Intenses confrontations en Syrie : israël impliqué au premier chef (011906/18) Version imprimable
Analyse
mardi, 19 juin 2018

 

Par Jean Tsadik

 

Il se passe des choses graves en Syrie, que peu de media relayent, faute d’intérêt, au vu des risques encourus par les reporters sur le terrain, par calcul politique de leurs gouvernements, ou, le plus souvent, parce qu’ils ne comprennent rien à ce qui se déroule.

 

Avant d’entrer dans les détails des derniers évènements, nous avons observé que l’Iran et le Hezbollah sont très probablement en train de quitter le sol syrien, abandonnant les bases qu’ils occupaient et une partie de leur matériel.

 

Nous sommes par ailleurs convaincus que ce retrait se déroule suivant un accord secret passé avec les Israéliens, très vraisemblablement à Amman. Preuve en est qu’aucune position iranienne n’a été prise pour cible par le Khe’l Avir (l’Aviation israélienne) durant les trois dernières semaines, et qu’auparavant, il réalisait au moins deux raids par semaine, et leur nombre ainsi que leur intensité allaient croissant.

 

Il nous apparaît que Téhéran entend limiter le désastre causé par l’oblitération de ses bases principales en Syrie et la perte de milliers de soldats et d’officiers. L’Armée perse a correctement déchiffré qu’elle ne dispose pas des moyens de s’opposer à Tsahal et qu’il est préférable de rapatrier son contingent plutôt que de le voir anéanti.

 

Nous notons également avec intérêt que la Russie a décidé de cesser de soutenir les Pasdaran iraniens, notamment par les airs, ce qui a sans doute accéléré la prise de décision de Téhéran. Les forces aériennes et terrestres de Poutine se sont aussi totalement retirées de l’est de la Syrie, à savoir de la région de Deïr ez Zor et de la frontière irakienne.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Dans cette zone on ne trouve plus de militaires russes et leurs avions ont cessé leurs missions de bombardements. Les Iraniens et leurs supplétifs du Hezbollah ont fait venir des milices, principalement chiites irakiennes, qu’ils ont formées et armées, afin de défendre leurs acquis stratégiques, prioritairement la fameuse "autoroute iranienne". Ces combattants sont désormais encadrés par des officiers de l’Armée du régime et agissent directement sous leurs ordres.

 

On assiste dans tout l’est syrien à une tentative occidentale et israélienne de "purger" toutes les positions Assad-forces chiites à proximité de la frontière iraquienne, afin d’accélérer la "désiranisation" de la Syrie.

 

Ainsi, dans la nuit de dimanche à lundi, plusieurs opérations aériennes ont eu lieu le long de l’Euphrate et de la frontière syro-irakienne, entre la ville d’Abou Kamal et le point de passage d’al Tanf à 230km au Sud-Ouest [voir carte].

 

Le gouvernement de Damas a ainsi annoncé qu’une importante attaque aérienne s’était produite sur la localité d’al Hiri, causant des douzaines de morts parmi les forces gouvernementales et les combattants chiites. [Voir la vidéo montrant le cratère géant causé par le bombardement].

 

D’autres attaques ont été enregistrées sur plusieurs points d’appuis le long de la frontière. L’un de ces raids a oblitéré un contingent de chars et d’artillerie gouvernemental [photos] à quelques kilomètres de la frontière en territoire syrien, sur l’artère routière que nous avons intitulée sur la carte "Autoroute iranienne option 3". Il s’agit en fait d’une tentative convenue entre Téhéran et Damas afin de construire un nouvel axe de communication et d’approvisionnement terrestre, ce qui a nécessité l’aménagement d’une piste de 20km en territoire irakien, qui rejoint une route syrienne conduisant directement à Palmyre, puis dans le reste du secteur peuplé de Syrie. Nous avons appelé ce nouveau tronçon de 20km : "Nouvelle route de liaison".

 

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Ces officiers syriens sont sans doute morts ou blessés

 

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Ils disposaient de canons et de chars

 

Les stratèges de Damas et de Téhéran, constatant que la circulation le long de l’Euphrate sur "l’Autoroute iranienne, option préférentielle" n’était plus assurée, et que les Américains tenaient solidement la zone du poste frontière d’al Tanf (Autoroute iranienne option 2), il leur fallait impérativement établir un nouvel axe d’approvisionnement terrestre pour acheminer des armes, des munitions et des renforts au régime de Damas.

 

La dictature alaouite syrienne a d’abord accusé les Etats-Unis d’être à l’origine de ces bombardements aériens, mais Washington a fait savoir, en fuitant des informations sur CNN et à l’AFP, qu’il n’était pour rien dans ces raids et que ce sont les Israéliens qui les ont réalisés. Nous rappelons à ce propos que le Pentagone ne ment pas concernant les opérations militaires qu’il réalise et celles auxquelles il ne prend pas part, suivant en cela une doctrine de communication qui veut que la première puissance mondiale n’éprouve pas le besoin de désinformer au sujet de ses activités militaires.

 

L’imputation du Pentagone impliquant le Khe’l Avir est ainsi absolument plausible, même si le porte-parole de Tsahal, comme à son habitude, s’est refusé à confirmer ou à infirmer les affirmations de CNN.

 

A notre avis, c’est au moins la seconde fois que l’Aviation des Hébreux frappe "l’Autoroute iranienne, option préférentielle", appelée ainsi car elle est de loin la voie la plus carrossable des trois alternatives. La fois précédente, le 24 mai dernier, c’est également une position gouvernementale proche d’Abou Kamal qui fut visée et détruite. A en croire notre correspondant Perwer Emmal, la première attaque aurait fait 66 morts, et celles d’hier, au moins 150, principalement des membres des Kataëb Hezbollah, les supplétifs chiites iraniens du Hezbollah libanais.

 

Au moins 25 militaires du régime, parmi lesquels un major-général, deux colonels et deux majors ont perdu la vie lors de ces interventions aériennes, de même qu’un nombre indéfini de miliciens libanais.

 

Au plus clair de l’opération "Tempête de Jazeera" menée conjointement par les forces de la Coalition américaine et les Peshmerga kurdes des Forces Démocratiques Syriennes, nous nous étions posé la question de savoir pourquoi les USA ne prenaient pas le contrôle de l’autoroute préférentielle iranienne, alors que c’était largement dans leurs cordes. L’une des réponses à cette interrogation est, qu’officiellement, l’U.S. Army n’est censée faire la guerre qu’à DAESH et ne pas franchir l’Euphrate. L’ordre de marche n’ayant pas été modifié à ce jour, malgré le départ des Russes, c’est sans doute la raison pour laquelle Washington laisse les Israéliens "faire le ménage", ce pour quoi ils ne se font pas prier, puisqu’ils y trouvent matière à compléter le K.O qu’ils ont infligé à l’élite de l’Armée iranienne. De plus, pour Washington, c’est sans doute aussi l’opportunité de laisser les pilotes israéliens rendre le F-35 furtif opérationnel et de lui fonder une réputation de winner, spécialement après les nombreuses critiques qui ont émaillé son développement.

 

Parlant de DAESH, la lutte n’est pas totalement terminée, non plus que la participation des Occidentaux. Tout près du théâtre des opérations que je viens de mentionner, les Kurdes sont en train de réduire la dernière poche importante de résistance de l’Etat islamique au sud-est de la ville de Hasaké et à l’est de la rivière Khabour [carte], entre celle-ci et la frontière irakienne.

 

Pour les aider dans leur tâche, les Peshmerga ont reçu l’appui de diverses forces occidentales, parmi lesquelles, outre les boys américains, l’on compte entre autres des Français, des Italiens, des Britanniques et des Allemands.

 

Officiellement, il s’agit de commandos se montant à quelques dizaines d’hommes et eux aussi, entièrement consacrés à la lutte contre DAESH. C’est pourquoi le correspondant sur place de la Ména, l’incontournable Perwer Emmal, a été presque étonné lorsqu’il a identifié des artilleurs français en route pour Akashat [carte], en Irak, sur une zone où on ne rencontre aucun milicien de DAESH, mais des supplétifs chiites irakiens de l’Iran en nombre, ainsi que des militaires gouvernementaux irakiens et syriens.

 

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Une grosse pièce d’artillerie de l’Armée française croisée sur une route irakienne

 

Preuve de cette présence, la photo d’un CAESAR de l’Armée française, un Camion Equipé d’un Système d’Artillerie, sur une route, à proximité immédiate de l’endroit où la "nouvelle route de liaison" a été construite, et tout aussi près de l’escouade alaouito-chiite qui s’est fait décimer par les F-35 sans doute israéliens.

 

Le CAESAR est une pièce d'artillerie polyvalente de 155 mm, d’une portée de 5 à 38 km. Il est aérotransportable en Hercules C-130 et son équipage comprend 5 hommes. Sa vitesse en configuration tout-terrain peut atteindre 50 km/h et son autonomie est de 600 km. Et ce n’est évidemment pas une arme de commando, mais un canon (très) lourd au service d’une armée régulière. Les CAESAR faisaient mouvement en compagnie de canons autoportés de l’Armée américaine, dont nous possédons aussi les photographies.

 

Des artilleurs franco-américains en face d’artilleurs syro-irakiens, c’est une recherche d’équilibre que l’on peut comprendre. Une participation de Paris à l’effort consistant à terminer la démolition des déclinaisons de l’Autoroute iranienne, c’est quelque chose qui ne doit pas manquer de faire plaisir à M. Netanyahu et à Gadi Eizenkot (le commandant en chef de Tsahal). Et qui explique peut-être pourquoi la "Flottille du Hamas" s’est vue interdire d’accoster à Paris. Il existe sans doute des raisons suffisantes pour ne pas répliquer violemment aux actes anti-israéliens à répétition du gouvernement français. Y a-t-il un double discours entre Jérusalem et Paris ? Cela ne nous étonnerait pas plus que cela. D’autant plus que si la communication à l’échelon diplomatique est franchement détestable, la compréhension entre les deux armées et entre les services de renseignement n’est pas que correcte, elle est franchement fraternelle.

 

Au nord-ouest de la Syrie, la situation est des plus tendues entre les forces du Satrape Erdogan, d’une part, et les contingents occidentaux et les Peshmerga kurdes, de l’autre. Le despote multiplie les menaces et les provocations militaires sur le terrain contre la ville de Manbij dans le Rojava, à l’ouest de l’Euphrate. Ce weekend il a en outre menacé l’Occident de rien de moins qu’une guerre entre musulmans et chrétiens. Il a prévenu que si l’Europe mettait à exécution son intention d’exiler des imams appelant au Djihad et de fermer les mosquées intégristes, il y aura des représailles. Mais il s’agit sans doute d’une information que vous n’avez pas le droit de lire.

 

Et ce n’est pas le pire. Le pire, c’est que, débarrassée des menaces existentielles de la rébellion grâce aux frappes aériennes de Vladimir Poutine, le régime des al Assad a regroupé presque tout ce qu’il lui reste de combattants et de matériel dans le Golan en préparation d’une offensive majeure visant le Front du Sud à Deraa et à Kuneitra.

 

On a observé des centaines de chars de combat T-72 de fabrication russe [photo] à quelques kilomètres de la frontière israélienne et les officiers n’ont de cesse de nous scruter à la jumelle. Face à eux, le Front du Sud ne dispose pas d’un seul tank, et il a beau mobiliser toutes ses réserves, il ne peut pas s’opposer validement à cette armada.

 

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Importante concentration de chars du régime sur le Golan prêts à l’offensive

 

J’ai également compté des dizaines de canons lourds, et il en arrive sans cesse davantage.

 

Israël est sur le qui-vive et n’a pas fait part de ses intentions. Il pourrait, grâce à son aviation, ses missiles Tamouz et ses Merkava, transformer cette quincaillerie en un amas de ferraille en l’espace de quelques minutes. Mais on risque tout de même, si Tsahal intervient, une brève guerre conventionnelle ; ce, d’autant plus que cette armée est encadrée par des officiers russes, et que ce n’est pas dans l’intérêt de Jérusalem de croiser le fer avec Poutine sur un champ de bataille.

 

Vu sous un autre angle, à quoi rime d’aller pourfendre le danger iranien à 500km de notre territoire si l’on n’est pas capable d’empêcher un tyran sanguinaire de se réinstaller sur notre frontière ?


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Guerre commerciale ou nouveau monde ? (011806/18) Version imprimable
Analyse économique
lundi, 18 juin 2018

 

Par Amram Castellion

 

Depuis trois mois, le Président Trump a multiplié les annonces d'augmentation des droits de douane contre des produits importés.

 

En mars dernier, il a annoncé son intention d'imposer des droits de douane de 25% sur les importations d'acier et 10% sur l'aluminium. La Corée du Sud, l'Australie, le Brésil et l'Argentine ont, par la suite, été partiellement exemptés de cette mesure, qui a été mise en œuvre depuis le début du mois contre les exportations d'Europe, du Canada et du Mexique.

 

En parallèle, Trump a annoncé d'autres décisions pour renchérir le prix des machines à laver et des panneaux solaires importés – une mesure générique en apparence, mais en fait principalement dirigée contre la Chine. D'autres augmentations de droits de douane visent uniquement les produits chinois : télévisions, armes, satellites, équipements médicaux… soit une liste de plus 1 300 biens.

 

Certains des pays visés ont déjà pris des mesures de rétorsion. La Chine a augmenté ses droits de douane sur 106 produits, dont les automobiles, les avions et le soja (principale exportation agricole américaine vers la Chine). L'Europe, qui affirme haut et fort son soutien pour les règles multilatérales du commerce, a porté plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En outre, les Etats européens ont demandé à la Commission européenne, lors de sa prochaine réunion, le 20 juin prochain, d'approuver des mesures de rétorsion sur 2,8 milliards d'euros d'importations américaines.

 

Face à ces mesures et contre-mesures, de nombreux commentateurs ont diagnostiqué le lancement d'une "guerre des tarifs", comme il en avait eu lieu dans les années 1930 : un processus où chaque pays ou bloc commercial augmente les droits de douane sur les exportations des autres et où chacun finit par se trouver appauvri à la fin.

 

Et pourtant, plusieurs faits rendent cette interprétation franchement insatisfaisante.

 

D'abord, aucune analyse économique d'ensemble et aucun mouvement de marché ne traduit la crainte d'un ralentissement généralisé de la croissance. Les prévisions de croissance pour les Etats-Unis tournent autour de 3,5%, avec un taux de chômage historiquement bas (3,7%). Même en Europe, la prévision de croissance pour 2018 est d'environ 2,4%, identique à celle de 2017. Aucune analyse économétrique n'a indiqué que ces prévisions devraient être revues à la baisse du fait du nouveau protectionnisme américain.

 

Ensuite, les déclarations mêmes du président Trump montrent qu'il est parfaitement conscient du risque de guerre commerciale. Lors du G7 de Charlevoix, les 8 et 9 juin derniers, où les pays Européens et les Etats-Unis ne sont pas parvenus à trouver un accord, Trump a appelé à un commerce entièrement libre – sans aucun droit de douane ni autre obstacle – entre les pays du club. On était très loin du Trump qui, pendant la campagne présidentielle, menaçait d'imposer des droits de 35% sur toutes les importations chinoises.

 

Cette prise de position en faveur du libre-échange absolu ne signifie pas que le président pense que ce résultat soit possible. Mais elle est bien le signe que Trump est aussi conscient d'un autre des dangers d'une augmentation incontrôlée des droits de douane.

 

La raison pour laquelle les mesures des derniers mois ne menacent pas la croissance mondiale est simple à comprendre : les échanges concernés ne représentent qu'une faible proportion des échanges commerciaux des pays en cause.

 

Les importations visées par Trump, et qui risquent de décroître dans les prochains mois du fait des nouveaux de droits de douane, représentent 6,4 milliards de dollars en provenance d'Europe et 3,5 milliards en provenance de Chine. Les mesures de rétorsion européenne portent sur 3,3 milliards de dollars d'importations américaines.

 

Par comparaison, les importations totales de l'Amérique l'an dernier ont atteint 2 900 milliards de dollars de biens et services, dont 640 milliards en provenance de Chine, et 370 milliards en provenance d'Europe. Le déficit commercial américain atteint 566 milliards, dont 375 milliards avec la Chine et 110 milliards avec l'Europe.

 

Les mesures que l'on aime à présenter comme le début d'une guerre commerciale ne concernent donc qu'une petite fraction des échanges totaux. Elles sont trop limitées pour contrecarrer le niveau actuel, historiquement faible, des droits de douane : 1,6% en moyenne aux Etats-Unis et en Europe, 1,3% au Japon et 3,5% en Chine. Il y a à peine 20 ans, le niveau moyen des droits de douane dépassait 5% aux Etats-Unis comme en Europe. Les nouvelles mesures protectionnistes sont trop limitées pour renverser les bienfaits de cette baisse de long terme.

 

Quel est donc le moteur des annonces de Trump ? Si elles ne sont pas le résultat de convictions protectionnistes, ces annonces répondent à la fois à des calculs politiques internes et à la vision profondément novatrice qu'a le président des relations internationales.

 

Les calculs politiques internes sont les plus simples à comprendre. Trump dépend, pour sa réélection, d'un des rares électorats qui peut encore aisément passer des Démocrates aux Républicains ou inversement dans une Amérique de plus en plus divisée.  Cet électorat est celui de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie, principalement blanches, du Middle West et de l'Ouest de la Nouvelle-Angleterre : une population peu éduquée, qui a perdu des millions d'emplois au cours des dernières décennies, et qui, n'ayant pas pu prendre le virage des nouvelles technologies, est rongée par le chômage, le déclassement, la nostalgie de l'Amérique industrielle et le désespoir.

 

Le protectionnisme industriel peut bien réduire à la marge, en moyenne, la richesse totale par américain ; mais il permet de lutter contre la désindustrialisation de ces régions clés pour les élections législatives de novembre prochain et pour la présidentielle de 2020. Les mesures ciblées sur l'acier, l'aluminium et certains produits transformés peuvent donc jouer un rôle décisif dans la réélection de Trump et son action au cours des six prochaines années.

 

En plus de ces considérations de politique intérieure, les actions de Trump témoignent aussi de sa vision de la politique internationale, qui rompt brutalement avec les illusions qui ont dominé dans le monde occidental depuis soixante-dix ans.

 

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Trump change le monde, les Européens paniquent

 

En construisant des institutions internationales – l'ONU et ses multiples organisations filles, l'Organisation Mondiale du Commerce – les puissances occidentales ont, au moins en apparence, cherché à remplacer le pur rapport de forces par un système de règles multilatérales s'appliquant également à toutes les parties.

 

Plus profondément, cependant, ce multilatéralisme était moins une renonciation aux rapports de force qu'une renonciation implicite à défendre les intérêts des pays d'Occident, et ceci dans le but de préserver la paix et l'entente internationale.

 

C'est vrai en matière de politique internationale : la majorité automatique donnée à l'ONU aux pays les moins développés est directement contraire aux intérêts occidentaux, et pourtant les puissances occidentales acceptent et même encouragent ce système qui les défavorise.

 

Sans doute estiment-elles qu'il vaut la peine de sacrifier certains de leurs intérêts pour ne pas avoir à vivre en conflit géopolitique permanent avec les autres pays. Mais il y a une immense faiblesse dans ce raisonnement. Puisque l'Occident accepte de sacrifier ses intérêts pour avoir la paix, les autres puissances ont une forte incitation à prendre le contrôle des enceintes théoriquement multilatérales, et à les transformer en outils à leur service. C'est ainsi que l'on a vu plusieurs organisations satellites de l'ONU se transformer en chambres d'enregistrement des revendications les plus absurdes de kleptocrates, de théocrates et autres communistes à la papa.

 

Le même phénomène existe en matière commerciale. On ne compte plus les accords inégaux entre l'Occident et le reste du monde, qui ouvrent les marchés occidentaux tout en maintenant les barrières qui ferment les autres marchés. Même avec la Chine, désormais devenue une grande puissance et qui ne peut plus justifier ces déséquilibres par le besoin de sortir de la pauvreté, l'Occident accepte pour l'essentiel les importations chinoises, tout en se contentant de protestations sans effet contre les constantes violations chinoises des règles du commerce international : vol de propriété intellectuelle, contrefaçon massive, barrières réglementaires omniprésentes.

 

L'arrivée au pouvoir de Trump aux Etats-Unis marque une rupture brutale dans cette vision du monde. Pour le président, l'important est que l'Amérique défende ses intérêts, et non que primauté soit donnée à un système de règles "multilatérales" en théorie, mais en pratique constamment détournées par d'autres pays. Pour lui, s'il est possible d'obtenir un meilleur accord que la situation existante, il faut le poursuivre – et non accepter les règles existantes pour la seule raison qu'elles existent.


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Bruxelles-Métula "Et maintenant Singapour ?" (021806/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 18 juin 2018

 

Et maintenant Singapour ? Comment vont se réaliser désormais les engagements pris par Donald Trump et Kim Jong Un, et quelles vont être leurs conséquences ! Une analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca.

 

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1527776060665889/ (Radio Judaica)

https://youtu.be/4UjqFa0Hnh8 (Youtube).

 

Analyse exclusive.

 

 
Vers la paix sans le Hamas et sans l’Autorité Palestinienne ? (info # 011706/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 17 juin 2018

 

Par Guy Millière

 

Nul ne sait encore ce que contient le plan de paix que l’administration Trump entend présenter dans les semaines à venir. La seule certitude qu’il semble possible d’avoir à son sujet est qu’il sera refusé par le Hamas et par l’Autorité Palestinienne.

 

Ceux qui ignoreraient encore la raison de ce refus ignorent sans doute tout du Hamas, et donc que celui-ci est une création de la confrérie des Frères Musulmans égyptiens. La fratrie exige le retour à l’islam le plus strict sur l’ensemble des terres qui ont autrefois été conquises par les guerriers de l’islam et qui sont donc définies, dans l’islam, comme faisant définitivement partie du dar al-islam, le territoire de l’islam.

 

Aucune forme de paix n’est possible avec le Hamas, qui n’offre à ceux qui lui font face que deux alternatives : être vaincus par le Hamas, ou vaincre le Hamas. Une organisation comme celle-ci n’étant pas encline à accepter la défaite, vaincre le Hamas signifie détruire le Hamas. On peut constater que, parce que lors des affrontements précédents d’Israël avec le Hamas, celui-ci a été vaincu mais pas détruit, le Hamas a pansé ses plaies, puis a repris ses abjectes activités.

 

Ceux qui ignoreraient encore que l’Autorité Palestinienne ne vaut pas mieux que le Hamas ont sans doute besoin de quelques rappels historiques. L’AP est le nouveau nom de l’OLP ; c’est un conglomérat d’organisations terroristes fondé en 1964 sous l’égide des services secrets égyptiens de Gamal Abdel Nasser et du KGB soviétique, qui entendaient remplacer la lutte arabe islamique pour la destruction d’Israël afin que le territoire d’Israël retourne au dar a-islam, par un nouveau narratif. Lequel impliquait l’invention d’un “petit peuple” pour la circonstance menant une lutte d’émancipation nationale pour se “libérer” de “l’oppression impérialiste” israélienne.

 

L’OLP a pratiqué le terrorisme à outrance, tué des Juifs par centaines, tenté de renverser le Roi Hussein en Jordanie et plongé le Liban dans une guerre civile meurtrière. Elle en a été chassée vers la Tunisie, a fomenté deux insurrections qu’elle a baptisées “Intifada”, et s’en est trouvée récompensée en se voyant dotée d’un quasi Etat terroriste en Judée-Samarie.

 

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Federica Mogherini embrassant sur la bouche celui qui se déclare persuadé que les Juifs

sont responsables de la tentative allemande de les exterminer. Mogherini est simplement

attirée par les hommes mûrs.

 

Tant que l’Union Soviétique existait, la façade “lutte de libération nationale” a tenu, et l’OLP s’est présentée comme “laïque”. Le quasi Etat terroriste, l’Autorité Palestinienne, a été présenté comme laïc lui aussi à l’opinion internationale, mais peu à peu, le masque s’est craquelé. Le discours islamique a repris le dessus, et seuls ceux qui sont sourds et aveugles peuvent ne pas s’en apercevoir.  

 

Ceux qui sont un peu plus lucides savent que la principale composante de l’OLP a été et reste le Fatah, fondé par l’Egyptien membre des Frères Musulmans Yasser Arafat, neveu du sinistrement célèbre mufti islamiste Amin al-Husseini, ami d’Adolf Hitler, chantre de l’extermination des Juifs d’Europe, fondateur de la légion Waffen SS musulmane Handschar.

 

Le Fatah a été établi par Yasser Arafat en 1959, et le nom renvoie directement à la sourate 48 du Coran, al-Fath (victoire éclatante), dans laquelle on trouve ces mots : “A Allah appartiennent les armées des cieux et de la terre” (verset 4). Puis : “Qu’Il châtie les hypocrites, hommes et femmes, et les associateurs et les associatrices, qui pensent du mal d’Allah. Qu’un mauvais sort tombe sur eux. Allah est courroucé contre eux, les a maudits, et leur a préparé l’Enfer” (verset 6), “Allah vous a promis un abondant butin que vous prendrez” (verset 20). Sans doute est-ce parce qu’ils ont lu la sourate 48 que les membres de l’Internationale Socialiste ont accueilli le Fatah à bras ouverts et en ont fait un membre à part entière de leur organisation.

 

Le Fatah et l’OLP, donc l’Autorité Palestinienne, ne valent ainsi pas mieux que le Hamas, et sont juste un peu plus hypocrites.


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Une proposition que Kim Jong Un ne pouvait pas refuser (011406/18) Version imprimable
Analyse
jeudi, 14 juin 2018

 

Par Stéphane Juffa

 

A la veille de la rencontre de Singapour, je disais sur une radio bruxelloise qu’elle pouvait se solder par trois résultats possibles, par ordre ascendant de succès : une poignée de main doublée d’une promesse de maintenir le contact, un début de dialogue concret, ou un accord de principe prévoyant la dénucléarisation de la Corée du Nord.

 

La dénucléarisation de Pyongyang constituant le seul sujet d’intérêt de l’initiative américaine, l’unique objectif – mais combien important - de Donald Trump. L’avenir de la péninsule coréenne en dépend, mais aussi la quiétude du Japon, de Singapour, du Sud-Est asiatique, et, à peine à plus long terme, l’ensemble de la Planète.

 

Coexister avec la dictature la plus hermétique de la Terre possédant la capacité de construire des bombes atomiques et développant des missiles pour les transporter, constitue à tous les points de vue le danger le plus urgent à résoudre pour la sécurité de l’humanité.

 

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Donald Trump présentant le certificat de décès de la népotie des Kim

 

Outre le danger représenté par la bombe coréenne en elle-même, il est également nécessaire de considérer ses sous-produits, à l’instar de la diffusion de ces technologies en direction d’autres tyrannies. Dans cette observation, il faut souligner que ce sous-péril n’a pas attendu la mise au point de missiles intercontinentaux par le régime de Kim Jong Un, que tous les missiles iraniens sont des avatars de ceux qu’il a déjà développés, et que le réacteur nucléaire détruit par les Israéliens à Deïr Ez-Zor en Syrie, était lui aussi issu de la même origine et conçu et construit par les ingénieurs de Kim. L’exportation de savoir-faire nucléaire constituait l’une des sources essentielles de revenus à l’exportation de la République Populaire Démocratique de Corée.

 

Au vu de ce qui précède, la signature de l’ "accord de principe" à Singapour doit objectivement être perçue comme un évènement porteur de perspectives stratégiques majeures, de nature à modifier fondamentalement l’état des menaces pesant sur l’humanité, en les réduisant dans des proportions historiques.

 

Dans cette perspective, il aurait été maladroit, pour ne pas dire contre-productif, de se montrer plus précis dans le document préliminaire. C’est pour cette raison que je n’avais pas évoqué l’hypothèse de l’adoption d’un traité détaillé la veille de la rencontre. La formulation : "(…) la RPDC s'engage à travailler à une complète dénucléarisation de la péninsule coréenne" est parfaite à cet égard et permet de passer rapidement à la phase suivante.

 

Car pour parvenir à la dénucléarisation de la Corée du Nord, il faut d’abord déterminer avec précision ce qu’elle possède en matière nucléaire, où se situent ses installations et ses stocks divers, puis, comment, quand et par qui tout cela sera détruit, et enfin, qui sera responsable de la vérification de l’élimination des armes, des laboratoires, des sites de test, des entrepôts et des usines de ces équipements et matériels.

 

Faute de détenir les réponses précises à ces interrogations, on aurait dû exprimer génériquement dans un traité que Pyongyang s’engageait à détruire l’ensemble de ces objets. Et on laissait de la sorte à Kim Jong Un le soin de déterminer le mode opératoire afin d’y parvenir, ou l’on se dirigeait vers une guerre interminable d’interprétations qui aurait pu durer des années et menacer l’existence même de l’accord.

 

Maintenant, au contraire, il va falloir qu’un processus précis soit négocié, et l’on va ainsi savoir très rapidement si le dictateur est fiable dans la réalisation des engagements qu’il a pris. S’il est fiable, il va fournir les informations indispensables rapidement, de manière précise et sans faire d’histoires.

 

Or contrairement à ce qui s’est passé lors de la négociation de l’exécrable accord avec l’Iran, Donald Trump n’a pris pour l’instant aucun engagement envers son interlocuteur, et il maintient en activité la totalité des sanctions économiques. Et ce, non pas jusqu’à une éventuelle date quelle qu’elle soit, non plus que jusqu’à une échéance quelconque dans le processus dont j’ai évoqué les grandes lignes précédemment, mais jusqu’à ce que le gouvernement U.S. considère que les conditions suffisantes ont été remplies pour que la RPDC cesse définitivement de constituer une menace pour le monde.

 

Les sanctions ne sont pas "réversibles", comme dans le cas de l’Iran, elles sont intactes et maintenues jusqu’à nouvel avis.

 

Autre avantage, Kim n’a qu’un seul interlocuteur, ce qui permet à l’Administration Trump de n’avoir de comptes à rendre à personne, particulièrement pas à la Russie et à la Chine, qui ont des intérêts divergents, mais uniquement au législateur américain.

 

Donald Trump a certes accepté de surseoir aux exercices militaires que l’Armée américaine était censée entreprendre prochainement, conjointement avec celle de Corée du Sud. Trump fait ainsi montre de sérieux en relation avec le préambule de l’accord, qui provisionne que : "Le Président Trump s'est engagé à fournir des garanties de sécurité à la RPDC et le président Kim Jong Un a réaffirmé son engagement ferme et indéfectible à une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".

 

Dans les faits, cette concession n’a aucune importance ; les USA continuent à maintenir un contingent de 35 000 hommes dans la péninsule, et surtout, une présence aéro-maritime massive à proximité de ses côtes, qui représente, de manière inchangée, la force principale de dissuasion face au million deux-cent-cinquante-mille soldats de Kim, et à ses dix millions de réservistes.

 

Ce n’est pas la suppression d’un exercice qui va changer quelque chose à cet équilibre, ce, d’autant plus que l’on peut estimer que les mesures de surveillance des activités militaires et nucléaires du Nord ne seront jamais plus intenses que durant la prochaine phase de négociations.

 

C’est l’une des raisons pour lesquelles les deux parties ont décidé que la réalisation du mémorandum d’accord débutera "très rapidement". C’est dans l’intérêt des deux camps, particulièrement de celui du dictateur, qui n’a pas envie que l’Amérique change d’avis.

 

Ce, d’autant plus que pour participer au sommet de Singapour, il a été contraint d’effectuer un certain nombre d’actes préliminaires témoignant de sa bonne volonté et de son sérieux. Là aussi, contrairement à l’Iran, qui ne subissait aucune pression militaire en parallèle des négociations avec les 5+1, l’une des raisons principales de parvenir à une accord, plus importante encore que l’éventualité de la levée des sanctions économiques, a été, pour la junte nord-coréenne, la pression et les menaces militaires constantes appliquées par Washington.

 

Et lorsque Kim a tenté de se soustraire à l’une de ces préconditions – probablement pour tester les Américains – posées par l’excellent Mike Pompeo lors de ses deux déplacements à Pyongyang, Donald Trump a décommandé sans hésiter la réunion prévue à Singapour. Celle-ci n’a été reprogrammée que lorsque l’engagement de la RPDC a été adéquatement tenu, en contact avec le Président du Sud, Moon Jae-in, et non avec des diplomates U.S.

 

Cela a évidemment constitué un avertissement cinglant de la part de l’Administration étasunienne pour la suite des évènements. Trump n’est pas Obama, qui se pliait à toutes les conditions des ayatollahs, y compris l’interdiction faite aux inspecteurs de l’AIEA d’analyser le site de Parchin et d’obtenir l’accès à la documentation de toutes les activités perses antérieures à l’accord, mêmes si ces engagements figurent noir sur blanc dans icelui.

 

Sous l’ère Trump, on sent bien qu’à la moindre incartade de Pyongyang, on reviendra à la situation ante, y compris la menace d’intervenir militairement afin de mettre un terme de façon brutale à la népotie des Kim. Cette menace est encore plus efficace après la réalisation par le régime du Nord des préconditions américaines, notamment la destruction du plus grand complexe nucléaire du pays et celle du site d’expérimentation des moteurs de fusées. En fait, des experts en armement comme Jean Tsadik considèrent que la RPDC a déjà perdu environ un tiers de son potentiel nucléaire avant même la mise en chantier de l’accord de Singapour.

 

Dans la dynamique qui prévaut, on se demande comment Kim Jong Un pourrait se dédire de l’engagement qu’il a pris et redevenir l’Etat terroriste par excellence. Ce qui nous inquiète, à Métula, c’est le moment où il se rendra compte qu’avec le désenclavement de son pays, les jours de la dictature absolue créée par son grand-père Kim Il Sung seront comptés. D’ailleurs, sans vouloir éventer un secret, ils le sont déjà : les Américains lui ont fait une proposition, comme on dit dans la Mafia, qu’il ne pouvait pas refuser.

 

C’était soit céder la place à l’issue d’un processus harmonieux, soit s’exposer à une confrontation militaire avec l’Oncle Sam. Or pour toute personne qui tient à sa peau, la première option est préférable. Reste que la Corée n’a pas besoin d’un dictateur. La meilleure option serait pour tout le monde que, dans quelques années – mais cela peut aller en fait très vite -, il accepte de s’exiler avec sa famille proche, par exemple en Chine, avec quelques-uns des milliards que sa famille a dérobés au peuple coréen. Mais c’est de la musique d’avenir.  

 

Pour le moment, on s’attend à l’ouverture des négociations la semaine prochaine ou peut-être la suivante. Dans un second temps, il s’agira de démanteler les infrastructures nucléaires, et cela coûte beaucoup d’argent que la RPDC n’a pas. Donald Trump a déjà prévenu que ce n’est pas le contribuable américain qui paiera la note, mais ceux du Japon et de Corée du Sud, les premiers bénéficiaires du processus en cours, qui ont les moyens de le faire. Et cela nous semble normal, les Etats-Unis n’ont pas à être indéfiniment la vache à lait du monde. Comme ils n’ont pas à payer 85 pour cent du budget de l’OTAN, et leurs voitures n’ont pas à être soumises à une taxe à l’importation en Europe de 10 pour cent, alors qu’elle est de 2.5 pour cent pour les Mercedes et les BMW importées aux USA. Il n’y a pas de raison, mais c’est le sujet d’un article en préparation par un spécialiste en économie, alors n’empiétons pas sur son domaine.

 

La partie en vue de la dénucléarisation de la péninsule coréenne n’est pas encore gagnée, mais elle a bien démarré. Elle ne manquera pas d’avoir des effets sur les autres principaux foyers conflictuels de la Planète, je pense évidemment à l’Iran en particulier.

 

Si Donald Trump gagne son pari en Extrême-Orient, il se présentera en Hercule sur le parvis des autres régimes despotiques et il sera difficile à esquiver. D’ailleurs, on perçoit déjà des changements d’attitude conséquents à Téhéran, avant même l’institution des nouvelles sanctions.

 

C’est l’effet d’un président U.S. qui a conscience de la gigantesque puissance de l’Amérique, et qui sait en jouer habilement, passant de la diplomatie à l’économie, sans omettre la dissuasion militaire. Ce n’était pas le cas avec le précédent, qui n’avait pas fait évoluer la résolution des conflits mondiaux d’un seul pouce. On doit même constater que la situation dans ce domaine avait partout empiré.

 

Reste qu’en Iran, plus de deux cents sociétés étrangères ont déjà plié boutique, dont une vingtaine de grosses boîtes. Au titre desquelles on peut citer Boeing, Airbus, Peugeot, le transporteur maritime Maerk, qui acheminait une grosse partie du brut perse, les grandes sociétés allemandes, etc.

 

La contre-dissuasion de l’U.E n’a pas fonctionné, elle a d’ailleurs procédé d’une démarche ridicule : Airbus va-t-il se voir exclure du marché américain pour rester en Iran ?

 

Il n’y a pas que le domaine économique qui est concerné, nos amis atomiciens ont observé qu’aucune centrifugeuse perse ne s’était remise à tourner en dépit de la dénonciation par Donald Trump de l’accord existant. Comme si les ayatollahs craignaient d’exciter le grand Satan. On aboutit à une situation cocasse : réinstauration de sanctions, plus dures qu’auparavant, mais maintien des engagements de la théocratie chiite. A quoi servait l’accord ?

 

Autre sujet d’intérêt et non des moindres : l’Iran évoque cette semaine la possibilité d’un retrait de ses troupes de Syrie ; Hassan Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, du rapatriement de ses miliciens. Encore plus étrange : depuis le début des négociations entre Téhéran et Jérusalem à Amman, cela fait plus de deux semaines, on n’a fait état d’aucun raid du Khe’l Avir sur une base iranienne en Syrie. Avant cela, ils se succédaient au rythme d’au moins deux par semaine.

 

Fayçal H., le chef de notre bureau d’Amman, affirme, péremptoire, que les négociations ne se sont pas arrêtées, et il est d’ordinaire bien informé. Pour le moment, à l’en croire, Téhéran se serait engagé à ne pas réparer ni réapprovisionner ses installations détruites, à ne pas envoyer plus d’hommes en Syrie, à s’abstenir de toute activité hostile à l’Etat hébreu, et à ne pas participer à l’offensive de l’Armée gouvernementale dans le Golan. Les engagements des ayatollahs incluent le Hezbollah. D’ailleurs, l’offensive en question n’a pas lieu.


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Bruxelles-Métula du 11 juin 2018 (011106/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 11 juin 2018

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1518496021593893/ (Facebook).  Ou https://youtu.be/MhtuRVWSql0 (Youtube).

 

Le débriefing complet de la rencontre du troisième type de ce soir à Singapore entre Donald Trump et Kim Jung Un.

 

Le contexte stratégique. Les enjeux régionaux, coréens et mondiaux. La perspective iranienne. Les intérêts israéliens.

 

 

 
La lâcheté et l’hypocrisie de Merkel, Macron et May (info # 011006/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 10 juin 2018

 

Par Guy Millière

 

Si le voyage que Binyamin Netanyahou a effectué ces derniers jours à Berlin, Paris et Londres, avait eu pour but d’attirer l’attention de ses interlocuteurs sur le danger incarné par le régime des mollahs pour le monde et pour Israël, ce voyage aurait été inutile. Angela Merkel, Emmanuel Macron, et Theresa May savent en effet parfaitement ce qu’est le régime des mollahs, ce qu’il fait et ce qu’il projette. 

 

Si ce voyage avait eu pour but de transmettre à ses interlocuteurs davantage d’informations sur les sinistres desseins de l’Iran, ce voyage aurait été encore superflu. Les trois dirigeants européens ont à leur disposition des services de renseignement performants et efficaces, qui leur communiquent toutes les informations requises. Peut-être n’avaient-ils pas accès à tous les éléments inclus dans les documents saisis par le Mossad à Téhéran et exposés lors d’une récente conférence de presse par Binyamin Netanyahou, mais je ne doute pas que les services israéliens se sont déjà fait un plaisir de les inviter à les consulter.

 

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Lors de ce voyage, Binyamin Netanyahu a réclamé et obtenu une chose :

le soutien des trois M pour que l’Iran et le Hezbollah quittent totalement la Syrie

 

Si, enfin, ce voyage avait eu pour but d’expliquer la situation à Gaza, il aurait également été superfétatoire. L’Allemande, le Français et l’Anglaise disposent d’ores et déjà de toutes les explications, n’ignorent rien du Hamas et du Djihad Islamique palestinien, de l’oppression et du lavage de cerveau subis par les populations sous leur contrôle, de l’utilisation d’hommes, de femmes et d’enfants comme boucliers humains servant à abriter des tueurs antisémites espérant kidnapper et assassiner des Juifs israéliens.

 

Je pense, car cela me semble l’explication la plus logique, que Binyamin Netanyahou a effectué ce voyage pour que ses interlocuteurs fassent montre de l’étendue de leur lâcheté et de leur hypocrisie, et pour prendre date.

 

Sous cet angle, le voyage a été productif, Merkel, Macron et May ont admis que les activités  de l’Iran étaient “préoccupantes” et pouvaient nuire à la sécurité d’Israël. Ils ont admis aussi que des groupes présents à Gaza “pouvaient” se livrer à des activités terroristes.

 

Ils n’en sont pas moins restés rivés sur leurs positions. Ils sont même allés jusqu’à dire, contre toute évidence, que l’accord avec l’Iran sur le nucléaire fonctionnait positivement.

 

Angela Merkel a cru nécessaire d’ajouter que l’accord avait apporté de la “transparence” sur les activités de l’Iran, et a persisté pour faire comme si elle ne savait pas que l’un des problèmes majeurs de l’accord existant est précisément qu’il permet à l’Iran d’occulter une part essentielle de ses activités.

 

Sur la question palestinienne, la chancelière allemande a répété, comme un vieux disque rayé, l’attachement de l’Allemagne à la “solution à deux Etats” et la nécessité d’un “accord entre les deux parties” concernant le statut de Jérusalem. Elle sait toutefois fort bien que, comme l’avait rappelé un peu plus tôt Binyamin Netanyahou, la partie “palestinienne” ne veut pas d’un Etat à côté d’Israël, mais d’un Etat à la place d’Israël, et exige tout Jérusalem (que la partie “palestinienne” appelle al Quds) ; Madame Merkel sait aussi qu’il lui faut pratiquer le mensonge politiquement correct pour être une bonne politicienne européenne. 

 

Emmanuel Macron, avec l’arrogance cuistre qui le caractérise, est allé plus loin qu’Angela Merkel, et a affirmé que l’accord avec l’Iran était la “meilleure façon de contrôler les activités du régime des mollahs”, et il a accusé à mots à peine couverts Netanyahou et Trump de “provoquer une escalade”. Il a ensuite - implicitement cette fois - accusé Netanyahou d’être à la tête d’un Etat criminel, en revenant sur sa condamnation "de tout type de violence contre les civils depuis quelques semaines à Gaza”. Ce qui est une façon de dire que l’Armée israélienne est une bande d’assassins tirant sur des civils désarmés. Que valent ses promesses de combattre l’antisémitisme après l’énonciation d’une contrevérité aussi tragique ?

 

Les propos de Theresa May n’ont pas valu mieux que ceux de Merkel et Macron et ne méritent pas même d’être cités.


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Autorité Palestinienne : l’état des lieux (010904/18) Version imprimable
Analyse
samedi, 09 juin 2018

 

Est-ce que j’ai honte ? Oui, j’ai honte, et ce sentiment me hante de jour comme de nuit depuis des semaines maintenant. Pour ceux qui s’interrogent sur mes activités, je travaille quotidiennement, je rencontre aussi bien des responsables politiques palestiniens que des gens de la rue. Je passe au moins une journée par semaine sur le pourtour de la bande de Gaza, côté israélien, si bien que les militaires de Tsahal commencent à me connaître et me laissent aller pratiquement où je veux.

 

Pourquoi est-ce que je n’adresse pas plus d’articles à ma rédaction ? Parce qu’il n’y a pratiquement rien à dire, et que je n’ai aucune intention de vous infliger les déclarations incendiaires et contradictoires des responsables de l’Autorité Palestinienne, ou des barons de l’OLP, car celles-ci n’ont strictement aucune importance et personne ne les écoute.

 

En Cisjordanie, on vit la fin de règne de Mahmoud Abbas dans une atmosphère d’anarchie consommée, dans laquelle chacun veille à servir ses propres intérêts et à se placer politiquement pour la suite.

 

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Après lui le déluge ?

 

Abbas est très malade, à 82 ans, le président de l’AP, qui a déjà vaincu une fois le cancer il y a quelques années, a été hospitalisé à trois reprises durant le dernier mois de mai. Il a subi une importante intervention chirurgicale dans la tête et on a craint pour sa vie. Il se déplace avec grande difficulté, le souffle court, et il est pris de violentes et subites crises d’autorité, durant lesquelles il raconte quasiment n’importe quoi.

 

A témoin, sa déclaration fracassante selon laquelle les Juifs étaient responsables de la tentative d’éradication que leur ont fait subir les nazis. En raison de son état de santé, les réactions internationales, quoiqu’unanimes dans leur condamnation, ont été remarquablement modérées et surtout, elles n’ont pas été suivies de sanctions.

 

Abbas, lorsqu’il n’est pas en crise, consulte ses hommes de confiance, au nombre desquels Saëb Erekat, qui n’est pas beaucoup mieux logé que lui au chapitre de la santé. Erekat a été récemment traité dans des hôpitaux israéliens et dans un établissement de Virginie du Nord, où il a bénéficié d’une greffe de poumon dans ce qui ressemblait à une intervention de la dernière chance.

 

Pendant que les prétendants de toutes sortes se font les griffes, le plus dangereux d’entre eux est sans doute Mohammed Dahlan, un comploteur patenté, ancien chef des forces spéciales de l’AP, qui, en juillet 2007, est surtout connu pour avoir abandonné ses hommes à la mort lors du putsch du Hamas à Gaza. A la tête des soldats du Fatah, il avait fui en Egypte, prétextant des douleurs lancinantes au dos. En dépit du fait que le Fatah disposait de trois fois plus de combattants que le Hamas, et d’un armement autrement plus complet, les islamistes prirent le pouvoir après quelques jours d’affrontements et précipitèrent les officiers du Fatah du haut des plus grands immeubles de Gaza.

 

Depuis, il magouille avec tout le monde, que ce soit le Hamas, les Etats du Golfe, les autres pays arabes et les Israéliens. Il entretient des relations à caractère économique avec plusieurs dirigeants hébreux, dont il reçoit des cadeaux. Mohammed Dahlan est la personnification de la corruption qui ruine, de manière endémique, la société palestinienne. S’il parvenait à s’emparer du pouvoir, de nombreuses personnes auraient à craindre pour leur vie, car les lâches sont les plus dangereux lorsqu’ils disposent de la force.

 

Le territoire géré par l’Autorité Palestinienne n’est pratiquement pas gouverné. Aucun projet politique ou économique d’envergure n’y est visible. La population est occupée à trouver des moyens de subsistance, et elle est rongée par l’amertume et la déception. De plus en plus de gens, y compris des cheikhs et des imams, expriment publiquement qu’ils regrettent le temps de l’occupation israélienne, et que ce serait un bienfait si les "Juifs revenaient".

 

Mais cela ne s’inscrit pas dans les projets du gouvernement de M. Netanyahu, qui n’a aucune intention de se réapproprier les villes de Cisjordanie, principalement parce qu’en cas d’annexion, il faudrait donner à la population arabe des droits équivalents à ceux des Israéliens, ce qui mettrait en péril la majorité juive dans la démographie israélienne. Quant à l’option d’un régime d’apartheid, il s’agit d’un délire de la propagande antisémite, et nos voisins n’ont aucunement l’intention d’instaurer un pays comprenant des citoyens jouissant de droits politiques et juridiques différents.

 

La seule chose qui fonctionne dans les territoires gérés par l’AP est la police. La police secrète, qui s’emploie à juguler l’influence du Hamas et des autres mouvements islamistes, et la police en uniforme, qui s’occupe du maintien de l’ordre, de la coordination et de l’échange d’informations avec le Shin-Bet israélien, soit le contre-espionnage de l’Etat hébreu.

 

Sans le concours du Shin-Bet, le désordre s’installerait dans les villes palestiniennes en moins d’une semaine, ce qui n’est ni dans l’intérêt de Jérusalem, ni dans celui de Ramallah.

 

Peu de Cisjordaniens s’identifient aux émeutiers de la "Marche du retour" du Hamas à Gaza. Pour preuve, lors des massacres sacrificiels organisés par la Résistance Islamique Palestinienne [Hamas], prenant la Nakba et le transfert de l’ambassade américaine pour prétextes, il n’y eut que quatre mille personnes pour manifester ou se heurter à la police israélienne. Encore, la plupart étaient des "Arabes-israéliens" ; ce fut la commémoration la plus calme de la Nakba depuis au moins vingt ans, bien loin des 80 ou 100 000 personnes qui descendaient dans la rue, certaines années, à cette occasion.

 

Que ce soit à la Moukata [le siège du gouvernement de l’AP] de Ramallah ou au sein de la population, on sait pertinemment que le Hamas, au bord de l’effondrement, à court d’argent et de soutiens dans le monde arabe, lance des attaques de miliciens contre l’Armée israélienne, en les dissimulant parmi des milliers de civils. Des civils, que la junte démente qui contrôle la bande côtière rémunère afin qu’ils se sacrifient en buttant sur les défenses israéliennes.

 

Si cela fait les choux gras des nombreux journalistes antijuifs européens qui couvrent ces évènements, et si cela a pu momentanément abuser la compréhension de leurs dirigeants politiques, les résultats de ces orgies sacrificielles sont nuls. Le Hamas a perdu environ 80 combattants et 30 civils sans égratigner le moindre militaire adverse, ni "libérer" un centimètre carré de Palestine. Or cette nouvelle tentative, à caractère exclusivement militaire, va, à l’instar des roquettes et des tunnels "stratégiques", s’épuiser ; dans une semaine, dans un mois ou dans six. [Vidéo : une "manifestation pacifique" selon l’AFP].

 

Israël restera à sa place, les morts seront morts strictement pour rien, et l’argent, dilapidé en vain, au lieu de servir à atténuer la misère des Gazaouis, aura été englouti sans le moindre bénéfice. Vous parlez d’une victoire !

 

A court d’idées, les jeunes de la Bande sont désormais poussés à incendier les cultures de leurs voisins et les forêts qu’ils ont gagnées sur le désert. C’est un déshonneur qui maculera à jamais l’image de la cause palestinienne. Mais pas uniquement : en brûlant des récoltes et en assassinant la faune sauvage, les voyous de Gaza établissent un contre-jugement de Salomon qui marquera les esprits. Lors du jugement biblique, la mère accepta d’abandonner son enfant plutôt que de le voir couper en deux. Quant aux Gazaouis, qui prétendent que la terre située de l’autre côté de la barrière leur appartient, ils y mettent le feu. Quel peuple qui aime sincèrement sa terre la ramènerait à l’état de désert ?

 

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Les "manifestants pacifiques" palestiniens des journalistes fascisants ressuscitent la Luftwaffe

 

Mais qu’attendre d’une organisation d’illuminés religieux qui sont dénués de toute éthique ? J’ai vu des émeutiers, dans la liesse générale, brûler vif un âne affublé d’un drapeau israélien. J’ai vu des cadavres d’accidentés de la route, des gens morts dans les hôpitaux, dont des nourrissons, amenés vers la frontière afin de faire croire que c’étaient les Israéliens qui les avaient tués. J’ai vu des infirmières, dont la tâche consiste à protéger la vie, lancer des bombes incendiaires que leur tendaient des miliciens sur des champs cultivés. J’ai vu, aujourd’hui [vendredi], des émeutiers s’approcher de la frontière vêtus des pyjamas rayés des suppliciés des camps de concentration hitlériens. [Une vidéo montrant l’infirmière martyr Razan al Najjar en train d’incendier un champ cultivé].

 

Et je le dis bien fort : ces gens n’appartiennent pas à ma cause ! L’antijuivisme n’appartient ni à ma cause ni à mes rêves. Ils me font honte en tant que Palestinien, qu’Arabe et qu’être humain, et je ne vivrai jamais avec eux. Ni dans leur foi de dégénérés, ni dans leur haine. Ce n’est pas sur ces bases que l’on construit un pays. Et je l’affirme aussi, ils n’ont aucune intention de construire un pays, mais uniquement celle d’islamiser le monde et de massacrer les autres êtres humains qui ne partagent pas exactement leur démence.

 

Une question subsiste, qui pousse les journalistes dhimmis à excuser toutes les exactions des islamistes : si les Juifs ont volé la Palestine, tous les moyens sont bons pour la récupérer. Si les Juifs ont volé les maisons des Gazaouis, ces derniers ont le droit d’utiliser tous les recours pour les récupérer.

 

Mais c’est naturellement un autre mythe, instrumentalisé par le Hamas et les autres djihadistes afin de justifier leurs crimes auprès des incultes et des antijuifs : en 1948, il y avait certes une majorité d’Arabes – musulmans et chrétiens confondus – sur le territoire qui s’étend de la rivière à la mer. Mais il y avait aussi des Juifs, qui y vivaient depuis des siècles, et qui ne sont pas arrivés des entrailles de la Terre pour nous voler la Palestine.

 

La Palestine leur appartient tout autant qu’à nous, et eux avaient accepté le Plan de Partage de novembre 1947, proposé par l’ONU, sur la base des zones de présence majoritaire de Juifs et d’Arabes. C’est nous qui l’avons refusé, et qui avons tenté d’exterminer les Israélites en envahissant le territoire qui leur était dévolu. Au début de la Guerre de 1948, il y a exactement 70 ans de cela en ce mois de juin, les armées régulières d’Egypte, de Jordanie, d’Irak, de Syrie, du Liban, d’Arabie Saoudite, du Yémen, du Pakistan et du Soudan, soutenues par des officiers nazis exfiltrés d’Europe, envahirent l’Etat d’Israël proclamé depuis à peine quinze jours, et défendu par 30 000 soldats, peu armés et soutenus par personne.

 

Nous avons été défaits, de même que lors des guerres successives, mais par des gens qui vivent chez eux et qui ont défendu leur terre et leur vie.  Ce ne sont pas les Juifs qui ont attaqué les Arabes de Palestine, mais les pays suscités qui ont attaqué les Juifs. C’est cela la Nakba. Le désastre provient de ce que les armées arabes ont perdu la guerre.

 

Mais la plus grande faille de notre propagande reste la période s’étendant de 1948 à 1967, durant laquelle la Ligue Arabe existait – elle a été créée en mars 1945 – ainsi que pratiquement tous les principaux pays arabes actuels. Et en 29 ans, alors que toute la Cisjordanie, que toute la vieille ville de Jérusalem, que Gaza, que le Golan étaient exclusivement en mains arabes, et qu’aucune menace provenant des Israéliens ne revendiquait ces territoires, il ne fut jamais question de créer un Etat de Palestine.

 

Et s’il n’en fut jamais question, c’est que le concept d’un Etat palestinien n’avait pas encore été inventé, que personne n’avait encore décrété que nous formions un peuple. C’est là la stricte vérité. Je suis Palestinien, je veux vivre comme un citoyen libre dans un Etat libre et démocratique, je revendique mes droits, mais je ne suis pas un menteur. Et je ne crois pas qu’une cause juste doive recourir au mensonge pour faire prévaloir ses droits. Et je pense qu’un peuple qui recourt sans cesse au mensonge préjudicie son émancipation et ses droits légitimes à celle-ci.

 

Les Arabes auraient évidemment dû accepter le Plan de Partage de 1947, ils auraient dû accepter le retrait par les Israéliens des territoires occupés en 1967 en échange de la paix, en juillet 2000, à Camp David, Yasser Arafat aurait dû accepter la proposition de paix qui lui était proposée par Bill Clinton et Ehud Barak au lieu de déclencher la Seconde Intifada, et à la fin 2008, Mahmoud Abbas aurait dû accepter les conditions de paix qu’il venait de négocier depuis un an avec Tzipi Livni.

 

Je connais assez bien Mahmoud Abbas ; c’est un personnage confus, sans réelle stature d’homme d’Etat. Il n’a jamais eu les épaules assez larges pour faire la paix, pas plus que pour diriger un Etat. Il convient cependant de lui reconnaître trois réalisations importantes : avoir succédé à Yasser Arafat, démontrant ainsi que la cause palestinienne pouvait exister sans son fondateur historique et également évoluer dans sa forme. Avoir définitivement renoncé à la lutte armée avec Israël et dissous les Tanzim [bras armé du Fatah créé par Yasser Arafat], et avoir résisté, certes avec l’aide des Israéliens – mais il fallait avoir l’intelligence d’accepter leur aide – à la tentative incessante des islamistes de prendre le pouvoir en Cisjordanie et à la tête de l’Autorité Palestinienne.

 

Abbas a aussi eu raison de ne pas discuter avec Binyamin Netanyahu, qui, à la tête de la coalition dont il dépend, n’a jamais eu l’intention ni la capacité de faire la paix avec nous. S’il en avait été autrement, il aurait accepté de prendre pour base d’une entente le travail réalisé par les équipes de négociateurs palestiniens et israéliens en 2008. Même au prix de changements substantiels.

 

Aujourd’hui, si l’on veut bien regarder la situation en face, il n’y a qu’une puissance capable d’imposer un accord de fin de belligérance à notre différend, et c’est l’Amérique de Donald Trump. Qui plus est, il a l’intention de faire une proposition dans ce sens, juste après le Ramadan qui se termine jeudi prochain. Une proposition à laquelle Binyamin Netanyahu ne peut guère s’opposer.


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Les complices européens du Hamas (info # 010306/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 03 juin 2018

 

Par Guy Millière

 

Le Hamas est une organisation terroriste islamique antisémite qui veut détruire Israël et exterminer ses habitants juifs, ce qui en fait une organisation raciste à but génocidaire. C’est aussi une organisation totalitaire, qui endoctrine et fanatise la population sous sa coupe aux fins de faire de chacun de ses administrés un assassin en puissance ou un animal sacrificiel à envoyer à l’abattoir.

 

Ce que je viens d’écrire devrait relever de l’évidence et ne pas avoir à se trouver rappelé.

 

Ce que je viens d’écrire devrait dès lors impliquer que tous les dirigeants de pays démocratiques, qui se disent porteurs de valeurs éthiques, adoptent une attitude commune, réprouvent fermement et absolument tout ce qu’incarne le Hamas, souhaitent sa disparition et voient en sa destruction éventuelle un geste libérateur ainsi qu’un progrès pour la Planète.

 

Ce que je viens d’écrire devrait impliquer une attitude similaire de la part de tous les journalistes des mêmes pays démocratiques se prétendant porteurs des mêmes valeurs.

 

Ce n’est pourtant pas ce qui se passe.

 

Depuis que Donald Trump est président des Etats-Unis, l’administration américaine pratique la réprobation ferme et absolue qu’on est en droit d’attendre d’une administration américaine digne de ce nom. L’Amérique souhaite visiblement la disparition et la destruction du Hamas et ne fera strictement rien qui puisse les empêcher. Israël étant le pays agressé par le Hamas, l’administration Trump n’a de cesse de faire comprendre au gouvernement israélien qu’il dispose de tous les feux verts et de toutes les approbations de sa part pour se défendre.

 

Lors des récentes utilisations d’Arabes envoyés par le Hamas se faire tuer et servir de boucliers humains à des miliciens criminels espérant tuer des Juifs en franchissant la frontière séparant Gaza d’Israël, les condamnations du Hamas par l’administration Trump ont été claires et précises.

 

Dans l’ensemble, les journalistes américains ont eux aussi condamné le Hamas et décrit de manière assez scrupuleuse le comportement de cette organisation terroriste ainsi que son mode opératoire. Certains l’ont fait de manière plus distinctive, d’autres d’une manière plus diffuse, mais ce n’est que chez une minorité de journalistes d’extrême gauche qu’une mansuétude à l’endroit du Hamas a pu être observée.

 

Les choses en Europe, et tout particulièrement en France, sont très différentes.

 

Federica Mogherini, qui a en charge la diplomatie de l’Union Européenne, Angela Merkel, Theresa May, Emmanuel Macron ont, pour l’essentiel, fait comme s’ils ne savaient pas ce qu’est le Hamas et ce qu’il dissimulait sous l’appellation ridicule de "Marche du retour". Ils ont adopté la narration que le Hamas leur demandait d’adopter, et ils ont condamné Israël.

 

Emmanuel Macron s’est particulièrement distingué à cette occasion en accusant l’Armée israélienne de tirer sur des “civils désarmés”. Des politiciens à la retraite tels Jack Lang, qui dirige maintenant l’Institut du monde arabe, et Dominique de Villepin, devenu avocat du Qatar, ont tenu des propos plus abjects encore.

 

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La cheffe de la diplomatie européenne

 

Ils se sont tous conduits en complices du Hamas, donc en complices d’une organisation terroriste islamique antisémite à but génocidaire. Ils ont tous trahi les principes démocratiques les plus élémentaires et les valeurs éthiques qu’ils ne cessent pourtant d’invoquer. En acceptant son narratif frelaté et en participant à son marketing macabre, ils ont, tous, une écrasante responsabilité dans les activités du Hamas et contribuent à ce qu’elles perdurent. Ils ont, tous, sur les mains, le sang des victimes passées présentes et futures du Hamas, que ces victimes soient juives ou arabes.

 

La plupart des journalistes européens se conduisent comme les politiciens européens ; ils feignent ainsi d’ignorer ce qu’est le Hamas, reproduisant dans leurs articles et leurs reportages la narration que le Hamas leur demande de reproduire, et traînent Israël dans la fange. En plus de trahir les principes démocratiques les plus élémentaires et les valeurs éthiques qu’ils ne cessent d’invoquer, ils foulent au pied la déontologie de leur profession.

 

Ils sont plus obscènes encore que les politiciens européens en ce qu’ils sont les metteurs en scène des crimes commis par le Hamas.

 

Le Parlement européen a voté une condamnation du Hamas il y a quelques semaines, mais il n’a strictement aucun pouvoir. C’est dès lors très insuffisant. Vraiment très insuffisant.


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L’imposture palestinienne (info # 012705/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 27 mai 2018

 

Par Guy Millière

 

J’ai publié il y a quelques années un petit livre appelé "Comment le peuple palestinien fut inventé", composé pour partie de mes propres textes, et pour partie de ceux de David Horowitz.

 

Le livre expliquait que l’invention du “peuple palestinien” avait été le fait du KGB et des services de renseignement égyptiens au milieu des années 1960, et que leur but était de permettre au monde arabe musulman de changer l’image de la guerre qu’il menait contre Israël.

 

Jusque-là, le conflit avait été présenté comme une guerre islamique destinée à détruire l’Etat juif, à exterminer ses habitants et à les jeter à la mer.

 

Une guerre islamique ayant ce genre de but vis-à-vis des Juifs ne pouvait évidemment pas être très populaire dans le monde occidental.

 

Les inventeurs du “peuple palestinien” ont pensé que présenter les choses comme une “lutte de libération nationale” serait une excellente opération de propagande. Il fallait pour cela inventer un peuple opprimé. Ce fut fait. Il fallut inventer une organisation de lutte de libération nationale du peuple inventé. Ce fut fait également.

 

Il restait à compléter l’opération en décrivant Israël comme un pays “colonialiste”, “impérialiste”, dominateur, humiliant le peuple opprimé tout juste inventé. L’opération fut complétée. Elle consistait à transformer Israël, un petit pays victime du racisme génocidaire arabe, en puissance militaire expansionniste, appliquée à tourmenter le "peuple palestinien" en vue de s’emparer de ses terres.

 

Il restait aussi aux pays arabes musulmans à se présenter comme des soutiens du "peuple opprimé luttant pour sa libération". Ce fut accompli avec une remarquable rapidité.

 

L’ensemble dut aussi être propagé par les organisations léninistes dans le reste du monde, puis par les compagnons de route des léninistes : l’ensemble des idiots utiles constituant l’essentiel des mouvements de gauche. Les organisations islamiques se mirent de la partie et reçurent le soutien des organisations léninistes et des idiots utiles.

 

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Yasser Arafat avec Léonid Brejnev

En 1964, ils ont volé le nom "Palestinien" aux Juifs

 

Par un effet de contagion et d’intimidation, par celui des “chocs pétroliers” et d’intérêts financiers très myopes, des gouvernements de pays occidentaux en vinrent à dire que le “peuple palestinien” devait être libéré et avait toute légitimité à posséder un Etat.

 

L’organisation de lutte de libération nationale put pratiquer le terrorisme tout en se présentant comme une organisation de “résistance”, et ses actions terroristes furent peu à peu considérées avec mansuétude.

 

Ses dirigeants se présentèrent comme des adeptes de principes “démocratiques et laïques”, alors qu’ils étaient en réalité de sordides totalitaires islamiques, et ils furent graduellement traités comme des démocrates laïques.

 

En 1970, ils tentèrent de renverser le roi de Jordanie, furent écrasés, se replièrent au Liban, y débloquèrent les engrenages qui conduisirent à la guerre civile, furent sauvés (par la France), partirent en exil à Tunis, générèrent des insurrections, menèrent des campagnes d’attentats, furent récompensés par des pourparlers de paix qui n’étaient que la continuation de la guerre par d’autres moyens, et reçurent une autre récompense, sous la forme de la création d’un quasi-Etat voyou appelé Autorité Palestinienne. Ils en firent une base arrière pour d’autres campagnes d’attentats qui ne cessèrent que parce qu’Israël construisit une barrière de protection, et se virent concurrencés par une organisation plus monstrueuse encore que l’Autorité Palestinienne, émanation des Frères Musulmans, le Hamas (harakat al-muqâwama al-'islâmiya, “mouvement de résistance islamique”), aux buts génocidaires explicites.

 

Peu à peu, la propagande fit que le narratif “palestinien” imprégna les rédactions des journaux et magazines occidentaux, où l’on parla de “territoires palestiniens occupés”, de “colonies” juives. Israël gagna la guerre contre le terrorisme, mais perdit la guerre médiatique, et fut diabolisé.

 

Nous en sommes là. La diabolisation d’Israël est intense et omniprésente.

 

Des gens de gauche dans le monde entier s’imaginent généreux parce qu’ils soutiennent des terroristes islamiques antisémites et des tueurs de Juifs qui peuvent impunément arborer des croix gammées pour montrer leur admiration pour Hitler et le Troisième Reich.

 

Ils s’imaginent imprégnés d’une noblesse d’âme et être du côté d’un peuple opprimé alors qu’ils sont du côté de gens qui voudraient accomplir une seconde extermination de Juifs, sept décennies après la Shoah. Des gens qui, plutôt qu’apprendre la paix et la tolérance aux Arabes qu’ils prétendent représenter, injectent dans les cerveaux une haine raciste cousue d’idées répugnantes qui fabriquent de futurs assassins et autres auteurs d’attaques suicides.


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Un aéroport syrien attaqué à 20km au sud-ouest de Homs (012405/18) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 24 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Jeudi 23h20 à Metula, 22h20 à Paris   

 

Plus tôt ce jeudi soir, l’aéroport d’al Dabaa a été la cible d’une violente attaque aérienne [carte]. Cet aéroport abritait un contingent important de plusieurs centaines de Gardiens de la Révolution khomeyniste et de miliciens chiites du Hezbollah libanais.

 

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Le chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, est parvenu à s’entretenir téléphoniquement avec deux témoins oculaires. Ceux-ci rapportent des explosions "monstrueuses".

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Map Pro

 

Les organes de propagande officiels du régime syrien ont reconnu qu’ "un de nos aéroports militaires a subi une attaque au missile et notre défense aérienne s’y est opposée et l’a empêchée d’atteindre ses objectifs".

 

A regarder la photo que nous reproduisons d’un site d’information arabe, non sans l’avoir préalablement authentifiée, nous nous demandons ce qui se serait passé si ce raid avait "atteint ses objectifs".

 

De nombreux media et agences, notamment israéliens, ont mal identifié l’objectif qui a été pris pour cible et ont diffusé des photos d’opérations militaires antérieures.

 

L’aéroport d’al Dabaa se situe au sud-ouest de Homs, juste sous (au sud du) le lac Qattinah. Il dispose d’une piste de 3km orientée Est-Ouest (100º-280º, 10-28 en aéronautique).

 

Les premières estimations locales font état de 34 morts et de dizaines de blessés. Michaël Béhé est convaincu que ces chiffres sont très nettement sous évalués.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Map Pro

 

L’intensité des explosions indique que des munitions qui étaient stockées dans le périmètre de l’aéroport ont sauté. La garnison irano-hezbollah sur place avait reçu de grandes quantités d’armes ces derniers jours en remplacement de celles détruites récemment probablement par le Khe’l Avir (l’Aviation israélienne).

 

A Métula, on ignore pour le moment si l’attaque a été conduite par des missiles ou par des chasseurs-bombardiers – possiblement des avions furtifs F-35 – larguant des bombes "intelligentes".

 

Plus tôt ce jeudi, nous avons appris qu’une autre base iranienne proche d’Abou Kamal, sur l’Euphrate, à l’extrémité orientale de la Syrie, à proximité de la frontière irakienne, avait également été bombardée par les airs.

 

Le régime de Damas met en cause un raid de la Coalition américaine, mais Washington a démenti toute implication dans cette opération et les militaires américains ne mentent jamais sur ces sujets.

 

Nous ignorons qui est responsable du bombardement d’Abou Kamal, mais nous savons qu’il a provoqué la mort de dizaines de Pasdaran iraniens et de leurs supplétifs chiites. L’objectif visé se situe sur l’itinéraire de l’ "Autoroute iranienne".

 

D’autre part, l’alerte à la pollution de l’eau potable à Métula se poursuit. La nature et l’origine de l’empoisonnement de l’eau n’ont pas encore été révélées par les autorités et les habitants sont contraints de consommer de l’eau minérale.

 

 
Conférences de Stéphane Juffa à Genève et Bruxelles la semaine prochaine Version imprimable
Communiqué
mercredi, 23 mai 2018

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Bruxelles-Métula du 23 mai 2018 (012305/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mercredi, 23 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1499240996852729/ (Facebook).  Ou https://youtu.be/r6TSTsXcneQ (Youtube)

 

Stéphane Juffa analyse la teneur de l’ultimatum adressé dimanche par le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo au régime théocratique iranien.

 

Juffa considère que l’Europe n’a pas les moyens de contourner les sanctions économiques U.S. les "plus dures jamais envisagées". L’administration américaine a d’ailleurs menacé d’écraser (to crush) les pays qui s’opposeraient à sa décision.

 

Il apparaît clair à l’analyste que la junte chiite au pouvoir à Téhéran dispose désormais de deux options : se plier aux exigences de Washington, ou se trouver affaiblie au point qu’elle risque d’être renversée.

 

Federica Mogherini, quant à elle, a déclaré qu’ "il n’existait pas d’alternative à l’accord existant" et a demandé "en quoi l’initiative américaine "a rendu ou rendra la région plus sûre (…) ?".

 

A Métula, nous nous nous interrogeons pour savoir si la cheffe de la diplomatie européenne ne saisit sérieusement pas qu’un Moyen-Orient sans Iran en Syrie, au Liban, au Yémen, sans missiles tirés sur Riad, sans programme de développement de missiles balistiques, sans menaces d’extermination quotidiennes contre Israël, et sans risques de voir l’Iran reprendre son programme nucléaire dans 7 ans, alors que tout son outillage est intact, serait plus sûr qu’aujourd’hui ?

 

 
Alerte à l'eau potable à Métula Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 23 mai 2018

 

Dernière minute :

 

L’alerte générale est décrétée à Métula. Les autorités municipales et sanitaires ont interdit aux habitants de notre village frontalier de consommer l’eau du robinet. Le taux d’éléments nocifs dans l’eau est à ce point élevé que la population s’est également vue interdire de se laver les dents à l’eau courante.

 

Des spécialistes gouvernementaux sont à pied d’œuvre pour analyser les facteurs dangereux présents dans l’eau et en déterminer leur origine. A notre sens, il peut soit s’agir de pesticides utilisés par les agriculteurs locaux, soit, et c’est autrement plus préoccupant, d’un acte malveillant d’une organisation hostile. Rappelons que Métula touche pratiquement la ville libanaise de Kfar Kileh (25 000 hab.) aux mains du Hezbollah.

 

 
Autorité Palestinienne : le naufrage (info # 012005/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 20 mai 2018

 

Par Guy Millière

 

L’ambassade des Etats-Unis en Israël a donc été inaugurée le 14 mai, jour du soixante dixième anniversaire de la refondation de l’Etat juif au Proche-Orient. Ce fut une belle et émouvante cérémonie. Donald Trump est devenu, a juste titre, un héros pour le peuple israélien. Binyamin Netanyahou est lui-même célébré comme un grand homme d’Etat, à juste titre aussi.

 

En parallèle, la menace iranienne qui pesait sur Israël est en train de s’amoindrir à vue d’œil. Les roquettes tirées vers Israël depuis des positions iraniennes en Syrie ont toutes ou bien manqué leur cible, ou bien été détruites en vol. La riposte israélienne a été foudroyante et a infligé de très graves dommages aux positions iraniennes. La Russie n’a pas bougé, et les entretiens entre Binyamin Netanyahou et Vladimir Poutine, le 9 mai dernier, y sont pour quelque chose.

 

Vladimir Poutine entend préserver les bases russes en Syrie ainsi que le régime Assad, mais ne veut en aucun cas soutenir le régime iranien s’il se montre agressif à l’encontre d’Israël. Le Tsarévitch sait que l’Armée iranienne, si elle devait être confrontée à Tsahal, serait rapidement écrasée. Le régime iranien ne tient plus qu’à un fil, et, avant la riposte israélienne, la saisie par le Mossad de documents accablants pour la théocratie, en plein territoire iranien, avait montré que les mollahs et les Gardiens de la Révolution tenaient le pays d’une manière chancelante.

 

En parallèle aussi, l’Autorité Palestinienne a montré qu’elle n’était plus qu’un ectoplasme.

 

C’est le Hamas, et derrière lui le Djihad islamique, qui ont envoyé des gens brûler des pneus près de la frontière de Gaza, et des manifestants servant de boucliers humains à des islamistes djihadistes se faire tuer moyennant rémunération pour les familles des morts et des blessés.

 

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Abbas : pour qui sonne le glas ?

 

C’est le Hamas qui incarne désormais, de fait, les positions “palestiniennes”. Et le moins que l’on puisse dire est que le Hamas n’est pas un “partenaire pour la paix” et ne pratique même pas le double langage que Mahmoud Abbas et les dirigeants de l’Autorité Palestinienne ont pu utiliser parfois pour présenter un visage “modéré” aux idiots utiles occidentaux. Pour tenter d’exister encore face au Hamas, Mahmoud Abbas a tenu ces temps derniers un langage un peu plus ignoble, islamique et antisémite que d’habitude, mais ce sera peine perdue pour lui. Il ne mène plus le jeu.

 

Dans quelques jours vraisemblablement, tout au plus quelques semaines, l’administration Trump va présenter un plan de paix, et quel que soit son contenu, il sera refusé par l’Autorité Palestinienne, qui n’existe plus qu’à peine, et par le Hamas.

 

L’administration Trump pourra passer à l’étape suivante, qui sera sans doute un plan de paix sans Autorité Palestinienne et sans Hamas, mais avec les contributions de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie, et des monarchies du Golfe (sauf le Qatar).

 

Ce ne sera pas la paix immédiatement. Le lavage de cerveaux des populations arabes de Gaza et de Judée-Samarie ne s’effacera pas de sitôt. L’Autorité Palestinienne et le Hamas ne disparaitront pas en quelques mois. Les populations du monde arabe ne seront pas débarrassées de la haine contre les Juifs et Israël qui les imprègnent depuis bien trop longtemps. Mais ce sera un pas immense dans la bonne direction.


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Encore une base iranienne en Syrie qui part en fumée (info # 021805/18) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 18 mai 2018

 

© Metula News Agency

           
On nous rapporte en ce moment de très importantes explosions dans la base aérienne d’al Raqeetah, juste à l’ouest de la ville de Hama (Khama) au centre de la partie habitée de la Syrie [carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Les colonnes de fumée émanent de l’ensemble de la base, construite autour d’une piste d’aéroport orientée Est-Ouest d’une longueur de 2.8km. Voir la vidéo de la base en feu :

https://www.youtube.com/watch?v=hkZ5R9BEmsE&feature=youtu.be

 

On ignore si c’est le Khe’l Avir (l’Aviation israélienne) qui est responsable de ces déflagrations.

 

De nombreux Pasdaran [Gardiens de la Révolution khomeyniste] étaient casernés à al Raqeetah. Ils y avaient récemment et entre autres activités déployé des batteries de missiles antiaériens à longue portée Bavar-373.

 

Le Bavar [Crois !] est une imitation du S-300 russe développée par les Iraniens. 373 est le chiffre, en guématrie musulmane, qui désigne le nom du prophète Mahomet.

 

Une source gouvernementale syrienne attribue les explosions à la chaleur caniculaire qui règne dans la région. Nous n’y croyons pas une seule minute.

 

Des photographies de la base en feu récoltées par Michaël Béhé et Yoshoua Ohanna :

 

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Pourquoi Gaza me rend optimiste (info # 011805/18) Version imprimable
Analyse
vendredi, 18 mai 2018

 

Par Amram Castellion

           
Il y a environ 10 ans, j'avais demandé à un célèbre analyste stratégique ce que pourrait faire une armée civilisée face à une gigantesque foule de civils non armés, marchant vers son territoire pour l'envahir sans craindre la mort.

 

Comme le Hamas était déjà au pouvoir à Gaza, sa réponse m'avait glacé le sang : « On ne peut rien faire ». Aucune barrière ne peut résister à une nation. Aucune armée composée de jeunes Occidentaux élevés dans des principes moraux n'acceptera de tirer assez longtemps dans la foule, en faisant tomber pendant des heures des milliers de civils désarmés, pour empêcher l’invasion.

 

Or, lundi dernier, le 14 mai, le Hamas a cherché à envahir Israël depuis Gaza en employant précisément cette tactique. Il a caché des centaines de terroristes armés parmi des dizaines de milliers de civils marchant contre la frontière. Son objectif était de faire une brèche dans la barrièrre de sécurité, de pénétrer le territoire israélien, de tuer des centaines de Juifs et d'obliger Israël à tuer des milliers de Gazaouis pour reprendre le contrôle de la situation. Le Hamas aurait alors utilisé cette situation pour provoquer un mouvement mondial d'indignation contre l'Etat hébreu et faire lever la rue arabe de Mascate à Aubervilliers.

 

Heureusement pour le monde, Israël a fait la preuve que même cette tactique-là, naguère jugée imbattable par les meilleurs experts, Tsahal sait désormais comment la faire échouer.

 

Et ce qui est encore plus impressionnant – presque incroyable, quand on y pense – c'est que les Hébreux ont très probablement arrêté le raz-de-marée humain sans toucher un cheveu à un seul civil.

 

Tous les 60 morts de la journée étaient des hommes, en âge de porter des armes. Le Hamas lui-même a reconnu que 50 d'entre eux étaient ses propres terroristes. Si l'on ajoute les victimes du groupe terroriste allié Jihad islamique, et le pékin occasionnel non affilié que l'on a chargé d'aller à la frontière pour lancer un cocktail Molotov, il reste très peu de chances pour que l’une des victimes ait été un civil.

 

Certes, pour introduire un peu de variété, le Hamas a inventé l'histoire d'un bébé étouffé par les gaz lacrymogènes. Pas de chance, le médecin traitant de la petite a révélé le lendemain qu'elle était morte le matin même d'une maladie préexistante ; le cadavre a ensuite été apporté sur les lieux pour filmer des scènes de deuil devant les caméras.

 

Résumons : une foule de 40 000 civils, partiellement cachés aux défenseurs par la fumée de pneus incendiés, jetés contre une frontière dans une tactique jugée impossible à vaincre par les analystes, avec quelques centaines de terroristes cachés en son sein – et toute cette opération échoue sans entraîner la mort d'un seul innocent. Si nos commentateurs étaient si peu que ce soit lucides, ils auraient présenté la bataille de Gaza comme l'un des exploits les plus impressionnants de l'histoire militaire.

 

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Une excellente nouvelle. Sérieusement.

 

Nous n'avons pas le dixième des renseignements qui permettront un jour de comprendre tout ce qui s'est passé. Mais dès à présent, on peut affirmer que ce succès exceptionnel n'a été possible que par la combinaison de quatre facteurs:


1. Des renseignements extraordinairement précis. Trouver entre 50 et 60 terroristes dans une foule de 40 000 personnes et les repérer sans erreur, cela ne peut pas se faire seulement à l'œil nu. Israël connaissait nécessairement le détail des noms et leur localisation en temps réel. Pour obtenir ces renseignements, il faut à la fois une importante flotte de drones et de nombreux agents infiltrés sur le terrain. Quant à savoir si ces informateurs sont uniquement des Gazaouis ou s'ils incluent des troupes infiltrées provenant d'alliés tels que l'Egypte et l'Arabie Saoudite, ce sera pour plus tard.


2. Des technologies d’armement très, très avancées. Il ne suffit pas d'identifier sa cible ; il faut aussi l'abattre et laisser indemnes les boucliers humains, enfants et femmes, dont les terroristes s'entourent chaque fois qu'ils le peuvent. Ce n'est pas quelque chose que l'on puisse faire à travers la frontière, dans la fumée, armé du fusil de papa.


3. Un ennemi démoralisé. Nous savons que les tunnels militaires que le Hamas creuse en direction d'Israël ont une forte tendance à s'effondrer pendant la construction. Mais nous ne savons pas comment Israël les détruit – et surtout, le Hamas ne le sait pas non plus. Tout ce que savent les terroristes, c'est qu'Israël a le pouvoir de déjouer leurs plans les plus secrets avec des moyens invisibles et incompréhensibles. Il ne serait pas étonnant, qu'en plus de ces "effondrements de terrain", d'autres phénomènes étranges se soient aussi produits – comme, par exemple, des morts inexpliquées parmi les commandants. Tendu à l'extrême, le Hamas n'est probablement pas entré dans la journée de combat de lundi porté par une vague d'optimisme.

 

4. Pas de loyauté parmi la population. Si 40 000 personnes avaient réellement marché sans crainte jusqu'à la barrière, sans peur de la mort, elle aurait fini par céder. Au lieu de cela, nous avons des vidéos de petits groupes qui se pressent vers la barrière pour obtenir leur part de l'argent iranien versé aux candidats au suicide, déposent rapidement une charge ou donnent un coup de sécateur dans la grille, puis s'enfuient, heureux d'être encore en vie.

 

Ces quatre éléments combinés conduisent à la même conclusion : le Hamas est devenu trop faible pour avoir la moindre influence sur l'histoire à venir du Moyen-Orient. Sa faiblesse était déjà visible pour les spécialistes ; elle est désormais apparue aux yeux du monde.

 

Cela, dans le cadre de la résolution des conflits du Moyen-Orient, a une conséquence essentielle. Les Palestiniens, qui refusaient tout progrès et ont toujours empêché le moindre accord, ont désormais perdu cette capacité de blocage. Le Hamas peut encore terroriser les habitants de Gaza ; mais personne d'autre, sur cette planète, n'écoutera plus jamais son opinion.


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Notes de route Version imprimable
Communiqué
vendredi, 18 mai 2018

 

Notes de route

Mai 2018

 

Communication de la rédaction de la Ména


La Ména propose :

 

1. Une place de stage pour une ou un stagiaire âgé d’entre 23 et 35 ans

Durée 6 mois avec prolongation possible de 6 mois supplémentaires en cas de satisfaction mutuelle.

Début du stage : fin juin

Exigences : la passion du journalisme, un français parfait, du talent, connaissances avancées dans l’une au moins des langues suivantes : anglais, hébreu, arabe.

Nous offrons : familiarisation avec toutes les disciplines du journalisme : écrit, radio, TV (reportage et présentation). Travail quotidien au côté de grands professionnels.

Location : Métula

Conditions : nourri, logé, blanchi + argent de poche.

Contrat : une copie des termes de l’engagement figure sur le site de l’agence menapress.org

Faire offre de candidature à redaction@metulanews.info joindre C.V complet, photo, publications, travaux ou émissions, lettre de motivation manuscrite.

 

2. Assistante ou assistant de rédaction, mandat court (remplacement)

Durée un mois, à partir de tout de suite

Prolongation éventuelle en cas de satisfaction mutuelle

Exigences : bonnes connaissances informatiques, fiabilité, responsabilité, bonne connaissance du français

Nous offrons : nourri, logé, blanchi + argent de poche. Possibilité d’occuper gratuitement une chambre un mois après la fin du mandat.

Location : Métula

Faire offre de candidature à Madame Sylvie Tobelem info@metulanews.info

 

Conférences :

 

1. Stéphane Juffa donnera une série de conférences sur le thème "Le danger viendra du Nord", les risques d’un conflit avec l’Iran et le Hezbollah et les enjeux régionaux, le 29 mai prochain à Genève, le 31 mai à Bruxelles, le 5 juin à Strasbourg (non définitif). Réservez votre soirée. Les informations détaillées seront annoncées la semaine prochaine.

 

2. A l’intention d’une université, d’une organisation, d’un media ou d’une communauté, il reste la possibilité d’organiser une conférence supplémentaire ou un débat contradictoire, en Europe, le dimanche 3 juin. Prendre contact avec Madame Sylvie Tobelem info@metulanews.info.

 

Abonnements :

 

La Ména procèdera à la radiation définitive de la moitié des abonnements qui ne sont pas à jour de paiement le 15 juin prochain. La réinscription ne pourra se faire qu’après paiement de tous les arriérés. Les personnes qui régulariseront leur abonnement avant le 15 juin seront exemptées du paiement des arriérés.

 

La seconde partie des radiations interviendra le 15 juillet.

 

Si vous avez oublié vos coordonnées d’enregistrement, ou pour toute autre question d’ordre technique, contactez Madame Sylvie Tobelem info@metulanews.info. Les dossiers actuellement en traitement ne sont pas concernés par cette mesure.

 

Reproduction d’articles :

 

Nous rappelons que la reproduction d’articles de la Ména soumis au droit d’auteur ne peut se faire qu’avec l’accord écrit de la Metula News Agency. Pour négocier ces autorisations, contactez Madame Sylvie Tobelem info@metulanews.info.

 

Certificats d’actions :

 

Nous sommes en retard dans l’émission et la livraison des certificats commandés et payés.

 

Ce retard est dû à l’impossibilité de réunir le comité de direction à cause des récents événements en Syrie et à Gaza.

 

Nous vous prions de nous pardonner ce retard. Les certificats seront émis et envoyés prochainement. Il reste possible d’acquérir des actions de la Ména.

 

 
Gaza : la France unanime participe au sacrifice de Moloch (011705/18) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 17 mai 2018

 

Par Ilan Tsadik

 

Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin pour déterminer qui est responsable des morts de Gaza :

 

Dans un petit territoire virtuel, autonome et souverain, situé au bord de la mer, des habitants sont allés se promener sur une jetée surplombant une falaise. Mais cette jetée, par mauvais temps, est glissante et 20 personnes, jour après jour de la semaine dernière, sont tombées à la mer et ont péri.

 

Le roi de ce territoire, celui qui en détient la gouvernance, au lieu d’interdire l’accès à la jetée, a promis entre cent et trois cents dollars à qui l’emprunterait, et de 3 000 à 5 000 dollars aux familles de ceux qui perdraient la vie.

 

Je ne parle que de la responsabilité gouvernementale de celui qui détient le pouvoir exécutif de ce royaume. Sous toutes les formes de régimes, la première obligation du détenteur de l’autorité consiste à protéger la vie de ses administrés, et s’il ne dispose pas des forces de police suffisantes pour empêcher la population de se promener sur la jetée mortelle, cela n’efface pas son obligation de lui en interdire l’accès et de la menacer de sanctions afin de la dissuader de mettre son existence en danger.

 

Or, dans le califat de Gaza, le souverain Hamas a fait précisément le contraire : il a encouragé les gens, en promettant des récompenses pécuniaires, à se rendre massivement sur la jetée. Ce qui fait de lui l’unique responsable de la mort des 80 Gazaouis qui ont succombé les jours suivants.

 

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Le Dr. Salakh al Bardawil, membre du bureau politique du Hamas :

50 des 61 morts de lundi étaient des moudjahidines du Hamas

 

L’attitude du souverain Hamas est bien évidemment constitutive d’un crime contre l’humanité, caractérisé par un sacrifice humain ; l’analyse sereine de la situation, très simple au demeurant, ne laisse pas de place au doute. Et la nature du risque encouru n’a pas d’importance au crible de cet examen : l’unique responsable de ces décès, ce n’est ni la jetée, ni le mauvais temps, ni la falaise, ni les poissons.

 

C’est le Hamas. Et ceux qui accusent la jetée, le mauvais temps, la falaise et les poissons, en exonérant le Hamas de sa responsabilité, ou en lui trouvant des circonstances atténuantes, se constituent complices objectifs de son crime. C’est le cas des media et du gouvernement français dans leur globalité.

 

Quant à la preuve de l’attribution des rémunérations au suicide, on en trouve notamment la trace dans un article Guillaume Gendron dans Libération ; il a simplement recopié l’un des nombreux communiqués du Hamas allant dans ce sens.

 

Voilà ce qu'écrivait Gendron, qu’on ne peut pas soupçonner d’être un partisan d’Israël, de son gouvernement ou de son armée :

 

"(…) le Hamas a annoncé que chaque blessé par balle recevra un chèque (entre 200 et 500 dollars, soit entre 160 et 400 euros, selon la gravité de sa blessure) et les familles endeuillées 3 000 dollars (2 400 euros) d’indemnités".

 

Considérons maintenant la corrélation entre l’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem et les manifestations à Gaza, à la frontière avec l’Etat hébreu, telle que mise en exergue par toute la presse tricolore, de L’Humanité à Paris-Match, en passant par Le Point (qui s’est distingué pour l’occasion), le Figaro, Le Monde, et toutes les chaînes de télévision.

 

En nous demandant s’il avait fallu, par le passé, un transfert d’ambassade pour que le Hamas tire spontanément 18 000 roquettes sur les villages limitrophes israéliens et jusqu'à Tel-Aviv. Des Katiouchas pour la plupart arrêtées par Israël grâce au Dôme de fer.

 

Avait-il fallu un transfert d’ambassade pour que le Hamas creuse plus de 40 tunnels stratégiques (des ouvrages uniquement destinés à kidnapper des Israéliens et à les tuer) – avec l’argent de l’aide humanitaire -, qui ont été repérés et détruits grâce à de nouvelles technologies développées par les ingénieurs de l’Etat hébreu ?

 

Or le Hamas – le mouvement de la résistance islamique palestinien – s’il ne s'attaque pas à Israël n'a pas de raison d'être : si ses membres étaient des champions en agriculture, cela se saurait depuis longtemps.

 

Ce n’est donc pas le déménagement de l’ambassade américaine dans la capitale historique et spirituelle du seul peuple d’Israël qui a provoqué les émeutes de Gaza. Ce déménagement n’a pas "provoqué" des manifestations spontanées, mais a été instrumentalisé par le Hamas afin de fomenter des émeutes. Et de couvrir des actes de guerre programmés – enlèvement de soldats et de civils israéliens, assassinats – en dissimulant ses miliciens armés parmi la foule poussée vers la jetée ou vers la frontière.

 

Et si l'ambassade avait été inaugurée le 15 juin, ils auraient provoqué des émeutes le 15 juin. Et si l’Amérique n’avait pas déménagé son ambassade à Jérusalem, ils auraient trouvé un autre prétexte.

 

Peu de gens en France le savent, parce que cela a été savamment dissimulé par les media tricolores, mais samedi dernier, en pleine "Marche du retour", le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a bombardé l’un de ces tunnels de la mort à quelques dizaines de mètres du point de passage d’Erez. L’endroit par lequel des dizaines de milliers de malades de Gaza, dont les proches des dirigeants du Hamas, viennent recevoir des soins dans les hôpitaux hébreux. Difficile d’imaginer un acte plus cynique et plus criminel.

 

Toujours dans la même période, mais plus au Sud, le mouvement de la résistance islamique palestinien a fait exploser le conduit qui fournit le gaz à la bande côtière, de même que le tapis roulant qui achemine l’essentiel des denrées et des marchandises dans l’enclave palestinienne. Suite à cet attentat, Israël n’avait pas d’autre choix que de fermer momentanément le poste de transit.

 

Si l’on dissimule les raisons de ces décisions, le public ne voit plus qu’une attaque aérienne contre un point du territoire palestinien et la fermeture de Kerem Shalom, sans avoir la possibilité de connaître les raisons hyper-légitimes qui les ont induites.

 

Cette semaine, Tsahal a acheminé des médicaments et du matériel médical en provenance de ses propres stocks, ainsi que d’organisations humanitaires internationales et arabes, afin de soutenir l’effort des médecins de Gaza. Le Hamas ne les a pas laissé entrer.

 

Cette organisation terroriste est évidemment la seule à blâmer pour les cent morts à proximité de la frontière. Ouvrir le feu ne signifie pas toujours que l’on assassine ; Tsahal applique le principe de la défense territoriale, il défend son territoire et les citoyens dont il est responsable de la sécurité. S’il ne l’avait pas fait, les miliciens du Hamas et la populace conditionnée depuis l’enfance auraient investi les agglomérations israéliennes et ils n’y auraient pas distribué des roses et du chocolat ! Les commentateurs antisémites feignent de l’ignorer.

 

Contrairement aux mensonges qu’ils répandent, toutes les chancelleries n’ont pas crié au massacre avec le gouvernement et les journaleux antisémites de l’Hexagone : outre les USA et plusieurs autres Etats, l’Australie et l’Allemagne ont décrété qu’Israël avait parfaitement le droit de défendre son territoire et sa population.

 

Un autre élément vient démontrer au-delà du doute sensé que c’est l’organisation terroriste qui impose sa dictature sur Gaza qui a dirigé, contrôlé et orienté les "manifestations pacifiques spontanées" de ces derniers jours :

 

mardi, en effet, le Hamas a décidé qu'il y avait suffisamment de morts pour sa propagande, et il n'a envoyé personne mourir le long de la frontière. Il a annoncé 2 morts mardi - contre 60 lundi ! - mais ce n'est pas même vrai ; personne n'a été tué avant-hier selon les informations en notre possession.

 

Mardi, c'était pourtant le jour de la Nakba, chaque année, le jour principal de la "révolte" des Palestiniens ! Chaque année, des affrontements, parfois violents, ont lieu en Cisjordanie et même dans les régions arabes à l’intérieur d’Israël.

 

Cette année, on a connu, à part de minuscules attroupements, le Jour de la Nakba le plus tranquille depuis des années. Y compris en bordure de Gaza.

 

Que s’est-il passé ? Les manifestants pacifiques spontanés ont tous décidé qu’ils allaient rester chez eux le Jour de la Nakba, alors que le Hamas avait prévu et annoncé que devait s’y dérouler le rassemblement le plus massif des deux semaines de protestations ?

 

Ils ont oublié où se trouve la frontière ? Ils ont décidé d’eux-mêmes, à l’unanimité, de ne pas y prendre part ? Il y avait du football à la télévision ?

 

Est-il seulement permis de prétendre être naïf à ce point pour ne pas avoir remarqué la différence ?

 

En fait, ce sont cinq frappes de l’Armée israélienne sur des objectifs soigneusement sélectionnés situés à l’intérieur de Gaza, en riposte à des tirs de miliciens et à l’interception de poseurs de bombes contre la barrière de sécurité, qui ont dissuadé Ismaïl Hanya et ses complices de poursuivre le sacrifice de Moloch.

 

Il y avait quatre raisons pour empêcher enfin de sacrifier des vies humaines : 1. Ils avaient aligné suffisamment de cercueils de leurs administrés pour les besoins de leur propagande macabre. 2. Ils ont compris que les futurs raids du Khe’l Avir allaient les prendre pour cibles eux, et non plus seulement ceux qui tentaient de franchir la frontière. 3. Tsahal allait révéler que parmi les 61 tués de lundi, il n’y avait pratiquement pas de femmes ni d’enfants, et qu’au moins 50 morts étaient des miliciens membres d’Ezzedine al Qassam. Et surtout 4. Le mouvement de la résistance islamique avait déjà perdu 50 (au moins) de ses combattants d’élite, sans obtenir le moindre succès, et l’enthousiasme des miliciens pour aller se faire trucider pour rien était en très nette diminution.

 

C’était le dernier moment pour le Hamas pour communiquer sur le fait que la "Marche du retour" n’était en réalité qu’une opération militaire camouflée en manifestation pacifique. Pour le dire à sa façon, avant que les Israéliens ne le fassent à sa place de manière plus crue, avec noms, âges, fonctions au sein d’Ezzedine al Qassam (la branche armée du Hamas), et même de nombreuses photos de ces miliciens en uniforme.

 

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Quelques-uns des "manifestants pacifiques et spontanés" morts lundi à Gaza (source Hamas)

 

C’est le Dr. Salakh al Bardawil, membre du bureau politique du Hamas, l'un des leaders les plus importants de l’organisation terroriste dans la bande de Gaza, que l’on a envoyé déclarer sur Baladna TV [ara. : notre pays], que "50 parmi les 61 morts de dimanche étaient des miliciens du Hamas".

 

Cela constitue évidemment l’aveu que la "Marche du retour" n’était pas l’expression d’une manifestation populaire spontanée en réponse à l’aménagement de l’ambassade U.S. à Jérusalem. Ce, d’autant plus qu’al Bardawil a précisé lors de son interview que les miliciens tués étaient des shahid [martyrs], il a également employé les mots moudjahidines [combattants, résistants] et Saïf-Al-Islam [épée de l’islam]. Ils étaient donc, sans l’ombre d’un doute raisonnable, au vu du vocabulaire utilisé, en mission opérationnelle, et non à titre privé, afin de prêter main forte à d’éventuels manifestants civils.

 

Mais c’était aussi un coup dur pour les journalistes et responsables politiques d’autres pays, en particulier en France, où la presse, unanime, ne parle que de cela, en mettant en exergue le lien entre l’inauguration de l’ambassade et la "manifestation pacifique", en multipliant les mentions de bain de sang, de massacre, de comportement disproportionné des soldats de Tsahal, et les condamnations du Quai d’Orsay et de l’Elysée.

 

Obligée, pour ne pas être débordée elle aussi par d’autres sources d’informations, d’annoncer la confession de Salakh al Bardawil, l’AFP s’est également fendue d’un communiqué. Il est intentionnellement brouillon, citant la déclaration du chef du Hamas mais sans en déduire les enseignements qu’elle impose. Et particulièrement, en maintenant, contre toute évidence, ses accusations précédentes contre Tsahal et Israël, et accusant de surplus l’Etat hébreu d’utilisation inappropriée de la déclaration du Hamas :

 

(AFP extrait) "Mais l'armée et le gouvernement israéliens, confrontés à une vague de réprobation après la mort de près de soixante Palestiniens sous des tirs israéliens lundi et deux autres mardi, se sont saisis de ces propos pour contester le caractère pacifique des manifestations et maintenir que celles-ci étaient orchestrées par le Hamas." 

 

???

 

Si au moins 50 des soixante morts de lundi étaient des miliciens du Hamas, comment peut-on prétendre à une "MANIFESTATION PACIFIQUE" ?

 

Et comment, dans ces conditions, une personne sensée peut-elle soutenir que l’opération n’était pas organisée par le Hamas ?

 

On dépasse à l’occasion de cet incident les frontières du seul antisémitisme, on touche à la prestidigitation antisémite !

 

C’est juste ignoble : Israël s’est SAISIE du fait que 85 pour cent des morts durant cette opération appartenaient à la Waffen SS pour l’attribuer à l’Armée allemande !!!

 

Au vu de ce qui précède, la responsabilité unique du Hamas n’est pas contestable. L’organisation terroriste a encouragé ses administrés au suicide afin d’obtenir le nombre le plus élevé possible de morts et d’en accuser, avec l’aide de journalistes et de gouvernants sympathisants islamistes, antisémites ou très, mais alors vraiment, très très bêtes, l’Etat d’Israël et son armée.

 

Outre la situation à Gaza, nous sommes ici fortement préoccupés par l’unanimisme virulent qui s’est exprimé contre Israël dans la presse, sur toutes les chaînes de télévision et au sommet de l’Etat français. Au besoin, par déguisement des faits ou par omission. Il y a des postures que l’on peut comprendre lorsqu’elles émanent d’un tyran islamiste comme Erdogan, mais pas de pays d’Europe occidentale, membres de l’Union Européenne.

 

 
Comment les sanctions américaines feront tomber les mollahs (info # 011405/18) Version imprimable
Analyse économique
lundi, 14 mai 2018

 

Par Amram Castellion

 

Depuis l’annonce, le 8 mai dernier, du retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran du 14 juillet 2015 (dit JCPOA pour « Joint Comprehensive Plan of Action »), de nombreuses fausses interprétations circulent sur les effets de la décision américaine. Des erreurs sont véhiculées des deux côtés : les partisans du retrait américain le présentent comme un moyen d’empêcher l’acquisition par l’Iran de la bombe atomique, les adversaires de la décision du président Trump affirment que le JCPOA n’est pas mort et peut être réformé.

 

La vérité, quand on observe la situation de près, est très différente. Le retrait américain du JCPOA n’a pas pour objectif d’empêcher l’acquisition par les mollahs de l’arme atomique, mais de créer une pression économique insupportable qui conduira à la chute de la République Islamique et à un changement de régime. Dans le même temps, toutes les tentatives européennes pour sauver ou modifier le JCPOA relèvent de la pure gesticulation diplomatique et n’ont strictement aucune chance d’aboutir.

 

Si l’objectif était seulement d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme atomique, le retrait américain de l’accord n’aurait pas été nécessaire.

 

Non pas que le JCPOA lui-même suffise à empêcher la nucléarisation du régime. Il l’a rendue plus difficile à court terme, en obligeant l’Iran à réduire ses stocks d’uranium enrichi, à diviser par quatre le nombre des centrifugeuses en activité, à neutraliser la centrale productrice de plutonium d’Arak et à accepter des visites renforcées d’inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Mais il a aussi laissé aux Iraniens la possibilité de reprendre leur activité nucléaire sans limitation après 2025 – c’est-à-dire demain. Dans l’intervalle, il a laissé certains sites en-dehors de tout contrôle réel : sur les sites de nature militaire, comme Parchin, les inspecteurs de l’AIEA ne sont pas les bienvenus et ce sont les Iraniens eux-mêmes qui procèdent aux prélèvements. Ce qui offre autant de garanties que s’il n’y avait pas de prélèvements du tout.

 

Et si cela ne suffisait pas, les Iraniens n’ont pas respecté une dimension essentielle de l’accord de 2015 : celle qui les obligeait à déclarer toute activité militaire passée et à y mettre fin définitivement. Comme Benyamin Netanyahou l’a révélé au monde le 30 avril dernier, l’Iran a dissimulé et soigneusement préservé les archives de son programme militaire, ce qui lui aurait permis de reprendre ce programme à tout moment si le Mossad et ses alliés n’y avaient pas mis bon ordre.

 

Mais si le JCPOA lui-même n’offrait pas une garantie suffisante contre la nucléarisation militaire de la Perse, l’activité déployée depuis au moins 20 ans par les services secrets des pays concernés (le Mossad, mais aussi les services des pays arabes du Conseil de Coopération du Golfe) – pour pénétrer le programme iranien a depuis longtemps atteint un niveau suffisant pour empêcher la reprise effective du programme militaire.

 

La totalité des plans militaires destinés à reprendre plus tard la fabrication d’une bombe a quitté le pays et n’y reviendra jamais. Encore plus important, le succès prodigieux du Mossad pour identifier et subtiliser la gigantesque archive nucléaire militaire des Perses ne peut s’expliquer que par l’existence d’un réseau dense de soutiens au plus haut niveau de l’establishment iranien.

 

Un signe de l’étendue probable des soutiens dont bénéficient les services israéliens et arabes pour empêcher la nucléarisation de l’Iran est le suivant : entre 2010 et 2012, quatre spécialistes nucléaires iraniens – Masoud Alimohammadi, Majid Shahriari, Darioush Rezaeinejad et Mostafa Ahmadi Roshan – ont été assassinés dans des circonstances, disons, non éclaircies. Mais depuis six ans, plus aucune opération de ce type n’a été nécessaire. Comme la capture des archives nucléaires l’a montré, ce ne peut pas être faute de capacité d’action d’Israël et de ses alliés sur place. La seule explication possible de cette trêve est donc qu’un nombre suffisants de spécialistes iraniens se sont montrés assez coopératifs pour faire disparaître la menace.

 

Le risque d’une acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran était donc déjà écarté pour de nombreuses années bien avant que le président Trump n’annonce son retrait du JCPOA. L’objectif de ce retrait doit donc être cherché ailleurs – dans la volonté du Président Trump et de son équipe internationale d’aider l’opposition iranienne à faire tomber le régime médiéval de la République Islamique d’Iran.

Cet objectif n’est pas dissimulé. Le nouveau conseiller du président pour la sécurité nationale, John Bolton, le répète à qui veut l’entendre depuis de nombreuses années. Le président lui-même, dans les derniers jours de l’année 2017 et les premiers de 2018 – alors qu’une vague de manifestations menaçait le régime – a tweeté son soutien aux manifestants et son espoir de voir tomber le régime.

 

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Les vœux de bonne année du Président Trump aux mollahs : au moins, c’est clair

 

Une opération militaire pour faire tomber le régime iranien est exclue. D’abord, elle risquerait d’échouer. Ensuite, Trump n’est pas prêt à payer le prix – en vies humaines, en argent et en popularité – que George W. Bush a dû payer pour son invasion de l’Irak. Les Etats-Unis doivent donc trouver une autre voie pour soutenir la volonté de l’opposition iranienne de voir tomber le régime. C’est ici qu’intervient le retrait du JCPOA.

 

L’accord de 2015 avait levé les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis sur plusieurs secteurs clés de l’économie iranienne. L’énergie, la chimie, les transports, les banques sont particulièrement concernés.

 

Avec le retrait américain de l’accord, ces sanctions seront remises en place. Cela signifie concrètement que toute entreprise qui voudrait continuer à commercer avec l’Iran dans ces domaines devrait renoncer à tout lien commercial, même le plus ténu, avec les Etats-Unis d’Amérique – sauf à se voir traîner devant les tribunaux américains et à y être condamné à des amendes démesurées. Pour mémoire, avant que les sanctions ne soient levées par l’accord, la banque française BNP Paribas avait eu le malheur de chercher à la contourner et avait été condamnée, le 1er mai 2015, à la modique somme de 8,9 milliards d’amendes par un tribunal de New York.

 

Avec le rétablissement imminent des sanctions, toutes les entreprises des secteurs clés devront donc choisir entre le marché iranien – 27ème économie du monde en 2017 selon la Banque mondiale, avec une richesse produite de 432 milliards de dollars – et celui des Etats-Unis, première économie du monde avec 19 391 milliards. Celles qui préfèreront rester en Iran seront, naturellement, assez peu nombreuses.

 

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Le président iranien, Rohani. Il va bientôt faire beaucoup, beaucoup plus chaud…

 

Deux périodes de grâce ont été décidées par le Trésor américain, de 90 ou 180 jours selon les secteurs. A l’issue de cette période, le retrait américain aura rapidement trois effets :

 

L’effondrement des exportations iraniennes de gaz et de pétrole. Après la mise en place des sanctions américaines, les exportations iraniennes de pétrole s’étaient effondrées, passant de 9,3 milliards de dollars en 2012 à 2,6 milliards en 2016. Elles ont ensuite rapidement augmenté : l’Iran attend 4,5 milliards de recettes cette année. Ce début de renaissance va maintenant être tué dans l’œuf.

 

L’annulation des grands contrats. Depuis la levée des sanctions américaines, l’Iran a signé des contrats pour l’acquisition d’Airbus et de Boeing, le développement de nouveaux champs pétroliers (un contrat de 5 milliards de dollars a notamment été signé avec Total), l’achat et la production d’automobiles (contrat avec Volkswagen en particulier) et le développement du tourisme. Derrière les grandes entreprises, tout un réseau de sous-traitants va perdre l’accès au marché iranien. Le pays le plus touché sera l’Allemagne, où près de 10 000 entreprises ont des liens avec l’Iran.

 

Une asphyxie financière presque complète du pays. Toutes les banques devront choisir, non seulement entre le marché iranien et le marché américain, mais entre le marché iranien et la réalisation de transaction en dollars (sauf si elles peuvent prouver que les dollars utilisés avec d’autres pays n’ont jamais alimenté de compte utilisé pour l’Iran). Les liens bancaires entre l’Iran et le reste du monde vont donc être réduits au strict minimum.

 

Contrairement à ce qu’essaient de faire croire les diplomates européens dans un exercice uniquement destiné à essayer de leur sauver la face, les puissances européennes ne peuvent strictement rien faire pour empêcher ces conséquences. Le président Macron et son ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, parlent de négocier un accord élargi qui prendrait en compte le développement des missiles iraniens, les efforts de déstabilisation régionale menés par le régime et l’avenir du programme nucléaire après 2025. Nous ne savons pas encore quelle sera la réponse iranienne à cette proposition. Mais, quelle qu’elle soit, la négociation d’un tel accord durerait plusieurs années, pendant lesquelles les sanctions américaines prendront pleinement effet.

 

Certains diplomates européens menacent aussi de prendre des « directives bloquantes » interdisant aux entreprises d’obéir aux sanctions américaines. Là, nous entrons pleinement dans le domaine de la farce. Aucune directive ne pourra empêcher la justice américaine d’imposer des amendes aux entreprises prises à vouloir commercer à la fois aux Etats-Unis et en Iran. Aucune directive ne pourra empêcher une entreprise de choisir duquel des deux marchés elle veut se retirer. Ceux qui continuent à faire cette proposition ne peuvent pas être considérés comme des analystes sérieux.

 

Les conséquences du rétablissement des sanctions sont faciles à prévoir. L’économie iranienne va entrer en profonde récession. La pauvreté s’aggravera. Les infrastructures ne pourront pas être entretenues et s’éroderont graduellement. Il y aura du désespoir économique, de la faim, des suicides.


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Bruxelles-Métula spécial Jérusalem (021405/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 14 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Les trois conséquences du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, par Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca

 

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1492067187570110/ (Radio Judaica)

https://youtu.be/YH8AjTjenwA (Youtube).

 

Analyse exclusive.

 
La stratégie gagnante de Donald Trump (info # 011305/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 13 mai 2018

 

Par Guy Millière

 

Comme c’était prévisible, Donald Trump est sorti de l’accord désastreux passé par Obama avec le régime iranien en juillet 2015.

 

Comme c’était prévisible aussi, des sanctions américaines très dures contre le régime iranien sont d’ores et déjà remises en place. 

 

Comme c’était prévisible encore, le régime iranien vocifère, dit qu’il va relancer son programme nucléaire qui n’a, en réalité, jamais été interrompu, comme l’ont montré les documents saisis par le Mossad dont a parlé récemment Binyamin Netanyahou dans un exposé magistral. Or le régime iranien propose aux Européens de se conduire en idiots utiles et de continuer à travailler avec lui pour ne pas perdre les milliards qu’ils ont investis en Iran.

 

Comme c’était prévisible toujours, les dirigeants européens se montrent très désireux d’être traités en idiots utiles, veulent tout faire pour éviter de perdre des milliards, accusent Donald Trump de prendre des décisions ineptes, nient servilement le danger incarné par le régime iranien, et tentent  d’imaginer des façons de contourner les sanctions américaines, sans se soucier un seul instant des morts que le régime iranien a semé et continue à semer au Yémen, au Liban, en Syrie, à Gaza, et surtout, au sein de la population iranienne elle-même.

 

Comme c’était prévisible, ajouterai-je, les dirigeants européens ne se contentent pas d’insulter Donald Trump. Ils insultent également Binyamin Netanyahou et le Mossad en les traitant de menteurs.

 

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Lundi 14 mai, aucun représentant des pays européens ne sera présent à la cérémonie d’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, car les dirigeants européens nient à Israël le droit de choisir sa capitale et sont résolument “propalestiniens”, donc favorables au terrorisme anti-israélien. 

 

La suite est tout aussi prévisible. 

 

Contrairement à ce qu’affirment ici ou là des analystes en papier mâché, le régime iranien n’ira pas au-delà des vociférations et de quelques tirs depuis la Syrie en direction d’Israël, car les dirigeants  iraniens savent que s’ils déclenchaient une guerre contre Israël, leur régime serait détruit et tomberait très vite. La situation intérieure en Iran reste très troublée, le mécontentement de la population est intense, et quand bien même l’appareil répressif du régime est féroce, il n’est pas certain qu’il pourrait tenir face à une vague de mécontentement bien plus intense qui pourrait découler d’une attaque menée contre Israël suivie de frappes israéliennes sur l’Iran. Israël peut ainsi frapper des bases iraniennes en Syrie et les détruire sans avoir à craindre une riposte massive et une déclaration de guerre du régime iranien.

 

Les dirigeants européens, en dépit de leur pusillanimité et de leur mercantilisme, se heurteront assez vite à un choix : soit subir eux-mêmes des sanctions américaines et risquer de perdre davantage de milliards encore, soit se plier aux décisions de Donald Trump, et ils s’y plieront, en maugréant. Entre des contrats avec le régime iranien et le commerce avec les Etats-Unis, le choix qu’ils feront n’ira évidemment pas en direction du régime iranien.

 

Le régime iranien, même s’il ne déclenche pas la guerre contre Israël, se retrouvera de toute façon en difficulté, et sera confronté dans quelque temps (six mois, un an peut-être) à une situation d’asphyxie similaire à celle dans laquelle se trouve la Corée du Nord. Il devra dès lors faire des concessions et poser un genou à terre, voire les deux ; l’alternative aux concessions sera une vague de mécontentement provoquée par l’asphyxie, et le régime iranien ne pourra sans doute pas échapper à une révolte intérieure bien plus intense que celles qu’il a connues et à une déstabilisation extrêmement profonde.

 

D’autres pays que les Etats-Unis installeront leur ambassade à Jérusalem et reconnaitront Jérusalem en tant que capitale d’Israël. Un mouvement en ce sens est d’ailleurs enclenché. Nombre de pays discerneront qu’avoir des relations positives avec Israël est plus digne, et bien plus productif sur tous les plans, qu’avoir des relations positives avec une entité terroriste anti-israélienne.

 

Les dirigeants européens découvriront que leur position est destinée à s’effriter, et que traiter Israël par le mépris les place dans une impasse. Et quand bien même ils entendraient rester “propalestiniens”, donc favorables au terrorisme anti-israélien, ils s’apercevraient qu’ils risquent d’être les derniers “propalestiniens” sur Terre, et que les principaux pays du monde arabe sunnite sont eux-mêmes profondément lassés de soutenir la “cause palestinienne”, et voient désormais en celle-ci un fardeau dont ils préféreraient trouver un moyen de se débarrasser pour se rapprocher d’Israël.

 

Ce qui se dessine est une transformation géopolitique très profonde qui dépasse le Proche Orient. 

 

Une des prochaines étapes de cette transformation sera la rencontre le 12 juin prochain entre Donald Trump et Kim Jong Un à Singapour. Rencontre au terme de laquelle Kim Jong Un aura tout intérêt à comprendre qu’il se trouve face à une offre qu’il ne peut refuser sans en subir des conséquences très lourdes, voire mortelles pour lui.

 

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Emission spéciale Israël-Iran (011105/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 11 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Le débriefing complet de la Guerre israélo-iranienne de jeudi matin, par Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre d'une émission spéciale sur Radio Judaïca

https://www.youtube.com/watch?v=daTCzJNzpC0&feature=youtu.be (Youtube).

 

Vous n’entendrez cette analyse détonante, originale et exclusive nulle part ailleurs !

 

(Version complète)

 
La Syrie et l’Iran assommés par la riposte de Tsahal à l’aube de ce jeudi (info # 031005/18) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 10 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 10h35 jeudi, 09h35 à Paris

 

Aux alentours de minuit, la force d’élite al Quds (Jérusalem) des Gardiens de la Révolution Iranienne, sous le commandement du Major Général Qassem Soleimani, a tiré un barrage de 20 roquettes à partir de Syrie, visant des bases de la première ligne de défense de Tsahal dans le Golan.

 

Quatre des projectiles ont été interceptés pas le Dôme de fer, tous les autre sont tombés en territoire syrien, selon un porte-parole de l’Armée israélienne. De notre côté, nous ne comptons aucun blessé ni aucun dommage matériel.

 

La réponse de Tsahal a été pour le moins fulgurante. L’Aviation, le Khe’l Avir hébreu, a attaqué et le plus souvent oblitéré des dizaines d’objectifs en Syrie [carte]. Le plus grand nombre appartenait à l’Armée iranienne, mais des positions des forces du régime et du Hezbollah ont également été anéanties.

 

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La carte des objectifs visés ce matin proposée par l’Armée israélienne

 

Le front libanais est demeuré parfaitement calme.

 

Les chasseurs-bombardiers à l’étoile de David et les différents missiles à disposition de Tsahal, de même que ses blindés et son artillerie lourde, ont détruit tout d’abord les points d’appui de l’Armée d’Assad dans le Golan, d’où est partie l’attaque avortée des Gardiens de la Révolution et de leurs supplétifs du Hezbollah libanais.

 

Les chars, les missiles Tamouz et l’artillerie lourde de Tsahal ont massivement pilonné et détruit ces positions, notamment aux abords du village druze de Khader, à 3km de la frontière israélienne, et de Khan Arnabeh, à 4km de celle-ci.

 

Toute la nuit du Doigt de la Galilée a résonné au son des activités des militaires israéliens.

 

C’est un peu après 4h du matin que la seconde vague, la plus importante, a été déclenchée. Elle s’est concentrée sur les entrepôts d’armes et de munitions de l’ennemi, ses casernes, ses sites logistiques, et les centres de renseignement du contingent de Téhéran en Syrie, brutalement punis.

 

Plusieurs systèmes antiaériens qui gênaient l’activité des chasseurs-bombardiers ont été réduits au silence. Aucun avion israélien n’a été touché par les tirs de la DCA adverse.

 

A trois reprises au moins, plus tôt dans la nuit, des missiles tirés à partir de Tzfat (Safed), avaient intercepté et anéanti des missiles sol-air syriens qui poursuivaient des appareils du Khe’l Avir. Les explosions au moment de l’impact ont été énormes, au point d’être entendues jusqu’à Naharya, à 40km à l’Ouest, au bord de la Méditerranée.

 

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Image exceptionnelle de l’interception d’un missile antiaérien syrien

par un missile israélien tiré depuis Tzfat (Safed)

 

Plusieurs sites ennemis, à l’intérieur et en périphérie de Damas, y compris à proximité immédiate du palais présidentiel de Bashar al Assad, ont aussi été frappés. On ne dispose d’aucune évaluation précise, mais l’on peut affirmer que des centaines de Pasdaran, de miliciens chiites et de soldats du régime ont été tuées ou blessés ce jeudi matin, dans ce qui constitue la plus importante opération militaire depuis la Guerre de Kippour en 1973.

 

Un général de Tsahal, qui a appelé la Ména ce matin de sa propre initiative, nous a confié : "Après qu’ils s’en sont pris à notre territoire, nous y sommes allés de bon cœur. Nous sommes intervenus avec tous les moyens conventionnels à notre disposition, et la Syrie, ce jeudi matin, ressemble à un champ de ruines".

 

Selon Avigdor Lieberman, le ministre israélien de la Défense, l’infrastructure iranienne en Syrie a pratiquement cessé d’exister. Le ministre a également déclaré que si un crachin s’abat sur Israël, en face ils connaîtront le déluge.

 

Pendant ce temps, l’agence de presse gouvernementale française AFP ainsi que les autres media de ce pays continuent de reproduire principalement les communiqués münchhausiens des organes de propagande du régime alaouite, faisant état des exploits imaginaires de leur DCA contre nos avions et missiles. Pour Damas, Téhéran et leurs amis, ce qui s’est passé la nuit dernière participe d’une "grande victoire".

 

Vladimir Poutine a été informé de l’offensive de ce matin à l’avance par Binyamin Netanyahu, qui est l’hôte d’honneur de la Russie à l’occasion de la commémoration de la victoire de l’Armée rouge contre le régime hitlérien.

 

Côté civil en Israël, de nombreux habitants du Doigt de la Galilée et particulièrement du Golan ont passé la nuit dans les abris par précaution. A 10h ce matin, la vie est absolument normale, et toute menace en provenance de Syrie semble écartée pour un certain temps.

 

Le haut commandement iranien a commis l’erreur grossière de tenter une attaque sur l’Etat hébreu sans disposer des moyens militaires, ni de l’atteindre, ni de se protéger de sa riposte inéluctable. Le régime des ayatollahs a appris cette nuit que l’on ne bluffe pas sans péril à s’attaquer militairement à des adversaires sans posséder les moyens pour le faire.

 

 
Combats dans le Golan II (info # 021005/18) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 09 mai 2018

 

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Métula, 01h06 jeudi, 00h06 à Paris

 

Salve de roquettes syriennes sur Israël : au moins 20 projectiles interceptés par le Dôme de fer.

La vidéo montrant le départ des roquettes : https://youtu.be/BUauU6yT0tI

 

La situation dans un village israélien du Golan, probablement le village druze de Boukata, sur la vidéo suivante, en très léger différé :

 

https://youtu.be/KqNvJOVhjwQ

 

Source : le photographe-cameraman de la Ména Yoshoua Ohanna.

 

On entend clairement les détonations à Métula et à Kiryat Shmona, mais pas aussi fort que sur la vidéo.

 

On ne signale jusqu’à maintenant l’explosion d’aucun projectile ennemi sur des positions de l’Armée et dans les agglomérations civiles. Possibilité de chute de projectiles en zones inhabitées, les sapeurs de Tsahal et de la Police cherchent d’éventuels impacts.

 

Il n’y a aucun blessé israélien pour le moment.

 

La situation dans le Doigt de la Galilée est calme pour l’instant. Les habitants n’ont pas été appelés à gagner les abris et la plupart dort.

 

Des avions israéliens sont à l’œuvre dans le ciel syrien.

 

Nos reporters sont sur place. D’autres breakings suivront selon le développement de la situation.

 

 
Combats dans le Golan (info # 011005/18) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 09 mai 2018

 

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Métula, 00h18 jeudi, 23h18 à Paris

 

A l’instant : tirs de chars israéliens sur le territoire syrien dans la région de Kuneitra.

 

Les sirènes d’alerte "Couleur rouge" retentissent en Israël dans tout le massif du Golan.

 

Nos reporters sont sur place. D’autres breakings suivront selon le développement de la situation.

 
Le pont mercredi matin depuis Métula (info # 010805/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mercredi, 09 mai 2018

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Métula, 08h00 mercredi, 07h00 à Paris

 

Depuis l’oblitération par l’Aviation israélienne, tard mardi, de la base iranienne de Kiswah, à 15km de Damas, et des missiles qui étaient sur le point d’être mis à feu contre Israël, la menace immédiate a été écartée. Le régime iranien, qui tentait un coup de bluff militaire après l’annonce de Donald Trump quant à la dénonciation de l’accord sur le nucléaire, est au plus mal.

 

Le point en 1minute 30 par Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosco pour Radio Judaïca. Le débrief complet et en direct à 8h30, heure de Bruxelles.

 

Sur Radio Judaïca : https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1487400531370109/

Sur Youtube :  https://youtu.be/lju1Qh4TRTQ

 
Vidéos exceptionnelles des frappes israéliennes en Syrie (info # 010905/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 08 mai 2018

 

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Métula, 01h15 mercredi, minuit 15 à Paris

 

La Ména vous présente deux vidéos exceptionnelles des frappes israéliennes en Syrie, vues de Syrie. Elles ont été obtenues par notre photographe-caméraman Yoshoua Ohanna, qui se trouve actuellement sur le Golan.

 

Celle en noir est blanc (vidéo 2) a été tournée par une caméra de surveillance de la base de Kiswah.

 

Regarder la vidéo 1 : https://youtu.be/BzUdRYiBHK0

Regarder la vidéo 2 : https://www.youtube.com/watch?v=p5Xons-uwZw

 

Le général iranien Aytem Abdoulrassoul a été tué lors des raids israéliens de mardi. On dénombre, selon les témoignages qui nous parviennent, des dizaines de soldats ennemis tués ou blessés (ou sans doute davantage), majoritairement des Gardiens de la Révolution iraniens.

 

Dans la base iranienne, entièrement détruite, de Kiswah, se trouvaient des missiles pointés sur Israël, dont la mise à feu était imminente. L’intervention qui a mené à sa destruction a été conduite pas des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir [l’Aviation israélienne], qui ont pénétré le territoire syrien en profondeur.

 

D’autres opérations sont actuellement en cours en Syrie. Aucun projectile ennemi n’a atteint l’Etat hébreu jusqu’à maintenant.

 

L’APF a repris une annonce de propagande du régime syrien à son compte, sans même apposer ses habituels guillemets. La "nouvelle" a aussitôt été reproduite par la quasi-totalité des titres français, notamment Le Figaro et Le Monde : "L'armée syrienne intercepte et détruit deux missiles israéliens" [les guillemets sont de la Ména. Ndlr.].

 

Ou quand l’antisémitisme rend complètement con…

 

Les vidéos proviennent de l’endroit où les missiles israéliens ont été "interceptés et détruits"…

 

Lors de l’attaque américano-franco-britannique, les mêmes services syriens avaient annoncé avoir abattu 60 missiles. Ontologiquement, par expérience, l’AFP et les media tricolores sont sensés savoir que cette source raconte strictement n’importe quoi. Ils devraient être hyper-précautionneux dans leur traitement de ses annonces. Or on se rend bien compte dans ce flag que ce n’est pas le cas. Sur le plan journalistique, ceux qui ont publié et relayé ces "infos", de même que ceux qui dirigent ces media se couvrent de ridicule et peuvent être légitimement soupçonnés de motivation raciste et antisémite.

 

Demain, Stéphane Juffa interviendra en direct sur Radio J (Paris) à 6h30 heure française, et sur Radio Judaïca (Bruxelles), à 9h 30, heure belge, et sans doute avant cela dans le journal du matin.

 

 
Frappes israéliennes confirmées en Syrie (info # 030805/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 08 mai 2018

 

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Métula, 23h40 mardi, 22h40 à Paris

 

Nous confirmons les informations précédentes : des attaques israéliennes se déroulent en ce moment en Syrie.

 

kiswah_map_500.jpg

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Une position iranienne a été durement touchée à Kiswah [carte]. Des convois ennemis ont été attaqués en d’autres endroits.

 

kiswa3.jpg

Première photo de l’attaque de Kiswah

 

Les habitants de Tzfat (Safed) ont été priés de préparer leurs abris.

 

On craint une attaque iranienne imminente contre des bases de Tsahal dans le Golan et/ou à Tzfat.

 

 
Il y aurait des attaques israéliennes massives contre des cibles iraniennes en Syrie (020805/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 08 mai 2018

 

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Métula, 23h00 mardi, 22h00 à Paris

 

Les correspondants de la Ména en Israël et au Liban font état d’ "attaques israéliennes massives" visant des objectifs iraniens en Syrie.

 

Un témoin joint par Michaël Béhé dans la région de Damas rapporte d’ "énormes explosions".

 

De source militaire américaine, on dit craindre une attaque iranienne contre Israël.

 

Mobilisation partielle de réservistes.

 

La situation est (très) calme dans le Doigt de la Galilée. On n’entend plus les avions au-dessus de Métula.

 

D’autres breakings suivront d’éventuels développements.

 
Les habitants du Doigt de la Galilée sont invités par l’Armée à gagner les abris (info # 010805/18) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 08 mai 2018

 

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Métula, 21h50 mardi, 20h50 à Paris

 

En plein milieu de l’intervention de Donald Trump lors de laquelle il a annoncé que les Etats-Unis dénonçaient l’accord sur le nucléaire iranien, les habitants du Golan ont reçu l’ordre de gagner les abris.

 

La plupart des habitants du Doigt de la Galilée en ont fait de même par précaution, et la tension dans la région, parmi les civils, est palpable. A Kiryat Shmona, la ville la plus touchée d’Israël lors des derniers conflits avec le Liban, de nombreuses personnes sont atteintes en ce moment de crises de panique. Le porte-parole de la cité tente de calmer les esprits.

 

La mise en alerte provient du fait que des activités annonciatrices d’une opération militaire ont été observées du côté syrien de la frontière ainsi qu’au Liban. Toutes les lumières de Kfar Kileh (25 000 hab.) dans ce pays, à 400 mètres de la rédaction de la Ména, sont éteintes.

 

Tsahal est en état d’alerte maximal. Des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir ont patrouillé toute la journée de manière ininterrompue dans le ciel du nord de l’Etat hébreu, particulièrement au-dessus de Métula, où le ronronnement de leurs réacteurs est incessant.

 

D’autres décisions opérationnelles ont été prises dont nous avons décidé de ne pas faire état.

 

Un silence glacial est tombé sur les rues du petit village de Métula où nous sommes établis. J’ai placé le personnel de l’agence en poste dans la région en état d’alerte, un degré sous le seuil de "conflit en cours".

 

D’autres breaking news suivront si la situation devait évoluer.

 

Le rédacteur en chef.

 

 
Bruxelles-Métula du 7 mai 2018 (010705/18) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 07 mai 2018

 

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L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/1485774418199387/ (Facebook).  Ou https://youtu.be/i4LdgAK6ubQ (Youtube).

 

Pourquoi l’Iran n’a pas attaqué Israël la nuit dernière ? Pourquoi Israël n’a pas effectué une attaque préventive ? La situation actuelle au nord d’Israël. Que vont se dire Vladimir Poutine et Binyamin Netanyahu mercredi à Moscou ?

 

Plusieurs informations originales et exclusives


 
La France est en guerre avec Israël (info # 010605/18) Version imprimable
Analyse
dimanche, 06 mai 2018