Netanyahu pris en tenaille (info # 012907/14) Version imprimable
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mardi, 29 juillet 2014

 

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Métula, mardi 19h10, 18h10 à Paris

 

Depuis minuit, 42 roquettes ont été tirées sur Israël, le Dôme de Fer en interceptant 5. Pour la première fois depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, les résidents de Tel-Aviv ont entendu l’alerte rouge au milieu de la nuit, aux alentours de 2h trente du matin.

 

Dans le courant de la nuit, Tsahal a attaqué 150 cibles, parmi lesquelles la maison d’Ismail Hanya, et celle du commandant du bataillon de Shuja’iyya.

 

L’Armée israélienne a également visé la station de radio et la chaîne de télévision du Hamas al Aqsa. Celle-ci diffuse notamment des programmes pour les enfants glorifiant la violence et la haine d’Israël et des Juifs.

 

Ce matin, un milicien a ouvert le feu sur une unité de Parachutistes dans le centre de la Bande, il a été immédiatement abattu. Jusqu’à 16h ce mardi, selon les estimations de la Ména, 120 Gazaouis ont trouvé la mort, dont 87 miliciens.

 

Hier, les obus de mortiers tirés sur le Conseil Régional d’Eshkol ont causé la mort de 4 soldats ; 5 autres combattants de Tsahal ont été tués lors d’une tentative d’infiltration près de la communauté de Nakhal Oz et un à l’occasion d’une opération dans la bande de Gaza. Le tunnel utilisé par ces miliciens a été détruit aujourd’hui.

 

53 soldats israéliens sont tombés au combat depuis le début de l’offensive terrestre.

 

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Des choix pas faciles

 

110 soldats sont actuellement hospitalisés, un dans un état critique, 10 grièvement blessé et les autres, légèrement touchés.

 

Ce matin, Tsahal a frappé les cuves de pétrole de l’unique centrale électrique de Gaza. Ce faisant, il a épargné les installations nécessaires à la production d’électricité.

 

Conséquemment à cette frappe, l’approvisionnement en courant de la Bande est menacé, et l’incendie ne pourra pas être maitrisé : il s’arrêtera lorsque tout le carburant se sera consumé.

 

En revanche, et au moment opportun, il sera relativement aisé et rapide de disposer de nouvelles cuves, qui permettront, en l’espace de quelques jours, de reprendre une distribution régulière de courant. A noter que Tsahal vient de démentir qu’il s’en est pris au cuves qui sont présentement la proie des flammes.

 

Israël a continué aujourd’hui la livraison de pétrole, de gaz, et de denrées de base à Gaza, en dépit de l’alerte rouge qui a sonné à plusieurs reprises au point de passage des marchandises à Kerem Shalom.

 

 

 

Sur le terrain l’Armée est violemment intervenue durant toute la nuit

 

Ce mardi, les trois armes de Tsahal ne laissent aucun répit à la milice islamiste, intervenant contre des dépôts d’armes, les résidences de chefs djihadistes et pilonnant des positions ennemies sur le front de mer, dans les quartiers nord ainsi que dans le centre de Gaza-city.

 

L’activité principale de Tsahal demeure l’identification et le dynamitage des "tunnels stratégiques". Les officiers supérieurs auxquels nous avons parlé indiquent que dans deux ou trois jours [20 tunnels ont été dynamités sur 34], toutes les galeries souterraines auront été détruites et qu’il faudra alors prendre une décision, à savoir geler les activités militaires ou étendre l’opération jusqu’à la destruction du Hamas.

 

 

 

Politique-Diplomatie

 

Une double pression s’exerce sur le 1er ministre Binyamin Netanyahou ; la première provient de l’étranger, de Washington en particulièrement, d’où le Président Obama exige toujours du 1er ministre qu’il accepte un cessez-le-feu humanitaire "immédiatement".

 

L’autre axe de pression est encore plus impétueux ; il émane des ministres du cabinet ainsi que des députés et des membres du propre parti de M. Netanyahu, le Likoud.

 

Cet axe est entretenu par la vox populi, qui ne se contentera de rien de moins que de l’éradication du Mouvement de la Résistance Islamique ; la société israélienne, exigeant une compensation pour les efforts qu’elle a consentis, demande à son 1er ministre de ne pas cesser les hostilités, ce, tant que l’ennemi détiendra encore la capacité de tirer des roquettes sur les villes et les villages d’Israël.

 

Les effets de cette prise en tenaille sont visibles sur le visage crispé de Monsieur Netanyahou lors de ses dernières sorties, qui semble beaucoup plus hésitant qu’au début de la crise.

 

Pour résumer sa situation, on doit parler de trois hypothèses envisageables :

 

1. Binyamin Netanyahou a la possibilité d’exiger la démilitarisation du Hamas dès la première étape de la constitution d’un cessez-le-feu. Il détient la puissance militaire nécessaire pour faire de cette exigence une condition sine qua non à l’acceptation par Jérusalem de la cessation des hostilités.

 

Parallèlement à cette exigence, Israël n’a pas de problème particulier avec le principe de l’ouverture des frontières, y compris celle de Rafah, reliant la Bande à l’Egypte, à la circulation des biens et des personnes.

 

L’Etat hébreu ne s’est jamais opposé à cette libre circulation pour autant qu’il reçoive la garantie explicite et crédible qu’aucun des matériels importés à Gaza ne servira à la reconstruction de l’infrastructure militaire et des tunnels des milices islamistes.

 

Jérusalem n’aurait pas non plus de problème de principe avec le doublement de la zone de pêche pour les bateaux de Gaza.

 

Le questionnement soulevé par cette première hypothèse n’est pas uniquement technique, il est aussi dogmatique, car toutes les exigences formulées par le Hamas et, au nom du Hamas par le Qatar et la Turquie, tendent vers des conditions censées uniquement permettre à la milice de se réarmer pour reprendre les hostilités, et non pas pour remettre ses armes et parvenir au calme, voire à la paix.

 

La réponse du Hamas à la première hypothèse dépendra de son degré de décomposition ainsi que des rapports de force internes entre ses différents chefs politiques et militaires, du Gaza de l’intérieur et de celui de l’étranger.

 

2. La seconde possibilité qui s’offre à Monsieur Netanyahou est celle de donner l’ordre à l’Armée d’investir la bande côtière et d’en chasser le Hamas.

 

Cette perspective implique un prix humain relativement élevé, tant parmi les militaires de Tsahal, qu’au sein de la population gazaouie.

 

Une offensive généralisée aurait pour conséquence de compliquer davantage encore les relations de Jérusalem avec son allié principal américain, d’accroître les pressions internationales qui pèsent sur elle, et d’isoler Israël dans la communauté internationale, ce qui n’est pas le cas actuellement.

 

La ré-invasion de Gaza, et sa prise de contrôle, dureraient entre un an et demi et deux ans et grèveraient en profondeur le budget de l’Etat hébreu. Mais en contrepartie, cette option détermine la seule voie qui assurerait à long terme l’arrêt des menaces terroristes islamistes pour la population israélienne.

 

D’autre part, l’opportunité existe, de proposer, après le nettoyage de Gaza, à Mahmoud Abbas d’en assumer la gouvernance.

 

3. Le premier ministre peut également, une fois que l’étape de la destruction des tunnels sera atteinte, décider de la poursuite de la guerre d’usure actuelle, basée sur l’encerclement de la bande côtière par les forces terrestres de Tsahal et la continuation du pilonnage des objectifs tactiques par l’Artillerie, la Marine et l’Aviation.

 

En théorie cette option pourrait être appliquée sur une longue durée, jusqu’à ce que le Hamas, affaibli, accepte de remettre ses armes à des observateurs internationaux ; d’ailleurs on assiste déjà, jour après jour, à une baisse de la capacité militaire de la milice djihadiste, en constatant notamment la baisse régulière du nombre des roquettes qu’il est en mesure de lancer quotidiennement sur ses voisins.

 

Les principaux inconvénients de cette option sont, d’abord, qu’elle ne convient pas à l’état-major de Tsahal, qui l’a d’ailleurs fait remarquer au pouvoir politique. Une guerre de positions, en effet, expose les soldats à d’éventuelles attaques et embuscades de la part des miliciens, comme cela est le cas ces derniers jours, avec des tentatives d’infiltrations meurtrières sur le pourtour de la Bande.

 

Autre inconvénient de la guerre d’usure : elle diffuse sur la durée dans le monde l’image de la population gazaouie souffrant du siège imposé par Israël, des images de blessés et de morts, des pénuries médicales, alimentaires, de logement et d’énergie.

 

En adoptant cette option de la guerre d’usure, il est également évident que la pression internationale irait grandissant contre Israël, l’obligeant peut-être à devoir lever le siège sans avoir reçu la moindre garantie pour sa sécurité.

 

Un autre paramètre à prendre en compte relativement à cette hypothèse est qu’elle contraint le petit pays des Hébreux à maintenir quelques 60 000 citoyens sous les drapeaux, générant ainsi une charge considérable pour son économie.

 

On a appris il y a deux heures et demi de la bouche de Yasser Abed Rabbo, un baron de l’OLP, que l’ensemble des factions palestiniennes s’étaient accordées pour demander un cessez-le-feu de 72 heures, voire d’initier un cessez-le-feu unilatéral à Gaza.

 

Une demi-heure plus tard, le Hamas de Gaza a fait savoir qu’il n’avait rien à voir avec cette initiative et que s’il désirait décréter un cessez-le-feu, il l’annoncerait lui-même, sans avoir recours aux services de Mahmoud Abbas.

 

Des hauts-responsables de l’Autorité Palestinienne sont toutefois en route pour le Caire, où ils rencontreront Mohamed Abou Marzouk, le représentant du Hamas ainsi que des membres des autres mouvances djihadistes participant au conflit de Gaza.

 

L’idée de Mahmoud Abbas, qu’il a exposée voici deux jours en Arabie Saoudite, consiste à modifier très légèrement la "proposition égyptienne", tout en minimisant les exigences initiales du Hamas, pour qu’elle puisse conduire à un arrêt durable de la confrontation.

 

On ignore si les Palestiniens et les Egyptiens parviendront à se mettre d’accord, et on doute que les factions djihadistes soient contraintes de remettre leurs armes selon les termes de la proposition envisagée. Dans ces conditions le dilemme de Binyamin Netanyahou demeurera inchangé.

 

Hier, Sami el Soudi nous a fait part d’une autre idée originale, qui pourrait non seulement mettre un terme au conflit actuel, exclure le Hamas de Gaza, garantir la sécurité des Gazaouis et des habitants israéliens du pourtour de la Bande, mais aussi paver la voie vers un règlement global du différend israélo-palestinien.

 

Pour el Soudi, il faudrait que Jérusalem prenne ses responsabilités et s’adresse directement au Hamas en exigeant sa reddition, tout en promettant de ne pas appliquer la peine capitale contre les miliciens et leurs chefs. En contrepartie de la reddition, Israël s’engagerait à remettre directement la bande côtière à l’Autorité Palestinienne, initialement sur la base d’un découpage géographique semblable à celui qui existe en Cisjordanie.

 

De cette façon, Mahmoud Abbas exercerait un contrôle total sur les grandes villes de la Bande, un contrôle partagé avec Israël sur les zones plus sensibles, tandis que la lisière du territoire proche de la frontière avec Israël serait laissée au contrôle sécuritaire de Tsahal.

 

Mahmoud Abbas n’aurait pas de problème à présider à la démilitarisation de Gaza, puisque c’est ce qu’il a déjà réalisé en Judée-Samarie, et que la démilitarisation des territoires d’un futur Etat palestinien fait déjà partie des accords qu’il a signés avec Israël.

 

Avec l’aide de l’Egypte et de l’Arabie Saoudite, et en accentuant la pression militaire sur le Mouvement de la Résistance Islamique, il semble possible de le forcer à accepter les termes de ce nouveau projet de Sami el Soudi. Le Hamas éviterait ainsi son élimination pure et simple, et remettrait les clés de Gaza à des Palestiniens plutôt qu’à des Juifs. Pour mémoire, et officiellement en tout cas, Mahmoud Abbas est toujours le président du gouvernement palestinien d’union qui inclut le Hamas.

 

L’inconvénient principal de ce plan, pour Binyamin Netanyahou, est qu’il mène directement, en cas de succès – un retour au calme et à la stabilité -, à la création d’un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza, ce qui est actuellement impossible tant que c’est l’organisation djihadiste qui contrôle Gaza.

 

L’autre inconvénient est qu’il serait complexe de s’assurer que le Hamas ne continue pas à détenir le pouvoir effectif dans la Bande, tout en feignant de l’avoir transmis à Monsieur Abbas. Le transfert des armes à un tiers parti ne serait pas non plus chose aisée.

 

Quant aux avantages de cette nouvelle proposition de notre camarade, ils sont très nombreux ; mais le plus saillant d’entre eux, pour tous les habitants de la région, est qu’il les débarrasserait d’un noyau dur islamiste dont l’existence même est liée à l’exercice de la violence et à l’attirance de la mort.

 

Le cabinet israélien se réunit à nouveau ce soir à 19h pour prendre sa décision ou pour décider de ne rien changer à son mode opératoire, même si cela devait déranger le chef d’état-major Benny Gantz.

 

 

 
Pas de "cessez-le-feu immédiat" (info # 012807/14) Version imprimable
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lundi, 28 juillet 2014

 

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Métula, lundi 20h15, 19h15 à Paris

 

Situation

 

Depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, plus de 2 500 roquettes et obus de mortiers ont été tirés sur Israël.

 

Hier, dimanche, quelques 71 roquettes ont été lancées sur Israël, le Dôme de Fer en a interceptées 9. Tsahal a ciblé une quarantaine d’objectifs, dont des sites de lancement de roquettes et des tunnels. De plus, le Khe’l Avir a anéanti 6 miliciens.

 

Depuis minuit, plus de 20 roquettes ont été tirées sur Israël, l’une d’elles a touché Ashkelon ; en réponse, l’Armée a ciblé deux rampes de roquettes ainsi qu’une fabrique d’armes dans le nord et le centre de la bande côtière.

 

Dans le courant de la journée, des unités de Tsahal ont été les cibles de plusieurs tirs de mortiers ; les soldats ont répliqué, appuyés par des barrages d’artillerie ; des combats se déroulent en ce moment même sur toute la longueur de la Bande.

 

 

 

Le point de vue de Stéphane Juffa (avec tous les correspondants de la Ména sur le terrain et dans les pays et entités voisins) :

 

Les combats se poursuivent donc, ce 21ème jour de Rocher Inébranlable.

 

Des tentatives ont été faites, côté israélien, afin d’instaurer une trêve de facto, sur la base du principe : "si vous ne tirez pas, nous ne tirons pas non plus".

 

Bien qu’on ait assisté, au début de ce lundi, à une réduction des activités militaires, celles-ci se sont poursuivies à l’initiative des milices islamistes, qui ont lancé des roquettes sur les villes israéliennes.

 

A partir de 15 heures 30, les combats se sont étendus à toute la bande côtière, et l’artillerie, ainsi que la Marine, sont lourdement entrées en action contre les sources des tirs et les rampes de lancement des roquettes.

 

L’Armée a découvert deux nouveaux "tunnels stratégiques" et a procédé à la démolition de deux autres galeries qui passaient sous la frontière. Développement significatif, le Génie de Tsahal est parvenu à dresser la carte complète de toutes les installations souterraines de Gaza aboutissant dans l’Etat hébreu ; il y est parvenu, en comprenant la dynamique architecturale des labyrinthes construits par le Hamas, et également en mettant la main sur des documents ainsi qu’en interrogeant des prisonniers.

 

Ce mardi, sur le plan diplomatique, c’est la proposition de John Kerry et le coup de téléphone de Barack Obama à Binyamin Netanyahou qui retiennent l’attention.

 

Commençons par le Secrétaire d’Etat US, qui s’est attiré les foudres, non seulement des Israéliens mais également des Egyptiens, des Saoudiens et de l’Autorité Palestinienne, en adressant un plan d’accord qui s’alignait sur les propositions du Hamas, de la Turquie et du Qatar.

 

Cette proposition a été rejetée en bloc et à l’unanimité par les ministres israéliens, car elle ne prenait strictement pas en compte les besoins de l’Etat hébreu, tout en mentionnant l’ensemble des exigences du Hamas.

 

Des ministres israéliens ont intitulé ce document : "la récompense à la terreur".

 

Quant au président de l’Autorité palestinienne, il était carrément enragé après la lecture de la proposition ; aussi, quand Laurent Fabius qui a participé à son élaboration l’a appelé au téléphone, Abbas a hurlé à son intention : "Mais pour quelle raison m’appelez-vous ? (…) Qu’est-ce que vous voulez de moi ? Est-ce qu’Israël ou quelqu’un d’autre a accepté le cessez-le-feu selon la proposition Kerry ?".

 

Ce qui a exaspéré les dirigeants de l’AP, c’est qu’ils avaient discuté avec le Secrétaire d’Etat des modalités d’application de la proposition égyptienne, et qu’après avoir rencontré Turcs et Qataris, John Kerry a abandonné cette veine pour épouser leur ligne de conduite.

 

Lors de la réunion de Paris l’AP n’avait pas été conviée et considère que la tribune avait été laissée aux seuls partisans du Hamas.

 

Dans la région, on considère Kerry comme un doux idéaliste qui ne maîtrise pas ses dossiers, non plus que la complexité des équilibres. Dans les capitales proche-orientales, on observe que sa proposition a court-circuité l’offre égyptienne : loin de rapprocher la fin des hostilités, elle n’a fait que jeter de l’huile sur le feu.

 

Le Hamas est d’ailleurs la seule entité à s’être ouvertement félicitée de la nouvelle position américaine.

 

Quelques heures après le rejet de la proposition Kerry, le Président Obama a interpelé Binyamin Netanyahou sur un ton péremptoire pour exiger de sa part l’instauration immédiate d’un "cessez-le-feu humanitaire".

 

Obama a certes fait allusion, lors de cette conversation, à la nécessité, par la suite, de démilitariser la bande de Gaza. Mais un officiel du Hamas, apprenant cela, a déclaré que : "celui qui viendra ici pour nous prendre nos armes, nous lui prendrons son âme". Le président US n’a pas réagi à ce rejet de la part de la milice islamiste.

 

A la Ména, cet ordre transmis au 1er ministre d’Israël n’est pas sans nous rappeler celui qu’Obama avait intimé à l’ex-président égyptien Hosni Moubarak, duquel il avait exigé de faire place nette en faveur des Frères Musulmans.

 

Depuis le retour de l’Armée au pouvoir au Caire, Washington n’a cessé de mettre les bâtons dans les roues d’Abdel Fattah al Sissi et de son gouvernement ; jusqu’à maintenant, la Maison Blanche refuse de livrer à l’Armée égyptienne du matériel dont elle a urgemment besoin.

 

Dans l’ongle de la Galilée, on essaye de comprendre la raison pour laquelle Barack Obama met toute son influence dans la balance afin de tenter de sauver le Hamas.

 

Un poids qui n’est certes pas négligeable, puisque Jérusalem a besoin du veto américain au Conseil de Sécurité, de pièces de rechange pour ses F16 ainsi que du financement de l’Administration en place pour le développement de ses armes de haute technologie.

 

Reste qu’on observe une logique constante dans le comportement politique d’Obama : il perpétue son soutien aux Frères Musulmans et à leurs alliés. Car le Qatar est l’allié principal et le bailleur de fonds des Frères qui luttent contre al Sissi, et Erdogan était l’allié majeur de l’ex président Morsi ; quant au Hamas, il est la création monstrueuse des Frères Musulmans égyptiens.

 

Et le pensionnaire actuel de la Maison Blanche avait aussi massivement soutenu les Frères Musulmans contre Béchar al Assad au début de la Guerre Civile Syrienne. En Lybie, il avait appuyé les Frères contre Kadhafi, allant jusqu’à impliquer son armée pour le chasser du pouvoir.

 

Les analystes stratégiques patients pensent ici que les Etats-Unis se trompent car ils s’imaginent que les Frères Musulmans représentent la branche modérée de l’islamisme, et qu’en jouant leur carte, Washington entend barrer la route d’al Qaeda et du califat islamique.

 

Cette étrange théorie a également été énoncée par John Kerry lors de ses venues à Jérusalem. On l’a plusieurs fois entendu menacer les Israéliens, en leur affirmant que s’ils chassaient le Hamas de Gaza, ceux qui le remplaceraient seraient bien pires encore.

 

Un ministre avait ironiquement rétorqué au Chef du Département d’Etat : "C’est absolument certain, Monsieur le Secrétaire d’Etat, ceux qui remplaceront le Hamas creuseront des tunnels sous la frontière et lanceront des fusées sur Tel-Aviv !".

 

Des analystes plus critiques mettent en exergue le fait qu’Obama prend systématiquement le parti des Frères Musulmans contre des alliés des Etats-Unis et de l’Occident, que sont, dans la crise actuelle, Israël, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et l’Autorité Palestinienne.

 

En préférant s’allier au Qatar et à la Turquie, Barack Obama va plus loin, il met en danger les intérêts de son pays et son influence dans la région, et cela, en termes de stratégie, est absolument incompréhensible.

 

Il y a certes eu cet achat massif d’armes US par le Qatar, pour une somme de 11 milliards de dollars, mais les spécialistes font remarquer, qu’en considérant la dette globale de l’Amérique, qui se compte en milliers de milliards de dollars, cette vente d’armement ne suffit pas pour que les Yankees vendent leurs âmes au Diable.

 

On remarque aussi que ce parti-pris pro-Frères Musulmans est l’apanage du seul président Obama au sein de l’administration. Dans les rouages du gouvernement américain, on n’aperçoit pratiquement nulle part ailleurs de théorie politique voulant que les USA s’allient aux régimes proches des Frères, aux dépens de leurs amis traditionnels.

 

On savait que Barack Obama n’était pas follement amoureux d’Israël, mais on ignorait, jusqu’à cette nuit, à quel point il était décidé à s’aligner sur les Frères. Quelques heures après la conversation téléphonique que nous relatons ici, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté un appel, qui reprend quasiment mot pour mot la requête faite par Obama à Netanyahou en faveur d’un cessez-le-feu immédiat.

 

Le cabinet israélien a rejeté cet appel de l’ONU et, ce faisant, a également repoussé, ce, de manière diplomatique, celui du Washingtonien.

 

Car cette demande en faveur d’une trêve humanitaire immédiate s’articule forcément au détriment d’Israël, puisqu’elle permet au Hamas, avec lequel Washington n’entretient pas de relations directes, de continuer ses activités hostiles à l’Etat hébreu.

 

Puisque, en effet, quoi qu’il arrive, c’est Jérusalem qui sera tenue responsable par l’Amérique et l’ONU de l’absence d’une trêve.

 

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Le Hamas tire sur Gaza

 

Ainsi, à 17 heures 30 cette après-midi, les miliciens islamistes tirent une roquette de type Fajr-5 en direction de Tel-Aviv. C’est le plus gros projectile à leur disposition avec une charge utile de 50 kilos, de quoi réduire un bâtiment entier à l’état de ruine.

 

Les miliciens installent la rampe de lancement dans un jardin d’enfant très animé, à proximité immédiate de l’hôpital Shifa à Gaza-city.

 

Mais la bombe volante peine à prendre son envol et se désintègre sitôt après avoir quitté le sol ; sa partie principale explose sur place, tuant et blessant des dizaines de Gazaouis, devant les objectifs des media qui se repaissent des corps ensanglantés, persuadés qu’ils sont d’assister à une frappe de Tsahal.

 

Une autre partie du Fajr atterrit et explose dans le camp de réfugiés de Shati non loin de là, causant également des pertes et des dégâts.

 

Voilà, pour information, le titre donné à cet incident par l’AFP : "Gaza: 7 enfants palestiniens tués par une frappe israélienne sur un camp de réfugiés" (sic).

 

Ce n’est pourtant pas le premier incident de ce genre : 200 roquettes tirées par les miliciens islamistes depuis le début du conflit ont atterri à Gaza, tuant et blessant des dizaines de personnes ; mais cela, vous ne l’apprendrez pas en consultant les media de la bien-pensance occidentale.

 

Presque dans le même temps, les miliciens lancent une salve d’obus de mortiers qui atterrit et explose sur le territoire du Conseil Régional d’Eshkol, sur le pourtour de Gaza. Quinze blessés sont conduits à l’hôpital Soroka de Be’er Sheva ; certains ont succombé à leurs blessures.

 

Comment exiger d’Israël qu’elle accepte que des terroristes tuent ainsi ses citoyens ? Comment exiger d’un Etat souverain et capable de se défendre qu’il tolère l’existence de cette mutation de l’humanité qu’est le djihadisme ?

 

D’ailleurs, le porte-parole de Tsahal vient de nous communiquer qu’il a invité les habitants de Shuja’iyya, de Zeitoun et de Jébalia, des quartiers de Gaza-city, d’évacuer prestement leurs maisons. On ne s’avance pas en direction d’une accalmie.

 

 

 

Dernière minute :

 

Une tentative d’infiltration de cinq miliciens près du kibboutz de Shar Hanegev (nord du pourtour de Gaza) est déjouée, les cinq assaillants sont éliminés.

 

 

 
Israël rejette l’offre de cessez-le-feu (info # 042707/14) Version imprimable
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dimanche, 27 juillet 2014

 

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Métula, dimanche 18h05, 17h05 à Paris

 

Ce dimanche, le Hamas avait proposé l’instauration d’un cessez-le-feu de 24 heures à partir de 14 heures locale. Mais à 14 heures 04, notre correspondant au Sud nous rapportait d’un tir de roquette sur la banlieue d’Ashkelon et à 14 heures 06, sur le Conseil régional d’Eshkol (Néguev).

 

La réaction de l’exécutif israélien fut sans appel, Netanyahou indiquant publiquement qu’il rejetait la proposition de cessez-le-feu préparée ce weekend par John Kerry, ajoutant que la seule proposition qui demeurait à l’étude était celle des Egyptiens, celle-là même que le Hamas avait repoussée il y a 15 jours.

 

La proposition Kerry préconisait une cessation des violences, qui devait être suivie, 48 heures plus tard, par l’ouverture de négociations au Caire.

 

Mais cette offre américaine était une version modifiée d’un texte rédigé par les Turcs et les Qataris, les sponsors du Hamas, qui mentionnait des clauses comme l’ouverture des frontières, l’autorisation globale d’importation de marchandises, etc.

 

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Or les rapports des officiers de Tsahal sur le terrain font état d’un affaiblissement très sensible des capacités défensives du Mouvement de la Résistance Islamique.

 

A les en croire, de même que le Renseignement égyptien, la milice djihadiste, littéralement assommée par 20 jours de coups de boutoirs par l’Armée israélienne, serait réellement à genoux et ne résisterait pas longtemps à un assaut généralisé de Tsahal.

 

Cette information intervient alors que des sondages indiquent que plus de 85% des Israéliens s’opposent à un cessez-le-feu et réclament d’être débarrassés une fois pour toutes des menaces que l’organisation d’Hanya et de Mashal fait peser sur leurs existences.

 

La réunion du Conseil des ministres qui doit se tenir ce soir sera extrêmement intéressante, puisqu’elle envisagera les trois possibilités qui s’offrent actuellement à Israël :

 

1.     Continuer de négocier avec Kerry en essayant d’améliorer les conditions d’une trêve à long terme pour Israël.

 

2.     Terminer la destruction des "tunnels stratégiques", et adopter sur le terrain une stratégie de guerre d’usure, ce, jusqu’à ce que le Hamas daigne accepter la proposition égyptienne, ou

 

3.     Entreprendre une opération militaire de grande envergure, dont la finalité consisterait en l’écrasement du Hamas.

 

Nul doute que le choix est délicat et que les tensions entre les ministres seront vives.

 

Pour l’instant, sur le terrain l’on assiste, d’un côté, à une vive reprise des attaques de Tsahal sur terre, dans les airs et sur la mer, et, de la part des islamistes palestiniens, à de nombreux tirs de roquettes sur toute la partie méridionale de l’Etat hébreu.

 

Binyamin Netanyahou est intervenu sur les grandes chaines de télévision US dans leurs éditions du dimanche matin afin d’expliquer la décision de son gouvernement.

 

Il a notamment déclaré sur CNN que le Hamas proposait un cessez-le-feu d’une main et de l’autre continuait de lancer des roquettes.

 

Le 1er ministre a précisé que son cabinet avait déjà accepté 5 cessez-le-feu humanitaires mais que ceux-ci étaient systématiquement violés par l’ennemi.

 

Un ennemi cynique, a-t-il dit sur CBS, qu’il utilise ses propres civils comme des "boucliers humain" pour s’opposer à la campagne militaire israélienne à Gaza.

 

Il s’est affirmé très préoccupé par les morts de civils palestiniens, mais a souligné que "la bataille de relations publiques ne pouvait pas surpasser le droit d’Israël à sa sécurité".

 

Un 1er ministre très combatif a expliqué sur les chaînes américaines que l’argent qui était envoyé à Gaza pour venir en aide aux civils était détourné par le Hamas pour construire des tunnels et des roquettes.

 

Il a déclaré que cet argent n’allait pas à la construction des écoles dans la bande de Gaza mais à la construction de tunnels destiné à détruire des écoles en Israël.

 

Netanyahou s’est exprimé en faveur de la démilitarisation de Gaza et d’un contrôle très strict des matériels qui seraient envoyés à Gaza afin de s’assurer qu’ils ne participent pas à la reconstruction des appareils militaires des milices djihadistes.

 

L’une des propositions qui est discutée au sein du cabinet hébreu participe de la possibilité de décréter unilatéralement un nouveau cessez-le-feu de 24 ou 48 heures, pour donner aux diplomates l’opportunité de parvenir à un accord acceptable par Israël.

 

Dans cette éventualité, si cette énième main tendue n’était pas mise à profit, Israël opterait probablement pour la solution militaire.

 

 

 
Le Hamas demande un cessez-le-feu à Israël (info # 032707/14) Version imprimable
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dimanche, 27 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche 14h43, 13h43 à Paris

 

Après avoir rompu la trêve, cette nuit et dans la matinée, en tirant 11 roquettes sur le territoire israélien, après avoir engendré une lourde riposte de la part de Tsahal, y compris des barrages d’artillerie et des éliminations ciblées, le Hamas vient de demander à Israël l’instauration d’une nouvelle trêve humanitaire, qui commencerait à 14 heures locales et durerait 24 heures.

 

Le Mouvement de la Résistance Islamique était resté sur l’impression qu’il pouvait obtenir plus de concessions de la part des Israéliens.

 

Cela est en partie dû à l’étrange table ronde organisée hier à Paris autour de John Kerry, à laquelle le chef du département d’Etat avait convié les alliés du Hamas, les Qataris et les Turcs.

 

Ce faisant, en introduisant les pires ennemis de l’Egypte dans la négociation, Kerry en avait, de fait, exclu le Caire.

 

Or ce matin le Hamas interne à Gaza s’est aperçu que les promesses de ses alliés, même après que le Secrétaire d’Etat US se fut rapproché d’eux, ne valaient pas grand-chose ; et que l’unique médiateur capable de faire avancer  les pourparlers en direction d’une trêve durable se trouve sur les bords du Nil à la hauteur du Caire.

 

Ce matin, le Hamas s’était remis à tirer, car il pensait obtenir pour l’Aïd el Fitr (fête de la rupture), la fête de la fin du Ramadan de demain, que Tsahal quitte le territoire de Gaza et s’abstienne de faire sauter les "tunnels stratégiques".

 

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Le Qatar et la Turquie avaient dit à Hanya qu’Israël reculerait, mais ils prenaient leurs désirs pour la réalité.

 

Avant même d’avoir reçu notification de la réaction officielle de l’exécutif israélien, la Ména est cependant en mesure de vous assurer que le gouvernement hébreu acceptera volontiers cette reconduction de la trêve humanitaire.

 

Ce, parce qu’elle répond à son attente globale et durable d’un cessez-le-feu contre un cessez-le-feu, sans que l’organisation islamiste ne retire le moindre avantage de son agression contre Israël.

 

D’autre part, cela permet à Jérusalem de démontrer à la communauté internationale qu’elle n’est pas jusqu’au-boutiste, que c’est elle qui respecte les trêves et qui œuvre pour l’accalmie durable.

 

Troisièmement, il est évident que les soldats hébreux continueront leur travail sur les tunnels pendant la nouvelle trêve, et que celle-ci les protégera des tirs islamistes pendant leur action.

 

Car nous sommes convaincus que les milices djihadistes ne briseront pas ce cessez-le-feu qu’ils ont demandé, au risque de voir Tsahal se remettre en marche, étendre son opération et les chasser de Gaza.

 

L’instauration de ce cessez-le-feu constitue une victoire aux points pour Israël, car elle a obligé le Hamas à renoncer à des exigences qu’il agitait encore ce matin même.

 

Aux dernières nouvelles, et nous écrivons à tir tendu, des ministres de droite faisaient pression sur Monsieur Netanyahou pour qu’il refuse le cessez-le-feu, invoquant la raison que l’organisation islamiste de Gaza a tiré des roquettes sur nos soldats, lors de la dernière trêve, il y a quelques heures à peine.

 

A Métula, on pense toutefois que le cessez-le-feu va entrer en vigueur dans quelques minutes, et qu’il pourrait même être renouvelé plusieurs fois pour permettre la conclusion d’un accord durable.

 

Ledit accord, le Hamas vient finalement de le comprendre, se négociera au Caire et nulle part ailleurs. Il s’articulera sur le principe de la cessation du feu contre la cessation du feu, laissant, derrière lui Gaza en ruine panser les plaies de la folie djihadiste de ses dirigeants.

 

Il permettra, mais seulement lorsqu’il sera bien installé, d’introduire de l’aide dans la bande côtière, mais d’une façon qui ne permette pas à la milice islamiste de reconstruire les tunnels et les pas de tirs des roquettes.

 

Al Sissi voulait le Hamas à genoux, pour montrer aux Egyptiens et au monde arabe où mène l’islamisme des Frères Musulmans. Il y est presque parvenu, en infligeant, au passage, une leçon de Moyen-Orient aux Américains.

 

Et finalement, le Caire prépare le retour de Mahmoud Abbas à Gaza, après qu’il en fut chassé comme un malpropre par Ismail Hanya en 2007. Mais tout cela prendra un peu de temps.

 

 

Dernière minute :

 

On apprend que l’Armée égyptienne a fait sauter 13 tunnels de contrebande qui reliaient son territoire à Gaza.

 

 

 
Rupture de la trêve humanitaire par le Hamas (info # 012707/14) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 27 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Tsahal vient de communiquer qu’en raison des tirs incessants de roquettes sur le territoire israélien – 11 depuis minuit, 2 interceptés – en dépit de la trêve humanitaire demandée par l’ONU pour le bien-être de la population de Gaza, il va reprendre ses activités aérienne, navale et terrestre dans la bande de Gaza.

 

Israël n’a pas tiré le moindre coup de feu depuis samedi matin à 8 heures, en dépit des agressions des milices islamistes qui n’ont pratiquement jamais cessé.

 

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Le drapeau noir du Djihad flotte à nouveau sur Gaza

…hum non, celui-ci, c’est sur Paris

 

Tsahal a réitéré son appel à la population civile de Gaza de s’éloigner à tout prix des zones de combat.

 

 

 
Sommes-nous en 1938 ? (info # 022707/14) Version imprimable
Analyse
dimanche, 27 juillet 2014

 

Par Guy Millière © Metula News Agency

 

Je me suis posé cette question de nombreuses fois ces dernières années. Dois-je me la poser à nouveau ? Avec plus de gravité que jamais : sommes-nous en 1938 ?

 

En posant cette question, je ne sous-entends pas que nous sommes peut-être à la veille d'une guerre mondiale conventionnelle. Le temps des guerres mondiales conventionnelles est vraisemblablement révolu. Les guerres mondiales prennent désormais d'autres formes, et la Deuxième Guerre Mondiale aura été sans doute la dernière guerre à avoir impliqué le heurt frontal et massif d'armées conventionnelles à l'échelle planétaire.

 

Ce que de grands analystes tel Norman Podhoretz ont appelé la Troisième Guerre Mondiale, et qu'on appelle souvent la « Guerre Froide », a reposé sur d'autres moyens : des guerres locales, telles la Guerre de Corée ou celle du Vietnam, la dissuasion nucléaire, la propagande, la diplomatie.

 

Norman Podhoretz a écrit, dans un livre appelé World War IV, que nous étions dans une quatrième guerre mondiale, qui oppose l'islam radical et ses alliés totalitaires, d'une part, et ce qu’il reste du monde libre, d'autre part. L'analyse me semble pertinente, et j'y reviendrai en détail : la guerre menée contre Israël, et qui ne cesse pas depuis la renaissance d'un Etat hébreu, fait aujourd'hui partie de la quatrième guerre mondiale décrite par Norman Podhoretz.

 

Mais ce n'est pas de cela que je veux parler ici.

 

En demandant si nous sommes en 1938, je pense plus précisément à deux événements tragiques qui ont marqué l'année 1938. Le premier fut les accords de Munich, au mois de septembre, qui ont montré à Adolf Hitler qu'il pouvait avancer dans ses sinistres projets, et que la France et le Royaume-Uni, deux puissances importantes à l'époque, se cloisonnaient dans une attitude d'apaisement apeuré. Les Etats Unis étant en position isolationniste à ce moment, ils étaient hors-jeu.

 

Le deuxième événement fut la Nuit de Cristal, survenue environ deux mois après les accords de Munich, et qui ont découlé directement de ceux-ci ; avant que ne s’ajoutent d'autres événements, plus criminels et plus sinistres encore, ceux qui constituèrent la Shoah.

 

Il n'y a pas, et il n'y aura pas aujourd'hui d'accords de Munich, où que ce soit sur terre, mais il y a des attitudes munichoises, à l'évidence, et ça aussi, c'est un fait. Les pays européens sont dans une posture munichoise, tant face à la Russie de Poutine dans le dossier ukrainien, que face à l'Iran ou aux autres avancées et agressions émanant de l'islam radical.

 

Les Etats Unis, incarnés par l'Administration Obama, se situent dans une posture aussi munichoise que les pays européens face à ces menaces, voire dans une attitude plus munichoise encore, car les Européens peuvent agiter l'excuse de la faiblesse militaire, ce que l'Administration Obama ne peut pas faire.

 

L'attitude des pays européens et des Etats Unis à l’égard d’Israël constitue une incarnation sinistre d'attitudes munichoises, et ne peut être interprétée par les ennemis d'Israël que comme une incitation à agresser Israël davantage encore au présent et à l'avenir.

 

Avec des amis comme les dirigeants européens et américains actuels, Israël n'aurait pas besoin d'ennemis, si Israël n'avait déjà beaucoup d'ennemis. Demander à Israël de la « retenue » face aux agresseurs lorsqu’Israël se bat pour sa survie et mène une opération défensive, équivaut à demander à Israël d'épargner ses ennemis.

 

Cela équivaut aussi à condamner Israël de manière perfide : quand bien même Israël fait plus que toute autre armée, depuis Adam et Eve, pour épargner des femmes et des enfants utilisés comme boucliers humains, il sera toujours possible pour ceux qui demandent de la « retenue » à Israël de dire qu'Israël n'a fait preuve d'aucune « retenue », ou de pas suffisamment de retenue.  

 

S'évertuer à demander un cessez-le-feu le plus vite possible quand Israël tente de mettre ses ennemis hors d'état de nuire, quand on n’avait pas demandé de cessez-le-feu aux ennemis d'Israël lorsqu'ils tiraient des centaines de roquettes sur ses villes, équivaut à exonérer les ennemis d'Israël de leurs agressions et à tenter de les soustraire du risque d'être mis hors d'état de nuire.

 

Demander un cessez-le-feu en s'alignant sur les positions de la Turquie d'Erdogan et du Qatar, les deux alliés majeurs du Hamas, équivaut à partager les positions du Hamas. Placer le Hamas et Israël sur un même pied, sous l’étiquette de « belligérants », équivaut à ignorer les responsabilités criminelles du Hamas, ses projets génocidaires, et la différence entre une démocratie agressée et une organisation totalitaire, terroriste, raciste, antisémite et assoiffée de sang juif.

  

Avoir suspendu les vols à destination d'Israël, au moment précis où John Kerry arrivait en Israël en avion pour faire pression sur Binyamin Netanyahou a ajouté, même si cela a été temporaire, aux pressions de John Kerry une forme d'embargo et de sanction économique contre Israël (les vols à destination de Kiev ou de Kaboul, par exemple, n'ont jamais été interrompus, dans des conditions pourtant infiniment plus dangereuses que celles prévalant à Tel Aviv).

 

Il n'y a pas eu véritablement de Nuit de Cristal en Europe, mais il y a eu, et il y aura vraisemblablement encore, des embryons de Nuits de Cristal à même de grandir. Les nombreuses manifestations imprégnées de haine à l’encontre d’Israël et de falsifications diverses qui se sont déroulées d'un bout à l'autre de l'Europe ces derniers jours démontraient déjà, au premier degré, qu'Israël est traité comme le « Juif parmi les Etats » (aucune mobilisation de haine n'a eu lieu contre le régime Assad et ses près de deux cent mille morts, par exemple).

 

Mais ces manifestations étaient également imprégnées de haine contre les Juifs, une haine énoncée explicitement, associée à des tentatives de pogroms, de destruction de commerces juifs et d'agressions contre des synagogues.

 

Ces embryons de Nuits de Cristal montrent qu'il existe en Europe une haine des Juifs qui se banalise et se dissémine. Et si cette haine n'est pas portée par des nazis, elle est portée par des gens qui ne valent guère mieux que les nazis de 1938 : des gauchistes, des communistes, des islamistes, des Verts, plus proches du vert djihadiste que du vert écologique, parfois des députés socialistes qui ont montré ainsi leur hideux et réel visage.

 

Tout comme la Nuit de Cristal est venue après les accords de Munich, les embryons de Nuits de Cristal viennent après des jours, des semaines, des mois, et même des années d'attitudes munichoises des gouvernements européens et de l'Administration Obama.

 

Si ces attitudes munichoises se poursuivent, et je crains qu'elles ne se poursuivent, les embryons croîtront.

 

Un facteur contribue à conforter les attitudes munichoises et les embryons de Nuits de Cristal, et ce facteur était là, lui aussi, en 1938 : la complaisance des grands media et de l'essentiel des commentateurs envers les attitudes munichoises, qui confondaient déjà l’amour de la paix et la reddition sans conditions face aux forces du mal, la complaisance des mêmes vis-à-vis des embryons de Nuits de Cristal, qu’ils présentent comme de simples « débordements marginaux » dans le cadre des manifestations « propalestiniennes ».

 

Ceux qui, en Europe et aux Etats Unis, sont attachés à la liberté, à la démocratie et au droit des êtres humains observent les attitudes munichoises du présent, les embryons de Nuits de Cristal, et la complaisance des grands media et de l'essentiel des commentateurs avec inquiétude et consternation.

 

Les populations juives d'Europe se demandent de plus en plus sérieusement si d’authentiques Nuits de cristal ne sont pas à venir, et si on n'en parlera pas comme de simples « débordements marginaux ».  Le nombre des Juifs qui quittent l'Europe s'accroit, jour après jour.

 

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Cessez-le-feu tendu mais respecté (info # 012607/14) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 26 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, samedi 20h55, 19h55 à Paris

 

Rocher Inébranlable, XIXème jour.

 

 

 

Situation

 

9 roquettes ont été tirées sur Israël de minuit jusqu’au début du cessez-le-feu humanitaire, ce samedi matin à 8h ; 3 d’entre elles ont été interceptées par le Dôme de Fer.

 

Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, l’Armée a poursuivi ses travaux de recherche et de destruction des "tunnels stratégiques". Elle n’a pas été gênée par les miliciens islamistes durant ces activités, et, selon le porte-parole de Tsahal, l’ennemi n’a pas tenté de rompre le cessez-le-feu.

 

Pendant la nuit et jusqu’aux petites heures de ce samedi, de très durs combats se sont déroulés dans toute la bande côtière, et particulièrement au Nord, dans le secteur de Beit Hanoun, et à l’extrême Sud.

                                                                 

Quatre soldats israéliens ont été tués lors de ces affrontements, portant le bilan des morts dans les rangs de Tsahal à 40.

 

Lesdits combats ont en outre provoqué les blessures de 34 militaires, 2 se trouvant dans un état grave, 13 dans un état modéré et 19 ne sont que légèrement atteints.

 

Tsahal a ciblé plus de 155 objectifs lors des dernières 24 heures précédant le cessez-le-feu. Depuis le début de l’opération, Tsahal a détruit plus de 3 670 cibles dans la bande de Gaza.

 

L’Armée israélienne a dynamité pour le moment 17 "tunnels stratégiques" parmi les 34 qu’elle a identifiés ; elle entend poursuivre l’anéantissement des galeries restantes dans les prochains jours, mettant ainsi un point final à la première série d’objectifs qui lui avaient été assignés au début de  l’offensive terrestre.

 

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Tsahal a frappé… fort

 

Tsahal a également maintenu ses positions sur le terrain durant la trêve de samedi.

 

Pendant que les canons se taisaient, les services de sécurité gazaouis ont pu fouiller les décombres à la recherche de disparus ; de nombreux corps ont ainsi été découverts, en grande majorité les dépouilles de miliciens tués au combat.

 

Le chiffre des morts dans la bande de Gaza depuis le début du conflit s’établit ce samedi soir à un millier environ.

 

Dans ce nombre on compte 670 à 690 miliciens et des civils pour le reste. La proportion combattants/civils des guerres asymétriques précédentes à Gaza, et contre le Hezbollah au Liban est maintenue.

 

 

 

Diplomatie

 

Aujourd’hui s’est tenue à Paris une rencontre en vue de trouver les modalités nécessaires pour prolonger le cessez-le-feu humanitaire à Gaza.

 

La conférence a réuni Monsieur John Kerry ainsi que les ministres des Affaires Etrangères de l’Union Européenne, de France, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Italie ainsi que ceux des pays alliés du Hamas, le Qatar et la Turquie.

 

A l’issue des discussions, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires Etrangères, s’est fendu d’une brève intervention pour demander la reconduction du cessez-le-feu pour 8 heures supplémentaires, c’est-à-dire jusqu’à demain, dimanche, à 8 heures du matin.

 

Fabius a expliqué que ce laps de temps serait utilisé afin de rechercher les bases durables d’une trêve devant assurer la sécurité des citoyens israéliens et l’amélioration des conditions de vie des habitants à Gaza.

 

En coulisses, le personnel diplomatique français continuait de parler d’un "massacre" à Gaza, ce qui a dérangé ses confrères allemands et britanniques.

 

Israël n’était pas conviée à la réunion, l’Egypte, qui l’était, a refusé d’y participer en raison de la présence des délégués turcs et qataris.

 

Les relations entre le Caire et ces deux Etats se dégradent rapidement durant ces dernières journées, durant lesquelles le premier ministre turc Erdogan a insulté à plusieurs reprises le raïs égyptien al Sissi.

 

Pendant que nous rédigeons cette breaking, le gouvernement israélien se livre à une consultation téléphonique interministérielle en vue de décider s’il entend accepter la demande de prorogation du cessez-le-feu humanitaire.

 

D’après une indiscrétion parvenue jusqu’à Métula, l’Etat hébreu aurait accepté une trêve supplémentaire de quatre heures qui prendrait fin à minuit. Un ministre a déclaré que les trêves humanitaires ne le dérangeaient pas tant que le travail relatif aux tunnels se poursuivait sans anicroches.

 

A Jérusalem, on hésite toujours entre l’acceptation d’une trêve négociée sur le long terme, qui laisserait le Hamas en vie à Gaza, et la poursuite voire l’extension de l’offensive militaire, qui impliquerait la réoccupation durable de la bande côtière.

 

La décision sera probablement prise en fonction de la nature des exigences que formulera le Mouvement de la Résistance Islamique et de son acceptation ou de son refus de la démilitarisation de la bande de Gaza.

 

On note aussi, à Jérusalem, que toutes les requêtes formulées par l’Organisation d’Ismail Hanya et de Khaled Mashal tendent à permettre au Hamas de se reconstruire et de se réarmer.

 

Pour les Israéliens, il est absolument évident qu’un contrôle très strict doit être exercé sur l’utilisation des matériaux de construction, des métaux et des produits chimiques qui entrent à Gaza.

 

Ni Israël ni l’Egypte ne nourrissent la moindre objection quant à un développement économique serein et réussi de la bande côtière ; ils sont toutefois conscients de l’orientation djihadiste du Hamas et de son obsession de détruire Israël et ses habitants, au lieu de s’occuper du bien être des Gazaouis.

 

Il y a lieu de rappeler que l’Etat hébreu a totalement quitté Gaza en 2005 sans lui imposer de restrictions, laissant aux Palestiniens tout le loisir d’y développer pacifiquement les ressources et l’économie.

 

Les restrictions relatives au trafic des personnes et des marchandises ne sont intervenues qu’après qu’il fut évident que le Hamas, qui avait chassé le Fatah du pouvoir par la force en 2007, se livrait à la fortification militaire effrénée de la bande.

 

Par le passé, nombre d’Etats et de personnalités ont critiqué l’opposition d’Israël au fonctionnement des tunnels de contrebande reliant Gaza à l’Egypte. La Ména, d’observer que les quantités astronomiques de  matériel militaire et toutes les munitions employées durant Rocher Inébranlable par les milices djihadistes ont transité par ces tunnels de contrebande, ce qui donne une idée de l’importance stratégique qui était la leur.

 

Point encourageant pour les négociations qui vont s’engager : le Hamas se trouve dans une situation dans laquelle il est incapable de remplacer le matériel qu’il a utilisé ou perdu au combat.

 

La quasi-totalité des tunnels de contrebande de Rafah est désormais détruite et la Marine israélienne continue d’imposer le blocus hermétique par la mer. La frontière terrestre égyptienne est demeurée fermée, même pour les cas sanitaires, après une tentative infructueuse d’ouverture de quelques heures. Quant aux marchandises acheminées à partir d’Israël, elles sont soigneusement contrôlées.

 

Cette absence de capacité d’approvisionnement jouera, à notre avis, un rôle décisif dans les prochaines discussions.

 

 

 

Rapatriement des Israéliens de Turquie

 

Samedi matin, les derniers des 4 000 Israéliens bloqués en Turquie par la décision d’Ankara d’interdire l’accès de son sol aux appareils israéliens sont tous revenus sains et saufs en Israël.

 

Une sorte de pont aérien avait été instauré entre la Turquie et Athènes, à partir d’où El Al, aidée par des consœurs grecques, a rapatrié les touristes hébreux.

 

Le gouvernement turc a étrangement attendu que l’opération soit terminée pour annoncer qu’il autorisait à nouveau ses avions à se poser à Tel-Aviv.

 

Deux demandes d’atterrissage pour des appareils turcs ont d’ailleurs immédiatement été reçues par l’administration de l’aviation civile israélienne.

 

 

 

Tir mortel de Gaza sur l’Egypte

 

Ce samedi, un obus de mortier tiré depuis Gaza a explosé sur une maison en territoire égyptien, à el Mahdeya, au sud de la localité de Rafah. Deux enfants ont été tués sur le coup et trois autres personnes ont été blessées.

 

 

 
Au Carrefour de la trêve ou de la guerre (info # 012507/14) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 25 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, vendredi 18h55, 17h55 à Paris

 

Rocher Inébranlable, XVIIIème jour.

 

 

 

Situation

 

Pour la deuxième fois depuis le début du conflit, aucune roquette n’a été tirée sur Israël entre 22 heures et 6h30 ce matin. Toutefois 48 roquettes ont été lancées depuis lors, plusieurs sur Tel-Aviv et sa région. Aucune n’a fait de victimes. Le Dôme de Fer en a interceptées 10.

 

Depuis le début de l’offensive terrestre, jeudi 17 juillet, 891 roquettes ont été tirées sur Israël, 690 de ces roquettes ont atteint l’Etat hébreu.

 

Hier, un commandant de régiment (+- 1 500 hommes) de la brigade Golani a été blessé lors de la destruction d’un tunnel à Shuja’iyya ; c’est le troisième commandant de régiment des Golani à être touché depuis le début de Rocher Inébranlable.

 

Le Sergent-chef de réserve Yaïr Ashkenazi, âgé de 36 ans, de Rehovot, a trouvé la mort aujourd’hui lors d’une opération dans le nord de la bande de Gaza. Il a été enseveli cette après-midi dans sa ville.

 

Depuis le début de l’offensive terrestre, 34 soldats israéliens sont morts.

 

Des affrontements ont également lieu en Cisjordanie ; au cours de la soirée d’hier, au point de contrôle de Kalandya, plus de 10 000 Palestiniens manifestaient contre la guerre à Gaza.

 

Au cours de ce rassemblement extrêmement violent, deux hommes ont ouvert le feu avec des Kalachnikov sur les forces de sécurité ; celles-ci ont répliqué et tué les deux assaillants. Des dizaines d’émeutiers ont été blessés ainsi que 5 policiers. 39 suspects ont été appréhendés. La branche armée du Fatah, al Aqsa, a revendiqué l’agression.

 

Aujourd’hui (vendredi), lors de heurts qui se sont produits en Cisjordanie, notamment lors de l’attaque d’un véhicule civil israélien, quatre Palestiniens supplémentaires ont trouvé la mort.

 

Ces dernières vingt-quatre heures, Tsahal a visé 45 sites appartenant aux milices djihadistes, dont un bureau de la sécurité intérieure du Hamas ainsi que celui d’un haut responsable de cette organisation, et anéanti approximativement 40 miliciens.

 

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Ce matin, Tsahal, avec l’aide du Shinbet (le contre-espionnage), a ciblé la maison de Salah Abou Hasnin à Rafah, membre du conseil militaire suprême et porte-parole du Djihad Islamique ; Abou Hasnin a perdu la vie lors de cette attaque.

 

Cette après-midi, une unité de Parachutistes a éliminé six miliciens dans le sud de la Bande. Tsahal a par ailleurs découvert des grenades, des missiles antichars ainsi que des appareils de transmission dans une résidence civile de Gaza

 

Des responsables des organisations terroristes ont été ciblés par l’Armée, parmi ceux-ci, Tafat Mohammad Khamed, un chef du Djihad Islamique à Beit Hanoun, responsable de la rupture du cessez-le-feu ayant conduit à l’opération Rocher Inébranlable.

 

Le Shinbet et Tsahal se préparent à contrer des cyberattaques ainsi que des agressions contre l’Etat hébreu, à l’occasion de la journée mondiale de Jérusalem, qui a lieu le dernier vendredi du Ramadan. Cette journée a été instaurée par la "République Islamique d’Iran" pour "démontrer son soutien au peuple palestinien".

 

Aujourd’hui, le point de passage de Kerem-Shalom, a été ouvert de 8 heures à 15 heures pour permettre le transfert de matériel humanitaire à Gaza.

 

 

 

Trafic aérien

 

Suite à la décision, hier, de la FAA de suspendre son interdiction de voler vers Israël, la plupart des compagnies américaines ont repris la direction de Tel-Aviv.

 

C’est également le cas de l’ensemble des compagnies européennes qui renouvellent leur desserte, comme Air France, Swiss, KLM, Austrian Airlines, Air Berlin et Brussels Airlines, etc.

 

 

 

Réunion du cabinet israélien

 

Le gouvernement israélien est réuni ce vendredi après-midi depuis 15 heures afin de prendre des décisions importantes.

 

Au cours d’une réunion extrêmement tendue, qui se poursuit à l’heure actuelle, les ministres doivent décider s’ils acceptent la proposition de John Kerry en vue d’une "trêve humanitaire", ou s’ils donnent l’ordre à Tsahal de porter l’estocade à Gaza.

 

La proposition américaine, qui n’est soutenue ni par l’Egypte, ni par l’Arabie Saoudite, ni par la Jordanie prévoit une cessation réciproque des hostilités pendant 7 jours, qui serait mise à profit par les protagonistes afin de négocier, si possible, une trêve durable.

 

Le premier ministre Binyamin Netanyahou a indiqué qu’il s’opposerait à la trêve humanitaire si celle-ci stipulait que l’Armée doit quitter les positions qu’elle occupe dans la Bande et si elle était empêchée de poursuivre la destruction des "tunnels stratégiques".

 

On apprend par notre confrère analyste de la deuxième chaine israélienne de télévision, Ehud Yaari, que le conseil qui dirige le Hamas de l’intérieur est également réuni à l’heure actuelle à Gaza pour se pencher sur l’offre du secrétaire d’Etat US.

 

Des deux côtés la décision est difficile à prendre, sachant que les divergences concernant l’instauration d’un cessez-le-feu durable paraissent en tous points inconciliables.

 

Le Mouvement de la Résistance Islamique insiste, par exemple, pour que soit décidée une levée complète des restrictions concernant le passage des personnes et des marchandises avec Gaza.

 

Il réclame également l’ouverture d’un port et d’un aéroport internationaux, qui échapperaient au contrôle des Egyptiens et des Israéliens.

 

Israël, de son côté, exige une démilitarisation complète de la bande de Gaza, incluant, évidemment, toutes les roquettes qui y sont entreposées. Cette requête est partagée par l’Union Européenne.

 

En outre, Jérusalem ne saurait accepter que des matériaux de construction soient introduits à nouveau dans la bande côtière pour servir à la réhabilitation des tunnels et des pas de tirs de roquettes souterrains. Vu d’un angle différent, cependant, sans ciment et fer de construction, il n’est pas possible de reconstruire les centaines de bâtiments détruits. Le dilemme paraît inextricable.

 

Dans ces conditions, plusieurs ministres, soutenus par l’écrasante majorité de la population israélienne, refuse d’endosser toute proposition de trêve, à moins qu’elle ne comporte déjà, dans son premier jet, les clauses concernant le désarmement du Hamas.

 

La majorité des analystes stratégiques et des officiers supérieurs de Tsahal considère qu’il est nécessaire de procéder à l’élimination totale du Hamas, sur la base d’une considération stratégique.

 

Dans cette approche, il s’agit de ne pas se contenter de répondre au coup par coup aux  initiatives des organisations islamistes, mais de considérer les intérêts d’Israël ainsi que la conjoncture actuelle.

 

Prenant en compte l’appui de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite, de la Ligue Arabe et de la plupart des pays arabes, ainsi que l’isolement du Hamas, qui ne peut plus compter que sur l’aide du Qatar et de la Turquie, ce courant de spécialistes émet l’opinion qu’il se passera longtemps avant qu’une situation aussi favorable ne se présente à nouveau.

 

Ils affirment que l’Etat hébreu ne peut, d’un point de vue stratégique, se permettre de vivre avec un califat hostile, situé à une centaine de kilomètres de Tel-Aviv, dont l’objectif, inscrit dans sa charte et jamais démenti, procède de l’élimination d’Israël et de tous ses habitants.

 

Ces experts se demandent ce qu’il se passerait, si, dans cinq ans par exemple, le Hezbollah, appuyé par les Iraniens se mettait en tête de nous agresser par le Nord. Nous serions alors soumis à une double attaque de missiles et de roquettes, qui nous infligerait des pertes par milliers.

 

D’autre part, ces analystes rappellent que les Etats de la région ainsi que les autres organisations terroristes, comme le Hezbollah précisément et le califat islamique observent minutieusement la façon qu’a Israël de gérer cette crise.

 

Or si Jérusalem décide de discuter avec un groupuscule terroriste qui tire des milliers de roquettes sur ses métropoles et se permet de paralyser les activités de ses citoyens, à la place de l’éliminer, l’Etat hébreu perdra une grande partie de sa capacité dissuasive en vue des prochaines confrontations armées.

 

Le principal problème qui se pose aux ministres israéliens est d’ordre démographique : prendre le contrôle d’un territoire sur lequel évoluent 1.3 millions habitants hostiles (certains parlent d’1.8 millions) présente en effet des complications extrêmement sérieuses.

 

Les ministres qui soutiennent la ré-invasion de Gaza, même s’ils sont conscients de cette difficulté, affirment qu’il n’existe pas d’autre hypothèse satisfaisante si l’on entend assurer la sécurité des Israéliens.

 

L’opposition entre les deux courants au sein du gouvernement est telle, qu’au cas où l’exécutif en viendrait à accepter la proposition Kerry telle qu’elle lui est soumise, les ministres pro-guerre quitteraient probablement le gouvernement, occasionnant de la sorte une très grosse crise politique.

 

 

 

Sur le terrain

 

Tsahal a passé le plus clair de ce vendredi à renforcer les positions qu’il occupe, à débusquer et à détruire des tunnels, ainsi qu’à chercher le contact avec les miliciens islamistes.

 

La tendance dont nous avions parlé hier, d’un affaiblissement sensible de l’ennemi, se poursuit aujourd’hui. A de nombreuses reprises durant la journée, des combattants du Hamas sont sortis spontanément des souterrains pour se rendre aux soldats.

 

L’état-major de Tsahal attend comme tout le monde la décision du gouvernement, et se dit préparé à toutes les éventualités, y compris celle de déferler sur Gaza.

 

 

 
XVIIème jour : le Hamas commence sérieusement à plier (info # 012407/14) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 24 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, jeudi 22h45, 21h45 à Paris

 

Rocher Inébranlable, XVIIème jour.

 

 

 

Situation

 

Depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, 2316 roquettes ont été tirées sur Israël, 46 depuis minuit, dont 14  ont été interceptées par le Dôme de Fer.

 

Pour la première fois depuis le début des affrontements, aucun projectile n’a été tiré par les terroristes djihadistes entre minuit et 8h ce jeudi matin.

 

Globalement le nombre de roquettes tirées est en baisse par rapport aux jours précédents, durant lesquels ils avaient déjà atteint le nombre de 192 lancers quotidiens, le jeudi 10 courant.

 

Plusieurs salves de roquettes ont toutefois été tirées sur Tel-Aviv et la région centrale au cours de la journée, sans faire de dégâts ou de victimes.

                                                                                                                                

Depuis le début de l’offensive terrestre Tsahal a découvert 34 "tunnels stratégiques", et en a détruits 11.

 

Dans le même laps de temps, Tsahal a autorisé l’accès à Gaza de plus de 864 camions contenant de la nourriture, du matériel médical ainsi que du gaz et de l’essence. Ce, en dépit des attaques que les miliciens continuent de mener contre les points de passages de Kerem Shalom et Erez.

 

Les milices islamistes ont également tiré une dizaine d’obus de mortiers sur l’hôpital de campagne édifié par les Israéliens à Erez pour venir en aide aux blessés et aux malades de la bande côtière.

 

L’Armée égyptienne a anéanti quant à elle un véhicule qui transportait des roquettes Grad ainsi que deux de leurs lanceurs qui s’apprêtaient à les pointer en direction du territoire israélien. L’attaque s’est déroulée dans la ville de Sheikh Zouweid, dans le nord du Sinaï, à proximité du poste de passage de Rafah.

                                                                                                                                         

 

 

Levée de l’interdiction de la FAA

 

Ce matin, la FAA, l’Autorité Fédérale de l’aviation civile américaine, a indiqué qu’elle levait l’interdiction qu’elle avait faite aux compagnies américaines d’utiliser l’Aéroport International d’Israël, David Ben Gourion.

 

Les compagnies aériennes d’outre-Atlantique s’organisent pour reprendre graduellement leurs dessertes.

 

Certaines compagnies aériennes européennes qui ont interrompu leurs vols vers Tel-Aviv sont également en train de rétablir leurs services ; d’autres, comme Lufthansa, maintiennent leur décision de cesser les opérations vers Tel-Aviv pour le moment, bien qu’elles ne soient soumises à aucune directive de la part d’un organe européen de régulation aérienne.

 

 

 

Etat des combats

 

La brigade Golani a pratiquement terminé l’occupation du quartier de Shuja’iyya et procède au nettoyage des dernières poches de résistance.

 

Les combats ont débuté dans un autre quartier de Gaza-city, Toufakh, qui est également un bastion du Hamas commandant l’accès aux boulevards du centre de la cité, dans lequel sont probablement situés les quartiers généraux de la milice islamiste.

 

Au sud, vers 8h, les Givati ont pris possession de l’agglomération de Khirbet al Adas. A l’occasion de la prise de contrôle de cette localité, 150 individus qui se trouvaient dans un bâtiment depuis lequel des tirs étaient dirigés vers les soldats se sont rendus en s’avançant au-devant d’eux avec des drapeaux blancs.

 

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Les 150 prisonniers de Khirbet al Adas

 

Nombres de ces hommes étaient uniquement des auxiliaires secondaires des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, mais une quarantaine d’entre eux appartenaient aux commandos d’élite de la milice islamiste.

 

Ils ont été transférés en autobus vers des centres de détention en Israël et sont actuellement interrogés.

 

C’est la première fois dans ce conflit que l’on assiste à une reddition aussi massive que celle-ci ; reste que l’Armée israélienne détient déjà un grand nombre de prisonniers.

 

Au Nord, la bataille pour le contrôle de Beit Hanoun, un gros bourg situé à quelques centaines de mètres seulement de Sdérot, d’où partent des "tunnels stratégiques" fait rage ; elle implique la participation de la brigade du Nakhal renforcée par des blindés ainsi que de l’artillerie et de l’aviation.

 

Sur tous les fronts, Tsahal semble avoir percé, ce jeudi, l’écorce dure du Hamas, et s’enfonce avec beaucoup plus de facilité que précédemment dans les espaces tenus par l’ennemi.

 

L’observation des combats laisse à penser que les capacités défensives et le moral du Mouvement de la Résistance Islamique sont ébranlés.

 

 

 

Pertes chez les miliciens

 

La Ména a procédé aujourd’hui au décompte des estimations remises par les commandants de 3 des 5 brigades participant aux combats dans la Bande de Gaza.

 

Le chiffre des miliciens islamistes tués par ces trois brigades dépasse les 500 morts.

 

Ces appréciations sont précieuses, car le Hamas et les autres milices ne communiquent absolument pas quant au nombre de leurs combattants tombés en action. Selon les bilans qu’ils présentent, tous les morts sont des civils.

 

Sur la base des renseignements en notre possession, en ajoutant la quarantaine de miliciens morts dans cette journée de jeudi, la Ména affirme que les milices djihadistes ont perdu jusqu’à maintenant entre 650 et 670 combattants lors de Rocher Inébranlable.

 

Des dizaines de ces miliciens sont enterrés dans des cimetières de fortune éloignés des regards, ou abandonnés sous les décombres de leurs positions afin d’empêcher Tsahal d’établir des bilans plus précis et d’évaluer de la sorte les capacités restantes de l’ennemi.

 

D’après les évaluations effectuées par Sami el Soudi, se basant sur les chiffres de Tsahal, des témoignages téléphoniques de Gaza et des communiqués des différents hôpitaux et morgues de la bande côtière, le chiffre total des morts gazaouis s’établirait, ce jeudi soir, entre 850 et 880, incluant les miliciens.

 

 

 

Une école de l’UNRWA touchée à Beit Hanoun

 

15 civils sont morts dans une école tenue par l’ONU de cette agglomération et des dizaines d’autres ont été blessés, lorsqu’un projectile s’est abattu dans la cour de l’établissement.

 

L’incident s’est produit alors que se déroulaient de violents affrontements au sol entre la milice et la brigade du Nakhal.

 

Les responsables de cette dernière reconnaissent avoir tiré 12 obus de mortiers dans la région, mais affirment qu’Ezzedine al Kassam a lancé de nombreuses roquettes sur la même zone ; des dires qui sont confirmés par Chris Gunness, le porte-parole de l’UNRWA à Gaza, l’un des plus déterminés d’entre les détracteurs d’Israël dans la région.

 

On ignore donc, pour le moment, qui des Israéliens ou des islamistes sont responsables de cet incident dramatique ; ce que l’on peut toutefois affirmer avec certitude est que Tsahal a informé à de multiples reprises les représentants des diverses organisations présentes à Beit Hanoun, dont la Croix Rouge et l’UNWRA, de l’imminence des combats, leur demandant instamment de quitter le secteur avec tous les civils.

 

A ce jour, environ 170 000 gazaouis ont évacué leurs domiciles vers des zones sécurisées après avoir reçu des avertissements de la part de l’Armée israélienne.

 

 

 

Cessez-le-feu

 

On observe ce soir de profondes divergences entre la direction du Hamas à Gaza, notamment Ismail Hanya, le chef du califat, et Mohammad Deif celui de la branche armée, d’une part, et le Hamas de l’extérieur, représenté par son dirigeant Khaled Mashal.

 

Le Hamas de Gaza, comme on a pu s’en persuader lors de communications interceptées, se trouve dans une situation militairement intenable, soumise à la volonté de l’exécutif israélien. Ce dernier va décider, avant la fin de la semaine, s’il se contente des victoires qu’il a accumulées sur le champ de bataille ou s’il va éliminer le Mouvement de la Résistance Islamique de Gaza.

 

Le Hamas de l’intérieur, dans ces conditions, est disposé à accepter immédiatement la proposition de cessez-le-feu égyptienne, qui se résume à un arrêt mutuel et simultané des hostilités, suivi de l’allégement des restrictions du trafic aux frontières de la Bande, dans un souci humanitaire.

 

Hier (mercredi), à l’occasion d’une intervention à Doha, Khaled Mashal a, pour sa part, rejeté catégoriquement l’option d’un cessez-le-feu qui ne prendrait pas ses exigences en compte, dont l’ouverture d’un port et d’un aéroport international dans la bande côtière, pour ne citer que ces conditions.

 

Mashal a laissé un très étroit entrebâillement en vue d’une éventuelle trêve humanitaire, qui précéderait un cessez-le-feu. Mais cette éventualité a été évoquée parmi un verbiage exalté, qui a ôté tout sens pratique à l’éventualité d’une telle trêve.

 

Alors que le chef du département d’Etat US, John Kerry, a tenté aujourd’hui, avec l’aide des Jordaniens et des Qataris, de parvenir à une formulation compréhensible de l’idée brièvement exposée hier par Mashal, les Egyptiens ont pris du recul avec les négociations, affirmant qu’ils n’avaient aucune intention de dialoguer avec le Hamas mais uniquement avec l’Autorité Palestinienne.

 

 

 

Détection des tunnels

 

Ce soir, la Ména a appris qu’une équipe de savants israéliens travaillant dans le cadre de l’industrie militaire et du ministère de la Défense, a réalisé de très sérieuses avancées dans le domaine de la détection des tunnels souterrains.

 

A l’occasion d’expérimentations, la nouvelle technologie, dont il est absolument interdit de dévoiler le moindre détail, a réussi à détecter des galeries situées à des dizaines de mètres sous terre et également à déterminer leur itinéraire.

 

Le développement de cette technique, auquel sont allouées des sommes pratiquement illimitées, pourrait, si ces succès se confirment, aboutir dans un laps de temps d’une année à la mise au point d’instruments fonctionnels.

 

 

 
Jour de guerre (info # 012307/14) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 23 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 21h20, 20h20 à Paris

 

Rocher Inébranlable, XVIème jour.

 

 

Situation

 

Depuis le début de l’offensive terrestre, Tsahal a ciblé et mis hors d’état de nuire plus de 1 900 sites appartenant aux milices islamistes, 80 depuis minuit.

 

Dans la journée d’hier, l’Armée israélienne a détruit plus de 260 objectifs, parmi ceux-ci, des sites militaires incluant des postes de lancement de fusées, des usines de fabrication d’armes,  plusieurs postes de commandement ainsi qu’une cache de munitions dans laquelle se trouvaient des missiles antichars, des armes lourdes et des fusils mitrailleurs AK-47. 

 

Des points d’accès aux tunnels ont été détruits ; dans les galeries souterraines, les soldats ont découvert moult équipements militaires, des armes, des cartes mais également des uniformes de Tsahal.

 

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Au 16ème jour de l’Opération Rocher Inébranlable, plus de 2 212 roquettes ont été tirées sur l’Etat hébreu dont 434 interceptées par le Dôme de Fer. Hier, le Dôme a abattu sa 1000ème roquette depuis son premier déploiement.

 

Depuis minuit, 80 roquettes ont été tirées depuis Gaza, 17 ont été interceptées.

 

Cette après-midi, un obus de mortier tiré sur le pourtour de Gaza a tué un ouvrier agricole thaïlandais.

 

Plusieurs militaires ont été blessés durant la journée d’hier et deux soldats ont péri.

 

 

L’ "hôpital" al Wafa

 

Tsahal a procédé aujourd’hui à la destruction de l’hôpital al Wafa (le fidèle) dans le quartier de Shuja’iyya.

 

Comme on peut s’en convaincre en consultant le lien de Tsahal, l’Armée israélienne s’est d’abord assurée qu’il n’y avait pas de patients ni de personnel médical dans le bâtiment. Les soldats ont échangé plusieurs conversations téléphoniques avec des responsables médicaux de Gaza dans ce sens.

 

L’hôpital était en fait le poste de commandement général du quartier de Shuja’iyya, dans lequel 100 000 personnes vivaient avant la guerre. Les miliciens effectuaient des observations depuis ses étages supérieures.

 

Le bâtiment était relié au réseau de tunnels permettant le déplacement et la communication des milices.

 

L’hôpital servait également de site de lancement de roquettes en direction du territoire israélien. Les miliciens islamistes, armés, ne se déplaçaient qu’en ambulances lorsqu’ils étaient contraints d’utiliser les voies de surface.

 

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Tout cela était connu de l’Armée de Défense d’Israël, mais les soldats furent toutefois surpris en constatant l’intensité des "explosions secondaires" après la destruction de l’édifice ; celles-ci ont témoigné de l’existence d’un énorme stock de munitions que le Hamas avait dissimulé dans les soubassements de l’hôpital.

 

On peut observer ces explosions secondaires sur le document de Tsahal. La quantité d’explosifs entreposés était si importante que l’incendie continue de faire rage, et la fumée de recouvrir le paysage, plusieurs heures après l’attaque.

 

 

Explosion meurtrière au Sud

 

La brigade du Nakhal opère dans le nord de la Bande, principalement dans les agglomérations de Beit Hanoun et Beit Lahiya, celle des Golani et des commandos Golani (Egoz), au niveau de la ville de Gaza, et les brigades Givati et les Parachutistes dans le Sud.

 

Aujourd’hui, alors qu’ils pénétraient dans une bâtisse de la ville de Khan Younès (Sud), une unité de parachutistes a été surprise par une charge explosive activée à faible distance.

 

Trois soldats sont morts sur le coup tandis que sept autres ont été blessés.

 

Il s’agissait d’une embuscade, et des combats féroces ont opposé l’Armée et les miliciens. A la fin de l’échange, tous les combattants du Hamas ont été tués, alors que les blessés Israéliens ont été évacués en hélicoptère vers les hôpitaux ; ils souffrent de blessures à des degrés divers.

 

 

Cessation de vols à destination de l’Aéroport International de Tel-Aviv

 

Suite à la chute de débris d’une roquette interceptée par le Dôme de Fer sur l’agglomération de Yéhoud, située à moins d’un kilomètre du périmètre de l’aéroport, la FAA, l’autorité fédérale de l’aviation civile américaine, a décidé d’interdire les vols des appareils étatsuniens à destination de l’aéroport Ben Gourion.

 

Les compagnies américaines, obligées de suivre la directive fédérale, ont immédiatement cessé de desservir Israël.

 

Nombre de compagnies européennes, qui ne sont pas liées par cette obligation, leur ont emboîté le pas.

 

Il s’agit notamment d’Air France, de Swiss, de Lufthansa, de Brussels Airlines, d’Austrian.

 

Cette mesure est à la base technique, car, en ce qui concerne les avions US, elle découle des règles écrites promulguées par la FAA.

 

Il existe cependant nombre d’exceptions, certaines de ces compagnies n’hésitant pas à se poser à Damas, Kaboul, Bagdad ou Beyrouth, des plateformes autrement plus dangereuses que l’aéroport israélien.

 

On comprend que les compagnies entendent protéger leurs passagers et leurs équipages, particulièrement après la tragédie qui a frappé l’appareil malaisien au-dessus de l’Ukraine.

 

Les Israéliens trouvent cependant indécent l’empressement dont ont fait preuve certaines compagnies européennes pour annuler leurs vols vers Israël. Ce, car le danger représenté par les roquettes de Gaza pour l’aviation civile est quasi inexistant.

 

On en veut pour preuve le choix effectué par d’autres compagnies, à l’instar de British Airways et de Czech Airlines, qui ont décidé de maintenir leurs dessertes régulières.

 

L’explication fournie par Czech Airlines afin d’étayer sa décision - qui figure sur son site Internet - est édifiante à ce propos et nous avons choisi d’en publier une grande partie dans cette breaking :

 

"Czech Airlines observe constamment les événements du Moyen-Orient et évolue quotidiennement en fonction de la situation.

 

La compagnie se trouve en contact étroit avec les forces de sécurité de la République Tchèque et d’Israël. Ainsi qu’avec des collègues des unités opérationnelles à l’aéroport de Tel-Aviv.

 

Sur la base des informations actuellement à disposition de Czech Airlines, la situation à l’aéroport de Tel-Aviv est normale et n’est pas différente de celle qui prévalait les semaines et les mois précédents. Dans les conditions présentes, Czech Airlines continuera à opérer ses vols réguliers vers Tel-Aviv, et la compagnie ne prévoit actuellement d’annuler aucun vol vers Israël (…)".

 

La compagnie tchèque affirme avoir pris sa décision sur la base d’une évaluation sécuritaire ; dans cette situation, nous nous trouvons face à un questionnement binaire : Czech Airlines et British se trompent-elles, ou l’évaluation des autres compagnies européennes est basée sur des considérants qui ne sont pas entièrement inspirés par la sécurité aérienne ?

 

Quoi qu’il en soit, la Tchéquie apparaît à nouveau comme un pays décent et décemment gouverné, tout comme le Canada, ce dont les Israéliens et leurs amis se rappelleront certainement à l’avenir.

 

En Turquie, la situation est beaucoup plus désagréable pour 4 000 touristes israéliens, les transporteurs aériens turcs refusant de les ramener en Israël, tandis que les autorités d’Ankara interdisent aux avions hébreux de se poser sur leur sol.

 

Les touristes sont ainsi obligés de prolonger leur séjour dans un environnement qui leur est particulièrement hostile et dans lequel leur sécurité n’est pas forcément assurée.

 

Certaines compagnies aériennes ont donc cessé leurs vols vers Tel-Aviv, mais le Khe’l Avir confirme qu’il maintient les siens sur Gaza.

 

Les autres compagnies qui continuent à emprunter l’aéroport Ben Gourion sont, à notre connaissance : Aeroflot (Russie), Georgian Airways (Géorgie), Ukraine International Airlines (Ukraine), Iberia (Espagne), Yakutia Airlines (Russie), Ethiopian Airlines (Ethiopie), Air Europa (Espagne), Azerbaijan Airlines (Azerbaïdjan), Bluebird Airways (Grèce), Siberia Airlines (Russie).

 

 

Cessez-le-feu

 

John Kerry, le chef du département d’Etat américain est reparti bredouille de Tel-Aviv, le "ministre des Affaires Etrangères" des USA aura tenté durant son séjour, avec l’aide du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon et de ses homologues israéliens de mettre au point une formule modifiée de proposition pour parvenir à une trêve.

 

Les Israéliens ont paru disposés à ajouter une clause prévoyant l’ouverture des points de passage vers Gaza à celle impliquant la cessation mutuelle et simultanée des hostilités.

 

Mais lors de sa visite à Ramallah, John Kerry a dû constater, de la bouche de Mahmoud Abbas, que le Hamas avait maintenu toutes ses exigences, et notamment celle stipulant que le cessez-le-feu devait intervenir concurremment avec l’introduction de plusieurs de ses demandes, qui demeurent inacceptables pour Israël, l’Egypte et leurs alliés.

 

 

Le conflit se poursuit

 

Face au refus du Hamas, qui est maintenant endossé par Abbas et Saëb Erekat, les patrons de l’AP, le conflit va se poursuivre.

 

L’exécutif israélien va devoir très prochainement décider s’il limite son offensive terrestre à la périphérie des villes de Gaza, où s’il lance Tsahal à la reconquête de toute la bande côtière.

 

Au vu de l’intransigeance et du cynisme du Hamas, ainsi que de l’usage qu’il fait des civils afin de se dédouaner devant la communauté internationale ; face à la poursuite des tirs de roquettes sur les villes israéliennes, des tirs qui proviennent des zones dans lesquelles Tsahal n’est pas intervenu au sol ; face au désagrément majeur que suscite la cessation des liaisons aériennes, passagers et cargo, avec divers pays amis ; face au bilan des soldats morts qui a dépassé ce mercredi la trentaine (32), de plus en plus de voix s’élèvent en Israël, au sein de l’Armée, des politiques et du public, pour qu’il soit mis fin au régime des milices islamistes à Gaza.

 

Une  majorité d’analystes pense que tant que la direction du Hamas ne se sentira pas menacée dans son existence, elle continuera ses attaques contre Israël.

 

Les mêmes analystes font remarquer que les chefs militaires et politiques du Mouvement de la Résistance Islamique se terrent dans la Gaza souterraine, pendant qu’ils envoient la piétaille et les civils au feu. A telle enseigne qu’on n’a ni vu ni entendu Ismail Hanya, le calife de Gaza, depuis le début de Rocher Inébranlable, il y a maintenant seize jours.

 

 

 
Gaza : l’offensive israélienne progresse (info # 012207/14) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 22 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi 13h24, midi 24 à Paris

 

XVème jour.

 

Situation (estimations de la Ména)

 

2 100 roquettes ont été tirées sur Israël depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, 25 depuis minuit.

 

Cette opération a permis à Tsahal de détruire 3 200 cibles tactiques, dont 1 700 lors de l’offensive terrestre, et d’arrêter 28 miliciens qui ont été emmenés pour interrogatoire.

 

Ces dernières vingt-quatre heures, l’Armée israélienne a frappé plus de 450 objectifs, dont des points d’appui utilisés par les miliciens djihadistes, des entrepôts d’armes et de missiles, deux mosquées utilisées comme des sites de lancement de roquettes, un hôpital qui abritait des missiles antichars ainsi que 60 sites de lancement de roquettes et 60 centres de contrôle et de commandement.

 

200 de ces sites de la milice se trouvaient à Shuja’iyya. 100 ont été visés durant les premières heures de ce mardi.

 

27 soldats sont décédés depuis le début de cette opération, ainsi que deux civils. En face, près de 570 personnes ont trouvé la mort, dont au moins 450 miliciens. Les affirmations selon lesquelles il y aurait "une majorité de civils" parmi les morts sont absolument mensongères.

 

L’hôpital de campagne mis en place par Tsahal au point de passage d’Erez est ouvert et fonctionne avec le concours du Croissant Rouge.

 

161 camions de nourriture et de matériel médical, 720 000 litres d’essence et 250 tonnes de gaz ont été transportés vers Gaza via Kerem Shalom depuis dimanche.

 

 

Etat des combats

 

Nos reporters à proximité de Gaza nous indiquent que l’offensive de Tsahal n’a jamais été aussi été soutenue. Un entrepôt principal de munitions touché ce matin dégage depuis des heures des flammes de plusieurs dizaines de mètres sur un rayon de 200 mètres au sol.

 

Tsahal frappe désormais les centres de commandement centraux de l’organisation djihadiste ainsi que les immeubles qui participent à sa gouvernance : les signes visibles de son pouvoir. Ces attaques ne sont pas "chirurgicales", et ne visent pas une partie spécifique de ces cibles. On voit ces bâtiments, sur les chaînes TV arabes, s’effondrer comme des châteaux de cartes.

 

Les cadences des barrages d’artillerie, des bombardements de la marine et les attaques aériennes n’ont jamais été aussi nombreuses depuis le début de Rocher Inébranlable.

 

La brigade Golani a étendu son emprise et sécurisé ses positions dans le quartier de Shuja’iyya. Elle a ainsi pu mettre à jour deux nouveaux "tunnels stratégiques" et procédé à leur destruction.

 

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Tsahal ne laisse plus aucun répit au Hamas,

quels que soient les civils derrière lesquels il se protège

 

Plus au Nord, à Beit Hanoun, sur le front tenu par le Nakhal (brigade des soldats-paysans), un important site de lancement de roquettes à longue portée a été découvert et détruit dans l’enceinte d’une école d’agriculture [voir la vidéo]. Dans la même zone, les soldats ont mis à jour les entrées de deux "tunnels stratégiques" qui aboutissaient en Israël.

 

Il semble que ce soit ceux qui ont été empruntés hier matin lors de l’infiltration à Erez-Nir Am.

 

Dans l’ensemble, l’opération terrestre progresse plus rapidement que prévu ; les troupes ont neutralisé plus d’objectifs que ce qui leur avait été fixé. Nous estimons qu’au rythme actuel de sa progression, Tsahal aurait besoin de 6 à 9 jours pour renverser le régime du Hamas à Gaza, mais d’un an et demi à deux ans pour s’en assurer le contrôle absolu.

 

Tsahal estime qu’il pourrait exister plus d’une centaine de "tunnels stratégiques" et s’emploie en priorité à les identifier et à les mettre hors d’usage.

 

 

Situation internationale

 

Les discussions en vue d’instaurer un cessez-le-feu se poursuivent au Caire, en présence du Secrétaire d’Etat US John Kerry et du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

 

Les négociateurs frontaux (ceux qui échangent les informations) sont Majid Faraj - le chef du renseignement de l’Autorité Palestinienne, qui représente les intérêts du Mouvement de la Résistance Islamique et qui est en contact avec Khaled Mashal au Qatar – et Mohamed Farid al Tohamé, le chef du renseignement égyptien.

 

L’Egypte refuse d’assouplir sa proposition de cessez-le-feu et a fait savoir "que si une trêve était instaurée elle ouvrirait le point de passage de Rafah durant l’année lorsqu’elle le jugerait nécessaire".

 

Les media égyptiens et saoudiens se déchaînent contre le Hamas, et même contre les habitants de la bande côtière, auxquels ils reprochent de ne pas tenter de renverser le régime du Mouvement de la Résistance Islamique.

 

La Maison Blanche a émis un communiqué indiquant qu’Israël devait faire plus pour protéger les civils de Gaza. Elle a également indiqué qu’elle débloquait une somme de 47 millions de dollars en faveur des civils de Gaza.

 

Tant Kerry que Ban Ki-moon expriment que leur priorité consiste à instaurer un cessez-le-feu le plus rapidement possible. La nuit dernière, les négociateurs présents sur les bords du Nil ont tenté une approche sémantique du problème en présentant leur proposition de cessez-le-feu comme une "trêve humanitaire", afin de respecter le désir du Hamas qu’aucun cessez-le-feu ne soit décrété avant que ses exigences supplémentaires ne soient envisagées.

 

Majid Faraj a même proposé qu’une trêve humanitaire de cette sorte soit déclarée ce mardi matin à 8h et qu’elle dure jusqu’à 15h. Jérusalem et l’Egypte ont rejeté ces demandes, s’en tenant aux termes de la première proposition d’al Sissi : cessation des hostilités contre cessation des hostilités, le reste pouvant être envisagé plus tard, mais uniquement lorsque les canons se seront tus.

 

Kerry et Moon sont attendus en Israël sans qu’un planning de visite définitif n’ait encore été arrêté. Ils entendront à Jérusalem l’exigence selon laquelle Gaza doit être démilitarisée. C’est également l’opinion de l’opposition travailliste.

 

Dans l’Etat hébreu, on n’est guère favorable à l’instauration d’une suspension des hostilités avant que Tsahal ait pu réaliser ses objectifs militaires. Ici, peu de gens envisagent une nouvelle Tahadya (trêve coranique) tant que les islamistes détiendront la capacité d’envoyer des roquettes sur Israël et tant qu’ils auront à leur disposition des "tunnels stratégiques" leur permettant d’attaquer des objectifs à l’intérieur d’Israël.

 

Nombre de ministres et de généraux partagent l’opinion que si l’offensive militaire ne met pas un terme à la gouvernance du Hamas sur le califat côtier, l’objectif principal de cette guerre consistant à procurer aux Israéliens des conditions de vie normales ne pourra pas être atteint.

 

Un autre sentiment qui s’exprime de plus en plus dans les mêmes milieux ainsi qu’au sein de la population est que "nous n’avons pas concédé autant de sacrifices et perdu autant de nos combattants pour laisser le Hamas renaître de ses cendres".

 

Messieurs Kerry et Moon auront ainsi la tâche difficile en Israël, ce, d’autant plus que des composantes principales de la coalition, notamment celle de Lieberman et de Bennett, ont annoncé qu’au cas où le gouvernement accepterait un cessez-le-feu qui ne provisionnerait pas le désarmement du Hamas, ils provoqueraient la chute de la majorité actuelle.

 

Une grosse pression s’exerce aussi sur Binyamin Netanyahu en provenance du Caire et de Riad afin qu’il n’interrompe pas l’offensive avant l’écrasement du Hamas.

 

En Turquie, Erdogan a décrété trois jours de deuil national en raison des "massacres" perpétrées par les Israéliens à Gaza.

 

Les seuls alliés qui demeurent au côté de Mashal et d’Hanya sont la Turquie, le Qatar et l’Iran.

 

 

Stratégie du bouclier humain

 

Au fur et à mesure que les combats progressent, il apparaît que le Hamas a utilisé tous les remparts civils présents dans le territoire qu’il contrôle. Les mosquées et les écoles ont servi d’entrepôts de stockage de roquettes et d’armement de tous types ; les rampes de lancement des Katiouchas étaient le plus souvent installées entre deux immeubles d’habitation. 

 

Mais l’usage le plus cynique de la détresse des civils que les dirigeants politiques et militaires de l’organisation islamiste aient réalisé a consisté à dissimuler des postes de commandement et des armes sous les hôpitaux de la ville, notamment celui d’al Aksa et celui de Shifa.

 

 

La dépouille d’un combattant est portée manquante

 

Le corps de l’un des soldats morts durant l’attaque du transport de troupes de Golani dimanche n’a pas pu être récupéré par ses camarades.

 

Sa dépouille pourrait se trouver entre les mains du Mouvement de la Résistance Islamique comme en ont témoigné des images présentées par la chaîne TV qatarie Aljazzera, l’organe de propagande principal du Hamas, et principal soutien des Frères Musulmans dans le monde arabo-musulman.

 

Correctif et confirmation

 

Dans notre Breaking "Rocher Inébranlable : XIVème jour", diffusée hier à 10h30 locales, nous avons diffusé une vidéo montrant l’usage fait par les miliciens islamistes d’ambulances de l’ONU.

 

Comme d’autres media, nous nous sommes trompés, car ces images datent en fait du mois d’août 2006. Nous prions les lecteurs de nous pardonner cet écart.

 

Cependant, les miliciens de Gaza utilisent bel et bien des ambulances pour leurs déplacements, sachant que l’Armée israélienne ne tire pas sur les véhicules de secours, comme en témoigne cette autre vidéo toute récente, dûment vérifiée par nos soins.

 

Ce faisant, c’est le Hamas qui prive les civils de la bande côtière des protections que lui confère la législation internationale. Pour le surplus, ces ambulances affrétées comme transports de troupes ne sont pas disponibles pour les blessés !  

 

 

 
Rocher Inébranlable : XIVème jour (info # 012107/14) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 21 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, lundi 10h30, 09h30 à Paris

 

 

Double tentative d’infiltration

 

Deux commandos de miliciens islamistes ont franchi par des tunnels ce matin la frontière nord de la bande de Gaza, dans la zone du point de passage d’Erez et du kibboutz Nir Am.

 

Le premier commando, qui comptait cinq éléments, a été repéré et anéanti depuis les airs. Les cinq miliciens sont morts.

 

Le second, fort de 10 miliciens, est parvenu à tirer une grenade antichar sur le véhicule d’une patrouille ; les soldats de Tsahal ont riposté et neutralisé les agresseurs après un bref affrontement.

 

Il y a des blessés dans les rangs israéliens.

 

Les habitants des villages avoisinants sont priés de rester dans leurs domiciles pendant que les militaires fouillent les environs afin de s’assurer que tous les intrus ont effectivement été éliminés.

 

Certaines routes de la région ont été momentanément fermées durant ces recherches

 

 

Combattant-suicide à Shuja’iyya

 

Les combats se sont poursuivis cette nuit dans le quartier de Shuja’iyya, depuis lequel 150 roquettes avaient été lancées sur le centre d’Israël la semaine dernière.

 

La brigade Golani et le commando Egoz (noix) mènent l’offensive dans ce secteur. Vers une heure du matin, un militant bardé d’explosifs a couru en direction des forces israéliennes ; il a été intercepté et s’est désintégré à distance respectable.

 

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Une ambulance ou un transport de troupe ?

 

25 à 27 miliciens ont été mis hors de combat sur ce front pendant les affrontements de la nuit. Il y a des blessés dans les rangs des combattants hébreux ; ceux-ci ont été évacués vers les hôpitaux.

 

A Shuja’iyya et sur le reste du théâtre des opérations, Tsahal a intensifié ses opérations, accentuant la pression sur les miliciens djihadistes, leur infligeant des pertes importantes.

 

Durant ces dernières heures, le Hamas multiplie les actes de désespoir destinés à ralentir la progression israélienne de toutes les manières possibles. Un combattant nous a confié ce matin : "Le Hamas se bat comme un animal blessé".

 

 

Mini-situation

 

Durant la nuit, 53 cibles djihadistes à Gaza ont été frappées.

 

Parmi elles, 2 fabriques d’armes, 6 lanceurs de roquettes souterrains, 5 quartier généraux militaires, ainsi que 5 tunnels utilisés afin d’effectuer des attaques en Israël.

 

16 roquettes ont été lancées depuis Gaza dont 2 ont été interceptées.

 

 

Ambulances de l’ONU pour le transport des miliciens

 

Sur cette vidéo tournée par des Palestiniens, on constate que les miliciens djihadistes utilisent des ambulances de l’ONU surplombées par le drapeau des Nations Unies pour se mouvoir à Shuja’iyya.

 

Les conventions internationales, respectées par l’Armée de Défense d’Israël, interdisent aux belligérants d’ouvrir le feu sur les ambulances. Lors, si elles transportent des combattants, les ambulances envoyées, affrétées et entretenues par l’ONU participent aux combats en protégeant les membres de la milice.

 

Après avoir découvert des bombes du Hamas dans une école de l’UNWRA, cette nouvelle observation pose le problème de la présence de l’ONU à Gaza et de la neutralité de ses employés et de ses délégués.

 

Ban Ki-moon, qui est attendu cette semaine à Jérusalem pour y parler du cessez-le-feu, aura vraisemblablement à répondre à certaines questions sur ces sujets.

 

 

 
Suicidaire Occident (info # 012107/14) Version imprimable
Chronique juridique
lundi, 21 juillet 2014

 

Par Guy Millière

 

Les manifestations de soutien au terrorisme djihadiste qui ont déferlé les 12 et 13 juillet derniers dans toute l'Europe ont été accompagnées, on le sait, de propos clairement et explicitement antisémites. Elles se sont poursuivies, à Paris, par le saccage de magasins juifs, ainsi qu’une tentative violente de prise d'assaut de deux synagogues revêtant des allures de pogrom.

 

De nouvelles manifestations pro-djihadistes ont eu lieu, samedi 19, tout aussi explicitement antisémites que les précédentes. La manifestation de Paris avait été interdite mais les participants sont passés outre, proposant des scènes dignes d'une Intifada.

 

Une tendance lourde et très malsaine est en marche.

 

Il y a sept ou huit décennies, ce n'était pas le djihadisme qui suscitait ce type de débordements, mais le fascisme et le nazisme. Ceux qui défilaient n'étaient pas des musulmans ralliés au terrorisme islamique et des gauchistes, mais de gens d'extrême droite. Les époques changent, mais la tentation totalitaire persiste et doit être prise au sérieux.

 

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La Palestine n’est qu’un prétexte, tout le monde sensé

comprend que cela va continuer

 

Il n'y a aujourd'hui pas de Troisième Reich à l'horizon, mais il y a ce qui est en train de prendre consistance dans le bouillonnement dans lequel se dissout le Proche-Orient : l'avancée de l'Iran vers des tentations hégémoniques, et le califat proclamé par Abou Bakr al Baghdadi, le chef de l'Etat Islamique en Irak et au Levant.

 

Il y a, en outre, le fait, qu'à Gaza, le Hamas n’est pas seul en lice, on y trouve également le mouvement djihadiste, dont les idées sont aussi abjectes que celles portées par le régime des mollahs et par le califat proclamé, mais aussi le Djihad islamique, et des factions émanant du califat.

 

Dès lors, les suppôts du terrorisme djihadiste et de l'antisémitisme qui manifestent en Europe ne sont pas « propalestiniens », « anti-israéliens » ou « antisionistes », ce doit être dit, et cela doit être regardé en face. Ils sont effectivement et précisément des auxiliaires du terrorisme djihadiste et de l'antisémitisme. Et ils sont en cela les compagnons de route d'une menace potentiellement mortelle, qui entend détruire Israël mais qui a des objectifs bien plus vastes, et qui grandit.

 

Ils ne sont pas les défenseurs d'un « peuple opprimé », car s'ils l'étaient, ils seraient hostiles à tous les massacres de populations arabes qui surviennent dans la région, et ils demanderaient que les Arabes de Gaza soient délivrés d'une organisation qui les transforme en boucliers et en chair à canon, mais ils sont les adeptes d'un dogme aux visées génocidaires. 

 

Ils ne sont pas simplement hostiles à l'existence même d'Israël, et donc imprégnés d'idées visant à épurer ethniquement le Proche Orient de toute présence juive ; ils sont aussi hostiles à l'existence des Juifs en tant que peuple (ils peuvent tolérer des Juifs soumis et des Juifs antisémites ou prêts à jouer le rôle de kapos) et ils sont hostiles à la civilisation occidentale elle-même. 

 

Au lieu de dire tout cela explicitement, de souligner ce qui est en jeu, de regarder la situation en face et de rappeler certains principes essentiels (ceux qui séparent la liberté de l'oppression, la démocratie du totalitarisme) sur lesquels il est impossible de transiger, les dirigeants européens tiennent des discours d'une faiblesse effroyable, dans lesquels il apparaît qu'ils ont d'ores et déjà avoir perdu la bataille, et sont entrés dans une phase de défaitisme actif.

 

Ils disent que « l'antisémitisme, ce n'est pas bien », comme si c'était suffisant de dire que « l'antisémitisme, ce n'est pas bien », et comme si dire cela allait changer quoi que ce soit.

 

Ils n'osent même pas parler de terrorisme djihadiste et d'islam radical, de peur d'être accusés d' « islamophobie » par des organisations islamiques, et de peur aussi de voir déferler sur leurs capitales le terrorisme et des émeutes généralisées venues des banlieues de l'islam.

 

Ils répètent que l'islam n'a rien à voir avec ce qui se passe : ce qui signifie que, pour eux, sans doute, ni l'Iran des mollahs, ni le califat proclamé, ni le Djihad islamique, ni le Hamas n'ont quoi que ce soit d'islamique.

 

Ils exercent des pressions incessantes sur Israël, et accusent subrepticement Israël de ne pas faire preuve d'assez de « modération », voire de violer le « droit international ».

 

Ils ne portent que rarement ce genre d'accusations à l'encontre de l'Iran des mollahs ou du califat proclamé, du Djihad islamique ou du Hamas.

 

S'ils voyaient avec lucidité ce qui se passe au Proche Orient, ils verraient non seulement  que l'Iran constitue un danger majeur, mais que le califat proclamé par Abou Bakr al Bagdadi est lui-même un danger majeur.

 

Ils prêteraient alors attention aux discours apocalyptiques d'Ali Khamenei, le véritable maître de Téhéran, et aux propos d'Abou Bakr al Baghdadi, lorsqu’il évoque de califat mondial.

 

Ils verraient que la Syrie et l'Irak n'existent plus, que le Liban lui-même est en train de disparaître, que la Jordanie est très menacée, tout comme l'Arabie Saoudite et l'Egypte, tenue à bout de bras par le maréchal Sissi, grâce aux perfusions financières des Saoudiens et des émirats.

 

Ils verraient que la Libye n'existe plus non plus et qu'un cancer se propage, qui touche désormais de larges portions de l'Afrique subsaharienne, du Mali à la Centrafrique, de la Mauritanie au Nigeria.

 

Ils prendraient très au sérieux la formation de djihadistes européens au sein du califat proclamé : plus de mille personnes disposant de passeports européens étudient présentement l'usage des armes et des explosifs entre Alep et Mossoul.

 

Ils comprendraient que l'apaisement n'est pas l'attitude à adopter face à des gens qui considèrent déjà que le monde occidental est décadent et pleutre.

 

Ils comprendraient qu'en se battant pour sa survie, Israël défend les valeurs et les principes qui sont ceux de la civilisation occidentale, et qu'en se comportant comme ils le font à l’égard d'Israël, ils renient leurs valeurs et leurs principes, et que ce reniement les fait apparaître méprisables aux yeux des ennemis d'Israël, qui sont aussi - faut-il le leur rappeler? – les leurs.

 

Ils ne comprennent pas, hélas, qu'il est d'ores et déjà très tard pour réagir, et que les manifestations de soutien au terrorisme djihadiste illustrent le degré de progression de la gangrène.

 

Réalisent-ils en réalité qu'il est trop tard ou sont-ils plutôt aveugles et suicidaires ?

 

Je pense qu'ils sont aveugles et suicidaires, et que ceux d'entre eux qui ne le sont pas ont bien trop peur pour réagir.

 

Quelques hommes politiques, très rares, expriment ce qui doit l'être, et défendent encore la civilisation occidentale, et donc Israël ; mais ils ont de plus en plus de difficultés à se faire entendre.


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Cessez-le-feu humanitaire (info # 022007/14) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 20 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche 14h10, 13h10 à Paris

 

 

Cessez-le-feu

 

Tsahal a accepté la proposition de la Croix Rouge concernant un cessez-le-feu humanitaire.

 

Celui-ci sera respecté par l’Armée israélienne à partir de 13h30 locales et jusqu’à 15h30. Il sera mis à profit pour évacuer les morts et les blessés par un couloir sécurisé.

 

Le respect de la trêve par Tsahal est conditionné par la cessation complète du feu de l’ennemi et elle est strictement limitée au quartier de Shuja’iyya.

 

 

Bilan

 

Selon des sources sanitaires israéliennes, Tsahal aurait perdu 14 soldats depuis minuit et compterait 50 blessés dans ses rangs.

 

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Les obusiers de 155mm à l’œuvre à Gaza

 

 

Hôpital israélien pour les blessés de Gaza

 

Tsahal va ouvrir ce soir à 20h un hôpital de campagne au passage d’Erez entre Israël et Gaza pour prendre en charge les blessés palestiniens (Tsahal).

 

 

Soldats kidnappés ?

 

La milice islamiste affirme avoir kidnappé deux soldats lors des combats et présente les photos de deux cartes d’identité ainsi qu’un carnet de caisse maladie [la rédaction a décidé de ne pas participer à la propagande du Hamas et ne diffusera pas les photos qu’il publie].

 

Cela n’établit pas la véracité de cette affirmation, ces documents ayant pu être dérobés en dehors du cadre du conflit ou être ramassés sur le corps de blessés ou encore récupérés parmi du matériel abandonné par les soldats.

 

Il faudra attendre le communiqué de l’Armée pour en savoir plus, mais un officier vient de déclarer que Tsahal n’est au courant de l’enlèvement d’aucun de ses combattants.

 

 

Journalistes otages du Hamas

 

Des reporters étrangers en poste à Gaza qui tentaient de se rendre au poste de passage d’Erez en ont été empêchés par les miliciens islamistes.

 

Ces derniers ont informé les journalistes qu’ils avaient l’interdiction de quitter la bande côtière.

 

 

Dernière minute

 

14h 15 Le Hamas ne respecte pas le cessez-le-feu qu’il avait lui-même réclamé à la Croix Rouge. Tsahal réplique aux tirs de l’ennemi.

 

 

 
Net durcissement des combats (info # 012007/14) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 20 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche midi 35, 11h35 à Paris

 

 

Situation

 

Depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, plus de 1 780 roquettes ont été tirées sur Israël, dont 360 ont été interceptées par le Dôme de Fer.

 

L’opération terrestre, qui a commencé jeudi soir, a permis à Tsahal de détruire 500 cibles terroristes, et de découvrir 34 tunnels.

 

Les tirs de roquettes ont repris vers le centre d’Israël aux alentours de 10 heures ce matin.

 

Depuis le début de l’opération terrestre, 300 roquettes ont été tirées sur l’Etat hébreu, dont 64 ont été interceptées. Dans ces dernières vingt-quatre heures, 22 roquettes ont été lancées, 4 étant abattues par le Dôme de Fer..

 

Hier soir lors d’opérations dans la bande de Gaza, deux soldats ont été tués.

 

Le plus jeune, Bar Rahav, était un ingénieur de combat âgé de 20 ans, de la ville de Ramat Yishaï ;  il a été tué par l’activation du système de défense antimissiles Mehil Rouakh sur un char dans sa proximité ; le sergent B’naya Rubel, Holon, 20 ans, appartenait au 101ème bataillon de parachutistes, il est tombé lors d’un échange de tirs avec un terroriste surgi d’un tunnel.

 

 

La bataille se durcit nettement

 

La ligne de front se rapproche des postes de commandement généraux du Hamas ainsi que des zones résidentielles de ses dignitaires et officiers supérieurs.

 

On assiste à de nombreux combats de rues dans le quartier de Shuja’iyya, proche du centre de Gaza-city, dans lesquels la milice islamiste joue sa peau et se défend avec acharnement. Les affrontements directs se multiplient, allant parfois jusqu’au corps-à-corps.

 

Le Hamas a réclamé un cessez-le-feu humanitaire de 2 heures par l’intermédiaire de la Croix Rouge. Les responsables sanitaires de Gaza ont informé qu’ils n’étaient plus en situation de pénétrer dans Shuja’iyya pour en dégager les blessés.

 

On apprend également qu’un transport de troupes blindé a sauté sur une énorme charge souterraine ; nous avons le pénible devoir d’informer que 8 soldats appartenant au 13ème bataillon de la brigade Golani ont trouvé la mort lors de cet incident.

 

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Le Namer (léopard) retourné par l’explosion avec son précieux équipage

 

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Le moment de l’explosion

 

Le Sergent Shai Gino, qui fait partie de la grande famille de la Ména à Métula, a été blessé à Gaza. Il souffre d’éclats dans l’abdomen mais ses jours ne sont pas en danger.

 

Les combats s’intensifient encore avec des tirs de roquettes sur Ashkelon et la plaine centrale d’Israël, alors que l’artillerie et l’aviation noient sous les bombes les rampes de lancement aussitôt qu’elles ont été utilisées.

 

On compte 45 soldats blessés depuis le début de l’opération terrestre et 27 depuis minuit, qui sont soignés dans les hôpitaux ; 27 à l’hôpital Barzilaï d’Ashkelon, 8 à Tel Hashomer, 8 à Soroka-Be’er Sheva et 13 à Beilinson à Petakh Tikva.

 

 

 
Au soir du XIIème jour (info # 031907/14) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 19 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, samedi 22h53, 21h53 à Paris

 

Situation

 

Ces dernières vingt-quatre heures, depuis le commencement de l’opération terrestre, les miliciens du Hamas ont tiré plus de 100 roquettes sur Israël, dont au moins 20 ont été interceptées par le Dôme de Fer.

 

Depuis les deux salves tirées hier soir sur Tel-Aviv, l’alarme "couleur rouge" n’a plus retenti dans la métropole et dans sa grande banlieue.

 

Depuis l’intervention au sol, Tsahal a éliminé une centaine de miliciens ; 20 civils ont également péri lors des combats.

 

Durant la même période, l’Armée israélienne a détruit 450 cibles et découvert 34 tunnels.

 

Deux militaires israéliens ont également trouvé la mort ce samedi matin lors de l’incursion de miliciens islamistes dans la région du kibboutz Aïn Hashlosha ; deux d’entre eux portaient un uniforme de Tsahal.

 

Les morts israéliens sont le Major de réserve Amotz Greenberg, de Hod Hasharon, âgé de 45 ans, ainsi que le Sergent d’active Adar Versano, de Naharya, 20 ans. La jeep qu’ils conduisaient a été prise pour cible par les miliciens qui avaient traversé la frontière dans un tunnel.

 

Dans l’après-midi, les soldats ont découvert sur le corps de deux autres miliciens, à proximité de la frontière, des seringues de tranquillisants ainsi que des menottes, ce qui indique qu’ils avaient l’intention de kidnapper des Israéliens.

 

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Les armes trouvées sur les corps des deux miliciens incluaient des seringues et des menottes

 

 

Extension des combats

 

Durant la journée Tsahal a lancé des milliers de tracts dans la région centrale de Gaza-city, invitant les habitants à se déplacer plus au Sud afin d’éviter les combats.

 

Cette mesure indique l’intention d’Israël d’étendre son opération terrestre en direction du centre de la ville où se situent les principaux centres de commandement du Mouvement de la Résistance Islamique.

 

Ce soir, nos reporters sur place assistent à de très intenses bombardements aériens visant principalement des sites de lancement de roquettes, ainsi qu’à de très lourds bombardements d’artillerie et de très nombreux tirs de chars.

 

On a noté, dans le courant de ce samedi, que chaque fois que les terroristes djihadistes lançaient des roquettes sur Israël, dans un laps de temps de moins d’une minute en général, le pas de tir était neutralisé.

 

L’exécutif de Jérusalem se montre très discret quant à ses intentions concernant les affrontements en cours. En observant les développements au sol, il semble qu’il ait enjoint à l’état-major de procéder à l’attaque de nouveaux objectifs dans des régions jusqu’à maintenant épargnées.

 

D’autre part, des indiscrétions parvenues à la connaissance de notre correspondant permanent Hassan H à Amman, en provenance des capitales des grands Etats sunnites alentours, expriment l’impatience de leurs gouvernements à voir Tsahal chasser le Hamas de Gaza.

 

L’Egypte a maintenu la frontière de Rafah strictement close, alors qu’Israël a ouvert le point de passage d’Erez, par lequel elle a livré 5 camions contenant 100 tonnes d’équipement médical.

 

Des blessés de Gaza, des malades chroniques, mais aussi des miliciens touchés durant les combats sont actuellement soignés dans des centres médicaux du pays, notamment à l’hôpital Soroka de Be’er Sheva.

 

 

Manifestations

 

De nombreuses manifestations anti-israéliennes se sont produites dans diverses villes européennes, dans le monde arabe et aux Amériques.

 

L’une des plus violentes s’est déroulée à Londres, où 20 000 personnes ont scandé des slogans hostiles à Israël et aux Juifs.

 

A Paris, un rassemblement interdit par la police a toutefois eu lieu et a dégénéré en affrontements entre des émeutiers et les forces de l’ordre. Les cris de "Mort aux Juifs !" y ont été entendus, de même que lors de rassemblements en Belgique.

 

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Combats de rues, ce samedi à Paris

 

L’immense majorité de ces participants, plus de 90 % en moyenne, sont des musulmans et la moitié des mots d’ordres et des slogans sont prononcées en langue arabe et repris par la foule.

 

Les gouvernements européens soutiennent pour le moment l’offensive lancée par Tsahal au nom du droit d’Israël à défendre l’intégrité de ses citoyens.

 

La presse française et européenne, dans sa grande majorité, est quant à elle hostile à l’Etat hébreu et a remplacé le narratif rationnel des combats et l’explication informationnelle des évènements par une couverture strictement humanitaire du conflit, mentionnant, à longueurs d’interventions, les victimes civiles palestiniennes des affrontements.

 

Ce faisant, ils reprennent les bilans truqués mis à leur disposition par la propagande du Hamas et sans relation avec la réalité.

 

 

Dernière minute :

 

Deux miliciens tués à Gaza.

 

Des combattants islamistes qui avaient émergé d’un tunnel au centre de Gaza, aux alentours de 21 heures, ont été abattus par des soldats de la brigade des parachutistes.

 

 

 
XIIème jour (info # 021907/14) Version imprimable
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samedi, 19 juillet 2014

 

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Métula, samedi 14h30, 13h30 à Paris

 

Roquette meurtrière à Dimona

 

Une roquette tirée de Gaza a explosé dans un village bédouin de la banlieue de Dimona.

 

Un homme de 30 ans a été tué dans cette attaque, un jeune enfant a été grièvement blessé, et deux autres membres de la même famille sont légèrement atteints par des éclats.

 

La plupart des campements bédouins ne sont pas pourvus d’abris.

 

A Ashdod, une roquette est tombée dans une zone habitée sans faire de blessés.

 

 

Situation

 

Depuis le début de l’Opération Rocher Inébranlable, plus de 1 682 roquettes ont été tirées sur Israël. 346 de ces roquettes ont été interceptées par le Dôme de Fer. La majorité de ces roquettes ont été tirées depuis Gaza-city, le district de Deir al Balakh et depuis le nord de la bande côtière, cependant que des centaines de roquettes et de mortiers ont également été tirés depuis le sud de la Bande.

 

Tsahal est parvenu à détruire plus de 2 300 sites du Hamas, 1 137 cibles détruites étaient des sites utilisés pour le lancement de roquettes, 97 bases d’entraînement et casernes, 57 entrepôts ou fabriques d’armes et 270 tunnels.

 

Au deuxième jour de l'opération terrestre, Tsahal a anéanti plus de 310 infrastructures terroristes, dont 112 centres de commandement, 95 sites de lancement de roquettes et 23 tunnels (stratégiques ou de communication) ainsi que 31 points d’accès à ceux-ci.

 

 

Les détails de l’attaque de ce matin contre le territoire israélien

 

Tsahal vient de communiquer sur cet affrontement. Celui-ci s’est déroulé à proximité du kibboutz d’Aïn Hashlosha (l’œil des trois).

 

Comme nous l’avions indiqué ce matin, plusieurs miliciens étaient parvenus à s’introduire sur le territoire israélien par un tunnel.

 

Ils avaient pour objectif d’effectuer une attaque meurtrière contre les villages alentours.

 

Les intrus ont été repérés par une patrouille de routine, ouvrant le feu sur celle-ci avec des armes automatiques et tirant un missile antichar.

 

La force israélienne a immédiatement répliqué, tuant l’un des miliciens et forçant les autres à retourner à Gaza. L’attaque contre les fuyards s’est poursuivie dans la bande côtière et plusieurs d’entre eux ont été touchés.

 

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Des armes abandonnées dans leur fuite par les miliciens

 

Quatre soldats ont été blessés lors de l’affrontement, deux d’entre eux souffrent de blessures de gravité moyenne, tandis que les autres ne sont que très légèrement atteints.

 

 

Diplomatie

 

Suite au voyage de Mahmoud Abbas en Turquie, Mohamed Abou Marzouk, le numéro deux de la branche politique du Hamas à Gaza, a affirmé qu’il fallait se concentrer à nouveau sur la médiation égyptienne et abandonner les autres offres (celles d’Erdogan et des Qataris).

 

Des observateurs ont exprimé l’avis qu’Abou Marzouk allait prochainement être démis de ses fonctions par Khaled Mashal suite à cette déclaration ; Mashal qui reste proche d’Erdogan.

 

Même son de cloche de la part du ministre français des Affaires Etrangères, Laurent Fabius. Monsieur Fabius, qui est attendu notamment en Israël, a affirmé que la priorité consistait à décréter un cessez-le-feu selon l’offre égyptienne, et que les conditions d’une trêve durable pourraient être négociées par la suite.

 

Le ministère israélien des Affaires Etrangères a averti la population d'éviter tout voyage non-essentiel en Turquie en raison du ressentiment de la population turque vis à vis de l'opération Rocher Inébranlable.

 

 

Brouillard de guerre

 

Tsahal maintient le blackout quant à ses opérations à l’intérieur de la bande de Gaza.

 

On sait que l’activité principale et officielle consiste à identifier "les tunnels stratégiques" et à les mettre durablement hors service.

 

Mais à proximité de la bande côtière on voit et on entend les traces d’autres opérations de très grande envergure, qui touchent pratiquement l’ensemble de l’enclave palestinienne. [Voir un film de Tsahal montrant des frappes contre des infrastructures terroristes et des lanceurs de roquettes].

 

L’exécutif israélien va prochainement prendre une décision concernant l’expansion ou la limitation des opérations terrestres.

 

Le choix du gouvernement de Jérusalem sera probablement influencé par l’agrément ou non par la direction du Mouvement de la Résistance Islamique d’accepter finalement les termes de la proposition égyptienne.

 

 

Ane piégé

 

Hier soir, vendredi, des soldats israéliens ont été surpris de voir qu’un âne était dirigé par des Gazaouis en direction de l’une de leurs positions.

 

Le Hamas l’avait en fait bardé d’explosifs et entendait le faire sauter à proximité des militaires.

 

Le malheureux animal a effectivement explosé sans qu’aucun des soldats ne soit blessé. Ce n’est pas la première fois que les islamistes instrumentalisent des animaux et qu’ils les sacrifient en tentant de semer la mort.

 

 

 
Affrontement à la lisière de Gaza (info # 011907/14) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 19 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, samedi midi 40, 11h40 à Paris

 

breaking-news_ii.jpgUn important affrontement a opposé ce matin des miliciens des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, à des soldats de Tsahal, en territoire israélien, face au camp de réfugiés de Maghazi.

 

Il semble que les combattants islamistes aient traversé la frontière en empruntant l’un des tunnels restants, de crainte qu’il ne soit bientôt découvert et rendu inutilisable.

 

Depuis le début de l’offensive terrestre,  jeudi à 21h 50, les militaires hébreux ont identifié et détruit 22 de ces tunnels.

 

Ilan Tsadik, sur place, nous indique que l’incident est terminé mais que Tsahal fouille les environs afin de s’assurer qu’il n’y a plus de miliciens vivants dans les parages.

 

Les villages israéliens proches du lieu de la confrontation ont été sécurisés et les habitants sont priés de ne pas quitter leur domicile pour l’instant.

 

L’Armée a imposé la censure sur les détails de cet incident.

 

Depuis les premières heures de la journée, le flux des tirs de roquettes sur l’Etat hébreu a nettement diminué, se limitant à une douzaine de projectiles pour le moment.

 

 

 
Après 22 heures d’offensive terrestre (info # 011807/14) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 18 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, vendredi 19h35, 18h35 à Paris

 

Situation

 

Depuis l’offensive terrestre à Gaza, qui a débuté hier soir à 21h50, Tsahal a ciblé plus de 150 sites militaires du Hamas ; parmi ceux-ci de nombreux tunnels ont été découverts et détruits, dont 8 par la brigade des Parachutistes et 13 par celle de Givati. 20 lanceurs de roquettes ont été neutralisés, et un nombre indéfini de miliciens ont été mis hors de combat ou faits prisonniers.

                                                                                                                        

Le Hamas est parvenu, depuis le début de l’opération terrestre à tirer 110 roquettes sur l’Etat hébreu ; 35 ont été interceptées par le Dôme de Fer. On ne compte aucune victime à l’occasion de ces tirs.

 

Les terroristes islamistes concentrent leurs lancers sur le sud-ouest du pays, particulièrement sur Ashdod, Ashkelon et le pourtour de la bande côtière.

 

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Depuis le début de Rocher Inébranlable, environ 260 Gazaouis ont été tués, dont au moins 160 miliciens. On dénombre plus de 2 000 blessés, dans les mêmes proportions miliciens-civils que parmi les morts.

 

Aux premières heures de l’offensive terrestre, un sergent de la brigade du Nakhal (les soldats-paysans), Eitan Barak, âgé de 20 ans, d’Herzliyya, a été tué lors d’échanges de feu, et quatre de ses camarades blessés, trois légèrement et un autre un peu plus sérieusement atteint.

 

Depuis hier 18 000 réservistes supplémentaires ont été appelés sous les drapeaux.

 

 

Déroulement des combats

 

Depuis le début de l’offensive terrestre, Tsahal n’a donné aucune information relative au déroulement des combats dans la bande de Gaza.

 

Nos reporters, ainsi que les confrères des autres media ne sont pas autorisés à être présents sur le théâtre des opérations, et nous sommes tenus à distance respectable de la frontière de Gaza.

 

Autour de celle-ci, l’Armée israélienne et des unités de la police ont établi un cordon sécuritaire en territoire israélien destiné à empêcher des infiltrations ennemies.

 

Les téléphones portables des soldats participant à l’opération leur ont été retirés afin d’empêcher toute indiscrétion sur l’issue des combats.

 

Dans cette situation de blackout, les analystes stratégiques, les commentateurs de presse et les officiers de réserve se perdent en conjectures sur les canaux israéliens de télévision et de radio. Ils élaborent diverses hypothèses, qui demeurent éloignées de la réalité factuelle, faute d’informations en provenance du terrain.

 

L’état-major de Tsahal, quant à lui, se borne à expliquer que la finalité de l’opération en cours consiste à identifier et à détruire les "tunnels stratégiques" qui menacent les agglomérations israélienne du pourtour de Gaza.

 

Nous ne sommes pas, à la Ména, en mesure d’ajouter beaucoup d’éléments d’information sur l’état des combats. Ce que nous sommes capables d’affirmer, sur la base d’observations réalisées par nos journalistes, est que l’offensive est indéniablement massive et concerne l’ensemble de la bande côtière.

 

Les objectifs poursuivis par la force d’intervention dépassent largement la recherche des tunnels ; Tsahal s’attaque à des sites souterrains de lancement de missiles, à des postes de commandement de la milice djihadiste ainsi qu’à des centres de communication.

 

Les soldats sont accompagnés sur le terrain par des hommes du contre-espionnage (Shinbet), une nouveauté, qui leur indiquent les objectifs à attaquer et procèdent à l’interrogatoire de dizaines de Gazaouis.

 

A l’occasion de l’une de ces interventions, les soldats ont mis la main sur une unité entière de lanceurs de roquettes.

 

D’autre part, on a vu les forces de Tsahal s’emparer de la plupart des hauteurs surplombant Gaza-city ainsi que les pas de tirs de roquettes.

 

L’avance se déroule prudemment, toujours préparée par d’intenses barrages d’artillerie et l’intervention de l’aviation. Les troupes au sol connaissent parfaitement les cibles qu’ils ont pour fonction de détruire ainsi que les portions de territoire dont ils doivent s’emparer.

 

Le gouvernement israélien, par la bouche de son 1er ministre, a indiqué que Tsahal devait se préparer à toutes les éventualités, et, parmi celles-ci, à une extension de l’intervention au sol et de ses objectifs.

 

Pour en savoir plus, on attendra les points de presse de l’Armée, mais on présuppose que l’ampleur de l’opération est supérieure à ce qui est officiellement annoncé.

 

De source officieuse, on a indiqué à la Ména que l’opération terrestre se déroulait de manière satisfaisante et qu’il n’y aurait pas de blessés supplémentaires dans les rangs de Tsahal après l’incident d’hier soir.

 

 

Diplomatie

 

Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, se trouve à Ankara, à la demande du président al Sissi afin de tenter de dissuader Recep Erdogan et ses amis Qataris d’intervenir dans les discussions concernant un éventuel cessez-le-feu.

 

Des observateurs, notamment égyptiens, avancent l’hypothèse que le raïs aurait intentionnellement fait capoter les négociations qui avaient lieu dans sa capitale, afin d’encourager les Israéliens d’en finir avec le Hamas.

 

De plus en plus de voix, au Caire, en Israël et dans la région, s’expriment en faveur de la solution exposée par notre camarade Sami el Soudi, à savoir un transfert du pouvoir à Gaza en faveur du président de l’Autorité Palestinienne.

 

En Israël on se dit que pour terminer ce conflit, il faudra qu’il y ait "un bon et un méchant palestinien" car il sera nécessaire, si l’autorité du Hamas était abrogée, que quelqu’un gère les 1,3 millions de personnes vivant dans la bande de Gaza.

 

Des appels sont lancés à cet effet, entre autres par le président al Sissi, pour que le gouvernement Netanyahou améliore l’état de ses relations avec la direction de l’Autorité Palestinienne.

 

A part en Iran, en Turquie et au Qatar, les gouvernements arabes et occidentaux soutiennent globalement l’offensive israélienne.

 

Ils ont été sensibles au fait que Jérusalem se soit abstenue de tirer, jeudi, suite à la demande égyptienne de cessez-le-feu, tandis que les milices islamistes augmentaient le nombre des roquettes qu’ils précipitaient sur les villes israéliennes.

 

 

Manifestations

 

De nombreux musulmans à travers le monde manifestent leur soutien aux islamistes du Hamas.

 

Des rassemblements "propalestiniens" ont eu lieu devant l’ambassade d’Israël à Ankara ainsi qu’au consulat d’Israël à Istanbul ; ces rassemblements ont donné lieu à des agressions, les manifestants ayant tenté de pénétrer dans les lieux. Ils ont grimpé sur les murs d’enceinte et cassé portes et fenêtres à l’aide de pierres. Un drapeau palestinien a même été accroché dans la cour du consulat d'Israël à Istanbul.

 

Suite à ces attaques, Jérusalem a pris la décision d'évacuer les familles des diplomates et de limiter à l’essentiel le nombre de ses représentants en Turquie.

 

Ce vendredi, le 1er ministre turc, Recep Erdogan, a déclaré, après avoir quitté la mosquée de Mimar Sinan à Istanbul, qu’ "Israël est une menace pour la paix dans le monde et au Moyen-Orient. Ce pourquoi, personnellement, je ne pourrai jamais envisager quoi que ce soit de positif avec Israël aussi longtemps que je resterai en fonction" ; il a ajouté : "Israël, en ce moment, fait acte de terrorisme, Israël, en ce moment, est en train de réaliser un génocide".

 

Le ministre israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, a considéré que Recep Erdogan, par ses incitations à la haine, était responsable des incidents contre les représentations diplomatiques à Ankara et à Istanbul.

 

Depuis l'incident du Mavi Marmara, en 2010, les relations entre la Turquie et Israel sont au plus mal, et le fait que Binyamin Netanyahou, pour la première fois dans l'histoire de la part d’un grand dirigeant de la planète, ait déclaré que les Kurdes avaient droit à leur Etat, a sans doute à nouveau allumé le feu aux poudres.

 

En France, une manifestation de "soutien à la Palestine" devait se tenir demain (samedi) à Paris entre Barbès et Bastille, avec déjà 7 000 participants inscrits sur les réseaux sociaux.

 

Elle a été interdite par la préfecture de police, le ministère de l’Intérieur craignant des troubles antisémites comme ceux de dimanche dernier. Les organisateurs de la manifestation ont fait appel.

 

 

Dernière minute 

 

A 18 heures, le Hamas a tiré deux roquettes en direction de Tel-Aviv. Elles ont été interceptées par le Dôme de Fer.

 

Plus tard, une femme a été légèrement blessée par l’explosion d’une roquette sur sa maison à Gan Yavné.

 

 

 
L’offensive majeure sur Gaza a commencé (info # 021707/14) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 17 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, jeudi 22h55, 21h55 à Paris

 

Dans les airs, sur terre et sur mer, l’Armée israélienne a lancé, à 21h50 une attaque visant l’ensemble de la bande de Gaza. Les F-16 du Khe’l Avir effectuent un balai assourdissant au-dessus des villes d’Ashdod et d’Ashkelon notamment ; des hélicoptères d’attaque participent à l’assaut. Des bâtiments de la marine israélienne pilonnent des installations militaires du Hamas tout le long de la côte de l’enclave palestinienne.

 

Au sol, les chars ont fait mouvement parallèlement à d’intenses préparations d’artillerie touchant principalement le nord et l’est de la Bande.

 

Plusieurs régions de celle-ci sont plongées dans le noir, l’approvisionnement en électricité ayant été interrompu par la bataille.

 

A une dizaine de kilomètres de la bande côtière, on la voit coiffée d’une éblouissante couronne rouge.

 

Des Gazaouis joints par téléphone témoignent que les tirs sont si intenses qu’ils ne s’entendent plus parler.

 

tanksgaza.jpg

Ils ont reçu l’ordre d’avancer

 

Le Mouvement de la Résistance Islamique a tenté de répliquer en envoyant une salve de sept roquettes sur Tel-Aviv. Toutes ont été interceptées par le Dôme de Fer. Une autre roquette du Hamas a explosé dans le secteur de Kiryat Gat, dans le sud-ouest d’Israël, sans faire de victimes.

 

A la Ména, suite aux nombreuses discussions que nous avons eues ces derniers jours avec des responsables militaires, nous nous attendons à une opération modulaire.

 

C’est-à-dire à une initiative qui se poursuivra et s’étendra à de nouveaux objectifs aussi longtemps que la milice islamiste rejettera les conditions de la proposition égyptienne. Avant que cela ne survienne, Tsahal a l’intention de faire sauter les "tunnels stratégiques" et d’effectuer d’autres tâches contre des objectifs prédéfinis.

 

Quant aux "tunnels stratégiques", ils ont été creusés par la milice islamiste sous le territoire hébreu afin de pouvoir y dépêcher des commandos mais aussi d’y entreposer des armes et des munitions, et également, le cas échéant de faire sauter de grosses quantités d’explosifs sous un important rassemblement militaire ou civil.

 

Ils convient de faire la différence entre les "tunnels stratégiques" et ceux destinés à la contrebande sous la frontière entre Gaza et l’Egypte ; ces derniers sont utilisés pour le trafic d’armes, de munitions, de devises, de marchandises et de carburant, mais ne servent pas à des opérations militaires.

 

Ce jeudi matin, à 04h15, la milice avait envoyé un commando de 13 hommes par un "tunnel stratégique" aboutissant en bordure du kibboutz Soufa. Leur attaque était toutefois attendue, notamment grâce à des informations recueillies par le contre-espionnage israélien, et les miliciens ont été réduits en pièces par des attaques aériennes ainsi que des tirs de chars.

 

Au moins 8 des assaillants ont été tués et tous les autres blessés à des degrés divers.

 

Avec le début de l’offensive terrestre, l’Egypte a fait officiellement savoir qu’elle considérait le Mouvement de la Résistance Islamique responsable des victimes palestiniennes qui résulteront de cette guerre, ce, pour avoir rejeté sa proposition de cessez-le-feu.  

 

 

 
Bruits de bottes (info # 011707/14) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 17 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, jeudi 21h45, 20h45 à Paris

 

breaking-news_ii.jpgDrone islamiste abattu

 

Le Hamas a tenté ce soir d’envoyer un nouvel avion sans pilote sur Israël.

 

Celui-ci a été intercepté par un missile Patriot au-dessus de la mer, face à Ashkelon.

 

L’importance tactique de ce genre de drones est largement symbolique, en considération du fait qu’il ne peut emporter que des quantité négligeables d’explosifs, qu’il vole nettement moins vite que les roquettes et qu’il constitue une cible facile pour la DCA de Tsahal.

 

 

Situation

 

Depuis la fin de la pause humanitaire, à 15 heures, 110 roquettes et obus de mortier ont été tirés sur Israël depuis Gaza.

 

23 de ces projectiles ont été interceptés par le Dôme de Fer.

 

Dans le même temps, l’Armée israélienne a mené 30 raids sur la bande côtière, détruisant au moins 10 sites souterrains de lancement de roquettes, une fabrique d’armes et 11 tunnels de contrebande.

 

 

Négociations au point mort

 

Les discussions qui se déroulent ces jours au Caire buttent sur le refus du Hamas d’accepter les conditions de la proposition égyptienne.

 

L’initiative du Président al Sissi, soutenue notamment par la Ligue arabe, par Mahmoud Abbas et Israël, prévoit une cessation mutuelle et simultanée des hostilités ainsi que la facilitation de la circulation des personnes et des marchandises aux frontières de la bande de Gaza.

 

Le Mouvement de la Résistance Islamique réclame d’avantage, à commencer par une condamnation de l’action israélienne dans le texte du cessez-le-feu, puis la libération de terroristes détenus par l’Etat hébreu, ainsi que l’ouverture d’un port et d’un aéroport internationaux placés sous le contrôle d’observateurs étrangers.

 

Les Egyptiens et les Israéliens refusent d’entrer en matière sur les requêtes de l’organisation islamiste et Mohammed Abou Marzouk, son numéro 2 et le chef de sa délégation sur les bords du Nil, n’a pas eu de contacts avec les médiateurs égyptiens depuis 48 heures.

 

Dans l’entre-temps, des rencontres ont lieu à Ankara, à l’initiative de Recep Erdogan et des émirs qataris qui se proposent de remplacer les Egyptiens dans la négociation, en soutenant les exigences du Hamas.

 

Ces activités diplomatiques délétères de la part des Turcs et des Qataris rappellent l’antagonisme qui les oppose à al Sissi et qui date du soutien qu’ils avaient apporté à Mohamed Morsi ainsi qu’au Hamas en 2012.

 

 

Bruit de bottes

 

Face au cul de sac dans lequel le Hamas cantonne les pourparlers en vue d’un cessez-le-feu, ainsi qu’à la poursuite de ses attaques sur les villes israéliennes, on note certains éléments qui semblent indiquer une prochaine action terrestre de Tsahal.

 

Parmi ces signes avant-coureurs on peut citer le déploiement de certaines unités de l’Armée en ordre de bataille, à la lisière de Gaza.

 

Il y a une heure environ, Tsahal a également lancé des dizaines de milliers de tracts sur les localités d’Al-atatra, Beit Lahyia, Beit Hanoun, Hirbat Al-alhazah, Abssan Al-Kabira, Abssan Al-Zaira, Beni Sahila, Al-Kararah, Shuja’iyya, Al Trachman, ShuJa’yyia Al-Gadida, Tel-Sultan, Shabura et Dahania, invitant les habitants à quitter leurs maisons en direction du sud de la Bande.

 

Ci-après, la traduction en français de ces tracts :

 

"Aux résidants [des quartiers concernés], Tsahal ne souhaite pas vous porter atteinte, pas plus qu’à votre famille. Pour votre propre sécurité, il vous est demandé d’évacuer votre résidence et de vous diriger vers la ville de Gaza-city par [suit la description de l’itinéraire sécurisé proposé pour chaque quartier].

 

Le rassemblement se fera dans le centre de Gaza-city jusqu’aux limites suivantes : l'ouest de Salah a-din, le nord de la route d'Amer al-mahtar, l'est de la route d'Al-nazzer et le sud de la route Al-Quds.

 

Le combat sera passager, et après sa conclusion, tout le monde sera en mesure de rentrer chez lui.

 

Veuillez obéir aux instructions données par Tsahal, qui essaye d'éviter de blesser des civils.

 

 

Dernière minute :

 

[21h] Pour la première fois dans ce conflit, l’artillerie de Tsahal vient d’ouvrir le feu sur les quartiers de Beit Lahyia et Shuja’iyya, ce qui pourrait être constitutif d’une préparation en vue d’une pénétration terrestre.

 

C’est en tout cas l’avis de la plupart des observateurs militaires.

 

 
Le dilemme gronde (info # 011607/14) Version imprimable
Analyse
mercredi, 16 juillet 2014

 

Par Stéphane Juffa

 

Au neuvième jour de Rocher Inébranlable, alors que la société israélienne et son gouvernement sont partagés sur la façon de terminer le conflit avec le Hamas et que les roquettes des djihadistes continuent d’être lancées sur le territoire israélien, il est temps de procéder à une petite analyse.

 

Pour relever, d’abord, que la "proposition égyptienne", soutenue officiellement par la Ligue arabe, un "détail" qui échappe globalement, comme beaucoup d’autres choses, à la presse française, satisfait aux attentes de l’Etat hébreu ainsi qu’à celles des grands pays sunnites avoisinants.

 

On peut la résumer simplement en disant qu’elle envisage un arrêt des hostilités, le reste étant à l’avenant et ne recèle aucun élément essentiel.

 

Si les conditions de cette proposition étaient réalisées, on reviendrait à la situation qui prévalait avant l’ouverture des hostilités, sur la base du principe : personne ne tire sur personne. Mais Israël sortirait de l’affrontement en cours pratiquement indemne alors que le Hamas serait amené à régner sur une bande de terre ravagée, connaissant des problèmes d’approvisionnement en eau et en électricité, des centaines de bâtiments publics et privés dévastés, et surtout, il ne disposerait plus que d’un système de défense amoindri, avec des infrastructures sévèrement endommagées, des stocks d’armes entamés et des pertes conséquentes parmi ses miliciens.

 

Il ne disposerait pratiquement plus de tunnels sous la frontière égyptienne, indispensables à son réapprovisionnement en armes et en munitions, et ses caisses demeureraient désespérément vides, ne lui permettant pas de payer la solde de ses miliciens et des fonctionnaires de son califat.

 

Dans cette situation, il ferait face à de grosses difficultés pour se réarmer et menacer à nouveau ses voisins israéliens. Plus encore que sur le seul plan technique, le Mouvement de la Résistance Islamique serait amené à réfléchir logiquement avant de se lancer dans une nouvelle confrontation avec Israël. Car si un nouvel affrontement avec les Hébreux devait se solder par les mêmes résultats qu’actuellement, il est difficile d’y trouver le moindre intérêt. Ce, même pour une organisation islamiste, dont les motivations et les finalités divergent diamétralement de ce que l’on imagine habituellement derrière le mur de la pensée rationnelle occidentale.

 

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Le joker qui change l’équation : Dôme de fer

Photo © Metula News Agency

 

Pour commencer à essayer d’y comprendre quelque chose, il faut être capable d’imaginer que les milices islamistes de Gaza fonctionnent strictement sur le même mode opératoire que le Califat Islamique, anciennement Etat Islamique en Irak et au Levant. Il faut accepter le fait – et je conçois que ce n’est pas aisé – que l’objectif d’Hanya et de Mashal ne consiste pas à assurer le bien-être des habitants de Gaza mais à étendre la loi d’Allah sur la planète entière, en commençant par l’Autorité Palestinienne, Israël et l’Egypte, les entraves immédiates à leur projet.

 

Nous, de noter aussi que le Hamas ne désirait pas ce conflit, il s’y est laissé entraîner par une cascade d’événements qu’il n’avait pas voulus. Ce qu’il était en train de réaliser, c’était son retour en Cisjordanie par des moyens non violents, avec des chances réelles d’y supplanter à moyen terme le Fatah. Pour y parvenir, la dernière chose dont il avait besoin, c’était Rocher Inébranlable et sa mise sur la touche de la société palestinienne et du monde arabe.

 

Il a été trahi par l’une de ses cellules insignifiantes à Hébron, qui a pris à la lettre son injonction permanente de kidnapper des soldats ou des civils sionistes. Hanya et sa branche armée n’ont donné aucun ordre spécifique aux terroristes qui ont enlevé et assassiné les trois étudiants torahniques.

 

Il a subi le poids de ses erreurs lorsque le gouvernement Netanyahu a profité de la situation pour démanteler le réseau d’activistes politiques que le Hamas avait difficilement réussi à réintroduire en Judée-Samarie. A ce niveau, pour les djihadistes de Gaza, tout est à recommencer.

 

Il a tout perdu lorsque l’exécutif de Jérusalem, plus par vengeance que par calcul, car il n’était pas non plus intéressé par un nouvel affrontement généralisé, a pris la décision de faire payer au Hamas de Gaza le prix fort pour le crime perpétré par sa cellule d’Hébron en lançant des raids limités sur la Bande.

 

Des raids qui ont dégénéré, lorsque le Djihad Islamique ainsi que la branche "militaire" du Mouvement de la Résistance Islamique, n’écoutant pas Ismail Hanya, ivres du récit des succès de DAECH, ont élevé le niveau du feu et provoqué le conflit actuel.

 

Cela ne fait pas des dirigeants du Hamas des gens sympathiques ou fréquentables : si leur ambition dépassait le principe du Djihad, ils auraient employé leurs moyens à construire un Etat musulman modèle à Gaza; une  entité qui aurait servi d’exemple et éveillé l’envie des croyants en Cisjordanie, en Arabie Saoudite et en Egypte. Mais ils ont coulé assez de béton dans leurs tunnels et leurs villes souterraines pour construire à Gaza-city les plus hauts gratte-ciel du Moyen-Orient.

 

Ce, encore, dans un but uniquement tactique, dénué du moindre plan stratégique : ils n’ont en effet pas acquis les armes nécessaires pour avancer d’un seul mètre en direction de Tel-Aviv. Les deux seuls objectifs qu’ils n’ont cessé de poursuivre consistaient à tuer le plus de Juifs possibles et à édifier un réseau de défense contre d’éventuelles incursions de l’Armée israélienne.

 

Même dans ces projets, ils ont lamentablement échoué : lancer 1350 roquettes pour tuer un civil et blesser 17 autres personnes, sans anéantir le moindre char, sans endommager le moindre édifice public, sans parler d’affaiblir Tsahal, voilà de l’argent, du temps et des hommes terriblement mal investis.

 

Quant à résister à Tsahal, je me contenterai d’affirmer que ses divisions mettraient moins d’une heure pour atteindre la mer en sectionnant la bande côtière d’est en ouest à divers niveaux, et deux jours tout au plus pour occuper le QG des djihadistes au cœur de Gaza-city. En 2009, lors de l’offensive terrestre israélienne Plomb durci, qui s’était arrêtée à moins de 100 mètres du QG du Hamas, les pertes des Tsahal furent négligeables. Et je ne suis au courant d’aucun fait nouveau qui serait de nature à modifier le rapport de force si le gouvernement devait à nouveau décider d’une attaque au sol.

 

Forts de ces connaissances, on peut légitimement se demander pourquoi Israël n’a pas encore lancé ses Merkava à la conquête de Gaza.

 

Il faudra peut-être s’y résoudre, mais l’occupation de la bande côtière n’est pas le souci principal de l’exécutif ni celui de l’état-major de l’Armée. La question, c’est ce que l’on fait "après". Israël n’aurait pas uniquement l’obligation – cela fait partie des conventions internationales – de nourrir et de soigner une population démunie d’un million trois-cent-mille Gazaouis ; elle devrait aussi démanteler et détruire chaque cache d’armes, mettre la main sur cinquante-mille terroristes ayant pris le maquis, les interroger les uns après les autres et construire et entretenir de gigantesques prisons pour les accueillir.

 

De plus, il faudrait recourir, comme en 2009 et même plus, à des destructions massives sans pouvoir éviter de toucher des centaines de victimes collatérales, dont les images, exploitées par les media hostiles auraient vite fait de retourner l’opinion mondiale contre Jérusalem, et de la ré-isoler, alors qu’est en train de se former une alliance de facto avec les pays arabes environnants et que les Etats civilisés lui reconnaissent le droit de défendre ses citoyens.

 

De l’avis de Jean Tsadik, qui en connaît un rayon en la matière, il faudrait un an et demi à deux ans et des moyens extrêmement considérables pour mettre Gaza au pas et assurer – à la fin de cette période uniquement – que les agglomérations israéliennes cessent d’être prises pour cibles par les terroristes de la bande côtière.

 

En fin de compte Israël, qui n’a strictement aucun intérêt à occuper durablement Gaza, n’aurait de solution que d’en remettre les clés à Mahmoud Abbas, comme le préconise Sami El Soudi depuis plusieurs années dans ces colonnes.

 

Or sur la base de la "proposition égyptienne", il est théoriquement possible d’obtenir le même résultat sans devoir procéder à la réoccupation totale de la Bande. Il suffit, en principe, de continuer le pilonnage systématique des points d’appuis du Hamas, en lançant, si cela est nécessaire, des opérations au sol extrêmement limitées, destinées à anéantir ce qu’il n’est pas loisible de détruire depuis les airs.

 

Et nous nous trouvons actuellement, grâce au Dôme de Fer, dans la dynamique d’un combat de boxe, dans lequel l’un des combattants donne des coups sans en recevoir, tandis que l’autre en prend plein la tête, sans être capable de toucher son adversaire. Un moment donné, celui qui subit va s’écrouler, il suffit de continuer de le frapper. Lorsqu’il sera à bout, il jettera l’éponge ; dans le cas du Hamas, cela signifie qu’il n’aura plus d’autre solution que celle d’accepter la "proposition égyptienne", et de transférer graduellement les clés du pouvoir à Abou Mazen, en commençant par le contrôle des postes frontières par ses policiers.

 

Cela peut prendre une semaine ou même le double, ce n’est pas fondamental, car, d’un strict point de vue tactique, la guerre d’usure qui se déroule depuis neuf jours, grâce au Dôme de Fer, bénéficie à Israël.

 

Dans le cadre actuel de la confrontation, Hanya manque d’images de civils déchiquetés pour les présenter aux caméras, au point qu’il doit en emprunter aux archives des autres guerres. 215 morts à Gaza, dont 140 miliciens, les media français mentent aussi sur ce point, contre 190 000 en Syrie ; il faut être un fieffé antisémite pour ne pas constater la différence et nous accuser d’inhumanité. J’ai même entendu hier un intellectuel arabe sur Aljazzera affirmer que "les soldats syriens ont tout à apprendre de Tsahal quant au comportement à avoir dans une guerre".  

 

La guerre d’usure, c’est la voie suivie par Binyamin Netanyahu et on ne peut pas lui donner entièrement tort. Mais il est fort disputé au sein même du cabinet politico-sécuritaire restreint, notamment par Avigdor Lieberman et Naftali Bennett. Le premier multiplie les interventions publiques affirmant qu’il est indispensable d’entrer à Gaza et d’équarrir le Hamas, sans se soucier de semer la division en plein conflit.

 

Sur le fond, les deux points de vue se tiennent. Pour les ministres de la droite du 1er ministre, dont l’opinion est partagée par la majorité de la population, la poursuite des tirs sur les villes israéliennes est insupportable.

 

 

Car il existe des différences radicales entre une guerre et un combat de boxe ou une partie d’échecs. Les arguments des va-t-en-guerre tendent à prouver que la fonction primordiale d’une armée consiste à protéger les habitants d’un pays et, qu’en se cantonnant dans une guerre d’usure, elle ne fait pas son travail tant qu’elle n’empêche pas, par tous les moyens à sa disposition, l’ennemi de tirer des roquettes sur les citoyens israéliens.

 

Ce qui les irrite particulièrement est qu’il ne fait aucun doute que Tsahal possède ces moyens et qu’elle est capable de mettre fin aux activités du Hamas en l’espace de quelques jours. D’ailleurs, l’état-major de l’Armée a annoncé qu’il était prêt à intervenir au sol à Gaza mais que la décision dépendait des autorités politiques.

 

Une "petite" organisation terroriste tire ce mercredi la bagatelle de 70 fusées sur les villes israéliennes (dont 26 interceptées par les Dôme de Fer), interrompt l’activité normale de tout un pays, terrorise la population et Tsahal se préoccupe de tactique.

 

A Ashkelon, hier, six roquettes ont été interceptées en l’espace de quatre minutes. Il y a deux heures, trois autres ont été abattues, mais, chaque fois, les gens doivent abandonner les espaces ouverts pour courir aux abris. De plus, à trois reprises, dans cette ville uniquement, les projectiles sont passés au travers, détruisant des maisons et blessant des habitants.

 

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Tentative de tir de roquette sur Métula (info # 011607/14) Version imprimable
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mercredi, 16 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 15h05, 14h05 à Paris

 

breaking-news_ii.jpgCe matin, des terroristes ont tiré une roquette au Liban en direction de Métula.

 

Le site de tir a été identifié à proximité du village de Rashaya el Fahar dans la vallée de la Bekaa.

 

Le projectile a toutefois atterri et explosé dans le village libanais sunnite d’al Khiam, sans faire ni blessés ni dégâts.

 

La population de l’Ongle de la Galilée n’a pas été informée de cet incident, mais les avions du Khe’l Avir effectuent de nombreuses sorties sur la région.

 

Quant à l’Armée libanaise, elle s’est largement répandue en patrouilles dans une vaste région autour du fleuve Litani, afin de mettre la main sur les coupables et d’identifier d’éventuelles roquettes supplémentaires en attente d’être tirées.

 

 

 
Israël va renouveller ses attaques contre le Hamas (info # 021507/14) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 15 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi 15h08, 14h08 à Paris

 

Après 7 heures durant lesquelles l’Armée israélienne s’est abstenue de toute attaque contre le Hamas, répondant ainsi positivement à la proposition égyptienne de cessez-le-feu soutenue par la Ligue arabe, tandis que le Mouvement de la Résistance Islamique a tiré plus de 47 roquettes sur les villes d’Israël, le gouvernement israélien vient de prendre la décision de renouveler les opérations militaires contre la milice djihadiste de Gaza.

 

 

 
Cessez-le-feu ? (info # 011507/14) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 15 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi, midi 10, 11h10 à Paris

 

breaking-news_ii.jpgPeu avant 9 heures locales, le cabinet israélien politico-sécuritaire restreint a brièvement indiqué à l’issue d’une réunion qu’il acceptait les conditions de la proposition égyptienne de cessez-le-feu.

 

Auparavant, un responsable du Hamas à Beyrouth affirmait quant à lui que le Mouvement de la Résistance Islamique rejetait cette proposition.

 

Il justifiait cette décision en expliquant que son organisation en avait pris connaissance par voie de presse et que le Caire n’en avait pas discuté avec les dirigeants du Hamas.

 

La situation est très intéressante, en cela que le président al Sissi ne s’est effectivement pas adressé à Messieurs Hanya et Mashal, et qu’il n’a pas négocié avec eux, pas plus qu’il n’a prêté l’oreille à leurs doléances. Preuve en est que la "proposition égyptienne", que nous avons traduite et annexée au bas de cet article, ne mentionne le Hamas nulle part, parlant uniquement des "factions palestiniennes".

 

La proposition du Caire est la plus minimaliste possible, elle préconise un arrêt complet, mutuel et simultané des activités hostiles entre les "factions palestiniennes" et l’Etat d’Israël.

 

Des éléments d’entente supplémentaires qui pourraient constituer un accord viendront peut-être plus tard, mais ils seraient le fruit d’un consensus, c’est-à-dire de l’acceptation librement consentie de clauses additionnelles par les belligérants.

 

Or cela est très éloigné des espérances et des exigences qu’avait formulées le Hamas, qui comprenaient notamment l’interdiction de survol de la Bande par le Khe’l Avir, la libération de prisonniers ainsi que la levée du blocus imposé par le Caire et Jérusalem.

 

On ne retrouve rien de cela dans la proposition égyptienne, réduite à un arrêt des attaques contre un arrêt des attaques. Au Hamas de décider s’il est encore en situation d’exiger plus que cela eu égard à sa situation sur le terrain.

 

En d’autres termes, les destructions que lui a infligées Tsahal, ainsi que la perspective d’une invasion terrestre suffisent-elles à persuader la direction du Mouvement de la Résistance Islamique de se contenter raisonnablement d’un arrêt du feu, qui, à bien des égards, dont le manque de respect public appuyé qu’il subit de l’Egypte, ressemble à une reddition inconditionnelle.

 

Au seuil d’un cessez-le-feu, la Bande côtière apparait ravagée, défigurée par les centaines de cratères laissés derrière eux par les avions à l’étoile de David. Face à ces stigmates visibles depuis la lune, l’organisation djihadiste n’a pas le moindre succès militaire à revendiquer : les islamistes ne peuvent se vanter d’aucun fait d’armes. Ils ont tiré 1100 fusées dans le but de tuer des Juifs et ils ne peuvent pas se targuer d’avoir volé une seule vie.

 

Ils ont tenté d’envoyer des commandos porter la destruction en Israël : ils ont tous été écrasés après quelques secondes d’affrontements seulement. Ils ont lancé un drone qui devait s’écraser et exploser sur une ville israélienne, et il a été désintégré en vol par un missile.

 

Ils ont creusé des "tunnels stratégiques", bourrés d’explosifs, qui devaient éclater sous les pieds des Israéliens et ce sont leurs miliciens qui ont explosé dedans.

 

Sur le plan politique, les résultats ne sont pas plus réjouissants pour les islamistes : ils ont appelé la population de Cisjordanie à se soulever, les Libanais, les Syriens et les Jordaniens à rejoindre leur combat, les Egyptiens à leur exprimer de la sympathie. Mais ils sont restés seuls, parfaitement seuls à devoir assumer l’initiative qu’ils avaient prise, en dépit des avertissements de Jérusalem, de provoquer ce conflit.

 

Ils se sont mesurés à infiniment plus fort qu’eux, et la planète, y compris la plupart des "frères" arabes, ont reconnu en eux les instigateurs de ce conflit et les tiennent responsables de ses conséquences.

 

La victoire ou la défaite dans une guerre se mesure à l’aune de la comparaison entre la situation d’un belligérant avant les hostilités, et la sienne, lorsqu’elles se terminent. Selon ces critères, Rocher Inébranlable a constitué une débâcle pour la milice djihadiste de Gaza.

 

Certes, le Hamas pourrait rompre le cessez-le-feu et lancer à nouveau ses roquettes sur Israël, mais, d’une part, les Hébreux n’ont pas baissé les bras et sont prêts à cette éventualité et, de l’autre, cela accorderait à ces derniers le blanc-seing international, égyptien et même arabe – la Ligue arabe a endossé la proposition d’al Sissi -, pour "terminer le travail à Gaza" et bouter le Hamas hors de la bande côtière.

 

C’est à ces paramètres que sont en train de réfléchir Hanya, Mashal et Abou Marzouk, sans qu’ils aient réellement le choix des décisions à prendre. Tout ce qu’ils ont réussi à faire est de générer des destructions minimes en Israël, dont on ne verra plus la trace dans une semaine, et de causer le ravage de Gaza ainsi que la mort de 184 de leurs administrés, soit 111 de leurs miliciens et le reste d’innocents civils dont ils avaient la charge.

 

Sans compter leur structure militaire dévastée. Maintenant ils vont devoir choisir très vite entre tenter de la reconstituer, sans argent et sans alliés, ou changer de cap en commençant à penser à construire plutôt qu’à détruire et à semer la mort. Pas parce que c’est ce à quoi ils aspirent – ils prônent l’anéantissement d’Israël et l’expansion de la Djihad sur la Terre entière - mais parce qu’ils n’ont pas le choix.

 

Dernière heure : quatre obus de mortier sont tombés sur le territoire du Conseil régional d’Eshkol, en bordure de la Bande. Des salves de 22 roquettes a été tirée depuis 9 heures sur Sdérot, Sha’ar Hanegev, Ashkelon et sa zone industrielle, Beit Raban, Gan Yavné, Kannot, Ashdod, Kiryat Malakhi, Netivot, Sdot Néguev et Be’er Tuvya. Tsahal n’a pas riposté, attendant de voir s’il s’agit de l’expression du rejet du plan égyptien ou d’actes de dépit de miliciens djihadistes indisciplinés.

 

 

 

Golan

 

Suite au tir intentionnel d’obus de mortier sur le territoire israélien, hier, sur le coup de six heures, l’Armée du régime de Damas a été sévèrement punie au cours de la nuit.

 

Les forces israéliennes ont répliqué violemment contre un centre de commandement de l’armée alaouite dans la région de Kuneitra. On dénombre douze à treize morts à l’issue de cette attaque et de très nombreux blessés.

 

 

Texte de la proposition égyptienne (traduction de l’anglais par Hevi Pekoz) :

 

1. En raison de la responsabilité historique de l'Egypte, et avec l’espoir de parvenir à une paix dans la région tout en protégeant la vie des innocents et en mettant fin au bain de sang, l’Egypte appelle Israël et toutes les factions palestiniennes à adopter un cessez-le-feu immédiat, rendu nécessaire par l’intensification de la violence réciproque et la multiplication des victimes qui en résultent, et qui ne sont dans l'intérêt d’aucun des partis. Pour ces raisons, au cours de la période de cessez-le-feu, les deux partis devront respecter les règles suivantes:

 

a. Israël doit cesser toutes les hostilités contre la bande de Gaza par voie terrestre, maritime et aérienne, et doit s'engager à s'abstenir de mener des raids terrestres contre Gaza et de cibler des civils.

 

b. Toutes les factions palestiniennes à Gaza cessent toutes les hostilités à partir de la bande de Gaza contre Israël par voie terrestre, maritime, aérienne et souterraine, et doivent s'engager à s'abstenir de tirer des roquettes de tous types, et de réaliser des attaques aux frontières ou de prendre des civils pour cibles.

 

c. Les points de passage aux frontières devront être ouverts et le trafic des personnes et des marchandises à travers les postes frontaliers devront être facilités dès que la situation de sécurité sera stabilisée sur le terrain.

 

d. D'autres questions, y compris les questions de sécurité devront être discutées entre les deux partis.