Commando du Hamas neutralisé (011808/19) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 17 août 2019

 

newmena.jpg


© Metula News Agency

 

Dimanche, 01h43 à Sdérot, 0h43 à Paris

 

Samedi, entre 22 et 23 heures locales, après le tir de trois roquettes sur Israël à partir de Gaza (voir notre breaking précédente), s’est déroulé un autre incident majeur dans le pourtour de la bande côtière.

 

Cinq miliciens islamistes armés ont tenté de franchir la barrière de sécurité dans le nord de l’enclave palestinienne.

 

Leur présence a été détectée par les observateurs de Tsahal qui surveillent la frontière 24h sur 24.

 

Un char, de même qu’un hélicoptère d’assaut ont été dépêchés sur les lieux de la tentative d’incursion et ils ont ouvert le feu sur les miliciens.

 

Le Hamas a déclaré qu’au moins trois assaillants avaient été tués.

 

Selon Ilan Tsadik, notre correspondant permanent dans le pourtour de Gaza, tous les membres du commando ont été neutralisés.

 

Cela porte à neuf le nombre de miliciens islamiques de Gaza qui ont tenté de franchir la barrière de sécurité depuis une semaine. Ils ont tous été oblitérés.

 

Le porte-parole de Tsahal quant à lui n’a pas précisé le bilan de cette interception, se contentant d’affirmer qu’il n’y avait ni morts ni blessés côté israélien.

 

Peu après cette tentative, des installations du Hamas ont été bombardées depuis les airs non loin du lieu de l’incident. Il s’agit entre autres de postes d’observation et de points d’appuis de l’organisation terroriste islamique.

 

 
Tirs de roquettes des milices islamiques de Gaza sur Israël (011708/19) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 17 août 2019

 

 

newmena.jpg

 

 

© Metula News Agency

 

Samedi, 23h10 à Sdérot, 22h10 à Paris

 

DERNIERE MINUTE : LES CORRESPONDANTS DE LA Ména ANNONCENT QUE DES BOMBARDEMENTS ISRAELIENS SUR DES OBJECTIFS DU HAMAS A GAZA SONT EN COURS A 23H LOCALES.

 

A 21h ce samedi soir les milices islamiques palestiniennes de Gaza ont tiré trois roquettes sur Israël.

 

Deux de ces projectiles ont été interceptés par le Dôme de Fer.

 

Le troisième s’est abattu dans la cour d’une maison à Sdérot.

 

Selon notre correspondant permanent à Sdérot Ilan Tsadik, l’habitante de la demeure qui a eu le temps de se réfugier dans son abri a été traumatisée.

 

Le projectile a causé des dégâts matériels mais il semble, toujours d’après Ilan Tsadik, qu’il n’a pas explosé ou qu’il n’a que partiellement explosé.

 

deb.jpg

Des débris de roquette trouvés dans la cour de la maison atteinte

 

Cinq autres personnes, elle aussi choquées par les tirs, ont été évacuées par le Magen David Adom [l’étoile de David rouge, le pendant israélien de la Croix Rouge] vers l’hôpital Barzilaï à Ashkalon.

 

Les positions du Hamas et des autres organisations terroristes à Gaza ont été évacuées dans la crainte d’une probable riposte israélienne.

 

Hier (vendredi) à 21h également, les terroristes [des individus armés tirant intentionnellement sur des civils] de l’enclave palestinienne avaient déjà tiré une roquette sur le territoire israélien, laquelle avait été interceptée par le Dôme de Fer.

 

En représailles le Khe’l Avir avait détruit quelques heures plus tard deux infrastructures souterraines du Hamas, l’émulation palestinienne des Frères Musulmans égyptiens.

 

Cette réplique était "limitée", le gouvernement israélien dirigé par M. Binyamin Netanyahu tentant d’éviter un nouveau round de violence en période électorale en Israël.

 

A la Ména, l’on s’attend également à une action de Tsahal du même genre ce soir et pour les mêmes raisons. Si d’autres Katiouchas devaient être tirées par les terroristes, les frappes de l’Armée israélienne iraient évidemment s’intensifiant.

 

Jean Tsadik, le spécialiste en armements de la Ména, après avoir procédé à l’analyse des événements d’hier et d’aujourd’hui, pense avoir décelé une nouvelle amélioration importante dans l’efficacité du Dôme de Fer.

 

Sans entrer dans les détails de cette analyse, on notera que la limite municipale occidentale de la ville de Sdérot [22 000 hab.] se situe à moins d’un kilomètre et demi de la frontière de Gaza à proximité de la ville de Bet Khanoun.

 

Dans un laps de temps de 4 à 7 secondes, le système du Dôme de Fer doit identifier le départ du tir, calculer sa trajectoire, et lancer un missile intercepteur qui doit exploser à quelques centimètres de la roquette des terroristes afin de la détruire en vol.

 

Compte tenu du fait que le vol du missile intercepteur dure lui aussi quelques secondes, le temps d’acquisition-calcul de trajectoire-décision-tir doit être pratiquement instantané.

 

C’est dans ce domaine que les ingénieurs israéliens auraient encore fait des progrès. A noter que les mises au point et les améliorations apportées au Dôme de Fer ainsi qu’aux autre systèmes d’interception et d’interdiction aérienne font partie d’un processus permanent.

 

A noter également que les organisations terroristes de Gaza fabriquent désormais une roquette plus puissante suivant des plans iraniens. Ce projectile est capable d’emporter une charge pouvant aller jusqu’à 70-80kg contre 15 à 45kg précédemment. Face à ce développement du potentiel destructif de l’ennemi, l’on comprend l’importance critique d’augmenter encore l’efficacité des systèmes intercepteurs.

 

Ces dernières semaines le Hamas, les groupes dissidents du Hamas et les autres milices terroristes de Gaza ont intensifié, durci et varié leurs tentatives d’attaques contre l’Etat hébreu. A deux reprises, récemment, la milice islamique a tenté d’infiltrer des hommes lourdement armés en Israël. Les cinq participants à ces tentatives avaient été abattus.

 

Hier, les émeutes hebdomadaires bien que peu suivies (+- 5 000 participants) étaient plus violentes qu’à l’accoutumée. Le Hamas a envoyé des miliciens utilisant la foule comme boucliers humains s’attaquer à la barrière de sécurité. Les soldats ont dû faire usage de leurs armes et une quinzaine d’émeutiers (source Ména) ont été blessés, presque tous dans les membres inférieurs (65 selon les organisations terroristes).

 

D’autre part, les lancers de cerfs-volants et de ballons incendiaires n’ont pas cessé.

 

Cette augmentation des activités hostiles s’expliquent par la demande de l’Iran faite au Hamas d’augmenter la pression contre Israël dans le cadre des tensions opposant Téhéran aux Etats-Unis et à leurs alliés.

 

De plus, l’opposition gronde dans la bande côtière malgré la répression sanglante des miliciens du Hamas. Le mécontentement s’exprime particulièrement sur les réseaux sociaux, la population accusant les chefs terroristes de corruption permanente et leur reprochant de vivre dans l’opulence au prétexte de la confrontation avec Israël. Ce, alors que la situation économique de la population, dont 75% est inactive et dépend de l’aide internationale, se détériore. Les transferts d’argent qataris ne couvrent qu’une petite partie des besoins et ceux provenant de l’Iran sont exclusivement utilisés à des fins militaires.

 

 
Gros raid attribué à Israël en Syrie (011608/19) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 15 août 2019

 

newmena.jpg


© Metula News Agency

 

Vendredi, 2h50 à Métula, 1h50 à Paris

 

De sources étrangères concordantes, on apprend que plusieurs raids aériens se sont produits tard dans la soirée de jeudi au nord de Damas.

 

A Masyaf, à l’ouest de la Syrie [carte], les habitants et les sources médicales jointes par le chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, ont rapporté une "gigantesque explosion qui a fait trembler toute la ville".

 

masyaf_map.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Des missiles ont touché une base iranienne dans cette zone, dans laquelle se tenait une réunion à laquelle assistaient plusieurs officiers supérieurs des Gardiens de la Révolution khomeyniste (Pasdaran).

 

Au moins huit des participants à ce meeting ont trouvé la mort, sans doute plus. Il y a de nombreux morts et blessés parmi les Pasdaran et leurs supplétifs libanais et irakiens. Les hôpitaux sont submergés.

 

Toute la région de Masyaf, située à 36km à l’ouest de Hama, à 155km au nord de Damas et à 213km de Métula, le point israélien le plus proche, est truffée de bases, d’entrepôts et de fabriques d’armes iraniens.

 

Cette zone, qui s’étend sur 30km dans la direction Nord-Sud et une quinzaine dans la direction Est-Ouest, a fait l’objet de nombreuses opérations aériennes et maritimes attribuées à Israël, qui ont été retracées et commentées dans les colonnes de la Ména.

 

Des reports fiables font également état d’un grand entrepôt d’armes et de munitions qui a été anéanti ce jeudi plus près de la capitale syrienne.

 

D’autres explosions ont été vues et entendues par des témoins oculaires. Elles ont visé des dépôts d’armes, des positions de missiles et des casernes de Pasdaran, de miliciens du Hezbollah et d’autres supplétifs de Téhéran en Syrie.

 

La Défense antiaérienne syrienne est intervenue afin de tenter d’intercepter des appareils ainsi que des missiles israéliens selon des sources gouvernementales. Lesquelles affirment que l’Armée alaouite du dictateur Bashar al Assad serait parvenue à intercepter les missiles avant qu’ils n’atteignent leurs objectifs.

 

mas1.jpg

Ces photos toutes fraîches indiquent que les al Assad devraient changer de porte-paroles…

 

Les photographies que nous publions tendent à démontrer que les media gouvernementaux de même que les organes de presse occidentaux qui les répercutent ne sont pas "très fiables". Selon nos estimations, aucun avion ou missile participant aux raids n’a été atteint.

 

La Russie a appelé ce soir à respecter la souveraineté de l’Etat syrien.

 

mas2.jpg

… ou de fournisseurs de missiles

 

A 70km au nord-est de Masyaf, dans la province d’Idlib, les combats font rage sans discontinuer entre les rebelles islamistes soutenus, financés et armés par la Turquie et les forces régulières syriennes, massivement appuyées par l’Aviation russe.

 

Des centaines de belligérants sont morts dans ces affrontements depuis le début de la semaine, principalement des rebelles. L’Armée syrienne enregistre ces deux derniers jours une série de succès militaires.

 

 
Un gros entrepôt d’armes explose dans la capitale irakienne (011308/19) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 12 août 2019

 

 

newmena.jpg

 

 

© Metula News Agency

 

Mardi, 1h00 à Métula, minuit à Paris

 

Un très important entrepôt d’armes et de munitions iraniennes a explosé lundi dans le sud de Bagdad dans le quartier d’Abou Sadir. L’entrepôt était placé sous la garde des milices chiites irakiennes supplétives de Téhéran.

 

La Ména a identifié une vidéo des explosions : https://www.youtube.com/watch?v=9gwePxTxD8U&feature=youtu.be .

 

Des roquettes sont parties spontanément de la zone des déflagrations et ont atterri à plusieurs kilomètres alentours.

 

spontan.jpg

Départ spontané d’une roquette

 

Des obus de mortiers sont en outre tombés sur la "zone verte", le quartier international de la capitale irakienne, lourdement sécurisé, situé au centre de la ville.

 

Des projectiles ont éclaté dans la région des ambassades et notamment à proximité de celle des Etats-Unis dans la même zone.

 

sadir.jpg

L’entrepôt attaqué ce lundi

 

Les sirènes ont retenti dans cette région et dans d’autres quartiers de Bagdad.

 

Selon plusieurs media irakiens et arabes l’explosion de l’entrepôt serait la conséquences d’un raid aérien du Khe’l Avir, l’Aviation israélienne. Des F-35 hébreux ont été identifiés dans le ciel irakien au moment de l’attaque.

 

Les autorités irakiennes ont d’abord évoqué des tirs indéterminés contre l’entrepôt comme étant à l’origine des explosions. Au fil des heures, la version a été modifiée et le ministère local de la Santé a prétendu qu’elles avaient été générées par un incendie qui se serait propagé dans l’entrepôt en raison des mauvaises conditions d’entretien qui y règnent, aggravées par les températures élevées prévalant ces jours au Moyen-Orient.

 

Les mêmes prétextes avaient été invoqués à plusieurs reprises par les Iraniens lors d’attaques de l’Aviation israélienne en Syrie contre leurs installations militaires.

 

A notre avis, les autorités civiles irakiennes ne connaissent pas réellement les causes de l’incident.

 

Nous ne possédons pas de contacts avec les sources médicales à Bagdad et ne sommes pas en mesure d’évaluer les pertes humaines. Mais le même ministère a fait état d’un mort et d’une trentaine de blessés sur le site de l’explosion ainsi que d’une quinzaine d’autres des suites des tirs spontanés de projectiles.

 

D’autres sources non vérifiables rapportent des bilans beaucoup plus élevés.

 

Quelle que soit l’origine de l’incident, il apparaît que le Khe’l Avir a parfaitement réussi l’intégration du F-35 en quelques mois seulement, et qu’il est maintenant capable d’en tirer le meilleur profit opérationnel au maximum de ses capacités.

 

Cette réussite influe favorablement sur les perspectives commerciales de l’appareil américain, dont les qualités avaient été fortement mises en doute durant sa phase de développement.

 

L’explosion de l’entrepôt d’Abou Sadir en pleine zone urbaine extrêmement peuplée met en évidence la problématique causée par l’implantation sauvage de l’Armée iranienne et de ses supplétifs dictée par ses seuls objectifs régionaux. Une implantation qui échappe au contrôle des autorités irakiennes comme c’était le cas préalablement en Syrie pour le gouvernement de Bashar al Assad.

 

Les attaques israéliennes contre les bases et les entrepôts iraniens à Damas et les dégâts collatéraux qu’elles ont causés avaient précipité le repli des Gardiens de la Révolution khomeyniste vers le nord de la Syrie et l’Irak. Les mêmes symptômes de rejet commencent à se faire jour en Irak au sein du gouvernement et de la population. Nul doute que les événements de ce lundi n’arrangeront pas les choses en faveur des Iraniens.

 

 
Bruxelles-Métula du 12 août 2019 (011208/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 12 août 2019

 

Au sommaire de cette émission :

 

COMMENT L’AFP ET LES MEDIA FRANCOPHONES DEVOIENT L’INFORMATION AU DETRIMENT D’ISRAEL

 

Samedi, quatre miliciens du Hamas ont été tués par l’Armée israélienne alors qu’ils s’attaquaient à l’une de ses patrouilles sur la frontière de Gaza et tentaient de la traverser.

 

Hier (dimanche) un cinquième membre de l’organisation terroriste islamiste a également essayé de traverser la barrière de sécurité et a lui aussi été abattu.

 

Les assaillants étaient armés de fusils-mitrailleurs, de grenades et, samedi, d’un lance-roquettes. Ils ont réussi à lancer des grenades sur les soldats de Tsahal.

 

point.jpg

Toute la problématique de la retranscription française de l’affrontement Israël-Islamistes

à Gaza sur cette photo-montage publiée par Le Point :

des Palestiniens pacifiques, les mains sans armes, s’approchent d’une embuscade dressée

par des soldats israéliens.

 

Quel que soit l’événement, pour l’AFP et les media francophones qui font des copiés-collés de ses dépêches, l’essentiel consiste à présenter les Israéliens en monstres guerriers et les Palestiniens en victimes.

 

Ils parviennent à cet objectif en détournant systématiquement la présentation des faits à force de malversations journalistiques qui se répètent dans chaque dépêche.

 

Juffa identifie ces malversations, rappelle les règles du journalisme, mentionne les responsabilités des journalistes et du gouvernement français, et dénonce les effets de cette politique de diabolisation d’Israël et des Juifs, contribuant à l’importation de la violence antisémite en Europe et pouvant inspirer des vocations d’assassins.  

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi.

 

josteph.jpg

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/9p0KZolrR_E

 

Sur Radio Judaïca :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/707061763040041/?t=2

 

 

 
Smolar est parti (010908/19) Version imprimable
Analyse
vendredi, 09 août 2019

 

Par Stéphane Juffa

                                   

J’ai lu la lettre de départ d’Israël de Piotr Smolar publiée dans Le Monde, et qualifiée d’ "article qui mérite d’être lu et diffusé aussi largement que possible" par Taoufiq Tahani. Face à une telle bande-annonce, ma curiosité, prenant le dessus, ne pouvait décemment que m’amener à la lire.

 

La missive est parsemée, dans le plus pur style du journal, de rencontres humaines censées illustrer mieux qu’une analyse de la réalité l’authenticité du sujet que l’on appréhende. Or ma première observation est que l’infortuné confrère n’a rencontré ici, côté israélien, qu’un "déménageur juif religieux arrivé de France", qu’un groupe de "colons" armés à Kiryat Arba qui l’ont "agonisé" de paroles, mais sans attenter à son intégrité fort heureusement, ainsi que quelques nouveaux émigrants français d’extrême-droite mono-neuronaux comme il en existe effectivement quelques spécimens intéressants.

 

Mais de "communis Israelis", de la sorte qui peuple ultra-majoritairement ce pays, le camarade – et c’est vraiment un manque de chance exceptionnel – n’en a pas croisé.

 

smo.jpg

Afin qu’il ne parte pas sur des non-dits

 

Smolar se désole du manque de dialogue et d’ouverture d’esprit des gens de la région, au point de les porter au bilan final de ses cinq années parmi nous, mais sans n’avoir jamais songé à venir échanger des idées avec nous autour d’un bon houmous à Métula. Or non seulement nous parlons la même langue, mais nous n’adhérons à aucune des catégories de ses "grands témoins"

 

Le distrait !

 

Certes, nous sommes d’avis que pour se répandre dans des pensées philosophiques, il importe impérativement d’avoir les mains propres et que ce n’est pas son cas.

 

Nous pensons qu’il y a de l’antisémitisme dans l’écrasante majorité des narratifs dont Smolar a gratifié le public français et même de l’incitation à la haine, ce qui est effectivement préoccupant. Son approche est systématique, elle poursuit un objectif inavouable consistant à dénaturer l’image de notre pays et à légitimer l’idée de son éradication, elle est hostile dans la constance, et elle emprunte le vocabulaire codé de la confrontation, comme celui que ses confrères tricolores réservent quotidiennement à l’Etat hébreu.

 

Quant à nous, pour ne pas avoir l’air de prêcher ce que nous ne pratiquons pas, nous ne ripostons pas de manière systématique dans cette guerre de l’information que nous livrent les media et le gouvernement français. J’en veux pour preuve la remarque que j’ai publiée le 1er mars de cette année : "C'est assez rare pour être mentionné : un article correct et factuel de Piotr Smolar dans Le Monde". Suivait un lien vers ledit papier.   

 

D’ailleurs, la lettre d’adieu du confrère est intitulée "En Israël, « réussir les articles qu’on n’écrit pas »", on y apprend entre autres choses que le correspondant s’est astreint pendant certaines périodes au silence. On peut certes comprendre que c’était pour laisser passer les balles qui sifflaient sur sa tête, mais ont peut également y voir le signe de remises en question transitoires, voire d’esquisses de remords.

 

Car l’individu est modérément réactif, comme lorsque nous l’avions vivement vilipendé dans un article pour avoir écrit qu’Israël imposait un blocus total sur Gaza. Nous lui rappelâmes en cette occasion qu’il pratiquait l’ineptie puisque, ne contrôlant pas toutes les frontières de l’enclave palestinienne, l’Etat hébreu n’était techniquement pas en mesure d’imposer à ce territoire quelque blocus que ce fût. Dans l’article qui suivit, Piotr Smolar parla du blocus imposé conjointement par Israël et l’Egypte, mais sans expliquer aux lecteurs du Monde que cela modifiait complètement sa présentation itérative de la situation de la bande côtière, ni, bien entendu, en quoi cela la modifiait. Il est vrai que s’il avait développé cette "nuance", il aurait contrevenu au narratif sempiternel du Monde quant à ce problème, ainsi qu’à celui de la quasi-unanimité des media de l’Hexagone. C’aurait été de l’information, non plus de la propagande. On ne l’aurait pas compris.

 

Il a fait bien pire depuis et nous y reviendrons, mais surtout, tout en prônant le dialogue, il s’enferme dans le même vocabulaire de guerre de la presse française contre Israël, qui a l’extraordinaire faculté de fermer la porte à tout dialogue.

 

A l’instar de l’emploi abusif du terme de colon et colonies, que l’on retrouve dans sa lettre de départ. Comme ses collègues français, Smolar feint d’ignorer que, parmi les nombreux critères scientifiques qui la caractérisent, il ne peut y avoir de colonisation s’il existe un lien historique et de contiguïté géographique entre ce qu’il nomme "colons" et la terre sur laquelle ils vivent.

 

Cela répond au principe que l’on ne peut pas squatter sa propre maison. Il peut y avoir conflit de propriété entre des locataires, voire des légitimités croisées de propriété sur un bien, mais pas d’occupation de ce qui est à soi.

 

Or l’usage fictif  du terme colonie à la place d’implantation par les media français ferme la porte à la discussion, puisque, si l’on admet qu’Hébron est une colonie, il en va de même pour Tel-Aviv et Métula. Si l’on met en doute l’existence de liens authigènes entre les Juifs et Jéricho, on les nie également entre les Juifs et Jérusalem et l’on rejoint l’essence même de la propagande palestinienne. Une propagande qui veut que, comme les Français en Guadeloupe ou en Nouvelle-Calédonie, les Juifs n’appartiennent pas à ce pays et le droit voudrait alors qu’ils en soient chassés. Bien sûr, au Monde, on n’évoque jamais en ces termes la Nouvelle-Calédonie, qui est pourtant une vraie colonie et où la répression française n’a cessé de sévir.

 

C’est un thème fondamental : soit il s’agit de régler un différend entre deux légitimités et l’on aboutira un jour, tôt ou tard, à un consensus, soit c’est une guerre de décolonisation, comme martelé mensongèrement et avec préméditation par Smolar et ses confrères, et l’issue unique en est la destruction d’Israël et le génocide d’une partie au moins de ses habitants.

 

C’est pour cette raison peu glorieuse que Charles Enderlin, qui a adoré l’article de Smolar, s’empresse d’appeler tout rédacteur en chef d’un media tricolore dans lequel un stagiaire a osé écrire implantation au lieu de colonie afin qu’il lui remonte les bretelles. Cela donne des Smolar.

 

Cela donne aussi cela, qui a été entendu hier sur France Info : "Un colon ayant reçu des coups de couteau est mort en territoire occupé". Lisez : un colon, un voleur de terre, pas même un être humain, a eu ce qu’il méritait.

 

Critiquer les implantations israéliennes en Judée-Samarie, c’est critiquer la politique d’un gouvernement, et c’est légitime. Nommer systématiquement colonies les implantations, et appeler colons ceux qui les habitent, c’est appeler à la destruction sanglante d’Israël et de ses habitants.

 

Les Smolars citent l’ONU et en font le législateur universel. La légifération sur la base de votes à la proportionnelle ? Un concept intéressant... 1.8 milliard de musulmans pour 9 millions d’Israéliens, on dirait une blague proutienne de Jean-Marie Bigard, naan ? Le même "parlement" qui vient de décréter, avec la voix de la France, qu’Israël était le seul pays du Moyen-Orient qui maltraitait les femmes. Alors que c’est précisément le seul Etat où les musulmanes sont libres et jouissent des droits égaux à ceux des hommes. En revanche, celles qui pendent au bout des cordes chez les ayatollahs, auxquels la France veut allouer quinze milliards d’Euros, ne dansent pas, elles se balancent.

 

Je disais que le correspondant du Monde n’avait pas les mains propres, et nous avons eu plusieurs fois l’occasion de le démontrer. Comme le 27 mars dernier, lorsque Smolar écrivait : "Vers 22 heures, le porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum, annonçait qu’un cessez-le-feu avait été conclu, par l’intermédiaire de l’Egypte, le médiateur habituel. (…). Au même moment pourtant, l’armée israélienne publiait un communiqué où elle affirmait qu’elle continuait à frapper Gaza. Une quinzaine de sites supplémentaires étaient frappés, au nord de la bande, appartenant au Hamas et au Jihad islamique".

 

Notre commentaire d’alors : " Smolar et Le Monde sont des menteurs, des faussaires professionnels de l'information et des antisémites invétérés.

 

Aucun tir israélien ne s'est en effet produit à 22h lundi soir ni à proximité de 22h.

 

Au contraire absolu de ce qu'ils affirment, ce sont le Hamas et les autres factions terroristes islamiques de Gaza qui ont eux-mêmes rompu le cessez-le-feu qu'ils venaient d'annoncer.

 

Ils ont tiré sur des cibles uniquement civiles en Israël à 22h50, 22h54, 22h57, 22h58, 23h20, 23h21, 23h22, 23h37, 0h24, 0h57, 1h05, 1h06, 1h07, 1h35, 1h57, 2h40 sans qu'AUCUNE riposte israélienne n'intervienne.

 

La quinzaine de raids israéliens qu'évoquent ces voyous de l’info a débuté à 3h11 (heure locale) très précisément mardi matin. Distinctement en réponse à ces agressions.

 

Ce ne sont donc pas les Israéliens qui ont rompu le cessez-le-feu annoncé par les milices islamistes mais les milices elles-mêmes, ce qui constitue un comble d’hypocrisie et de mauvaise foi.

 

Mais qui ne sont rien encore face à cette tentative délibérée de la part de professionnels de l’information européens d'attribuer la rupture de la trêve à Israël en inversant sciemment les rôles". [Voir Gaza : acte de désinformation caractérisé du Monde].

 

Le 5 octobre 2018, Smolar reprenait, sans le moindre avertissement, sans la moindre distanciation, un discours de propagande de Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza : "Mais les cerfs-volants incendiaires et les ballons à mèche, envoyés vers Israël depuis avril pour brûler des champs, « ne sont pas des armes », mais « envoient un message (…)".

 

Le "message" diligemment véhiculé par Smolar et Le Monde a réduit en fumée 3 500 hectares gagnés sur le désert et tué des dizaines de milliers d’animaux, le plus souvent brûlés vifs.

 

De plus, le correspondant du Monde s’irrite dans son billet d’adieu de ce que nous sommes convaincus que nous possédons l’ "Armée la plus morale du monde" ainsi que "la seule démocratie au Moyen-Orient". Et sinon qui je vous prie ? La Légion Etrangère ? Un soldat hébreu a-t-il jamais poussé un Palestinien d’un hélicoptère en vol, comme l’Armée française s’amusait à le faire avec les Tutsis au Rwanda afin de "se distraire avec les nègres" ? La démocratie est-ce la juridiction dans laquelle on ""poursuit"" Alexandre Benalla, ou celle où l’on inculpe le chef de son exécutif ?

 

Ire épidermique. Colère sans référence. Irritation borgne.

 

Le confrère en partance n’a pu s’empêcher de stigmatiser la censure militaire israélienne, "qui transforme certains textes en fromage à trous". Mais pas les siens ! En cinq ans il a soumis un seul texte à la censure qui a autorisé sa publication. "J’en fus presque vexé" conclut-il, mais non sans avoir choisi de fustiger, dans sa dernière lettre d’Israël, c’est montrer l’importance qu’il accorde à sa remarque, un service qui ne l’a jamais dérangé. Ne faut-il pas être tordu !

 

Le plus intéressant reste sa conclusion :

 

"De toute façon, Israël n’est plus ce qu’il était (…), à moins qu’en réalité, il n’ait jamais été celui dont rêvait, de loin, la diaspora. Ce n’est pas là un jugement de valeur mais le début de la conversation. La prémisse indispensable, aussi, à tout engagement diplomatique ou journalistique au Proche-Orient".

 

Nan, c’est la fin de la conversation. Ou ce qui fait qu’elle ne saurait débuter entre nous. Israël n’est pas Israël et les Israéliens ne sont pas ce qu’ils pensent qu’ils sont. Ce n’est pas quelque chose que l’on découvre sur place, c’est quelque chose qu’il est nécessaire de considérer (de savoir) avant (la prémisse) d’accepter une correspondance de journaliste en Israël.

 

Dans cette… colonie ?

 

pour lire la suite...
 
Bruxelles-Métula du 5 août 2019 (010508/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 05 août 2019

 

Au sommaire :

 

Le Hezbollah renforce ses positions aux frontières libanaise et syrienne d’Israël, notamment face à la rédaction de la Ména à Métula et dans le Golan.

 

Il menace en diffusant des vidéos de propagande d’envahir Métula et la Galilée. [Vidéo : Métula vue par le Hezbollah : https://youtu.be/wneseO14kls]

 

voisins.jpg

Métula : nos chers voisins

 

Mais quelles sont ses capacités réelles ?

 

Le Hezb participe à asseoir la capacité de riposte de l’Iran en cas d’attaque américano-israélienne.

 

Il a remplacé les armées régulières de Syrie et d’Iran malmenées par Israël dans le Golan et jusqu’à Damas, ce qui nous impose une confrontation asymétrique.

 

Qu’est-ce qu’une guerre asymétrique ? Israël sort-elle en meilleure position face à ce changement d’adversaire ?

 

Pourquoi Israël frappe-t-elle des objectifs iraniens à 800km de son territoire tout en laissant le Hezbollah et le Hamas se renforcer à ses frontières ?

 

Qu’est-ce qui pourrait déclencher un conflit armé et qu’est-ce qui le caractériserait ?

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi sur Radio Judaïca.

 

josteph.jpg

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/bhhTPwJyLug

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/384076778964556/?t=613

 

 
Israël tire un missile dans le Golan (010108/19) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 01 août 2019

 

newmena.jpg


© Metula News Agency

 

Jeudi, 16h30 à Métula, 15h30 à Paris

 

A la mi-journée, selon des media officiels syriens, Tsahal aurait tiré un missile – probablement un Tamouz – sur un objectif situé sur une colline proche de la localité de Bariqa, dans le Golan. Entre Bariqa et la frontière [carte]

 

bariqa.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

 

Bariqa se trouve à 3km à l’est du village israélien d’Aloneï Habashan, à 1.8km au sud du village Tcherkesse de Beerajam en Syrie, en pleine zone dans laquelle la possession d’armes lui est interdite par l’accord de séparation de 1974, et à 39km au sud-est de la rédaction à Métula.

 

La cible  est surtout distante de moins d’1km de la frontière israélo-syrienne, à proximité immédiate de la plus grande ville de réfugiés syriens venus se coller à la frontière, dans la zone démilitarisée, afin d’échapper au contrôle des forces gouvernementales syriennes.

 

Israël leur assure l’approvisionnement en électricité, en eau, en nourriture, en vêtements et en médicaments.

 

On ignore ce qui a amené l’Armée israélienne à ouvrir le feu, mais il s’agit très probablement d’une cible en mouvement. Possiblement un véhicule de la milice des Dossiers du Golan, comprenant des Druzes de Hader, des Libanais du Hezbollah et des Iraniens, venus recueillir des renseignements trop près de nos positions ou des réfugiés.

 

Il est rare que Tsahal frappe en plein jour, il devait y avoir un caractère d’urgence relative. En cas de problème sérieux, les militaires ne se seraient pas contentés de ne tirer qu’un seul missile.

 

Les media syriens ne font pas état de victimes lors de cette frappe, mais quoi qu’ils affirment, ils ne sont pas crédibles ; ce sont des organes de propagande, non d’information.

 

 
Bruxelles-Métula du 30 juillet 2019 (013007/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mardi, 30 juillet 2019

 

Au sommaire :

 

1. Le plus important quotidien arabe, Asharq al-Awsat, [ara. : le Moyen-Orient] a confirmé ce matin dans un article, pratiquement mot pour mot, toutes les informations données préalablement en exclusivité par la Ména au sujet des récentes frappes israéliennes dans la région. Particulièrement celles relatives aux deux derniers raids en Irak contre des concentrations de missiles balistiques iraniens et leurs servants. [Lire l’article : https://aawsat.com/english/home/article/1835736/israel-expands-its-targets-against-iran-iraq-syria]

 

2. On assiste à un déplacement de l’épicentre de la confrontation israélo-iranienne de Syrie vers l’Irak. Jérusalem a décidé d’étendre le rayon de sa confrontation avec l’Iran en Irak et plus loin si nécessaire.

 

3. Les raisons de ce déplacement.

 

4. Les Iraniens et leurs alliés n’ont-ils réellement aucun moyen de se protéger contre les attaques de Tsahal ?

 

5. Effort sans précédent de l’Iran afin de renforcer ses positions face à Israël et les Etats sunnites dans la région, sur le refrain stratégique de : Si vous nous attaquez, vous gagnerez peut-être mais à quel prix !

 

6. Pourquoi ce ne sont pas les Américains qui bombardent les missiles iraniens en Iran, pourquoi ils laissent Israël faire le travail ?

 

7. S’il y a la guerre, quelle forme prendra-t-elle ?

 

8. Stéphane Juffa, vous pariez sur la guerre ou sur la négociation ?

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi sur Radio Judaïca.

 

josteph.jpg

Les journalistes

 

Sur Youtube :

https://www.youtube.com/watch?v=y_E1hPlv2uM

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/2575614582462430/?t=0

 

 
Métula-Métula du 29 juillet 2019 (022207/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 29 juillet 2019

 

Deux sujets ce matin au sommaire de cette émission spéciale :

 

1. L’analyse exclusive de l’attaque effectuée hier (dimanche) selon des sources irakiennes sur la base d’Abou Montzir al Moukhmedaï, à 67km de Bagdad.

 

Ce raid aurait anéanti des missiles balistiques iraniens récemment déployés par les Pasdaran, les Gardiens de la Révolution Islamique khomeyniste.

 

Il aurait en outre provoqué la mort, selon les mêmes sources, d’entre 50 et 70 commandos iraniens, miliciens du Hezbollah et du groupe irakien Bader à la solde de l’Iran.

 

2. L’analyse des résultats des essais du missile antimissiles balistiques israélien Khetz III en Alaska.

 

Voir la vidéo officielle de ces essais :

https://www.youtube.com/watch?v=Ap2wLumFItg

 

Lors de ces essais conduits avec les Américains, les Khetz ont détruit dans l’espace interplanétaire trois missiles balistiques lors de leur première tentative.

 

Il s’agit d’une révolution scientifique générationnelle aux conséquences immenses et au potentiel énorme.

 

Le succès de ces essais permet d’envisager le déploiement rapide du Khetz III afin de faire face aux menaces en provenance de la théocratie iranienne.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa réalisée dans les studio de la Ména à Métula.

 

sans_titre.jpg

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/UsjOzrLuqUw

 

 

 
Une base iranienne anéantie en Irak, au moins 40 morts (012907/19) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 28 juillet 2019

 

newmena.jpg


© Metula News Agency

 

EN EXCLUSIVITE

 

Lundi, 1h40 à Métula, 0h40 à Paris

 

Selon des sources irakiennes, Israël aurait attaqué la base d’Abou Montzir al Moukhmedaï, anciennement "Camp Ashraf" dans la province de Diala. Cette base est située à 67km au nord-est de Bagdad [carte].

 

ashraf.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

 

Au moment de l’attaque, le camp était occupé par des forces spéciales iraniennes, des miliciens du Hezbollah libanais et des miliciens irakiens du groupe Bader, supplétifs de l’Iran.

 

Le raid aurait visé deux objectifs :

 

1. Une base de missiles balistiques récemment déployés par l’Iran

 

2. Une concentration de combattants de la force Qods [Jérusalem] (en persan سپاه قدس sepāh-e qods), l’unité d'élite du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique iraniens, ainsi que des miliciens des deux organisations déjà citées.

 

Les objectifs auraient été atteints et anéantis.

 

Les informations en provenance d’Irak font état d’au moins quarante tués et de dizaines de blessés.

 

 
Demain les Israéliens pourront retourner à Strasbourg ! (info # 012607/19) Version imprimable
Société et sport
jeudi, 25 juillet 2019

 

Par Ilan Tsadik

 

RC Strasbourg 3 – Maccabi Haïfa 1

Match retour le 1er août

 

Au niveau du foot, il y a eu deux matchs. La première mi-temps, durant laquelle Maccabi Haïfa a fait plus que jeu égal face au Racing Club de Strasbourg, se ménageant plus d’occasions que son adversaire et étouffant toutes ses tentatives grâce à une discipline tactique sans failles.

 

Les Israéliens ont même ouvert le score assez logiquement sur une belle frappe de Maxim Plakushchenko à la 39ème minute, déviée par un défenseur au départ du shoot. Les Alsaciens avaient été déjà tout près de concéder un but quatre minutes plus tôt, sur une action de Rukavytsya, lancé en pleine course dans le dos de la défense par une passe lumineuse de Neta Lavi. Seul face au portier Sels, l’attaquant des verts adressait un tir bien pris mais qui – manque de bol – s’écrasait sur le poteau droit de nos hôtes.

 

fanshaifa.jpg

La photo que vous n’avez pas vue ce soir à la Meinau

 

A ce moment de la partie, Maccabi semblait tenir son os et le public se demandait comment ses favoris allaient faire pour résoudre leur problème offensif qui paraissait alors insurmontable.

 

Puis il y eut un coup du sort. Du genre qui change la physionomie d’une partie : Da Costa Joia  tentait un débordement à un contre un dans la surface de réparation des Galiléens ; Ayad Habashi trébuchait et tombait, laissant l’attaquant bleu seul devant le gardien Khaïm Khaïmov. Dans un geste désespéré pour empêcher le but, Habashi, au sol, plongeait dans les pieds du Portugais.

 

C’était non seulement un pénalty parmi les moins discutables que nous ayons eu l’occasion de voir, mais de plus, le joueur de Haïfa écopait d’un carton rouge tout aussi justifié, qui laissait ses coéquipiers dans un grand embarras à dix contre onze. Ce, d’autant plus que Ludovic Ajorque ne tremblait pas aux onze mètres et prenait Khaïmov complètement à contre-pied pour offrir l’égalisation à ses couleurs. Une réussite qui n’était pas scandaleuse à proprement dite mais qui stipendiait généreusement le Racing à la dernière minute d’une mi-temps compliquée.

 

La seconde période, comme c’était prévisible à dix contre onze, fut une affaire d’attaque bleue contre une défense verte. L’arrière-garde des Méditerranéens en voyait effectivement de toutes les couleurs.

 

J’ai compté pas moins d’une dizaine de possibilités pour Strasbourg de mettre le ballon au fond de nos filets, mais les bleus, pêchant à la finition, n’exploitaient que deux occasions, à la 47ème, par Adrien Thomasson au terme d’un élégant une-deux, et à la 62ème des pieds du capitaine Jonas Martin. Lequel Martin adressait un tir peu convaincu mais qui trompait tout de même Khaïmov lui aussi un peu mou dans son plongeon. Ce fut d’ailleurs son unique bémol de toute la rencontre, pour le reste, il maintint son équipe dans la partie et dans la course pour une éventuelle qualification pour le tour suivant.

 

L’entraîneur des gens du Bas-Rhin, Thierry Laurey, le comprenait bien. Pour se mettre à l’abri, il lui fallait impérativement un quatrième but. Laurey sentait bien que cet avantage d’un homme sur la pelouse devait être exploité au maximum afin d’éviter une revanche périlleuse la semaine prochaine dans le stade rutilant de Samy Ofer. Un temple du football tout neuf, plus grand que la Meinau avec ses 30 000 places assises, qui sera sans doute rempli à craquer par des spectateurs avides de laver tous les affronts déshonorants qui ont été infligés à leurs champions au cours de leurs "vacances" en Alsace.

 

En toute fin de rencontre, Thierry Laurey, qui n’avait cessé de galvaniser ses troupes depuis la touche, eut encore une forte montée de sueurs froides lorsque, à l’occasion de l’une des seules incursions vertes de la seconde période, Dolev Haziza, fraîchement entré sur le terrain, pratiquement seul devant Sels, ajustait la transversale.

 

Reste que, forts de leur but inscrit à l’extérieur, qui compte double en cas de parité à l’issue des deux matchs, les Haïfayim sont loin d’avoir dit leur dernier mot. En se ménageant plusieurs occasions très nettes, ils ont démontré qu’ils pouvaient évoluer au niveau de Strasbourg, surtout s’ils étalent à nouveau les dispositions qu’ils ont présentées en première période. Et il n’y strictement aucune raison à laquelle je puisse penser pour qu’ils ne le fassent pas. Parole d’Ilan, le match retour de la semaine prochaine et qui sent très fort la poudre nous réserve encore bien des émotions.

 

On salue aussi l’héroïsme et le sens du sacrifice des Maccabim, toute une mi-temps à dix contre onze sans s’effondrer et en restant lucides et efficaces. Que des signes encourageants pour la semaine prochaine. A noter que nous laisserons les fans de l’adversaire entrer à Samy Ofer avec leurs drapeaux et leurs chapeaux ronds, qu’ils pourront êtres aussi nombreux qu’ils le désirent et se promener là où il leur plaira. On ne leur coudra pas même une tour Eiffel sur la poitrine et on les laissera se baigner dans la grande bleue à leur guise. Nous avons deux trois détails à leur montrer en matière d’hospitalité. Particulièrement que nous aimons tout le monde, en particulier les Alsaciens, et que nous aimons particulièrement le sport, même s’il doit se disputer à armes égales.

 

Sur le plan extra-sportif, précisément, les Français ont eu ce qu’ils ont voulu : un stade dans lequel n’existaient que leurs drapeaux, des gradins qui n’accueillaient pratiquement que leurs supporters, leurs chants, leurs cris et leurs sifflets chaque fois que Khaïm Khaïmov dégageait son camp.

 

Du franchouillardisme poussé à son comble par l’arrêté de la préfecture locale, qui alla jusqu’à interdire à tout Israélien, même sans drapeau et sans signe distinctif de nationalité, de se promener en ville. Du jamais vu depuis que Strasbourg parlait allemand. A tuer l’esprit du sport, il est largement plus facile d’enregistrer des victoires. Les supporters au comportement assez détestable, allèrent même jusqu’à pousser la Marseillaise à la fin de leur hostilité pour fêter le terrassement de la bête.

 

Le préfet va tout de même être amené à s’expliquer au sujet de l’ "extraordinaire dangerosité" des supporters galiléens, c’est une promesse que la Ména est en mesure de faire à ses lecteurs. Lui qui n’a pas pipé mot dimanche dernier lorsque sa cité était repeinte en vert et blanc. Avec le croissant chaud et la petite étoile à cinq branche de l’islam bon-enfant et occasionnellement rôtisseur de voitures à la Saint-Michel, à la Saint-Jean, et singulièrement à la Saint-Sylvestre et chaque fois que l’équipe d’Algérie gagne, ou perd, une rencontre de football. Demandez aux Alsaciens, ils en parlent plus et mieux que BFM, CNews, LCI, le Monde, l’AFP, et j’arrête là mon énumération des media français menteurs, car elle prendrait plus de place que mon article.

 

Un seul mot me vient à la plume : beurk.

 

Je termine par une mise à jour au sujet du mail de réponse de l’UEFA aux questions écrites de Juffa, que son porte-parole avait jugées "très intéressantes" et "justifiant une enquête".

 

La Ména a bien reçu un mail mais strictement aucune réponse à ses questions. Un mail en anglais, non-signé - à Nyon, il sont courageux mais pas téméraires -, avec deux commentaires succincts.

 

Le premier, pour exprimer qu’ "en accord avec les règles de l’UEFA, les associations et les clubs doivent aussi respecter les obligations légales émanant de la législation nationale applicable, en l’occurrence, la décision du préfet de Strasbourg du 23 juillet". On va se marrer en 2022 au Qatar, lors de la Coupe du Monde organisée par la maison mère de l’UEFA, la FIFA, si l’émir décrète que pour bien arbitrer, tous les arbitres doivent êtres circoncis.  

 

Nous qui, à Métula, étions persuadés jusqu’à ce soir que l’UEFA était garante de l’équité sportive, explicitement afin de protéger les footballeurs de toutes nationalités face aux excès tels ceux du préfet de Strasbourg, et à sa décision de promulguer à nouveau des lois d’exceptions visant exclusivement les Israélites.  Et, malheureusement, je n’exagère rien.

 

Très accessoirement, que le prochain lecteur qui passe par Nyon explique à l’auteur anonyme du mail de ce soir qu’il n’existe pas de préfet de Strasbourg, mais un préfet du Bas-Rhin, et, corrélativement, d’Emmanuel Macron (en France, les préfets sont nommés et affectés à un poste territorial par décret signé du président de la République en conseil des ministres).

 

Le mail se termine sur : "Nous n’avons pas de commentaire additionnel à formuler pour le moment". Nous si. On a même convenu d’une réunion extraordinaire du conseil de rédaction demain matin pour décider des suites à donner à ce foutage de gueule. Le préfet de Nyon ne va pas être déçu.

 

 
Mesures d’exception à Strasbourg : Juffa interroge l’UEFA (012507/19) Version imprimable
Société et sport
jeudi, 25 juillet 2019

 

newbreaking.jpg

 

Jeudi, 20h30 à Métula, 19h30 à Strasbourg

 

Le rédacteur en chef de la Ména a interviewé l’UEFA au sujet des dispositions d’exception prises à l’encontre des supporters du Maccabi Haïfa en vue du match d’Europa League qui opposera ce soir (jeudi) la formation israélienne au Racing Club de Strasbourg au stade de la Meinau. Coup d’envoi à 20h45, heure de Paris, 21h45 à Métula ; diffusion sur les chaînes sportives israéliennes et sur RMC Sport.

 

Ecouter l’interview, elle est intéressante.

 

Dans un arrêté préfectoral, la préfecture du Bas-Rhin a interdit aux supporters israéliens d’arborer leur drapeau national dans le stade et partout dans la ville, elle leur interdit d’être simplement présents dans plusieurs parties de la ville, y compris dans le centre, et limite leur présence dans le stade à 600 personnes.

 

A ce propos, en Europa League, l'équipe receveuse a l'OBLIGATION de réserver 5% de la capacité du stade aux supporters de l'équipe visiteuse. C'est la loi de l'UEFA. Or le stade de la Meinau contient 26 000 places homologués et 5% de 26 000, c'est 1 300, pas 600.

 

Nous avons interrogé l'UEFA qui nous l'a confirmé (c'est écrit et enregistré). Nous lui avons demandé par écrit, à sa demande si, pour avoir contrevenu à cette disposition, le Racing pouvait perdre le match par décision administrative, quel que soit le résultat sur le terrain.

 

Nous avons également demandé sur le même mail si l’UEFA avait été consultée par la préfecture avant de prendre ses décisions d’exception et si elle les a entérinées.

 

L'UEFA a promis qu'elle répondrait par écrit à nos questions aujourd’hui encore. Nous attendons.

 

 

Notes :

 

1 Nous avons diffusé la totalité de l’interview, y compris la prise de contact, pour des raisons d’identification et de légalité. Nous avons, entre autres choses, décliné notre nom, organe de presse et qualité, et n’avons posé que des questions d’intérêt public.

 

2 Les liens URL :

 

L’interview : https://youtu.be/wkICp3hMz2c

L’arrêté préfectoral :

https://www.scribd.com/document/419595126/Match-RCSA-Maccabi-Haifa-FC-l-arrete-prefectoral#from_embed

 

Metula News

Agency ©

 

 
Menace libano-syro-iranienne : Israël hausse le ton et frappe fort (012407/19) Version imprimable
Analyse
mercredi, 24 juillet 2019

 

Par Jean Tsadik

                                   

La nuit dernière – mardi à mercredi –, selon des sources étrangères, l’Armée israélienne a mené deux séries d’attaques au missile contre des cibles en Syrie. La première, visant deux objectifs situés entre le Golan et Damas, s’est déroulée entre 0h40 et 1h00 selon les différentes sources. On reporte qu’une cible au moins se trouvait aux alentours de la ville de Sassa [carte], à 25km au sud-ouest de la capitale syrienne ; une zone dans laquelle l’organisation du "Dossier du Golan", composée de miliciens du Hezbollah libanais, de Druzes de Hader, d’officiers du régime et de Gardiens de la Révolution khomeyniste iraniens (Pasdaran), possède des points d’appui.

 

La seconde frappe est intervenue à 1h30 et a pris pour cible la colline d’al Hara [carte] ainsi que des positions ennemies dans l’agglomération de la Nouvelle Kouneitra/Khan Arnabeh.

 

map_hader-hara.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Map Pro

 

La colline d’al Hara est un volcan éteint de forme conique, surmonté d’un large cratère qui culmine à une altitude de 1127 mètres et qui domine le village éponyme au Sud. L’Armée gouvernementale, qui l’a enlevée il y une année environ aux forces rebelles du Golan avec l’aide massive de la Russie, y avait installé un centre de collecte électronique d’informations sur les activités de Tsahal dans la région – la frontière israélienne se situant à 12km à l’ouest du volcan.

 

Avec l’aide de miliciens du Dossier du Golan, et particulièrement des Iraniens et de leurs supplétifs chiites libanais du Hezbollah, une batterie d’artillerie, une batterie antiaérienne et divers types de missiles, dont des missiles antiaériens, y avaient été déployés.

 

Al Hara domine la plaine avoisinante qui s’étend à une altitude comprise entre 750 et 850 mètres. A l’ouest, les premières positions israéliennes sont installées sur des reliefs atteignant la même altitude qu’al Hara. Un peu plus au nord, face à l’ancienne Kouneitra et au village d’el Hamdaiah [carte], l’altitude des fortins hébreux varie entre 950 et 1 100 mètres.

 

On ignore si les objectifs de cette nuit ont été frappés par les airs ou à partir de positions terrestres, ou encore par un mélange des deux. Au vu de l’arsenal à disposition de Tsahal dans la zone, les Israéliens disposent d’un large éventail d’options offensives de très haute précision.

 

Les Syriens ont tiré des missiles antiaériens lors des raids, qui n’avaient pas la capacité technique d’intercepter les missiles d’attaque israéliens.

 

Les diverses frappes ont généré de gros dégâts au niveau des objectifs visés et infligé des pertes humaines importantes à l’ennemi, tant en morts qu’en blessés. D’après des sources syriennes proches de l’opposition et présentes dans la région, l’ensemble du matériel déployé à al Hara ne serait plus opérationnel ni réparable.

 

tal_hara_brut_2.jpg

Le volcan d’al Hara vu de la frontière israélienne, à 12km

 

Le/les cible(s) visée(s) à la Nouvelle Kouneitra/Khan Arnabeh appartenaient au Dossier du Golan, dont la ville et ses nombreux immeubles d’habitation sert de quartier général.

 

Ces frappes interviennent après l’élimination dimanche de l’un des chefs de Dossier du Golan, Machour Zidan. Contrairement à ce qui a été annoncé par de nombreux media tant étrangers qu’israéliens, le véhicule du milicien druze, originaire de Hader [carte], n’a pas été détruit sur le pont al-Kaliya au sud-ouest de Damas mais, comme la Ména en a fait état hier, dans le Golan, entre Hader et Sassa, plus près de Sassa que de Hader.

 

Nos confrères ont à nouveau péché par manque de professionnalisme, de connaissance de la situation et de relais fiables dans la région.

 

La recrudescence des opérations israéliennes visant le Dossier du Golan ces derniers jours fait écho à un effort à grande échelle de la théocratie iranienne afin de renforcer ses capacités de riposte face à Israël en cas d’attaque de son territoire par les forces américaines/israéliennes /et alliées.

 

Hier, l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a prévenu ses pairs au Conseil de Sécurité que le port maritime de Beyrouth était devenu la plaque tournante des Iraniens dans l’acheminement d’armes, de munitions et d’autres fournitures de guerre au Hezbollah.

 

Hassan Nasrallah, le chef dudit Hezbollah, a à nouveau prévenu que si les Etats-Unis attaquaient l’Iran, son organisation terroriste ferait immédiatement la guerre à l’Etat hébreu en lui infligeant des pertes extraordinaires.

 

Le Sayyed (c’est le titre qu’on lui donne au Liban et qui signifie seigneur ou maître) Nasrallah a aussi averti que, "cette fois, c’est son organisation qui prendrait l’initiative de déclencher les hostilités", s’assurant ainsi d’un avantage tactique issu de la surprise.

 

Décidément, ce vantard n’est pas très cohérent dans ses menaces. Car si des frappes sur des cibles en Iran étaient décidées, elles seraient assurément coordonnées entre Washington et Jérusalem. En cas de danger, l’Etat hébreu pourrait bien décider d’une guerre préventive contre les supplétifs libanais des ayatollahs, ce qui les placerait dans une situation défensive et désespérée dès l’entame d’une confrontation.

 

Le manque de clarté dans les discours et les actes du Président libanais Michel Aoun – un ex-ami de notre rédacteur en chef - quant à sa position à l’égard du Hezb. fait courir à son pays un risque existentiel. Car face aux menaces de plus en plus précises du secrétaire général de la milice chiite  claironnant la destruction prochaine de l’Etat d’Israël lors de chacune de ses interventions, Jérusalem pourrait bien décider d’oblitérer le Hezbollah, ses armes, ses infrastructures, celles de ses alliés, de ceux qui pactisent avec lui, de ceux qui siègent avec lui au parlement ou au gouvernement, de ceux qui commercent avec lui, de ceux qui sont ses fournisseurs de matériels, de biens et de denrées, ainsi que de ceux qui n’auront pas assez clairement pris leurs distances avec lui, ce qui ferait peser le risque de les voir ultérieurement se joindre à la confrontation du Hezb. avec l’Etat hébreu.  

 

Du fait des menaces de Nasrallah d’éradiquer Israël (qui ne sont absolument pas réciproques), un Etat disposant de forces et d’un armement au moins trois cent fois plus qualitatifs, nombreuses et fourni que ceux de sa milice, ainsi que d’une technologie militaire au moins dix mille fois plus précise, plus complexe et plus puissante que la sienne, il fait courir à la communauté chiite du Liban, mais aux sunnites, aux Druzes et aux chrétiens également, le risque d’une véritable dislocation de leur pays et de milliers de morts.

 

pour lire la suite...
 
Un chef d’une milice ennemie neutralisé dans le Golan syrien (info # 012307/19) Version imprimable
Analyse
mardi, 23 juillet 2019

 

Par Jean Tsadik

 

Israël a procédé cette semaine à l’élimination ciblée de Machour Zidan, l’un des chefs de la milice chiite libanaise du Hezbollah. Selon des sources de l’opposition syrienne, Zidan a été foudroyé dans sa voiture par un missile tiré d’un drone de Tsahal dans la région nord du Golan syrien [carte] s’étendant du village de Hader (cercle rouge supérieur sur la carte) à la ville de Khan Arnabeh/Nouvelle Kouneitra (cercle rouge médian).

 

zid_rev.jpg

Machour Zidan, le chef ennemi neutralisé

 

Cette zone se situe dans la zone de désengagement délimitée par un accord de 1974 conclu par Israël et la Syrie après la Guerre de Kippour afin que les armées des deux pays ne soient pas face-à-face. Cette zone est syrienne mais le régime de Bashar al Assad a l’interdiction d’y faire pénétrer des armes lourdes.

 

Afin de contourner l’interdiction, la Syrie et l’Iran ont constitué dans cette région, au cours des années, une unité baptisée "Dossier du Golan", censée faire face à l’Armée israélienne, recueillir des informations, recruter des membres et mener des opérations de harcèlement avec des armes légères, des explosifs et des missiles antichars.

 

map_hader-kuneitra.jpg

La carte de la région

Service cartographique © Metula News Agency

 

"Dossier du Golan" regroupe quelques dizaines de combattants stipendiés (moins d’une centaine), elle comprend des Druzes du village de Hader (5 000 hab.) [carte], de même que des miliciens chiites du Hezbollah venus du Liban tout proche. L’unité est encadrée par des officiers iraniens et syriens. La dictature alaouite de Bashar al Assad prétend ignorer l’existence de "Dossier du Golan", et être dans l’incapacité de traiter le problème vu que cette organisation est implantée dans la zone démilitarisée.

 

Jusqu’à présent "Dossier du Golan" n’a pas réussi à mener d’opérations à l’intérieur du territoire israélien mais est parvenue, en de rares occasions, à dresser des embuscades contre des patrouilles de Tsahal, tuant ou blessant des soldats et des ouvriers occupés à l’entretien du grillage établi sur la frontière (ligne Alpha sur la carte).

 

L’Armée israélienne s’emploie a empêcher l’établissement de "Dossier du Golan" à proximité de la frontière, en conformité avec les choix de son gouvernement, procédant par des frappes déterminées et précises. Tsahal est ainsi parvenue à éliminer un à un tous les chefs de ce groupe, et notamment deux des dirigeants principaux de la branche armée du Hezbollah, le terroriste assassin de petites filles Samir Kuntar, et feu le chef suprême de son appareil militaire, Jihad Moughniyé.

 

Tsahal a également neutralisé des généraux des Gardiens de la Révolution khomeyniste qui figuraient parmi les officiers principaux de l’Armée iranienne.  

 

Machour Zidan était druze. Les combattants druzes atypiques du village de Hader se sont alliés au régime alaouite et au Hezbollah depuis quelques années. Dans un premier temps, lors de la Guerre Civile Syrienne, ils s’y opposaient et étaient proches des Israéliens – comme l’écrasante majorité des Druzes – et de l’opposition armée à Bashar al Assad.

 

zid1.jpg

Le véhicule de Zidan en feu

 

Zidan était l’un des dirigeants de "Dossier du Golan". Il était principalement chargé de recruter de nouveaux membres pour l’unité, parmi les Druzes de Hader et les habitants non druzes de Khan Arnabeh/Nouvelle Kuneitra [45 000 hab. avec sa nahiya, son voisinage (sa périphérie)] (cercle rouge médian sur la carte). Il se livrait également au trafic d’armes pour son compte personnel.

 

"Dossier du Golan" s’emploie à recueillir des renseignements sur l’activité militaire de Tsahal dans le Golan. L’unité se confronte aux militaires de l’Armée israélienne dans la ville abandonnée et détruite de Kouneitra (cercle rouge inférieur), qui constitue une sorte de no man’s land entre Israël et la Syrie et où ce genre d’activités est permanent.

 

Une équipe de reporters de la Ména comprenant notre rédacteur en chef Stéphane Juffa se trouvait à quelques mètres de la frontière avec les soldats de Tsahal deux heures avant l’opération contre Machour Zidan.

 

 

pour lire la suite...
 
Bruxelles-Métula du 22 juillet 2019 (022207/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 22 juillet 2019

 

La "République" Islamique d’Iran a arraisonné un pétrolier britannique et l’a conduit dans son port de Bandar Abbas où elle l’a séquestré et détient ses 23 marins.

 

Téhéran multiplie les provocations contre les Occidentaux dans le Golfe Persique par lequel transite un tiers du brut mondial. D’autre part, il tente d’envoyer des missiles balistiques en Irak et en Syrie, qui sont détruits au fur et à mesure par les Israéliens (selon des sources étrangères), en vue de préparer une riposte sur l’Etat hébreu et l’Arabie Saoudite en cas d’attaque américaine.

 

subi.jpg

La Marine iranienne : des moyens… hum… limités

 

Hier, selon des sources dignes de foi, un convoi de missiles iraniens a à nouveau été oblitéré à Abou Kamal, sur l’Autoroute chiite, à la frontière entre la Syrie et l’Irak. Le raid aurait fait des dizaines de morts parmi les Pasdaran (les Gardiens de la Révolution iranienne) et leurs supplétifs irakiens et libanais (Hezbollah).

 

Les sanctions économiques de Donald Trump fonctionnent et étouffent la théocratie chiite qui est proche de l’asphyxie. Tout ce que cette dictature peut faire consiste à augmenter la gêne et les menaces qu’elle est capable de faire peser sur Washington et ses alliés. Avec, comme objectif, d’obliger les Etats-Unis à s’asseoir à la table de négociations dans les circonstances les moins défavorables pour elle.

 

Mais, ce faisant, elle risque de dépasser les deux lignes rouges fixées par le Pentagone et Jérusalem : la reprise de son projet de bombe atomique et le dérèglement du commerce international.

 

Téhéran joue avec le feu, mais l’Amérique doit résister aux provocations et ne pas se laisser divertir de ses seuls objectifs en Iran : détruire les infrastructures nucléaires et tout ce qui touche aux missiles balistiques, renvoyer les Pasdaran de Syrie et d’Irak chez eux, anéantir les concentrations d’unités d’élite du régime, et obtenir la cessation du soutien apporté par les ayatollahs au terrorisme international. Ce, uniquement grâce à des frappes ciblées de quelques jours, suivies par des frappes d’entretien. Sans se laisser entraîner, tant que la menace reste tolérable, dans un conflit territorial ou maritime classique.

 

L’idéal, pour Donald Trump serait d’éviter tout conflit et de laisser les sanctions anéantir le régime sans aucune intervention militaire. Simplement en attendant qu’elles finissent de faire leur effet et en déployant ses forces afin de dissuader la junte théocratique de faire des bêtises et de ne lui laisser alternative.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi sur Radio Judaïca.

 

josteph.jpg

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/MMHhWwt7pGo

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/912604515760885/?t=13

 

 

 
Basket U20, Israël championne d’Europe (012207/19) Version imprimable
Sport
dimanche, 21 juillet 2019

 

Par Ilan Tsadik à la City Arena de Tel-Aviv © Metula News Agency

 

Lundi, 0h40 à Tel-Aviv, 23h40 à Paris

 

Au terme d’une rencontre très disputée et d’un niveau exceptionnel toutes catégories confondues – les statistiques du match en témoignent – la Nivkhéret, la sélection israélienne, s’est imposée dimanche soir face à l’Espagne par 92 points à 84. [Regarder le résumé de la partie].

 

La victoire des bleus et blancs s’est dessinée en seconde période, alors que les deux premiers quarts-temps s’étaient conclus sur des scores d’égalité parfaite.

 

C’est probablement la détermination qui a fait la différence en fin de rencontre et qui a permis à la Nivkhéret de remporter le titre pour la seconde année consécutive. Ce sont aussi les deux prodiges, Yam Madar (17 points), et le meilleur joueur européen de cette catégorie d’âges, Deni Avdija (23 points), qui ont fait pencher la balance longtemps indécise. Mais l’effort collectif fut hors du commun, et tous les acteurs du match, y compris les Espagnols, se sont surpassés et ont présenté aux spectateurs et aux téléspectateurs un basket-champagne.

 

cup.jpg

L’instant de bonheur

Photo : FIBA, Fédération internationale de basketball

 

Le coach, Ariel Beit Halakhmy, est pour beaucoup dans ce succès ; responsable de cette équipe depuis plusieurs années, tacticien hors pair, il est littéralement adulé par ses joueurs.

 

Deni Avdija, l’homme du championnat selon tous les observateurs, était aussi le plus jeune joueur sur le parquet, le seul à n’avoir pas encore 19 ans.

 

Trois autres joueurs de la sélection nationale, Tomer Porat (11 points) Raz Adam (10) et Idan Alber (10) ont également terminé la partie avec un tableau de chasse à deux chiffres. Amit Suss (7) a aussi été l’auteur d’une prestation mémorable.

 

Côté ibère, Miguel Gonzalez a été le meilleur marqueur avec 14 points d’inscrits.

 

L’Espagne était parvenue en finale sans égarer le moindre point, n’enregistrant que des victoires sur des écarts à deux nombres, hormis son quart de finale de jeudi face à la Turquie, remporté à la peine, sur la plus étriquée des marges 70 à 69.

 

La France a dû se contenter de la médaille en chocolat, laissant filer le bronze plus tôt dans l’après-midi, en s’inclinant par 73 à 65 devant l’Allemagne.   

 

Il est rarement arrivé que tout un peuple s’intéresse à ce point à une rencontre de sélections espoirs, mais ce dimanche soir, tout Israël était devant ses téléviseurs et partageait l’émotion de la City Arena de Tel-Aviv, évidemment remplie jusqu’au dernier strapontin et dans laquelle il était impossible d’entendre sa propre voix. Tous les billets pour cette finale avaient été vendus en moins de cinq minutes, et 20 000 candidats n’ont pas trouvé de sièges.

 

Les journalistes sportifs et les scouts (recruteurs de talents) européens et américains n’ont pas tari d’éloges sur les exploits de la Nivkhéret, et l’avenir de ses meilleurs éléments semble d’ores et déjà assuré. Globalement, tout le monde du basket international a suivi ces championnats avec grand intérêt.

 

Outre l’organisation sans faille du tournoi, disputé dans une très bonne ambiance et dans une atmosphère de grande sportivité, la bande des bleus et blancs s’est réellement comportée en gentlemen, faisant chaque fois valoir son état d’esprit et une certaine forme de candeur rafraichissante. Les Israéliens, souvent divisés durant ces derniers mois, n’ont eu aucune peine à se reconnaître dans ces jeunes joueurs simples et passionnés.

 

Quant au public, il a longuement ovationné la sélection espagnole au moment de la remise des trophées. La politique a été tenue à l’écart des débats tout au long du championnat, aucune fausse note n’étant à déplorer.

 

avd2.jpg

Deni Avdija a survolé les débats dans tous les compartiments du jeu

Photo : FIBA, Fédération internationale de basketball

 

On a assisté ce dimanche soir à l’évènement sportif de plus haute qualité à s’être déroulé dans l’Etat hébreu ces dernières années, de même qu’à la meilleure prestation d’athlètes israéliens toutes disciplines considérées, conjointement avec nos représentantes en gymnastique artistique.

 

 
Basket U20, Israël domine la France et rejoint l’Espagne en finale (012107/19) Version imprimable
Sport
samedi, 20 juillet 2019

 

© Metula News Agency

 

Dimanche, 01h50 à Metula, 0h50 à Paris

 

Ce samedi soir, à la City Arena de Tel-Aviv pleine à craquer et dans une ambiance de feu, l’équipe d’Israël des moins de vingt ans de basketball a battu son homologue française sur la marque de 81 à 70.

 

La rencontre constituait l’une des deux demi-finales du Championnat d’Europe. Dans l’autre demi-finale, l’Espagne a aisément éliminé l’Allemagne sur le score de 80 à 62.

 

Israël a obtenu l’organisation de ce championnat suite à la victoire de sa Nivkhéret (sélection) l’an dernier à la même époque à Chemnitz en Allemagne. Elle avait battu la Croatie en finale et, déjà, la France en demi-finale (83-57), il y a exactement une année.

 

avdija.jpg

Deni Avdija, le meilleur joueur israélien

18 ans seulement, 202 centimètres

Photo : FIBA, Fédération internationale de basketball

 

La sélection française abordait la rencontre de ce samedi soir en ayant gagné tous ses matches précédents. Israël avait perdu sa première confrontation, face à la Serbie, avant de remporter toutes ses autres rencontres.

 

La finale entre Israël, tenante du titre, et l’Espagne se déroulera ce dimanche soir à 20h30 heure locale, soit 21h30 en Europe occidentale. Elle sera diffusée en direct sur diverses chaînes de télévision.

 

La partie de ce soir a été d’excellente facture et d’une énorme intensité. La France avait entamé la rencontre en trombe, menant initialement 11 à 0. La Nivkhéret parvenait cependant renverser la vapeur et à terminer la première période avec un avantage de 5 points. [Voir un résumé vidéo de la partie].

 

A la mi-temps, la marque était encore de 35 à 35, les deux formations se rendant coup pour coup. Ce n’est que dans la quatrième et dernière période qu’Israël parvenait à se détacher de manière irrésistible tuant le suspens dans le money time.

 

Les meilleurs marqueurs ont été Deni Avdija, 26 points, et Idan Avner, 20 points, côté hébreu. Ludovic Beyhurst, le meneur de jeu tricolore, a inscrit 16 points, Eddy Owooto Kaysouloud et Ivan Février ont tous deux comptabilisé 11 points pour les visiteurs.

 

Les Israéliens ont prévalu par leur jeu d’équipe et ont pressé leurs adversaires durant toute la rencontre, soutenus par un public qui n’a pas cessé un instant de les encourager.

 

 
Une base de missiles iraniens détruite ce matin en Irak (011907/19) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 19 juillet 2019

 

newbreaking.jpg

 

© Metula News Agency

 

Métula, vendredi,

 

Tôt ce matin, la base de Shahada en Irak [ara. : "le témoignage", la principale profession de foi de l’islam : "Il n'y a pas de Dieu autre qu'Allah ; Muhammad est le Messager d'Allah"], contrôlée par les miliciens chiites des Hachd al-Chaabi [ara. : Unités de mobilisation populaire], les supplétifs de l’Iran en Irak, et abritant des Gardiens de la Révolution (khomeyniste) iraniens, les Pasdaran, et des miliciens chiites libanais du Hezbollah, a été la cible d’une attaque aérienne.

 

salah.jpg

 

Cette base se trouve en zone désertique à proximité de la ville de Salah ad-Din [Saladin][voir la carte], à 720km au nord-est du point israélien le plus proche, non loin de Métula, à 150km au nord-ouest de Bagdad et à 250km de la frontière iranienne la plus proche.

 

mena_sah_ad-din_map_490.jpg

Salah ad-Din

Service cartographique © Metula News Agency

 

L’Armée irakienne a reconnu l’attaque, affirmant qu’ "un drone avait lancé une grenade sur un entrepôt provoquant un incendie". Un descriptif pas crédible selon notre expertise : des drones ont effectivement la capacité de lancer des missiles air-sol mais les informations disponibles sur cette opération correspondent plus à une attaque de missiles lancés par des chasseurs-bombardiers, probablement des F-35 furtifs.

 

Deux cibles à l’intérieur de la base ont été visées et détruites : la première est un bâtiment abritant des missiles balistiques iraniens, vraisemblablement des Zulfiqar à carburant solide [ara. : l’épée à double lame de l’imam Ali, le cousin du prophète Mahomet, vénéré par les chiites comme son successeur], théoriquement capables d’atteindre le nord d’Israël à partir de de Salah ad-Din.

 

Le second objectif était constitué de diverses infrastructures, possiblement des installations de lancement destinées aux Zulfiqar.

 

Les annonces en provenance d’Irak font état d’un mort et de deux blessés. Selon nos informations, cette estimation est nettement minorée, de nombreux Pasdaran iraniens et des miliciens du Hezbollah, attachés à l’assemblage, à l’entreposage, à l’entretien et au tir de ces missiles auraient été tués lors du raid. [voir une vidéo exceptionnelle de l’attaque].

 

Les missiles ont été transportés d’Iran à la base de Shahada par des camions camouflés en véhicules transportant des aliments réfrigérés. Le gouvernement chiite d’Irak avait connaissance de ces transports mais il a préféré ne pas les intercepter.

 

L’édification et l’armement de ce complexe font partie des efforts de Téhéran visant à préparer une riposte à une éventuelle offensive américaine contre son territoire. La junte théocratique chiite au pouvoir en Perse a souvent averti que, dans cette éventualité, elle lancerait des missiles sur Israël, sur les forces étasuniennes et sur leurs alliés dans la région.

 

Les experts en armement de la Ména n’ont pas une grande foi dans la précision et la fiabilité de ces engins, mais notent cependant que la dictature iranienne a fait récemment des progrès dans ces domaines.

 

Le Département de la Défense U.S. a fait savoir qu’il n’a pas participé à cette opération ; ce qui rend plausible les articles de la presse irakienne et arabe qui attribue le raid à l’Etat hébreu. D’autant plus que le gouvernement et l’Armée israéliens ont répété ces derniers jours qu’ils n’hésiteraient pas à frapper des objectifs iraniens en Irak s’ils constituaient une menace pour leur territoire.

 

Fidèle à son habitude, le porte-parole de Tsahal n’a ni confirmé ni démenti ces affirmations.

 

Les Américains disposent toujours de bases en Irak, notamment des centres de Renseignement, dont certaines ne sont pas très éloignées des cibles visées ce matin.

 

Quoi qu’il en soit, les moyens militaires de la dictature théocratique iranienne sont dérisoires en comparaison de l’arsenal à disposition des Américains et des Israéliens. Dans le cas d’une opération visant les infrastructures nucléaires en Iran, les concentrations de missiles balistiques, les centres de recherche, les unités d’élites de l’Armée et les symboles du pouvoir, les ayatollahs voudraient avoir la capacité de concevoir une riposte, même limitée, afin de prolonger la période de confrontation.

 

Un responsable de l’Armée iranienne a fait savoir cette semaine dans ce dessein, que si les Américains pensaient pouvoir effectuer une frappe courte contre leur pays, ils se fourvoyaient. Mais en cas de confrontation armée, Téhéran ne dispose d’aucun moyen réel de contraindre les Américains à entreprendre la conquête de son territoire qui ne revêt aucun intérêt du point de vue stratégique.

 

Après une première frappe, d’une durée de quelques jours tout au plus, les Américains et leurs alliés auraient tout le loisir d’organiser des frappes d’ "entretien", aussi souvent et longtemps que nécessaire, afin d’empêcher l’ennemi de riposter et de réparer les dégâts qu’il aurait subis.

 

Nous notons encore que la base de Shahada est implantée en pleine zone sunnite et que la population de cette région voue une grande hostilité aux Iraniens ainsi qu’aux Unités de mobilisation populaire chiites. Les habitants sont pour la plupart favorables aux Etats-Unis et constituent de ce fait un réservoir intéressant au niveau de la collecte d’informations à caractère militaire.

 

Metula News

Agency © 

 

 
On n’a pas gagné ! (info # 011807/19) Version imprimable
Analyse
jeudi, 18 juillet 2019

 

Par Patricia La Mosca

 

J’ai passé le plus clair du 14 juillet aux Champs Elysées. A ma façon, pour regarder et écouter par moi-même, sans intermédiaires ; pour m’imbiber de ce qui se passait. Comme à mon habitude, je n’étais pas sûre d’écrire un article, cela dépendait de mon ressenti, mais là, je n’ai pas le choix.

 

Je pourrais participer au commentaire des media français unanimes : "Ce fut une soirée bon-enfant pour fêter la victoire de l’Algérie à la CAN, émaillée de quelques débordements sans importance". Mais je mentirais.

 

br1.jpg

Ambiance bon-enfant

 

Cela n’aurait pas de sens, car la "fête" n’est pas terminée. Elle n’est qu’un pâle avant-goût de ce qu’il va se passer vendredi à l’issue de la finale, et je n’ose pas imaginer l’ampleur des "festivités" à venir si le Sénégal bat l’Algérie.

 

Le gouvernement et la presse complice s’efforcent de coller une image de normalité à ce qui s’est passé, mais il n’en est rien, rien n’est normal dans la situation que nous traversons. Nous sommes en train de perdre la raison et tout ce qui s’ensuit.

 

D’abord, il n’y a pas eu de 14 juillet, les flonflons, les guinguettes et les bals musette ont été des exceptions. Ou alors, ils se sont produits au fin fond de la campagne inaccessible ou encore dans des penthouses de bobos du XVIème, dont l’accès était filtré par des régiments de vigiles privés.

 

Mais sur les Champs, au moment du défilé, on ne rencontrait que des touristes étrangers abasourdis par le spectacle, des Gilets Jaunes et des flics occupés à les exfiltrer.

 

Tout ce qui était de couleur jaune était immédiatement confisqué sans ménagement et sous menace d’une interpellation en cas de refus du jaunard. Munis de petits couteaux, les policiers faisaient éclater les ballons jaunes, ils arrachaient les sacs de la même couleur et les survêtements. Sur les trottoirs, ils effectuaient des "nasses", des manœuvres d’encerclement dont ils filtraient les prises.

 

Sans raison, si vous aviez du jaune sur vous, si vous aviez un faciès connu, ou simplement si votre tronche ne leur revenait pas, arbitrairement et sans donner d’explications, ils vous exfiltraient manu-militari vers les rues adjacentes. Ceux qui étaient vraiment trop sages, et même des touristes, étaient maintenus de longues minutes dans la nasse et relâchés au goutte-à-goutte.

 

J’ai ainsi été prise dans deux nasses, et la seconde fois, les CRS ont discuté plusieurs minutes de mon sort avant de me permettre de regarder le défilé.

 

Ce n’était pas une manifestation, je n’ai vu aucune violence de la part des GJ, simplement des personnes au demeurant modestes qui voulaient montrer qu’ils étaient là et qu’aucun de leurs problèmes n’avait été résolu en dépit des promesses d’Emanuel Macron et à la suite de sa campagne de "consultation des Français".

 

Pendant le passage du président, les sifflets ont fusé, accompagnés de cris genre "Macron démission !", et de beaucoup de "Où est Steve ?". Une interrogation liée à la disparition d’un animateur scolaire de 24 ans, Steve Maia Caniço, précipité dans la Loire sur un quai de Nantes lors de la Fête de la musique, le 22 juin dernier suite à une charge de la police, et dont on est sans nouvelles depuis. Steve Maia Caniço n’était pas Gilet Jaune et n’était pas actif en politique, il participait à une soirée techno.

 

Le président dans sa Jeep arborait un sourire soupe au lait pendant que ses forces de l’ordre s’en prenaient aux persifleurs sans ménagement. Certains arboraient un drapeau tricolore, mais cela n’arrêtait pas les gardiens de la paix, et j’en ai vu précipités au sol pendant qu’ils criaient "Mais je n’ai rien fait, moi !".

 

Il y avait aussi sur les trottoirs des partisans de Macron, mais ils étaient encore moins nombreux que les GJ et leurs voix s’entendaient à peine.

 

Après le défilé, lentement, la foule de l’après-midi rentra chez elle dans l’obscurité, ruminant son mécontentement de pas être entendue et son étonnement face à l’extrême rudesse policière. Sur leur chemin, les gens croisaient sans se toiser des supporters de l’Algérie et d’autres originaires du Maghreb qui, joyeux et brandissant de grands drapeaux vert et blanc, se dirigeaient vers la plus belle avenue du monde et en particulier, en direction de la place de l’Etoile rebaptisée place Charles de Gaulle.

 

Il en venait à pied, en voiture, en scooter et à moto. Je les connais bien pour avoir passé un peu moins de cinq ans dans l’une des banlieues chaudes de la capitale, où j’occupais un appartement environ trois jours par semaine, grâce à une bourse d’étude et une participation financière de la Ména.

 

Cette expérience est terminée maintenant, mais elle a été riche en enseignements autant qu’en émotions. Pour vous en donner un aperçu, en mai, durant mon dernier mois d’incubation, j’ai été insultée plus de cent fois, dont 95 avec des injures francophobes à la clé, sans doute inspirées par mon faciès d’Européenne, et cinq fois en raison de mon sexe et du fait que je ne portais pas de foulard. Durant la même période, j’ai été menacée à six reprises d’agressions physiques et de viols demeurés sans suite, mais une fois, deux "jeunes des banlieues" ont arraché mon T-shirt. Je n’ai pu préserver mon intimité que grâce à l’intervention d’une autre personne "travaillant" pour l’un des caïds qui m’avait pris sous sa semi-protection. J’ai tout de même regagné mon appartement en soutien-gorge.

 

Le bref résumé qui précède relate des non-évènements au regard de la loi mafieuse qui régit la banlieue. Je n’ai jamais entendu dire que quelqu’un avait appelé la police pour des faits de cette nature, non plus que lorsque les viols – qui sont monnaie courante, c’est l’une des manières les plus courantes d’avoir des relations sexuelles – ne sont pas empêchés. D’ailleurs, à moins d’un meurtre, la police ne viendrait pas et la victime devrait quitter le quartier afin de se préserver.

 

Ces zones de non-droit [voir un listing assez précis de ces territoires], qui concernent au moins dix millions de personnes en France, nagent dans la violence ininterrompue, la loi du milieu de la drogue, des armes, de la prostitution, dans l’islam idéalisé, identitaire et la haine de la France ; sans parler naturellement de celle d’Israël et des Juifs, les ennemis absolus des territoires perdus de la République. D’ailleurs, personne ne tente plus depuis des décennies d’y combattre l’antisémitisme.

 

Il s’agit d’une haine générique, symbolique, de "race" contre "race", 99 pour cent de ces musulmans n’étant absolument pas capables de désigner l’emplacement de l’Etat d’Israël sur une carte, voire de prononcer le nombre, même approximatif, des Juifs vivant en France. La dernière fois que j’ai posé la question à mon étage, ils constituaient entre 20% et la majorité de la population française. En tout cas, tous étaient authentiquement convaincus que ce sont les Juifs qui dirigent le pays.

 

Retour à la place de l’Etoile. Dans un premier temps, les forces de l’ordre ont reçu l’instruction de contenir les supporters de l’Algérie sur les trottoirs afin de permettre la circulation automobile autour du rondpoint de l’Arc de Triomphe.

 

La disposition des gendarmes et des policiers a changé du tout au tout : la rudesse a disparu, avec elle, les nasses, les infiltrations, les activités offensives. L’après-midi, ceux qui arboraient des vêtements jaunes et des drapeaux français étaient traités en ennemis, presque en séditieux, alors que cette nuit, ceux qui brandissent les couleurs algériennes, qui se mettent à hurler "Nique la France !" et "A mort la France !", jouissent de tous les égards.

 

Nous sommes ici pour les encadrer, me chuchote un officier de police, pas pour les confronter. Un peu plus tard, alors que des véhicules seront en flammes sur les voies adjacentes, un autre officier d’une brigade spéciale, au lieu d’intervenir, me soufflera : "On nous a dit de ne pas risquer la révolution pour une voiture qui brûle".

 

Moi je risque : s’il y avait un mort de leur côté dans la bagarre ? En secouant la tête de haut en bas, il répond uniquement : "l’émeute, l’émeute, beaucoup de morts et de blessés, le risque que les banlieues s’embrasent, nous n’avons rien à y gagner, ça va passer, il faut tenir".

 

Je dis : "Ce n’est pas notre fête nationale, ces drapeaux étrangers, les quolibets, les menaces, les insultes et les projectiles ne vous dérangent pas ?".

 

Il répond : "Nous en sommes tous malades. Beaucoup de suicides ces derniers temps. Nous sommes à bout". Et encore : "Nous sommes jetés en pâture par le gouvernement, nous faisons son boulot, nous payons le prix de ses échecs et de son impuissance. Ils nous tapent dessus en pensant taper sur Macron".

 

Je n’ai pas vu de "supporters" précipités au sol et roués de coups par les forces de l’ordre, pas non plus d’assaut contre les casseurs. La différence de traitement réservée aux Gilets Jaunes qui n’ont pas incendié une seule voiture et celui appliqué à ces voyous est à la fois saisissante, révoltante et choquante.

 

Un scooter avec deux passagers sur son dos s’arrête à la hauteur de l’officier et de son peloton. Le conducteur a un casque sur la tête, le second n’en a pas. Qu’à cela ne tienne, on n’en est pas à s’occuper de ces "détails" du code de la route. Le premier, un jeune d’à peine vingt ans sort un doigt d’honneur à trente centimètres du nez de l’officier, en chantant, "on va vous niquer !". L’officier et ses hommes ne réagissent pas, ils suivent les directives qu’ils ont reçues. En partant, le passager m’aperçoit et me lance : "et toi la pute, tu me su… ?".

 

J’en ai assez vu, je rentre. J’apprendrai par la suite que de très nombreux véhicules ont été incendiés durant la nuit dans toutes les villes de France, Lyon (33 policiers blessés) et Marseille sont parmi les plus touchées. Le gouvernement s’est refusé à communiquer un chiffre, continuant à expliquer que "les choses s’étaient dans l’ensemble bien passées", et que c’était "bon-enfant". Au ministère de l’Intérieur, l’entourage du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a déclaré ce lundi qu’il "assumait", et qu’il n’afficherait pas publiquement le nombre de voitures brûlées en France lors des festivités du 13 et du 14 juillet, contrairement aux deux années précédentes.

 

La Provence croit savoir qu’il y en a eu 195. L’un de mes amis policiers que j’ai déjà interviewé pour la Ména commente en souriant : "Oui, pour la Provence uniquement. C’est beaucoup plus, beaucoup beaucoup plus. Ca veut dire quoi, j’assume ?," poursuit l’officier expérimenté, "ça veut dire que vous n’avez pas le droit de savoir, que ce ne sont pas vos affaires, que la préservation des voyous prévaut sur votre droit de savoir. Vous imaginez le sentiment des centaines de gens qui ont perdu leur moyen de transport, souvent leur outil de travail, parce que l’Algérie a battu le Nigéria en coupe d’Afrique ?", me lance le gradé dépité. "On est tous tombé sur la tête et cela va très mal se terminer, cette histoire", conclut-il.

 

Nous vivons dans un pays dans lequel dire la vérité sur un sujet comme celui-ci fait de vous un réactionnaire arabophobe. A la télévision, sur toutes les chaînes, journalistes et politiciens reprennent les slogans officiels s’épanchant sur la joie de la victoire des Algériens et le multiculturalisme qui fait la richesse de la France.

 

Mais on est effectivement tombé sur la tête, pas uniquement parce que l’on cache la vérité aux Français et parce qu’on leur a volé leur fête nationale. Mais principalement, parce que l’on n’a pas de solution face à un problème qui ne cesse d’enfler. Parce qu’on continue de parler des "jeunes des banlieues" et pas de notre problème avec l’islam et les rejetons de l’immigration des années soixante, devenus des Français qui détestent la France, sans vouloir du tout retourner en Algérie.

 

Problème avec l’islam, mais ils ne sont pas tous antifrançais ? Et alors ? Tous les Allemands étaient-ils nazis, tous les Russes staliniens, les Italiens, mussoliniens ? Nous avons des problèmes avec le texte qui fonde leur croyance, avec leur précepte de conquête du monde, d’application de la Charia, avec leur loi qui appelle à assassiner les homosexuels, avec la question de qui l’on met au centre du monde et ses deux réponses incompatibles : l’homme ou dieu ? Avec leur désir de vengeance jamais assouvi, avec leur inculture et leur barbarie en général. Avec leurs rêves qui sont nos cauchemars, avec leur acceptation de sacrifier leur vie à condition de prendre les nôtres, avec les centaines de morts d’innocents qu’ils ont déjà causées dans notre pays et que ceux qui nous dirigent refusent de prendre en compte et d’analyser.


pour lire la suite...
 
Bruxelles-Métula du 16 juillet 2019 (011607/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mardi, 16 juillet 2019