Autorité Palestinienne : le naufrage (info # 012005/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 20 mai 2018

 

Par Guy Millière

 

L’ambassade des Etats-Unis en Israël a donc été inaugurée le 14 mai, jour du soixante dixième anniversaire de la refondation de l’Etat juif au Proche-Orient. Ce fut une belle et émouvante cérémonie. Donald Trump est devenu, a juste titre, un héros pour le peuple israélien. Binyamin Netanyahou est lui-même célébré comme un grand homme d’Etat, à juste titre aussi.

 

En parallèle, la menace iranienne qui pesait sur Israël est en train de s’amoindrir à vue d’œil. Les roquettes tirées vers Israël depuis des positions iraniennes en Syrie ont toutes ou bien manqué leur cible, ou bien été détruites en vol. La riposte israélienne a été foudroyante et a infligé de très graves dommages aux positions iraniennes. La Russie n’a pas bougé, et les entretiens entre Binyamin Netanyahou et Vladimir Poutine, le 9 mai dernier, y sont pour quelque chose.

 

Vladimir Poutine entend préserver les bases russes en Syrie ainsi que le régime Assad, mais ne veut en aucun cas soutenir le régime iranien s’il se montre agressif à l’encontre d’Israël. Le Tsarévitch sait que l’Armée iranienne, si elle devait être confrontée à Tsahal, serait rapidement écrasée. Le régime iranien ne tient plus qu’à un fil, et, avant la riposte israélienne, la saisie par le Mossad de documents accablants pour la théocratie, en plein territoire iranien, avait montré que les mollahs et les Gardiens de la Révolution tenaient le pays d’une manière chancelante.

 

En parallèle aussi, l’Autorité Palestinienne a montré qu’elle n’était plus qu’un ectoplasme.

 

C’est le Hamas, et derrière lui le Djihad islamique, qui ont envoyé des gens brûler des pneus près de la frontière de Gaza, et des manifestants servant de boucliers humains à des islamistes djihadistes se faire tuer moyennant rémunération pour les familles des morts et des blessés.

 

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Abbas : pour qui sonne le glas ?

 

C’est le Hamas qui incarne désormais, de fait, les positions “palestiniennes”. Et le moins que l’on puisse dire est que le Hamas n’est pas un “partenaire pour la paix” et ne pratique même pas le double langage que Mahmoud Abbas et les dirigeants de l’Autorité Palestinienne ont pu utiliser parfois pour présenter un visage “modéré” aux idiots utiles occidentaux. Pour tenter d’exister encore face au Hamas, Mahmoud Abbas a tenu ces temps derniers un langage un peu plus ignoble, islamique et antisémite que d’habitude, mais ce sera peine perdue pour lui. Il ne mène plus le jeu.

 

Dans quelques jours vraisemblablement, tout au plus quelques semaines, l’administration Trump va présenter un plan de paix, et quel que soit son contenu, il sera refusé par l’Autorité Palestinienne, qui n’existe plus qu’à peine, et par le Hamas.

 

L’administration Trump pourra passer à l’étape suivante, qui sera sans doute un plan de paix sans Autorité Palestinienne et sans Hamas, mais avec les contributions de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie, et des monarchies du Golfe (sauf le Qatar).

 

Ce ne sera pas la paix immédiatement. Le lavage de cerveaux des populations arabes de Gaza et de Judée-Samarie ne s’effacera pas de sitôt. L’Autorité Palestinienne et le Hamas ne disparaitront pas en quelques mois. Les populations du monde arabe ne seront pas débarrassées de la haine contre les Juifs et Israël qui les imprègnent depuis bien trop longtemps. Mais ce sera un pas immense dans la bonne direction.


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Encore une base iranienne en Syrie qui part en fumée (info # 021805/18) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 18 mai 2018

 

© Metula News Agency

           
On nous rapporte en ce moment de très importantes explosions dans la base aérienne d’al Raqeetah, juste à l’ouest de la ville de Hama (Khama) au centre de la partie habitée de la Syrie [carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Les colonnes de fumée émanent de l’ensemble de la base, construite autour d’une piste d’aéroport orientée Est-Ouest d’une longueur de 2.8km. Voir la vidéo de la base en feu :

https://www.youtube.com/watch?v=hkZ5R9BEmsE&feature=youtu.be

 

On ignore si c’est le Khe’l Avir (l’Aviation israélienne) qui est responsable de ces déflagrations.

 

De nombreux Pasdaran [Gardiens de la Révolution khomeyniste] étaient casernés à al Raqeetah. Ils y avaient récemment et entre autres activités déployé des batteries de missiles antiaériens à longue portée Bavar-373.

 

Le Bavar [Crois !] est une imitation du S-300 russe développée par les Iraniens. 373 est le chiffre, en guématrie musulmane, qui désigne le nom du prophète Mahomet.

 

Une source gouvernementale syrienne attribue les explosions à la chaleur caniculaire qui règne dans la région. Nous n’y croyons pas une seule minute.

 

Des photographies de la base en feu récoltées par Michaël Béhé et Yoshoua Ohanna :

 

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Pourquoi Gaza me rend optimiste (info # 011805/18) Version imprimable
Analyse
vendredi, 18 mai 2018

 

Par Amram Castellion

           
Il y a environ 10 ans, j'avais demandé à un célèbre analyste stratégique ce que pourrait faire une armée civilisée face à une gigantesque foule de civils non armés, marchant vers son territoire pour l'envahir sans craindre la mort.

 

Comme le Hamas était déjà au pouvoir à Gaza, sa réponse m'avait glacé le sang : « On ne peut rien faire ». Aucune barrière ne peut résister à une nation. Aucune armée composée de jeunes Occidentaux élevés dans des principes moraux n'acceptera de tirer assez longtemps dans la foule, en faisant tomber pendant des heures des milliers de civils désarmés, pour empêcher l’invasion.

 

Or, lundi dernier, le 14 mai, le Hamas a cherché à envahir Israël depuis Gaza en employant précisément cette tactique. Il a caché des centaines de terroristes armés parmi des dizaines de milliers de civils marchant contre la frontière. Son objectif était de faire une brèche dans la barrièrre de sécurité, de pénétrer le territoire israélien, de tuer des centaines de Juifs et d'obliger Israël à tuer des milliers de Gazaouis pour reprendre le contrôle de la situation. Le Hamas aurait alors utilisé cette situation pour provoquer un mouvement mondial d'indignation contre l'Etat hébreu et faire lever la rue arabe de Mascate à Aubervilliers.

 

Heureusement pour le monde, Israël a fait la preuve que même cette tactique-là, naguère jugée imbattable par les meilleurs experts, Tsahal sait désormais comment la faire échouer.

 

Et ce qui est encore plus impressionnant – presque incroyable, quand on y pense – c'est que les Hébreux ont très probablement arrêté le raz-de-marée humain sans toucher un cheveu à un seul civil.

 

Tous les 60 morts de la journée étaient des hommes, en âge de porter des armes. Le Hamas lui-même a reconnu que 50 d'entre eux étaient ses propres terroristes. Si l'on ajoute les victimes du groupe terroriste allié Jihad islamique, et le pékin occasionnel non affilié que l'on a chargé d'aller à la frontière pour lancer un cocktail Molotov, il reste très peu de chances pour que l’une des victimes ait été un civil.

 

Certes, pour introduire un peu de variété, le Hamas a inventé l'histoire d'un bébé étouffé par les gaz lacrymogènes. Pas de chance, le médecin traitant de la petite a révélé le lendemain qu'elle était morte le matin même d'une maladie préexistante ; le cadavre a ensuite été apporté sur les lieux pour filmer des scènes de deuil devant les caméras.

 

Résumons : une foule de 40 000 civils, partiellement cachés aux défenseurs par la fumée de pneus incendiés, jetés contre une frontière dans une tactique jugée impossible à vaincre par les analystes, avec quelques centaines de terroristes cachés en son sein – et toute cette opération échoue sans entraîner la mort d'un seul innocent. Si nos commentateurs étaient si peu que ce soit lucides, ils auraient présenté la bataille de Gaza comme l'un des exploits les plus impressionnants de l'histoire militaire.

 

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Une excellente nouvelle. Sérieusement.

 

Nous n'avons pas le dixième des renseignements qui permettront un jour de comprendre tout ce qui s'est passé. Mais dès à présent, on peut affirmer que ce succès exceptionnel n'a été possible que par la combinaison de quatre facteurs:


1. Des renseignements extraordinairement précis. Trouver entre 50 et 60 terroristes dans une foule de 40 000 personnes et les repérer sans erreur, cela ne peut pas se faire seulement à l'œil nu. Israël connaissait nécessairement le détail des noms et leur localisation en temps réel. Pour obtenir ces renseignements, il faut à la fois une importante flotte de drones et de nombreux agents infiltrés sur le terrain. Quant à savoir si ces informateurs sont uniquement des Gazaouis ou s'ils incluent des troupes infiltrées provenant d'alliés tels que l'Egypte et l'Arabie Saoudite, ce sera pour plus tard.


2. Des technologies d’armement très, très avancées. Il ne suffit pas d'identifier sa cible ; il faut aussi l'abattre et laisser indemnes les boucliers humains, enfants et femmes, dont les terroristes s'entourent chaque fois qu'ils le peuvent. Ce n'est pas quelque chose que l'on puisse faire à travers la frontière, dans la fumée, armé du fusil de papa.


3. Un ennemi démoralisé. Nous savons que les tunnels militaires que le Hamas creuse en direction d'Israël ont une forte tendance à s'effondrer pendant la construction. Mais nous ne savons pas comment Israël les détruit – et surtout, le Hamas ne le sait pas non plus. Tout ce que savent les terroristes, c'est qu'Israël a le pouvoir de déjouer leurs plans les plus secrets avec des moyens invisibles et incompréhensibles. Il ne serait pas étonnant, qu'en plus de ces "effondrements de terrain", d'autres phénomènes étranges se soient aussi produits – comme, par exemple, des morts inexpliquées parmi les commandants. Tendu à l'extrême, le Hamas n'est probablement pas entré dans la journée de combat de lundi porté par une vague d'optimisme.

 

4. Pas de loyauté parmi la population. Si 40 000 personnes avaient réellement marché sans crainte jusqu'à la barrière, sans peur de la mort, elle aurait fini par céder. Au lieu de cela, nous avons des vidéos de petits groupes qui se pressent vers la barrière pour obtenir leur part de l'argent iranien versé aux candidats au suicide, déposent rapidement une charge ou donnent un coup de sécateur dans la grille, puis s'enfuient, heureux d'être encore en vie.

 

Ces quatre éléments combinés conduisent à la même conclusion : le Hamas est devenu trop faible pour avoir la moindre influence sur l'histoire à venir du Moyen-Orient. Sa faiblesse était déjà visible pour les spécialistes ; elle est désormais apparue aux yeux du monde.

 

Cela, dans le cadre de la résolution des conflits du Moyen-Orient, a une conséquence essentielle. Les Palestiniens, qui refusaient tout progrès et ont toujours empêché le moindre accord, ont désormais perdu cette capacité de blocage. Le Hamas peut encore terroriser les habitants de Gaza ; mais personne d'autre, sur cette planète, n'écoutera plus jamais son opinion.


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Notes de route Version imprimable
Communiqué
vendredi, 18 mai 2018

 

Notes de route

Mai 2018

 

Communication de la rédaction de la Ména


La Ména propose :

 

1. Une place de stage pour une ou un stagiaire âgé d’entre 23 et 35 ans

Durée 6 mois avec prolongation possible de 6 mois supplémentaires en cas de satisfaction mutuelle.

Début du stage : fin juin

Exigences : la passion du journalisme, un français parfait, du talent, connaissances avancées dans l’une au moins des langues suivantes : anglais, hébreu, arabe.

Nous offrons : familiarisation avec toutes les disciplines du journalisme : écrit, radio, TV (reportage et présentation). Travail quotidien au côté de grands professionnels.

Location : Métula

Conditions : nourri, logé, blanchi + argent de poche.

Contrat : une copie des termes de l’engagement figure sur le site de l’agence menapress.org

Faire offre de candidature à redaction@metulanews.info joindre C.V complet, photo, publications, travaux ou émissions, lettre de motivation manuscrite.

 

2. Assistante ou assistant de rédaction, mandat court (remplacement)

Durée un mois, à partir de tout de suite

Prolongation éventuelle en cas de satisfaction mutuelle

Exigences : bonnes connaissances informatiques, fiabilité, responsabilité, bonne connaissance du français

Nous offrons : nourri, logé, blanchi + argent de poche. Possibilité d’occuper gratuitement une chambre un mois après la fin du mandat.

Location : Métula

Faire offre de candidature à Madame Sylvie Tobelem info@metulanews.info

 

Conférences :

 

1. Stéphane Juffa donnera une série de conférences sur le thème "Le danger viendra du Nord", les risques d’un conflit avec l’Iran et le Hezbollah et les enjeux régionaux, le 29 mai prochain à Genève, le 31 mai à Bruxelles, le 5 juin à Strasbourg (non définitif). Réservez votre soirée. Les informations détaillées seront annoncées la semaine prochaine.

 

2. A l’intention d’une université, d’une organisation, d’un media ou d’une communauté, il reste la possibilité d’organiser une conférence supplémentaire ou un débat contradictoire, en Europe, le dimanche 3 juin. Prendre contact avec Madame Sylvie Tobelem info@metulanews.info.

 

Abonnements :

 

La Ména procèdera à la radiation définitive de la moitié des abonnements qui ne sont pas à jour de paiement le 15 juin prochain. La réinscription ne pourra se faire qu’après paiement de tous les arriérés. Les personnes qui régulariseront leur abonnement avant le 15 juin seront exemptées du paiement des arriérés.

 

La seconde partie des radiations interviendra le 15 juillet.

 

Si vous avez oublié vos coordonnées d’enregistrement, ou pour toute autre question d’ordre technique, contactez Madame Sylvie Tobelem info@metulanews.info. Les dossiers actuellement en traitement ne sont pas concernés par cette mesure.

 

Reproduction d’articles :

 

Nous rappelons que la reproduction d’articles de la Ména soumis au droit d’auteur ne peut se faire qu’avec l’accord écrit de la Metula News Agency. Pour négocier ces autorisations, contactez Madame Sylvie Tobelem info@metulanews.info.

 

Certificats d’actions :

 

Nous sommes en retard dans l’émission et la livraison des certificats commandés et payés.

 

Ce retard est dû à l’impossibilité de réunir le comité de direction à cause des récents événements en Syrie et à Gaza.

 

Nous vous prions de nous pardonner ce retard. Les certificats seront émis et envoyés prochainement. Il reste possible d’acquérir des actions de la Ména.

 

 
Gaza : la France unanime participe au sacrifice de Moloch (011705/18) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 17 mai 2018

 

Par Ilan Tsadik

 

Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin pour déterminer qui est responsable des morts de Gaza :

 

Dans un petit territoire virtuel, autonome et souverain, situé au bord de la mer, des habitants sont allés se promener sur une jetée surplombant une falaise. Mais cette jetée, par mauvais temps, est glissante et 20 personnes, jour après jour de la semaine dernière, sont tombées à la mer et ont péri.

 

Le roi de ce territoire, celui qui en détient la gouvernance, au lieu d’interdire l’accès à la jetée, a promis entre cent et trois cents dollars à qui l’emprunterait, et de 3 000 à 5 000 dollars aux familles de ceux qui perdraient la vie.

 

Je ne parle que de la responsabilité gouvernementale de celui qui détient le pouvoir exécutif de ce royaume. Sous toutes les formes de régimes, la première obligation du détenteur de l’autorité consiste à protéger la vie de ses administrés, et s’il ne dispose pas des forces de police suffisantes pour empêcher la population de se promener sur la jetée mortelle, cela n’efface pas son obligation de lui en interdire l’accès et de la menacer de sanctions afin de la dissuader de mettre son existence en danger.

 

Or, dans le califat de Gaza, le souverain Hamas a fait précisément le contraire : il a encouragé les gens, en promettant des récompenses pécuniaires, à se rendre massivement sur la jetée. Ce qui fait de lui l’unique responsable de la mort des 80 Gazaouis qui ont succombé les jours suivants.

 

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Le Dr. Salakh al Bardawil, membre du bureau politique du Hamas :

50 des 61 morts de lundi étaient des moudjahidines du Hamas

 

L’attitude du souverain Hamas est bien évidemment constitutive d’un crime contre l’humanité, caractérisé par un sacrifice humain ; l’analyse sereine de la situation, très simple au demeurant, ne laisse pas de place au doute. Et la nature du risque encouru n’a pas d’importance au crible de cet examen : l’unique responsable de ces décès, ce n’est ni la jetée, ni le mauvais temps, ni la falaise, ni les poissons.

 

C’est le Hamas. Et ceux qui accusent la jetée, le mauvais temps, la falaise et les poissons, en exonérant le Hamas de sa responsabilité, ou en lui trouvant des circonstances atténuantes, se constituent complices objectifs de son crime. C’est le cas des media et du gouvernement français dans leur globalité.

 

Quant à la preuve de l’attribution des rémunérations au suicide, on en trouve notamment la trace dans un article Guillaume Gendron dans Libération ; il a simplement recopié l’un des nombreux communiqués du Hamas allant dans ce sens.

 

Voilà ce qu'écrivait Gendron, qu’on ne peut pas soupçonner d’être un partisan d’Israël, de son gouvernement ou de son armée :

 

"(…) le Hamas a annoncé que chaque blessé par balle recevra un chèque (entre 200 et 500 dollars, soit entre 160 et 400 euros, selon la gravité de sa blessure) et les familles endeuillées 3 000 dollars (2 400 euros) d’indemnités".

 

Considérons maintenant la corrélation entre l’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem et les manifestations à Gaza, à la frontière avec l’Etat hébreu, telle que mise en exergue par toute la presse tricolore, de L’Humanité à Paris-Match, en passant par Le Point (qui s’est distingué pour l’occasion), le Figaro, Le Monde, et toutes les chaînes de télévision.

 

En nous demandant s’il avait fallu, par le passé, un transfert d’ambassade pour que le Hamas tire spontanément 18 000 roquettes sur les villages limitrophes israéliens et jusqu'à Tel-Aviv. Des Katiouchas pour la plupart arrêtées par Israël grâce au Dôme de fer.

 

Avait-il fallu un transfert d’ambassade pour que le Hamas creuse plus de 40 tunnels stratégiques (des ouvrages uniquement destinés à kidnapper des Israéliens et à les tuer) – avec l’argent de l’aide humanitaire -, qui ont été repérés et détruits grâce à de nouvelles technologies développées par les ingénieurs de l’Etat hébreu ?

 

Or le Hamas – le mouvement de la résistance islamique palestinien – s’il ne s'attaque pas à Israël n'a pas de raison d'être : si ses membres étaient des champions en agriculture, cela se saurait depuis longtemps.

 

Ce n’est donc pas le déménagement de l’ambassade américaine dans la capitale historique et spirituelle du seul peuple d’Israël qui a provoqué les émeutes de Gaza. Ce déménagement n’a pas "provoqué" des manifestations spontanées, mais a été instrumentalisé par le Hamas afin de fomenter des émeutes. Et de couvrir des actes de guerre programmés – enlèvement de soldats et de civils israéliens, assassinats – en dissimulant ses miliciens armés parmi la foule poussée vers la jetée ou vers la frontière.

 

Et si l'ambassade avait été inaugurée le 15 juin, ils auraient provoqué des émeutes le 15 juin. Et si l’Amérique n’avait pas déménagé son ambassade à Jérusalem, ils auraient trouvé un autre prétexte.

 

Peu de gens en France le savent, parce que cela a été savamment dissimulé par les media tricolores, mais samedi dernier, en pleine "Marche du retour", le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a bombardé l’un de ces tunnels de la mort à quelques dizaines de mètres du point de passage d’Erez. L’endroit par lequel des dizaines de milliers de malades de Gaza, dont les proches des dirigeants du Hamas, viennent recevoir des soins dans les hôpitaux hébreux. Difficile d’imaginer un acte plus cynique et plus criminel.

 

Toujours dans la même période, mais plus au Sud, le mouvement de la résistance islamique palestinien a fait exploser le conduit qui fournit le gaz à la bande côtière, de même que le tapis roulant qui achemine l’essentiel des denrées et des marchandises dans l’enclave palestinienne. Suite à cet attentat, Israël n’avait pas d’autre choix que de fermer momentanément le poste de transit.

 

Si l’on dissimule les raisons de ces décisions, le public ne voit plus qu’une attaque aérienne contre un point du territoire palestinien et la fermeture de Kerem Shalom, sans avoir la possibilité de connaître les raisons hyper-légitimes qui les ont induites.

 

Cette semaine, Tsahal a acheminé des médicaments et du matériel médical en provenance de ses propres stocks, ainsi que d’organisations humanitaires internationales et arabes, afin de soutenir l’effort des médecins de Gaza. Le Hamas ne les a pas laissé entrer.

 

Cette organisation terroriste est évidemment la seule à blâmer pour les cent morts à proximité de la frontière. Ouvrir le feu ne signifie pas toujours que l’on assassine ; Tsahal applique le principe de la défense territoriale, il défend son territoire et les citoyens dont il est responsable de la sécurité. S’il ne l’avait pas fait, les miliciens du Hamas et la populace conditionnée depuis l’enfance auraient investi les agglomérations israéliennes et ils n’y auraient pas distribué des roses et du chocolat ! Les commentateurs antisémites feignent de l’ignorer.

 

Contrairement aux mensonges qu’ils répandent, toutes les chancelleries n’ont pas crié au massacre avec le gouvernement et les journaleux antisémites de l’Hexagone : outre les USA et plusieurs autres Etats, l’Australie et l’Allemagne ont décrété qu’Israël avait parfaitement le droit de défendre son territoire et sa population.

 

Un autre élément vient démontrer au-delà du doute sensé que c’est l’organisation terroriste qui impose sa dictature sur Gaza qui a dirigé, contrôlé et orienté les "manifestations pacifiques spontanées" de ces derniers jours :

 

mardi, en effet, le Hamas a décidé qu'il y avait suffisamment de morts pour sa propagande, et il n'a envoyé personne mourir le long de la frontière. Il a annoncé 2 morts mardi - contre 60 lundi ! - mais ce n'est pas même vrai ; personne n'a été tué avant-hier selon les informations en notre possession.

 

Mardi, c'était pourtant le jour de la Nakba, chaque année, le jour principal de la "révolte" des Palestiniens ! Chaque année, des affrontements, parfois violents, ont lieu en Cisjordanie et même dans les régions arabes à l’intérieur d’Israël.

 

Cette année, on a connu, à part de minuscules attroupements, le Jour de la Nakba le plus tranquille depuis des années. Y compris en bordure de Gaza.

 

Que s’est-il passé ? Les manifestants pacifiques spontanés ont tous décidé qu’ils allaient rester chez eux le Jour de la Nakba, alors que le Hamas avait prévu et annoncé que devait s’y dérouler le rassemblement le plus massif des deux semaines de protestations ?

 

Ils ont oublié où se trouve la frontière ? Ils ont décidé d’eux-mêmes, à l’unanimité, de ne pas y prendre part ? Il y avait du football à la télévision ?

 

Est-il seulement permis de prétendre être naïf à ce point pour ne pas avoir remarqué la différence ?

 

En fait, ce sont cinq frappes de l’Armée israélienne sur des objectifs soigneusement sélectionnés situés à l’intérieur de Gaza, en riposte à des tirs de miliciens et à l’interception de poseurs de bombes contre la barrière de sécurité, qui ont dissuadé Ismaïl Hanya et ses complices de poursuivre le sacrifice de Moloch.

 

Il y avait quatre raisons pour empêcher enfin de sacrifier des vies humaines : 1. Ils avaient aligné suffisamment de cercueils de leurs administrés pour les besoins de leur propagande macabre. 2. Ils ont compris que les futurs raids du Khe’l Avir allaient les prendre pour cibles eux, et non plus seulement ceux qui tentaient de franchir la frontière. 3. Tsahal allait révéler que parmi les 61 tués de lundi, il n’y avait pratiquement pas de femmes ni d’enfants, et qu’au moins 50 morts étaient des miliciens membres d’Ezzedine al Qassam. Et surtout 4. Le mouvement de la résistance islamique avait déjà perdu 50 (au moins) de ses combattants d’élite, sans obtenir le moindre succès, et l’enthousiasme des miliciens pour aller se faire trucider pour rien était en très nette diminution.

 

C’était le dernier moment pour le Hamas pour communiquer sur le fait que la "Marche du retour" n’était en réalité qu’une opération militaire camouflée en manifestation pacifique. Pour le dire à sa façon, avant que les Israéliens ne le fassent à sa place de manière plus crue, avec noms, âges, fonctions au sein d’Ezzedine al Qassam (la branche armée du Hamas), et même de nombreuses photos de ces miliciens en uniforme.

 

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Quelques-uns des "manifestants pacifiques et spontanés" morts lundi à Gaza (source Hamas)

 

C’est le Dr. Salakh al Bardawil, membre du bureau politique du Hamas, l'un des leaders les plus importants de l’organisation terroriste dans la bande de Gaza, que l’on a envoyé déclarer sur Baladna TV [ara. : notre pays], que "50 parmi les 61 morts de dimanche étaient des miliciens du Hamas".

 

Cela constitue évidemment l’aveu que la "Marche du retour" n’était pas l’expression d’une manifestation populaire spontanée en réponse à l’aménagement de l’ambassade U.S. à Jérusalem. Ce, d’autant plus qu’al Bardawil a précisé lors de son interview que les miliciens tués étaient des shahid [martyrs], il a également employé les mots moudjahidines [combattants, résistants] et Saïf-Al-Islam [épée de l’islam]. Ils étaient donc, sans l’ombre d’un doute raisonnable, au vu du vocabulaire utilisé, en mission opérationnelle, et non à titre privé, afin de prêter main forte à d’éventuels manifestants civils.

 

Mais c’était aussi un coup dur pour les journalistes et responsables politiques d’autres pays, en particulier en France, où la presse, unanime, ne parle que de cela, en mettant en exergue le lien entre l’inauguration de l’ambassade et la "manifestation pacifique", en multipliant les mentions de bain de sang, de massacre, de comportement disproportionné des soldats de Tsahal, et les condamnations du Quai d’Orsay et de l’Elysée.

 

Obligée, pour ne pas être débordée elle aussi par d’autres sources d’informations, d’annoncer la confession de Salakh al Bardawil, l’AFP s’est également fendue d’un communiqué. Il est intentionnellement brouillon, citant la déclaration du chef du Hamas mais sans en déduire les enseignements qu’elle impose. Et particulièrement, en maintenant, contre toute évidence, ses accusations précédentes contre Tsahal et Israël, et accusant de surplus l’Etat hébreu d’utilisation inappropriée de la déclaration du Hamas :

 

(AFP extrait) "Mais l'armée et le gouvernement israéliens, confrontés à une vague de réprobation après la mort de près de soixante Palestiniens sous des tirs israéliens lundi et deux autres mardi, se sont saisis de ces propos pour contester le caractère pacifique des manifestations et maintenir que celles-ci étaient orchestrées par le Hamas." 

 

???

 

Si au moins 50 des soixante morts de lundi étaient des miliciens du Hamas, comment peut-on prétendre à une "MANIFESTATION PACIFIQUE" ?

 

Et comment, dans ces conditions, une personne sensée peut-elle soutenir que l’opération n’était pas organisée par le Hamas ?

 

On dépasse à l’occasion de cet incident les frontières du seul antisémitisme, on touche à la prestidigitation antisémite !

 

C’est juste ignoble : Israël s’est SAISIE du fait que 85 pour cent des morts durant cette opération appartenaient à la Waffen SS pour l’attribuer à l’Armée allemande !!!

 

Au vu de ce qui précède, la responsabilité unique du Hamas n’est pas contestable. L’organisation terroriste a encouragé ses administrés au suicide afin d’obtenir le nombre le plus élevé possible de morts et d’en accuser, avec l’aide de journalistes et de gouvernants sympathisants islamistes, antisémites ou très, mais alors vraiment, très très bêtes, l’Etat d’Israël et son armée.

 

Outre la situation à Gaza, nous sommes ici fortement préoccupés par l’unanimisme virulent qui s’est exprimé contre Israël dans la presse, sur toutes les chaînes de télévision et au sommet de l’Etat français. Au besoin, par déguisement des faits ou par omission. Il y a des postures que l’on peut comprendre lorsqu’elles émanent d’un tyran islamiste comme Erdogan, mais pas de pays d’Europe occidentale, membres de l’Union Européenne.

 

 
Comment les sanctions américaines feront tomber les mollahs (info # 011405/18) Version imprimable
Analyse économique
lundi, 14 mai 2018

 

Par Amram Castellion

 

Depuis l’annonce, le 8 mai dernier, du retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran du 14 juillet 2015 (dit JCPOA pour « Joint Comprehensive Plan of Action »), de nombreuses fausses interprétations circulent sur les effets de la décision américaine. Des erreurs sont véhiculées des deux côtés : les partisans du retrait américain le présentent comme un moyen d’empêcher l’acquisition par l’Iran de la bombe atomique, les adversaires de la décision du président Trump affirment que le JCPOA n’est pas mort et peut être réformé.

 

La vérité, quand on observe la situation de près, est très différente. Le retrait américain du JCPOA n’a pas pour objectif d’empêcher l’acquisition par les mollahs de l’arme atomique, mais de créer une pression économique insupportable qui conduira à la chute de la République Islamique et à un changement de régime. Dans le même temps, toutes les tentatives européennes pour sauver ou modifier le JCPOA relèvent de la pure gesticulation diplomatique et n’ont strictement aucune chance d’aboutir.

 

Si l’objectif était seulement d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme atomique, le retrait américain de l’accord n’aurait pas été nécessaire.

 

Non pas que le JCPOA lui-même suffise à empêcher la nucléarisation du régime. Il l’a rendue plus difficile à court terme, en obligeant l’Iran à réduire ses stocks d’uranium enrichi, à diviser par quatre le nombre des centrifugeuses en activité, à neutraliser la centrale productrice de plutonium d’Arak et à accepter des visites renforcées d’inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Mais il a aussi laissé aux Iraniens la possibilité de reprendre leur activité nucléaire sans limitation après 2025 – c’est-à-dire demain. Dans l’intervalle, il a laissé certains sites en-dehors de tout contrôle réel : sur les sites de nature militaire, comme Parchin, les inspecteurs de l’AIEA ne sont pas les bienvenus et ce sont les Iraniens eux-mêmes qui procèdent aux prélèvements. Ce qui offre autant de garanties que s’il n’y avait pas de prélèvements du tout.

 

Et si cela ne suffisait pas, les Iraniens n’ont pas respecté une dimension essentielle de l’accord de 2015 : celle qui les obligeait à déclarer toute activité militaire passée et à y mettre fin définitivement. Comme Benyamin Netanyahou l’a révélé au monde le 30 avril dernier, l’Iran a dissimulé et soigneusement préservé les archives de son programme militaire, ce qui lui aurait permis de reprendre ce programme à tout moment si le Mossad et ses alliés n’y avaient pas mis bon ordre.

 

Mais si le JCPOA lui-même n’offrait pas une garantie suffisante contre la nucléarisation militaire de la Perse, l’activité déployée depuis au moins 20 ans par les services secrets des pays concernés (le Mossad, mais aussi les services des pays arabes du Conseil de Coopération du Golfe) – pour pénétrer le programme iranien a depuis longtemps atteint un niveau suffisant pour empêcher la reprise effective du programme militaire.

 

La totalité des plans militaires destinés à reprendre plus tard la fabrication d’une bombe a quitté le pays et n’y reviendra jamais. Encore plus important, le succès prodigieux du Mossad pour identifier et subtiliser la gigantesque archive nucléaire militaire des Perses ne peut s’expliquer que par l’existence d’un réseau dense de soutiens au plus haut niveau de l’establishment iranien.

 

Un signe de l’étendue probable des soutiens dont bénéficient les services israéliens et arabes pour empêcher la nucléarisation de l’Iran est le suivant : entre 2010 et 2012, quatre spécialistes nucléaires iraniens – Masoud Alimohammadi, Majid Shahriari, Darioush Rezaeinejad et Mostafa Ahmadi Roshan – ont été assassinés dans des circonstances, disons, non éclaircies. Mais depuis six ans, plus aucune opération de ce type n’a été nécessaire. Comme la capture des archives nucléaires l’a montré, ce ne peut pas être faute de capacité d’action d’Israël et de ses alliés sur place. La seule explication possible de cette trêve est donc qu’un nombre suffisants de spécialistes iraniens se sont montrés assez coopératifs pour faire disparaître la menace.

 

Le risque d’une acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran était donc déjà écarté pour de nombreuses années bien avant que le président Trump n’annonce son retrait du JCPOA. L’objectif de ce retrait doit donc être cherché ailleurs – dans la volonté du Président Trump et de son équipe internationale d’aider l’opposition iranienne à faire tomber le régime médiéval de la République Islamique d’Iran.

Cet objectif n’est pas dissimulé. Le nouveau conseiller du président pour la sécurité nationale, John Bolton, le répète à qui veut l’entendre depuis de nombreuses années. Le président lui-même, dans les derniers jours de l’année 2017 et les premiers de 2018 – alors qu’une vague de manifestations menaçait le régime – a tweeté son soutien aux manifestants et son espoir de voir tomber le régime.

 

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Les vœux de bonne année du Président Trump aux mollahs : au moins, c’est clair

 

Une opération militaire pour faire tomber le régime iranien est exclue. D’abord, elle risquerait d’échouer. Ensuite, Trump n’est pas prêt à payer le prix – en vies humaines, en argent et en popularité – que George W. Bush a dû payer pour son invasion de l’Irak. Les Etats-Unis doivent donc trouver une autre voie pour soutenir la volonté de l’opposition iranienne de voir tomber le régime. C’est ici qu’intervient le retrait du JCPOA.

 

L’accord de 2015 avait levé les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis sur plusieurs secteurs clés de l’économie iranienne. L’énergie, la chimie, les transports, les banques sont particulièrement concernés.

 

Avec le retrait américain de l’accord, ces sanctions seront remises en place. Cela signifie concrètement que toute entreprise qui voudrait continuer à commercer avec l’Iran dans ces domaines devrait renoncer à tout lien commercial, même le plus ténu, avec les Etats-Unis d’Amérique – sauf à se voir traîner devant les tribunaux américains et à y être condamné à des amendes démesurées. Pour mémoire, avant que les sanctions ne soient levées par l’accord, la banque française BNP Paribas avait eu le malheur de chercher à la contourner et avait été condamnée, le 1er mai 2015, à la modique somme de 8,9 milliards d’amendes par un tribunal de New York.

 

Avec le rétablissement imminent des sanctions, toutes les entreprises des secteurs clés devront donc choisir entre le marché iranien – 27ème économie du monde en 2017 selon la Banque mondiale, avec une richesse produite de 432 milliards de dollars – et celui des Etats-Unis, première économie du monde avec 19 391 milliards. Celles qui préfèreront rester en Iran seront, naturellement, assez peu nombreuses.

 

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Le président iranien, Rohani. Il va bientôt faire beaucoup, beaucoup plus chaud…

 

Deux périodes de grâce ont été décidées par le Trésor américain, de 90 ou 180 jours selon les secteurs. A l’issue de cette période, le retrait américain aura rapidement trois effets :

 

L’effondrement des exportations iraniennes de gaz et de pétrole. Après la mise en place des sanctions américaines, les exportations iraniennes de pétrole s’étaient effondrées, passant de 9,3 milliards de dollars en 2012 à 2,6 milliards en 2016. Elles ont ensuite rapidement augmenté : l’Iran attend 4,5 milliards de recettes cette année. Ce début de renaissance va maintenant être tué dans l’œuf.

 

L’annulation des grands contrats. Depuis la levée des sanctions américaines, l’Iran a signé des contrats pour l’acquisition d’Airbus et de Boeing, le développement de nouveaux champs pétroliers (un contrat de 5 milliards de dollars a notamment été signé avec Total), l’achat et la production d’automobiles (contrat avec Volkswagen en particulier) et le développement du tourisme. Derrière les grandes entreprises, tout un réseau de sous-traitants va perdre l’accès au marché iranien. Le pays le plus touché sera l’Allemagne, où près de 10 000 entreprises ont des liens avec l’Iran.

 

Une asphyxie financière presque complète du pays. Toutes les banques devront choisir, non seulement entre le marché iranien et le marché américain, mais entre le marché iranien et la réalisation de transaction en dollars (sauf si elles peuvent prouver que les dollars utilisés avec d’autres pays n’ont jamais alimenté de compte utilisé pour l’Iran). Les liens bancaires entre l’Iran et le reste du monde vont donc être réduits au strict minimum.

 

Contrairement à ce qu’essaient de faire croire les diplomates européens dans un exercice uniquement destiné à essayer de leur sauver la face, les puissances européennes ne peuvent strictement rien faire pour empêcher ces conséquences. Le président Macron et son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, parlent de négocier un accord élargi qui prendrait en compte le développement des missiles iraniens, les efforts de déstabilisation régionale menés par le régime et l’avenir du programme nucléaire après 2025. Nous ne savons pas encore quelle sera la réponse iranienne à cette proposition. Mais, quelle qu’elle soit, la négociation d’un tel accord durerait plusieurs années, pendant lesquelles les sanctions américaines prendront pleinement effet.

 

Certains diplomates européens menacent aussi de prendre des « directives bloquantes » interdisant aux entreprises d’obéir aux sanctions américaines. Là, nous entrons pleinement dans le domaine de la farce. Aucune directive ne pourra empêcher la justice américaine d’imposer des amendes aux entreprises prises à vouloir commercer à la fois aux Etats-Unis et en Iran. Aucune directive ne pourra empêcher une entreprise de choisir duquel des deux marchés elle veut se retirer. Ceux qui continuent à faire cette proposition ne peuvent pas être considérés comme des analystes sérieux.

 

Les conséquences du rétablissement des sanctions sont faciles à prévoir. L’économie iranienne va entrer en profonde récession. La pauvreté s’aggravera. Les infrastructures ne pourront pas être entretenues et s’éroderont graduellement. Il y aura du désespoir économique, de la faim, des suicides.


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Bruxelles-Métula spécial Jérusalem (021405/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 14 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Les trois conséquences du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, par Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca

 

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1492067187570110/ (Radio Judaica)

https://youtu.be/YH8AjTjenwA (Youtube).

 

Analyse exclusive.

 
La stratégie gagnante de Donald Trump (info # 011305/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 13 mai 2018

 

Par Guy Millière

 

Comme c’était prévisible, Donald Trump est sorti de l’accord désastreux passé par Obama avec le régime iranien en juillet 2015.

 

Comme c’était prévisible aussi, des sanctions américaines très dures contre le régime iranien sont d’ores et déjà remises en place. 

 

Comme c’était prévisible encore, le régime iranien vocifère, dit qu’il va relancer son programme nucléaire qui n’a, en réalité, jamais été interrompu, comme l’ont montré les documents saisis par le Mossad dont a parlé récemment Binyamin Netanyahou dans un exposé magistral. Or le régime iranien propose aux Européens de se conduire en idiots utiles et de continuer à travailler avec lui pour ne pas perdre les milliards qu’ils ont investis en Iran.

 

Comme c’était prévisible toujours, les dirigeants européens se montrent très désireux d’être traités en idiots utiles, veulent tout faire pour éviter de perdre des milliards, accusent Donald Trump de prendre des décisions ineptes, nient servilement le danger incarné par le régime iranien, et tentent  d’imaginer des façons de contourner les sanctions américaines, sans se soucier un seul instant des morts que le régime iranien a semé et continue à semer au Yémen, au Liban, en Syrie, à Gaza, et surtout, au sein de la population iranienne elle-même.

 

Comme c’était prévisible, ajouterai-je, les dirigeants européens ne se contentent pas d’insulter Donald Trump. Ils insultent également Binyamin Netanyahou et le Mossad en les traitant de menteurs.

 

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Lundi 14 mai, aucun représentant des pays européens ne sera présent à la cérémonie d’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, car les dirigeants européens nient à Israël le droit de choisir sa capitale et sont résolument “propalestiniens”, donc favorables au terrorisme anti-israélien. 

 

La suite est tout aussi prévisible. 

 

Contrairement à ce qu’affirment ici ou là des analystes en papier mâché, le régime iranien n’ira pas au-delà des vociférations et de quelques tirs depuis la Syrie en direction d’Israël, car les dirigeants  iraniens savent que s’ils déclenchaient une guerre contre Israël, leur régime serait détruit et tomberait très vite. La situation intérieure en Iran reste très troublée, le mécontentement de la population est intense, et quand bien même l’appareil répressif du régime est féroce, il n’est pas certain qu’il pourrait tenir face à une vague de mécontentement bien plus intense qui pourrait découler d’une attaque menée contre Israël suivie de frappes israéliennes sur l’Iran. Israël peut ainsi frapper des bases iraniennes en Syrie et les détruire sans avoir à craindre une riposte massive et une déclaration de guerre du régime iranien.

 

Les dirigeants européens, en dépit de leur pusillanimité et de leur mercantilisme, se heurteront assez vite à un choix : soit subir eux-mêmes des sanctions américaines et risquer de perdre davantage de milliards encore, soit se plier aux décisions de Donald Trump, et ils s’y plieront, en maugréant. Entre des contrats avec le régime iranien et le commerce avec les Etats-Unis, le choix qu’ils feront n’ira évidemment pas en direction du régime iranien.

 

Le régime iranien, même s’il ne déclenche pas la guerre contre Israël, se retrouvera de toute façon en difficulté, et sera confronté dans quelque temps (six mois, un an peut-être) à une situation d’asphyxie similaire à celle dans laquelle se trouve la Corée du Nord. Il devra dès lors faire des concessions et poser un genou à terre, voire les deux ; l’alternative aux concessions sera une vague de mécontentement provoquée par l’asphyxie, et le régime iranien ne pourra sans doute pas échapper à une révolte intérieure bien plus intense que celles qu’il a connues et à une déstabilisation extrêmement profonde.

 

D’autres pays que les Etats-Unis installeront leur ambassade à Jérusalem et reconnaitront Jérusalem en tant que capitale d’Israël. Un mouvement en ce sens est d’ailleurs enclenché. Nombre de pays discerneront qu’avoir des relations positives avec Israël est plus digne, et bien plus productif sur tous les plans, qu’avoir des relations positives avec une entité terroriste anti-israélienne.

 

Les dirigeants européens découvriront que leur position est destinée à s’effriter, et que traiter Israël par le mépris les place dans une impasse. Et quand bien même ils entendraient rester “propalestiniens”, donc favorables au terrorisme anti-israélien, ils s’apercevraient qu’ils risquent d’être les derniers “propalestiniens” sur Terre, et que les principaux pays du monde arabe sunnite sont eux-mêmes profondément lassés de soutenir la “cause palestinienne”, et voient désormais en celle-ci un fardeau dont ils préféreraient trouver un moyen de se débarrasser pour se rapprocher d’Israël.

 

Ce qui se dessine est une transformation géopolitique très profonde qui dépasse le Proche Orient. 

 

Une des prochaines étapes de cette transformation sera la rencontre le 12 juin prochain entre Donald Trump et Kim Jong Un à Singapour. Rencontre au terme de laquelle Kim Jong Un aura tout intérêt à comprendre qu’il se trouve face à une offre qu’il ne peut refuser sans en subir des conséquences très lourdes, voire mortelles pour lui.

 

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Emission spéciale Israël-Iran (011105/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 11 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Le débriefing complet de la Guerre israélo-iranienne de jeudi matin, par Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre d'une émission spéciale sur Radio Judaïca

https://www.youtube.com/watch?v=daTCzJNzpC0&feature=youtu.be (Youtube).

 

Vous n’entendrez cette analyse détonante, originale et exclusive nulle part ailleurs !

 

(Version complète)

 
La Syrie et l’Iran assommés par la riposte de Tsahal à l’aube de ce jeudi (info # 031005/18) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 10 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 10h35 jeudi, 09h35 à Paris

 

Aux alentours de minuit, la force d’élite al Quds (Jérusalem) des Gardiens de la Révolution Iranienne, sous le commandement du Major Général Qassem Soleimani, a tiré un barrage de 20 roquettes à partir de Syrie, visant des bases de la première ligne de défense de Tsahal dans le Golan.

 

Quatre des projectiles ont été interceptés pas le Dôme de fer, tous les autre sont tombés en territoire syrien, selon un porte-parole de l’Armée israélienne. De notre côté, nous ne comptons aucun blessé ni aucun dommage matériel.

 

La réponse de Tsahal a été pour le moins fulgurante. L’Aviation, le Khe’l Avir hébreu, a attaqué et le plus souvent oblitéré des dizaines d’objectifs en Syrie [carte]. Le plus grand nombre appartenait à l’Armée iranienne, mais des positions des forces du régime et du Hezbollah ont également été anéanties.

 

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La carte des objectifs visés ce matin proposée par l’Armée israélienne

 

Le front libanais est demeuré parfaitement calme.

 

Les chasseurs-bombardiers à l’étoile de David et les différents missiles à disposition de Tsahal, de même que ses blindés et son artillerie lourde, ont détruit tout d’abord les points d’appui de l’Armée d’Assad dans le Golan, d’où est partie l’attaque avortée des Gardiens de la Révolution et de leurs supplétifs du Hezbollah libanais.

 

Les chars, les missiles Tamouz et l’artillerie lourde de Tsahal ont massivement pilonné et détruit ces positions, notamment aux abords du village druze de Khader, à 3km de la frontière israélienne, et de Khan Arnabeh, à 4km de celle-ci.

 

Toute la nuit du Doigt de la Galilée a résonné au son des activités des militaires israéliens.

 

C’est un peu après 4h du matin que la seconde vague, la plus importante, a été déclenchée. Elle s’est concentrée sur les entrepôts d’armes et de munitions de l’ennemi, ses casernes, ses sites logistiques, et les centres de renseignement du contingent de Téhéran en Syrie, brutalement punis.

 

Plusieurs systèmes antiaériens qui gênaient l’activité des chasseurs-bombardiers ont été réduits au silence. Aucun avion israélien n’a été touché par les tirs de la DCA adverse.

 

A trois reprises au moins, plus tôt dans la nuit, des missiles tirés à partir de Tzfat (Safed), avaient intercepté et anéanti des missiles sol-air syriens qui poursuivaient des appareils du Khe’l Avir. Les explosions au moment de l’impact ont été énormes, au point d’être entendues jusqu’à Naharya, à 40km à l’Ouest, au bord de la Méditerranée.

 

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Image exceptionnelle de l’interception d’un missile antiaérien syrien

par un missile israélien tiré depuis Tzfat (Safed)

 

Plusieurs sites ennemis, à l’intérieur et en périphérie de Damas, y compris à proximité immédiate du palais présidentiel de Bashar al Assad, ont aussi été frappés. On ne dispose d’aucune évaluation précise, mais l’on peut affirmer que des centaines de Pasdaran, de miliciens chiites et de soldats du régime ont été tuées ou blessés ce jeudi matin, dans ce qui constitue la plus importante opération militaire depuis la Guerre de Kippour en 1973.

 

Un général de Tsahal, qui a appelé la Ména ce matin de sa propre initiative, nous a confié : "Après qu’ils s’en sont pris à notre territoire, nous y sommes allés de bon cœur. Nous sommes intervenus avec tous les moyens conventionnels à notre disposition, et la Syrie, ce jeudi matin, ressemble à un champ de ruines".

 

Selon Avigdor Lieberman, le ministre israélien de la Défense, l’infrastructure iranienne en Syrie a pratiquement cessé d’exister. Le ministre a également déclaré que si un crachin s’abat sur Israël, en face ils connaîtront le déluge.

 

Pendant ce temps, l’agence de presse gouvernementale française AFP ainsi que les autres media de ce pays continuent de reproduire principalement les communiqués münchhausiens des organes de propagande du régime alaouite, faisant état des exploits imaginaires de leur DCA contre nos avions et missiles. Pour Damas, Téhéran et leurs amis, ce qui s’est passé la nuit dernière participe d’une "grande victoire".

 

Vladimir Poutine a été informé de l’offensive de ce matin à l’avance par Binyamin Netanyahu, qui est l’hôte d’honneur de la Russie à l’occasion de la commémoration de la victoire de l’Armée rouge contre le régime hitlérien.

 

Côté civil en Israël, de nombreux habitants du Doigt de la Galilée et particulièrement du Golan ont passé la nuit dans les abris par précaution. A 10h ce matin, la vie est absolument normale, et toute menace en provenance de Syrie semble écartée pour un certain temps.

 

Le haut commandement iranien a commis l’erreur grossière de tenter une attaque sur l’Etat hébreu sans disposer des moyens militaires, ni de l’atteindre, ni de se protéger de sa riposte inéluctable. Le régime des ayatollahs a appris cette nuit que l’on ne bluffe pas sans péril à s’attaquer militairement à des adversaires sans posséder les moyens pour le faire.

 

 
Combats dans le Golan II (info # 021005/18) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 09 mai 2018

 

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Métula, 01h06 jeudi, 00h06 à Paris

 

Salve de roquettes syriennes sur Israël : au moins 20 projectiles interceptés par le Dôme de fer.

La vidéo montrant le départ des roquettes : https://youtu.be/BUauU6yT0tI

 

La situation dans un village israélien du Golan, probablement le village druze de Boukata, sur la vidéo suivante, en très léger différé :

 

https://youtu.be/KqNvJOVhjwQ

 

Source : le photographe-cameraman de la Ména Yoshoua Ohanna.

 

On entend clairement les détonations à Métula et à Kiryat Shmona, mais pas aussi fort que sur la vidéo.

 

On ne signale jusqu’à maintenant l’explosion d’aucun projectile ennemi sur des positions de l’Armée et dans les agglomérations civiles. Possibilité de chute de projectiles en zones inhabitées, les sapeurs de Tsahal et de la Police cherchent d’éventuels impacts.

 

Il n’y a aucun blessé israélien pour le moment.

 

La situation dans le Doigt de la Galilée est calme pour l’instant. Les habitants n’ont pas été appelés à gagner les abris et la plupart dort.

 

Des avions israéliens sont à l’œuvre dans le ciel syrien.

 

Nos reporters sont sur place. D’autres breakings suivront selon le développement de la situation.

 

 
Combats dans le Golan (info # 011005/18) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 09 mai 2018

 

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Métula, 00h18 jeudi, 23h18 à Paris

 

A l’instant : tirs de chars israéliens sur le territoire syrien dans la région de Kuneitra.

 

Les sirènes d’alerte "Couleur rouge" retentissent en Israël dans tout le massif du Golan.

 

Nos reporters sont sur place. D’autres breakings suivront selon le développement de la situation.

 
Le pont mercredi matin depuis Métula (info # 010805/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mercredi, 09 mai 2018

© Metula News Agency

 

Métula, 08h00 mercredi, 07h00 à Paris

 

Depuis l’oblitération par l’Aviation israélienne, tard mardi, de la base iranienne de Kiswah, à 15km de Damas, et des missiles qui étaient sur le point d’être mis à feu contre Israël, la menace immédiate a été écartée. Le régime iranien, qui tentait un coup de bluff militaire après l’annonce de Donald Trump quant à la dénonciation de l’accord sur le nucléaire, est au plus mal.

 

Le point en 1minute 30 par Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosco pour Radio Judaïca. Le débrief complet et en direct à 8h30, heure de Bruxelles.

 

Sur Radio Judaïca : https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1487400531370109/

Sur Youtube :  https://youtu.be/lju1Qh4TRTQ

 
Vidéos exceptionnelles des frappes israéliennes en Syrie (info # 010905/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 08 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 01h15 mercredi, minuit 15 à Paris

 

La Ména vous présente deux vidéos exceptionnelles des frappes israéliennes en Syrie, vues de Syrie. Elles ont été obtenues par notre photographe-caméraman Yoshoua Ohanna, qui se trouve actuellement sur le Golan.

 

Celle en noir est blanc (vidéo 2) a été tournée par une caméra de surveillance de la base de Kiswah.

 

Regarder la vidéo 1 : https://youtu.be/BzUdRYiBHK0

Regarder la vidéo 2 : https://www.youtube.com/watch?v=p5Xons-uwZw

 

Le général iranien Aytem Abdoulrassoul a été tué lors des raids israéliens de mardi. On dénombre, selon les témoignages qui nous parviennent, des dizaines de soldats ennemis tués ou blessés (ou sans doute davantage), majoritairement des Gardiens de la Révolution iraniens.

 

Dans la base iranienne, entièrement détruite, de Kiswah, se trouvaient des missiles pointés sur Israël, dont la mise à feu était imminente. L’intervention qui a mené à sa destruction a été conduite pas des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir [l’Aviation israélienne], qui ont pénétré le territoire syrien en profondeur.

 

D’autres opérations sont actuellement en cours en Syrie. Aucun projectile ennemi n’a atteint l’Etat hébreu jusqu’à maintenant.

 

L’APF a repris une annonce de propagande du régime syrien à son compte, sans même apposer ses habituels guillemets. La "nouvelle" a aussitôt été reproduite par la quasi-totalité des titres français, notamment Le Figaro et Le Monde : "L'armée syrienne intercepte et détruit deux missiles israéliens" [les guillemets sont de la Ména. Ndlr.].

 

Ou quand l’antisémitisme rend complètement con…

 

Les vidéos proviennent de l’endroit où les missiles israéliens ont été "interceptés et détruits"…

 

Lors de l’attaque américano-franco-britannique, les mêmes services syriens avaient annoncé avoir abattu 60 missiles. Ontologiquement, par expérience, l’AFP et les media tricolores sont sensés savoir que cette source raconte strictement n’importe quoi. Ils devraient être hyper-précautionneux dans leur traitement de ses annonces. Or on se rend bien compte dans ce flag que ce n’est pas le cas. Sur le plan journalistique, ceux qui ont publié et relayé ces "infos", de même que ceux qui dirigent ces media se couvrent de ridicule et peuvent être légitimement soupçonnés de motivation raciste et antisémite.

 

Demain, Stéphane Juffa interviendra en direct sur Radio J (Paris) à 6h30 heure française, et sur Radio Judaïca (Bruxelles), à 9h 30, heure belge, et sans doute avant cela dans le journal du matin.

 

 
Frappes israéliennes confirmées en Syrie (info # 030805/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 08 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 23h40 mardi, 22h40 à Paris

 

Nous confirmons les informations précédentes : des attaques israéliennes se déroulent en ce moment en Syrie.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Une position iranienne a été durement touchée à Kiswah [carte]. Des convois ennemis ont été attaqués en d’autres endroits.

 

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Première photo de l’attaque de Kiswah

 

Les habitants de Tzfat (Safed) ont été priés de préparer leurs abris.

 

On craint une attaque iranienne imminente contre des bases de Tsahal dans le Golan et/ou à Tzfat.

 

 
Il y aurait des attaques israéliennes massives contre des cibles iraniennes en Syrie (020805/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 08 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 23h00 mardi, 22h00 à Paris

 

Les correspondants de la Ména en Israël et au Liban font état d’ "attaques israéliennes massives" visant des objectifs iraniens en Syrie.

 

Un témoin joint par Michaël Béhé dans la région de Damas rapporte d’ "énormes explosions".

 

De source militaire américaine, on dit craindre une attaque iranienne contre Israël.

 

Mobilisation partielle de réservistes.

 

La situation est (très) calme dans le Doigt de la Galilée. On n’entend plus les avions au-dessus de Métula.

 

D’autres breakings suivront d’éventuels développements.

 
Les habitants du Doigt de la Galilée sont invités par l’Armée à gagner les abris (info # 010805/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 08 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 21h50 mardi, 20h50 à Paris

 

En plein milieu de l’intervention de Donald Trump lors de laquelle il a annoncé que les Etats-Unis dénonçaient l’accord sur le nucléaire iranien, les habitants du Golan ont reçu l’ordre de gagner les abris.

 

La plupart des habitants du Doigt de la Galilée en ont fait de même par précaution, et la tension dans la région, parmi les civils, est palpable. A Kiryat Shmona, la ville la plus touchée d’Israël lors des derniers conflits avec le Liban, de nombreuses personnes sont atteintes en ce moment de crises de panique. Le porte-parole de la cité tente de calmer les esprits.

 

La mise en alerte provient du fait que des activités annonciatrices d’une opération militaire ont été observées du côté syrien de la frontière ainsi qu’au Liban. Toutes les lumières de Kfar Kileh (25 000 hab.) dans ce pays, à 400 mètres de la rédaction de la Ména, sont éteintes.

 

Tsahal est en état d’alerte maximal. Des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir ont patrouillé toute la journée de manière ininterrompue dans le ciel du nord de l’Etat hébreu, particulièrement au-dessus de Métula, où le ronronnement de leurs réacteurs est incessant.

 

D’autres décisions opérationnelles ont été prises dont nous avons décidé de ne pas faire état.

 

Un silence glacial est tombé sur les rues du petit village de Métula où nous sommes établis. J’ai placé le personnel de l’agence en poste dans la région en état d’alerte, un degré sous le seuil de "conflit en cours".

 

D’autres breaking news suivront si la situation devait évoluer.

 

Le rédacteur en chef.

 

 
Bruxelles-Métula du 7 mai 2018 (010705/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 07 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1485774418199387/ (Facebook).  Ou https://youtu.be/i4LdgAK6ubQ (Youtube).

 

Pourquoi l’Iran n’a pas attaqué Israël la nuit dernière ? Pourquoi Israël n’a pas effectué une attaque préventive ? La situation actuelle au nord d’Israël. Que vont se dire Vladimir Poutine et Binyamin Netanyahu mercredi à Moscou ?

 

Plusieurs informations originales et exclusives


 
La France est en guerre avec Israël (info # 010605/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 06 mai 2018

 

Par Guy Millière

 

Peut-on le dire ? La France est en guerre contre Israël. La guerre qu’elle livre n’est pas une guerre militaire directe. L’Armée française ne va pas intervenir contre l’Armée israélienne, et des soldats français ne vont pas tuer des Israéliens non plus. C’est une guerre indirecte, sournoise, menée sur le terrain de la délégitimation et du travail de sape, du mensonge et de la diffamation. C’est une guerre ancrée dans le vieil antisémitisme français, qui s’est mêlé peu à peu au nouvel antisémitisme islamo-gauchiste. C’est une guerre qui n’existait pas quand la France avait besoin d’Israël dans les années 1950, et qui est montée en puissance lorsque le Général de Gaulle a commencé la mise en œuvre de la politique arabe de la France et a, quelques mois après avoir décidé d’un embargo sur les armes françaises censées être livrées à Israël, en un moment où Israël en aurait eu un urgent besoin, fustigé le “peuple dominateur et sûr de lui-même”.

 

C’est une guerre qui, depuis, n’a pas cessé de s’amplifier jusqu’à ce jour. Les attitudes et les décisions anti-israéliennes des présidents et gouvernements français n’ont, en cinq décennies, pas cessé. Tous les ministres des Affaires Etrangères français ne sont pas allés aussi loin que l’infâme Michel Jobert, qui, en 1973, pendant les pires heures du début de la Guerre du Kippour, avait demandé : "Est-ce que tenter de remettre les pieds chez soi constitue forcément une agression imprévue ?". Ceci dit, tous ont prononcé des phrases plus ou moins nauséabondes. Tous les présidents n’ont pas laissé voir leur mépris à l’encontre des Juifs à la façon du fondateur de la Cinquième République. Mais tous ont incriminé insidieusement Israël, et ce sont souvent ceux qui ont hypocritement feint l’amitié qui se sont révélés les plus hostiles.

 

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David Ben Gourion et Charles de Gaulle

Pas plus grand, plus haut

 

Nicolas Sarkozy en appuyant les propositions les plus anti-israéliennes de Barack Obama a, ainsi, montré les limites de son affection pour Israël. Certains ont fait pire, bien sûr : Jacques Chirac avait, avant d’être président, poussé son amitié pour le Tyran Saddam Hussein jusqu’à lui donner les moyens d’accéder au nucléaire militaire, en lui faisant livrer le réacteur Osirak, fort heureusement détruit par l’Armée israélienne en juin 1981. Il a, sous sa présidence, on le sait, continué à pratiquer les liaisons empoisonnées avec Saddam Hussein.

 

La France a aussi joué un rôle clé dans la légitimation internationale scandaleusement accordée au mouvement terroriste “palestinien” et à son chef, Yasser Arafat. Elle a, on l’oublie ou on l’ignore, très fortement contribué à l’accession de Yasser Arafat aux Nations Unies en 1974, deux ans après l’ignoble assassinat d’athlètes israéliens sur le sol européen à Munich. Elle a ensuite beaucoup agi en coulisses pour que l’OLP soit considérée comme une organisation politique respectable. Elle a, encore, par le biais du Quai d’Orsay, développé une stratégie du communiqué perfide qualifiant toute riposte israélienne de “disproportionnée”, tout attentat anti-israélien d’élément relevant du “cycle de la violence”, et tout terroriste palestinien de l’appellation “Palestinien” tout court. Elle n’a cessé, quel que soit le président ou le gouvernement, de recevoir Yasser Arafat avec chaleur, puis Mahmoud Abbas.

 

La France a usé de son influence en Europe pour que la politique anti-israélienne et propalestinienne française devienne graduellement celle de l’Union Européenne. Elle a été l’un des premiers pays à affirmer son refus de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël lorsque Donald Trump a officialisé cette reconnaissance, et elle a, depuis, affirmé avec obstination que son ambassade resterait à Tel-Aviv, et que “Jérusalem Est” devait être la capitale du futur Etat palestinien. Il n’y aura, bien sûr, aucun représentant français à Jérusalem le 14 mai prochain lors de l’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Quelques pays d’Europe centrale envisagent de transférer leur ambassade à Jérusalem, dans le sillage des Etats Unis, mais la France, épaulée en cela par l’Allemagne, exerce des pressions considérables pour qu’ils n’en fassent rien.

 

Les dirigeants iraniens ne cachent pas leurs intentions génocidaires concernant Israël et le peuple juif, mais la France soutient et soutiendra jusqu’au bout l’accord de juillet 2015, quand bien même il n’a cessé d’être évident que c’était un accord frelaté qui n’empêchait nullement l’Iran d’accéder à l’arme atomique. Quant à Emmanuel Macron, son objectif majeur lors de son bref et récent séjour à Washington consistait à convaincre Donald Trump de rester dans l’accord. Il a fort heureusement échoué, et les Etats-Unis sortiront de l’accord ou demanderont qu’il soit profondément modifié, ce que l’Iran refusera. Les preuves accablantes recueillies par le Mossad montrant de manière indiscutable que l’Iran n’a jamais cessé ses activités nucléaires militaires ont laissé la France de marbre, comme c’était prévisible.


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Les USA : c’est Israël qui a frappé en Syrie (info # 020105/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 01 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 21h55 mardi, 20h55 à Paris

 

Des officiels américains viennent de déclarer à la chaîne NBC News que ce sont des F-15 israéliens qui ont mené dimanche les attaques contre une base militaire syrienne à proximité de Hama [et sur l’aéroport d’Alep Ndlr.], après que l’Iran eut transféré une cargaison de missiles antiaériens à cet endroit.

 

Les officiels ont affirmé qu’Israël semble se préparer à une guerre ouverte avec l’Iran et qu’elle cherche le soutien des Etats-Unis.

 

Citant des sources confidentielles, les fonctionnaires américains rapportent que, durant les deux dernières semaines, l’Iran a augmenté ses envois de vols cargos sur la Syrie, avec des chargements de petites armes et de missiles antiaériens.

 

Deux des officiels ont ajouté que ces livraisons sont destinées à des forces terrestres iraniennes qui s’apprêtent à attaquer Israël.

 

Un représentant de haut rang de l’Administration U.S., également cité par NBC News, a dit que, sur la liste des conflits potentiels autour du monde, la confrontation entre Israël et l’Iran occupe la première place.

 

Ce mardi matin, le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a modifié ses déclarations précédentes, déclarant, après l’intervention télévisée de Binyamin Netanyahu, que l’Etat hébreu avait quatre problèmes, un de plus que dimanche : l’Iran, l’Iran, l’Iran et l’hypocrisie.

 

"C’est le même Iran", a précisé M. Lieberman, "que celui qui s’attaque à la liberté d’expression et aux minorités. Le même Iran qui a tenté de développer des armes atomiques, et qui a signé l’accord sur le nucléaire pour en retirer des avantages économiques".

 

Rappelons que l’Iran se place en 150ème position de l’Indice mondial de démocratie, sur 167 pays considérés.

 

 
Attaques en Syrie, conférence de Netanyahu : le débrief (010105/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mardi, 01 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Le débriefing complet des attaques de dimanche soir et des révélations de Binyamin Netanyahu, par Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre d'une émission spéciale sur Radio Judaïca https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1480140352096127/ (Facebook).

https://youtu.be/pwlZt7YG-C0 (Youtube).

 

Contient des révélations et des analyses originales et exclusives.

 

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Gigantesques explosions dans le nord de la Syrie (info # 013005/18) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 29 avril 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 3h lundi, 2h à Paris

 

Au moins deux bases gouvernementales syriennes ont été les cibles, aux alentours de 22h30 locales dimanche (21:30 à Paris), d’attaques de missiles. Les deux objectifs, qui servaient également d’entrepôts de munitions, ont littéralement explosé, générant des gerbes de feu visibles à des dizaines de kilomètres, ainsi que des tremblements ayant été mesurés par les sismographes autour de trois degrés sur l’échelle de Richter, utilisée habituellement afin de mesurer les tremblements de Terre.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Les media syriens ont reconnu que des bases du régime ont été victimes d’attaques.

 

L’objectif principal, selon les informations que nous recueillons, est le centre militaire situé sur la colline de Salhab [carte], qui abrite la 47ème brigade de l’Armée gouvernementale, de même que de nombreux Gardiens de la Révolution Iranienne et des miliciens du Hezbollah chiite libanais. [Voir une vidéo de l’attaque sur Salhab].

 

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Les témoins oculaires ont relaté aux reporters de la Ména

des scènes "carrément apocalyptiques"

 

La seconde cible que nous avons identifiée avec certitude est celle de Nayreb [carte], au sud-est d’Alep, installée à l’extrémité d’un aéroport militaire.

 

Les rapports que nous recevons font état de morts et de blessés par dizaines.

 

Aux petites heures du matin de ce lundi, il apparaît que le régime syrien du dictateur alaouite Bashar al Assad n’est pas encore parvenu à identifier les responsables de ces attaques. Les accusations fusent, accusant principalement Israël, mais également les rebelles, actifs dans les zones concernées.

 

D’autres sources évoquent d’éventuelles frappes américaines, après l’attaque ce dimanche de la coalition régime-Iran-milices chiites, soutenue par la Russie, contre quatre villages de la région de Deïr ez-Zor situés au nord de l’Euphrate et tenus par la coalition occidentale et les Peshmerga kurdes.

 

Les agresseurs ont été repoussés de l’autre côté de l’Euphrate après quelques heures, à l’issue d’une vigoureuse contre-attaque des Forces Démocratiques Syriennes à prééminence kurde, probablement soutenues par l’Aviation américaine.

 

Les assaillants ont abandonné de nombreux morts sur le terrain au cours de leur retraite.

 

Le porte-parole de l’Armée israélienne n’a pas commenté les évènements de cette nuit en Syrie. La situation à la frontière nord de l’Etat hébreu est normale ; aucune instruction particulière n’a été communiquée aux habitants.

 

 
L’antisémitisme musulman ne se combat pas avec une pétition (info # 012904/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 29 avril 2018

 

Par Guy Millière

 

Une pétition contre l’antisémitisme musulman a été récemment publiée en France. Elle dénonce les harcèlements et les agressions subis par les Juifs français, le départ forcé de nombre d’entre eux vers Israël ou d’autres contrées où la vie reste endurable, le déménagement hâtif vers d’autres quartiers de ceux parmi eux qui ne veulent ou ne peuvent pas quitter le pays. Elle désigne les coupables en évoquant l’islam radical et le gauchisme. Elles proposent des remèdes : abroger les passages du Coran qui incitent à la violence antijuive, créer un islam de France, faire du combat contre l’antisémitisme musulman une “grande cause nationale”.

 

Les auteurs de la pétition ont sans aucun doute de la bonne volonté, de la sincérité et du courage, mais s’ils ne se trompent pas dans leur diagnostic, ils se trompent en proposant les remèdes qu’ils avancent.

 

Abroger des passages du Coran est impossible au vu de ce qu’est le Coran, en considération de son statut et au regard de ce qu’est l’islam. Le Coran est censé être la parole de Dieu dictée à Mohamed par Jibril [l’Archange Gabriel], et constitue un tout dont nul Musulman ne peut retrancher quoi que ce soit sous peine d’irtidad (apostasie). Il y a des versets abrogés et des versets abrogeant dans le Coran, mais nul Musulman ne peut ajouter de l’abrogation à l’abrogation stipulée dans le Coran. Aucun verset qui n’ait été abrogé dans le Coran lui-même ne sera abrogé par qui que ce soit. Laisser penser le contraire est semer l’illusion.

 

Un islam de France ne verra pas le jour, ou si quelque chose de ce genre voit le jour, ce quelque chose ne sera qu’un simulacre. L’islam comprend des courants, des écoles juridiques, des subdivisions en conflit les unes avec les autres, mais il est mondial et ne s’arrête à aucune frontière. Imaginer qu’il peut y avoir un "islam de France" très différent de l’islam dans le monde musulman est imaginer quelque chose qui ne peut exister et n’existera jamais, Laisser penser le contraire est semer l’illusion, là encore.

 

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Nous haïssons les Juifs plus que nous aimons nos enfants

 

Vouloir faire du combat contre l’antisémitisme musulman une “grande cause nationale” serait une entreprise vaine, car prétendre remédier aux effets d’un mal sans en traiter la cause est toujours une entreprise vouée à l’échec, et est en général aussi utile que poser un emplâtre sur une jambe de bois.

 

Les auteurs de la pétition se trompent en proposant les remèdes qu’ils énoncent parce qu’ils n’identifient pas la cause du mal.

 

Identifier la cause du mal impliquerait de commencer par dire la vérité sans détour ni circonlocutions : oui, il y a effectivement un antisémitisme musulman, mais non, il ne se limite pas à quelques passages du Coran, mais il imprègne l’essentiel du texte, et se retrouve dans nombre de hadiths définis comme recevables.

 

L’islam considère que les Juifs (et les chrétiens) sont des mécréants et des menteurs qui ont falsifié leurs textes sacrés. Ils ne sont, dans le monde musulman, tolérés qu’en position de dhimmi, êtres de seconde zone à traiter comme tels, et à humilier. Dans le monde musulman, les Juifs (et les chrétiens) qui n’ont pas encore été chassés sont en position de dhimmi, souvent persécutés. Dans le monde non musulman, les musulmans ne peuvent échapper à la conception musulmane des Juifs (et des chrétiens) en proposant les remèdes miracles. Identifier la cause du mal impliquerait, de fait, de commencer par regarder l’islam en face. Ce serait difficile, je sais, tout particulièrement dans un pays comme la France où le nombre de musulmans est considérable, et où la colère musulmane éclate aisément. Cela ne permettrait pas de remédier au mal, mais cela tout de même serait un début.

 

Identifier la cause du mal impliquerait aussi de regarder en face une autre source d’antisémitisme musulman : la haine d’Israël dans le monde musulman et l’infiltration de cette haine dans le discours de la gauche et dans les media d’information. Pour l’islam, toute terre qu’il conquiert devient irréversiblement part du dar al islam, territoire de l’islam. Et des dhimmi n’ont aucune légitimité pour gouverner. La terre d’Israël a été conquise par l’islam, et il est islamiquement inadmissible qu’un Etat non musulman y existe. Il est a fortiori inadmissible qu’un Etat situé sur les terres du dar al-islam soit gouverné par des Juifs. Israël est ainsi islamiquement inadmissible, et ne peut qu’être exécré par les musulmans.

 

L’invention du “peuple palestinien” par la propagande soviétique il y a cinquante ans a permis de dépeindre Israël comme un Etat “impérialiste”, et de rallier une part notable de la gauche à la cause islamique. Les grands media occidentaux, qui ont été contaminés par les relents de cette propagande, sont au service de la haine d’Israël et confortent les musulmans dans l’idée que la haine d’Israël est légitime.

 

Identifier la cause du mal impliquerait de commencer par regarder en face la haine d’Israël dans le monde musulman, et l’infiltration de cette haine dans le discours de la gauche et dans les media. Ce serait très difficile, j’en suis conscient, tout particulièrement dans un pays comme la France, où, outre le nombre de musulmans et leur colère qui éclate aisément, le discours de gauche et l’information sont très imprégnés de haine d’Israël. Cela ne permettrait pas de remédier au mal, là encore, mais ce serait un début. Là encore.


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France-Israël : le temps de la haine (2ème partie et fin)(012704/18) Version imprimable
Analyse
vendredi, 27 avril 2018

 

 

 

 

 

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Israël, 70 ans : ce n’est qu’un commencement (info # 012204/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 22 avril 2018

 

Par Guy Millière

 

Israël célèbre ses soixante-dix ans, et bien que je vive très loin de l’Etat hébreu désormais, dans l’Ouest américain, c’est un anniversaire que je célèbre comme si j’étais très près d’Israël où j’ai hâte de revenir.

 

J’ai toujours eu en moi l’amour de la réussite et de l’accomplissement, et Israël est à mes yeux l’une des plus superbes réussites et l’un des plus extraordinaires accomplissements qu’ait connu l’humanité au cours de la seconde moitié du vingtième siècle et de ce début de vingt et unième siècle.

 

Peut-on imaginer ce qu’il a fallu d’opiniâtreté, de courage et de détermination à ceux qui, avant que l’Etat d’Israël puisse renaitre, ont décidé de revenir vers la terre d’Israël au cours des décennies qui ont précédé ?

 

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Tel-Aviv : il y a 109 ans, à cet endroit, il n’y avait strictement que du sable

 

Peut-on songer sans émotion à ce qu’ont enduré les survivants de la Shoah pour rejoindre la terre de leurs ancêtres, de leur culture, de leur histoire, lorsqu’à peine délivrés de l’horreur nazie, ils ont été confrontés à l’ignominie des Britannique. Ceux-ci ont tout fait pour les empêcher de toucher terre à Haïfa et ont conduit ceux qui sortaient tout juste de camps de la mort vers des camps de concentration construits sur l’ile de Chypre ?

 

Peut-on ne pas ressentir un immense respect pour ceux qui, lorsque l’Etat d’Israël a été proclamé, ont dû résister à l’agression haineuse de toutes les forces arabes de la région, déterminées à les exterminer ?

 

Certains parlent de miracle lorsqu’ils évoquent la survie d’Israël en 1948-49. Je dois dire que je ne crois pas aux miracles. Je crois infiniment plus au courage et à l’héroïsme, et ces deux mots qualifient ceux qui se sont battus pour Israël à l’époque et tous ceux qui se sont battus pour Israël depuis. Bien trop sont morts, et la veille de la célébration du soixante dixième anniversaire d’Israël, un hommage poignant a été rendu à ceux qui sont tombés : 20 511 soldats. Auxquels s’ajoutent 3 134 victimes du terrorisme.

 

Israël n’a cessé d’être en guerre depuis 1948, même s’il y a eu des moments d’accalmie : la guerre menée contre Israël (car Israël n’a jamais été impliqué que dans des guerres au cours desquelles il a dû se défendre) a été la guerre menée par des armées conventionnelles, par trois fois. Elle a été la guerre instiguée par le terrorisme le plus ignoble et le plus lâche, et le terrorisme n’a très fortement décru en intensité que parce qu’Israël l’a très largement vaincu. Elle a été et reste la guerre par la propagande et la désinformation, et cette guerre-là se poursuit de manière incessante, non seulement dans le monde musulman, mais aussi dans le monde occidental, où tous les adeptes du ressentiment, tous les racistes, tous les antisémites, tous les adeptes d’une forme ou d’une autre de totalitarisme, tous les ennemis de la liberté ne cessent de déverser leur bile et leurs vomissures contre Israël.

 

Malgré la guerre, les Israéliens ont bâti un pays magnifique. La créativité israélienne fait de l’économie du pays l’une des plus importantes sur Terre dans la plupart des secteurs clés des hautes technologies, et une économie désormais indispensable pour le développement de la planète entière. L’intelligence israélienne fait qu’existent en Israël des lieux de recherche de pointe qui ont peu d’équivalents ailleurs, tel le Technion. La confiance en l’avenir du peuple israélien en fait l’un des rares pays développés où la natalité est positive, et même très positive (3,09 enfants par femme). La croissance en Israël est supérieure à 4 pour cent (elle est en France de 1,2 pour cent). Le produit intérieur brut par tête d’Israël dépasse les 37 000 dollars. Israël avance à grands pas vers l’indépendance énergétique et l’atteindra, selon toutes les prévisions disponibles, en 2020.

 

Malgré la guerre, Israël est un pays démocratiquement exemplaire, où la liberté de parole est plus grande et plus respectée que dans la plupart des pays d’Europe, et équivalente à celle que garantit le Premier amendement aux Etats-Unis.

 

Tout n’est pas parfait, car la perfection n’existe pas. Il y a de la pauvreté en Israël : si l’effort de guerre n’était pas aussi coûteux (vingt pour cent du budget du pays), il y en aurait sans aucun doute beaucoup moins.

 

Israël reste entouré d’ennemis, même si la volonté hégémonique de l’Iran conduit d’anciens pays hostiles à se rapprocher d’Israël ; et si Israël pouvait vivre en paix, Israël connaîtrait une prospérité bien plus grande encore.


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France-Israël : le temps de la haine (1ère partie)(012104/18) Version imprimable
Analyse
samedi, 21 avril 2018

 

Par Stéphane Juffa

 

L’Etat d’Israël et ses habitants ont fêté cette semaine comme il se devait le 70ème anniversaire de leur indépendance. Alors que les télégrammes de vœux et de félicitations ont fusé vers Jérusalem, capitale de l’Etat hébreu, Paris a décidé de rester muette. Ce n’est certes pas un silence d’une grande élégance, mais ce n’était rien encore face au déchaînement hostile des media tricolores, ressortant les images d’Epinal cent fois ressassées, trempées dans un antisémitisme de moins en moins discret, agrémenté de mensonges à charge. Ils forment désormais la tradition de cette presse qui, dans le cas d’Israël, exprime sa détestation pratiquement à l’unisson et en toute occasion. Pour ne rien arranger, le Président Macron a ajouté sa touche d’indignité personnelle à cette putrescence de printemps, dans laquelle son ministère des Affaires Etrangères se roule avec délectation.

 

Au-delà du phénomène d’exécration générale à notre encontre, ces manifestations de haine, parce qu’elles s’inspirent d’une propagande systémique tendant à présenter Israël, et donc les Juifs, comme des éléments néfastes de la Planète, parce qu’elles émanent des faiseurs d’opinion de la société française et de ses responsables politiques, et parce qu’elles sont à répétition, constituent un appel insensé à la haine et à la violence.

 

Au vu de ce que nous avons observé cette semaine, une constatation s’impose : l’Etat français et son intelligentsia n’éprouvent strictement aucune sympathie pour ceux d’Israël, et ceux qui parlent d’amitié sont soit naïfs, soit malhonnêtes, soit désinformés.

 

Afin de ne pas m’égarer dans une multitude d’exemples, je vais me concentrer sur l’article d’opinion – on ne peut décemment pas nommer cela une dépêche – produit mercredi dernier par l’agence d’information publique de l’Hexagone, l’AFP. Ce texte est significatif, car il a évidemment été repris tel quel par une foultitude de titres de presse (ici l’Express) ; mais ceux qui ne se sont pas contentés du copié-collé habituel y sont allés de leurs propres injuries, à l’instar de Libération, qui consacrait toute sa première page à une photo montrant deux soldats de Tsahal, écrasés de fatigue, ce qui leur donnait un air dépressif, devant un magasin de fleurs décoré de petits drapeaux nationaux. Y figurait le titre on ne peut plus explicite du dossier développé en pages intérieures : "ISRAEL AMER ANNIVERSAIRE". Et l’article, signé Laurent Joffrin, le directeur de la rédaction,  s’étale sur deux pages, avec un autre titre prometteur : "Israël La démocratie étiolée". Ce papier est un ramassis de toutes les critiques génériques que j’ai données en avant-propos. Il est illisible tant la malveillance dégouline de tous ses paragraphes, pire encore que le câblogramme de l’Agence France Presse, sans doute parce que plus long.

 

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Jaloux ?

 

Ceux qui sont abonnés à Libé – je sais qu’il en existe encore quelques-uns -, peuvent consulter ce texte, les autres ont le loisir de se l’acheter (chacun fait ce qu’il veut avec son argent). Ce quotidien, qui ne survivrait pas sans les subsides de l’Etat à coups de millions, est co-contrôlé par le franco-israélien Patrick Drahi, avec la participation au capital de Patrick Benbasat, Michaël Benamou et de la famille Gerbi.  

 

Quant au télégramme de l’AFP, il ne commence pas bien : "Israël a fêté mercredi son 70e anniversaire en brandissant sa puissance militaire et son improbable réussite économique face aux menaces régionales renouvelées et aux incertitudes intérieures".

 

D’abord, parce qu’affirmer qu’Israël a brandi sa puissance militaire à l’occasion de la commémoration de son anniversaire n’est pas uniquement une contrevérité, c’est également une transgression d’icelle. Car durant toute les cérémonies officielles de mercredi, en matière de brandissement de puissance militaire, on n’a pas vu un soldat armé, j’écris bien : pas un seul soldat portant un fusil ou même un révolver, pas un char d’assaut, pas un canon, pas un missile, etc.

 

Imaginez le défilé du 14 juillet uniquement avec des jeunes filles chantant et dansant sur des musiques de paix et d’amour, et des militaires effectuant des figures géométriques avec des drapeaux sur une esplanade.

 

Nous sommes d’entrée en présence d’une tentative de fausser le sens qu’Israël a donné à ces cérémonies : pour l’AFP, ce fut une démonstration de sa force armée, en vérité, ce fut précisément le contraire.

 

Ensuite, dans brandir son "improbable" réussite économique, il y a un mot qui n’est pas à sa place ! "Improbable", signifie "qui a peu de chance de se produire", ou, par extension, "à laquelle on peut difficilement croire".

 

Or on ne peut pas, lorsque l’on est l’agence officielle représentant le point de vue d’un Etat, jeter ainsi des mots sans se soucier de leur sens : cela signifie, au choix, qu’Israël avait peu de chances de parvenir à de tels résultats (pour la nation high-tech, cela nécessite assurément quelque explication), ou qu’Israël et les organismes financiers internationaux ne disent pas la vérité lorsqu’ils publient les résultats économiques d’Israël (cela réclame démonstration), ou encore, mais cela, je n’ose pas même y penser, que les Juifs seraient incapables d’obtenir d’aussi bons résultats, mais là, franchement… je ne vois pas. Fin de la liste des choix possibles : soit le mec qui a rédigé ce pamphlet n’est pas de langue maternelle française, soit, cherchant par tous les moyens à noircir Israël, il en a un peu trop fait.

 

Ce qui est improbable, c’est qu’Israël, pays en guerre depuis sa renaissance, fondé sur du sable il y a 70 ans, sur le rythme de son exercice du premier trimestre 2018 va atteindre les 4.2 pour cent de croissance annuelle, soit plus de deux fois celui auquel la France ne peut que rêver. Que le PIB par habitant prévu est de 43 758 dollars (c’est moi qui ai effectué le calcul), contre 42 850 dollars à la France. Ce qui signifie en clair que le niveau de vie et du pouvoir d'achat des Israéliens sont supérieurs à ceux des Français. Encore plus simplement : que l’Israélien de 2018 est plus riche que le Français.

 

Sans compter que le solde commercial d’Israël, ce qui mesure la différence entre les ventes de marchandises (exportations) et les achats (importations) d’un pays, sera bénéficiaire en 2018, de l’ordre de 13 milliards de dollars, tandis que celui de la France sera à nouveau déficitaire, avec un déficit prévu de 14 milliards de dollars au mieux.

 

Vous parlez d’un amer anniversaire et… inquiet !

 

Autre sujet purulent qu’il convient de dévoiler et de purger pour notre anniversaire (happy birthday to you !) : l’Iran. Selon la dépêche de l’AFP, "(…) Israël comme le royaume saoudien voit en l'Iran une grave menace. Israël agite régulièrement le spectre d'une attaque de l'Iran (…)".

 

Un spectre, c’est quelque chose d’effrayant qui, par définition, n’existe pas. Ce qui fait qu’Israël, à en croire les préposés de l’agence d’information du gouvernement tricolore : brandirait (à nouveau) la fausse idée que l’Iran se préparerait à l’agresser, comme instrument abusif de sa politique internationale.

 

Alors, n’écoutons pas ces pyromanes de Juifs et fions-nous à l’agence iranienne d’information Mehr (fars. : affection – je ne rigole pas !), qui reproduisait les propos tenus mardi par le Commandant des Forces terrestres iraniennes, le Brigadier-Général Kiumars Heidari : "La date pour la destruction d’Israël (et de 8.5 millions d’Israéliens !) a été programmée". Ou ceux d’Hossein Salami, hier (vendredi), le no.2 du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d’Iran : "Après l’attaque iranienne, les Israéliens ne pourront pas courir vers d’autre endroit que la mer !".

 

Bien l’AFP ! Non contente de cacher à l’opinion française que l’Iran menace l’Etat hébreu de génocide, elle accuse Israël de fabriquer cette information à des fins de propagande. Notons aussi que l’agence française, à l’instar de la presse de ce pays, sont très discrètes concernant les exactions commises quotidiennement en Perse, notamment les exécutions capitales publiques, d’innocents, de femmes, d’opposants, d’homosexuels et de membres des minorités ethniques et religieuses, par pendaison (étranglement jusqu’à ce que mort s’ensuive), peloton d’exécution, lapidation et précipitation depuis un toit ou une falaise. On ne peut évidemment pas désirer à la fois leur vendre des Airbus et raconter ce qui s’y passe. L’Iran est officiellement le second exécuteur après la Chine, mais certains militants iraniens nous affirment qu’en chiffres réels, il est le premier.

 

Imaginez un instant que les propos d’Heidari et de Salami soient dirigés contre la France, et que la Ména (par exemple) affirme, le 14 juillet, que Paris "agite régulièrement le spectre d'une attaque de l'Iran" ! Ou même, qu’Israël maintienne des relations diplomatiques et commerciales avec un régime qui a fixé la date d’éradication de la France ! Las, de quelle sorte d’amitié parlez-vous ?

 

Plus avant, dans la "dépêche" de l’AFP : "Mais en février, Israël a admis pour la première fois avoir frappé des cibles iraniennes après l'intrusion d'un drone iranien dans son espace aérien".

 

Encore un minuscule oubli : le drone en question était bourré à ras bord d’explosifs et se préparait à faire un carnage en Israël. Les faits ont été démontrés preuves à l’appui.

 

La différence ? Faute de publier l’information complète, le lecteur peut s’imaginer qu’il s’agissait d’un drone de reconnaissance, donc inoffensif. Ce qui fait que la riposte de Tsahal pourrait paraître disproportionnée. Alors que face à une tentative avérée de carnage, l’agression est clairement iranienne, et la réplique israélienne participe donc de la plus évidente légitime défense. C’est ainsi Téhéran et non Jérusalem qui est responsable du premier acte de guerre direct entre les deux pays. La désinformation par omission intentionnelle peut faire croire n’importe quoi !

 

Encore, dans le même câblogramme : "Cependant, Israël accuse parmi les plus fortes inégalités des pays développés. L'avenir du Premier ministre, englué dans les affaires de corruption présumée, est incertain".

 

Hum… S’il y a de grandes inégalités, c’est parce que les 15 pour cent des personnes actives dans le secteur de la high-tech gagnent extrêmement bien leur vie. D’où la croissance, la balance commerciale excédentaire, l’attrait d’Israël pour les capitaux étrangers. Les activités économiques classiques, l’industrie et le commerce traditionnels, ne peuvent absolument pas concurrencer les profits réalisés par la "nation start-up", ce qui pose effectivement un problème au niveau des inégalités sociales. Mais la question plus intéressante consisterait à se demander quelle est la situation économique des classes modestes en Israël. Ou, pour pousser le bouchon un peu plus loin : où est-il moins pénible d’être pauvre, en Israël ou en France ?

 

Le Président Macron était à Saint-Dié, dans les Vosges, mercredi, pour serrer des mains. Il a été accueilli aux cris de : "Président des riches !". Un homme dans la foule : "Ici, il y a plein de vieux qui sont pauvres, et vous leur prenez encore de l’argent !", faisant allusion à la hausse de la CSG pour les retraités. Un autre, de 61 ans, a fait un doigt d’honneur au passage de Macron. Il risque six mois de prison et 7 500 euros d’amende. De quoi l’aider à boucler ses fins de mois.

 

Dans le classement du bonheur par pays publié chaque année par l’ONU, en 2017, Israël arrivait au 11ème rang mondial. Loin devant la France 31ème, et même devant les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Voilà, je pense, articulé sur des critères scientifiques, qui répond à l’interrogation sur la situation économique des moins favorisés. D’ailleurs, un petit tour dans les rues de Paris et de Tel-Aviv suffisent pour répondre à cette question mieux même que le recours aux statistiques. Il faudrait avoir de la buée dans les yeux pour ne pas le reconnaître.  

 

Quant au 70ème anniversaire, ce n’était pas celui de M. Netanyahu mais celui de tout un pays heureux. Si le Premier ministre est reconnu coupable des accusations portées contre lui par le parquet, il sera puni corrélativement. S’il est innocent, il ira son chemin. Il en va ainsi dans un Etat de droit, d’autres Premiers ministres et même un président en ont fait l’expérience en étant envoyés en prison. C’est exemplaire dans n’importe quel pays du monde, mais ce n’est pas ce qui nous fera déroger au principe d’innocence. Et ce n’est assurément pas ce qui a empêché les Israéliens de faire la fête mercredi et jeudi.

 

AFP : L'anniversaire d'Israël coïncide avec "la marche du retour", mouvement organisé depuis le 30 mars dans la bande de Gaza, territoire palestinien soumis au blocus israélien.

 

Naan. Autre mensonge destiné à la démonisation orchestrée d’Israël : l’Etat hébreu ne soumet pas Gaza à un blocus, c’est à la fois une contrevérité et une ineptie. Parce qu’on ne peut soumettre un territoire que l’on n’encercle pas à un blocus, c’est matériellement impossible. Et Gaza possède une frontière de 14km avec l’Egypte, principal pays de la Ligue Arabe et qui en assume presque toujours la présidence. Même Piotr Smolar, qui n’a jamais été soupçonné d’amour exagéré pour la nation d’Israël, a modifié sa formule après notre mise au point. Le blocus de Gaza est imposé par Israël et par l’Egypte. Mais un blocus ne se mesurant pas au mètre de frontière – il suffit d’une route ouverte pour qu’il n’existe pas ! – demandez donc à M. al Sissi de le lever. Et, en passant, pourquoi il se sent contraint de limiter les échanges avec Gaza (c’est bien plus adapté que le concept de blocus dans la situation qui prévaut avec la bande côtière).

 

En ce qui nous concerne, nous ne pouvons pas avoir des relations normales avec un régime, celui du Hamas, qui refuse jusqu’au principe de vivre un jour en paix avec nous et qui œuvre, avec ses moyens, à notre éradication. Ce qui n’empêche pas que nous traitions les malades de Gaza par dizaines de milliers dans nos hôpitaux et que nous fournissons quotidiennement tout l’approvisionnement dont Gaza a besoin par le point de transit de Kerem Shalom, du moins lorsque les Palestiniens ne le bombardent pas. Il n’existe aucune pénurie à Gaza, sûrement pas de pneus.

 

Quant à l'anniversaire d'Israël, il ne coïncide avec "la marche du retour" que parce que cela a été précisément décidé par le Hamas. Pas par le hasard du calendrier… cornards ! C’est la première fois je crois qu’un gouvernement finance ses administrés pour aller se faire intentionnellement tuer en s’attaquant à la frontière entre la bande et Israël, à raison de 3 000 dollars par volontaire au suicide. Il est évident pour tout le monde que si le Hamas le décidait, personne ne perdrait plus la vie dans ces émeutes. Les Gazaouis peuvent même manifester à 100 mètres de la barrière. Avec des banderoles et des revendications, pas des cocktails Molotov, des pneus enflammés, des frondes, des Kalachnikov et des bombes.

 

Nous appliquons le principe de la défense territoriale et ne sommes en aucun cas les agresseurs dans cette affaire. Nous avons aussi pour habitude de ne pas risquer que les membres de nos forces de sécurité se fassent brûler vifs par des émeutiers, ni même molester. Autre lieu, autres mœurs. Ils ont essayé de nous adresser des milliers de roquettes, cela n’a pas réussi. De creuser des tunnels afin de porter la mort dans nos villages, ça n’a pas marché. Maintenant, ils jouent la victimisation à outrance, en instrumentalisant la mort de leurs administrés et de leurs miliciens contre nos grillages, ça ne va pas le faire non plus.

 

Et l’AFP et les media français les y encouragent en entretenant artificiellement, contre toute évidence, la confusion entre manifestations pacifiques et émeutes sanglantes. En tenant le compte des morts et en publiant les détails sur leurs identités, mais sans jamais préciser la fonction connue des miliciens d’Ezzedine al Qassam [l’expression armée du Hamas](cela aussi, c’est de la propagande à charge contre Israël) qui en constituent pourtant les deux tiers. C’est surtout votre problème.    

 

 

A suivre… La seconde partie, qui sera diffusée cette semaine, sera réservée dans sa totalité aux abonnés en règle de la Ména

 

 
Mueller contre Horowitz : les enquêtes dont dépendent les élections américaines (info # 011704/18) Version imprimable
Enquête
mardi, 17 avril 2018

 

Par Amram Castellion

 

La situation politique américaine est, en ce moment, particulièrement confuse.

 

D’une part, la popularité du président a régulièrement augmenté depuis le début de l’année 2018 : alors qu’il était à moins de 40% en janvier, un récent sondage Rasmussen place son taux d’approbation à 50%, tandis que d’autres sondeurs le voient plafonner autour de 42%. Ceux des Américains qui haïssent Trump n’ont rien perdu de leur pugnacité. Mais les bons résultats de la croissance, la déréglementation de l’économie et de relatifs succès en politique internationale (extermination de Daesh, annonce de la Corée du Sud qu’elle est prête à discuter de sa dénucléarisation, fermeté commerciale avec la Chine) ont rehaussé l’image du président dans l’électorat centriste ou indépendant.

 

D’autre part, les sondages rendent les Démocrates très optimistes pour les élections au Congrès de novembre prochain. A la Chambre des Représentants, les Républicains, qui disposent aujourd’hui de 239 sièges sur 435, devraient en perdre entre 20 (ce qui leur conserverait une majorité réduite) et 35, donnant la majorité aux Démocrates. Au Sénat, la situation actuelle est extrêmement serrée (51 Républicains contre 49 sénateurs Démocrates) : les sondages sont incertains, mais si une vague Démocrate est confirmée, elle pourrait aisément faire perdre au parti du président les deux chambres.

 

Il faut cependant souligner que ces prévisions reposent entièrement sur les hypothèses de participation au vote – des hypothèses confirmées par toutes les élections partielles qui ont eu lieu depuis un an. Sur 435 sièges à la Chambre, 30 montrent des sondages « bruts », trop serrés pour être directement utilisables. Les modèles prédisent une victoire Démocrate parce qu’ils intègrent une hypothèse essentielle : celle qui veut que les électeurs de Trump seront moins motivés en novembre pour se rendre aux urnes que ne le seront leurs adversaires. Les jeunes électeurs, dont le taux de participation est traditionnellement faible, pourraient notamment être plus présents cette fois : c’est principalement dans ce but que le thème du contrôle des armes à feu est mis en avant de manière aussi insistante par l’appareil Démocrate. A l’inverse, les partisans de Trump pourraient être découragés par la publicité négative constante que la majorité de la presse fait au président.

 

Parmi les événements des prochains mois qui pourraient influencer la tendance de chacun des deux camps à aller voter figurent les annonces probables de deux enquêtes judiciaires en cours. Contre Trump, l’enquête du procureur spécial Mueller, qui tourne en rond depuis maintenant près d’un an mais vient peut-être de trouver enfin un sujet sérieux à se mettre sous la dent. Contre l’appareil Démocrate, une autre enquête, dont la presse parle moins, mais dont les résultats pourraient être dévastateurs : celle de l’inspecteur général du FBI, Michael Horowitz, sur le comportement du FBI pendant la préparation des élections de 2016. En fonction de ce qui sortira de ces deux enquêtes dans les 6 mois et demi qui nous séparent des élections, la motivation de chacun des deux camps – et donc le résultat final – pourraient être significativement modifiés dans un sens ou dans l’autre.

 

L’enquête Mueller, d’abord. Initialement nommé pour enquêter sur l’existence d’une collusion entre la campagne Trump et la Russie pour influencer le résultat de l’élection présidentielle de 2016, l’ancien patron du FBI, Robert Mueller n’a, après près d’un an, rigoureusement rien trouvé sur ce chapitre. Tout le discours d’une collusion entre Trump et la Russie est, du reste, en train de s’effondrer. Si la Russie avait vraiment les preuves d’une compromission de Trump, on pourrait imaginer qu’après le bombardement des alliés russes en Syrie par l’Armée américaine, le moment serait venu de les produire.

 

N’ayant rien trouvé sur ce terrain, Mueller a ensuite laissé courir le bruit que Trump pourrait s’être rendu coupable d’obstruction à la justice. Malheureusement, les indices d’obstruction qui ont été longuement commentés par la presse au début de cette année ne passaient pas le test le plus élémentaire de cohérence juridique. Trump aurait, selon le témoignage de James Comey (l’ancien directeur du FBI licencié par Trump en mai dernier) exigé de sa part une loyauté personnelle et exprimé l’espoir que les poursuites contre le Général Flynn, son ancien conseiller pour la sécurité nationale, n’aboutiraient à rien. Le limogeage ultérieur de Comey serait, lui aussi, le signe d’une volonté d’empêcher la justice de suivre son cours.

 

Tout cela fait de la bonne presse, mais ne résiste pas une seconde à l’analyse juridique. Le président a le pouvoir constitutionnel de révoquer les plus hauts fonctionnaires et n’a pas à donner de raison à cette décision. Exprimer un espoir n’est pas donner une instruction. De plus, en l’absence d’enregistrements ou d’écrits, ce que raconte James Comey ne peut pas plus avoir force de preuve que les racontars de tout autre salarié remercié.

 

Récemment encore, Mueller semblait presque certainement destiné à devoir se contenter de proies mineures – autant Démocrates que Républicaines – attrapées à l’occasion de son enquête pour des délits anciens qui n’avaient rien à voir ni avec la Russie, ni avec la campagne de 2016. Depuis deux semaines cependant, il a lancé une troisième piste à son enquête. Il est impossible de dire à ce stade si cette piste réussira ou non, mais ses chances de succès semblent plus solides que les deux premières.

 

Le 9 mai dernier, les agents du FBI, sur requête de Robert Mueller dûment validée par un juge, ont saisi l’ensemble des documents de Michael Cohen, l’un des principaux avocats de Trump. Cette tactique peut sembler curieuse quand on sait que le droit américain reconnaît un « privilège » aux échanges entre un justiciable et son avocat : ces échanges ne peuvent le plus souvent pas être utilisés dans le cadre d’un procès, encore moins servir pour l’incrimination.

 

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Michael Cohen, le Républicain qui peut faire tomber Trump…

 

Mais il va de soi que Mueller sait cela parfaitement. S’il a néanmoins choisi de s’en prendre à Cohen, c’est soit pour faire tomber Mueller lui-même sur d’autres affaires et, par-là, priver Trump d’un avocat efficace (Cohen a une longue histoire, sans lien avec la campagne de 2016, de relations d’affaires avec l’Ukraine), soit parce qu’il espère que certaines communications tomberont dans le cadre des exceptions au « privilège avocat-client ». La principale de ces exceptions est qu’on ne peut pas arguer de ce privilège si des documents ont été échangés entre un client et son avocat dans le but spécifique de dissimuler une fraude.

 

Mueller a laissé fuiter que l’objet de ses recherches concernerait « un complot pour se servir de moyens frauduleux pour faire taire des sources d’informations potentiellement compromettantes ». En clair, Trump et Cohen se seraient mis d’accord pour verser des sommes d’argent, et peut-être pour menacer, des femmes qui souhaitaient parler de relations sexuelles anciennes avec Trump.

 

Ce qui rend la tâche de Mueller plus difficile est que de tels accords de confidentialité ne sont, en eux-mêmes, pas illégaux. Là où le droit commencerait à s’y intéresser, ce serait s’ils avaient été obtenus de manière frauduleuse ou accompagnés de menace – et si Mueller pouvait prouver que Trump avait été au courant.

 

Plusieurs histoires confirment la tendance de Cohen à s’exprimer en termes vaguement menaçants – ce qui ne deviendrait un problème que si ces menaces étaient devenues plus précises et si Trump y avait joué un rôle. Sur ce dernier point, les chances de succès de Mueller sont à peu près nulles, mais il pourrait au moins avoir la satisfaction de faire tomber Cohen lui-même.

 

Quant à la possibilité de fraude, Mueller a déjà laissé fuiter qu’il trouvait étrange que presque toutes les femmes concernées aient eu le même avocat, Keith Davidson. En clair, le procureur spécial espère découvrir des preuves que Cohen et Davidson – et, il espère, Trump – étaient de mèche pour faire taire les dames.

 

Mueller est encore loin d’avoir prouvé sa thèse et l’hypothèse la plus probable reste qu’il n’y parviendra jamais. Trump ne serait pas parvenu là où il est s’il n’avait pas un caractère d’une immense prudence. Mais chaque grand dirigeant politique, sans exception, doit s’appuyer au quotidien sur des « porte-pistolet » moins scrupuleux, qui font eux-mêmes preuve de beaucoup moins de prudence. Les chances de trouver un document compromettant dans les archives de Michael Cohen sont donc bien plus élevées que si Mueller s’en était pris aux documents de Trump lui-même.

 

Si cette dernière tentative de Mueller, contrairement aux précédentes, devait réussir – et réussir avant les élections de novembre – les chances de succès des Démocrates deviendraient une quasi-certitude... A moins qu’ils ne soient eux-mêmes rattrapés par une autre enquête, celle que conduit en ce moment l’inspecteur général du FBI, Michael Horowitz.

 

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… et Michael Horowitz, le Démocrate qui peut le sauver

 

Depuis le 12 janvier dernier, Horowitz enquête sur les conditions dans lesquelles le précédent directeur du FBI, James Comey, a exonéré, le 5 juillet 2016, la candidate Hillary Clinton de toute poursuite pour avoir illégalement fait transiter, lorsqu’elle était Secrétaire d’Etat (ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis), des informations confidentielles sur un serveur privé installé dans sa maison de campagne et ouvert à tous les piratages internationaux. Il enquête aussi sur l’origine illégale des décisions d’enquête du FBI contre la campagne Trump et sur des fuites venues des plus hauts responsables de l’agence.

 

Autant la recherche d’un fait précis à imputer au Président Trump est ardue et, pour l’instant du moins, stérile, autant la délinquance au sein du FBI Démocrate dans les dernières années de la présidence Obama était explicite et facile à comprendre. James Comey avait rédigé sa décision d’exonération d’Hillary Clinton avant même qu’elle ne soit interrogée. Cette interrogatoire, contre toutes les procédures, a eu lieu sans que la moindre note ne soit prise. Plus tard, le FBI a lancé contre des conseillers de Trump des écoutes motivées par le « rapport Steele », commandé et payé par la campagne Clinton. Initialement maintenu à son poste par Trump, Comey ne lui a jamais révélé l’origine de ce rapport alors qu’il en était lui-même parfaitement informé. Enfin, Comey a avoué avoir fait fuiter des informations confidentielles – celles contenues dans le rapport Steele, dont il connaissait pourtant l’origine frauduleuse – ce qui est en soi une raison suffisante pour l’envoyer derrière les barreaux pour de longues années.


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Que penser des frappes en Syrie ? (info # 021504/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 15 avril 2018

 

Par Guy Millière

 

La plupart des analyses des frappes effectuées par les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni contre des sites syriens publiées en France étant très lacunaires, et souvent gravement fausses ou ineptes, il importe de préciser l’essentiel :

 

1. C’est bien l’Armée syrienne qui a, une nouvelle fois, utilisé des armes chimiques. C’est établi. Les services de renseignement américains, israéliens, français, britanniques savent parfaitement ce que fait l’Armée syrienne. Que la propagande russe puisse faire douter certains montre que celle-ci est efficace et que l’ère des idiots utiles et des compagnons de route n’est pas révolue. Qu’il y ait des idiots utiles et des compagnons de route dans quasiment tous les partis politiques et tous les media français est préoccupant.

 

2. Les motivations de Bachar al Assad n’importent pas, mais le fait qu’il ait utilisé des armes chimiques n’est en rien surprenant. Il a utilisé plusieurs fois des armes chimiques dans le passé. Il disposait, jusqu’aux frappes, d’un stock utilisable. Il sait que les armes chimiques ont une efficacité certaine en termes de dissuasion (les islamistes assiégés se sont rendus immédiatement après l’attaque chimique). Il se sait soutenu par la Russie et l’Iran. Il est d’ores et déjà un criminel contre l’humanité et ne risquait pas beaucoup d’aggraver son cas. Il est, hélas, assuré de rester au pouvoir à Damas, et les frappes n’ont pas été conçues pour le déloger. S’il a fait un calcul avantage-coûts, il n’a sans doute pas estimé que les coûts seraient supérieurs aux avantages. Comme l’a dit Nikki Haley [l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU. Ndlr.] hier, le régime syrien a utilisé des armes chimiques au moins cinquante fois depuis 2011, et une fois de plus n’est, en soi, qu’une fois de plus. Imaginer que Bachar al Assad est autre chose qu’un criminel contre l’humanité est, de la part de ceux qui imaginent, consternant.

 

monterey.jpg

Le croiseur lance-missiles USS Monterey lançant

un Tomahawk, très tôt dans la matinée de samedi

 

3. Les frappes ont été limitées, très ciblées, mais très utiles, Elles ne changeront pas le cours de la guerre, mais elles rappellent sans ambiguïté que l’usage d’armes non conventionnelles est prohibé. C’est un message adressé à quiconque entendrait utiliser des armes non conventionnelles dans le futur proche, et le message s’adresse, au-delà du régime Assad, tant à la Russie qu’à l’Iran, à la Turquie ou aux groupes terroristes islamiques. Les frappes montrent aussi que, lorsque l’administration Trump trace une ligne rouge en disant qu’elle ne doit pas être dépassée, l’administration Trump  veille à ce que la ligne rouge ne soit pas dépassée, et agit si nécessaire. Le message, là, est adressé à tous les régimes qui pourraient envisager de dépasser une ligne rouge tracée par l’administration Trump.

 

4. Les frappes n’ont pas seulement détruit les stocks d’armes chimiques dont disposait encore l’Armée syrienne. Elles ont aussi détruit, à Damas, un “Centre d'études et de recherches scientifiques” qui était en réalité un lieu de conception, d’élaboration et de fabrication d’armes chimiques connu depuis longtemps, et qualifié par des journalistes aux Etats-Unis de “laboratoire infernal”. Ce lieu aurait dû être détruit et fermé depuis longtemps. Il n’existe plus, et c’est un bienfait pour toute la région.

 

5. La guerre en Syrie n’est pas du tout achevée. Les frappes ne permettront pas de la terminer plus vite. Elles n’en changeront pas le cours. Elles constituent néanmoins un très net avertissement. Les Etats-Unis veillent sur ce qui se passe. Ils ne peuvent imposer une solution de rechange au régime Assad. Mais ils placent le régime Assad sous étroite surveillance, en sachant et en disant que c’est un régime abominable. Ils ne peuvent chasser l’Iran et la Russie du territoire syrien, et ne le pourraient qu’au prix d’une conflagration susceptible de devenir une guerre mondiale, mais ils placent aussi les activités de l’Iran et de la Russie sous étroite surveillance, et disent que s’ils doivent tracer des lignes rouges à l’avenir, il sera impératif qu’elles ne soient pas dépassées. Au vu des intentions maléfiques de l’Iran à l’encontre d’Israël, l’avertissement était d’une importance extrême.


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Explosion dans une base iranienne de la province d’Alep (info # 011504/18) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 14 avril 2018

 

© Metula News Agency

 

Samedi soir, la plus grande base militaire iranienne en Syrie, située à Jabal Azzan (ara. : la montagne d’Azzan) [carte] a subi plusieurs violentes explosions.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

La base est censée abriter le plus important stock de munitions iranien en Syrie.

 

Il y a de nombreuses victimes dont des officiers iraniens.

 

Des témoins oculaires affirment avoir vu des avions israéliens bombarder la position, d’autres prétendent qu’elle a été prise pour cible par un missile. Quant au Hezbollah, s’il confirme l’information, il déclare que l’explosion est accidentelle et qu’il s’agit d’une "fake news" destinée à relever le moral des Occidentaux suite à "l’échec de leur opération samedi matin".

 

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Une photographie de l’explosion

 

Selon la chaîne qatarie al Jazeera, 4 autres positions de l’Armée gouvernementale syrienne et de ses alliés iraniens auraient été simultanément attaquées dans la région de Deïr ez-Zor, à l’est de la Syrie, par des appareils non identifiés.  

 

Le porte-parole de Tsahal s’est refusé à commenter l’information.

 

 
C’est tout ? (011404/18) Version imprimable
Analyse
samedi, 14 avril 2018

 

Par Jean Tsadik et Stéphane Juffa

 

Vers 4h ce matin (samedi), les USA, la France et la Grande-Bretagne ont attaqué plusieurs objectifs sur le sol syrien, à partir des airs et de navires de guerre. Les raids ont duré 70 minutes et 103 missiles ont été tirés.

 

Les Français et les Britanniques ont visé deux objectifs dans la proximité de la ville de Hadida, à 28km à l’ouest de Homs [carte]. Les cibles étaient une usine de fabrication d’armes chimiques et un site de stockage.

 

Les Américains s’en sont pris à plusieurs cibles exclusivement dans la région de Damas et de sa banlieue.

 

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Les objectifs visés

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Les Anglais ont utilisé 4 chasseurs-bombardiers Tornado GR-4 qui ont décollé de leur base d’Akrotiri sur l’île de Chypre. Ils ont lancé 8 missiles de type Storm Shadow [ang. : ombre de tempête] à proximité immédiate de leur base cypriote. Lesdits missiles qui ont une portée de 560km en ont parcouru environ 300 à une vitesse de 800km/h. Ils possèdent une charge utile de 400kg.

 

Les Français ont impliqué 5 Rafales, 3 Mirages 2000 en couverture, 6 avions ravitailleurs et deux AWACS de surveillance aérienne. Les chasseurs-bombardiers ont décollé de la base de Saint-Dizier, dans l’est de l’Hexagone, ils ont dû parcourir une distance que nous estimons à 2 800km et procéder à plusieurs avitaillements en route. La fréquence élevée des avitaillements a été rendue nécessaire par le fait que chaque Rafale transportait deux missiles de type SCALP (Système de Croisière Autonome à Longue Portée), ce qui a réduit leur capacité d’emport de réservoirs auxiliaires.

 

Le SCALP est le nom français des Storm Shadow, il s’agit du même missile, d’un coût unitaire d’environ 900 000 euros. Les Rafales ont tiré 9 missiles, sans doute entre l’île de Chypre et la côte syrienne, plus près de Chypre afin de ne pas provoquer les Russes qui disposent d’une importante base aérienne à Lattaquié, sur le parcours du raid.

 

Trois autres missiles français ont été lancés depuis une ou plusieurs FREMM, des "frégates multimissions". Nous pensons que les trois projectiles sont tous partis de la frégate Aquitaine qui se trouve sur zone depuis plusieurs semaines.

 

Les 3 engins étaient des MDCN, soit des Missiles De Croisière Navals, autrefois appelés SCALP navals. Les MDCN ont une portée de 1 000km et une charge utile de 250kg. L’Aquitaine a la capacité d’emporter 16 de ces armes qui valent 2.7 millions d’euros pièce.

 

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Le lancement de l’un des MDCN sur l’Aquitaine

 

Les Américains n’ont pas donné de détails sur les 83 missiles qu’ils ont employés, mais il existe une haute probabilité qu’il se soit agi de missiles de croisière Tomahawks de divers modèles. Les Tomahawks disposent d’une portée variant entre 1 300 et 2 500km et une charge utile de 450kg. Leur vitesse à 30m du sol dépasse les 900km/h mais il en existe également une version récente supersonique pouvant atteindre 3 000km/h. C’est peut-être à ceux-ci que faisait allusion le Président Trump lorsqu’il évoquait des missiles "nouveaux et intelligents". Ils coûtent 1.54 millions euros pièce.

 

Les missiles U.S. ont frappé le mal nommé "Centre de Recherche et d’Information de Jamraya", situé à 6km au nord-ouest de Damas, à proximité de la banlieue de Qudssaya. Le centre en question se trouve par ailleurs à moins de 5km du palais présidentiel de Bashar al Assad, et à 68km au nord-est de Métula.

 

Les Israéliens avaient déjà attaqué Jamraya à deux reprises récemment, en décembre 2017 et le 7 février de cette année. Ces raids avaient fait l’objet de comptes rendus précis de la Ména [voir "Israël refrappe un objectif iranien à proximité du palais de Bashar al Assad (info # 010702/18)" sur le site de la Ména www.menapress.org].

 

On se demande d’ailleurs ce qu’il restait à détruire sur ce site après la dernière attaque israélienne.  Les Israéliens utilisent principalement des missiles de fabrication domestique de la classe Popeye. Parmi ceux-ci le Popeye ALCM présente des caractéristiques génériques proches du SCAL/Storm Shadow.

 

Le Khe’l Avir (l’Armée de l’Air israélienne) a cependant le plus souvent recours en Syrie à un modèle plus petit, d’une portée maximale de 78km et d’une charge utile de 340kg. Les pilotes du Khe’l s’approchent bien plus près de leurs cibles que leurs collègues Anglais et Français, puisqu’ils lancent leur missiles à partir du ciel libanais, à 35km de distance du complexe de Jamraya par exemple.

 

S’il est manifestement plus périlleux de s’approcher ainsi de l’objectif et des Russes, cela a toutefois l’avantage certain de limiter considérablement le temps de vol du missile : 5 minutes contre 20 minutes pour les Storm Shadow largués par les Tornados. L’avantage étant que les opérateurs de missiles antimissiles disposent d’un temps largement réduit pour se préparer à d’éventuelles interceptions.

 

La Russie a annoncé à ce propos que la défense antiaérienne syrienne aurait abattu 71 des 103 missiles qui ont été lancés cette nuit. Moscou précise qu’il n’a pas fait appel à ses propres systèmes, laissant entendre que ce sont les Syriens qui se seraient débrouillés seuls pour défendre leurs sites. Non seulement cette annonce contredit les déclarations récentes des officiels russes, qui prétendaient jusqu’à hier qu’ils intercepteraient les missiles tirés sur la Syrie, mais on estime à Métula que seules les armes du système S-400 sont capables d’abattre des missiles de ces modèles et que les servants syriens ne sont pas encore aptes à en faire le meilleur usage. Il est possible que ce soit un soldat de Bashar al Assad qui ait appuyé sur le bouton déclencheur, mais il paraît certain qu’il était assisté d’un "coach" russe.

 

Nous avons par ailleurs de forts doutes quant au nombre de missiles annoncés comme détruits en vol par les officiels du gouvernement de Vladimir Poutine, mais observons qu’il est vraisemblablement possible d’abattre des missiles des genres utilisés par les Britanniques, les Français et les Israéliens. Il est encore plus vraisemblable que Moscou exagère ses réussites dans un but commercial, étant en train de vendre des S-400 aux Saoudiens, aux Turcs et aux Iraniens.

 

Toujours est-il que des témoins de la région de Homs affirment que les objectifs auraient été manqués par les tirs français et anglais. Quant au porte-parole de l’état-major des Armées françaises, il affirme que : "Rien ne laisse penser qu’ils puissent [les missiles] avoir été interceptés". Ce qui peut paraître contradictoire avec le communiqué de l’Elysée qui, plus prudent, déclare que "l’analyse du niveau de destruction des cibles est en cours".

 

Ce doute n’empêche nullement le ministre français des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, de claironner que "le but de cette opération, c’était de détruire les outils chimiques clandestins du régime de Bachar Al-Assad et, à cet égard, l’objectif a été atteint. Une bonne partie de son arsenal chimique a été détruite", dont "beaucoup […] par les frappes de cette nuit".

 

Il faudra cependant quelques jours pour s’en persuader.

 

Le Pentagone a pour sa part fait savoir qu’aucun de ses missiles n’avait été intercepté, ce qui est déjà incompatible avec le décompte des militaires du Tsarévitch.

 

Les autres cibles qui auraient été touchées par les Tomahawks seraient, à partir de recoupements d’annonces officielles syriennes et de témoignages oculaires : les arsenaux de la Garde Républicaine et de la 4ème division d’Assad sur la plateforme aérienne de Mazzé, au nord-ouest de Damas intramuros, déjà maintes fois pilonnée, elle aussi, par le Khe’l Avir, à l’instar du grand complexe militaire d’al Kiswah, au sud-ouest de la capitale [toutes ces attaques ayant fait l’objet d’articles et d’analyses de la Ména], et d’un centre d’assemblage d’armes chimiques à Barzeh, au nord de Damas. Ces emplacements figurant tous sur la carte que nous proposons.

 

Au cas où des Tomahawks supersoniques de déclinaisons récentes ont été utilisés, il est certain que leur interception par des systèmes S-400 serait largement plus aléatoire que celle d’engins volant à 800km/h. La vitesse d’évolution des missiles d’attaque augmentant considérablement la difficulté de les abattre.

 

Ce que nous remarquons également est que les alliés de cette nuit n’ont pas attendu l’arrivée sur site des porte-avions américains pour lancer leur opération. Ils ont pris en cela le risque véritable de devoir faire face à une contre-attaque de l’Aviation russe basée en Syrie. Dans cette hypothèse, le gouvernement israélien aurait eu la très lourde tâche d’avoir à décider d’envoyer ses propres appareils défendre les bâtiments navals français et américains ainsi que les bases britanniques de Chypre, et d’affronter de la sorte directement l’Armée russe.

 

Cette situation persiste au moment où nous publions cet article et jusqu’à l’arrivée du porte-avions Harry Truman en Méditerranée : en théorie, les Soukhoï et les Mig du Tsarévitch pourraient toujours s’en prendre aux Occidentaux dans la région, même si, à terme, cela équivaudrait à un suicide militaire.

 

Les états-majors des trois pays intervenant ont correctement évalué que les diplomates et les généraux russes bluffaient lorsqu’ils menaçaient d’une 3ème Guerre Mondiale en cas d’attaque occidentale en Syrie. A la Ména non plus, nous n’y croyions pas et l’avions fait savoir dans nos analyses.

 

A écouter Madame Florence Parly, la ministre française de la Défense, Paris aurait prévenu Moscou de l’imminence des frappes, ce que dément étrangement le porte-parole de l’Elysée, qui affirme que les Russes ont été mis au courant alors que l’opération avait déjà débuté. De toute façon, si les hommes du Maître de toutes les Russies n’avaient pas distingué les 16 avions français, tout sauf furtifs, qui faisaient route à vitesse réduite dans leur direction, ils ont intérêt à changer de radars, de satellites et de généraux.

 

Nous ne nous en cachons pas, nous pensons que l’implication des appareils tricolores à partir de la France est une très mauvaise idée. Un exécrable usage de l’aviation. Nous aimerions bien voir l’état des pilotes à leur retour de la guerre, ce soir, après 15 heures non-stop de fatigue, de stress et d’exposition au danger parfaitement superflus. Des moyens énormes pour un résultat dérisoire. Les Anglais on fait diamétralement le contraire : ils ont envoyé quatre avions, réservoirs à moitié remplis, faire un tour d’une demi-heure dans le ciel pour y remplir exactement la même mission secondaire, mais à moindres frais, sans exposer des dizaines de militaires, dans les avions et les frégates, à diverses ripostes possibles de l’ennemi. Le fait qu’il n’ait pas répliqué est une excellente chose, mais bâtir une opération sur ce postulat n’est pas une erreur, c’est une faute.

 

Nous nous devons aussi d’ajouter que le choix des cibles faisait en sorte qu’aucun membre du corps expéditionnaire russe ne se trouvait à proximité des emplacements bombardés. D’autre part, la capacité militaire de leur allié Bashar al Assad n’est pas remise en cause, son armée ayant été elle aussi largement épargnée par ces frappes. On ne signale en effet et pour l’heure que des blessés, ce qui est "remarquable" pour une attaque de cette ampleur et au vu des moyens investis. De plus, on a laissé tout le temps nécessaire aux soldats du dictateur-oculiste afin qu’ils délaissent les sites concernés d’une façon ou d’une autre par l’utilisation des gaz de combat. Ils ont même eu le loisir d’en retirer tout leur matériel.


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Veillée de guerre au Proche-Orient. Ce qu’il faut savoir (011104/18) Version imprimable
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mercredi, 11 avril 2018

 

Par Jean Tsadik et Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

Malgré de fortes pluies durant ces derniers jours et un temps automnal, la température des esprits est élevée autour de Métula, et l’ambiance est celle qui précède habituellement les guerres.

 

Témoin ce Tweet du Président Donald Trump qui, en réponse à une déclaration russe selon laquelle le corps expéditionnaire de Moscou abattrait tout missile qui serait tiré sur la Syrie, était rédigé ainsi : "La Russie jure de descendre chacun et tous les missiles tirés sur la Syrie. Prépare-toi Russie, parce qu’ils vont arriver, beaux et neufs et "intelligents". Vous ne devriez pas vous associer avec un animal qui tue son peuple au gaz et qui y prend du plaisir !".

 

La porte-parole de Lavrov [le ministre russe des Affaires Etrangères], Maria Zakharova, a bien tenté de rétorquer : "Les missiles intelligents devraient voler en direction des terroristes, et non vers un gouvernement légal qui s’est battu contre le terrorisme international sur son territoire pendant plusieurs années". Mais cette réponse timide et diplomatique ne fait pas le poids face à la menace du chef de la plus grande puissance mondiale.

 

Ceci dit, à notre avis, le feu d’artifice n’est pas pour tout de suite. La raison en étant, qu’actuellement, les USA ne disposent d’aucun porte-avions sur zone, tel que la carte de leur déploiement reproduite ci-après, empruntée à l’Institut Naval Américain, l’indique.

 

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La localisation des 7 porte-avions US opérationnels (sur 11)

au 9 avril dernier

Service cartographique © Metula News Agency

Base : carte USNI

 

Le USS Harry S. Truman (CVN-75) et ses 90 chasseurs bombardiers quitte ce mercredi le chantier naval de Norfolk en Virginie [carte], où il a subi un entretien programmé, à destination de l’est de la Méditerranée, mais, même à plein régime, soit un peu plus de 55km/h, il mettra 7 à 8 jours pour couvrir les 9 500km qui l’en séparent.

 

Trump pourrait également ordonner au Théodore Roosevelt, qui se trouve quelque part dans le Golfe de Thaïlande et qui transporte la même quantité d’appareils, de faire également mouvement vers la Syrie, mais ce serait mentir de vous dire que nous possédons des informations à ce sujet.

 

Les deux bâtiments sont des forteresses flottantes de la classe Nimitz, et leur présence à l’est de l’île de Chypre ôterait toute raison de tergiverser à Vladimir Poutine concernant une éventuelle opposition armée. Et c’est un peu cela que l’on vise, lorsque l’on prépare, sans raison de brûler les étapes, une confrontation sous le nez des Russes : leur enlever matière à réfléchir.

 

Il existe bien un autre porte-avions plus proche, l’USS Iwo Jima, qui se trouverait au large du Yémen, mais qui n’a à son bord que sept Harrier (il vient d’en perdre un le 3 avril dernier à Djibouti) et n’est pas adapté au genre d’affrontement prévisible.

 

Les alliés français et britanniques, qui ont déclaré leur intention d’intervenir aux côtés de l’Amérique, disposent bien de la capacité d’utiliser des aéroports dans la région, mais cela resterait une solution un peu "légère" face à l’hypothèse d’une réaction russe.

 

Les Français, privés du Charles De Gaulle en cale sèche, peuvent lancer des Rafales à partir de deux bases françaises, l’une en Jordanie, l’autre dans les Emirats Arabes Unis, et tirer des missiles de croisière Scalp, d’une portée de 250km, mais ce n’est toujours pas une "solution satisfaisante" en attendant l’Oncle Sam.

 

Des experts français envisagent aussi de faire décoller des Rafales de Saint-Dizier, dans l’est de l’Hexagone, et de les avitailler deux ou trois fois en vol avant qu’ils ne frappent des objectifs en Syrie. C’est ce qui avait été réalisé pour leur entrée en scène au Mali ; mais ceux qui proposent une solution de ce genre ne savent pas ce que cela implique, au niveau des pilotes, d’intervenir dans un conflit après 5 heures dans un cockpit exigu et trois avitaillements, et de devoir réaliser le même exploit au retour. C’est évidemment techniquement faisable, et les pilotes sont entraînés pour des missions de ce genre, mais les islamistes du nord du Mali ne possédaient pas de Soukhoï et de Mig, même s’il ne devait s’agir que de ceux de Bashar al Assad et non ceux du Tsarévitch.

 

Et, s’ils le décidaient, les Russes pourraient s’attaquer à des cibles françaises, à l’instar de la frégate multimissions (FREMM) Aquitaine, que l’on a aperçue à Chypre il n’y a pas longtemps, et qui serait privée de protection aérienne… française, à tout le moins.

 

Les Anglais sont mieux lotis, puisqu’ils disposent de deux importantes bases aéronavales à Akrotiri et à Dhekelia, sur l’île de Chypre, idéalement placées relativement à la Syrie. Les pilotes de Sa Majesté ont déjà conduit plus de 1 600 sorties contre l’Etat islamique en décollant d’Akrotiri. Mais la douzaine de Tornados et de Typhoons qui y sont rattachés, même s’ils peuvent recevoir des renforts, auraient du mal à protéger leurs sites en cas de contre-attaque des Russes.

 

Une autre option consisterait à commencer l’attaque des bases syriennes en lançant des missiles de croisières à partir des frégates alliées déjà présentes dans le bassin oriental de la Méditerranée, mais cette hypothèse se heurte aux mêmes considérations que celles que nous venons d’évoquer.

 

A ce propos, il nous incombe de citer la déclaration inquiétante de l’un des principaux généraux russes, qui vient de nous parvenir (soirée de mercredi) : "Si l’Armée d’Assad est attaquée, nous ouvrirons le feu et coulerons des navires de guerre américains. Nous n’hésiterons pas à riposter contre les USA. Nous défendrons notre allié Assad comme nous l’avons promis". Le général de Poutine ponctuant pas ces propos apocalyptiques : "Une attaque de leur part en Syrie engendrera notre entrée en guerre contre eux et conduira à une guerre mondiale globale !".

 

Michaël Béhé, le chef de la Ména au Liban, nous apprend également à l’instant que la flotte russe est en train de quitter son port d’attache de Tartous en Syrie. Soit elle se déploie en ordre de bataille afin de faire face aux flottilles occidentales, soit elle se disperse pour ne pas servir de cible facile aux forces ennemies (en cas de confrontation militaire).

 

Quoi qu’il en soit, et particulièrement à la suite de ces derniers développements, la sagesse voudrait que l’on attende la fin de la semaine prochaine pour ouvrir le feu, et qu’on utilise le temps à disposition afin de s’entendre précisément entre alliés – pas comme lors de l’intervention en Libye – sur les objectifs stratégiques et politiques que l’on entend atteindre. En gardant à l’esprit que rien n’était préparé dans ce sens, et que l’on réagit à l’emploi imprévu de gaz de combat par le régime alaouite principalement sur des civils dans la ville de Douma.

 

Ledit régime, qui est en train de parquer son matériel le plus sophistiqué, ainsi que d’envoyer ses troupes d’élites dans les bases russes, sachant que les Occidentaux éviteront de les viser.

 

Israël est également sur le qui-vive, vu que, d’une part, elle ne saurait laisser les Russes et les Américains jouer à la guerre à sa porte sans être prête à toute éventualité (c’est un vieux dicton mais qui pèse toujours son pesant d’or chez les analystes stratégiques : on sait toujours comment une guerre commence mais jamais comment elle s’achève). La Censure militaire nous interdisant de publier le moindre détail quant aux mesures conservatoires prises par Tsahal, nous n’en parlerons évidemment pas.

 

D’autre part, Jérusalem doit se méfier de deux situations : premièrement, de représailles de la part de l’Iran ou du Hezbollah au raid aérien de lundi matin sur l’aéroport T4 en Syrie, qui a causé de nombreux morts dans les rangs des Gardiens de la Révolution, et qui a fait crier vengeance les ayatollahs de la théocratie chiite.

 

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L’un des objectifs dévastés par les missiles israéliens

Source agence de presse iranienne Fars

 

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Les spécialistes de la Ména ont identifié que le hangar photographié par Fars

est celui indiqué par la flèche bleu ciel et selon l’angle de la flèche

 

Téhéran pourrait décider du bombardement d’un village israélien ou d’une brève incursion dans l’un d’entre eux par ses supplétifs libanais du Hezbollah, pourquoi pas à Métula ? Ou de faire pareil à partir du Golan.

 

Ils ne se hasarderont pas à tirer des missiles sur l’Etat hébreu, car la riposte pourrait les dévaster. En fait, une réplique de leur part à moindre risque consisterait à s’en prendre à une base de Tsahal, mais dans cette éventualité aussi, le ciel risquerait de leur tomber sur la tête.

 

Notre correspondant au Liban, Michaël Béhé, d’ordinaire bien informé, nous indique que le gouvernement libanais aurait reçu un message selon lequel "si le territoire israélien était touché ou des civils ou des soldats blessées, Tsahal oblitérerait simultanément toutes les positions des armées libanaise et syrienne, ainsi que celle du Hezbollah et des Iraniens, au Liban-Sud et dans le Golan".

 

Nous n’obtiendrons évidemment pas confirmation de l’authenticité de ce "signal", mais il est à la fois très plausible et parfaitement dans les cordes de Tsahal.

 

Ce message semble encore plus vraisemblable après avoir prêté l’oreille à l’annonce faite ce mercredi par des officiels de premier rang de l’establishment de la Défense israélien. Lesquels ont déclaré qu’ "Assad et son régime, et Assad en personne, disparaîtront de la carte du monde si les Iraniens tentent de frapper Israël ou ses intérêts à partir du territoire syrien.

 

Notre recommandation à l’Iran", poursuit la même source, "est de ne pas tenter d’agir, car Israël est déterminée à poursuivre sur ce sujet jusqu’au bout".

 

La mise en garde semi-officielle a été étendue au Hezbollah en ces termes : "Nous n’avons aucun intérêt à élargir le front mais, si celait arrivait, Nasrallah [le secrétaire général de l’organisation terroriste chiite] doit comprendre que son destin ne serait pas différent de celui d’Assad, et qu’il paiera un prix extrêmement élevé".

 

Le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, avait déjà répété hier (mardi) qu’Israël prendra toutes les mesures nécessaires afin d’empêcher l’Iran d’établir une base militaire permanente en Syrie. Lieberman précisant, sans doute à l’attention des Russes : "Le prix n’importe pas, nous ne permettrons pas à l’Iran d’avoir une présence permanente en Syrie. Nous n’avons pas d’autre choix", a conclu le ministre.

 

La seconde chose à laquelle l’Etat hébreu doit prendre garde consiste en cela qu’au moment présent, et pour quelques jours selon les calculs que nous venons de vous livrer, Israël est, sans doute pour la première fois de son histoire, le garant militaire du maintien du statu quo pour l’alliance occidentale, au moins jusqu’à ce qu’elle se mette en place.

 

Forte de ses quelques 340 appareils de combat hautement opérationnels, dont 85 F-15, 9 F-35I furtifs, et le reste de F-16, c’est à elle qu’il incombe de s’assurer que les Russes et leur alliés ne commettent pas un mauvais coup avant les frappes attendues de la part des alliés.

 

Lorsque l’on sait – ce n’est pas un secret, cela s’étale dans tous les journaux russes, syriens et iraniens – que Moscou considère la frappe sur T4 comme le coup d’envoi parfaitement intégré de l’offensive occidentale, on réalise aussitôt que la tâche attribuée au Khe’l Avir n’est pas une sinécure.

 

On l’a déjà dit et on ne craint pas de le répéter, en considération des forces en présence, si un soldat russe tire sur un objectif hébreu, Jérusalem détient la capacité d’éra