Knesset : la Police s’oppose par la force à une manifestation démocratique et légale (012909/20) Version imprimable
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mardi, 29 septembre 2020

 

Jérusalem, mardi, 14h20 à Métula, 13h20 à Paris

 

Communication de la Police israélienne : "Le Porte-parole de la Police :

 

A Jérusalem, [actuellement] lors de la manifestation qui a lieu près de la Knesset, des représentants de la municipalité ont arraché des banderoles, les manifestants ont tenté d’empêcher les employés de la municipalité de le faire et trois manifestants ont été arrêtés [par la Police] sur les lieux.

 

Les unités de police sur place".

 

Les représentants de la municipalité ne sont pas autorisés par la loi à retirer les banderoles des manifestants.

 

Ce qu'ils ont fait est totalement illégal, tout comme ce que fait la Police.

 

La loi est la même pour tous. Personne n'est au-dessus de la loi.

 

De plus, les manifestants n'ont pas non plus enfreint les règles Corona. Il suffit de regarder les images en direct de la protestation pour s’en convaincre.

 

La Police empêche les gens de se rendre sur le lieu du rassemblement et distribue des contraventions à ceux qui parquent leur véhicule sur des places pourtant prévues à cet effet.

 

Les forces de l’ordre sont en train d’atteindre aux principes fondamentaux de la démocratie.

 

Les représentants de la municipalité et la Police seront tenus de répondre de leurs actes devant un tribunal.

 

Vous pouvez suivre ces évènements dramatiques en direct grâce aux images filmées par notre consœur : Or-ly Barlev sur Facebook.

 

 
Israël, situation dramatique (012609/20) Version imprimable
Analyse
samedi, 26 septembre 2020

 

Par Stéphane Juffa

 

Ca y est, nous sommes en confinement. Depuis 14h hier (vendredi) après-midi, les Israéliens n’ont plus le droit de s’éloigner de leur domicile, de quitter l’agglomération dans laquelle ils vivent, de se rendre sur leur lieu de travail, ni de rencontrer d’autres personnes.

 

Etrange impression. On regarde les murs et on se dit qu’il vaut mieux disposer d’une grande maison, d’un jardin et d’un réfrigérateur bien rempli.

 

Grâce à ma carte de journaliste, j’ai traversé mon village de trois mille habitants. Je l’ai trouvé vide, sans voitures sur la route ni personne dans la rue. Surtout sans bruit. Le confinement, c’est d’abord le silence.

 

Aucun doute n’existe sur le fait qu’il était nécessaire de faire quelque chose, de prendre des mesures, de se protéger. Ces dernières vingt-quatre heures, on a référencé 5 800 nouveaux cas, 34 décès et 886 patients en situation critique, dont 178 sous respirateurs.

 

Un seul élément pour illustrer le sérieux de notre situation : Israël est aujourd’hui, proportionnellement s’entend, le pays qui compte le plus grand chiffre de nouveaux cas quotidiens. Plus que les Etats-Unis, que le Brésil et que l’Inde. Il est vrai que l’Etat hébreu est aussi le leader du dépistage systématique parmi les pays industrialisés, avec 361 240 personnes testées par million d’habitants. Soit bien plus du double de la France par exemple, et davantage que l’Allemagne et les Etats-Unis.

 

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Le roi a-t-il perdu la raison ?

 

La faute à qui ? Chacun à sa théorie. Il est certain qu’au printemps nous avons déconfiné trop vite et dans l’anarchie, nous avions l’impression, comme tout le monde, que l’épidémie était derrière nous. Vrai aussi, les experts s’accordent à le relever, que l’autorisation donnée par Netanyahu aux voyageurs en provenance des USA d’entrer en Israël, sans être ni examinés ni isolés, inspirée uniquement par le souci de ne pas irriter l’allié Donald Trump, a été l’un des principaux vecteurs de contamination. Nous avons également échoué avec notre programme de suivi électronique par le biais des téléphones portables destiné à couper les chaînes de propagation du virus. Notre modèle ne fonctionne pas, il envoie en quarantaine des personnes qui n’ont jamais croisé un malade et laisse au contraire en liberté celles qui sont atteintes et symptomatiques ainsi que celles qu’elles ont contaminées.

 

Ce n’est pas réparable : si on ne coupe pas la chaîne de contagion très rapidement, on en perd définitivement le contrôle. Depuis peu, le projet, ainsi que ses mises à jour, ont été confiés à l’Armée, mais que de temps perdu en palabres de politiciens.. Le système était censé être opérationnel depuis juillet.  

 

Nous avons fait des erreurs, certes, mais je ne crois pas que ce soient elles qui ont fait de nous aujourd’hui les cancres de la Planète. Je ne crois pas que les décisions humaines soient à la source de la contagion. Partant, je suis convaincu que nous n’avons pas les moyens de l’infléchir. Ce virus se propage géographiquement comme il l’entend, cela dépend sans doute de facteurs naturels comme le climat, mais pour le moment, les experts ignorent lesquels.

 

Ce que l’on constate est qu’aussi bien sur le plan domestique qu’international, les zones qui sont actuellement touchées sont celles qui avaient été partiellement épargnées lors de la première vague. Pour rappel, en mars, Israël était championne du monde de l’efficacité dans le combat contre la pandémie. En France, pendant que le Covid-19 ravageait l’Alsace, la région Alpes-côte d’Azur était épargnée. Netanyahu et Raoult s’auto-congratulaient, mais ils n’y étaient probablement pour rien. C’est le virus qui décide où il va et avec quelle violence il frappe !

 

Et il sévit par zones géographiques et non par contamination humaine : nous n’avons strictement aucun mouvement de population avec le Liban et la Syrie, nos voisins les plus proches, les frontières étant hermétiquement fermées. Pourtant, c’est le Proche-Orient qui déguste, y compris Gaza et l’Autonomie palestinienne. Le Proche-Orient, pas le Moyen-Orient, eux c’était en juillet-août et cela s’est calmé depuis, et pas grâce aux "mesures barrières", mais parce que le virus avait décidé d’aller sévir ailleurs. A l’instar de la France et de l’Espagne. En Allemagne, Belgique, Tchéquie et Italie, les mauvais chiffres sont également en augmentation mais la situation n’est pas encore dramatique. L’Europe de l’Est est épargnée, ce n’est pas son tour.

 

Tant que nous n’aurons pas trouvé de remède ou compris le mode de fonctionnement du Coronavirus, il continuera de se déplacer à sa guise, de s’éloigner et de revenir.

 

Je ne prétends nullement qu’il ne soit pas possible de limiter les dégâts : il est clair que si lundi, lors du Yom Kippour (la fête du Grand Pardon), les synagogues sont prises d’assaut par un million de fidèles, une semaine plus tard nous compterons 50 000 cas par jour. A ce propos, 250 étudiants d’une yéshiva [une école toranique] de la communauté de Gour, qui avaient prié ensemble dans une synagogue de Jérusalem pendant Rosh Hashana (le Nouvel an israélite qui s’est déroulé il y a une semaine exactement) sont désormais soit positifs soit malades. Et les Juifs orthodoxes qui représentent environ 10 % de la population comptent aujourd’hui pour 41% des positifs et des morts.

 

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Le Professeur Gamzou, désigné par Netanyahu pour diriger la guerre contre le Covid,

qui s’aperçoit, écœuré, qu’il ne dirige rien du tout, et qu’il cautionne des décisions

d’ordre strictement politique

 

Il est par ailleurs possible de se protéger et d’éviter à 99% de contracter la maladie. Il suffit pour cela de rester chez soi, de ne voir personne et de se faire livrer ses provisions en les désinfectant et en se désinfectant soi-même lorsqu’on les reçoit. Certains sourient, mais je connais plusieurs personnes qui se comportent strictement de la sorte, qui ne sont pas malades et qui ne le seront pas. Mais ils n’arrêteront pas la pandémie et ils n’infléchiront même pas ses courbes.

 

L’équation se pose donc au niveau de l’Etat, dont la fonction raisonnable des dirigeants consiste à réduire tant que faire se peut la progression de l’épidémie, et au moins à la contenir jusqu’à ce que le virus décide d’aller jouer plus loin.

 

C’est là que se situe le second drame des Israéliens. J’ai écrit plus haut qu’il fallait faire quelque chose, je n’ai pas dit qu’il fallait décréter un confinement général qui ressemble à un couvre-feu. Mais qui suis-je pour donner des conseils, je ne suis pas épidémiologiste ?

 

L’ennui est que c’est le Professeur Ronni Gamzou, le chef de la lutte contre le Corona en Israël, celui que l’on appelle dans la presse le Tsar, nommé à ce poste par Netanyahu le 23 juillet dernier qui l’affirme.

 

Dégoûté, à la suite d’un conseil des ministres qui avait duré dix-sept heures, le professeur se confia à la presse : "C'est une décision malheureuse. C'était répugnant, je dois prendre des paquets de pilules anti-nausée", a déclaré Gamzou jeudi soir. "Netanyahu, qui au début ne voulait pas intensifier le blocus, a changé d'avis en raison des manifestations continues contre lui".

 

Selon Gamzou, "tout a commencé lorsque les conseillers juridiques ont dit à Netanyahu que les manifestations ne pouvaient légalement pas être interdites. Netanyahu a dit : "Si tout le monde est à la maison et que toute l'économie est fermée, pourquoi serait-il impossible d'empêcher les manifestations ?".

 

Nous nous sommes levés [vendredi] avec la phrase de Netanyahu : "Je veux imposer l’état d'urgence en Israël !".

 

Le Professeur Gamzou ne croit pas au confinement général imposé par le Premier ministre, non plus que les membres du "cabinet Corona", que le experts présents et passés du ministère de la Santé, et que le ministre des Finances Israël Katz, pourtant un fervent supporter de Netanyahu et baron du Likoud.

 

A propos des experts, Netanyahu s’est exclamé : "J’ai toujours eu le courage de m’opposer à l’avis des experts et cela m’a toujours réussi". C’est évidemment totalement faux, chaque fois qu’il n’a pas suivi leurs conseils, dans tous les domaines, il a commis des gaffes monumentales.

 

Quant à Israël Katz… il n’avait pas été convié à la discussion de la journée. Il n’a été prié de s’y joindre qu’au moment de voter, avec les autres ministres. D’abord étonné, il a fait savoir que l’économie du pays ne survivrait pas à une telle décision, qu’elle coûterait des dizaines de milliards de shekels, et qu’il existait d’autres solutions. Elevant la voix, Netanyahu lui a intimé de se taire, comme à plusieurs autres ministres qui s’opposaient à sa décision prise durant son sommeil. Netanyahu a dit à Katz à très haute voix : "Le ralentissement annuel de l'activité économique pendant la période des fêtes juives garantira que les dommages à l'économie seront limités".

 

"Pendant dix-sept heures hier (jeudi), et aujourd’hui durant cinq heures (vendredi), nous n’avons pas parlé de l’épidémie, des mesures à prendre dans les hôpitaux, de ce qu’il convenait de faire avec les ultra-orthodoxes, comment sauvegarder l’économie en autorisant certaines entreprises à rester ouvertes, nous n’avons parlé que des manifestations ! A 95% !", m’a confié vendredi soir, au bord de la crise de nerfs, un ministre qui a participé à toutes les discussions.

 

"Pendant les pauses, il nous prenait un à un en aparté et tentait de nous convaincre de soutenir le confinement général, et aujourd’hui, par vidéo-conférence, c’était l’état d’urgence. Il avait l’air d’un possédé, il frappait sur la table, il faisait peur, mais Yuval [Steinitz, le ministre de l’Energie] et Yuli [Edelstein, le ministre de la Santé], bien qu’il était contre ces décisions, ont marché. Ils ont lu à la presse à différents moments des déclarations qu’on leur avait écrites et qui exigeaient d’imposer l’état d’urgence. On voyait bien à leur expression qu’ils étaient très mal à l’aise dans ce rôle, mais ils ont décidé de suivre le "Guide Suprême"", a poursuivi le ministre.

 

Miki (Makhlouf) Zohar, député du Likoud, chef du bloc bibiste à la Knesset et l’un des dobermans de Netanyahu a été l’un des messagers commis afin de porter le message selon lequel l’objectif des manifestants consiste à torpiller les "efforts" du Premier ministre pour que la pandémie tue le plus d’Israéliens possibles. Jeudi, Zohar a ainsi accusé sur les ondes de la radio de Tsahal les manifestants "d'être heureux dans leur cœur tandis qu’il y a 7 000 malades par jour. Ils veulent provoquer le chaos et la destruction", a-t-il déclaré.

 

De son côté, Netanyahu accusait tout le monde d’être à l’origine de l’expansion de la maladie, le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, son vice-Premier ministre Kakhol-Lavan Benny Gantz, les conseillers juridiques, l’opposition, les manifestants et même la population, indisciplinée, qui serait responsable du retour du virus pour n’avoir pas respecté les consignes de séparation.

 

De la façon la plus artificielle qui soit, il a lié la fermeture des synagogues à l’interdiction des manifestations, et il a ordonné à tous les députés du Likoud de véhiculer cette ineptie. C’est une erreur impardonnable, les religieux constituant un danger démontré pour la santé publique, alors que les manifestants ne forment qu’un péril pour le maintien de Netanyahu au pouvoir. Il n’a jamais été établi que les manifestants, qui respectent les consignes de sécurité, aient été la cause d’une seule infection au Covid-19. Seuls 35 ont été testés positifs. En ce qui concerne les orthodoxes, si lundi prochain, à l’occasion du Yom kippour, ils se pressent dans les synagogues – et il n’y aura pas de policiers dans ces synagogues -, nous allons véritablement au-devant d’une énorme catastrophe.

 

Les députés du Likoud ont transféré la question sur le terrain du droit ; en plus d’accuser les manifestants de propager l’épidémie et d’être un exemple pour le reste de la nation, l’incitant à ne pas suivre les règles du confinement, leur message choisi par la Propagandastaffel du Premier ministre était : si on permet à ces "gaucho-anarchistes" de manifester, il est impossible d’exiger des orthodoxes de ne pas fréquenter les synagogues. Même si les orthodoxes sont un million et qu’ils prient dans des espaces clos et surpeuplés, et que les manifestants sont (au plus) 40 000, et qu’ils se déplacent en plein air derrière des masques de protection !  

 

Jeudi, Netanyahu a décidé de soumettre une loi au vote de la Knesset afin d’interdire les manifestations durant le confinement déjà programmé pour vendredi à 14h. En première lecture, les amis de Benny Gantz ont laissé faire. La loi a été ensuite renvoyée en commission pour recueillir d’éventuelles propositions d’amendements. La commission à siégé sans interruption entre jeudi soir et vendredi à 13h30. Ilan Tsadik a suivi pour nous la totalité des débats, souvent houleux et même injurieux. Il y eut près de 4 000 amendements présentés par l’opposition, Kakhol-Lavan et même… par des députés du Likoud. Constatant qu’il serait impossible de faire voter toutes ces propositions avant le début du shabbat (vendredi soir), le président de la commission a ajourné la discussion et la loi n’a pas été votée.

 

Pris de panique, Netanyahu a décidé de faire voter l’état d’urgence à l’échelon du gouvernement. Mais la loi israélienne prescrit que l’état d’urgence ne peut être déclaré que si les députés se trouvent dans l’incapacité de participer aux activités de la Knesset, ce qui n’est évidemment pas le cas. Le Conseiller juridique du gouvernement, Avikhaï Mandelblit, a informé M. Netanyahu de cette disposition, l’avertissant que si elle était prise, la Cour Suprême l’annulerait. La loi est la loi, Mandelblit n’y est à nouveau pour rien.

 

Pour le Premier ministre, l’objectif était d’empêcher la grande protestation hebdomadaire de ce soir devant sa résidence officielle de la rue Balfour à Jérusalem. Ce rassemblement réunit chaque samedi une foule compacte qui compte outre plusieurs députés de divers partis, des dizaines d’ex-officiers supérieurs de Tsahal et d’anciens chefs du Renseignement. Tous exigent la démission de Binyamin Netanyahu, la tenue de ses procès pour fraude, corruption et abus de confiance, ainsi que l’ouverture de l’enquête concernant l’affaire des sous-marins stratégiques dont il a accepté la vente à l’Egypte de Morsi et dont nous avons abondamment traité dans ces colonnes. Plus de 4 000 officiers de réserve ont adressé une lettre signée à la Cour Suprême réclamant l’ouverture de cette enquête visant le chef de l’exécutif.

 

En plus de ce qui précède, ces protestations ont généré dans les sondages une perte de popularité du Likoud, qui égarerait ainsi un quart à un tiers de ses députés actuels en cas de nouvelles élections. Or Netanyahu prévoit de provoquer une nouvelle consultation électorale en décembre ou en mars, dans le but de pouvoir former une coalition qui voterait en faveur d’une immunité juridique qui le sauverait de ses procès et probablement d’une peine de prison ferme. Mais avec la perte de puissance de son parti, le résultat d’un quatrième scrutin paraît de plus en plus hypothétique. Il convient donc de faire cesser ce mouvement le plus rapidement possible, et à n’importe quel prix, selon la conception de Netanyahu.

 

A ce propos, il ne cesse de répéter que l’augmentation de la pandémie touche l’ensemble de la Planète et que les autres pays seront contraints d’emboiter le pas à Israël en décrétant un reconfinement généralisé qui ressemble à un état de siège. Mais pour le moment, l’Etat hébreu, je veux dire Binyamin Netanyahu, est le seul à avoir pris cette mesure extrême et pas forcément adéquate selon le monde médical.  

 

En dépit de toutes les tentatives effectuées par le Premier ministre, aucune loi n’interdit aux manifestants de se réunir à l’endroit de leur choix sur le territoire national, même à plus de mille mètres de leur domicile. Ainsi, ce samedi, les protestations sur des centaines de ponts et de carrefours routiers se déroulent comme ces dernières semaines.

 

Concernant Jérusalem, les protestataires se rendront à la résidence officielle du Premier ministre en cortèges de voitures (on attend entre 3 et 4 000 véhicules), ce qui annule pratiquement le risque de contagion.

 

Vidéo d’un cortège de protestation à Tel-Aviv : https://youtu.be/N7MtRSnz7CU

 

A proximité dudit domicile, ils pourront manifester sur les places de France et de Paris ainsi que dans les rues adjacentes. Les organisations responsables de ces mouvements ont assuré que les participants respecteraient à la lettre les consignes de sécurité édictées par le ministère de la Santé.

 

On apprend d’autre part que M. Avikhaï Mandelblit, le procureur général d'Israël et conseiller juridique du gouvernement, a préparé à l’intention du Premier ministre Binyamin Netanyahu une déclaration relative à ses conflits d’intérêt. Netanyahu s’était engagé à signer un tel document suite à la demande de la Cour Suprême de l’Etat d’Israël, mais ne s’était pas exécuté jusqu’à présent.

 

Par ce document, le Premier ministre, en raison des inculpations qui le frappent, doit s’engager à ne participer en aucune manière – directement ou indirectement - aux processus de nomination de responsables de la Police, de la Justice et du Parquet. Il ne saurait en effet participer au choix de fonctionnaires qui pourraient être amenés à l’interroger, à le poursuivre ou à le juger.

 

D’autre part, M. Netanyahu est prié de s’engager à ne pas faire usage de sa position prépondérante de chef de l’exécutif afin d’évoquer ses positions, ses arguments et ses griefs relativement aux procès dans lesquels il est inculpé.

 

 

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Sud-Liban : un entrepôt de munitions du Hezbollah explose. L’AFP implose (012209/20) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 22 septembre 2020

 

Michaël Béhé, Stéphane Juffa et Jules Mazouz ont participé à cette dépêche

 

Métula, mardi, 20h40 à Métula, 19h40 à Paris

 

Cette après-midi, un entrepôt d’armes et de munitions de la milice chiite terroriste libanaise du Hezbollah, supplétive armée de la "République" Islamique d’Iran, a explosé dans le village d’Aïn Qana [carte].

 

Cette agglomération de 6 000 habitants est située à 20km au nord de Métula, 13km au sud-est de Sidon et 35km en plein sud de Beyrouth.

 

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Aïn Qana, Liban-Sud

Service cartographique © Metula News Agency

 

Agrippée à la montagne à 700 mètres d’altitude (comme notre rédaction), Aïn Qana domine le littoral méditerranéen.

 

La déflagration était importante. Des gens de la région ont rapporté que la terre tremblait sous leurs pieds. Elle a été très nettement entendue à Métula et a engendré un vaste incendie autour du site de l’explosion.

 

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L’explosion

 

Des miliciens en armes ont entouré Aïn Qana et sa région d’un cordon de sécurité, interdisant l’accès à tout le monde, y compris à l’Armée et à la Police libanaises.

 

Deux vidéos de l’explosion :

https://twitter.com/i/status/1308389040350203904

https://twitter.com/i/status/1308395870363119616

 

Il y a plusieurs blessés et sans doute également des morts. Il est difficile d’en savoir plus, les miliciens protégeant les convois et les ambulances. Une source sur place a parlé de "16 morts dont des militaires iraniens", mais nous n’avons pour le moment aucune confirmation de cette affirmation.

 

La direction du Hezbollah a jusqu’à présent refusé de commenter l’événement. Un discours du Sayyed Hassan Nasrallah, le chef de l’organisation terroriste, est prévu en soirée mais on ignore s’il sera maintenu.

 

Selon toutes les sources libanaises, l’explosion est due à un "accident de travail" des miliciens, advenu alors qu’ils manipulaient des munitions. Le stockage et le transport des munitions constituent un exercice délicat et périlleux – même pour les armées régulières - qui réclame de l’organisation et du savoir-faire.

 

Le recours à des armes et des munitions vendues en tant que surplus par certaines armées, ainsi qu’à des explosifs à la provenance douteuse augmente sensiblement les dangers encourus par les opérateurs et la population.

 

Il est certain que l’accident de cette après-midi va encore attiser les tensions au pays des cèdres, où la population n’est pas encore remise de l’explosion du 4 août dernier, qui a fait plus de 200 morts et 6 500 blessés, et dont la responsabilité est clairement attribuée au Hezbollah.

 

La déflagration d’Aïn Qana survient alors que la majorité des Libanais exige le désarmement de la milice terroriste, et que les discussions en vue de former un gouvernement sont bloquées par l’exigence du Hezb d’obtenir, et à titre définitif, le portefeuille des Finances.

 

Le président français, en opposition frontale avec celui des Etats-Unis, plébiscite quant à lui l’intégration des représentants des milices dans le nouveau cabinet, jugeant leur participation "incontournable".

 

La presse française soutient la position d’Emmanuel Macron en censurant les informations connues sur l’incident d’Aïn Qara. Les media reprennent dans leur quasi-unanimité la dépêche tronquée de l’agence de presse officielle du gouvernement tricolore AFP :

https://www.msn.com/fr-fr/news/monde/liban-un-b-c3-a2timent-du-hezbollah-touch-c3-a9-par-une-violente-explosion/ar-BB19iZ74

 

Cette dépêche dissimule outrageusement la responsabilité du Hezbollah dans l’explosion de ce mardi. Selon Michaël Béhé, la propagande pro-Hezb, pro-Iran des media français surpasse celle des propres organes d’information de la milice chiite.

 

In Le Point :

 

"Liban : un bâtiment du Hezbollah touché par une violente explosion

 

Une puissante explosion a secoué un bâtiment d'un village du sud du Liban. Selon une source militaire, il s'agit d'un « site du Hezbollah ». Source AFP

 

Une puissante explosion a secoué, mardi, un bâtiment du mouvement chiite armé Hezbollah aux abords d'un village du sud du Liban, provoquant d'épaisses volutes de fumée noire, ont indiqué à l'Agence France-Presse des sources concordantes.

 

Évoquant un « accident », une source proche du parti pro-iranien a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait « d'un site du Hezbollah ». Un habitant du village d'Aïn Qana a évoqué une maison faisant office de « centre du Hezbollah », et a précisé que des membres du mouvement ont bouclé le secteur. Selon les « informations préliminaires » d'une source militaire, il s'agit d'un « site du Hezbollah »".

 

Dans la presse française, un dépôt d’armes et de munitions devient un "bâtiment", un "site", un "centre", ou encore une simple et inoffensive "maison". Que de contorsions complices de la langue française en faveur d’une organisation terroriste qui a assassiné des dizaines de soldats français et plusieurs diplomates..

 

Et la milice terroriste du Hezbollah – dont la branche armée est officiellement reconnue comme telle par la France et l’Union Européenne – devient, par la magie des petites mains de l’AFP et de ses collabos de la presse francilienne, un "parti [politique] pro-iranien", même un "mouvement".

 

Il est vrai qu’un parti politique qui détient des entrepôts d’armes et de munitions cela présente certaines contradictions. Mais surtout, que la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité, rédigée et proposée par la France et adoptée le 11 août 2006, prévoit que seule l’Armée libanaise est autorisée à détenir des armes, et que c’est elle qui doit être déployée le long de la frontière israélienne. Il n’y est nulle part précisé que la milice terroriste chiite œuvrant au profit de la théocratie iranienne à l’encontre de l’indépendance du Liban était autorisée à entretenir des dépôts d’armes dans le Liban-sud.

 

Dans les moutures plus récentes de ce câblogramme (la dépêche évolue), l’AFP donne la parole à "un" villageois qui nie qu’il se soit agi d’un dépôt de munitions du Hezb ; l’AFP évoque même la possibilité que l’explosion soit due au Khe’l Avir, l’Aviation israélienne [un bombardement ? J] : " (…) l'explosion, « aux causes inconnues, a coïncidé avec le survol de l'aviation ennemie, qui depuis ce matin n'a pas quitté le ciel »".

 

Même les journaux du Hezbollah n’avaient pas osé…

 

Selon Michaël Béhé, cette dépêche de l’AFP, et sa diffusion dans toute la presse de l’Hexagone va plus loin dans sa déformation partisane et intéressée des faits que toutes les précédentes. Il s’en rappellera, dit-il, comme celle du jour où les media français ont péri corps et biens. Selon notre camarade, désormais aucune information émanant d’un media français n’est crédible. Toutes sont susceptibles d’être détournées.

 

 

 
Liban : Trump explose le complot infernal de Macron (011709/20) Version imprimable
Analyse
jeudi, 17 septembre 2020

 

Par Michaël Béhé

 

Dernières heures : ce jeudi après-midi, nous apprenons que Paris a accepté l’exigence des deux milices chiites au service de l’Iran – le Hezbollah (le parti de Dieu) et Amal [ara. : espoir, la milice du "mouvement des dépossédés"] – d’obtenir les portefeuilles des Finances et de la Santé dans le futur gouvernement, ainsi qu’un droit de veto général sur toutes les décisions du cabinet. Une discussion cruciale sera organisée dimanche chez le président Michel Aoun. Le Premier ministre pressenti Moustapha Adib a annoncé qu’il envisageait de refuser de former un gouvernement dans ces conditions et a dénoncé une ingérence inacceptable dans les affaires du Liban.

 

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(Mike Pompeo, Secrétaire d’Etat U.S.) Les Etats-Unis ont pris la décision de débarrasser la

Planète des théocrates Iraniens, non de leur offrir le Liban

 

Le "plan" Macron

 

Le Président français, Emmanuel Macron, a grondé les politiciens libanais pour ne pas avoir respecté la date barrière de mardi dernier qu’il leur avait fixée afin de constituer un nouveau gouvernement. C’est un "grondeur" dans l’âme, plaisante-t-on au Sérail, le bâtiment datant de l’époque ottomane qui sert de siège au Premier ministre et au gouvernement. On évoque dans la foulée les remontrances télévisées du Président à l’encontre du journaliste Georges Malbrunot, qu’il jugeait "irresponsable" pour avoir dévoilé ses rencontres avec des dirigeants de la milice chiite du Hezbollah.

 

Le plan de M. Macron consiste à former un gouvernement comprenant tous les partis libanais afin de changer la Constitution nationale. C’est lacunaire, commente-t-on ici avec le sourire, c’est une idée, pas un plan. C’est naïf, ajoute Sami Gemayel, le chef du parti chrétien des Kataëb [les phalanges]. Comment quelqu’un qui prétend connaître le Moyen-Orient peut-il en effet imaginer que l’Iran des ayatollahs pourrait lâcher son os libanais simplement parce qu’un président français le lui a demandé gentiment ?

 

Il existe une immense dichotomie entre la vision du pensionnaire de l’Elysée et les espoirs de quatre-vingt pour cent des Libanais. Particulièrement après la gigantesque explosion qui a soufflé Beyrouth le mois dernier. Pour Paris, il est illusoire d’envisager l’avenir du pays aux cèdres sans la participation du Hezbollah, et notamment à cause de la puissance militaire de la milice. Dans le projet Macron, l’intégration du Hezb constitue une clef de la préservation du Liban.

 

Pour les Libanais, l’organisation de Nasrallah, supplétive de Téhéran, est d’abord le responsable de l’explosion du port, de ses morts, de ses blessés et des destructions qu’elle a occasionnées, et elle n’est pas la solution du problème mais sa cause. En particulier, les armes illégales qu’elle détient et qui lui permettent de constituer un Etat dans l’Etat et de prendre toutes les décisions importantes à la place du pouvoir légitime. Pour les Libanais, toute solution passe d’abord et avant tout par le désarmement du Hezb.

 

La solution passe aussi par le renvoi dans leurs pénates des politiciens actuels, que la population juge irrémédiablement corrompus, responsables de la crise économique abyssale à laquelle elle a à faire face, et du risque permanent d’un conflit entre la milice chiite et Israël pour servir la politique iranienne. Un affrontement qui ne concerne pas les Libanais et qui réduirait notre pays à l’état de ruine.

 

Aussi, une approche sensée de la proposition française permet de voir si elle résout ces trois problèmes majeurs : en pressant le Premier ministre pressenti Moustapha Adib à former au plus vite une coalition avec les partis et les personnalités existantes, y compris le Hezb, on ne répond pas à l’attente de la rue mais on les sauve de la guillotine qu’ils méritent amplement. Lors, espérer que ces dinosaures vont s’auto-envoyer à la maison n’est pas naïf, c’est extrêmement naïf, limite idiot.

 

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Tiens, il pleut..

 

Encore, si la préservation grâce à Macron d’une classe politique en échec – contre la volonté populaire – pouvait assurer l’obtention de prêts à l’international afin de combler nos besoins urgents, estimés à 80 milliards d’euros, cela aurait un sens. Mais la France ne nous propose pas d’argent, pour la raison qu’elle n’en a pas. Et tant que le pays sera dirigé par un gouvernement de l’ombre à la solde de Khameneï [le "Guide suprême" de la théocratie iranienne], les pays arabes [la Ligue Arabe a inscrit le Hezbollah le 11 mars 2016 sur sa liste des organisations terroristes], l’Amérique et le Fonds Monétaire International, les seuls à pouvoir nous éviter la banqueroute, ne nous aideront pas. Ils ne cessent de nous le répéter.

 

Quant aux armes du Hezbollah, elles servent principalement à tenir en joue les autres Libanais – la majorité -, et accessoirement à exercer des provocations contre l’Etat hébreu, qui risquent en permanence de dégénérer en massacre. Notre massacre.

 

Résultat des courses : le "plan" Macron, même s’il réussissait, n’apporterait aucune solution à nos problèmes immédiats. A part faire parler de lui et entretenir l’illusion d’un rôle prépondérant fictif de Paris dans l’ordre mondial et particulièrement dans ses anciennes colonies !     

 

Washington explose l’initiative française

 

La Maison Blanche, qui s’oppose à la nucléarisation de l’Iran ainsi qu’à ses ambitions bellicistes et expansionnistes, a pris des mesures qui torpillent concrètement les manœuvres d’Emmanuel Macron.

 

La semaine dernière, en effet, les Etats-Unis ont élargi leurs sanctions liées au Liban en inscrivant sur sa liste noire deux anciens ministres du gouvernement qu'ils accusent de représenter les intérêts du Hezbollah et partant, de l’Iran.

 

Cette décision constitue un signal clair de la part de Washington indiquant que si des personnalités attachées au Hezbollah devaient intégrer le futur gouvernement libanais, c’est le Liban qui subirait des sanctions à l’instar de celles qui frappent Téhéran, qui pourrait être considéré tel un pays terroriste, et même subir la rupture des relations diplomatiques avec l’Amérique.

 

Or aucun Etat au monde ne peut fonctionner correctement contre la volonté de Washington ; assurément pas un pays comme le nôtre, qui se trouve en phase de dégradation politique et économique avancée. Dans ces conditions, au cas où dimanche un gouvernement serait formé incluant des ministres des organisations terroristes chiites et leur octroyant de surcroît le droit de veto sur ses décisions, cela marquerait sans doute la désintégration finale de notre pays, associée à un risque élevé de reprise de la guerre civile. Il est d’ores et déjà établi qu’aucune formation du Bloc du 14 mars, l’alliance souverainiste œuvrant pour le désarmement du Hezbollah et l’indépendance du Liban, ne participerait à un tel gouvernement.

 

La position des Etats-Unis a été répétée de façon limpide par le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo mardi sur France-Inter, qui, lors d’une interview a notamment déclaré :

 

"Les Etats-Unis assument leur responsabilité et nous empêcherons l’Iran d’acheter des chars chinois et des systèmes de défense aérienne russes, puis de vendre des armes au Hezbollah (et) de torpiller les efforts du président Macron au Liban".

 

"Vous ne pouvez pas permettre à l’Iran d’avoir plus d’argent", a ajouté le secrétaire d’Etat U.S., "de pouvoir et d’armes tout en essayant de déconnecter le Hezbollah des catastrophes qu’il a provoquées au Liban".

 

Macron à contre courant

 

Nous ignorons quels sont les objectifs que poursuit le président français ; la raison pour laquelle il désire renforcer la mainmise de l’Iran sur notre pays, alors que la responsabilité de ses supplétifs libanais du Hezb dans l’explosion du port de Beyrouth est connue de tous.

 

Ce qui est certain pour l’écrasante majorité de mes compatriotes est que le maintien de la milice de Hassan Nasrallah en tant que gouvernement de l’ombre à la force de ses armes mène le Liban à sa perte.

 

Plus encore, l’initiative de Macron se situe non seulement à l’encontre de notre volonté et de nos intérêts, mais également en porte-à-faux avec le sens de l’histoire.

 

A Beyrouth nous avons suivi avec une très grande attention la signature des accords de paix entre Jérusalem, Manama et Abou Dabi. Contrairement à ce qu’a voulu montrer la presse française [la moitié des titres de la presse écrite a simplement décidé de ne pas mentionner la signature de ces traités. Ndlr.], les Libanais et les Arabes ont tous compris que ces conventions de paix pavaient une nouvelle ère de collaboration fructueuse entre eux et l’Etat hébreu, que cette impulsion est irréversible, et qu’elle entraînera à brève échéance toute la région, car cela se situe dans son intérêt indiscutable.

 

Les caractéristiques du monde arabe, on s’en rend compte rapidement, et d’Israël sont en tous points complémentaires. Le rejet de l’émancipation des Juifs dans la région était une erreur politique qui semblait incompatible avec celle des Etats arabes qui venaient eux aussi d’accéder à leur indépendance, de même que la création et l’instrumentalisation du peuple palestinien dans le seul dessein de justifier l’anéantissement d’Israël.

 

Dans la même semaine que celle de la signature des traités de paix sur les rives du Potomac, nous apprenons que des contrats pour un montant de plusieurs milliards de dollars ont déjà été signés entre des groupes arabes et des universités, des sociétés, et même des clubs sportifs de l’Etat hébreu. Signés.

 

Simultanément, alors que des transactions du même type pourraient être engagées avec le Liban et nous extraire rapidement de notre déconfiture, Paris et son apprenti-président nous éloignent de nos frères arabes pour nous jeter dans les bras de leur ennemi mortel. Cela n’a aucun sens, c’est dénué de logique, c’est un amalgame de haine, de bêtise et d’arrogance.

 

Reste que les Libanais ne sont pas dupes. La plupart d’entre nous rêvons de paix avec nos voisins du Sud, la différence étant que nous n’hésitons plus à raconter nos rêves. A l’instar de ce qu’a fait Sejaan Azzi, un ancien ministre du Travail, sur la chaîne de télévision NBN [voir la vidéo avec traduction en anglais : https://youtu.be/w9nsjl5bPUg].

 

 

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Roquettes sur le Néguev et ripostes israéliennes à Gaza (suite) (021609/20) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 16 septembre 2020

 

Métula, mercredi, 06h45 à Métula, 05h45 à Paris

 

Suite à notre précédente breaking, et sur la base des premières informations produites par le porte-parole de Tsahal durant cette nuit (mardi à mercredi), nous sommes en mesure d’affirmer ce qui suit :

 

A 20h15 locales mardi, pendant la signature à la Maison Blanche des accords de paix entre Israël et les Emirats Arabes Unis et entre Israël et le Bahreïn, les organisations terroristes islamiques de Gaza ont tiré plusieurs roquettes en direction des villes d’Ashdod [225 000 hab.] et d’Ashkalon [127 000 hab.].

 

L’un de ces projectiles a atteint un quartier commercial du centre d’Ashdod. A l’impact, la roquette n’a causé que des dégâts matériels. A une trentaine de mètres de là cependant, le souffle de l’explosion à détruit la vitrine d’une blanchisserie. Deux hommes (âgés de 28 et 62 ans) ont été blessés par les éclats de verre dont l’un se trouve dans un état sérieux à l’hôpital Assuta d’Ashdod. Quatre autres personnes sont plus légèrement atteintes, la plupart ayant subi un état de choc.

 

En riposte à cette agression spontanée (non précédée d’une quelconque activité offensive de l’Armée israélienne), à partir de 4h30 locales, des avions de combat, des drones et des hélicoptères d'assaut du Khe’l Avir, l’Armée de l’air israélienne, ont frappé en plusieurs vagues des cibles militaires du Hamas dans la bande de Gaza.

 

Plus d’une douzaine de cibles terroristes ont été visées et oblitérées, parmi lesquelles une usine de fabrication d'armes et d'explosifs, une vaste structure souterraine, ainsi qu’un complexe militaire utilisé par le Hamas pour l'entraînement de ses miliciens et les essais de lancement de roquettes.

 

Selon un communiqué du porte-parole de Tsahal, "13 roquettes ont été tirées (à partir de 4h32 mercredi) depuis la bande de Gaza sur le territoire israélien. Les systèmes de défense aérienne de Tsahal [Dôme de Fer] ont intercepté huit de ces roquettes".

 

Nous sommes sans nouvelles d’éventuels blessés et dégâts matériels occasionnés par les tirs de ces roquettes. Interpelé par nos soins, le porte-parole nous a indiqué "être en train de vérifier les conséquences de ces tirs".

 

 
Alertes sur le Néguev et opérations israéliennes à Gaza. Tsahal impose le silence (011609/20) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 16 septembre 2020

 

Métula, mercredi, 05h45 à Métula, 04h45 à Paris

 

Depuis 4h32 locales, les sirènes d’alerte ont retenti plusieurs fois dans des dizaines d’agglomérations israéliennes du pourtour de Gaza.

 

Des opérations de l’Armée israélienne sont en cours, mais le porte-parole de Tsahal ne fournit aucune information relativement aux tirs de roquettes des organisations terroristes palestiniennes et à ses propres activités.

 

Le but est de ne pas donner d’informations à l’ennemi pendant les combats, tout en indiquant à la population de se mettre à l’abri.

 

Ilan Tsadik à Sdérot a vu l’interception de deux roquettes, il entend de nombreuses détonations et perçoit des éclairs de lumière sur l’enclave côtière, mais il ne dispose d’aucune précision.

 

Des sources situées à Gaza et d’autres sources arabes font état de violents bombardements dans la bande, mais nous ne sommes pas en mesure de vérifier ces informations. Non plus que les images et vidéos que ces sources diffusent sur le Net.

 

 

 
Pendant la cérémonie de paix aux USA, les terroristes bombardent Ashdod et Ashkalon (011509/20) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 15 septembre 2020

 

Métula, mardi, 20h35 à Métula, 19h35 à Paris

 

Pendant que les représentants d’Israël, des Emirats Arabes Unis et de Bahreïn signent la paix à Washington, sous les auspices du Président Donald Trump, les terroristes de Gaza ont ouvert le feu sur les villes d’Ashdod et d’Ashkalon et sur plusieurs autres agglomérations du Néguev.

 

A 20h 15 locales, les organisations terroristes islamiques de la bande côtière ont lancé plusieurs salves de roquettes en direction d’Israël, y compris sur les cités importantes d’Ashdod et d’Ashkalon.

 

La plupart des projectiles des terroristes ont été interceptés par le Dôme de Fer selon les informations communiquées par nos camarades sur le pourtour de Gaza. Il semble que deux personnes aient été blessées assez sérieusement à Ashdod par une roquette qui a explosé en plein milieu d’un quartier d’habitation. D’autres personnes sont légèrement atteintes, principalement en état de choc.

 

La question qui se pose en ce moment précis consiste à savoir s’il s’agit d’un acte symbolique limité de la part des terroristes pour montrer leur opposition à la paix, ou si nous assistons à une agression d’une plus grande ampleur, qui engendrera un nouveau cycle d’affrontements.

 

Ce qui est certain est que Tsahal va riposter à cette agression spontanée – non précédée par aucun acte offensif de l’Armée israélienne -, dont le caractère terroriste – des individus armés attaquant systémiquement des civils – ne fait pas de doute.

 

https://twitter.com/i/status/1305919993524219906

 

 

 
Frappes israéliennes en Syrie (011409/20) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 14 septembre 2020

 

Métula, lundi, 19h15 à Métula, 18h15 à Paris

 

Michaël Béhé, Stéphane Juffa et Jules Mazouz ont participé à  cette dépêche

 

Ce lundi, d’après des sources concordantes et vérifiées par nos soins, des appareils du Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, ont attaqué une position de l’Armée iranienne dans les environs de Boukamal [carte] à proximité de la frontière irakienne.

 

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Vue globale

Service cartographique © Metula News Agency

 

Le raid, probablement effectuée par des chasseurs-bombardiers furtifs F-35, a coûté la vie à neuf miliciens chiites irakiens au service de la "République" Islamique d’Iran ainsi qu’à trois militaires gouvernementaux syriens dont un officier.  

 

Il y a quelques minutes, Michaël Béhé est parvenu a réaliser une brève interview téléphonique d’un aide-soignant à l’hôpital de Boukamal. Ce dernier a ajouté que sept autres miliciens et militaires avaient été blessés lors de l’intervention, dont deux grièvement.

 

Ces personnels gardaient un important dépôt d’armes et de munitions formé de plusieurs bâtiments qui ont été intégralement détruits.

 

De nombreuses ambulances ont été vues sur le lieu des frappes.

 

D’autre part, vendredi matin, à 1h34 précisément, deux autres F-35 (probablement) ont pris pour cibles les deux édifices d’une fabrique d’assemblage de missiles iraniens dans la zone industrielle d’al Safir, à une vingtaine de kilomètres au sud-est d’Alep [carte]

 

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La zone de l’attaque à al Safir

L’étoile symbolise l’emplacement de l’usine

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Comme on le distingue sur cette image satellitaire AVANT-APRES de l’agence israélienne ISI, spécialisée dans ce genre d’images, le bâtiment du haut (mais le plus au Nord en réalité, l’image ayant été inversée pour les besoins graphiques) qui contenait les explosifs ainsi que le carburant pour missiles a été totalement oblitéré. La seconde explosion, celle des stocks contenus dans ledit bâtiment, l’a totalement rasé.

 

L’autre bâtiment, qui accueillait les appareillages techniques et les structures des missiles a été sévèrement endommagé. Le matériel qu’il contenait a été détruit et n’est plus utilisable.

 

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La Carte AVANT/APRES d’ISI

 

SANA, l’agence d’information du gouvernement syrien et l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, avaient annoncé le raid de vendredi. Ils avaient déclaré que certains des missiles air-sol israéliens Dalila avaient été abattus en vol, ce que l’étude détaillée des ruines exclut catégoriquement.

 

Aucun des moyens antiaériens présents sur le sol syrien n’est technologiquement capable d’intercepter des missiles de ce type ains que les appareils furtifs qui les lancent.

 

Selon des sources kurdes (non vérifiées) de la région, quatre militaires iraniens ou des supplétifs irakiens ou libanais ont péri lors de ce raid et neuf autres ont été blessés.

 

Cette zone industrielle, relativement éloignée de la frontière israélienne (347km de Métula, le point le plus proche), a déjà été plusieurs fois attaqué chirurgicalement par le Khe’l Avir. Il est plus que probable que les équipements avaient été transportés dans la région par des avions-cargos qui se sont posés sur l’aéroport d’Alep [carte].

 

Les gouvernementaux syriens et leurs alliés iraniens ont bâti des usines d’armement dans cette zone industrielle ainsi qu’au nord de l’aéroport, à proximité immédiate de bâtiments industriels civils et d’autres constructions à usage militaire, actuellement inoccupés ou abritant des équipements sans intérêt stratégique.

 

Les missiles de cette fabrique étaient destinés au contingent iranien en Syrie et au Hezbollah au Liban.

 

 

 
Israël reconfine ! (011309/20) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 13 septembre 2020

 

Métula, dimanche, 23h20 à Métula, 22h20 à Paris

 

Après 7 heures de discussions interminables et la démission du ministre orthodoxe de la Construction et du Logement, Yaakov Litzman, le cabinet a finalement adopté la proposition du ministère de la Santé et du préposé au traitement de la pandémie, le Professeur Ronni Gamzou. Celle-ci consiste à imposer un confinement quasi-général en Israël à partir de vendredi prochain à 14h. et pour une durée d’au moins trois semaines.

 

Les détails des dispositions seront diffusés plus tard dans la soirée, mais le Premier ministre a déclaré il y a quelques minutes en conférence de presse que les habitants ne pourront pas s’éloigner de leur domicile de plus de 500 mètres, et que les réunions de personnes ne pourront pas dépasser 20 individus en extérieur et 10 sous un toit.

 

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Une période très compliquée

 

Les commerces seront fermés, à l’exception de ceux assurant des activités indispensables à l’instar des pharmacies et des magasins d’alimentation. Les restaurants pourront effectuer des livraisons à domicile mais pas accueillir de clients.

 

Les hôtels seront également clos, et les transports entre agglomérations ne seront autorisés que pour les personnes pouvant faire état d’une raison valable de se déplacer en conformité avec les règles édictées.

 

Des dispositions spéciales relatives aux prières seront énoncées ultérieurement ; elles concernent les Juifs pratiquants, car le confinement couvre la période des grandes fêtes israélites, débutant vendredi soir à l’occasion du Nouvel an – Rosh hashana [héb. : la tête de l’an] – et se terminant en principe à Simkhat Torah [héb. : la fête de la Torah].

 

Yaakov Litzman, le chef du parti Agudat Yisraël et bras droit politique du Rabbin de Gour [l’une des plus grandes cours hassidiques], a justifié sa démission par le refus gouvernemental de permettre aux Juifs pratiquants de fréquenter les synagogues à leur guise durant les fêtes. Litzman, lors d’une interview télévisée, a laissé entendre que la décision de re-confinement avait été intentionnellement prise afin de brimer les Juifs religieux.

 

Cependant, parmi les 153 769 cas de Corona avérés et les 1 108 décès, les Juifs pratiquants et les Arabes israéliens représentent, à égalité, plus de la moitié des cas, soit près du double de leur proportion dans la société israélienne.

 

D’autre part, M. Litzman ainsi que son épouse ont déjà contracté une forme active du COVID 19, avec des symptômes modérés. Cela s’est passé alors qu’il était ministre de la Santé et qu’il avait participé discrètement à plusieurs services religieux interdits par ses propres décrets dans une synagogue.

 

Le Professeur Ronni Gamzou ainsi que le nouveau ministre de la Santé, Yuli Edelstein, se trouvent en quarantaine à leurs domiciles respectifs. Ils ont participé à la conférence de presse de ce soir par vidéoconférence.  

 

Aucune décision n’a été prise relativement au maintien de l’activité des aéroports internationaux ; une commission ad hoc a été nommée à cet effet, qui comprend le ministre des Affaires Etrangères, le ministre de la Santé et la ministre des Transports.

 

Leur décision devrait être connue demain (lundi), l’on s’attend à ce que les aéroports restent ouverts, et que les vols aller-retour vers l’étranger déjà programmés puissent se dérouler comme prévu. Les quelques vols agencés sont tous pleins pendant la période des fêtes, et les passagers détenant un titre de transport devraient pouvoir les emprunter.

 

Binyamin Netanyahu a prononcé de nombreuses inexactitudes lors de sa conférence de presse. Il a par exemple déclaré que le taux de mortalité en Israël – 120 morts pour un million d’habitants - était plus faible que celui de la moyenne des autres pays [https://www.worldometers.info/coronavirus/].

 

Ceci est faux selon les bilans de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), d’après laquelle notre taux de mortalité est légèrement plus élevé que ladite moyenne.

 

Netanyahu a également annoncé que la nouvelle vague de Coronavirus était globale et que d’autres Etats – dont la France, l’Italie, l’Espagne et l’Australie notamment – avaient déjà pris des mesures en vue du re-confinement. Cet argument est totalement incorrect : Israël est le premier et le seul pays jusqu’à présent à avoir décrété le re-confinement.

 

Cette mesure est toutefois rendue nécessaire par la hausse régulière du nombre de personnes contaminées par le virus, qui a dépassé les 4 000 quotidiennement ces derniers jours.

 

La capacité des hôpitaux à traiter les malades (1 000 actuellement en soins intensifs) est limitée. Non par le manque de respirateurs – le Mossad, le service du Renseignement en a achetés plus de 5 000 lors de la première vague de l’épidémie - ou de lits, mais par manque de personnel.

 

Il semble que les hôpitaux publics, bien qu’ils ont bénéficié d’une importante aide financière gouvernementale, n’ont pas pris les dispositions adéquates afin d’ouvrir de nouvelles unités de médecine interne dédiées au traitement du COVID 19.

 

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu va s’envoler incessamment à destination de Washington où il doit participer mardi à la cérémonie de signature de deux accords de paix sous l’égide du président Donald Trump, avec les Emirats Arabes Unis et Bahreïn.

 

Le contenu de ces accords n'a pas été présenté aux membres du gouvernement ni au comité des Relations Extérieures et Sécuritaires de la Knesset. Personne, à part M. Netanyahu et les négociateurs, n’est au courant des conditions de ces accords. Plusieurs législateurs de la droite et de la gauche parlementaires ont exprimé leur opposition à ce mode opératoire.

 

L'ancien ministre de la Défense Moshé Yaalon a demandé que les détails de l'accord soient discutés par les commissions de la Knesset avant leur signature, mais les experts juridiques affirment qu'il n'y a aucune obligation de le faire et que les traités pourront être ratifiés rétroactivement.

 

Une foule de plusieurs centaines de manifestants a bloqué l’un des accès de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv afin de protester contre le départ de M. Netanyahu, jugeant qu’au vu de la situation intérieure alarmante, sa place était en Israël.

 

Durant la séance du conseil d’aujourd’hui, des ministres se sont également disputés relativement au droit de ceux qui réclament la démission du Premier ministre de manifester devant ses résidences à Jérusalem (officielle) et à Césarée (privée). Le Conseiller du gouvernement et Procureur général d’Israël, M. Avikhaï Mandelblit a tranché, déterminant qu’il était anticonstitutionnel d’interdire de manifester en dépit du confinement. Des aménagements concernant des mesures de distanciation et de limitation du nombre de participants pourront éventuellement être édictées par le ministère de la Santé ou par la police.

 

Les débats lors du conseil des ministres ont été vifs et les participants étaient divisé quant aux mesures à prendre pour lutter contre l’expansion de la pandémie. Finalement, les ministres ont voté à l’unanimité en faveur des dispositions générales.

 

Nombre d’observateurs ont remarqué que la décision était tombée à la dernière minute dans la précipitation absolue, alors que rien n’avait empêché le gouvernement de trancher voici plusieurs jours ou plusieurs semaines. Une majorité de journalistes israéliens pense que des considérations politiques et d’intérêt particulier du Premier ministre sont intervenues dans les décisions prises par le cabinet.

 

Pour notre part, nous ne comprenons pas pourquoi, face à une augmentation exponentielle des nouveaux cas ainsi que des décès, l’imposition du re-confinement n’est pas intervenue immédiatement et qu’elle a été repoussée à vendredi.

 

Israël effectue depuis plusieurs semaines 40 000 tests journaliers du Coronavirus, ce qui la situe, proportionnellement, parmi les trois ou quatre pays qui pratiquent le plus de dépistages à l’échelon planétaire. Le nombre élevé des cas recensés dans l’Etat hébreu provient notamment de cette politique de dépistage préventif qui n’est pas en vigueur dans la plupart des autres pays.

  

 

 
L’initiative Macron au Liban sanctuarise la mainmise du Hezbollah et de l’Iran (010509/20) Version imprimable
Analyse
samedi, 05 septembre 2020

 

Par Michaël Béhé

 

J’en suis resté à l’incident de mercredi à Beyrouth, lorsque le Président Macron, de sa voix de fausset qui se prend pour celle du Général De Gaulle, a admonesté devant les caméras le confrère Georges Malbrunot, à cause d’un article qu’il a publié dans Le Figaro - "Liban: le pas de deux d’Emmanuel Macron avec le Hezbollah".

 

Vidéo de l’objurgation : https://twitter.com/i/status/1301122564509630465

 

Certains des rédacteurs de la Ména ont fréquenté de près Malbrunot et ils n’en ont retenu aucune sympathie particulière, ils s’en étaient d’ailleurs ouverts dans ces colonnes. Mais cela s’adressait à la personnalité de ce collègue ; sur le plan professionnel, c’est un authentique journaliste qui, de plus, est l’un des rares professionnels français à bien connaître le Moyen-Orient.

 

En août 2004, il avait été enlevé en Irak par un groupuscule islamique en compagnie de Christian Chesnot, et avait passé cent vingt-quatre jours en détention comme otage entre ses mains. Il avait ensuite été libéré après le versement par le gouvernement français d’une rançon de quinze millions d’euros, ce que l’establishment tricolore nie jusqu’à ce jour. Dans tous les cas, cela avait permis à Malbrunot d’approfondir sa connaissance de notre réalité.

 

L’article qui a fâché Macron n’a rien d’un brûlot, c’est une analyse sereine de la démarche du président français au Liban. Un papier factuel et informatif que la Ména n’aurait eu aucune réticence à publier.

 

Dans ces conditions, qu’est-ce qui a pu valoir à Malbrunot les adjectifs "irresponsable, grave, non-professionnel et mesquin" de la bouche de Macron, et surtout en public ?

 

- Deux éléments qui figurent dans l’article : le fait que le Président a rencontré à deux reprises des hauts responsables du Hezbollah, une organisation classée terroriste par la plupart des pays civilisés et par l’Union Européenne, et qu’il lui a reconnu un rôle incontournable et pérenne dans l’équation libanaise.

 

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Ce que veulent les Libanais (Nasrallah)

 

C’était en fait un secret de polichinelle à Beyrouth dont tout le monde était au courant. Mais le filtre de la bienpensance avait encore fonctionné entre notre capitale et Paris, puisqu’aucun autre media de l’Hexagone n’avait mentionné ces entretiens, se contentant de couvrir la visite du pensionnaire de l’Elysée de façon absconse, montrant des photos de lui en train de planter des arbres et d’embrasser des petites libanaises. Rien qui ne pouvait éclairer le Français lambda quant à la portée politique de sa venue parmi nous.

 

C’est cet "oubli" unanime d’informer les Français qui est scandaleux, et certainement pas ce qu’a fait Malbrunot. Un oubli qui s’ajoute à des dizaines d’autres et dont on se demande comment ils sont imposés à une profession entière dans un pays supposé disposer d’une presse libre. Ce qui est sûr est que les media français sont devenus largement corrompus et médiocres, et qu’ils ne remplissent plus leur rôle de transmission de l’information. Ils participent au contraire au modelage des esprits, pour faire accepter au public des pseudo-certitudes qui n’ont rien à voir avec la réalité.

 

L’autre question que l’on doit se poser est pourquoi la divulgation de ses contacts avec le Hezbollah a-t-elle à ce point irrité Emmanuel Macron, au point de se donner en spectacle devant des dizaines de caméras de télévision ?

 

C’est assurément parce qu’il ne s’est pas contenté de rencontrer des hauts responsables du parti d’Allah, c’est aussi pour ce qu’il leur apporte. Le 6 août dernier, soit deux jours après l’explosion de l’entrepôt no. 12 du port de Beyrouth appartenant au Hezbollah, qui a coûté la vie à 193 Libanais et qui en a blessé 6 500, Macron s’était entretenu en aparté avec Mohammed Raad, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah. Pour la milice supplétive de l’Iran, c’était inespéré, c’était aussi la première fois que le chef de l’exécutif d’un Etat occidental lui faisait cet honneur. Dans l’entourage de Raad et de Nasrallah, le Sayyed, le Secrétaire général du Hezb, on parle depuis ouvertement d’une "reconnaissance internationale". Une sorte de récompense incompréhensible pour le commun des mortels pour avoir entreposé pendant six ans 2 750 tonnes d’explosif militaire au cœur d’une métropole de deux millions d’habitants.

 

Suite à l’explosion, Paris s’était irritée contre Washington qui entend naturellement durcir les sanctions à l’encontre du Hezb, envoyant le message en clair au Président Trump : "Votre politique de pressions va échouer, vous allez étouffer le Liban, et la seule force qui ne s’effondrerait pas, c’est le Hezbollah".

 

Sur les rives du Potomac, on prend Emmanuel Macron pour un original. D’autant plus qu’il a jugé nécessaire d’enfoncer le clou en envoyant un message supplémentaire de l’autre côté de l’Atlantique : "Le Hezbollah est une force politique présente au Parlement et aussi une force efficace car le reste des partis n'a pas réussi à diriger le pays et le principe de ne pas négocier avec le Hezbollah ne réussira tout simplement pas".

 

Dans son article, Malbrunot cite également une autre de ses sources qui a rapporté un point essentiel du dialogue avec le Hezb. Macron aurait dit à Raad : "On ne vous ennuie pas sur la question de vos armes et sur deux ou trois points qui vous importent ; mais en contrepartie, vous mettez de l’oxygène dans le système. Acceptez de jouer le jeu, car on ne peut plus continuer comme cela, et vos partisans couleront avec le système".

 

Une grande partie du paradoxe Macron est enceint dans cette formule : on donne du concret – le droit de former une armée parallèle au Liban, donc un Etat dans l’Etat, de poursuivre ses provocations contre Israël –, et on réclame de l’abstrait : "mettre de l’oxygène dans le système, jouer le jeu, ne plus continuer comme cela", assorti d’une menace qu’on ne saurait moins tangible de "couler avec le système".

 

Outre le fait que tout ce que Macron vient d’offrir au Hezbollah se situe en porte-à-faux absolu avec les dispositions de la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité, rédigée par… la France, les concessions réclamées au Hezb et son maître iranien sont du genre qu’ils n’ont aucune peine à faire. On se demande d’ailleurs si lors de leur seconde rencontre à la résidence des Pins (la demeure officielle de l’ambassadeur de France) en début de semaine, Raad, en signe de bonne volonté, n’est pas venu avec deux bouteilles d’oxygène…

 

Mais, parlant de la résidence des Pins, il y a des Français que ce soutien inconditionnel à la milice terroriste chiite ne fait sûrement pas rire. Je pense particulièrement à la famille de l’Ambassadeur Louis Delamare, assassiné par le Hezb au pied de cette propriété le 4 septembre 81 ; ni celles des 58 paras français du Drakkar, massacrés par les précurseurs de Raad un peu plus d’un an plus tard, dans le quartier de Ramlet El Baida. Décidément, la politique française a toujours la mémoire courte.

 

Selon Malbrunot, Macron aurait fait la morale à Raad, lui enjoignant : "Quittez la Syrie et le Yémen, et faites le boulot ici pour construire un Etat, parce que ce nouvel Etat va aussi bénéficier à vos familles !". Aux dernières nouvelles, le Guide suprême iranien, Ali Khameneï, convaincu et ému aux larmes, était à la recherche de camions d’occasion pour ramener les miliciens de Nasrallah au Liban…

 

En principe, le message du chef de l’exécutif tricolore consiste à enjoindre aux responsables politiques libanais de modifier notre système électoral basé sur l’appartenance religieuse – chaque communauté n’élit que les députés issus de sa propre congrégation – en un système réellement universel où tous les Libanais peuvent voter pour tous les candidats libanais.

 

Cette suggestion, pas forcément mauvaise, était précédée de l’exigence de nommer rapidement un Premier ministre en remplacement d’Hassan Diab. C’est fait, le nouveau s’appelle Moustapha Adib, mais c’est bonnet blanc et blanc bonnet, même leurs patronymes sont des anagrammes ; tous deux ne sont soutenus que par le Hezbollah et le parti du Président Aoun, et rejetés par tous les partis de l’opposition – la coalition du 14 mars – ainsi que par l’écrasante majorité de la population libanaise.

 

Le Liban réclame l’expulsion de la classe politique corrompue actuelle et surtout du Hezbollah, qu’il considère être le responsable principal de sa déchéance. Or Macron, tout en prétendant le contraire, tente de préserver l’une et l’autre.

 

Si encore cette proposition de pacotille s’était accompagnée d’un chèque à la mesure de notre dette – entre 60 et 80 milliards d’euros nécessaires à remettre le pays sur ses pieds selon les experts confirmés – mais il n’y avait pas même un demi-milliard d’euros dans la valise du président français, dont les coffres sont aussi vides que les nôtres.

 

A la place, il a envoyé des Alpha-jets survoler le port de Beyrouth, ce dont les Libanais n’avaient vraiment pas besoin, eux qui voient tous les jours les F-16 Israéliens passer sur leurs têtes en route vers leurs cibles en Syrie, et qui se retiennent pour ne pas les applaudir.

 

Le plan de Macron n’a aucune chance de réussir, car la clé unique de notre salut passe par le désarmement de la milice chiite, dont le Président renforce au contraire la mainmise. Il entend convoquer une conférence de donateurs à Paris, mais elle n’aboutira à rien. Car tant le FMI (le Fonds Monétaire International) que les Etats pétroliers arabes sunnites, l’Allemagne et les Etats-Unis n’enverront pas un centime au Liban tant qu’il restera dirigé par un gouvernement de l’ombre à la solde de la "République" Islamique d’Iran. Or ils sont les seuls à pouvoir réunir l’argent qui nous fait défaut, et ils n’ont jamais fait mystère de cette condition.

 

Au moment où le monde arabe se prépare à une confrontation avec l’Iran en se rapprochant d’Israël pour y parvenir, l’initiative française n’est pas uniquement vouée à l’échec, elle est aussi à rebours de l’histoire.

 

Une anecdote dans ce sens, rapportée par le grand quotidien israélien Yediot Aharonoth [héb. : les dernières nouvelles], vient confirmer la constitution de cette nouvelle coalition. Cela se passe juste après que Riyad et Manama (Bahreïn) ont autorisé les avions d’ELAL à utiliser à leur guise leur espace aérien. A Amman, un frère du roi, le Prince jordanien Ali el Hussein, avait qualifié dans un tweet le président des Emirats Arabes Unis de "traître" pour avoir conclu l’accord de normalisation avec l’Etat hébreu. Un caricaturiste avait accompagné ce tweet d’un dessin sur lequel il crache au visage du cheikh Zayed al Nahyane. Cela n'a pas du tout plus à Abou Dabi. Le cheikh a personnellement appelé le Roi Abdallah afin de l’avertir qu’il allait immédiatement expulser les 250 000 Jordaniens qui travaillent dans les EAU et qui assurent une bonne partie des revenus du royaume hachémite. Résultat de l’intervention du cheikh Zayed, le tweet a été effacé et le dessinateur jeté en prison.

 

Dans ces conditions, les chances de voir les Saoudiens ou les Emirats du Golfe arabo-persique soutenir un pays dominé par les proxys des Iraniens sont inexistantes.

 

La rue et les intellectuels ne sont pas dupes. Des manifestations violentes se sont déroulées au centre de la capitale alors que le président français n’avait pas encore quitté le pays, où les participants demandaient à Macron de s’occuper de ses affaires. Je conseille à ce propos un excellent article paru dans l’Orient-le-Jour sous la signature de Pierre Issa, le Secrétaire général du parti laïc du Bloc National [https://www.lorientlejour.com/article/1231527/pour-des-sanctions-internationales-contre-les-dirigeants-libanais.html].

 

Issa y écrit entre autres choses : "Certes, la formation d’un gouvernement et l’adoption de certaines réformes constitueraient un succès pour la diplomatie française (…). Mais cela ne fera que retarder la chimiothérapie politique dont le Liban a besoin pour se débarrasser de ses dirigeants politiques et des problèmes endémiques de corruption et de soumission aux acteurs régionaux".

 

C’est la position de la majorité de mes compatriotes, le cœur de notre révolte. Ce n’est pas de bouteilles d’oxygène dont le Liban a besoin, c’est d’air. Et la meilleure manière d’ouvrir la fenêtre consiste à nous extirper de l’occupation iranienne en faisant la paix avec Israël. Le sujet n’est plus tabou, l’évoquer ne constitue plus un crime de haute trahison ; nous voulons aller travailler à Tel-Aviv, y envoyer nos étudiants se frotter à la high-tech de la nation start-up, nous voulons commercer avec eux et accueillir leurs millions de touristes. Nous voulons coopérer avec les Israéliens dans la recherche de gaz et de pétrole dans notre partie de la Méditerranée, et nous n’avons pas d’autres raisons que la politique belliciste de l’Iran pour ne pas le faire.

 

Paix est le maître mot qui manque dans le discours de Macron. Et sans la paix, il n’existe pas d’avenir pour le Liban. Paix, souveraineté et désarmement du Hezbollah. Trois principes fondamentaux dont le plan irréalisable du pensionnaire de l’Elysée est exempt. Car d’autre part, si nous pouvions reprendre notre destin en main, ce que désirent ardemment 80% des Libanais, les prêts du FMI, des Arabes et des pays occidentaux afflueraient aussitôt. C’est l’Iran qu’ils n’entendent pas aider, non le Liban.

 

Quant à Macron, sa démarche est inspirée par la politique traditionnelle du "contre-courant", transformée en doctrine par le Quai d’Orsay depuis des décennies. Sauf qu’elle n’a jamais fonctionné et qu’elle a toujours conduit la France à l’échec. La reconnaissance du Hezbollah par Paris ne va pas déroger à cette règle, tout ce que l’Hexagone peut envisager après cela sur le plan économique, c’est un rapprochement supplémentaire avec Téhéran et Damas. Des pays exsangues, qui ne peuvent représenter que des marchés marginaux pour l’économie française.

 

Pire que cela. Les Etats arabes, qui sont les principaux prêteurs de Bercy n’ont pas apprécié du tout que la France pactise avec leur ennemi et le renforcent. On peut prévoir d’importantes réductions des investissements des émirats et de l’Arabie saoudite en France, et ce n’est guère ce dont elle a actuellement besoin. Les fautes se paient cash en cette période de vaches maigres générale. On peut même prévoir un basculement des achats de la France vers Israël dans ces pays. Une semaine après la visite de la délégation israélienne à Abou-Dabi, des Emiratis se sont déjà intéressés à des investissement pour des milliards de dollars en Israël, et les contrats ne vont pas tarder à se concrétiser.

 

 

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Raid aérien visant des militaires iraniens sur l’aéroport T4 dans le désert syrien (010309/20) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 02 septembre 2020

 

Métula, nuit de mercredi à jeudi, 0h54 à Métula, 23h54 à Paris

 

Stéphane Juffa et Jules Mazouz ont participé à l’élaboration de cette dépêche.

 

A 22h23 locales, des appareils – probablement des F-35 israéliens – ont attaqué la base aérienne de T4 dans le désert syrien, à proximité de la ville-oasis de Khirbat Tiyas.

 

T4 se situe à 85km à l’est de Homs, 140km ou nord-est de Damas et 232km de Métula, la partie du territoire israélien la plus proche de l’objectif [carte].

 

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La situation géographique de l’aéroport T4

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

T4 est une base de l’Armée gouvernementale syrienne pratiquement cédée aux Pasdaran, les Gardiens de la "Révolution" khomeyniste. Les armées de l’air russe et gouvernementale syrienne l’utilisent très occasionnellement.

 

Cette base aérienne, qui dispose de deux pistes de plus de 3km, est capable d’accueillir tous les genres d’avions, y compris les gros cargos.

 

Son point faible consiste en cela qu’elle est très isolée dans le désert et qu’il est ainsi relativement facile d’observer tous les mouvements aériens et terrestres qui la concernent.

 

Elle a été prise pour cible à de très nombreuses reprises par le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne.

 

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Vue détaillée de la base T4

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

L’agence d’information de Bashar al Assad, SANA, a confirmé le raid, affirmant avoir intercepté la plupart des missiles hébreux.

 

Nous sommes en mesure de contester cette information. Aucun appareil israélien n’a été touché, non plus que les missiles (probablement) des Dalila de dernière génération qu’ils ont lancés.

 

Aucune force active dans la région, et cela vaut également pour les Russes, n’est en mesure d’intercepter ces missiles ni de localiser les F-35 avec les moyens dont ils disposent.

 

Notre hypothèse est que les Iraniens tentent de déployer en Syrie et de faire parvenir au Hezbollah au Liban un nouveau système de missiles antiaériens qu’ils ont développé récemment. Le Khe’l Avir s’emploie à ne pas les laisser faire.

 

Les F-35 sont sans doute intervenus à partir du Liban. Peu avant l’heure du raid nous avons entendu une activité aérienne au-dessus de Métula.

 

 

 
Vastes raids aériens israéliens dans le sud du Golan syrien (010109/20) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 31 août 2020

 

Métula, mardi, 01h40 à Métula, 0h40 à Paris

 

Peu avant 23h locales, le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a mené plusieurs raids au sud de Damas, dans une très large zone indiquée en jaune orangé sur la [carte].

 

Des positions aux abords des agglomérations mentionnées dans la bulle ont été attaquées au missile air-sol et anéanties.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

La zone principale des raids de cette nuit

 

De plus, la colline de Tal al-Saghir, qui accueille des installation radars ainsi que des batteries sol-air a été prise pour cible et les installations détruites. Cette colline qui n’est pas indiquée sur la carte se situe juste au sud-ouest de Mhajjah [carte]. Elle était défendue par des éléments de la 12ème brigade gouvernementale qui ont été mis hors de combat.

 

Les bataillons Qarafa et Namer Al-Tal ont également payé un lourd tribut lors des opérations de lundi soir.

 

Des positions du Hezbollah libanais et de l’Armée iranienne, ainsi que des supplétifs chiites de diverses nationalités, dont des Afghans, ont aussi essuyé les tirs de missiles du Khe’l Avir.

 

Bashar al Assad et ses alliés iraniens et libanais tentent d’instaurer une zone très militarisée dans cette région, délaissant graduellement celle qui s’étend entre Damas et le mont Hermon, jugée trop vulnérable par les états-majors ennemis.

 

La forte présence de militaires et de miliciens dans cette région est aussi censée contrôler les organisations sunnites autour de Deraa, qui se trouvent toujours en position de révolte rampante contre le pouvoir de Damas.

 

L’extrémité nord de la bulle sur la carte s’arrête à environ 40km au sud de la capitale syrienne, mais des témoins joints par téléphone par Michaël Béhé ont fait état de fortes explosions bien plus proches que cela, et notamment dans l’est de Damas et au sud-est de celle-ci (pas sur la carte). Les témoins ont déclaré à notre camarade que les sirènes avaient retenti dans les quartiers du sud de la capitale.

 

L’ennemi affirme, par l’intermédiaire de l’agence SANA, comme à son habitude, avoir tiré des missiles sol-air sur les missiles hébreux et "avoir détruit en vol la plupart d’entre eux". Il s’agit comme à l’ordinaire de contrevérités pitoyables. Non seulement tous les missiles israéliens ont atteint et oblitéré leurs objectifs, mais encore Assad et ses alliés ne disposent en aucune façon d’armes susceptibles d’atteindre les avions et les missiles du Khe’l Avir.

 

L’opération de ce lundi soir a été particulièrement meurtrière pour l’ennemi. Lequel admet la perte de 5 soldats, sans mentionner ses blessés.

 

En réalité, ce ne sont pas moins de 55 militaires et miliciens ennemis qui ont perdu la vie et plus de 120 qui sont blessés à des degrés divers.

 

Cela faisait plus de trois semaines que Tsahal n’était pas intervenu en Syrie (à notre connaissance).

 

 

 
Plusieurs explosions terroristes dans les Emirats Arabes Unis (033108/20) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 31 août 2020

 

Métula, lundi, 18h08 à Métula, 17h08 à Paris et 19h08 à Abou Dabi

 

La paix ne plaît pas à tout le monde.

 

Les deux capitales, économique et politique, du pays, Dubaï et Abou Dabi, ont été secouées par des explosions en ce jour historique durant lequel les EAU accueillent une délégation israélienne arrivée sur les bords du golfe arabo-persique sur un vol direct d’ElAl en provenance de Tel-Aviv.

 

A Dubaï, c’est un restaurant qui a sauté suite à l’explosion d’une bouteille de gaz.

 

La détonation a provoqué un incendie, coûtant la vie à une personne et en blessant plusieurs autres.

 

A Abou Dabi, ce sont principalement les restaurants des chaînes KFC et Hardees dans la rue Rashid Bin Saeed qui ont été gravement endommagés par des explosions. D’autres commerces semblent également avoir été visés.

 

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Ce qu’il reste du KFC d’Abou Dabi

 

A Abou Dabi les forces de sécurité ont indiqué que l’explosion avait causé le décès de deux personnes ainsi que des blessures mineures et modérées à d’autres, et que les habitants des environs avaient été évacués.

 

Ce qui est inquiétant réside en cela que la rue Rashid Bin Saeed est l’artère principale qui mène à l’aéroport international, et que les attentats se sont déroulés à peu d’intervalle du passage des délégations américaine et israélienne en route vers le centre-ville.

 

Regarder une vidéo montrant les très importants dégâts subis par le Kentucky Fried Chicken d’Abou Dabi :

https://youtu.be/Ot0mRBTgf38

 

Le fait que plusieurs explosions, toutes attribuées à des fuites ou à des ballons de gaz, se soient produites le même jour et quasi-simultanément établissent avec un haut degré de certitude qu’elles procèdent d’actes criminels. Les explosions de gaz sont extrêmement rares dans les EAU, selon un confrère local spécialisé dans les questions de sécurité auquel nous avons téléphoné.

 

Nous pensons soit à l’intervention de terroristes palestiniens – la communauté palestinienne est importante dans les Emirats – soit à celle de la "République" Islamique d’Iran, probablement par l’intermédiaire d’hommes de main.

 

Les autorités émiraties non plus que Jérusalem et Washington n’ont pas réagi officiellement pour le moment. Sans doute pour ne pas gâcher la fête de cette première rencontre, ce qui constitue très certainement l’objectif des terroristes [individus armés s’attaquant systématiquement à des civils].

 

 

 
Le vol ElAl 971 a survolé Riyad en route vers Abou Dabi (023108/20) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 31 août 2020

 

Métula, lundi, 14h06 à Métula, 13h06 à Paris et 15h06 à Abou Dabi

 

Le Boeing 737-958(ER) [photo] d’ElAl, immatriculé 4X-EHD, vol commercial régulier no. ELY971, qui a décollé de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv à 11h21 locales, se posera à l’aéroport international d’Abou Dabi à 15h18 locale (soit 14h18 à Jérusalem et 13h18 à Paris).

 

Il aura accompli un périple de 2h55’ et se trouve actuellement à 170km de son aéroport de destination.

 

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Le suivi radar du vol

Service cartographique © Metula News Agency

 

Il y a quelques minutes, il a survolé la capitale saoudienne Riyad. C’est la première fois qu’un vol commercial israélien survole l’Arabie Saoudite. [carte-radar du vol]

 

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L’appareil qui effectue le vol

 

Le vol emporte une délégation israélo-américaine dirigée par le conseiller à la sécurité nationale israélienne Meïr Ben Shabbat, et son homologue américain Robert O'Brien, ainsi que le conseiller présidentiel américain Jared Kushner.

 

Ils seront accueillis à l’aéroport par le ministre des Affaires Etrangères des Emirats Arabes Unis.

 

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Ce matin à l’aéroport de Tel-Aviv

 

 

 

 
L'incendie du parti Démocrate (013108/20) Version imprimable
Analyse
lundi, 31 août 2020

 

Par Amram Castellion

 

Les lecteurs de la Ména ont une culture historique suffisante pour identifier dans quel pays et à l'époque se sont déroulées les scènes suivantes :

 

Une milice armée, souvent vêtue de chemises noires, terrorise la population civile. Elle veut remplacer la démocratie par un Etat fondé sur la race. Elle veut aussi mettre fin à l'économie de marché, qu'elle croit contrôlée par une race ennemie. Cette milice détruit par le feu les lieux de culte, rançonne les entreprises, agresse au hasard les membres d'une race que son idéologie rend responsable de tous les malheurs du monde. Elle poursuit de sa haine la police du pays et veut la remplacer dans toutes ses fonctions. Ses victimes sont humiliées, battues, forcées de s'agenouiller ou de lever le bras en l'honneur de leurs nouveaux maîtres. Quand on lui résiste, elle met le feu aux commerces et à des quartiers entiers et pille les magasins tenus par la race ennemie. Ceux qui osent la critiquer perdent leur emploi ; leur famille et eux-mêmes sont menacés jusqu'à leur domicile. A plusieurs reprises, la milice assassine des opposants, puis se réjouit ouvertement du sang qu'elle a versé. Son objectif explicite est de prendre le pouvoir à l'échelle d'une grande nation, d'exproprier les membres de la race ennemie pour s'approprier leurs biens et imposer une domination politique absolue de la race supérieure.

 

Je l'avoue : la question était trop facile. Vous l'aurez tous reconnu : ces événements se déroulent tous aux Etats-Unis, en 2020, dans les villes Démocrates envahies par les mouvements jumeaux Antifa et Black Lives Matter. Antifa, héritier d'autres mouvements d'inspiration marxiste (principalement européens) est apparu aux Etats-Unis en 2007-2008, puis s'est rapidement développé, sous forme d'une coalition assez souple d'implantations locales. Black Lives Matter, que certains incultes prennent encore pour un simple slogan mobilisateur contre la violence policière, est une organisation plus structurée, créée le 13 juillet 2013 par Alicia Garza, Patrisse Cullors et Opal Tometi, dotée d'une trentaine de branches dans l'Amérique urbaine et Démocrate.

 

Ces deux organisations alliées se disent elles-mêmes marxistes, mais leur discours ne donne aucune place à la lutte des classes. Elles voient le monde comme un système d'oppression systématique, organisée par la race blanche – la "blanchité" – et plus particulièrement par les hommes blancs hétérosexuels. Toutes les autres catégories sont, qu'elles en soient conscientes ou non, victimes de cette oppression sourde. L'objectif de ces organisations est une révolution raciale et morale qui mettra fin à la blanchité (à défaut de pouvoir physiquement mettre fin à la race blanche) et permettra à une coalition des opprimés d'obtenir réparation et de prendre le pouvoir.

 

Depuis au moins le mois de mai dernier, ces organisations sont au cœur de la stratégie du parti Démocrate pour gagner les élections du 3 novembre prochain. Se présentant comme un mouvement de lutte contre l'injustice raciale, elles ont occupé de force plusieurs villes américaines – toutes, sans exception, dirigée par des maires Démocrates, qui les ont délibérément laissé faire – et y font régner la terreur dans le cadre de mini-gouvernements révolutionnaires. Les habitants ne jouissent plus ni de la liberté de circulation (des barrages sont installés pour empêcher les véhicules de circuler et les piétons sont intimidés), ni de la liberté d'expression (les opposants sont battus ou – comme ce fut le cas d'un partisan de Trump dans la nuit de samedi à dimanche à Portland – assassinés), ni de la liberté de culte (églises et synagogues sont parties en flammes), ni de la liberté de gagner leur vie : on ne compte plus les magasins brûlés et pillés.

 

Tout cela représente une telle abjection totalitaire, une telle animalité ultra-violente, que tout parti politique démocratique décent s'en détournerait et le condamnerait bruyamment. Très logiquement, le parti Démocrate a donc décidé, dès le début des émeutes, de soutenir bruyamment le mouvement Antifa / Black Lives Matter. Les maires Démocrates ont retiré leurs forces de police des zones occupées. Les gouverneurs ont refusé de faire appel aux forces fédérales pour rétablir l'ordre.  Lors de la Convention Démocrate dans la semaine du 14 août, les slogans des deux milices ont été répétés à de multiples reprises et leur barbarie n'a pas été mentionnée une seule fois. Dans l'ensemble de la sphère Démocrate, il est désormais convenu que la cause des révolutionnaires est juste et que ceux qui, au sein du parti, oseraient les critiquer ne méritent ni d'être entendus, ni même de conserver leur emploi. Des licenciements de Démocrates modérés qui avaient osé élever la voix ont eu lieu dans la presse, dans les écoles, dans les administrations locales et dans un grand nombre d'entreprises.

 

En échange, les deux milices ont apporté leur soutien inconditionnel à la candidature de Joe Biden. Le site de Black Lives Matter contient ainsi une page appelant les Américains à voter et, si possible, à contribuer financièrement à la campagne Démocrate.

 

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Destruction de la ville de Kenosha, Wisconsin, par les milices Démocrates le 25 août

 

Il n'est pas certain, cependant, que le choix de soutenir les révolutionnaires soit électoralement payant pour les Démocrates. Si Joe Biden, en moyenne, reste aujourd'hui en avance sur Donald Trump dans les sondages, sa situation est fragilisée par les facteurs suivants :

 

D'abord, la tendance est mauvaise. Fin juin, alors que le pays n'était pas encore sorti de la grave crise économique causée par la pandémie, Biden avait sur Trump un écart moyen de plus de dix points. Deux mois plus tard, il est passé à moins de sept. Chaque mois, la statistique des emplois montre une reprise spectaculaire et les marchés financiers (directement liés avec le sentiment de richesse de nombreux électeurs charnière, comme les retraités de Floride) battent de nouveaux records ; et il reste encore deux mois avant les élections.

 

Ensuite, l'élection américaine ne se joue pas au nombre total des votants : elle est exclusivement décidée par les électeurs charnière d'un petit nombre d'Etats charnière, qui ne sont pas fermement ancrés dans un camp ou dans l'autre et peuvent aisément changer de bord. Or, dans ces Etats charnière, l'avance de Biden est beaucoup plus faible : 2,6 points en moyenne dans le Michigan, égalité en Caroline du Nord, 3 points dans le Minnesota, 3,7 points en Floride. Sur l'ensemble des Etats charnière, l'avantage de Biden est de 2,7 points… mais sur les mêmes Etats, Hillary Clinton en 2016 avait à la même date une avance moyenne de 4,6 points, ce qui ne l'a pas empêché de les perdre presque tous.

 

Enfin, les résultats des sondages, qui donnent l'avantage à Biden, sont en contradiction directe avec la totalité des autres indicateurs. Les interventions télévisées de Trump ont beaucoup plus d'audience que celles de son opposant. Son activité sur les réseaux sociaux a presque 10 fois plus de suivi. Les ventes d'armes, indicateur traditionnel du soutien aux Républicains, sont à leur plus haut niveau jamais atteint. La campagne de terrain des Républicains – qui vont de maison en maison pour obtenir le soutien des électeurs – est extrêmement active alors que celle des Démocrates est quasi inexistante. Il est intéressant de noter que cette direction unanime de tous les indicateurs secondaires n'était absolument pas observable lors de la campagne de 2016.

 

Ce contraste entre le résultat des sondages est celui de tous les indicateurs secondaires permettent de se demander si les sondages ne pourraient pas être entachés d'une erreur systémique. Nous sommes ici, par nécessité, dans l'ordre de l'hypothèse indémontrable ; mais plusieurs éléments objectifs pourraient aller dans ce sens.

 

D'abord, l'atmosphère d'intimidation – menaces physiques, perte d'emplois – qui a accompagné le déversement révolutionnaire dans les villes Démocrates peut créer chez un certain nombre de soutiens de Trump une réticence à avouer leur vote, même à des sondeurs. Le 22 juillet dernier, un sondage du Cato Institute révélait que 62% des Américains n'osaient pas exprimer leur opinion politique. Parmi ceux-ci, combien étaient des électeurs de Trump ? Et combien étendent cette mesure de prudence aux sondeurs, ou aux gens qui se disent tels ?

 

Ensuite, les sondeurs font des hypothèses de participation future et de mobilisation respective des deux électorats qui sont nécessairement fragiles. Lors des élections précédentes, par exemple, les diplômés (plutôt favorables à Biden) votaient davantage que les non-diplômés, favorables à Trump. Mais les débordements révolutionnaires des milices risquent de provoquer un violent rejet de ceux qui sentent leur mode de vie menacé : principalement les Blancs modestes, non diplômés, culturellement conservateurs mais capables en d'autres circonstances de voter Démocrate pour des raisons économiques. Si cette population, qui a déjà assuré la victoire de Trump en 2016, était en train de se mobiliser fortement cette année par peur de la révolution, les méthodes d'établissement des sondages seraient dans l'incapacité de prévoir cette évolution. Il en serait de même si les diplômés, plutôt Démocrates de cœur en moyenne, étaient découragés par l'extrémisme qui domine actuellement leur parti et tentés de se réfugier dans l'abstention.

 

Les perspectives de victoire des Démocrates le 3 novembre sont donc bien plus faibles que les sondages ne pourraient le laisser penser. C'est d'ailleurs la conséquence normale d'une certaine négligence qui a marqué l'ensemble de leur campagne, peut-être parce qu'ils étaient trop convaincus, il y a quelques mois, que l'élection était dans la poche et qu'il était inutile de consacrer trop de temps aux électeurs.

 

Cette négligence s'est d'abord manifestée dans le choix de l'appareil Démocrate pour un candidat, Joe Biden, qu'ils sont désormais contraints de cacher le plus possible pour ne pas montrer tous les jours au public la gravité et la rapidité de la perte de ses capacités cognitives. Biden ne donne pas d'interviews, ne sort presque jamais ; lorsqu'on lui permet de parler, il est manifeste (au moins pour toute personne qui a eu un membre de sa famille souffrant d'Alzheimer) qu'il peine à suivre les phrases les plus simples et qu'il n'est plus vraiment là. Il est impossible qu'un tel choix de candidat ne soit pas sanctionné par les électeurs. C'était une chose, pour les Démocrates, de se dire que Trump était si populaire que même un âne crevé pourrait le battre, mais c'en est une toute autre que de présenter effectivement contre lui un candidat qui répond à cette description.

 

De manière plus étonnante, la candidate choisie par les gérants de Biden pour être candidate à la fonction de vice-présidente n'est presque pas plus présente dans la campagne que son chef. La sénatrice Kamala Harris n'est connue pour être ni une grande lumière, ni une grande vertu ; du moins a-t-elle beaucoup d'énergie et des capacités cognitives intactes. On s'attendait donc à la voir faire campagne activement. Le fait qu'elle aussi s'y refuse ne peut être perçu que comme une insulte envers les électeurs, qui n'aiment généralement pas qu'on considère leur vote comme acquis.

 

 

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Incident frontalier en cours dans le Doigt de la Galilée Version imprimable
Breaking News !
mardi, 25 août 2020

 

Métula, mardi, 23h55 à Métula, 22h55 à Paris

 

Un incident sécuritaire est actuellement en cours près du lieu-dit Ramim, dans la montagne de Naftali, entre le village de Margaliot et le kibboutz de Manara, à 10km à vol d’oiseau de Métula [carte].

 

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Service cartographie © Metula News Agency

 

On entend des bruits de tirs et nous voyons de nombreuses fusées éclairantes près de la zone en question.

 

Des ambulances, sirènes actionnées, ont été envoyées de la ville de Kiryat Shmona en direction de Margaliot.

 

L’incident dure depuis 23h locales et il n’est pas terminé, les bruits d’explosions continuent de résonner.

 

Il s’agit soit d’une tentative d’infiltration de la part du Hezbollah, soit de l’attaque d’une patrouille ou d’un fortin de Tsahal frontaliers.

 

Les routes conduisant à la montagne de Naftali ont été fermées à la circulation civile.

 

La situation à Métula est normale et la municipalité tient les habitants informés par SMS.

 

Nous suivons évidemment le développement de la situation.

 

 

 
Forte explosion à l’aéroport principal de Téhéran (012108/20) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 20 août 2020

 

Métula, nuit de jeudi à vendredi, 01h30 à Métula, 00h30 à Paris

 

Stéphane Juffa et Jules Mazouz ont contribué à cette dépêche

 

Une violente explosion s’est produite tard dans la soirée de jeudi à l’aéroport international de Téhéran Mehrabad [cartes].

 

Cet aéroport est situé en plein centre-ville, dans le district (arrondissement) no.9.

 

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Téhéran et l’emplacement de l’aéroport de Mehrabad

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Cet aéroport dispose de deux piste orientées 11/29 (Est-Ouest) d’une longueur totale de 4.5km chacune.

 

Le terminal passagers venait de rouvrir après une longue période d’inactivité due à la rareté des vols.

 

Les cinq cercles rouges, pour la curiosité, sont des cimetières de gros porteurs entassés les uns sur les autres, qui ne revoleront plus jamais. Nous avons dénombré une cinquantaine de ces épaves abandonnées.

 

Ce soir, des habitants de la capitale iranienne font état de nombreuses ambulances se dirigeant vers l’aéroport.

 

Des voisins de l’installation aéroportuaire ont filmé la vidéo suivante : https://twitter.com/i/status/1296549252894687232

 

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L’aéroport de Mehrabad

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

S’il ne s’agit pas d’un accident aérien, il est possible – c’est une supposition ! – que les avions cargo de Qeshm Air (2 Boeings 747) qui utilisent parfois cet aéroport, ou leur cargaison, aient été visés par l’explosion.

 

Il pourrait s’agir d’un chargement de missiles "de précision" à destination de la Syrie.

 

D’autre part, Tsahal bombarde cette nuit des positions du Hamas dans la bande de Gaza suite aux lancers de dizaines de ballons incendiaires et explosifs qui ont été à l’origine de multiples départs de feux en Israël.

 

Les terroristes islamiques palestiniens de Gaza ont également tiré trois roquettes en direction du kibboutz de Kissoufim, face au centre-sud de la bande côtière. Les trois projectiles ont été interceptés par le Dôme de Fer.

 

En représailles, le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a tiré cinq missiles sur un important dépôt d’armes de la périphérie de Khan Younis, non loin de Kissoufim – 8km -, et l’ont totalement détruit.

 

On note aussi des combats très violents à Loubieh, au Liban-Sud, opposant les deux milices chiites d’Amal [ara. : espoir] et du Hezbollah entre elles, à 35km de la frontière israélienne. Cela faisait des années que les deux organisations ne s’étaient pas affrontées militairement. Loubieh se trouve sur la côte méditerranéenne, au sud de Sidon.


 

 
EAU-Israël : un accord qui change réellement la face du monde (011708/20) Version imprimable
Analyse
lundi, 17 août 2020

 

Par Sami el Soudi

 

C’est la première fois, me semble-t-il, dans l’ère moderne, que des Etats condamnent la signature d’un traité de paix, comme c’est le cas au sujet de l’accord entre les Emirats Arabes Unis et Israël. Jusqu’à maintenant, tout le monde applaudissait lorsque deux pays décidaient de surpasser leurs différences et de normaliser leurs relations.

 

Cette fois-ci, en Turquie et en Iran on accuse les EAU de trahison, on les menace de représailles, on rappelle son ambassadeur en consultations. Chez nous, dans l’Autorité Palestinienne, on piétine le portrait du Prince héritier Mohammed bin Zayed al Nahyan, et on brûle son effigie aux côtés de celles de Donald Trump et de Binyamin Netanyahu.

 

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Un traité qui balaye les données existantes

 

En Europe, en France en particulier, la presse quasi unanime condamne l’accord, lui reprochant de poignarder dans le dos la cause palestinienne.

 

Ce qui peut paraître surprenant, c’est qu’au Liban, en dehors des media affiliés au Hezbollah, les journaux saluent la nouvelle entente entre Abou Dabi et Jérusalem, en regrettant que Beyrouth n’ait pas l’intelligence des Emiratis. L’accueil de la nouvelle au pays des cèdres est à ce point favorable, que le président, l’ex-général Michel Aoun, bravant les foudres de Hassan Nasrallah, a annoncé qu’il n’écartait pas la signature d’un accord semblable entre le Liban et l’Etat hébreu.

 

D’ailleurs d’autres pays arabes ne vont pas tarder à le faire. Il se dit que le roi du Bahreïn, Hamed ben Issa Al Khalifa se trouve actuellement en visite privée à Jérusalem pour en discuter. L’Arabie Saoudite, qui se sert souvent des EAU comme éclaireurs, attend uniquement le moment opportun pour officialiser ses relations avec Israël. Tous les observateurs arabes sont parfaitement au courant qu’Abou Dabi n’aurait jamais pris les devants sans l’aval ou même l’encouragement de Riyad.

 

Nous allons assurément nous pencher sur la signification de cet évènement majeur de politique internationale en ce qui nous concerne spécifiquement nous, les Palestiniens.

 

Mais avant cela, il nous faut avoir la clairvoyance de constater que Mohammed bin Zayed n’a pas pris sa décision en fonction de la Palestine. Comme tout bon dirigeant, il l’a fait en prenant en compte les intérêts supérieurs de l’Etat qu’il dirige et nous ne faisons naturellement pas partie de ces intérêts.

 

Sa motivation principale, celle qui justifiait à elle seule l’officialisation des rapports avec les Hébreux, c’est la menace iranienne. Son Etat fédératif, composé par l’union de sept émirats, ne dispose pas des moyens de se défendre face à l’agressivité toujours croissante de la "République" Islamique d’Iran. D’autant que ce conglomérat qui compte dix millions d’habitants a la particularité de ne dénombrer parmi eux qu’un million d’Emiriens. Les autres sont des expatriés d’autres contrées arabes, mais surtout, des travailleurs et des commerçants venus d’Extrême-Orient. Or ce ne sont pas des Indiens ni des Pakistanais qui porteraient les armes en cas de tentative d’invasion de la part des ayatollahs. Ni d’ailleurs les autochtones, qui ont pris l’habitude de recourir aux meilleurs spécialistes étrangers pour réaliser les travaux pénibles ou même fatigants à leur place. C’est ainsi qu’ils ont choisi les architectes des gratte-ciels vertigineux qu’ils ont construits, de même que la plupart des pilotes et du personnel au sol de leurs deux compagnies à la pointe de l’aviation mondiale, Emirates et Etihad.

 

La partie la plus septentrionale des EAU ne se trouve qu’à 66km de l’île de Qeshm et de l’Iran. Or par les temps qui courent, le meilleur sous-traitant disponible pour faire face aux Gardiens de la Révolution khomeyniste, et qui les surclasse de la tête et des épaules dans le domaine de la technologie militaire et du renseignement, c’est, sans l’ombre d’un doute sensé Israël.

 

Cela fait d’ailleurs belle lurette que Mohammed bin Zayed a confié à des experts de Tsahal ou à des sociétés israéliennes privées les tâches du contre-espionnage de son pays.

 

C’est également l’Etat hébreu qui a développé et est la seule puissance à détenir un système complètement opérationnel de missiles antimissiles balistiques, le Khetz. Et les missiles iraniens constituent la hantise de tous les responsables arabes, particulièrement après l’attaque conduite par Téhéran contre les raffineries de l’Aramco en Arabie Saoudite, en septembre 2019.

 

Il ne se passera pas très longtemps avant que Jérusalem ne déploie des forêts de Khetz entre Abou Dabi et Dubaï, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Ils protégeront les émirats situés autour du Golfe arabo-persique et pas uniquement les EAU, mais aussi l’Arabie Saoudite et les navires U.S. dans le Golfe et dans leur base navale de Bahreïn.

 

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Le Khetz III

Pour les Emiratis, l’impératif absolu est la défense de leur eldorado économique

 

Ils serviront également à défendre Israël, car plus les intercepteurs sont lancés près du lieu où les missiles balistiques sont tirés et plus ils disposent de temps pour calculer leur trajectoire et les abattre.

 

Les Khetz seront accompagnés des fameux drones de surveillance et d’attaque – un autre domaine dans lequel les Israéliens sont les leaders mondiaux – qui patrouilleront dans le détroit d’Hormuz, dans ses environs et même au-delà, et qui seront à-même, très rapidement, de repérer une éventuelle offensive en gestation et d’y mettre un terme.

 

Sans compter les satellites de l’Etat hébreu qui survolent en permanence la région, les sous-marins furtifs lanceurs de missiles, les F-35 et les F-15, qui disposeront de bases équipées pour lancer des raids sur l’Iran avec le minimum de carburant et donc le maximum de munitions.

 

On peut facilement annoncer que très prochainement les EAU seront hermétiquement protégés face à une agression des ayatollahs, de même que les territoires avoisinants, et que cela constitue la raison principale et suffisante ayant poussé les Emiriens à sceller un pacte avec l’Etat hébreu, et comme il est facile de les comprendre.

 

En regardant la réalité telle qu’elle se présente, on saisit aisément les mobiles de la colère du Guide suprême Khameneï face à la signature du traité entre Jérusalem et Abou Dabi. Il vient juste de perdre l’une de ses principales zones de pression.

 

Ce sont les mêmes considérants qui ont engendré la colère d’Erdogan : ce développement diplomatique permettra pour la première fois aux Israéliens de déployer leur armée à l’extérieur de leurs frontières, et cela fera d’eux une authentique force régionale à la puissance incontournable. Ce, pour la plus grande sérénité des pays de la péninsule arabique.

 

C’est donc un coup de maître pour ceux qui sont à l’origine de cet accord, principalement le Président Trump, qui a transformé l’intention inutile et contre-productive de Netanyahu d’annexer des territoires stratégiquement inutiles en Cisjordanie en acte hyper-significatif pour tous les peuples de la région.

 

L’annexion préparée à la va-vite de Netanyahu avait pour seul objectif de s’assurer du concours des tenants des implantations, en vue de faire adopter à la Knesset des lois lui assurant l’immunité et de lui permettre ainsi d’échapper à la justice. Elle n’aurait rien apporté à l’Etat hébreu qu’il ne possède déjà, à part le fait de mettre dans l’embarras les Etats arabes intéressés par une alliance stratégique avec lui. Et d’exposer Israël à des sanctions européennes qui auraient affaibli son économie.

 

En mettant son veto à l’intention de Netanyahu, Donald Trump l’a empêché de faire une grosse bêtise. Mais il a eu une sorte de génie en attribuant le crédit du report sine die de l’annexion aux Emirats Arabes Unis, ce qui leur permet dans le monde arabe de passer pour ceux qui ont empêché le grignotage du territoire palestinien, et donc de réaliser leurs objectifs stratégiques.

 

On est évidemment en présence d’un jeu de dupes, les deux événements n’ayant strictement aucun rapport entre eux, mais le fait de parvenir à créer un lien entre eux participe d’un coup gagnant politique. Un succès qui, de surcroît, relance les chances du président américain à un peu plus de deux mois des élections dans son pays.

 

Pour les EAU, l’aubaine ne se limite pas aux dispositions militaires face à l’Iran. Il est possible de résumer les caractéristiques de ces deux pays en disant que les EAU ont plus d’argent qu’ils n’ont de projets et des Israéliens, qu’ils ont plus de projets que d’argent pour les réaliser. Ce qui fait de cet accord un win-win [gagnant-gagnant] dans des dizaines de domaines d’activités.

 

A commencer par la désalinisation de l’eau de mer, dans laquelle l’Etat high-tech, qui désalinise quatre-vingt-dix pour cent de l’eau qu’il consomme, fait aussi figure d’expert de premier plan. Pour un pays presque uniquement désertique comme les Emirats, peu de projets présentent un aussi grand intérêt.

 

La normalisation des relations avec l’Etat hébreu intervient un peu plus d’un mois après le lancement par les EAU de la sonde "Espoir" en direction de Mars. Espoir, "al Amal" en arabe, atteindra la Planète rouge dans sept mois, juste à temps pour commémorer comme il se doit le cinquantenaire de l’unification des sept émirats qui forment les Emirats Arabes Unis. Lesquels n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’ils prévoient d’implanter une colonie humaine sur Mars en 2117. Pour y parvenir, et pour gérer une flotte qui atteindra bientôt une vingtaine de satellites, ils sont en train de construire la "cité scientifique", en plein désert dans la périphérie de Dubaï.

 

Nul doute qu’Israël, une nation elle aussi tournée vers l’exploration de l’espace, trouvera sa place dans ce projet. Au total, les experts envisagent que la normalisation conclue entre les deux pays générera des transactions pour un montant de dizaines de milliards de dollars annuellement, à compter de 2021 déjà. Et à Abou Dabi et Dubaï, on entend bien servir de comptoir à la technologie israélienne dans le monde arabe, afin d’encaisser de très grosses commissions dans le commerce qui s’annonce fructueux entre Jérusalem et les Etats qui n’entretiennent pas encore de relations formelles avec lui.

 

L’exploitation de ces opportunités gigantesques, qui correspond avec le début de la "synergie sacrée entre les Juifs et les Arabes", que l’on évoque depuis des décennies, s’accompagnera d’un apport de millions de touristes israéliens, qui vont littéralement se ruer sur les EAU, ses hôtels, ses plages désertes, ses souks et sa formidable armada aérienne, qui les transportera vers des destinations qu’ils n’ont encore pas explorées.

 

Dire qu’une partie de la Planète, dont les intellectuels français, stigmatise Mohammed bin Zayed pour avoir conclu cet accord qui garantit la pérennité à son peuple et lui ouvre des horizons innombrables… Ils l’accusent d’avoir signé ce traité au détriment des Palestiniens et de notre juste cause. Est-ce une plaisanterie ?

 

Quelle drôle d’idée, de plus, que s’imaginer que le rapprochement israélo-arabe se fera à notre détriment ? Ce, alors que la première constatation qui s’impose implique de reconnaître que l’accord a indirectement empêché Netanyahu de mettre la main sur une portion de notre territoire. Ce qu’avec toutes les pressions que l’Autorité Palestinienne avait suscitées, elle n’était pas parvenue à réaliser.

 

Ce qui est sûr, en revanche, est que la création de notre Etat ne se fera que si nous parvenons à nous intégrer à une dynamique positive, et non plus en cherchant à obliger les Israéliens à reconnaître nos droits au moyen de menaces, de tribunaux internationaux, de résolutions lors des assemblées générales de l’ONU, et d’usage des méthodes de "résistance".

 

La paix entre nous et Israël ne se fera pas à l’ombre des armes, dans un nouvel équilibre des terreurs passant à 13km de la Méditerranée dans la région de Netanya, mais dans le cadre d’une coopération incluant des frontières virtuelles et des objectifs communs.

 

Je m’efforce de faire comprendre ce principe depuis que nous avons créé la Ména il y a une vingtaine d’années. Cela constitue notre seul et dernier espoir d’avoir un pays à nous ; d’une part, parce qu’Israël est de plus en plus fort et que nous le dérangeons de moins en moins, de l’autre, parce que nous nous trouvons en phase avancée de marginalisation par les pays arabes sunnites.

 

Si nous ne saisissons pas rapidement que le temps des "trois non" du monde arabe à Khartoum en septembre 67 - pas de paix avec Israël, pas de reconnaissance d'Israël, pas de négociation avec Israël – est totalement caduque, nous allons devenir les laissés pour compte de l’histoire.

 

Ce, parce que nos frères arabes se sont servis de nous pour fabriquer une raison défendable de détruire Israël, lorsque l’Etat hébreu constituait leur ennemi commun. C’est vrai, ce sont les Moukhabarat égyptiens du temps de Nasser, avec le KGB soviétique, qui ont créé dans ce dessein le peuple palestinien.

 

Jusqu’alors, nous constituions les Arabes de Palestine, et nous n’avions pas de revendications nationales. Les Egyptiens et les Syriens se servaient de nos jeunes gens comme le font actuellement les Iraniens avec les milices chiites en Irak, et l’Armée turque avec les ex-al Qaëda en Syrie pour nous envoyer au casse-pipe à leur place. Nous étions les Fedayin, littéralement en arabe "celui qui se sacrifie pour quelque chose". C’est-à-dire de simples supplétifs.

 

C’est Yasser Arafat qui a changé cela dans les années 60, en concevant notre aspiration politique à l’émancipation et en nous dotant de structures pré-étatiques.

 

Nous n’avons jamais formé une nation, c’est la réalité. Au lieu de m’engouffrer dans des explications interminables, je ne produirai qu’une évidence de ce que je viens d’écrire : entre 1948, année de la création de l’Etat d’Israël, et juin 1967, soit dix-neuf ans plus tard, il n’existait aucune revendication israélienne concernant la partie est de Jérusalem (incluant l’esplanade des Mosquées/mont du Temple), la Cisjordanie ou Gaza. Ces territoires que nous réclamons de nos jours pour y établir notre Etat. Tous étaient sous contrôle exclusif et incontesté de pays arabes, et pourtant, durant toute cette longue période, il ne fut jamais sérieusement question de fonder un Etat palestinien.

 

C’est la vérité et je n’ai pas d’autre langage que celui de la vérité. Mais que ceux qui entendent jeter aux oubliettes notre revendication nationale ne s’excitent pas trop vite ! Qui a dit qu’il fallait posséder une histoire vieille de 2 000 pour réclamer un Etat ? Qui a établi qu’une nation qui ne s’était jamais auto-gouvernée, et qui s’est homogénéisée récemment n’a pas droit à un Etat ?

 

Personne. Personne de sérieux du moins. Nous existons par notre histoire récente et par notre démographie, et c’est largement suffisant pour exprimer nos aspirations. Et notre démographie est notre meilleur argument : si M. Netanyahu annexait toute la Cisjordanie et Gaza, il ajouterait quatre millions de citoyens arabes à l’Etat d’Israël, qui en compte déjà 1.8 million.

 

Or avec six millions d’habitants sur un total de quatorze, nous aurions tôt fait – quelques années – d’avoir un président de l’Etat d’Israël et un Premier ministre arabes.

 

Sinon, si nous sommes annexés et que l’on nous prive des droits des autres citoyens, Israël deviendrait effectivement un Etat d’apartheid, à l’image de ce qu’était l’Afrique du Sud jusqu’à l’abolition de cette ségrégation. Et Israël cesserait d’être un Etat démocratique et d’être Israël, il deviendrait rapidement l’ennemi de la Planète et serait voué à une disparition inéluctable.

 

Voici notre meilleur argument : nous existons, nous sommes là, et il n’existe aucun endroit où l’on pourrait raisonnablement nous "parquer". L’unique problématique que nous posons à Israël consiste en notre démographie, mais il s’agit d’un problème insoluble autrement que par un compromis.

 

De notre côté, la problématique consiste en deux facteurs : premièrement nos erreurs historiques ; si nous ne nous étions pas montrés jusqu'au-boutistes, notamment en 2008-2009, lorsque nous refusâmes la proposition Livni-Olmert de déclarer notre indépendance sur 97% des territoires que nous revendiquons, nous aurions un Etat. Nous avons manqué toutes les nombreuses opportunités d’obtenir notre émancipation.

 

Notre autre problème – et il est d’autant plus prégnant que l’histoire ne s’écrit pas à l’envers – réside en une équation très simple : les Etats arabes n’ont plus du tout l’intention de détruire Israël, ils cherchent au contraire à s’allier avec lui. Ils n’ont donc plus que faire du "prétexte palestinien", qui est passé dans leur jeu d’atout à une carte sans valeur dont ils essaient de se débarrasser. Ce qui les retient, mais de moins en moins on l’observe, c’est l’empathie dont jouit notre cause dans la rue arabe, qui découle principalement de l’aura exagérée que les régimes avaient construite autour de nous afin de justifier leur autoritarisme et l’absence de démocratie. La lutte contre Israël pour libérer le peuple palestinien justifiait – c’était leur allégation – tous les sacrifices au niveau des libertés individuelles et politiques.

 

Nous n’allons pas disparaître, c’est plus une affaire de physique que de politique, mais chaque jour qui passe modifie davantage notre future entité d’un Etat souverain en direction d’un bantoustan. Ce que nous avons le plus à craindre à mon avis est que s’ouvre prochainement une négociation globale entre Jérusalem et Riyad en vue de l’instauration d’une paix définitive. Dans le cadre d’une discussion de ce type, l’Autorité Palestinienne ne serait pas même conviée aux pourparlers, mais convoquée une fois le texte imprimé pour prendre connaissance des miettes qu’on nous aura laissées.

 

Ce qui est d’actualité et qui reflète notre poids actuel réel dans le rapport de force moyen-oriental, c’est la proposition Trump. Elle est éloignée de notre rêve, mais il n’est pas encore trop tard pour envoyer un messager au président américain et lui faire savoir que nous l’acceptons. La Maison Blanche, en cette période pré-électorale, exercerait alors une pression décisive sur M. Netanyahu pour qu’il confirme l’approbation initiale qu’il avait communiquée aux Américains lors de la publication du mémorandum de la solution qu’ils préconisent. A l’époque, ce qui l’avait poussé à donner son O.K, c’était la certitude que nous rejetterions la proposition U.S.

 

La conclusion d’un tel traité mettant un terme aux conflits du Proche-Orient, assurerait probablement la réélection de l’actuel résident de la Maison Blanche et, peut-être même, rapprochant Binyamin Netanyahu des préoccupations des Israéliens, lui offrirait en définitive une porte de sortie honorable.

 

Sinon, lors de la prochaine discussion relative à notre autodétermination, ce que l’on nous proposera – ou plus probablement nous imposera – sera pire que ce qui figure dans le plan de Washington.

 

J’invite ceux qui doutent de mon raisonnement à relire la première partie de cette analyse, et à me dire ce que nous, les Palestiniens, pourrions offrir aux Emirats Arabes Unis ou à l’Arabie Saoudite dans la grande liste des avantages vitaux qu’ils vont recueillir suite à la normalisation des relations avec l’ex-ennemi sioniste. La réponse est claire : absolument rien.

 

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Tsahal réplique fermement aux ballons incendiaires des terroristes islamiques [Breaking] - Ména - Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 14 août 2020

 

Tsahal réplique fermement aux ballons incendiaires des terroristes islamiques (011508/20) [Breaking news]

© Metula News Agency

 

Métula, nuit de vendredi à samedi, 01h50 à Métula, 00h50 à Paris

 

Stéphane Juffa , Jules Mazouz et Ilan Tsadik ont contribué à cette dépêche

 

Pendant la semaine qui s’achève, les milices islamiques de Gaza ont lancé plus de 300 ballons incendiaires sur leurs voisins israéliens, détruisant par le feu plus de 300 hectares de terres cultivées ainsi que des grandes surfaces de végétation naturelle. On dénombre par ailleurs des milliers d’animaux sauvages tués dans ces incendies. Ce, sans qu’aucune association écologique européenne ne déplore, à notre connaissance, ces massacres et ces dévastations. Elles ont le sens de la préservation de la Planète sélectif ; lorsque ce sont des musulmans palestiniens qui commettent ces crimes, cela ne semble pas les déranger.

 

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Des oasis entiers partent en fumée,

 

Non seulement ces agressions sont spontanées – elles n’ont pas été provoquées par la moindre initiative militaire israélienne -, mais ce sont de plus des actes de terrorisme caractérisés – elles sont le fait d’individus armés [les ballons incendiaires sont des armes à tout point de vue] s’attaquant systématiquement à des civils.

 

En effet, aucun militaire israélien n’a subi la moindre égratignure résultant de ces attaques, aucune base de Tsahal ni matériel de combat n’ont été endommagés.

 

Le commandement hébreu et ses responsables politiques ont averti les milices terroristes palestiniennes à des dizaines de reprises qu’ils ne leur permettraient pas de se livrer impunément à ces destructions.

 

Ces avertissements n’ayant pas été entendus, après avoir répliqué ces trois derniers jours par des ripostes extrêmement modérées, cette nuit, Tsahal est sorti de ses gonds.

 

Encore l’a-t-il fait en suivant un mode opératoire particulièrement singulier. D’une part, Israël a donné le temps aux miliciens d’abandonner leurs positions avant de les frapper, c’est l’unique raison qui a permis de limiter les atteintes aux personnes à cinq blessés dans les rangs des miliciens et à deux femmes civiles légèrement touchés par des dégâts collatéraux, qui reçoivent actuellement des soins à l’hôpital al-Awda dans le nord de la bande de Gaza.

 

D’autre part, Tsahal frappe ce soir des cibles militaires avec une grande intensité, suivant en cela la doctrine de son chef d’état-major Aviv Kokhavi qui entend que l’adversaire reçoive un déluge de projectiles qui "l’empêche de lever la tête".

 

Une frappe de Tsahal filmée à partir du territoire israélien : https://twitter.com/i/status/1294371738617294848

 

Ainsi cette nuit, et par vagues successives, des chasseurs-bombardiers, des hélicoptères d’assaut, des drones et des blindés participent aux opérations. Celles-ci touchent l’ensemble de la bande côtière, de Rafah sur la frontière égyptienne à l’extrême nord du califat islamique autoproclamé.

 

Le porte-parole de l’Armée a indiqué qu’"une position appartenant au réseau de défense aérienne du Hamas ainsi que des infrastructures souterraines et des postes d'observation appartenant à cette organisation terroriste ont été visés".

 

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Gaza : le feu du ciel répond au feu du ciel

 

Selon la même source officielle, "un complexe militaire [dans le port de Gaza, Ndlr.] utilisé par la force navale du Hamas, des infrastructures souterraines et des postes d'observation appartenant à cette organisation terroriste ont été oblitérés".

 

En dépit des opérations en cours, une unité de lanceurs de ballons incendiaires s’est aventurée dans un champ agricole en périphérie du camp d’el Burej, dans le centre de la bande de Gaza, en vue de lâcher de nouvelles torches volantes. Les agresseurs ont été repérés et des chasseurs-bombardiers ont tiré deux missiles dans leur direction pour les obliger à abandonner leur projet.

 

Un poste d'observation et une fortification dans la région de Zikim, dans le nord de l’enclave, ont par ailleurs été anéantis.

 

Jérusalem a d’autre part fermé tous les points de passage de personnes et de marchandises avec la bande et réduit au strict minimum la zone maritime dans laquelle les pêcheurs gazaouis ont le droit de lancer leurs filets.

 

Hier (jeudi), le chef d'état-major, le Brigadier-Général Aviv Kokhavi, a rencontré des responsables régionaux du pourtour la bande de Gaza. Lors de ces conversations, Kokhavi a déclaré à ses interlocuteurs qu'il comprenait les sentiments des habitants. Il les a assurés que Tsahal réagirait avec tous les moyens à sa disposition au terrorisme des ballons, estimant qu'à la suite des mesures qui seront prises, le ph&ea