Bruxelles-Métula du 8 octobre 2018 (010810/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 08 octobre 2018

 

© Metula News Agency

 

L’analyse des bruits de guerre entre Israël et le Liban.

 

L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/240832613258075/?t=30 (Facebook).  Ou https://youtu.be/0lDFAEAeO94 (Youtube).

 

 

 
L’Europe antisémite et munichoise (info # 010710/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 07 octobre 2018

 

Par Guy Millière

 

J’ai écrit ici la semaine dernière que la France était aujourd’hui le pays le plus antisémite et le plus anti-israélien d’Europe. Certains de ceux qui me lisent, tout en reconnaissant la validité de mes arguments, m’ont dit que je devrais regarder ce qui se passe en Espagne où montent en puissance une gauche et une extrême gauche antisémites et “antisionistes”. Et ils ont raison : il faut observer ce qui se déroule au-delà des Pyrénées. Il faut aussi regarder du côté du Royaume Uni où un “antisioniste” ami du Hamas et de tueurs de Juifs, qui ne se dit pas antisémite mais qui l’est incontestablement, est à la tête du parti travailliste et peut fort bien accéder au pouvoir dans les prochains mois. Si l’on considère également la Scandinavie, on peut découvrir nombre de propos nauséabonds sur les Juifs et sur Israël, dans la presse et, parfois, dans les propos de ministres.

 

La réalité est simple et effroyable : l’Europe entière a été rongée par l’antisémitisme pendant deux millénaires. On y a marqué l’antisémitisme du sceau de l’infamie parce qu’Adolf Hitler, ses alliés et amis collaborateurs ont perdu la guerre, ce qui, comme l’a dit un écrivain antisémite français, a “déshonoré l’antisémitisme”. On y prétend encore, rituellement, combattre l’antisémitisme d’extrême droite, qui n’existe quasiment plus. Et on y laisse monter un antisémitisme qui s’est doté d’habits neufs et se pratique, comme le montrent l’exemple de l’Espagne et celui du Royaume Uni, dans les rangs de la gauche et de l’extrême gauche de l’échiquier politique, où la haine à l’encontre  d’Israël sert de masque à l’antisémitisme le plus infect et le plus virulent.

 

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Dans la région de Valence en Espagne

 

Quand j’ai écrit mes livres consacrés à Israël (L’Etat à l’étoile jaune, Israël raconté à ma fille), j’ai pris des textes “antisionistes” européens récents et je les ai comparés à des textes antisémites d’il y a huit ou neuf décennies, or les accusations portées contre Israël aujourd’hui me sont apparues très semblables à celles dirigées contre les Juifs autrefois. L’antisémitisme, qui est omniprésent sous la surface de l’”antisionisme” contemporain, n’est pas combattu.

 

Il l’est d’autant moins qu’un autre antisémitisme monte en Europe, porté par des gens que la gauche et l’extrême gauche accueillent à bras ouverts : l’antisémitisme musulman. Un antisémitisme qu’il est tabou de montrer du doigt en Europe sous peine de se faire traiter de raciste ou de suppôt de “l’extrême droite”, ce qui lui permet de prospérer sans entraves et, puisque les musulmans antisémites sont imprégnés de haine anti-israélienne (les musulmans non antisémites et non imprégnés de haine anti-israélienne sont très rares comme le montrent les enquêtes internationales sur le sujet), ils rejoignent la cohorte de “l’antisionisme” et votent lors des élections pour ceux qui se montrent accueillants à leur endroit, qui voient leur haine anti-israélienne renforcée.

 

Une synergie délétère est à l’œuvre et prend des allures de cercle vicieux : le nombre de musulmans antisémites et anti-israéliens s’accroit, et la gauche et l’extrême gauche anti-israéliennes y gagnent des électeurs, ce qui les conduit à courtiser davantage de musulmans antisémites et anti-israéliens (d’où leur soutien à l’immigration) et à devenir plus anti-israéliennes encore. Les partis de droite classique perdent du terrain et, face à l’accroissement du nombre de musulmans, se laissent intimider jusqu’à devenir otages et ne veulent pas s’aliéner totalement l’électorat musulman qui grandit. Ceci explique leur pusillanimité croissante lorsqu’il s’agit de parler de l’islam, leur volonté de combattre “l’antisémitisme d’extrême droite” et seulement celui-là, et leur soutien sans cesse décroissant à Israël.

 

Cette synergie explique l’attitude générique des dirigeants européens vis-à-vis des régimes du monde musulman.

 

En Europe aujourd’hui on s’en prend volontiers à l’Egypte et à l’Arabie Saoudite, tout particulièrement depuis que des rapprochements discrets, mais très évidents, s’opèrent entre ces pays et Israël sous l’égide de l’administration Trump. On sait en Europe que les tenants de l’islam le plus radical détestent désormais profondément les dirigeants égyptiens et saoudiens. Et on ne veut pas fâcher les tenants de l’islam le plus radical.

 

On se montre davantage empli de mansuétude vis-à-vis de la Turquie, et on se montre très désireux de sauver le régime antisémite et antisioniste des mollahs à Téhéran. On sait que ces deux régimes soutiennent l’islam le plus radical. On sait à quel point ils sont antisémites et hostiles à Israël.

 

Aussi effroyable que cela puisse paraitre, les dirigeants européens sont les otages consentants du régime Erdogan et de celui des mollahs (le gouvernement français s’en est pris récemment à une cellule islamiste terroriste financée par l’Iran sur le sol français, mais ne change pas pour autant d’attitude face à la théocratie des mollahs).

 

Les dirigeants de l’Europe sont munichois, comme l’étaient Daladier et Chamberlain en 1938. Sauf que cette fois Daladier et Chamberlain s’appellent Macron, Merkel, May, Mogherini, qu’Hitler prie Allah et s’appelle Erdogan et Khamenei.

 

La différence est qu’il existe un Etat juif puissant, ce qui déplaît bien sûr de plus en plus aux dirigeants européens. S’ils sont de gauche et d’extrême gauche, mais pas seulement.

 

J’aimerais penser sur la base de ce que je viens d’écrire que l’Europe n’est pas perdue.

 

Dois-je le dire? Je vois dans la montée des mouvements qu’on appelle “populistes” en Europe une forme de sursaut de peuples qui voient qu’on les dirige vers la mort. Ces mouvements sont diabolisés. Je pense, comme Daniel Pipes, que ces mouvements ne sont pas hostiles à Israël : les dirigeants de ces mouvements voient, au contraire, en Israël un pays qui se bat contre des ennemis qui ressemblent à ceux qui assaillent l’Europe.

 

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Les miliciens de Gaza attaquent les soldats de Tsahal à la grenade (010610/18) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 05 octobre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, samedi, 0h35, 23h35 à Paris

 

Ce ne sont pas des manifestations, ce ne sont plus des émeutes mais de véritables actes de guerre. Ce vendredi après-midi, comme le laissait entendre Sami el Soudi dans son analyse de la mi-journée, les milices islamiques de Gaza ont monté des attaques armées contre les troupes israéliennes protégeant la population du Néguev et leur territoire.

 

Les miliciens ont largement utilisé des civils comme boucliers humains, appelés toute la semaine par les organisations djihadistes à se lancer contre la barrière de sécurité. On a compté 20 000 participants à ce méga-sacrifice humain ce vendredi.

 

En plus des habituels cerfs-volants qui ont allumé sept incendies en Israël, et des pneus enflammés, cette journée a été marquée par des attaques organisées à la grenade et aux explosifs dirigées directement contre les soldats dans le but de les tuer.

 

Lors de l’un de ces assauts, une dizaine de miliciens ont concentré des tirs de grenades à profusion contre un point précis du grillage de séparation dans l’objectif de traverser du côté israélien.

 

Tsahal est intervenu à deux reprises dans le nord de la bande côtière suite aux attaques à l’arme de guerre.

 

Un incendie de pneus a été allumé à proximité immédiate du point de passage de Kerem Shalom, par lequel transite tout l’approvisionnement qui permet aux Gazaouis de vivre.

 

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Kerem Shalom, le cordon ombilical des Gazaouis, à nouveau la cible d’une attaque

 

On ne dénombre aucun blessé du côté israélien. Le califat de Gaza fait quant à lui état de trois assaillants tués et de 376 blessés, un nombre ubuesque uniquement destiné à victimiser les assaillants.

 

L’on s’attend pendant la nuit et demain à de nouveaux actes de guerre de la part des milices islamiques et l’Armée israélienne s’est déployée en conséquence, avec notamment des tireurs d’élite prêts à intervenir en cas de franchissement de la frontière.

 

Il est évident que la situation ne peut se perpétuer de la sorte, particulièrement pour les paisibles habitants du pourtour de Gaza qui vivent dans la fumée des feux allumés par les terroristes pyromanes et sous la menace d’un massacre de masse contre leurs communautés.

 

Des consultations sont en cours à tous les niveaux de l’Armée et du gouvernement afin de déterminer le degré de réaction de Tsahal relativement à l’intensité des nouvelles agressions attendues ce weekend. Il est évident que si des militaires ou des civils étaient blessés par des miliciens, on risque un sérieux embrasement du front.

 

Sur fond de ce qui précède, le quotidien israélien Yediot Aharonot a publié un long entretien ce vendredi avec Yahya Sinwar, l’archi-terroriste qui commande le tronc central du Hamas dans la bande de Gaza. Sinwar a passé 23 ans dans les prisons israéliennes après avoir été jugé dans les formes, notamment pour avoir assassiné d’autres Palestiniens qu’il soupçonnait de collaboration avec Israël.

 

Dans son interview au Yediot, cet énergumène s’adresse directement aux Israéliens pour leur "garantir" un cessez-le-feu en échange d’une levée de ce qu’il nomme "le blocus" et qui n’est rien d’autre que le filtrage des approvisionnements de nature à confectionner des armes ou des tunnels stratégiques dirigées contre l’Etat hébreu.

 

En Israël, cette proposition a bien fait rire tout le monde, les enfants à partir de 6 ans sachant pertinemment que si Israël autorisait l’importation de ces matériels à Gaza, ils seraient immédiatement versés à l’arsenal des milices islamiques et serviraient lors de la prochaine confrontation avec Israël.

 

Reste que l’inévitable Piotr Smolar du Monde n’a décidément pas le même sens de l’humour que le nôtre. Dans un nouveau papier, le correspondant du journal créé par Hubert Beuve-Méry, l’un des enseignants principaux à l’Ecole des cadres de Pétain à Uriage, se fait le porte-parole de Yahya Sinwar. A aucun moment il n’émet de doute quant à la sincérité-fiabilité du no.1 de cette organisation listée comme terroriste par l’Union Européenne. Smolar répercute sans la moindre réserve ni avertissement de longs passages choisis de l’article publié par le Yediot a titre informationnel et non propagandiste naturellement. Sous le sous-titre "Une « vraie chance de changement » (sic)" repris du discours de Sinwar, Smolar recopie sans ciller l’explication selon laquelle les cerfs-volants incendiaires ne sont pas des armes ayant pour but de brûler les champs gagnés par les agriculteurs hébreux sur le désert, mais constituent simplement un message. L’article en question pourrait être publié tel quel par tous les journaux djihadistes de l’enclave palestinienne, ce qui en dit long sur l’orientation de son contenu.

 

 
Pourquoi parle-t-on d’une guerre imminente à Gaza ? (010510/18) Version imprimable
Analyse
vendredi, 05 octobre 2018

 

Par Sami el Soudi

 

Depuis mercredi matin, je suis sur le pourtour de Gaza. Je n’imagine pas que c’est en restant devant son ordinateur que l’on peut se faire une idée complète d’une situation. Si j’ai fait ce déplacement, c’est parce que la tension est sensiblement montée depuis la semaine dernière, lorsque les bandes armées de l’enclave côtière ont ajouté une centaine de grenades aux habituels engins incendiaires qu’elles précipitent sur Israël lors des émeutes du weekend. De plus, ces groupuscules islamistes ont envoyé un plus grand nombre de personnes se faire tuer au pied de la barrière de sécurité qu’à l’accoutumée.

 

Ces sacrifices humains s’accompagnent de tentatives nocturnes de franchissement de la frontière en vue de saboter les travaux titanesques de la construction de la barrière anti-tunnels que les Israéliens ont entrepris.

 

Ces actions ne font qu’égratigner les ouvrages en voie d’édification, mais tous ces signes n’échappent pas à l’attention des militaires de Tsahal. Ces derniers ont dépêché de consistants renforts sur le pourtour de la Bande, et j’ai croisé en chemin des dizaines de Merkava et d’obusiers autotractés en route vers le Sud.

 

Ceci dit, les points de passage d’Erez – pour les piétons –, tout au nord de Gaza, et de Kerem Shalom – pour les marchandises -, tout au Sud, tout près de l’Egypte restent ouverts. Et c’est même étrange, puisqu’ils avaient été fermés suite à la persistance des lancers de cerfs-volants et de ballons boutefeux sur la faune et la flore du Néguev.

 

Désormais les agressions sont plus nombreuses et dangereuses, mais la réaction des autorités israéliennes est moins vigoureuse qu’au début de l’été. La raison de cette retenue est double : d’une part, Jérusalem est conscient que ce n’est pas le Hamas tronc central, ou ce qu’il en reste, qui donne les ordres mais la quinzaine de factions indépendantes qui prennent ces initiatives. Frapper chaque fois le Hamas en représailles ne fait que renforcer ses ennemis ainsi que le chaos ambiant, ce qui n’est pas dans l’intérêt des Hébreux. D’autre part, la situation économique et humanitaire dans l’enclave palestinienne est alarmante. La faute, principalement au Hamas, qui après la confrontation de 2014 a utilisé toute l’aide internationale pour reconstituer son armement et ses infrastructures guerrières et non pour venir en aide à la population.

 

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Les émeutes hebdomadaires : le détonateur

 

A Gaza, dans le califat islamique, les habitants sont effectivement considérés comme des pions au service du Djihad et non comme des personnes dont il faut subvenir aux besoins vitaux. On s’en sert pour provoquer les soldats, en tant que boucliers humains, et pour étaler leur misère devant les caméras des journalistes toujours très friands de ces images.

 

Les malades les plus gravement atteints sont envoyés se faire traiter à Beersheva en passant par Erez. Il y a quelque chose d’irréel à voir arriver ces centaines de personnes journellement, qu’attendent des dizaines de taxis médicalisés côté israélien, sans provoquer la curiosité du moindre photographe. Leurs enfants, à quelques kilomètres de là, balancent des grenades sur les soldats et eux vont se faire soigner, le plus naturellement du monde chez leur ennemi, qui les accueille et leur prodigue les meilleurs soins possibles, sans la moindre ségrégation relativement aux patients israéliens.

 

Le contraste est encore plus violent à Kerem Shalom, où l’on peut s’asseoir des heures durant à observer quotidiennement la noria des camions venant approvisionner la population de Gaza. Toutes les denrées qui lui sont nécessaires lui sont exclusivement livrées par "l’ennemi sioniste". Cela va des vêtements, à la nourriture, le fioul, jusqu’aux voitures de sport destinées aux fils des dirigeants du califat, qui ne ressentent aucune pénurie. Car ce n’est pas l’approvisionnement qui manque au peuple, mais l’argent pour se le payer. Particulièrement après le lâchage financier des pays arabes, des Etats-Unis et de… l’Autorité Palestinienne, las de soutenir une économie qui ne fait strictement rien pour prodiguer du travail à ses 80% de chômeurs.

 

Ce matin, j’ai été témoin d’un incident inhabituel à Kerem Shalom : quatre camions-citernes transportant du fioul pour la centrale électrique qui étaient parvenus dans la zone de transit ont rebroussé chemin par là où ils étaient venus. Renseignement pris, l’Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas a refusé de payer le prix du chargement.

 

Ramallah fait tout son possible pour accentuer les difficultés économiques de la Bande. Pourtant, après de très âpres négociations menées par l’envoyé des Nations Unies au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, le Qatar avait accepté d’acheter pour 60 millions de dollars de pétrole afin – ajoutés à l’allocation concédée par l’Autorité Palestinienne -, de faire passer l’électricité à disposition des Gazaouis de 4 heures par jour à huit. A la veille de l’hiver frais et humide dans la région côtière, occasionnant mille souffrances à la population, c’était une bonne nouvelle, mais si l’AP coupe sa participation, cela n’aura servi à rien.

 

L’antagonisme entre ce qui reste du Hamas et Ramallah est plus virulent qu’il ne l’a jamais été. Cela provient du fait qu’Abbas et son AP n’ont pas été conviés aux discussions du Caire entre des délégués d’une fraction du Hamas avec les Egyptiens et, indirectement, les grandes nations arabes, l’Amérique et Israël, concernant la mise en œuvre d’un vaste plan de développement de Gaza, y compris la construction d’un port artificiel, d’une centrale électrique, et d’un aéroport.

 

Bien que ce plan prévoie un rôle pour l’Autorité Palestinienne dans le contrôle des frontières, celui-ci est plus symbolique qu’autre chose. Tout le monde dans la région comprend que l’objectif de ce projet consiste à séparer la bande côtière de la Cisjordanie et d’un éventuel Etat palestinien, pour en faire une espèce de Singapour arabe démilitarisé. Cela rendrait inutile la construction d’une voie de communication ex-territoriale compliquée qui traverserait l’Etat hébreu, mais aussi, cela priverait un hypothétique Etat palestinien d’un million et demi de citoyens, n’en laissant que 2.7 millions à un futur Etat, dont circa 250 000 habitants de Jérusalem-est [2017], annexée par Israël, qui possèdent la nationalité de ce pays et n’ont pas l’intention de s’en départir selon tous les sondages publiés.   

 

Dans cette situation, Mahmoud Abbas fait ce qu’il peut pour affaiblir Gaza tentée par le séparatisme, sur la base logique suivante (même si elle n’est pas exprimée officiellement) : ils veulent quitter la cause palestinienne et la trahir, il n’existe donc aucune raison que nous partagions les maigres ressources de la Palestine avec eux.

 

De son côté, le Hamas tronc traditionnel, qui voit son influence se comprimer de jour en jour, compte faire pression sur les Egyptiens en laissant augmenter les provocations contre les Israéliens et en ne faisant rien pour rendre l’existence des Gazaouis supportable.

 

En vérité, avec l’affaiblissement notoire de l’UNWRA, l’Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, soumise au bon vouloir du Hamas à Gaza, dû à la décision de Donald Trump de lui retirer l’apport financier américain, la quasi-cessation de paiements par Ramallah du salaire de ses fonctionnaires dans la Bande, et l’assèchement des autres sources de contributions, principalement le Qatar, le Hamas tronc traditionnel, le voudrait-il, n’a pas les moyens de contrôler ce qui se fait à Gaza.  

 

L’effet le plus menaçant de ce qui précède est l’augmentation du paupérisme extrême, entraînant l’adhésion de davantage de miliciens volontaires dans les groupuscules armés, et l’idée illogique mais très islamique d’en découdre avec Israël, même s’il doit s’agir d’un conflit suicidaire, possiblement du dernier.

 

J’ai parlé des heures au téléphone avec des connaissances influentes à Gaza, et j’ai interviewé deux officiers supérieurs israéliens, qui m’ont tous dit qu’une guerre entraînant plusieurs milliers de morts, était pratiquement inévitable dans la contingence actuelle.

 

Tous m’ont dit que si l’une des milices parvient à "effectuer un gros coup" côté israélien, ou à générer la mort de plusieurs dizaines de Gazaouis à l’occasion d’un seul weekend d’émeutes, la confrontation deviendrait inévitable, et surtout, toutes les factions de l’enclave se joindraient au combat, y compris le Hamas tronc traditionnel.

 

Ce, même si Tsahal, sans le claironner sur les toits, a abandonné sa doxa consistant à affirmer que le Hamas était responsable de tout ce qui se passait sur le territoire qu’il est censé contrôler, et à le punir même si les agressions proviennent du Djihad Islamique, des Comités de Résistance Populaire, des salafistes, des adeptes d’Al-Qaeda, des pro-iraniens, et surtout, des milices dissidentes, ex-Hamas.

 

Le mode opératoire d’un conflit éventuel est le "fil en aiguille", soit une augmentation exponentielle des attaques et des répliques. Le détonateur est les émeutes du vendredi et du samedi, et la capacité des organisations armées à créer l’évènement "incontrôlable".

 

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La France est le pays le plus anti-israélien d’Europe (info # 013009/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 30 septembre 2018

 

Par Guy Millière

 

Un récent article de Manfred Gerstenfeld publié par Arutz Sheva m’a conduit à réfléchir sur le pays où je suis né, la France. Manfred Gerstenfeld prétend que la France est le pays le plus anti-israélien d’Europe et l’un des pays d’Europe les plus imprégnés d’antisémitisme. Je pense que ces affirmations sont exactes.

 

Concernant l’antisémitisme, la France a été surpassée de manière abominable par l’Allemagne. L’abjection que fut la Shoah trouve sa matrice infernale et absolument horrible dans le Troisième Reich et, quand bien même il y eut des complices de la Shoah partout en Europe continentale, y compris en France, aucun pays n’a été aussi coupable d’antisémitisme que l’Allemagne dans la première moitié du vingtième siècle. Cela n’excuse pas, bien sûr, l’antisémitisme français, et je ne fais pas partie de ceux qui pensent que Robert Brasillach aurait dû avoir la vie sauve : quand on écrit ce qu’il a écrit sur la déportation des Juifs vers Auschwitz, il y a des conséquences qu’il faut assumer. Je m’identifie plutôt à ceux qui pensent que si Lucien Rebatet ou Louis-Ferdinand Céline avaient fini avec douze balles dans la peau, cela aurait été amplement mérité.

 

Pendant les années d’après-guerre et jusqu’aux années de forte immigration musulmane, l’antisémitisme s’est fait plus discret. Puis il est remonté en puissance en France de manière vigoureuse et intense, et, depuis des années, je pense qu’en effet la France est l’un des pays les plus antisémites d’Europe. L’antisémitisme qui imprègne la France, simplement, est différent de celui qui la ravageait jusqu’en 1945. Il est surtout un antisémitisme musulman, auquel s’est accolé un antisémitisme sournois, de gauche et d’extrême gauche, caché derrière ce qui s’appelle hypocritement “l’antisionisme”. Cet antisémitisme perfide a permis à des antisémites nostalgiques du nazisme et du fascisme de rester antisémites en se disant eux-mêmes “antisionistes”. L’antisémitisme d’extrême droite, lui, est devenu très marginal.

 

Concernant l’anti-israélisme, la France me parait, Manfred Gerstenfeld a raison, particulièrement coupable, même si les positions françaises sont désormais largement partagées en Europe.

 

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Banalité française

 

L’anti-israélisme français a émergé avec la “politique arabe de la France” sous le Général de Gaulle, et le discours de celui-ci en 1967, après la Guerre des Six Jours, est un discours absolument nauséabond. Nombre des termes qu’il inclut auraient pu se trouver dans une publication antisémite sous Pétain. La politique suivie ensuite par la France a continué sur la trajectoire dès lors tracée. Si l’ancien collaborateur Maurice Couve de Murville et l’antijuif fielleux Michel Jobert ont été les ministres des Affaires Etrangères français les plus infects, il est difficile de trouver un de leurs successeurs qui soit présentable.

 

Quant aux présidents de la République, ce n’est pas mieux. Georges Pompidou n’a pas contredit Michel Jobert quand celui-ci a dit, lors de la guerre de Kippour, que les Arabes, en cherchant à détruire Israël, voulaient seulement “rentrer chez eux”. Valery Giscard d’Estaing a beaucoup fait en coulisses pour que le terroriste tueur de Juifs Yasser Arafat soit invité à parler au Nations Unies à l’automne 1974, deux ans après le massacre anti-israélien et antijuif commis à Munich par Septembre noir, une branche de l’OLP. Giscard a décrit l’organisation terroriste anti-israélienne et antijuive OLP comme un “interlocuteur qualifié” en 1980. François Mitterrand a profité d’un voyage en Israël en 1982 pour dire la “nécessité d’un Etat palestinien” à offrir à Arafat, puis, sept ans plus tard, il a reçu Arafat à l’Elysée, inaugurant une sinistre tradition d’accueil de chefs terroristes tueurs de Juifs en France.

 

Jacques Chirac est allé plus loin encore et a offert des funérailles nationales au même Arafat, venu mourir dans un hôpital français.

 

Nicolas Sarkozy, considéré comme “le moins pire” par de nombreux Juifs français a soutenu avec ardeur l’entrée de l’Autorité Palestinienne à l’UNESCO et demandé que le statut de la même Autorité Palestinienne aux Nations Unies soit amélioré. Il a même fait une comparaison entre l’Autorité Palestinienne et le Vatican ! Et c’était avant qu’un pape marxiste et propalestinien soit en place. François Hollande a fait voter les résolutions anti-israéliennes par la France, aux Nations Unies comme à l’UNESCO.

 

Emmanuel Macron est un président résolument anti-israélien qui perpétue la tradition. Il a accusé l’Armée israélienne de tirer sur de simples “manifestants” lors des assauts organisés par le Hamas contre Israël depuis Gaza. Sans mentionner le Hamas. Et il a fait voter en faveur d’une résolution aux Nations Unies allant dans le même sens et falsifiant les faits. Il a sans cesse condamné la “colonisation israélienne”. Il a reçu le terroriste antijuif Mahmoud Abbas en l’embrassant et en le qualifiant d’apôtre de la “non-violence”. Il l’a reçu une nouvelle fois, juste après l’assassinat de Ari Fuld, assassinat que l’Autorité Palestinienne a célébré de manière obscène. Il ne cesse de répéter que l’ouverture de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem est une “erreur grave”. La France a un “institut culturel” à Gaza ou s’est récemment déroulée une exposition de photos de “résistants” (vous imaginez aisément qui sont les “résistants” dont on peut parler dans un territoire tenu par le Hamas).

 

De “simples manifestants”, M. Macron ? Sur cette vidéo de l’Armée israélienne, l’on voit la destruction maîtrisée d’une centaine de grenades et autres explosifs de guerre lancés par les “simples manifestants” de Gaza sur les Israéliens uniquement durant ce dernier weekend. La définition de “ manifestants pacifiques” semble différer selon les pays et les peuples qui en sont les victimes.

 

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Israël, la Russie et le reste du monde. Les faits, l’analyse et les photos (012909/18) Version imprimable
Analyse
samedi, 29 septembre 2018

 

Par Stéphane Juffa

 

Avec Jean Tsadik et Michaël Béhé

 

Cela a pris quelques jours mais nous sommes maintenant capables de répondre à la quasi-totalité des questions émanant des évènements du 17 septembre, de l’attaque par l’Armée de l’air israélienne (Khe’l Avir) d’objectifs à Lattaquié en Syrie et de la suite d’occurrences ayant conduit à la perte d’un avion de reconnaissance russe de type Iliouchine 20.

 

Plus que cela, nous avons réuni et créé des photographies et des cartes illustrant ces situations et, et c’est encore plus important, nous avons percé à jour leurs mobiles politiques et stratégiques.

 

Tout commença, quelques heures avant le raid des Hébreux, par un accord conclu entre Vladimir Poutine et Recep Erdogan, à l’issue duquel le président russe renonça à son opération militaire murement préparée, qui avait pour but de réduire la poche d’Idlib. Les quelques 80 000 combattants qui s’y opposent au régime de Bashar al Assad, de même que trois millions de civils syriens, sont temporairement épargnés. La Pax Poutina ne règnera pas totalement sur l’essentiel des parties significatives de la Syrie, et cela constitue un amer revers pour le Tsarévitch.

 

Nous avions à élucider les raisons de cette volte-face et c’est désormais chose faite. Craignant une opposition bien plus efficace que lors des opérations anti-rebelles précédentes, l’Armée gouvernementale syrienne avait préparé et amené à proximité du front des quantités de gaz chlorin, dont elle entendait faire un usage intensif en vue d’anéantir rapidement la résistance adverse.

 

Déjà Moscou s’évertuait à dénoncer a priori les soi-disant subterfuges qu’invoqueraient les rebelles afin de "persuader la Planète" que les gouvernementaux utiliseraient ce gaz de combat. C’était sans compter avec les renseignements accumulés par les Occidentaux et leur détermination à intervenir à nouveau dans le confit si Assad allait au bout de son intention.

 

Les Occidentaux, particulièrement les Américains et les Français, avaient publiquement articulé cette menace. Considérant le risque que le maître du Kremlin est parfois dur d’oreille, les bâtiments de guerre de la Coalition Occidentale effectuèrent le même jour des tirs d’avertissement en direction des concentrations de gaz chlorin aux abords des villes d’Homs et de Hama, à 70km environ de la côte méditerranéenne. Cela explique le relevé russe de tirs de missiles à partir de la frégate française Auvergne. Il y en eut probablement d’autres, depuis les airs ou des navires de l’OTAN, notamment britanniques, nombreux sur zone.

 

Or en dépit du déploiement d’une armada considérable dans le bassin oriental de la Méditerranée, il était clair que les forces occidentales disponibles dans la région surpassaient celles de Vladimir Poutine. On a compté une trentaine de navires ultramodernes de la Coalition à distance de frappe de la Syrie ; ce, encore sans compter les flottes U.S. et leurs porte-avions, alors que les Russes ne disposent pas de porte-avions opérationnels.

 

Dans ces conditions, le Tsarévitch, qui est téméraire mais pas suicidaire, n’allait pas risquer un engagement armé. Même s’il laissait les Occidentaux tirer sans intervenir, comme lors de leur intervention précédente à la mi-avril dernière, la preuve serait apportée que ses compagnons d’armes, Assad, les Iraniens et le Hezbollah, auraient eu recours à des gaz de combat, en dépit de toutes les assurances que Poutine avait personnellement données.

 

Dans le même temps, les Iraniens, par un hasard du calendrier ou afin d’exploiter l’attention portée à Idlib ainsi que l’état d’alerte élevée du contingent russe dans la province de Lattaquié, s’attelaient à l’organisation d’un convoi de camions. Ceux-ci avaient pour mission de transporter les armes et munitions amassées dans des entrepôts au cœur de la ville de Lattaquié vers le Liban afin de les remettre à leurs supplétifs du Hezbollah.

 

Cette cargaison comportait non seulement les missiles les plus modernes que l’industrie perse soit capable de produire, mais également, le Renseignement israélien en avait acquis la certitude, des machines-outils et des composants électroniques capables d’améliorer la précision aléatoire des missiles déjà entre les mains des Hezbollani au pays des cèdres.

 

Indépendamment de la crise d’Idlib, les deux critères rigides présidant aux décisions d’intervention de l’état-major hébreu étaient réunis : l’existence d’une menace majeure et l’urgence d’agir.

 

A Jérusalem, on savait certes qu’on allait devoir procéder au cœur du dispositif russe en Syrie, protégé par le fameux système antiaérien et antimissiles S-400 opéré par les militaires de Poutine et non par ceux d’Assad. Mais dans la capitale de l’Etat hébreu, on était plus que convaincu de disposer des contremesures électroniques protégeant les appareils du Khe’l contre cette menace.

 

C’est là un autre point capital à saisir : les soldats de Tsahal, y compris ses pilotes, ne sont pas des kamikazes. Chaque mission est conçue afin que tous puissent réaliser leurs objectifs avec succès, et ensuite, même dans le pire des scénarii possible, retourner à leurs bases sans encombre.

 

C’est ainsi que si Israël ne possédait pas les contremesures du S-400, elle n’aurait pas envisagé cette opération. Les Hébreux ont aussi développé la capacité de faire apparaître sur les écrans radars de ses adversaires, par des moyens électroniques, des chasseurs-bombardiers qui n’existent pas dans la réalité. On crée ainsi la confusion chez l’ennemi, incapable de distinguer entre les vrais avions et les faux, incapable de savoir quels sont les objectifs qui sont réellement attaqués et, par conséquent, enclin à gaspiller ses missiles dans toutes les directions.

 

Et c’est compte-tenu de ces assurances, qu’à 21h42 précisément, le lundi 17 septembre, quatre F-16 volant entre Chypre et la côte syrienne ont largué leurs missiles sur plusieurs objectifs du périmètre de la ville de Lattaquié. A 21h38, la femme officier israélienne chargée de liaison avec le contingent russe en Syrie, avait informé son interlocuteur dans sa langue maternelle qu’un "raid visant des objectifs iraniens dans le nord de la Syrie était en cours". Trop tard, évidemment, pour permettre aux soldats du corps expéditionnaire de Poutine de faire quoi que ce soit.

 

A 21h50 tous les missiles des F-16 détruisaient leurs cibles avec une précision chirurgicale et une efficacité maximum. Les photos ci-après en disent long sur les motivations de l’AFP, de ses clients francophones, mais également des media israéliens Haaretz et I24News, qui retraçaient les évènements que nous rapportons ici sous le titre emprunté à l’organe de propagande gouvernemental d’Assad [SANA], annonçant : "Syrie: le système anti-aérien intercepte des missiles tirés vers Lattaquié". C’était à peine moins triomphal que le communiqué de Spoutnik, claironnant : "La DCA syrienne aurait repoussé une attaque de missiles dans les alentours de Lattaquié".

 

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Crédit : ImageSat International

 

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Crédit : ImageSat International

 

S’ils entendent cesser de se couvrir de ridicule, il serait temps que ces joyeux campeurs comprennent une fois pour toutes, qu’en l’état des rapports de forces existants, à moins d’un incident extrêmement imprévisible, la défense antiaérienne syrienne ne possède pas la capacité d’intercepter un missile israélien. S’ils ne font pas confiance à la Ména, s’ils ne savent pas lire, qu’ils regardent au moins les images.

 

Toujours à propos de missiles israéliens et de photographies, et pour prolonger quelque peu cette parenthèse : lors de leurs raids, les chasseurs-bombardier du Khe’l Avir ne lancent pas des grappes de missiles. Ils n’en ont pas la capacité. Chaque engin ainsi largué a une adresse extrêmement précise – moins de 30cm du point d’impact prévu -, lors, si des missiles étaient abattus en route, les cibles ne pourraient pas être anéanties. Sur les deux images suivantes, on distingue la destruction du Boeing 747 de la compagnie Iranian Fars Air Qeshm, lors du raid précédent, le samedi 15 courant, sur l’Aéroport International de Damas. Un avion civil qui a également acheminé des armes à l’Aéroport International de Beyrouth. On observe que les avions situés à quelques mètres de distance, de même que les entrepôts, sont intacts. Les armes et les munitions contenues dans le 747 ont ainsi pu être détruites avant leur déchargement. Si nous l’avions intercepté en vol, nous aurions commis un acte de piraterie aérienne sans, de plus, avoir été en mesure de démontrer qu’il transportait un chargement militaire.

 

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Crédit : ImageSat International

 

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Sur cette autre carte, présentée cette semaine par M. Netanyahu à l’Assemblée

Générale de l’ONU, on voit les emplacements de trois entrepôts souterrains du Hezbollah

 à Beyrouth. Ils sont tous situés à moins de 800 mètres d’un terminal de fret de

l’Aéroport Rafiq Hariri, dans la banlieue chiite surpeuplée du sud de la capitale libanaise.

En cas de déclenchement d’un conflit armé, il est évident qu’Israël aurait à détruire ces

entrepôts, au risque d’occasionner de nombreuses pertes civiles. Il s’agit d’un cas d’école

d’utilisation de civils comme de boucliers humains pour la protection d’une activité guerrière

Crédit : Binyamin Netanyahu

 

Retour à Lattaquié. A 21h50, l’Iliouchine 20 de reconnaissance se trouve à plus de 200km des F-16 qui sont déjà sur le chemin du retour. A partir de 21h52, la DCA syrienne, hystérique, tire 27 missiles dans toutes les directions. A 22h10, l’un de ces missiles abat le vénérable quadrimoteur à hélices. Contrairement aux affirmations mensongères de ministère russe de la Défense, à ce moment, les pilotes hébreux sont en phase d’atterrissage sur les aéroports israéliens, à 300km plus au Sud.

 

A propos du ministère russe de la Défense et de la conférence de presse qu’il a accordée, cartes et schémas à l’appui, tout ce qui concerne les trajectoires des F-16 est délirant. On se demande à Métula si les radaristes russes, à l’instar de leurs camarades syriens, ne les ont pas vus sur leurs écrans, ou s’il s’agit d’une tentative maladroite de leurs chefs de faire diversion et tenter d’imputer, d’une manière ou d’une autre, la perte de l’IL 20 aux Israéliens.

 

La conférence de presse en question nous aura au moins été utile afin de vérifier l’information que nous avons diffusée en temps réel à l’occasion de notre breaking news, à savoir que les F-16 ont visé et détruit plus d’une seule cible à Lattaquié. Sur la carte russe [voir la photo ci-dessous], l’on distingue en effet trois objectifs atteints dans cette ville, avec la mention en russe "Frappes de 4 F-16 israéliens", avec la date et l'heure en haut, en cyrillique. De plus, l’officier qui décrit l’opération mentionne ces cibles comme des "entrepôts industriels", ce qui démontre, avec force de preuve, la collusion de Moscou avec les Iraniens.

 

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Crédit : ministère russe de la Défense

 

Nous devons toutefois à notre tour préciser un certain nombre de choses. D’abord demander pourquoi l’Iliouchine n’avait pas activé son transpondeur spécial qui permet d’informer le sol s’il est un ami ou un ennemi. Les Syriens ne l’auraient pas visé s’il avait été correctement identifié.

 

Ensuite, nous tenons à préciser que les Russes ne sont pas neutres dans cette affaire, pas plus qu’ils ne sont les amis d’Israël ; ce sont eux qui ont équipé la DCA syrienne avec les systèmes S-200, eux qui les ont entraînés et qui ont déployé les batteries de missiles en choisissant minutieusement leurs emplacements.

 

De plus, les armes, les munitions et les machines détruits par les F-16 avaient atterri peu de temps auparavant sur l’aéroport de Khmeimim, le seul de la région, entièrement sous contrôle russe, en provenance d’Iran. Sans l’autorisation d’atterrir octroyée par les hommes de Poutine, l’assistance à l’atterrissage, l’aide nécessaire à transférer le chargement dans les entrepôts du "Centre de l’Agence des Usines Techniques" de Lattaquié, à 16km au Nord-Ouest, sans le feu vert pour le livrer au Hezbollah au Liban – l’autoroute, la N1, passe à 700 mètres de l’entrée de Khmeimim -, Téhéran n’aurait pas été en mesure d’attenter à la sécurité d’Israël avec cette cargaison, le raid israélien n’aurait pas eu lieu d’être, et l’Iliouchine et ses 15 membres d’équipage n’auraient pas été perdus.      

 

Grâce aux centaines d’interventions de Tsahal en Syrie, l’Iran n’aura pas l’opportunité de disposer d’un port et d’un aéroport militaires dans ce pays. Téhéran n’aura pas non plus l’occasion de déployer 100 000 Garde Républicains et leurs supplétifs à proximité des frontières de l’Etat hébreu, ce qui était son plan. Les ayatollahs ont de surcroît dû évacuer leur base sur l’aéroport T4 Athias-Khirbat, à proximité de Palmyre, maintes fois frappée par le Khe’l Avir.

    

Suite au raid sur Lattaquié, Vladimir Poutine a commencé à livrer des systèmes antiaériens S-300 à l’Armée d’al Assad. Il compte en déployer huit et "couvrir" de la sorte tout le territoire syrien. Cela prendra des mois jusqu’à ce qu’ils deviennent opérationnels et que les soldats syriens sachent s’en servir. Et cela ne gênera pas les activités de l’Armée de l’air israélienne, puisqu’elle est d’ores et déjà en mesure d’aveugler les S-400, plus avancés, opérés par des Russes. A un détail près : ces systèmes sont évolutifs, ce qui obligera les ingénieurs hébreux, sur la base des informations fournies par le Renseignement, de poursuivre inlassablement la mise à jour des contremesures électroniques.

 

Il en va de la sécurité et de la survie des citoyens de l’Etat d’Israël. D’autant plus que l’Iran poursuit également sans relâche le développement de son armement et, comme le Premier ministre israélien l’a démontré cette semaine à la tribune des Nations Unies, qu’il n’a pas abandonné son projet d’acquérir la bombe atomique.

 

A ce propos, la Ména diffuse ci-après et en exclusivité les cartes de l’emplacement du site nucléaire secret – dissimulé aux 5+1 lors de la signature de l’accord de juillet 2015 - en plein cœur de Téhéran. Nos cartes sont largement plus précises que celles présentées par M. Netanyahu du haut de l’estrade onusienne.

 

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Marguerite Duras : une politique de la destruction ? (info # 012609/18) Version imprimable
Analyse d'une oeuvre
mercredi, 26 septembre 2018

 

Par Llewellyn Brown

 

Marguerite Duras apparaît autant comme une personnalité médiatique que comme un auteur d’œuvres marquantes telles que Le Ravissement de Lol V. Stein et L’Amant, ce dernier ayant connu immédiatement un immense succès commercial. Certaines de ses phrases et prises de position pouvaient faire scandale, comme le titre de son article au sujet de Christine Villemin, inculpée dans l’affaire du « petit Grégory » : « Sublime, forcément sublime, Christine V. » (17 juillet 1985) ; phrase perçue comme justifiant un acte d’infanticide. Une autre phrase, énoncée dans le film Le Camion, paraît expéditive, exagérée : « Que le monde aille à sa perte, c’est la seule politique ». En effet, on croirait entendre là une volonté de destruction généralisée, exprimant un mépris des valeurs qui assurent la culture et la dignité humaine. Si l’on y ajoute des phrases concernant le rejet des livres, du savoir, des écoles, on serait conforté dans ce jugement, et l’on croirait reconnaître des slogans inspirés par les mouvances post-Mai 1968, proclamant la fin d’un monde traditionnel périmé, comme : « La destruction de la société de classes » (Détruire dit-elle).

 

La question est, on s’en doute, plus complexe et nuancée, s’agissant d’un écrivain qui fait œuvre de création : c’est ce que nous avons essayé d’éclaircir dans un récent livre « Marguerite Duras : écrire et détruire, un paradoxe de la création » [1]. Dans cette conjonction entre destruction et création, il s’agit fondamentalement d’une nécessité dans laquelle se trouve l’écrivain – mais cela concerne chacun d’entre nous – de trouver sa propre place dans le langage, tout comme dans les structures imposées par sa famille et par la société. En d’autres termes, il s’agit de trouver sa propre langue, inédite : celle qui n’a pas été prévue par les discours ambiants, préétablis.

 

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Fleurs de méninges

 

Parler, écrire, c’est opérer une destruction, tout autant que créer, et nombre d’œuvres de Duras traitent de cette lutte avec les discours qui écrasent et étouffent toute singularité. Il suffit d’entendre la vulgarité des personnalités politiques et des journalistes actuels pour comprendre une observation comme celle-ci : « tous ces ministres, tous ces hommes terribles, terribles à voir, terribles à entendre, ils sont morts et ils ne le savent pas ». Ils sont « morts » parce qu’ils ignorent tout de ce qui anime leurs actions. Ils ânonnent les mêmes sentences, ils gèrent la collectivité mais sont incapables d’écouter les hommes ; ce qui suppose, au départ, d’être capable d’écouter soi-même, ses propres désirs.

 

La société de consommation – encore plus envahissante aujourd’hui avec l’omniprésence intrusive des outils électroniques de communication – fait l’objet des critiques de Duras, tout comme l’idéologie communiste, ce qui l’amène à déclarer : « Un militant, c’est quelqu’un qui ne doute pas », (Le Camion, 1977). En effet, elle fut évincée du PCF en 1950 à la suite d’un « procès stalinien ». N’étant plus dupe des oppositions factices, elle nota la complicité réunissant le patronat et le prolétariat pour maintenir le statu quo : « Leur même politique : retarder à l’infini toute révolution libre ». Chaque militant cherche à « mutiler l’autre de sa donnée fondamentale : sa propre contradiction ». Duras traite le totalitarisme non seulement dans Le Camion, mais aussi dans des œuvres moins connues comme Un homme est venu me voir et Abahn Sabana David.

 

Contrairement à de nombreux créateurs et intellectuels, Marguerite Duras soutenait la révolte du Printemps de Prague, appelant les Russes qui entraient avec leurs chars : « Ces nouveaux tueurs. Ce résultat obtenu par la collusion entre le capitalisme et le socialisme ».

 

C’est bien à partir de cet impératif de disposer de sa propre parole que Duras répond à des événements catastrophiques de notre époque. Devant la destruction d’Hiroshima par la bombe atomique, elle dénonça les discours édifiants, pacifistes, qui prétendent rendre compte de la souffrance humaine au moyen de termes généralisants.

 

Dans le film Hiroshima mon amour (1958), tourné par Alain Resnais, loin de prétendre parler à la place des victimes, elle réalise une construction dans laquelle le personnage principale – Riva – retrouve, dans la ville dévastée, un écho à sa propre histoire, marquée par un événement traumatisant durant l’Occupation. Au lieu d’expliquer, de gloser, elle affirme « l’impossibilité de parler » de la catastrophe : le film, en revanche, dit cette impossibilité.

 

Les camps de concentration sont abordés dans La Douleur – avec la recherche désespérée par Duras de son mari, Robert Antelme, parmi les déportés revenus en France – et la Shoah est d’une importance capitale. Le récit Abahn Sabana David (1970), par exemple, montre la destruction du pouvoir totalitaire d’un dénommé « Gringo » : manipulateur de langage, constructeur d’édifices en ciment. Ce chef charge Sabana et David de garder « le juif », en attendant qu’il vienne l’exécuter. Le texte – composé essentiellement de dialogues – montre comment un pouvoir et un discours monolithiques sont progressivement fissurés par la prise de conscience progressive de l’homme de main, David.

 

La question du judaïsme occupe une place centrale ici : le Juif « Abahn » est celui qui exhorte David à « parler, détruire » : c’est-à-dire, à détruire les mots d’ordre par une parole libre, non ordonnée par les impératifs émanant du pouvoir. Le lien de Duras à la judéité relève d’une articulation comparable à celle de Riva face à la destruction d’Hiroshima : la catastrophe collective est abordée à partir d’une souffrance singulière, subjective.

 

Saisie par la certitude que son mari, Robert Antelme, est mort sur le chemin de retour des camps, Duras écrit, dans La Douleur : « Des milliers, des dizaines de milliers, et lui. Lui qui est à la fois contenu dans les milliers d’autres, et détaché pour moi seul des milliers d’autres, complètement distinct, seul ». Le collectif et le singulier sont, tous deux, incommensurables : tout en étant indissolublement liés, chaque terme préserve sa spécificité.

 

C’est par ce biais que Duras fit l’expérience de son lien intime avec la Shoah. Son compagnon, Dionys Mascolo, explique que Robert Antelme « nous avait par son retour déportés avec lui, et de là, nous nous sommes judaïsés à jamais ». Il ne s’agit aucunement, ici, d’une identification abusive, d’un militantisme de pacotille, mais d’une réelle expérience qui avait, pour conséquence, que Duras s’en sentait marquée pendant des années : « L’histoire des Juifs, c’est mon histoire. Puisque je l’ai vécue dans cette horreur, je sais que c’est ma propre histoire. Alors j’ai osé écrire sur les Juifs ». Cette expérience la poussa à détourner le terme communisme de son sens usuel. Dans Abahn Sabana David, on déclare que le communisme est « impossible » et, face aux constructions érigés par Gringo : « Il faudra quand même essayer de ne pas le construire ». Le communisme devient tout le contraire d’un projet de masse : il exprime la possibilité d’être réceptif aux autres, du fait de s’être défait de toute emprise par les discours du pouvoir et des liens collectifs.

 

C’est dans ce contexte que Duras put énoncer, dans Le Camion : « Que le monde aille à sa perte, c’est la seule politique ». En effet, c’est en voulant « construire » le monde que l’individu se trouve appelé à faire le sacrifice de sa propre vérité, de sa parole indomptable, pour assurer la cohésion de la collectivité : parti, clan, patrie. L’inertie l’emporte alors sur le désir. Ce choix d’une formulation négative est exprimé clairement par Duras : « Je préfère un vide, un vrai vide, à cette espère de ramassis, de poubelles géantes de toute l’idéologie du xxème siècle ».

 

Ceux qui sont revenus de leurs illusions, ainsi que les victimes des utopies de masse, saisiront aisément la qualité salutaire de cette position. « Que le monde aille à sa perte » doit donc s’entendre sur le plan strictement subjectif : « la perte du monde […] enfin vécue par tous, et personnellement ». Il s’agit de « la seule démocratie possible », qui exige la plus grande honnêteté vis-à-vis de sa vérité subjective, et qui conditionne des liens non coercitifs avec les autres ; l’acceptation que l’on ne réussira jamais à produire l’unité et l’harmonie mythiques de l’humain.

 

Les énoncés politiques de Duras ne sont donc pas justiciables d’une extension universelle en tant que projet de société. C’est la raison pour laquelle ils sont intimement pris dans le tissu de la création littéraire, cinématographique, où Duras élabore sa réponse à sa propre expérience de la destruction. Les idéologies qui sèment le carnage au prétexte de vouloir le bien de l’humanité sont légions. Parmi les dernières : le socialisme (national et international) et l’islam. Leur histoire révèle qu’en prétendant répandre le bien, on dissimule – à soi-même et aux autres – sa propre motivation inavouable. Duras nous montre qu’en s’affrontant à la destruction inhérente à son existence on emprunte le seul moyen de ménager un lien d’extériorité apte à faire tomber ces illusions.

 

 

Note :

 

[1] Llewellyn Brown, Marguerite Duras : écrire et détruire, un paradoxe de la création. Paris, Lettres modernes-Minard, « Archives des Lettres modernes ; 297 », 2018.

 

 
Comment mourra la "cause palestinienne" ? (info # 012309/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 23 septembre 2018

 

Par Guy Millière

 

Donald Trump n’a pas encore présenté son plan de paix pour le Proche-Orient. Il lui reste à vaincre quelques réticences et à obtenir les résultats de quelques actions menées en ce moment.

 

Il lui reste aussi à voir ce qui va se passer en Iran lorsque les sanctions américaines entreront pleinement en vigueur, début novembre. Il doit encore convaincre le roi de Jordanie, et, si nécessaire, lui faire comprendre que sans argent américain, il pourrait se retrouver singulièrement à manquer d’air et dans la même situation que celle dans laquelle les mollahs de Téhéran sont confinés.

 

Sans qu’on n’en connaisse tous les détails, on sait que le plan aura des ressemblances avec la “solution à trois Etats” proposée il y a longtemps par John Bolton, et qu’aucun des trois Etats concernés n’est un Etat palestinien, qui n’existe et n’existera que dans les fantasmes des anti-israéliens les plus fervents.

 

L’un des Etats sera Israël, avec pour capitale Jérusalem une et indivisible. Un autre Etat sera l’Egypte d’Abdel Fattah al Sissi, à qui les Etats-Unis aimeraient confier la bande de Gaza (si l’Egypte s’occupe du Hamas, elle s’en occupera “à l’égyptienne”, et l’on peut gager que la presse occidentale sera moins choquée que si c’est Israël qui s’en chargeait). Le troisième Etat sera la Jordanie, et ce n’est pas du tout un hasard si des membres de l’administration Trump rappellent ces temps derniers que les Arabes vivant en Judée-Samarie étaient jordaniens jusqu’en 1988. Ce n’est pas non plus un hasard si, dans la presse jordanienne, on trouve ces temps des articles affirmant que la Jordanie a plus de légitimité à revendiquer une part de la Judée-Samarie que les dirigeants “palestiniens” ; la légitimité de la Jordanie sur tout ou partie de la Judée-Samarie n’existe pas, mais celle des dirigeants palestiniens existe infiniment moins encore.

 

L’administration Trump fait pression pour que l’Autorité Palestinienne revienne à la table des négociations, et s’attend à un refus persistant qui lui permettra de dire au monde arabe sunnite qu’il n’y a rien à faire avec “ces gens-là”. Ce qui est rigoureusement exact. Et il est prévu que le monde arabe sunnite reconnaîtra qu’il n’y a effectivement rien à faire avec ces gens-là. Si, très improbable hypothèse, l’Autorité Palestinienne revenait à la table des négociations, l’administration Trump lui offrirait de se soumettre totalement ou de se démettre. Autrement dit, de renoncer totalement au terrorisme et aux incitations à la haine, d’accepter de régir des zones autonomes à la stricte condition qu’il y ait renoncement total au terrorisme.

 

Pour l’heure, les dirigeants “palestiniens” semblent ne pas comprendre ce qui leur arrive et vivre dans un monde parallèle qui, bientôt, n’existera plus que dans leur tête. Ils prétendent toujours que Jérusalem sera leur capitale, qu’ils veulent le retour de cinq millions de “réfugiés”, et qu’ils n’abandonneront pas la “lutte armée”. Ils clament qu’ils ont toujours des appuis ; ils feignent de ne pas voir que le régime iranien va très mal, et que la Turquie ne se porte pas très bien. Ils invoquent l’Union Européenne, qui continuera à les appuyer jusqu’au bout ; ils simulent d’ignorer que l’Union Européenne se fissure et qu’y émergent des dirigeants - Viktor Orban, Matteo Salvini, Sebastian Kurz, pour ne pas les citer -, moins enclins à suivre la ligne islamique et hypocritement antisémite défendue par Mogherini, Macron et Merkel.

 

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La farce est bientôt terminée

 

 
USA : c’est la DCA syrienne qui a abattu l’Iliouchine (031809/18) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 17 septembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi, 05h07, 04h07 à Paris

 

Selon un officiel américain s’adressant à l’agence Reuters sous le couvert de l’anonymat, l’Iliouchine annoncé comme "disparu" par le ministère russe de la Défense aurait été abattu par la DCA syrienne.

 

Les Syriens auraient descendu le vénérable quadrimoteur à hélices pendant qu’ils tentaient d’intercepter les missiles israéliens lancés sur Lattaquié.

 

Cette information dédouane le Khe’l Avir relativement à la perte de l’IL-20 et de ses 14 membres d’équipage. C’était sans doute aussi l’intention de l’Administration U.S. lorsqu’elle s’est adressée à Reuters, les Russes ayant volontairement omis ce "détail" dans leur communiqué.

 
La Russie annonce la perte d’un avion de surveillance IL-20 à Lattaquié (021809/18) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 17 septembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi, 04h34, 03h34 à Paris

 

Le ministère russe de la Défense annonce que la base aérienne de Khmeimim, dans le gouvernorat de Lattaquié, a perdu tout lien avec l'avion russe Il-20 et ses 14 hommes d’équipage survolant la Méditerranée, à 35 km de la côte syrienne. L'incident a coïncidé avec les frappes de l'aviation israélienne.

 

D’autre part, le ministère a communiqué que "des moyens radar russes de contrôle de l'espace aérien ont enregistré des tirs de missiles depuis la frégate française Auvergne se trouvant dans cette zone".

 

Moscou affirme que quatre chasseurs-bombardiers israéliens de type F-16 ont mené l’opération contre Lattaquié.

 

D’autres sources à Moscou prétendent que des navires de l’OTAN s’approcheraient de la Syrie.

 

L’Auvergne est une frégate multimissions FREMM de conception européenne, livrée à la Marine tricolore le 11 avril 2017.

 

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L’Auvergne

 

L’Iliouchine Il-20 est un quadrimoteur de Renseignement d'Origine Electromagnétique ROIM. Bien qu’il soit de conception ancienne, il est très efficace pour effectuer des missions de renseignement concernant les activités maritimes et aériennes sur une vaste zone d’activités.

 

En cas d’attaque surprise menée par une coalition de plusieurs navires, de chasseurs-bombardiers et de missiles, il pouvait gêner la réalisation des objectifs des assaillants.

 

Ces dernières informations témoignent d’une aggravation évidente de la situation en Syrie et plaident pour une opération conjointe, lundi soir, de la Coalition internationale visant de nombreux objectifs en Syrie.

 

Nous attendons les réactions de la Russie et des Etats-Unis, et nous demandons pourquoi les Israéliens auraient pris le risque d’une confrontation avec Moscou. Ces développements ainsi que les questions toujours en suspens constituent des évènements recelant potentiellement d’une grande incidence stratégique.

 

Tous les reporters et analystes de la Ména dans la région sont à pied d’œuvre.

 

 
Qui vient d’attaquer le périmètre de l’Armée russe à Lattaquié ? (011809/18) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 17 septembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi, 03h06, 02h06 à Paris

 

Plusieurs attaques au missile ont été rapportées dans la soirée de lundi visant des objectifs situés dans la province de Lattaquié (Syrie) aux alentours des bases russes qui s’y trouvent, ainsi qu’à proximité des villes du nord-ouest que sont Homs et Hama.

 

Les nouvelles concernant les frappes sur Lattaquié ont été confirmées par l’agence officielle du régime syrien SANA, qui a admis que le "Centre de l’Agence des Usines Techniques" de Lattaquié avait été totalement détruit.

 

Nous ne sommes pas en mesure de confirmer les informations relatives aux autres attaques, les communications étant rendues très difficiles à cause de la censure ainsi que d’une panne d’électricité touchant une bonne partie de la province de Lattaquié. Cette constatation indique que les rapports concernant des explosions dans la centrale électrique principale de Lattaquié sont probablement exacts.

 

Les commentaires des media gouvernementaux syriens ainsi que les autres supports syriens et arabes attribuant l’opération aux Israéliens ne sont confirmés que du bout des lèvres par les officiels du régime de Bashar al Assad. Le gouvernement syrien parle de 18 blessés et d’aucun mort lors des attaques de lundi soir ; notre spécialiste de ce genre d’évaluation, Michaël Béhé, s’avoue certes incapable de fournir un bilan humain précis ; il estime cependant, à 2h38, heure locale, sur la base des informations qu’il possède, que les pertes sont considérables et se chiffrent en dizaines de victimes, probablement toutes militaires ou au service des militaires.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Source : Google Earth Pro

 

Ce que l’on peut affirmer avec certitude est que les missiles ont été tirés depuis la mer, mais nous ne sommes pas même en mesure de dire si c’est à partir de navires de guerre ou de bombardiers.

 

L’éventualité d’une attaque navale n’est pas privilégiée, la Russie ayant déployé une imposante escadre dans le bassin oriental de la Méditerranée. S’il s’agit d’une attaque navale, elle aurait soit requis que des bâtiments d’assaut s’intercalent entre les bateaux russes en prenant un risque de confrontation extraordinaire, soit qu’elle soit diligentée à bonne distance, à savoir au moins à partir des côtes de Chypre.

 

Si c’est une attaque navale qui a eu lieu, elle n’est pas le fait d’Israël, qui n’a pas la capacité maritime nécessaire pour provoquer le déploiement naval russe.

 

Même si les raids ont été conduits depuis les airs, l’armada de Poutine, lourdement dotée de systèmes antiaériens et antimissiles, certainement des versions maritimes du S-400, a dû être prise en compte.

 

L’armada en question a été déployée afin de protéger l’assaut final contre la province d’Idlib toujours aux mains des rebelles antigouvernementaux par le contingent russe et ses alliés syriens et iraniens. De manière très surprenante, les présidents russe, Poutine, et turc, Erdogan, qui se sont rencontrés lundi, ont conjointement annoncé que l’offensive contre Idlib "n’était plus sur la table", c’est-à-dire qu’elle était interrompue voire abandonnée, et que la zone deviendrait un espace démilitarisé dès le 15 octobre prochain.

 

Nous rappelons à nos lecteurs que les Etats-Unis ont plusieurs fois menacé directement d’intervenir afin d’empêcher le Tsarévitch et ses alliés d’écraser la population d’Idlib sous leurs bombes. Cette menace était encore plus précise et englobait des Etats de la Coalition occidentale en cas d’utilisation d’armes chimiques par les assaillants. Or il semble qu’à trois reprises au moins ces derniers se soient servis de gaz au chlore pour précipiter l’issue des combats.

 

On ne peut ainsi exclure que les raids de lundi aient été conduits par ladite coalition et non par Tsahal. Ce soupçon étant renforcé par le fait que Vladimir Poutine n’a pas l’habitude de renoncer à une offensive annoncée et déjà entamée. Seul un argument fort a pu lui faire changer d’avis.

 

On peut également observer que l’attaque sur Lattaquié visait une zone d’influence principalement russe et non iranienne ; notamment parce que Téhéran n’a que peu d’intérêt à entreposer des munitions à Lattaquié, dans une région aussi lointaine des frontières de son ennemi israélien (260km de Métula).

 

Aussi, si l’on sait que le "Centre de l’Agence des Usines Techniques", un paravent fréquentable pour des activités qui ne le sont guère, dissimulait des entrepôts d’armes et de munitions qui ont été annihilées, on ne peut pas affirmer avec assurance s’il s’agissait à nouveau d’équipements perses ou russes, pour une fois.

 

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Le Centre de l’Agence des Usines Techniques entièrement dévoré par les flammes

 

Et si l’on savait qu’un détachement de l’Armée iranienne était caserné non loin de la ville de Lattaquié, il est de notoriété publique que la base militaire principale des Russes en Syrie se trouve à Khmeimim, à 17km au sud-est de Lattaquié, et que la plus grande base maritime de Poutine hors des frontières de Russie est installée dans le port de Tartous, à 72km de la même ville.

 

Avant d’être capable de tirer les choses au clair concernant cette attaque et ses auteurs, on peut d’ores et déjà affirmer que les positions militaires de la province de Lattaquié sont défendues non pas par la DCA syrienne et ses batteries de S-200, mais par les soldats russes, qui y ont déployé deux systèmes complets de S-400, considéré par certains comme l’arme antimissiles la plus performante du moment.

 

Or les S-400 ont été absolument inutiles dans leur tentative d’empêcher l’anéantissement du "Centre de l’Agence des Usines Techniques" ainsi qu’au moins de la centrale électrique qui fournit le contingent russe en courant. Voir deux vidéos de l’attaque : vidéo 1, vidéo 2.

 

Que l’assaut ait été porté par les Israéliens ou par les Américains et leurs alliés, qu’il ait été lancé depuis des navires ou des avions, son succès constitue un formidable coup porté à la réputation du S-400 et de son succès commercial. Il est notamment déjà commandé par les Iraniens et, chose bien plus étonnante, par l’Arabie Saoudite.

 

C’est cette déconvenue qui a sans doute amené l’agence Spoutnik à surréagir en titrant hier soir, quitte à contredire SANA elle-même : "La DCA syrienne aurait repoussé une attaque de missiles dans les alentours de Lattaquié".  

 

Le contraste était encore plus net que cela, les media d’Etat syriens ne cachant rien cette fois de l’étendue des dégâts, allant jusqu’à poster des vidéos d’objectifs en flammes à Lattaquié sur le Net. Un officier syrien a confié à Michaël Béhé que c’était "pour régler leurs comptes avec les Russes qui se moquent constamment de l’incapacité des militaires syriens à enrayer les raids israéliens".

 

Quant au communiqué de l’AFP et de ses perroquets borgnes, qui ont décrit en titre cet incident de la plus grande importance stratégique par : "Syrie: le système anti-aérien intercepte des missiles tirés vers Lattaquié", c’est au mieux une fake news, mais c’est encore plus proche de l’anti-information ; le titre correct, au vu des vidéos, des photos et de l’aveu de SANA étant : "Les Russes incapables d’opposer leurs S-400 aux missiles visant des objectifs dans leur périmètre de sécurité". Ce qui est exactement le contraire.

 

Cela démontre en tout cas que les media qui ont reproduit cette farce de l’AFP, à l’instar d’I24News du franco-israélien Patrick Drahi, ne pipent pas grand-chose ni de la situation au Moyen-Orient, ni de la fonction de journaliste.

 

A 2h41, plusieurs media arabes et syriens affirment que l’opération de lundi a été réalisée conjointement par les Etats-Unis, la Grande Bretagne, Israël, ainsi que d’autres pays européens. Ils annoncent que 28 frégates lance-missiles U.S. auraient participé aux raids. Nous n’avons pour le moment aucune possibilité de vérifier ces informations, mais nous avons l’intention de suivre ces divers développements toute la nuit.

 

L’avis de Jean Tsadik au vu des infos en notre possession : "Cela ressemble à un ultime avertissement à Poutine afin qu’il cesse réellement l’offensive sur Idlib et pas uniquement en paroles. La prochaine frappe pourrait cibler les installations russes".

 

 
Accords d’Oslo, 25 ans après (info # 011609/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 16 septembre 2018

 

Par Guy Millière

 

Les accords d’Oslo ont vingt-cinq ans. L’historien Ephraïm Karsh les a décrits il y a deux ans comme le plus effroyable désastre des dernières sept dernières décennies pour Israël, autrement dit, depuis que l’Etat d’Israël a été fondé en 1948. Et Ephraïm Karsh sait de quoi il parle, lui qui avait prévu le désastre dès le moment où il s’est dessiné. Il l’avait en outre décrypté dans un livre écrit avec Joël Fishman appelé "La guerre d’Oslo", publié en 2005, il y a treize ans déjà. Et si, en 2005, le désastre avait commencé à se produire, il n’avait pas encore produit tous ses fruits amers.

 

En 2005, on savait déjà que Yasser Arafat avait menti et n’avait aucune intention de renoncer au terrorisme et de reconnaitre Israël (mais cela, tous ceux qui n’étaient pas aveugles le savaient en septembre 1993, et même bien avant).

 

On savait déjà qu’avoir permis à un groupe terroriste envoyé en exil, mais toujours venimeux et assoiffé de sang, de disposer d’un quasi Etat en Judée-Samarie lui permettrait de se doter d’une base arrière depuis laquelle il pourrait lancer des attaques meurtrières contre les Israéliens juifs. Les attaques meurtrières se sont, de fait, multipliées dès la création de l’Autorité Palestinienne.

 

On savait que l’Autorité Palestinienne, qui n’était que l’OLP sous un nouveau maquillage, répondait aux propositions de paix, aussi généreuses aient-elles pu être, par des attentats suicides visant particulièrement des adolescents et des enfants ; souvenez-vous des attaques contre le Delphinarium à Tel Aviv ou la pizzeria Sbarro à Jérusalem, et par une guerre de guérilla utilisant des boucliers humains (la seconde Intifada) !

 

On savait que les antisémites du monde entier, la totalité des gauchistes du monde occidental, la plupart des mouvements de gauche et les gouvernements de la quasi-totalité des pays d’Europe occidentale soutenaient la “cause palestinienne”, et donc le terrorisme antijuif.

 

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On sent tout "le bonheur et la confiance" dans le regard d’Itzkhak Rabin

 

Ce que l’on ne savait pas encore était que l’abandon de Gaza au terrorisme palestinien allait conduire à l’émergence d’un deuxième quasi Etat terroriste s’ajoutant à l’Autorité Palestinienne et destiné à servir lui aussi de base arrière à des attaques meurtrières ; mais on pouvait aisément se douter que c’est ce qui allait se passer.

 

On n’avait pas encore pu vraiment distinguer que Mahmoud Abbas était un dirigeant qui, sans porter une serpillière sur la tête, une barbe de trois jours et un treillis militaire, n’en était pas moins aussi vicieux et haineux que Yasser Arafat. Mais on pouvait s’en douter aussi lorsque l’on connaissait le passé de Mahmoud Abbas, financier des assassinats des athlètes juifs à Munich, et auteur d’une thèse négationniste à l’Université.

 

On pouvait s’attendre donc à tout ce qui a suivi. Les gouvernements israéliens ont été composés de gens qui entretinrent des illusions délétères jusqu’au 31 mars 2009. Ils ont ensuite été composés de gens lucides.

 

Ces derniers ne sont pour autant pas sortis des accords d’Oslo. Ils ont adopté une position défensive, géré une forme de statu quo précaire, et Binyamin Netanyahou, un homme d’une immense lucidité, n’est néanmoins, pendant des années, pas parvenu à sortir de cette position défensive.

 

La raison à cela est qu’Israël a été sommé de négocier par les soutiens au terrorisme antijuif susdits, et qu’aucun chef d’Etat ou de gouvernement occidental n’a eu le courage et l’intégrité de dire qu’il fallait en finir avec cette imposture.

 

La raison à l’intérieur de la raison est que seul un président de la première puissance du monde libre pouvait avoir le courage et l’intégrité nécessaires, et surtout la force concrète pour les appliquer. Les années de la présidence Barack Obama ont même pu faire craindre le pire, tant Obama s’est acharné à délégitimer et déstabiliser Israël (je ne reviens pas sur le sujet, j’en ai amplement traité).

 

Avec l’élection de Donald Trump, il est devenu clair pour ceux qui le connaissaient, que le président requis arrivait enfin.

 

Quand Donald Trump est entré à la Maison Blanche, certains doutaient qu’il ferait ce qu’il avait promis. J’ai fait mon possible pour dissiper leurs doutes.

 

En moins de deux ans de présidence, Donald Trump en a quasiment fini avec l’imposture.

 

Les Etats-Unis ont retiré Jérusalem de la table des négociations en reconnaissant que Jérusalem est la capitale d’Israël et en y installant leur ambassade. Ils ont exigé de l’Autorité Palestinienne qu’elle cesse de financer le terrorisme et d’inciter à la haine antijuive, et comme l’Autorité Palestinienne a persisté (nul au sein de l’administration Trump n’ignorait qu’elle persisterait), ils lui ont pour l’essentiel coupé les vivres.

 

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Israël frappe l’aéroport international de Damas (011509/18) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 15 septembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, samedi, 11h58, 10h58 à Paris

 

Ce samedi soir, diverses cibles militaires situées dans le périmètre de l’aéroport international de Damas ont été visées par des missiles et détruites.

 

Les objectifs étaient des missiles arrivés très récemment d’Iran par les airs à destination du contingent iranien en Syrie et de la milice chiite libanaise du Hezbollah. Ces armes étaient temporairement stockées dans des entrepôts souterrains.

 

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Un impact direct dans la partie militaire de l’aéroport international

 

Plusieurs témoins oculaires du raid ont rapporté à Michaël Béhé – le chef de la Ména libanaise – par téléphone de très fortes explosions ainsi que d’énormes incendies provenant du périmètre de l’aéroport.

 

L’agence officielle du régime SANA a attribué l’attaque à Israël ajoutant que plusieurs missiles hébreux avaient été interceptés par la défense antiaérienne et que l’attaque avait été repoussée.

 

Les photos que nous nous sommes procurées paraissent au contraire indiquer que les cibles ont été pleinement atteintes. Des sources arabes et syriennes affirment que "les dégâts sont très importants". Des sources similaires avancent qu’une base de l’Armée iranienne à proximité de l’aéroport a également été prise pour cible, de même qu’un site de missiles antiaériens de fabrication russe. On ignore pour le moment le nombre des victimes de cette opération mais de nombreuses ambulances sont signalées sur zone.

 

Lors d’un premier communiqué des sources gouvernementales syriennes suivant de grosses explosions entendues par tous les habitants du grand Damas, le régime avait expliqué qu’il s’agissait de déflagrations provenant de la destruction contrôlée de souterrains encore aux mains de la rébellion armée.

 

Le mode opératoire du raid semble être identique aux précédents : des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir [l’Armée de l’air israélienne] auraient lancé des missiles de haute précision depuis le territoire israélien, à 65km des cibles ou à partir du Liban.

 

Le porte-parole de l’Armée israélienne s’est refusé, comme à son habitude, à commenter l’information.

 

 
L’arrivée des Trumpistes et le rétablissement de lois d’EXCEPTION visant les Israélites (011109/18) Version imprimable
Réinformation
mardi, 11 septembre 2018

 

Par Stéphane Juffa

           

Heuh, ce n'est pas un journaliste qui a écrit cette merde, c'est Guillaume Gendron ! On y lit aussi : "(...) Mahmoud Abbas a coupé tout contact avec les émissaires trumpistes (...)". A un tel degré de haine, Libé ne parle plus d' "émissaires américains", mais de Trumpistes. Comme si l'on avait écrit lors de la présidence U.S. précédente : "le nouvel ambassadeur obamiste a pris ses fonctions à Paris". C'est l'un des textes les plus médiocres, les moins journalistiques, que je n’ai jamais lu imprimé sur du papier journal. Le fiel y remplace toute velléité de déontologie.

 

On y voit encore qu'un quidam s'est exprimé à "Ramallah, en Cisjordanie occupée". Le terme "Cisjordanie occupée" étant employé de façon systématique afin de décrire la Cisjordanie ou la Judée-Samarie et Jérusalem.

 

Or le fait que l’auteur et le media n’emploient pas systématiquement l’épithète "occupé" lorsqu’ils évoquent Chypre du Nord, le Tibet, l’est de l’Ukraine, la Crimée, le canton d’Afrin récemment envahi par la Turquie, les parties de Géorgie soumises au contrôle militaire russe, ainsi que plus de 120 autres territoires dont la propriété est disputée sur Terre, génère une "pratique journalistique d’exception" réservée à la Cisjordanie, à Israël et aux Juifs. Et cette EXCEPTION, que l’on retrouve dans les communiqués de l’AFP et de la plupart des supports médiatiques français, rappelle non seulement les usages de la France de Vichy, mais, à leurs instar, elle est essentiellement raciste et antisémite.

 

Car le fait d’utiliser un narratif différent, c’est-à-dire EXCEPTIONNEL pour décrire une SITUATION SIMILAIRE à des dizaines d’autres dans le seul cas d’Israël, participe d’un choix sémique incontestablement antisémite et raciste.

 

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Maréchal nous revoilà !

 

Ce choix est évidemment intensifié par la nature répétitive et systématique de cette pratique : cela signifie que si cette différence, cette EXCEPTION, n’était apparue ne serait-ce qu’une fois, elle serait déjà une manifestation raciste ; mais lorsqu’elle apparaît automatiquement chaque fois qu’il est sémantiquement question de Cisjordanie, il s’agit d’une marque de différenciation aggravée, objectivement digne des pratiques goebbelsiennes et vichystes (sans aucune digression ni effet de style). Une mesure essentiellement destinée, dans sa répétitivité à large échelle, à marquer les esprits. A modifier artificiellement et intentionnellement le libre arbitre d’une opinion publique tout entière, ce qui n’a strictement rien à voir avec le journalisme.

 

Cette exception est évidemment condamnable en justice et elle est particulièrement grave dans un pays qui a, dans son passé récent, édicté des "lois d’exception" qui ne visaient que ses citoyens israélites, les privant de la plupart de leurs droits fondamentaux et organisant la spoliation des biens et des avoirs leur appartenant, et leur acheminement vers des sites dans lesquels on les exterminait physiquement.

 

En plus de ce qui précède, l’emploi systématique et EXCEPTIONNEL du binôme "Cisjordanie occupée" est encore aggravé - exprimant intentionnellement davantage de malveillance et de racisme caractérisés ! -, par le fait que la nation d’Israël, sans exprimer pour notre part de jugement au fond, possède des arguments parfaitement valables pour faire valoir sa propriété de droit sur la Cisjordanie-Judée-Samarie et sur l’entièreté de Jérusalem et de la Palestine. Ce qui n’est pas le cas dans environ 96 pour cent des occupations violentes sur la Planète, qui ne sont le résultat que d’occupations militaires à ambition expansionniste, sans que l’occupant ne puisse ou ne tente de se prévaloir d’une revendication historiquement ou démographiquement recevable de propriété sur la contrée en question.

 

Il est évident que ces pratiques racistes et antisémites, même si elles semblent généralisées au sein d’une profession et d’un pays spécifiques, n’en perdent pas pour autant leur caractère dolosif et partant justiciable. Le fait d’avoir un comportement criminel parmi une multitude d’autres personnes – physiques et morales – exerçant le même délit n’en atténue nullement la gravité voire la justiciabilité. Nous n’avons quant à nous aucun doute quant au fait que des individus tels que Gendron et Smolar ainsi que les media publics et privés qui les emploient auront un jour à rendre des comptes pour ces délits incitant à la haine raciste. Ils ne vivent que dans une impression d’impunité, comme c’était le cas des journalistes racistes, des collaborateurs racistes et des intellectuels racistes de Vichy avant que la justice réhabilitée ne leur inflige le châtiment qu’ils avaient mérité.

 

 
L’UNWRA, une imposture qui doit disparaître (info # 090209/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 09 septembre 2018

 

Par Guy Millière

 

Lire dans la presse française des articles affirmant que Donald Trump “coupe les vivres” aux “réfugiés palestiniens” en coupant le financement américain accordé à l’UNWRA pourrait me donner la nausée si je ne savais pas à quel point la presse française ment sur presque tous les sujets, et tout particulièrement lorsqu’elle traite de Donald Trump, ou lorsqu’elle aborde le conflit israélo-arabe.

 

Quasiment aucun article ne rappelle quelques points essentiels concernant l’UNWRA. Le premier de ces points est que, quelques mois à peine après la création de l’UNWRA, en 1949, destiné à s’occuper spécifiquement des réfugiés “palestiniens”, les Nations Unies ont créé un organisme chargé de s’occuper de tous les réfugiés sur la Planète, l’UNHCR. La logique aurait voulu que les réfugiés “palestiniens” soient dès lors traités comme des réfugiés semblables aux autres, et que l’UNWRA disparaisse et se fonde dans l’UNHCR. Cela ne s’est pas fait, et les réfugiés “palestiniens” sont devenus des réfugiés entièrement à part.

 

Le deuxième de ces points est ce qui a fait la spécificité de ces réfugiés au statut spécifique : les réfugiés “palestiniens” sont devenus les seuls réfugiés sur Terre qui sont autorisé à transmettre leur statut de réfugié d’une génération à l’autre ainsi qu’aux membres de leur famille par alliance. En a résulté une perversion de la notion de réfugié : sont comptabilisés comme réfugiés “palestiniens” des gens qui n’ont jamais connu le territoire qu’ils sont censés avoir fui et dont les parents, parfois les grands parents, sont dans le même cas. Cela a aussi engendré une perversion de la mission d’une institution censée être un organisme d’aide aux réfugiés : alors que l’aide aux réfugiés qui s’applique à tous les autres réfugiés sur Terre est destinée à leur donner les moyens de s’intégrer dans la société qui les accueille, l’aide s’appliquant aux réfugiés “palestiniens” est conçue pour les maintenir dans leur statut de réfugiés et pour qu’ils ne s’intègrent pas dans ladite société.

 

A cette double perversion s’est ajouté assez vite ce qui explique et aggrave les deux critères précédents : les réfugiés “palestiniens”, de plus en plus nombreux (puisqu’ils se transmettent leur statut par hérédité), se sont vus inculquer qu’ils retourneraient un jour dans le pays dont ils sont censés avoir été “chassés” (et dont ils n’ont jamais effectivement été chassés), Israël. L’inculcation s’est faite de plus en plus virulente avec la montée en puissance des mouvements terroristes “palestiniens” à partir de la fin des années 1960. D’autant plus virulente que l’UNWRA a embauché graduellement pour lui servir de cadres des membres de ces mouvements terroristes (99% des 30 000 employés de l’UNWRA sont palestiniens. Ndlr.).

 

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UNWRA : un sens très particulier de l’éducation

 

La conséquence est que l’UNWRA n’est pas un organisme d’aide aux réfugiés “palestiniens”, mais un "organisme de fabrication de réfugiés qui ne sont pas des réfugiés" (sur cinq millions de réfugiés comptabilisés par l’UNWRA, il reste aujourd’hui environ 20 000 réfugiés de 1948-49, soit moins de 0,5 pour cent du nombre total). C’est un organisme qui maintient les réfugiés dont il est censé s’occuper et qui ne sont pas des réfugiés dans un statut de réfugiés, et qui les multiplie. Un organisme qui, en persuadant les réfugiés qui ne sont pas des réfugiés qu’ils vont “retourner” dans un pays dont ils n’ont jamais été chassés et où ils n’ont jamais mis les pieds et qui, en confiant des postes aux cadres de mouvements terroristes, fait des "réfugiés" dont il s’occupe des gens imprégnés de haine. Des individus prêts à combattre un pays et un peuple qu’ils ne connaissent pas et dont ils ne savent rien, sinon sous l’angle de la haine qui leur a été enseignée. L’UNWRA les décharge ainsi du souci de devoir songer faire autre chose de leur vie que devenir des assassins.

 

La conclusion qui devrait s’imposer est que l’UNWRA est une imposture, une monstruosité, l’outil d’une gigantesque prise d’otage, un instrument de propagande, de lavage de cerveau et d’incitation au meurtre.

 

Donald Trump a tiré cette conclusion. Il n’est pas le seul. Cette conclusion est celle qu’ont conçue depuis longtemps nombre de dirigeants israéliens de même que tous les historiens scrupuleux du Proche-Orient.

 

Mais Donald Trump, au contraire des autres hommes d’Etat de la Planète et de ses prédécesseurs aux Etats Unis,  a eu le courage et l’intégrité d’agir sur la base de cette conclusion.

 

Il ne coupe pas les vivres aux réfugiés “palestiniens”. Il reste environ 20 000 réfugiés de 1948-49, ai-je annoncé [et 500 000 qui ont effectivement le droit au statut de réfugiés selon l’administration U.S. Ndlr.]. Ces personnes auraient dû, si l’UNWRA n’avait pas été une imposture, recommencer leur vie dans le pays où ils se trouvent. Ce qui ne peut se faire, l’UNWRA les ayant confinés dans le statut de réfugiés.

 

Cinq millions de personnes comptabilisées par l’UNWRA se sont ajoutées aux authentiques réfugiés, ai-je rappelé. Elles ne sont pas des réfugiés. Elles ont été transformées en assassins effectifs ou potentiels

 

Si l’UNWRA devait ne plus avoir les moyens de faire ce qu’elle fait, ces cinq millions de personnes devraient songer à faire autre chose de leur vie. Ce serait un grand pas vers la possibilité d’une situation plus paisible à Gaza et en Judée-Samarie.

 

Donald Trump est un entrepreneur, un homme qui, toute sa vie, a réglé des problèmes et créé des opportunités, pas un homme qui a exacerbé des problèmes et détruit des opportunités.


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Mardi : des raids de plus en plus hardis (010509/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 04 septembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi, 01h15, 00h15 à Paris

 

Les media officiels syriens ainsi que ceux du Hezbollah libanais et de l’opposition syrienne font état de plusieurs raids aériens israéliens ce mardi après-midi. Les témoignages divergent mais certains éléments d’information paraissent établis.

 

Il semble ainsi que les chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir ont traversé l’espace aérien libanais, volant à très faible altitude avant de larguer des missiles sur leurs objectifs. Parmi ceux-ci, des installations iraniennes à proximité du village de Wadi al Ayoun [carte et photo] ont été touchées avec certitude, de même qu’un important centre des Gardiens de la Révolution khomeyniste dans la ville de Banyas [carte], sur la côte méditerranéenne.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google earth Pro

 

Plusieurs organes médiatiques liés à l’opposition syrienne ajoutent que d’autres cibles ont été détruites, dans les provinces adjacentes de Hama et de Lattaquié. Des témoins affirment que le soi-disant Centre de recherche scientifique proche du village de Deïr Mama [carte] aurait à nouveau été frappé, comme il l’avait été le 22 juillet dernier, occasionnant une vaste documentation de l’opération dans nos colonnes.

 

SANA, l’organe médiatique du régime alaouite syrien a à nouveau affirmé qu’un certain nombre de missiles israéliens avaient été interceptés par la DCA des forces gouvernementales, et que ces dernières avaient "mis en fuite les appareils israéliens". Sic.

 

On recense plusieurs morts et blessés des suites de ces raids dans les hôpitaux des deux provinces concernées. Au regard du nombre d’attaques, de leur étendue géographique et de la stricte surveillance des communications dans ce secteur, Michaël Béhé n’a pas été en mesure d’établir un bilan des victimes. On sait à coup sûr qu’il y a plusieurs morts et des blessés par dizaines.

 

C’est également ce mardi que Tsahal a rendu public le fait qu’il avait attaqué plus de 200 objectifs en Syrie durant les 18 mois écoulés, utilisant à cette fin plus de 800 missiles ou bombes. Cela permet à la fois de se faire une idée de l’ampleur des interventions israéliennes chez nos voisins du Nord-Est, ainsi que des dégâts humains et matériels qu’elles ont pu causer. D’aucuns saisiront mieux le bienfondé de nos bilans réguliers après cette révélation officielle.

 

Ce n’est évidemment pas un hasard si cette communication est effectuée aujourd’hui, et si Tsahal a été mis en état d’alerte très élevé dans tout le nord d’Israël cette nuit.

 

Ce qui nous préoccupe à la Ména, ce n’est pas une éventuelle riposte syrienne ou iranienne, bien que nous ne mésestimions jamais les capacités de nos ennemis. Ce qui nous dérange est la proximité des frappes de ce jour avec les bases russes, d’où on a déjà commencé les bombardements aériens sur la province d’Idlib à la veille d’une offensive générale annoncée.

 

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Les missiles atteignent leur objectif dans la région de Wadi al Ayoun

 

L’objectif iranien situé à Banyas n’est en effet distant que de 24km de la base aérienne de Khmeimim, la principale du corps expéditionnaire de Poutine dans la région. Et à 33km du port de Tartous, le plus grand port militaire russe hors de Russie, où sont entreposées des bombes atomiques et des navire pour s’en servir.

 

Or le Tsarévitch a déployé une imposante flotte militaire tout le long des côtes syrienne et turque dans le bassin de la Méditerranée orientale. Et aujourd’hui, les chasseurs-bombardiers israéliens et leurs missiles ont frappé des objectifs militaires en plein milieu de ces deux dispositifs.

 

Lors, même si des accords destinés à prévenir des incidents entre les deux armées ont été passés entre Vladimir Poutine et Binyamin Netanyahu, nous avons beaucoup de mal à imaginer qu’ils prévoient des opérations de guerre du Khe’l Avir à 24km de Khmeimim et du Pearl Harbour russe en Méditerranée.  

 

A une si courte distance, on se trouve dans une vulnérabilité totale face aux avions, et personne n’aime être à ce point à la merci d’une autre puissance. Surtout si l’on mène soi-même des opérations de guerre dans le même temps à partir des mêmes plateformes et que l’on a des pistes encombrées par les lourds Tupolev et plein de munitions en attente sur les parkings. Ces bombardiers ont effectué 38 raids ce mardi, dans 20 secteurs, tuant ou blessant une trentaine de Syriens.

 

Nous avons retenu trois hypothèses éventuelles pour expliquer ce qui s’est passé aujourd’hui dans la province de Lattaquié :

 

1. Une décision, de la part des Russes, de montrer aux Iraniens à quel point ils sont fragiles et dépendants du bon vouloir du Kremlin, à trois jours de la rencontre tripartite Poutine-Erdogan-Rohani, prévue vendredi en Iran. Dans cette conjecture, ce serait Poutine qui aurait carrément demandé à Netanyahu de frapper les Pasdaran à Banyas cette après-midi, et c’est un scénario très possible, très "poutinien". Cela démontrerait en outre le très haut niveau de confiance que les Russes accordent à leurs nouveaux amis israéliens. On dit pourtant que les Russes n’ont pas d’amis, rien que des opportunités.

 

2. Une énorme confiance en soi et en leur matériel des pilotes et des stratèges militaires hébreux, qui leur permet de poursuivre leur doctrine annoncée de chasse aux Iraniens partout où ils se trouvent, même si cela doit se passer sous la moustache des Russes. Si c’est le cas, les Israéliens ont sans doute utilisé le téléphone rouge pour les avertir, mais trop tard pour qu’ils puissent faire quoi que ce soit, même se fâcher. Nous nous sommes laissé dire que cette pratique consistant à aviser ses amis au tout dernier moment était routinière dans l’Armée israélienne, mais elle est assez périlleuse ; non pas sur le coup, mais en vue du prochain raid.

 

3. Une requête de la Maison Blanche, fort mécontente de l’offensive prévue par Poutine à Idlib, qui aurait voulu lui montrer, par alliés israéliens interposés, que la disparité technologique entre l’Occident et la Russie n’a jamais été plus marquée. Et que le Tsarévitch aurait tort d’irriter Donald Trump, par exemple en ignorant ses avertissements répétés de ce qu’une campagne mal maîtrisée à Idlib aurait des conséquences dramatiques.

 

Il n’est pas non plus exclu que le bombardement à Banyas de ce mardi ait été un mélange des trois hypothèses précédentes, avec un dosage qu’il est bien difficile de mesurer lorsqu’on n’y est pas mêlé. Ce que nous voulons dire, c’est que malgré les apparences, ces trois éventualités sont certes provocantes, mais pas antithétiques.

 

Une chose est certaine, c’est que les Iraniens et les gouvernementaux syriens ont récemment mis les bouchées doubles afin d’approcher des missiles Made in Persia de la frontière israélienne, que ce soit en Syrie ou en envoyant ces armes au Hezbollah, la milice supplétive de Téhéran au Liban.

 

On en veut pour preuve absolue le bombardement de l’aéroport de Mezzé à Damas aux premières heures de dimanche dernier, et à ceux de ce mardi, qui, quelle que soit l’hypothèse à retenir principalement, restent audacieux.

 

On en oublierait presque la destruction de la colonne irano-syrienne à proximité du poste frontière séparant l’Irak de la Syrie à At Tanf, quasi-simultanément au raid sur Mezzé. A tel point que si ce n’était pas des appareils de la même armée qui avaient réalisé les deux opérations, nous en serions surpris.

 

A Tanf, dimanche matin, la colonne blindée d’Assad et de Khameneï a été disloquée par un pilonnage aérien. Les sources proches de la dictature alaouite parlent d’une dizaine de morts, dont au moins deux militaires perses. Les nôtres, oscillent entre 35 et 40 morts, et pratiquement tous les autres combattants de la colonne blessés.

 

L’évènement était assez grave pour que le ministre iranien des Affaires Etrangères, Mohamad Zarif – celui qui avait ridiculisé Obama, Kerry et l’ensemble des dirigeants européens en signant avec eux l’accord sur le nucléaire iranien sans avoir le moindre atout dans son jeu - , se précipite à Damas à l’impromptu pour des discussions de la plus grande urgence avec Bashar al Assad et ses sectateurs.

 

Pour nous il est évident que la colonne pulvérisée transportait des missiles et qu’elle entendait traverser la Syrie d’Est en Ouest sur 250km en passant par le désert et ses pistes pour acheminer sa cargaison aux frontières de l’Etat hébreu. L’itinéraire choisi, on l’a déjà écrit, constitue une alternative à l’Autoroute chiite, qui ne verra pas le jour sur les bords de l’Euphrate, car des sections stratégiques de ce parcours sont désormais, et solidement, entre les mains des Kurdes, des Américains et de leurs alliés occidentaux.

 

Reste que pour véhiculer des missiles en nombre et à bon compte, on doit impérativement emprunter des voies de surface. C’est ce que les syro-iraniens ont tenté de réaliser  une nouvelle fois, mais sans parvenir à tromper la vigilance du renseignement israélien.

 

Ces tentatives devraient cesser un jour prochain ; ce, à cause de l’effet conjugué du rétablissement des sanctions économiques U.S. contre Téhéran et des destructions précises infligées itérativement par les chasseurs-bombardiers à l’étoile de David. L’Iran des ayatollahs se trouve en situation de déconfiture financière. Il n’a déjà plus les rials nécessaires pour poursuivre le développement et la fabrication de ses missiles de qualité médiocres, non plus que pour les transporter en Syrie pour les y voir détruire par les Israéliens sans avoir été capables d’en tirer un seul depuis l’arrivée des Pasdaran dans la dictature alaouite. Pour ne rien arranger de leurs affaires, la population iranienne, de plus en plus remontée et de moins en moins craintive, n’apprécie guère de financer une guerre perdue et de compter ses soldats morts par milliers, alors que les médicaments de base font défaut, de même que tous les biens de consommation courante, et que son argent ne vaut bientôt plus le prix du papier sur lequel il est imprimé.  

 

 
Collusion russe : des révélations exclusives de la Ména à faire tomber des têtes (010409/18) Version imprimable
Analyse
mardi, 04 septembre 2018

 

Par Amram Castellion

         

Au cours des deux dernières semaines, dans le silence complet de la presse française, les efforts du procureur spécial Robert Mueller pour faire tomber le Président Trump ont connu deux revers retentissants.

 

Comme souvent dans le jeu du chat et de la souris que Mueller et Trump jouent l'un avec l'autre depuis quinze mois, le premier de ces revers a d'abord été présenté comme un triomphe pour Mueller et le signe de la fin imminente de la présidence Trump, avant de s'effondrer de manière spectaculaire.

 

Le 21 août, Michael Cohen, ancien avocat et exécuteur des basses œuvres de Donald Trump, que Mueller avait déféré au parquet de New-York Sud pour d'anciens délits fiscaux et bancaires sans rapport avec la campagne présidentielle, passait un accord avec le parquet. En échange d'une réduction de peine, Cohen reconnaissait avoir enfreint les règles de financement des campagnes politiques lorsqu'il avait, peu avant l'élection, payé une ancienne maîtresse du candidat pour l'empêcher de révéler leur liaison passée. Il ajoutait qu'il avait effectué ce paiement "à la demande" du candidat.

 

Simultanément, des fuites apparaissaient dans la presse qui annonçaient que Cohen était sur le point de déclarer que Trump avait eu connaissance d'une réunion tenue le 9 juin 2016 à son siège de campagne entre son fils, Donald Trump Jr, et la lobbyiste russe Natalia Velnitskaya, accompagnée d'un Russe installé aux Etats-Unis, Rinat Akhmetshin. Velnitskaya avait demandé cette réunion en promettant qu'elle apporterait des informations compromettantes contre Hillary Clinton. Mais elle n'avait rien livré de tel et la réunion n'avait eu aucune suite.

 

Pour les Démocrates, le grand soir était arrivé. Trump était complice d'une infraction aux règles du financement politique ! Il avait eu connaissance d'une tentative d'obtenir des informations compromettantes de la part de la Russie ! Clairement, le président était un délinquant, la collusion russe que l'on cherchait à établir depuis deux ans était enfin documentée. Sa fin était proche. Alléluia au plus haut des cieux.

 

Quarante-huit heures plus tard, il ne restait plus rien de cette euphorie. Différents juristes pénalistes avaient fait remarquer que les limitations aux contributions de campagne ne s'appliquent pas aux candidats eux-mêmes, qui peuvent contribuer autant qu'ils veulent. Donc, soit on considère que c'est Cohen qui a payé la dame pour favoriser la campagne, auquel cas il est seul coupable ; soit on considère que Trump, qui avait remboursé Cohen de ses frais, est le vrai payeur – auquel cas il n'y a aucun délit.

 

Simultanément, l'avocat de Cohen – Lanny Davis, un proche de la famille Clinton – allait expliquer en direct sur CNN que c'est lui qui avait fait fuiter l'histoire d'une implication de Trump dans la rencontre russe, mais que cette histoire était, tout compte fait, totalement fausse.

 

On ne sait pas exactement ce que Cohen avait dit à son avocat pour le convaincre de rétracter ainsi une fuite qu'il lui avait probablement soufflée lui-même avant que son accord avec les procureurs ne soit officialisé. Mais cela devait être assez convaincant pour que Davis accepte de s'humilier ainsi publiquement, plutôt que de prendre le risque de désobéir aux instructions de son client. Une fois de plus, Trump et Cohen avaient pris l'avantage dans la partie d'échecs qui les oppose à ceux qui veulent faire tomber le président.

 

Cet épisode est d'autant plus significatif que Cohen, régulièrement mêlé aux aspects les moins publics des affaires de Donald Trump, représentait pour Mueller le meilleur espoir de parvenir à impliquer le président. Si Trump sait jouer assez finement pour empêcher Mueller de l'atteindre à travers son porte-revolver le plus caricatural, on voit mal comment il pourrait avoir fait des erreurs plus grossières sur d'autres fronts.

 

L'espoir de faire tomber Trump sur un scandale semble donc disparaître progressivement. Dans le même temps, la démonstration de l'existence d'un scandale Démocrate majeur, lié à la mise sous écoute illégale de la campagne Trump en octobre 2016, progresse discrètement mais avec certitude.

 

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Donald Trump et Robert Mueller : qui est le chat et qui est la souris ?

 

Pour mémoire, le FBI, sous le contrôle du Département de la Justice, avait obtenu en octobre 2016 d'une juridiction spécialisée, dite FISA (Foreign Intelligence Surveillance Court) [le Tribunal de Surveillance du Renseignement Etranger], de placer sur écoutes un membre important de la campagne présidentielle de Trump, Carter Page, accusé d'être un agent russe. Les termes de la saisine de la cour FISA sont encore classifiés : le Président Trump a le pouvoir de rendre ce document public mais n'a pas encore choisi de le faire. On sait seulement que la saisine s'appuyait sur un rapport préparé par la société Fusion GPS, dit "Rapport Steele" du nom de son principal rédacteur, l'ancien espion britannique Christopher Steele, qui s'appuyait lui-même sur des sources russes.

 

Ce rapport, que l'on peut intégralement consulter en ligne (à l'adresse suivante : fait état de diverses turpitudes attribuées à Trump et d'une influence russe sur le président. Proposé à de nombreux journalistes à l'automne 2016, il n'avait été publié par aucun d'entre eux, car ses accusations ne sont étayées par aucune forme de preuve. Il n'avait finalement été publié que quelques jours avant la prise de fonctions du nouveau président, par le site BuzzFeed.

 

Deux ans plus tard, rien n'a été retenu contre Page, qui n'a même pas été interrogé par Robert Mueller dans sa recherche effrénée d'une collusion russe. Il a en revanche été démontré que le Rapport Steele avait été commandé et financé par le parti Démocrate et la campagne Clinton – ce qui, ajouté à l'absence totale de preuves dans le rapport, est de nature à en réduire sérieusement la crédibilité. De plus, l'accès aux e-mails et aux conversations téléphoniques dans les dernières semaines de la campagne, permis par les écoutes FISA, a donné au Département de la Justice d'Obama, jusqu'au transfert du pouvoir le 20 janvier 2017, un large accès aux discussions internes de la campagne, puis de l'équipe de transition de Donald Trump.

 

Devenu président, Trump s'est rapidement interrogé sur les conditions de cette mise sur écoutes et a demandé au Département de la Justice de procéder à une enquête. Le responsable de cette enquête est l'inspecteur général du Département, Michael Horowitz, sous l'autorité de l'Attorney General (ministre de la Justice), Jeff Sessions.

 

Or, plusieurs nouveaux éléments sont apparus la semaine dernière, qui indiquent que les conclusions à venir d'Horowitz pourraient être très préjudiciables aux Démocrates.

 

Mardi 28 août, deux comités réunis du Congrès auditionnaient Bruce Ohr, qui, à l'époque de la rédaction du rapport, était un très haut responsable du Département de la Justice (numéro 4 dans l'ordre protocolaire) en même temps qu'un contact régulier de Christopher Steele. Ce haut fonctionnaire a donc été régulièrement tenu au courant de la préparation d'un rapport destiné à détruire le candidat de l'opposition à l'élection présidentielle.

 

Ohr était d'ailleurs d'autant mieux informé que son épouse Nellie Ohr, une spécialiste de la Russie, travaillait précisément… pour la société GPS Fusion, commanditaire et auteur officiel du dossier.  Cela créait une situation évidente de conflit d'intérêt : s'il avait utilisé ses compétences juridiques pour faire remarquer les faiblesses méthodologiques du rapport (qui ont conduit toute la presse, même Démocrate, à refuser de le publier pendant des mois), il aurait directement nui à l'employeur de sa moitié. Il en aurait été de même s'il avait signalé, au moment de la saisine de la Cour FISA, que le financement du rapport par le parti Démocrate en réduisait la crédibilité.

 

Mais il y a mieux encore. Bruce Ohr a reconnu lors de son audition qu'il évoquait régulièrement ses contacts avec Steele et la préparation du dossier GPS Fusion avec ses contacts professionnels. Or, parmi ces contacts figurait le procureur Andrew Weissman… qui travaille désormais dans l'équipe du procureur spécial Robert Mueller.

 

En d'autres termes, l'équipe de Mueller, qui cherche à tout prix à démontrer une collusion entre le Président Trump et la Russie, comprend un homme qui, dès l'été 2016, était impliqué dans la préparation d'un rapport payé par le parti Démocrate pour porter contre Trump des accusations sans preuve de collusion avec la Russie. Le complice d'un coup politique est désormais chargé, dans sa capacité officielle, de trouver des éléments pour corroborer ce coup. Le conflit d'intérêts qu'entraîne cette situation pourrait être suffisant pour mettre en pièces toute la crédibilité du travail de Mueller.

 

Ce n'est pas tout. Les informations données par Ohr lors de son audition comprennent un autre point essentiel.

 

Ohr a en effet confirmé que Steele lui avait révélé que sa principale source russe sur les allégations de collusion aux dépens du candidat Trump ne vivait pas en Russie, mais était "un ancien agent de renseignement russe vivant aux Etats-Unis".

 

Cette révélation est absolument cruciale. Elle démontre de manière définitive que le FBI de 2016 n'était pas à la recherche de la vérité, mais de n'importe quelle accusation contre Trump.

 

Si la source de Steele avait été basée en Russie, il aurait été quasiment impossible pour le FBI de vérifier ses dires. Mais puisqu'elle vivait aux Etats-Unis, il était très simple de l'interroger. Or cette interrogation n'a jamais eu lieu. Le rapport Steele a été utilisé tel quel, sans plus d'analyses, pour demander la mise sous écoutes de Carter Page. Nous ne sommes plus là dans le domaine de l'incompétence. Nous parlons d'un détournement pur et simple de pouvoirs de police afin de persécuter le candidat de l'opposition à une élection présidentielle.

 

Le FBI d'Obama n'avait pas le temps de vérifier les dires de la source du Rapport Steele, mais il avait le temps de se concerter avec de hauts personnages du régime russe – en clair, de se rendre coupable de collusion – pour tenter d'obtenir des informations compromettantes contre Trump.  Samedi dernier, le très Démocrate New York Times a reconnu  que le FBI avait essayé de convaincre Oleg Deripaska, un milliardaire russe, de témoigner contre Trump. En septembre 2016, deux mois avant l'élection, le FBI avait proposé à Deripaska d'accuser Paul Manafort, brièvement directeur de campagne de Trump, d'avoir été le lien entre le Kremlin et la campagne présidentielle du candidat. Deripaska avait déclaré que ces théories étaient ridicules et refusé de coopérer.

 

Pourquoi Deripaska ? Parce que Christopher Steele le connaissait bien. Toujours selon le même article du New York Times, entre 2014 et 2016 (donc sans lien avec la campagne Trump), Steele était intervenu plusieurs fois auprès d'Ohr, qui travaillait au Département de la Justice, pour que Deripaska, privé de visa en 2007 du fait de ses liens avec la mafia, puisse retrouver le droit de visiter les Etats-Unis. En clair, Deripaska utilisait Steele comme lobbyiste auprès du gouvernement américain. Mais il n'a jamais déclaré cette activité de lobbyiste en application du FARA (Foreign Agents Registration Act), une loi de 1938. Or cette non-déclaration est un délit – précisément le délit pour lequel Mueller a fait tomber Manafort, l'ancien directeur de campagne de Trump. Nul doute que Mueller inculpera bientôt Steele, dont le rapport fut l'élément déclencheur de l'ensemble de son travail…

 

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Michael Horowitz : rira bien qui rira le dernier

 

Lorsque l’on rassemble tous ces faits, il en résulte une image proprement effarante du degré de corruption qui avait atteint le Département de la Justice à la fin de l'ère Obama. De très hauts fonctionnaires du Département et du FBI ont conspiré, en toute connaissance de cause, pour mettre en avant des accusations contre Trump sans le moindre début de preuve, directement financées par la campagne présidentielle d’Hillary Clinton et par le parti Démocrate. Aucun de ces très hauts fonctionnaires n'a fait remarquer la faiblesse de ces accusations, ni même demandé à entendre leur principale source, qui pouvait aisément être contactée. Tous ont contribué à utiliser ce rapport sans valeur pour mettre sous écoute la campagne présidentielle d'un opposant politique, puis l'équipe de transition d'un président élu. Nous parlons là d'une conspiration criminelle d'Etat, digne de la dernière des républiques bananières.

 

L'inspecteur général du Département de la Justice, Michael Horowitz, est en ce moment même en train d'enquêter sur cette situation. Comme il est plus discret que Robert Mueller, on parle moins de lui dans la presse. Personne ne sait précisément quel sera le contenu de son rapport, ni quand il le publiera. Mais le fait de mettre sur la place publique, dans un rapport officiel, tous les éléments ci-dessus, aura inévitablement un effet désastreux sur l'image de l'ancien président et, vraisemblablement, sur celle de l'équipe qui lui a succédé à la tête du parti Démocrate. Il est trop tôt pour parler avec certitude de conséquences pénales pour les Démocrates impliqués ; mais on ne peut certainement pas l'exclure.


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Bruxelles-Métula (010309/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 03 septembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Attaque de la base-aéroport de Mezzé à Damas ; des dizaines de morts, dans la nuit de samedi à dimanche. Qui a mené le raid ? Quelles en sont les conséquences ? Pour quels objectifs ? Une analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca.

 

https://www.facebook.com/OLAM.actu/videos/vb.182435545857860/1004602253051372/?type=2&theater  (Radio Judaica)

https://youtu.be/2g4oHAdwO-M (Youtube).

 

Analyse exclusive.

 
Trump, le plus juif des présidents américains (info # 020209/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 02 septembre 2018

 

Par Guy Millière

 

Puis-je dire quelque chose d’intempestif ? Donald Trump est, à mes yeux, moi qui ne suis pas juif mais ai un infini respect pour le judaïsme, le plus juif des présidents américains. Il est le premier président des Etats-Unis à avoir une famille juive et des petits enfants juifs : les enfants de sa fille Ivanka et de son gendre Jared Kushner. Et bien avant d’entrer en campagne pour la présidence des Etats-Unis, Donald Trump a dit sa fierté d’avoir une famille juive. Il a relaté plusieurs fois qu’il se rendait souvent chez Ivanka et Jared Kushner pour le shabbat, qui était pour lui un moment de méditation et de repos. Ivanka et Jared Kushner ont suivi Donald Trump à la Maison Blanche, et Jared Kushner est en charge du dossier proche-oriental, avec Jason Dov Greenblatt, qui fut vice-président de l’entreprise Trump (The Trump Organization) avant de devenir “représentant spécial du président pour les négociations israélo-arabes”.

 

Ivanka et Jared Kushner sont des Juifs religieux, Jason Dov Greenblatt aussi. David Melech Friedman a été l’avocat d’affaires de Donald Trump pendant des années avant de devenir conseiller de Donald Trump pour les relations avec Israël pendant la campagne électorale, puis ambassadeur des Etats-Unis en Israël. David Melech Friedman est lui-même un Juif religieux. Le principal conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche est Stephen Miller, Juif pratiquant lui aussi. Mike Pence, vice-président choisi par Donald Trump, est un chrétien évangélique qui travaille depuis des années avec la principale organisation évangélique de soutien à Israël aux Etats-Unis. Mike Pence a lui aussi une famille juive qui vit en Israël.

 

Tout cela explique pourquoi – n’en déplaise aux adeptes de la diffamation -, depuis qu’il est président, Donald Trump gouverne en ayant pour repère des valeurs éthiques qui lui servent de guides, comme le montrent tous ses discours majeurs et la plupart de ses décisions. Tout cela explique aussi pourquoi Donald Trump est le plus pro-israélien des présidents américains.

 

Et, de fait, aucun président n’avait pris avant lui autant de décisions favorables à Israël, et aucun président n’avait pris des positions aussi tranchées et aussi limpides concernant la “question palestinienne”.

 

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Na comment

 

La nomination de David Melech Friedman au poste d’ambassadeur des Etats-Unis en Israël était un geste très significatif. Le choix de Jared Kushner et de Jason Dov Greenblatt pour traiter du Proche-Orient et du conflit israélo-arabe en fut un autre.

 

Il ne faisait aucun doute depuis le moment où Donald Trump est devenu président que les Etats-Unis reconnaitraient Jérusalem comme la capitale éternelle et indivisible d’Israël et y installeraient leur ambassade. Jérusalem a été reconnue comme telle dès la première année de la présidence Trump, et l’ambassade des Etats-Unis en Israël a ouvert ses portes à peine quelques mois plus tard.

 

Il ne faisait aucun doute que Donald Trump irait plus loin encore : il a été le premier président à dire à Mahmoud Abbas qu’il mentait et à lui reprocher sévèrement de soutenir le terrorisme, et le premier président à exiger d’Abbas que le soutien de l’Autorité Palestinienne au terrorisme cesse. Ce, si l’AP entendait encore être considérée comme un interlocuteur par les Etats-Unis et continuer à recevoir des subventions américaines.

 

Trump est depuis quelques jours, puisque l’Autorité Palestinienne n’a pas renoncé à soutenir le terrorisme, le premier président à avoir décidé de réduire drastiquement les subventions américaines à l’Autorité Palestinienne.

 

Il est aussi le premier à vouloir mettre fin à l’imposture constituée par le statut de réfugié accordé à des gens qui ne sont pas des réfugiés du tout, puisqu’ils n’ont jamais mis un pied sur le sol israélien, et à envisager de retirer des négociations au Proche-Orient la question des “réfugiés palestiniens”. Il est le premier président, dans la logique visant à mettre fin à l’imposture constituée par ledit statut, à avoir mis un terme au versement de fonds américains a l’UNWRA (l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), l’agence qui entretient l’imposture depuis sept décennies, et qui rémunère des terroristes islamiques “palestiniens”.

 

Donald Trump n’a pas encore présenté le plan de paix que Jared Kushner et Jason Dov Greenblatt préparent avec David Melech Friedman, mais quand bien même nul n’en connait les détails, il est acquis que ce plan ne sera pas du tout favorable à l’Autorité Palestinienne et au Hamas. Et il est évident qu’il s’agira de mettre en place une paix régionale en coordination avec l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Jordanie.

 

Il est également évident que Donald Trump attend les effets de l’asphyxie économique du régime des mollahs en Iran, car cette asphyxie ne peut que changer la donne régionale. Evident, enfin, que lorsque Donald Trump a dit voici peu qu’il y aurait dans le plan “quelque chose” pour les Palestiniens qu’Israël devrait céder, il s’adressait aux dirigeants du monde arabe sunnite avec qui il négocie aux fins de leur permettre de sauver la face, mais n’entendait pas exiger quoi que ce soit d’Israël (ce qu’a confirmé récemment David Melech Friedman).

 

Que Donald Trump, dans ces conditions, soit apprécié et aimé par le peuple israélien est très logique. Qu’il reçoive l’estime de tous ceux qui, Juifs ou non, sont attachés aux valeurs du judaïsme et à l’existence d’Israël et qui savent que la paix au Proche-Orient ne pourra venir qu’avec la défaite du terrorisme islamique et la fin de l’ “imposture palestinienne” est logique aussi.

 

Qu’il soit détesté par les islamistes, les gauchistes suppôts du terrorisme, les journalistes couchés devant l’islam, sans éthique ni scrupules, les politiciens européens qui se compromettent depuis des années avec des organisations islamiques, et qui soutiennent la “cause palestinienne” par le biais d’une lâcheté aux relents souvent antisémites, est dans l’ordre des choses. Le plus juif des présidents américains ne saurait être aimé ou estimé par ces gens-là.


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Attaque sur Damas cette nuit : des morts par dizaines (010209/18) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 02 septembre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche, 09h13, 08h13 à Paris

 

Aux premières heures de ce dimanche matin, la base aérienne de Mezzé, également appelée al Mezzé, située dans la partie nord-ouest de Damas [carte], a été la cible d’une attaque au missile, attribuée à Israël par la plupart des media arabes et syriens.

 

[Regarder la vidéo de l’attaque].

 

Mezzé se trouve à 3.4km du palais présidentiel où Bashar al Assad réside habituellement [carte]. La base accueille notamment le Q.G des renseignements de l’Armée de l’air syrienne, des entrepôts d’armes et de munitions, de surface et souterrains, ainsi que l’un des plus vastes camps de concentration et de torture du régime syrien.

 

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Carte de Damas

Service cartographique @ © Metula News Agency

Source : Google Earth Pro

 

Al Mezzé a déjà été attaquée à plusieurs reprises durant la Guerre Civile Syrienne lors d’opérations attribuées à l’Etat hébreu. On pense que cette nuit des missiles ont été tirés à partir du Golan israélien, soit par des chasseurs-bombardiers, soit à partir du sol. La partie la plus proche du Golan israélien se trouve à 40km de Mezzé.

 

Ce dimanche matin, il semble que ce soit un entrepôt souterrain qui ait été touché. L’ensemble des quelques 2 millions d’habitants de la capitale syrienne et de sa banlieue ont pu voir les flammes et entendre les détonations des explosions.

 

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Une photo de l’attaque prise par un habitant

 

Il s’agit d’une frappe majeure au niveau des dégâts et des pertes qu’elle a occasionnés. Notre camarade Michaël Béhé a pu, depuis Beyrouth, recueillir des témoignages précis, aussi bien de la part de témoins oculaires que de personnels de secours et hospitaliers.

 

A 9h locales, on dénombrait une soixantaine de morts, principalement des soldats de l’Armée syrienne, de même que des douzaines de blessés et de disparus.

 

Par le passé, le régime et ses alliés iraniens et libanais chiites avaient tenté d’utiliser Mezzé afin d’acheminer vers le Hezbollah au Liban des missiles sol-sol ainsi que des systèmes antiaériens. Ils pensaient profiter de la proximité existant entre la base aérienne et l’autoroute Damas-Beyrouth. Les armes étant déchargées à Mezzé par des cargos aériens, notamment deux Airbus, effectuant des navettes à partir de l’Iran.

 

Les media de la dictature des al Assad attribuent à un court-circuit l’origine des explosions, ce que nous jugeons non-vraisemblable.

 

 
Bruxelles-Métula (012708/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 27 août 2018

 

© Metula News Agency

 

Les Etats-Unis retirent 200 000 000 dollars de leur aide à l’UNWRA, l’Office de Secours & de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine.  Et ce n’est qu’un début, on attend de nouvelles mesures en septembre. Qu’est-ce qui motive cette décision et quels objectifs vise-t-elle ? Une analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca.

 

https://www.facebook.com/OLAM.actu/videos/328582144633200/ (Radio Judaica)

https://youtu.be/vhcEtDBpAEM (Youtube).

 

Analyse exclusive.

 
L’antisémitisme islamo-gauchiste gagne du terrain en Europe occidentale (info # 012608/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 26 août 2018

 

Par Guy Millière

 

Cela fait maintenant des années que la lutte contre l’antisémitisme en Europe occidentale est hémiplégique. L’antisémitisme d’extrême droite est traqué, dénoncé, pointé du doigt sans cesse. Il existe encore, certes, et la vigilance à son égard s’impose, mais il faut bien constater qu’il est moribond, presque éteint. Il subsiste encore dans quelques publications rances et confidentielles et au sein de quelques groupuscules crépusculaires.

 

L’antisémitisme islamique, lui, est très peu dénoncé, voire pas du tout : s’en prendre à l’antisémitisme islamique implique de courir le risque d’être attaqué en justice pour “racisme islamophobe”, d’avoir à payer de lourdes amendes et à subir des menaces susceptibles de se concrétiser. Il peut, qui plus est, avancer derrière le masque de l’”antisionisme”. Ce qui lui permet de recevoir le soutien de l’extrême gauche, voire d’une gauche qui tente de se présenter comme moins extrême.

 

Ce qui en résulte est ce qui a été appelé l’islamo-gauchisme, soit l’alliance contre-nature de l’islam militant et d’une frange importante de la gauche. Et l’islamo-gauchisme fait des ravages, presque toujours impunément.

 

Il règne en maître dans les grands media d’Europe occidentale, où, lorsque l’on ne traite pas Trump de tous les noms, on s’en prend à Israël et à Binyamin Netanyahou. On y glorifie les mouvements “palestiniens” en présentant leur haine antijuive et leur recours au terrorisme comme une “résistance – quasi-naturelle et incoercible - à l’oppression” et une “lutte de libération nationale”.

 

On retrouve exactement la même dérive parmi les dirigeants politiques. En France, si un Jean-Luc Mélenchon n’est pas un antisémite démontré, il n’en est pas moins le vecteur d’un “antisionisme” virulent qui ne va peut-être pas jusqu’au soutien aux attentats tueurs de Juifs israéliens, que l’on retrouve chez des cadres de “La France insoumise”, mais qui n’en est jamais très loin.

 

La France n’est pas le seul pays concerné, l’équivalent espagnol de Jean-Luc Mélenchon, Pablo Iglesias, tient des discours qui vont au-delà de “l’antisionisme” virulent et soutient, lui, plus explicitement que Jean-Luc Mélenchon, les attentats tueurs de Juifs israéliens.

 

Les dirigeants de gauche d’autres Etats européens ont des conduites similaires et tout aussi infréquentables. Ce phénomène démontre nettement qu’il y a quelque chose de pourri et de pourrissant sur un continent où on semble fort peu se souvenir qu’il y a trois quarts de siècles, des Européens ont perpétré ou contribué à perpétrer l’extermination des Juifs, ce qui devrait imposer un minimum de décence et de retenue.

 

Dans un seul pays d’Europe occidentale, un dirigeant davantage qu’infréquentable est susceptible d’arriver au pouvoir, et cela devrait conduire à sonner l’alarme d’une manière infiniment plus vaste que c’est actuellement le cas.

 

Le pays en question est le Royaume-Uni. Le temps où Margaret Thatcher était Premier ministre est loin (Theresa May est médiocre et pusillanime et si Margaret Thatcher avait gagné le surnom de “dame de fer”, Theresa May mériterait celui de “dame en papier mâché”) ; le temps où le parti travailliste était un parti respectable est également révolu, depuis qu’un antisémite soutenant explicitement le terrorisme islamique antijuif, Jeremy Corbyn, est arrivé à sa tête.

 

Dresser la liste des fréquentations abjectes de Corbyn ces vingt dernières années impliquerait de dresser une liste accablante qui aurait dû mener à l’exclure de la vie politique du Royaume Uni. Cette liste a sans doute contribué, en surfant sur la popularité de l’antijuivisme primitif du fond de poubelles raciste de la société, comme le fait Erdogan et toute la classe politique en Turquie, à lui permettre d’arriver là où il se trouve.

 

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Corbyn déposant une gerbe sur la tombe des assassins terroristes des athlètes

olympiques israéliens à Munich. Si les Anglais commettent l’outrage de l’envoyer

au 10 Downing Street, ils connaîtront alors les conséquences d’un Brexit version hard

 

Le simple fait qu’il se soit rendu en 2014 à une cérémonie d’hommage aux terroristes tueurs des athlètes et des membres de la délégation israélienne aux Jeux Olympiques de Munich en 1972, au côté de Maher al-Taher, commanditaire de l’assassinat de quatre rabbins dans une synagogue de Jérusalem, commis la même année, et qu’il ait participé il y a peu à une cérémonie similaire, aurait dû susciter un mouvement de répulsion immense et unanime.

 

Même si Jeremy Corbyn devait être conduit à démissionner (ce qui, je le crains, ne se produira pas), il serait sans doute, vu l’état du parti travailliste, remplacé par un autre candidat, peut-être un peu moins raciste que lui, mais probablement pas totalement éthéré dans le domaine de l’antisémitisme.


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Le Caire ou l’accord des dupes (012208/18) Version imprimable
Analyse
mercredi, 22 août 2018

 

Par Sami el Soudi

 

Des deux côtés, Hamas tronc traditionnel et gouvernement israélien, on n’est pas très fier et partant, pas disert, concernant les négociations en cours au Caire visant à des changements fondamentaux dans la bande de Gaza. Pourtant, celles-ci se poursuivent grâce aux bons offices de l’Egypte, et des résultats sont d’ores et déjà visibles sur le terrain. Les discussions ne se sont pas même arrêtées, ne serait-ce qu’une seule journée, lors des deux affrontements du mois de juillet, ayant fait de nombreuses victimes des deux côtés de la barrière de sécurité.

 

Depuis lors, Israël a considérablement élargi la palette des marchandises, denrées et carburants qu’il autorise à pénétrer dans l’enclave palestinienne, il a presque doublé la zone côtière dans laquelle les pêcheurs de la Bande sont autorisés à lancer leurs filets, et ont rouvert le point de passage d’Erez, par lequel transitent les malades et blessés gazaouis pour se faire soigner dans les hôpitaux israéliens.

 

En face, si les tirs de roquettes ont totalement cessé, la Guerre écologique consistant à larguer des ballons et des cerfs-volants incendiaires sur la faune et la flore israéliennes se poursuivent avec autant d’intensité qu’auparavant.

 

Cela a même conduit l’Etat hébreu à refermer Erez.

 

A Jérusalem, on ne se glorifie pas d’être contraint d’accepter de traiter avec un mouvement terroriste islamique par excellence sur la base des accords de 2014, et même de 2012, alors que des milliers de Qassam ont été depuis lors tirés sur l’Etat hébreu, et surtout, en étant parfaitement conscient que les chances de voir les clauses du nouvel accord respectées par les milices gazaouies sont pratiquement nulles.

 

Parce qu’à Gaza, précisément, les factions du Hamas s’entre-déchirent, sachant que l’adhésion aux termes du nouveau traité, même si cela se limite à des provisions théoriques qui ne pourront être réalisées dans les faits, constitue, de facto, le renoncement au Djihad à mort contre Israël ainsi que l’acceptation de vivre à côté de lui et non à sa place.

 

L’opposition ne cesse d’augmenter entre Yahya Sinwar, le chef jusqu’au-boutiste du Hamas à Gaza, qui a succédé à Ismaïl Hanya fin 2017, et le n° 2 de l’organisation, Saleh al Arouri, qui mène la délégation de la milice aux pourparlers du Caire.

 

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Al Arouri, au Caire, au premier plan à gauche, signant un énième accord

avec l’Autorité Palestinienne qui ne fut suivi d’aucun effet

 

Sinwar a passé 22 ans dans les prisons israéliennes avant d’être relâché dans le cadre de l’échange du soldat kidnappé Gilad Shalit contre un millier de détenus palestiniens. Arouri, quant à lui, a été relaxé au bout de 15 ans de captivité, non pas dans le cadre de cet échange, mais un an auparavant, pour le rôle d’entremetteur qu’il avait joué durant les négociations en vue de l’échange.

 

Même si Saleh al Arouri est connu pour de nombreux assassinats collectifs de civils et pour être celui qui a créé les Brigades Ezzedine al Qassam, la branche armée du Hamas, ainsi que pour être le chef de cette organisation pour la Cisjordanie, il est considéré par les Israéliens et les Egyptiens tel un interlocuteur pragmatique, indépendant, et surtout crédible, en conflit permanent avec l’aile dure de la milice islamique. Il est la cheville ouvrière du deal en gestation, et ne s’oppose pas par principe aux propositions de paix de Donald Trump.

 

Pour marquer son opposition absolue aux démarches d’Arouri, Sinwar a symboliquement participé pour la première fois il y a dix jours, avec Ismaïl Hanya, Khaled Mashal et d’autres dirigeants du Hamas, aux émeutes le long de la barrière de séparation (en conservant une bonne marge de sécurité), au moment même où Arouri s’engageait au Caire à mettre un terme à ces "manifestations" et à cesser l’envoi d’objets enflammés en direction du Néguev.

 

L’importance des deux hommes au sein du mouvement est telle – Arouri est considéré par le Trésor U.S. comme l’un des plus importants responsables financiers de l’organisation – qu’il leur est pratiquement impossible de prendre le dessus l’un sur l’autre par des voies politiques. Ce qu’ils risquent est un assassinat par des sicaires au service d’autres factions, probablement avec l’aide de services étrangers. Les alertes dans ce sens fusent à raison de plusieurs par semaine dans la bande de Gaza. 

 

Reste qu’en réaction à l’initiative de Yahya Sinwar, le dimanche suivant, Israël recevait un étonnant message directement de la part d’Ezzedine al Qassam, intitulé : "Quand est-ce que nous ne combattons pas notre ennemi ?", précisant ensuite : "Hamas ne rompt jamais un engagement qu’il a signé, même si c’est avec un ennemi félon".

 

Ce message semblait à la fois destiné aux Hébreux et aux factions ennemies au sein de l’organisation djihadiste. Quant à la véracité de son contenu, qu’importe si les miliciens fidèles à Arouri n’ont pas tiré ni envoyé de ballons enflammés, si trois autres factions du Hamas l’ont fait ? C’est là l’un des plus graves problèmes de la trêve en voie de négociation au Caire. Ce, d’autant plus, que si Israël signe des engagements, il les tiendra…

 

C’est l’une des considérations qui poussent Naftali Bennett, le ministre israélien de l’Education, et Ayelet Shaked, la ministre de la Justice, tous deux du parti de la Maison Juive, à s’opposer à la poursuite des discussions du Caire au sein du cabinet israélien. La majorité du conseil, y compris Binyamin Netanyahu, donnant son feu vert pour la poursuite des tractations.

 

Ladite majorité avance qu’il existe un dispositif de protection dans l’accord en préparation, qui veut que les engagements des Hébreux sont sujets à la réalisation de ceux des Palestiniens, et que si les engagements de l’adversaire ne sont pas tenus, Jérusalem n’est pas contractuellement contrainte à exécuter les siens et qu’elle peut même revenir en arrière et annuler ceux qu’elle a déjà concédés. De sorte que si Israël met en œuvre l’ensemble de ses obligations, cela signifierait que Gaza en aurait fait autant, et que les objectifs souhaités par Israël auraient été réalisés.

 

Pour le Hamas, la question se pose autrement : il est en pleine décomposition. Non seulement les sponsors arabes ont cessé de lui envoyer de l’argent, mais l’Autorité Palestinienne ne paie plus les fonctionnaires en poste à Gaza, ou, comme le mois passé, envoie un tiers des fonds nécessaires à cet effet.

 

Cela entraîne le morcellement de l’organisation terroriste en une quinzaine de sous-factions dont les miliciens ne touchent plus de solde, sans espoir concret de voir la tendance s’inverser. C’est encore sans compter avec les initiatives du Djihad Islamique, du Front Populaire et de multiples autres groupuscules terroristes idéologiques qui n’en font qu’à leur tête, tous encouragés par l’incapacité du Hamas tronc central à imposer son autorité comme par le passé. Les deux agressions non provoquées de ces dernières semaines contre les agglomérations israéliennes du Néguev ne sont que de la poudre aux yeux, elles ont d’ailleurs clairement été générées par des factions rivales au tronc central. Elles provoquent une gêne certaine parmi la population du Néguev, mais n’ont aucune répercussion tactique et encore moins stratégique sur la relation de forces. De plus, elles engendrent des répliques dévastatrices de la part de Tsahal, qu’il n’est plus possible de colmater à cause du manque de moyens financiers.

 

L’envoi des ballons incendiaires n’est que l’expression de cette incapacité ; il crée certes des incendies et détruit des hectares de faune, de flore et de champs cultivés, mais à l’échelle d’une puissance de la taille d’Israël, il ne s’agit que de dégâts négligeables. S’il fallait une preuve à ce que j’avance, la dernière manifestation en faveur des habitants du pourtour de Gaza n’a réuni qu’un millier de personnes à Tel-Aviv, alors qu’au même endroit, les rassemblements contre la loi de l’Etat-Nation ou ceux contre la politique économique du gouvernement mobilisent entre 30 et 100 000 personnes.

 

Les milices terroristes en sont réduites, pour faire parler d’elles, à sacrifier sciemment des dizaines de combattants et quelques civils ingénus en les envoyant se faire tuer contre l’imprenable barrière de sécurité. Comment qualifier autrement que par un sacrifice humain le fait d’encourager des personnes à perdre la vie en reproduisant des actes inutiles qui ont déjà fait des centaines de morts ? Et cela continue, en dépit des efforts au Caire, puisque le haut responsable du Hamas Khalil Alhaya a encore conjuré jeudi dernier les "masses" à prendre part le lendemain à ce qu’il appelle une "lutte populaire".

 

Sur ce point aussi, il convient de relativiser le succès des islamistes : lors du vendredi le plus sanglant, ils n’étaient parvenus à mobiliser que 40 000 personnes, miliciens et civils confondus, pour être offerts à l’appétit de Moloch. Sur une population de 1.4 million de Gazaouis, cela ne représente que moins de 3% de la population. Les autres souffrent en silence, s’occupent de survivre, et une multitude prie pour l’éradication du Hamas, même au prix d’une nouvelle guerre avec Israël.

 

On le constate aisément, les négociations dans la capitale égyptienne ne constituent qu’un très hypothétique pari sur l’avenir. On n’y discute pas uniquement d’une simple trêve ou "houdna" dans son acception islamique, mais d’un changement complet d’orientation.

 

Suite à des fuites vérifiées, l’on sait que pas moins de six sujets sont à l’ordre du jour : un cessez-le-feu absolu, évidemment, y compris les roquettes et les cerfs-volants, et c’est la condition préliminaire pour accéder à la suite ; l’ouverture des points de passage et l’extension des zones de pêche – ces deux mesures ont déjà été esquissées, largement à l’initiative du ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, qui croit surtout que l’amplification de la misère économique de la Bande n’est pas à l’avantage d’Israël, mais qui conçoit également que pour favoriser les interlocuteurs "modérés" au Caire, il convient de montrer à la population que la voie pacifique paie - ; l’afflux d’une aide humanitaire, médicale et pour la reconstruction, financée par l’Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe ; l’échange de captifs, y compris les restes de soldats israéliens et des civils hébreux vivants, égarés dans l’enclave palestinienne ; et la création d’un port maritime et d’un aéroport, ainsi que d’une ligne maritime directe entre Chypre et Gaza-city, soumise au contrôle israélien.

 

Egalement sur la table de négociations, la construction d’une cité-Etat de type Singapour, dotée d’une nouvelle base économique qui fournirait du travail à deux tiers de Gazaouis et à un tiers d’Egyptiens. Avec, en prime, une usine d’électricité à construire dans le Sinaï égyptien.

 

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Pourquoi j’ai quitté la France (info # 011908/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 19 août 2018

 

Par Guy Millière

 

J’ai quitté la France depuis un peu plus de deux ans maintenant. Je n’ai aucune intention de faire le voyage de retour, sinon pour de brefs séjours et aux fins d’être utile, donc pour donner des conférences et rencontrer des gens que j’estime. Je n’ai pas choisi de partir ailleurs en Europe. J’aurais pu choisir de rejoindre Israël. J’y ai songé. J’ai opté pour les Etats-Unis.

 

Il y a des raisons à mon choix des Etats-Unis, et j’entends les souligner ici explicitement, car elles me semblent très importantes et valoir que je leur consacre un article : je considère que la civilisation occidentale est en danger et n’a jamais été aussi menacée depuis le temps de la Deuxième Guerre Mondiale, et je pense que c’est aux Etats Unis que la survie de la civilisation occidentale se joue.

 

Si les Etats-Unis tombaient, il n’y aurait plus guère d’espoir. Se battre aux Etats Unis, y observer ce qui s’y passe, y agir, est ainsi essentiel.

 

Mon attachement à Israël explique aussi ce choix : si les Etats-Unis tombaient, bien qu’Israël soit devenu un pays puissant, la survie d’Israël serait elle-même menacée. Se battre aux Etats Unis est aussi se battre pour Israël, et il y a beaucoup à faire lorsque l’on voit la dérive du parti Démocrate vers l’islamo-gauchisme et les délires haineux qui se sont emparés de tant d’universités.

 

En ne restant pas en France, je n’ai pas “déserté” comme on me le dit parfois de manière malveillante. Je continue à écrire en langue française, et à tenter de donner des arguments et des analyses à ceux qui me lisent. Je considère même pouvoir offrir des arguments et des analyses plus pertinents en étant à distance et en n’ayant pas à être immergé sans cesse dans le flux d’informations déversé par les médias français, qui n’ont le plus souvent d’informations que le nom.

 

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Mettre un océan entre soi, Plantu et Le Monde…

 

J’ajouterai que la distance me rend plus fort. J’ai souvent ressenti les combats à mener en France comme des combats désespérés : si désespérés que j’en étais devenu très pessimiste. Je reste très pessimiste, mais je peux sans doute énoncer de manière plus précise les raisons de mes inquiétudes depuis un pays qui me permet de rester optimiste pour l’avenir de la civilisation occidentale.

 

Au surplus, je jouis aux Etats-Unis d’une liberté inestimable. Malgré la dérive du parti Démocrate, malgré les délires haineux qui hantent les universités, malgré les actions de censure que commencent à tenter de mener les entreprises de haute technologie (Google, Twitter, Youtube, Facebook), le Bill of Rights (Déclaration des droits) existe, et le Premier amendement qui s’y trouve énoncé garantit la liberté de parler et d’écrire, et fait que je ne risque pas de me trouver trainé en justice comme ce serait aisément le cas si j’étais encore en France, pour peu que j’écrive des phrases islamiquement incorrectes.

 

Je dois l’ajouter : se sont installées à mes yeux en France (et ailleurs en Europe, mais la France est particulièrement touchée), et cela découle de la destruction de la liberté de parler et d’écrire, une stérilité intellectuelle et une accoutumance au mensonge. Et cette stérilité et cette accoutumance au mensonge font que dire que les informations déversées par les médias français n’ont le plus souvent d’informations que le nom est bien limitatif ; comme j’ai déjà eu l’occasion de le noter, le plus souvent, les seuls faits exacts présents dans les media français se trouvent dans les bulletins météo (et encore, pas toujours).


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L’affaiblissement économique des ennemis de l’Amérique (011508/18) Version imprimable
Analyse économique
mercredi, 15 août 2018

 

Par Amram Castellion

 

La principale nouvelle économique de la première moitié du mois d’août a été la chute parallèle des monnaies de trois puissances qui se définissent en grande partie, dans leur positionnement géopolitique mondial, par leur opposition aux Etats-Unis d’Amérique.

 

En 5 jours, du 8 au 13 août, le rouble russe a perdu 9%, passant de 63 à 69 roubles pour un dollar. La livre turque a perdu 33%, passant de 5,25 à 7 livres pour un dollar. Le rial iranien n’est en principe pas soumis au même risque, puisqu’il bénéficie d’un taux de change officiel fixé par l’Etat (actuellement un dollar pour 44.020 rials). Mais son taux de change officieux – disponible en ligne sur le site bonbast.com – a lui aussi perdu 7,5%, passant de 99.500 à 107.000 rials. Un dollar valait encore 56.000 rials au marché libre début avril dernier, avant que la menace d’un retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire iranien ne devienne pleinement crédible aux yeux du monde.

 

A la suite d’interventions massives des banques centrales, les trois monnaies ont cessé leur chute dans les deux derniers jours, mais un retour à leur valeur de la semaine dernière paraît clairement hors de portée dans l’avenir prévisible.

 

L’explication de cette chute parallèle réside en partie dans les mesures prises par les Etats-Unis contre les économies des pays qui cherchent à s’opposer à eux dans la politique mondiale. Plus profondément, cependant, elle s’explique par des faiblesses internes de ces économies, qui les rendent incapables de rassurer les investisseurs lorsque la conjoncture se détériore.

 

L’économie russe est, de loin, la plus importante des trois ; la richesse totale produite en Russie a représenté 1 577 milliards de dollars en 2017 selon la Banque mondiale, ce qui fait de la Russie la onzième économie mondiale entre le Canada et la Corée du Sud. L’économie russe représente environ un douzième de celle des Etats-Unis et les deux tiers de celle de la France.

 

La raison immédiate du décrochage du rouble a été l’annonce, mercredi 8 août, par le Département d’Etat américain (ministère des Affaires Etrangères) de la mise en place de nouvelles sanctions contre la Russie suite à la tentative de meurtre à Londres d’un ancien espion russe retourné, Sergei Skripal, et de sa fille. Les investisseurs sont également inquiets par un projet de loi proposé conjointement au Sénat, le 2 août dernier, par des Républicains et des Démocrates.

 

Ce projet de loi, dit « de défense de la sécurité américaine contre les agressions du Kremlin », propose notamment d’interdire l’activité en Amérique des principales banques russes, de geler les opérations des sociétés gazières et pétrolières, d’identifier et de fermer les réseaux automatisés d’intervention sur Internet (« botnets ») contrôlés par la Russie et d’enquêter sur la fortune personnelle de Vladimir Poutine. Ces mesures, si elles sont votées, s’ajouteront aux sanctions américaines déjà en place, initiées sous Obama et déjà renforcées sous Trump, qui limitent l’accès de l’industrie russe aux marchés financiers mondiaux, aux achats d’armes et aux équipements destinés à de nouveaux projets énergétiques.

 

Même si le projet de loi était adouci ou abandonné, les mesures annoncées par le Département d’Etat le 2 août vont considérablement nuire à l’économie russe. Elles prévoient notamment – à moins d’une reconnaissance quasi impossible par la Russie de sa culpabilité dans l’emploi d’armes chimiques – le refus d’atterrissage sur les aéroports américains aux compagnies russes et le retrait du soutien américain à tous les financements internationaux en direction de la Russie.

 

Pourtant, les sanctions américaines à l’encontre de la Russie n’expliquent une partie de l’inquiétude des investisseurs qui a provoqué le glissement du rouble. La principale raison de leur hésitation à investir réside dans la réaction à ces sanctions qu’ils anticipent de la part du Président Poutine, qui est le seul maître du pays.

 

Tout le comportement passé du locataire du Kremlin tend à démontrer que lorsqu’il se sent menacé ou affaibli, Poutine ne cherche pas à parvenir à un compromis. Il se bute, cherche à mobiliser sa population contre l’ennemi – en l’espèce, les Etats-Unis – et préfère sacrifier le bien-être de sa population plutôt que d’envisager de réformer la manière dont il gère la Russie.

 

Concrètement, cela signifie que les investisseurs s’attendent aujourd’hui à voir l’Etat russe continuer à fonctionner comme une station-service mal gérée. Plus de la moitié des recettes de l’Etat venant du gaz et du pétrole. Les réserves sont gigantesques, mais l’infrastructure gazière et pétrolière est en mauvais état et les prix mondiaux ne permettent pas au Kremlin de financer à eux seuls la croissance, ni de maintenir durablement la paix sociale.

 

Les sanctions américaines, en détériorant encore la situation économique du pays, devraient servir d’incitation au président russe à s’entourer de technocrates compétents qui réduiraient le gaspillage des dépenses publiques et chercheraient des solutions diplomatiques face à la dégradation des relations avec l’Amérique.

 

Au lieu de cela, il est presque certain que Poutine ne fera rien pour empêcher la dégradation de l’économie russe et cherchera à la compenser, face à son opinion publique, en mobilisant la population contre l’Amérique. Il est même possible qu’il se lance dans une nouvelle agression internationale, comme il l’a fait en Géorgie en 2008 et en Ukraine en 2014. La volonté de réduire le risque d’une action inconsidérée de Poutine est probablement ce qui explique que le Président Trump, tout en laissant les sanctions contre la Russie se durcir régulièrement, affiche publiquement une amitié personnelle avec le dirigeant russe proche de l’obséquiosité.

 

Cependant, le recours aux recettes traditionnelles du nationalisme et de l’appel à l’union contre l’ennemi américain fonctionne de moins en moins bien dans l’opinion publique russe. Selon le seul institut de sondage indépendant de Russie (résultats consultables en anglais sur www.levada.ru.en), la popularité de Poutine a fortement baissé entre avril et juillet dernier, passant de 82% à 67% d’opinions favorables. L’image des Etats-Unis, dans le même temps, s’est améliorée, passant de 20% à 40% d’opinions positives. Si ces tendances se poursuivaient, Poutine finirait par être gravement affaibli – moins par les sanctions américaines elles-mêmes que par le rejet croissant, au sein de la société russe, de la réaction de Poutine à ces sanctions.

 

Cette tactique consistant à attaquer l’adversaire tout en le laissant se porter lui-même le coup de grâce et très typique de la manière de fonctionner de Trump, dans les affaires comme en politique. Elle joue aussi un rôle dans sa politique face à l’Iran.

 

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le décrire dans ces colonnes, l’objectif avoué de Trump est de faire tomber le régime des mollahs. Mais, contrairement à son prédécesseur George W. Bush en Irak, Trump n’envisage pas un instant de renverser ce régime par la force. Les sanctions extrêmes qui accompagnent le retrait américain de l’accord nucléaire reviennent à bloquer l’accès de l’Iran à la quasi-totalité du système financier international : aucune banque utilisant le dollar ne peut plus travailler avec le pays. Dans le même temps, les entreprises internationales doivent choisir entre travailler avec les Etats-Unis, première puissance économique du monde avec une création totale de richesse de 19 390 milliards de dollars l’an dernier (soit à peine moins du quart de la richesse mondiale)… ou avec l’Iran, qui occupe le vingt-sixième rang avec une création de richesse de 439 milliards, entre la Belgique et l’Autriche.

 

Le rétablissement des sanctions américaines est donc, inévitablement, en train de provoquer une fuite massive de capitaux étrangers hors d’Iran, qui sera suivie d’un effondrement du niveau de vie et d’une forte augmentation du chômage. Mais l’objectif final de Trump – le renversement des mollahs – ne viendra pas d’une intervention étrangère. Il sera le résultat naturel du mécontentement croissant de la population contre un régime qui n’a pas su lui assurer des conditions d’existence normales.

 

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Psst… J’ai un bon tuyau de placement pour vous, les amis

 

La situation la plus intéressante est celle de la Turquie. D’abord parce que, contrairement à la Russie et à l’Iran, la Turquie – malgré une rhétorique anti-américaine de plus en plus virulente – reste formellement un allié stratégique des Etats-Unis au sein de l’OTAN. Ensuite, parce que l’effondrement de la livre turque la semaine dernière s’est fait avant même l’annonce de quelque sanction économique que ce soit, sur la seule perception de menaces générales.

 

La cause immédiate de la dégradation des relations entre les Etats-Unis et la Turquie a été l’annonce, le 1er août dernier, par le Département d’Etat, qu’il allait sanctionner à titre personnel les ministres turcs de l’Intérieur et de la Justice, en réaction au refus par la Turquie de libérer le pasteur américain Andrew Brunson, installé à Smyrne depuis 1990 et arrêté en 2016 sous des chefs d’accusation farfelus d’espionnage et d’association avec des organisations terroristes. La recherche d’un accord diplomatique avait échoué après le refus américain de libérer Hakan Attila, un directeur de la banque d’Etat turque HalkBank emprisonné aux Etats-Unis pour avoir enfreint les sanctions contre l’Iran.

 

En toute logique, le Trésor américain devrait imposer de lourdes amendes à HalkBank pour la même raison ; et la rhétorique de plus en plus hostile entre les deux pays laisse penser que des sanctions économiques pourraient suivre. Mais, à ce jour, rien de concret n’a été décidé ; ce qui n’a pas empêché, depuis le début de ce mois, une fuite massive hors de Turquie des capitaux étrangers et même des capitaux turcs.

 

Lorsqu’une cause aussi imprécise provoque une réaction aussi massive, c’est que quelque chose de plus profond est en train de se jouer. Au-delà des cas particuliers du pasteur Brunson et de Halkbank, les investisseurs sont en train de tirer les conséquences d’un modèle économique turc qui parvient en ce moment à ses limites.

 

Depuis l’arrivée au pouvoir du Président Recep Tayip Erdogan en 2003, l’économie turque avait semblé plutôt dynamique. La richesse produite a presque triplé, passant de 303 milliards de dollars en 2003 à 850 milliards en 2017 (17ème économie mondiale, comparable à l’Indonésie et aux Pays-Bas). Cette croissance a été financée, pour l’essentiel, par un afflux massif de capitaux étrangers.

 

Mais au lieu de faire les investissements qui auraient permis de donner à l’économie turque les bases d’une croissance durable – une amélioration du niveau d’éducation, de la recherche-développement, des infrastructures et des machines-outils et équipements industriels – Erdogan a préféré lancer des constructions grandioses : un palais pour lui-même, un troisième pont sur le Bosphore, un canal pour contourner le détroit, un nouvel aéroport international géant etc.

 

Depuis deux ans, il a également multiplié les prêts aux entreprises garantis par l’Etat, créant par là-même un gigantesque déficit caché.

 

Alors que toutes ces décisions fragilisaient déjà l’économie turque, les taux d’intérêt mondiaux sont repartis à la hausse, ce qui incite les investisseurs à rechercher d’autres destinations que la Turquie. Erdogan, à la fois par idéologie islamique et pour réduire les risques sur le budget de l’Etat, a tout fait pour empêcher la banque centrale d’augmenter ses propres taux. La fuite actuelle des capitaux est, avant tout, la conséquence mécanique de cette différence croissante de taux d’intérêt.

 

Dans ce contexte, la détérioration des relations avec l’Amérique et la menace de sanctions américaines ne peuvent qu’augmenter la panique des investisseurs. Mais, là encore, la vraie source de cette panique ne réside pas dans les sanctions américaines. Elle vient de la manière dont Erdogan a déjà commencé, et continuera presque certainement, à répondre à cette menace.


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Terrorisme islamique : l’Europe a choisi la capitulation (info # 011208/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 12 août 2018

 

Par Guy Millière

 

Nir Barkat, le maire de Jérusalem, a mis en ligne voici peu (avant les récents tirs de roquettes depuis Gaza) un message vidéo appelant les dirigeants européens, nommément Angela Merkel, Emmanuel Macron et Theresa May, à se joindre au combat mené par Israël contre le terrorisme islamique, et à le faire avant qu’il ne soit trop tard. Tout en parlant du terrorisme islamique en général, Barkat pointe du doigt les actes terroristes et les agressions commises par le Hamas contre Israël. Il rappelle qu’en se retirant de Gaza, Israël espérait que les Gazaouis utiliseraient l’opportunité qui leur était donnée pour construire un meilleur futur pour leurs enfants, et ne s’attendait pas à ce que le Hamas prenne le pouvoir à Gaza et en fasse un califat terroriste. Les propos de Nir Barkat ont toute ma sympathie.

 

Je dois  souligner, cela dit, concernant le dernier point, que les Israéliens qui ne s’attendaient pas à ce que le Hamas puisse prendre le pouvoir à Gaza avaient fait preuve d’une immense naïveté : les Arabes de Gaza étaient, au moment du retrait israélien, d’ores et déjà endoctrinés depuis des années, et pris en main par des organisations terroristes. Imaginer que les terroristes moins excités constituant les cadres de l’Autorité Palestinienne auraient pu l’emporter sur les terroristes plus excités constituant les cadres du Hamas relevait de l’extrême illusion. Imaginer que si l’Autorité Palestinienne avait gardé le contrôle de Gaza, elle aurait envisagé de construire un meilleur avenir pour les enfants des Arabes de Gaza impliquait un aveuglement absolu. On n’a jamais vu où que ce soit dans l’histoire une organisation telle que l’Autorité Palestinienne devenir paisible. Les organisations de ce genre doivent être mises hors d’état de nuire sans quoi elles nuisent. Ce qui sépare les organisations telle que l’Autorité Palestinienne d’organisations telle que le Hamas est de surcroit peu ou prou aussi mince que ce qui sépare la peste bubonique de la peste septicémique.

 

Je dois ajouter que vouloir sensibiliser Merkel, Macron et May aux actes terroristes et aux agressions commises par le Hamas contre Israël est une entreprise vaine (on vient de le voir encore ces derniers jours). Merkel, Macron et May sont totalement indifférents aux actes terroristes et aux agressions commises par le Hamas, car ces actes terroristes touchent un pays pour lequel ils n’ont aucune sympathie. Pour eux, le Hamas ne tue que des Juifs israéliens et ne détruit que des biens et des cultures israéliens, donc cela ne les concerne pas. Et comme ils mènent, depuis des années, une politique d’apaisement vis-à-vis des violences islamiques, il semble évident qu’ils pensent sans le dire explicitement que l’existence d’Israël constitue un problème. Lors, que sa disparition ferait avancer la paix au Moyen-Orient et permettrait à l’Europe de mieux s’entendre avec le monde musulman. Les condamnations qu’ils prononcent contre les attaques anti-israéliennes sont presque toujours discrètes et feutrées, celles qu’ils profèrent lorsqu’Israël riposte sont porteuses d’une volonté évidente de préserver les terroristes et de ne pas les froisser.

 

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"Gardons-nous bien de jamais indisposer les islamistes et de

soutenir l’acte de capitulation d’Obama consenti aux Iraniens !"

 

Merkel, Macron et May appartiennent à des sociétés qui charrient deux mille ans d’antisémitisme, et où l’antisémitisme devenu latent depuis Auschwitz est toujours prêt à sourdre. Ils dirigent des pays qui ont choisi la soumission à l’islamisation. Ils s’efforcent systématiquement de déconnecter le “terrorisme palestinien”, qui tue seulement des Juifs israéliens, du terrorisme islamique qui s’exerce partout ailleurs. Ce, car ils considèrent que le terrorisme “palestinien” a une forme de légitimité parce que la “cause palestinienne” à leurs yeux est légitime, et pensent (ce qui relève du crétinisme) que si les “Palestiniens” l’emportaient, le terrorisme islamique, partout ailleurs, se ferait moins intense et finirait par s’éteindre.  

 

Imaginer dès lors que Merkel, Macron et May pourraient s’associer au combat mené par Israël est se tromper sur leur compte. Imaginer même qu’ils veulent combattre le terrorisme islamique est se tromper aussi ; ils veulent plutôt amadouer le terrorisme islamique et lui donner des gages de bonne volonté, en dépit des assassinats collectifs du Bataclan et du Pont de Londres.

 

Ils le soutiennent même, puisqu’ils financent l’Autorité Palestinienne et des organisations telle que le Hezbollah (ils voudraient soutenir le terrorisme islamique davantage encore en continuant à faire des affaires avec le régime des mollahs, mais ils ont dû, contraints, contrits et forcés, se plier aux décisions de l’administration Trump).

 

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"Sheket médoumé", calme trompeur (011008/18) Version imprimable
Analyse
vendredi, 10 août 2018

 

Par Jean Tsadik

 

Avec Ilan Tsadik à Sdérot

 

Il semble que la flambée de violence dans le sud-ouest d’Israël et dans la bande de Gaza soit désormais terminée. Jeudi soir, vers 21h15, l’Alerte rouge a à nouveau retenti dans les territoires des Conseils régionaux d’Eshkol, de la Plage d’Ashkalon et de Shaar Ha-Neguev, dans le pourtour de Gaza. Quelques minutes plus tard, deux Qassam ont explosé dans un terrain vague.

 

En milieu d’après-midi d’hier, une roquette était tombée à proximité de la capitale du désert, Beersheva, à 40km de l’enclave côtière, sans provoquer le moindre dégât. Il a cependant été brièvement question de reporter le match de Coupe d’Europe de football entre Hapoël Beersheva et Apoël Nicosie, mais l’UEFA, en concertation avec les autorités compétentes israéliennes, a maintenu la rencontre, qui s’est conclue sur un décevant 2 à 2 avant le match retour à Chypre, la semaine prochaine. Les joueurs d’Apoël ont toutefois dû se réfugier dans les abris pendant l’alerte et certains ont paru choqués par cette expérience.

 

Depuis 23 heures, heure de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu obtenu par l’Egypte, un calme précaire règne. Vers midi, ce vendredi, la Défense Civile a déclaré le "retour à la normale" pour les habitants du pourtour de Gaza. Cette tempête de deux jours, si l’on en reste là, aura vu 200 roquettes tirées sur Israël par les miliciens islamistes de Gaza, et Tsahal répondre par 150 raids.

 

Lors des dernières opérations de l’Armée israélienne, les militaires hébreux ont commencé à détruire des bâtiments à plusieurs étages qui abritaient des installations des milices [voir la photographie].

 

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De quoi convaincre des miliciens islamistes de demander un cessez-le-feu

 

Cela a sans doute persuadé les djihadistes qu’il était préférable de mettre un terme à l’escalade avant que Tsahal se départisse de sa retenue. A Jérusalem, il était aussi de plus en plus question d’une opération terrestre si les factions continuaient à lancer leurs projectiles.

 

Ceci dit, le problème reste entier et il a même tendance à se compliquer. D’abord, la Ména est en mesure de confirmer les révélations de Sami el Soudi d’il y a une semaine, et de révéler que le Hamas tronc central n’est pour rien dans cette flambée de violence. Les tirs sur les agglomérations israéliennes ont été initiés par les factions dissidentes, qui ont tenté de faire trébucher le processus de fin des hostilités actuellement négocié avec le Caire et Jérusalem.

 

D’ailleurs, en plein milieu des combats, un officiel du Hamas tronc central a annoncé que les discussions au Caire en vue d’un accord de cessation de belligérance se poursuivaient et progressaient.

 

La quinzaine de groupes n’obéissant pas au tronc central dispose actuellement de largement plus de miliciens que le Hamas traditionnel. Même si l’été dernier tous ces "combattants" étaient encore des membres obéissants de l’organisation. Certains dissidents revendiquent également être les représentants légitimes du Hamas, prétendant que les dirigeants du canal traditionnel ont perdu la voie et la foi, et qu’ils ne représentent plus personne.

 

Le nombre élevé de roquettes tirées s’explique pas le fait que les entrepôts dissimulés dans toute la Bande en regorgent. Sami el Soudi, repris depuis jeudi dernier par la plupart des media occidentaux, l’avait aussi écrit.

 

Il est également possible d’expliquer la raison pour laquelle toutes les roquettes ont été lancées sur le voisinage immédiat de Gaza (celle qui a parcouru le plus long trajet est celle de Beersheva) et non sur Tel-Aviv ; c’est simplement que les terroristes ont compris que le Dôme de fer est moins efficace lorsqu’un projectile reste en vol pendant 5 secondes que pendant 20 minutes. Or 5 à 7 secondes, c’est le temps que met un Qassam pour parcourir le kilomètre et demi qui sépare la Bande de Sdérot, par exemple. En un si court laps de temps, le Dôme doit remarquer et situer le départ du tir, calculer son trajet ainsi qu’un point d’interception, et en voyer un missile afin de l’abattre, mais suffisamment loin des habitations pour ne pas faire plus de dégâts que la roquette. Bref, c’est physiquement quasi impossible, même si 20% de ces tirs ont été interceptés ces trois derniers jours. On compte en effet un peu moins de 40 Qassam détruits en vol, le plus grand nombre des autres explosant dans des zones inhabitées. En comparaison, aucun Qassam gazaoui n’a jamais touché Tel-Aviv ni Jérusalem, et le nombre de ceux qui ont explosé à Beersheva est minime.

 

Tout ceci posé, l’observation de la situation rend pratiquement inutile de conclure un accord avec le Hamas tronc central, surtout si l’on est amené à faire des concessions, car il est clair, après ces trois jours d’affrontements auxquels le Hamas avait décidé de ne pas participer, qu’il n’est pas capable de respecter les engagements qu’ils s’apprête à prendre.

 

Cela n’arrange pas les affaires de Binyamin Netanyahu, qui voit la cote de popularité de son gouvernement dévisser en chute libre depuis mercredi. Il faut dire qu’il nage en pleine ineptie stratégique. Son obsession à garder le Hamas vivant l’a conduit à faire face à trois hypothèses dont aucune n’est satisfaisante : 1. Se contenter de frappes aériennes light, tout en laissant des factions islamiques lancer deux cents projectiles sur la huitième puissance du Globe. 2. Réoccuper la bande de Gaza, au risque de voir des dizaines de soldats et des milliers de Gazaouis se faire tuer. Et ensuite avoir la responsabilité d’1.6 millions d’habitants qui haïssent Israël sans pouvoir s’en débarrasser. 3. Signer un accord de non-belligérance avec une milice islamiste finie, dont il sait qu’elle ne pourra satisfaire aucun des engagements sécuritaires qu’elle aura pris.

 

Dans les trois cas, la population israélienne ne va pas apprécier du tout, et c’est autrement plus significatif que les sondages qui montent et qui descendent. A témoin cette lettre à M. Netanyahu, signée ce vendredi matin par tous les présidents des conseils régionaux du pourtour de Gaza. Elle parle de "bousha", de honte, et de "sheket médoumé", de calme trompeur. Elle rappelle que ce gouvernement a abandonné l’initiative aux milices islamistes de Gaza, qui décident, à la place du gouvernement israélien, de la guerre ou de la trêve.

 

Tous ces responsables locaux et les habitants des agglomérations du pourtour de Gaza sont écœurés ; tous affirment qu’ils sont près à endurer les désagréments d’une guerre, comme c’est déjà le cas à intervalles réguliers depuis mars dernier, pour donner à Tsahal le temps de mettre le Hamas définitivement hors de combat.

 

"Le cessez-le-feu conclu cette nuit grâce à la médiation égyptienne n’en est pas un", me dit-on dans le Sud et parmi les officiers supérieurs d’active et de réserve de Tsahal. "La preuve", me demande-t-on ? – ce vendredi, les factions islamistes et le tronc central du Hamas ont à nouveau appelé la population de Gaza à se presser le long de la barrière de sécurité et à envoyer des cerfs-volants et des ballons incendiaires cette après-midi. L’appel est même plus appuyé que les semaines précédentes.

 

Nous avons perdu un soldat, nous en avons un autre grièvement blessé et l’ennemi détient toujours des civils israéliens prisonniers et des dépouilles de militaires, à quoi nous sert cette trêve ? A qui profite-t-elle exclusivement sinon aux factions islamistes de Gaza ? 200 roquettes plus tard, onze blessés plus tard, dont une femme entre la vie et la mort, qu’est-ce qui a changé ?

 

Demain, ou même peut-être ce soir, le Hamas tronc principal, ou une des factions rivales, quand ils auront le moindre intérêt politique pour le faire, se remettront à lancer des centaines de roquettes sur Israël, ils en possèdent des milliers. Et la population, pacifique et laborieuse du Néguev, courra à nouveau dans les abris et interrompra, pour la énième fois, le cours normal de sa vie. Les enfants, plutôt que jouer au football sur le gazon, s’enterreront à nouveau dans la hantise d’une explosion plus forte que les autres, dans l’attente incertaine de pouvoir redevenir des enfants pendant quelques jours. Au gré des miliciens.

 

Leurs parents compteront les hectares de champs cultivés que les "voisins" auront incendiés ainsi que les récoltes perdues, à la fois dans les flammes et parce qu’ils ont été forcés d’interrompre leur entretien.

 

Le ministère de l’Agriculture les a informés hier que s’ils poursuivent leur travail en dépit de l’ordre de rester dans les abris, ils le font à leurs risques et périls. L’un d’entre eux m’a dit que le même ministère leur a communiqué qu’ils ne pourront pas disposer des réserves d’eau existantes pour compenser les jours chômés [par plus de 40 degrés à l’ombre. Ndlr.], au prétexte que "les autres régions ont également besoin d’eau". Cet interlocuteur a ensuite précisé que beaucoup d’habitations situées à 7km de la frontière ne disposent pas d’abri.

 

"Andralamoussia", le bordel, c’est le mot qui revient le plus souvent dans la bouche des sinistrés. "La situation ressemble à s’y méprendre à celle qui prévalait dans le Nord avant la Seconde Guerre du Liban : on les laisse tirer sur nos soldats et nos civils, kidnapper des citoyens, sans prendre les mesures qui s’imposent".


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Dernières minutes (010908/18) Version imprimable
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mercredi, 08 août 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, jeudi, 01h20, 0h20 à Paris

 

Gaza : les tirs de roquettes se poursuivent

A minuit, il en était tombé 70.

Les ripostes israéliennes se poursuivent sans discontinuer.

 

A 0h38, un véhicule utilisé pour le lancement des roquettes, qui venait de larguer un projectile sur Israël, a été pris pour cible par le Khe’l Avir, causant la mort d’un milicien et en blessant trois autres.

 

De source palestinienne on annonce que le milicien abattu est Ali el Randor (surnommé Abou Ali) et qu’il est le fils du commandant en chef des Brigades Ezzedine al Qassam, le bras armé du Hamas, Abou Anas el Randor.

 

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Ali el Randor

 

 

 

Berlin : une Israélienne remporte la médaille d’or aux Championnats d’Europe d’Athlétisme

Chemtai Lonah Salpeter a marqué l’histoire sportive de son empreinte ce mercredi.

Elle est à la fois devenue la première athlète féminine israélienne à remporter une médaille d’or aux Championnats d’Europe d’Athlétisme, et la première athlète, genres confondus, à remporter une médaille lors d’une course de fond.

 

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Chemtai Lonah Salpeter, son mari et entraîneur Dan, et leur fils Roï

 

Chemtai Lonah Salpeter a largement dominé l’épreuve du 10 000 mètres, reléguant sa dauphine, la Néerlandaise Susan Krumins à plus de 9 secondes. [Regarder un résumé de la course].

 

La championne d’Europe est née au Kenya. A l’âge de 20 ans, elle se rend en Israël en tant qu’assistante maternelle pour s’occuper des enfants de l’ambassadeur du Kenya. En 2014, elle a épousé son entraîneur, Dan Salpeter et a ainsi acquis la nationalité israélienne.

 

 
Nouvel embrasement au Sud. Des blessés. (010808/18) Version imprimable
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mercredi, 08 août 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi, 23h55, 22h55 à Paris

 

A 22h17, au moins 36 projectiles ont été tirés ce soir par les organisations djihadistes de Gaza sur tout le pourtour de la bande côtière. Le Dôme de fer en a intercepté cinq pour le moment.

 

Dans la ville de Sdérot, six roquettes ont été tirées, blessant modérément un homme de 34 ans et légèrement une femme ainsi qu’un jeune homme de 20 ans.

 

Les blessés ont été évacués sur l’hôpital Barzilaï à Ashkalon.

 

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Une roquette vient de s’abattre sur Sdérot

 

Ces tirs sont intervenus quelques minutes après une riposte de Tsahal, faisant elle-même suite au mitraillage d’un véhicule civil dont les passagers effectuaient des travaux à proximité de la barrière de sécurité.

 

Depuis les tirs sur Sdérot, le Khe’l Avir (l’Aviation israélienne) et les forces au sol répondent massivement à l’agression en provenance de Gaza.

 

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liebermann, tient une réunion d’urgence avec l’état-major de Tsahal dans son QG de Tel-Aviv.

 

Hier, mardi, des tireurs palestiniens avaient ouvert le feu en direction de militaires israéliens à partir d’une plateforme d’observation située à deux kilomètre à l’intérieur de l’enclave. Un char Merkava a immédiatement répliqué, tuant deux miliciens, en blessant quatre autres et oblitérant la plateforme.

 

Le Hamas, tronc central, avait parlé d’un "malentendu".

 

Il est fort probable que ce soient des factions qui ne répondent plus aux ordres du tronc central – comme décrit par Sami el Soudi dans son dernier article "Le Hamas à l’agonie", publié jeudi dernier – qui soient à l’origine de l’embrasement actuel. Il est plausible que lesdites factions entendent torpiller les tentatives du Hamas de parvenir à un accord avec Israël et l’Egypte.

 

Car le Hamas "officiel" fait tout ce qu’il peut pour calmer les ardeurs des miliciens. Il est profondément impliqué dans un processus diplomatique avec l’Egypte et Israël, destiné à sauver sa peau. Un officiel du Hamas a ainsi déclaré à l’agence de presse turque Anadolu qu’un accord serait probablement signé à la fin août.

 

Entre-temps, on apprend que Tsahal a touché 12 objectifs jusqu’à maintenant, incluant un tunnel dont une section servait de fabrique d’armement, une galerie abritant des véhicules militaires maritimes, ainsi que des ouvrages fortifiés appartenant aux milices. [vidéo de Tsahal montrant l’une des attaques de ce soir]

 

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Gaza en proie aux représailles israéliennes

 

En parallèle, les roquettes continuent de pleuvoir sur le pourtour de Gaza. Nous sommes équipés d’un système nous informant en temps réel des sirènes d’alerte qui retentissent partout sur le territoire israélien et elles résonnent sans arrêt dans les municipalités bordant Gaza jusqu’à Ashkalon au Nord. La plupart des projectiles qui ne sont pas interceptés par le Dôme de fer tombent dans des zones inhabitées.

 

Ayelet Keder, la porte-parole du centre hospitalier Barzilaï, a communiqué que 9 personnes avaient subi des blessures corporelles, dont deux enfants de 13 ans et un de 16. Elle a annoncé qu’un homme âgé de 54 ans se trouvait en salle d’opération. Tous les blessés seraient légèrement ou modérément atteints.

 

Des sources non confirmées annoncent que l’Armée israélienne se préparerait à lancer une opération terrestre restreinte au cas où les tirs des miliciens se poursuivraient.

 

Le rédacteur en chef a placé les journalistes et reporters de la Ména en Israël en pré-alerte en attendant la tournure que prendra l’affrontement. Deux reporters sont à pied d’œuvre dans la zone de Sdérot et la rédaction de Métula réagira immédiatement si les choses devaient dégénérer en un nouveau conflit.

 

 
La répugnante déchéance de la presse française (info # 010508/18) Version imprimable
Réinformation
dimanche, 05 août 2018

 

Par Guy Millière

 

En lisant les articles qui concernent Israël dans la presse française, je ne peux, la plupart du temps, m’empêcher de ressentir un irrépressible dégoût. Cela commence avec le vocabulaire qui, à lui seul, pourrait m’inciter à cesser de lire ces textes. “Cisjordanie occupée”, “Jérusalem Est occupée” (encore), “Gaza sous blocus israélien” [depuis dix ans. Ndlr.], “colons”, “colonies”, et j’en passe. C’est un vocabulaire de propagande, de falsification et d’incitation à la haine. Ce n’est pas une façon de décrire la réalité, mais une façon de l’occulter. Avec des buts précis et malfaisants.

 

Au-delà du vocabulaire, il y a les descriptions selon lesquelles les “Palestiniens” sont toujours “opprimés”, “désespérés”, et innocents, au point que lorsque certains d’entre eux assassinent des Juifs, ce sont eux qui sont dépeints dans les media français comme les victimes.

 

Au-delà des descriptions, il y a les occultations. Désormais, très souvent, lorsqu’un Juif israélien est assassiné par un “Palestinien”, la presse française ne signale même plus l’assassinat, comme si la vie d’un Juif israélien avait si peu de prix que signaler un assassinat était aussi inutile qu’évoquer l’écrasement d’un moustique sur un pare-brise. C’est uniquement lorsqu’un assassinat de Juif israélien est particulièrement atroce ou fait partie d’un assassinat collectif qu’un article peut en traiter, et quand bien même il s’agit chaque fois d’un acte horrible et répugnant, la description inhérente à l’article s’efforce en général d’édulcorer ce qui est décrit.

 

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La France a choisi son camp

 

Quand Israël mène une opération humanitaire pour sauver de Syriens de la mort ou contribue à des exfiltrations depuis les régions du sud de Damas, comme ce fut le cas récemment pour des Casques Blancs, l’opération est passée sous silence dans la presse tricolore, ou présentée comme une opération dans laquelle ce serait la France qui aurait joué le rôle essentiel.

 

Au-delà des occultations, il y a la présentation des ennemis d’Israël. L’Autorité Palestinienne est décrite constamment comme régie par un gouvernement semblable à des dizaines d’autres gouvernements sur Terre, et pas comme la tyrannie raciste et corrompue qu’elle est. Et les incitations à la haine antijuive dont regorgent les media que gère l’Autorité susdite, et les manuels scolaires qu’elle utilise dans les écoles qu’elle administre sont constamment occultés, tout comme les propos de plus en plus infects tenus ces derniers mois par son chef, Mahmoud Abbas.

 

Le Hamas est décrit quant à lui, comme un “mouvement de libération”, jamais comme un mouvement terroriste raciste djihadiste aux objectifs génocidaires, et la situation de délabrement qui règne dans la bande de Gaza est toujours attribuée à Israël, jamais au comportement monstrueux d’une organisation méprisable (aujourd’hui en pleine décomposition). L’Iran des mollahs, qui ne cesse de menacer Israël d’un nouvel holocauste, et dont les buts génocidaires sont encore plus explicites que ceux du Hamas, est présenté comme un régime avec lequel le monde occidental pourrait s’entendre et comme ayant un président “modéré”, “élu démocratiquement”, en la personne de Hassan Rohani. La présentation du Liban sous le joug du Hezbollah ou de la Turquie d’Erdogan est aussi mensongère, biaisée, tronquée et, partant, scandaleuse.

 

Au-delà de la présentation des ennemis d’Israël, il y a le choix soigneux des “héros” qu’on décrit aux lecteurs français. Le magazine Paris Match a, il y a quelques semaines, offert sa couverture à un homme directement responsable de l’assassinat de centaines de Juifs israéliens, Ismaïl Haniyeh, ex-numéro 1 du Hamas. Et l’article qui accompagnait le reportage photographique traçait de cet archi-terroriste un portrait élogieux. J’en suis venu un instant à penser que si l’auteur des photos et le rédacteur de l’article avaient pu rencontrer Abou Bakr al Baghdadi au temps où il semblait puissant, et faisait torturer, massacrer, crucifier, décapiter les gens à tours de bras, ils n’auraient pas hésité à lui baiser les pieds. Puis je me suis ravisé : Abou Bakr al Baghdadi assassinait des gens qui n’étaient pas juifs, ce qui l’a sans doute disqualifié. Alors qu’Ismael Haniyeh étant un tueur de Juifs, cela ne pouvait apparemment que le rendre plus sympathique aux yeux de “journalistes” qui ne sont absolument pas antisémites, non...

 

Ces derniers jours, une “héroïne” a ét&ea