception, la Foreign Intelligence Surveillance Court [Cour pour les écoutes de renseignement sur l’étranger], l’autorisation de mettre sous écoute un collaborateur de la campagne Trump, Carter Page. Le dossier soumis à la Cour au titre du Foreign Intelligence Surveillance Act ou FISA est encore confidentiel.

 

L’un des actes principaux que le président Trump va probablement réaliser dans les prochains mois au titre de sa contre-attaque sera de déclassifier le dossier FISA. La publication des arguments développés par le FBI pour obtenir le droit de mettre sous écoute la campagne du candidat Républicain montrera que les services de renseignement et le système judiciaire américain ont été délibérément manipulés, sur le fondement d’un document sans valeur, pour influencer le résultat d’une élection. A soi seul, cela constituerait déjà le pire scandale politique de l’histoire des Etats-Unis.

 

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"Et maintenant, à mon tour de jouer"

 

Les Démocrates sont également menacés par la publication d’un autre document. Pendant que Mueller poursuivait son investigation en pure perte, le ministère de la Justice, sur ordre de Trump, a chargé il y a un an son inspecteur général, Michael Horowitz, d’enquêter sur de possibles abus de justice au sein du ministère et du FBI dans l’utilisation du FISA pour mettre Carter Page sur écoute.

 

En plus du texte brut de la demande d’autorisation d’écoutes, un rapport complet est donc en préparation, qui examinera qui a suggéré quoi à qui, quelles infractions aux procédures et aux principes élémentaires de justice ont été commises dans la préparation de cette demande et, si cela peut être établi, jusqu’où remontait la chaîne de commandement. Le 21 mars dernier, Horowitz, en réponse à une question qui lui était posée lors d’une intervention devant l’Atlantic Council1, a confirmé que cette investigation était toujours en cours.

 

Il n’y a pas eu la moindre fuite à l’occasion de l’enquête Horowitz – à la différence de l’enquête Mueller qui fuitait constamment, souvent dans des directions erronées. On peut seulement prédire, vu le niveau des enquêteurs et le temps consacré aux recherches, que l’inspecteur général produira un récit détaillé des événements qui ont conduit à la requête FISA, et qu’il n’hésitera pas à aller aussi haut que possible dans la remontée de la chaîne de commandement.

 

Il y a autre chose que l’on peut aisément prédire. Le président Trump a été accusé de beaucoup de choses, mais jamais d’être trop faible avec des ennemis vaincus. Lorsque tous les faits seront connus, les délits et crimes commis pour contourner toutes les règles de la procédure judiciaire et manipuler la justice donneront lieu à des saisies de la justice pénale. Celle-ci remontera aussi haut dans la hiérarchie que les faits pourront être prouvés. On peut s’attendre, avant l’élection de 2020, à voir des Démocrates très haut placés traînés devant les tribunaux. Même les noms d’Hillary Clinton et du Président Obama sont envisageables, si des preuves suffisantes apparaissent. Certains iront probablement passer en prison les prochaines années.

 

L’autre direction que l’on peut s’attendre à voir prendre à la contre-offensive de Trump est un vaste effort pour faire perdre leur crédibilité aux journalistes qui l’attaquent régulièrement depuis trois ans.

 

Dans la préparation des élections de 2020, le principal danger pour Trump ne sera probablement pas le candidat Démocrate quel qu’il soit : aucun de ceux qui sont actuellement en lice n’arrive à la cheville du président en termes d’habileté tactique et de talent oratoire. Le principal danger viendra d’une presse très majoritairement hostile, déterminée à le faire battre par tous les moyens, et qui a perdu depuis longtemps tout semblant d’éthique journalistique.

 

Dans la confrontation entre le président et la majorité de la presse, cependant, la publication du rapport Mueller change significativement le rapport de force. La presse Démocrate a consacré, pendant plusieurs années, des efforts presque hystériques à pousser la thèse d’une collusion russe, anticipant les résultats d’une enquête qui a fini par… aboutir aux conclusions strictement opposées. La crédibilité de la presse Démocrate est très près d’être définitivement perdue.

 

Or, la perte de sa crédibilité est, pour un journaliste ou un organe de presse, une sentence de mort. Si plus personne ne vous croit, plus personne ne vous lira ou ne vous regardera. Vous perdrez bientôt vos revenus publicitaires ; très rapidement, vous ferez faillite et devrez chercher un autre métier. (Sauf, naturellement, en France où des subventions de l’Etat continuent à alimenter des organes de presse totalement décrédibilisés, mais c’est une autre histoire).


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Bruxelles-Métula spécial élections du 10 avril 2019 (021004/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mercredi, 10 avril 2019

 

LE LIKOUD ET KAKHOL-LAVAN SONT AU COUDE-A-COUDE APRES LE DECOMPTE DES BULLETINS REGULIERS AVEC 35 SIEGES CHACUN A LEUR ACTIF. IL RESTE 7 A 8 SIEGES A DECERNER A L’ISSUE DU DEPOUILLEMENT DES 300 000 "ENVELOPPES DOUBLES", LES BULLETINS DES SOLDATS, DES PERSONNES A MOBILITE REDUITE, DES GARDIENS DE PRISONS, ETC.

 

Ce dépouillement supplémentaire, qui ne concerne pratiquement pas les partis ultra-religieux et les Arabes, pourrait être décisif afin de désigner le plus grand parti politique d’Israël, ce qui laisse une minuscule chance théorique à Benny Gantz d’être chargé par le Président Rivlin de former un nouveau gouvernement en cas de victoire au terme du décompte final.

 

Le comptage des enveloppes doubles constitue également la dernière chance pour La Nouvelle Droite de Bennett et d’Ayelet Shaked pour franchir le seuil d’éligibilité et être ainsi représentée dans la nouvelle Knesset.

 

Si elle y parvient, le bloc de droite comprendrait 69 sièges sur 120 au parlement, et la victoire de la droite deviendrait alors indiscutable. Mais même avec une avance de 65 sièges contre 55 au bloc de centre-gauche, les chances de Binyamin Netanyahu de composer son cinquième gouvernement, et de dépasser ainsi la longévité politique de David Ben Gourion, sont nettement supérieures à celles de son rival.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/BXQPA40xpQE

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/438048356930960/

 

 

 
Les chances de victoire changent de camp (011004/19) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 09 avril 2019

 

Métula, mercredi 03h05, 2h05 à Paris

 

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Au fil du dépouillement des bulletins réels, l’avance de Kakhol-Lavan sur le Likoud est en train de fondre. Nos dernières estimations de synthèse, à 2h25, donnent 35 sièges à chacun des partis, avec un net avantage pour Netanyahu au niveau de la possibilité de former une coalition dépassant les 61 députés.

 

Comme nous n’avons cessé de le dire, il fallait à Kakhol-Lavan plus de 2 sièges d’avance afin que Gantz puisse espérer être chargé par le Président Rivlin de former un gouvernement. A moins d’un authentique miracle, Benny Gantz n’obtiendra pas cette victoire.

 

L’unique hypothèse qui pourrait empêcher cette dynamique consisterait en un court succès de Kakhol-Lavan doublé d’un soutien d’Avigdor Liebermann pour la formation des trois chefs d’état-major. Mais si l’on peut imaginer que le leader d’Israël Beiténou patientera le plus longtemps possible avant de faire connaître sa décision pour faire monter les enchères en échange de son adhésion, on le voit mal s’allier aux partis arabes et à la gauche travailliste et de Meretz en tournant le dos à la sensibilité de ses électeurs.

 

Reste pratiquement à savoir, outre le résultat réel et final de ces élections, si Binyamin Netanyahu parviendra à faire voter dans la nouvelle Knesset une loi qui lui assurerait l’impunité face aux actes d’accusation en suspens contre sa personne.

 

Mais cette nuit, tant Benny Gantz que Bibi Netanyhu ont prononcé un discours de victoire devant des foules de partisans en délire. Pour le général de réserve, qui s’est basé sur les estimations des instituts de sondage qui, une fois de plus, se sont trompés sur toute la ligne, la joie était sans doute prématurée.

 

Netanyahu vient de prononcer une allocution dans laquelle il s’est engagé à mener une "politique de droite" avec des partenaires de droite, tandis que son adversaire se propose de suivre un cap consensuel mêlant tous les courants de la société israélienne.

 

A 2h45 ce mercredi matin, il semble que ce sera l’option choisie par le chef du Likoud qui prévaudra, et que le Président Rivlin le chargera de constituer une nouvelle coalition, encore plus à droite que la précédente.

 

On attend également avec intérêt de savoir si la Nouvelle Droite de Bennett et d’Ayelet Shaked obtiendra le quorum, ce qui n’est pas le cas pour le moment. S’ils y parviennent, cela annulerait l’option Liebermann mais cela conserverait deux grands opposants de droite à Netanyahu en vie politique, ce qui n’enchanterait pas Bibi du tout. Netanyahu, qui est en passe de dépasser la longévité de David ben Gourion à la tête d’Israël, en dépit de tous les antagonismes qu’il est capable de générer.

 

Un phénomène.

 

 

 
Victoire de Gantz selon les estimations initiales (010904/19) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 09 avril 2019

 

Métula, mardi 23h25, 22h25 à Paris

 

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Selon les premières estimations basées sur les urnes-test à la sortie des bureaux de vote, Kakhol-Lavan (bleu-blanc) aurait gagné les élections générales de ce jour en Israël.

 

Selon notre synthèse, le parti de Benny Gantz et Yaïr Lapid remporterait entre 37 et 38 sièges et le Likoud, entre 31 et 34 sièges.

 

Plus étonnant encore, la dimension des deux blocs nécessaires à la formation d’une coalition est sensiblement semblable.

 

Les sondages diffèrent selon les 3 chaînes de télévision principales mais nous avons accès à deux sondages privés qui renforcent les premières estimations. Ces deux estimations privées sont terminées (elles ont rempli leur fonction) et ne seront pas mises à jour durant la nuit.

 

Ceci dit, IL NE S’AGIT QUE D’ESTIMATIONS ET NON DE RESULTATS SORTIS DES URNES, ET TOUT PEUT CHANGER DE FACON RADICALE DURANT LA NUIT. C’EST ARRIVE PLUSIEURS FOIS EN ISRAEL PAR LE PASSE. CET AVERTISSEMENT N’A RIEN D’UNE PRECAUTION, C’EST LE STRICT REFLET DE LA REALITE.

 

La chaîne 12, qui s’appuie sur les deux instituts de sondages les plus sérieux, attribue 37 sièges à Kakhol-Lavan et 33 au Likoud.

 

La 1ère chaîne (publique) donne 37 sièges à Kakhol-Lavan et 36 au Likoud.

 

La chaîne Reshet : 36 à  Kakhol-Lavan et 36 au Likoud.

 

Autre surprise : Feiglin et son parti Zéout (l’identité, extrême droite), n’obtient pas le quorum dans tous les sondages. Ainsi que Gesher (le pont), d’Orly Levy-Abekasis, qui ne sera pas non plus représenté à la Knesset, et, pour le moment, deux chaînes sur trois annoncent que le Yémin Hakhadash (la nouvelle droite) de Naftali Bennett et Ayelet Shaked ne passe pas non plus le quorum. Ceci posé, le Yémin Hakhadash, contrairement aux deux autres partis, est proche d’obtenir le nombre de voix minimum nécessaire pour être représenté au prochain parlement ; pour ce parti, cela se décidera dans les derniers instants du dépouillement réel.

 

Les deux sondages privés, commandés par des partis, indiquent 38 et 39 sièges pour Kakhol-Lavan et 31 et 32 pour le Likoud. La raison principale de la différence entre ces sondages privés et ceux des chaînes de télévision consiste en cela que les sondages privés ne sont pas rectifiés manuellement par les spécialistes des grands instituts, qui eux se basent sur les fluctuations enregistrées lors des dépouillements des élections précédentes.

 

Nous répétons quant à nous nos affirmations apparaissant dans les articles de la Ména des deux dernières semaines : si l’avantage définitif de Kakhol-Lavan dépasse 4 ou 5 sièges, le Président Rivlin donnera d’abord à Benny Gantz la possibilité de tenter de former une coalition. En cas d’une victoire finale du Likoud – et c’est encore possible – ou d’une avance de 1 ou 2 sièges de Kakhol-Lavan, les chances de Binyamin Netanyahu d’être invité en premier chez le président sont plus vraisemblables.

 

En cas de victoire de Kakhol-Lavan, la décision d’Avigdor Liebermann d’Israël Beyténou (Israël notre maison) et de Moshé Kakhlon de Koulanou (nous tous), qui obtiennent tous deux le quorum selon l’estimation initiale, quant à leur choix de coalition serait prépondérante. Les deux leaders se gardent bien, pour le moment, de prendre parti pour Gantz ou Netanyahu.

 

A noter également le plus mauvais résultat des Travaillistes (socialistes) depuis la création de l’Etat. Ils sont crédités de 6 à 8 sièges selon tous les sondages.

 

Les autres formations qui seront en principe représentées dans la prochaine Knesset sont Yahadout Hatorah (ultra-religieux)(estimation moyenne 7 sièges), les communistes (Khadash)(6), l’Alliance de droite (Ykhoud hayémin)(5), Shaas (religieux séfarades)(7), Israël Beyténou (4), Meretz (gauche)(5), Koulanou (4).

 

Les tout premiers résultats issus du dépouillement (23h07 locales) confirment l’estimation initiale de la chaîne 12 (37-33).  

 

Tous les rédacteurs de la Ména en Israël et dans l’Autorité Palestinienne sont mobilisés afin de vous informer au moins jusqu’à la diffusion des résultats définitifs.

 

 
Bruxelles-Métula du 8 avril 2019 (010804/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 08 avril 2019

 

BIBI OR NOT BIBI, THAT IS THE QUESTION

 

Toutes les données de l’élection de demain en Israël, sans répéter ce que tout le monde a déjà dit. Les clefs du scrutin telles que vous ne les connaissiez pas.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

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Ce n’est pas politique, c’est un choix de personne… et de société

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/nn5GpY7qHic

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/344735379720052/

 

 

 
Le Golan est un territoire israélien (info # 010704/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 07 avril 2019

 

Par Guy Millière

 

Continuant la tradition diplomatique anti-israélienne française mise en place au temps du Général de Gaulle, le trop célèbre auteur des propos antisémites qualifiant les Juifs de “peuple dominateur et sûr de lui”, se pliant à la “politique arabe de la France” mise en œuvre au Quai d’Orsay depuis des décennies, Emmanuel Macron a pris position contre la reconnaissance par les Etats-Unis du plateau du Golan comme territoire israélien.

 

C’est logique de la part d’Emmanuel Macron : il continue à affirmer que Jérusalem doit être divisée selon les lignes d’armistice qui existaient jusqu’en 1967, et que la moitié orientale de la ville doit devenir la capitale d’un Etat terroriste islamique “palestinien” et servir dès lors de base arrière à des attaques djihadistes antijuives.

 

Il a montré une hostilité résolue à la reconnaissance de Jérusalem unifiée capitale d’Israël par les Etats-Unis et au déménagement de l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Il maintient la politique française qui traite Jérusalem comme une entité à part, censée ne pas être en Israël, et maintient aussi à Jérusalem un consulat de France nettement propalestinien. Un consulat dont un employé vient d’être condamné en Israël pour trafic d’armes au service d’organisations terroristes islamistes.

 

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Une carcasse de char israélien surmonté du drapeau national

fait face à la ville syrienne de Khan Arnabeh sur le plateau du Golan

 

Macron est en conflit avec le gouvernement israélien pour ce qui concerne la propriété sur le Tombeau des Rois à Jérusalem, un lieu qui ne représente rien pour la France, mais qui donne au gouvernement français une occasion de souligner son hostilité à Israël, et semble avoir trouvé normal qu’un lieu juif, censé être respecté en tant que tel, serve à organiser des concerts de musique arabo-islamique. Il a entériné l’organisation au Tombeau des Rois par l’Institut français de Jérusalem d’un événement financé par l’Autorité Palestinienne, sans autorisation d’Israël, et s’est scandalisé de ce que les forces de sécurité israélienne aient fait respecter la loi israélienne en empêchant que l’événement se déroule.

 

Il s’est efforcé de verser davantage d’argent à l’Autorité Palestinienne après que les Etats-Unis aient procédé à des coupes drastiques dans le financement de celle-ci : les Etats-Unis reprochaient (et reprochent toujours) à l’Autorité Palestinienne de financer le terrorisme et de rémunérer des terroristes tueurs de Juifs et leurs familles. Macron ne voit aucun inconvénient à ce que de l’argent français finance le terrorisme et rémunère des terroristes tueurs de Juifs et leurs familles.

 

Le président français a procédé d’une même façon avec l’UNWRA et lui verse davantage d’argent depuis que les Etats-Unis ont cessé tout financement à celle-ci. Il entend, comme les dirigeants du gouvernement allemand, trouver un moyen de maintenir des relations économiques et financières avec l’Iran des mollahs, dont il approuve sans doute les projets génocidaires anti-israéliens.

 

Il maintient qu’il existe au sein du Hezbollah une branche politique fréquentable, il ne peut dès lors voir aucun inconvénient à ce que le plateau du Golan reste un objet de litige et puisse constituer une menace d’actions prédatrices de l’Iran et du Hezbollah contre l’Etat hébreu. Il n’a pas renoué des liens diplomatiques avec l’abject régime Assad en Syrie, mais s’il s’agit de s’opposer à Israël, il est prêt à se placer sur les positions dudit régime. Les dirigeants de l’Union Européenne, cette organisation supra-étatique sans scrupules ni honneur, font de même.

 

Cela ne fait que souligner un peu plus le fossé qui se creuse entre la France (et l’Union Européenne) d’un côté, et Israël et les Etats-Unis de l’autre. Et cela ne change rien à la réalité. Comme l’a écrit voici peu Alan Dershowitz pour le Gatestone Institute, une organisation dont je suis membre aux Etats-Unis, “aucun pays dans l’histoire n’a restitué à un ennemi un territoire essentiel militairement qui a été pris à cet ennemi dans le cadre d’une guerre défensive”.

 

Alan Dershowitz ajoute que la France et l’Union Européenne “ont toujours agi hypocritement lorsqu’il s’agit d’Israël” et entendent “soumettre Israël à des règles que les pays européens n’appliquent pas à eux-mêmes”.


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Bruxelles-Métula du 1er avril 2019 (010104/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 01 avril 2019

 

GAZA, L’ANALYSE : GARANTI SANS COMPROMIS NI FIORITURES. LE COURAGE DE LA REALITE, LES CLEFS POUR COMPRENDRE.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

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Sur Youtube :

https://youtu.be/rT4UKojd6qs

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/421275618416346/

 

 

 
JEXODUS : les Juifs américains qui décident de quitter le parti Démocrate (info # 033103/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 31 mars 2019

 

Par Guy Millière

 

Les Juifs américains ont été décrits par Norman Podhoretz1 autrefois comme des gens qui ont un niveau de vie qui devrait les faire voter comme la classe moyenne supérieure (qui vote majoritairement Républicain), mais qui votent en fait comme des immigrants latinos de fraîche date (qui votent massivement Démocrate). Sa description est exacte : les Juifs américains appartiennent le plus souvent à la classe moyenne supérieure et votent comme des immigrants latinos de fraîche date. Norman Podhoretz attribuait cette situation étrange au fait que nombre de Juifs américains ont changé de religion sans s’en rendre compte tout en se disant toujours juifs, et adhèrent en réalité à la méta-religion constituée par les idées de la gauche américaine qu’ils en sont venus à identifier avec l’injonction juive incitant à réparer le monde [héb. : Tikoun olam. Ndlr.].

 

L’évolution actuelle du parti Démocrate américain va rendre la position des Juifs américains difficile et commence à avoir des conséquences. Longtemps le parti Démocrate a été un parti de gauche modérée. Il est devenu un parti socialiste sous Obama. A la fin des années Obama, il est devenu un parti gauchiste. Comme tous les partis gauchistes du monde, il s’est ouvert à l’islam, à l’antisémitisme et à la haine d’Israël.

 

Cette ouverture existait déjà en 2016 (et sans doute avant cela), car des dirigeants Démocrates fréquentaient des antisémites abjects tels que Louis Farrakhan, le dirigeant de The Nation of Islam, et des islamistes tels que les dirigeants du CAIR (branche américaine des Frères Musulmans).

 

Elle est devenue flagrante avec l’élection au Congrès de Rashida Tlaib, militante “palestinienne” musulmane proche du Hamas, et d’Ilhan Omar, militante islamiste qui porte le voile des femmes-soldats de l’islam, soutient elle aussi divers mouvements “palestiniens”, et milite au CAIR.

 

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Elizabeth Pipko sur FOX  News

l’égérie du mouvement Jexodus, est également écrivain et mannequin

 

Ilhan Omar a fait des déclarations antisémites dignes de Louis Farrakhan, et les Démocrates ont refusé de la condamner. Alexandra Ocasio-Cortez, gauchiste invétérée et haineuse qu’on entend beaucoup, n’est pas musulmane mais soutient toutes les positions de Rashida Tlaib et d’Ilhan Omar, et elle n’est pas la seule. Tous les candidats Démocrates déclarés à la présidence sont résolument “propalestiniens”, pro-islam et prétendent que condamner l’antisémitisme de leurs collègues musulmanes et gauchistes serait “islamophobe”.

 

En conséquence, des Juifs américains ont lancé un mouvement qu’ils ont appelé Jexodus, destiné à inciter les Juifs américains à quitter le parti Démocrate et à voter pour le parti qui, lui, lutte contre l’antisémitisme et défend Israël, le parti Républicain.

 

Le fait qu’aucun candidat Démocrate à la présidence ne soit venu parler à la réunion annuelle de l’AIPAC cette année, car tous détestent Netanyahou autant qu’ils détestent Trump, et tous nourrissent de l’antipathie pour Israël, apparaît significatif à ceux qui ont lancé le Jexodus.

 

On peut s’attendre à ce que certains Juifs, les plus radicaux, les plus éloignés d’Israël, les plus aveugles face au danger islamique et à l’antisémitisme musulman restent au sein du parti Démocrate. Leur chef de file pourrait être Chuck Schumer, chef de la minorité Démocrate au Sénat, qui, lui, est venu parler à l’AIPAC, mais est demeuré et demeure sourd et muet et praticien de l’aveuglement volontaire face à l’”antisionisme” de la plupart de ses collègues et à l’antisémitisme de quelques autres.

 

 

Note :

1 Norman Podhoretz est l'un des plus connus des intellectuels néo-conservateurs des Etats-Unis. Il est surtout célèbre pour avoir été, de 1960 à 1995, le rédacteur en chef du mensuel Commentary [commentaire]. Podhoretz a reçu en 2004 la médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction que le gouvernement américain puisse décerner à un civil

 

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Des Merkava détruisent des positions du Hamas (023103/19) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 31 mars 2019

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche 4h15, 3h15 à Paris

 

Aux alentours de 3h30 locales, des chars de l’Armée israélienne ont neutralisé plusieurs positions du Hamas dans la bande de Gaza en réponse aux tirs de 5 roquettes sur Israël moins de 3 heures auparavant.

 

Les roquettes des terroristes islamiques visaient le territoire du Conseil régional d’Eshkol et n’avaient fait ni dégâts ni victimes.

 

On ignore à Métula si la trêve conclue avec le Hamas va résister ou non à l’agression des milices terroristes et à la réplique israélienne.

 

Les habitants du pourtour de Gaza ont manifesté leur mécontentement face à la conclusion du nouveau cessez-le-feu avec le Hamas, expliquant qu’une nouvelle confrontation avait été déclenchée pour rien et que la situation sécuritaire est exactement la même que celle qui prévalait avant le tir du Fadjer sur le village de Mishmeret, au nord de Tel-Aviv.
 
Les terroristes de Gaza tirent 5 roquettes sur Israël (013103/19) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 30 mars 2019

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche 1h00, 0h00 à Paris

 

Il y a 15 minutes, les sirènes ont à nouveau retenti sur le pourtour de Gaza : 5 roquettes ont été tirées par les terroristes islamiques sur Israël. Certains des projectiles sont tombés dans des lieux inhabités, d’autres ont été interceptés par le Dôme de fer.

 

Il est probable que des factions djihadistes opposées à l’accord passé entre le Hamas tronc central et Israël grâce à la médiation de l’Egypte soient à l’origine de ces tirs.

 

Il était prévu que les points de passages entre Israël et la Bande soient rouverts ce matin (dimanche) si le cessez-le-feu n’était pas rompu par les terroristes.

 

Les Brigades d’Al Quds [Jérusalem] ont revendiqué ces tirs.

 

Nous avons déjà entendu parler de ces "brigades" en quelques rares occasions, mais il semble qu’il s’agisse d’un prête-nom utilisé pour dissimuler l’identité des véritables responsables.

 

Dans le cas d’un acte isolé et surtout sans suite, nous pensons qu’Israël ne réagira pas. Dans le cas contraire, on devrait assister à un embrasement encore plus sérieux que celui de la semaine dernière.

 

Toutes les troupes et les moyens déployés par Tsahal face à Gaza sont toujours en place et sur le pied de guerre afin de parer, précisément, à ce genre d’éventualité.

 

 
Les Gardiens de la Révolution iranienne sévèrement touchés en Syrie (012803/19) Version imprimable
Analyse
jeudi, 28 mars 2019

 

Par Jean Tsadik

 

La nuit dernière (entre mercredi et jeudi) plusieurs raids ont touché la région située à l’est et au sud-est d’Alep, la seconde ville de Syrie, à 355km de Métula, le point israélien le plus proche. L’agence gouvernementale syrienne SANA, de même que tous les media arabes, kurdes, turcs et iraniens attribuent ces attaques à Israël. L’Etat hébreu ne les pas revendiquées mais le ministre des Affaires Etrangères, Yisraël Katz, a déclaré laconique : "Pour autant que l’Iran est au courant, c’est Israël qui a frappé".

 

Il s’agit d’une attaque majeure ayant ciblé plusieurs objectifs distincts lors de plusieurs vagues d’assaut. Nous savons avec certitude que l’aéroport militaire de Nayreb, à l’est d’Alep, principalement utilisé pour acheminer du matériel militaire et des soldats depuis l’Iran a été atteint, de même que des entrepôts d’armes juste au nord de cette installation. [voir la vidéo d’un objectif syrien subissant l’attaque israélienne de cette nuit].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth pro

 

Il s’agit de la première opération aérienne documentée attribuée à Israël en Syrie depuis celle qui avait visé l’aéroport de Damas, le 20 janvier dernier. A cette occasion, la Ména avait annoncé en exclusivité mondiale que la Russie, le gouvernement syrien, l’Iran et Israël s’étaient entendus sur un compromis. Celui-ci devait permettre l’évacuation des positions de la "République" Islamique à Damas et à proximité de la frontière israélienne sans être interrompue par des opérations de Tsahal.

 

Depuis lors, l’Iran a effectivement retiré entre la moitié et les deux tiers du contingent expéditionnaire qu’il entretenait en Syrie. Téhéran conserve cependant une présence active sur la base aérienne d’Althias, dans le désert à l’est de Homs, ainsi qu’à l’est d’Alep, précisément autour de l’aéroport de Nayreb.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth pro

 

En quittant la zone du Golan, les ayatollahs ont permis à la milice chiite du Hezbollah libanais de s’y implanter, de même que des Druzes syriens favorables au régime de Bashar al Assad, organisés en unité de guérilla censée harceler Tsahal sur le Golan.

 

La zone de l’est alépin a déjà fait l’objet de deux frappes (a priori) israéliennes dévastatrices, une première fois le 30 avril dernier, et une seconde, le 15 juillet. La Ména avait abondamment couvert ces événements.  

 

La raison de la présence iranienne, principalement la force d’élite des Gardiens de la Révolution (khomeyniste), dans cette région relève de plusieurs facteurs : premièrement, ils s’y sentent un peu moins exposés aux frappes des Hébreux grâce à la distance qui les sépare de leur frontière, secondement, il s’agit d’une contrée à majorité sunnite écrasante et les sunnites sont les ennemis jurés des Perses, chiites, qui entendent y affirmer leur prépondérance ; et finalement, ils s’y trouvent à quelques dizaines de kilomètres à la fois des Kurdes et des Turcs, qui occupent le canton d’Afrin en Syrie, et qui constituent des ennemis potentiels du régime de Damas, leur allié.

 

Quoi qu’il en soit, la nuit dernière, l’Aviation arborant l’étoile de David a frappé très fort. En plus de l’aéroport, sur lequel étaient disposés les systèmes d’origine russe d’interdiction aérienne, et des entrepôts de la Z.I. adjacente de Cheikh Najjar (à quelques centaines de mètres des pistes), qui ont été lourdement pris à partie, les appareils du Khe’l Avir et leurs missiles Dalila ont anéanti une fabrique iranienne de roquettes, probablement des Fadjer du modèle 5C, le plus récent, que les protégés de Khamenei livrent à Assad et au Hezbollah. Les Hébreux ont également néantisé des entrepôts d’armes et de munitions proches du hameau de Tel Shegheb [carte], à 4km au sud des pistes de l’aéroport, et fortement ébranlé une des bases principales des Gardiens de la Révolution.

 

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L’immense incendie des entrepôts de munitions

 

L’agence de propagande gouvernementale syrienne SANA, reprise par l’AFP et, partant, par la quasi-totalité des media français et francophones, s’est empressée de publier un communiqué selon lequel la défense antiaérienne syrienne avait repoussé cette attaque, abattu 80% des missiles hébreux, et que le raid n’avait que marginalement touché des entrepôts de munitions appartenant aux forces iraniennes, n’y occasionnant que des dégâts matériels.

 

En réalité rien n’est plus faux : la DCA russe d’Assad n’a intercepté aucun missile ou aéronef, les objectifs ont été totalement détruits comme en témoignent ces vidéos exceptionnelles filmées par des habitants, et les morts et les blessés dépassent largement la centaine.

 

Nous avons patienté avant d’envoyer ce compte-rendu d’obtenir les bilans humains approximatifs dressés par notre camarade Michaël Béhé, dont c’est l’un des domaines d’expertise. Il a lui-même été renseigné par ses connaissances syriennes et par le personnel des hôpitaux et des services d’urgence en quasi-totalité sunnite.

 

On compte ainsi 53 Iraniens tués, dont 43 membres des Gardiens de la Révolution, 3 officiers, dont un colonel, et cinq sous-officiers. D’autre part, il y a environ 75 blessés, dont le pronostic vital de 11 d’entre eux est engagé. Il y a 3 morts et 10 blessés parmi les Syriens ainsi qu’un nombre non précisé de Libanais et de volontaires chiites irakiens.

 

Comme on le constate sur cette vidéo, la cible en feu est assurément un entrepôt de munitions car l’on distingue clairement les explosions secondaires, tant au bruit que visuellement. Nos relevés de trigonométrie nous permettent d’affirmer que les entrepôts en flammes que l’on voit sur cette vidéo s’étendent sur une distance de près de 250 mètres de long.

 

Un témoin interviewé au téléphone par Michaël Béhé lui a déclaré que les explosions étaient d’une puissance inimaginable, et qu’on les voyait et les entendait à 50km à la ronde et que "même les rebelles – il ne peut s’agir que des islamistes soutenus par Erdogan à Idlib, à 57km de de Cheikh Najjar – les avaient entendues".

 

L’attaque d’hier a détruit le système d’alimentation électrique d’Alep qui a été pratiquement privée de courant toute la nuit. Ce jeudi, au vu de l’étendue des dommages causés par le raid attribué à Israël, des manifestations ont été organisées à Damas, auxquelles ont participé des partisans du pouvoir, essentiellement des Alaouites.

 

Il nous reste à poser une question subsidiaire avant de conclure cet article : pour quelle raison l’agence de presse gouvernementale française AFP a titré ce matin "La Syrie annonce avoir repoussé une attaque aérienne israélienne près d'Alep". Un titre recopié aussitôt par la quasi-totalité des journaux tricolores ?

 

Pour quelle raison, alors que SANA a démontré cent fois qu’elle était une agence de propagande aucunement fiable et non une agence de presse, l’AFP élit-elle de rapporter ses récits abracadabrantesques, de même que ceux, déjà plus sérieux, certes, mais pas fiables non plus, de l’organisme privé au service du Qatar, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme ?

 

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Gaza : acte de désinformation caractérisé du Monde (info # 032703/19) Version imprimable
Réinformation
mercredi, 27 mars 2019

 

Par Stéphane Juffa

 

De Piotr Smolar dans Le Monde, à propos de la nuit de lundi à mardi : "Vers 22 heures, le porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum, annonçait qu’un cessez-le-feu avait été conclu, par l’intermédiaire de l’Egypte, le médiateur habituel. Comme le 14 mars dernier, ou bien le 21 juillet et le 29 mars 2018, journées marquées par des épisodes de violences brefs et intenses. Au même moment pourtant, l’armée israélienne publiait un communiqué où elle affirmait qu’elle continuait à frapper Gaza. Une quinzaine de sites supplémentaires étaient frappés, au nord de la bande, appartenant au Hamas et au Jihad islamique".

 

Smolar et Le Monde sont des menteurs, des faussaires professionnels de l'information et des antisémites invétérés.

 

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Piotr Smolar, l’auteur de l’escroquerie à caractère raciste

 

Aucun tir israélien ne s'est en effet produit à 22h lundi soir ni à proximité de 22h.

 

Au contraire absolu de ce qu'ils affirment, ce sont le Hamas et les autres factions terroristes islamiques de Gaza qui ont eux-mêmes rompu le cessez-le-feu qu'ils venaient d'annoncer.

 

Ils ont tiré sur des cibles uniquement civiles en Israël à 22h50, 22h54, 22h57, 22h58, 23h20, 23h21, 23h22, 23h37, 0h24, 0h57, 1h05, 1h06, 1h07, 1h35, 1h57, 2h40 sans qu'AUCUNE riposte israélienne n'intervienne.

 

La quinzaine de raids israéliens qu'évoquent ces voyous de l'info ont débuté à 3h11 (heure locale) très précisément mardi matin. Distinctement en réponse à ces agressions.

 

Ce ne sont donc pas les Israéliens qui ont rompu le cessez-le-feu annoncé par les milices islamistes mais les milices elles-mêmes, ce qui constitue un comble d’hypocrisie et de mauvaise foi.

 

Mais qui ne sont rien encore face à cette tentative délibérée de la part de professionnels de l’information d'attribuer la rupture de la trêve à Israël en inversant sciemment les rôles.

 

Il est difficile de commettre une faute journalistique plus grave que celle perpétrée par le quotidien français en cette occasion. On est en présence d'une incitation majeure et irresponsable à la haine antijuive auprès du public français en essayant de faire passer une nouvelle fois les Juifs pour des êtres sans parole, assoiffés de sang arabe et de guerres, et suffisamment fourbes pour rompre un cessez-le-feu au moment précis où l’adversaire le décrète.

 

Cette nouvelle transgression ontologique intervient alors que la France a connu une hausse de 74 pour cent des actes antisémites en 2018, et que le gouvernement et le chef de cet Etat ont promis de faire du combat contre ce fléau une priorité nationale.

 

En permettant à la presse hexagonale de fausser à dessein et systématiquement le narratif de l’actualité proche-orientale au détriment de l’image d’Israël, le gouvernement tricolore expose la France à une nouvelle augmentation des actes antisémites en 2019. Y compris au risque de nouveaux comportements violents voire d’assassinats de personnes innocentes en raison exclusivement de leurs origines.

 

La seule conduite responsable consisterait à traduire les responsables de cette malversation raciste en justice, ne serait-ce qu’afin de démontrer le sérieux de l’exécutif dans son intention d’agir contre l’antisémitisme, mais aussi de rappeler à la presse que sa fonction première consiste à rapporter les événements et non à les fabriquer pour attirer la haine sur une portion innocente de sa population absolument légitime, qui plus est, dans le soutien qu’elle apporte à Israël.

 

 
Nouveau raid israélien à Gaza (022703/19) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 27 mars 2019

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 4h47, 3h47 à Paris

 

A 3h11 des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir ont attaqué plusieurs objectifs situés dans un complexe militaire du Hamas à Rafah, à l’extrême sud de la Bande de Gaza. Nos reporters annoncent que les cibles visées ont été anéanties.

 

A 3h58 une roquette a été à nouveau tirée par le Hamas en direction de la zone industrielle du sud de la ville d’Ashkelon. Les terroristes avaient déjà visé cette cible à 23h44. La partie la plus proche de cette Z.I. se trouve à 4.3km de la frontière nord de Gaza.

 

A nouveau, le Dôme de fer a intercepté ce tir et détruit le projectile en vol.
 
Violente réplique de Tsahal sur toute la bande de Gaza (012703/19) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 26 mars 2019

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 1h58, 0h58 à Paris

 

Durant toute la journée de mardi les factions islamiques de Gaza ont multiplié les actes hostiles visant le pourtour de l’enclave palestinienne. Des commandos ont lancé de nombreux ballons incendiaires sur les agglomérations israéliennes. D’autres ont brièvement franchi la barrière de sécurité et ont mis le feu au treillis de camouflage d’une position de l’Armée inoccupée, hissant même le drapeau palestinien avant de rebrousser chemin. A 20h08, les terroristes, ignorant le cessez-le-feu qu’ils avaient eux-mêmes proclamé, ont tiré une roquette sur le territoire du conseil municipal d’Eshkol. Le projectile a explosé sur un lieu inhabité.

 

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Des miliciens en train de larguer des ballons porteurs d’explosifs sur

les villages israéliens. Notez la date de mardi sur l’un des ballons

 

A 23h30, Tsahal a violemment répliqué, visant des objectifs militaires des milices sur tout le territoire de la bande côtière. Les chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir ont notamment frappé un complexe du Hamas et une fabrique d’armes et de munitions à Khan Younès, dans le sud de la Bande. De fortes explosions secondaires ont permis de comprendre que la fabrique avait été atteinte.

 

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Des objectifs du Hamas en feu dans la ville de Rafah, à l’extrême sud

de la Bande, sur la frontière égyptienne

 

Les blindés ont participé à l’attaque. Le bruit des explosions était audible à 30km de la bande côtière. Selon des témoignages concordants, le chef du Hamas, Ismaïl Hanya, aurait été visé et touché par une frappe ciblée. On ignore s’il a survécu à cette tentative.

 

Des Gazaouis joints au téléphone par notre camarade Sami el Soudi rapportent que "des dégâts importants sont infligés par l’emploi par les Israéliens de très gros missiles". Ceux-ci font sans doute partie des nouvelles armes à disposition de Tsahal dont Jean Tsadik avait mentionné l’existence et qui n’avaient pas été utilisées jusqu’à présent.

 

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Une position islamiste frappée en plein cœur d’une zone densément habitée

 

Tsahal a identifié l’assemblage de rampes de lancement de roquettes à longue portée et s’attend à des tentatives de la part des terroristes de frapper le centre d’Israël. Le Hamas a décrété l’état d’alerte général et total, et a menacé dans un communiqué : "Une grande ville se trouve dans notre collimateur".

 

A 23h44, une roquette a été tirée en direction de la zone industrielle du sud de la ville d’Ashkelon (130 000 hab.). Le Hamas a revendiqué ce tir, arguant qu’il s’est agi d’une réponse aux attaques de Tsahal à Gaza. La roquette a toutefois été interceptée par le Dôme de fer comme en témoigne cette vidéo.

 

Tous les reporters, rédacteurs et analystes de la Ména d’Israël et de l’Autorité Palestinienne sont au travail cette nuit sur le terrain. Sur le chemin du Néguev, nous avons vu sur l’autoroute des dizaines de Merkava et de transports de personnels blindés "Namer" [héb. : tigre] en route vers Gaza depuis le Nord, chargés sur des camions.

 

 
Gaza : accalmie relative et arrivée de renforts (042603/19) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 26 mars 2019

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi 9h30, 8h30 à Paris

 

Durant la nuit, à 3h15, les terroristes islamiques de Gaza ont lancé une nouvelle salve de roquettes sur Israël.

 

Entre 4h45 et 6h45, des chasseurs-bombardiers à l’étoile de David ont frappé un complexe militaire du Hamas à Deïr el Balakh, dans le centre de la bande de Gaza.

 

D’autre part, des chars et des hélicoptères d’assaut ont attaqué des positions du Hamas.

 

Nous publions ces images originales de convois de centaines de chars Merkava venant renforcer le dispositif faisant face à Gaza en vue de toute éventualité

 

Les factions islamiques n’ont plus tiré de Fadjers depuis 3h35. Grâce au Dôme de fer qui a obtenu des pourcentages d’interceptions exceptionnels, près de 90%, on ne dénombre aucun blessé sérieux côté israélien.

 

Nous rappelons que la finalité stratégique de la confrontation dont Israël a pris l’initiative ne consiste pas à obtenir l’acceptation d’un cessez-le-feu de la part des milices terroristes, mais à les priver des capacités de tirer des roquettes sur Israël, à les empêcher d’organiser des émeutes à notre frontière, d’envoyer des ballons incendiaires sur nos agglomérations, ainsi qu’à récupérer notre capacité de dissuasion gravement mise à mal par les inconséquences à répétition de Binyamin Netanyahu.

 

Une trêve sans que ces buts aient été atteints constituerait une victoire stratégique du Hamas et des autres organisations terroristes palestiniennes dont le potentiel de nuisance a à peine été égratigné et la portée des roquettes étendue à 120km.

 

Dans le secteur limitrophe de Gaza, les villes de Nétivot, d’Ofakim, d’Ashkelon et dans les conseils régionaux de Merkhavim, Khof Askhelon et Bneï Shimon, l’Armée a interdit aujourd’hui tout rassemblement de plus de 300 personnes.

 

Les écoles resteront fermées, y compris à Ashkelon et Beersheva, et les services publics seront réduits.

 

D’autre part, les abris publics demeurent ouverts à Tel-Aviv et dans les autres villes du centre d’Israël en vue d’une hypothétique extension de l’affrontement.

 

 

 
Frappe israélienne (032603/19) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 25 mars 2019

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi 3h35, 2h35 à Paris

 

A 3h11 le Khe’l Avir a bombardé une quinzaine d’objectifs dans le nord de la bande Gaza en riposte aux tirs de roquettes des factions islamiques (Tsahal).

 

Parmi les objectifs visés par les chasseurs-bombardiers, un complexe militaire à Bet Khanoun et un autre, à Bet Lahia, appartenant au Djihad Islamique Palestinien.

 
Déluge de roquettes sur le Sud (022603/19) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 25 mars 2019

 

Métula, mardi 3h10, 2h10 à Paris

 

Jusqu’à 22h, l’heure où les factions islamiques de Gaza ont annoncé qu’un cessez-le-feu avait été conclu avec Israël grâce à une médiation égyptienne, elles avaient tiré 30 roquettes sur les villes et villages israéliens avoisinants.

 

Depuis 22h, le Hamas et les autres organisations terroristes ont lancé des salves sur les agglomérations israéliennes aux heures suivantes :

 

22h50, 22h54, 22h57, 22h58, 23h20, 23h21, 23h22, 23h37, 0h24, 0h57, 1h05, 1h06, 1h07, 1h35, 1h57, 2h40.

 

Les deux dernières salves ont été tirées sur la ville d’Ashkelon et sa périphérie.

 

Toutes ces roquettes ont soit été interceptées par le Dôme de fer, soit elles sont tombées sur des zones inhabitées.

 

Depuis 22 heures, l’Armée israélienne N’EST PAS INTERVENUE POUR EMPÊCHER CES TIRS sur les citoyens du pays qu’elle est censée protéger.

 
Ubu roi : la faute de trop ? (012602/19) Version imprimable
Analyse
lundi, 25 mars 2019

 

Par Jean Tsadik

 

Dans mon intervention précédente, j’avais écrit – et je vous prie de m’excuser d’avance de me citer moi-même mais cela me semble nécessaire pour comprendre la situation et ce qu’elle avait de prévisible :

 

"Si Tsahal déclenche une opération contre le Hamas, elle doit impérativement être décisive.

 

Toute autre option provoquerait des milliers de tirs de roquettes sur les villes et villages israéliens dans le sud ET dans le centre du pays et dégénérerait en une guerre généralisée avec Gaza.

 

Faute de prévoir des frappes de nature à faire taire les lanceurs de roquettes djihadistes, il est préférable de ne pas déclencher d’opération militaire.

 

Nous pensons que l’état-major est conscient de ces impératifs et les prend en compte dans ses décisions".

 

Il est minuit moins quart en Israël, une cinquantaine de roquettes ont été tirées sur le Néguev depuis une heure, principalement sur les villes de Sdérot et de Nétivot. Quatre-vingt-dix pour cent ont été interceptées par le Dôme de fer mais une maison a été touchée de plein fouet à Sdérot par un projectile et ses habitants ne doivent la vie qu’au fait qu’ils se trouvaient dans l’abri. [Voir une interception de roquette par le Dôme de fer (source Tsahal)].

 

Mais là n’est pas la question. Le Khe’l Avir (l’Aviation israélienne) avait entrepris une attaque à Gaza à 17h44 afin de riposter au tir d’une roquette Fadjer, à l’aube, sur un village proche de Tel-Aviv.

 

Du point de vue stratégique, il s’agissait de neutraliser la capacité du Hamas de tirer de nouvelles roquettes. Le moins que l’on puisse en dire est que l’opération de Tsahal n’a pas été "décisive", puisque les tirs de Katiouchas se poursuivent comme si elle n’avait pas eu lieu.

 

Comme Binyamin Netanyahu en a pris l’habitude, il a à nouveau instruit l’Armée de pratiquer par des raids symboliques afin de dissuader le Hamas de poursuivre ses agressions sur les civils israéliens. Les cibles choisies ont été un peu plus importantes que les deux fois précédentes, mais elles étaient tout autant abandonnées par les miliciens islamistes. Des bâtiments du Hamas ont été détruits, des entrepôts de munitions ainsi que les bureaux d’Ismaïl Hanya, l’un des deux chefs de l’organisation terroriste palestinienne. Avant chaque frappe, nos avions ont envoyé un missile toc-toc (il frappe à la porte) inoffensif sur leur prochain objectif afin de prévenir ses occupants éventuels et de leur permettre de le quitter.

 

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Destruction d’un bâtiment du Hamas… vide

 

A 22 heures, les organisations terroristes de Gaza ont fait savoir qu’un cessez-le-feu était intervenu avec l’Etat hébreu des suites d’une médiation égyptienne. Les Israéliens ont nié l’information mais aucune action militaire de leur part n’est intervenue depuis vingt-deux heures, y compris après le tir de la cinquantaine de roquettes que j’ai évoqué précédemment.

 

On peut légitimement se demander pourquoi Netanyahu a envoyé plus de dix mille hommes et leur matériel se déployer autour de la bande côtière. Pour impressionner le Hamas ?

 

Cela n’a pas fonctionné, pas plus que la démonstration de force de l’Armée de l’air et c’était prévisible puisque je l’avais prévu. Ce n’est pas que ce gouvernement applique une stratégie erronée, c’est qu’il n’a aucune stratégie.

 

La preuve ? Le cabinet politique-sécuritaire ne s’est pas réuni ; ni pour décider du déclenchement du feu d’artifice, ni pour prendre les décisions qui s’imposent afin de protéger les habitants d’Israël suite à l’échec de cette manœuvre dérisoire de dissuasion.

 

Le cabinet politique-sécuritaire n’existe pas, il n’a aucune influence sur la politique d’Israël, les ministres n’ont pas le droit au chapitre. Les initiatives ont été prises depuis Washington où se trouve l’autocrate qui dirige le pays à lui seul selon son bon vouloir. Il n’y a pas non plus de ministre de la Défense à Jérusalem, puisque le Premier ministre cumule cette fonction avec celle de chef de l’exécutif.

 

On a la très nette impression cette nuit qu’il n’y a pas d’adulte responsable dans le pays. Tsahal exécute les ordres qui sont dictés par téléphone par Netanyahu au chef d’état-major, l’infortuné Aviv Kokhavi. Ces ordres n’ont ni queue ni tête mais personne ne possède les privilèges constitutionnels indispensables pour les discuter.

 

Il est maintenant minuit vingt-huit et l’on m’informe de nouveaux tirs de roquettes islamistes sur les agglomérations du Néguev, toujours sans riposte de Tsahal, donc sans la moindre tentative d’anéantir les terroristes qui en sont responsables. Les habitants ne peuvent pas compter sur leurs soldats pour les protéger, leur seule défense dépend du Dôme de fer.

 

A moins qu’ils n’exagèrent vraiment, je veux précisément dire qu’ils parviennent à tuer un Israélien, les terroristes de Gaza pourront demain fêter une nouvelle victoire. Stratégiquement, ils se sont arrogé la nouvelle liberté de bombarder Tel-Aviv sans rencontrer de riposte digne de ce nom de la part de ceux qui sont chargés de la défendre. Et la riposte indigne de ce nom a cessé à 22 heures contre leur promesse non tenue de cesser le feu.

 

Les milices islamiques ont déjà annoncé que demain elles reprendraient les tirs de ballons incendiaires, les embuscades contre les patrouilles le long de la barrière de sécurité, les tentatives d’infiltrations en Israël et les émeutes du vendredi. Ils ont d’ailleurs prévu de réunir un million de participants le weekend prochain pour fêter le premier anniversaire de ces émeutes. Ils n’y parviendront pas, mais suite à leur victoire de ce lundi, cela promet d’être chaud. C’est le prix des errances en matière de stratégie, le plus souvent, elles se paient cash.

 

Yahia Sinwar, Ismaïl Hanya, Mousa Abou Marzouq et Khaled Mashal, les dirigeants du Hamas, ont appris ce soir qu’Israël, sous la direction sans partage de Binyamin Netanyahu, craint à ce point la confrontation avec eux qu’ils peuvent se permettre presque tout ce qui leur passe par la tête pour le provoquer. Par exemple, lancer une cinquantaine de Fadjer sur l’Etat hébreu le jour des élections dans quinze jours. A ce propos, la Ména a appris que les Palestiniens de Gaza ont appris à les fabriquer par eux-mêmes, sur les conseils de leurs inventeurs iraniens.

 

Comme je l’avais écrit dans mon intervention de 17h40, si l’on n’était pas prêt à faire le nécessaire afin de faire taire durablement les lanceurs de roquettes djihadistes de Gaza, il était largement préférable de ne pas déclencher d’opération militaire.

 

Qu’a-t-elle apporté à la sécurité d’Israël ? Des citoyens terrés dans les abris ? Quatre millions et demi de nos compatriotes du centre du pays qui sont désormais à la portée des tuyaux volants d’une bande de dégénérés islamiques ? Les lanceurs de ces roquettes qui décident quand chaque confrontation débute et quand elle cesse ?

 

Minuit cinquante-sept : les sirènes retentissent à nouveau sur le pourtour de l’enclave palestinienne. Netanyahu est toujours à Washington, les habitants sont toujours sans défense malgré le fait qu’ils possèdent l’une des plus puissantes armées de la Planète.

 

Tous les leaders des partis politiques fulminent mais c’est parfaitement inutile. Les habitants du Néguev enragent. Les Israéliens éduqués ou intelligents ne comprennent pas et ils retiennent leurs larmes avec difficulté devant autant de bêtise, d’amateurisme et de gâchis.


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Le calme avant la tempête (032503/19) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 25 mars 2019

 

© Metula News Agency

 

Dernières minutes : l’opération

 

 

de Tsahal

 

 

à Gaza a débuté (officiel 17h44)

 

Métula, 17h40, 16h40 à Paris

 

Ilan Tsadik rapporte depuis Sdérot :

 

Les autorités civiles ont annoncé il y a une heure et demie aux populations civiles de toutes les communautés du sud d’Israël qu’on allait sous peu entendre de violentes explosions marquant le début de l’opération de Tsahal.

 

Les habitants sont invités à obéir aux injonctions de la Défense passive et à s’attendre également à des ripostes de l’ennemi.

 

A noter que ces injonctions ne viennent pas de l’Armée mais des conseils municipaux et régionaux. Ceci dit, il est peu probable que les autorités civiles auraient procédé à ces annonces de leur propre initiative et toutes au même moment.

 

Interrogé par la Ména, un responsable a indiqué que ces annonces ont pour but que les habitants ne soient pas surpris par les événements à venir.

 

Les abris publics ont été ouverts dans tout le secteur, y compris à Ashkelon et Beersheva.

 

Toutes les batteries du Dôme de fer et de la Fronde de David disponibles ont été déployées.

 

Le service du train reliant le centre du pays à Sdérot, Nétivot et au sud du Néguev en passant à proximité de la barrière de sécurité avec Gaza a été interrompu.

 

 

Sami el Soudi rapporte à proximité immédiate de la frontière avec Gaza :

 

Après nous être entretenus avec plusieurs habitants de Gaza, nous confirmons que, depuis ce matin, les miliciens du Hamas sont "devenus invisibles".

 

Ils ont abandonné toutes leurs positions, de crainte des représailles israéliennes et ont embarqué avec eux le matériel de valeur et les ordinateurs.

 

La circulation dans la Bande est réduite au strict minimum.

 

 

L’analyse de Jean Tsadik à Métula :

 

Si Tsahal déclenche une opération contre le Hamas, elle doit impérativement être décisive.

 

Toute autre option provoquerait des milliers de tirs de roquettes sur les villes et villages israéliens dans le sud ET dans le centre du pays et dégénérerait en une guerre généralisée avec Gaza.

 

Faute de prévoir des frappes de nature à faire taire les lanceurs de roquettes djihadistes, il est préférable de ne pas déclencher d’opération militaire.

 

Nous pensons que l’état-major est conscient de ces impératifs et les prend en compte dans ses décisions.

 

Tsahal dispose de nouvelles armes qu’il n’a pas encore utilisées et qui ne manqueraient pas de surprendre ses ennemis.

 

 

 
Bruxelles-Métula du 25 mars 2019 (022503/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 25 mars 2019

 

Après le tir d’une roquette Fadjer de Gaza qui a blessé sept personnes dans un village au nord de Tel-Aviv, une confrontation majeure entre l’Armée israélienne et le Hamas est inévitable.

 

Ce n’est qu’une question de temps, Tsahal amasse des troupes, des chars et des canons autour de l’enclave palestinienne, les miliciens ont abandonné leurs postes pour se mettre à l’abri. Tous les rassemblements dans le sud d’Israël ont été interdits et les évènements publics annulés.

 

Tous les reporters, rédacteurs et analystes de la Ména en Israël et dans le territoire de l’Autorité Palestinienne sont mobilisés.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/R4ryWiIjzYw

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/389494805216814/?t=2

 
Alléluia : Eran Zahavi 4 – Autriche 2 (012503/19) Version imprimable
Sport
dimanche, 24 mars 2019

 

Par Ilan Tsadik à Haïfa

           

Cela avait pourtant très mal commencé pour la Nivkhéret (la sélection) dans ce second match comptant pour les qualifications à l’Euro 2020. Le premier, ici même, s’était soldé jeudi dernier par un partage des points qui n’avait rien de glorieux face à la Slovénie (1-1).

 

Ici, c’est ce magnifique stade Sammy Ofer d’Haïfa, le plus beau du pays, où à peine plus de la moitié des 30 000 sièges étaient occupés – les Israéliens adorent le foot mais ils se demandent encore s’ils ont une équipe nationale qui vaut que l’on vienne la voir – ce sont les invités qui ont tiré les premiers. A la 8ème minute déjà, succession de passes entre Baumgartlinger et Lazaro, qui alerte Zulj, le joueur d’Anderlecht, qui glisse à son tour à Marko Arnautovic, le milieu offensif de West Ham laissé absolument seul par la défense des Hébreux au point de pénalty. Le colosse d’un mètre quatre-vingt-douze conserve son sang-froid et place le ballon hors de portée du gardien Ariel Harush qui n’avait pas encore touché le cuir avant d’aller le chercher au fond de ses filets.

 

Les Autrichiens se disent alors que la belle soirée printanière va leur être agréable, la suite va leur prouver que non. Le 5-0 de Ramat-Gan en 1999 comptant pour l’Euro 2000 remporté par la France, avec les deux réussites de Berkovic et le chef d’œuvre de Revivo appartiennent à l’histoire, la sélection israélienne de 2019 n’est plus que l’ombre de son passé.

 

Pourtant, la tension est grande sur la pelouse. D’abord, parce que les hôtes ressentent encore douloureusement leur défaite de la semaine dernière à Vienne, en match d’ouverture contre la Pologne (0-1), et parce qu’une nouvelle défaite leur est absolument interdite s’ils entendent tenir leur rôle de favoris dans ce groupe G.

 

Ensuite et surtout, parce que sur la ligne de touche se déroule un curieux face-à-face entre le coach des visiteurs, l’Allemand Franco Foda et l’entraîneur… autrichien d’Israël, Andy Herzog, véritable héros du foot dans son pays, comptant toujours le plus grand nombre d’apparitions sous le maillot national (103).

 

Les deux hommes se sont copieusement chambrés durant les jours qui ont précédé la rencontre, et Herzog entend bien montrer à ses compatriotes qu’ils ont eu tort de choisir un mentor étranger à sa place. L’ex-butteur hors normes a aussi très "autrichianisé" les cardes de la Nivkhéret, se faisant entourer de plusieurs concitoyens, notamment de Willi Ruttensteiner au poste de directeur sportif de l’Association israélienne de football (IFA). Mais surtout, Herzog s’est assuré les services d’un "coach mental", en la personne de Markus Rogan, qui fut le meilleur nageur autrichien de tous les temps, remportant deux médailles d’argent en dos aux JO d’Athènes (2004) et détenteur de plusieurs records du monde en son temps et dans sa discipline. Pour ne rien retrancher à la carrière de ce préparateur psychologique, il s’est converti au judaïsme avant d’épouser la très belle Leanne Cobb et de lui faire un enfant.

 

Cela donne envie de reparler de l’Hakoah Vienne [heb. : ha-koakh, la force], le premier vainqueur, en 1925, du championnat professionnel autrichien, après avoir été, deux ans auparavant, la première équipe continentale à battre une équipe professionnelle britannique, West Ham United, alors finaliste de la coupe d'Angleterre, sur le score sans appel de 5 à 0. Parfois l’histoire se mord la queue, ce n’est pas notre ami Arnautovic qui dira le contraire, même s’il ignore probablement cet épisode du club dans lequel il évolue.

 

Retour à la partie de ce soir après ces digressions para-sportives. Mais vous n’avez pas manqué grand-chose : les Autrichiens d’Autriche dominent, tandis que les Israéliens tentent timidement de lancer quelques incursions à proximité de la cage défendue par Heinz Lindner, habituellement le portier des Grasshoppers de Zurich.

 

Puis survint la 34ème minute qui allait tout changer : centre lumineux d’Eli Dassa, un Sabra de 26 ans d’origine éthiopienne, puis tête plongée anthologique d’Eran Zahavi. Lindner, en dépit d’un plongeon méritoire, ne peut que regarder le cuir lui échapper. Un scénario qui va se reproduire plusieurs fois impliquant les mêmes acteurs, mais pour le moment, c’est 1 à 1.

 

La moitié occupée du stade exulte. Les joueurs ont eu le mérite de continuer à y croire, sans doute les prémices du travail du mage Rogan !

 

A peine le temps de reprendre notre souffle, alors que les joueurs rouges multiplient les combinaisons méritoires mais stériles face à notre cerbère en grande forme, qu’à la 45ème minute, le capitaine de la Nivkhéret Bibras Natcho (prononcez Natkho s’il vous plaît !), membre de la minuscule minorité circassienne de Galilée, botte un coup franc ; le roi de la soirée, Eran Zahavi, s’extrait du paquet de joueurs et remet un coup de tête à Heinz Lindner qui n’y pouvait à nouveau rien : Israël 2, Autriche 1.

 

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Eran Zahavi, un brin satisfait peut-être ?

 

Zahavi, qui évolue bizarrement au Guangzhou R&F en Chine, mais qui s’y plaît beaucoup, est en train de donner le tournis à la charnière centrale adverse, composée de Martin Hinteregger qui fait les beaux jours d’Eintracht Frankfort en Bundesliga allemande, et d’Aleksandar Dragovic, qui officie dans le même et néanmoins prestigieux championnat au Bayer Leverkusen.  

 

Et ce n’est pas fini du tout, le plus beau but est à venir. Il arrive d’ailleurs à la 55ème, au retour des vestiaires : Zahavi-le-Chinois expédie en pleine course un missile des vingt mètres dans la lucarne de l’infortuné gardien, qui commence à se demander ce qu’il est venu faire à Haïfa : Eran Zahavi 3 – Autriche 1 ! Et encore, du "mauvais" pied, il est droitier, il l’a sans doute oublié et il a allumé du gauche. Vous verrez sûrement ce but à la télévision, c’est un grand moment du football. Un truc que ceux qui, comme moi, ont eu le privilège de le voir en live, raconteront à leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants. La moitié vide du stade a eu tort.

 

Sous le coup de l’émotion, j’avais presque loupé la scène, mais au bord du terrain, comme l’écrit dans un style à peine dramatique Der Standard de Vienne : "Herzog applaudiert, applaudiert, applaudiert, Foda verfällt, verfällt, verfällt". Traduisez "verfällt" par défaille. Cela donne : Foda (l’entraîneur allemand des Autrichiens) défaille, défaille, défaille. Comment peut-on défaillir trois fois de suite ? C’est une autre histoire, demandez-le à Der Standard…

 

A la 66ème, la messe est dite (pliz, les orthodoxes, pas de procès en apostasie, c’est juste une façon de m’exprimer !). Zahavi – who else ? – qui se sent soudain l’esprit d’équipe, qui pense que trois c’est assez, quatre, c’est trop pour Heinz Lindner, et qui veut faire participer le Nazaréen Moanes Dabour (qui n’avait plus scoré depuis longtemps en équipe nationale), lui offre un caviar alors qu’il était en position de se faire re-marquer. Dabour effectue un contrôle en demi-volée et fusille le malheureux goal, qui ne pense qu’à rentrer chez lui au fin fond du Tyrol. Mais qui ne manque ni de courage ni de qualité et repousse l’envoi violent (les Arabes-israéliens n’ont pas l’autorisation d’utiliser des missiles) du natif de Nazareth dont d’autres originaire se sont par ailleurs distingués dans d’autres disciplines. Mais Moanes, têtu tel le frelon (Dabour signifie frelon tant en arabe qu’en hébreu), reprend lui-même le renvoi du Tyrolien et lui expédie une piqûre imparable, et surtout qui fait mal : Israël 4, les autres 1.

 

En fin de rencontre, Arnautovic réduira l’écart afin de le rendre plus décent, sur un but cocasse : un tir dévié par Ariel Harush qui rebondit sur l’attaquant autrichien lui permettant de signer un doublé malgré la défaite de son camp.

 

Les visiteurs n’ont par ailleurs jamais démérité et ils se sont octroyé plusieurs occasions de marquer durant la rencontre, dont une sauvée sur la ligne par un défenseur bleu et blanc. Ils ont aussi terminé le match en ayant tiré sept coups de coin contre aucun à la Nivkhéret.

 

Mais les Israéliens ont joué beaucoup plus verticalement, et ils avaient un certain Zahavi dans leurs rangs, en état de grâce, amen. Même qu’il aurait encore pu en inscrire un quatrième, l’un de ses tirs faisant frémir le poteau des buts adverses par son insupportable proximité, et un autre encore le heurtant violemment.

 

Zahavi a sans doute fait la différence, mais toute l’équipe a montré un beau visage et de la résilience. Surtout en seconde période pendant laquelle elle s’est fait plaisir et laissé paraître des promesses intéressantes en vue d’une éventuelle participation à l’Euro pour lequel Israël ne s’est jamais qualifié.

 

Il semble qu’Herzog et sa bande d’Autrichiens aient impulsé de nouvelles ambitions aux Hébreux en perte de vitesse durant ces dernières longues [interminables, oui ! Ndlr.] années de purgatoire. Puisse cette lueur se transformer en espoir. On en saura un peu plus le 7 juin en Lettonie et quelques jours plus tard en Pologne, un autre favori de la poule G. Mais dans le doute, réjouissons-nous du moment présent. Il nous permettra de passer les élections dans la joie et la légèreté.

 

Je cesse de vous entretenir, car je dois me dépêcher de rentrer à Sdérot, j’ai vu à la TV du bistro dans lequel j’ai rédigé mon article que ça chauffe à nouveau sur le pourtour de Gaza. Ballons incendiaires (un blessé léger à la main), émeutes violentes et riposte d’un char de Tsahal qui a anéanti deux postes d’observation du Hamas. La route du Néguev est longue, elle passe tout près de la frontière. J’espère bien que c’est le dernier article que je vais rédiger cette nuit. Drôle de pays.

 

 
Gaza, les objectifs de l’Iran, la riposte israélienne (info # 012403/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 24 mars 2019


Par Guy Millière

 

Voici une dizaine de jours, deux roquettes de conception iranienne Fajr M70 [l’aube] ont été tirées depuis Gaza en direction de Tel Aviv. Elles n’ont eu aucune conséquence destructrice. L’Armée israélienne a réagi en opérant une centaine de tirs ciblés sur le territoire de la bande de Gaza, sans faire de victimes parmi la population et les terroristes, et sans toucher les rampes de lancement des projectiles. Le gouvernement israélien a aussitôt été critiqué pour n’avoir pas procédé à une riposte plus sévère. Dans une période durant laquelle des élections vont avoir lieu, il est logique que des opposants au gouvernement fassent entendre leur voix et disent qu’ils feraient mieux à sa place.

 

J’aurais tendance à employer sur le sujet une vieille phrase très connue : la critique est aisée, mais l’art est difficile. Et l’art, en l’occurrence, implique de prendre en compte tous les éléments composant la situation.

 

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Une image de la riposte israélienne sur Gaza

 

Le Hamas, qui régit la bande de Gaza (mais ne la régit pas entièrement, car le Djihad islamique palestinien peut agir sans que le Hamas ait apparemment les moyens de l’en empêcher), obéit aux ordres de ceux qui le financent. Aujourd’hui, c’est essentiellement l’Iran et, secondairement, le Qatar. L’Iran a tout intérêt au présent à tenter d’attirer Israël vers une intervention plus lourde à Gaza aux fins qu’Israël se détourne de son objectif prioritaire immédiat, qui consiste à juguler la mainmise de l’Iran sur le territoire syrien, de manière directe ou par le biais du Hezbollah. L’Iran veut aussi, autant que possible, peser sur les élections israéliennes.

 

L’Iran (et le Qatar) voudraient, en supplément, changer la donne régionale et entraîner Israël vers une guerre plus étendue, de façon à ce que les négociations en cours entre les Etats-Unis, Israël, l’Egypte, l’Arabie Saoudite échouent, car, au cœur de ces négociations, il y a précisément l’endiguement de l’Iran et une modification profonde de la donne régionale.

 

La centaine de tirs effectués par l’Armée israélienne à Gaza a été une riposte proportionnée prenant en compte le fait que les deux roquettes tirées ont été soit interceptés, soit qu’elles sont tombées en terrain non habité et n’ont eu aucune conséquence destructrice. Le dôme de fer a montré depuis longtemps son efficacité et a montré aussi que les tirs vers Israël pouvaient être déjoués. La centaine de tirs a rappelé qu’Israël pouvait détruire l’intégralité de la bande de Gaza si telle était la décision du gouvernement israélien. Les tirs israéliens ont été précis. Ils ont touché des installations. Ils n’ont pas tué, car ils n’étaient pas destinés à tuer.

 

La riposte choisie a évité à Israël de se laisser prendre dans l’engrenage que l’Iran aurait voulu provoquer, et permet donc à Israël de rester tourné vers le danger essentiel, la mainmise de l’Iran sur le territoire syrien, et vers l’objectif diplomatique et stratégique lui-même essentiel, les négociations en cours.

 

Il ne fait aucun doute que le Hamas, tout comme le Djihad Islamique palestinien devront être mis hors d’état de nuire, et il ne fait aucun doute aussi que ce sera une priorité pour le gouvernement israélien dans un proche avenir. Il ne fait aucun doute non plus que nombre d’Israéliens souhaiteraient que la mise hors d’état de nuire se fasse beaucoup plus rapidement et de manière drastique. Je suis, en soi, sur cette longueur d’onde, et je souhaite moi-même la destruction totale et irrémédiable du Hamas et du Djihad Islamique palestinien. Mais les choses se feront de la façon dont le gouvernement israélien l’aura décidé et quand il l’aura décidé, et pas quand l’Iran (ou le Qatar) l’auront choisi. Les choses se feront sans hypothéquer le traitement du danger essentiel et l’objectif diplomatique et stratégique lui-même essentiel.

 

Le rôle de dirigeants lucides et responsables est de raisonner en regardant le moyen terme et de poursuivre les buts qu’ils se sont fixés sans en dévier.

 

Les déclarations des dirigeants égyptiens, rendues publiques, qui ont non seulement condamné les tirs du Hamas mais laissé entendre très clairement que si les tirs se reproduisaient (ni les dirigeants égyptiens ni les dirigeants israéliens ne prennent au sérieux, au-delà des formules diplomatiques, l’affirmation des dirigeants du Hamas disant que les tirs de roquettes en direction de Tel Aviv ont été effectués par erreur), l’Egypte ne désapprouverait pas une action de destruction intégrale du Hamas par l’Armée israélienne sont très significatives de ce qui se dessine pour le moyen terme.

 

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Gaza, les objectifs de l’Iran, la riposte israélienne (info # 012403/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 24 mars 2019

 

Par Guy Millière

 

Voici une dizaine de jours, deux roquettes de conception iranienne Fajr M70 [l’aube] ont été tirées depuis Gaza en direction de Tel Aviv. Elles n’ont eu aucune conséquence destructrice. L’Armée israélienne a réagi en opérant une centaine de tirs ciblés sur le territoire de la bande de Gaza, sans faire de victimes parmi la population et les terroristes, et sans toucher les rampes de lancement des projectiles. Le gouvernement israélien a aussitôt été critiqué pour n’avoir pas procédé à une riposte plus sévère. Dans une période durant laquelle des élections vont avoir lieu, il est logique que des opposants au gouvernement fassent entendre leur voix et disent qu’ils feraient mieux à sa place.

 

J’aurais tendance à employer sur le sujet une vieille phrase très connue : la critique est aisée, mais l’art est difficile. Et l’art, en l’occurrence, implique de prendre en compte tous les éléments composant la situation.

 

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Une image de la riposte israélienne sur Gaza

 

Le Hamas, qui régit la bande de Gaza (mais ne la régit pas entièrement, car le Djihad islamique palestinien peut agir sans que le Hamas ait apparemment les moyens de l’en empêcher), obéit aux ordres de ceux qui le financent. Aujourd’hui, c’est essentiellement l’Iran et, secondairement, le Qatar. L’Iran a tout intérêt au présent à tenter d’attirer Israël vers une intervention plus lourde à Gaza aux fins qu’Israël se détourne de son objectif prioritaire immédiat, qui consiste à juguler la mainmise de l’Iran sur le territoire syrien, de manière directe ou par le biais du Hezbollah. L’Iran veut aussi, autant que possible, peser sur les élections israéliennes.

 

L’Iran (et le Qatar) voudraient, en supplément, changer la donne régionale et entraîner Israël vers une guerre plus étendue, de façon à ce que les négociations en cours entre les Etats-Unis, Israël, l’Egypte, l’Arabie Saoudite échouent, car, au cœur de ces négociations, il y a précisément l’endiguement de l’Iran et une modification profonde de la donne régionale.

 

La centaine de tirs effectués par l’Armée israélienne à Gaza a été une riposte proportionnée prenant en compte le fait que les deux roquettes tirées ont été soit interceptés, soit qu’elles sont tombées en terrain non habité et n’ont eu aucune conséquence destructrice. Le dôme de fer a montré depuis longtemps son efficacité et a montré aussi que les tirs vers Israël pouvaient être déjoués. La centaine de tirs a rappelé qu’Israël pouvait détruire l’intégralité de la bande de Gaza si telle était la décision du gouvernement israélien. Les tirs israéliens ont été précis. Ils ont touché des installations. Ils n’ont pas tué, car ils n’étaient pas destinés à tuer.

 

La riposte choisie a évité à Israël de se laisser prendre dans l’engrenage que l’Iran aurait voulu provoquer, et permet donc à Israël de rester tourné vers le danger essentiel, la mainmise de l’Iran sur le territoire syrien, et vers l’objectif diplomatique et stratégique lui-même essentiel, les négociations en cours.

 

Il ne fait aucun doute que le Hamas, tout comme le Djihad Islamique palestinien devront être mis hors d’état de nuire, et il ne fait aucun doute aussi que ce sera une priorité pour le gouvernement israélien dans un proche avenir. Il ne fait aucun doute non plus que nombre d’Israéliens souhaiteraient que la mise hors d’état de nuire se fasse beaucoup plus rapidement et de manière drastique. Je suis, en soi, sur cette longueur d’onde, et je souhaite moi-même la destruction totale et irrémédiable du Hamas et du Djihad Islamique palestinien. Mais les choses se feront de la façon dont le gouvernement israélien l’aura décidé et quand il l’aura décidé, et pas quand l’Iran (ou le Qatar) l’auront choisi. Les choses se feront sans hypothéquer le traitement du danger essentiel et l’objectif diplomatique et stratégique lui-même essentiel.

 

Le rôle de dirigeants lucides et responsables est de raisonner en regardant le moyen terme et de poursuivre les buts qu’ils se sont fixés sans en dévier.

 

Les déclarations des dirigeants égyptiens, rendues publiques, qui ont non seulement condamné les tirs du Hamas mais laissé entendre très clairement que si les tirs se reproduisaient (ni les dirigeants égyptiens ni les dirigeants israéliens ne prennent au sérieux, au-delà des formules diplomatiques, l’affirmation des dirigeants du Hamas disant que les tirs de roquettes en direction de Tel Aviv ont été effectués par erreur), l’Egypte ne désapprouverait pas une action de destruction intégrale du Hamas par l’Armée israélienne sont très significatives de ce qui se dessine pour le moyen terme.


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LA PERSECUTION DES CHRETIENS AUJOURD’HUI DANS LE MONDE Version imprimable
Communiqué
vendredi, 22 mars 2019

 

Film-évènement de Raphaël Delpard

 

Historien – cinéaste – écrivain - rédacteur-sociétaire à la na

L’auteur des livres qui ont rétabli la vérité sur l’histoire de l’Occupation, notamment :

Les convois de la honte, l’enquête sur la SNCF et la déportation, Aux ordres de Vichy, l’enquête sur la police française, La conférence de la honte, Evian 1938, L’armée juive clandestine en France 1940 – 1945

 

"LA PERSECUTION DES CHRETIENS

 

AUJOURD’HUI  DANS LE MONDE"

 

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Raphaël Delpard explique les raisons qui l’ont amené à faire ce film :

"J’ai réalisé le film sur la persécution des chrétiens aujourd’hui dans le monde avec l’ambition de porter ce drame à la connaissance du plus grand nombre.

245 millions de femmes, d’hommes et d’enfants dans 73 pays sont chaque jour en bute aux pires maltraitances : bastonnades, lapidations, tortures en tous genres, viols, emprisonnement, discrimination, assassinats. Sur simple dénonciation, ils peuvent à tout moment être accusés de blasphème et cela dans le silence assourdissant des Etats et des Commissions des droits de l’homme que ce soit à l’ONU ou à l’Union européenne.

 

Je tiens à préciser que ma démarche ne relève pas du militantisme chrétien, je ne le suis pas, mais je suis révolté, que l’on puisse, au XXIème siècle, assassiner des populations en raison de leur foi".

 

 

 

 

Offre spéciale pour les lecteurs de

 

la na :

 

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De pathétique à ignoble (info # 011903/19) Version imprimable
Sport
mardi, 19 mars 2019

 

Par Francis Contamines

 

Beaucoup de lecteurs de la Ména, dont j’attends chaque jour impatiemment les analyses captivantes, s’étonneront de trouver mon article dans ces colonnes. Mais j’ai demandé à mon ami de cinquante ans Stéphane Juffa de pouvoir m’y exprimer, conscient de ce que l’agence de presse qu’il dirige est l’un des derniers havres de liberté absolue de la presse francophone de l’écrit.

 

Pardon, alors, pour mon intrusion aux habitués des questions de stratégie internationale et des évènements du Moyen-Orient si je traite aujourd’hui un sujet étranger à leur contexte d’intérêt habituel, s’agissant à la fois d’une actualité différente, qui, de plus, s’intéresse au… sport suisse. Pour ma défense, j’argumenterai que, par la faute du politiquement correct – je devrais plus précisément parler d’une chape de plomb -, de considérants économiques et d’une forme détestable de racisme linguistique, aucun media de mon pays n’accepterait de publier les lignes que vous allez lire. D’ailleurs, vous vous rendrez compte, en filigrane de mon récit, qu’il participe d’une réalité qui va bien au-delà du sport.

 

Trêve d’introduction : ce soir va se dérouler à Berne, la capitale helvétique, un match de hockey sur glace comptant pour le cinquième tour de la poule finale en vue de l’attribution du titre de champion national, autrement dit, les play-offs. La partie opposera le club germanophone local, le CP Berne, aux Romands du Genève-Servette Hockey Club (GSHC) ; les deux formations en sont à deux victoires partout dans cette compétition, qui verra la première équipe qui comptabilisera quatre succès dans la série se qualifier pour les demi-finales.  

 

Or ce soir, la rencontre sera privée de valeur sportive suite à des décisions arbitrales sans le moindre fondement, qui obligeront les gens du bout du lac à s’aligner avec plusieurs juniors dans le tour final de l’une des ligues les plus exigeantes de la Planète hockey.

 

A la place du coach ontarien du Genève-Servette, Chris Mc Sorley, au vu de la gravité de l’injustice, je pense que j’aurais déclaré forfait ou que je m’alignerais avec une équipe de hockeyeurs de douze ans d’âge afin de marquer mon indignation, tout en ne gâchant pas les chances de mes joueurs en vue de l’acte VI qui se déroulera à la patinoire des Vernets, dans la cité de Calvin.

 

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Chis Mc Sorley, le coach de Genève : pas dupe

 

En fait, les décisions extra-sportives visant à favoriser outrageusement les clubs alémaniques empoisonnent ce sport depuis de longues années déjà, privant parfois la meilleure équipe de décrocher les lauriers qui lui reviennent simplement parce qu’elle représente la zone francophone – la Romandie -, ou italophone, le Tessin.

 

En 2010, la finale des play-offs avait vu s’opposer le CP Berne et le GSHC, et elle s’était déjà vu entacher de plusieurs énormes malversations arbitrales qui avaient permis aux Bernois de s’imposer finalement 4 à 3 dans la série, sur sa patinoire (couverte) de la Bern Arena, qui peut accueillir 17 000 spectateurs et qui enregistre la moyenne d’affluence la plus élevée en Europe pour le hockey.

 

En Suisse, le ski et le hockey sur glace sont les deux disciplines qui présentent indiscutablement la plus grande qualité sportive, les hissant parmi les sommets de la hiérarchie mondiale.

 

Reste que d’autres clubs non-alémaniques font souvent les frais du favoritisme débridé tant au niveau des arbitres que des instances à forte majorité alémanique, comme ce fut par exemple le cas lors du dernier match décisif de la série opposant Zoug aux Tessinois de Lugano, lors de laquelle, à deux minutes de la fin de la prolongation, dans les instants fatidiques, les arbitres pénalisèrent un Luganais de deux minutes, alors qu’il n’avait commis strictement aucune faute.

 

Samedi dernier, en revanche, lors de l’acte IV disputé aux Vernets, deux Genevois ont été blessés au sang au visage par des coups de cannes de leurs adversaires, sous les yeux des arbitres, sans qu’aucune pénalité ne soit sifflée contre les fautifs. Ce, quand le règlement prévoit une expulsion automatique d’au moins deux minutes dans ce cas, l’équipe ainsi pénalisée se retrouvant en infériorité numérique sur la glace. Et à cinq contre quatre, ou même, parfois, cinq contre trois, l’opportunité d’inscrire un but est en moyenne de vingt pour cent lors de ces périodes spéciales.

 

Jusqu’à présent, les deux formations se sont imposées chacune à deux reprises à l’extérieur et ont perdu à la maison. Lors de la dernière victoire de Genève à Berne, jeudi dernier, un arbitre américain officiait parmi les quatre juges de jeu, et cela a largement contribué à garantir l’impartialité de la rencontre.

 

Mais si, à Berne, personne ne fut lésé par ce qui se déroula sur la glace, la commission arbitrale de la Ligue, qui juge après coup et à la vidéo les phases de match les plus litigieuses, et qui, dans les cas extrêmes, peut infliger à un joueur une amende et l’exclusion du prochain match, a transgressé toutes les lois du hockey au détriment évident de la formation lémanique.  

 

La Ligue, dirigée par des alémaniques, a décidé d’expulser deux renforts étrangers du GSHC qui n’avaient pas commis la moindre faute. Allant jusqu’au bout de l’iniquité, elle ne les a pas condamnés à un match de suspension en plein play-offs (la période décisive de la saison), mais à deux, assurant ainsi aux Bernois un très net avantage extra-sportif sur leurs adversaires.

 

Les exclus Daniel Winnik et Tommy Wingels sont les troisième et quatrième joueurs les plus importants de Genève, alors que le numéro deux est indisponible à cause d’une blessure aux muscles adducteurs (qui n’a rien à voir avec Berne). Ce qui fait que l’équipe de Mc Sorley se retrouve condamnée à disputer une partie ce soir, à cause de fautes imaginaires, au moment crucial de la saison, privée de trois des cinq joueurs de son bloc de parade (en hockey, les équipes alignent quatre blocs de 5 joueurs, également appelés lignes, qui se relaient sur la glace).

 

Autant dire que la capacité des Aigles (le surnom de Genève-Servette, celui de Berne est les Ours) pour tromper la vigilance de Leonardo Genoni, l’un des meilleurs gardiens de Suisse et du monde, s’en trouve très sérieusement – et pas par le fruit du hasard – altérée. Ce, d’autant plus que les meilleurs buteurs du championnat régulier pour GSHC, Jeremy Wick et Cody Almond, sont eux aussi indisponibles sur blessures jusqu’à la fin de la saison. Eh oui, le hockey est une activité dangereuse.

 

Dans le premier cas, la Ligue a reproché à Tommy Wingels, l'attaquant américain de Genève-Servette, une charge à la tête du Bernois Jan Mursak à la 10e minute de l'acte III du quart de finale, jeudi soir à la Bern Arena, remporté 3 à 2 par les Genevois au terme d’une double prolongation épique.

 

Plutôt que de vous soumettre mon analyse, certains pourraient légitimement imaginer que je m’exprime avec un parti-pris, je préfère céder la parole à Stéphane Rochette, le spécialiste québécois de l’arbitrage de la chaîne payante My Sport, qui diffuse les rencontres du championnat suisse de hockey. Rochette a, auparavant, officié treize ans durant comme arbitre dans ledit championnat : voir la vidéo.

 

Vous l’aurez entendu, la charge est correcte et ne mérite donc pas même une pénalité de deux minutes, encore moins, bien sûr, une pénalité de match, alors que l’exclusion de deux parties est essentiellement scandaleuse et, d’une façon qui ne peut être qu’indiscutable, sciemment décidée en vue de fausser le rapport de force sportif (et très serré) existant entre les deux formations. Pour être plus clair encore : afin de permettre à Berne de se qualifier pour les demi-finales.

 

J’ai demandé l’avis de pas moins de dix spécialistes reconnus du hockey sur glace pour vérifier l’analyse de Stéphane Rochette : neuf ont confirmé qu’il n’y avait pas de faute, le denier déclarant qu’on "aurait pu, à la limite, siffler deux minutes contre "Wingels" pour ne pas avoir contrôlé sa course".

 

Le second cas est plus flagrant encore [voir la vidéo]. Lors de la rencontre de samedi dernier à Genève, l’acte IV, c’est l’autre menace pour la qualification des Ours, le Canadien Daniel Winnik, qui a été banni pour deux matchs.

 

Contrairement à ce que l’on peut croire en regardant la vidéo, les Genevois jouent en grenat et les Bernois en jaune. Ce n’est donc pas Daniel Winnik qui commet l’agression caractérisée que l’on voit, mais c’est lui qui la subit. Le 92 jaune est Gaëtan Hass. On le voit plaquer violemment Winnik contre le plexiglas alors qu’il ne dispute pas le palet, lequel se trouve déjà à l’extrémité de la patinoire, mais cherche clairement à l’intimider voire à le blesser.

 

En hockey, cela implique une pénalité de 2 + 10 minutes, mais les arbitres vont l’ignorer. C’est au contraire l’agressé, Daniel Winnik, qui va se voir infliger deux matchs de suspension par la commission arbitrale, pour un croc-en-jambe inexistant. On distingue le joueur de Berne, Tristan Scherwey, arrivant de la gauche, tentant par obstruction de faire se télescoper les deux joueurs genevois. Au dernier moment, il trébuche sur la jambe de Winnik et se sort, de plus, de ce choc sans aucun mal.

 

De l’avis de mes dix consultants : il n’y a pas de faute, Winnik se contentant de lever la jambe et non de l’étendre devant lui pour faire trébucher son adversaire. Hass doit être envoyé en "prison", possiblement Scherwey pour deux minutes, mais en aucun cas le Canadien. De l’avis des experts, une suspension de match pour ce fait de jeu est inimaginable et, a fortiori, une double suspension participe d’une tentative de manifeste de fausser l’issue du quart de finale entre Berne et Genève.

 

Parlant de Tristan Scherwey, la "victime" du croc-en-jambe, souvent considéré comme un "voyou des patinoires", j’ai choisi de vous soumettre ce qu’il affirmait à son propre propos lors d’une interview donnée à un confrère il y a quelques années :

 

"Multirécidiviste en matière de mises en échec violentes, voire dangereuses, Tristan  Scherwey s’est construit une réputation de vilain garçon. "Surtout en Romandie car, par malheur,  j’ai souvent blessé des joueurs issus de la région francophone. Je comprends que certains ne me portent pas dans leur cœur, vu ma manière de jouer et mon passif (ndlr.: des provocations, des bagarres et des suspensions)".

 

 Scherwey ajoutait, si ce qui précède n’était pas suffisamment explicite :  

 

"J’avoue que je suis sans pitié, mais je ne me rends pas toujours compte de ce que je fais. Des fois, sur le moment, je charge, l’action se termine, et mon adversaire se retrouve couché au sol" [Extrait du quotidien vaudois 24 Heures].

 

Ce sont évidemment les déclarations d’un dangereux irresponsable, qui avait d’ailleurs provoqué une commotion cérébrale chez l’infortuné Gaëtan Augsburger, du Lausanne Hockey Club, une autre formation de la région francophone.

 

Tout cela serait sordide si ce n’était pas aussi regrettable. Les clubs et les joueurs investissent toute leur saison pour remporter le Graal que constitue le titre de champion. Et des millions aussi : 14 millions de francs suisses (12.3 mios d’euros) dans le cas de Genève, et environ 30 (26.5 mios d’euros), dans celui du CP Berne.

 

J’ai choisi la Ména car le quotidien genevois La Tribune de Genève appartient au groupe suisse alémanique Tamedia et n’est déjà plus conçu et rédigé à Genève, ville de 580 000 habitants. Or outre le fait que La Tribune n’est pas faite à Genève, que son niveau rédactionnel est innommable, que les articles sont bourrés de fautes de grammaire et de vocabulaire, que sa lecture en ligne est malgré tout payante, que le contenu est le même que celui de 24 Heures et du Matin, également propriétés de Tamedia, les problèmes dont je vous ai entretenu n’y ont pas droit de cité.

 

Même constatation pour la chaîne de télévision publique romande, RTS, où l’on évite soigneusement tous les sujets qui pourraient irriter ceux de l’autre côté de la barrière de röstis, Röstigraben en allemand. Il existe une sorte de déférence automatique des francophones pour les alémaniques, comme c’est le cas de nombreuses minorités francophones à l’égard des communautés pratiquant les autres langues des pays qu’elles partagent.

 

Il est vrai que les alémaniques sont 5.86 millions et les francophones 1.96 millions, quant aux 680 000 Tessinois, ils apprennent presque tous le suisse-allemand, non par plaisir mais par nécessité.  

 

Zurich, Berne et Bâle sont des géants de l’économie, qui concentrent jalousement tous les centres décisionnels et industriels à l’échelon national. Par comparaison, Fribourg, Lausanne et Genève sont des sympathiques villages. A Genève, les Suisses sont minoritaires face à la population immigrée qui les entretient. Pas les mêmes immigrés qu’en France ou dans le reste de l’Europe, ceux qui sont partis avec l’argent.

 

Lors, face à une telle disparité de moyens, qui, vous l’imaginez bien, se retrouve à tous les niveaux de la coexistence linguistique, si les tricheurs se sont payés les arbitres pour s’offrir, une fois de plus, le championnat de hockey, que voulez-vous que nous y fassions ?

 

La Suisse n’est pas un long fleuve tranquille, retenez la leçon. Et si Genève l’emporte ce soir à Berne, cela tiendra d’un miracle aussi considérable que la traversée de la mer Rouge à pied sec. Le coach n’a pas même les noms de quatre joueurs étrangers à inscrire sur la feuille de match, ce qui représente le nombre de renforts autorisé. L’injustice est amère. Lorsque s’y ajoute l’impossibilité d’en parler, elle devient nauséeuse.

 

 

 
Bruxelles-Métula du 18 mars 2019 (011803/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 18 mars 2019