Jérusalem : Donald Trump, un dirigeant imprégné de droiture éthique et un maître en stratégie Version imprimable
Analyse
samedi, 09 décembre 2017

 

Par Guy Millière (info # 011012/17)

 

Donc, Donald Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël. Il avait promis de le faire pendant la campagne qui l’a conduit à la victoire. Il a tenu sa promesse.

 

Donc aussi : il a commencé à mettre en place les procédures de transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Ce qu’il avait aussi promis pendant la campagne.

 

Ce qu’il a fait pourrait paraitre simple, logique, évident. Jérusalem est, depuis sept décennies, la capitale d’Israël et le reconnaitre devrait être aussi aisé que dire qu’il y a du soleil quand il fait beau et que le ciel est gris quand il pleut.

 

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Pourtant, cela ressemble à un immense scandale. Le monde musulman oscille entre colère et consternation. Les organisations terroristes “palestiniennes” sont au bord de la crise de nerf. Les dirigeants d’Europe occidentale trépignent d’arrogance et traitent une fois de plus Donald Trump d’irresponsable et d’abruti.

 

Il en est ainsi pour des raisons qu’il devrait être inutile d’expliquer mais qu’il faut expliquer tout de même.

 

Le monde musulman entretient depuis des décennies un fantasme obsessionnel qui consiste à vouloir nier l’existence d’Israël, et qui l’a conduit à tenter de détruire Israël par la guerre conventionnelle, par le terrorisme, puis par la propagande la plus abjecte et par des manœuvres diplomatiques sordides.

 

Un fantasme s’est incrusté dans le fantasme : l’idée que Jérusalem était sacrée pour les musulmans, ce qu’elle n’a, en réalité, jamais été et qu’elle n’était pas une ville juive. Ce sont cependant les Juifs qui la faisaient survivre alors, et ce sont les Juifs qui l’ont fait renaitre peu à peu. Jérusalem n’a jamais été sacrée pour les musulmans, quand bien même ils l’ont conquise et occupée. Dans les années 1870, comme le montre très bien The Innocents Abroad [Les innocents à l’étranger] de Mark Twain, Jérusalem était une ville de province oubliée au sein de l’empire ottoman. Elle a toujours été fondamentalement une ville juive : les Juifs ne l’ont jamais quittée sauf sous le coup de massacres et de persécutions. Le monde musulman veut faire de Jérusalem un symbole, une sorte de trophée qu’il faudrait retirer aux Juifs, car il y a dans l’inconscient collectif musulman l’idée que si Jérusalem est retirée aux Juifs, le judaïsme tombera, et Israël tombera aussi.

 

Les organisations terroristes “palestiniennes” ont été créées pour contribuer à la destruction d’Israël, et placées au service du fantasme et du fantasme incrusté dans le fantasme. Elles n’ont pas et n’ont jamais eu d’autre rôle que cette contribution : elles ne représentent aucun pays appelé Palestine, car il n’y a jamais eu de pays arabe musulman appelé Palestine, tout comme il n’y a jamais eu de peuple palestinien avant que le KGB invente cette notion, il y a cinquante ans.

 

Dire que les organisations terroristes “palestiniennes” veulent faire de “Jérusalem-Est” leur capitale est de leur part une affirmation de ce qu’elles se donnent pour but de s’emparer du symbole, du trophée, et de le retirer aux Juifs aux fins que le judaïsme et Israël tombent.

 

Dans leur définition de “Jérusalem-Est” se trouve la Vieille ville, donc les lieux saints, parmi lesquels le Kotel [le mur occidental du Temple israélite], que les organisations terroristes “palestiniennes” entendent présenter, sur un mode négationniste, et dans le cadre d’une négation plus vaste de l’histoire juive, comme le “mur d’al Buraq”. Al Buraq étant la créature ailée sur le dos de laquelle Mohamed est censé s’être envolé vers le ciel. Mohamed, si tant est qu’il ait existé, n’a jamais mis le pied à Jérusalem.


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Echec cuisant de la "journée de la rage"(info # 010912/17) Version imprimable
Analyse
samedi, 09 décembre 2017

 

Par Ilan Tsadik à Sdérot

 

Comme le chef de la Ména palestinienne, Sami el Soudi, l’énonçait clairement dans son article de jeudi, il ne fallait pas s’attendre à voir des centaines de milliers de personnes dans les rues de Cisjordanie, après l’appel par le Fatah et le Hamas à un "jour de rage" pour protester contre la décision des USA de transférer leur ambassade à Jérusalem.

 

En fait et malgré la quasi-totalité des media français qui essaient de convaincre le public du contraire, cette révolte commandée a fait chou blanc.

 

Selon des sources concordantes, elle a réuni moins de 3 000 personnes en plusieurs points de Judée et de Samarie.

 

Lorsqu’il s’agit du narratif d’un rassemblement ayant réuni une quantité de participants de cet ordre, à Lille ou à Toulouse, les media nationaux tricolores n’en font pas même état ; à l’instar d’une manifestation en faveur des prisonniers basques, qui réunit en ce moment 10 000 personnes à Paris.

 

En revanche, ils sont tous à évoquer le "jour de colère" des Palestiniens [Le Monde], et "Jérusalem au bord du gouffre" [Libération] ; à interviewer des passants palestiniens et des représentants palestiniens qui exagèrent leurs exploits de façon délirante.

 

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Plus de fumée que de de feu

 

Or hier, la prière principale des musulmans à la mosquée Al Aqsa et sur l’esplanade qui la borde avait réuni plus d’une quinzaine de milliers de participants, sans restrictions d’âge, comme souvent imposées par la Police israélienne, et tout s’est déroulé sans le moindre incident. A en écœurer les dizaines de photographes étrangers, massés à la porte de Damas, qui ont guetté toute la journée en vain l’épanchement du sang qui leur avait été promis.

 

Il y a certes eu des petits attroupements violents, à Toulkarem, Naplouse, Hébron et Ramallah, lors desquels des émeutiers ont précipité des pierres et de cocktails Molotov sur les forces de l’ordre. Lesquelles ont répondu avec des canons à eau, des tirs de grenades assourdissantes, des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc tirées dans les jambes.

 

La Police a procédé à une cinquantaine d’interpellations et on dénombre une centaine de blessés pour toute la Cisjordanie et la Bande de Gaza.

 

D’autre part, des rassemblements ont réuni à peine quelques dizaines de participants dans les villes arabes israéliennes d’Oum el Fakhem, de Kalansua, Nazareth et Kfrar Kana. On n’y signale ni incidents ni blessés.

 

Dans la Bande Gaza, le Hamas a envoyé des petits groupes de jeunes émeutiers [5-6 cents en tout] s’attaquer aux soldats en six point de la barrière de sécurité entourant l’enclave palestinienne. Là aussi, les fauteurs de troubles étaient équipés de pierres et de cocktails Molotov. Là aussi, ils ont été éloignés par Tsahal qui a utilisé des moyens pour la dispersion des manifestations.

 

Constatant que ses appels à la 4ème Intifada ne prenaient pas, le Hamas a tenté l’escalade militaire. L’organisation terroriste islamique a lancé trois roquettes en direction du territoire israélien depuis hier [vendredi].


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Il s’agit d’un plan (010712/17) Version imprimable
Analyse
jeudi, 07 décembre 2017

 

Par Sami el Soudi

 

L’annonce de Donald Trump hier marque probablement la fin du rêve d’un authentique Etat indépendant pour les Palestiniens. Des décennies durant, depuis les accords d’Oslo, l’Autorité Palestinienne, aidée par ceux qui croyaient en nos mythes et nos ethos, et aussi par ceux qui exprimaient ainsi leur antijuivisme, se sont attelés à préparer l’établissement de notre Etat indépendant au sein des institutions internationales. A force de diplomatie, nous avons été reconnus comme Etat membre à l’UNESCO, au Comité International Olympique et auprès de la Cour Pénale Internationale. Nous avons aussi été reçus aux Nations Unies sous le statut d’Etat observateur non membre, à la suite d’un vote lors duquel 138 pays [dont la France. Ndlr.] ont voté en faveur de notre admission, alors que la plupart des Etats européens ont fait partie des 41 abstentions.

 

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Des Palestiniens brûlent Donald Trump en effigie

Des heurts ont lieu avec la Police en plusieurs endroits, 30 blessés pour l’instant

 

Or toute cette activité de grignotage laborieux de légitimité a été mise à terre en une seule décision des Etats-Unis : avec Jérusalem comme capitale d’Israël, la Palestine ne sera jamais un Etat comme un autre. Sans Jérusalem, nous pouvons encore devenir un "Etat moins" ou une "Autonomie plus", mais pas un pays au sens plein.

 

Ce, à moins que le Président Trump soit contredit par l’un de ses successeurs, ce qui semble très improbable après que le Sénat américain ait confirmé en juin dernier, à l’unanimité de 90-0, la loi votée en 1995 par les deux chambres du Congrès. Ladite loi, le "Jerusalem Embassy Act", avait été adoptée à une écrasante majorité de représentants et de sénateurs le 23 octobre 1995. Elle reconnaît que Jérusalem est la capitale de l’Etat d’Israël et décide d’y transférer l’ambassade américaine.

 

En fait, D. Trump, obtempérant à la requête formelle du Sénat suite au vote de juin dernier, n’a fait que mettre en pratique une décision du législateur américain.

 

Inutile également d’accorder une importance exagérée à la réponse que feront les Palestiniens, la Ligue arabe, qui se réunira samedi en session extraordinaire, et le Conseil de Sécurité de l’ONU, qui en fera de même demain, à la demande de huit pays membres, dont quatre européens.

 

Le Hamas peut bien brûler des drapeaux américains et israéliens, il n’y a rien de nouveau à cela. Il peut appeler à une nouvelle Intifada, lors de laquelle quelques malheureux vont simplement se blesser. L’émulation palestinienne des Frères Musulmans égyptiens est à bout de souffle ; elle exerce déjà sa capacité de nuisance au maximum et cela n’empêche même plus les habitants du Néguev de dormir. La réaction d’Ismaïl Hanya et de son organisation terroriste aurait pesé de quelque poids si elle avait, ne serait-ce qu’une seule fois, proposé un autre agenda, mais elle a toujours prôné la destruction de l’ "entité sioniste" et le génocide de ses citoyens, sans jamais n’avoir eu le commencement des moyens de réaliser ces objectifs. Tout ce que le Hamas est parvenu à faire est de mener, en lançant des guerres suicidaires, dans un premier temps à la destruction de Gaza, et à force, de devenir insignifiant.

 

Et Mahmoud Abbas amuse la galerie en claironnant que les USA, en prenant cette décision, se sont exclus des négociations en vue d’un règlement pacifique. Une prise de position périlleuse, lorsque l’on sait que seul Washington est capable de faire évoluer les choses, et que tout ce qui se passe actuellement est le résultat d’un plan savamment mûri entre Trump, le Prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, le Maréchal égyptien al Sissi et Binyamin Netanyahu.

 

Mahmoud Abbas, à part se rendre ridicule et jeter nos enfants dans les rues pour affronter les policiers hébreux, n’a pas les moyens de s’opposer au tsunami qui s’est formé contre lui.

 

Les Etats arabes ont certes critiqué la décision de M. Trump quasi à l’unisson, mais aucun politologue arabe n’est dupe. Les réactions très modérées des leaders des grands pays sunnites ne servent qu’à sauver l’apparence du maintien du soutien aux frères palestiniens. Le Roi Salman a dénoncé du bout des lèvres une décision "injustifiée et irresponsable", quant à al Sissi, il a évoqué des "mesures qui affaiblissent les chances de parvenir à la paix au Moyen-Orient".

 

Pour qui sait décoder ces commentaires, il est évident que, non seulement ceux qui les ont prononcés sont très satisfaits de la décision de Donald Trump, mais qu’en plus, sans leur accord préalable, elle n’aurait pas été prise. Dans ces conditions, la réunion extraordinaire de la Ligue arabe ne peut aboutir à rien d’autre qu’à rien. Aucune décision opérationnelle n’y sera décidée.

 

Quant au Conseil de Sécurité, les Etats-Unis y disposent d’un droit de veto auquel ils n’hésiteront pas un instant à recourir. En fin de compte, même si cela va prendre un peu de temps et comme je l’ai lu ce matin sous la plume de cinq spécialistes du monde arabe, la manœuvre de Trump constitue une nouvelle déclaration Balfour, en consacrant le caractère israélien de Jérusalem, d’une part, et en nanisant la cause palestinienne, de l’autre.

 

Déjà la Tchéquie et les Philippines ont fait connaître leur intention de transférer leur ambassade israélienne à Jérusalem. A en croire M. Netanyahu, d’autres pays envisagent une décision similaire, et sur ce point, je le crois ; ce n’est que l’affaire d’un peu de temps.

 

Le 8 novembre dernier, au cours d’une visite éclair à Riyad et de rencontres avec le Roi Salman et le Prince MBS, Mahmoud Abbas s’est vu présenter le plan régional convenu avec Washington et Jérusalem. Outre l’abandon de Quds, il prévoit le non-retour des réfugiés de 48, l’administration d’un territoire discontinu, le maintien de la plupart des implantations, et la création d’une "sorte" d’Etat réduit à sa plus simple expression de souveraineté conditionnelle.  

 

Les monarques saoudiens ont présenté la chose à Abbas sous la forme d’un ultimatum : soit vous acceptez le plan et jouirez de notre soutien financier afin de créer une entité dans laquelle on peut vivre convenablement, soit on va vous faire remplacer par quelqu’un qui nous comprenne et on va se désintéresser de la cause palestinienne.

 

De retour à Ramallah, tous les barons de l’OLP ont poussé des cris d’orfraie et joué les fiers à bras, rejetant la proposition comme si cela changeait quelque chose. Abbas a téléphoné, dans la précipitation, à tous les amis de la Palestine dans le monde arabe et sur le reste du globe. Tous lui ont montré de la sympathie et l’on assuré de leur soutien moral.

 

Et hier, en dix minutes de discours de Trump, la sanction est tombée.

 

Les dirigeants du monde arabe ont fini de se distraire avec le jouet nommé Palestine. Ils s’en servaient lorsque leur objectif était de détruire Israël. Maintenant qu’ils en ont besoin afin de se défendre face aux Iraniens et au péril réel qu’ils représentent, le jouet ne leur sert plus à rien. Au contraire, il les gêne. D’autant plus qu’ils se sont soudain aperçus que l’Etat hébreu, depuis qu’il existe, ne leur a somme toutes jamais cherché de noises et qu’il est au contraire un voisin appréciable.  Un voisin dont la puissance, lorsque l’on s’allie à lui, devient un composant efficace de leur propre sécurité.


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L’Aviation israélienne frappe à nouveau à Damas cette nuit (info # 010512/17) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 04 décembre 2017

 

© Metula News Agency

 

Métula , Beyrouth, mardi 02h30, 01h30 à Paris

 

Plus tôt cette nuit, vers 23h 45, Tsahal a attaqué et détruit le "Centre de Recherche et d’Information de Jamraya", situé à  6km au nord-ouest de Damas, à proximité de la banlieue de Qudssaya. Le centre en question se trouve par ailleurs à moins de 5km du palais présidentiel de Bashar al Assad [en noir sur la carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base Google Earth Pro

 

Ce raid, confirmé par Michaël Béhé à Beyrouth qui a parlé à deux témoins oculaires, a été mené selon des media arabes par des chasseurs-bombardiers israéliens.

 

Les témoins interrogés par le chef de la Ména libanaise ont évoqué de très fortes explosions provoquées par des missiles, ainsi que d’importants incendies, comme en témoigne la photographie suivante. Le bruit des détonations a été clairement entendu dans l’ensemble de la capitale syrienne.

 

Les mêmes témoins ont vu des tirs de la DCA gouvernementale contre les appareils israéliens et/ou contre les missiles qu’ils avaient lancés. L’annonce faite par l’agence de presse officielle du régime SANA selon laquelle l’Armée syrienne aurait abattu trois des six missiles tirés par les Israéliens n’est pas crédible.

 

Lors des précédents raids attribués à Israël, SANA a chaque fois publié des communiqués de ce genre, stipulant parfois que des appareils hébreux avaient été abattus, et ces "informations" se sont toujours révélées mensongères. A la Ména, nous ne pensons pas qu’en l’état actuel de son avancement, l’Armée du régime ait la capacité d’intercepter des avions ou des missiles israéliens.

 

Le Centre de Jamraya avait déjà été l’objet par le passé d’un raid du Khe’il Avir. Selon des agences de Renseignement occidentales, il abrite des unités de développement, de fabrication et de stockage de missiles, de roquettes et d’armes non-conventionnelles, à l’instar de gaz de combat.

 

Outre des Syriens, du personnel et des Pasdaran iraniens, de même que des miliciens libanais du Hezbollah participent aux activités et à la protection de ce centre. La Ména a appris que de nouvelles constructions étaient en cours sur le site, encadrées par des ingénieurs perses.

 

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Une photo des explosions prises par des habitants de la capitale syrienne

 

Au vu de l’ampleur et de l’intensité des frappes, comme dans le cas de la base d’al Kishwa, oblitérée il y a moins de 70 heures par Tsahal, on s’attend à ce que des dizaines d’individus aient péri lors du raid de cette nuit.

 

Dans le nord d’Israël, dont la frontière se situe à 55km de la cible visée, la situation est calme, la plupart des habitants, endormis, ignorant que cette attaque a eu lieu. L’Armée israélienne est déployée avec les moyens nécessaires pour faire face à toute éventualité, mais on ne distingue aucune activité particulière de sa part, ni d’effervescence.

 

A la rédaction de Métula, on considère une riposte irano-syrienne peu probable au vu du rapport de force qui penche lourdement en faveur des Hébreux et qui pourrait être la source de destructions bien plus importantes chez les Syro-iraniens en cas de conflit ouvert.

 

 
Bruxelles-Métula du 4 décembre 2017 (010412/17) Version imprimable
Analyse
lundi, 04 décembre 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/9CVlgJrbhVk  (Youtube)

 

Au sommaire : Les derniers détails et les bilans de l’attaque israélienne de samedi en Syrie

 

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Les antisémites déguisés en “antisionistes” brûlent leurs dernières cartouches (info # 010312/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 03 décembre 2017

 

Par Guy Millière

 

Il est probable que les antisémites déguisés en “antisionistes” et en “propalestiniens” sont en train de brûler leurs dernières cartouches et de procéder à leurs ultimes jets de bile, et ils apparaissent dès lors dans toute leur obscénité.

 

Ils raisonnent encore selon les paramètres mis en place par les services soviétiques dans la deuxième moitié des années 1960 et n’ont pas changé de logiciel. Aux fins de s’assurer l’alliance d’une large part du monde musulman et de déstabiliser le monde occidental, les services soviétiques avaient, à l’époque, inventé le “peuple palestinien” et la “lutte de libération nationale” qui l’accompagne. Ils avaient dit au monde musulman que cette façon de dire les choses était plus présentable que le discours islamique affirmant qu’il fallait mener le djihad pour détruire l’Etat juif et jeter les Juifs à la mer, en en tuant un bon nombre au passage. Ils avaient dit que le terrorisme anti-israélien trouverait ainsi des soutiens et serait présenté comme une “résistance”. Ils avaient ajouté que les mouvements de gauche et d’extrême gauche allaient adorer le nouveau “peuple opprimé” fabriqué pour eux, et acclamer le simili Che Guevara arabe mal rasé portant un chiffon sur la tête qu’on allait leur présenter.

 

Ils ne se sont pas trompés. Pendant un demi-siècle, l’idée qu’il existe un “peuple palestinien” menant une “lutte de libération nationale” s’est ancrée dans les esprits, quand bien même il n’a jamais existé de “peuple palestinien” dans l’histoire du monde. Le terrorisme le plus abject n’a cessé d’être présenté comme une série d’actes de “résistance”, et des dirigeants occidentaux ont reçu avec respect des assassins et des tortionnaires en les traitant comme des gens fréquentables.

 

Les mouvements de gauche et d’extrême gauche ont adoré le “peuple opprimé” fabriqué pour eux, et ont acclamé le simili Che Guevara. Mis sous pression, craignant le terrorisme sur leur sol, soumis au chantage pétrolier, puis financier, du monde musulman, des dirigeants occidentaux ont peu à peu parlé comme des militants de gauche et d’extrême gauche, et déclaré soutenir la lutte du “peuple palestinien”.  

 

Des gouvernements israéliens successifs ont été sommés d’entrer dans un “processus de paix” avec des gens pour qui un processus de paix n’est que la continuation de la guerre par d’autres moyens.

 

Quand l’Union Soviétique s’est effondrée, Israël a été poussé à passer un accord avec le mouvement terroriste longtemps soutenu par l’Union Soviétique, et ce furent les accords d’Oslo, la création d’une entité terroriste appelée Autorité Palestinienne, et une démultiplication des attentats terroristes. Tous les pourparlers de paix ont échoué, très logiquement. Les pressions exercées sur Israël n’ont pas cessé, et ont atteint une sorte d’apothéose pendant les années Obama.

 

L’élection de Donald Trump a constitué un tournant que les antisémites déguisés en “antisionistes” et en “propalestiniens” n’ont pas encore pleinement perçu.

 

Donald Trump est le premier président des Etats-Unis depuis 1994 à ne pas avoir soutenu la tristement célèbre solution à deux Etats, car il sait que celle-ci est une supercherie délétère. Il est, en outre, le premier président à avoir dit au successeur du Che Guevara arabe mal rasé qu’il était un menteur. Il est, en supplément, le premier président à avoir exigé de l’Autorité Palestinienne qu’elle cesse de financer terroristes et familles de terroristes.

 

Donald Trump va sans doute reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël. Il va présenter un plan de paix destiné à échouer et à s’enliser, et juste destiné à mettre la “question palestinienne” entre parenthèses et à permettre au monde sunnite, avec l’Arabie Saoudite en tête, de se rapprocher d’Israël et de mettre en place une coalition d’endiguement face à l’Iran des mollahs.

 

Le successeur du simili Che Guevara arabe mal rasé, un terroriste antisémite appelé Mahmoud Abbas, a été récemment convoqué à Riyad où on lui a dit qu’il avait tout intérêt, s’il voulait survivre, à accepter que la “question palestinienne” soit mise entre parenthèses, et devienne très secondaire. Les chefs du Hamas ont été quant à eux convoqués par Sissi au Caire, sommés de restituer le pouvoir à Gaza à Mahmoud Abbas, et se sont vus signifier que la moindre attaque de leur part signifierait leur destruction totale.

 

Il faudra encore du temps pour que la monstruosité créée avec l’invention du “peuple palestinien” et de sa “lutte de libération nationale” s’estompe. Il faudra plus de temps encore pour que la paix advienne au Proche-Orient et que les populations arabes de Judée-Samarie et de Gaza aient un statut plus ou moins définitif, mais des pas importants sont en train d’être franchis.

 

Les antisémites déguisés en antisionistes et en propalestiniens sont, disais-je, en train de brûler leurs dernières cartouches et de procéder à leurs ultimes jets de bile. Ils apparaissent dès lors en toute leur obscénité.

 

Un colloque était organisé à Paris la semaine dernière par un “Institut de Recherche et d’Etudes sur la Méditerranée et le Moyen-Orient”, qui est à la recherche et aux études ce que la nuit est au plein jour. Le thème du colloque était : “Israël-Palestine : que la France s’engage”. Titre grotesque dès lors que la France est engagée jusqu’au cou du côté de l’entité terroriste appelée Autorité Palestinienne, soutient financièrement le terrorisme tueur de Juifs, et ne cesse de voter des motions anti-israéliennes et antisémites aux Nations Unies.

 

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Peu avant le début du colloque :

Ce sont ces gens qui vont faire la paix au Proche-Orient…

 

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Tôt ce matin : Israël a anéanti une base iranienne en Syrie (info # 010212/17) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 02 décembre 2017

 

© Metula News Agency

 

Métula , Beyrouth, samedi 10h25, 09h25 à Paris

 

Tsahal a détruit, aux alentours de six heures ce samedi matin, une importante base militaire iranienne construite dans la localité d’al Kishwah, à 14km au sud-ouest de la capitale Damas [voir carte].

 

Les lecteurs de la Ména connaissent l’existence de cette base depuis sa découverte sur des photos satellitaires voici trois semaines environ. Ces images et leur description faisaient partie de l’article "L’Arabie Saoudite, l’Iran, Israël, le Liban et la guerre" rédigé par le chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, le 14 novembre dernier.

 

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La base d’al Kishwah anéantie ce matin

 

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, proche de l’opposition à Bashar al Assad, de très fortes explosions ont ébranlé Damas et ses banlieues, des éclairs de feu étaient visibles par les habitants de la capitale, et de nombreuses coupures de courant s’y sont produites.

 

Ce dernier détail pourrait indiquer que d’autres cibles situées hors de l’objectif ont été visées, possiblement des éléments du réseau électrique central qui alimentait les radars et les systèmes de missiles antiaériens.

 

A en croire des media proches du régime syrien, des appareils israéliens auraient lancé cinq missiles air-sol à partir du Golan, dont trois auraient été interceptés par la DCA syrienne, ce que nous jugeons hautement improbable.

 

L’ "information" indiquant que des missiles israéliens ont été interceptés par l’Armée syrienne a été cependant reprise par l’AFP qui en a fait le titre et l’élément essentiel de sa courte dépêche sur le raid : "L'armée syrienne a intercepté des missiles israéliens près de Damas". La chaîne franco-israélienne I24News a répercuté le titre de l’AFP tel quel.

 

D’après les sources gouvernementales syriennes, l’objectif visé était un dépôt de munitions situé entre la ville de Sakhnya et celle d’al Kiswah. Ce dépôt appartiendrait à la Division no.1 de l’armée du régime.

 

En fait, la base en question se trouve sur le territoire attribué à la 91ème brigade de ladite division.

 

Sky News en langue arabe ainsi que la presse beyrouthine contrôlée par le Hezbollah font état d’une attaque perpétrée à partir de l’espace aérien libanais. Pour le journal al Akhbar [les nouvelles] de la milice chiite, les avions hébreux ont effectué plusieurs simulations d’attaques dans le ciel libanais et c’est lors de l’une d’elles que la frappe véritable s’est produite. Selon al Akhbar, le périmètre militaire visé est extrêmement étendu, "sa surface dépassant celle de la capitale libanaise, Beyrouth".

 

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Al Kishwah sur la carte

Service cartographique © Metula News Agency

Sur base d’images-satellites Google Earth Pro

 

Plus tôt dans la journée de vendredi, la chaîne télévisée du Hezb., al Manar [le phare], avait fait état du survol du Liban-sud par des chasseurs-bombardiers frappés de l’étoile de David. Une observation que les habitants du Doigt de la Galilée auraient également pu faire.

 

La base d’al Kiswah comprenait, selon notre déchiffrage des images satellites, outre un important poste de commandement régional, des bâtiments d’hébergement pour des soldats et des abris pour des véhicules militaires. Environ 25 constructions au total, en plus des dépôts d’armes et de munitions, vraisemblablement souterrains.

 

D’après des informations recueillies par Michaël Béhé, au moment du raid de ce matin,  la position attaquée était occupée par des Gardiens de la Révolution iranienne (Pasdaran) et des miliciens du Hezbollah, leur organisation supplétive au pays des cèdres.

 

Différentes sources arabes évoquent une oblitération complète du site et de nombreuses victimes militaires parmi ceux qui s’y trouvaient.

 

Le gouvernement de Jérusalem ainsi que les chefs de l’Armée de Défense d’Israël ont à maintes reprises affirmé qu’Israël ne tolèrerait pas l’installation d’une présence militaire iranienne en Syrie et agiraient afin de la détruire.

 

Dans le Doigt de la Galilée et dans le Golan, on ne signale pas, ce matin, d’activité sécuritaire particulière dans l’attente d’hypothétiques représailles irano-syro-libanaises. La région est emplie de touristes profitant du soleil généreux de l’été indien.

 

 
Bruxelles-Métula du 27 novembre 2017 (012811/17) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mardi, 28 novembre 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/s67j_A2-_a8  (Youtube)

 

Au sommaire : Les Kurdes

 

Qui sont les Kurdes, d’où viennent-ils, où se situent-ils géographiquement, combien sont-ils ?

 

Iran, Turquie, Irak, Syrie, quelle est leur situation actuelle ?

 

En Irak, le mois derniers, ils ont cédé du terrain, confrontés à des chars et des missiles américains aux mains des Iraniens et de leurs porte-flingues chiites irakiens.

 

En Syrie, après que les Peshmerga ont défait DAESH au sol et pris Raqqa pour la coalition américaine, Donald Trump vient de déclarer que l’Amérique allait cesser de leur fournir des armes. Alors que la Turquie vient d’annoncer pour sa part qu’elle entendait prendre par la force l’enclave kurde d’Afrin.

 

Face à la Turquie, plus grande armée de l’OTAN après les USA, ils n’ont pas d’avions, et pas de blindés modernes.

 

Depuis qu’il a déclaré la guerre à l’Iran de manière rhétorique, Donald Trump n’a fait que favoriser Téhéran et ses alliés sur le terrain. Pourquoi ?

 

Israël est impuissante à aider les Kurdes massivement, ne pouvant pas aller ouvertement à l’encontre de la volonté de Washington.

 

 
Orthographe : inclusion ou ségrégation ? (info # 012711/17) Version imprimable
Analyse
lundi, 27 novembre 2017

 

Par Llewellyn Brown

 

L’écriture dite « inclusive » a fait l’objet de nombreux débats dans nos media récemment, et l’on peut s’étonner qu’une poignée d’agités puisse engendrer un tel tollé pour tant de sottises. Si notre Premier ministre semble avoir mis un terme au débat, en recommandant que l’on n’employât pas cette orthographe dans les publications officielles, l’on aurait tort de croire la question close, ou qu’elle soit anodine. Alors que, des années durant, on a beaucoup raillé les manies et les modes américaines, nous en subissons immanquablement les conséquences en Europe. Beaucoup a été dit, quelques remarques peuvent encore peut-être enrichir notre perception de la question.

 

Masculin et féminin ?

 

L’objet du contentieux concerne la représentation, dans la langue, des formes du féminin. Pour ces militants, il s’agit d’assurer la visibilité au féminin dans les noms de métiers et dans les accords grammaticaux. En ce qui concerne ces derniers, ce qui attise l’ire de certains est la fameuse règle : « le masculin l’emporte » quand on réunit des substantifs féminins et masculins. Ainsi, on écrira traditionnellement : « Les garçons et les filles sont grands ».

 

Chacun sait pourtant qu’en langue française, ce que l’on appelle, en grammaire, « masculin » et « féminin » n’a aucun rapport avec le sexe anatomique, comme Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss l’ont expliqué fort clairement dès 1984 dans une déclaration de l’Académie française. Ainsi, les mots masculins (qui ne sont pas mâles) et féminins (et non femelles) ne se livrent aucunement à des entreprises de séduction, ni à des actes licencieux dans les phrases que l’on écrit ou prononce, et même la fonction de « copule » ne fait pas rougir une âme pudique quand elle doit l’employer. On peut penser aussi à la poésie, où rimes dites « féminines » (terminées par un e muet) et « masculines » (toutes les autres) alternent, sans aucun égard pour leur qualité grammaticale.

 

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La générale de la cuisine ou les mauvais combats

 

L’absurdité de ces conceptions est donc patente : un homme ne se sent pas castré s’il exerce le métier de sage-femme, ou s’il est recrue, sentinelle, vigie, victime, dupe ou fripouille. Un homme est-il lésé d’être traité comme une personne ? La bite est féminine et le con est masculin : quel désordre pour nos militant.e.s !

 

De surcroît, la répartition des formes « masculine » et « féminine » est différente selon les langues : la mer française est-elle différente de il mare italien ? Quant à l’anglais, il – qui est néanmoins une langue – ignore tout du masculin et féminin, sauf pour les être sexués. La quête d’un redressement de l’équilibre entre les sexes ne connaît pas de limite. Faut-il, en français, conjuguer les verbes au « féminin », comme en hébreu ? Certaines hallucinées revendiquent le droit d’écrire « noues », pour « féminiser » le pronom de la première personne pluriel. Nous ne sommes pas arrivés au bout de l’absurdité et de l’imbécilité : le groupe EÉLV, au Conseil de Paris, clame la nécessité d’ajouter le terme Matrimoine à celui de Patrimoine, pour la journée annuelle du même nom. Et pourquoi pas, ironise Éric Azière (UDI-MoDem), changer le nom des rues de Paris : rue des Entrepreneuses et des Entrepreneurs, boulevard des Capucins et des Capucines !

 

Il suffit donc, en toute logique linguistique, de rappeler qu’il ne s’agit en rien de questions de sexe ou de genre. Le « masculin » est purement la forme « non-marquée » ou « extensive » : il ne porte pas de distinction orthographique, contrairement aux substantifs dits « féminins » pour lesquels on marque l’accord au moyen d’un -e final. Le « masculin » sert tout simplement à désigner des ensembles dans des cas où l’opposition des sexes n’est pas pertinente.

 

Le tout universel

 

Ce qui est en cause est la question développée par Jean-Claude Milner des « touts ». Quand on réunit masculin et féminin dans une proposition, on conjugue les éléments comme une pluralité non marquée. En effet, même en matière de sexuation, il ne s’agit pas simplement d’une question de gender : des rôles sociaux masculin et féminin. Jacques Lacan explique que hommes et femmes se situent tous deux – mais de manière radicalement différente – par rapport à l’identification masculine : souvent dans un couple, par exemple, c’est la femme qui « porte la culotte », et l’on disait bien que Margaret Thatcher était « le seul homme » de son cabinet. En revanche, un travesti ne connaîtra rien de la jouissance féminine : il n’existe pas de symétrie.

 

Comme le montrent ces exemples, la fonction de l’universel permet à chacun de trouver sa place à l’égard de l’ensemble : telle est sa qualité égalitaire. Dans le cabinet d’un gouvernement comme dans la salle de classe, l’individu n’est pas appelé à dévoiler ses penchants intimes, qui peuvent demeurer énigmatiques pour lui, et dont il n’est pas le maître. Au contraire, ils restent hors champ de la collectivité : l’individu vaut seulement pour la manière dont il se décharge de sa fonction.

 

Ségrégation

 

En revanche, opter pour la position contraire, c’est promouvoir la ségrégation, comme l’ont bien souligné Dumézil et Lévi-Strauss, affirmant que la marque grammaticale est « privative », affectant un terme « d’une limitation dont l’autre seul est exempt ». Ainsi, par exemple, si l’on lance, « Les enfants et Guillaume, à table ! » (titre d’un film de 2013), on exclut le dénommé Guillaume de la catégorie des enfants, parmi lesquels il devrait jouir d’une place au même titre que les autres.


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Pourquoi il importe que la révolution en cours en Arabie Saoudite réussisse (info # 012611/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 26 novembre 2017

 

Par Guy Millière

 

A l’Unesco et dans diverses autres instances internationales un “Etat palestinien” dispose d’un siège. Dans plusieurs pays, essentiellement dans le monde musulman, l’”Etat palestinien” a une ambassade. Dans divers pays occidentaux, on trouve une délégation. Plusieurs pays d’Europe ont vu s’énoncer, parfois se voter au parlement, des propositions de reconnaissance de l’”Etat palestinien”.

 

Nous sommes donc dans une situation où un Etat qui n’existe pas se voit reconnu comme s’il existait, et pas seulement dans le monde musulman. Une situation dans laquelle des gens occupant des postes politiques importants dans le monde occidental, et qui savent que l’Etat en question n’existe pas, veulent semble-t-il tout faire ou presque pour qu’il existe.

 

Qu’ont fait les dirigeants palestiniens pour parvenir à ce type de résultats ? Essentiellement des choses atroces : des incitations au meurtre et à la haine antisémite. Du financement d’actes terroristes. Sont-ils présentables en quoi que ce soit ? Non, ce sont tous des crapules assoiffées de sang, des êtres vicieux et corrompus, des voleurs, et, pour un certain nombre d’entre eux, des assassins.

 

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Mohammed bin Salman :

une page est-elle en train de se tourner ?

 

Ils ont aussi eu recours à la propagande. Ils ont contribué à inventer l’idée qu’il existait un “peuple palestinien”, quand bien même les principaux intéressés ignoraient qu’ils étaient “palestiniens” il y a un demi-siècle. Ils ont disséminé l’idée que ce peuple inventé avait droit à un Etat. Ils ont ajouté l’idée qu’il existait des “territoires palestiniens” et ont affublé de cette appellation la Judée-Samarie, qui a été occupée par la Jordanie pendant dix-huit années et appelée Cisjordanie (à l’époque, ils ne disaient pas que c’était un territoire palestinien). Ils ont aussi affublé de cette idée la bande de Gaza, qui a été occupée pendant dix-huit années, elle aussi, par l’Egypte (à l’époque ils ne prétendaient pas non plus que c’était un territoire palestinien).

 

Ils n’ont pas élaboré cette propagande seuls, et ont eu besoin des services soviétiques pour ce faire, et les services de propagande soviétiques ont réalisé là un coup de maître, hélas.  

 

Ils ont pu compter pour disséminer cette propagande sur tous ceux qui se sont chargés pendant des années de diffuser la propagande soviétique dans le monde occidental, et tous ceux qui se sont chargés de diffuser la propagande soviétique dans le monde occidental ont obtenu des résultats effroyables, mais remarquables, hélas encore.

 

Ils ont pu compter sur les dirigeants du monde musulman pour les soutenir et relayer la propagande, et pour obtenir que des dirigeants politiques occidentaux eux-mêmes relaient la propagande. 

 

Ils ont pu s’appuyer sur l’Union Soviétique et sur ses satellites pour que l’exigence qu’ils sont censés incarner (la reconnaissance d’un Etat palestinien) avance, et ils ont pu compter pour cela aussi sur les dirigeants du monde musulman.

 

Ils ont pu s’appuyer sur des dirigeants du monde occidental désireux d’apaiser l’Union Soviétique, voulant passer des contrats avec le monde musulman et prêts à pratiquer des actes de soumission préventive.

 

L’Union Soviétique s’est effondrée il y a trois décennies, et il est terrible de constater que les effets de son existence passée ne sont pas dissipés.

 

Il est terrible de constater que des gens se font encore les relais des dogmes d’un totalitarisme défunt : tous les “propalestiniens” gauchistes du monde occidental sont des relais de ce genre.

 

Il est terrible de constater que des dirigeants politiques occidentaux se comportent également en relais de ce genre.

 

Il est terrible de constater que, pour complaire aux dirigeants du monde musulman, des dirigeants politiques occidentaux font semblant de croire à des énormités débiles et monstrueuses auxquelles ils ne croient pas réellement et auxquelles les dirigeants du monde musulman ne croient pas non plus, bien qu’ils continuent à les véhiculer.

 

Nous entrons dans une période intéressante.

 

Pour la première fois depuis les accords d’Oslo, un président des Etats-Unis n’évoque pas la nécessité de voir se créer un Etat palestinien, et montre qu’il n’est pas dupe. Aucun président U.S. avant Donald Trump n’avait traité les dirigeants palestiniens de menteurs et d’imposteurs et ne les avait sommés de renoncer à leurs activités primordiales : incitation au meurtre et à la haine antisémite, financement d’actes terroristes.


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Tir sur Metula en provenance du Liban (info # 012511/17) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 25 novembre 2017

 

© Metula News Agency

 

Samedi, 15h30 à Métula, 14h30 à Paris

 

 

Une balle de Kalachnikov a été tirée depuis le Liban sur un véhicule de Métula (rédaction)

 

Hier, vendredi, aux alentours de 16h 30, le responsable de la sécurité de Métula, le village dans lequel est installé le centre rédactionnel de la Ména, revenant vers son véhicule, a découvert une balle de calibre 7.62mm logée dans le capot de son moteur.

 

Ces balles sont utilisées par les fusils mitrailleurs Kalachnikov ainsi que par les mitrailleuses Mag (Mitrailleuse d’Appui Général) de conception belge.

 

Le projectile s’est figé dans la tôle sans la transpercer, ce qui laisse à penser qu’il a été tiré d’une distance relativement lointaine.

 

L’orientation de la balle indique qu’elle a été tirée à partir de la ville libanaise chiite toute proche de Kfar Kileh, en principe contrôlée par l’Armée libanais, mais en réalité investie par le Hezbollah dont les combattants revêtent ici l’uniforme de l’Armée, avec son accord actif ou passif.

 

Le véhicule se trouvait à l’arrêt au moment du tir, sans personne à l’intérieur. Il était parqué dans la partie septentrionale du village, à 1.1km à vol d’oiseau de la rédaction mais à une centaine de mètres de maisons d’habitation.

 

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Probablement une balle perdue

 

Contrairement à ce que certaines sources avaient indiqué initialement, l’impact indique qu’il est le résultat d’un tir tendu.

 

La Police et Tsahal enquêtent sur les circonstances de l’incident. L’une des hypothèses retenues étant que le tir a résulté des festivités de l’Indépendance du Liban, lors desquels nos voisins expriment parfois leur joie en faisant usage de leurs armes de manière inconsidérée.

 

Il s’agit d’une pratique qui se répète à l’occasion de matches de football lors des Coupes du Monde ainsi qu’au moment du réveillon de fin d’année. Des victimes sont souvent à déplorer dans l’ensemble du pays aux cèdres en conséquence de cette pratique.

 

Il arrive également que, sous l’emprise de l’euphorie, des Libanais dirigent leurs tirs en direction d’Israël.

 

A moins que l’enquête ne révèle une initiative délibérée de la part du Hezbollah pour accentuer la tension à la frontière, ce qui est douteux, les autorités, tant nationales que municipales, tentent de minimiser la portée de l’incident et des représailles ne sont pas à l’ordre du jour.

 

Il est néanmoins évident que si des actes semblables venaient à se répéter, Israël et les habitants de Métula adopteraient des comportements appropriés. Le dernier incident en date dans la région de Métula s’était produit en janvier dernier lorsqu’une patrouille mécanisée de Tsahal avait essuyé des tirs provenant du côté libanais de la frontière.

 

 

Un célèbre acteur libanais arrêté pour espionnage au profit d’Israël (Michaël Béhé à Beyrouth)

 

Ziad Itani, auteur de théâtre, metteur en scène et acteur libanais, a été arrêté jeudi par la Sécurité de l’Etat pour collaboration avec Israël.

 

Itani, 42 ans, aurait avoué avoir surveillé deux personnalités politiques libanaises, "en se rapprochant de certains de leurs proches, afin de récolter le plus d'informations possible, notamment sur leurs déplacements". Il aurait également rédigé des rapports concernant l’état d’esprit de la population suite à la démission de Saad Hariri le 4 novembre courant et de la crise politique qui s’en est suivie et qui perdure.

 

Bien que l’identité des deux personnalités n’ait pas été révélée, la Ména croit savoir qu’il s’agirait de l’actuel ministre de l’Intérieur et des Municipalités, le sunnite Nouhad Machnouk, membre du Courant du Futur de Saad Hariri, ainsi que d’Abdel Rahim Mourad, sunnite lui aussi, ex-ministre de la Défense et de l’Education et des Etudes supérieures.

 

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L’homme de théâtre libanais Ziad Itani

 

Les deux hommes sont fréquemment soupçonnés dans les media arabes, particulièrement saoudiens, de trahir les musulmans au profit de la Syrie et de l’Iran. Abdel Rahim Mourad avait par ailleurs été choisi pour recevoir le portefeuille de la Défense, par compromis, spécifiquement en raison desdites affinités, rares pour un sunnite.

 

Les relations entre M. Itani et le Mossad dureraient depuis 2014. Le comédien aurait été recruté en Turquie par une femme officier israélienne, à laquelle il aurait fourni ses rapports et dont il aurait reçu ses instructions.  

 

On compte au Liban un grand nombre d’agents opérant au profit d’Israël. Ce phénomène étant lié au fait que beaucoup de nos compatriotes, notamment parmi les intellectuels, sont fermement persuadés que l’Etat hébreu représente le seul recours qu’a notre pays pour éviter la mainmise absolue de l’Iran et de sa milice supplétive du Hezbollah.

 

 
On a été fourré par Donald Trump à deux reprises (012011/17) Version imprimable
Analyse
lundi, 20 novembre 2017

 

Par Stéphane Juffa

 

Après consultation de Jean Tsadik, Perwer Emmal (Syrie), Michaël Béhé (Liban) et Fayçal Hache (Jordanie)

 

Dans son analyse de la situation de vendredi dernier, "Les Forces Démocratiques Syriennes ont traversé l’Euphrate", notre camarade et correspondant de guerre Perwer Emmal relatait les progrès enregistrés par les Forces Démocratiques Syriennes lors de l’offensive qu’elles venaient de lancer dans la vallée de l’Euphrate. En particulier, Emmal rapportait que les FDS s’étaient approchées à quelques centaines de mètres des villes d’al Asharah et d’al Salihiyah où elles pouvaient couper la fameuse Autoroute iranienne, ce qui représentait l’objectif stratégique "naturel" de l’opération de la "coalition américaine" Tempête de Jazeera. Or il s’est passé quelque chose de très grave.

 

Non seulement il y a eu contre-ordre, et les Peshmerga kurdes ont inexplicablement cessé leur progression vers ces villes de l’Etat Islamique, alors que la "coalition russe" ne se trouvait pas à proximité pour les gêner, mais les FDS ont fourni le temps et les conditions nécessaires aux Russes pour s’en emparer à leur place.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base graphique : carte Wikipédia

En rouge les positions de la "coalition russe"

En jaune les positions de la "coalition américaine"

En jaune entouré d’orange les positions pour lesquelles on se bat actuellement entre

la "coalition américaine" et les miliciens de l’Etat Islamique

En noir les positions de l’Etat Islamique

 

Comme on le voit sur la carte, ce sont précisément les agglomérations d’al Asharah et d’al Salihiyah, bien au-delà de leur ligne de front, que les Russes ont attaquées et conquises, en plus de celle de Kashma, où les FDS avaient commencé les manœuvres d’assaut.

 

Or ces coups de force russes déterminent clairement, et probablement de manière définitive, le sort de toute la bataille : le corps expéditionnaire de Poutine est parvenu à s’assurer du contrôle intégral de l’Autoroute iranienne sur toute sa section syrienne.

 

Ceci mis dans la perspective de l’affirmation de Sergeï Lavrov ce weekend, le ministre des Affaires Etrangères du Tsarévitch, affirmant que la présence des troupes de Téhéran en Syrie est "légitime", laisse présager le pire. A savoir que Khameneï, le guide suprême de la Révolution Khomeyniste, va recevoir de Moscou l’autorisation d’utiliser le corridor qu’il convoitait afin d’envoyer des Pasdaran en masse au Liban et sur les hauteurs du Golan. Il va également pouvoir augmenter considérablement la construction des ouvrages militaires en Syrie qu’il a déjà entreprise.

 

Lorsque l’on se rappelle, qu’il y a quelques semaines, Donald Trump, dans un discours-déclaration de guerre à l’Iran, avait ajouté les Pasdaran sur la liste des organisations terroristes, l’on se rend compte qu’il y a quelque chose qui ne joue pas du tout dans le domaine de la logique.

 

Les FDS, qui, en certains endroits, se sont retirées de positions qu’elles venaient d’occuper, vont continuer leur déploiement exclusivement sur la rive-nord de l’Euphrate. Vu sur une carte, cela donne une image esthétiquement aboutie – les FDS au Nord, les Russes, au Sud -, mais du point de vue stratégique, c’est une aberration. Après avoir conquis toutes les exploitations pétrolières au nord du fleuve, elles pourraient arrêter les frais et surtout cesser de mourir pour rien.

 

D’autant que les combats contre l’Etat Islamique sont acharnés, les militants islamiques se battant dos au mur avec l’énergie du désespoir. Et comme pour souligner l’importance pour le Kremlin des opérations d’hier, la prise des trois villes a coûté aux Russes et à leurs alliés un prix humain qu’ils n’avaient encore jamais payé lors de leur campagne de Syrie.

 

Ils ont eu des centaines de morts et de blessés dans leurs rangs ; seize miliciens du Hezbollah (chiffre officiel, Michaël Béhé parle d’une trentaine de tués dans l’organisation libanaise et du triple de blessés), ainsi que des dizaines de militaires iraniens, dont un général. Le nombre de commandos russes et de membres de l’armée d’Assad décédés n’a pas été communiqué mais il est assurément proportionnel à celui de leurs alliés.

 

Et Donald Trump continue de parler de la nécessité supérieure de combattre l’Etat islamique, alors que ce dernier n’occupe plus que deux pour cent du territoire syrien et que sa présence se réduit chaque jour comme une peau de chagrin. En vérité, DAESH est foutu et il ne constitue plus une menace pour personne ; confronté à deux coalitions conduites par les deux plus grandes puissances militaires de la planète, qui ont engagé sur un mince couloir de 50km resserré autour de l’Euphrate leurs meilleurs avions et la crème de leurs troupes d’élite, cela ressemble à des manœuvres d’entraînement à balles réelles. On se demande d’ailleurs pourquoi poursuivre les bombardements aériens massifs sans discernement sur les zones peuplées. Cela fait penser à du sadisme. Et nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce que seraient les réponses de Washington, de Moscou et du reste du monde si le Khe’l Avir se comportait de la sorte à Gaza lorsque le Hamas bombarde les villes du Néguev.

 

Il est aujourd’hui évident que Trump et Poutine se sont mis d’accord sur les zones d’occupation respectives jusqu’à la frontière iraquienne. Sauf que, stratégiquement parlant, la zone réservée aux Américains n’a presque plus d’importance.

 

Et nous sommes convaincus, à Métula, mais aussi Michaël Béhé à Beyrouth, Fayçal Hache à Amman et, bien sûr, Perwer Emmal sur le front de l’Euphrate, que les derniers détails de ce partage ont été réglés le 11 novembre dernier en marge du Sommet pour la Coopération Economique Asie-Pacifique, qui se réunissait au Vietnam.

 

Les deux hommes se sont rencontrés à trois reprises. Trump disait vouloir évoquer la situation en Corée du Nord, en Ukraine et en Syrie, mais, de l’aveu même de l’entourage du président, les deux hommes n’ont parlé que de l’influence russe sur les dernières élections présidentielles U.S. et de la Syrie.

 

Tout est là, nous en sommes convaincus. Les entretiens ont été tenus à l’emporte-pièce, dans la nervosité, sans que le président américain n’accepte de rencontrer le Tsarévitch dans un endroit éloigné de la conférence pour un long entretien. Ce qu’ils avaient à se dire ne le nécessitait pas. Il s’est agi d’un diktat de Poutine, qui sait quelque chose de très dérangeant pour Trump et qui lui fait du chantage.

 

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Maudite rencontre

 

Quelque chose de suffisamment important pour forcer le président-milliardaire à rester à l’écart de l’Autoroute iranienne et pour accepter la présence durable des Iraniens en Syrie, et notamment à cinq kilomètres de la frontière israélienne et 25 de notre rédaction.

 

C’est tout sur le fond. Cela ne signifie pas que le pensionnaire de la Maison Blanche soit soudain devenu anti-israélien ou qu’il ait été pris d’une remontée soudaine de sympathie pour les ayatollahs. Ca veut dire qu’il n’a pas le choix, que l’autre le tient par les ouïes.

 

Et la phrase de Lavrov sur la légitimité des Pasdaran dans le pays d’al Assad, prononcée à dessein quelques heures après l’entente écrite entre Moscou et Washington prévoyant que toutes les forces étrangères devaient quitter la Syrie, n’était rien d’autre qu’une démonstration de force et de cruauté destinée à l’homme le plus puissant de la Terre.

 

C’est évidemment aux Américains que les Israéliens auraient dû adresser leurs récriminations, puisqu’ils sont nos amis et qu’ils ont signé cet accord qui fragilise notre sécurité mais cela n’aurait pas été diplomate. Alors Jérusalem a critiqué Poutine, pour ne pas avoir tenu compte de nos requêtes en la matière et avoir souvent promis à Netanyahu qu’il le ferait. Mais qui croit encore aux promesses de Poutine ? Ces derniers jours, le Premier ministre a plusieurs fois tenté d’appeler Trump au téléphone pour aborder ces choses en privé. Mais lorsqu’il est en situation inconfortable, le président ne répond pas et on est redirigé sur ses secrétaires et sur les généraux qui n’ont rien à dire d’intéressant.

 

Pour Israël et les peuples de région, cette double soumission est très lourde de conséquences. Les plus mal lotis étant les chrétiens, les sunnites et les Druzes libanais, dont le désir d’indépendance a du plomb dans l’aile, Khamenei n’ayant strictement plus aucune raison de desserrer son étreinte autour du cou du pays aux cèdres. Et on voit mal ce que le retour au bercail de Saad Hariri pourrait changer dans l’équation. D’ailleurs, si j’étais à sa place, j’opterais pour un asile doré entouré de moyens de protection exceptionnels.

 

Pour Jérusalem, cela change la donne stratégique en profondeur : jusqu’aux événements de ces derniers jours, les experts de Tsahal devaient envisager une guerre asymétrique face au Hezbollah au Liban. Dorénavant, cela se complique par la perspective d’une implantation massive de militaires iraniens dans tout l’ouest syrien, et par le risque d’une confrontation traditionnelle sur le Golan. Et en attendant icelle, par une multiplication des incidents sur cette frontière.

 

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La page "Palestine" est en train d’être tournée (info # 011911/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 19 novembre 2017

 

Par Guy Millière

 

Dans la continuité d’un article majeur qu’il a publié voici quelques mois, Daniel Pipes est, avec le Middle East Forum [forum du Moyen-Orient] qu’il préside, à l’initiative d’une déclaration commune d’un groupe de membres du Congrès américain, l’Israel Victory Lobby [le lobby pour la victoire d’Israël], et d’un groupe de membres de la Knesset, le Lobby for Promoting the Recognition of Israeli Victory [le lobby pour la reconnaissance de la victoire d’Israël].

 

Cette déclaration a fait l’objet d’une réunion qui s’est tenue la semaine dernière à Jérusalem et a été promulguée à l’issue de celle-ci. Le but de cette initiative est d’obtenir que le gouvernement israélien affirme une réalité simple : dans la guerre menée par le monde musulman depuis 1948-49 pour la destruction d’Israël, il est évident qu’Israël a gagné. Israël doit dès lors, dit la déclaration, tourner la page et commencer l’écriture d’une autre page sur laquelle ne figurera aucune perspective de création d’un Etat palestinien, et prendront place des perspectives de paix effectives. Le but est d’obtenir symétriquement que le gouvernement américain reconnaisse et affirme la même réalité, et oriente sa politique au Proche-Orient sur cette base.   

 

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La mission de l’OLP à Washington : elle pourrait être forcée

de fermer ses portes prochainement

 

La déclaration ainsi formulée peut paraître intempestive et elle l’est. Elle prend place dans un contexte où, cela dit, les éléments qui devraient conduire à la possibilité de commencer à tourner la page en question prennent forme.

 

L’Administration Trump est la première administration depuis les accords d’Oslo à ne pas avoir pris pour point de départ de négociation la “solution à deux Etats” et à avoir, de fait, constaté la mort de celle-ci.

 

Elle est aussi la première administration à avoir dénoncé l’imposture inhérente aux positions de l’Autorité Palestinienne. Elle poursuit présentement des négociations destinées à échouer - que Donald Trump veut voir échouer - pour que les pays du monde sunnite puissent faire passer la question palestinienne à l’arrière-plan et aient une bonne raison de la mettre entre parenthèse.

 

La révolution de palais en cours en Arabie Saoudite dans la continuation du sommet de Riyad, voulu par Donald Trump, dessine la perspective d’un monde sunnite renonçant à tout financement du terrorisme et entrant dans une coalition d’endiguement face à l’Iran des mollahs au sein de laquelle Israël constituera un partenaire majeur. Il en résultera une reconnaissance de fait d’Israël par les pays concernés, et une coopération économique, politique, militaire et financière avec l’Etat hébreu.  

 

Les mutations survenues ces derniers temps dans le “camp palestinien” aboutissent à une neutralisation de l’Autorité Palestinienne et du Hamas par le monde arabe lui-même : le Hamas a été sommé de remettre les clés de la bande de Gaza à l’Autorité Palestinienne et de renoncer à toute forme d’action terroriste sous peine d’intervention immédiate de l’Armée égyptienne. L’Autorité Palestinienne, elle, a été sommée de cesser toute incitation au terrorisme (ce qu’elle ne fera bien sûr pas), et se verra vraisemblablement, dans les mois à venir, couper les vivres par les Etats-Unis, avec l’assentiment du monde arabe.   

 

Le camp résolument propalestinien sera, dans ces conditions, incarné par l’Iran, que l’Administration Trump et les pays sunnites entendent non seulement endiguer, mais asphyxier autant que faire se peut.   

 

Les obstacles à ce que la page soit effectivement tournée sont importants et ne seront pas levés en un jour, ni même en une année.

 

L’Iran n’est pas isolé et peut compter sur l’appui de la Russie. Celle-ci, cela dit, n’entend pas laisser l’Iran aller trop loin, et Poutine entrevoit parfaitement la coalition d’endiguement qui se met en place. Il sait ce que veut l’Administration Trump et il se conduira en stratège machiavélien, en tenant ses positions sans toutefois se laisser déborder par le régime des mollahs. 

 

L’Iran peut aussi compter sur l’Europe occidentale, et en particulier sur la France et l’Allemagne, pays très alléchés par les milliards de dollars offerts aux ayatollahs par Barack Obama suite aux accords de juillet 2015. La France, l’Allemagne et l’Union Européenne continueront aussi, au-delà de leurs liens croissants avec l’Iran, à financer et soutenir l’Autorité Palestinienne, et le feront jusqu’au bout.

 

Néanmoins, la donne régionale au Proche-Orient est en train de changer.  Israël représente, dans cette donne qui change, un acteur majeur.

 

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Les Forces Démocratiques Syriennes ont traversé l’Euphrate (011711/17) Version imprimable
Analyse
vendredi, 17 novembre 2017

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava

 

A partir de l’endroit où je me trouve, dans le périmètre de l’exploitation pétrolifère d’al Tanak (carte), il semble que la grande offensive des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) sous commandement kurde, soutenues par la "coalition américaine", que l’on attendait impatiemment afin de s’emparer de l’axe routier (en vert sur la carte) stratégique, également nommé l’Autoroute iranienne, ait commencé.

 

A partir d’hier matin (jeudi), l’offensive, qui fait partie de l’opération "Tempête de Jazeera", se développe sur deux axes : premièrement, dans une direction nord-ouest/sud-est, le long de l’Euphrate, sans avoir pour le moment tenté la traversée du fleuve, et deuxièmement, sur une orientation nord-sud, précisément à partir d’al Tanak où je me suis posté.

 

De ce champ de pétrole, bardé d’installations de raffinage (qui ont été remises en marche !), des convois de FDS et de commandos occidentaux confluent sur la partie centrale de la section de la vallée de l’Euphrate située entre la jonction de la rivière Khabour avec le fleuve et la frontière irakienne.

 

De mémoire de Kurde, je n’avais jamais vu autant de matériel (relativement) récent, chars, artillerie, Hummers, etc. aux mains de mes compatriotes, ni autant de combattants, de mieux en mieux équipés. Cela ressemble presque à une petite armée.  

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base graphique : carte Wikipédia

En rouge les positions de la "coalition russe"

En jaune les positions de la "coalition américaine"

En orange plein, les positions conquises par la "coalition américaine" ces dernières 24h

En jaune entouré d’orange les positions pour lesquelles on se bat actuellement entre

la "coalition américaine" et les miliciens de l’Etat Islamique

En noir les positions de l’Etat Islamique

 

Cette offensive met à profit le fait que la "coalition russe" en face reste engluée sur ses positions, apparemment incapable d’enlever al Quriyah et Abou Kamal après plusieurs tentatives aux islamistes de DAESH. Ce n’est cependant pas faute du manque de soutien de la part des Russes : mardi, cinq bombardiers lourds, arrivant en vol direct de Russie, après avoir traversé l’Iran et l’Irak, ont anéanti des bâtiments du centre d’Abou Kamal, sous lesquels étaient censés se trouver des blindés de l’Etat islamique et d’autres équipements militaires.

 

Mais même après ce raid meurtrier, les alliés du gouvernement syrien, iraniens, chiites libanais et irakiens et les commandos russes n’ont pas progressé dans la ville frontalière.

 

La "coalition russe", face à ses difficultés, s’emploie à conquérir de vastes étendues de territoires désertiques au sud de l’Euphrate, où elle ne rencontre pas ou peu de résistance de DAESH.

 

Bien que cette offensive fût attendue et préparée, il est probable que ce soient les propos de M. Lavrov, le ministre russe des Affaires Etrangères, affirmant que la présence iranienne était "légitime" en Syrie, qui ait hâté les choses.

 

D’abord, parce que Donald Trump n’a probablement pas apprécié cette déclaration, intervenant quelques heures après la signature d’un accord entre Washington et Moscou, sur lequel les deux grandes puissances s’étaient entendues pour stipuler que toutes les forces étrangères devaient quitter le territoire syrien. De toutes évidences, ce libellé et la déclaration de Lavrov ne sont pas compatibles.

 

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L’Arabie Saoudite, l’Iran, Israël, le Liban et la guerre (info # 011411/17) Version imprimable
Analyse
mardi, 14 novembre 2017

 

Par Michaël Béhé à Beyrouth

 

L’Arabie Saoudite et l’Iran sont sémantiquement en état de guerre. Les deux pôles focalisant les deux tendances principales de l’islam, les sunnites – 90% des 1.4 milliards de musulmans - et les chiites – les 10% restants -, n’ont jamais connu de trêve réelle, mais leur antagonisme est en train de s’enflammer. Techniquement, cela survient à la suite du tir d’un missile balistique sur Riyad, lancé depuis le Yémen, dont les Saoudiens accusent, probablement à raison, Téhéran et ses supplétifs du Hezbollah libanais.

 

Depuis, les menaces et les surenchères vont bon train. Les citoyens du royaume ont été invités par leur gouvernement à quitter le pays aux cèdres séance tenante, comme si l’éclatement d’un conflit était imminent. Le Bahreïn et d’autres pays du Golfe ont émis le même avertissement à l’intention de leurs ressortissants.

 

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Un complexe iranien construit cette année en Syrie

 

Donald Trump a félicité le Roi Salman et son fils, Mohammad, accessoirement ministre de la Défense, pour leur décision, affirmant qu’ils savaient pertinemment ce qu’ils faisaient.

 

Les compliments du président américain concernent également la décision des souverains de faire enfermer ou d’écarter des affaires plus de deux cents ministres, princes et dignitaires du régime, accusés de corruption. Parmi ceux-ci, onze princes, tel Aloualid bin Talal, l’un des plus grands hommes d’affaires du royaume, ou Moutaïb bin Abdullah, le fils du roi précédent et ex-chef de la Garde nationale.

 

Le soutien du président américain est d’autant plus appuyé que certains des responsables évincés, à l’instar de Khalid al-Tuwaijri, l’ancien chef de la Cour Royale, Ibrahim al Assaf, le ministre de l’Economie déchu, ou encore Abdullah al Sultan, le commandant de la Marine saoudienne, n’étaient pas favorables à la politique de Donald Trump, à l’accentuation du différend avec l’Iran et au rapprochement avec Israël.

 

Depuis la purge, les critiques fusent aussi contre le Liban, contre lequel Riyad a lancé une offensive diplomatique tous azimuts. Les ressortissants de ce pays sont dépeints comme des hommes d’affaires sans scrupules qui multiplient les promesses de charlatans et vectorisent les commissions/bakchichs entre les décideurs saoudiens corrompus. Le Prince Mohammad bin Salman, 32 ans, le nouvel homme fort de la monarchie, le grand réformateur et successeur désigné au trône, considère que nombre de Libanais sont en fait des agents de l’Iran sinon des agents doubles, et le moins qu’on puisse dire est qu’il ne les tient pas dans son cœur, tout comme les Palestiniens.

 

Pour le dauphin du Roi Salman, les dirigeants de l’Autorité Palestiniennes sont des fantoches sans importance, dirigeant un mythe sans passé et sans avenir, pour tout dire, des boulets. Quant au Hamas, c’est simplement à ses yeux une organisation terroriste islamiste issue des Frères Musulmans égyptiens, qui comptent parmi les pires ennemis des Ibn Saoud.

 

Pour l’instant, Riyad n’a pas les moyens de porter la guerre au Liban, mais il peut sanctionner lourdement le pays aux cèdres en lui imposant des sanctions économiques, qu’elles soient officielles ou non d’ailleurs. Sans l’argent saoudien, Beyrouth est une capitale arabe pauvre.

 

Ce qui explique pourquoi les dignitaires libanais sunnites et chrétiens se succèdent chez les al Saoud, afin qu’ils ne mettent pas tous les Libanais dans le même panier. Jusqu’au patriarche maronite, le Cardinal Raï, qui est venu rencontrer le Roi Salman dans son palais, pour lui rappeler que Bkerké [le siège de l’Eglise maronite] a toujours tenu ses distances avec l’Iran et ses supplétifs du Hezbollah.

 

Car c’est la nouvelle exigence que Riyad entend imposer aux sunnites et aux chrétiens libanais : cesser de cautionner ou de tolérer la présence des Perses et de leurs porte-flingues chez eux et les considérer comme des envahisseurs et des ennemis. C’est le message que Saad Hariri, le Premier ministre démissionnaire, est censé propager ; il s’y attèlera en rentrant à Beyrouth après un long séjour dans la péninsule arabique où il est l’hôte du roi. Evidemment qu’en revenant chez lui, il mettra sa vie en danger, s’exposant à un attentat du Hezbollah et des services syriens, comme celui qui a coûté la vie à son père, Rafic, le 14 février 2005.

 

De plus, il va placer le Président maronite Michel Aoun devant un choix impossible : lâcher le Hezb, qui contrôle militairement le Liban, ou se faire lâcher par l’Arabie Saoudite et le monde arabe, ce qui en ferait, plus encore qu’actuellement, une marionnette entre les mains des ayatollahs iraniens.

 

Mais des problèmes coalitionnaires d’Aoun, les gardiens de la Mecque n’ont cure, ce n’est qu’un vieil ambitieux sans colonne vertébrale à leurs yeux. De toute façon, ils ne font qu’avancer l’heure de sa détermination, celle qu’exigeront les Israéliens lorsqu’ils déclencheront leur guerre avec le Hezbollah au Liban. Ce sera un instant dramatique, durant lequel Aoun décidera du destin de notre pays : soit couler avec les Iraniens et revenir au temps des arcs et des flèches, comme se plaisent à le répéter les généraux hébreux, soit participer à une nouvelle guerre civile aux côtés des Israéliens, des sunnites et des chrétiens et face aux chiites.

 

La nouveauté est que le monde arabe a déjà choisi son camp, en espérant que Binyamin Netanyahu se trouve contraint par les évènements en Syrie de procéder à une guerre préventive. A Beyrouth, il se murmure, mais suffisamment haut pour que cela soit audible, que Riyad a promis à Jérusalem de couvrir tous les frais de la guerre si elle envoie Tsahal débarrasser le Liban des chiites. De plus, le Roi Salman aurait promis à Netanyahu une normalisation complète avec le monde arabe et l’abandon de la cause palestinienne s’il parvient à ses fins.

 

Non seulement c’est probablement très tentant pour le Premier ministre hébreu, ça lui assurerait entre autres d’échapper aux poursuites policières qui se rapprochent quotidiennement de sa personne, mais aussi, les Saoudiens lui montrent, par des comportements d’alliés, qu’ils ont déjà tourné la page de la confrontation arabo-juive.

 

La coordination militaire entre les deux pays se renforce, celle entre les services de Renseignement fonctionne à plein rendement, et les ventes de matériel israélien, de même que le recours aux conseillers hébreux pour combattre les Houthis yéménites et se préparer à la confrontation face à l’Iran se chiffrent en milliards de dollars.

 

Reste que l’on n’attire pas Israël dans une guerre s’il n’en conçoit pas la nécessité. Mais justement, l’évolution stratégique régionale semble pousser Jérusalem à entrer en conflit avec l’Iran en Syrie et au Liban. Ainsi, en dépit des demandes insistantes du chef d’état-major de Tsahal, Gadi Eizenkot, le tout récent plan de démilitarisation du sud syrien, conclu la semaine dernière entre les Américains et les Russes, permet aux Iraniens et à leurs supplétifs du Hezbollah de s’approcher par endroits jusqu’à 5km de la partie israélienne du Golan. Le plan prévoit certes que tous les éléments étrangers à la Syrie quittent ce pays, mais de manière absconse, sans fixer de date butoir pour leur départ. Pire encore, du point de vue hébreu, Poutine vient de répéter que la présence des Iraniens dans la "république" démembrée de Bashar al Assad était "légitime".

 

Or la direction politique et militaire de nos voisins méridionaux répète pour sa part à l’envi que l’établissement permanent de forces perses en Syrie constitue une ligne rouge infranchissable pour Israël et que l’Etat hébreu n’hésitera pas à intervenir au-delà de ses frontières pour l’empêcher.

 

Prosaïquement, l’avenir d’Israël, mais aussi du Liban et de toute la région, pourrait dépendre directement de l’issue des combats qui se déroulent dans la vallée de l’Euphrate, au fin fond de l’est syrien. Si la "coalition américaine", en particulier les Kurdes des Forces Démocratiques Syriennes, parviennent à couper le corridor iranien, Téhéran ne sera pas en mesure de transférer des soldats et du matériel en nombre suffisant pour menacer l’Etat hébreu sur ses frontières du Nord. Si, en revanche, cet axe devait se trouver entièrement sous le contrôle de la "coalition russe", rien n’empêcherait les ayatollahs de porter le danger aux confins de la Méditerranée.

 

La semaine dernière, les Russes et leurs alliés gouvernementaux syriens, iraniens, libanais (Hezbollah) et irakiens (milices chiites) ont subi deux revers militaires importants. Ils ont été refoulés des villes d’al Quriyah et d’Abou Kamal (carte) dont ils avaient pris le contrôle du fait d’une contre-offensive dévastatrice des miliciens de l’Etat Islamique. Ce, en dépit de l’appui écrasant de l’Aviation, de l’Artillerie et des commandos de Poutine.

 

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La situation aujourd’hui dans la vallée de l’Euphrate

Service cartographique © Metula News Agency

Carte-base : Wikipedia

En rouge les positions de la "coalition russe"

En jaune les positions de la "coalition américaine"

En noir les positions de l’Etat Islamique

En vert : le "corridor iranien"

 

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Qui est antisémite aux Etats-Unis aujourd’hui (info # 011211/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 12 novembre 2017

 

Par Guy Millière

 

Parmi les innombrables accusations qui n’ont cessé, depuis plus d’un an, d’être déversées sur Donald Trump, la plus ignoble et la plus abjecte n’a pas été celle parlant de ses “collusions” avec la Russie. Dans quelques mois, il ne restera rien de cette accusation, qui ne survit que grâce au lancinant travail de désinformation des grands media occidentaux et à l’esprit vicié des multiples acteurs d’une gauche américaine sans scrupules. La plus infâme n’est pas même celle présentant Donald Trump comme ayant des penchants le conduisant à la complaisance avec le fascisme ou le racisme, quand bien même cette accusation est particulièrement répugnante. Non, la plus ignoble et abjecte à mes yeux est celle l’accusant d’avoir des penchants antisémites.

 

Oser traiter d’antisémite le premier président des Etats-Unis à avoir une famille juive implique un degré d’abjection particulièrement élevé. Oser traiter d’antisémite un président dont une large part des principaux conseillers et membres de cabinet sont juifs et dont le principal speechwriter [rédacteur de discours] (Stephen Miller) est lui aussi juif, implique d’en rajouter beaucoup dans l’ignominie. Oser traiter d’antisémite le premier président américain en exercice à s’être rendu au Kotel [le mur des lamentations], le premier président depuis les accords d’Oslo à ne pas avoir soutenu la “solution à deux Etats” et à avoir affirmé un soutien quasiment inconditionnel à Israël, c’est atteindre le sommet de l’ignominie.

 

Tout comme les “collusions” imaginaires de Donald Trump avec la Russie apparaissent de plus en plus nettement comme étant un écran de fumée destiné à dissimuler les véritables collusions avec la Russie : celle par laquelle Hillary Clinton et Barack Obama ont vendu vingt pour cent de l’uranium américain à la Russie en échange du versement de cent-quarante-cinq millions de dollars à la Fondation Clinton, et celle de l’utilisation de faux documents venus des services secrets russes (achetés douze millions de dollars au travers d’une société douteuse appelée Fusion GPS) par la campagne de Hillary Clinton aux fins de nuire à Donald Trump pendant la campagne électorale de 2016.

 

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L’uranium n’a pas d’odeur

 

Ce à quoi on devrait ajouter l’utilisation par l’Administration Obama des mêmes faux documents pour faire ouvrir une enquête sur l’entourage de Donald Trump par le FBI pendant la dernière année de la présidence Obama.

 

Et tout comme les accusations infondées de complaisance de Donald Trump avec le fascisme ou le racisme sont utilisées pour dissimuler ou disculper le fascisme et le racisme de la gauche américaine, qui soutient depuis des mois des mouvements fascistes tels qu’Antifa, responsable d’un grand nombre d’agressions et d’incendies volontaires, et des mouvements racistes tels que Black Lives Matter [les vies noires importent], les accusations d’antisémitisme portées contre Donald Trump semblent destinées à occulter le réel antisémitisme qui emplit l’atmosphère aux Etats-Unis, l’antisémitisme islamo-gauchiste.


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Israël abat un drone syrien (info # 011111/17) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 11 novembre 2017

 

© Metula News Agency

 

14h45 à Métula, 13h45 à Paris

 

Vers 11h ce samedi matin, un drone syrien, probablement de fabrication iranienne, qui se dirigeait vers l’espace aérien israélien a été abattu par un missile Patriot tiré depuis une base de l’Armée de l’air à Tzfat (Safed). Un seul Patriot a été nécessaire pour anéantir l’avion sans pilote.

 

Le drone était en mission de reconnaissance (sans doute non-armé). Il suivait un cap qui l’entraînait vers le territoire hébreu, lorsqu’il a été neutralisé au-dessus du no man’s land dans le nord du Golan.

 

Des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir ont immédiatement été dépêchés dans le périmètre de l’incident et les observateurs de la Ména dans la région nous ont rapporté que de forts bruits d’explosions provenant de la partie syrienne du Golan ont suivi leur intervention.

 

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Ce qu’il reste du drone syrien après l’intervention de la DCA israélienne

 

Tsahal a eu le temps de vérifier avec des représentants de l’Armée russe que le drone ne leur appartenait pas avant de l’abattre.

 

Suite à l’incident, le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a déclaré que "l’Etat d’Israël considérait avec une grande sévérité toute violation de sa souveraineté et qu’il répondrait avec force à toute provocation".

 

Selon nos relevés, la première riposte a déjà eu lieu immédiatement après l’interception du drone, et elle sera peut-être suivie de représailles supplémentaires.

 

M. Lieberman a ajouté que "le régime d’Assad serait tenu responsable pour toutes ces violations et qu’Israël ne permettrait pas l’établissement d’un axe chiite en Syrie".

 

Cet incident intervient alors que la tension monte dans la région, particulièrement entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, mais également dans l’est de la Syrie, entre Deïr ez Zor et la frontière irakienne, où les combats s’intensifient en vue du contrôle de l’ "Autoroute iranienne".

 

Ces développements influencent aussi la situation entre l’Etat hébreu et le Liban, notre rédaction étant sans cesse survolée par des appareils frappés de l’étoile de David.

 

Ce n’est pas la première fois qu’un drone en provenance de Syrie est abattu à proximité de la Haute Galilée. Des incidents de ce genre se sont produits à au moins trois reprises depuis le printemps dernier.

 

 
Collusion russe : manipulations et contre-manipulations (010611/17) Version imprimable
Analyse
lundi, 06 novembre 2017

 

Par Amram Castellion

           

La presse française, qui ne nous déçoit jamais, a unanimement réagi aux mises en accusation prononcées la semaine dernière par le procureur spécial Robert Mueller dans l’affaire dite « de la collusion russe », en titrant sur un Trump « cerné » ou « fragilisé ».

 

On ne peut cependant parvenir à cette conclusion que si on se dispense de lire les documents de l’accusation. Pour ceux qui font cet effort, la conclusion est extrêmement différente.

 

La mise en accusation de l’ancien directeur de campagne de Trump, Paul Manafort, et de son complice Rick Gates porte exclusivement sur des faits datant de plusieurs années avant que personne n’imagine que Trump serait un jour président des Etats-Unis. Les liens excessifs et non déclarés de Manafort avec la Russie étaient d’ailleurs ce qui conduisit Trump à le renvoyer de son poste de directeur de campagne après trois mois d’activité, le 19 août 2016.

 

De 2008 à 2012, Manafort et Gates ont travaillé comme agents d’influence rémunérés de l’Ukraine (alors pro-russe) aux Etats-Unis. Cela n’était pas illégal, mais ils n’ont pas déclaré cette activité comme ils y étaient obligés. L’absence de déclaration rend leur rémunération criminelle en droit américain. S’y ajoutent diverses transactions financières, elles aussi non déclarées, qui permettent aux deux lobbyistes d’envisager un avenir paisible dans un pénitencier pour quelques années.

 

L’équipe d’investigateurs a aussi fait savoir qu’un collaborateur bénévole de la campagne Trump, Georges Papadopoulos, avait accepté de coopérer avec le FBI. Papadopoulos, qui avait 29 ans à l’époque, avait contribué à la campagne Trump à partir de mars 2016, lorsque Trump cherchait à développer son équipe internationale. Au cours des mois qui ont suivi, il a proposé à plusieurs reprises d’organiser des rencontres entre la campagne et des représentants du gouvernement russe. Il a même affirmé pouvoir mettre le candidat Trump en contact avec le président Poutine lui-même. Aucune de ces demandes n’a été acceptée et aucune rencontre n’a été organisée.

 

Tout ce que l’on a appris est donc que des membres de la campagne Trump, trop proches de la Russie, ont cherché et échoué à créer des liens entre la Russie et le candidat. Il n’y a pas exactement de quoi parler d’un président cerné ou fragilisé.

 

Les informations sur Manafort, Gates et Papadopoulos ne sont que les premières mises en accusation de l’équipe Mueller. On ne peut pas exclure que des décisions futures feront tomber un jour des têtes plus proches du président. Mueller aimerait certainement, par exemple, embastiller le général Michael Flynn, qui fut, pendant trois semaines, le conseiller du président pour la sécurité nationale avant d’être renvoyé par Trump pour avoir pris avec l’ambassadeur de Russie des contacts qu’il avait cachés au président.

 

Pour l’instant, cependant, les mises en accusation de la dernière semaine ne prouvent qu’une chose : des employés de la campagne Trump qui avaient des liens avec la Russie n’ont pas fait profiter le candidat de ces liens et ont été renvoyés lorsqu’ils ont été portés à la connaissance du président.

 

Les mises en accusation de la semaine dernière ont, en revanche, semé la panique, sans qu’aucun organe de presse français ne daigne le signaler, dans le parti Démocrate et, plus précisément, parmi les membres de l’ancienne campagne Clinton.

 

Le jour même de l’arrestation de Paul Manafort, Tony Podesta, le dirigeant de la société de lobbying Podesta Group, démissionnait en apprenant les chefs d’accusation. Podesta a en effet contribué aux efforts de lobbying de Manafort pour l’Ukraine et n’a pas, lui non plus, déclaré cette activité. Il serait étonnant, dans ces conditions, qu’il ne soit pas l’un des tout prochains à se voir mettre la main au collet.

 

Or, Podesta est l’un des plus grands donateurs du parti Démocrate et de la campagne Clinton. Son frère, John Podesta, n’était autre que le directeur de la campagne présidentielle d’Hillary. Dès qu’il aura commencé à mettre son nez dans les affaires du Podesta Group, Mueller aura des arguments assez convaincants pour convaincre son ancien directeur de lui apporter de nouvelles victimes – presque toutes Démocrates.

 

« Vous avez 74 ans. Voulez-vous qu’une partie du temps qui vous reste se déroule ailleurs que dans une prison fédérale ? Si oui, donnez-nous tous les cas de corruption et d’influence illégale que vous connaissez ».

 

La panique est d’autant plus grande que Mueller a choisi de fonder son acte d’accusation de Manafort sur l’absence de déclaration des activités de lobbying pour une puissance étrangère – un chef d’accusation qui, à l’époque Obama, avait entièrement cessé d’être utilisé. Or, le Podesta Group n’est que l’une des voies par lesquelles diverses puissances étrangères ont essayé et sont parfois parvenues, lorsqu’Hillary Clinton dirigeait les Affaires Etrangères des Etats-Unis, à influencer la politique américaine. Si tous les lobbyistes non déclarés qui ont tourné autour de la candidate devaient se retrouver entre les mains de la justice, c’est tout le parti Démocrate qui serait rapidement décimé.

 

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Vous avez joué, Hillary. A moi, maintenant…

 

Le lien entre Georges Papadopoulos et la campagne Clinton est encore plus étrange.

 

Papadopoulos, aussi étrange que cela puisse paraître pour un jeune homme engagé dans la campagne au nom de ses liens avec la Russie, n’avait aucun lien particulier ni avec ce pays, ni avec le parti Républicain avant de commencer à travailler pour Trump. Il connaissait en revanche deux personnages plutôt troubles : Joseph Mifsud, un universitaire maltais quelque peu mythomane qui intervient régulièrement dans des congrès financés par le pouvoir russe, et Sergei Millian, le président de la Chambre de commerce russo-américaine. Tout se passe comme si un jeune homme encore naïf avait été délibérément placé dans la campagne par des proches du pouvoir russe, pour y mener à bien une mission particulière. Mais quelle mission ?

 

Le nom de Sergei Millian fournit la réponse. En plus de ses fonctions à la chambre de commerce, Millian est en effet l’une des principales sources du fameux « dossier Steele » - le ramassis d’élucubrations, sans un commencement de preuve, que la campagne Clinton a financé et confié à un ancien agent britannique, et qui affirme que Trump était le bénéficiaire d’un flux d’informations provenant du Kremlin sur les Démocrates et s’était livré, à Moscou, à des pratiques sexuelles originales. Il est presque certain que Millian, comme les autres sources de Steele, a été payé pour ses déclarations. Payé, donc, avec l’argent des Clinton, au moment même où son protégé tentait d’établir des liens entre le pouvoir russe et le candidat Républicain.

 

La totalité des liens identifiés à ce jour entre la campagne Trump et le pouvoir russe renvoie donc directement à Hillary Clinton.

 

Manafort est bien un Républicain, mais il a longtemps illégalement travaillé pour l’Ukraine pro-russe en collaboration étroite avec le Démocrate Podesta, qui appartient au premier cercle de la candidate Démocrate.

 

Papadopoulos n’est pas même un Républicain, et ne connaissait rien à la Russie. Il est en revanche directement lié avec un homme qui est, selon toute vraisemblance, un agent russe, et qui fut l’un des principaux auteurs d’une opération de désinformation financée par la campagne Clinton, destinée à faire tomber Trump en l’accusant d’une proximité excessive avec la Russie.

 

A la lumière de ces informations, l’affaire dite de la « collusion russe » commence à ressembler beaucoup à une bonne vieille opération de manipulation.

 

Hillary Clinton, alors Secrétaire d’Etat (ministre des affaires étrangères) avait établi des liens étroits avec l’establishment russe à l’occasion de l’affaire Uranium One. La Fondation Clinton, pour plusieurs dizaines de millions de dollars, et l’ancien président Bill Clinton, à titre personnel pour 500.000 dollars, avaient bénéficié de paiements russes au moment même où la société russe Rosatom acquérait une société canadienne qui a accès à 20% des réserves américaines d’uranium. Hillary n’avait pas déclaré ces paiements aux comités auxquels elle participait et qui ont approuvé la vente. Il va de soi que si ces comités avaient été mis au courant, la vente d’un actif stratégique dans des conditions aussi suspectes aurait inévitablement été empêchée.

 

Quoi qu’il en soit, Hillary Clinton avait établi, à cette occasion, assez de liens avec la Russie pour trouver des complices acceptant de fabriquer (contre paiement tout de même) un faux dossier destiné à faire tomber Trump, en l’accusant précisément de la même collusion avec la Russie dont Hillary, par le fait même de financer le dossier, se rendait elle-même coupable. En même temps, un jeune volontaire était placé au sein de la campagne avec pour mission de susciter des rencontres à haut niveau entre Trump et les autorités russes. Ces rencontres, si elles avaient eu lieu, auraient été utilisées pour conforter l’accusation de collusion contre le candidat Républicain.

 

Cette manipulation, cependant, a échoué. Pendant toute la campagne, le « dossier Steele » a été refusé par toute la presse, même Démocrate, du fait de son absence totale de preuve ou de détails et de dates vérifiables. Papadopoulos a demandé et demandé à organiser des rencontres avec les autorités russes, mais a systématiquement été envoyé se faire voir ailleurs.

 

La raison la plus probable de cet échec est, tout simplement, que Trump a été informé de ce qui se tramait. Il avait auprès de lui assez d’agents du renseignement américain pour que l’un d’entre eux, mis au fait de ce qui se passait, aille discrètement tout raconter au chef.

 

Mais au lieu de renvoyer immédiatement Papadopoulos et de faire savoir qu’il avait tout compris, Trump a monté sa propre contre-manipulation. Il a évité de prendre des risques et refusé les contacts qui lui étaient proposés. Mais il a en même temps encouragé les manipulateurs, en répétant constamment pendant la campagne, au point que cela paraissait suspect à ses soutiens eux-mêmes, combien sa relation future avec Poutine serait excellente.

 

Elle ne l’a pas été : depuis son élection, Trump a défendu les intérêts de l’Amérique contre la Russie au moins aussi bien que ses prédécesseurs. Il n’a pas laissé, par exemple, la Russie contrôler seule la Syrie et ne lui a pas vendu, à notre connaissance, 20% d’une ressource stratégique. Mais en donnant du crédit à la thèse d’une collusion russe, Trump a entraîné son opposition sur un terrain où il savait parfaitement, depuis l’affaire Uranium One, qu’elle est bien plus faible qu’il ne l’a jamais été lui-même.

 

Cela ne signifie pas, bien sûr, qu’aucun Républicain – ou même aucun membre de l’entourage de Trump – ne tombera sous les coups des investigations de Mueller. Dans toute guerre, il faut accepter de sacrifier des troupes.

 

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De l’importance historique de la déclaration Balfour (info # 010511/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 05 novembre 2017

 

Par Guy Millière

 

C’était, voici quelques jours, le centième anniversaire de la déclaration Balfour. Binyamin Netanyahou, pour l’occasion, s’est rendu à Londres. Theresa May, au nom du gouvernement britannique, a contribué aux commémorations (mais, bien sûr, pas l’antisémite Jeremy Corbyn).

 

Les dirigeants “palestiniens”, eux, ne cessent de combattre la déclaration Balfour. Mahmoud Abbas a menacé de poursuivre le gouvernement britannique en justice et lui a demandé des excuses pour l’existence même du document.

 

On pourrait considérer que la déclaration Balfour n’a été qu’un texte de circonstances par lequel Arthur Balfour, ministre des Affaires Etrangères du Royaume Uni à l’époque, a reconnu la légitimité du projet de refondation d’un foyer national juif au Proche-Orient, avec pour but de bénéficier des moyens financiers juifs dans l’effort de guerre britannique à la fin de la Première Guerre Mondiale.

 

On pourrait noter que ce qui a suivi n’a pas toujours, très loin de là, été à la hauteur des espérances qui sont nées ainsi parmi les Juifs du monde, et remarquer qu’il y a eu bien des errances et bien des trahisons.

 

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Lord Arthur Balfour, un visionnaire

 

On pourrait rappeler qu’après qu’aient été dessinés les contours du Mandat palestinien et que celui-ci ait été confié au Royaume Uni, ce dernier a agi pour qu’en soit retranché quatre-vingt pour cent aux fins de créer un Etat arabe “palestinien”, qui s’est appelé émirat de Transjordanie avant de s’appeler Royaume de Jordanie.

 

On pourrait rappeler aussi que sur le territoire du Mandat résiduel, les Britanniques ont propulsé un antisémite islamique nommé Amin al Husseini vers la position de chef religieux, mufti de Jérusalem, et l’ont laissé inciter à la haine antijuive, et organiser et mener à bien des actions de pogrom.

 

On pourrait souligner qu’ils ont favorisé l’immigration arabe sur le territoire du Mandat résiduel, tout en freinant, puis en asphyxiant l’immigration juive au moment où les Juifs d’Europe en auraient eu le plus besoin, car l’extermination les attendait sur le territoire européen, ce qui a été un acte de non-assistance à peuple en danger de mort et a créé les conditions d’un conflit qui n’est toujours pas résolu.

 

On pourrait dire que le Royaume Uni a, comme les autres puissances occidentales, abandonné le peuple juif et l’Etat d’Israël tout juste né lorsque la proclamation d’indépendance d’Israël a eu lieu, après que le dossier ait été confié aux Nations Unies et qu’un vote de partage du Mandat résiduel se soit déroulé : partage que les Juifs ont accepté et les Arabes refusé.

 

On pourrait insister sur le fait que les puissances occidentales considéraient à l’époque qu’Israël ne survivrait pas, que les Juifs seraient exterminés ou jetés à la mer, et que c’était pour elles, moins de cinq années après la libération d’Auschwitz, aussi effroyable que cela puisse paraitre, une solution acceptable.

 

Il n’empêche. La déclaration Balfour a effectivement légitimé le projet de refondation d’un foyer national juif, et donné ainsi une légitimité au droit du peuple juif à disposer de lui-même et à retrouver sa terre.

 

Quels qu’aient été les obstacles, le mouvement ainsi entamé a été irréversible.

 

Sans la déclaration Balfour, Israël n’aurait vraisemblablement pu voir le jour. Sans elle, tout ce qu’Israël et le peuple juif ont pu accomplir en sept décennies sur la terre d’Israël n’aurait pu l’être.

 

En combattant la déclaration Balfour, les dirigeants “palestiniens” montrent une fois de plus qu’ils n’ont aucune intention de voir se créer un Etat arabe “palestinien” à côté d’Israël, et veulent uniquement la disparition d’Israël. Ils montrent, une fois de plus, qu’ils considèrent Israël comme un pays qui n’a pas à exister et qui devrait être rayé de la carte du monde.

 

En parlant comme il le fait, Mahmoud Abbas se comporte de manière ignoble et grotesque à la fois, et cela devrait être suffisant pour qu’il soit considéré comme ce qu’il est, un vil et sanglant imposteur.

 

Au nom de quoi et au nom de qui ose-t-il parler de poursuivre le gouvernement britannique, et peut-il prétendre lui demander des excuses ?

 

Il y a un siècle, il n’y avait sur le territoire qui est devenu Israël que quelques dizaines de milliers d’Arabes qui n’étaient pas le “peuple palestinien”: la notion n’avait pas encore été inventée.

 

Il n’y avait pas de “cause palestinienne”. L’Etat arabe “palestinien”, appelé émirat de Transjordanie, créé un peu plus tard, était peuplé d’une partie de ces Arabes. Les autres (ceux vivant sur les terres du Mandat) ont été entrainés vers l’antisémitisme islamique par Amin al Husseini, qui fut ultérieurement ami d’Adolf Hitler, et qui agissait non pas au nom des “Palestiniens”, mais au nom de l’islam fanatique.

 

La guerre menée au moment de la renaissance d’Israël en 1948-49 ne l’a pas été pour la “libération” du “peuple palestinien”, la notion n’avait toujours pas été inventée, mais au nom de l’islam fanatique encore.

 

L’OLP ne sera fondée qu’en 1964, et sera vite dirigée par le neveu et le disciple d’Amin al Husseini, le terroriste antisémite islamique Yasser Arafat.

 

 

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Important raid aérien israélien en Syrie (info # 010211/17) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 01 novembre 2017

 

© Metula News Agency

 

Jeudi, 0h45 à Métula, minuit moins quart à Paris

 

Ce mercredi, le Khe’l Avir, l’Armée de l’air israélienne, a attaqué un complexe militaire à 35km au sud de la ville de Homs en Syrie.

 

Selon des sources étrangères concordantes, les appareils hébreux se sont livrés à quatre vagues d’attaques successives sur l’objectif, générant d’importantes explosions et des incendies.

 

Notre correspondant à Beyrouth, Michaël Béhé, informe que l’écho des détonations a également été entendu au Liban.

 

La cible, située dans la zone de Khassaya, comptait à la fois des entrepôts de missiles et des fabriques d’armements et de munitions. Elle était protégée par des batteries de missiles fixes qui étaient censées la défendre contre d’éventuelles attaques aériennes israéliennes.

 

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Le complexe militaire de Khassaya après l’attaque israélienne

 

D’ailleurs l’Armée syrienne a tiré des missiles en direction des chasseurs-bombardiers israéliens, apparemment sans les déranger.

 

La région attaquée fait clairement partie de la zone d’influence de l’Armée de l’air russe en Syrie, dont le principal aéroport est situé à proximités, dans la province de Lattaquié.

 

D’autre part, ce raid a lieu alors que le Président Poutine se trouve en visite en Iran.

 

Selon certaines sources non vérifiées, le Khe’l Avir aurait attaqué les batteries ayant tiré des projectiles en direction de ses avions ou serait en train de le faire.

 

Le mois dernier, après un tir de missiles sol-air sur des appareils en opération dans le ciel syrien, le Premier ministre Binyamin Netanyahu avait jugé cela "inacceptable" et avait averti que "si quelqu’un tente de nous nuire, nous lui nuirons à notre tour".

 

On ne signale aucune activité sécuritaire exceptionnelle à Métula ou ailleurs sur la frontière-nord.

 

 
Conférence exceptionnelle à Bruxelles Version imprimable
Communiqué
mardi, 31 octobre 2017

 

Conférence inaugurale du nouvel immeuble de Radio Judaïca

 

à Bruxelles et de sa salle de conférences

 

  

Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Metula News Agency et

 

analyste stratégique, après avoir fait le point sur les dangers iranien,

 

d’une guerre avec le Liban et de la situation à Gaza

 

 

répondra à toutes vos questions d’ordre stratégique,

 

sécuritaire et de politique internationale

                                             

 Le mardi 7 novembre à 20 heures, à Bruxelles : 

 

Une conférence co-organisée par Radio Judaïca et la na
Réservations obligatoires :

Tél. + 02 648 18 59 ou par mail à
secretariat@radiojudaica.be
ou sur

www.weezevent.com/bxlmetula2017


Entrée payante : 15 euros. Tarif jeunes (-30 ans) : 8 euros

L’adresse précise à Ixelles vous sera communiquée au moment de la réservation

 

 

 
Tsahal fait sauter un tunnel stratégique à Gaza : au moins 11 terroristes tués (info # 023010/17) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 30 octobre 2017

 

© Metula News Agency

 

Métula, lundi 22h45 à Métula, 21h45 à Paris

 

Cette après-midi (lundi), Tsahal a fait exploser un tunnel qui reliait la banlieue de la ville gazaouie de Khan Younes aux abords du kibboutz de Kissoufim, face à la région centrale de la bande de Gaza.

 

Selon notre correspondant palestinien Sami El Soudi, onze terroristes qui se trouvaient à l’intérieur de l’ouvrage ont été tués lors de l’attaque, alors qu’une quinzaine d’autres au moins ont été blessés.

 

Les terroristes appartenaient pour partie au Djihad Islamique, et pour une autre au Hamas, qui contrôle l’enclave côtière, et qui est de ce fait tenu responsable des activités hostiles qui en émanent.

 

Un certain nombre d’entre eux ont été atteints par une seconde explosion alors qu’ils portaient secours aux victimes de la première. Il est probable que la seconde détonation est due à des munitions qui étaient entreposées dans la galerie.

 

Avant même le commencement de l’opération de l’Armée israélienne, celle-ci avait déployé des batteries du Dôme de fer dans le sud d’Israël afin de parer à une éventuelle réaction des organisations terroristes.

 

La diplomatie égyptienne est intervenue auprès des protagonistes pour tenter d’empêcher une escalade de la confrontation.

 

Le porte-parole de Tsahal, Ronen Manelis, a déclaré aux journalistes que l’ "existence du tunnel constituait une violation flagrante de la souveraineté israélienne, qui réclamait une intervention militaire".

 

Le tunnel était construit dans une zone dans laquelle le mur de sécurité, qui s’enfonce profondément dans le sol (40m), n’a pas encore été édifié. La barrière de béton qui sera terminée en 2019 dépasse de 6m le niveau du sol. L’Armée de Défense d’Israël ne considérait pas le tunnel "particulièrement dangereux", mais après une évaluation détaillée, il fut décidé de le détruire par mesure de précaution.

 

 
Retournements en série dans « l’affaire de la collusion russe » (info # 013010/17) Version imprimable
Analyse
lundi, 30 octobre 2017

 

Par Amram Castellion

 

Depuis la campagne de 2016, la relation entre Trump et la Russie a paru être le principal point faible du président américain.

 

Pendant la campagne elle-même, alors qu’il semblait changer d’avis sur plusieurs sujets – la nature des relations futures avec la Chine, son positionnement dans le conflit israélo-palestinien – le refus du candidat de critiquer le Président Poutine et sa volonté déclarée d’améliorer les relations avec la Russie étaient l’une des rares constantes de ses discours.

 

Pendant la campagne, le Comité National Démocrate avait fait l’objet de tentatives de « hacking » venant de Russie. La victoire à l’arraché de Trump (avec une minorité du vote populaire, par une série de marges étroites dans plusieurs Etats) a pu être attribuée par certains commentateurs à la publication, le 22 juillet 2016, de 22 000 e-mails de la campagne Clinton par Wikileaks.

 

Ces messages montraient notamment comment le Comité National, qui aurait dû rester neutre entre les candidats à la primaire Démocrate, avait systématiquement travaillé à saper la campagne du sénateur Bernie Sanders afin de soutenir la candidate Clinton. Ils décrivaient aussi les méthodes peu ragoûtantes de la candidate, qui monnayait la moindre décision contre des exigences de contribution soit à sa campagne, soit à la Fondation Clinton (une institution qui, sous couvert d’actions charitables, fonctionnait en grande partie comme une machine à emplois et contrats pour les proches de la famille Clinton). Plusieurs experts estiment que cette fuite venait, elle aussi, de Russie – même si aucune preuve absolue n’en a été apportée et que Wikileaks a toujours affirmé que sa source était interne au Parti Démocrate.

 

Ces indices d’une intervention russe dans la campagne ont donné lieu, après l’élection du président, à de nombreuses accusations plus graves de « collusion » – ce qui exigerait non seulement une intervention russe, mais des contacts pris entre la campagne Trump et la Russie pour influencer le résultat du scrutin.

 

Peu après la prise de fonctions du nouveau président, un dossier qui avait déjà circulé pendant la campagne, mais qui n’avait pas été repris par la presse faute de preuves, a fini par être publié par la presse américaine. Ce dossier a été composé par un ancien espion britannique, Christopher Steele, embauché à cette fin par la société de renseignements Fusion GPS. Il affirme, après avoir interrogé des sources travaillant dans le renseignement russe, que le Président Poutine aurait des informations compromettantes sur le Président Trump : celui-ci aurait refusé plusieurs opérations immobilières juteuses proposées par la Russie, mais aurait accepté un flot régulier d’informations russes sur les Démocrates. Il se serait en outre compromis en se livrant à Moscou à des pratiques sexuelles peu orthodoxes, dont les Russes auraient conservé la vidéo. Le dossier peut être trouvé sur Internet à l’adresse suivante : https://www.documentcloud.org/documents/3259984-Trump-Intelligence-Allegations.html

 

Le 17 mai dernier, face à ces accusations répétées, l’Attorney General (ministre de la Justice) adjoint des Etats-Unis, Rod Rosenstein, a nommé Robert Mueller, ancien directeur du FBI de 2001 à 2013, comme « procureur spécial » chargé d’enquêter sur « tous liens entre le gouvernement russe et des personnes associées à la campagne de Donald Trump, ainsi que sur tous les faits qui pourront apparaître à l’issue de l’investigation ».

 

Contrairement à de nombreuses rumeurs qui annonçaient que Trump allait démettre Rosenstein et Mueller, tous deux sont restés en poste et ont poursuivi leur travail sans être inquiétés. Mueller a constitué une équipe de juristes extrêmement agressifs. On y note notamment la présence d’Andrew Weissmann, un procureur qui a le douteux honneur d’avoir vu annuler par la Cour Suprême plusieurs décisions qui avaient entraîné des désastres importants : la faillite de la société Arthur Andersen et l’emprisonnement de quatre directeurs de la banque Merrill Lynch sur une base juridique sans aucun précédent.

 

L’équipe Mueller a donc utilisé des méthodes musclées pour parvenir à trouver, soit des preuves de collusion, soit d’autres délits à la charge des membres importants de la campagne Trump. Elle a notamment fait pénétrer par la police à 3 heures du matin la maison de Paul Manafort, qui fut pendant trois mois (de mai à août 2016) le directeur de campagne de Trump avant d’être renvoyé par le candidat pour lui avoir caché des liens d’affaires avec des partenaires russes et pro-russes, tel que l’ancien président ukrainien Yanukovich.

 

Depuis plus de 5 mois, cependant, l’équipe Mueller n’avait trouvé aucun délit justifiant une mise en accusation. Les choses pourraient avoir changé hier dimanche 29 octobre, lorsque des fuites concordantes sont parvenues à plusieurs journaux, annonçant de premières arrestations aujourd’hui.

 

Paul Manafort vient d’ailleurs d’être arrêté ce lundi par le FBI pendant que nous rédigions cet article, de même que son associé Rick Gates, après avoir été inculpé de douze chefs d’accusation. Ceux-ci comprennent notamment une imputation de "complot contre les Etats-Unis", et aussi de blanchiment d’argent, de fausses déclarations et de non-déclarations de comptes détenus à l’étranger.

 

En revanche, l’acte d’inculpation long de 31 pages ne fait aucune référence à la campagne présidentielle de Donald Trump, ni à d’éventuelles collusions entre l’équipe de Trump et les autorités russes visant à fausser les résultats de l’élection présidentielle.

 

D’autres conseillers ou anciens conseillers du président pourraient être concernés eux aussi. Il n’est, en revanche, pas évident du tout que ces arrestations concerneraient effectivement des faits de collusion. Le poste de Robert Mueller lui permet en effet de poursuivre tous délits découverts à l’occasion de son enquête, même s’ils ne constituent pas des faits de collusion.

 

L’accélération soudaine de l’enquête de Mueller, après de longs mois de surplace, a des causes immédiates qui pourraient être plus importantes que les trouvailles de son équipe. Au cours de la dernière semaine, deux révélations essentielles ont percé :

 

En premier lieu, il a été démontré par une enquête de CNBC du 24 octobre dernier1, que le rapport Steele avait été payé… par la campagne Clinton et le Comité National Démocrate. En clair : la campagne Clinton a versé de l’argent à des agents du renseignement russe (via Steele) pour qu’ils affirment que la Russie fournissait à Trump des informations sur Clinton (ce dont il n’existe aucune trace) et qu’il existe une vidéo compromettante de Trump (qui aurait été prise bien avant que personne n’imagine que Trump serait un jour président et qu’à titre accessoire, personne n’a vue).

 

Puis, la même campagne a contacté tous les journalistes de Washington pour leur dire que le rapport contenait des informations inquiétantes… alors même que ce rapport n’existe que parce que la campagne Clinton l’a commandé et payé.

 

Ces nouveaux éléments montrent indiscutablement une collusion entre une campagne et la Russie pour influencer le résultat de l’élection 2016. Mais, contrairement à ce qui était attendu, cette collusion est entièrement le fait des Démocrates et de la campagne Clinton.

 

Cette révélation a été aggravée, au cours de la même semaine, par la décision des deux Chambres du Congrès de lancer des investigations dans un scandale déjà connu mais qui, à l’époque Obama, n’avait pas eu de suites judiciaires.

 

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Chèque ou virement ?

 

Entre 2009 et 2013, alors qu’Hillary Clinton était ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis (ou « Secrétaire d’Etat »), la société russe Rosatom, propriété de l’Etat russe, a acquis progressivement la société canadienne Uranium One, qui détient 20% des réserves américaines d’uranium. Cette acquisition posait des difficultés évidentes de souveraineté nationale, vu les usages stratégiques possibles de l’uranium. Elle a cependant été approuvée par le comité américain chargé de contrôler les investissements étrangers dans les secteurs stratégiques.

 

La difficulté vient de ce que pendant que la prise de contrôle d’Uranium One progressait, plusieurs hommes d’affaires liés à Rosatom versaient à la Fondation Clinton plusieurs dizaines de millions de dollars2. L’un d’entre eux, l’investisseur minier canadien Frank Giustra, finit même par devenir administrateur de la fondation après lui avoir versé plus de 30 millions de dollars. La famille Clinton n’était pas oubliée à titre personnel, puisque l’ancien Président Bill Clinton était, au même moment, payé 500.000 dollars pour donner une conférence à Moscou. Plus grave encore, la Secrétaire d’Etat, qui était présente dans ce comité, n’a jamais déclaré ces faits alors qu’elle en avait légalement l’obligation.

 

L’apparence de corruption – et non plus seulement de collusion – est donc très forte dans les circonstances qui entourent cette affaire. Si elle n’a pas donné lieu à des actions judiciaires jusqu’à présent, la décision des deux Chambres de lancer une enquête change fondamentalement les choses. Dans la nouvelle situation ainsi créée, l’hypothèse d’une arrestation de Mme Clinton elle-même devient parfaitement envisageable.

 

Et pour tout arranger, une des autres autorités impliquées dans la supervision des investissements étrangers est… le FBI. Or, le FBI, à l’époque de l’acquisition d’Uranium One, était dirigé par Robert Mueller. Il y a donc tout lieu de penser que l’homme chargé d’enquêter sur une collusion entre Trump et la Russie était parfaitement au courant d’une situation de collusion et de corruption entre la Russie et Hillary Clinton et a, à l’époque, accepté de passer cette situation sous silence.

 

Le Président Trump, pour sa part, ne semble pas personnellement menacé. L’équipe de Robert Mueller n’a pas même demandé à l’interroger. Il sera évidemment politiquement affaibli si ses anciens collaborateurs sont inquiétés pour diverses irrégularités. Mais, sauf surprise de grande ampleur, le cœur de ce qui devait constituer l’enquête de Mueller – l’idée d’une collusion entre Trump et la Russie pour influencer le résultat de l’élection – est aussi peu prouvée, après cinq mois d’enquête, qu’elle l’était il y a un an, lorsque les journalistes refusaient de se faire l’écho du dossier Steele faute pour ce dossier de contenir la moindre preuve.

 

Reste cependant une question : si Trump n’est coupable d’aucune collusion avec la Russie, pourquoi ses éloges embarrassants de Poutine pendant la campagne ? Pourquoi toutes ces fuites venant parfois de la Maison Blanche elle-même et évoquant un Trump fragilisé par l’affaire russe et irritable, méfiant et instable quand on l’évoque ?

 

Ces questions sont d’autant plus troublantes quand on se souvient, qu’en pratique, le Président Trump n’a rien fait depuis son élection qui semble particulièrement montrer une faiblesse envers la Russie. Il a signé sans barguigner, le 3 août dernier, un train de sanctions économiques contre la Russie voté par le Congrès. En Syrie, comme Perwer Emmal le montre régulièrement dans ses colonnes, les Etats-Unis n’ont fait preuve d’aucune faiblesse dans leur concurrence avec l’alliance russo-iranienne pour le contrôle des voies stratégiques de communication.

 

La réponse à cette question touche au cœur de la méthode politique de Trump. Avant d’y répondre, cependant, il faut se rappeler un aspect intéressant des révélations de cette semaine sur l’ouverture d’une enquête du Congrès sur l’affaire Uranium One : malgré l’importance du travail juridique préalable nécessaire à l’ouverture d’une enquête, ces révélations n’ont été strictement précédées d’aucune fuite. Lorsque des intérêts essentiels sont en jeu – en l’espèce, la préparation d’une enquête qui peut conduire à la chute définitive de la maison Clinton – la Maison Blanche de Trump sait faire preuve d’une discipline parfaite à l’égard de la presse.

 

A l’inverse, depuis l’élection du président, la presse a fait état à plusieurs reprises de fuites qui n’ont pas été confirmées par les faits. Ce fut le cas, par exemple, sur l’imminence d’un renvoi de Mueller ou de Rosenstein.

 

La conclusion logique, lorsque les fuites ne sont pas confirmées et que les affaires sérieuses restent cachées au public, est que les prétendues fuites elles-mêmes sont probablement des manipulations délibérées. Trump – c’est l’un des principaux secrets de son succès en politique – aime à simuler des faiblesses pour entraîner ses adversaires à l’attaquer sur un terrain où il sait qu’ils ne peuvent pas être vainqueurs. Cela lui assure des succès faciles et détourne l’opposition de consacrer de l’énergie à examiner ses vraies faiblesses.

 

Il est donc vraisemblable que tous les comportements et toutes les fuites qui ont fait croire aux Démocrates qu’ils pourraient faire tomber le président en explorant ses liens avec la Russie ont été délibérément mis en scène par Trump, qui savait qu’il n’avait rien à se reprocher et qu’Hillary Clinton, au contraire, avait fait preuve au moins d’une extrême imprudence sur le sujet.

 

C’est Trump qui a suggéré le premier de nommer un « procureur spécial ». C’est lui qui a maintenu dans leurs fonctions Rosenstein et Mueller qu’il avait le pouvoir de renvoyer. Tout se passe comme s’il avait voulu faire croire aux Démocrates à l’imminence de sa propre chute sur la question russe, tout en faisant travailler Rosenstein dans la plus grande discrétion pour préparer celle de son ancienne rivale. Et s’il faut, pour cela, accepter que Mueller envoie en prison certains collaborateurs du président pour des faits secondaires – eh bien, ce sont les risques du métier.

 

 

 

Notes :

1https://www.cnbc.com/2017/10/24/trump-russia-dossier-research-got-funds-from-clinton-campaign-and-the-dnc.html?%24DEVICE%24=amp

 

2https://www.nytimes.com/2015/04/24/us/cash-flowed-to-clinton-foundation-as-russians-pressed-for-control-of-uranium-company.html


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La Russie, l’Iran, la Syrie, Israël : ce que veut Trump (info # 012910/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 29 octobre 2017

 

Par Guy Millière

 

Les conséquences délétères des années Obama au Proche-Orient sont nombreuses. La pire de ces conséquences étant le renforcement de la République Islamique d’Iran. Barack Obama voulait ce renforcement. Il l’a obtenu.

 

Barack Obama voulait aussi un retrait américain de la région, la création de l’Etat Islamique, le basculement de la Turquie, le retour de la Russie, la mise en danger d’Israël par le renforcement du Hezbollah, du Hamas et des positions “palestiniennes”. Il a obtenu tout cela aussi.

 

Cela rend la situation très complexe et très difficile à gérer pour les Etats-Unis et pour Israël.

 

Commençons par les Etats-Unis :

 

Trump doit gérer trop de conséquences à la fois et ne peut rétablir d’un seul coup ce qui prévalait auparavant. Il ne peut non plus prendre à chaque instant les décisions optimales, et doit parfois choisir entre deux mauvaises décisions celle qui semble la moins mauvaise.

 

La République Islamique d’Iran doit être endiguée, mais Trump ne peut l’endiguer pleinement car il sait qu’il n’aura pas le soutien des dirigeants d’Europe occidentale, attirés par les milliards débloqués par Obama en juillet 2015 et volontairement aveugles face au danger nucléaire et aux propos porteurs d’intentions génocidaires tenus par les mollahs. Il doit procéder graduellement : ce qu’il a commencé à faire en sortant partiellement de l’accord de juillet 2015 et en préparant les étapes ultérieures du recadrage.

 

Trump doit s’assurer le soutien d’autres pays qu’Israël, eux aussi mis en danger par le renforcement de la République Islamique d’Iran : l’Arabie Saoudite, les Emirats, l’Egypte et la Jordanie. Il doit mettre en place un endiguement concret de la République Islamique en établissant et en faisant avancer une alliance militaire tactique entre ces pays et Israël. Il doit obtenir que ces pays n’aient plus de liens avec le terrorisme islamique. Il doit couper les voies de financement entre le Hamas et l’Iran, ce qui implique d’exiger du Qatar qu’il cesse de véhiculer ce financement.  

 

Le retrait américain de la région doit être remplacé par un retour des Etats-Unis. Celui-ci implique la préservation de la base d’Incirlik en Turquie, et donc des relations dépourvues, dans l’immédiat, de toute confrontation frontale avec Erdogan.

 

L’Etat Islamique doit être détruit, et il l’est très largement par le recours à des forces spéciales américaines et la fourniture de matériel aux forces kurdes : forces spéciales et matériel passent par Incirlik.

 

Le basculement de la Turquie doit être pour l’heure assumé par les Etats-Unis, qui savent que s’ils se confrontent à Erdogan, ils pourraient perdre Incirlik, et risqueraient de voir Erdogan se rapprocher davantage encore de la Russie.

 

Les USA peuvent, en ce contexte, soutenir l’autonomie des régions kurdes d’Irak et de Syrie, mais pas une indépendance kurde qui mettrait le feu aux poudres en Turquie, où la population est kurde à plus de vingt pour cent, et où une faction kurde léniniste, le PKK, est fortement représentée. L’indépendance du Kurdistan, trop prématurément proclamée par Jalal Talabani, a provoqué la division des factions kurdes (le PUK1 ayant déclaré que la proclamation d’indépendance par Talabani a été une erreur majeure et a conduit au retrait sans combattre du PUK de Kirkuk, tombée aux mains de l’armée irakienne et de l’Armée et de factions iraniennes).

 

Le retour de la Russie doit être, pour l’heure, lui aussi assumé. Les opérations de destruction de l’Etat Islamique doivent être menées en concertation avec la Russie et sans heurt direct avec elle.

 

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Les relations avec Poutine : un héritage délicat à gérer

 

Le maintien au pouvoir d’Assad doit être également admis pour le moment. Et la présence russe en Syrie ainsi que l’alliance Russie-Iran doivent être concédées là encore. Les Etats-Unis peuvent demander à la Russie de contribuer à endiguer l’Iran en offrant à celle-ci des compensations (la levée, sous conditions, des sanctions qui la frappent, par exemple), ils ne peuvent toutefois demander à la Russie de fournir davantage qu’une contribution à l’endiguement de l’Iran. Ils peuvent demander à la Russie de limiter les capacités d’action du Hezbollah, mais pas plus que cela. L’Amérique ne peut s’engager dans une guerre régionale susceptible de devenir une guerre mondiale.

 

Les Etats-Unis peuvent contribuer à protéger Israël par l’endiguement graduel de l’Iran, la mise en place de l’alliance tactique entre Israël, l’Arabie Saoudite, les Emirats, l’Egypte et la Jordanie ; par la limitation des capacités d’action du Hezbollah, l’asphyxie programmée du Hamas et de l’Autorité Palestinienne, par la fin du financement américain de l’Autorité Palestinienne qui résultera d’une loi bientôt votée au Congrès (le Taylor Force Act). Ils peuvent agir afin d’accélérer la fin du financement iranien du Hamas, qui devrait résulter de l’endiguement graduel de l’Iran. Washington peut accorder son feu vert à Israël pour toute opération militaire contre ses ennemis régionaux, y compris avec l’appui des Etats Unis lorsqu’il pourrait s’avérer nécessaire.

 

Les Américains ne peuvent, pour l’heure, aller au-delà de ces dispositions, comme par exemple chasser la Russie de la région. Ils ne peuvent interrompre totalement les négociations avec l’Autorité Palestinienne, sous peine de mettre en danger l’alliance tactique entre Israël et les grands Etats arabes.

 

Poursuivons avec Israël :

 

Israël dans ce contexte doit maintenir et renforcer ses capacités de dissuasion face à l’Iran, et pratiquer également la dissuasion vis-à-vis du Hezbollah et du Hamas. Il doit cultiver les liens tactiques établis avec lesdits pays arabes et œuvrer en synergie avec la stratégie globale américaine. Jérusalem doit continuer à négocier avec Moscou de façon à ce qu’il admette des opérations militaires israéliennes contre des bases iraniennes en Syrie et contre le Hezbollah. Netanyahu doit faire comprendre à Poutine qu’Israël accepte la présence russe en Syrie, mais n’acceptera pas la moindre agression iranienne ou du Hezbollah, et ripostera, le cas échéant, massivement quelles que soient les conséquences.

 

Israël peut utiliser le rapprochement tactique entre Autorité Palestinienne et Hamas pour maintenir le statu quo et prétendre que toute négociation avec des alliés du Hamas est impossible, en attendant que l’asphyxie programmée du Hamas et de l’Autorité Palestinienne fasse son effet.

 

La situation restera très complexe et très difficile à gérer pendant des mois, sans doute des années. Les conséquences néfastes des années Obama au Proche-Orient ne seront pas effacées si aisément. Elles pourront l’être, mais cela exigera beaucoup d’opiniâtreté.

 

 

 

Note :

Le PUK1 ou UPK en français - Union Patriotique du Kurdistan - est un parti politique d’opposition du Kurdistan irakien. Il contrôle le sud du Kurdistan autonome, dont la plus grande partie de la frontière avec l’Iran, avec lequel il entretient des relations de bon voisinage.

 

 

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Est syrien : la coalition "américaine" marque des points importants (info # 022610/17) Version imprimable
Analyse
jeudi, 26 octobre 2017

 

Par Perwer Emmal à al Busayrah

 

Métula, jeudi 13h00, midi à Paris

 

Lundi dernier, nous indiquions qu’une bataille déterminante pour l’avenir de la région se déroulait entre la coalition "russe" en Syrie et les miliciens de l’Etat Islamique dans la localité de Diban. Diban est située à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Deïr ez Zor, au nord de l’Euphrate, sur la route [route #3 sur la carte] qui mène à la frontière irakienne.

 

La prise de Diban par les "Russes" aurait largement hypothéqué les possibilités de progression de la coalition "américaine" en direction de ladite frontière, rendant aléatoire la possibilité pour elle de parvenir à couper la route [route #1 sur la carte] que les Iraniens convoitent afin de créer un corridor terrestre entre leur pays et la frontière israélienne.

 
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Service cartographique © Metula News Agency

En rouge les positions de la "coalition russe"

En jaune, les positions de la "coalition américaine"

En jaune sur noir, les champs pétrolifères conquis par la "coalition américaine" cette semaine

En noir uni, les positions de l’Etat islamique

En vert, les trois routes stratégiques. Les numéros utilisés afin de les désigner le sont

à titre explicatif et ne représentent pas leur désignation dans la réalité

[carte source : Wikipédia]

 

Or des évènements imprévisibles sont intervenus dans le cours de cet affrontement. Tout d’abord, les Russes et leurs alliés gouvernementaux, iraniens et du Hezbollah ne sont pas parvenus à déloger les combattants de DAESH de Diban.

 

Plus encore, au vu des lourdes pertes qu’ils subissaient, ils ont abandonné le siège de ce bourg de 9 000 habitants et ont retraversé l’Euphrate en direction du Sud, là où ils disposent de l’essentiel de leurs forces.

 

Ensuite, et en l’espace de quelques heures, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) sous commandement kurde, les unités au sol de la coalition "américaine", se sont à leur tour attaquées aux défenseurs de l’Etat Islamique et sont parvenues à les chasser de Diban et à en prendre solidement possession.

 

Suite à ce succès, il n’y a plus de soldats de la coalition "russe" au nord de l’Euphrate dans cette partie du front et, par conséquent, sur la route #3. Les FDS soutenus par les commandos occidentaux et l’Aviation américaine peuvent désormais poursuivre leur progression vers l’Est sur cet axe de communication.

 

De fait, la seconde route au sud de l’Euphrate [route #2 sur la carte] a perdu son intérêt stratégique car, vers l’Est, elle s’arrête à Mayadin pour ne faire plus qu’une avec la route #1. Il suffirait donc à la coalition occidentale de continuer d’avancer sur "sa" berge du fleuve et d’obliquer ensuite vers le Sud, plus en aval, là où les "Russes" ne sont pas encore arrivés, afin de couper la #1 et mettre ainsi définitivement un terme au rêve de corridor terrestre des ayatollahs iraniens.

 

La partie semble jouable, car, en plus de la prise de Diban, les FDS ont conquis en 24 heures la plus grande partie des champs pétrolifères et gaziers [en jaune et noir sur la carte] en direction de l’Irak. Ils ont repris de l’avance sur les "Russes", les devançant actuellement d’une quinzaine de kilomètres dans la course vers l’Est. En leur point le plus avancé, le champ pétrolifère de Galban (carte), les troupes de la coalition "américaine" ne sont plus qu’à 35km de la frontière irakienne.

 

A la Ména, sur le terrain et à la rédaction de Métula, sauf surprises supplémentaires, nous nous attendons à ce que les Occidentaux se rapprochent de l’Euphrate lors des prochains jours, qu’ils le traversent et coupent la route #1. En termes stratégiques, cela constitue l’objectif naturel de l’opération Tempête de Jazeera, qu’ils ont lancée le 9 septembre dernier.

 

S’ils y parviennent, ils couronneraient non seulement leur offensive avec succès, mais ils rendraient également inutiles les énormes efforts concédés par Vladimir Poutine et ses alliés pour les en empêcher. La position prédominante des Américains dans la région, et leur réputation aux yeux des Israéliens et des pays arabes s’en trouveraient sérieusement renforcées.

 

On apprend également, ce jeudi matin, que l’attaque "russe" engagée contre la ville d’al Asharah sur la route #1 a elle aussi fait chou blanc, les assaillants ayant été contraints de battre en retraite vers al Quriyah. Cet échec procure une avance supplémentaire pour la réalisation de l’objectif principal de Tempête de Jazeera.

 

Les "Russes" paraissent bloqués à al Quriyah par des problèmes d’ordre essentiellement logistique (éloignement de leurs bases arrières). Si cette hypothèse se confirme, la logique tactique voudrait que Poutine économise ses forces et ses moyens en abandonnant le projet de se saisir de territoires supplémentaires contrôlés par l’Etat Islamique entre al Quriyah et Abou Kamal, le poste frontière entre la Syrie et l’Irak, laissant la victoire à la coalition "américaine".

 

En cette fin octobre, la lutte contre l’Etat Islamique dans l’est syrien et en Irak n’est plus qu’un prétexte pour les deux grandes puissances afin de s’assurer du contrôle des enjeux stratégiques en vue des négociations qui s’ouvriront sur l’avenir politique de la Syrie. DAESH, en effet, perd rapidement du terrain dans les deux pays, n’est pas en mesure d’annihiler la progression de ses ennemis, et ne représente plus aucune menace stratégique pour la région.

 

Cette tendance est confortée ce jeudi matin par l’information que nous venons de recevoir d’Irak, qui fait état du début d’une offensive irano-gouvernementale irakienne contre les dernières possessions de l’Etat Islamique en Irak. Celles-ci se situent dans la continuité de la vallée de l’Euphrate sur territoire irakien.


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La guerre secrète d’Israël (012510/17) Version imprimable
Exclusivité
mercredi, 25 octobre 2017

 

Par Stéphane Juffa

 

Aors que la quiétude des habitants de Métula a été troublée ce mercredi matin par le bruit d’intenses duels d’artillerie en provenance du Nord-Golan, émanant des combats opposant les rebelles du Front du Sud à l’alliance des forces gouvernementales, du Hezbollah et des Pasdaran iraniens, notre attention s’est portée sur le sud du Golan, où une autre bataille fait rage depuis trois jours.

 

Celle-ci voit s’affronter le Front du Sud, composé du Hayyat Tahrir al Sham [l’organisation pour la libération du Levant], des rebelles de l’Armée Syrienne Libre ainsi que de groupuscules islamiques, au Jaysh Ibn al Waleed, anciennement la Brigade des Martyrs du Yarmouk, affilié à l’Etat Islamique (DAESH).

 

Le Jaysh Ibn al Waleed occupe une petite bande de territoire accolée à la partie israélienne du Golan [points noirs sur la carte]. Suite à des dissensions internes et à l’arrivée de deux autres groupes salafistes, les Martyrs du Yarmouk ont pris le nom Jaysh Ibn al Waleed, par référence à Khaled Ibn al Waleed, qui dirigea les armées musulmanes lors de la Bataille du Yarmouk contre les Byzantins, qui se déroula en 636 de notre ère et qui aboutit à la conquête du Proche-Orient par l’Islam.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Points verts : les rebelles

Points noirs : l’Etat Islamique (DAESH) Jaysh Ibn al Waleed

Points rouges : les forces gouvernementales syriennes, le Hezbollah, les Iraniens

[Carte source : Wikipédia]

 

Dans la région contrôlée par le Jaysh Ibn al Waleed, la Sharia est strictement appliquée. Le port du niqab est obligatoire pour les femmes, les fumeurs sont emprisonnés, les étêtements au sabre sont monnaie courante, de même que l’amputation des mains des voleurs présumés.

 

Le Yarmouk est le plus grand affluant du Jourdain. Sur une partie de son cours, il marque la frontière entre la Jordanie et la Syrie, avant d’aboutir à la triple frontière lorsqu’il passe en Israël, tout près de la station thermale de Khamat Gader.

 

Jusqu’en 2016, le DAESH du Golan évitait de provoquer son puissant voisin israélien, plus occupé qu’il était à guerroyer contre le Front du Sud [points verts sur la carte]. Mais cette année-là, les combattants salafistes tentèrent de réaliser une série d’embuscades contre l’Etat hébreu, largement éventées par le Mossad et sévèrement réprimées par des représailles ciblées. Depuis, on peut affirmer que c’est un état de guerre qui prévaut entre Tsahal et l’organisation salafiste.

 

Ce que l’on sait moins, c’est qu’il existe une coordination entre les rebelles syriens et l’Armée israélienne. Des rumeurs persistantes existaient à ce propos, désormais ce n’en sont plus. Si l’on n’en entend pas parler, c’est, d’une part, que Jérusalem n’a pas intérêt à rendre cette coopération publique à l’international ; et de l’autre, parce que la puissante minorité des Druzes israéliens ne l’apprécie pas, le Front du Sud affrontant parfois ses frères druzes syriens, dont certains ont pris le parti du régime. Troisièmement, la zone où se déroule ce conflit se situe en dehors des autoroutes empruntées par les troupeaux de journalistes, elle est difficile d’accès et follement dangereuse.

 

Reste que ce qui ne se voit pas à la télévision existe tout de même dans la réalité, même si presque personne n’est au courant. Comme le fait qu’hier, le Front du Sud a procédé à un bombardement en règle de l’enclave salafiste, l’arrosant de 120 obus de différents calibres. Ce barrage d’artillerie précédait une offensive au sol qui fait rage depuis lors, à coups de mitrailleuses lourdes et de mortiers. Des avions survolent sans arrêt le théâtre des affrontements.

 

Ce qui est encore bien plus intéressant est qu’un raid de l’Aviation israélienne a visé le quartier général de Jaysh Ibn al Waleed lundi, dans la localité de Shaham al Jolan (carte). C’est du moins ce que rapportent des media arabes ainsi que des sources locales.

 

Nous avons appris qu’au moins douze personnes ont été tuées lors de l’attaque aérienne, dont au moins quatre commandants et six autres membres de l’organisation islamiste. Et le bilan n’est pas définitif, plusieurs blessés se trouvant dans un état critique.

 

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Un F-16 israélien au décollage

 

On parle, de l’autre côté de la frontière du Golan, de trois commandants en chef du mouvement qui auraient ainsi été neutralisés en l’espace de dix mois. Un doute persiste quant à un raid aérien précédent datant du 17 août dernier et ayant fait au moins 28 victimes. Les sources rebelles ne "sont pas absolument certaines qu’il se soit agi d’appareils israéliens", même si c’est l’hypothèse qu’ils privilégient largement.

 

C’était peut-être des chasseurs-bombardiers jordaniens ; parce qu’ils opèrent fréquemment sur le Golan en patrouille avec les F-16 hébreux, et parce qu’ils ont les mêmes intérêts que les Israéliens d’éloigner ces fous dangereux de la proximité immédiate de leur pays. Cela pourrait-être également, à l’extrême rigueur, des avions de la "coalition globale" américaine, ceux qui pourchassent DAESH dans les autres parties de la Syrie. Quoi qu’il en soit, si ce ne sont pas les Israéliens qui ont réalisé l’opération du 17 août, elle a été conduite avec leur accord absolu, vu qu’elle s’est déroulée à quelques kilomètres de leur frontière, et que personne ne s’aventure aussi près sans avoir leur consentement.

 

Les mêmes interrogations existent quant au raid aérien précédent contre la poche salafiste. C’était le 7 juin de cette année, dans la zone de Jamla (carte). Des dizaines de combattants du Jaysh avaient perdu la vie, dont au moins douze "officiers" supérieurs.

 

Etrangement (ou pas), quelques heures après le raid de lundi, au JT du soir de la TV publique israélienne, les téléspectateurs ont été abasourdis en visionnant le premier reportage où l’on voit Tsahal transférer aux Syriens du Golan des centaines de tonnes de vivres, de générateurs, des véhicules de secours, du carburant, des denrées pour bébés, des médicaments et divers autres matériels humanitaires.

 

Les étiquettes sont agrémentées du dicton : "Mieux vaut un voisin proche qu’un frère éloigné", ainsi que de citations du Coran. Les imams du Golan ont donné leur accord pour recevoir et consommer les produits israéliens. Quant au régime de Damas, il a fait savoir que, lorsqu’il reviendrait, il sera disposé à pardonner à ceux qui ont tenu des armes contre lui mais pas à ceux qui ont pactisé avec Israël. Mais cela ne fait plus peur à personne.

 

Côté israélien, on remarque que, depuis des années, aucun attentat n’a été perpétré depuis les zones où, du nord au sud du Golan, chaque nuit, on décharge l’aide humanitaire. Une jeune syrienne appelle l’officier israélien en charge de la logistique Abou Yakoub (papa Jacob), et elle lui a offert un dessin que l’on voit à la fin du reportage.



Lien reportage TV israélienne :

https://www.youtube.com/watch?v=Rp8jzwFH21g&feature=share

 

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Bruxelles-Métula du 23 octobre 2017 (022310/17) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 23 octobre 2017

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/omcVkP8sH7U (Youtube).

 

Au sommaire :

 

Le commentaire de Stéphane Juffa sur la bataille qui se déroule en ce moment à Diban, une bourgade syrienne située à 50km au sud-est de Deïr ez Zor, et dont l’issue peut avoir des répercussions sur les équilibres fondamentaux au Moyen-Orient pendant une longue période.

 

L’article propose un commentaire radiophonique lié à l’article de Jean Tsadik publié ce matin par la Ména : "Un si petit village pour une si grande bataille". [www.menapress.org].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

En rouge les positions de la "coalition russe"

En violet les positions de la "coalition russe" conquises depuis le 20 octobre

En jaune les positions de la "coalition américaine"

En orange les positions de la "coalition américaine" conquises depuis le 20 octobre

En noir les positions de l’Etat Islamique

Les éclairs indiquent les principaux points d’affrontements actuels ainsi que l’identité des combattants par couleur

 

 
Un si petit village pour une si grande bataille (012310/17) Version imprimable
Analyse
lundi, 23 octobre 2017

 

Par Jean Tsadik

 

A l’heure où je rédige cet article, un affrontement acharné se déroule dans le village jusque-là parfaitement inconnu de Diban. Une bourgade de 9 000 habitants, située à 50km au sud-est de Deïr ez Zor, sur la route qui longe l’Euphrate par sa rive nord [voir la carte].

 

Or c’est précisément cette situation qui fait le malheur de Diban. Suite à la prise de Mayadyn par la coalition russe il y a quelques jours, les soldats de Poutine, accompagnés de leurs alliés gouvernementaux syriens, des Pasdaran iraniens et de la milice libanaise du Hezbollah ont traversé l’Euphrate, précédés par d’intenses bombardements aériens et d’artillerie.

 

D’ailleurs, les Mig et les Soukhoï arrosent toute la vallée de l’Euphrate, de Mayadyn à la frontière irakienne distante de 75km, "comme s’il n’y avait personne en dessous", selon la description de notre reporter de guerre Perwer Emmal, qui se trouve à al Busayrah, qui voit tout, et qui est en contact avec nous trois fois par jour, s’il ne se passe rien d’exceptionnel.

 

syria_euphrate_map_23_oct_2017.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

En rouge les positions de la "coalition russe"

En violet les positions de la "coalition russe" conquises depuis le 20 octobre

En jaune les positions de la "coalition américaine"

En orange les positions de la "coalition américaine" conquises depuis le 20 octobre

En noir les positions de l’Etat Islamique

Les éclairs indiquent les principaux points d’affrontements actuels ainsi que l’identité des combattants par couleur

 

Perwer parle de centaines de tonnes de bombes déversées par les Russes, qui ne prennent pas la peine d’essayer de distinguer les civils des combattants de DAESH. "C’est une véritable boucherie", commente notre camarade, "tous ceux qui peuvent s’enfuir prennent leurs jambes à leur cou et se précipitent dans le désert où il ne se trouve strictement aucune structure pour les accueillir".

 

Selon son estimation, cet exode anonyme concerne plus de 250 000 personnes et constitue l’une des plus grandes catastrophe humanitaires de ce début de XXIème siècle. Mais tout le monde s’en fiche, à commencer par l’ONU et les organisations qui en dépendent, et jusqu’aux ONG. C’est à croire que personne n’ose élever la voix contre les agissements du Tzarévitch, qui ne semble pas lié par les conventions internationales et ne pas craindre d’être accusé de crimes de guerre. L’Europe politique et les USA ne pipent mot ; la vie des réfugiés n’a pas partout la même valeur.

 

Les belligérants sont uniquement pris par l’importance stratégique des combats : pour le Kremlin, la conquête de Diban signifierait que la "Coalition globale", c’est–à-dire celle qui associe principalement les Américains et les Kurdes, ne pourrait pas emprunter la route du nord de l’Euphrate pour procéder vers la frontière.

 

La raison en étant que la seule règle qui prévaut entre la coalition "américaine" et la "russe" est qu’on ne se tire pas dessus, du moins on évite de le faire. Tout le reste, y compris ou surtout les coups tordus, fait partie de la "compétition" à laquelle les coalitions se livrent.

 

Celle-ci comprend trois objectifs que je cite en ordre décroissant : 1. S’emparer du contrôle des routes stratégiques [en vert sur la carte], 2. S’emparer des champs pétrolifères, et 3. Arriver les premiers à la frontière syro-irakienne dans la région d’Abou Kamal [carte].

 

Le temps presse pour la coalition russe, car hier et cette nuit, les "Américains" se sont finalement emparés des villes d’al Bussayrah et d’al Shahil. Descendant de la vallée de Khabour, ils ont bifurqué à gauche et se sont enfin mis à progresser dans la vallée de l’Euphrate. Ils ont refait une grande partie de leur retard et ne sont plus qu’à 10km des Russe. En passant, ils ont mis la main sur les riches exploitations pétrolières et gazières d’Omar et de Sijan, après avoir déjà conquis précédemment celle de Conoco, ce qui met Poutine dans une colère noire.

 

Pour ne rien simplifier à la tâche de la coalition russe, l’opposition des miliciens islamistes de DAESH est fanatique. A Mayadyn, elle a déjà coûté des centaines de morts, particulièrement du fait des véhicules bourrés de dizaines de kilos d’explosifs et précipités sur les soldats, comme sur cette vidéo d’une scène à Mayadyn.

 

La bataille pour la conquête de la ville-carrefour de Mayadyn, qui devait durer 24h, a pris une bonne semaine, et la cité a plusieurs fois changé de mains.

 

Hier, Perwer Emmal nous a rapporté qu’une rencontre s’est déroulée dans la vallée de Khabour, entre des commandants des Forces Démocratiques Syriennes à prédominance kurde, et des chefs de l’Etat Islamique (DAESH). A l’issue de ces entretiens, il a été convenu que les islamistes abandonneraient un grand nombre de villages à la coalition américaine contre un sauf-conduit pour se regrouper sur des positions plus au Sud-Est. Ils préfèrent céder leurs points d’appui à des sunnites qu’à des chiites, leurs ennemis irréductibles.

 

Et il est vrai que nous avons remarqué, après cette entrevue, que les villages de la vallée de Khabour tombaient les uns après les autres dans l’escarcelle des FDS. Si le mouvement se confirme dans la vallée de l’Euphrate, cela va devenir intéressant.

 

D’autant plus qu’il existe des tas de pistes utilisables par des 4X4 au nord de l’Euphrate, notamment celles qui relient les exploitations pétrolières, qui peuvent permettre aux "Américains" de contourner Diban, s’il tombe aux mains des Russes. Diban étant le seul objectif que les hommes de Poutine attaquent pour le moment au nord de l’Euphrate dans cette zone.

 

On vous fera remarquer une autre chose : en descendant l’Euphrate, jusqu’à Mayadyn, il existe en fait trois routes stratégiques ; deux au sud du fleuve et une au nord. A partir de Mayadyn, il n’y a plus que deux routes, celle de la berge-nord et celle de la berge-sud, et cela fait une grosse différence.

 

Car, en fait, les routes stratégiques n’ont pas la même signification pour les deux coalitions : pour la Russie, il s’agit de les contrôler de bout en bout jusqu’à Damas, afin d’autoriser le transit de leurs alliés et des renforts destinés à soutenir l’armée du protégé de Moscou, Bashar al Assad. Une armée presque exclusivement formée d’hommes issus de la petite communauté alaouite qui ne dépasse pas deux millions d’âmes, sur les 18.5 millions de Syriens qui leur sont presque tous hostiles.

 

Pour les Américains, l’objectif, plus simple, consiste à couper ces axes routiers, précisément pour empêcher que des centaines de milliers de réguliers iraniens ne viennent se déployer, avec leur matériel et leurs missiles, le long des frontières israélienne et jordanienne, et ne finissent leur engloutissement du Liban qu’ils ont déjà bien entamé.

 

Jusqu’à présent, ils ne peuvent les acheminer qu’au compte-gouttes, par des chemins détournés et par voie aérienne, ce qui limite leur présence à des conseillers, des officiers ainsi qu’à environ 5 à 7 000 hommes de troupe. De plus, les Israéliens détruisent régulièrement les cargaisons de missiles arrivées par avion, que les Syriens tentent de diriger vers le Liban et le Golan.

 

Voici l’enjeu clairement articulé de la Bataille de Diban. D’ailleurs, il suffirait que les miliciens de DAESH retiennent les Russes plusieurs jours dans cette localité, sans avoir à remporter définitivement la confrontation, pour que la coalition occidentale puisse la dépasser et la contourner.

 

Suivant la rapidité de la progression de la coalition russe, les Américano-kurdes disposent de plusieurs possibilités pour traverser l’Euphrate à leur tour, mais en sens inverse, et couper l’ "Autoroute iranienne" [voir carte].

 

Al Asharah représente à ce titre un endroit idéal, car l’Euphrate passe à quelques centaines de mètres de la route qu’il faut couper. La même opportunité existe encore, un peu plus à l’Est, à al Salihiyah et à Hajin.

 

La situation reste fluctuante et le sort des armes incertain. De plus, on ignore le niveau de détermination de l’Administration Trump pour atteindre ses objectifs stratégiques. Ce qui pousse les alliés régionaux à envisager des solutions de rechange et à se consulter quasiment non-stop. On a beaucoup parlé, ces derniers jours, de visites de hauts gradés saoudiens en Israël à ces fins. Cela a bien été timidement démenti à Riad, mais nous croyons savoir que cette visite a bien eu lieu, que ce ne fut pas la première et ne sera pas la dernière. Auparavant ces rencontres se déroulaient principalement à Amman, mais le temps des déguisements est désormais pratiquement révolu.

 

Et si à la Ména nous déployons tant d’énergie à suivre ce qui se déroule à 500km de la rédaction, c’est évidemment que ce qu’il va y advenir aura, ces prochaines années, un impact direct et déterminant sur les relations de forces au Moyen-Orient en général, et en Israël en particulier.

 

 

Lien vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=03rywDtxZMU&feature=youtu.be

 

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La grande crise du judaïsme américain (info # 012210/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 22 octobre 2017

 

Par Guy Millière

 

J’ai abordé le thème de cet article voici quelques semaines. Je dois y revenir, le sujet me semblant très important. Car la plus grande communauté juive sur la planète en dehors d’Israël est la communauté juive américaine, et elle est en crise depuis longtemps. Or la crise est en train de s’approfondir.

 

L’une des manifestations de la crise a été, voici peu, la controverse concernant les espaces de prière au Kotel (mur occidental du Temple) à Jérusalem et les questions de conversion au judaïsme.  Et l’on a vu à cette occasion des dirigeants juifs américains tenir des propos féroces contre le gouvernement israélien et les autorités religieuses juives en Israël. On a même vu des menaces aux allures de chantage s’exercer à l’encontre d’Israël.

 

Comme l’a déclaré David Friedman, ambassadeur des Etats-Unis en Israël, de telles attitudes n’ont pas de précédents. Ce qui les explique dépasse de beaucoup les motifs publiquement invoqués.

 

Depuis plusieurs décennies, la communauté juive américaine vote massivement à gauche, et bien que la gauche américaine ait, ces dernières années, glissé vers l’extrême gauche, bien qu’elle ait adopté des attitudes de moins en moins amicales aux dépens d’Israël et de plus en plus “propalestinienne”, cela n’a rien changé au vote juif, ou très peu. Nombre de Juifs américains ont accompagné le glissement.

 

Ce glissement s’est manifesté chez ceux-ci par une prise de distance avec le judaïsme, certains s’éloignant de leur religion de naissance, et parfois se détournent d’elle. Comme je l’ai noté récemment, près de la moitié des jeunes Juifs américains de moins de trente ans aujourd’hui disent ne plus avoir la moindre relation avec le judaïsme. Une proportion équivalente est indifférente ou hostile à Israël. 

 

La conséquence est que les grands courants du judaïsme américains, le judaïsme réformé et le judaïsme conservateur (qui, à mes yeux, n’est pas conservateur du tout) perdent des fidèles et voient leurs synagogues se vider. Cela conduit leurs dirigeants à courtiser ceux qu’ils peuvent espérer rattraper, ce qu’ils font en gauchisant leur discours, en tenant des propos étranges et douteux sur Israël, et en se liant parfois non seulement à des gauchistes, mais également à des islamo-gauchistes tels que Linda Sarsour, musulmane américaine de tendance islamiste, “palestinienne” de profession, qui a soutenu le Hamas et appelé au djihad contre Donald Trump. 

 

Tous ces éléments pourraient faire craindre une disparition graduelle du judaïsme aux Etats-Unis, laisser penser que les Juifs américains vont devenir des gens de gauche et des gauchistes islamophiles comme les autres, et ils permettent de prendre les attitudes dont je parle plus haut avec un grain de sel et la distance requise.

 

Ils incitent à repenser au livre lucide et, par bien des aspects prémonitoire, de Norman Podhoretz, écrit juste après l’élection de Barack Obama, Why Jews Are Liberal, (Pourquoi les Juifs (américains) sont-ils de gauche).

 

Ils pourraient amener à penser que les Juifs américains ne vont plus soutenir Israël dans les années à venir, bien au contraire. Et certains des critiques les plus féroces d’Israël aux Etats-Unis sont juifs, ainsi Bernie Sanders, Max Blumenthal et Norman Finkelstein.

 

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La communauté juive américaine est divisée :

ici des rabbins orthodoxes antisionistes, il en existe aussi, à une manifestation

en faveur de Linda Sarsour, le 27 mai dernier à New York

 

Fort heureusement, il existe aussi de bonnes nouvelles. Un courant du judaïsme est en plein essor aux Etats-Unis, le judaïsme orthodoxe, et celui-ci voit toujours davantage de Juifs américains se tourner vers lui. Le mouvement Chabad crée des Chabad Houses1 dans tout le pays [Ndlr. Et dans le monde entier]. Une grande partie des Juifs orthodoxes défend Israël, vote massivement Républicain, et, j’en atteste par expérience personnelle, ce sont des gens très ouverts et sympathiques.

 

Une organisation juive américaine défend elle aussi Israël sans ambiguïté : la Zionist Organization of America [Ndlr. Organisation Sioniste Américaine], que dirige avec courage et excellence Morton Klein.

 

Le judaïsme américain connait une grande crise, mais il n’est pas mort. Il connait une mutation.

 

Le soutien des Etats-Unis à Israël n’est pas mort non plus.  Mais il ne se situe plus au sein de la gauche américaine et de courants du judaïsme américain si identifiés à la gauche qu’ils fraient avec des islamo-gauchistes. Il se situe chez les Juifs orthodoxes, et chez les conservateurs au sens politique du terme, donc au sein du parti Républicain.

 

Il peut aussi s’appuyer sur des millions de chrétiens évangéliques, qu’il importe de ne pas diffamer, car leur travail est précieux et ils respectent les Juifs en tant que Juifs.

 

Aucune organisation aux Etats-Unis ne fait autant pour Israël que Christians United for Israel (CUFI) [Ndlr. Les Chrétiens Unis pour Israël], fondée par le Pasteur John Hagee au Texas.

 

 

 

Note :

 

1Chabad [khabad] house, ou, en hébreu, bet khabad, [Wikipédia ->] la Maison Chabad est un ensemble de centres communautaires pour disséminer le judaïsme traditionnel du mouvement Chabad. Son fondateur est [feu] le rabbin Loubavitch Menachem Mendel Schneerson. Au sein des Maisons Chabad, le Shaliach [envoyé] et la Shalucha [envoyée] (le rabbin et sa femme) animent des activités et rendent service à la communauté juive locale et aux touristes juifs.

 

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En sacrifiant les Kurdes aux Iraniens, les USA livrent la victoire stratégique à leurs ennemis Version imprimable
Analyse
jeudi, 19 octobre 2017