Bruxelles-Métula spécial du 10 septembre 2019 (011009/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mardi, 10 septembre 2019

 

Israël a dévoilé hier l’existence d’un autre site en Iran où le régime développait et testait des composants de la bombe atomique.

 

Cela démontre que Téhéran n’a jamais cessé de poursuivre la fabrication de l’arme atomique.

 

Dans un autre site similaire indiqué il y a un an à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique par Jérusalem, à Turqezabad, les Iraniens ont recouvert la totalité des installations sous une épaisse couche de gravier, ce qui n’a pas suffi pour dissimuler les traces de 15 kilos d’uranium. Et à Abadeh, le site dévoilé hier par Binyamin Netanyahu, ils ont simplement tout détruit dès qu’ils ont compris qu’Israël l’avait localisé.

 

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Le site d’Abadeh en juin dernier, puis fin juillet, après son sabordement par Téhéran

 

Les activités de ce site étaient contraires à l’engagement pris par Téhéran dans le traité avec les 5+1 d’abandonner toutes les activités non-scientifiques autour de l’atome et, particulièrement, les développements militaires.

 

C’était l’engagement essentiel de la théocratie, le cœur de l’accord.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi sur Radio Judaïca.

 

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Sur Youtube :

https://youtu.be/fCadxG00e2E

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1148825921981904/?t=7

 

 

 
Bruxelles-Métula du 9 septembre 2019 (010909/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 09 septembre 2019

 

Tôt ce lundi, des appareils, israéliens selon les media arabes, ont porté trois attaques visant le complexe iranien d’Imam Ali, situé à la frontière entre la Syrie et l’Irak sur l’autoroute chiite.

 

Des véhicules ennemis ainsi que leurs équipages ont également été oblitérés. Une source médicale à al Boukamal jointe téléphoniquement par Michaël Béhé a laconiquement rapporté que "Des dizaines de soldats iraniens, de Libanais [Hezbollani] et d’Irakiens [miliciens chiites] ont péri lors des raids et qu’il y a encore plus de blessés actuellement soignés dans son hôpital". [Voir une vidéo exceptionnelle de ce raid filmée par des riverains : https://www.youtube.com/watch?v=OVl0Kmo6ykk]

 

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La frontière syro-irakienne à l’aube

 

Sur l’image suivante d’ISI International ImageSat, on distingue une nouvelle base érigée par l’Armée iranienne qui n’existait pas il y a un an. On n’y voit qu’une petite partie des installations destinées à abriter des armes en transit vers le Liban et les Gardiens de la "République" islamique d’Iran (Pasdaran), ainsi que des troupes et des manutentionnaires de ces chargements, iraniens et issus des diverses milices chiites.

 

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Le nouveau complexe iranien d’Imam Ali

Photo satellitaire d’ISI International ImageSat

 

Par ailleurs, le Hezbollah a abattu dimanche soir un drone d’observation du Khe’l Avir qui patrouillait sur la frontière israélo-libanaise. Tsahal a reconnu la perte de ce robot volant, soulignant qu’il n’existait aucun risque d’égarement de secrets technologiques.

 

Toujours dans le même contexte les Pasdaran ont lancé ce matin à partir de la banlieue damascène, en riposte aux raids d’al Boukamal, plusieurs roquettes en direction de l’Etat hébreu. Elles n’ont toutefois pas franchi notre frontière.

 

Tsahal a également confirmé ces tirs mais n’a fait aucune mention de l’opération à al Boukamal.

 

Ces derniers temps, en conséquence de l’échec de toutes ses entreprises en vue d’atteindre Israël, Téhéran a nettement augmenté l’intégration du Hezbollah et du Hamas dans son dispositif militaire commun face à Jérusalem.

 

Les ayatollahs mènent au travers de ces proxys des provocations permanentes contre Tsahal. Dimanche de la semaine dernière, si le véhicule touché par le Hezbollah avait été occupé par des militaires et si Tsahal n’avait pas restreint sa riposte, un nouveau conflit ouvert aurait sans doute commencé.

 

En Iran même, la théocratie au pouvoir a annoncé avoir repris l’enrichissement de l’uranium dans son usine sous-terraine de Fodo. Si l’information est vérifiée, cela constituerait un casus belli au regard des Etats-Unis et d’Israël. Les USA ont récemment testé avec succès une bombe de 13 tonnes sur un modèle grandeur nature répliquant les spécificités de Fodo.

 

Téhéran mène une stratégie d’empoisonnement de la situation par laquelle il tente à la fois de renforcer ses positions et celles de ses supplétifs ainsi que d’harceler l’Amérique et ses alliés, en particulier Israël.

 

Il s’agit de la tactique choisie par la théocratie chiite afin d’obliger ses adversaire à négocier avec elle, car faute de les gêner, son régime déjà en train de se déliter va succomber aux sanctions américaines.

 

Le régime iranien joue le tout pour le tout en s’exposant à d’énormes risques. Du point de vue israélien, le front le plus délicat d’une éventuelle confrontation est le Liban qui fait l’objet principal de Bruxelles-Métula de ce lundi.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi sur Radio Judaïca.

 

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/rTEOk9uS1wo

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/801259016955927/?t=14

 

 

 
La France a franchi un nouvel échelon dans sa guerre médiatique contre Israël (info # 010709/19) Version imprimable
Réinformation
samedi, 07 septembre 2019

 

Par Ilan Tsadik

 

L’antisémitisme est un fléau qui s’il n’est pas combattu avec tout l’arsenal dont dispose une société éclairée continue inexorablement sa progression.

 

Cette semaine la presse française a franchi un nouvel échelon dans la guerre médiatique qu’elle livre à Israël et aux Juifs. Cette aggravation de l’incitation à la haine est rendue possible par le silence complice de l’Elysée et du Quai d’Orsay.

 

Il ne s’agit plus pour nous (et depuis longtemps) de pousser des cris d’orfraie en jouant les étonnés ou les scandalisés, car on ne peut passer son temps à s’émouvoir. Et je ne suis pas loin de penser que l’inconfort dans lequel la population israélite de l’Hexagone est plongée procure de la satisfaction aux propagateurs de la détestation des Juifs. A nous de cesser de leur faire ce plaisir.

 

Il n’est pas non plus question pour nous de passer ces actes de guerre de l’information sous silence au prétexte parfois entendu qu’on est en présence d’un phénomène répétitif, qu’on ne se fait plus d’illusions quant à ses motifs, et que cela n’avance à rien de remuer le couteau dans la plaie.

 

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Dimanche dernier l’Armée israélienne a étrangement manqué toutes ses cibles,

sans pour autant plonger les confrères français dans l’interrogation…

 

En ce qui concerne la Ména, la décision de riposter à cette agression systématique a été prise il y a presque vingt ans lors de notre création, et elle consiste principalement à la rendre lisible en la déconstruisant. Pour ceux qui ont aujourd’hui tendance à l’oublier, pendant une dizaine d’années nous avons été les seuls à le faire, et cela nous a donné le temps de décrire de façon circonstanciée tous les schémas utilisés par nos adversaires.

 

Ceux-ci consistent en une corruption de la langue française et de la déontologie journalistique, tant au niveau du vocabulaire détourné qui est employé que de la falsification préméditée, didactique et grossière des faits.

 

J’ai parlé du gravissement d’un nouvel échelon dans ces techniques, il est temps d’établir notre assomption. La source de la malveillance est comme très souvent l’agence de presse étatique française AFP ; comme fréquemment, ses dépêches sont reprises telles quelles par l’ensemble des media tricolores, je l’ai quant à moi lue dans le Figaro dans sa livraison de jeudi.

 

Cela démontre en passant que la guerre dont je parle n’est pas l’apanage de la gauche, tel que se plaisent à l’affirmer certains observateurs naïfs ou dévastés par l’autosuggestion dans leur recherche désespérée d’une planche de salut. Car s’il est un seul domaine dans lequel la gauche et la droite françaises ont historiquement toujours fait front commun, c’est bien celui de l’antisémitisme. Il n’y a, pour s’en convaincre, qu’à constater la persistance à l’identique de la politique de Paris au Moyen-Orient depuis De Gaulle, quelle que soit la sensibilité du président en exercice.

 

Le franchissement de l’échelon dans la guerre médiatique que nous livre l’Hexagone se situe dans l’observation que, depuis l’instauration de la "politique arabe de la France", les commentateurs et les décideurs avaient toujours trouvé les mots pour imputer indirectement à Israël la responsabilité des violences. La nouveauté franchie, c’est que cette accusation est désormais explicite et non plus implicite.

 

Le reste de la dépêche est déjà bourrée ad nauseam des allusions biaisées habituelles, baignant notamment dans l’anti-américanisme grégaire de cette presse, exacerbé encore par la présidence de Donald Trump. Mais voilà le passage qui nous intéresse :

 

"La semaine dernière, la confrontation entre le Hezbollah et Israël était allée crescendo. Elle avait commencé par un bombardement de l'armée israélienne qui a tué deux combattants du Hezbollah, avant de se poursuivre par des accusations d'attaques de drones israéliens contre la banlieue sud de Beyrouth - fief du Hezbollah -, qualifiée de «déclaration de guerre» par le président libanais Michel Aoun. Dimanche, le Hezbollah avait tiré des missiles antichars sur le nord d'Israël, qui a répliqué avec des frappes dans le sud du Liban, provoquant des incendies".

 

On y découvre que la responsabilité de l’agression menée par le Hezbollah à Avivim dimanche dernier était en fait une riposte du Hezbollah à l’assassinat par Tsahal de deux de ses combattants. J’écris assassinat parce que, faute de toute circonstanciation comme c’est le cas dans le câblogramme, l’action de tuer des personnes, qu’elles soient combattantes ou non, est soit un meurtre soit un assassinat.

 

Mais dans le cas présent, le "Figaro avec AFP" va beaucoup plus loin dans la corruption des faits qui seule peut permettre d’attribuer à l’Etat hébreu la culpabilité d’avoir asséné le premier coup. Car enfin, la dépêche occulte très intentionnellement que les deux combattants en question se trouvaient en Syrie en train de lancer des drones d’attaque sur les civils et les militaires en Israël. Ils ont été pris en flag, avec images et vidéos à l’appui, par ce qui participe d’un acte anthologique de légitime défense de la part d’Israël.

 

On rappelle qu’aux yeux de l’Union Européenne et distinctement de la France – mais visiblement pas de l’AFP, du Figaro et du reste de la presse tricolore – la branche armée du Hezbollah est une organisation terroriste.  

 

Cette différenciation entre une hypothétique branche armée et une branche qui serait civile est déjà imbécile et hypocrite, car la milice du Hezbollah ne fait pas cette distinction et ce sont les mêmes individus qui commandent à ses décisions politiques et militaires. La Ligue Arabe, soit les représentants de la totalité des Etats arabes, pour ne citer qu’elle, considère évidemment le Hezb dans son ensemble comme une entité terroriste.  

 

Mais conservons le narratif officiel du gouvernement français pour décortiquer l’information : d’abord les deux individus tués étaient des terroristes et pas des "combattants", à moins que lancer un drone bourré d’explosifs sur des civils constitue à Paris une activité politique. Ensuite se pose la question (à laquelle nous avons répondu) de savoir ce qu’ils faisaient en Syrie, et surtout de dénoncer la soustraction intentionnelle de ces éléments à la connaissance du public français. Car privé de ces INFORMATIONS par le Figaro-AFP, ce public ne peut en aucun cas utiliser son propre jugement afin d’établir les responsabilités dans l’affrontement entre la milice terroriste du Hezbollah et l’Etat démocratique d’Israël. Particulièrement lorsqu’on lui dit textuellement que cet affrontement a débuté par le bombardement de deux paisibles terroristes par l’Armée israélienne.

 

Même intention malveillante à l’extrême pour ce qui est des "attaques de drones israéliens contre la banlieue sud de Beyrouth - fief du Hezbollah – (…)". Contrairement à ce qu’écrivent nos confrères franciliens, ce n’est pas la Dahiyyeh, la banlieue-sud de Beyrouth qui a été prise pour cible – sinon il n’en resterait que des ruines – mais un équipement nécessaire à produire du carburant pour missiles. Une machinerie que le Hezb avait diligemment entreposée à l’air libre entre deux immeubles d’habitation, se servant de la présence des civils comme de boucliers humains.

 

Or la destruction d’une mélangeuse affectée à la production de missiles n’est pas non plus à proprement parler une activité politique. Et si elle n’est pas politique, suivant la nomenclature française, elle est donc terroriste.

 

Elle l’est d’autant plus que sa vente par l’Iran et son transport à Beyrouth sont formellement interdits par une dizaine de traités internationaux, car le carburant produit par cette machine peut aussi être utilisé dans la confection de missiles balistiques.

 

Ca commence à faire beaucoup de contre-vérités et de non-dits, naan ?

 

Reste les tirs de missiles antichars par le Hezbollah sur la base d’Avivim. Vengeance ou riposte de la milice de Nasrallah ? Il s’est vengé parce que ses terroristes ont été empêchés par Tsahal d’assassiner (ici c’est à bon escient) des civils israéliens ? Parce qu’ils ont été temporairement empêchés de produire des missiles de précision, avec lesquels le Sayyed Nasrallah, à l’instar de ses mandataires iraniens, promet plusieurs fois par semaine de détruire Israël et de génocider sa population ?

 

Ca serait une blague si c’était humoristique, là c’est uniquement un crime d’incitation au racisme et à l’antisémitisme.

 

Lors, quand la presse française évoque la réplique d’Israël "avec des frappes dans le sud du Liban", elle y gagnerait en crédibilité à se montrer plus précise. Tsahal a lancé une cinquante raids en deux heures sur les positions de la milice terroriste chère à l’AFP et aux confrères tricolores au point d’en faire une "organisation combattante".

 

Cinquante raids d’une précision chirurgicale, qui ont causé, outre quelques feux de broussailles qui n’ont rien en commun avec le désastre écologique occasionné par la milice terroriste du Hamas dans le pourtour de Gaza… zéro morts et zéro blessés dans les rangs du Hezbollah.

 

Cela aussi c’est une INFORMATION qui doit impérativement figurer dans le narratif pour que la dépêche puisse être comprise par le public français. Mais pour quelle raison Tsahal n’a-t-il pas exercé son droit à la légitime défense absolue et conduit sa riposte jusqu’à l’éradication de deux mille terroristes qui étaient à sa merci ?

 

Parce que cela aurait certainement provoqué l’éclatement d’un nouveau conflit ouvert, au moins avec le Hezbollah comme en 2006, probablement avec l’Iran également. Parce que Jérusalem sait parfaitement qu’en l’état actuel du rapport de force, en cas de guerre ouverte de ce type, le Liban serait "ramené à l’âge de pierre" et des milliers de Libanais qui servent de boucliers humains aux terroristes périraient. Or les Israéliens sont conscients de ce que soixante-dix pourcent des Libanais au moins ne suivent pas les traces du Hezbollah et sont au contraire ses otages.

 

Forts de ce savoir, nous avons décidé de ne participer à une nouvelle guerre que si elle nous est imposée, soit par des actes violents, soit par la prolifération de menaces imminentes et insupportables contre nos concitoyens. On n’y est pas encore mais on s’y dirige malheureusement, la décision n’est pas entre nos mains. Reste que dimanche dernier, grâce à l’intelligence de notre état-major et en particulier à celle du chef de notre armée Aviv Kokhavi, Israël n’a pas provoqué la confrontation mais elle l’a évitée.

 

Voir l’abysse qui sépare la réalité du narratif controuvé de A à Z diffusé par toute la presse française ou presque ! Reste à savoir d’où leur vient cette haine, suffisamment vive pour inventer une réalité parallèle. Suffisamment virulente, et c’est difficilement concevable du point de vue intellectuel, pour s’obliger à oublier aussi que la milice terroriste du Hezbollah a assassiné, le 23 octobre 1983, 58 militaires français venus rétablir la paix au Liban. Et le Hezb recommencerait sans la moindre hésitation s’il en avait l’occasion.

 

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Le G7 n'a servi à rien (010309/19) Version imprimable
Analyse économique
mardi, 03 septembre 2019

 

Par Amram Castellion

 

Il y a une semaine, la presse française à l'unanimité vantait le succès du G7 de Biarritz.

 

De manière un peu surprenante, les journalistes français ne parlaient absolument pas de décisions que les sept plus grandes économies démocratiques seraient parvenues à prendre ensemble, mettant en commun leur puissance politique et économique. Ils préféraient se concentrer sur le succès personnel qui aurait été celui du Président Macron. Mais sans trop préciser – il n'en faut pas trop demander – en quoi ce succès aurait consisté. Avoir "tenu tête" au président Trump ? Mais sur quel sujet ? Avoir organisé une courte visite surprise du ministre iranien des Affaires Etrangères, Mohamed Javad Zarif ? Mais pour quel résultat ?

 

Cette présentation en boucle d'un succès jamais détaillé du Président Macron lui était manifestement destinée plus qu'aux Français, jugés indignes d'une explication des enjeux du sommet et de ses résultats. L'homme veut être aimé, et même admiré ; c'est humain. Il veut qu'on le lui répète, et plus d'une fois. La presse française, qui a des intérêts légitimes à défendre – des subventions à préserver, des portes à laisser ouvertes, des invitations à dîner à faire renouveler – a fait ce qu'on lui demandait. Il faut dire aussi que l'analyse, c'est difficile.

 

A nous donc, depuis notre petit village de montagne aux confins de la triple frontière, d'analyser les décisions et les résultats du sommet.

 

Le domaine où les sommets du G7 peuvent traditionnellement avoir le plus d'effet, c'est la coopération économique. Les sept puissances représentent 45% de la richesse produite chaque année dans le monde. Lorsqu'elles coordonnent leurs politiques économiques, elles peuvent donc influencer très significativement l'économie mondiale.

 

Or, dans ce domaine, l'apport total de Biarritz est maigre.

 

La principale décision de politique économique prise lors du sommet a été de lancer la préparation d'un accord à faire valider dans le cadre de l'OCDE l'an prochain pour lutter contre l'optimisation fiscale des entreprises.

 

Les sept puissances ont également évoqué les nouveaux moyens de paiement privés de type bitcoin, mais sans prendre d'initiative précise : le compte-rendu de la réunion du G7 Finances se lit plus comme le grommellement de vieillards dépassés par les initiatives des plus jeunes que comme une décision des hommes les puissants de la Planète.

 

Enfin, on peut noter "l'intérêt" – on est donc loin d'une décision – pour l'adoption future d'une nomenclature des activités considérées comme favorables au climat et méritant donc de voir faciliter leur accès aux financements.

 

Sur le principal sujet de préoccupation pour l'économie mondiale d'aujourd'hui – l'affrontement entre les Etats-Unis et la Chine au sujet de leur commerce bilatéral et des règles du commerce mondial – les Etats-Unis et les six autres puissances ne sont pas parvenus à rapprocher leurs points de vue, qui sont fortement opposés.

 

Les Etats-Unis préfèrent une discussion bilatérale musclée avec la Chine, les autres souhaitent une approche multilatérale tenant notamment compte des institutions de l'Organisation Mondiale du Commerce. Faute du moindre rapprochement des positions, la déclaration finale des chefs d'Etat – qui tient en une seule page, avec double interligne et double espace entre les paragraphes – s'essaie à une rédaction de compromis qui réaffirme l'ambition commune d'un "commerce mondial ouvert et juste" basé sur l'OMC, tout en demandant sa réforme pour une "meilleure protection de la propriété intellectuelle" et une "lutte renforcée contre les pratiques commerciales déloyales". A ce niveau de généralité, les seules choses qui manquent sont la tolérance de la diversité et l'encouragement à manger cinq fruits et légumes par jour. Tout ceci peut se traduire en une phrase : "Nous ne sommes pas capables de prendre une décision commune".

 

Le deuxième grand sujet, avec l'économie, où les Sept peuvent mener une action commune est la politique climatique. Là, c'est encore plus simple : il n'y a rien.

 

Plus exactement, il n'y a littéralement rien dans la déclaration des chefs d'Etat à part, de manière indirecte et sans décision exécutoire, l'idée de la nouvelle nomenclature des activités. La France a préféré ne pas prendre le risque d'une déclaration sur le climat qui ne serait pas signée par toutes les puissances, comme cela avait été le cas l'an dernier au Canada lorsque les Etats-Unis avaient retiré leur signature.

 

Il y a bien eu, en revanche, diverses annonces climatiques.  Sept pays représentant plus de la moitié de la richesse mondiale sont tombés d'accord, à l'occasion du sommet, pour libérer 20 millions d'euros pour lutter contre les incendies en Amazonie. Le Brésil a refusé cette aide : il peut aisément mobiliser la même somme. Une charte sur la biodiversité a été signée ; nous attendons avec intérêt les rapports futurs sur l'efficacité de sa mise en œuvre. Ce n'est pas exactement rien. Mais quand on considère le niveau des réunions et le travail considérable qui a été nécessaire pour les préparer, cela s'en rapproche.

 

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Réunion des rois d'Europe à Windsor en 1907, considérée comme un grand succès par la presse de l'époque

 

Enfin, la réunion de sept des principales puissances mondiales, unies par la démocratie et les valeurs libérales, aurait pu être l'occasion de prendre des initiatives géopolitiques majeures. En pratique cependant, le G7 n'a parlé :

 

  ni du Moyen-Orient, où les initiatives déstabilisatrices de l'Iran et les ambitions persistantes de groupes terroristes sunnites ne méritent manifestement aucune action commune. La déclaration des chefs d'Etat lui consacre deux lignes en tout : "Nous partageons pleinement deux objectifs : faire en sorte que l’Iran ne puisse jamais se doter de l’arme nucléaire, et favoriser la paix et la stabilité dans la région". On murmure que les diplomates voulaient ajouter un troisième objectif – se laver les dents tous les jours – mais en ont été empêchés par manque de place. La visite mise en scène par la France du ministre Zarif n'a conduit à aucune avancée : le président Trump a rappelé, sans surprise,  qu'il est prêt à discuter et l'Iran a répondu, sans surprise, qu'il refuse toute discussion qui ne soit pas précédée d'une capitulation américaine ;

 

  ni de la situation difficile que traverse la Chine, souffrant à la fois des discussions commerciales avec l'Amérique et des mouvements de révolte à Hong Kong. Les puissances ont appelé "à éviter les violences", mais n'ont pas dessiné la moindre initiative commune pour éviter le chaos dans la deuxième économie du monde ;

 

  ni des problèmes migratoires, qui constituent l'une des données les plus fondamentales du monde contemporain mais n'ont pas même été abordés.

 

Les interventions géopolitiques du G7 se sont donc limitées à deux annonces. D'abord, une nouvelle réunion en 2020 sur l'Ukraine – mais dans un format qui ne concerne que l'Allemagne et la France parmi les sept puissances et n'avait donc pas sa place dans ce sommet. Ensuite, une véritable initiative diplomatique commune – vraiment appréciable, celle-là, sans doute la seule de tout le sommet – pour rapprocher les belligérants en Libye.

 

Pour le reste, le G7 a bien permis d'adopter plusieurs initiatives – dont le budget n'est cependant pas encore connu – pour encourager l'égalité entre hommes et femmes, aider l'éducation des filles et soutenir les femmes victimes de conflits. C'est louable ; mais dans un monde bien constitué, ce serait une annexe à des décisions géopolitiques et économiques majeures. Si les principales puissances démocratiques mondiales ne peuvent travailler ensemble que sur le sujet de l'égalité des femmes, pour lequel il existe d'autres enceintes à l'ONU, alors le problème n'est pas seulement que Biarritz a été un échec : il est, plus profondément, que le G7 lui-même est peut-être mourant.

 

Les principaux problèmes du monde sont connus : les tentatives de déstabilisation du Moyen-Orient par l'Iran et le terrorisme sunnite ; la guerre commerciale américano-chinoise ; les courants migratoires et leurs effets sur les sociétés occidentales ; peut-être l'apparition de nouvelles menaces sur la stabilité chinoise, qui risquent de répandre leurs effets sur le monde entier ; et probablement encore, même si l'on en parle moins ces jours-ci, les déficits publics excessifs aux Etats-Unis et dans quelques autres grandes économies, dont la France.


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Bruxelles-Métula du lundi 2 août 2019 (010209/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 02 septembre 2019

 

Stéphane Juffa raconte l’un des plus grands leurres de l’histoire militaire. Celui infligé hier par Tsahal, l’Armée israélienne, au Hezbollah et à ses patrons de Téhéran.

 

Ou comment, après avoir ouvert le feu sur une position israélienne à 16h15 hier (dimanche), à 18h30, le Hezbollah implorait trois intermédiaires d’arracher un cessez-le-feu à Israël.

 

Le récit d’un dimanche pas comme les autres par ceux qui l’ont vécu.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro d’Anne-Sophie Dekeyser.

 

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Sur Youtube :

https://youtu.be/7U2pN_QEgHw

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/432214244060925/?t=14

 

 
Deux heures de guerre et un coup de maître (020109/19) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 01 septembre 2019

 

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© Metula News Agency

 

Dimanche, 20h30 à Métula, 19h30 à Paris

 

C’est fin… pour cette fois. L’Armée israélienne a déjà proclamé le "retour à la normale".

 

Les habitants proches de la frontière ont refermé les abris et sont retourné vaquer à leurs occupations comme si rien ne s’était passé.

 

Entre 16h30 locales, heure de l’attaque de la milice chiite à Avivim, et 18h30, on a craint une nouvelle guerre généralisée entre l’Etat hébreu et le Hezbollah, mais en fait, nous avons assisté à une magistrale partie de guerre psychologique menée par l’état-major de Tsahal.

 

En effet, il n’y a aucun blessé à déplorer côté israélien, pas même une égratignure. L’envoi des hélicoptères et le transport de deux "blessés" à l’hôpital Rambam était du bluff.

 

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Le chef d’état-major Aviv Kokhavi

A partir d’aujourd’hui, nous l’appellerons Maître.

Mais ce qui est plus intéressant est que nos ennemis aussi

 

Il s’agissait de convaincre Hassan Nasrallah et ses séides que leur "vengeance" suite à l’élimination de leurs miliciens en Syrie et à l’attaque des drones sur Beyrouth-sud avait réussi ; qu’ils n’avaient plus besoin de poursuivre leurs périlleuses provocations contre les soldats hébreux, puisque plusieurs d’entre eux avaient été "blessés ou tués".

 

Enfin, les responsables de la milice chiite ont ensuite pensé avoir affaire à une riposte déchaînée de Tsahal sur leurs positions.

 

Dans les faits, l’artillerie et l’aviation de Tsahal ont bien "attaqué" cinquante objectifs du Hezb dans divers endroits du Liban mais cela participait de la poursuite de l’enfumage. Les dégâts de la "riposte" israélienne sont matériellement insignifiants.

 

Procédant par des actions d’une rare intelligence tactique que nous n’avons strictement pas le droit de révéler (pour le moment), l’Armée israélienne a démontré à l’ennemi que nous savons où il se dissimule et que nous sommes en mesure de l’éradiquer totalement s’il s’attaque à notre territoire.

 

Et croyez-nous sur parole, ses miliciens ont bien cru que leurs derniers instants étaient arrivés.

 

La frayeur de la milice fut telle qu’elle quémanda (le mot n’est pas trop fort) un cessez-le-feu auprès des divers entremetteurs qui s’était proposés, dont la France et la FINUL, afin d’empêcher qu’un conflit généralisé n’éclate.

 

Israël répondit favorablement et très rapidement à cette requête puisqu’elle était parvenue à réaliser les trois objectifs qu’elle s’était fixée : 1. Empêcher que des militaires ou des civils israéliens ne soient blessés. 2. Ne pas se laisser entraîner dans une guerre qui n’a pas d’intérêt pour nous, tout en conservant une absolue capacité d’intervention, notamment contre les fabriques d’armes du Hezbollah à la Dahiyyeh à Beyrouth. 3. Démontrer aux supplétifs de Téhéran et à leurs mentors que si nous l’avions voulu, nous aurions pu oblitérer deux mille de leurs porte-flingues en moins d’un quart d’heure ainsi que toutes leurs installations "secrètes".

 

En fait, la base d’Avivim avait été intentionnellement abandonnée quelques heures avant le raid du Hezbollah et ne contenait strictement aucun soldat à ce moment.

 

Tsahal s’est ensuite bien gardé de publier un bilan de ladite attaque, laissant planer l’hypothèse qu’elle avait réussi. L’Armée n’a pas non plus communiqué (du tout) sur les opérations qu’elle conduisait au Liban, laissant croire que la Troisième Guerre du Liban avait débuté.

 

Fort heureusement aussi, la nouvelle de la mort d’un soldat espagnol de l’ONU faisait partie de l’opération d’intoxication. Il s’agissait d’une rumeur soigneusement fuitée afin de dramatiser la situation.

 

Nous l’avons également gobée, une fois n’est pas coutume, mais il faut avouer qu’elle était bien ficelée.

 

En revanche, et peu de temps après les événements, la Ména n’a pas marché dans la mise en scène des soldats "touchés". Dans notre Breaking précédente, nous avons clairement annoncé qu’à notre sens, aucun militaire israélien n’avait été atteint, ce, en dépit du flot d’informations arabes et européennes qui soutenaient le contraire.

 

Quant au communiqué "médical" concernant les deux faux blessés toujours morts de rire au moment où nous mettons sous presse, établissant simplement qu’ils sont "dans un état stable", il était parfaitement véridique puisqu’il est difficile d’imaginer un état plus stable que celui de personnes qui sont en parfaite santé.

 

Chapeau au nouveau chef d’état-major Aviv Kokhavi et à ses stratèges. Ils ont démontré, tout en désamorçant une situation de grande tension, que l’intelligence et la khoutzpa, étaient largement plus importantes dans une guerre que les canons.

 

Et surtout, que la khoutzpa - un mot intraduisible provenant du yiddish signifiant à peu près culot, audace, effronterie -, était toujours très vivante dans les rangs de Tsahal. Elle devient même imparable lorsqu’elle est conjuguée avec les moyens de très haute technologie développés par les savants israéliens. Mais ce n’est pas la technologie qui aura frappé les esprits à l’issue du "Coup d’Avivim", mais la façon de s’en servir.

 

 
Liban-Israël : le Hezbollah ouvre les hostilités (010109/19) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 01 septembre 2019

 

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© Metula News Agency

 

Dimanche, 18h30 à Métula, 17h3o à Paris

 

Les hostilités entre le Hezbollah et l’Armée israélienne ont commencé.

 

La milice chiite libanaise au service de l’Iran a tiré 4 missiles antichars il y a moins de deux heures sur une position de Tsahal près du village d’Avivim dans la zone centrale de la frontière avec le Liban, à 23km au sud sud-est de notre rédaction.

 

Un véhicule a été touché ; certaines sources arabes et françaises font état de 2 morts et de 7 blessés lors de l’attaque. Les informations parcellaires en notre possession de sources israéliennes ne confirment pas cette information et ne font pas état de soldats tués.

 

Au contraire, notre reporter Yoshua Ohana annonce que 2 soldats ont été touchés lors de l’attaque de la milice chiite, ils ont été transportés en hélicoptère à l’hôpital Rambam de Haïfa et leur état est défini comme "stable".

 

En revanche, un observateur espagnol de l’ONU a été tué lors de l’agression et cette information est confirmée.

 

Une salve de roquettes en provenance du Liban a également atteint le territoire israélien. Une maison aurait été touchée dans le kibboutz d’Iron, non loin d’Avivim.

 

Tsahal riposte lourdement sur des cibles situées au Liban-Sud mais le porte-parole de l’Armée ne diffuse aucun commentaire précis.

 

D’autre part, et pour des raisons évidentes, nous ne pouvons pas divulguer la plupart des informations que nous détenons.

 

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Une photo de propagande que le Hezbollah a diffusée très récemment. On y voit une

base de Tsahal entourée d’un cercle bleu signifiant une cible potentielle. En dessous

(plus près du Liban, entre le Liban et la première ligne de défense de Tsahal) le quartier de

Har ha-Tzfia [heb. : la montagne d’observation], dans lequel se situe notre rédaction.

C’est nous qui l’avons cerclé de rouge

 

Ce que nous pouvons dire est qu’une activité aérienne intense se déroule sur nos têtes parsemée de l’écho de bombardements.

 

Aux dernières nouvelles, Tsahal étend son activité au Liban.

 

Le Général de réserve Yoav Galant, ministre de de l’Immigration et de l’Intégration, a indiqué sur Gaaleï Tsahal, la radio de l’Armée, que "si nous en arrivons à la situation dans laquelle on essaie de tuer des civils et des enfants israéliens, nous renverrons le Liban à l’âge de pierre, avec tout ce que cela implique".

 

Réponse du Hezbollah qui a ouvert les hostilités : "Si Israël étend son activité, nous augmenterons nos tirs".

 

A Métula, les abris publics ont été ouverts par décision du Conseil municipal. L’unité de soins d’urgence (hôpital de campagne) est entrée en service sous la direction d’Akki Levinski. Les habitants sont priés de ne pas s’éloigner des abris individuels, c’est-à-dire de rester dans le périmètre de leur demeure.

 

L’atmosphère est évidemment tendue mais les gens gardent leur calme. On entend de manière sporadique quelques tirs d’artillerie dans notre voisinage immédiat et de rares coups de feu. Mais les échanges de feu n’ont pas encore atteint Métula.

 

D’intenses efforts sont actuellement produits par divers entremetteurs afin de mettre fin aux échanges de tirs et d’éviter le conflit ouvert.

 

Au niveau de la Ména, nous avons ouvert l’espace sécurisé dans lequel nous disposons de moyens de protection et de diffusion sophistiqués. Tous les journalistes-reporters de l’agence au Moyen-Orient sont sur le pied de guerre.

 

Ils vous tiendront naturellement informés de l’évolution de la situation.

 

 
Le Liban batifole avec sa survie (info # 012807/19) Version imprimable
Analyse
mercredi, 28 août 2019

 

Par Michaël Béhé à Beyrouth

 

L’attaque des quadricoptères dimanche sur des objectifs du Hezbollah dans les quartiers chiites du sud de Beyrouth [carte] n’en arrête pas de faire couler de l’encre. La faute à la milice de Hassan Nasrallah et à ses divers narratifs de l’incident qui ne tiennent pas l’eau. Ils sont à ce point éloignés de la réalité vérifiable qu’ils ne donnent aucune indication de ce qu’il s’est passé.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

Le Hezb parle ainsi de deux quadricoptères israéliens qui se seraient écrasés près de l’un de ses centres de communications. Non seulement nous savons que ce n’est pas vrai, mais nous savons également qu’au moins deux objectifs stratégiques ont été détruits lors de ce raid.

 

On sait également par des indiscrétions émanant d’un confrère, Kassem Kassir, proche du parti chiite, qu’une personnalité du Hezbollah de grande envergure aurait été neutralisée et non le centre de communications de la milice où l’un des drones aurait explosé.

 

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Le moment de l’explosion

 

En plus de cette personnalité mystère, lors du raid, et c’est vérifié, un mélangeur iranien de huit tonnes a été sérieusement endommagé et son système de contrôle entièrement détruit.

 

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L’explosion principale de plus près

 

Le mélangeur industriel en question devait servir à préparer du carburant de propulsion pour missiles destiné à améliorer leurs performances et à augmenter leur précision. Il était censé s’intégrer dans le programme irano-Hezbollah visant à modifier les dizaines de milliers de roquettes primitives en sa possession afin de les transformer en missiles de précision.

 

Ces équipements arrivés d’Iran étaient déposés dans un endroit de stockage entre des immeubles d’habitation pour dissuader les Israéliens de tenter de les détruire. Le Hezbollah prévoyait de les emmener en lieu sûr durant la semaine en cours.

 

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Au milieu d’immeubles d’habitation

 

Ces dispositifs sont indispensables au programme de transformation des roquettes, de l’aveu même d’un milicien chiite que j’ai rencontré sur place hier (mardi) en allant observer le lieu de la principale explosion. Si le mélangeur pourra être réparé ou échangé en l’espace de quelques semaines, l’unité de contrôle électronique, bourrée de composants coûteux, ne pourra pas être disponible avant quelques mois. Ce, pour autant encore qu’elle puisse être acheminée d’Iran en échappant aux raids des Israéliens, qui savent visiblement tout ce qu’il se passe ici, en Syrie, en Irak et en Iran, et qui choisissent le meilleur moment pour détruire les équipements susceptibles de les déranger.

 

Sans compter que le carburant que l’on peut fabriquer avec ce mélangeur est également utilisé afin de propulser les missiles balistiques, ce qui fait que son exportation depuis l’Iran place la manœuvre en violation flagrante d’une bonne dizaine de traités internationaux.

 

Après cette introduction, dont personne à Beyrouth ne met le contenu en doute, il est difficile de conclure comme Hassan Nasrallah à un échec de l’opération. Même si on laisse l’hypothèse de l’élimination du cadre supérieur du Hezb de côté jusqu’à ce qu’elle soit confirmée, l’anéantissement d’une pièce maîtresse indispensable au plus grand projet militaro-industriel des Irano-hezbolliens – et encore avec si peu d’efforts – ne constitue objectivement pas un échec mais un succès retentissant.

 

Et si l’on ne sait pas quels engins ont été utilisés pour exécuter l’opération, en quel nombre et à partir d’où, ce que l’on tient pour certain est que le narratif de la milice chiite selon lequel un quadricoptère non armé a été abattu par des enfants qui lui ont jeté des pierres, et qu’un autre, transportant une charge de 5.5kg, se serait écrasé accidentellement, n’explique pas des résultats comme ceux que je viens juste d’énumérer.

 

J’ai montré à Jean Tsadik et à un artificier à la retraite de l’Armée libanaise des photos prises par les habitants ainsi que d’autres que j’ai photographiées hier avec mon portable des explosions et des dégâts subis par la façade d’un immeuble de neuf étages et leur ai demandé si 5.5kg d’explosifs pouvaient occasionner de tels dommages. Cela les a fait beaucoup rire tous les deux.

 

Jean Tsadik m’a indiqué par Skype que le mélangeur ne contenait pas d’explosifs ni de matières inflammables de nature à provoquer une seconde explosion, et qu’en l’état, il aurait fallu à tout le moins 50kg d’explosifs pour obtenir de semblables résultats. Ce que confirma sans hésiter l’artificier libanais.

 

On sait aussi que le drone dont la photographie a été diffusée par le Hezb n’a pas participé à l’attaque, en tout cas pas à sa phase offensive. C’est probablement un appareil iranien que les chiites ont eux-mêmes démantelé pour donner l’impression qu’il était tombé.

 

D’autre part, des quadricoptères de cette taille ne sont pas capables de parcourir les 100km  qui séparent la frontière israélienne du quartier de la Dahiyyeh dans le sud de Beyrouth, c’est une donnée quasi-certaine.

 

Quant à les faire revenir à leur point de départ, cela n’a aucun sens : si des (vrais) quadricoptères ont été employés dans cette opération, leur destin était d’être abandonnés sur place. Aucun appareil de ce genre ne possède en effet la capacité de stockage d’énergie nécessaire pour parcourir 200km, ils ne transportent pas de missiles et doivent donc se "suicider" pour faire des dégâts, leur technologie est banale et se trouve dans le commerce, et leur coût est minime et ne justifie pas que l’on tente de les récupérer.

 

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On les trouve sur les sites de vente en ligne

 

Les experts sont persuadés que si de vrais quadricoptères ont été utilisés, ils ont décollé et ont été pilotés à partir d’un navire israélien croisant à une dizaine de kilomètres au maximum de notre capitale, ou, et c’est plus plausible, depuis un emplacement situé au Liban. Dans cette hypothèse, ils auraient été télécommandés par des agents israéliens infiltrés ou par des membres d’organisations souverainistes libanaises opposées aux supplétifs des Iraniens, du genre de souverainistes qui foisonnent au pays des cèdres.

 

On n’a pas d’image du second objet volant, celui qui a frappé les cibles désignées, pour la raison suffisante qu’il a été détruit lors de l’impact et de l’explosion qui s’en est suivie.

 

D’après Jean Tsadik, il est probable qu’il se soit agi d’un missile tiré d’un drone à ailes fixes, d’un chasseur-bombardier, d’un navire, ou même à partir du sol, Israël disposant de toutes ces options avec un taux de précision de 20cm du point d’impact programmé.

 

Toujours selon Tsadik, si un ou plusieurs hélico-drones ont pu être utilisés, la seule justification d’y recourir consistait à vérifier la situation sur le site de la frappe, de s’assurer que le matériel à détruire était bien là où on l’avait repéré et qu’il était correctement identifié. Et d’être sûr qu’il n’y avait pas de civils à proximité immédiate de l’objectif qui auraient pu être blessés, ou même d’attendre que la "voie se libère" avant d’envoyer le missile, ce qu’un hélicoptère peut faire. On rappelle que l’organisation de Nasrallah avait intentionnellement stocké le mélangeur au bas d’un immeuble habité, se servant de membres civils de sa propre communauté chiite comme de boucliers humains, sur la base de la réflexion que les Israéliens font plus grand cas de leur existence que le Hezbollah qui prétend les protéger.

 

A ce propos, j’ai pu me rendre compte que la population chiite des banlieues-sud est littéralement terrifiée par la perspective de ripostes massives israéliennes suite au discours du Sayyed Nasrallah qui a promis de répliquer à l’attaque des "quadricoptères" et à la perte de deux miliciens en Syrie occupés à lancer un raid sur des civils et des militaires hébreux.

 

C’est qu’ici l’on sait pertinemment que le sous-sol de ces quartiers est truffé d’ateliers de fabrication d’armes, d’entrepôts de stockage de munitions et de postes de commandement du Hezb. On sait précisément où la plupart se situent, c’est-à-dire sous leurs HLM, et qu’ils font office de bouclier humain généralisé.

 

Or si Tsahal décide de frapper, ce sont ces installations qu’il visera d’abord et les explosions des cibles et de leurs contenus pourraient transformer leurs quartiers en brasiers tels qu’on n’en a plus vu depuis Dresde, Coventry et Tokyo lors du dernier conflit mondial.

 

Les habitants évoquent avec de l’anxiété dans la voix, la cité interdite du Hezbollah en plein quartier d’Haret Hraik [carte], les trois grands ateliers de missiles, les entrepôts de munitions au bout de la piste no. 35 de l’aéroport international, ceux à proximité du stade Camille Chamoun, ceux situés sous l’ambassade d’Espagne, elle-même à moins d’un kilomètre et demi de la cité interdite.

 

Hassan Nasrallah est à la recherche d’un objectif en Israël lui permettant de réagir sans provoquer suffisamment de dégâts pour justifier une guerre ouverte qui marquerait sans doute l’anéantissement du Liban. Mais l’Etat hébreu a mis en garde à la fois la milice chiite et notre gouvernement qu’il "surréagirait" et se livrerait à des représailles disproportionnées. C’est ce qui fait trembler les gens.

 

Le Hezbollah est coincé dans un cul de sac qu’il a lui-même généré par ses promesses publiques inconsidérées : soit il ne réagit pas et il perd sa crédibilité, soit il attaque notre voisin du Sud et il prend le risque de la destruction totale de notre pays. Et ici tout le monde est bien conscient qu’au-delà des fanfaronnades de la milice, le rapport de force entre eux et nous est le même que celui qui prévaut entre Gargantua et une petite souris.

 

La tension est élevée, mais c’est surtout parce que le la milice supplétive des ayatollahs a profité de l’opération de dimanche afin d’établir, par la bouche de Nasrallah, que "le gouvernement libanais ne pourra pas empêcher le parti de riposter ou d’arrêter le processus". Par cette affirmation, le Sayyed (maître-seigneur, c’est ainsi que ses adeptes l’appellent) détermine que la décision de faire la guerre et la paix appartient désormais au Hezbollah et non à l’Etat libanais.

 

Elle établit très simplement ce que l’on savait officieusement depuis que les miliciens chiites sont allés faire la guerre en Syrie : que le vrai gouvernement au Liban, c’est le Hezbollah et donc l’Iran et non le Président Aoun et son cabinet de ministres. Cela signifie que Khamenei peut décider pour la majorité de mes compatriotes sunnites, chrétiens et Druzes, qui n’en veulent pas, de nous impliquer dans un conflit que nous n’avons pas les moyens de gagner et qui peut nous rayer de la carte du monde.

 

D’autant plus que le Président Aoun s’est aplati devant le narratif infantile du Hezb, en convoquant au palais de Beiteddine le coordinateur spécial de l’ONU pour le Liban, Jan Kubis. Pour lui signifier que "ce qui s’est passé [à Dahiyyeh] s’apparente à une déclaration de guerre qui nous permet d’avoir recours à notre droit de défendre notre souveraineté, notre indépendance et notre intégrité territoriale". M. Aoun s’est cru obligé d’ajouter que "les attaques contre la banlieue sud (…) violent la résolution 1701". Je pensais tout de même qu’il l’avait lue

 

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Bruxelles-Métula du lundi 26 août 2019 (012608/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 26 août 2019

 

Entre l’axe iranien et Israël les actes de guerre se multiplient.

 

Stéphane Juffa en donne le détail lors de ces dernières 24 heures en Syrie, au Liban et à Gaza.

 

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Entre Israël et l’Iran, c’est l’histoire de Bipbip et du coyote

 

Puis il se livre à une analyse circonstanciée des raisons qui poussent l’Iran à prendre le risque d’une guerre ouverte avec l’Etat hébreu et il évalue les risques qu’elle éclate.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi sur Radio Judaïca.

 

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Sur Youtube :

https://youtu.be/YqVygQsPE6c

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/2365449226880949/

 

 
Israël et l’axe iranien : la tension monte encore (022508/19) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 25 août 2019

 

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© Metula News Agency

 

Dimanche, 23h25 à Métula, 22h25 à Paris

 

Ce dimanche soir à 21h04 les milices islamiques de Gaza ont tiré trois roquettes sur Israël. Deux étaient dirigées sur Sdérot et ont été interceptées par le Dôme de Fer, une troisième est tombée sur une route du pourtour de l’enclave palestinienne.

 

Il n’y a ni blessés ni victimes côté israélien, mais un concert en plein air à Sdérot a dû être interrompu, le public étant prié de rentrer chez lui.

 

De plus, la troisième Katioucha a allumé un important feu de broussailles face auquel les pompiers sont à pied d’œuvre.

 

Il n’y a pas eu de riposte israélienne à ces tirs spontanés (non-provoqués par un événement antérieur), mais cela ne saurait tarder. Ceci dit, Israël pratiquera par une frappe volontairement limitée afin de ne pas donner lieu à un embrasement généralisé.

 

Selon les spécialistes de la Ména, la milice responsable de ces tirs est probablement le Djihad islamique, qui est pratiquement inféodée à Téhéran et financée par les ayatollahs.

 

Le but de la "République" Islamique d’Iran est de donner l’impression d’une coordination entre le Hezbollah au Liban et les milices islamiques de Gaza. Les tirs se sont produits durant un discours particulièrement belliqueux du chef du Hezb., Hassan Nasrallah.

 

De l’avis du correspondant permanent de la Ména à Sdérot, Ilan Tsadik, le Hamas n’a cependant pas participé à l’agression de ce soir.

 

Toujours pendant l’allocution télévisée de Nasrallah (retransmise en direct à partir d’un lieu tenu secret, car depuis 2006 le Sayyed (maître, seigneur) n’a jamais paru en public par crainte d’une élimination ciblée israélienne) un drone a atomisé deux véhicules transportant des miliciens chiites irakiens supplétifs de l’Armée iranienne.

 

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L’épave de l’un des deux véhicules anéantis sur la frontière Irak-Syrie

 

La neutralisation s’est produite sur la frontière entre la Syrie et l’Irak près de la localité de Qaim et a causé la mort de neuf combattants affiliés aux Hachad al-Chaabi, les Forces de la Mobilisation Populaire. Ces dernières, de même que de nombreux media arabes, dont al Mayadeen (les places) diffusant depuis Beyrouth au service du Hezbollah et de l’Iran, attribuent l’opération à l’Etat hébreu. Selon ces sources, le chef des Hachad al-Chaabi aurait été tué lors de l’attaque.

 

La situation dans la région est extrêmement tendue depuis la tentative des Gardiens de la Révolution khomeyniste (Pasdaran) d’hier d’envoyer des hélicoptères télécommandés chargés d’explosifs sur Israël à partir de la Syrie.

 

Cette opération avortée était censée venger les récentes destructions de matériel et de commandos iraniens en Irak lors de plusieurs raids vraisemblablement israéliens.

 

Les Pasdaran étaient appuyés par des miliciens libanais du Hezbollah. Ils ont été empêchés de porter leur plan à exécution par une attaque préventive à large échelle de l’Aviation israélienne. L’intervention du Khe’l Avir a fait de nombreux morts et blessés dans les rangs ennemis et a occasionné d’importants dégâts matériels.

 

Depuis, deux autres mystérieux hélicoptères télécommandés mais non-armés se sont écrasés sur la banlieue chiite du Sud de Beyrouth. Nasrallah ainsi que le président du Liban, Michel Aoun, ont accusé Israël d’avoir envoyé ces drones.

 

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Les restes de l’un des deux quadricoptères à s’être écrasés sur la banlieue-sud

 

En fait, selon Jean Tsadik qui a analysé les photographies de ces engins, il ne s’agit assurément pas de matériel d’origine israélienne mais d’appareils iraniens notamment utilisés par les Houthis au Yémen.

 

Hassan Nasrallah a promis la guerre aux Libanais sans avoir en aucune manière l’autorité pour engager le pays aux cèdres dans un conflit.

 

En Israël Tsahal est en état d’alerte. Plusieurs batteries du Dôme de fer ont été déployées dans le Doigt de la Galilée mais également à Haïfa et dans d’autres localités du rivage méditerranéen.

 

Ce qui n’a pas empêché tous les sites touristiques israéliens proches de la frontière libanaise de faire le plein de visiteurs ce weekend. Des vacanciers visiblement pas très impressionnés par les menaces de Nasrallah et des ayatollahs perses.

 

 
Attaque préventive en cours sur Damas et d’autres régions (012508/19) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 24 août 2019

 

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© Metula News Agency

 

Dimanche, 01h00 à Métula, 0h00 à Paris

 

Des dizaines de missiles ont transpercé les défenses syriennes et frappent en ce moment précis des cibles à Damas et ailleurs. Des chasseurs-bombardiers à l’étoile de David survolent le territoire ennemi. Nous en sommes à la troisième vague d’assauts.

 

Il semble que l’aéroport militaire de Mezzé – déjà maintes fois bombardé - à proximité du palais présidentiel de Bashar al Assad fasse partie des cibles visées. Des bases iraniennes dans la zone de la ville d’Akraba, dans le Golan syrien, à 14km de la frontière israélienne et à 44km de notre rédaction, sont également abondamment visées.

 

Il s’agit d’une opération d’envergure majeure. Selon des témoins oculaires l’un des objectifs visés a reçu à lui seul une dizaine de missiles. [voir vidéo exceptionnelle très explicite quant à l’étendue des frappes].

 

Nous sommes en mesure d’affirmer que nous assistons à un raid préventif. Celui-ci intervient très peu de temps avant que la Force Quds [Ara. : Jérusalem], les unités d’élite des Gardiens de la Révolution khomeyniste (Pasdaran), projetait une action contre l’Etat hébreu, principalement basée sur l’utilisation d’hélicoptères télécommandés lourdement chargés d’explosifs.

 

Il n’est pas sûr du tout que les interventions israéliennes en cours se limitent à la Syrie, ni même à l’Irak.

 

Le porte-parole de Tsahal a annoncé que l’opération qui se déroule actuellement était programmée depuis longtemps et que le Renseignement hébreu suivait les activités de l’ennemi afin de décider du moment de son déclenchement.

 

Tsahal est en état d’alerte maximal, tant sur le plan défensif qu’offensif.

 

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Photo du raid de ce soir

 

Yoshua Ohana, photographe à la Ména, distingue nettement des tirs ennemis au-dessus du Golan depuis son appartement à Kiryat Shmona. Il décrit ce qu’il voit comme inhabituel sans en savoir plus pour le moment.

 

L’alerte a été déclarée dans les villages israéliens du nord du plateau du Golan. Probablement par mesure de précaution. Les habitants ont été priés de ne pas s’éloigner de leurs abris et les responsables municipaux sont tenus au courant de l’évolution de la situation.

 

Les témoins oculaires syriens font état de très gros dégâts. On dénombre des dizaines de morts parmi les Pasdaran et aucun blessé côté israélien. Des moyens antiaériens de la famille du Dôme de fer avaient été discrètement déployés hier et aujourd’hui dans notre région (Doigt de la Galilée) en prévision des événements à venir.

 

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a fait la déclaration suivante : "Dans le cadre d'un effort opérationnel majeur, nous avons contrecarré une attaque contre Israël par la force Quds iranienne et les milices chiites. Je répète ce qui suit : L’Iran n’est immunisé nulle part. Nos forces opèrent dans toutes les directions contre l'agression iranienne. Si quelqu’un s’apprête à te tuer, abats-le avant qu’il ne puisse le faire".

 

Le personnel de la Ména dans trois pays est mobilisé pour suivre et commenter les événements.

 

 
Spécial Bruxelles-Métula du vendredi 23 août 2019 (012308/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 23 août 2019

 

Pourquoi le gouvernement israélien vient-il de transférer 568 millions de dollars à l’Autorité Palestinienne ?

 

Parce que ce sont les siens

 

Parce que l’Autorité Palestinienne était cette fois au bord de l’éclatement

 

Parce qu’Israël n’a pas l’intention de gérer deux millions de Palestiniens en Cisjordanie

 

Parce que la coopération sécuritaire est cruciale pour les deux entités

 

Parce que l’Autorité Palestinienne refusait de recevoir cet argent jusqu’à hier

 

D’autre part, rien à voir avec ce qui précède, le weekend risque d’être très chaud à Gaza. D’ailleurs les incidents ont déjà commencé.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi sur Radio Judaïca.

 

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NOTE : A partir de ce lundi 26 août, l’émission Bruxelles-Métula retrouve son horaire habituel : 7h45, heure de Bruxelles, 8h45, heure de Métula.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/tR0iryNf8ok

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/2096359633999258/?t=6

 

 
Nouvelle base iranienne détruite en Irak (012008/19) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 20 août 2019

 

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© Metula News Agency

 

Mardi, 0h00 à Métula, 23h00 à Paris

 

En début de cette soirée de mardi, un dépôt d’armes et de munitions iranien a été attaqué et détruit dans le périmètre élargi de la base aérienne de Samarra-Est, dans la province de Salah ad-Din en Irak. L’entrepôt était gardé par des miliciens chiites irakiens des Forces de la Mobilisation Populaire (FMP), une organisation supplétive de l’Iran, que la "République" Islamique commande, arme et stipendie. [Voir une vidéo des déflagrations].

 

Samarra-Est est située à 82km au nord de Bagdad, à 19km au nord-est de la ville de Balad et à 32km en plein est de celle de Samarra [carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

Des soldats américains sont également installés sur cet aéroport mais à distance respectable de l’objectif visé ce mardi. La surface clôturée de la base en question fait 4.5km sur 2.9 [carte de la base].

 

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La base aérienne de Samarra-Est également appelée aéroport de Balad

Service cartographique © Metula News Agency

 

Selon des sources arabes et irakiennes, des F-35 auraient tiré trois missiles de haute précision sur la position gardée par les FMP [ara. : Hachad al-Chaabi] qui ont fait mouche. La plupart des media arabes, à l’instar du saoudien al Arabiya  [ara. : l’Arabe], font état de nombreux morts et blessés dans les rangs de la milice.

 

Il s’en est suivi une série d’explosions audibles et visibles à Balad et à des dizaines de kilomètres à la ronde. Comme la semaine dernière, lors du raid sur la base iranienne dans le quartier d’Abou Sadir à Bagdad, l’incendie et les détonations ont donné lieu à des départs spontanés de roquettes et/ou de missiles. Une cinquantaine de ceux-ci ont atterri dans des vergers avoisinants et dans d’autres secteurs de l’aéroport.

 

Le ministère irakien de l’Intérieur a annoncé avoir envoyé dix équipes de secours de Bagdad afin de maîtriser l’incendie qui sévit sur place. Le même ministère relate des explosions "gigantesques".

 

Le journal libanais Al Mayadeen [ara. : les places], proche du Hezbollah et du régime syrien, affirme une nouvelle fois, comme à Abou Sadir, que les explosions sont dues à un incendie accidentel et qu’il n’y a pas de blessés.

 

Un membre des FMP, coupant l’herbe sous les pieds de ses alliés libanais et syriens, a cependant concédé que "des magasins abritant des munitions, des armes et des missiles avaient été attaqués depuis les airs".

 

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Une photo prise par des voisins de la base

 

Il est plus que vraisemblable que la partie la plus sensible des ressources détruites avait été amenée d’Iran à Samarra-Est par avions cargos.

 

Il est intéressant d’observer que les autorités irakiennes n’ont dénoncé personne, pas plus ce soir que la semaine dernière ou à l’issue d’autres opérations généralement attribuées à Israël. A lire les réactions de nombreux Irakiens sur les réseaux sociaux, ils ont l’air plutôt satisfaits que les Israéliens "les débarrassent des Iraniens". Certains messages sont carrément favorables à l’Etat hébreux.

 

Le Premier ministre irakien Adel Abdoul Mahdi avait ordonné la semaine dernière juste après le raid sur Abou Sadir que "tous les dépôts de munitions des forces armées ou des groupes paramilitaires soient transportés hors des villes".

 

Les frappes qui se multiplient en Irak nous inspirent quelques réflexions. D’abord, que les Israéliens paraissent s’en prendre systématiquement à tous les entrepôts contenant des missiles iraniens en Irak.

 

Deuxièmement, que ces entrepôts ne sont pas protégés par d’éventuels missiles antiaériens iraniens, et que si les Gardiens de la Révolution khomeyniste (Pasdaran) en possédaient d’efficaces, ils les déploieraient sans aucun doute afin de protéger leur précieux et coûteux matériel.

 

Cela nous renseigne sur les capacités antiaériennes et antimissiles réelles (au-delà de la propagande) de l’Armée perse en général. Ces relevés intéressent certainement au plus haut degré les Américains et les autres armées occidentales en relation avec un éventuel affrontement militaire avec Téhéran.

 

Nous constatons aussi que ni la DCA irakienne ni son aviation ne sont entrées en action pour tenter d’empêcher les opérations israéliennes. En dehors du fait que cela ne servirait de toute façon à rien, Bagdad n’a pas non plus, et c’est particulièrement intéressant, menacé d’en faire usage.

 

Nous notons à ce propos que les auteurs des récents raids ont pris le plus grand soin de ne pas attaquer de forces gouvernementales irakiennes. Ce qui n’est pas le cas en Syrie.

 

Ce soir, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a quasiment reconnu la participation israélienne au raid contre Samarra-Est. Juste avant de prendre l’avion à Kiev au terme d’une visite officielle en Ukraine, M. Netanyahu a ainsi déclaré : "On fait face à de grands défis sécuritaires, le rapport du Renseignement que j’ai reçu il y a quelques minutes va probablement m’en dire davantage".

 

Il est probable qu’à moins d’un mois des élections qui s’annoncent très serrées, M. Netanyahu ait tenté de se faire de la publicité en faisant cette déclaration inhabituelle.

 

 
Bruxelles-Métula du 19 août 2019 (011908/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 19 août 2019

 

Deux sujets dans le Bruxelles-Métula de ce 19 août, la recrudescence des attaques des milices islamiques de Gaza et leur diversification, ainsi que la narration biaisée de ces incidents dans les media francophones.

 

Quel est l’intérêt du Hamas à chercher la confrontation ? L’attitude passive d’Israël va-t-elle changer ?

 

Et la déformation intentionnelle touchant les événements du Moyen-Orient s’accentue encore à l’AFP et dans l’ensemble des media francophones qui se contentent de copier-coller les dépêches mensongères de l’agence de presse de l’Etat français.

 

Voilà ce qui arrive lorsqu’un gouvernement ne joue pas son rôle de modérateur et laisse se déverser le fiel raciste et antisémite sur un media-charnière qui lui appartient.

 

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La Ména diffuse le film de l’Armée israélienne montrant le commando de miliciens islamistes en train de tenter de traverser la frontière afin de prendre des otages, de kidnapper un soldat ou de faire un carnage dans un kibboutz en cas d’échec des deux premières tentatives. Dans les cercles rouges sur le film, les gros plans sur les armes que ces "Palestiniens" transportent.

 

Ces miliciens que l’AFP et ses perroquets décrivent comme des civils "palestiniens tués par des soldats israéliens dans le nord de la bande de Gaza". Un enfant pas très éveillé de 8 ans s’apercevrait immédiatement que ces media mentent.

 

Juffa commente dans Bruxelles-Métula une partie des malversations journalistiques figurant dans la dépêche de l’agence nationale française d’information qui résume les incidents du weekend à Gaza. L’exercice est édifiant.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/EfSBTjzOc28

Sur Radio Judaïca :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/903792143322977/?t=2

 

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Commando du Hamas neutralisé (011808/19) Version imprimable
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samedi, 17 août 2019

 

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© Metula News Agency

 

Dimanche, 01h43 à Sdérot, 0h43 à Paris

 

Samedi, entre 22 et 23 heures locales, après le tir de trois roquettes sur Israël à partir de Gaza (voir notre breaking précédente), s’est déroulé un autre incident majeur dans le pourtour de la bande côtière.

 

Cinq miliciens islamistes armés ont tenté de franchir la barrière de sécurité dans le nord de l’enclave palestinienne.

 

Leur présence a été détectée par les observateurs de Tsahal qui surveillent la frontière 24h sur 24.

 

Un char, de même qu’un hélicoptère d’assaut ont été dépêchés sur les lieux de la tentative d’incursion et ils ont ouvert le feu sur les miliciens.

 

Le Hamas a déclaré qu’au moins trois assaillants avaient été tués.

 

Selon Ilan Tsadik, notre correspondant permanent dans le pourtour de Gaza, tous les membres du commando ont été neutralisés.

 

Cela porte à neuf le nombre de miliciens islamiques de Gaza qui ont tenté de franchir la barrière de sécurité depuis une semaine. Ils ont tous été oblitérés.

 

Le porte-parole de Tsahal quant à lui n’a pas précisé le bilan de cette interception, se contentant d’affirmer qu’il n’y avait ni morts ni blessés côté israélien.

 

Peu après cette tentative, des installations du Hamas ont été bombardées depuis les airs non loin du lieu de l’incident. Il s’agit entre autres de postes d’observation et de points d’appuis de l’organisation terroriste islamique.

 

 
Tirs de roquettes des milices islamiques de Gaza sur Israël (011708/19) Version imprimable
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samedi, 17 août 2019

 

 

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Samedi, 23h10 à Sdérot, 22h10 à Paris

 

DERNIERE MINUTE : LES CORRESPONDANTS DE LA Ména ANNONCENT QUE DES BOMBARDEMENTS ISRAELIENS SUR DES OBJECTIFS DU HAMAS A GAZA SONT EN COURS A 23H LOCALES.

 

A 21h ce samedi soir les milices islamiques palestiniennes de Gaza ont tiré trois roquettes sur Israël.

 

Deux de ces projectiles ont été interceptés par le Dôme de Fer.

 

Le troisième s’est abattu dans la cour d’une maison à Sdérot.

 

Selon notre correspondant permanent à Sdérot Ilan Tsadik, l’habitante de la demeure qui a eu le temps de se réfugier dans son abri a été traumatisée.

 

Le projectile a causé des dégâts matériels mais il semble, toujours d’après Ilan Tsadik, qu’il n’a pas explosé ou qu’il n’a que partiellement explosé.

 

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Des débris de roquette trouvés dans la cour de la maison atteinte

 

Cinq autres personnes, elle aussi choquées par les tirs, ont été évacuées par le Magen David Adom [l’étoile de David rouge, le pendant israélien de la Croix Rouge] vers l’hôpital Barzilaï à Ashkalon.

 

Les positions du Hamas et des autres organisations terroristes à Gaza ont été évacuées dans la crainte d’une probable riposte israélienne.

 

Hier (vendredi) à 21h également, les terroristes [des individus armés tirant intentionnellement sur des civils] de l’enclave palestinienne avaient déjà tiré une roquette sur le territoire israélien, laquelle avait été interceptée par le Dôme de Fer.

 

En représailles le Khe’l Avir avait détruit quelques heures plus tard deux infrastructures souterraines du Hamas, l’émulation palestinienne des Frères Musulmans égyptiens.

 

Cette réplique était "limitée", le gouvernement israélien dirigé par M. Binyamin Netanyahu tentant d’éviter un nouveau round de violence en période électorale en Israël.

 

A la Ména, l’on s’attend également à une action de Tsahal du même genre ce soir et pour les mêmes raisons. Si d’autres Katiouchas devaient être tirées par les terroristes, les frappes de l’Armée israélienne iraient évidemment s’intensifiant.

 

Jean Tsadik, le spécialiste en armements de la Ména, après avoir procédé à l’analyse des événements d’hier et d’aujourd’hui, pense avoir décelé une nouvelle amélioration importante dans l’efficacité du Dôme de Fer.

 

Sans entrer dans les détails de cette analyse, on notera que la limite municipale occidentale de la ville de Sdérot [22 000 hab.] se situe à moins d’un kilomètre et demi de la frontière de Gaza à proximité de la ville de Bet Khanoun.

 

Dans un laps de temps de 4 à 7 secondes, le système du Dôme de Fer doit identifier le départ du tir, calculer sa trajectoire, et lancer un missile intercepteur qui doit exploser à quelques centimètres de la roquette des terroristes afin de la détruire en vol.

 

Compte tenu du fait que le vol du missile intercepteur dure lui aussi quelques secondes, le temps d’acquisition-calcul de trajectoire-décision-tir doit être pratiquement instantané.

 

C’est dans ce domaine que les ingénieurs israéliens auraient encore fait des progrès. A noter que les mises au point et les améliorations apportées au Dôme de Fer ainsi qu’aux autre systèmes d’interception et d’interdiction aérienne font partie d’un processus permanent.

 

A noter également que les organisations terroristes de Gaza fabriquent désormais une roquette plus puissante suivant des plans iraniens. Ce projectile est capable d’emporter une charge pouvant aller jusqu’à 70-80kg contre 15 à 45kg précédemment. Face à ce développement du potentiel destructif de l’ennemi, l’on comprend l’importance critique d’augmenter encore l’efficacité des systèmes intercepteurs.

 

Ces dernières semaines le Hamas, les groupes dissidents du Hamas et les autres milices terroristes de Gaza ont intensifié, durci et varié leurs tentatives d’attaques contre l’Etat hébreu. A deux reprises, récemment, la milice islamique a tenté d’infiltrer des hommes lourdement armés en Israël. Les cinq participants à ces tentatives avaient été abattus.

 

Hier, les émeutes hebdomadaires bien que peu suivies (+- 5 000 participants) étaient plus violentes qu’à l’accoutumée. Le Hamas a envoyé des miliciens utilisant la foule comme boucliers humains s’attaquer à la barrière de sécurité. Les soldats ont dû faire usage de leurs armes et une quinzaine d’émeutiers (source Ména) ont été blessés, presque tous dans les membres inférieurs (65 selon les organisations terroristes).

 

D’autre part, les lancers de cerfs-volants et de ballons incendiaires n’ont pas cessé.

 

Cette augmentation des activités hostiles s’expliquent par la demande de l’Iran faite au Hamas d’augmenter la pression contre Israël dans le cadre des tensions opposant Téhéran aux Etats-Unis et à leurs alliés.

 

De plus, l’opposition gronde dans la bande côtière malgré la répression sanglante des miliciens du Hamas. Le mécontentement s’exprime particulièrement sur les réseaux sociaux, la population accusant les chefs terroristes de corruption permanente et leur reprochant de vivre dans l’opulence au prétexte de la confrontation avec Israël. Ce, alors que la situation économique de la population, dont 75% est inactive et dépend de l’aide internationale, se détériore. Les transferts d’argent qataris ne couvrent qu’une petite partie des besoins et ceux provenant de l’Iran sont exclusivement utilisés à des fins militaires.

 

 
Gros raid attribué à Israël en Syrie (011608/19) Version imprimable
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jeudi, 15 août 2019

 

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© Metula News Agency

 

Vendredi, 2h50 à Métula, 1h50 à Paris

 

De sources étrangères concordantes, on apprend que plusieurs raids aériens se sont produits tard dans la soirée de jeudi au nord de Damas.

 

A Masyaf, à l’ouest de la Syrie [carte], les habitants et les sources médicales jointes par le chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, ont rapporté une "gigantesque explosion qui a fait trembler toute la ville".

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Des missiles ont touché une base iranienne dans cette zone, dans laquelle se tenait une réunion à laquelle assistaient plusieurs officiers supérieurs des Gardiens de la Révolution khomeyniste (Pasdaran).

 

Au moins huit des participants à ce meeting ont trouvé la mort, sans doute plus. Il y a de nombreux morts et blessés parmi les Pasdaran et leurs supplétifs libanais et irakiens. Les hôpitaux sont submergés.

 

Toute la région de Masyaf, située à 36km à l’ouest de Hama, à 155km au nord de Damas et à 213km de Métula, le point israélien le plus proche, est truffée de bases, d’entrepôts et de fabriques d’armes iraniens.

 

Cette zone, qui s’étend sur 30km dans la direction Nord-Sud et une quinzaine dans la direction Est-Ouest, a fait l’objet de nombreuses opérations aériennes et maritimes attribuées à Israël, qui ont été retracées et commentées dans les colonnes de la Ména.

 

Des reports fiables font également état d’un grand entrepôt d’armes et de munitions qui a été anéanti ce jeudi plus près de la capitale syrienne.

 

D’autres explosions ont été vues et entendues par des témoins oculaires. Elles ont visé des dépôts d’armes, des positions de missiles et des casernes de Pasdaran, de miliciens du Hezbollah et d’autres supplétifs de Téhéran en Syrie.

 

La Défense antiaérienne syrienne est intervenue afin de tenter d’intercepter des appareils ainsi que des missiles israéliens selon des sources gouvernementales. Lesquelles affirment que l’Armée alaouite du dictateur Bashar al Assad serait parvenue à intercepter les missiles avant qu’ils n’atteignent leurs objectifs.

 

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Ces photos toutes fraîches indiquent que les al Assad devraient changer de porte-paroles…

 

Les photographies que nous publions tendent à démontrer que les media gouvernementaux de même que les organes de presse occidentaux qui les répercutent ne sont pas "très fiables". Selon nos estimations, aucun avion ou missile participant aux raids n’a été atteint.

 

La Russie a appelé ce soir à respecter la souveraineté de l’Etat syrien.

 

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… ou de fournisseurs de missiles

 

A 70km au nord-est de Masyaf, dans la province d’Idlib, les combats font rage sans discontinuer entre les rebelles islamistes soutenus, financés et armés par la Turquie et les forces régulières syriennes, massivement appuyées par l’Aviation russe.

 

Des centaines de belligérants sont morts dans ces affrontements depuis le début de la semaine, principalement des rebelles. L’Armée syrienne enregistre ces deux derniers jours une série de succès militaires.

 

 
Un gros entrepôt d’armes explose dans la capitale irakienne (011308/19) Version imprimable
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lundi, 12 août 2019

 

 

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© Metula News Agency

 

Mardi, 1h00 à Métula, minuit à Paris

 

Un très important entrepôt d’armes et de munitions iraniennes a explosé lundi dans le sud de Bagdad dans le quartier d’Abou Sadir. L’entrepôt était placé sous la garde des milices chiites irakiennes supplétives de Téhéran.

 

La Ména a identifié une vidéo des explosions : https://www.youtube.com/watch?v=9gwePxTxD8U&feature=youtu.be .

 

Des roquettes sont parties spontanément de la zone des déflagrations et ont atterri à plusieurs kilomètres alentours.

 

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Départ spontané d’une roquette

 

Des obus de mortiers sont en outre tombés sur la "zone verte", le quartier international de la capitale irakienne, lourdement sécurisé, situé au centre de la ville.

 

Des projectiles ont éclaté dans la région des ambassades et notamment à proximité de celle des Etats-Unis dans la même zone.

 

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L’entrepôt attaqué ce lundi

 

Les sirènes ont retenti dans cette région et dans d’autres quartiers de Bagdad.

 

Selon plusieurs media irakiens et arabes l’explosion de l’entrepôt serait la conséquences d’un raid aérien du Khe’l Avir, l’Aviation israélienne. Des F-35 hébreux ont été identifiés dans le ciel irakien au moment de l’attaque.

 

Les autorités irakiennes ont d’abord évoqué des tirs indéterminés contre l’entrepôt comme étant à l’origine des explosions. Au fil des heures, la version a été modifiée et le ministère local de la Santé a prétendu qu’elles avaient été générées par un incendie qui se serait propagé dans l’entrepôt en raison des mauvaises conditions d’entretien qui y règnent, aggravées par les températures élevées prévalant ces jours au Moyen-Orient.

 

Les mêmes prétextes avaient été invoqués à plusieurs reprises par les Iraniens lors d’attaques de l’Aviation israélienne en Syrie contre leurs installations militaires.

 

A notre avis, les autorités civiles irakiennes ne connaissent pas réellement les causes de l’incident.

 

Nous ne possédons pas de contacts avec les sources médicales à Bagdad et ne sommes pas en mesure d’évaluer les pertes humaines. Mais le même ministère a fait état d’un mort et d’une trentaine de blessés sur le site de l’explosion ainsi que d’une quinzaine d’autres des suites des tirs spontanés de projectiles.

 

D’autres sources non vérifiables rapportent des bilans beaucoup plus élevés.

 

Quelle que soit l’origine de l’incident, il apparaît que le Khe’l Avir a parfaitement réussi l’intégration du F-35 en quelques mois seulement, et qu’il est maintenant capable d’en tirer le meilleur profit opérationnel au maximum de ses capacités.

 

Cette réussite influe favorablement sur les perspectives commerciales de l’appareil américain, dont les qualités avaient été fortement mises en doute durant sa phase de développement.

 

L’explosion de l’entrepôt d’Abou Sadir en pleine zone urbaine extrêmement peuplée met en évidence la problématique causée par l’implantation sauvage de l’Armée iranienne et de ses supplétifs dictée par ses seuls objectifs régionaux. Une implantation qui échappe au contrôle des autorités irakiennes comme c’était le cas préalablement en Syrie pour le gouvernement de Bashar al Assad.

 

Les attaques israéliennes contre les bases et les entrepôts iraniens à Damas et les dégâts collatéraux qu’elles ont causés avaient précipité le repli des Gardiens de la Révolution khomeyniste vers le nord de la Syrie et l’Irak. Les mêmes symptômes de rejet commencent à se faire jour en Irak au sein du gouvernement et de la population. Nul doute que les événements de ce lundi n’arrangeront pas les choses en faveur des Iraniens.

 

 
Bruxelles-Métula du 12 août 2019 (011208/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 12 août 2019

 

Au sommaire de cette émission :

 

COMMENT L’AFP ET LES MEDIA FRANCOPHONES DEVOIENT L’INFORMATION AU DETRIMENT D’ISRAEL

 

Samedi, quatre miliciens du Hamas ont été tués par l’Armée israélienne alors qu’ils s’attaquaient à l’une de ses patrouilles sur la frontière de Gaza et tentaient de la traverser.

 

Hier (dimanche) un cinquième membre de l’organisation terroriste islamiste a également essayé de traverser la barrière de sécurité et a lui aussi été abattu.

 

Les assaillants étaient armés de fusils-mitrailleurs, de grenades et, samedi, d’un lance-roquettes. Ils ont réussi à lancer des grenades sur les soldats de Tsahal.

 

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Toute la problématique de la retranscription française de l’affrontement Israël-Islamistes

à Gaza sur cette photo-montage publiée par Le Point :

des Palestiniens pacifiques, les mains sans armes, s’approchent d’une embuscade dressée

par des soldats israéliens.

 

Quel que soit l’événement, pour l’AFP et les media francophones qui font des copiés-collés de ses dépêches, l’essentiel consiste à présenter les Israéliens en monstres guerriers et les Palestiniens en victimes.

 

Ils parviennent à cet objectif en détournant systématiquement la présentation des faits à force de malversations journalistiques qui se répètent dans chaque dépêche.

 

Juffa identifie ces malversations, rappelle les règles du journalisme, mentionne les responsabilités des journalistes et du gouvernement français, et dénonce les effets de cette politique de diabolisation d’Israël et des Juifs, contribuant à l’importation de la violence antisémite en Europe et pouvant inspirer des vocations d’assassins.  

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi.

 

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Sur Youtube :

https://youtu.be/9p0KZolrR_E

 

Sur Radio Judaïca :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/707061763040041/?t=2

 

 

 
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