L’Arabie Saoudite demande l’aide militaire d’Israël (info # 012907/16) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 29 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Juffa, interviewé par Jim Mosko sur Radio Judaica :

 

https://youtu.be/8HKAn6zDC_s (Youtube)

 

Selon plusieurs sources arabes et européennes, le nouveau ministre saoudien des Affaires Etrangères, M. Adel al-Jubeir, aurait affirmé que son pays "a impérieusement besoin de l’assistance militaire israélienne afin de vaincre les rebelles yéménites" soutenus par l’Iran.

 

Le Roi Salam est au courant, de même que le Qatar et les Emirats Arabes Unis. Les pilotes saoudiens de F-15 sont trop "inexpérimentés" pour imposer leur loi dans le conflit, ils ont déjà perdu 28 de ces appareils. Des avions qui devraient être utilisés pour assurer la suprématie aérienne et non les attaques au sol, pour lesquelles les F-16 sont plus efficaces.

 

Les aviateurs hébreux, eux, sont hautement qualifiés et ils ont fait leurs preuves face aux "milices palestiniennes et libanaises" aux yeux des Saoudiens.

 

En fait, cela fait déjà trois ans que la Ména affirme que des Israéliens aident et conseillent la monarchie et ses alliés face aux chiites yéménites, notamment grâce à leurs drones. Mais Riad désire une augmentation significative de l’implication de Jérusalem dans la confrontation avec Téhéran et ses supplétifs.

 

Ces nouvelles font suite à la visite semi-officielle, la semaine passée, d’une délégation saoudienne conduite par le très influent Général Anwar Eshki en Israël, où ses membres ont rencontré tous les acteurs de la vie politique du pays.

 

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Réunion commune des deux délégations à Jérusalem,

le Général Eshki est le cinquième personnage depuis la droite,

le temps des complexes est terminé

 

Un marché se profile qui, sous l’appellation de la Proposition de Paix saoudienne, échangerait un soutien militaire accru des Israéliens contre la réduction des exigences concernant les Palestiniens, dont l’Etat qu’ils réclament deviendrait une autonomie élargie.

 

Ce seraient l’Arabie Saoudite, l’Egypte et d’autres pays sunnites qui négocieraient avec Jérusalem et non Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne.

 

John Kerry rencontrera Mahmoud Abbas demain (samedi) à Paris pour, au contraire, renforcer sa position dans les négociations et dynamiser l’Initiative Française, qui prévoit une conférence internationale, où l’AP aurait le même poids qu’Israël.

 

On peut désormais parler d’une confrontation entre l’Initiative Française, appuyée par Washington et des Etats Européens, face à la Proposition Saoudienne révisée à l’aune de l’alliance stratégique Israël-Etats sunnites, qui prend des dimensions considérables.

 

Le choix des Américains et des Européens, qui jouent à fond la carte iranienne, oblige Israël et les Arabes à s’entendre face à leur ennemi commun iranien. Cela explique également la raison pour laquelle les Arabes comptent sur Israël au Yémen et non sur les Américains et les Européens, qui ne leur inspirent pas confiance.

 

Le directeur de l’Institut National de Sécurité israélien, le Général (ret.) Amos Yadlin, longtemps chef du renseignement militaire, un personnage central de l’establishment hébreu de la Défense, a confirmé, mardi dernier devant les caméras de France 24, que son pays et l’Arabie Saoudite coopéraient.

 

Une coopération qui brûle les étapes, M. Adel al-Jubeir ayant exprimé, selon des sources concordantes, que "le monde entier doit envisager une coexistence amicale et une camaraderie entre le Royaume Saoudien et Israël, puisqu’après tout, nous somme historiquement des cousins".

 

Il semble que c’est encouragé par la solidité de ce nouvel axe stratégique que M. Netanyahu s’est lancé dans un nouvel agrandissement des implantations en Judée-Samarie. Le consentement tacite de Riad et du Caire face à cette initiative, les leaders du monde arabe, suffit à contrebalancer les critiques de l’Occident.

 

Avec l’apparition au grand jour de cette nouvelle alliance, dont les lecteurs de la Ména ont suivi la construction en exclusivité intégrale grâce à Fayçal H. en Jordanie et Sami el Soudi, on assiste actuellement à une révolution majeure des données au Moyen-Orient.

 

 

 
Nice : la niaiserie officielle (info # 012607/16) Version imprimable
Analyse
mardi, 26 juillet 2016

 

Par Claude Berger1

 

 « Il s’est radicalisé très récemment et très rapidement »… C’est la nouvelle niaiserie proposée par le ministre de l’Intérieur et répétée à longueur d’ondes à propos du criminel islamiste de Nice. Autrement dit, badauds et futurs électeurs, la conclusion s’impose : vos dirigeants, Cazeneuve, Hollande et Valls sont hors de cause, puisqu’il était impossible de prévoir le passage à l’acte de quelqu’un qui n’était pas fiché et qui, selon un fidèle, « ne fréquentait pas la mosquée et ne suivait pas le ramadan » !

 

En conséquence de ce qui précède, il faut donc vous habituer, Français, à votre sort de cibles permanentes, à domicile, comme pour le couple de Magnanville, ou dans vos festivités, comme lors du massacre du 14 juillet !

 

En vérité, ce propos du ministre est révélateur de l’aveuglement de la pensée des dirigeants politiques face à l’islam et à l’islamisme, et face au terrorisme qui s’en réclame. D’une part, même repérés par les services de renseignements, les terroristes islamistes qui ont sévi à Toulouse, Paris et Bruxelles ont pu circuler sans problème et opérer à leur guise. D’autre part, on ne peut plus faire « comme si » il n’y avait pas de problème avec l’islam, vu sous le prisme de l’extension mondiale du marché du travail.

 

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Dans la dynamique de la concurrence planétaire, c’est soit eux qui

viennent chez nous, soit nous qui créons des emplois chez eux, quitte à délocaliser

 

Un marché qui implique notamment la liberté de circulation des femmes et la perte de la mainmise religieuse sur l’hégémonie sociale au profit de l’Etat républicain.

 

Les bombardements ciblés sur DAESH ne règlent évidemment pas le problème du basculement des cités à forte implantation musulmane dans la marginalisation insurrectionnelle d’une partie des populations nourries par l’islam. Ce problème est mondial et concerne également tous les pays musulmans.

 

Ne pas avoir perçu ce phénomène témoigne de l’aveuglement qui a présidé à l’importation massive de mains d’œuvre sans tenir compte des matrices culturelles qui les ont formatées. Or nos sociétés sont fondées sur la transformation du travail en marchandises sur un marché concurrentiel ; l’oublier, l’ignorer c’est aller droit vers une crise du salariat par le surnombre sur ce marché, et c’est provoquer les crises identitaires, non seulement chez les nations importatrices, mais aussi chez les populations migrantes. A terme cela équivaut à semer les germes d’une guerre civile.

 

Le discours anti-islamophobe ou anti-amalgame veut taire ce conflit et ne fait que servir la cause de l’islamisme. Il est temps de reconquérir les territoires perdus de la République, en démantelant les contre-cultures islamistes qui s’y sont développées.

 

On ne saurait oublier de ce point de vue, qu’avant de devenir compatible avec la République, l’Eglise inquisitoriale dut subir la contrainte révolutionnaire et la lutte anticléricale. Puis, après la Seconde Guerre Mondiale, l’Eglise a été contrainte à faire un travail sur elle-même pour se démarquer d’un antijudaïsme ayant pu favoriser l’antisémitisme exterminateur et participer, après la reddition de l’Allemagne, à l’exfiltration de responsables nazis vers l’Amérique du Sud et les pays arabes.

 

L’islam repose également sur un dogme clivant : Mahomet est le Prophète, et ne pas y croire rejette les réfractaires du côté des mécréants. S’ensuit l’obligation de convertir l’univers. Mais le schéma parental et sexuel sous-jacent, resté sans analyse, implique une oppression des femmes et une pulsion de mort dirigée contre les Juifs et des chrétiens. Pulsion qui trouve sa jouissance dans la mort des mécréants.

 

Soumettre la volonté de spiritualité et de morale affichée dans l’islam, à l’instar des autres religions mais contredite par la violence, à une mise sur le divan est une nécessité. Introduire la critique de cette violence conquérante dans les lieux d’éducation est un devoir. D’autant que les matrices culturelles ne façonnent pas qu’un islam rituel qui peut se radicaliser par le littéralisme, elles façonnent également un islam culturel, qui lui aussi se radicalise, ce que semble ignorer le ministre.

 

De fait, aucun des tueurs des différents attentats n’était expert en commentaire coranique ! Cet islamisme culturel opère sur le sol français, il est dans l’air que respirent nos jeunes. Il est dans la haine de la culture française. Il se diffuse dès le plus jeune âge peu ou prou dans ce qui se transmet par l’inconscient culturel. Or il n’existe pas de frontière hermétique entre l’islam dit modéré et l’islamisme qui a recours à la violence.

 

Un autre combat est à mener : en finir avec le marché du travail qui crée sans cesse un appel d’air de migrants, qui ne sont pas uniquement des « migrants économiques », mais également des migrants culturels.

 

Il est sans doute utile de se rappeler qu’en 2015, sur une embarcation chargée de 112 migrants qui menaçait de sombrer, une quinzaine de musulmans jetèrent douze chrétiens à la mer.


 

 

Note de la rédaction :

 

1Claude Berger est l’auteur de « Pourquoi l’antisémitisme » et de « En finir avec le salariat », aux Editions de Paris.

 

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Nouvel incident dans le Golan (info # 022507/16) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 25 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Lundi, 23h50 à Métula, 22h50 à Paris

 

Cette après-midi (lundi) des obus de mortier ont explosé dans la partie israélienne du Golan central, à proximité immédiate de la frontière, sans faire de victimes ni de dégâts.

 

Il est probable qu’il s’agisse une nouvelle fois de projectiles perdus résultant de l’affrontement durable qui oppose, à quelques centaines de mètres d’Israël, l’Armée gouvernementale syrienne au Front Sud, entre les localités de Baath City (également nommée la Nouvelle Kouneitra) et el Khmadaiah.

 

Quelques instants plus tard, le Khe’l Avir, l’Armée de l’air israélienne, a riposté en détruisant deux postions des forces gouvernementales à Baath City depuis lesquelles les projectiles avaient été tirés.

 

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La région des incidents

Service cartographique © Metula News Agency

 

Dans un message à Reuters, l’Armée syrienne a affirmé qu’une attaque avait été menée par deux avions israéliens "de reconnaissance (sic)", qui auraient touché un immeuble résidentiel de la ville, causant des dommages matériels sans blesser personne.

 

Le porte-parole de l’Armée israélienne a confirmé les incidents, indiquant pour sa part que "le Khe’l Avir avait  pris pour cible avec succès la source des tirs en Syrie", précisant que "le gouvernement syrien était responsable pour tous les tirs provenant de Syrie, et que Tsahal continuerait à agir afin de préserver la souveraineté israélienne et de protéger Israël".

 

La Ména a observé ces derniers jours un regain de tension dans le Golan et dans le Doigt de la Galilée, notamment après des tirs de mitrailleuses depuis le Liban sur Har Hatsfia à Métula et la riposte israélienne contre des positions du Hezbollah dans le Golan, puis la brève incursion d’un drone en provenance de Syrie dans l’espace aérien hébreu.

 

Tsahal a déployé des moyens dans la région pour faire face à toute éventualité ; des moyens dont la nature est couverte par la censure militaire.

 

 
Netanyahu face aux généraux (info # 012307/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 24 juillet 2016

 

Par Guy Millière

 

Israël, qui peut l’ignorer, est confronté, depuis sa renaissance il y aura bientôt sept décennies de cela, à la guerre. Celle-ci a pris la forme de guerres conventionnelles : en 1948-49, en 1967 et en 1973. Peu à peu, la confrontation s’est transformée pour prendre la forme de la guerre terroriste menée par l’OLP dès les années 1970, qui n’a pas cessé depuis, même si, grâce à la barrière de sécurité, à l’endiguement de Gaza, à des moyens de surveillance sophistiqués, et à une vigilance de chaque instant des forces de sécurité, le nombre d’actes terroristes a diminué. Et, faute de pouvoir recourir aux explosifs et aux attentats suicides, les assassins recourent désormais essentiellement au couteau, au fusil d’assaut ou à la voiture tueuse.

 

La confrontation a pris aussi la forme de la guerre diplomatique et de la guerre de propagande, on ne peut que le constater tous les jours. Et l’OLP a remporté, hélas, diverses victoires dans ces domaines. Les accords d’Oslo ont constitué l’une de ces victoires, la création de l’Autorité Palestinienne, qui a donné une apparence présentable à une organisation criminelle, en a été une autre, ainsi que la reconnaissance de l’Autorité Palestinienne en tant qu’Etat palestinien, partout où cette reconnaissance s’opère.

 

Les résultats des élections israéliennes, année après année, montrent que le peuple israélien en sa majorité n’est pas dupe, n’a pas d’illusions, sait ce qu’est l’Autorité Palestinienne, discerne que confier un Etat à ces gens-là serait irresponsable et suicidaire. Les Israéliens n’ignorent pas que ces gens-là, de toute façon, ne veulent pas d’un Etat mais visent uniquement la destruction d’Israël ; ils instrumentalisent les territoires qu’ils occupent comme bases-arrière en vue de ladite destruction, utilisent les populations arabes qu’ils contrôlent par l’endoctrinement, et amassent des armes pour l’anéantissement d’Israël et du peuple juif.

 

Ces résultats montrent que la gauche, parce qu’elle reste dupe et prisonnière d’illusions, est condamnée à être minoritaire, et ce n’est pas la récente révélation de pourparlers secrets entre Itzkhak Herzog et Mahmoud Abbas, au moment des dernières élections israéliennes, négociations au cours desquelles Herzog s’est révélé prêt à tout céder à l’OLP sans rien obtenir en échange, qui vont changer cette situation, ni la perception que la majorité des Israéliens peut avoir de la gauche.

 

Ces résultats se heurtent également à une double réalité : la majorité des journalistes israéliens, à  la différence de la majorité des Israéliens, est de gauche, et livre une guerre médiatique aux dirigeants choisis par l’électorat israélien. La majorité des chefs militaires de l’armée d’Israël, et une majorité des chefs des services de renseignement israéliens sont eux aussi de gauche, et font tout ce qui est en leur pouvoir pour entraver les décisions prises par les dirigeants légitimement élus.

 

La guerre médiatique livrée par les journalistes de gauche a conduit aux multiples campagnes de presse contre Binyamin Netanyahou et, de manière récurrente, contre son épouse. Elle a conduit aussi aux campagnes de presse contre Avigdor Lieberman. Elle sert, de facto, la guerre diplomatique et la guerre de la propagande menée contre Israël. Elle fournit des arguments à l’OLP devenue Autorité Palestinienne, qui sait pouvoir compter sur nombre d’idiots utiles s’exprimant dans Haaretz, entre autres. Elle fournit des arguments  aux gouvernements anti-israéliens du monde entier, qui peuvent dire qu’ils ne sont pas complètement anti-israéliens, puisque les arguments qu’ils utilisent sont des arguments exprimés dans les media israéliens.

 

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Netanyahu, en 2014, avec deux chefs d’état-major Yaalon et Gantz

Moshé Yaalon (Likoud), ministre de la Défense de 2012 à 2016, appelé par Netanyahu,

puis vertement écarté, à la faveur d’une alliance politique, au profit de Lieberman

 

L’action de la majorité des chefs militaires de l’Armée d’Israël, et d’une majorité des chefs des services de renseignement israéliens est bien plus délétère. Quand elle se retrouve dans des films de propagande anti-israéliens, tels The Gatekeepers (Les gardiens), basé sur les témoignages de six anciens dirigeants du Shin Beth (service de la sécurité intérieure [le contre-espionnage]), elle est un très mauvais coup porté à Israël. 

 

Quand elle conduit à des textes collectifs dénonçant ou critiquant l’action du gouvernement israélien, tel celui publié il y a quelques semaines par un groupe de deux cent quatorze généraux, signant collectivement Commanders for Israeli Security (Commandants pour la Sécurité Israélienne), elle est bien davantage qu’un très mauvais coup porté à Israël.

 

Il semble, c’est ce que décrit un article très documenté paru voici peu sur le site politico.com aux Etats Unis (Netanyahu vs. The Generals [Netanyahu face aux généraux]), que l’action susdite est allée jusqu’à empêcher que certaines décisions soient prises et que certaines actions soient réalisées par le gouvernement israélien dans un passé récent.

 

Il paraît évident qu’une hostilité aux allures de confrontation existe entre Binyamin Netanyahou et nombre de généraux israéliens. Cette confrontation est préoccupante, tout particulièrement dans le contexte turbulent d’aujourd’hui. Elle constitue un danger majeur pour la sécurité et l’avenir d’Israël. Le rôle de l’Armée d’Israël, qui est une armée du peuple, ne consiste pas à s’opposer au gouvernement démocratiquement élu et aux décisions souveraines du peuple d’Israël. Il n’est pas de contribuer en quoi que ce soit et sous quelque forme que ce soit à la guerre engagée contre Israël.

 

Il paraît  clair, hélas, que le danger susdit s’est déjà, pour partie, concrétisé. Comme Caroline Glick l’a noté il y a quelques semaines, des actions militaires israéliennes ont été conduites ces dernières années par des chefs qui n’avaient pas de stratégie de victoire1. Des chefs militaires, qui n’ont pas de stratégie de victoire conduisent à des morts inutiles. Toute mort inutile d’un soldat israélien relève de l’absolument inadmissible.

 

 

 

Note du rédacteur en chef :

 

1En 2014, lors de l’opération Falaise Inébranlable (faussement traduite en français par "bordure protectrice"), Binyamin Netanyahu avait décidé seul d’engager Tsahal dans une campagne contre le Hamas à Gaza. Non seulement il n’avait pas de "stratégie de victoire", mais il n’avait pas désigné non plus à l’Armée Israélienne d’ "objectif stratégique" à atteindre.

 

Il ne s’agit pas uniquement de l’avis des spécialistes stratégiques de la Ména, confrères de Guy Millière, mais également de celui, exprimé sur un ton particulièrement dur à l’encontre de Netanyahu, d’Avigdor Lieberman, à l’époque ministre des Affaires Etrangères, et désormais nommé par Netanyahu au poste de ministre de la Défense. Lieberman affirmait que l’Armée israélienne devait pénétrer dans Gaza et en chasser le Hamas, et que sinon, Falaise Inébranlable était inutile.

 

"Falaise Inébranlable" a causé la mort de 67 Israéliens, dont cinq civils, et 2271 Israéliens ont été blessés, dont 837 civils. De nombreux officiers de Tsahal, n’ayant strictement aucun penchant particulier pour la gauche, considèrent que ces morts et blessés furent "totalement inutiles" et "absolument inadmissibles", puisque leur sacrifice fut la résultante de l’incompétence du Premier Ministre.

 

C’est non seulement le droit de ces officiers et experts en stratégie, responsables militaires de la sécurité d’Israël et de leurs concitoyens, d’exprimer leur point de vue professionnel en conformité avec les lois et les usages d’un Etat démocratique, mais c’est également leur devoir.

 

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Le putsch en Turquie, l’attaque sur Métula, et les généraux et les rabbins violeurs (info # 012207/1 Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 22 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Juffa s’exprime ce vendredi au micro de Jim Mosko sur Radio Judaica :

 

 https://youtu.be/oTZ7wXM-2kQ  (Youtube)

 

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/vb.552540291522809/902438593199642/?type=2&theater   (podcast radio Judaica)

 

Turquie :

 

Le coup d’Etat de l’Armée avait été très mal préparé, Internet et les réseaux de téléphonie mobile n’ont pas été coupés, ce qui a permis aux partisans d’Erdogan d’organiser le contre-putsch. Notamment, Recep Erdogan a eu la possibilité d’envoyer une vidéo à partir de son téléphone mobile, appelant ses partisans à descendre massivement dans la rue, ce qui a grandement participé à l’échec de la tentative des militaires.

 

La plupart des "soldats-rebelles" n’avait pas été mise au courant, ils pensaient participer à un exercice de maintien de l’ordre. Ils ne pouvaient pas savoir qu’ils avaient été précipités dans une logique de "tuer ou être tués".

 

Mais c’était compréhensible car les conjurés, des officiers supérieurs, n’étaient pas plus de dix ou vingt, condition sine qua non pour ne pas ébruiter leur projet ; ils comptaient sur la fidélité de leurs troupes et leur haine du régime, ce qui n’a pas suffi.

 

Les ministres et autres membres de l’appareil gouvernemental n’ont pas été arrêtés et ont pu communiquer à leur guise. Tous les media favorables au régime n’ont pas été sécurisés. Les rebelles n’ont pas été capables (motivés) de tenir les lieux-clés ainsi que les centres névralgiques du régime.

 

La loi martiale, décrétée par les putschistes, n’a pas été imposée efficacement, ce qui a permis aux partisans d’Erdogan de descendre dans la rue et de se confronter aux militaires.

 

Une partie de l’Armée, la police et le MIT (les services de renseignements) sont restés globalement fidèles au pouvoir. C’est le résultat de purges antérieures au coup d’Etat, lors desquelles Erdogan avait envoyé en prison les chefs de ces institutions qui lui étaient hostiles, pour les remplacer par des sympathisants. Si le coup d’Etat avait été tenté dix ans plus tôt, il aurait sans doute réussi.

 

Les rebelles ont été incapables d’atteindre le point de basculement, qui aurait déclenché l’effet dominos indispensable au succès d’un coup d’Etat.

 

Il s’en est fallu tout de même de peu : il était impérieusement nécessaire de s’assurer de la personne d’Erdogan ou de l’éliminer, c’était une condition majeure du succès. Un chasseur rebelle F-16 a eu le Gulfstream IV du président dans sa ligne de tir mais n’a pas fait feu, n’étant pas certain de l’avoir identifié correctement.

 

Autre échec majeur : les anti-Erdogan, anti-islamistes, pourtant majoritaires à Istanbul et dans les grandes villes, ne se sont pas mobilisés face aux manifestants pro-régime, leur abandonnant la rue. Ils attendaient tranquillement chez eux et sans prendre de risques que le coup réussisse. Après les énormes purges en cours, touchant pour le moment plus de 70 000 personnes, ils devront désormais attendre très longtemps qu’une occasion similaire de renverser le dictateur démocratiquement élu se présente.

 

Ces évènements posent la question politico-philosophique suivante : suffit-il qu’une personnalité soit démocratiquement élue pour qualifier son régime de démocratique ? Ce, même s’il arrête des journalistes, prive des partis politiques de leurs droits fondamentaux et s’approprie la justice ? Et surtout, depuis la tentative manquée, s’il écarte et emprisonne tous ceux qui pourraient, à l’avenir, créer les conditions d’une alternance démocratique ?

 

Tirs sur Métula en direction de la Ména :

 

Rappel des évènements de mercredi et révélation exclusive : hier soir, le Hezbollah a mené sous nos yeux une opération militaire à Kfar Kileh – à 400 mètres de notre rédaction – afin de neutraliser les responsables des tirs de mercredi.

 

Les généraux et les rabbins violeurs :

 

Le rabbin Eliézer Berland, leader de la communauté des "Shouvou Banim" (revenez les fils [à la religion]), une branche prépondérante de la Khassidoute de Bretslav, arrêté après son extradition d’Afrique du Sud et 3 ans de cavale. La justice lui impute des abus sur au moins cinq personnes.

 

Le Bridadier-Général Ofek Buchris, l’un des plus brillants officiers de Tsahal, ancien commandant de la Brigade Golani, accusé de viols par la justice militaire sur au moins deux subordonnées féminines entre juillet 2010 et septembre 2013.

 

Pas moins de 17 chefs d’accusation sont retenus contre le général.

 

Des dizaines d’officiers de l’Armée, de la police et des personnalités politiques ont été reconnus coupables pour des faits semblables, y compris l’ex-Président Moshé Katsav, qui purge une peine de prison.

 

Des centaines de rabbins se sont livrés à des abus sexuels, principalement de nature pédophile sur des élèves et des femmes pratiquantes, venues leur demander conseil.

 

Il est nécessaire de mettre à jour ces pratiques criminelles, sans états d’âme, pour infléchir ce qui est devenu un véritable fléau en Israël et dans la diaspora.

 

 
Riposte de Tsahal à l’attaque contre Metula (info # 022007/16) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 20 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Mercredi, 20h10 à Métula, 19h10 à Paris,

 

Une heure environ après l’attaque en provenance du Liban-Sud contrôlé par le Hezbollah visant le quartier de Har Hatzfia (le mont de l’Observation) à Métula, Tsahal a riposté dans le Golan syrien.

 

Deux projectiles, vers 8h ce matin, avaient atteint la base israélienne de Narkiss (narcisse), à 45 mètres de la rédaction de la Ména, occasionnant une blessure très superficielle à un soldat.

 

Jérusalem a réagi en envoyant un chasseur-bombardier tirer deux missiles sur des positions dans la ville syrienne de Baath City (ou la Nouvelle Kouneitra), tenue par le régime alaouite et ses alliés de la milice du Hezbollah libanais.

 

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Baath city

Service cartographique © Metula News Agency

 

Baath City est située précisément sur la ligne de front, face aux forces rebelles du Front Sud, positionnées à quelques dizaines de mètres au sud-ouest de la cité.

 

Les deux objectifs, occupés par des miliciens chiites libanais du Hezbollah, ont été détruits et ceux qui s’y trouvaient ont été tués ou blessés.

 

Nous avons mis quelques heures à nous assurer que le raid sur Baath City avait bien été mené par le Khe’l Avir (Armée de l’Air), après que le Hezbollah l’avait attribué au Front al Nosra, qui aurait, pour l’occasion et à en croire les chiites, utilisé des "roquettes hautement explosives", dont l’impact aurait tué des civils.

 

Maher al Ali, un porte-parole du Front Révolutionnaire Syrien (membre du Front Sud), ainsi que d’autres mouvements rebelles actifs dans la région ont tous soutenu la version de l’attaque aérienne. Mais Tsahal, comme à son habitude, a annoncé : "Nous ne répondons pas aux récits de ce genre".

 

Il y a une heure, nous avons reçu le ok définitif et suffisant de l’un de nos scouts à Boukata. Il a vu le F-16 faire feu sur le bâtiment gouvernemental syrien à Baath City. Il est vrai que cette ville ne se trouve qu’à 2km de la frontière israélienne et à 7 de la ville druze de Boukata.  

 

 

 
Des balles libanaises survolent la Ména, un soldat blessé (info # 012007/16) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 20 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Mercredi, 11h30 à Métula, 10h30 à Paris,

 

Ce matin, sur le coup des huit heures, des rafales de mitrailleuses lourdes ont été tirées à partir du Liban en direction des bâtiments de la Ména à Métula et de la base de Tsahal Narkiss (narcisse).

 

Les projectiles venant du Nord ont survolé notre rédaction à une hauteur de 8 à 15 mètres avant d’atteindre Narkiss, qui a subi deux impacts.

 

Narkiss se situe à vol d’oiseau à 45 mètres au-dessus de notre rédaction, se trouvant toutes deux à proximité du sommet du Har Hatzvia, le mont de l’Observation, haut de 610m en son point culminant.

 

Un soldat a été légèrement blessé par le ricochet d’une balle et a été transporté à l’hôpital de Tzfat (Safed) par une ambulance de l’Armée.

 

La sirène d’alarme de la base de Narkiss a retenti et les militaires ont gagné les postes de combat, dont plusieurs chars Merkava, en disponibilité permanente à cet endroit.

 

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Narkiss, la Ména, le Liban

Service cartographique © Metula News Agency

 

En revanche, les habitants de la partie civile d’Har Hatzvia, plus proche des sources de tir que Narkiss, n’ont pas été prévenus et continuent de vaquer à leurs occupations, avec notamment des enfants qui occupent un parc de jeux juste en aval de nos bureaux. Il n’y a pas de déploiement de soldats et d’équipements dans le quartier.

 

Les agriculteurs de la partie centrale de Métula ont, en revanche, été invités à ne pas s’approcher de notre colline.

 

Depuis l’incident, des drones et des hélicoptères nous survolent en permanence.

 

C’est la première fois depuis 2006 que la partie peuplée de Métula est visée par des tirs libanais. Durant la Seconde Guerre du Liban, nous avions été les cibles de dizaines de tirs de roquettes, les maisons d’Har Hatzvia portant encore clairement, pour la plupart, des traces évidentes d’éclats de ces projectiles.

 

En novembre 2005, la maison située exactement au-dessous du petit complexe de la Ména (à 30m) avait subi les tirs croisés de deux roquettes et elle avait été entièrement détruite, voir notre article de l’époque : "Antijuivisme : Ne me parlez pas des tagueurs de banlieue !".

 

En 2005, l’hypothèse avait été envisagée selon laquelle le Hezbollah s’était trompé de cible en visant la demeure de deux paisibles instituteurs alors qu’il comptait probablement détruire les bâtiments de notre agence de presse.

 

Ce mercredi, nous ignorons la nature de son objectif et les raisons qui l’ont poussé à prendre le risque de s’attirer les foudres d’une riposte de Tsahal, qui pourrait être mordante, Israël n’acceptant pas que son territoire soit attaqué, qui plus est, les parties habitées de celui-ci.

 

Nous devons aussi admettre que nous ne nous sommes rendu compte de rien, car au moment des tirs, des jardiniers s’occupaient de notre gazon ainsi que de nos fleurs et le bruit de leurs tondeuses a couvert celui des tirs et de la sirène d’alarme de Narkiss.

 

Il est toutefois envisageable que ce soit à nouveau la Ména qui ait été visée – puisque nous nous sommes trouvés sur le parcours des balles - mais cela reste à démontrer. Jusqu’aux résultats de l’enquête, nous poursuivons notre travail d’information sans précautions particulières et ne manquerons pas d’aviser nos lecteurs en cas d’éventuels développements de l’incident. A 11H27, des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir (Armée de l’Air) ont franchi la frontière libanaise.

 

Ecoutez le commentaire de Stéphane Juffa à chaude au micro de Jim Mosko.

 

 

 
La population française va-t-elle ouvrir les yeux ? (info # 031707/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 17 juillet 2016

 

Par Guy Millière

 

Le gouvernement israélien a immédiatement présenté ses condoléances et offert sa solidarité à la France et à la population française après l’horrible attentat de Nice. Nul membre du gouvernement israélien n’a dit qu’une éventuelle riposte française serait disproportionnée ou n’a demandé à la France d’entamer des négociations avec les adeptes de la barbarie djihadiste. J’évoque ces points parce qu’un contraste existe avec l’attitude des gouvernements français successifs lorsqu’Israël est attaqué. Je les mentionne aussi parce que les réactions des gouvernements français successifs lorsqu’Israël est attaqué peuvent être décrites par un mot : apaisement.

 

Depuis des décennies, les gouvernements français font une distinction entre les terroristes djihadistes selon qu’ils sont « palestiniens » ou non, et ne veulent voir un danger djihadiste que lorsqu’il n’est pas « palestinien ». Le gouvernement français actuel s’est même distingué ces derniers mois en votant une motion anti-israélienne et antisémite à l’UNESCO et en renouant des relations empressées avec un gouvernement qui est sans doute, avec celui, en carton-pâte de l’OLP, alias Autorité Palestinienne, le plus antisémite de la terre, celui de la République Islamique d’Iran.

 

Depuis des décennies aussi, les gouvernements français ont des positions très précautionneuses vis-à-vis de la présence islamique en France. Jusqu’à ce jour, parler de l’antisémitisme musulman qui se dissimule derrière la quasi-totalité des attaques antisémites en France aujourd’hui est quasiment impossible. Jusqu’à ce jour aussi, la branche française des Frères Musulmans, organisation abjecte et infréquentable, est traitée comme une composante normale et acceptable de l’islam en France.

 

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Un suivi terriblement compliqué

 

Le résultat est une politique sans direction précise et sans épine dorsale. Le résultat de cette politique est la situation d’aujourd’hui.

 

Des milliers de musulmans tentés par le djihad sont présents sur le sol français. Fort peu parmi eux passeront à l’acte, mais ceux qui le feront provoqueront des ravages : le terroriste de Nice a tué plus de quatre-vingt personnes et en a blessé, parfois très gravement, des dizaines d’autres. Il a agi seul, sans doute avec des complicités, mas il a montré ce qu’un homme seul déterminé à mourir en shahid est capable de faire. Ceux qui ont agi au Bataclan et ailleurs à Paris, le 13 novembre, étaient moins de dix : le bilan de leur action est, hélas, connu, cent trente morts et des dizaines de blessés là encore. Les tueurs de Charlie Hebdo étaient deux.

 

Même si une simple centaine des musulmans tentés par le djihad en France passe à l’acte, les cadavres risquent d’être très nombreux.

 

Des musulmans qui ne sont pas tentés par le djihad sont également présents sur le sol français, mais un nombre conséquent parmi eux est prêt à fermer les yeux et à excuser les djihadistes qui passent à l’acte. En son temps, il y a quatre ans, Mohamed Merah est devenu un héros dans toutes les banlieues de l’islam. Dans plusieurs écoles et lycées français, il a été impossible de faire respecter une minute de silence à la mémoire des victimes assassinées par les frères Kouachi.

 

L’immense majorité des musulmans présents en France ne sont ni tentés par le djihad ni prêt à fermer les yeux et à excuser les djihadistes, mais ils se montrent très peu concernés par les attentats qu’ils commettent, sont prompts à prétendre que cela ne les regarde pas parce que les djihadistes « ne sont pas musulmans ». Cette majorité silencieuse est confortée dans ses positions par les dirigeants politiques du pays et ceux des associations musulmanes, qui ne cessent de répéter que les adeptes du djihad ne sont pas musulmans.

 

L’immense majorité des musulmans présents en France n’en sont pas moins touchés par l’antisémitisme et la haine d’Israël, et n’ont rien à redire lorsque le djihad assassine en Judée Samarie ou à Tel-Aviv. Ils sont, là encore, confortés dans leurs positions par les dirigeants politiques du pays et ceux des associations musulmanes, qui ne cessent de répéter que la « cause palestinienne » est une noble cause.

 

On peut ajouter à la liste des dangers l’existence de plus de cinq cent soixante-dix zones de non-droit répertoriées par le gouvernement, et l’état des prisons françaises, qui sont devenues de véritables centres de recrutement pour le djihad mondial.

 

Le gouvernement français actuel, en ce contexte, prétend combattre l’Etat Islamique en Syrie et en Irak, ou des islamistes en Afrique subsaharienne, et il s’étonne que des tueurs, commandités par l’Etat Islamique ou d’autres groupes islamistes, soient furieux. Il s’étonne que des attentats aient lieu en France, ce qui ne devrait pas le surprendre.

 

Si la population française ouvrait les yeux, elle demanderait des comptes. Elle demanderait de la cohérence. Elle demanderait qu’on appelle les choses par leur nom, et qu’on dise ce qui est, à savoir que l’islam radical a déclaré la guerre au monde occidental tout entier. Il n’est pas extérieur à l’islam, mais en est une excroissance délétère.

 

Il existe dès lors un problème au sein de l’islam, qu’il est nécessaire de regarder en face, et de traiter avec le pragmatisme requis. Toute forme de sympathie envers l’islam radical est une sympathie avec l’ennemi, et toute coopération avec l’islam radical procède de la collaboration avec l’ennemi.

 

Les crimes commis au nom de l’islam radical sont des crimes, quel que soit l’endroit où ils sont commis, et un tueur djihadiste qui tue à Paris, à Nice, à Orlando, à Istanbul, en Judée Samarie ou à Tel Aviv est un tueur djihadiste et un soldat dans la guerre contre le monde occidental. Une guerre ne peut être gagnée que si l’on s’en donne les moyens. La France, comme d’autres pays occidentaux, a un besoin urgent d’un gouvernement cohérent et déterminé.


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Dernière minute : Tsahal tire sur un drone syrien Version imprimable
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dimanche, 17 juillet 2016

 

Dernière minute :

 

Aux alentours de 17h, Tsahal a tiré deux missiles sol-air Patriot sur un drone qui était sur le point de s’introduire au-dessus du territoire israélien en provenance de Syrie.

 

Selon nos reporters, l’intrus a été abattu ou a rebroussé chemin. Des débris d’un Patriot sont tombés à proximité du kibboutz d’Ayelet Ha-shakhar (la biche de l'aurore) sans faire ni dégâts ni victimes. Nous sommes en attente d’une confirmation officielle.

 

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Les images du tout récent tir de Patriots

 

La population du Golan et du Doigt de la Galilée n’a pas reçu de consignes particulières de sécurité et continue à vaquer à ses occupations.

 

Nous interviendrons en cas de développements ultérieurs, notamment dans l’éventualité d’une réplique de l’Armée israélienne.

 

 

 
Deux soldats tués dans le Golan : Tsahal vient de confirmer (info # 021707/16) Version imprimable
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dimanche, 17 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Dimanche, 16h00 à Métula, 15h00 à Paris,

 

A 15h37, heure de Métula, le porte-parole de Tsahal nous a confirmé par téléphone l’information que nous donnions en exclusivité à 8h15 ce matin.

 

Il est ainsi avéré que deux soldats du bataillon 601 du génie ont trouvé la mort, ce matin vers 07h00, près du sommet du massif du Hermon, qui surplombe la ville druze de Majdal Shams (étoile du soleil).

 

Trois autres soldats sont blessés – et non deux comme nous l’annoncions à 8h15 -, dont l’un se trouve dans un état décrit comme "modéré à sérieux". Les trois hommes sont soignés à l’hôpital Rambam de Haïfa.

 

Les militaires se trouvaient en patrouille dans une Jeep, et c’est le conducteur – le Premier Sergent Hussam Tapash, un Druze de Bet D’jan, décédé lors de l’accident - qui est responsable de la manipulation ayant conduit à l’explosion de la grenade.

 

Le Sergent Shlomo Rindanao, un nouvel émigrant venu seul en Israël pour s’engager dans Tsahal, est la seconde victime de cet évènement.

 

L’Armée continue, en cette après-midi de dimanche, son enquête afin de comprendre les circonstances exactes du drame.

 

 

 
Très grave accident dans le Golan (info # 011707/16) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 17 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Dimanche, 8h15 à Métula, 7h15 à Paris,

 

Un accident s’est produit ce matin dans une jeep de Tsahal au sein d’une base militaire à proximité du village druze de Majdal Shams (Golan), lorsqu’une grenade aurait explosé incidemment, atteignant plusieurs soldats.

 

Deux militaires auraient péri dans l’accident et deux blessés ont été conduits à l’hôpital par ambulance. Il s’agit d’une information préliminaire de la Ména en attente d’une confirmation du porte-parole de Tsahal.

 

 

 
L’analyse de l’attentat terroriste de Nice (info # 011507/16) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 15 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Juffa s’exprime ce vendredi au micro de Jim Mosko sur Radio Judaica :

 

https://youtu.be/TW8Yh2vyalU  (Youtube)

 

Non ce n’est pas le camion qui a assassiné 85 personnes, c’est le terroriste islamiste qui le conduisait, contrairement à ce que nous avons entendu toute la nuit sur les media français.

 

L’analyse des questions : "Pourquoi ?". Pourquoi des individus qui vivent parmi nous sacrifient-ils leur vie pour tuer d’autres gens au nom d’une religion ? En quoi ces décès font-ils avancer l’islamisation de la planète ? En quoi ces assassinats peuvent-ils être fêtés comme autant de victoires par de nombreux musulmans ?

 

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Faute de répondre à ces questions et d’identifier les mobiles profonds du terrorisme islamiste, il va continuer à tuer. Il faut cesser de se focaliser sur DAESH, il existe des dizaines d’autres organisations terroristes islamistes actives de par le monde. Il convient de les identifier, de les repérer, et de les combattre.

 

Ostensiblement, le paragraphe "des analystes" de l’AFP ne s’applique pas pour expliquer les mobiles des assassins du Bataclan, de Zaventem et de la promenade des Anglais : "Pour les analystes, les attaques palestiniennes résultent surtout des vexations de l'occupation israélienne, de l'absence de toute perspective proche d'indépendance et des frustrations économiques".

 

Il est donc nécessaire, puisque l’existence d’Israël n’est pas la cause de ce délire meurtrier,  d’étudier sérieusement – sans haine ni parti-pris – la relation existant entre l’islam et le terrorisme, car il ne s’agit pas, contrairement à ce que les gouvernements et certains journalistes affirment, d’une relation marginale.

 

La Guerre contre le terrorisme n’est pas seulement la Guerre contre DAESH. Il n’est plus temps de prendre des mesures symboliques en lançant quelques bombes sur Raqqa afin de rassasier le besoin de vengeance du peuple, mais de combattre réellement les terroristes là où ils se trouvent, et cela va des banlieues au Maghreb.

 

Sur le plan sécuritaire, les gouvernements peuvent agir à deux niveaux : premièrement, en sécurisant (filtrages, contrôles, barrières) la rue et principalement les concentrations publiques et les sites à risque, deuxièmement, en combattant par le renseignement globalisé et les frappes militaires les organisations et leurs bailleurs de fonds sur toute la surface de la Terre.

 

L’"assaillant" de Nice n’a pas été publiquement identifié ; il le sera lorsque son nom aura été publié.

 

 

 
Brexit : une catastrophe ? (info # 011407/16) Version imprimable
Analyse
jeudi, 14 juillet 2016

 

Par Llewellyn Brown

 

Le vote du référendum de la Grande Bretagne portant sur son maintien ou non dans l’Union Européenne a provoqué bien des remous, et continue à faire couler de l’encre. Pour l’establishment politico-journalistique, le « non » retentissant de la population britannique a constitué un désastre inouï, et l’on n’a pas lésiné sur les qualificatifs pour dénoncer cette décision malvenue.

 

Le peuple

 

L’un des premiers fautifs dénoncés régulièrement dans les media fut le peuple. Selon les opinions exprimées par l’establishment, les classes populaires seraient foncièrement inaptes à prendre des décisions concernant leur destin. Faisant écho à ce mépris, Alain Minc a prétendu que le résultat de cette consultation représentait « la victoire des gens peu formés sur les gens éduqués ». Apparemment, il eût souhaité que chacun fût obligé de présenter des diplômes appropriés pour recevoir sa carte d’électeur.

 

Le terme « populisme » est devenu l’antienne des gens de gauche, et nous pouvons nous interroger quant aux préjugés que ce terme recouvre. Car enfin, ceux qui, autrefois, faisaient profession de défendre le peuple, ont lâché celui-ci au profit des nouvelles victimes de la société moderne, désignées par les euphémismes « diversité », et « chances pour la France ». Quant aux gens du peuple, puisqu’ils jouissent désormais des produits du capitalisme au même titre que les anciens soixante-huitards, ils sont qualifiés de « beaufs » ; ils sont jugés incultes, incapables d’éprouver des sentiments beaux et élevés à l’égard de l’Autre. Bref, le peuple étant pétri de mauvais penchants, l’élite politicienne estime de son devoir de le brider et de le ramener dans le droit chemin.

 

Selon cette optique, la démocratie semblerait révéler de sévères limites, n’étant un système de gouvernement convenable que si le peuple vote en conformité avec les directives de ceux qui prétendent savoir. Ainsi, au sujet d’un éventuel retrait français de l’Europe, Alain Juppé déclare : « Organiser un référendum aujourd’hui en France serait totalement irresponsable ». Il serait sans doute du même avis que Giscard d’Estaing, qui avait affirmé, en 2005, au sujet d’un référendum similaire : « C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui ». En somme, le peuple doit se taire, fermer les yeux, et se laisser gouverner par ses élites prétendument éclairées : ceux qui savent ce dont la Nation a besoin.

 

Il est loisible de discerner, derrière ces jugements plutôt irrationnels, une certaine rancune inspirée par la conscience d’avoir manqué un rendez-vous crucial. En effet, le constat s’impose : le peuple s’est présenté aux urnes en masse, contrairement à ces vertueux qui n’ont pas pris la peine de sortir de chez eux !

 

L’histoire se répète

 

Cette attitude n’est pas nouvelle pourtant : l’irrespect à l’égard du sentiment du peuple semble être une constante depuis que François Hollande est au pouvoir. En effet, l’attitude des élites auto-proclamées est comparable à celle manifestée à l’égard de la « Manif’ pour tous », mouvement qui s’est mobilisé contre le mariage homosexuel en novembre 2012. Quand le gouvernement voulait à tout prix faire passer cette loi, les bien-pensants dénonçaient déjà l’obscurantisme du peuple, la prétendue intolérance de ce dernier à l’égard des homosexuels, et son repli sur des valeurs réactionnaires.

 

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No comment

 

Pour réprimer l’expression massive du rejet de ce projet de loi, les forces policières avaient eu recours à une violence démesurée, notamment contre des personnes âgées et des enfants, tous pacifiques ; et quiconque arborait publiquement le t-shirt rose revêtu de l’emblème du mouvement risquait de faire un tour au poste de police. Les forces de l’ordre allaient jusqu’à falsifier les photographies aériennes de la manifestation, gommant soigneusement certains endroits pour faire croire que la participation était moins nombreuse qu’elle ne le fut en réalité.

 

Certes, pour condamner cette attitude populaire spécifique à la France, dans ce cas précis, on a remarqué qu’une législation similaire était passée, sans susciter de réelle opposition dans d’autres pays européens. Par ailleurs, on pouvait s’étonner de l’étrange insistance du gouvernement à promulguer une loi qui ne semblait apporter rien de nouveau par comparaison avec le PACS, qui accordait déjà aux homosexuels des avantages comparables à ceux offerts par le mariage. Or justement, personne à ma connaissance, ne s’est interrogé quant aux raisons motivant cette opposition massive. Il eût fallu au moins émettre l’hypothèse que celle-ci trahissait la présence d’un profond malaise dans notre société. Pour en amorcer la réflexion – et sans émettre d’assertion ferme ou tranchante –, on peut penser qu’elle n’était pas étrangère au délitement qui frappe la qualité de vie dans notre pays, à ces phénomènes qui touchent de nombreux habitants en milieu urbain : le déclin du lien en société, l’immigration massive et incontrôlée qui conduit à l’islamisation de nombreux quartiers.

 

L’immigration

 

Si l’on a décrété que le sentiment « populiste » était responsable du résultat éclatant du référendum, on a considéré que le repli identitaire, le fascisme et le racisme donnaient son contenu à ce nivellement par le bas. Force est de constater, cependant, que ces termes sont devenus la tarte à la crème des discours politiques aujourd’hui, puisqu’ils équivalent au qualificatif simpliste “méchant”.

 

En effet, devant l’immigration de peuplement que nous subissons – en l’absence de tout processus démocratique sur la question –, il est légitime de s’interroger et de réclamer une discussion ouverte. Car enfin, tout sujet réellement politique mérite que le peuple dans son ensemble soit invité à en débattre, au lieu qu’on le lui confisque arbitrairement sous des prétextes faussement moraux. En l’espèce, il s’agit pour le peuple de s’exprimer sur l’opportunité et les modalités de l’immigration, afin de déterminer, avec toute la lucidité possible, la réponse à la question : dans quelle société désirons-nous vivre ?

 

Il n’y a donc pas lieu de s’étonner si ce même sujet a pu entrer en considération pour les électeurs britanniques. Notamment, au regard du fait qu’Angela Merkel – chancelière de l’Union Européenne, pourrait-on dire – s’était empressée de réclamer l’arrivée massive en Europe de « migrants » transitant par la Turquie, sous prétexte de leur prétendue fuite de la guerre en Syrie-Irak. La question était devenue d’autant plus pressante que ces flux migratoires contenaient – et contiennent encore – une part criminelle non négligeable. Alors, attribuer le résultat du référendum à la supposée prévalence d’un sentiment raciste relève d’une inversion logique : il ne s’agissait pas de la promulgation de mesures vexatoires visant une certaine population, mais d’une opposition à des mesures déjà imposées aux autochtones. Ce n’est qu’avec une bonne dose de mauvaise foi que l’on prétendrait entendre des bruits de bottes !

 

Puis, pour emprunter les mots d’André Siegfried, quand il affirmait pouvoir réduire une séance de son cours à Science Po à cette seule phrase : « La Grande Bretagne est une île », pourquoi les Britanniques ne se prévaudraient-ils pas de cet avantage que leur procure la géographie de leur pays pour affirmer leur souveraineté ; pour prendre du large face au tropisme grégaire qui anime les pays du continent ?

 

Certes, invoquant les impératifs issus de la mondialisation, on a pu déclarer que la Grande Bretagne ne pourrait jamais survivre seule. Ce jugement se laisse discuter : je connais un tout petit pays situé au Proche Orient qui doit constamment affronter des dangers autrement plus existentiels, depuis sa (re)naissance. Certains choisissent la solitude, d’autres se la voient imposer…

 

Qui est frileux ?

 

Il convient d’examiner de plus près la nature des arguments avancés pour critiquer le choix britannique. On n’a pas manqué, par exemple, de souligner les dangers qu’encourait le pays en quittant l’Union : les risques pour l’économie, qui supporterait mal l’absence du renfort que procure le nombre [et l’accès à un marché domestique de plus d’un demi-milliard d’êtres humains à fort pouvoir d’achat. Ndlr.] ; la nécessité de renégocier tous les accords passés avec l’Union et avec les partenaires commerciaux, et d’autres encore. En somme, il s’agit d’arguments exprimant un sentiment de panique à l’égard des dangers pouvant surgir pour le statu quo. Une telle réaction paraît tout à fait attendue. L’objectif même présidant à la création de l’Union Européenne consistait à créer une force économique sur le plan mondial, un marché stable, et des sociétés pacifiées grâce à l’abolition des spécificités nationales. Ainsi, en plaçant le débat sur le seul plan du confort matériel, ces voix cherchent avant tout à dénier toute question réellement politique ; car toute interrogation de cet ordre doit nécessairement porter sur le destin du peuple ; elle doit définir comment ce dernier voit son existence.

 

L’attitude conservatrice exprimée par ceux qui dénoncent le Brexit est patente : on a bien noté que nombre d’« experts » et de « responsables » politiques n’ont rien vu venir, proclamant qu’il était impossible que les Britanniques fassent un tel choix. On comprend donc leur désarroi, quand le peuple a opposé un démenti massif à leurs prévisions ! Nos élites sembleraient uniquement capables de seriner leurs discours soporifiques dans le but de mener leurs transactions en vase clos et souvent à leur avantage personnel. A ce titre, que « l’impossible » se produise enfin est une chose éminemment salutaire !

 

Or c’est ici qu’il convient, me semble-t-il, de marquer la réelle valeur humaine du référendum britannique. Les postmodernes – parmi lesquels nos gauchistes – sont épris d’un monde où le capitalisme dispense ses bienfaits, et abreuve les populations de plus en plus d’objets de consommation.

 

Mettons cela en des termes familiers, ceux que l’on entend dans tous les discours. Aujourd’hui, chacun est convié à vivre non dans le monde réel, mais dans le virtuel, à être « connecté », à afficher un optimisme sans bornes à l’égard de l’avenir radieux promis à l’humanité occidentale. On nous exhorte aussi à adhérer à l’idéologie du « développement durable ». Celui-ci s’entend comme la version moderne de la quadrature du cercle, où la production accrue des objets informatiques est supposée conduire miraculeusement à l’assainissement de notre environnement. Dans le même ordre d’idées, on nous somme de combattre le « réchauffement climatique ».

 

Bref, au regard de toutes ces causes, la vie humaine se résume à la gestion des choses, au détriment du lien par la parole, comme Jean-Claude Milner l’a si bien démontré1. Quelle meilleure façon de réduire la population à l’impuissance, que de lui occuper l’esprit avec des gadgets électroniques ? Mais au fond, au lieu que ces derniers servent l’humain, c’est chaque utilisateur qui se met au service des multinationales en leur fournissant des données. Cette situation n’est pas sans conséquences sur ce que l’humain est prêt à investir pour vivre réellement. Sous les effets de ce conditionnement, la population ne peut que devenir frileuse, ayant de plus en plus peur de prendre des risques, d’affronter l’inconnu. Connaissant donc cette pente qui affirme son emprise dans les pays occidentaux, notre surprise ne peut qu’être grande devant le sursaut que révèle le référendum, car voilà cet inconnu ; contre toute attente, les Britanniques l’ont fait surgir !

 

Dès lors, nos élites redoutent des exit en chaîne : que les peuples veuillent, à tour de rôle, s’affranchir de la tutelle bureaucratique et antidémocratique de l’Union Européenne. Ce que nous voyons se manifester, c’est l’expression éclatante d’un désir que nos dirigeants voulaient étouffer sous le confort de la routine. Par son choix, le peuple britannique a refusé de consentir à son effacement, revendiquant le droit d’épouser son destin singulier. Ce qui apparaît au grand jour relève du désir inconscient qui, lui, n’incarne jamais la belle harmonie dont rêvent nos bien-pensants : si c’était le cas, notre monde serait une vraie pépinière d’utopies. Au contraire, ce que l’on peut mettre ici sur le compte du désir relève de la dysharmonie qui constitue le fond de l’humain. Il n’y a pas lieu de s’étonner si une attitude de conflit finit toujours par ébranler nos aspirations à la paix.

 

Un acte, enfin

 

Prenant le contre-pied de cette réalité, nos postmodernes demeurent habités par le rêve d’une existence éthérée, et ne tolèrent pas que quelqu’un dise « non », que l’on refuse de céder devant la masse. Comment ose-t-on dire « non » à ceux qui prétendent savoir ce qui est bien pour nous ?

 

Après cette réponse inouïe exprimée par les Britanniques, il est normal que l’on s’affole : pris de court devant l’inattendu, chacun est interloqué. Cependant, passé ce moment de saisissement, les personnalités politiques et les commentateurs retrouvent rapidement leurs repères : ils accusent les gens malfaisants, les pas-comme-il-faut ; ils critiquent le mécanisme du vote, exigeant que le peuple repasse aux urnes, dans le fol espoir qu’il se rendra compte enfin de son erreur… De cette manière, ils misent non sur l’intelligence mais sur la peur, espérant que tout le monde redeviendra craintif et se laissera dicter ses choix. Ce n’est guère une position très courageuse.

 

Parmi les griefs formulés, on a prétendu que le référendum était faussé parce que les électeurs auraient confondu la question soumise à leur réflexion avec leur désenchantement à l’égard du gouvernement du jour. Mais tout de même, la politique n’a jamais été pure, détachée des considérations concrètes dans lesquelles chacun se trouve sur le moment. Transposons la problématique au domaine intime quand il est question de brouille : on peut toujours prétendre que l’un des deux partenaires a fait le mauvais choix, qu’il a agi pour des raisons très confuses et sans mesurer les réelles conséquences. Dans les deux cas, il n’empêche qu’au-delà du domaine des discours, il existe celui de l’acte, et c’est celui-ci qui porte à conséquence. Pour lui donner sa vraie portée, on peut entendre ce mot dans tous les sens du terme : juridique, médical (l’estampille officielle qui détermine une certaine réalité), criminel (produisant l’irréparable). C’est cette valeur qui donne son poids au choix des Britanniques : il s’agit d’une déclaration dans le style : « Je sors, je dis “non”, et je n’ai pas à vous dire pourquoi ! ».

 

Bref, un acte représente un saut existentiel, après quoi tout le monde peut lancer des imprécations qui n’expriment rien d’autre qu’un sentiment d’impuissance, parce que plus rien ne sera comme avant. C’est ainsi.

 

Catastrophe !

 

Donc, une catastrophe ? Oui : mais au sens étymologique du terme. Dans le théâtre de la Grèce antique, ce mot désignait un tournant dans l’action dramatique. A cet égard, on peut songer à la pièce éponyme de Samuel Beckett, que celui-ci écrivit à la demande de l’Association internationale pour la défense des artistes, et qui fut créée au Festival d’Avignon en 1982, lors de la manifestation « Une nuit pour Vaclav Havel ». En effet, l’écrivain tchèque était en prison depuis plusieurs mois, pour dissidence.

 

Dans cette très courte pièce, on voit le personnage principal debout et immobile, tête baissée et coiffée d’un chapeau. Autour de lui, le metteur en scène observe et donne des ordres à son assistante, qui exécute diverses manipulations afin que cette figure anonyme soit présentable : on ignore pour quel événement.

 

Si cette pièce – sans le moindre discours idéologique – visait à affirmer un soutien à l’égard d’un artiste opprimé par un régime totalitaire, elle l’a fait par le biais d’un visage qui se relève, et qui brise ainsi les attentes d’une foule réclamant la soumission. La figure fait face, mais n’affirme rien, si ce n’est en opposant son regard insondable qui impose le silence à la masse grégaire.

 

Le contexte du Brexit peut paraître moins sublime, plus terre à terre, plongé dans la gangue du quotidien. En effet, le saisissement causé par le choix inattendu des Britanniques fut immédiatement recouvert par le vacarme affolé des commentateurs. Cependant, le silence est là, au cœur de cet acte de rupture. Il vaut la peine que nous en prenions la vraie mesure.

 

 

 

[1] Jean-Claude Milner, Court traité politique I : La Politique des choses ; II : Pour une politique des êtres parlants, Lagrasse, Verdier, 2011.


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Le ministre égyptien des Affaires Etrangères en Israël : très importante visite (info # 011207/16) Version imprimable
Analyse
mardi, 12 juillet 2016

 

Par Sami el Soudi

 

Dimanche dernier, Samekh Shoukry était en Israël pour une visite officielle. C’était la première fois en neuf ans qu’un ministre des Affaires Etrangères des bords du Nil se rendait à Jérusalem. A son arrivée, Shoukry a déclaré que "la réalisation de la vision de la solution des deux Etats réclame des initiatives pour construire la confiance, de même qu’un désir authentique qui résiste à toutes les circonstances. L’Egypte est engagée", a ajouté le ministre, "à soutenir les efforts de paix israélo-palestiniens et est disposée à fournir pour ce faire toutes les formes d’assistance possibles".

 

Cette annonce participait de l’emballage médiatique que les deux pays avaient conjointement décidé de proposer pour dissimuler les enjeux réels de cette rencontre de la plus haute importance. Il s’agissait de ne pas pousser des Egyptiens dans les bras des Frères Musulmans, alors que la situation reste quasi-insurrectionnelle aux bas des pyramides, et que la cause palestinienne demeure sensible pour un grand nombre de concitoyens du Maréchal Abdelfattah al Sissi.

 

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Samekh Shoukry en Israël

Israël et l’Egypte : des "alliés stratégiques vitaux dans la région"

 

L’emballage en question avait été coordonné avec grand soin avec Isaac Molkho, l’émissaire spécial de Netanyahu, que l’on a plus vu dans la capitale égyptienne qu’à Tel-Aviv durant ces dernières semaines. Molkho a d’ailleurs atterri à l’aéroport Ben Gourion quelques minutes seulement avant l’arrivée du ministre d’al Sissi.

 

En fait, l’unique proposition tangible concernant le processus de paix exprimé durant cette visite concerne l’invitation faite au Premier ministre israélien et à Mahmoud Abbas de se rencontrer face à face dans la capitale égyptienne, sans conditions préalables, en présence du maréchal. M. Netanyahu, c’était dans le scénario, s’est empressé d’accueillir favorablement cette initiative, tandis qu’elle était très fraichement perçue à Ramallah, ce qui était également attendu.

 

La proposition d’al Sissi s’inscrit en porte-à-faux avec la démarche de la France, et Abbas sait qu’au Caire il ne serait pas ovationné debout par le parlement, et qu’il ne jouirait d’aucun traitement de faveur de la part de ses hôtes. Cela contraste avec la démarche des Européens, qui lui promettent de faire pression sur Israël pour qu’elle accepte de négocier un règlement ayant pour cadre la ligne d’armistice de mai 1967.

 

En résumé, on dira que le processus prôné par le Pharaon conduit à un Etat avec la plus petite indépendance possible pour les Palestiniens, assortie de garde-fous sécuritaires draconiens, alors que celui de l’Union Européenne favorise un Etat de Palestine le plus autonome envisageable, assorti d’une ingérence maximale de la communauté internationale. La différence, mais elle est de taille, consiste en cela que l’initiative égyptienne a le soutien des autres grands Etats arabes et qu’elle a une chance d’aboutir, jouissant d’un a priori favorable du Premier ministre hébreu. Tandis que l’initiative européenne, précisément parce que Jérusalem s’y oppose, n’est qu’un show qui ne mène nulle part, comme tout le monde en est conscient. Son objectif principal vise à souligner l’empathie des gouvernements du vieux continent pour la cause palestinienne, principalement destinée à calmer les populations musulmanes qu’ils gèrent, qui en ont fait un symbole et un sujet de rassemblement, source de désordres.

 

Reste que Shoukry n’est pas venu en Israël pour s’occuper des problèmes des Palestiniens dont son gouvernement n’a cure, mais de s’entretenir de l’accentuation de la coopération avec le pays qu’il définit désormais comme un "allié stratégique vital dans la région", et je tiens cette formule de la bouche même de hauts fonctionnaires cairotes avec lesquels je me suis entretenu.

 

Le gouvernement al Sissi, soit l’Armée égyptienne, considère le Hamas comme un ennemi mortel. Il n’oublie pas que cette organisation est la version palestinienne de la confrérie des Frères Musulmans, et que ce sont eux qui l’ont créée. Il n’oublie pas non plus que le Hamas avait activement participé au "Printemps égyptien", en s’attaquant notamment aux prisons pour libérer des terroristes islamistes qui avaient ensuite soutenu Morsi.

 

A cet égard, on note que le blocus imposé par l’Egypte à la Bande de Gaza est largement plus hermétique que celui des Israéliens, qu’aucune marchandise ne transite du Sinaï vers l’enclave palestinienne, que le poste frontière de Rafah est plus souvent fermé qu’ouvert, et que les habitations palestiniennes, qui dissimulaient des sorties de tunnels côté égyptien, ont été dynamitées par milliers, sans aucun ménagement ni dédommagement pour ceux qui y résidaient.

 

Un Etat palestinien indépendant est la dernière chose que Le Caire appelle de ses vœux ; Le Caire, qui exclut d’avoir pour voisin un califat islamique dirigé par le Hamas, œuvre au contraire pour la disparition de cette organisation. Le gouvernement al Sissi n’est pas même disposé à prendre le risque de l’établissement dans la Bande d’un Etat gouverné ou co-gouverné par le Fatah, par crainte d’un nouveau putsch islamiste, rampant ou violent.

 

Pour ces raisons, lorsque les Israéliens ont proposé aux Egyptiens la construction d’une île artificielle au large de Gaza pour abriter un port commercial, ils se sont vu opposer une ferme fin de non-recevoir.

 

Quant à l’Autonomie Palestinienne, l’Armée du Pharaon la considère comme un agglomérat de pantins corrompus, dont l’objectif consisterait à maintenir le statu quo le plus longtemps possible afin d’amasser des fortunes personnelles sur la base des donations internationales et arabes. A propos de ces dernières, on observe leur diminution de mois en mois, à l’exception de celles du Qatar. Parlant précisément de Mahmoud Abbas, mes interlocuteurs d’outre-canal m’affirment qu’il ne peut pas même compter sur 50 000 partisans fiables [sur un total de 2.5 millions Palestiniens, y compris à Jérusalem] vivant en Cisjordanie. "L’Autorité Palestinienne, son président et ses barons sont inconsistants et se trouvent à la tête d’une institution imaginaire, qui ne devrait pas être en charge des négociations avec Israël et qui devrait accepter avec des applaudissements une solution définitive qui serait négociée avec les Juifs par l’Arabie Saoudite et l’Egypte", affirment les membres du gouvernement d’al Sissi, ajoutant que "s’ils persistent dans leur attitude butée, arrogante et irrationnelle, ils n’obtiendront rien, et Israël avalera ce qu’il leur reste de territoires, et qu’alors, il n’y aura plus rien à faire pour eux".

 

L’un des locuteurs égyptiens de haut rang présent lors de l’une de nos rencontres m’a dit, en présence de ses collègues : "Le monde arabe en a marre des Palestiniens qui ne comprennent pas que l’ennemi des vrais musulmans est l’Iran, et que pour le combattre, notre meilleur allié est Israël", poursuivant, "cela fait des décennies que nous sacrifions nos hommes et nos ressources afin de vous aider et que vous, vous ne faites rien pour justifier le gigantesque dévouement des Arabes. Vous êtes des égoïstes dont la population vit dix fois mieux que chez nous", ponctua l’intervenant sur un ton vif.

 

Pour l’Egypte, la priorité absolue, c’est la pacification de la péninsule du Sinaï, où les islamistes, à commencer par l’organisation Wilayat Syna (Province du Sinaï – de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant, ayant intégré DAESH en 2014), mène une guerre de guérilla contre les forces du régime. En octobre dernier, les islamistes actifs dans ce désert avaient abattu un Boeing russe, tuant tous ses occupants et infligeant un coup terrible à l’activité touristique, indispensable à la survie économique de l’Egypte.

 

Or Israël, à la demande du Caire, intervient plusieurs fois par semaine par des frappes de drones contre les djihadistes du Sinaï. La mission principale de Samekh Shoukry en Israël consistait à approfondir toujours davantage la coopération stratégique et tactique avec Tsahal, qui inclut déjà une coordination permanente au niveau opérationnel et du renseignement.

 

De son côté, Jérusalem a autorisé Le Caire à acheminer des troupes et des avions dans la presqu’île, très au-delà des limites stipulées dans les Accords de Camp David. A en croire le no.2 de Tsahal et l’ambassadeur israélien au Caire, les relations et la coopération entre les deux pays sont "plus étroites que jamais".

 

Ces relations de confiance avaient débuté lorsque, à la demande des généraux égyptiens, à l’été 2013, Israël était intervenue auprès de l’Administration Obama afin que les USA ne déclarent pas officiellement que Mohamed Morsi avait été renversé par un "coup d’Etat militaire" [bien que ce fût le cas], ce qui les aurait privés, à cause de la législation américaine, de toute aide économique et militaire. Depuis cette intervention, les relations sont allées se solidifiant.

 

En plus du volet sécuritaire direct, Sissi aimerait qu’Israël l’aide à rétablir des relations correctes avec Ankara, ainsi qu’à résoudre une dispute lancinante qui l’oppose à l’Ethiopie au sujet du partage des eaux du Nil. L’Egypte voudrait aussi bénéficier des percées israéliennes dans le domaine énergétique, notamment des forages de gaz et de pétrole dans la Méditerranée et de leur exploitation.     

 

Les discussions ont aussi certainement abordé les questions régionales, dont l’intégration des moyens militaires et leur déploiement concerté face à la menace iranienne, y compris en Irak, en Syrie et au Yémen. Au Yémen, où, les spécialistes stratégiques de la Ména en sont absolument convaincus, l’Arabie Saoudite, principal bailleur de fonds du Caire, a largement recours aux conseillers hébreux, aux drones israéliens, ainsi qu’à d’autres matériels.

 

On le voit dans le sillage de la visite de Shoukry, la coopération entre Israël et les grands pays sunnites a atteint des dimensions importantes. Au point que la cause palestinienne, longtemps instrumentalisée par les mêmes pays pour justifier la guerre contre Israël, n’a plus de raison d’être et est devenue une gêne dans l’élaboration des stratégies régionales.

 

Les Etats arabes n’ont toutefois pas officiellement abandonné les Palestiniens, car leurs opinions publiques ne le leur pardonneraient pas. Mais M. Abbas ne doit pas se laisser aveugler par l’emballage favorable décidé pour dissimuler cette rencontre bilatérale, car sans la volonté effective du Maréchal Sissi de faire évoluer notre cause, elle va s’embourber.

 

L’intelligence voudrait qu’Abou Mazen [Abbas] fasse tout ce qu’il peut pour accrocher notre petit wagon au train arabo-israélien en marche. Pour y parvenir, il devrait revoir ses prétentions à la baisse, prendre conscience de notre poids relatif dans la balance des relations internationales, et cesser à la fois sa guerre diplomatique contre Jérusalem et son soutien symbolique au terrorisme. Ce, même si, au-delà de la rhétorique, les forces de l’Autorité collaborent pleinement avec les Israéliens pour juguler ce fléau.

 

Car désormais, et c’est l’exigence d’Israël, partiellement comblée par la visite de Samekh Shoukry, Binyamin Netanyahu demande que la coopération israélo-arabe devienne visible, aussi bien dans les relations bilatérales qu’au sein des instances internationales, où les diplomates arabes agissent comme si la guerre contre les Juifs se perpétuait.


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L’arrogance européenne perdure (info # 011007/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 10 juillet 2016

 

Par Guy Millière

 

L’Europe a, nul ne l’ignore, un long passé colonial. Celui-ci est longtemps allé de pair avec l’idée que les politiciens européens savaient mieux que ceux qu’ils colonisaient comment gérer des sociétés entières. Cette certitude a engendré de multiples abus, des actes guidés par l’arrogance et des décisions arbitraires.

 

La recomposition du Proche-Orient lors du démantèlement de l’empire ottoman a été particulièrement prolifique en termes d’abus, d’arrogance et de décisions arbitraires. Le tracé des lignes séparant des protectorats et répartissant les territoires de la Syrie, du Liban et de l’Irak a été particulièrement inepte. Ces frontières créées sans tenir compte des spécificités des sociétés autochtones sont à l’origine des guerres sans fin qui ravagent la région.

 

Le jeu de chaises musicales, destiné à favoriser la montée des ibn Saoud en Arabie, et à trouver des places pour les fils du chérif de La Mecque, dupé par les manœuvres britanniques, à favoriser le passage de Faysal bin Hussein du statut de roi de Syrie à celui de roi d’Irak, l’installation d’Abdallah bin Hussein en position d’émir de Transjordanie, a été marqué par un cynisme assez nauséabond.

 

La création d’un foyer national juif, d’abord appelé Mandat Palestinien, et le jeu britannique (encore), qui a asphyxié peu à peu l’immigration juive sur le territoire, tout en favorisant l’immigration arabe et la montée d’un islamisme antisémite teinté de nazisme parmi les immigrants arabes, porte des traces indélébiles d’un comportement criminel.

 

Si Israël existe, ce n’est pas grâce aux politiciens européens mais malgré eux. Si le monde arabe, en revanche, se trouve dans l’état où il est aujourd'hui, c’est très largement à cause des politiciens européens. On peut ajouter à l’ensemble, que si six millions de Juifs sont morts dans le système Auschwitz, c’est aussi à cause de politiciens européens ; car les nazis comptaient de nombreux collaborateurs sur le continent européen, et les Britanniques (décidément) ont semblé oublier la notion de foyer national juif qu’ils avaient eux-mêmes décrété en des instants où les Juifs d’Europe en auraient eu particulièrement besoin.

 

Les politiciens européens ont prétendu se repentir du passé colonial de l’Europe et en tirer les leçons nécessaires. Ils ont également prétendu se repentir de la mort des six millions de Juifs.

 

Il semble toutefois que la vieille expression disant que si on chasse le naturel il revient au galop soit particulièrement appropriée pour décrire le comportement des politiciens européens de nos jours. Ils ne se reconnaissent aucune responsabilité dans l’état du monde arabe et s’y conduisent avec un cynisme inchangé : le soutien de la France à Saddam Hussein, programme nucléaire compris, a marqué les années Chirac, le lâchage d’Hosni Moubarak et le ralliement à Mohammed Morsi ont été au cœur de ce que plus personne n’ose appeler le « printemps arabe », le renversement de Mouammar Kadhafi pour le compte des islamistes et du Qatar font partie des « heures de gloire » à faire figurer sur les biographies de David Cameron et Nicolas Sarkozy.

 

Le comportement actuel des politiciens européens à l’égard d’Israël montre, derrière quelques trompe-l’œil diplomatiques, qu’ils auraient préféré qu’Israël ne voie jamais le jour et que l’islamisme antisémite teinté de nazisme, favorisé par les Britanniques dans les années 1930, a toujours leur préférence. Amin al Husseini, qu’on ne présente plus, incarnait cet islamisme à l’époque. Ce fut ensuite le neveu d’Amin al Husseini, l’Egyptien Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini (kunya1 islamique Abou Ammar, du nom d’un compagnon de Mohamed). C’est aujourd’hui Mahmoud Selman Abbas (kunya islamique Abou Mazen).

 

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Abou Ammar, l’ami des Européens

 

L’une des obsessions actuelles des politiciens européens est de créer un Etat confié aux adeptes de cet islamisme. Ils financent massivement, depuis des décennies, l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), créée par Yasser Arafat, neveu d’Amin al Husseini, et appelée désormais d’un nom de façade : Autorité Palestinienne.

 

L’Union Européenne finance les manuels scolaires utilisés par l’OLP, ainsi que les media à sa solde, gorgés d’appels à l’assassinat de Juifs. Ils paient avec l’argent des contribuables européens les rentes attribuées par l’OLP aux familles d’assassins de Juifs ainsi qu’aux membres de l’OLP jugés et emprisonnés pour activités terroristes en Israël.

 

Les politiciens européens prétendent, bien sûr, que l’OLP, depuis qu’elle a adopté son nom de façade est devenue « modérée » (ce qui est sans aucun doute la raison pour laquelle elle utilise les manuels scolaires et les media susdits, et celle pour laquelle elle traite les assassins de Juifs en héros). Ils prétendent qu’elle n’est pas islamiste (c’est pour cela que les assassins de Juifs traités en héros par l’OLP sont définis comme shahids, martyrs tombés pour le djihad et rejoignant le firdaws, le niveau le plus élevé du paradis d’Allah).

 

Ils ont l’impudence de traiter, dès qu’ils le peuvent, Israël de pays « colonisateur », et veulent une Judée Samarie ethniquement pure de toute présence juive, semblant ne pas discerner qu’ils sont donc favorable à une épuration ethnique et à la création d’un territoire Judenrein, comme on disait à Berlin jusqu’au printemps 1945. Leurs représentants au Parlement Européen, on le sait, j’en ai traité ici, ont applaudi debout Abou Mazen, ce qui était vraisemblablement une manière de le féliciter pour le sang juif versé par ceux qui ont répondu aux appels à l’assassinat de Juifs.

 

Les dirigeants européens n’ont pas non plus perdu le réflexe de ceux qui pensent qu’ils « savent mieux ». La réunion de Paris, le 2 juin dernier, destinée à relancer le processus de guerre contre Israël, a été organisée sous le prétexte que les protagonistes du « conflit » ne savent pas comment avancer vers la « paix ». Une réunion des ministres des Affaires Etrangères européens a été arrangée depuis, destinée à appuyer les objectifs de la réunion de Paris, et il y a été dit, évidemment, que seule une puissance extérieure pouvait permettre les avancées nécessaires.

 

 

 

Note :

 

1Kunya, Une pratique spéciale répandue parmi les dirigeants palestiniens, à l’origine au sein du Fatah, consiste à employer un kunya réel ou fictif comme nom de guerre.

 

Ainsi, Yasser Arafat était appelé Abou Ammar, même s’il n’eût jamais de fils prénommé Ammar, par référence à Ammar ibn [fils de] Yassir, un compagnon de Mahomet et un personnage proéminent de l’histoire arabe.

 

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Les enjeux réels de la visite de Netanyahu en Afrique (info # 010807/16) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 08 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Juffa s’exprime ce vendredi au micro de Jim Mosko :

 

https://youtu.be/GmulmElWbGw (Youtube)

 

Et aussi :

 

L’espionnage entre pays amis : pourquoi est-ce une pratique courante, presque nécessaire ?

 

L’offensive kurde sur Manbij : couper l’accès de DAESH à la Turquie et construire l’Etat kurde. Les combats font rage depuis le 1er juin.

 

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Golan : un incident inhabituel (info # 010407/16) Version imprimable
Analyse
lundi, 04 juillet 2016

 

Par Jean Tsadik

 

Un incident intéressant s’est produit hier, dans la région de Kouneitra, opposant l’Armée gouvernementale syrienne à Tsahal.

 

Cela a commencé dans la nuit de samedi à dimanche, lorsqu’une roquette tirée par l’Armée alaouite de Bashar al Assad a explosé du côté israélien de la frontière, sans faire ni dégâts ni victimes. La raison pour laquelle l’incident n’a pas été observé à chaud par la Ména réside dans le fait que le projectile syrien a atterri à proximité immédiate de la clôture qui délimite la séparation entre le Golan israélien et le Golan syrien.

 

Or il s’agit d’une zone éloignée de toute région habitée, druze ou juive, où la Ména dispose de ses nombreux relais. L’épisode de ce weekend ressemble à la photo d’archives ci-dessous, prise par nos reporters il y a de cela un an, sur laquelle on distingue le point d’impact encore fumant d’une roquette, quelques mètres à l’intérieur du territoire israélien.

 

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Photo d’archives : la clôture sépare Israël de la Syrie

© Metula News Agency

 

C’est certes un épisode mineur, mais la doctrine d’Israël consiste à répliquer à chaque attaque touchant son territoire. Le but recherché, que l’agression soit intentionnelle ou non, est d’obliger les protagonistes de la Guerre Civile à contrôler leurs tirs sous peine d’être énergiquement sanctionnés par Tsahal.

 

De fait, les combats se déroulent dans la partie syrienne du Golan, principalement entre l’Armée régulière et les rebelles du Front Sud, à partir de quelques mètres du territoire israélien. Au surplus, ces derniers jours voient des affrontements acharnés entre les protagonistes, particulièrement dans la partie centrale du plateau – Kouneitra et ses environs -, ainsi qu’autour de la ville de Déra, plus au Sud, où la Guerre Civile avait par ailleurs débuté.

 

En fin d’après-midi de dimanche, l’Armée israélienne a riposté, probablement par deux tirs de missiles Tamouz, même si le communiqué officiel évoque des représailles effectuées depuis une position de notre artillerie. Il est notable que depuis cinq ans, le taux de réussite du Tamouz est de l’ordre de cent pour cent, le seul échec enregistré ayant été dû à une grossière erreur de manipulation des soldats.

 

Les tirs israéliens ont visé deux positions de l’artillerie lourde d’Assad et, toujours selon le communiqué de Tsahal, "des coups au but ont été observés", ce qui signifie habituellement que les cibles ont été anéanties.

 

Nous avons pour notre part remarqué deux évènements singuliers dans le déroulement de cet incident : premièrement, il est extrêmement rare que l’Armée commente ce type d’avatars et se fende pour ce faire d’un communiqué. Deuxièmement, d’ordinaire, la réplique des Hébreux est immédiate et se produit dans l’heure qui suit l’agression ennemie. La décision d’agir, quasi-automatique, est prise au niveau du commandement régional du Golan, or, cette fois-ci, il s’est passé plus d’une demi-journée entre la chute de la roquette et la riposte israélienne.

 

Cela entraîne l’interprétation suivante de notre part : le franchissement de la frontière par le projectile étant pratiquement insignifiant et très probablement dû à la maladresse des soldats d’Assad, il ne justifiait qu’une réponse symbolique, du genre d’un tir visant une position militaire inutilisée, comme il en existe des dizaines des deux côtés de la clôture.

 

Le communiqué de Tsahal a beau préciser que "Tsahal n’intervient pas dans les combats en Syrie mais est ferment décidé de se défendre et à réagir face à tout incident exceptionnel", cela ne l’empêche pas de procéder à certaines "retouches" affectant ses intérêts lorsque l’occasion se présente.

 

En tenant compte des routines en vigueur entre Tsahal et ses voisins syriens, Israël était en situation de légitime défense et avait un "coup à jouer" pour compenser l’affront qu’il avait subi. Sauf que cette fois l’état-major hébreu a pris tout son temps pour décider d’une éventuelle riposte et pour choisir ses objectifs.

 

Or ceux-ci correspondent à deux de ses priorités. Première raison : donner un coup de main au Front Sud, dirigé par des membres modérés de l’Armée Syrienne Libre (ASL), avec laquelle, spécifiquement dans la région du Golan, Israël entretient des relations de non-agression. Tsahal lui fournissant régulièrement, à tout le moins, des vivres ainsi que le suivi médical pour ses combattants et pour les civils vivant sur le territoire qu’elle contrôle.

 

Il suffit d’observer le calme absolu qui règne au point de passage de Kouneitra et les dispositions prises des deux côtés pour le préserver pour se rendre compte de l’existence d’un dialogue entre l’ASL-Golan et Tsahal.

 

Or le Front Sud est récemment soumis à une pression militaire importante de la part de l’Armée régulière et de ses alliés sur place du Hezbollah et des Pasdaran iraniens. Dans le secteur de Déra, les avions et les hélicoptères du régime, encadrés par les conseillers russes, projettent sur les combattants et les civils des barils explosifs qui provoquent de gros dégâts.

 

A proximité d’Israël, où les Mig d’Assad ne s’aventurent pas, ce sont les batteries d’artillerie lourde, dont ne disposent pas les rebelles, qui compliquent la tâche de l’ASL. En recourant à la litote, nous dirons que l’élimination, dimanche, des deux batteries gouvernementales ne pénalise pas l’ASL, et aussi, qu’à choisir entre des mauvais voisins, Jérusalem ne préfère pas forcément la proximité immédiate des Alaouites, des Khomeynistes et des miliciens chiites libanais.

 

L’autre raison stratégique (c’est un bien grand mot dans ce cas) réside en cela que le Front Sud combat actuellement une petite poche d’islamistes affiliés à DAESH [voir la flèche bleue sur la carte ci-jointe]. Ces djihadistes appartiennent à la "Brigade des Martyrs du Yarmouk", une force d’environ 700 guerriers, qui contrôlent une bande de terre d’une quinzaine de kilomètres, le long de la frontière israélienne, à partir et au nord de Khamat Gader, une station thermale réputée au croisement des trois frontières, Israël, la Jordanie et la Syrie.

 

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En rouge, l’Armée d’Assad et ses alliés, en vert, les rebelles du Front Sud,

et en noir, au bout de la flèche, les Martyrs du Yarmouk

Service cartographique © Metula News Agency

 

Les Martyrs ont beau affirmer haut et fort qu’ils ne sont pas en guerre avec l’Etat hébreu, et clamer, chaque fois qu’un mauvais coup est tenté contre lui, qu’ils n’y sont pour rien, ils restent des représentants de l’Etat Islamique, les seuls dans la proximité immédiate d’Israël, qui n’aimerait pas qu’ils fassent tache d’huile.

 

La destruction des deux batteries d’artillerie constitue, à cet égard aussi, une façon d’alléger la pression sur l’ASL afin qu’elle puisse continuer à contenir la petite enclave de djihadistes.

 

Le cas sur lequel nous venons d’approcher notre loupe démontre que l’on peut être neutre dans la Guerre Civile syrienne tout en sachant exploiter les erreurs de ses ennemis afin de protéger ses intérêts.

 
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L’ineffable Mahmoud Abbas et ceux qui le soutiennent (info # 010307/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 03 juillet 2016

 

Par Guy Millière

 

Voici quelques jours, Mahmoud Abbas a prononcé un discours particulièrement abject. Ce n’était pas la première fois qu’il s’adonnait à cet exercice, et ceux qui l’écoutent attentivement savent que tous ses discours sont ignobles, certains simplement plus que d’autres. Seuls ceux qui pratiquent la surdité volontaire peuvent imaginer que Mahmoud Abbas est autre chose que ce qu’il a toujours été : un être assoiffé de sang juif, un homme incitant au meurtre et au terrorisme djihadistes. Seuls ceux qui ne savent pas lire peuvent oser affirmer que Mahmoud Abbas est un « modéré » et un homme de paix.

 

Lorsque Mahmoud Abbas prononce un discours infâme aux Nations Unies et fait ainsi étalage de son indignité, on reste dans un cadre très logique, car la quasi-totalité des adresses prononcées aux Nations Unies sont méprisables, elles-mêmes exprimées par des gens méprisables.

 

Quand il prononce un discours infâme à Ramallah ou dans une capitale arabe, c’est encore très logique, car les harangues poisseuses, déclamées par des orateurs poisseux, sont très fréquentes dans le monde arabe. Et même les chefs d’Etats les plus ouverts de cette région de la planète font, en ce domaine, preuve d’une tolérance complice.

 

Le problème que j’évoque tient à cela que le discours méprisable prononcé par Mahmoud Abbas voici quelques jours l’a été sur le sol européen, dans un lieu très symbolique, le Parlement européen. L’embarras procède de ce qu’Abbas a prononcé ce discours après avoir été invité à le faire par le Parlement européen. Or Abou Mazen (le nom de guerre d’Abbas) a jugé bon de ne retenir ni sa haine ni sa perfidie. Il a d’ailleurs pu immédiatement constater qu’il n’avait aucune raison de retenir son fiel, puisque, dès son apparition, il a été acclamé debout par les parlementaires européens, enthousiastes et quasiment unanimes.

 

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Beurk !

 

Son exposé n’était pas uniquement anti-israélien, calomnieux, mensonger, diffamatoire, vil et abject, il était également antisémite ; chargé d’un antisémitisme digne de celui pratiqué en Europe il y a un peu plus de sept décennies. Il était même révisionniste, puisqu’il y accusait les Juifs israéliens de perpétrer un « massacre de masse sans précédents ».

 

Qu’un peu plus de sept décennies après la Shoah, des parlementaires européens acclament debout de tels propos ne peut que susciter une profonde répugnance et conduire à se demander si l’Europe a tiré la moindre leçon de son passé récent.

 

En observant ce genre d’épisode, on se prend à penser que l’anti-israélisme qui règne dans les enceintes européennes n’est que le prolongement de sentiments nauséabonds, qui n’ont, en fait, jamais été nettoyés du sol européen.

 

Savoir que la « cause palestinienne », incarnée par Abbas et ses acolytes - aussi peu présentables que lui -, participe d’une cause sacrée pour tant de dignitaires européens, et que l’Autorité Palestinienne est massivement financée par l’Union Européenne, ne peut qu’amener à répondre par la négative. Non, l’Europe n’a tiré aucune leçon de son passé récent, et oui, l’anti-israélisme qui règne dans les enceintes européennes est bel et bien le prolongement de sentiments nauséabonds qui n’ont jamais quitté le continent européen.

 

En constatant que le discours de Mahmoud Abbas a été prononcé peu ou prou au moment où les Britanniques décidaient de quitter l’Union Européenne, entraînant ainsi une crise qui menace la survie même de cette dernière, il est licite de considérer que si l’Union Européenne s’effondrait, cet effondrement entraînerait la disparition d’une entité vénéneuse et délétère. Une entité qui prétend collectivement incarner une idée du bien et de l’humanisme, mais qui incarne souvent, en réalité, précisément le contraire.

 

L’Union Européenne est de plus en plus soumise collectivement à un relativisme culturel qui l’a conduite à être aveuglément islamophile, résolument hostile à Israël, hypocritement tolérante vis-à-vis d’un certain antisémitisme (l’antisémitisme musulman), et notamment pour ces raisons, absolument incapable de défendre la civilisation occidentale.

 

Les nationalismes européens qu’elle a tenté d’écraser ne sont pas du tout islamophiles, et s’ils affirment incarner la civilisation occidentale, ils ne sont pas nécessairement moins hostiles à Israël. Mais s’ils mènent l’Europe à l’émiettement, amoindrissant la puissance et l’arrogance de celle-ci, ce ne serait pas nécessairement un mal.

 

Des commentateurs israéliens ont déclaré, après avoir entendu et lu le discours de Mahmoud Abbas devant le Parlement européen, et après avoir constaté la réaction des parlementaires, que le chef de l’Autorité Palestinienne était venu rendre visite à ses « commanditaires » et leur avait tenu le discours qu’ils attendaient. L’analyse de ces commentateurs est, hélas, exacte et pertinente.

 

Si le Parlement européen cessait d’exister, ce ne serait pas une perte pour l’humanité. Si l’Union Européenne cessait d’être le commanditaire de l’Autorité Palestinienne et de Mahmoud Abbas, ce serait très positif pour Israël. Cela représenterait une contribution de l’Europe à la lutte contre le terrorisme djihadiste, que tant de dirigeants européens prétendent combattre mais encouragent en fait en soutenant l’Autorité Palestinienne et des gens tels que Mahmoud Abbas, et en prétendant tracer une démarcation entre le Hamas, « radical », et l’AP, « modérée ».


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Communiqué
dimanche, 03 juillet 2016

 

Excellent restaurant européen dans le nord d’Israël, fréquenté par les collaborateurs de la Ména, cherche cuisinier, ou apprenti cuisinier, belge, français, italien ou suisse, pour travail à plein temps. Proposition idéale pour un candidat venant de s’installer en Israël ou envisageant de le faire prochainement. Envoyez vos coordonnées à info@metulanews.info, nous les communiquerons aux directeurs de l’établissement.

 

 

 
Antisémitisme : l’AFP se déchaîne (info # 020207/16) Version imprimable
Réinformation
samedi, 02 juillet 2016

 

Par Stéphane Juffa

 

Comme cela était prévisible, le Khe’l Avir, l’Armée de l’air israélienne, a répliqué dans la nuit de vendredi à samedi au tir d’une roquette en plein cœur de la ville de Sdérot, en procédant à quatre frappes ciblées dans la Bande de Gaza.

 

Ces raids ont détruit une usine d’armement du Hamas, un centre de commandement de l’organisation terroriste, ainsi que des bases servant à l’entraînement et à la préparation des miliciens islamistes en vue de futures agressions contre l’Etat hébreu.

 

Ces représailles n’ont pas fait de victimes, Tsahal, soucieux d’éviter un nouvel embrasement généralisé dans le Sud, s’étant préalablement assuré que ces objectifs seraient inoccupés aux moment de ses interventions.

 

L’AFP, l’agence de presse semi-officielle de l’Etat français, a toutefois tenu à reproduire le point de vue du Hamas, milice figurant sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne, arguant que ces raids ont "provoqué des dégâts dans deux usines de fabrication de briques et de matériaux de construction".

 

C’est à se demander si l’état-major hébreu n’a pas perdu la tête en décidant de bombarder des objectifs civils ne présentant aucun intérêt tactique, tout en épargnant les infrastructures guerrières du Mouvement de la résistance islamique.

 

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Gaza : ce n’est pas une fabrique de yaourts qui est la proie des flammes

 

Cette faute de goût de la part de ces soi-disant confrères ne constitue cependant qu’un avatar presque insignifiant dans la Guerre Sémantique que l’agence française – suivie à la lettre par la quasi-totalité des media de l’Hexagone – livre actuellement aux Israéliens et aux Juifs.

 

En cette fin de semaine, le déchaînement de haine antisémite de l’AFP a franchi un nouveau palier dans le contenu de ses dépêches.

 

L’organisme français a ainsi révisé sa manière de présenter les bilans de l’Intifada en cours, en assimilant dans sa comptabilité le sort des terroristes palestiniens morts en tentant d’assassiner des Israélites à celui de leurs victimes.

 

Ces décomptes se présentent désormais de la manière suivante : […] les "violences qui secouent depuis début octobre 2015 les Territoires palestiniens, Israël et Jérusalem ont coûté la vie à 214 Palestiniens, 34 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais".

 

Jusqu’à ce câblogramme, l’AFP faisait suivre ce bilan d’un texte qui, bien qu’ambigu, précisait que la plupart des morts palestiniens avait péri alors qu’ils tentaient d’attaquer des Israéliens. L’ambiguïté découlait de ce que l’organisme français attribuait systématiquement ce point de vue  aux "autorités israéliennes" et non à la simple observation de la réalité. De même, l’agence semi-officielle confondait les tentatives "d’attaquer" des Israéliens avec celles de les "tuer". Mais peu importe, puisque cette précision, jugée sans doute superflue par les commissaires politiques de l’officine tricolore, a maintenant été retirée de ses dépêches.

 

Dans sa nouvelle présentation des bilans, la responsabilité des décès incombe exclusivement à la "violence" et non aux assassinats perpétrés par les terroristes palestiniens. Ainsi, Hallel Yaffa Ariel, la jeune fille de treize ans assassinée chez elle durant son sommeil, et Mohammed Tarayreh, celui qui l’a lacérée de dix coups de couteau, appartiendraient à la même catégorie des "victimes de la violence". Comme Michaël Mark et celui qui l’a abattu hier au volant de son véhicule, blessant grièvement son épouse et deux de ses enfants, ou encore les victimes du Sarona Market à Tel Aviv et leurs deux assassins.

 

De plus, l’AFP, dans laquelle la présence gouvernementale a été récemment renforcée par la nomination à des postes clés de proches du Président Hollande, poursuit son défoulement antisémite en tentant d’imposer le qualifiant générique d’ "assaillants" aux terroristes palestiniens auteurs d’assassinats d’Israélites.

 

Mais l’ "agence de presse" va plus loin : non contente d’interdire par voie de circulaire à ses fonctionnaires d’employer le terme "terroristes" pour décrire les terroristes palestiniens, la voilà qui se met à critiquer l’Armée israélienne pour la faute qu’elle commettrait en "qualifiant généralement les "assaillants" palestiniens de "terroristes"".

 

On baigne dès lors dans une authentique ségrégation sémantique à teneur hautement antisémite. Notre constatation s’articule en fonction des principes communs suivants :

 

1. Le terme assaillant est inadéquat pour décrire des "individus armés s’attaquant à des civils", qui est la définition globalement acceptée des "terroristes".

 

2. Le terme "assaillant" (qui attaque) est une trouvaille originale quoique insuffisante de l’AFP, qu’elle n’emploie dans aucun autre conflit et qu’elle entend imposer à la grille de lecture publique, en dépit de sa fausseté, y compris à l’Armée israélienne, avec l’unique intention de légitimer et de décriminaliser les assassinats commis par des terroristes palestiniens sur des Israélites.

 

Il ne viendrait assurément à aucun journaliste professionnel l’idée de qualifier les auteurs du carnage du Bataclan, de l’Hyper Casher, Mohamed Merah, les responsables des attentats de Zaventem et de l’aéroport Atatürk, d’ "assaillants". C’est donc la tentative d’imposer l’usage de ce terme, recouvrant les actes de même nature, simplement parce que les terroristes s’en prennent à des Israéliens et non des Turcs, des Belges ou des Français, qui lui confie un caractère exceptionnel, ségrégationniste, et, partant, raciste et antisémite.

 

3. Le terme "assaillant" ne jouit d’aucune signification reconnue, établie et générique utilisée pour décrire l’activité du protagoniste d’un conflit ou d’un différend. Ceci réclame de qualifier la tentative de généraliser l’application d’ "assaillant" de délirante.

 

4. Comble de la dérision : dans la même dépêche, dans son dernier paragraphe, l’agence française fait état de l’accusation formulée par les Etats Unis, la Russie, l’Union Européenne et l’ONU à l’encontre des "dirigeants palestiniens", parce qu’ils "ne condamnent pas clairement et systématiquement les attaques terroristes spécifiques".

 

Or cette condamnation du Quartette s’applique on ne peut plus précisément à ce que fait systématiquement l’organisme semi-étatique français dans toutes ses dépêches, y compris dans celle-ci. Prenant le contrepied diamétral du Quartette, l’Agence France Presse accuse l’Armée israélienne de "condamner clairement et systématiquement les attaques terroristes spécifiques", et, surenchérissant, elle reproche à Tsahal de se tromper dans son vocabulaire en traitant de terroristes ceux qui ne seraient à son sens que des assaillants.

 

C’est du très lourd !

 

Mais c’est encore sans compter sur une autre nouveauté dans le traitement du différend israélo-palestinien par ces néo-goebbelsiens : ils ont justifié le lancement par les terroristes du Hamas d’une roquette sur le centre de Sdérot, et, par extension, sur toutes les agglomérations civiles israéliennes.

 

Comment ont-ils procédé ? Le plus simplement du monde, en déplaçant le paragraphe standard – qu’à la Ména nous avons surnommé celui des "analystes" -, qui leur sert à expliquer-légitimer la raison pour laquelle les terroristes palestiniens, en Israël ou en Cisjordanie, tentent d’assassiner des Israélites au couteau ou à l’arme à feu.

 

Les responsables de l’agence antisémite officielle de la République française ont déplacé le paragraphe des "analystes" de Cisjordanie à Gaza, en le copiant-collant dans la rubrique du câblogramme consacrée à l’attaque de Sdérot et à la réplique de Tsahal  à Gaza.

 

Cela produit l’amalgame suivant sous le titre sibyllin de :

 

"Roquette en Israël, raids à Gaza

 

"[…]

 

Les raids étaient en riposte à un tir de roquette à partir de Gaza qui a touché un immeuble de Sdérot en Israël sans faire de victimes.

 

Pour les analystes, les attaques palestiniennes résultent surtout des vexations de l'occupation israélienne, de l'absence de toute perspective proche d'indépendance et des frustrations économiques.

 

Et cette situation ne devra pas changer de sitôt en raison du blocage politique total avec l'absence de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens depuis 2014" […].

 

Là, c’est du très très lourd, et les nazillons de l’AFP profitent à plein de l’aubaine que le ridicule ne tue pas pour continuer à respirer le même air que nous !

 

Parce qu’en matière d’ "occupation israélienne", Tsahal, depuis 2005, ne contrôle pas un centimètre carré de la bande de Gaza, d’où a été tirée la roquette sur Sdérot. Depuis maintenant seize ans, l’ "indépendance" de la bande côtière est totale, même si ses dirigeants la mettent à profit pour y perpétuer une politique d’agression incessante contre le territoire israélien.

 

Quant à l’ "absence de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens", le refus de négocier avec l’Etat hébreu figure en lettres capitales dans la charte du Hamas qui gouverne Gaza, et ce rejet est rappelé au moins une fois par semaine par les dirigeants du Califat, qui "prône ouvertement la destruction de l'Etat d'Israël et l'instauration d'un Etat islamique palestinien sur tout le territoire de l'ancienne Palestine mandataire, c'est-à-dire incluant l'Etat d'Israël, la Cisjordanie" (…) (Wikipédia).  

 

On a déjà lu des légitimations de l’assassinat de civils juifs plus convaincantes de la part des successeurs de Radio Paris. Ces derniers n’hésitant pas non plus, de façon itérative, à affirmer que l’Etat hébreu maintient un blocus sur la Bande côtière. Mais comment imposer un blocus lorsque l’on ne contrôle que 54 des 68 kilomètres du pourtour de Gaza ? Il n’y a que l’AFP et le Quai d’Orsay qui sont capables de répondre par un blocus à cette opération mathématique.

 

On peut certes évoquer le blocus maritime qu’Israël impose effectivement au Hamas, mais encore serait-il plus précis de parler de filtrage, puisque exercer un blocus économique, c’est l’action consistant à priver un pays de toute relation commerciale. Or Israël permet à toutes les marchandises, des camions aux articles de luxe, d’accéder à Gaza, après vérification à Ashdod que les chargements destinés à l’enclave palestinienne ne contiennent aucune arme ou matériau susceptibles d’avoir une application militaire. Vous parlez d’un blocus !

 

La propagande anti-israélienne scélérate de l’Agence France Presse n’a objectivement jamais atteint les excès qui furent les siens en cette fin de semaine. Et puisque l’AFP est un organisme semi-étatique, il serait peut-être temps que M. Netanyahu convoque Patrick Maisonnave, l’ambassadeur de France, à Jérusalem, pour une sévère mise en garde. Si cela ne donne rien, si l’incitation débridée à la haine d’Israël et la Guerre Sémantique contre notre nation se poursuivent dans la presse francilienne, il y aura lieu de fermer l’officine de l’ "agence" à Jérusalem et d’envisager des mesures supplémentaires.

 

Tout ce qui est en cause, c’est l’obligation, comme rappelée par le Quartette, qui s’applique évidemment à l’AFP, "de condamner clairement et systématiquement les attaques terroristes spécifiques" perpétrées par des Palestiniens. Le reste coulera de source.

 

 
Tir de roquette sur Sdérot et assassinat terroriste à Otniel (info # 010207/16) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 01 juillet 2016

 

© Metula News Agency

 

Samedi, 1h03 à Métula, 0h03 à Paris

 

Par Ilan Tsadik à Sdérot

 

A 22h 59, la sirène d’alarme "Couleur rouge" a retenti à Sdérot où je demeure, ainsi que dans les agglomérations du Conseil régional de Shar Haneguev (la porte du Néguev).

 

Quelques instants plus tard, alors que les habitants avaient couru vers les abris, nous avons entendu deux très fortes déflagrations et constaté qu’une roquette avait explosé sur le toit d’un jardin d’enfants (vide à cette heure tardive), causant des dégâts matériels.

 

Un voisin est encore sous le choc, mais on ne dénombre pas de blessés physiques. Il importe de signaler qu’aucune activité militaire significative n’avait été enregistrée durant la journée ou la semaine, d’où la surprise des habitants.

 

Il s’agit d’un acte de terrorisme spontané (ne faisant écho à aucune espèce d’activité de l’Armée israélienne), lors duquel des individus armés se sont spécifiquement attaqués à des civils dans le but d’en tuer le plus grand nombre possible.

 

La maison que j’occupe se situe à moins de 100 mètres de l’impact. Un cordon de police a été établi qui nous empêche de nous approcher du jardin d’enfants, où des artificiers sont occupés à déterminer avec précision le type de fusée utilisé ainsi que l’endroit exact depuis lequel elle a été tirée, dans le nord de la Bande de Gaza, distant de moins d’un kilomètre et demi de la périphérie de Sdérot.

 

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Les résultats de l’explosion dans le jardin d’enfants de Sdérot

 

Je remarque en ce moment une intense activité aérienne et terrestre de Tsahal, et ici, tout le monde s’attend à une riposte énergique d’Israël cette nuit même, compte tenu du fait que les terroristes ont intentionnellement visé le cœur d’une conurbation et qu’il a fallu une certaine dose de chance pour que personne ne soit atteint.

 

===

 

Plus tôt dans la soirée de vendredi, un autre terroriste palestinien a ouvert le feu sur un véhicule familial qui circulait sur la route 60, dans le sud de la montagne d’Hébron, à une quinzaine de kilomètres de Kiryat Arba.

 

Les tirs, provenant vraisemblablement d’un fusil-mitrailleur Kalachnikov, ont eu pour effet de faire dévier la voiture de sa trajectoire et de se retourner sur le toit.

 

Le père, Michaël (Miki) Mark, père de dix enfants et directeur d’une école religieuse (yeshiva) dans laquelle quatre étudiants avaient été assassinés lors d’une attaque terroriste en 2002, a été tué dans l’attentat. Sa femme, Khava, se trouve dans un état critique, aux soins intensifs. Deux de leurs enfants, Pédaya,  15 ans, et Téhila, 14 ans, souffrent de blessures légères à moyennement graves. La famille réside dans l’implantation d’Otniel, toute proche du lieu de l’agression.

 

On a retrouvé une vingtaine de balles dans la voiture. Une chasse à l’homme est en cours afin de retrouver le suspect principal, du village de Bani Na’im, comme le terroriste qui a assassiné jeudi matin dans son sommeil Hallel Yaffa Ariel, une jeune fille de 13 ans, à Kiryat Arba. De nombreux barrages routiers ont été établis dans le secteur pour tenter d’intercepter l’agresseur présumé.

 

Auparavant, dans la journée de vendredi, une terroriste palestinienne, Sara al Hajuj Atrayera, demeurant elle aussi à Bani Na’im, a été abattue alors qu’elle tentait de poignarder un officier de la Police des Frontières qui sécurisait le Tombeau des Patriarches à Hébron.

 

La rédaction de la Ména a mobilisé trois reporters-journalistes afin de suivre d’éventuels développements de ces incidents dans le courant de la nuit.   

 

 

 
Pour Le Monde et l’AFP, le terrorisme palestinien n’existe pas (info # 010107/16) Version imprimable
Réinformation
vendredi, 01 juillet 2016

 

Par Ilan Tsadik, qui résume et commente l’intervention de Stéphane Juffa sur Radio Judaïca de ce matin

 

Juffa s’exprime ce vendredi au micro de Yanik Farkas :

 

https://youtu.be/t1cSb57Wg58 (Youtube)

 

Après les deux attentats d'hier (à Kiryat Arba et Netanya), la Guerre Sémantique fait rage : L’AFP et Le Monde instrumentalisent chaque assassinat d’Israéliens afin de stigmatiser davantage Israël. On trouve neuf fois le mot "colonie" dans le communiqué de l’AFP, aucune fois le mot "terroriste" dans les deux dépêches. Les auteurs des assassinats sont des "Palestiniens", sans autres qualifiants, qui attaquent des "colons" dans des "territoires palestiniens occupés depuis 1967". La jeune fille de 13 ans sauvagement assassinée à Kiryat Arba durant son sommeil est initialement présentée comme "une Israélienne", sans autre qualifiant non plus.

 

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Hallel Yaffa Ariel

 une jeune et belle israélienne, innocente victime du terrorisme palestinien

 

Les media français sont dans le déni total de l’existence d’un terrorisme islamique, palestinien ou arabe d’inspiration djihadiste. Pour l’AFP, "les analystes" [c’est-à-dire tous les analystes, nous y compris (!)] affirmeraient que les assassinats terroristes "résultent surtout des vexations de l'occupation israélienne, de l'absence de toute perspective proche d'indépendance et des frustrations économiques, alors que le processus de paix israélo-palestinien est au point mort".

 

Ce paragraphe est reproduit tel quel pratiquement chaque fois que des terroristes palestiniens tuent des Israéliens. Il s’agit ni plus ni moins que d’une justification, sur une base factuelle totalement mensongère, de ces crimes.

 

C’est à se demander quelles vexations et quelle "occupation" les terroristes musulmans d’Istanbul, de Bruxelles et du Bataclan ont subies pour justifier leurs actes. Les mêmes communiqués, reproduits par la quasi-totalité des media francophones, différencient hermétiquement les crimes terroristes islamistes commis en Israël et ceux perpétrés dans les autres parties du monde.

 

Reste que les implantations ne sont objectivement pas des colonies, qu’à ce jour, il n’a jamais existé de "territoire palestinien souverain", et, qu’en 1967, ce sont des territoires jordaniens et non palestiniens que Tsahal a occupés.

 

A noter que les auteurs de ces dépêches sont frontalement contredits, ce vendredi, par le gouvernement français et, plus clairement encore, par l’Union Européenne : la France a "condamné un odieux assassinat" et exprimé sa "profonde inquiétude face à la poursuite des violences et actes terroristes". L'Union européenne, quant à elle, fustige implicitement la propagande de l’AFP et du Monde, exprimant : "Il ne peut y avoir de justification pour de tels actes de terreur".

 

Le Département d’Etat américain se montre encore plus intelligible par tous, condamnant "un acte brutal de terrorisme".

 

Les media concernés tentent, par la transgression des règles journalistiques, de celle de la langue française et des acquis de la science politique, et par la répétition des mêmes contrevérités, d’imposer l’idée infondée que le différend israélo-palestinien procède d’une guerre de décolonisation – dans laquelle le colonisé a tous les droits, même celui de tuer -, alors qu’il s’agit objectivement d’un affrontement entre deux projets nationaux.

 

Ces malversations intellectuelles procèdent de la haine ressentie à l’encontre des Juifs par ceux qui les conçoivent et ceux qui les diffusent, et peuvent être assimilées, par la légitimation sémantique des assassinats terroristes, à de l’incitation à la violence anti-israélienne et antijuive, les habitants des implantations, les colons comme ils disent, étant en grande majorité des Israélites orthodoxes. 

Dans la même émission :

 

Juffa produit des éléments additionnels concernant l’attentat à l’aéroport d’Istanbul, un complément d’analyse exclusif sur l’accord de normalisation israélo-turc, ainsi que l’examen de nuances significatives du rapport présenté par le Quartet au Conseil de Sécurité, relatif au différend israélo-palestinien ; notamment celle-ci : selon le Quartet, s’exprimant par la voix de Nickolay Mladenov, l’envoyé de l’ONU au Moyen-Orient, "un accord ne peut être conclu que par l’entremise de discussions bilatérales". Cette approche s’oppose à l’initiative diplomatique de la France, prônant une conférence internationale.

 

 

 
Oui mais avec dégoût (info # 013006/16) Version imprimable
Analyse
jeudi, 30 juin 2016

 

Par Stéphane Juffa

 

Un accord de seulement trois pages en dit long sur la pseudo-complexité artificiellement entretenue, qui empoisonnait depuis six ans les relations entre Jérusalem et Ankara. Et même si la teneur de ce maigre document n’a pas été rendue publique, on en connaît les grandes lignes : Israël payera vingt millions de dollars de compensation aux familles des activistes islamistes tués en 2010 sur le Mavi Marmara, alors qu’ils tentaient de désenclaver le Hamas et refusaient d’obtempérer aux injonctions de la Marine israélienne. La belle affaire ! Ces vingt millions, à l’échelle d’un Etat, représentent environ deux-cents euros dans le budget d’une famille européenne moyenne. Et ces vingt millions constituent absolument toutes les concessions dont l’Etat hébreu se fendra aux termes de ce traité.

 

Quant aux Turcs, ils abandonnent l’idée de poursuivre en justice les soldats israéliens et leurs officiers ayant participé à l’arraisonnement, et ils empêcheront – ce sera difficile à vérifier – les représentants du Hamas présents sur leur sol de se livrer à des activités violentes à l’encontre d’Israël. C’est mieux que rien, mais est-ce que cela change grand-chose ?

 

D’autre part, Ankara sera autorisée à construire des infrastructures civiles à Gaza, notamment des hôpitaux, des installations pour le traitement de l’eau et une centrale électrique. Cette clause est carrément comique, car il n’y avait pas besoin d’envoyer un bateau d’islamistes se frotter aux frégates du Khe’l ha-yam (la marine de guerre des Hébreux) pour obtenir l’aval d’Israël pour ce genre d’entreprises.

 

Jérusalem, en effet, n’a jamais empêché personne de venir en aide aux habitants de Gaza, pour autant qu’elle puisse s’assurer que les approvisionnements qui parviennent dans la bande côtière ne servent pas au califat djihadiste qui y règne d’une main de fer pour confectionner des armes et étayer des tunnels.

 

Car le Hamas n’a aucunement le souci d’améliorer les conditions de vie des personnes qu’il gouverne, sans jamais, par ailleurs, leur avoir demandé si cette gouvernance leur convenait. Il y a, au point de passage d’Erez, des dizaines d’usines vides, qui avaient été édifiées afin de permettre aux Gazaouis de gagner leur vie en travaillant et de faire vivre leurs familles. Mais ce projet commun à Israël et à l’Autorité Palestinienne, qui nourrissait Gaza et lui procurait des devises, a été immédiatement torpillé par le Hamas en 2007, lorsque, par un coup d’Etat sanglant, il avait évincé le Fatah de l’enclave.

 

Le Calife Ismaïl Hania et ses acolytes n’ont strictement aucun programme économique en vue de développer Gaza, son agriculture et son industrie. C’est un point qu’il fallait clarifier : le développement économique est l’affaire des gouvernements dont la préoccupation principale réside dans le bien-être des gens et leur sécurité ; c’est le cas des sociétés dans lesquelles l’homme se situe au centre de l’univers et que l’univers est exploité dans le but d’améliorer sa condition.

 

Dans un système islamo-djihadiste, c’est Allah qui se situe au centre de l’univers et c’est l’homme qui doit œuvrer, jusqu’au sacrifice de sa vie si nécessaire, pour participer au triomphe d’Allah par l’expansion de la Charia sur l’ensemble de la planète. Par acceptation de l’ensemble de la planète si elle y consent, ou par sa soumission par la force, si elle s’y refuse.

 

On peut même affirmer que le développement des infrastructures et l’amélioration des conditions de vie des populations soumises à un système islamiste va dans le sens contraire des objectifs poursuivis par ceux qui le dirigent. Ces derniers ont besoin de morts de faims hargneux et écœurés par les conditions de vie qui leur sont imposées – que les dirigeants imputent aux ennemis de l’islam -  pour être prêts à servir de piétaille au Djihad. Cela explique qu’Ismaël Hanya et Khaled Mashal n’ont pas accouru pour baiser les babouches du Sultan Recep en prenant connaissance de son programme d’investissements à Gaza. Au contraire, ils l’ont traité de tigre de papier se pliant aux conditions imposées par les Juifs.

 

Ce, car toute l’aide turque transitera par le port d’Ashdod et y sera minutieusement contrôlée. Or la seule chose qui intéressait les djihadistes palestiniens consistait en la levée du blocus maritime, dans le seul dessein de pouvoir importer des armes et des munitions. L’aide humanitaire et l’amélioration des infrastructures, ils n’en ont rien à faire. Pour preuve, s’ils ne détournaient pas environ quatre-vingt pour cent de l’argent attribué à Gaza dans les préparatifs de la prochaine guerre contre Israël, l’enclave côtière commencerait à ressembler à Monte-Carlo.

 

D’ailleurs on trouve de tout à Gaza, du nécessaire au superflu, des fraises de Galilée aux automobiles japonaises. Les étals des magasins sont remplis de denrées, achalandées par des centaines de convois routiers israéliens hebdomadaires au point de transit de Kerem Shalom (le vignoble de la paix). La seule chose qui manque aux Gazaouis lambda, c’est l’argent pour s’offrir ces marchandises, et, puisqu’on ne leur permet pas de travailler… Ce léger désagrément n’interpelle pas Hanya, Mashal et leurs camarades, puisque des agences de renseignement étrangères ont établi que chacun possède des milliards de dollars personnels, qu’ils ont prélevés sur l’aide internationale, notamment européenne et arabe.

 

Donc pour eux, Recep Erdogan n’a strictement rien obtenu d’intéressant par l’intermédiaire de l’accord israélo-turc. Au contraire, les Ottomans veilleront certainement à ce que les matériaux de construction, dont le ciment et le fer à béton, soient effectivement employés aux fins de construire l’usine électrique et les hôpitaux ; ainsi, ces substances qui seront présentes à Gaza et dont les djihadistes ont besoin pour étendre leurs fortifications militaires leur échapperont. Rageant, naan ?

 

De plus, lorsque leurs administrés bénéficieront d’eau de bonne qualité et d’électricité à toutes les heures du jour, ils auront plus à perdre qu’aujourd’hui, ce qui fera encore augmenter l’opposition de la population face aux provocations suicidaires du Califat contre l’Etat hébreu, et rendra la tâche des chefs djihadistes plus ardue qu’aujourd’hui.

 

C’est ici l’occasion d’expliquer aux antisémites européens ainsi qu’aux propalestiniens, que s’ils étaient moins bornés, ils comprendraient cette dynamique : Israël n’a pas vocation à maltraiter les Palestiniens, quoi qu’en dise Edgar Morin-Nahum, et n’a aucune objection à les voir construire un aéroport à Gaza, un port maritime, ni même la plus grande mosquée de la Terre si cela leur chante, et de gouverner leur territoire de façon totalement indépendante, car cela renforcerait leur désir de vivre. Tout ce qu’Israël fait, mais absolument tout, de même que l’Egypte, consiste à empêcher le Hamas d’amasser des armes et de les utiliser contre ses ressortissants.

 

Si les Palestiniens remettaient l’Homme au milieu du village et Allah à la mosquée d’icelui, comme les Israéliens, les Européens, les Britanniques (oh oh !), les Américains, les Russes, ainsi que l’ensemble des nations industrialisées, les hostilités cesseraient instantanément.

 

Quant à Recep Erdogan, après que nous ayons constaté que l’accord qu’il vient de signer avec Israël participe d’un texte creux et inutile, on peut légitimement se demander pourquoi il a attendu aussi longtemps pour renouer des relations normales avec l’Etat hébreu.  

 

Pour le comprendre, il faut déjà intellectualiser que ce petit homme, arrogant, agressif et imbu de lui-même comme pouvaient l’être les Staline, Hitler, Tito, de Gaulle, Mitterrand et désormais Poutine, avait de multiples raisons de créer artificiellement une relation d’hostilité avec l’Etat hébreu. Le motif principal, qui malgré la foultitude de précédents échappe toujours à la plupart de mes confrères analystes, tient à l’utilité résidant dans l’instrumentalisation de l’antisémitisme. En effet, après les Printemps arabes, l’accession au pouvoir de Morsi en Egypte, la chute de Kadhafi et l’éclatement des guerres civiles en Syrie et en Irak, il a semblé à Erdogan que la situation se prêtait à la ressuscitation de l’empire ottoman. Il fut persuadé que le monde arabo-musulman discernerait en lui l’homme providentiel qui le fédérerait en prenant sa direction politique ; or, compte tenu de la détestation des Israélites qui fait rage parmi les nations qu’il entendait vassaliser, il était simplement impossible de conserver les relations amicales qui liaient la Turquie à Israël.

 

Il était même de bon aloi pour Erdogan, dans cette perspective, de se montrer le plus antisémite de tous, allant jusqu’à accuser les Juifs d’être à l’origine, non seulement des difficultés sociales et économiques qui secouaient le Bosphore, mais aussi des coups de grisou qui tuaient ses mineurs et des tremblements de terre qui ébranlaient ses compatriotes.

 

Secondement, l’instrumentalisation de l’antisémitisme lui a permis de trouver le bouc émissaire éprouvé afin de l’aider à convaincre ses concitoyens – surtout ceux de la campagne, toujours largement majoritaires et incultes – de la nécessité de porter son parti islamiste au pouvoir et de lui accorder des privilèges étendus.

 

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Authentique : un tribunal turc a interdit de prétendre qu’il existe une

ressemblance quelconque entre Recep Erdogan et Gollum le Hobbit

 

Dans cette démarche, il devait également décapiter la seule institution garante de la démocratie à la turque capable de contrecarrer son projet de mainmise absolue, à savoir l’armée de son pays. Or celle-ci était l’alliée inconditionnelle de Jérusalem, qui lui fournissait des drones, qui mettait à jour l’électronique de ses Phantom F-4 et de ses F-16 ainsi que de ses chars, qui entraînait ses pilotes et qui lui indiquait les doctrines de la guerre moderne, lui permettant ainsi de se maintenir à niveau. Le Mossad, pour sa part, informait régulièrement et en profondeur le MİT des dangers qui pourraient éventuellement menacer son pays.

 

Jusqu’à la venue d’Erdogan, les pilotes hébreux et leurs avions utilisaient à leur guise les aéroports et le ciel turcs, pour le plus grand bonheur de leurs collègues du cru. Une relation d’extrême confiance prévalait, qui renforçait l’état-major turc, en lui procurant notamment beaucoup de puissance et d’assurance. J’avais pu personnellement me rendre compte de cette amitié, lorsque je fus reçu, à titre personnel, dans le superbe country-club de l’Armée de l’air turque, dans la région d’Ankara, au début des années deux mille. J’y fus accueilli comme un roi et j’y déjeunai à la table des plus grands généraux de cette armée amie, avec lesquels je pus m’entretenir à bâtons rompus.

 

Pour lui attribuer des complots imaginaires, et ensuite juger ses généraux, les destituer et les envoyer purger des peines interminables dans ses prisons, Recep Erdogan devait isoler l’Armée et la rendre orpheline. Le gel des relations avec Jérusalem, prenant appui sur la plaisanterie du Mavi Marmara, affrété par une organisation "humanitaire" islamiste, dirigée par l’un de ses amis, allait aider le petit sultan dans cette entreprise qui fut couronnée de succès.

 

Puis Erdogan fut contraint de déchanter quant à ses autres objectifs : les Arabes le refoulèrent sans ménagement, al Sissi détrôna Morsi, son influence sur les conflits syrien et irakien s’avéra quasi-nulle, la Turquie se brouilla avec tous ses anciens amis, y compris la famille al Assad et les ayatollahs iraniens. Le président au palais monumental se retrouva au seuil de la confrontation avec les Russes ; les Européens le lâchaient dans la répression des Kurdes, de ses journalistes et de ses parlementaires.

 

Erdogan se retrouve maintenant avec des Kurdes syriens à deux doigts d’unifier le Rojava et d’établir un Etat de facto, alors que les Américains, et surtout les Russes, empêchent son armée de poser ne serait-ce qu’un seul godillot sur le sol syrien.

 

Pour ne rien arranger, les hôtels d’Antalya se sont vidés des millions de touristes israéliens et russes qu’ils accueillaient. Et ses alliés du Califat Islamique, avec lesquels il troquait des armes et des mercenaires contre du pétrole, à un prix défiant toute concurrence pour enrichir sa cassette personnelle, fâchés parce qu’il les laisse choir, se font exploser à l’aéroport Atatürk.

 

Et le pire de tout est que les avions équipés de l’électronique israélienne, faute d’entretien et de mises à jour, voient leurs capacités opérationnelles se réduire comme une peau de chagrin.

 

Devant tant de désastres, Erdogan a même décidé de renvoyer Ahmet Davutoglu, qui fut pourtant son compagnon de route, son ministre des Affaires Etrangères depuis 2009, et son Premier ministre, à partir de 2014. On a émis de nombreuses théories au sujet de ce congédiement, mais à mon sens, le sultan l’utilise comme tête de Turc (eh oui !), pour trouver un responsable à toutes les erreurs qu’il a lui-même commises. Il n’allait tout de même pas s’auto-destituer.

 

Désormais l’hostilité avec Israël ne lui servait plus à rien. En signant l’accord de normalisation, il ne lui a rien donné et ne lui a rien pris. Il espère simplement briser un peu son isolement, et ramener en Turquie un peu de l’énergie extraordinaire que dégage l’Etat hébreu. Un proche du gouvernement de Jérusalem m’a aussi confié que Netanyahu serait intervenu auprès de Poutine pour qu’il normalise également ses relations avec Ankara. Les deux accords ont été annoncés le même jour et cela n’a rien d’un hasard. D’après ma source, l’unique condition du Tzarevitch, imitant les "exigences" que le Sultan Erdo avait soumises à Israël, sorte de vanne à son intention, consistait à recevoir des excuses et une compensation pour le Soukhoï que les Turcs lui ont abattu. Hier, le maître du Kremlin a déjà annulé deux dispositions antiturques qu’il avait décidées suite à l’incident.

 

Dire qu’Israël n’a rien gagné avec la signature des trois feuilles de papier n’est pas tout à fait exact. Elle a indirectement obtenu que la Turquie reconnaisse son blocus maritime contre le Hamas, et hérité d’un médiateur utile avec cette organisation terroriste mais néanmoins voisine.

 

Sur le plan économique, elle va probablement vendre son gaz naturel à Ankara, qui ne peut plus se permettre d’être totalement dépendante de Poutine pour son approvisionnement. On pourrait également construire un gazoduc passant par la Turquie afin d’approvisionner l’Europe, les deux pays y trouveraient leur compte.

 

Et surtout, c’est un marché potentiel de plusieurs dizaines de milliards de dollars qui se rouvre aux Israéliens ; un marché qu’ils connaissent parfaitement, de surplus, et qui a faim de ce que nous pouvons lui vendre.

 

De quoi accorder un bon point à la diplomatie de Binyamin Netanyahu pour ce résultat, l’honnêteté nous le réclamant. Il a fait entériner l’accord par le cabinet restreint pour les affaires politiques et sécuritaires, même si ce ne fut pas sans mal, avec des abstentions de ministres et des oppositions lors du vote, intervenu après 4h 30 de discussions intenses.

 

Les ministres ont fait savoir au chef de l’exécutif que, dans l’ordre normal d’une gouvernance éthique, on présente d’abord un brouillon d’accord international à son gouvernement et on ne le signe qu’ensuite, après qu’il ait été adopté. Les ministres se sont également étonnés de l’absence de représentants des services de renseignement et de l’Armée lors de la discussion.

 

C’est vrai qu’ils en ont gros sur la patate et qu’ils auraient manifesté leur opposition ; particulièrement, ils ne digèrent pas que leur gouvernement présente des excuses pour l’arraisonnement du Marmara, qu’il leur avait ordonné d’exécuter, qui était légal et légitime et qui a protégé les intérêts supérieurs de leur pays. Les commandos-marins n’oublient pas que certains de leurs camarades ont été grièvement blessés lors de l’incident, parce que les mêmes politiques leur avaient demandé d’y aller avec le dos de la cuillère, ce qu’ils avaient fait avant d’être brutalement agressés et de devoir sauver leur peau.

 

Les Israéliens, qui se sont exprimés lors de sondages, se sont aussi prononcés contre le traité de rabibochage avec le petit sultan. Ils partagent évidemment l’avis des militaires quant à l’abordage du bateau d’islamistes. Et puis, ils se rappellent des déclarations éminemment antisémites, stupides et grossières d’Erdogan, et ils sont au courant des maltraitances que subissent les journalistes, les laïcs et les démocrates, et du glissement de la Turquie vers la dictature. Les Israéliens, de par leur ADN, haïssent la dictature.

 

De plus, les Kurdes sont nos amis indéfectibles (eux) depuis toujours, des Juifs, qu’ils n’ont jamais persécutés et d’Israël, depuis les premiers jours de son existence, et l’idée que le Sultan Machin pourrait utiliser des armes israéliennes afin de les combattre nous fait honte.


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L’aide militaire américaine devient-elle un danger pour Israël ? (info # 012606/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 26 juin 2016

 

Par Guy Millière

 

Depuis des années, l’une des questions qui m’est le plus souvent posée lors de mes conférences sur le Proche Orient et Barack Obama concerne l’aide militaire que ce dernier a maintenu en faveur d’Israël. Comment un homme qui perpétue cette aide militaire massive pourrait-il être considéré, m’a-t-on mille fois demandé, comme un ennemi d’Israël ?

 

Ma réponse a généralement consisté à souligner que cette aide était votée par le Congrès, et que Barack Obama se contentait de ne pas opposer son veto au vote du Congrès : un veto qui, au vu de l’empathie que le peuple américain n’a cessé de ressentir à l’égard Israël, aurait été inimaginable.

 

J’ai chaque fois ajouté que cette aide ne modifiait en rien l’hostilité de Barack Obama à l’encontre d’Israël, et qu’Obama l’avait plusieurs fois instrumentalisée, ainsi que le fait qu’Israël en soit dépendant, afin d’exercer des pressions sur l’Etat hébreu à des moments cruciaux ; par exemple lors des opérations d’Israël contre le Hamas à Gaza.

 

Un accord d’assistance militaire, concocté par l’Administration Obama, et que le président U.S demande à Israël d’accepter tel qu’il est rédigé (as is), vient présentement illustrer mes propos. Cet accord prévoit une aide renforcée des Etats-Unis à la défense d’Israël, et ce, sur plusieurs années.

 

Mais il a une contrepartie ! Il est porteur d’une exigence vis-à-vis d’Israël : si Israël signe l’accord, il s’engagera à ne rien demander au Congrès et à ne prendre aucune décision en matière de sécurité et de défense qui n’ait préalablement reçu l’aval du pouvoir exécutif, donc du président des Etats Unis, sans quoi l’accord serait rompu. Un tel accord placerait ainsi Israël totalement à la merci du président des Etats Unis, sans aucune possibilité de recours, et exclurait le Congrès de toute décision en la matière.

 

Signer l’accord est séduisant pour Israël, qui, s’il ne considérait que le renforcement de l’aide prodiguée par les Etats Unis pourrait céder à la tentation. Signer l’accord placerait néanmoins Israël dans un piège.

 

Car si le président des Etats Unis dans les années à venir est un ami d’Israël, tout pourra bien se passer. En revanche, si le prochain président ne l’était pas, et entendait lui imposer ses conditions, ce serait très différent.

 

Un homme, ces derniers jours, Michael Oren, ancien ambassadeur d’Israël aux Etats Unis, a tiré le signal d’alarme et a demandé à Binyamin Netanyahou de ne pas signer la proposition d’accord.  Et Michael Oren a raison.

 

Dans un article consacré au sujet, publié par le Jerusalem Post, Caroline Glick explique pourquoi. L’accord, écrit-elle, exacerberait la dépendance d’Israël vis-à-vis de l’aide militaire américaine. Cette aide, ajoute-t-elle, est dangereuse en soi, et en proposant ce qu’il propose, Obama met au jour le danger d’une manière flagrante. Elle place Israël en situation de dépendance.

 

La première victime de cette dépendance est l’industrie de la défense israélienne, qui ne peut se développer de manière optimale car elle est freinée dans son essor par les conditions d’ores et déjà draconiennes inhérentes à l’aide américaine : les trois quarts de celle-ci reviennent dans les caisses d’entreprises de défense américaines [Israël est contractuellement obligé d’utiliser les fonds avancés aux Etats-Unis. Ndlr.], et les nombreuses innovations technologiques militaires israéliennes doivent être cédées gratuitement aux USA.

 

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Une aide qui permet aux USA de profiter à moindre prix des développements réalisés

par l’industrie israélienne. Israël obtenant la possibilité d’utiliser les technologies qu’il développe, et l’Amérique, celle de les vendre partout dans le monde pour son seul profit

 

La deuxième victime est la défense d’Israël elle-même, soumise aux conditions susceptibles d’être imposées par l’administration aux affaires à Washington. Israël a déjà dû céder aux pressions de Washington à plusieurs reprises, et pas seulement sous Barack Obama.

 

La troisième victime est le peuple israélien, car le fait de ne pas pouvoir défendre Israël de manière optimale et de devoir céder aux pressions issues de l’insécurité a pour conséquence des morts inutiles.

 

Caroline Glick ajoute que la dépendance a créé des relations malsaines entre les Etats Unis et Israël, qui sont devenues particulièrement flagrantes sous Barack Obama.

 

Un nombre croissant de membres du personnel militaire israélien entretient désormais des relations préférentielles avec l’exécutif américain, et ces relations peuvent conduire à des prises de position davantage dictées par les orientations de l’administration en place à Washington, que par les impératifs intrinsèques de défense et de sécurité d’Israël.

 

L’administration en place à Washington étant ce qu’elle est aujourd’hui, des responsables militaires israéliens prennent actuellement des positions qui sont celles de l’administration Obama et d’Obama lui-même, énoncent et recommandent des orientations délétères, et mènent ce qui peut être décrit comme un véritable travail de sape contre le gouvernement démocratiquement élu d’Israël.

 

Deux textes ont été publiés récemment qui montrent à quel point la situation est devenue préoccupante.

 

L’un, signé par 200 chefs militaires israéliens (essentiellement des généraux à la retraite), et approuvé par Ehud Barak, s’appelle « Sécurité d’abord » (Security First). Il recommande, conformément à ce qu’exigent Obama et son administration, l’abandon total par Israël de la Judée Samarie et de la partie orientale de Jérusalem, et stipule que, pour la « sécurité du pays », les Israéliens vivant en Judée Samarie devraient être transférés au plus vite à l’intérieur des lignes d’armistice de 1949 en échange de compensations financières.

 

Le deuxième texte émane du « Centre pour une Nouvelle Sécurité Américaine » (Center for a New American Security), une institution formée par d’anciens membres de l’administration Obama, et à laquelle coopèrent des ex-responsables de la sécurité israélienne. Il suggère d’exiger d’Israël, conformément aux revendications d’Obama là encore, l’abandon de la vallée du Jourdain à des forces américaines et palestiniennes, et de confier à l’administration américaine au pouvoir la défense d’Israël contre toute menace émanant de la vallée du Jourdain et d’une Judée Samarie sous un « gouvernement palestinien ».

 

Ces deux textes ont été présentés récemment à New York par une organisation appelée l’Israel Policy Forum, et ils ont reçu l’aval de la candidate Hillary Clinton, qui travaille en relation étroite avec cette organisation.

 

Si, ignorant les avertissements de Michael Oren et de Caroline Glick, Binyamin Netanyahou signait l’accord, et si, comme cela reste envisageable, Hillary Clinton était élue présidente des Etats Unis, la dépendance d’Israël vis-à-vis de l’aide américaine deviendrait carrément inquiétante.

 

Les deux textes susdits deviendraient vraisemblablement la « politique israélienne » de la Maison Blanche. Israël se retrouvera pieds et poings liés, avec l’aval de gens susceptibles d’être présentés comme préoccupés par la sécurité du pays. Toute forme de recours deviendrait alors quasiment impossible.


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L’analyse radiophonique hebdomadaire de Stéphane Juffa (info # 012406/16) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 24 juin 2016

 

© Metula News Agency

 

Israël et le Brexit, les conséquences.

 

La "paix" de Mahmoud Abbas n’est pas la paix, mais une guerre par des moyens diplomatiques avec l’aide des intellectuels antisémites et sur la base de leurs théories frelatées. Le différend israélo-palestinien est un conflit entre nationalismes et non une guerre de décolonisation.

 

L’antisionisme parlementaire, la démonisation officielle et récurrente des Israéliens, et la vulgarisation de l’antisémitisme entraînent une précarisation notable du statut des Israélites en Europe.

 

L’appel de députés belges à décerner le Prix Nobel à Marwan Bargouthi, l’assassin d’une centaine d’Israéliens, revient à récompenser l’assassinat de Juifs ; il s’agit d’une incitation au meurtre raciste et d’une identification a posteriori à ces crimes.

 

Juffa, au micro de Jim Mosco, sur Radio Judaica :

 

https://youtu.be/cKJRcPsUr0A (Youtube)

 

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/886581508118684/ (Facebook)

 

 

 
On se bat à l’intérieur de Manbij (info # 012306/16) Version imprimable
Analyse
jeudi, 23 juin 2016

 

Par Perwer Emmal, le reporter de la Ména avec les forces kurdes à l’ouest de l’Euphrate

 

Ce mercredi, les forces kurdes des Unités pour la Protection du Peuple (YPG), agissant avec l’appui de combattants arabes locaux, le soutien aérien américain et celui, au sol, de commandos U.S., britanniques et français, ont pénétré dans le bastion de DAESH, Manbij (Minbik en kurde), qu’ils se contentaient d’encercler et de bombarder depuis une vingtaine de jours.

 

La pénétration s’effectue à partir du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de la ville, où les Peshmerga contrôlent désormais les carrefours principaux.

 

Les FDS (Forces Démocratiques Syriennes), qui regroupent les combattants kurdes et tribaux, font face à une résistance acharnée, ponctuée de sorties inopinées de véhicules bourrés d’explosifs conduits par des islamistes kamikazes.

 

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De plus, les djihadistes ont piégé de très nombreux immeubles, ainsi que des véhicules abandonnés et même les corps de certains de leurs camarades morts durant les affrontements. Ils ralentissent de ce fait la progression des FDS, obligés d’agir avec la plus extrême prudence.

 

A Manbij et dans d’autres agglomérations de la région les hommes de DAESH ont appréhendé des centaines de civils (près d’un millier), kurdes pour la plupart, dont ils se servent comme de boucliers humains.

 

Le gouverneur de la cité pour l’Etat islamique a été tué hier, alors qu’il tentait, avec sa famille et ses gardes du corps, de s’échapper en voiture en direction d’al Bab, sur la route Manbij-Alep.

 

De très nombreux mercenaires musulmans radicalisés, notamment des Européens, sont pris au piège sans avoir la moindre chance d’en réchapper. Il y a trois jours, des mercenaires de DAESH ont tenté de briser l’étau par le Sud, en lançant une attaque surprise à 5h du matin. Leur assaut a été brisé et ils sont tenus à distance respectable de la cité encerclée. Les islamistes ont perdu plus d’une centaine des leurs lors de cette attaque désespérée.

 

Depuis le déclenchement de l’offensive sur Manbij, début juin, j’estime que l’Etat Islamique a perdu entre 700 et 800 combattants, et que les pertes au sein des FDS se chiffrent entre 60 et 70 soldats.   

 

Manbij se situe à 28km à vol d’oiseau de la frontière turque, et les avant-gardes des Peshmerga à l’ouest de l’Euphrate, dans les villages d’Amarinah Fawqani et Bal Maghar, ne sont qu’à 11km de Jarabulus, encore aux mains des djihadistes, elle aussi au bord de l’encerclement, adossée à la frontière ottomane.

 

J’ai eu l’occasion d’observer personnellement du matériel turc en quantité sur les cadavres d’islamistes ainsi que dans les casernes et autres dépôts d’armes et d’explosifs qui ont été libérés. La Turquie qui, par la voix de son gouvernement, ne cesse d’affirmer qu’elle fait la guerre à DAESH.

 

Même avant la prise de Manbij, et éventuellement celle de Jarabulus, la voie d’approvisionnement des islamistes qui passait par ces villes vers la Turquie est coupée. Elle leur procurait des armes, des munitions, des renforts et d’autres équipements et denrées.

 

Il ne leur reste plus qu’un cheminement compliqué et dangereux, entre les positions kurdes et gouvernementales syriennes, en direction du point de passage d’al Raï.

 

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Une Peshmerga des Forces Démocratiques Syriennes

 

Pour le moment, l’offensive des FDS à l’Ouest de l’Euphrate est stoppée, les Kurdes et leurs alliés concentrant toute leur énergie à la prise de Manbij. Cette entreprise pourrait prendre entre une et deux semaines selon les estimations des officiers avec lesquels je me suis entretenu.

 

Ensuite, il y aura lieu de poursuivre la progression sur la route d’Alep, et d’enlever chronologiquement Arima, Qabasin (une ville à forte majorité kurde), et al Bab. Une fois les islamistes chassés d’al Bab, il n’existera plus de lien organique entre l’Etat Islamique et son fournisseur turc, et Raqqa, de même que le reste du territoire encore contrôlé par DAESH se verront progressivement asphyxiés.

 

Lorsque les djihadistes auront été délogés d’al Bab, les Peshmerga ne seront plus qu’à 20km de leurs frères du canton kurde d’Afrin. Actuellement, ils en sont encore séparés par une cinquantaine de kilomètres. Avant le début de l’offensive de juin, c’était quatre-vingt-dix.

 

La volonté des Kurdes de réaliser la continuité géographique du Rojava ne fait aucun doute, leurs leaders ne tentant pas même de le cacher. Après al Bab, des questions vont toutefois se poser au sujet de l’appui occidental aux YPG. Si le commandement de l’Armée américaine leur est globalement acquis, ce n’est absolument pas le cas de l’Administration Obama, qui n’a cessé de s’exprimer contre l’autonomie de la région kurde.

 

L’on craint aussi l’opposition des groupes rebelles de la zone d’Alep, qui comprennent notamment al Qaëda, et qui redoutent la présence d’une entité non arabe tout le long de la frontière turque de la Syrie. Des premières escarmouches ont été signalées à ce propos entre les quartiers tenus par l’Armée Syrienne Libre (ASL) à Alep, et celui habité et défendu par les Kurdes.

 

Reste le risque le plus important pour l’unification du Rojava, constitué par les Turcs et le gouvernement islamiste de Recep Erdogan. Lequel vient de répéter qu’il s’apprête à intervenir en Syrie à tout moment.

 

Cela n’arrivera pas tant que les Américains et les Européens sont partie prenante de l’offensive de juin. Et s’ils ne suivaient pas les Peshmerga au-delà d’al Bab, et que le Küçük (tur. petit) Sultan commettait l’erreur de franchir la frontière, il ne fait aucun doute que le Tzarévitch Poutine l’arroserait des bombes de ses Soukhoï. Un sultan contre un tzar, on se croirait revenus plusieurs siècles en arrière.

 

C’est pourtant le plus grand risque d’expansion radicale de la Guerre Civile Syrienne qui pèse actuellement. Elle pourrait être d’actualité dans quatre à huit semaines. Cela ennuie beaucoup l’état-major de l’Armée américaine, qui aura à gérer cette crise bien après le départ de Barack Obama de la Maison Blanche.

 

D’une part, s’ils ne terminent pas le boulot aux côtés des Kurdes en les aidant à prendre al Bab et sa région, ils n’en finiront jamais avec l’Etat Islamique. De l’autre, s’ils font ce qui est nécessaire, ils vont définitivement fâcher Erdogan avec les Etats Unis. Vous parlez d’un dilemme, même si le sultan bouffon et raciste est détesté par tous les officiers américains que j’ai croisés !


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Le référendum britannique et les limites de l’économie (info # 012106/16) Version imprimable
Analyse économique
mardi, 21 juin 2016

 

Par Sébastien Castellion

 

Depuis quelques jours, un curieux phénomène se produit sur les marchés financiers, qui avaient brièvement paniqué la semaine dernière après des sondages qui prédisaient que les Britanniques quitteraient l’Union Européenne jeudi prochain. Après quelques jours d’émotion, les marchés sont revenus à la normale : ils ne cherchent plus à vendre des livres sterling, ni à faire payer une prime de risque aux investisseurs qui veulent placer leur argent au Royaume-Uni. Tout se passe comme si le sentiment dominant était que, bien entendu, les électeurs ne feront pas cette bêtise.

 

Et pourtant, les sondages eux-mêmes n’ont pas changé. Ils ne sont pas particulièrement fiables – les sondeurs britanniques s’étaient déjà trompé l’an dernier en prédisant une défaite électorale du Premier ministre Cameron jusqu’à la veille de son triomphe – mais ils pointent plutôt vers un départ du royaume hors de l’Europe, ou « Brexit ».

 

Peut-être les marchés sont-ils mieux informés que les sondeurs ; mais on voit mal comment cela pourrait se produire. Il est plus probable qu’ils doivent leur comportement à l’idée que le Brexit est, du point de vue économique, une si mauvaise idée, qu’elle ne peut pas être prise au sérieux.

 

De fait, si les électeurs se décidaient en fonction de leurs intérêts économiques, le maintien du Royaume-Uni dans l’Europe serait une certitude. Un départ aurait notamment les conséquences suivantes.

 

En quittant l’Union Européenne, les Britanniques cesseraient de profiter de la liberté de circulation des biens et services, du capital et des travailleurs qui règne à l’intérieur de l’Union. Ils devraient renégocier avec Bruxelles les conditions du commerce entre les deux zones. Or, il est à peu près certain que les Européens, qui craignent que l’exemple britannique inspire d’autres départs, ne voudront pas donner au royaume des conditions trop favorables.

 

Pendant les négociations, l’incertitude sur l’avenir du commerce entre le Royaume-Uni et l’Europe réduira fortement les investissements dans l’économie britannique. A l’issue des négociations, le cas le plus probable est que le Royaume-Uni finirait par être traité comme tout autre membre non européen de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cela signifierait, entre autres, que les biens et services dans lesquels les Britanniques ont une position forte – les services financiers, la pharmacie etc. – cesseront de pouvoir être vendus librement dans l’ensemble du marché européen.

 

La perte du “passeport européen” aura un effet désastreux sur l’économie britannique. Les emplois destinés aux ventes en Europe seront fortement réduits. Les investisseurs américains et chinois, qui voient aujourd’hui dans le royaume la porte d’entrée la plus accueillante vers le marché européen, placeront ailleurs leurs investissements. Faute d’investissements, la monnaie britannique perdra de sa valeur, réduisant d’autant la capacité à importer des produits étrangers.

 

D’après une simulation effectuée la semaine dernière par les économistes du FMI, les effets d’un Brexit comprendraient : l’entrée en récession du Royaume-Uni dès 2017, une augmentation du chômage qui passerait de 5% aujourd’hui à 7% en 2018, une longue stagnation des salaires exprimés en livre sterling et une baisse de 7% de la valeur de la livre exprimée en euros.

 

Même les partisans du Brexit admettent que, dans un premier temps au moins, la décision aura des effets défavorables sur l’économie britannique. Mais s’il en est ainsi, pourquoi les sondages restent-ils favorables à un départ ?

 

La première raison est sans doute que, même si les Britanniques choisissent de rester en Europe, l’économie britannique (comme l’économie européenne) est confrontée à de sombres perspectives. Dans toute l’Europe, la profitabilité des entreprises est proche de son plus bas niveau historique.

 

L’investissement est si déprimé qu’il a récemment conduit la Banque Centrale Européenne et plusieurs gouvernements européens à introduire des taux d’intérêt négatifs. (En clair : les investisseurs qui veulent être certains d’être remboursés en prêtant leur argent à des Etats ou à de grandes institutions acceptent de perdre de l’argent, ce qui prouve que les risques sont encore plus élevés dans le secteur productif). Secteur après secteur, la concurrence de la Chine et d’autres pays émergents réduit les prises de commande, casse les prix et bouche chaque jour davantage l’horizon économique.

 

Dans ces conditions, les Britanniques peuvent faire le calcul – risqué, mais pas absurde – qu’après une récession causée par la réduction des liens avec l’Europe, leur économie gagnera à multiplier ses liens avec d’autres régions du monde, économiquement plus dynamiques, comme l’Amérique et l’Asie.

 

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Pourquoi vouloir être Européens quand on a déjà cela ?

 

Plus profondément, cependant, le vote britannique démontre que les motivations économiques ne sont pas les plus importantes dans le destin des peuples.

 

Si la campagne en faveur du Brexit accorde peu de place à l’économie, ce n’est pas uniquement parce que l’économie est pour elle un point faible ; c’est surtout parce que la passion politique qui l’anime considère sincèrement le recul économique qui suivrait un départ comme l’inconvénient secondaire d’une victoire essentielle.

 

Pour les partisans du Brexit, l’important n’est pas que les revenus soient les plus élevés possibles ou le chômage le plus bas possible. Il est, en premier lieu, que les Britanniques restent gouvernés démocratiquement. Malgré tous les bénéfices économiques qu’elle a apportés, l’Union Européenne a une tendance prononcée à décider sans consulter les représentants élus des peuples et, moins encore, les peuples eux-mêmes. Bruxelles est loin ; le langage de ses décisions est opaque et incompréhensible pour les électeurs ; le Parlement européen est le seul au monde à n’avoir pas le droit de voter de lois ; et les Britanniques ont le sentiment que leur influence est trop faible sur des décisions qui s’imposent à eux.

 

La seconde ambition des partisans du Brexit est, tout simplement, que les Britanniques restent britanniques.

 

Les résultats des partisans du départ dans les sondages ont radicalement augmenté depuis un an, avec l’arrivée incontrôlée de plus d’un million de migrants arabo-musulmans en Europe. Comme toute l’Europe, le Royaume-Uni est saisi d’une angoisse identitaire et s’interroge sur sa capacité à rester lui-même au cours des prochaines générations.

 

Face à cette crainte identitaire, une brève récession économique peut paraître un prix très acceptable à payer pour récupérer la maîtrise par le pays de sa politique migratoire et sa capacité à fermer ses frontières aux nouveaux venus. Plus encore : un Royaume-Uni en crise, fâché avec l’Europe, deviendrait moins attractif pour les nouveaux venus. La volonté de les dissuader de venir, même au prix de la croissance et de l’emploi local, est presque certainement un moteur important du vote pour le Brexit.

 

Or, sur cette question identitaire, le Royaume-Uni n’est pas dans une situation très différente des autres pays européens. Il est peu probable qu’un vote en faveur du Brexit, s’il a lieu, entraîne une destruction généralisée des institutions européennes : le prix économique à payer serait trop important pour cela.

 

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Mieux vaut partir que fuir (info # 011906/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 19 juin 2016

 

Par Guy Millière

 

Il arrive encore que l'on me demande pourquoi j'ai quitté la France et le continent européen pour vivre aux Etats Unis. Je ne peux pas répondre que c'est pour m’éloigner des crimes commis au nom du djihad : l'atrocité commise voici peu à Orlando a été le pire crime de masse perpétré sur le sol américain, et elle n'est que le point culminant d'une série d’assassinats accomplis au nom du djihad aux Etats Unis depuis quelques années. Il y a moins de six mois, un couple islamiste a assassiné à San Bernardino en Californie. Auparavant, des tueries ont eu lieu à Chattanooga, à Fort Hood, ainsi qu’en divers autres lieux. Le djihad ne connait pas de frontières et déferle partout où des islamistes sont présents ou peuvent pénétrer.

 

Je ne peux pas dire non plus que c'est parce que les dirigeants au pouvoir font preuve de lucidité et de courage. Barack Obama est un gauchiste islamophile, qui longtemps n'a pas même parlé d'attentats terroristes lorsqu'il se trouvait confronté à un attentat terroriste ; quand le Major Nidal Malik Hasan a agi à Fort Hood, il avait qualifié ce qui s'était passé « d’incident sur le lieu de travail ». Obama se refuse toujours à parler d'islam radical. Face à ces agressions, Manuel Valls, en France, s'est montré plus clair et plus courageux.

 

Je ne peux pas non plus répondre, à l'évidence, que c'est parce que la haine anti-israélienne est absente en Amérique. Sur les campus de nombre d'universités U.S, on peut en effet rencontrer des activistes "propalestiniens" aussi bilieux et bornés que ceux que l’on croise en France.

 

En revanche, je peux affirmer que les réactions face aux crimes commis au nom du djihad sont porteuses aux Etats Unis d'une détermination qui tranche avec ce que l'on peut observer en France et sur le vieux continent.

 

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Paris-Texas

 

Si les paroles d'apaisement sont certes nombreuses, comme en Europe, la colère et la détermination à se battre restent davantage présentes aux Etats Unis. Et j'apprécie la colère et la détermination à se battre lorsqu'elles sont légitimes, car elles reflètent une volonté de rester debout et de ne pas se soumettre.

 

Aux Etats Unis, des dirigeants politiques osent encore désigner le danger et l'ennemi, et ils le font plus clairement que n'importe quel dirigeant français ou européen, y compris Manuel Valls. Si Barack Obama se refuse à parler d'islam radical - et, essentiellement, Hillary Clinton aussi -, ce n'est pas le cas de Donald Trump, par exemple. Et j'apprécie que des dirigeants politiques osent parler distinctement, sans utiliser la moindre langue de bois. Agir autrement, c’est se condamner soi-même à la défaite. La France et le continent européen endossent peu à peu les couleurs de la défaite.

 

Et si la haine anti-israélienne est présente sur les campus de plusieurs universités américaines, elle est très largement absente de la société américaine en son ensemble, ce qui est, à mes yeux, réconfortant. Nul ne m'a jamais demandé aux Etats Unis pourquoi je défends Israël alors que je ne suis pas juif, or c'est une question que l'on me pose sans cesse en France et sur le continent européen.

 

Je peux ajouter que la "cause palestinienne", hors des universités, a peu d'adeptes aux Etats Unis car elle y est considérée comme une cause douteuse, ce qui constitue à mon sens une preuve de lucidité.

 

Il me serait loisible ajouter d'autres raisons encore. La très faible présence de l'antisémitisme dans la société américaine, la survivance des idées de bien et de mal, ou de l'idée que tout crime implique un châtiment proportionnel au crime pour que justice soit faite. Un respect de l'être humain en tant qu'être humain. Une courtoisie et une gentillesse sans équivalents dans le reste du monde occidental. Une police qui se fait respecter, et qui garantit effectivement sécurité et liberté.

 

En regardant la France avant de partir, je me suis dit que la France n'était plus le pays que j'ai connu dans ma jeunesse, et qu’elle était engagée dans un processus de déclin peut être irréversible.

 

En regardant les Etats Unis en arrivant, je me suis senti confirmé dans mes décisions, et quand bien même des signes de dégénérescence touchent également les Etats Unis, il m'a semblé évident que le processus y était beaucoup moins avancé.

 

J'ai repensé alors à une phrase que répétait souvent mon ami Sammy Ghozlan, le fondateur du Bureau National de Vigilance contre l'Antisémitisme : "mieux vaut partir que fuir". Je suis parti la tête haute, pour poursuivre mes combats, pas du tout pour y renoncer. Je n'ai pas fui. Je n'accepterai jamais d'être condamné à la fuite. Je n'accepterai jamais de me taire.

 

Et parce que je suis fidèle à mes combats, je reviendrai. Souvent. Parce que je suis fidèle en amitié, je serai présent demain, lundi 20 juin, au dîner de levée de fonds du Bureau National de Vigilance contre l'Antisémitisme.


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A la suite de la prochaine confrontation inévitable à Gaza, le Hamas aura cessé d’exister Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 17 juin 2016

 

(info # 011706/16)

 

© Metula News Agency

 

La prochaine guerre avec le Hamas à Gaza sera-t-elle la dernière, comme l’affirme un haut responsable israélien de la Défense sous le couvert de l’anonymat, et pourquoi ? Est-ce l’effet de la nomination d’Avigdor Lieberman au ministère de la Guerre ou une nécessité stratégique ?

 

Stéphane Juffa répond à cette interrogation, ainsi qu’au vote, la nuit dernière, du budget d’aide militaire américaine à Israël. A qui profite cette aide et pourquoi la discussion entre le Congrès et la Maison Blanche a-t-elle été si âpre cette année ?

 

Ishaï Shlissel, l’assassin de la jeune Shira Banki lors de la Gay Pride de 2015, contre qui le parquet a réclamé 60 ans de prison, est-il un illuminé ou un Juif orthodoxe ayant mis en pratique les ordonnances de la Bible et de la Halakha dans le traitement de l’homosexualité ?

 

Juffa, au micro de Jim Mosco, sur Radio Judaica :

 

https://youtu.be/DqN-Ouh_Zcs/

 

 

 
Pourquoi je combats l’antisémitisme et la haine à l’encontre d’Israël (info # 011206/16) Version imprimable
Analyse
dimanche, 12 juin 2016