Les forces françaises tuent le musulman soupçonné d'avoir tiré sur des Français à Strasbourg Version imprimable
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jeudi, 13 décembre 2018

 

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(021312/18)

 

 

Metula, 22h42, 21h42 à Paris

 

Selon une source proche de l’enquête et digne de crédit, Chekatt Chérif, le meurtrier présumé du Marché de Noël de Strasbourg, aurait été abattu par les forces de l’ordre françaises.

 

Il a été tué par un imposant dispositif policier vers 21 heures locales, dans le quartier du Neudorf, au 74 de la rue Lazaret.

 
Attentat terroriste mertrier près de Ramallah. Deux Israéliens tués (011312/18) Version imprimable
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jeudi, 13 décembre 2018

 

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Metula, 12h30, 11h30 à Paris

 

Un homme sort de sa voiture, tire sur les personnes présentes à un arrêt de bus, des civils et des militaires mélangés, et prend brièvement la fuite.

 

Le Magen David Adom [l’équivalent de la Croix Rouge israélienne] et l’organisation Zaka font état de deux morts et de deux blessés graves, évacués sur le centre médical Shaaré Tsedek à Jérusalem.

 

Les morts sont deux soldats de Tsahal.

 

L’un des blessés actuellement aux soins intensifs est un jeune homme de 21 ans. Atteint à la tête, son pronostic vital est engagé.

 

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La situation sur la scène du crime

 

L’agression a été perpétrée il y a approximativement une heure sur la route 60, près de Givat Assaf (la colline d’Assaf), à 5km au sud de l’implantation d’Ofra, à l’entrée occidentale du village arabe de Deïr Dibwan, à 2.5km à l’est de Ramallah et à 13km environ de Jérusalem.

 

Le chef d’état-major de Tsahal a décrété le blocus de Ramallah pour les besoins de l’enquête. Une vaste opération militaire est en cours à Ramallah afin de retrouver les terroristes.

 

Le couvre-feu a été proclamé. Le Djihad islamique et le Hamas se gaussent de ce "succès". Le Hamas menace : "Nous avons encore d’autres surprises qui décontenanceront Israël".

 

 
Erdogan promet d’attaquer le Kurdistan syrien dans les deux jours (011212/18) Version imprimable
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mercredi, 12 décembre 2018

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava

 

Le Sultan Recep Erdogan a déclaré ce mercredi matin qu’il allait attaquer le Kurdistan syrien (Rojava) dans les deux prochains jours. Il a pris la parole à l’occasion d’une rencontre de l’industrie militaire turque.

 

Il a précisé qu’il s’agira d’une "opération d’envergure", et qu’elle se produira à l’est de l’Euphrate, donc pas dans la région de Manbij mais celle notamment de Kobané [voir carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : carte Wikipedia

 

"Le temps est venu de réaliser notre intention d’en finir avec les terroristes à l’est de l’Euphrate", a tempêté le président-dictateur, qui détient quelques 60 000 de ses concitoyens dans ses prisons, et qui pratique la torture systématique. Ces malheureux subissent la répression du coup d’Etat manqué de l’été 2016. La grande majorité d’entre eux est parfaitement innocente.

 

Erdogan prétend avoir informé Washington de son intention de déclencher la guerre. Il a dit que son régime ne s’était encore jamais opposé aux Etats-Unis et à leurs militaires, qui seraient toujours des partenaires stratégiques à son sens. "Nos divergences sur la Syrie ne doivent pas empêcher le développement de nos relations", a ajouté le despote.

 

Il est difficile de comprendre ce message adressé aux Américains lorsque l’on connaît la situation dans le Rojava. En effet, l’Armée étasunienne procède depuis les dernières provocations militaires d’Ankara à des patrouilles mixtes avec les YPG – les Unités de Protection du Peuple (kurde) – tout le long de la frontière que le Sultan compte attaquer. [D’ailleurs, depuis la création de ces patrouilles conjointes, les activités militaires turques contre le Rojava ont totalement cessé. Ndlr.].

 

On voit quotidiennement les véhicules du contingent U.S., surmontés de leur drapeau national, patrouiller face aux Turcs. Des militaires d’autres pays occidentaux sont également déployés à l’est de l’Euphrate, dont des Français, des Britanniques, des Allemands ainsi que des soldats et des conseillers d’autres armées. En cas d’"opération d’envergure", ces forces seraient inévitablement confrontées à l’Armée ottomane.

 

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Erdogan va-t-il donner réellement l’ordre dément à ses chars d’avancer ?

 

Les YPG ont été évidemment placées en état d’alerte sur tout le territoire du Rojava qu’elles contrôlent. Leur capacité opérationnelle est toutefois réduite par le fait que 15 000 Peshmerga [les combattants kurdes] participent actuellement aux côtés de la Coalition Occidentale à une campagne visant à neutraliser les dernières poches de résistance de l’Etat Islamique à l’extrême est de la Syrie, tout près de la frontière avec l’Irak [carte].

 

En fait, outre les forces spéciales des Etats déjà cités, la totalité de la force terrestre de la Coalition Occidentale contre DAESH est constituée par les FDS – les Forces Démocratiques Syriennes -, dans lesquelles les YPG composent l’écrasante majorité des effectifs (pas loin de 90 pour cent).

 

Washington a déclaré dans un passé récent qu’il ne retirerait pas ses troupes du Rojava en cas d’une agression turque. Il s’agit même des termes de l’entente entre les Kurdes et la Coalition : nous vous fournissons la force terrestre nécessaire afin d’éradiquer l’Etat Islamique en échange de votre soutien politique et militaire face aux menaces d’Erdogan à l’est de l’Euphrate, de même qu’à l’ouest du fleuve dans la région de Manbij [carte].

 

De toute façon, en cas d’offensive majeure de l’Armée du président islamiste de la Turquie, les YPG seraient contraintes de se retirer précipitamment du front de Dir Ez-Zor pour se redéployer aux devants de l’envahisseur.

 

Comme l’on peut s’en rendre compte sans difficulté, le Sultan sanguinaire ne met pas uniquement en danger la population du nord syrien mais également la paix du monde. Ce, car ses menaces d’intervention contre le Rojava concernent automatiquement toutes les forces qui s’y trouvent, de même que les Etats qui les y ont envoyées.

 

Le despote d’Ankara a justifié l’annonce de son offensive prochaine en exprimant le "vif souhait de rendre la paix et la tranquillité aux habitants de l’est de l’Euphrate". Il avait utilisé le même argument pour attaquer et envahir le canton d’Afrin, entre le 20 janvier et le 20 mars derniers, occasionnant des milliers de victimes, dont un grand nombre de civils.

 

On note aussi qu’hormis la zone très restreinte et isolée de la confrontation avec DAESH [carte], le Rojava constitue objectivement la région la plus paisible et démocratique de Syrie.

 

Notre opinion face à ces menaces très précises, partagée par les spécialistes de la rédaction à Métula, est que le Sultan mentalement déficient ne se livrera pas à une offensive généralisée mais qu’il procédera à des pilonnages d’artillerie et à des raids aériens visant des secteurs où les Occidentaux ne sont pas présents.

 

Au cas où nous nous tromperions, on assisterait dès le début des hostilités à une confrontation directe entre l’Armée turque et celle des Etats-Unis, y compris dans les airs, avec des conséquences aussi imprévisibles que périlleuses.

 

 
Bruxelles-Métula du 10 décembre 2018 (011012/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 10 décembre 2018

 

Où en est l’opération contre les tunnels offensifs du Hezbollah "Bouclier du Nord" ?

Comment détruit-on un tunnel ?

Combien y a-t-il de tunnels en tout ?

Pourquoi Tsahal a-t-il attendu aussi longtemps avant d’intervenir ?

 

Une analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca.

 

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/728183480888409/ (Radio Judaica)

https://youtu.be/IlvkuN520J0 (Youtube).

 

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La perceuse et sa "mèche" de 6 mètres à l’œuvre pour dévoiler un tunnel

Photographie Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

 
Les pays d’Europe sont minés par l’attraction du suicide (info # 010912/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 09 décembre 2018

 

Par Guy Millière

 

Hanoucca renvoie à une rébellion menée au nom du judaïsme. Juste avant les fêtes de Hanoucca (est-ce un hasard ?), une agression caractéristique s’est produite aux Nations Unies contre Israël et contre le judaïsme lui-même.

 

Six résolutions anti-israéliennes ont été votées coup sur coup en assemblée générale. Certaines étaient “propalestiniennes” et demandaient la création d’un “Etat palestinien” sur la base des “frontières” de 1967, qui, comme chacun devrait le savoir et comme ceux qui me lisent ici le savent, ne sont pas des frontières et n’ont jamais été autre chose que les lignes d’armistice de 1949. D’autres falsifiaient carrément l’histoire sur un mode négationniste, et niaient tout lien entre le judaïsme et le Mont du Temple.

 

L’une des résolutions niait la souveraineté d’Israël sur le Mont du Temple et demandait que cette souveraineté soit abolie (au nom de l’allégation mensongère selon laquelle Israël entraverait la liberté d’exercice des religions en “occupant” la vieille ville de Jérusalem). Ladite résolution a été adoptée par 148 voix pour, et seuls 11 pays ont voté contre. Une autre, plus globale, soutenant l’essentiel des positions “palestiniennes”, accusant Israël de tous les maux et destinée à financer un “programme spécial d’information sur la question de Palestine (qu’il vaudrait mieux appeler programme de désinformation) a reçu 152 voix, et les votes opposés au texte ont été moins nombreux encore : 8 seulement.

 

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La prochaine résolution sur l’agenda de l’ONU :

La Terre est plate et c’est Israël qui l’a aplatie. Les Européens envisagent de s’abstenir

 

Les textes des résolutions où il était question de Jérusalem n’utilisaient pas les mots “Mont du Temple”, mais l’expression islamique, al-Haram al-Sharif (noble sanctuaire), ce qui donnait à leur négationnisme une dimension claire et explicite de soumission à une vision islamique du monde.

 

Israël a, bien sûr, voté contre toutes les résolutions, mais la majorité écrasante représentée par les votes favorables à celles-ci montre que, outre une falsification négationniste de l’histoire, inadmissible en soi, la vision islamique du monde avance et se propage.

 

Le fait que les votes opposés aux résolutions soient si minoritaires est d’autant plus consternant que seuls trois pays occidentaux ont voté de la même façon qu’Israël et ont osé s’opposer au négationnisme et à la vision islamique du monde : les Etats-Unis, le Canada et l’Australie.

 

Les pays européens n’ont pas voté en faveur des résolutions mais se sont abstenus, optant pour une attitude lâche et servile qui signifie qu’ils ne veulent pas pleinement se rallier au négationnisme et à la vision islamique du monde, mais ne veulent pas non plus risquer le courroux islamique ; si l’on utilise le terme islamique adéquat, c’est une attitude de dhimmi.

 

Noa Furman, représentant permanent adjoint d’Israël aux Nations Unies, a souligné en commentaire que l’attitude des Européens montrait non seulement que ceux-ci adoptaient des attitude antijuives en acceptant de nier le judaïsme, mais adoptaient aussi, sans peut-être s’en rendre compte, une attitude antichrétienne. En effet, en votant comme ils l’ont fait, les Européens nient les fondements de leur propre civilisation, puisque les descriptions islamiques qui vont de pair avec l’appellation al-Haram al-Sharif donnée au Mont du Temple sont contraires à la description chrétienne de Jérusalem et incompatibles avec elle. Cela n’a rien changé à l’attitude européenne.

 

Les résolutions ainsi votées ne modifieront pas la réalité sur place. Jérusalem unifiée restera Jérusalem et ne cessera pas d’être la capitale d’Israël. L’histoire restera ce qu’elle est, et les Nations Unies resteront ce qu’elles sont : un lieu de propagande délétère où, comme le disait un ministre israélien des Affaires Etrangères il y a plusieurs décennies déjà, il serait possible de faire voter en assemblée générale un texte disant que la terre est plate et que c’est Israël qui l’a aplatie.

 

Mais les votes sur ces résolutions constituent une confirmation supplémentaire, après tant d’autres (doit-on évoquer les positions prises par les pays européens à l’UNESCO ou au Conseil des droits de l’homme ?), de ce que les pays d’Europe sont minés par l’attraction du suicide et sont prêts, s’il s’agit des Juifs et du judaïsme, et même s’il s’agit aussi du christianisme, à accepter la voix du plus fort, du plus menaçant, du plus intimidant. Ce renoncement à être ne peut que susciter la consternation et le dégoût.


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Le grand avenir des gilets jaunes (info # 010812/18) Version imprimable
Analyse
samedi, 08 décembre 2018

 

Par Claude Berger

 

Il a suffi d’une taxe sur les carburants glissée sous le masque d’une intention écologique pour que la coupe trop pleine déborde. Trop, c’était trop. Alors, la révolte spontanée des gilets jaunes contre l’arbitraire de cette décision a ouvert la voie à l’expression de multiples revendications, toutes nées du mal-être ressenti par une majorité de la population. La révolte populaire, soutenue par plus de 80% des Français, désigne la baisse du pouvoir d’achat, la fiscalité injuste, la marginalisation par abandon des zones rurales et périphériques, la non-représentativité de la classe politique aveugle sur la crise sociétale que connaît le pays et, également, l’arbitraire du pouvoir d’Etat qui s’exerce sur le peuple, la complaisance vis-à-vis des flux migratoires qui renforcent la dépense publique, et la concurrence des mains d’œuvre sur le marché du travail, sans jamais rencontrer d’opposition des grands employeurs ou des maîtres de la finance. Alors oui, il s’agit d’une révolte « contre le système » en crise et contre ses présidents récents de si peu d’envergure.

 

Mais de quel système s’agit-il ? Or là, force est de constater que droite et gauche entretiennent ensemble une omerta sur ce qui fait le fondement de nos sociétés, à savoir le salariat ; c’est-à-dire la transformation du travail en marchandise concurrentielle qui conditionne la recherche permanente de mains d’œuvre moins chères, le chacun pour soi des salariés et la citoyenneté désolidarisée, qui pérennise leur concurrence sur le plan sociétal au profit de l’Etat.

 

Or ce système, né selon Fernand Braudel au XIVème siècle et qui résulte de l’appropriation du travail par les marchands, ce système est à bout de souffle. La revendication contre l’exploitation a poussé le capital à rechercher des mains d’œuvre moins chères et la mondialisation du marché du travail qui suit verse des millions d’individus en surnombre sur ce marché.

 

Les autres recours face à la revendication, outre l’importation de mains d’œuvre concurrentielles, sont les suivants : l’exportation des fabriques, l’innovation permanente, la course à la croissance, l’automation, la course à la technologie et à la science pour diminuer la part du travail rémunéré dans le même temps où le capital se met en recherche de travail salarié ; et enfin, la marchandisation de toutes les activités humaines, culturelles, sexuelles, affectives, suivie d’une déperdition culturelle et de l’absence de chemin de vie rassurant pour le pays France en voie de dissolution par une Europe pas mieux lotie et exposée à l’islamisme…

 

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Fin de parcours pour ce système, c’est la révolte populaire au grand jour et la découverte que droite et gauche ont entretenu la même omerta, et, pire que la gauche, par la réduction du rapport du capital au travail à la seule exploitation et par là, la réduction du rapport de la gauche à la droite à la seule revendication dans l’ignorance de la marchandisation du travail, est le meilleur agent de la fuite en avant du capitalisme. Droite et gauche même combat ?

 

Fin de parcours pour ce système, ladite crise migratoire n’est que l’un des signes de la crise du salariat.

 

Un certain Marx, lui aussi victime d’une omerta par la gauche lassalienne, une omerta qui l’emportera jusqu’à nos jours et qui commence à durer, le disait déjà en 1881 : « Tous ces « socialistes » ont un point commun, ils laissent subsister le travail salarié… Tout cela n’est qu’une tentative maquillée en socialisme pour sauver la domination capitaliste ». Ailleurs il déclarait : « Le capitalisme et le salariat sont liés l’un à l’autre et disparaitront ensemble, il est donc absurde de parler de capitalisme sans salariat ».

 

Cette gauche absurde dénoncée par Marx n’a été capable que de revendication et d’étatisation, donc de capitalisme d’Etat et de salariat d’Etat, pire que le salariat privé et assorti à l’Est de dictature et de répression de masse tout en se prétendant « marxiste ». On notera que Marx dénonçait déjà les « marxistes » tout en rendant hommage à Turgot, qui sous Louis XVI avait déjà compris l’essence du salariat. La même gauche obscurantiste avait aussi, décidément, censuré l’antisémitisme des pères fondateurs de la gauche, dont celui de Marx, et ses effets sur leurs propres théories.

 

Aujourd’hui la révolte gronde et ne se reconnaît pas dans les partis. Est-il possible de sortir de la marche folle d’une société fondée sur le salariat et le chacun pour soi ? L’invention d’une société non salariale solidaire et associative émanant du peuple reprenant pied dans les campagnes est-elle possible ?

 

Au niveau des structures, l’invention des kibboutz et leur pérennisation malgré la crise qui les a affectés a prouvé que des communautés non salariales étaient de l’ordre du possible. Les nouveaux kibboutz urbains, structures souples de communautés d’existence ou de production en ville, qui corrigent les défauts des kibboutz des campagnes et leur aspect « village clos » le prouvent à nouveau.

 

Ils peuvent être immédiatement réinventés en Afrique pour contrer l’intégration des pays du Sud-Sahara dans le moule du marché du travail et de la migration. Enfin, la révolution des œillets du 25 avril 1974 à Lisbonne a montré l’exemple d’un mouvement apartidaire, sans violence, en mesure de n’être pas seulement « contre » le système mais de manifester ce dont pourquoi il était « pour », avant d’être repris en mains par les idéologues de gauche, pressés d’en finir avec ce peuple qui osait !


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Tsahal s’attaque aux tunnels du Hezbollah (010412/18) Version imprimable
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mardi, 04 décembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi, 15h00, 14h00 à Paris

 

Depuis la nuit dernière, Tsahal a déclenché l’opération "Bouclier du Nord" le long de la frontière avec le Liban et particulièrement à Métula, le siège de notre rédaction.

 

Dès 22h hier [lundi] notre village a été déclaré Zone militaire, à la plus grande surprise des habitants qui ne remarquaient rien de spécial, à l’exception peut-être d’une imposante présence de véhicules militaires sur les routes et de commandos lourdement armés, chaussette noir jusqu’aux yeux, qui barraient l’entrée des plus petits sentiers conduisant à la frontière.

 

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Photographies © Stéphane Juffa, Metula News Agency

 

A la Ména, nous étions au courant de ce qui se passait mais fonctionnions sous une très stricte interdiction de la censure militaire de parler de quoi que ce soit en rapport avec cette activité. Les hommes des forces spéciales avaient reçu la consigne de se borner à répondre aux nombreuses questions qu’on leur posait par la phrase : "Nous sommes au travail".

 

Ce matin, nous nous réveillions entourés de dizaines de confrères de la presse télévisée et écrite, aussi bien des Israéliens que des étrangers. Les services d’urgences – notamment l’hôpital de campagne desservi par Rahem, l’association de volontaires médicale et de secours de Métula, dirigée par Akki Levinsky – étaient à pied d’œuvre et la cellule de crise de la municipalité était au travail autour de son maire.

 

Perpendiculairement à notre rédaction, à 400 mètres d’icelle, Tsahal avait découvert l’extrémité d’un tunnel stratégique du Hezbollah, construit grâce à l’argent et aux conseillers iraniens, qui débouche à une quinzaine de mètres en territoire hébreu [photos].

 

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Photographies © Stéphane Juffa, Metula News Agency

 

Les commandos d’infanterie ont d’abord sécurisé toute la zone, l’Armée a adressé une menace en arabe aux miliciens du Hezbollah de ne pas s’approcher des tunnels, puis les travaux de mise à jour du puits de sortie ainsi que du boyau d’accès ont débuté. Ils se poursuivent en ce moment, alors que les pelleteuses ont déjà largement dégagé le secteur reliant la sortie du tunnel à la ville libanaise chiite de Kfra Kileh (25 000 hab.) aux mains du Hezb, sur une hauteur de plusieurs mètres.

 

Ecoutez l’intervention de Stéphane Juffa au micro d’Alexandre Theron, sur Radio Judaica.

 

La situation est calme et sous bon contrôle de Tsahal, déployé dans toute la région et observant les activités de l’ennemi depuis les airs. Bouclier du Nord, une opération essentiellement défensive, va se poursuivre ces prochains jours ; elle a pour but de détruire l’option militaire conçue par la milice chiite libanaise et ses chefs à Téhéran, consistant à se ménager des options offensives grâce au creusement de divers tunnels sous la frontière.

 

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Photographies © Stéphane Juffa, Metula News Agency

 

Ces activités contreviennent évidement aux dispositions de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité, laquelle avait mis fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah de 2006. Le Général de brigade Ronen Manelis, porte-parole de Tsahal, l’a rappelé à bon escient.

 

Manelis a également précisé que "le fait que le Hezbollah a des tunnels qui traversent la frontière est la preuve d’une violation flagrante de la souveraineté israélienne. Nous considérons cela comme une situation sérieuse portant atteinte au Liban et aux citoyens libanais, et tenons le gouvernement libanais responsable. Nous possédons en outre les preuves indiscutables de ce que le gouvernement libanais ne contrôle pas sa frontière. L’argent iranien est derrière ces tunnels", a poursuivi le général.

 

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Photographies © Stéphane Juffa, Metula News Agency

 

Toujours selon Mandelis, "les troupes israéliennes le long de la frontière ont été renforcées, nous contrôlons totalement la situation et sommes déterminés à chasser la menace des souterrains du Hezbollah de la frontière nord".

 

L’Armée libanaise a déployé quelques chars ainsi que des unités de combat à distance respectable d’Israël afin de parer, nous citons, "à une éventuelle opération israélienne".

 

Quant à l’Armée syrienne, elle a été placée en état d’alerte en réaction aux activités du Khe’l Avir à la frontière israélo-libanaise.

 

Le Hezbollah et l’Iran n’ont pas bougé face à la destruction de leurs tunnels qui leur ont coûté cher et qui représentaient leur unique option offensive terrestre en cas de confrontation avec l’Etat hébreu.

 

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Une vue de l’intérieur du tunnel découvert ce matin à Métula

 

Le déclenchement de l’opération Bouclier du Nord, à vocation défensive, nous l’avons précisé, doit être considéré en corrélation avec le long entretien entre Messieurs Netanyahu et Mike Pompeo, le Secrétaire d’Etat américain, hier à Bruxelles. Une rencontre à laquelle participaient des responsables militaires et du Renseignement.

 

Israël envisage désormais de poursuivre la destruction du corps expéditionnaire iranien en Syrie et celle des entrepôts abritant les roquettes du Hezbollah au Liban. Le Premier ministre a probablement demandé à M. Pompeo que les Etats-Unis s’interposent au cas où la Russie déciderait d’intervenir militairement aux côtés des Syriens, des Iraniens et du Hezbollah face à une éventuelle attaque préventive des forces de Jérusalem. Il est tout aussi probable que l’Administration Trump soit encline à accorder cette assurance aux Israéliens.

 

Ce, d’autant plus que Washington n’a pas du tout apprécié les essais de tirs des nouveaux missiles balistiques perses, capables de frapper l’Europe, non plus que les actes bellicistes de Vladimir Poutine à l’encontre de l’Ukraine.

 

La démonstration du Khe’l Avir qui a mis à nu les carences des forces russes au Moyen-Orient, et particulièrement de leurs missiles et de leur aviation, pourrait encourager les Occidentaux et Israël à pousser leur avantage tactique en se débarrassant de la menace de la théocratie iranienne, ainsi que de la terreur que font régner ses supplétifs du Hezbollah sur la majorité des habitants du Liban.  

 

 
Insurrection (010312/18) Version imprimable
Analyse
lundi, 03 décembre 2018

 

Par Amram Castellion

           

Samedi dernier 1er décembre, les rues de Paris et de nombreuses villes en France ont été l'objet de scènes qui, sans être encore des scènes de guerre, dépassaient de loin le niveau des débordements qui accompagnent souvent les larges manifestations. Des véhicules et des bâtiments publics en feu ; des policiers gravement blessés et leurs voitures ravagées ; des barricades bloquant les rues et les ronds-points ; des symboles nationaux, comme l'Arc de Triomphe à Paris, profanés et couverts de graffiti.

 

Le président de la République, absent pendant les événements mais rentré dimanche matin d'Argentine, et le gouvernement sont encore en train de décider des suites à donner aux revendications des "gilets jaunes", un mouvement de contestation fiscale, dont les manifestations ont été infiltrées par plusieurs événements violents. Mais, à moins qu'ils ne fassent soudain preuve d'un talent politique dont ils ont jusqu'à présent spectaculairement manqué, la probabilité que ce mouvement insurrectionnel se poursuive est aujourd'hui très élevée. Cela tient à au moins trois facteurs : les raisons qui ont poussé les manifestants à lancer leur mouvement ne vont pas disparaître ; personne ne contrôle les éléments violents qui profitent des manifestations ; la réaction du président et du gouvernement semble prouver qu'ils sont incapables de modifier la situation politique qui a causé la crise.

 

Le mouvement dit des "gilets jaunes" (un vêtement de sécurité qu'il est obligatoire, depuis 2008, d'avoir dans sa voiture pour être visible en cas de panne ou d'accident) est apparu en réaction à l'augmentation du prix de l'essence – une augmentation certes essentiellement due aux cours mondiaux, mais que le gouvernement a aggravée par une augmentation des taxes sur le combustible de 7 centimes d'euros par litre pour le diesel et 4 centimes pour l'essence, applicable à partir du 1er janvier prochain.

 

En prenant en compte cette augmentation, la France aura l'un des prix de l'essence les plus élevés d'Europe : équivalent aux pays nordiques et supérieur à l'Allemagne de 4 à 5 centimes le litre, à la Belgique de 15 à 17 centimes et à l'Espagne d'environ 25 centimes.

 

Pour la partie de la population française qui vit à la campagne ou dans de petits bourgs et a besoin de sa voiture pour aller travailler, cette augmentation ne peut pas être compensée en utilisant moins la voiture. Elle représentera une réduction nette de leur niveau de vie, qui viendra s'ajouter à une série d'augmentations récentes des prélèvements. Depuis le début de l'année 2018, ces ménages ont aussi vu augmenter leurs factures de gaz, le prix du tabac, les recettes des amendes de la circulation et, pour ceux qui sont à la retraite, le prélèvement total sur leur revenu au titre de la Contribution Sociale Généralisée ou CSG. Pour les actifs, la hausse de la CSG a eu lieu aussi mais a été compensée par une baisse des charges sociales.

 

Au-delà des augmentations récentes, la population qui se révolte – celle des petits revenus d'activité en zone rurale et périurbaine – est victime d'une augmentation régulière de la pression fiscale depuis le début du siècle, alors même que les services publics ne se sont pas améliorés et ont même tendance, dans la partie de la France où ils vivent, à se détériorer : fermetures de bureaux de poste, regroupements d'administrations dans des endroits plus lointains, fermetures de cliniques…

 

En 2017, les prélèvements obligatoires en France ont représenté 1 000 milliards d'euros, contre 632 milliards quinze ans plus tôt. Lorsque le poids des impôts augmente de manière régulière sans contrepartie visible, le moment vient inévitablement où les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles à boucler et où le mécontentement accumulé est prêt à éclater.

 

Le Président Macron et le gouvernement Philippe, depuis 18 mois, ont contribué à allumer l'étincelle, non seulement parce qu'ils ont continué l'alourdissement fiscal des quinze dernières années, mais aussi parce qu'ils ont fait l'erreur politique de penser que cette population-là serait toujours muette.

 

Les signaux politiques envoyés depuis son élection par le Président Macron ont été exclusivement adressés aux populations urbaines. Les riches des villes d'abord, séduits par la modernité et l'internationalisme du jeune président et sa bonne compréhension du monde des affaires, puis appâtés par des mesures fiscales en leur faveur : la quasi-suppression de l'impôt sur la fortune, le plafonnement de l'imposition des produits du capital. Mais aussi les populations urbaines plus modestes, qui verront disparaître la taxe d'habitation qui pèse particulièrement lourd sur elles. Et même les pauvres des villes, notamment les immigrés, que le pouvoir a courtisés tant par des mesures symboliques – on ne compte plus le nombre des immigrés présentés comme des amis du président et mis en avant à sa demande dans les media – que par des discours très favorables à l'arrivée de nouveaux migrants (les politiques effectivement mises en place sont bien moins tranchées).

 

Cette coalition politique urbaine est encore renforcée par la priorité que donne le gouvernement à la "transition énergétique", c'est-à-dire essentiellement à la lutte contre les énergies fossiles. Il est facile, quand on habite en ville, d'utiliser moins sa voiture si le prix des combustibles augmente, mais cela est impossible lorsqu'on habite dans des zones que les transports en commun ne desservent pas.

 

Or, toute cette population rurale et périurbaine a longtemps été tout simplement oubliée par les calculs politiques macronistes – comme si cette population devait éternellement se taire et souffrir. Le sentiment d'être méprisé, joint à des difficultés financières toujours croissantes, a d'abord fait monter sourdement la rage de ces Français oubliés. Maintenant qu'elle a explosé, cette rage ne cherche pas particulièrement à rester dans les bornes d'un discours politique courtois qui avait entièrement négligé leur existence.

 

Il ne fait pas de doute en effet que les "gilets jaunes", par leur comportement, emploient déjà une partie de la violence et des excès des révolutionnaires de 1789 dont ils sont les descendants. Blocage des routes pendant de longues heures ; passants contraints de signer une dénonciation de Macron ou de crier à sa démission pour être autorisés à passer ; agressions de policiers ; détérioration de bâtiments publics ; tous ces faits ont été constatés parmi les "gilets jaunes" eux-mêmes, et non seulement dans les mouvements extrémistes ou chez les casseurs qui ont profité du désordre.

 

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"Il y a bientôt 230 ans qu'on ne s'était pas amusés comme ça"

 

Les grandes manifestations ont en effet attiré, comme c'est souvent le cas, de petits groupes violents dont les motivations n'ont rien à voir avec celles des manifestants.

 

Des groupuscules d'extrême-droite espèrent profiter de la sympathie de cette chose rare en France – un mouvement de masse à la fois populaire et ethniquement blanc – et y voient l'occasion de narguer le pouvoir. Cependant, si leur présence est avérée, je n'ai pas réussi à trouver de preuve solide de leur participation aux violences.

 

Il n'en est pas de même des mouvements violents d'extrême-gauche, tels que les "Black Blocks" ou le Comité Justice pour Adama, qui ont, eux, laissé de longues minutes de films témoignant de leur rôle essentiel dans les violences qui ont eu lieu samedi à Paris.

 

Enfin, comme dans toute zone urbaine désormais en France, les grandes manifestations attirent aussi des casseurs spécialisés, le plus souvent venus des banlieues musulmanes, qui profitent de la foule pour venir détruire et piller.

 

La difficulté est que la journée de samedi a montré que le gouvernement est mal armé contre cette convergence de groupes violents. La gestion de la manifestation parisienne, où les "gilets jaunes" ont été refusés sur les Champs Elysées et ont saccagé les rues parallèles sans pouvoir être confinés, a été remarquablement inefficace. La capacité de la police à intercepter à l'avance les éléments violents, pourtant fichés, afin de les empêcher de se rassembler, semble nulle. Pourtant, les technologies existent ; elles sont utilisées avec beaucoup d'efficacité en Chine, en Israël et ailleurs. Mais la police française, budgétairement exsangue comme la plupart des services publics, reste limitée aux technologies du vingtième siècle dans le contrôle des manifestations.

 

Incapable de faire face au déchaînement des violences, le gouvernement – et c'est encore plus grave – ne semble pas capable non plus de mettre fin à la situation politique qui a provoqué la crise.

 

La principale cause de cette situation est que la France a une population massive d'inactifs en âge de travailler : chômeurs, femmes au foyer, bénéficiaires de minima sociaux, migrants récemment arrivés et placés à la charge de la communauté. Pour une population en âge de travailler de 40,1 millions d'habitants, la France n'a que 26,6 millions d'emplois, soit un taux d'emploi de 65,4%. Par comparaison, le taux d'emploi en Allemagne est de 75,6%. Si la France avait le taux d'emploi de l'Allemagne, elle aurait plus de 4 millions d'emplois supplémentaires.

 

C'est le coût de cette inactivité française – au moins 140 milliards d'euros par an, chiffre qui ne prend pas en compte le surcoût médical des inactifs – qui fait que les services publics français s'appauvrissent pendant que les impôts montent. Pour changer structurellement la situation française et mettre fin à l'étranglement qui a provoqué le mouvement des gilets jaunes, il faudrait pouvoir augmenter massivement le taux d'emploi. Or, les mesures qui le permettraient sont inconcevables pour le gouvernement actuel. Il faudrait en effet :

 

 

- Soit faire baisser le niveau de l'euro d'environ 15% pour permettre aux entreprises françaises de regagner des parts de marché à l'export et créer de l'emploi. Ce serait possible en modifiant les modes d'intervention de la Banque Centrale Européenne. Mais l'Allemagne s'y opposerait de toutes ses forces et devrait y être contrainte par un front de tous les autres pays européens. Or, la France de Macron a choisi au contraire l'alliance allemande contre les autres pays d'Europe, qu'il accuse de "populisme". Il ne prendra donc aucune action en ce sens ;

 

- Soit simplifier radicalement le droit du travail tout en réduisant le SMIC et les minima sociaux, pour susciter la création de nombreux emplois précaires et mal payés. Cette réforme devrait être beaucoup plus radicale que la réforme du droit du travail lancée en 2017 par le gouvernement Philippe. Elle aurait pu, éventuellement, être engagée en tout début de quinquennat, mais est désormais politiquement impossible.

 

Ajoutons que le gouvernement ne semble pas aller non plus dans le sens de réformes de plus long terme qui pourraient contribuer à augmenter le taux d'emploi, comme une meilleure adéquation entre les formations professionnelles et les besoins des entreprises.

 

Dans l'impasse en matière de politique économique, le gouvernement ne semble pas capable non plus d'élargir une offre politique qui fait reposer son soutien sur moins de 20% des Français. Le macronisme combine en effet de quoi rebuter à la fois la plus grande partie de la droite et la plus grande partie de la gauche. Il est ouvert à l'immigration, au multiculturalisme et à la liberté des mœurs, n'a pas de sympathie particulière pour la famille et cache à peine qu'il préfère l'Europe à la Nation. Mais il est aussi à l'écoute des entreprises, assez indifférent aux inégalités de revenus et partisan de laisser les riches s'enrichir sans leur demander de comptes. Dans le paysage politique traditionnel français, voilà de quoi se faire bien des ennemis dans les deux camps.

 

Le président Macron a encore restreint sa base politique en faisant de la "transition énergétique" une obligation absolue de son action. Le gouvernement est prêt à engager des centaines de milliards d'euros pour réduire la quantité d'énergie disponible (en renchérissant les énergies fossiles), réduire la part du nucléaire (qui émet pourtant encore moins de gaz à effet de serre que les énergies dites renouvelables) et développer massivement des énergies renouvelables qui ne fonctionnent que de manière intermittente, lorsque le soleil brille ou que le vent souffle.


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Les dirigeants européens sont-ils amoureux du terrorisme islamique ? (info # 010212/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 02 décembre 2018

 

Par Guy Millière

 

“Le président iranien Hassan Rohani a affirmé samedi [24 novembre dernier] que son pays, rival de l'Arabie saoudite, était prêt à "défendre" les intérêts du peuple saoudien et a appelé les musulmans du monde entier à s'unir contre les Etats-Unis”. Ainsi commence une dépêche de l’AFP reprise par la quasi-totalité de la presse française.

 

En lisant la suite de ce câblogramme, on trouve les accusations habituelles en France contre le régime saoudien, un soulignement acerbe des liens de celui-ci avec l’administration Trump et avec Israël. On trouve aussi des propos de Binyamin Netanyahou contre l’Iran, que le Premier ministre hébreu accuse de vouloir la guerre.

 

Mais on ne trouve nulle part, dans les mêmes media français, l’intégralité de l’intervention de Hassan Rohani, qui y décrit pourtant Israël comme une “tumeur cancéreuse” au sein du monde musulman, et qui a lancé un appel aux musulmans afin qu’ils procèdent à l’ “ablation de la tumeur”.

 

Il est évident que ce diagnostic “oncologique” et cet appel au génocide auraient expliqué le commentaire de Binyamin Netanyahou, et évité de le faire passer pour un belliciste tenant des propos inutilement véhéments, susceptibles d’apparaitre au lecteur désinformé comme infondés.

 

Ce n’est là qu’une dépêche de l’AFP parmi des dizaines d’autres, et elle ne représente qu’un élément dans une campagne médiatique menée en France et dans une large part du monde occidental pour dépeindre le régime iranien sous un jour positif, en le lavant de tous ses terribles crimes, et pour diaboliser l’Arabie Saoudite, et la présenter comme forcément coupable de tous les maux envisageables.

 

La campagne avait commencé bien avant l’élimination de Jamal Khashoggi. Elle se trouve désormais diligentée avec une rare intensité.

 

Si le régime saoudien était ébranlé ou tombait ou, à défaut, si Mohamed ben Salman était éliminé et remplacé par un prince plus anti-américain, plus anti-israélien et ouvertement antisémite, les auteurs de la campagne seraient sans doute satisfaits.

 

La haine à l’encontre de Donald Trump et d’Israël ne cesse de faire feu de tout bois.

 

Faut-il le dire ? Oui, sans doute.

 

Le régime saoudien est une monarchie absolue souvent brutale, et attendre de ses dirigeants qu’ils adoptent la démocratie et respectent pleinement les droits de l’homme serait vain. Le régime saoudien a l’essentiel de ces traits en commun avec la presque totalité des régimes arabes et avec une large part des régimes du monde musulman pris dans sa globalité.

 

Il existe néanmoins deux points cruciaux qui plaident en faveur de Riyad : a) il est l’allié des Etats-Unis et un composant essentiel du projet de paix régionale de l’administration Trump et de l’endiguement du régime des mollahs en Iran, b) il se rapproche d’Israël.

 

Mohamed ben Salman quant à lui n’est, bien sûr, pas l’archétype du démocrate occidental, mais il a initialisé une réforme à marche forcée de son pays et il est très menacé pour cette raison ; par des rivaux bien plus radicaux que lui, des agents des Frères Musulmans, des islamistes alliés du régime des mollahs iraniens. MbS élimine ses ennemis pour ne pas être lui-même éliminé. Jamal Khashoggi a été neutralisé parce qu’il était un agent de déstabilisation au service des Frères Musulmans, pas parce qu’il écrivait, accessoirement, des articles pour le Washington Post.

 

L’élimination de Jamal Khashoggi aurait pu être plus discrète et moins cruelle : mais la cruauté relève d’une volonté de dissuasion propre au monde arabe musulman. La discrétion aurait été maintenue si la Turquie d’Erdogan n’avait pas dissimulé des moyens d’écoute au sein du consulat saoudien d’Istanbul, et si celui qui se prend pour le nouveau sultan ne se trouvait pas à la tête de la représentation turque des Frères Musulmans, qui a ainsi tout intérêt à déstabiliser Mohamed ben Salman.

 

Faut-il l’ajouter ? Sûrement, parce que cela augmente les griefs énoncés à ses dépens : Mohamed ben Salman mène la guerre contre les milices Houthi au Yémen. Mais les Houthi conduisent cette guerre terrible et meurtrière pour le compte de l’Iran, aux fins de prendre l’Arabie Saoudite en tenaille. Ceux qui condamnent la guerre en incriminant Mohamed ben Salman n’incriminent ni les milices Houthi ni l’Iran. Ils ont apparemment des préférences pour ces derniers, sans lesquels cette guerre serait sans doute moins impitoyable.

 

Faut-il l’ajouter ? Oui encore. Le régime des mollahs et des ayatollahs en Iran est aujourd’hui le principal financier du terrorisme islamique international et rêve d’une hégémonie régionale qui impliquerait, pour parvenir à ses fins, le renversement du régime saoudien. L’obsession des mollahs est, au-delà du renversement du régime saoudien, la destruction d’Israël. Lors, les incitations à la haine d’Israël ne cessent de sourdre des discours des mollahs depuis longtemps. Hassan Rohani est une crapule antisémite aux intentions génocidaires pour le moins aussi virulentes que celles de son maître, l’immonde Ali Khamenei, et ses récents propos parlant de “tumeur” ne font que s’ajouter à de nombreux autres tout aussi infects.

 

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Voici le dernier né des missiles balistiques iraniens, testé le 5 novembre dernier, le "Sayed"

[farsi: le maître, le prince, le descendant du prophète]

Le Sayed peut atteindre n’importe quelle capitale européenne, c’est à cet effet

qu’il a été conçu, et les Européens ne possèdent aucune parade contre les missiles balistiques. Cela incitera-t-il l’AFP et ses perroquets borgnes à ne pas omettre intentionnellement les passages des discours des ayatollahs qui menacent leurs ennemis de génocides ?

Rien n’est moins sûr

 

La plupart des dirigeants européens, l’AFP, la quasi-totalité des journaux européens, les ennemis de Donald Trump aux Etats-Unis, les ennemis d’Israël où qu’ils se trouvent, ne cessent de faire le jeu de la théocratie chiite. Une question peut dès lors se poser : pourquoi ?


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Très grosse opération aérienne israélienne en Syrie cette nuit (013011/18) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 29 novembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, vendredi, 04h00, 03h00 à Paris

 

Selon des sources non-israéliennes, le Khe’l Avir (l’Aviation israélienne) a procédé ce jeudi soir à des attaques massives visant un grand nombre d’objectifs en Syrie.

 

Les chasseurs-bombardiers à l’étoile de David ont procédé par trois vagues successives, la première intervenant à 22h40 locales et la dernière, à 23h20.

 

Un missile sol-air syrien, après avoir manqué sa cible, a atterri dans la partie israélienne du Golan, dans la région du village druze de Boukata, en terrain inhabité, sans faire de dégâts ou de victimes.

 

Les media officiels du régime alaouite ont fait état d’un avion israélien abattu, ce qui a été démenti par le porte-parole de Tsahal, qualifiant les annonces selon lesquelles un appareil israélien ou une cible aérienne israélienne auraient été atteints de mensongères.

 

Les équipes spécialisées de la Ména à partir de Métula et de Beyrouth suivent ces opérations pratiquement depuis leur début, tentant, par recoupements, de savoir quels sont les objectifs qui ont été atteints et quel est le résultat de ces raids. Le chef du bureau de l’agence à Beyrouth, Michaël Béhé, est parvenu à établir des conversations téléphoniques avec des témoins oculaires des frappes. Les cibles figurant en rouge sur la carte suivante ont ainsi pu être authentifiées. Celles apparaissant en bleu proviennent de media du régime ou de l’opposition et n’ont pas encore pu être confirmées par Béhé.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Ce que nous pouvons affirmer au moment d’émettre cette Breaking News est que les destructions occasionnées aux infrastructures militaires ennemies sont très conséquentes et que l’on compte un nombre élevé de morts et de blessés, dont le bilan définitif se chiffrera au-delà d’une centaine.

 

L’agence gouvernementale SANA concède que l’ "agression" a été "intense". D’autres sources syriennes font état d’une première évaluation de 34 morts, pratiquement tous iraniens, membres du Hezbollah ou d’autres milices chiites au service de l’Iran.

 

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Des dégâts très importants

 

La zone la plus touchée se situe à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Damas, autour de la ville d’al Kiswah, déjà plusieurs fois visée par des actions du Khe’l Avir.

 

Le quartier général des Gardiens de la Révolution iranienne qui y était installé a été totalement détruit. Il dirigeait les activités de l’Armée khomeyniste et de ses milices pour la région du Golan et du sud de la Syrie.

 

Des installations de communication, des dépôts d’armes et de munitions attenants aux affairements de ce QG ont également été oblitérées.

 

Selon d’autres rapports syriens qui n’ont pas pu être vérifiés jusqu’à présent, le QG de la division 76 de l’Armée gouvernementale a lui aussi été détruit.

 

Des cibles militaires proches de la province de Quneitra, non loin de la frontière israélienne dans le Golan, ont été anéanties avec certitude. C’est également le cas d’objectifs à al Dimass, à 4km du Liban, sur la route Beyrouth-Damas, par laquelle transitent des armements et des munitions destinés au Hezbollah et fournis par les Iraniens et les Syriens.

 

Des media syriens font état de la destruction de 4 appareils au sol à l’aéroport international de Damas, mais nous ne sommes pas en mesure de confirmer ou d’infirmer cette information. Les mêmes sources décrivent des frappes visant des objectifs iraniens dans la banlieue de Lattaquié, à proximité de la base aérienne russe de Khmeimim, le cœur du déploiement des S-400.

 

Ces bombardements de grande envergure se sont déroulés en dépit des avertissements de Moscou qui promettait de s’interposer en cas d’attaques aériennes israéliennes en Syrie.

 

Les opérations de cette nuit ont été lancées malgré la déclaration du Général Sergei Shoigu, le ministre russe de la Défense, qui affirmait, le 2 octobre dernier, que les systèmes de missiles antiaériens S-300 avaient été déployés sur le sol syrien.

 

Les appareils du Khe’l Avir sont intervenus en plein dans les zones défendues par les S-300 et les S-400 russes sans être inquiétés. Bien que nombreux, les tirs de missiles sol-air ont semblé extrêmement imprécis, voire incohérents. Dans l’un des cas, filmé par un automobiliste syrien [voir la vidéo], l’on distingue deux missiles qui s’interceptent mutuellement, ce qui pourrait être le fruit d’une prouesse technique des ingénieurs hébreux, qui seraient parvenus à "envahir" à distance et à s’approprier le contrôle des radars russes de dernière génération.

 

Moscou, notamment par l’intermédiaire de son ministre des Affaires Etrangères Sergeï Lavrov, avait menacé Jérusalem de graves conséquences s’il s’en prenait à nouveau à la capitale syrienne et à ses aéroports. Les Israéliens sont passés outre, probablement parce que les Iraniens et leurs alliés préparaient de façon imminente (peut-être même cette nuit) des transferts massifs d’armements pour le Hezbollah et des coups de main contre la partie israélienne du Golan.

 

Il apparaît aussi que la supériorité des Hébreux sur la technologie des systèmes de missiles russes, opportunément décrite en exclusivité par Jean Tsadik dans son analyse de mercredi dernier, leur procure la liberté d’action dont ils ont besoin pour réguler la menace de leurs ennemis en Syrie.

 

 
S-300 Syrie : le piètre bluff de Poutine (012811/18) Version imprimable
Analyse
mercredi, 28 novembre 2018

 

Par Jean Tsadik

 

Suite à la perte d’un Iliouchine 20, le 17 septembre dernier dans la région de Lattaquié, abattu par erreur par la DCA syrienne, la Russie a livré à al Assad "trois systèmes complets de missiles antiaériens S-300", destinés à être opérés par trois unités de la taille d’un régiment.

 

Le 2 octobre, le ministre russe de la Défense, le Général Sergei Shoigu, annonçait à Vladimir Poutine que ces armes avaient été livrées et déployées en Syrie et qu’elles étaient donc opérationnelles. Les S-300, constituant 49 pièces d’équipement, ont été acheminés à Damas par un avion de transport Antonov-124.

 

Chaque régiment était censé être doté de huit lanceurs de missiles. Des organes d’information proches du pouvoir russe, à l’instar de VPK-News et RBC, avaient même laissé entendre, dès le 8 octobre, que les systèmes de S-300 consistaient en leur version la plus récente et donc perfectionnée, la déclinaison V.

 

Malheureusement pour la propagande russe, le déchargement de l’AN-124 a pu être filmé par des photographes, et le contenu des armes débarquées était loin de ce que Moscou avançait. On y a clairement identifié une station radar multifonctions de type S-300PM2, mais aucun des équipements n’appartenait à la version V.

 

Pour ne rien arranger à l’impression qu’entendait faire le Tsarévitch, on a compté et recompté les lanceurs de missiles sortant de l’avion, et on n’en a dénombré que 4. En tout. Loin des 24 décrits par le Kremlin.

 

Quelques jours plus tard, on apprenait que ces équipements, livrés sans contrepartie financière par la Russie à la Syrie, avaient été prélevés - c’est l’agence Tass qui le confessait dans un communiqué également daté du 8 octobre – sur des régiments russes, qui se sont vu équiper du système S-400 plus récent.

 

Par souci de ne froisser personne, à commencer par l’Armée syrienne, diverses sources moscovites ont parlé d’équipements hybrides. En français, on appellerait cela plus prosaïquement un "foutoir".

 

Du matériel de récupération, dont les divers éléments sont très difficiles à synchroniser entre eux, à la limite de l’impossibilité. Quant à la déclaration du Général Shoigu, relative au fait que les S-300 seraient opérationnels, elle est battue en brèche par de récentes images satellitaires prises par les Israéliens, qui font plus penser à une casse de voitures qu’à un régiment ultra-moderne d’intercepteurs d’avions et de missiles prêt au combat.

 

Encore que, selon les dires mêmes de Shoigu, une fois que tout serait en place, il faudrait au moins trois mois aux instructeurs russes afin d’apprendre à leurs élèves syriens l’art de se servir de ce bric-à-brac.

 

En attendant, des ministres israéliens ont déclaré publiquement que les activités du Khe’l Avir contre des cibles iraniennes en Syrie n’avaient pas cessé ni diminué en intensité depuis l’incident de l’Iliouchine 20. Simplement, toujours aux fins de propagande, Moscou a énergiquement prié Damas de ne pas faire état de ces raids – et Poutine sait se montrer très persuasif dans ce genre d’exercice - ; quant à Tsahal, il ne commente presque jamais les informations émises par des organes étrangers, à fortiori lorsqu’il n’y en a pas.

 

Tout ceci posé, les systèmes S-300 livrés par le Tsarévitch à son protégé l’assassin-oculiste al Assad, même s’ils sortaient d’usine dans leurs cartons d’emballage et qu’ils étaient de dernière génération ne pourraient strictement rien contre les appareils et les missiles du Khe’l Avir. Pour constituer ne serait-ce qu’une gêne dans les activités des avions à l’étoile de David, il faudrait qu’ils interdisent un front de plusieurs centaines de kilomètres de large et qu’ils puissent être intégrés dans la défense antiaérienne russe en Syrie. Or, techniquement, la livraison des 49 pièces d’équipement en octobre est très loin de répondre à ces impératifs.

 

J’en veux pour exemple que le S-300 est incompatible avec le Pantsir-S1, un système de canons et de missiles antiaériens, auquel les experts occidentaux prêtent quelque efficacité contre les missiles de croisière.

 

Si tout ce qui précède ne suffisait pas à se convaincre que le cadeau du Maitre des toutes les Russies au tortionnaire stagiaire de Damas ne valait que pas son effet d’annonce, il me faut encore évoquer la coopération entre Israël, Chypre et la Grèce. Car il est de notoriété publique depuis 2016, après la parution d’un article de Reuters, qu’un système complet de S-300, très similaire à celui offert par Poutine à Assad, originellement acheté par Chypre à la Russie afin de se défendre face aux Turcs en 1997, avait été cédé à la Grèce suite à d’énormes pressions d’Ankara, qui menaçait les insulaires d’un nouveau conflit armé s’ils ne s’en départissaient pas.

 

Depuis, l’Armée hellène a installé le S-300 sur l’île de Crète et permis au Khe’l Avir de s’entraîner à l’envi contre ce système, notamment en simulant des attaques en conditions réelles, ce, afin de développer les parades adéquates.

 

Et ces parades électroniques existent. Selon l’expert russe Igor Sutyagin, du Royal United Services Institute for Defence and Security Studies [l’Institut Royal des Services Intégrés pour les Etudes en Matière de Défense et de Sécurité], il est possible de répliquer l’écho du radar du S-300, ce que les ingénieurs hébreux ont eu tout le loisir d’apprendre à faire, et ensuite de le brouiller brutalement à votre guise, ou de générer de faux échos, faisant croire à l'opérateur radar qu’il est en présence de cinq, dix ou 20 appareils adverses, ne sachant pas différencier les authentiques des virtuels.

 

C’est probablement ce que les Israéliens ont fait le 17 septembre dernier, semant la panique chez les lanceurs de missiles syriens, ce qui les a amenés à abattre l’Iliouchine russe.

 

Sur le plan tactique, les considérations concernant le S-300 ne sont ainsi pas d’une grande importance, puisque les Israéliens les maîtrisent totalement. Mais dans cette analyse que la cacophonie médiatique dominante nous oblige à faire, nous pourrions omettre de préciser certains éléments qui ont plus d’incidence. Par exemple, que suite à la perte d’un Soukhoï 24, rattaché à la base aérienne russe de Khmeimim/Lattaquié, le 24 novembre 2015, les Russes ont déjà déployé un système de missiles antiaériens pour protéger leurs avions et leur corps expéditionnaire. Et il ne s’agit pas de S-300 obsolètes, mais de S-400, que d’aucuns considèrent comme le système d’interdiction aérienne le plus performant du moment. Or le déploiement des S-400 de Khmeimim est censé contrôler l’espace aérien du sud de la Turquie au nord d’Israël.

 

A la Ména, nous avons toutefois acquis la conviction absolue que l’Etat hébreu dispose également des moyens électroniques nécessaires à protéger efficacement ses avions et missiles face aux capacités du S-400.

 

Ce, ne serait-ce que par la constatation que le Khe’l Avir n’enverrait pas ses pilotes bombarder régulièrement des objectifs iraniens et syriens dans la zone de contrôle de ce système. Plus particulièrement, les appareils de l’Armée de l’Air israélienne n’auraient pas pulvérisé, le 17 septembre dernier, des dépôts d’armes iraniens dans la ville de Lattaquié, au cœur même du dispositif antiaérien russe.

 

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S-400 : l’efficacité ne se juge pas au poids de la ferraille

 

Ce faisant, même si cela n’était pas leur objectif, nos avions avaient la base de Khmeimim à portée de leurs armes. Et c’est précisément ce qui a jeté un froid dans les relations entre Moscou et Jérusalem, Vladimir Poutine refusant ostensiblement de recevoir Binyamin Netanyahu à Moscou, comme il en avait pris l’habitude. L’accusation portée par la Russie accusant Israël d’être indirectement responsable de la perte de l’Iliouchine et de ses 15 occupants russes n’étant qu’un mauvais prétexte.

 

La question est militaire, certes, surtout pour Israël, mais pas principalement pour les Russes. Elle est aussi stratégique et… commerciale. Car Moscou est en train de vendre des S-400 à l’Iran, à la Turquie et même à l’Arabie Saoudite pour des milliards de dollars. Or si les experts de ces pays font la même analyse que nous - et pourquoi ne la feraient-ils pas ? -, ils pourraient exiger de renégocier les contrats déjà signés. De même que d’autres clients potentiels pourraient réexaminer leurs intentions d’achat.

 

Au niveau stratégique, Jérusalem a fait perdre à Moscou sa capacité de dissuasion, liée au concept frelaté que son recours de pointe pour l’interdiction du ciel est tout sauf imperméable. Au moment où le Tsarévitch vient de décider de déployer des S-400 à la frontière de l’Ukraine, et où ses adversaires occidentaux multiplient les exercices aériens, on réalise l’ampleur du mauvais tour que les pilotes israéliens ont joué à Monsieur Poutine.

 

C’est d’autant plus conséquent lorsque l’on réalise que la Russie est l’unique puissance mondiale qui gère ses conquêtes expansionnistes et sa politique internationale par un recours incessant à la force armée. Comme en Syrie, en Ukraine, en Tchétchénie, en Géorgie, etc.

 

La semaine dernière, le Kremlin a même proposé au Liban de l’armer afin de prendre pied dans le pays aux cèdres, promettant à Michel Aoun de faire cesser les survols pluriquotidiens du Khe’l Avir dans son ciel. Beyrouth a refusé l’offre sous la pression massive de ses alliés occidentaux, et vraisemblablement de l’Arabie Saoudite, qui refuse l’hégémonie du Hezbollah chez notre voisin immédiat.

 

A la décharge de Jérusalem dans l’affaire de Lattaquié, ce sont les Russes qui avaient permis aux Iraniens d’utiliser Khmeimim en permettant aux ayatollahs d’y débarquer leurs chargements d’armes et de matériel électronique destinés au Hezbollah au Liban, ainsi que de les stocker au cœur de la ville de Lattaquié. Or ces matériels mettent directement en danger la sécurité d’Israël et le renforcement du Hezb accentue l’urgence d’intervenir au Liban et laisse planer le spectre d’une nouvelle guerre.

 

On prétend souvent que la Russie et son président n’ont pas d’alliés mais uniquement des opportunités. C’est un axiome largement vérifié, il n’empêche que les alliés d’opportunité de Moscou sont les Iraniens, les Syriens et le Hezbollah, qu’ils sont les pires ennemis de l’Etat hébreu, et que la Russie les arme, les soutient et les protège. Ce qui fait conjoncturellement de la Russie un ennemi d’Israël, même si, dans leur relation strictement directe, les deux pays ne connaissent pas de désintérêts de nature à les mettre en conflit.

 

Reste que, pour Israël, il procède d’une nécessité supérieure de tenir la coalition chiite éloignée de ses frontières. Le Khe’l Avir continuera ainsi à oblitérer ses tentatives d’avancées  en direction de du nord d’Israël. Ce, particulièrement si Israël, de par sa prépotence technologique, ne fait pas courir des risques démesurés à ses soldats.

 

L’équation militaire est relativement simple : si les Russes ne tentent pas de nous empêcher de mener à bien nos raids contre nos ennemis, toute confrontation avec le corps expéditionnaire de Poutine n’aura pas de raison d’être. En revanche, si – directement ou par proxys interposés -, des missiles russes venaient à être tirés sur nos pilotes, le système ayant lancé ces engins serait immédiatement neutralisé, ce, quel qu’en soit le propriétaire. Et si, par malheur, à cause d’une défaillance technique ou par hasard, l’un de nos avions était abattu, la base de Khmeimim et l’aile de l’aéroport international de Damas abritant les Mig seraient en danger d’anéantissement. Cela marquerait, au moins pour un temps, la fin de la présence russe armée dans la région ; et si Israël devait faire face à des menaces de représailles, il ne fait aucun doute que les Etats-Unis s’interposeraient.

 

A ce propos, le porte-avions Harry Truman, les 90 appareils  à son bord et ses navires d’escorte ont brièvement pénétré cette semaine dans les eaux territoriales syriennes, à quelques dizaines de kilomètres de Khmeimim. L’imposant navire a pris ses quartiers flottants dans le bassin est-méditerranéen. Il y côtoie d’ailleurs le Dupuy de Lôme, le bâtiment fleuron de la Marine française dans le domaine de la collecte d’informations militaires, particulièrement en matière de lutte électronique.

 

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Le Dupuy-de-Lôme, l’un des meilleurs outils de Renseignement au niveau mondial

 

Ces éléments et d’autres font que Russes et Israéliens y réfléchiront à deux fois avant de s’engager dans une passe d’armes même limitée, mais, dans les conditions qui prévalent, et vu l’enchevêtrement des zones d’opérations, une confrontation ne peut être totalement exclue, et les deux armées s’y entraînent.

 

Quant à la suprématie israélienne dans la lutte entre les missiles russes et les aéronefs israéliens, elle a été mentionnée par un ministre hébreu, le 6 courant, dans le media de propagande internationale de Poutine : Sputnik. Zeev Elkin, le ministre israélien de la Protection Environnementale, originaire d’Union Soviétique, et partant, russophone, y déclarait dans une interview que l’avance technologique israélienne sur la Russie était très importante, que les systèmes russes d’interdiction aérienne actuels ne pouvaient rien contre nos avions, et que nous pouvions les neutraliser au moment qu’il nous plairait. Elkin partage avec nous l’opinion selon laquelle le problème n’est pas militaire mais politique. Le ministre n’est certes pas un expert en stratégie militaire, mais s’il s’est fendu de ces déclarations dans un media russe, c’est qu’il en avait reçu l’autorisation, voire qu’il avait été instruit de le faire.


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Bruxelles-Métula du 26 novembre 2018 Version imprimable
Analyse
lundi, 26 novembre 2018

 

Dans cinq ans le gazoduc Eastmed [est-méditerranéen], qui transportera annuellement vingt milliards de mètres cubes de gaz israélien et cypriote vers l’Europe sera opérationnel. L’accord définitif a été signé ce weekend entre les ministres d’Israël, de Chypre, de Grèce et d’Italie. L’ouvrage coûtera sept milliards de dollars, partiellement financés par l’Union Européenne. Il s’étendra sur 2 200km et sera le plus long gazoduc sous-marin au monde.

 

L’UE est intéressée à briser sa dépendance quasi-exclusive au russe Gazprom, en s’assurant de ressources énergétiques fiables à long terme.

 

Pour l’Etat hébreu, c’est un pas de géant afin – en plus des retombées financières – de se désenclaver complètement au niveau économique.  L’Arabie Saoudite peut déjà rêver de voir son gaz naturel transiter par Israël jusqu’au terminal d’Eastmed, et ne plus avoir à liquéfier-re-gazéifier son gaz pour qu’il emprunte le canal de Suez par bateaux, ou qu’ils soient contraints à faire le tour de l’Afrique.

 

Les partenariats que ce projet permet d’envisager entre Jérusalem, d’une part, l’Europe et le monde arabe, de l’autre, sont pratiquement illimités. De surplus, une dépendance partielle à Israël se développera par la force des choses et ne manquera pas d’affecter les orientations politiques européennes.  

 

Une analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca.

 

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/2266897853539604/ (Radio Judaica)

https://www.youtube.com/watch?v=Vgg1IWc-reY (Youtube).

 

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Le tracé d’Eastmed et ses possibles raccordements

Quand l’histoire s’écrit au futur
 
 
 
Juifs américains : la marche vers le suicide ? (info # 012511/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 25 novembre 2018

 

Par Guy Millière

 

Etant en déplacement pour des conférences en Europe et en Israël, je n’avais pu encore commenter le vote des Juifs américains lors des élections de mi-mandat. Ce vote a été conforme à ce qu’est le vote juif depuis des décennies, et le moins que l’on puisse dire, vraiment le moins, est que c’est un vote absolument consternant.

 

Un peu plus de soixante-quinze pour cent des Juifs américains ont voté pour les candidats du parti Démocrate. Le fait que ce parti ne soit plus du tout ce qu’il était il y a encore vingt ans n’a pas compté, et le fait qu’il soit devenu un parti islamo-gauchiste, très ouvert à des candidats islamistes, “propalestiniens”, antisémites, soutiens résolus du mouvement BDS n’a pas compté non plus.

 

Que des Juifs puissent voter pour un parti qui soutient les ennemis des Juifs et les ennemis d’Israël est difficile à comprendre, et pour moi, difficile à expliquer. On peut y voir ce que Norman Podhoretz a défini voici une décennie dans son remarquable livre Why Jews Are Liberal [Pourquoi les Juifs sont Libéraux (Démocrates)]. Et constater avec Podhoretz que soixante-quinze pour cent des Juifs américains ont changé de religion et, tout en se disant Juifs, ont quitté le judaïsme pour rejoindre le gauchisme. Ce qu’a écrit Norman Podhoretz reste pertinent, mais tout de même !

 

Soutenir encore un parti qui a fait élire une islamiste antisémite voilée portant le hidjab et une islamiste “palestinienne” partisane de la destruction d’Israël me semble outrepasser toutes les limites.

 

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"Juifs contre Trump et Bibi"

 

Voter pour un parti qui compte nombre de sympathisants et d’amis de Louis Farrakhan, un admirateur d’Hitler qui regrette que ce dernier n’ait pu “finir le travail d’élimination des Juifs”, me semble dépasser toutes les limites davantage encore.

 

Si on analyse le vote juif dans certaines circonscriptions où les résultats se sont joués à peu de chose, on peut, hélas, considérer que ce vote a fait basculer des circonscriptions dans l’escarcelle Démocrate et a contribué à priver le parti Républicain des sièges nécessaires à la préservation d’une majorité à la Chambre des Représentants. Il faut que le parti Républicain soit imprégné d’un profond philosémitisme pour ne pas en tirer quelque animosité. Ce, d’autant plus que les dirigeants Démocrates les plus virulents aujourd’hui, de Bernie Sanders à Chuck Schumer, de Dianne Feinstein à Adam Schiff et Richard Blumenthal, sont presque tous juifs.

 

Des rabbins avaient vu dans l’élection de Donald Trump en 2016 un jour de deuil, et le fait qu’il soit le premier Président à avoir une famille juive, qu’il ait prononcé les paroles de condamnation de l’antisémitisme les plus fortes à avoir jamais été prononcées par un Président des Etats-Unis depuis la révolution américaine il y a deux siècles et demi, le fait qu’il soit le plus grand ami d’Israël à avoir jamais occupé la Maison Blanche, le fait qu’il ait reconnu Jérusalem capitale d’Israël et y ait placé l’ambassade des Etats-Unis, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait eu le courage de faire, n’y ont strictement rien changé depuis.

 

On a même vu dans des publications juives de gauche des textes délirants disant que Donald Trump avait placé l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem pour faire monter l’antisémitisme aux Etats-Unis, ce qui le rendait directement responsable de l’atroce tuerie de Pittsburgh, et pour attiser la haine d’Israël dans le monde arabe.

 

Ces mêmes publications, il est vrai, incluent des textes dans lesquels des Juifs américains, tel Peter Berman, soutiennent le mouvement BDS au nom du fait qu’Israël devrait revenir immédiatement aux “frontières” de 1967, démanteler toutes les “colonies” en territoire palestinien et reconnaitre sans tarder un “Etat Palestinien” confié aux dirigeants de l’Autorité Palestinienne. Ces gens-là se disent amis d’Israël, et si Israël n’avait que des amis comme ceux-là, Israël n’aurait guère d’avenir.

 

Il y a dans ce que je viens de décrire plusieurs tragédies en cours. L’une d’elle est la disparition d’un soutien bipartisan à Israël aux Etats-Unis : le parti Républicain est désormais le parti pro-israélien aux Etats-Unis, et le parti Démocrate est un parti anti-israélien, incluant des ennemis résolus d’Israël et des amis d’Israël aux allures d’ennemis. Si le parti Démocrate revient au pouvoir, des jours difficiles pour Israël s’annonceront.

 

La deuxième tragédie est la difficulté accrue de mener le combat contre l’antisémitisme aux Etats-Unis : en accusant sans cesse Trump et les Républicains d’être antisémites alors qu’ils ne le sont pas, et en s’en prenant sans cesse à un antisémitisme de droite, moribond, tout en s’aveuglant sur l’antisémitisme qui monte en puissance aux Etats-Unis comme ailleurs dans le monde occidental, l’antisémitisme islamo-gauchiste, les Juifs américains ne rendent pas du tout un service au combat contre l’antisémitisme. Des organisations juives de gauche américaines font même preuve d’un soutien à l’immigration musulmane aux Etats-Unis, ce qui peut susciter une animosité antijuive chez des esprits faibles : le tueur de Pittsburgh faisait, hélas, partie de ces esprits faibles et, outre ses critiques virulentes du philosémitisme de Donald Trump, reprochait aux Juifs américains un soutien à l’immigration incontrôlée, et en particulier à l’immigration musulmane.


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Bruxelles-Métula du 19 novembre 2018 (021911/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 19 novembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Binyamin Netanyahu a laissé les milices islamiques de Gaza tirer 531 roquettes en 24h sur les agglomérations du sud d’Israël en ordonnant à Tsahal de ne pas les en empêcher.

 

C’est l’unique raison de fond qui pousse les alliés de la coalition gouvernementale  à démissionner ou à menacer de le faire.

 

La critique est également vive au sein même du Likoud.

 

Le Premier ministre va tenter de diriger le pays avec une voix de plus que l’opposition à la Knesset. Dans l’atmosphère intenable qu’il a suscitée, c’est quasiment impossible.

 

L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/308225049905174/ (Facebook).  Ou https://youtu.be/vwQywaCy_mY (Youtube).

 

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Les pilotes du Khe’l Avir ont survolé cela des heures durant, en ayant l’ordre

de ne pas s’attaquer à ceux qui lançaient ces roquettes sur le sud d’Israël.

 

 
Gaza: un abcès purulent au sud d'Israël (info # 011911/18) Version imprimable
Analyse
lundi, 19 novembre 2018

 

Par Guy Millière


Les récentes attaques menées par le Hamas en territoire israélien, suivies immédiatement par un accord de cessez-le-feu et par des proclamations de “victoire” par le Hamas, suscitent des débats intenses en Israël.

 

Avigdor Lieberman a démissionné de son poste en disant que la riposte israélienne aurait dû être plus radicale et plus soutenue. Naftali Bennett a semblé partager cette position. Binyamin Netanyahou a été accusé de faiblesse.

 

Quand bien même les considérations électorales ne sont pas absentes des discours tenus, il n'en reste pas moins que les positions d'Avigdor Lieberman, de Naftali Bennett et de ceux qui ont accusé Binyamin Netanyahou de faiblesse ont une part de pertinence.

 

La vie des habitants et des agriculteurs du sud d'Israël est un enfer depuis bien trop longtemps. Des forêts entières ont été ravagées par les incendies provoqués par les cerfs-volants boutefeux envoyés depuis Gaza. Les habitants et les agriculteurs du sud d'Israël peuvent légitimement exiger du gouvernement israélien qu’il assure leur sécurité.

 

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Bibi les a laissé tirer

 

Je fais partie de ceux qui pensent que réduire bien davantage de bâtiments de Gaza à l’état de décombres conduirait les Arabes de Gaza et leurs dirigeants à devoir reconstruire et à se calmer pendant un temps. Les opérations menées à Gaza par Israël en 2014 avaient conduit à quatre années de calme relatif. Les frappes infligées à l'époque avaient été utiles. 

 
Je fais aussi partie de ceux qui souhaiteraient une solution plus drastique. Une organisation terroriste islamique aux buts génocidaires telle que le Hamas devrait être détruite intégralement. Tout comme les autres organisations terroristes islamiques présentes à Gaza.

 

Hélas, les obstacles pour parvenir à cette fin souhaitable sont nombreux. Les organisations susdites n'ont aucun scrupule et n'hésitent jamais à utiliser des boucliers humains, et la complicité de journalistes occidentaux toujours prêts à décompter les cadavres n’arrange rien.

 

Israël est d’ores et déjà condamné par nombre de journalistes et de politiciens occidentaux, et un surcroit de morts arabes, même si parmi les morts il y avait une écrasante majorité de terroristes, entraînerait des condamnations très vastes.

 

Les milices islamiques placent leurs caches d’armes sous des écoles, des hôpitaux et des mosquées, et les détruire impliquerait de toucher les lieux concernés, ce qui vaudrait à Israël d’être accusé de bombarder des institutions civiles.

 
Par ailleurs, même si les organisations terroristes gazaties étaient détruites, resterait une population de Gaza haineuse et fanatisée, quasiment ingérable par les autorités israéliennes.

 

On peut craindre aussi que l’Iran, qui finance les milices et souhaite un embrasement, ferait entrer en action le Hezbollah si embrasement il y avait, et espérerait ainsi trouver des moyens de desserrer l’étau qui l’asphyxie présentement. Téhéran désire provoquer la colère du monde arabe à même de faire dérailler le plan de paix israélo-arabe élaboré en ce moment par l’administration Trump.

  
Gaza est un abcès purulent au sud d'Israël. Crever l'abcès sera complexe et difficile. La décision d'Ariel Sharon de quitter Gaza et de contraindre les habitants israéliens du Gush Katif à partir ne cesse d’apparaitre comme une décision malheureuse.

 

Il se dit à Washington que l'un des paramètres du plan de paix élaboré par l’administration Trump impliquerait de confier Gaza à l’Egypte, qui occupait Gaza jusqu'en 1967, ce qui permettrait à l'Egypte de régler le problème des groupes islamiques à Gaza à l’égyptienne. Les armées arabes sont traitées avec bien moins de suspicion que Tsahal dans le monde occidental, même si elles sont  très brutales.

 

Nul ne sait si le paramètre sera retenu et recevra l'agrément du gouvernement israélien, mais c’est un paramètre digne d’intérêt.

 

Il est absolument évident que l'abcès doit être crevé.

 

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Emmanuel Macron et les années 1930 (info # 011611/18) Version imprimable
Analyse
vendredi, 16 novembre 2018

 

Par Raphaël Delpard

 

Désormais, il ne sera plus utile de perdre notre temps à rectifier les déclarations fracassantes du président français lorsqu’il évoque une page d’Histoire, à l’instar de ses remarques sur Philippe Pétain. Cet adolescent vindicatif et prétentieux, enfermé dans le corps d’un adulte, veut nous faire entendre que les peuples qui entendent se libérer du joug d’une Union Européenne méprisante et destructrice, sont le "Mal", et que lui - du fait de son association avec la même Union Européenne -, appartient au camp du "Bien". Faisons un dernier effort, et rappelons à sa vision orthopédique que les années 1930 ont vu l’effondrement du camp du Bien face à celui du Mal. Que le camp du Bien en France s’est décomposé dès 1932. Il avait pris de l’avance.

 

Par ailleurs, il suffit, pour justifier ce qui vient d’être écrit, de se rappeler l’évènement constitué par l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler. En France, pas un intellectuel progressiste ne jugea utile de se poser les questions légitimes sur cet homme. D’où venait-il ? Comment s’y était-il pris pour occuper la fonction de chancelier ? Quelles étaient ses intentions ?  

 

Pas un seul dirigeant de gauche ou affiché comme tel - SFIO ou Néo-socialistes, ou encore le Parti Radical, dirigé conjointement par Pierre Mendès-France et Jean-Pierre Cot - n’a lu Mein Kampf, la profession de foi ou le programme - terme laissé à l’appréciation de chacun - qui serait mis en pratique une fois Hitler arrivé en haut du podium. Un ouvrage rédigé en 1923, tandis qu’Hitler se trouvait en prison après son coup d’Etat manqué du 8 novembre de la même année.

 

La rupture entre la classe politique et le pays profond est dramatique. L’atmosphère est explosive.

 

Emmanuel Macron ne voit-il pas le rapprochement entre la situation actuelle de la France et celle du même pays dans les années 1930 ? Terminons  ce passage par la phrase sublime de Léon Blum, qui dira à propos du nouveau chancelier : "Je mettrai volontiers ma main dans celle de Monsieur Hitler, mais certainement pas dans celle de Mussolini".

 

Le maître-mot des années 1930, en dehors de l’effondrement déjà évoqué, est la cécité face aux évènements.

 

L’abandon des dirigeants du monde devant le problème de survie des Juifs allemands et autrichiens. Le refus général de leur venir en aide lors de la conférence d’Evian, au mois de juillet 1938. Le rassemblement voulu par Roosevelt, après des mois de palabres inutiles, se révélera une des plus monstrueuses machinations. Vingt-neuf nations laisseront les nazis faire ce qu’ils voudront des six cent cinquante mille Juifs installés en Allemagne depuis l’an 132 de notre ère.

 

Avons-nous vu le camp du Bien, si cher à Emmanuel Macron, réagir à l’édiction des lois raciales en 1935 ? Quatre lignes y furent consacrées à la dernière page des journaux de l’époque, y compris dans celles du journal communiste "L’Humanité".

 

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L’Etat français autorise les manifestations antisémites illégales,

même pendant les commémorations du 11 novembre

Edouard Philippe déplore l’augmentation de 69% des actes antisémites en 2018

 

Avons-nous vu le monde progressiste hurler de colère lorsqu’eut lieu la Nuit de Cristal ? Non. Le monde est resté fidèle au truisme habituel : dès qu’il s’agit des Juifs, regarder ailleurs, pour ne pas avoir à prendre position.

 

La Nuit de Cristal eut lieu les 8 et 9 novembre 1938. L’événement s’inscrit au registre de la honte des nations européennes, au premier rang desquelles se trouve évidemment l’Allemagne.

 

Les 8 et 9 novembre 1938, pendant deux jours, les SA se répandirent dans les rues des villes allemandes et autrichiennes, brisant, injuriant, tuant tout ce qui était juif ou qui y ressemblât. La raison de ce débordement de violence ? L’assassinat d’Ernst vom Rath, secrétaire à l’ambassade du Reich à Paris, proche du chancelier, abattu le 7 novembre de plusieurs coups de revolver.

 

Herschel Grynszpan, le meurtrier, est natif d’Hanovre, issu d’une famille modeste vivant des revenus d’un atelier de tailleur. Nous sommes loin de l’image caricaturale des Juifs riches. Trois semaines après l’annexion de l’Autriche, le gouvernement polonais édicte une loi retirant la nationalité polonaise à tout sujet établi à l’étranger depuis plus de cinq ans. Or, les parents du jeune homme tombent sous le coup de cette loi : ils font partie de ces Juifs polonais qui ont quitté leur pays et tenté leur chance en Allemagne dans les années 1920. Ce qui fait que, le 31 mars 1938, les Grynszpan ne sont plus polonais, pas plus qu’ils ne sont allemands. L’Allemagne nazie décide de les expulser. A Hanovre, ils sont quinze mille dans cette situation.

 

Dans la nuit du 28 au 29 octobre, les Juifs polonais sont raccompagnés manu militari jusqu’à la frontière polonaise qui ne s’ouvre pas puisqu’ils ne sont plus polonais.

 

Le 3 novembre 1938, à Paris où il réside et fait des études, Herschel reçoit une lettre de sa sœur. Berta l’informe que sa famille est expulsée vers le camp de rassemblement polonais de Zbaszyn.

 

Imaginer sa famille expulsée d’Allemagne comme des va-nu-pieds, entassée dans un camp, sans l’ombre d’une promesse d’avenir, provoqua le geste du jeune homme.

 

Hitler, qui n’arrive pas vraiment à intéresser les Allemands au bannissement des Juifs, met à profit le meurtre de vom Rath. Les funérailles du conseiller d’ambassade sont l’occasion d’une cérémonie grandiose, à laquelle le chancelier invite les Allemands à se serrer les coudes devant le danger sioniste. Les Juifs sont le mal. Il faudra donc l’extirper, peu importe le moyen employé pour y parvenir.

 

De son côté, à Paris, le jeune Herschel relit la déposition qu’il a faite, elle tient en quelques lignes :

 

"J’ai tiré cinq coups de revolver sur un homme seul, qui se trouvait dans un bureau, pour venger mes parents qui sont malheureux en Allemagne".

 

Incarcéré à la prison de Bourges, Herschel Grynszpan est livré à l’autorité allemande, le 18 juillet 1940, par le gouvernement de Vichy.

 

Grynszpan est ensuite interné au camp de Sachsenhausen où il bénéficie d’un régime de faveur. En effet, Goebbels le garde en réserve, comptant s’en servir au moment opportun, et engager un procès utile à la propagande nazie. Le procès n’aura jamais lieu. Herschel trouve une parade qui ébranle l’Allemagne tout entière. Il affirme avoir eu des relations sexuelles avec vom Rath, lesquelles justifient son geste.

 

"Grynszpan", écrit Goebbels dans son journal, "a trouvé l’argument insolent selon lequel il aurait eu des rapports homosexuels avec le conseiller vom Rath. Il s’agit naturellement d’un mensonge éhonté. Mais c’est bien trouvé et si la chose était rapportée dans un procès public, elle deviendrait sûrement l’argument principal de la propagande adverse".

 

Le procès est donc ajourné sine die.

 

Les crimes des 8 et 9 novembre 1938 se poursuivirent jusqu’au 11, les meutes de SA, crachant la haine du Juif à plein nasaux, fondirent sur les rues des villes et des villages, à la recherche du Juif à abattre. Ces journées mémorables, marquant une fois de plus la honte d’un pays prétendu civilisé, entrent dans l’Histoire sous la désignation de la Nuit de Cristal, en raison des tonnes de verre brisé jonchant les trottoirs, résultat des vitrines saccagées des magasins appartenant à des Juifs.

 

Les témoins qui se sont trouvés au cœur de la tourmente n’oublient pas, des années après l’événement, les hordes de nazis parcourant les rues, et frappant les Juifs rencontrés sur leur chemin.

 

Le bilan est terrible : quatre-vingt-onze personnes sont assassinées, vingt-neuf grands magasins totalement détruits par des incendies volontaires allumés par les SA, cent soixante-et-onze appartements sont dévalisés et leurs occupants battus à mort, cent soixante-dix-sept synagogues incendiées, plusieurs centaines de lieux de culte détruits, sept mille cinq cents magasins pillés.

 

Trente-cinq mille Juifs sont arrêtés et internés dans les camps de concentration de Buchenwald, Dachau et Sachsenhausen, dans l’attente de leur expulsion du pays.

 

Le 12 novembre 1938, le gouvernement du Reich impose aux Juifs le paiement d’une amende expiatoire de plusieurs milliards de marks.


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Non-assistance à Israéliens en danger. Liebermann démissionne. (011411/18) Version imprimable
Analyse
mercredi, 14 novembre 2018

 

Par Stéphane Juffa

 

Sur le seul plan stratégique, accepter dans sa proximité immédiate la présence d’organisations terroristes hostiles et actives, refusant toute perspective de coexistence pacifique avec l’Etat d’Israël et œuvrant ouvertement à son génocide est un non-sens à caractère irresponsable. La présence des milices islamiques opérant à partir d’un territoire souverain, situé à 66km de notre capitale, Jérusalem, et ses 900 000 habitants, du Goush Dan et ses 4.5 millions d’habitants, à 12km d’Ashkalon (130 Khab.), 28km d’Ashdod (220 Khab.), 37km de Beersheva (204 Khab.), 45km de Rekhovot (129 Khab.) et 61km de Tel-Aviv et de ses 430 000 habitants procède d’une situation qu’aucune grande puissance soucieuse de sa sécurité ne saurait en aucun cas autoriser. Et qu’aucune autre grande puissance n’admet en réalité.

 

Cela fait longtemps que cette menace, capable d’atteindre toutes ces villes avec ses roquettes, et qui ne se lasse pas de tenter d’y parvenir, devait être éradiquée. Messieurs Netanyahu, Liebermann (ministre de la Défense) et Bennett ont maintes fois clamé cette nécessité triviale. Mais c’était alors qu’ils se situaient dans l’opposition parlementaire.

 

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La TV du Hamas. Que des pierres, Israël avait prévenu qu’elle allait frapper

 

Les considérations de politique intérieure et internationale ne devraient avoir aucune prise sur cette constatation. Le danger que font peser les milices de Gaza sur les citoyens d’Israël étant simplement insupportable. Et l’attentisme, le suivisme des divers gouvernements Netanyahu et de ses alliés face à ce péril est clairement intolérable. Ce, d’autant plus que l’Etat hébreu possède largement les ressources pour y mettre un terme définitif en quelques jours d’une intervention militaire, sans même avoir, pour y parvenir, à déclencher l’Armageddon.

 

Israël compte un grand nombre d’experts en stratégie de valeur, qui endossent presque tous cette évidence. Il est regrettable que le gouvernement ne les écoute pas et qu’il ne suive pas non plus l’avis de ses propres conseillers. Il est fâcheux qu’il ait choisi la politique de l’ "Appeasement" ayant conduit Chamberlain aux Accords de Munich, avec les conséquences que l’on sait. Encore que le Hamas ne soit pas la Wehrmacht et l’enclave de Gaza ne soit pas l’Allemagne.

 

La concomitance avec les organisations terroristes islamiques de Gaza participe d’une aberration stratégique fort périlleuse. Mais ceux qui choisissent l’Appeasement ont été élus par le peuple, et la démocratie nous impose de subir leur choix déraisonnable. Lors, ce n’est pas sur ce point que nous portons nos accusations – précisément au nom des principes démocratiques et des règles républicaines stipulant les obligations d’un Etat -. C’est une option médiocre que nous critiquons vertement, mais que nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter.

 

Hier soir, mardi, immédiatement après l’annonce du cessez-le-feu avec les milices islamiques, les habitants de Sdérot ont bloqué les accès à leur ville à l’aide de pneus enflammés. Ils ont été dispersés par la police anti-émeute, comme s’ils n’avaient pas été suffisamment mortifiés par deux jours de bombardements ennemis ayant causé de nombreux blessés, de multiples destructions dans leur cité, et ayant perturbé le cours de leur existence et occasionné des pertes de revenus pour tous les Sdérotins.

 

Des habitants des autres agglomérations israéliennes du pourtour de Gaza s’étaient joints à la manifestation, et le ressentiment à Netivot, Ashkalon, Beersheva et dans les kibboutzim est le même qu’à Sdérot.

 

Ils adressent des reproches graves à M. Netanyahu et à son gouvernement : ne pas avoir donné l’ordre à Tsahal d’intervenir afin d’endiguer les bombardements dont ils viennent d’avoir été les victimes. Ne pas avoir donné l’ordre à Tsahal de répliquer de manière proportionnelle et adéquate à ces attaques. D’avoir accepté un cessez-le-feu qui laisse intacte la capacité de nuisance de l’ennemi, avec plus de 6 000 roquettes dans son arsenal. D’avoir totalement abandonné la main au chef du Hamas tronc historique, Ykhyé Sinwar, qui a décidé du début des hostilités, de leur intensité, et du moment où le cessez-le-feu serait décrété.

 

De plus, Binyamin Netanyahu a maintenu ouverts les points de passage avec Gaza, par lesquels transitent tous les éléments nécessaires à confectionner les Qassam. En outre, deux jours avant le déclenchement du conflit, le Premier ministre, dans un acte caractéristique d’Appeasement, avait autorisé la remise au Hamas, par les points de passage, de la somme de 15 millions de dollars en espèces, payés par le Qatar [sur une promesse de financement de 90 millions]. Or cet afflux de devises a largement permis à l’organisation terroriste islamique de payer une partie des salaires en retard de ses miliciens et de racheter, de la sorte et immédiatement, leur obéissance. Sans cet argent, il est douteux que la majorité des terroristes aurait accepté de participer à une nouvelle confrontation avec Tsahal.

 

Mais le plus grave reste à venir. En un peu plus de 48h, les miliciens islamiques de Gaza ont tiré 480 roquettes Qassam sur Israël, blessant plus de soixante-dix personnes, dont quatre sont dans un état sérieux, en tuant une, à Ashkalon, et semant la désolation et le stress dans un périmètre de 40km à partir de la frontière de l’enclave palestinienne.

 

Au total, les milices ont lancé 24 tonnes de roquettes, qui contenaient 9.6 tonnes d’explosifs. A l’intention des lecteurs qui ne sont pas familiers avec la capacité destructrice de ce genre d’explosifs, nous mentionnons qu’une tonne (1 000kg) de ceux-ci suffisent à pulvériser un pâté de maisons ou d’immeubles et tous leurs occupants.

 

Nous devons encore préciser, notamment à l’intention de nos confrères français, que les Qassam sont des armes terroristes par excellence. Ils sont démunis de système de guidage et sont uniquement lancés en direction des agglomérations afin de faire le plus grand nombre de victimes civiles possible. Les Qassam, en raison de leur imprécision, sont inopérants contre des soldats.

 

Les terroristes étant des individus armés s’attaquant systématiquement à des civils, selon la définition de la Ména désormais largement adoptée par les spécialistes et les organisations internationales.

 

Lundi, dans la nuit de lundi à mardi, et mardi, avec mon compère Jean Tsadik, les habitants du pourtour de Gaza et l’ensemble de ceux d’Israël, nous avons attendu la riposte de Tsahal que nous promettaient Netanyahu et ses ministres à grands coups d’envolées lyriques. Elle n’est jamais venue !

 

Bien pire que cela : l’Armée de Défense d’Israël, l’IDF, Tsahal, n’a jamais reçu l’ordre d’intervenir contre les lanceurs de roquettes. Vous lisez bien, hormis dans deux cas très isolés et sans effets tactiques, le gouvernement de l’Etat d’Israël n’a pas donné l’ordre à son armée de faire cesser ou d’atténuer les bombardements qui frappaient la population de l’Etat d’Israël.

 

En fait, il a laissé agir les lanceurs de Katiouchas, en interdisant au contraire à nos pilotes de les neutraliser. C’est ce qui explique les 480 Qassam tirés en une seule journée qui constituent un record absolu. L’ancien datait de 2014, lorsque 250 de ces projectiles avaient été tirés en 24h.

 

Vous avez de la peine à me croire et comme je vous comprends ! Prenez alors connaissance des témoignages de deux pilotes de chasseurs-bombardiers qui ont participé aux opérations sur Gaza :

 

Un officier de l’Armée de l’air a officiellement déclaré hier (mardi) que "les frappes aériennes dans la nuit de mardi furent complètement différentes de tout ce que nous avions connu par le passé". (…) "Nous avons appris à attaquer ces objectifs au cœur de quartiers résidentiels et à les oblitérer sans tuer personne lors de l’attaque".

 

Un autre pilote, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat et le coup de la surprise a dit : "C’était incroyable, on nous a enjoints comme priorité absolue de ne faire aucune victime !".

 

L’ordre incluait les miliciens en train de cibler les civils israéliens qu’ils ont à charge de défendre.

 

Le Khe’l Avir a obéi. Les lanceurs de Qassam, cette nuit-là, ont lancé 300 projectiles de mort sur le pourtour de Gaza, avec les avions à l’étoile de David qui les survolaient sans les inquiéter.

 

Netanyahu entendait sans doute préserver ainsi les "chances" de parvenir à une nouvelle trêve avec les organisations terroristes qui se sont juré de détruire Israël. Mais il l’a fait en sacrifiant ses propres citoyens dont il avait la charge ! Il s’en est servi comme de chair à canons ; nous sommes en présence d’un cas très rare de non-assistance à personnes en danger, avec, en guise de circonstances aggravantes, que le suspect est un Premier ministre.

 

L’affaire est sans doute d’ordre pénal, et un célèbre avocat de nos amis affirme, sur la base de nos révélations, que les habitants de Sdérot, d’Ashkalon et du pourtour de Gaza sont qualifiés à assigner Binyamin Netanyahu en justice. Pour avoir manqué à son devoir constitutionnel de leur venir en aide alors qu’il en avait l’obligation et les moyens.

 

Le Khe’l Avir a bien attaqué et détruit des cibles à Gaza, mais qui n’avaient pratiquement rien à voir avec les bombardements en cours sur Israël. Il a détruit l’immeuble de la télévision du Hamas, al Aksa, un hôtel qui servait de centre de renseignement aux milices islamiques, 7 bâtiments d’habitation occupés partiellement par les chefs miliciens, des postes d’observation, des manufactures d’armes, des camps d’entraînement. 150 cibles au total, mais pas les lanceurs de Qassam ! En tout : 24 tonnes de roquettes sur Israël en 24h, 7 miliciens islamiques tués, dont 3 lanceurs de Qassam. Une autre preuve de ce que j’avance est-elle absolument nécessaire ?

 

De plus, avant chaque frappe – contre des miliciens armés, pas uniquement des civils ! – des drones du Khe’l Avir lançaient un missile inoffensif sur l’objectif choisi, pour indiquer à ses occupants qu’il fallait l’abandonner et se mettre à l’abri.

 

On prenait toutes les précautions pour ne pas blesser ceux qui s’acharnaient à assassiner les enfants de Sdérot et les vieilles dames d’Ashkalon.

 

Netanyahu a transformé nos aviateurs, probablement les meilleurs au monde, en joueurs de football amateurs et en joyeux campeurs. C’est un corrupteur et un destructeur de tous les corps sains et du pays dont il a malheureusement la garde. Un individu narcissique, orateur hors normes, mais un apprenti sorcier manipulateur pour tout le reste.

 

Netanyahu n’est pas le seul responsable de cette tragédie morale, de cette terrible atteinte à la cohésion de la nation ainsi qu’en la confiance des citoyens dans leurs dirigeants. En principe, les ministres qui ont entériné ses décisions sont collégialement fautifs et pourraient également être juridiquement poursuivis. De même que les chefs de l’Armée et de l’Armée de l’air, qui avaient l’obligation de leur rappeler les devoirs inaltérables de Tsahal et, le cas échéant, de refuser d’exécuter des ordres illégaux et exiger la neutralisation de ceux qui tiraient sur nos compatriotes.

 

On apprend d’ailleurs à l’instant [12h47] la démission du ministre de la Défense, Avigdor Liebermann et l’abandon de la coalition gouvernementale par tous les députés de son parti, Ysrael Beitenu. M. Liebermann a justifié sa décision par l’accord pour la remise du cash qatari au Hamas et l’acceptation du cessez-le-feu d’hier, qu’il qualifie de capitulation.

 

Binyamin Netanyahu a immédiatement annoncé qu’il cumulerait dorénavant le portefeuille de la Défense avec ceux qu’il détient déjà. En théorie, il pourrait conserver une petite majorité à la Knesset. En pratique, Naftali Bennett, le ministre de l’Education, a annoncé simultanément que s’il ne se voyait pas remettre le ministère de la Défense, son parti quitterait également la coalition, ce qui aboutirait à des élections anticipées. Nul doute que les événements que nous relatons dans cette analyse risquent de porter un coup fatal à la popularité du premier ministre et que sa réélection est compromise. Particulièrement lorsque tous les détails de cette affaire sortiront dans la presse généraliste.

 

Le mobile de Netanyahu en agissant de la sorte ? Netanyahu reste persuadé qu’il importe de sauver le Hamas à Gaza afin que l’enclave palestinienne ne tombe pas dans l’escarcelle de Mahmoud Abbas et de l’Autorité Palestinienne. Il est convaincu que tant que le Hamas contrôlera Gaza, Donald Trump ne pourra pas exiger de lui qu’il accepte la création d’un Etat palestinien, ce qui représente son plus grand cauchemar.

 

Même au prix de sacrifier aux artilleurs du Hamas des citoyens israéliens.

 

 
380 roquettes sur Israël, 4 morts chez les lanceurs ? (011311/18) Version imprimable
Analyse
mardi, 13 novembre 2018

 

Par Jean Tsadik

 

380 roquettes tirées par les milices islamiques sur Israël en moins de 24 heures. Pour mémoire, durant la pire journée de l’opération "Tzuk Eitan" [rocher inébranlable] en 2014, 250 projectiles avaient été lancés depuis Gaza sur l’Etat hébreu.

 

Un homme d’une quarantaine d’années a été tué autour de minuit lorsque la maison qu’il habitait à Ashkalon a été frappée de plein fouet par un Qassam ; il s’agit de Mahmoud Abou Assva, un Palestinien de Khalkhoul, en Cisjordanie, qui séjournait illégalement, pour des motifs qui restent à définir, dans la ville côtière où vivent 130 000 personnes.

 

La victime a été découverte par des voisins, enfouie dans les décombres, une heure après que les services de secours eurent déjà quitté les lieux.

 

Dans le bâtiment en question, les mêmes services ont mis 40 minutes après l’explosion du projectile pour dégager une femme de soixante ans, inconsciente, atteinte par le souffle de la détonation et souffrant de nombreuses blessures occasionnées principalement par des éclats de verre.

 

Deux autres femmes ont été découvertes, bien après le retrait des secouristes, par un civil venu prendre des photos de la maison détruite. Elles sont dans un état critique. Le traitement de ce sinistre restera sans doute parmi les échecs les plus cuisants des organes de sauvetage depuis la création d’Israël.

 

En tout, c’est une soixantaine de personnes qui ont été blessées dans la journée et la nuit de lundi dans notre pays. Parmi celles-ci, trois se trouvent dans un état grave, une est moyennement atteinte et 23 sont légèrement touchées, par des éclats de verre, le souffle d’explosions, l’inhalation de fumée, et pendant qu’elles courraient pour se mettre à l’abri.

 

Une trentaine de patients supplémentaires sont en état de choc.

 

Parmi les blessés en sérieuse situation médicale, on compte le jeune soldat de 19 ans qui se trouvait dans le bus attaqué par les milices au missile antichar Kornet au tout début de la confrontation actuelle.

 

Arrivé à l’hôpital Soroka de Beersheva dans un état désespéré, criblé de shrapnels dans tous le corps, il a été opéré simultanément par plusieurs équipes de chirurgiens onze heures durant. Ce matin, le directeur de l’établissement hospitalier a déclaré que "son pronostic vital n’était plus immédiatement engagé".

 

Côté gazaoui, le Khe’l Avir, les hélicoptères d’assaut et les chars ont détruit environ 150 objectifs, incluant trois tunnels stratégiques, des installations militaires, des postes d’observation, des manufactures d’armes et des sites de lancement.

 

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Les objectifs principaux de Tsahal dans la bande de Gaza

Source : Tsahal (héb.)

 

Presque chaque fois, Tsahal a averti les occupants de ces infrastructures de l’imminence d’une frappe, ce qui explique le nombre très restreint de morts, 4. Tous des miliciens, deux du Hamas, deux du Djihad islamique, aucun civil ne figure dans le bilan des frappes de l’Armée israélienne.

 

En plus de ces cibles, l’Aviation des Hébreux a anéanti l’immeuble de la télévision du Hamas, Al Aqsa, qui encourageait les sympathisants islamiques de Gaza et de Cisjordanie à perpétrer des assassinats d’Israéliens. Al Aqsa continue cependant d’émettre des programmes limités à partir de studios souterrains.

 

Le Khe’l Avir a également oblitéré l’ "hôtel" al Amal [l’espoir], qui ne servait plus d’hôtel depuis longtemps mais abritait un nœud important du renseignement du Hamas.

 

De plus, les avions à l’étoile de David ont réduit en poussière sept immeubles d’habitation qui étaient occupés par les chefs des milices islamiques. Toujours après avoir employé la technique "toc-toc" [on frappe à la porte] afin d’aviser les occupants de frappes imminentes et de leur permettre de se mettre à l’abri.

 

Ce mardi matin, la Marine de guerre israélienne s’est mêlée au combat contre les milices islamiques. Le cabinet politique-sécuritaire est réuni depuis 9h autour du Premier ministre, y participe l’état-major de Tsahal ainsi que les représentants des services de renseignement.

 

Le gouvernement a informé les médiateurs égyptiens, ceux de l’ONU et les pays amis qui avaient proposé leurs bons offices pour parvenir à un cessez-le-feu qu’une trêve n’était pas, pour le moment, à l’ordre du jour.

 

L’on s’attend à une décision mi-figue mi-raisin du cabinet politique-sécuritaire, qui va sans doute décider d’une opération terrestre limitée, qui ne chassera pas les milices islamiques de Gaza et ne prodiguera pas, de cette manière, la paix et le calme auxquels aspirent légitimement les habitants du pourtour de Gaza.

 

Les habitants d’Israël, en général, ceux du Sud, en particulier, sont très remontés contre leurs dirigeants. Ils vivent avec le sentiment diffus que, depuis huit mois, ils servent de chair à canon à la politique sans queue ni tête de ce gouvernement. Ils demandent une action réelle afin de se débarrasser des miliciens et non plus un trompe-l’œil.

 

Nous, dont c’est le métier, avons les mots pour expliquer ce qu’ils ressentent. Un chiffre suffit à exprimer ce qui ne va pas : les miliciens ont tiré 380 roquettes sur les Israéliens, avec les conséquences que l’on sait, et ils n’ont eu que quatre morts. Et deux seulement en train de tirer des fusées Qassam. Autant dire que s’ils sont parvenus à tirer un aussi grand nombre de projectiles sur les habitants du Néguev, c’est qu’on les a laissé faire !

 

Par bonheur, nous possédons le Dôme de fer et ses missiles Tamir, sans eux et leurs 130-150 interceptions, le bilan aurait viré au carnage. Mais, on l’a vu, la protection qu’ils assurent n’est pas absolue, leur barrage n’est pas hermétique, surtout face aux salves de dizaines de Katiouchas tirées simultanément. Il y en a parfois une qui échappe aux Tamir et qui explose sur une maison. C’est arrivé à Ashkelon, que les milices islamiques ont décidé de transformer en ville martyr, mais aussi à Sdérot et à Nétivot, et dans nombre d’autres endroits.

 

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Des missiles du Dôme de fer en train d’intercepter des roquettes sur Ashkelon

 

Or la tâche numéro un de l’Armée – comme son nom l’indique : Tsahal, Armée de Défense d’Israël – est de défendre sa population et son territoire. Elle est censée, avant de s’occuper de l’immeuble de la télévision du Hamas, de faire la chasse absolue et ininterrompue aux lanceurs de Qassam. De les empêcher de lever la tête, au risque de la perdre.

 

Tsahal a les moyens de le faire, notamment en suivant les formations de lanceurs avec ses drones, et de les débusquer dans les vergers et sous les bâtiments ; il l’a fait avec une grande réussite lors de Tzuk Eitan en 2014, mais il ne le fait pas maintenant. Pourquoi ?

 

Hier, j’ai compté plusieurs heures – par exemple entre 20h et minuit ! - durant lesquelles les habitants ployaient sous des dizaines de projectiles, sans que le Khe’l Avir n’intervienne à Gaza directement contre les responsables de ces tirs. C’est plus qu’un scandale, c’est une aberration, presque un cas de trahison, en tout cas contre la fonction primordiale de l’Armée.

 

Et je n’accuse certainement pas les pilotes ni les commandants des unités aériennes et terrestres, ils réalisent tous à la lettre et avec professionnalisme et dévouement les missions qui leur sont confiées. Je mets en cause Binyamin Netanyahu, qui ne sait pas ce qu’il fait.

 

Il laisse des groupuscules – 30 000 miliciens tout au plus – sans chars, sans canons et sans avions, terroriser et tuer les citoyens d’un pays pouvant aligner un million de soldats dans l’une des plus puissantes armées du monde, paraît-il.

 

Je ne suis pas un partisan des visions politiques et "humanitaires" de Vladimir Poutine, mais je peux vous assurer que si une seule roquette avait frappé une ville russe de 130 000 âmes, il ne resterait plus une pierre sur une pierre à Gaza. Poutine ne serait assurément pas allé se coucher pendant qu’un quart de ses administrés croupissaient dans les abris – pour ceux qui en possèdent – sous les bombes de terroristes islamiques. C’est absurde ! C’est de l’abandon de poste, de l’indifférence !

 

De plus, laisser cette situation se prolonger pendant une journée sans noyer les miliciens sous les bombes n’a aucun sens. Le temps de réaction militaire à des bombardements de cette envergure sur les villes israélienne doit être d’une heure tout au plus. Et nous en avons évidemment les moyens.

 

Nul ne doit pouvoir bombarder nos villes impunément si nous avons les moyens de l’en empêcher. Tous les moyens nécessaires afin d’empêcher un ennemi de bombarder nos villes doivent être mis en œuvre immédiatement, totalement, sans hésitations et sans considérations politiques !

 

Je ne suis pas le seul de cet avis, loin s’en faut. A la Ména, Stéphane Juffa partage mon point de vue. Et Ehud Barak, celui qui est considéré comme le meilleur soldat de Tsahal de tous les temps et comme un stratège de premier plan mondial, a ainsi déclaré hier lors d’une interview avec notre confrère Oded Ben Ami : "Le gouvernement, depuis huit mois, abandonne les citoyens du Sud. C’est au Hamas qu’il faut chercher de la conviction, et celui qui décide, c’est Ykhyé Sinwar [le chef du Hamas]. Les ministres du cabinet se disputent comme des enfants. C’est un gouvernement qui ne sait pas diriger une opération à Gaza. Je regrette que nous devions tous en payer le prix".

 

L’ancien chef d’état-major, ministre de la Défense et Premier ministre a aussi déclaré qu’en se rendant à Paris, M. Netanyahu savait qu’une opération délicate allait se dérouler à Gaza durant son absence. "L’estomac se torsade en pensant que la nuit où doit avoir lieu une opération comme celle-ci, celle qui dirige le pays est – sur décision personnelle du premier ministre -, Miri Regev !". Madame Regev est la ministre du Sport et de la Culture et ne possède pas les connaissances militaires voulues pour gérer une crise de l’ampleur de celle générée par l’échec de la mission du commando à Khan Yunis, dimanche dernier.

 

En plus du Hamas, qui doit être aussi surpris que nous de la marge de manœuvre que lui laisse Binyamin Netanyahu pour l’instant – les tirs de roquettes sur nos villes se poursuivent avec autant d’entrain et une capacité de nuisance quasi-intacte – d’autres épient les aptitudes d’analyses stratégiques d’Israël et sa capacité à réagir correctement à une attaque. Je pense évidemment aux Iraniens, au Hezbollah et aux Syriens, sans parler des Russes. Et les incohérences que nous leur laissons voir peuvent avoir des conséquences préjudiciables lors de nos prochaines confrontations militaires.

 

Une dernière chose : Binyamin Netanyahu a tenu une conférence de presse à Paris. Il est intervenu publiquement plusieurs fois la semaine dernière. Mais depuis son retour au pays, dans la nuit de dimanche à lundi, il ne s’est pas adressé ne serait-ce qu’une seule fois à ses compatriotes soumis aux Katiouchas des milices islamistes.


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100 roquettes sur Israël, des blessés (041211/18) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 12 novembre 2018

© Metula News Agency

 

Métula, lundi, 18h50, 17h50 à Paris

 

Durant les deux dernières heures, les milices islamiques de Gaza ont lancé plus de 100 roquettes sur le territoire israélien, et les tirs se poursuivent sans interruption [regarder une vidéo des tirs de roquettes et d’interceptions du Dôme de fer. Source Tsahal].

 

Les milices ont en outre tiré un missile antichar sur un autobus qui a pris feu. Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été grièvement blessé lors de de cette agression.

 

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Le bus en flammes, les secours et les badauds

 

Suite à cette attaque, les miliciens ont copieusement arrosé de roquettes et de mortiers les équipes de secours qui tentaient de s’approcher du car. Un hélicoptère de sauvetage qui essayait d’atterrir pour venir en aide aux blessés n’a pas été en mesure de se poser.

 

Deux bâtiments ont été touchés de plein fouet, l’un à Netivot, l’autre, le supermarché Dahan, à Sdérot. Dans le supermarché, c’est la réserve des ballons de gaz qui s’est enflammée ; les pompiers n’ayant pas la capacité d’éteindre un feu de ce type se contentent de refroidir les zones avoisinantes et d’éloigner les nombreux badauds.

 

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L’incendie du supermarché Dahan à Sdérot

 

Ces derniers contreviennent aux ordres de l’Armée qui a demandé à tous les habitants situés à moins de 40km de la frontière de ne pas quitter les abris.

 

Cinq personnes ont en outre été légèrement blessées par des éclats de roquettes.

 

Le Khe’l Avir intervient actuellement massivement sur les positions des milices à Gaza. Un appareil a notamment neutralisé une formation de lanceurs de roquettes surprise en plein activité. Deux miliciens ont été tués lors de cette opération.

 

Des chars sont également en action en plusieurs points de la bande de Gaza.

 

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Les effets des éclats de roquettes sur une camionnette

 

Des projectiles ont été tirés en direction de Beersheva et d’Ashkelon mais ils ont été interceptés par le Dôme de fer, qui gagne en efficacité plus la distance parcourue par les fusées des islamistes s’accroît.

 

Le rythme des tirs de roquettes varie entre 2 et 5 minutes.

 

Une roquette vient [18h36] de frapper une maison d’habitation d’Ashkelon sans faire de blessés. Les tirs en provenance de Gaza semblent aller s’amplifiant durant le dernier quart d’heure.

 

La question qui se pose actuellement à l’exécutif israélien est de décider s’il tend vers un nouvel apaisement ou s’il doit administrer une punition virulente aux factions islamiques de l’enclave côtière.

 

Il ne fait aucun doute que la population du pourtour de l’enclave palestinienne, dont l’existence est devenue chaotique ces derniers mois, est très largement en faveur d’une intervention massive et décisive de Tsahal. D’importants renforts sont d’ailleurs acheminés sur zone pour permettre au gouvernement de disposer dans son choix de toutes les options possibles.

 

A noter qu’aujourd’hui le Hamas a reçu des valises de billets de banque envoyées par le Qatar, censés être utilisés uniquement afin de payer les salaires des fonctionnaires, ce qui s’avèrera impossible à contrôler.

 

 
Bruxelles-Métula du 12 novembre 2018 Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 12 novembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Le débriefing complet des événements de la nuit dernière à Khan Yunis, dans la bande de Gaza.

 

Un commando israélien emprunte un tunnel stratégique du Hamas à l’envers, se déguise en Gazaouis, notamment en femmes afin de s’approcher de son objectif.

 

Abat 7 miliciens islamistes sur le point d’accomplir un très mauvais coup, dont Nour Baraké, le no.2 des Brigades Ezzedine al Qassam, l’aile armée du Hamas tronc traditionnel.

 

Se fait identifier par d’autres miliciens et prendre en chasse. Un combat intense à l’arme automatique s’ensuit. Un lieutenant-colonel israélien est tué, un autre officier modérément blessé.

 

L’Aviation et les chars couvrent massivement le retrait du commando.

 

Les islamistes tirent 17 roquettes sur Israël durant la nuit. Elles sont soit interceptées par le Dôme de fer, soit elles explosent sur des terrains inhabités.

 

Binyamin Netanyahu rentre précipitamment de Paris. Il s’y est entretenu avec Vladimir Poutine. Les deux hommes ont parlé de la poursuite de la coordination militaire en Syrie.

 

Moscou est fâché car les interventions de Tsahal ont continué après l’incident de l’Iliouchine en septembre.

 

Une analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca.

 

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1159913670830120/ (Radio Judaica)

https://youtu.be/jz6PetbaqY4 (Youtube).

 

 
Graves affrontements à Gaza (suite 2)(021211/18) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 11 novembre 2018

 

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Métula, lundi, 01h53, 0h53 à Paris

 

Les familles étant désormais informées, nous sommes en mesure d’annoncer qu’un officier commando de Tsahal a été tué, dimanche soir, lors de l’opération menée par une unité spéciale de l’Armée israélienne à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza.

 

Un second officier de la même unité a été modérément blessé et il est soigné à l’hôpital Soroka de Beersheva.

 
Graves affrontements à Gaza (suite 1)(011211/18) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 11 novembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, lundi, 01h30, 0h30 à Paris

 

Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a décidé d’interrompre sa participation au "Forum de la paix" à Paris et de rentrer cette nuit en Israël en raison de la situation dans le Sud.

 

Jusqu’à 1h de ce lundi, une quinzaine de roquettes ont été tirées depuis Gaza en direction d’Israël, la plupart explosant sur le territoire du Conseil régional d’Eshkol. Nos correspondants sur place observent que, pour le moment, les miliciens islamiques s’abstiennent de tirer des salves de plusieurs dizaines de projectiles comme ce fut le cas lors des récents incidents.

 

Les tirs se succèdent toutes les 10 à 20 minutes, le dernier étant intervenu à 1h16

 

Les roquettes qui n’ont pas été interceptées par le Dôme de fer ont explosé dans des terrains inhabités.

 

Le Hamas tronc traditionnel confirme la perte de Nour Baraké, le no.2 d’Ezzedine al Qassam, sa branche armée. Il ne produit aucun motif pouvant expliquer l’opération israélienne de dimanche soir. L’organisation terroriste a également diffusé des images des cadavres ensanglantés de Baraké et d’un autre milicien.

 

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Feu Nour Baraké, le no.2 d’Ezzedine al Qassam

 

Nous mettons d’autre part en garde contre des informations incomplètes contenues dans la dépêche de l’AFP concernant ces incidents. Ce câblogramme ainsi rédigé est de nature à induire les lecteurs en erreur.

 

 
Graves affrontements à Gaza (021111/18) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 11 novembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche, 23h35, 22h35 à Paris

 

Ce dimanche soir, une force spéciale israélienne s’est introduite dans l’enclave palestinienne de Gaza. Certains des soldats étaient déguisés en femmes, d’autres, en résidents locaux.

 

Le commando a intercepté et neutralisé Nour Baraké, le no.2 de l’aile armée du Hamas tronc traditionnel, Ezzedine al Qassam, de même qu’au moins 5 autres membres (dont un second chef de premier rang) de cette organisation. Le Hamas annonce également que 7 à 8 autres miliciens ont été blessés lors de l'accrochage. L’opération a eu lieu dans la ville de Khan Yunis (145 000 hab.), dans le quart sud-ouest de la bande côtière [carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

La force d’intervention de Tsahal a toutefois été remarquée par des miliciens islamistes armés qui l’ont prise pour cible. Aucun soldat n’a été kidnappé par les islamistes.

 

Des appareils du Khe’l Avir [l’Armée de l’air israélienne] sont alors intervenus afin de couvrir le retrait du commando entre Khan Yunis et la frontière israélienne.

 

Des militaires qui composaient cette unité d’intervention ont été touchés et emmenés en hélicoptère à l’hôpital Soroka de Beersheva. Nous nous interdisons de faire état de l’état des soldats avant que leurs familles aient été informées.

 

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Un hélicoptère débarquant des blessés du raid de ce soir à l’hôpital Soroka

 

Vers 22h30, les factions islamiques de Gaza ont lancé plusieurs salves de roquettes sur le pourtour de Gaza, principalement sur le territoire du Conseil régional d’Eshkol [carte]. Le Khe’l Avir riposte à ces tirs. Jusqu’à 23h07, le Dôme de fer a intercepté tous les projectiles tirés en direction du territoire israélien [Tsahal].

 

Le ministre de la Défense Avigdor Liebermann se trouve en consultation avec l’état-major de l’Armée en vue d’appréhender la situation et de décider du comportement à adopter. M. Netanyahu, en visite à Paris, est constamment tenu informé du développement de la situation.

 

Les journalistes-reporters de la Ména dans le pourtour de Gaza sont à pied d’œuvre. Nous ignorons les raisons ayant amené l’état-major de Tsahal à lancer ce raid terrestre inhabituel.

 

 
Le plan de paix de l’Administration Trump et l’affaire Khashoggi (info # 011111/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 11 novembre 2018

 

Par Guy Millière

 

J’entends revenir ici une fois encore sur le plan de l’administration Trump pour la paix au Proche-Orient. J’ai récemment expliqué que la "solution à deux Etats" à laquelle songe Donald Trump n’implique pas la création d’un Etat palestinien confié à l’Autorité Palestinienne, et que, de toute façon, Donald Trump n’entend pas imposer quoi que ce soit à Israël.

 

Des rumeurs continuant à courir, des phrases énoncées dans des interviews se trouvant citées, il importe de développer notre analyse. Un point essentiel doit être énoncé dans ce souci : quel que soit le plan qui sera proposé, il sera refusé par l’Autorité Palestinienne, et le pensionnaire de la Maison Blanche et son administration le savent assurément. Ce ne sera donc pas un plan destiné à être mis en œuvre, et il ne le sera pas. Ce sera un simulacre, sa présentation sera une présentation de pure forme.

 

Pour montrer sa bonne volonté le gouvernement israélien pourra affirmer qu’il l’accepte "en principe", cela ne lui coûtera strictement rien. L’Autorité Palestinienne, quant à elle, n’aura pas même l’opportunité d’afficher sa bonne volonté : elle a tellement excité la population qui est sous sa coupe, elle a tant martelé qu’elle ne transigerait pas et ne voulait rien entendre qui n’inclût Jérusalem et le retour de cinq millions de réfugiés, qu’elle est prisonnière de son discours. Elle restera une nuisance, ou elle disparaîtra. Il n’y a pas de troisième possibilité. Imaginer que l’AP puisse accepter un fragment de la Judée-Samarie, une capitale ailleurs qu’à Jérusalem et un abandon de ce qu’elle appelle le "droit au retour" est faire preuve de bien trop d’imagination. Imaginer qu’elle pourrait reconnaitre Israël en tant qu’Etat juif ou Etat du peuple juif ayant aussi sa capitale à Jérusalem est infiniment trop optimiste également.

 

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L’ "inconfiance"  

 

Comme je l’ai déjà écrit, le plan présenté ne sera qu’une étape. Et ce qui importe est ce qui suivra cette étape. Les acteurs essentiels à ce moment seront Israël, l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Jordanie.

 

Ce qui prendra forme à l’issue de la publication du plan dépendra aussi de la situation d’autres pays : l’un de ces autres pays est l’Iran. L’asphyxie de l’Iran par les sanctions U.S. devrait priver d’oxygène les mouvements “palestiniens”, dont Téhéran est désormais l’une des principales sources de financement.

 

Deux autres de ces pays sont la Turquie et le Qatar, qui financent aussi les mouvements “palestiniens”. Ils subissent actuellement d’intenses pressions de l’administration Trump et de l’Arabie Saoudite, et ont intérêt à freiner leur enthousiasme. Turquie et Qatar sont, outre les mouvements “palestiniens”, des soutiens principaux des Frères Musulmans.

 

Dans le cadre de cette réflexion, il nous faut considérer ce qui a été ces derniers temps, et reste l’affaire Jamal Khashoggi. Celui-ci n’était pas, comme d’aucuns s’efforcent de le présenter, un simple journaliste, mais un membre important des Frères Musulmans s’activant à la déstabilisation de l’Arabie Saoudite en général, et du prince Mohamed ben Salman, en particulier.

 

Je doute que l’on sache un jour pleinement ce qui s’est passé dans le consulat saoudien d’Istanbul. Ce qui est certain est que Jamal Khashoggi a été éliminé physiquement. Il est douteux qu’il l’ait été sur ordre de Mohamed ben Salman, car il était loisible à MBS d’éliminer un agent de déstabilisation des Frères Musulmans de façon moins compromettante. Il est possible qu’il se soit agi d’une tentative d’enlever Jamal Khashoggi et de le ramener en Arabie Saoudite aux fins de le faire parler et de le neutraliser. Il est également possible qu’il se soit agi, à priori, d’une opération destinée à nuire à Mohamed ben Salman. Toutes les hypothèses sont envisageables et la vérité restera dans l’ombre et les ténèbres, même si des réponses apparemment probantes sont d’ores et déjà proposées.

 

Ce qui est certain, outre l’élimination physique de Jamal Khashoggi, est que le Qatar, la Turquie, l’Iran et tous ceux qui ne veulent ni l’asphyxie de l’Iran ni celle des mouvements “palestiniens” ont intérêt à donner un retentissement maximum à cette sordide affaire.


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Elections américaines : pas de vagues (010811/18) Version imprimable
Analyse
jeudi, 08 novembre 2018

 

Par Amram Castellion

 

Au cours des mois qui ont précédé les élections de mi-mandat de mardi dernier, deux récits contradictoires se sont fait face sur les réseaux sociaux.

 

Les Démocrates annonçaient une "vague bleue" – une défaite généralisée des Républicains, en réaction aux excès de langage et à la vulgarité (indiscutables) du Président Trump et aux menaces (beaucoup moins identifiables) qu'il ferait peser sur les libertés publiques.

 

Les Républicains, pour ne pas être en reste, parlaient d'une "vague rouge" qui viendrait récompenser la situation économique exceptionnellement favorable des Etats-Unis sous Trump – avec des taux de croissance et d'emploi qui n'avaient pas été vus depuis plus de quarante ans – et sanctionner la faiblesse des Démocrates face à l'immigration illégale ainsi que la dérive de beaucoup d'entre eux vers l'agitation gratuite et l'idéologie racialiste.

 

Le résultat final n'a répondu aux attentes ni des uns, ni des autres. Les deux camps se sont fortement mobilisés, avec un taux de participation de près de 48%, le plus élevé depuis 1970 pour des élections de mi-mandat. Mais cette mobilisation symétrique a conduit chaque camp à annuler la vague promise par l'autre. Au total, cette élection est un match nul politique sur le court terme. A moyen terme, elle laisse l'avantage au Président Trump.

 

Les Démocrates ont repris la Chambre des Représentants, chambre basse du Congrès, le Parlement américain. C'est une règle quasi-universelle de la politique américaine que le président en exercice voit son parti perdre la chambre à mi-mandat : au cours des 50 dernières années, seul Jimmy Carter en 1978 et George W. Bush en 2002 (après le 11 septembre) y ont fait exception. D'après les comptes disponibles le 8 novembre et qui peuvent encore changer à la marge, les Démocrates auront 228 ou 229 élus à la Chambre contre 206 ou 207 pour les Républicains, gagnant 31 ou 32 sièges par rapport aux deux années précédentes. Par comparaison, le parti du Président Obama avait perdu 63 sièges en 2010, deux ans après son élection. De plus, si le nombre total de gouverneurs Républicains diminue, le parti du Président regagne cette fonction dans les deux Etats les plus cruciaux pour les présidentielles de 2020 : l'Ohio et la Floride.

 

Et dans le même temps, les Républicains ont augmenté leur majorité au Sénat, qui est vraisemblablement passée de 51 à 54 sénateurs sur 100. Ce mouvement est très exceptionnel : à part George W Bush gagnant un siège en 2002 (de 49 à 50, ce qui lui avait donné une majorité grâce à la voix déterminante du vice-président), il faut remonter à John Kennedy en 1962 pour trouver un président qui ait augmenté la majorité de son parti au Sénat à mi-mandat.

 

Les Républicains ont par ailleurs vu réduire le nombre d'Etats où ils exercent la fonction de gouverneurs, de 33 à probablement 27 sur 50 Etats.

 

Dans les deux ans qui viennent, le Congrès sera divisé entre une Chambre Démocrate et un Sénat Républicain. Cela rendra le travail législatif pénible et probablement peu productif, les deux chambres devant le plus souvent tomber d'accord pour faire passer une loi. Mais quand on observe le détail des fonctions des deux chambres, on voit comment ce résultat divisé donne un avantage tactique au Président Trump pour la préparation des élections présidentielles de 2020.

 

La Chambre des Représentants, parmi les fonctions qui lui sont plus précisément assignées, a un pouvoir supérieur à celui du Sénat en matière budgétaire. Elle a aussi le pouvoir de lancer la procédure d'impeachment qui permet de destituer les dépositaires de l'autorité publique.

 

Il est à peu près certain que la Chambre Démocrate utilisera ses pouvoirs budgétaires pour empêcher la réalisation de ceux des programmes de Trump qui exigent des dépenses importantes, en particulier la construction d'un mur anti-immigration à la frontière mexicaine. Il est également très probable qu'elle trouvera un prétexte – n'importe quel prétexte – pour voter l'impeachment de Trump et de certaines des personnes qu'il a nommées. Le dernier juge nommé à la Cour Suprême, Brett Kavanaugh, pourrait être le premier en ligne de mire.

 

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Nancy Pelosi (D) (à droite), probable prochaine présidente de la Chambre, et Maxine Waters (D), probable prochaine présidente de la Commission des Finances. La jeunesse est avec nous.

 

Mais ces procédures, sur le plan politique, ont toutes les chances de profiter au Président Trump.

 

L'impeachment est initié par la Chambre à la majorité simple, mais la personne visée ne peut être ensuite être relevée de ses fonctions que par une majorité des deux tiers au Sénat. Lorsque la Chambre Démocrate lancera l'impeachment du Président Trump et d'autres officiels, elle sera donc, en toute connaissance de cause, en train de lancer un processus sans aucune chance de succès. Son seul espoir sera que les prétextes qu'elle trouvera pour son action ("collusion russe" ? assauts sexuels rapportés dans les années 1970 ?) soient pris au sérieux par l'opinion publique.

 

Or, les deux dernières années ont montré, de manière répétée, que le goût atavique des Démocrates pour lyncher leurs adversaires sur la base d'accusations mensongères inventées de toutes pièces fait de moins en moins illusion auprès des Américains. La confirmation du juge Kavanaugh et la perte de crédibilité de l'enquête du juge Robert Mueller, qui n'a toujours pas trouvé trace de collusion russe après 18 mois, en sont les principaux exemples.

 

A l'inverse, le spectacle d'une majorité parlementaire qui néglige le travail législatif et préfère se consacrer à la chasse aux sorcières risque de se retourner rapidement contre les Démocrates et de les affaiblir avant les élections de 2020.

 

Le Sénat, pour sa part, a dans ses attributions spécifiques la confirmation des hauts fonctionnaires et des juges nommés par le Président.

 

Le renforcement de la majorité Républicaine au Sénat facilitera les efforts de Donald Trump pour changer le visage de l'administration et de la justice américaine pour plusieurs décennies. Les fonctionnaires seront remplaçables par le prochain président ; mais les juges sont nommés pour de très longues périodes, souvent à vie. Nous pouvons nous attendre à ce que l'héritage le plus durable du Président Trump soit une justice américaine revenue à droite jusqu'à la moitié du siècle.

 

Enfin, la paralysie législative probable du fait de la division politique entre les deux chambres donnera un vaste champ d'action au Président pour prendre lui-même, par décret (executive order), les mesures que le Congrès sera trop paralysé pour prendre. En termes de production de normes au niveau fédéral, la configuration politique issue des élections de mardi donne donc, là encore, l'avantage aux Républicains.


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Un antisémitisme peut en cacher un autre (info # 010611/18) Version imprimable
Analyse
mardi, 06 novembre 2018

 

Par Claude Berger

 

La décence après la tragédie de Pittsburgh - un acte antisémite odieux - eût été de ne pas en attribuer la responsabilité à Donald Trump, un président à la fois proche du peuple juif et d’Israël. Un président qui ose affronter le consensus anti-israélien porté par le courant Démocrate et les gauches en général, qui prétendent dénoncer les « populismes » et les « nationalistes » en prônant un large accueil des migrants.

 

Cette utilisation à des fins électoralistes, lorsqu’elle est le fait de Démocrates se prévalant de leur origine juive pour s’attribuer une légitimité au nom d’une idéologie, est proprement scandaleuse.

 

Ne soyons pas dupes, ce qui est désigné sous le vocable « populiste » a pour vocation de laisser entendre « qu’il y a du fascisme là-dessous », alors qu’en fait, dans leur majorité, les populations réagissent à la perte identitaire qui suit les flux migratoires, tout en souhaitant le contrôle des frontières, et réagissent aussi à la concurrence déloyale des migrants sur le marché du travail.

 

A ce sujet, ce qu’on appelle crise migratoire n’est que l’aspect le plus visible d’une crise de nos sociétés fondées sur le salariat, c’est-à-dire sur la transformation du travail en marchandises concurrentielles, conjointe à la négation des cultures qui va de pair.

 

Crise migratoire, non ! Crise certaine du système salarial où chacun travaille pour soi dans le cadre d’une citoyenneté désolidarisée, crise du salariat, oui !

 

La mondialisation du marché du travail, qui oppose à la revendication permanente la recherche des mains d’œuvre les moins chères, crée des appels d’air dans les pays moins développés, privés de chemins de vie attrayants, où le prix de la main d’œuvre concurrentielle est au plus bas. La perte culturelle joue aussi de ce côté-là. C’est une menace pour le monde entier, un véritable problème de civilisation et de disparition des valeurs au profit d’une marchandisation des mœurs.

 

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Le fleuve de migrants sud-américains actuellement au Mexique

La migration fait, par exemple, du Mexique un pays "moins mexicain"

et des USA un pays moins étasunien. Et cela ne va pas de soi.

 

La pensée de gauche, la pensée Démocrate aux Etats-Unis, n’ayant jamais fait cette critique de la marchandisation du travail et de la perte culturelle qui lui est associée, tout en soutenant les flux migratoires, est l’acteur de ce capitalisme qu’elle croit combattre ou réguler.

 

Il est bon de connaître l’opinion d’un auteur mal lu par les socio-démocrates, il s’agit de Karl Marx : « tous ces socialistes » ont un point commun : ils laissent subsister le travail salarié donc par là-même la production capitaliste…Tout cela n’est qu’une tentative, maquillée en socialisme, pour sauver la domination capitaliste et la fonder en réalité à nouveau sur une base plus large que maintenant. (Lettres sur le Capital… Lettre à Bernstein, 1881).


Si cette analyse critique du marché du travail a été ignorée par les socio-démocrates de toutes obédiences, celles-ci ont également passé sous silence l’antisémitisme des pères fondateurs de la pensée de gauche, Marx, Proudhon, Bakounine, Fourier et les effets sur leurs propres théories. J’ai montré ailleurs1, dans la foulée de l’historien Léon Poliakov, que cet antisémitisme sécularisait une matrice culturelle fidèle au catholicisme inquisitorial et aux Epitres de Paul ; un antisémitisme qui plaçait le Juif à l’origine de la chute et du complot permanent et qu’il fallait faire disparaître, une sécularisation qui remplaçait le messie divin par le messie prolétarien. L’antisémitisme de droite se nourrissait aux mêmes sources. Fort heureusement, des courants évangéliques chrétiens s’en sont détachés et prônent le rapprochement avec Israël et la spiritualité du judaïsme.

 

En ne s’opposant pas aux flux migratoires, au nom d’un « humanisme » et d’une idéologie victimaires, les gauches plaident en fait pour l’exaspération de la crise du salariat et de la crise culturelle qui en est un des aspects. Et là, ce que les Démocrates oublient, c’est le fait qu’un migrant économique est d’abord un migrant culturel. Or à l’échelle de la planète, ce qui menace nos sociétés en crise, ce ne sont pas les idéologies d’extrême droite, à la condition qu’on ne confonde pas attachement à l’identité culturelle et à la nation avec fascisme ou nazisme.

 

Jusqu’ici, des actes individuels, commis en Norvège et à Pittsburgh par des militants nazifiés ne constituent pas une menace planétaire. Par contre l’islamisme, le terrorisme de masse de cette obédience menacent non seulement les Juifs mais l’univers entier. Du 11 septembre 2001 au Bataclan, du terrorisme palestinien et du refus du fait juif dans le monde arabo-musulman, de l’assassinat de Mireille Knoll à celui de Sarah Halimi, de l’assassinat de Coptes aux pendus de Téhéran, c’est l’islamisme qui est en cause.

 

La radicalisation de l’islam s’explique. La mondialisation du marché du travail – l’abstraction faite de la culture des populations avec la perte du lien social qu’elle produit - est incompatible avec une théologie qui assigne un rôle inférieur à la femme soumise. Le recours à la violence a pour but de maintenir un ordre moyenâgeux où le lien social est totalitaire à l’identique de l’inquisition catholique passée.


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Qui est antisémite aux Etats-Unis aujourd’hui ? (info # 010411/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 04 novembre 2018

 

Par Guy Millière

 

Un attentat antisémite effroyable a été commis à Pittsburgh le samedi 27 octobre dernier. Son auteur est, bien sûr, un antisémite virulent. C’est aussi un ennemi résolu de Donald Trump, et il l’a écrit dans des messages placés sur des réseaux sociaux. Le fait que ce soit un antisémite virulent a été largement souligné. Le fait que ce soit un ennemi résolu de Donald Trump l’a été beaucoup moins.

 

Il a même été dit assez largement que Donald Trump était responsable de l’attentat antisémite de Pittsburgh et avait des liens avec des antisémites, ce qui est odieux.

 

Aucun président n’a autant affiché son amitié envers les Juifs que Donald Trump, qui est aussi le premier président à avoir une famille juive. Et aucun président n’a fait preuve concrètement d’autant d’amitié envers Israël que Donald Trump : il est le plus grand ami d’Israël à être entré à la Maison Blanche depuis la refondation d’Israël, et il l’a montré par nombre de gestes concrets que je n’ai pas à énumérer à nouveau.

 

Les déclarations contre l’antisémitisme qu’il a faites le jour de l’attentat de Pittsburgh sont les plus fortes déclarations contre l’antisémitisme énoncées par un président américain depuis le temps des Pères Fondateurs.

 

Des intellectuels juifs de gauche américains, tels Peter Beinart, n’en ont pas moins joint leur voix à ceux qui ont prétendu que Donald Trump était responsable de l’attentat antisémite de Pittsburgh, et avait des liens avec des antisémites.

 

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La vérité oblige de constater qu’il n’y a pas moins antisémite que Donald Trump

 

Certains de ces intellectuels, par des raisonnements particulièrement tordus, sont même allés jusqu’à affirmer que Donald Trump avait transféré l’ambassade des Etats Unis à Jérusalem pour provoquer la haine islamique et faire monter l’antisémitisme. Il faut oser écrire cela. Malheureusement cela a été écrit.

 

Un gauchiste juif de San Francisco n’a pas hésité à me dire voici peu que si Trump avait une famille juive, c’était pour mieux cacher son antisémitisme. C’était un gauchiste de San Francisco, je sais. Mais tout de même !

 

La réalité est que les Juifs américains en leur très grande majorité détestent Donald Trump et soutiennent avec ferveur le parti Démocrate. Cela pouvait être compréhensible quand le parti Démocrate était celui de John Kennedy. Cela restait, à l’extrême rigueur, compréhensible quand le parti Démocrate était celui de Bill Clinton.

 

Cela a été infiniment moins compréhensible quand le parti Démocrate a été celui de Barack Obama, dont les liens avec l’islam radical sont avérés et dont l’hostilité à l’encontre d’Israël n’est pas un secret, et n’a cessé de se concrétiser pendant huit années.

 

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Obama au côté de Farrakhan. Celui qui considère que les Juifs sont des termites

 

Cela a été absolument incompréhensible en 2016 : soixante-quinze pour cent des Juifs américains ont voté pour Hillary Clinton alors qu’il était clair qu’elle était la continuatrice de l’œuvre de Barack Obama.

 

C’est plus que jamais incompréhensible aujourd’hui, alors que la dérive du parti Démocrate vers l’islamo-gauchisme est flagrante, et que le parti compte parmi ses dirigeants des gens très liés aux Frères Musulmans, voire à The Nation of Islam [la nation de l’islam], que dirige l’antisémite admirateur d’Hitler Louis Farrakhan, qui a récemment comparé les Juifs à des termites.

 

Cela a désormais quelque chose qui relève de l’aveuglement suicidaire.

 

Norman Podhoretz, un grand penseur juif américain qui, lui, ne pratique pas l’aveuglement suicidaire, a répondu à l’étonnement de nombreux Juifs ailleurs sur la Planète devant le comportement politique des Juifs américains que cela s’expliquait à ses yeux par le fait que la grande majorité des Juifs américains ont changé de religion sans s’en apercevoir. Ils sont devenus adeptes d’un dogme qui n’a rien à voir avec le judaïsme : celui constitué par les idées de la gauche américaine.

 

Pour les antisémites, ce changement ne modifie rien, et les Juifs américains restent des Juifs.


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Deux nouvelles agressions turques contre les Kurdes du Rojava (013110/18) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 31 octobre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi, 18h00, 17h00 à Paris

 

L’artillerie turque a à nouveau bombardé le territoire du Rojava kurde ce mercredi dans la région du village de Kor Ali à l’est de l’Euphrate, situé à une vingtaine de kilomètres de Kobané [carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

L’agence de presse gouvernementale turque Anadolu annonce que quatre Peshmerga ont été tués et six blessés lors de cette nouvelle agression. Anadolu décrit les combattants des YPG, les Forces de Protection du Peuple [kurde] comme des "terroristes du PKK", le Parti turc des Travailleurs Kurdes.

 

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La photo d’obusiers blindés turcs accompagnant la dépêche d’Anadolu

 

Des officiers des YPG interrogés par notre correspondant permanent dans le Rojava Perwer Emmal ont catégoriquement nié le bilan décrété par le media de Recep Erdogan. Ils ont proposé à la presse [cette vidéo] de leur réplique montrant la destruction d’un camion de l’Armée turque grâce à un engin filoguidé.

 

Les officiers ont justifié leur riposte en s’appuyant sur les "règles des engagements militaires". Dans un communiqué publié sur le Net, les YPG, les Unités de Défense du Rojava et les Forces Démocratiques Syriennes dans lesquelles elles sont intégrées soulignent "qu’elles ont le droit de riposter à n’importe quelle attaque contre leur terre et, si nécessaire, qu’elles n’hésiteront pas à appliquer ce droit".

 

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Une photo proposée par les YPG du camion turc détruit durant leur contre-attaque

 

Selon Perwer Emmal, qui s’est rendu sur les lieux, l’attaque ottomane a provoqué des dégâts matériels et quelques civils ont été légèrement blessés.

 

Hier, mardi, au point de passage entre la Turquie et la ville Girê Spî (kurde) [Tel Abyad, ara.] dans le Rojava [carte], l’Armée turque a spontanément ouvert le feu sur des Peshmerga, en tuant un et en blessant un second.

 

Ces incidents sont les deux et troisième depuis le bombardement de Zormixar (kurde) [Zur Maghar, ara.] dimanche par l’Armée du Président-dictateur d’Ankara.

 

Lequel Erdogan choisit d’ignorer le fait que des troupes américaines et celles de pays européens, alliés des YPG, sont déployées dans l’ensemble du Rojava et que Washington s’est dit déterminé à se défendre si cette région autonome kurde de Syrie était attaquée.

 

D’autres observateurs mettent en garde contre le danger grandissant d’un affrontement direct entre ces troupes et l’Armée turque, toutes membres de l’OTAN, au cas où ces agressions se poursuivraient. Le Sultan ottoman a répété hier (mardi) qu’il s’apprêtait à "écraser" les combattants kurdes.

 

La France, qui compte des forces spéciales dans la région, a réagi par son ministère des Affaires Etrangères, exprimant "sa préoccupation face aux opérations de bombardement turques". Samedi, le Président Macron était cependant à Istanbul, où il a été photographié avec le tyran psychopathe qui ne faisait déjà pas mystère de son intention d’envahir le Rojava.

 

 
Erdogan annonce que la guerre avec les Kurdes de Syrie est imminente (013010/18) Version imprimable
Analyse
mardi, 30 octobre 2018

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava

 

Dimanche dernier, avant-hier, l’Armée turque a bombardé à l’artillerie lourde une colline située à l’est de l’Euphrate, dans le village de Zur Maghar (Zormixar en kurde), dans le territoire du Rojava kurde, à 2km de la ville de Jarabulus tenue par l’Armée d’occupation ottomane en Syrie [carte]. Un combattant des YPG, les Forces de Protection du Peuple [kurde], blessé lors de ces tirs de barrage, a succombé à l’hôpital.

 

Il s’agit d’une agression spontanée de la part des militaires d’Erdogan et de ses mercenaires islamistes de l’ex-al Qaëda, aucune activité offensive des YPG n’ayant été observée, ni à proximité de Jarabulus, ni ailleurs, sur les quelques 500km de frontière entre le Rojava et la Turquie ainsi que de la ligne de front à l’ouest de l’Euphrate.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : carte Wikipedia

 

Cette attaque survient exactement un jour après le sommet qui réunissait Madame Merkel, Messieurs Erdogan, Macron et Poutine à Istanbul, consacré à… la pacification de la Syrie. La veille du sommet, le Président-dictateur-sultan Erdogan avait encore adressé un "dernier avertissement" aux YPG avant une offensive majeure contre leur territoire.

 

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Des Européens de plus en plus difficile à comprendre

 

Cet environnement belliciste rend la participation d’Angela Merkel et d’Emmanuel Macron à la rencontre d’Istanbul difficilement compréhensible. Non seulement leur hôte multiplie les arrestations arbitraires de ses administrés – notamment de journalistes et de tout ce qui ressemble à un opposant politique -, pratiquant la torture sur ces personnes qu’il emprisonne par milliers [50 000 personnes étaient incarcérées en Turquie en juin dernier dans le cadre de l’état d’urgence. Source Fr.Euronews] ; non seulement Erdogan a copieusement insulté l’Allemagne et la France à l’occasion de dizaines de discours, allant jusqu’à les menacer de guerre ouverte et de conflit de religions [ce que les media tricolores ont soigneusement censuré], comme pour Chypre, la Grèce et Israël, ce qui aurait, selon notre perception des relations internationale, dû suffire pour éviter de venir lui cirer les bottes en Turquie et poser avec lui main dans la main. Mais il y existe une réalité encore plus inopportune allant à l’encontre de ces touchantes photos de famille aux côtés d’un assassin.

 

Celle-ci consiste en la présence de forces militaires actives allemandes et françaises dans la région que le Sultan promet d’envahir incessamment. A ce sujet, les menaces du dirigeant psychopathe ne laissent pas la place au moindre doute. Devant les parlementaires de son parti, il a déclaré depuis : "Nous allons détruire la structure terroriste à l’est de l’Euphrate. Nous avons terminé nos préparatifs, nos plans et nos programmes à ce sujet.

 

Nous avons commencé il y a quelques jours notre intervention contre cette organisation terroriste, bientôt, il y aura des opérations plus efficaces et de plus grande ampleur".

 

Ceci se déroule au moment où, pour être prêt si le Sultan décidait de mettre une nouvelle fois ses menaces à exécution, les Américains et les Européens renforcent considérablement leur dispositif militaire. Washington a envoyé des troupes, du matériel et livré des armes lourdes aux YPG, incluant des chars, des canons, des mitrailleuses et des missiles.

 

La vision stratégique de la situation des Américains consiste en cela que leurs alliés kurdes, meilleurs soldats et plus motivés, sont capables, s’ils sont correctement équipés et encadrés, de tenir tête aux Turcs et à leurs mercenaires islamistes lors de combats au sol. Et s’ils font appel à leur aviation, l’Air Force s’occupera de la tenir à distance.

 

L’engament U.S. n’est pas uniquement tactique, il est aussi politique. On se souvient qu’Erdogan avait envoyé des ultimatums à Washington lui demandant de débarrasser ses troupes et déclarant qu’il n’hésiterait pas à entrevoir une confrontation avec les boys s’ils ne se retiraient pas du Rojava. Or la position de Donald Trump est inchangée : l’Armée américaine ne se retirera pas et elle se battra si elle est attaquée. Cette position est officielle.

 

Le 10 octobre dernier, s’exprimant devant l’Institut Juif pour la Sécurité Nationale de l’Amérique, le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo a souligné que les Kurdes avaient été des "partenaires exceptionnels", et que, "désormais, nous conduisons les choses afin de nous assurer qu’ils aient un siège à la table [de négociations]". Le secrétaire d’Etat avait également expliqué qu’ "il existait une nouvelle situation en Syrie qui réclame une nouvelle réponse américaine".

 

A tel titre que l’on a vu les militaires américains doubler récemment le nombre de leurs bases autour de Manbij (carte) et s’y déployer. Ils pratiquent aussi des patrouilles conjointes avec des Peshmerga des YPG le long des lignes turques, tant à l’ouest qu’à l’est de l’Euphrate.

 

Les Français, à leur échelle beaucoup plus modeste, ne sont pas en reste. Je les ai rencontrés pas plus tard qu’hier au centre de Manbij et sur les routes menant de cette cité aux avant-postes ennemis en direction de Jarabulus. Ils patrouillent quotidiennement sur la rive méridionale de la rivière Sajour, en première ligne du dispositif kurdo-occidental, drapeaux tricolores flottant au-dessus de leurs véhicules et ils se mêlent aux reconnaissances américaines. Il se dit aussi qu’ils construisent un camp fortifié dans cette zone, mais je ne l’ai pas vu.

 

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Un véhicule blindé léger français, derrière un Hummer U.S. à Manbij

 

Le ministre français des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, a fait part dimanche de sa "préoccupation" au sujet de ces frappes, appelant "toutes les parties impliquées à la plus grande retenue".

 

Cela aussi c’est étrange à plusieurs titres : le Président Macron était à Istanbul vendredi, alors que le sultan psychopathe ne faisait aucun mystère de son intention d’envahir le Rojava ; Macron n’aurait-il pas pu faire part lui-même des "préoccupations de la France" ? Et puis, comment les Kurdes pourraient-ils faire preuve de plus de retenue, ils n’ont pas même répondu à l’agression de dimanche ?

 

A moins que M. Le Drian ne s’adresse aux soldats français déployés à 17km de Jarabulus, mais dans ce cas, il peut sans doute leur parler directement, sans avoir à passer par un communiqué.

 

On croit également déceler un changement tactique chez le sultan assoiffé de sang. Il est perceptible dans le choix de l’objectif de dimanche : pas à l’ouest de l’Euphrate, dans la province de Manbij, mais à l’est du grand fleuve. Et dans ses discours les plus récents, il parle aussi de "détruire la structure terroriste à l’est de l’Euphrate".

 

Il est vrai que la province de Manbij est archi-défendue, non seulement par les Américains, les Peshmerga et les Français, mais aussi par des forces spéciales allemandes et britanniques. Sans compter les volontaires issus d’autres nations, y compris plusieurs Israéliens, des combattants d’Extrême-Orient et des Sud-américains. Erdogan peut certes porter le premier coup n’importe où sur les 400km de frontière entre Jarabulus et l’Irak, mais cela comporte pour lui un risque important : il y a beaucoup de militaires occidentaux et de moyens terrestres et aériens dans cette autre partie du Rojava, de même que des YPG-FDS. Je les ai vus se battre ensemble en mouvement face à DAESH, aux gouvernementaux syriens et même aux Russes sur des étendues interminables, et je doute qu’elles constituent un terrain de manœuvre plus favorable pour les séides du Sultan maboule. Demandez aux Russes, qui après une seule confrontation sérieuse se sont définitivement retirés de la zone de Deïr Ez-Zor en laissant des centaines d’officiers et de soldats morts sur le terrain. Et je doute pour ma part que les sectateurs d’Erdogan puissent faire mieux en la matière que ceux de Poutine. Mais c’est une opinion basée sur des observations vécues, pas une certitude scientifique.


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Trois conférences de Guy Millière en Israël (info # 012810/18) Version imprimable
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dimanche, 28 octobre 2018