Iran : la France complice d’un régime criminel, antisémite, anti-israélien et génocidaire Version imprimable
Analyse
dimanche, 26 mai 2019

 

Par Guy Millière (info # 012605/19)

 

Les articles suintant la soumission devant le régime des mollahs abondent dans la presse française, et ceux décrivant de manière un peu plus honnête et un peu plus scrupuleuse la réalité du susdit régime sont rares et souvent pas du tout exhaustifs.

 

Depuis que les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de sortir de l’accord frelaté sur le nucléaire iranien signé en juillet 2015 par Barack Obama, les articles dénotant la sujétion s’étaient faits plus fébriles et plus obséquieux, plus antiaméricains aussi. Depuis que les sanctions américaines se sont accentuées et ont rendu quasiment impossible la vente de pétrole par la dictature chiite, ils sont devenus extraordinairement antiaméricains.

 

Je pourrais assembler ici les citations ineptes, monstrueuses et mensongères qui jonchent ces écrits. Je préférerai cependant me centrer sur les propos inhérents à un seul des articles en question, parce qu’il émane d’un diplomate français, ancien ambassadeur à Téhéran. Cet article incarne la quintessence de la soumission veule telle qu’elle se pratique au Quai d’Orsay et indique la direction du vent dans la diplomatie française.

 

L’ambassadeur en question s’appelle François Nicoullaud. Son article est paru dans Le Figaro et s’intitule “Avec l’Iran, Trump joue un rôle (trop) dangereux”. Le titre en lui-même est intéressant en ce qu’il dénonce un danger que l’auteur impute à Donald Trump, et pas du tout à l’autocratie sanglante des maîtres de Téhéran, et en ce qu’il désigne insidieusement un Donald Trump qui ne prend pas vraiment de décisions mais qui “joue un rôle”. La suite du texte est plus intéressante encore.

 

Nicoullaud y accuse les Etats-Unis de Donald Trump de vouloir obtenir que l’Iran “cède à toutes leurs exigences” : celles “touchant au nucléaire, à la balistique, aux droits de l’Homme et au rôle de l’Iran dans sa région”. Prenant ouvertement le parti des ayatollahs, Nicoullaud affirme ainsi que tout faire pour que la junte cléricale chiite n’accède pas à l’arme atomique, qu’elle respecte les droits de l’Homme et cesse de déstabiliser la région en soutenant divers groupes islamo-terroristes (Hezbollah, Hamas, Djihad Islamique, milices houthies) est inadmissible. Le positionnement de l’ex-diplomate sur ces trois points, aligné sur l’une des deux dictatures les plus obscures de la Planète avec la Corée du Nord contre le principal allié traditionnel de la France, confine à la forfaiture à moins que cela ne soit carrément un signe d’aliénation.

 

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Macron et Rohani échangeant de larges sourires amicaux

Ni les menaces des ayatollahs d’éradiquer les Israéliens, ni l’ombre de leurs

potences n’ont jamais dérangé la France

 

Se faisant résolument le porte-voix de la théocratie persane, au point de s’exprimer à sa place, il note plus loin : “pas question de négocier avec une Amérique qui a trahi sa parole”. (Ce n’est, bien sûr, aux yeux de Nicoullaud, pas le régime des mollahs qui a trahi sa parole en traitant ses interlocuteurs comme des idiots utiles). Et il ajoute de manière grotesque que les mollahs pourraient parler avec les Etats-Unis de Donald Trump si ces derniers… s’excusaient. On ne manque décidément pas d’air au Quai d’Orsay.

 

Suit une liste d’imprécations contre les Etats-Unis de Donald Trump, accusés d’avoir pris une série de décisions inadmissibles parmi lesquelles l’inscription des Pasdaran sur la liste des organisations terroristes par le Département d’Etat. Nicoullaud se garde évidemment de dire que les Pasdaran sont les Gardiens de la Révolution khomeyniste et se garde aussi de décrire ce qui en fait effectivement, au-delà de tout doute sensé, une organisation terroriste.

 

Suit aussi un discours affirmant que la "République" Islamique respectait l’accord de juillet 2015 et que John Bolton (décrit comme “outrancier” et “brutal” à la différence d’Hassan Rouhani, que Nicoullaud couvre d’éloges) veut pousser les théocrates à la faute. Suit enfin une phrase de compassion pour les Iraniens censés souffrir en raison des Etats-Unis de Donald Trump, mais pas du tout du fait d’un régime odieux et assassin.

 

Le lecteur a ensuite droit à l’évocation des moyens à la disposition des mollahs pour contourner les sanctions américaines - système de troc, réduction de la traçabilité des tankers iraniens par la coupure de leurs liaisons satellitaires, par le transfert discret de leur cargaison sur des navires d’autres nationalités ou dans des installations portuaires non surveillées, et par maquillage des documents d’accompagnement. Il ne manque que des conseils d’allié pour couler les navires de l’US Navy !

 

Pas un seul mot ne dépeint les souffrances réelles des Iraniens causées par la dictature chiite, les conséquences mortifères du soutien qu’elle apporte aux groupes islamo-terroristes cités plus haut, l’obsession antisémite délirante, anti-israélienne et génocidaire qui imprègne les discours du réel maitre du pouvoir, Ali Khamenei, dont le nom est absent d’un bout à l’autre du texte.

 

Faute d’en parler, faute de le condamner, Nicoullaud endosse ni plus ni moins cet appel permanent du Guide suprême et de ses complices à génocider les Israéliens. Il y a même à Téhéran une horloge électronique qui mesure le temps restant avant que cette éradication ne se concrétise. Mais il n’y a visiblement dans cette posture pas de quoi faire dévier l’ancien ambassadeur de France de ses convictions.

 

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Téhéran : 8 411 jours avant la destruction d’Israël

 

Odieux. Répugnant. Digne du Quai d’Orsay. Digne de l’essentiel de ce qui se publie sur le sujet en France. Hélas.


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L’effeuillage final de l’épouvantail iranien (info # 012505/19) Version imprimable
Analyse
samedi, 25 mai 2019

 

Par Michaël Béhé à Beyrouth

 

Ceux qui avaient des doutes quant à l’efficacité des sanctions américaines contre l’Iran, appuyées par le déploiement de moyens militaires importants à proximité du territoire gouverné par la théocratie de Téhéran devraient venir faire un tour au Liban. Ils se persuaderaient ainsi de leur productivité. C’est la milice chiite du Hezbollah, supplétive des ayatollahs, qui subit ici de plein fouet la diminution des moyens financiers de leur mentor perse.

 

Des centaines de combattants ont dû être démobilisés, les autres ont vu leur solde réduite considérablement et les nombreux media de la milice, à l’instar de sa chaîne de télévision al Manar [le phare], licencient à tout va.

 

C’est la conséquence directe de la diminution drastique des exportations de pétrole iraniennes, passées récemment de 2.5 millions de barils par jour à cinq cent mille avec la fin des exemptions temporaires d’importation accordées initialement par l’administration Trump à quelques pays, qui ont été résiliées il y a un mois environ.

 

La vente de brut constituait pour la dictature des mollahs la principale source de revenus et de très loin. Lorsque l’on sait que l’Iran possède la capacité théorique d’exploiter 6 millions de barils/jour, on peut se faire une idée précise de l’efficience des mesures décrétées par Washington, et il en va exactement de même avec le gaz naturel, dont l’Iran est théoriquement le quatrième exportateur mondial avec une capacité de production de 180 milliards de mètres cubes par an.

 

Certains pensaient que des pays braveraient la décision d’embargo prise par le gouvernement U.S. Ils méconnaissaient la puissance financière des Etats-Unis dont tout le monde est dépendant, qu’il s’agisse des adversaires ou des partenaires de l’Oncle Sam.

 

D’autres imaginaient que l’Europe, qui avait instauré une structure soi-disant destinée à poursuivre ses activités commerciales avec l’Iran en contournant les sanctions de l’Amérique, profiterait de l’absence des USA sur ce marché pour augmenter ses échanges avec la théocratie chiite.  

 

Mais le chiffre d’affaire de cette structure en trompe-l’œil est à ce point dérisoire qu’elle ne joue strictement aucun rôle pour contrer les décisions de Donald Trump. A cela trois raisons principales :

 

1. L’importance économique de l’Iran dans les échanges planétaires est minime, pour les entretenir elle ne vaut assurément pas de risquer de se couper des relations commerciales avec les USA et de s’exposer aux mesures de rétorsion annoncées par leur administration aux dépens des contrevenants.  

 

2. En Europe, les gouvernements décident et les grandes sociétés disposent. Or aucun consortium européen ne peut se couper de ses débouchés – et des fournitures – américains en risquant de se retrouver sur les listes noires de Washington, qui ne badine pas en la matière. Ainsi l’écrasante majorité des commandes d’Airbus annoncées à grands renforts de publicité par le gouvernement français, par exemple, resteront lettre morte. Faute de certains composants made in USA aucun avion commercial ne peut voler, non plus qu’en se coupant de la clientèle des compagnies aériennes de cet empire. A l’instar de l’avionneur européen, toutes les entreprises importantes du vieux continent, j’écris bien "toutes", ont décidé de cesser leur commerce avec l’Iran. En plus du manque à gagner, de la perte des frais de marketing, ces sociétés auront aussi à éponger les investissements massifs qu’elles avaient hystériquement effectués en Iran immédiatement après l’annonce de la conclusion de l’accord sur le nucléaire en 2015. Il est vrai qu’elles ne pouvaient pas prévoir l’élection de Donald Trump.

 

Pour PSA, qui tire un trait sur environ 444 600 voitures immatriculées en Perse en 2017, soit quasiment 15% de ses volumes mondiaux, et pour Renault, cette précipitation coûtera très cher. De même que pour le "supermajor" tricolore Total, qui avait entamé en juillet 2017 un colossal projet gazier au pays des ayatollahs et qui l’a évidemment interrompu.

 

3. Même le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a dû se résoudre à concéder que "les entreprises françaises ne pourront pas rester car elles ont besoin d'être payées pour les produits qu'elles livrent et fabriquent en Iran et elles ne peuvent pas être payées car il n'y a pas d'institution européenne financière souveraine et autonome".

 

En d’autres termes plus simples, le dollar et les outils bancaires américains sont toujours incontournables dans le commerce international.

 

Ces quelques informations font la lumière sur la situation du régime des ayatollahs et pas uniquement sur le plan financier mais également sur tout ce qui en découle. Or si l’Iran est à genoux, le Hezbollah est à plat ventre, et cela ne peut qu’empirer pour eux et remplir d’aise ceux qu’ils oppriment et menacent.    

 

En cette période, il ne faut pas avoir la mémoire courte, et cela pour affirmer le plus clairement possible qu’Obama et les 5+1 avaient tort sur toute la ligne et que leur équation simpliste "soit un accord minimaliste, soit la guerre" n’était rien d’autre qu’un subterfuge mensonger destiné à camoufler une option politique aussi inepte qu’injustifiable.

 

Donald Trump est en train de démontrer ce qu’à la Ména nous étions les seuls à crier sur les toits pendant quinze ans comme les chiens crient dans le désert : sans la guerre mais avec des sanctions économiques adaptées et une menace militaire implacable, il est possible d’obtenir ce que l’on veut de ce régime moyenâgeux, et même de s’en débarrasser en libérant du même coup le peuple persan qu’il opprime dans la plus extrême inhumanité.

 

Parce que l’Iran est comme un boxeur parvenu à l’ultime reprise en étant largement mené aux points : il doit absolument gagner le dernier round par K.O sinon il aura tout perdu. Et la "République" Islamique n’a absolument pas les moyens de remporter l’ultime reprise par K.O face à la détermination et la puissance de l’Amérique. Elle peut au maximum lancer des terroristes-suicides se tuer contre des pétroliers, faire envoyer par Houthis interposés quelques missiles balistiques antédiluviens sur des villes saoudiennes, cela n’aura aucune influence sur l’avenir du régime des cadets de Khomeiny. Le mieux qui peut encore leur arriver est qu’aucune de ces opérations ne se solde, par hasard, par un carnage, car la réplique de l’Amérique serait terrible, et toujours sans qu’elle n’ait à prendre le risque superflu dans sa position de suprématie absolue d’une guerre totale.

 

Tel le boxeur que j’ai évoqué, l’Iran multiplie les insultes, les gageures et les menaces, mais ses capacités réelles, déjà très réduites au début de la confrontation il y a très longtemps, s’amenuisent désormais rapidement, au rythme où ses dernières réserves pécuniaires s’épuisent. Bientôt, ce ne sera plus qu’un pantin désarticulé qui prend des coups décisifs et ne peut pas les rendre. Ce, jusqu’à ce qu’une banderille plus appuyée qu’une autre ne le mette au tapis pour le compte. A voir les uppercuts que les Israéliens lui infligent en Syrie chaque fois qu’ils en ont envie, on en est déjà là. En Syrie, le "score" entre les Hébreux et les Perses est de 7 000 morts à 0. C’est même plus affligeant que cela, malgré toutes leurs tentatives et leurs énormes sacrifices, aucun des projectiles de la dictature chiite n’a atteint le territoire israélien, pas même une balle de fusil…

 

Même la menace nucléaire qui terrifiait les 5+1 au point de se sentir obligés de conférer à Téhéran le statut de puissance régionale n’a plus lieu d’être et n’effraie plus personne. Les ayatollahs, en signe de rebuffade face à la dénonciation par Trump de l’accord et à celle, de facto mais pas moins intégrale de l’Europe, ont annoncé qu’ils allaient multiplier par quatre le taux d’enrichissement de leur uranium. Et alors ? Pour aller d’où ils se trouvent jusqu’à la bombe atomique, il leur faut des milliards de dollars qu’ils n’ont pas. Et quand bien même, par on ne sait quel miracle, ils se remettraient à faire tourner leurs centrifugeuses plus vite qu’avant, ils s’exposeraient à une frappe immédiate des Américains et des Israéliens sur leur usine enterrée de Fodow et sur le site de Natanz. Toujours pas à une guerre, à quelques raids bien sentis auxquels ils n’ont aucun moyen de s’opposer.

 

Ils n’ont pas d’avions, pas de missiles à même d’intercepter les bombardiers et les Tomahawk de leurs ennemis, pas de blindés et pas de marine. Et si d’aventure ils s’attaquaient aux porte-avions de la Navy dans le Golfe arabo-persique avec leurs bateaux de plaisance surmontés de mitrailleuses et leur paquebots antiques déguisés en destroyers, la confrontation ne durerait que quelques minutes.

 

Si, de plus, dans un geste suicidaire, ils lançaient sur les Américains et leurs alliés des missiles balistiques – les plus imprécis et peu fiables de la Planète -, ils s’exposeraient à leur dernier déluge. Car cela également constitue une règle stratégique élémentaire qu’il vaut mieux pour eux ne pas oublier : toute escalade militaire profite toujours au plus fort.   

 

Mon pays, le Liban, est toujours occupé par les supplétifs de Khamenei. Or nous sommes presque aussi pauvres que l’Iran et ne pouvons engager notre armée contre le Hezbollah au risque de déclencher une nouvelle guerre civile. Nous en sommes en fait à ne plus pouvoir payer les retraites de nos militaires.

 

Il est donc nécessaire d’attendre encore un peu, mais pour une fois le temps joue en faveur du Liban et du recouvrement de son autorité sur son territoire et de ses privilèges étatiques. Le gouvernement ne craint même plus de discuter frontalement avec les Israéliens afin de solutionner le problème des zones d’influence maritimes dans la Méditerranée où se trouvent d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel. De telles négociations directes, sous l’égide des Etats-Unis qui plus est, auraient été impensables il y a un an à peine et auraient déclenché la colère d’Hassan Nasrallah.

 

Le sous-secrétaire d’Etat américain pour le Proche-Orient, David Satterfield, qui mène la médiation pour régler le litige frontalier effectue des navettes entre Beyrouth et Jérusalem, et l’on fait état d’avancées spectaculaires pavant la voie à des rencontres directes.

 

Un général libanais a fait discrètement la proposition au Hezbollah de transférer toutes ses armes, toutes ses positions fortifiées, tous ses entrepôts de roquettes à l’Etat et de lui rendre tous ses privilèges souverains, comme celui de redevenir la seule force armée du pays et celui de décider de la paix ou de la guerre avec nos voisins. Il n’y a pas eu de réponse audible de la part de la milice chiite, mais on peut raisonnablement envisager que, dans quelques mois, elle n’aura plus les moyens financiers de rester un Etat dans l’Etat et de dicter sa conduite au gouvernement.

 

Pour rappel, un bombardement israélien des ateliers souterrains dans lesquels le Hezbollah tente de transformer ses roquettes en missiles demeure imminent. Des milliers d’habitants de la banlieue sud chiite de la capitale risquent leur vie à cause des explosions secondaires – pas celles provoquées par les missiles des avions, celles des munitions du Hezbollah. Israël a envoyé des SMS aux étudiants de l’Université Libanaise, aux patients de l’hôpital Saint George et au personnel diplomatique de l’ambassade d’Espagne, situés trente mètres au-dessus des entrepôts de bombes de la milice, pour les informer du risque qu’ils encourent.

 

Attention tout de même à ne pas brûler les étapes, les Iraniens en sont à sauver les apparences et à affirmer qu’ils n’envisagent pas d’abandon de leurs objectifs déclarés. A savoir l’annexion de fait du Liban, leur présence en Syrie, en Irak et au Yémen, et l’envoi d’armes et de personnels aux Hezbollah et à leurs autres alliés nécessaires à la conduite de cette politique.

 

Depuis trois mois l’Iran construit même un terminal militaire sous son contrôle et celui de ses supplétifs chiites irakiens à Abou Kamal en Syrie, sur la frontière avec l’Irak. Les images satellitaires d’ImageSat International (ISI) montrent l’avancement des travaux d’un "pont terrestre" faisant partie de l’ "Autoroute iranienne" conduisant d’Iran à la Méditerranée.

 

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Il semble toutefois que les Israéliens attendent simplement que la structure soit achevée pour la détruire, les Gardiens de la Révolution ne possédant pas les moyens de la défendre contre l’Aviation des Hébreux. Il est plus plausible de penser que cette réalisation somme toutes modeste soit destinée à donner le change aux Américains et surtout à la population, à l’Armée, aux Basij (les SA, la Sturmabteilung de la théocratie), aux opposants iraniens, aux peuples soumis et aux Israéliens. Afin de tenter de leur faire croire bien naïvement que la "République" Islamique demeure une puissance régionale et qu’elle n’a rien perdu de sa capacité de nuisance. En fait d’autoroute iranienne, les pilotes israéliens auraient 900km et trois jours pour anéantir les convois routiers transportant des Pasdaran et des armes de contrebande au lieu de trois heures par avion. Voilà qui va leur rendre la tâche "difficile", y a-t-il des volontaires pour conduire ces camions ?

 

En rédigeant cet article j’apprends que Donald Trump a décidé d’envoyer 1 500 soldats supplémentaires [il y en a déjà 50 000 dans le Golfe. Ndlr.] face à l’Iran. Pas pour faire la guerre mais pour la rendre superflue. Pour faire en sorte que le régime oppressif des khomeynistes n’ait plus que deux options : disparaître ou disparaître.


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Bruxelles-Métula du 20 mai 2019 (012005/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 20 mai 2019

 

LES IRANIENS ONT TENTÉ DE TIRER DES MISSILES SUR TEL-AVIV A L’HEURE OÙ S’Y DÉROULAIT LE CONCOURS EUROVISION DE LA CHANSON

 

Tous les détails  ainsi que l’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/HDFDwoGrXrQ

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/422037511707807/

 

 

Compte-rendu des raids israéliens en Syrie durant la nuit de vendredi à samedi (17-18 mai) :

L’AÉROPORT AL MEZZÉ A DAMAS (à proximité du palais présidentiel) SÉRIEUSEMENT TOUCHÉ, DE MEME QUE DES SITES DE LA PREMIERE DIVISION SYRIENNE A KISSWÉ ET DES POSITIONS DES PASDARAN, LES GARDIENS DE LA REVOLUTION IRANIENNE.

 

ON DÉNOMBRE DES DIZAINES DE MORTS ET DE BLESSES PARMI LES IRANIENS ET LES GOUVERNEMENTAUX SYRIENS.

 

TOUS LES MISSILES ISRAÉLIENS ONT ATTEINT LEURS OBJECTIFS, AUCUN N'A ÉTÉ INTERCEPTE.

 

LES MEDIA QUI ONT RAPPORTE QUE LA DEFENSE ANTIAÉRIENNE SYRIENNE AVAIT EMPÊCHE L'ATTAQUE EN ABATTANT DES MISSILES ISRAÉLIENS DEVRAIENT DE TOUTE URGENCE SE CONVERTIR DANS LA VARIÉTÉ. PRÉFÉRABLEMENT AVANT LA FINALE DE L'EUROVISION CE SOIR.

 

LES REPORTERS ET ANALYSTES DE LA MÉNA ENQUÊTENT AFIN DE RECUEILLIR LES DETAILS DE CES FRAPPES ET LEURS PHOTOS, NOTAMMENT DES INFORMATIONS PRÉCISES SUR LA NATURE DES OBJECTIFS DÉTRUITS.

 

ON SAIT DÉJÀ QUE CES ATTAQUES SONT LIÉES A DES TENTATIVES IRANO-SYRIENNES DE TRANSFÉRER DES ARMES, DES MUNITIONS ET D'AUTRES MATÉRIELS A LA MILICE CHIITE LIBANAISE DU HEZBOLLAH.

 

UN ARTICLE-RAPPORT EST ATTENDU LUNDI OU MARDI. PLUS D'INFORMATIONS LUNDI MATIN DANS L'EMISSION BRUXELLES-METULA A 7H40 HEURE DE BRUXELLES SUR RADIO JUDAICA.

 

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Photo du raid de vendredi à samedi sur Damas


 

Compte-rendu des raids israéliens en Syrie durant la nuit de samedi à dimanche (18-19 mai) :

 

PENDANT QUE SE DÉROULE LA FINALE DU CONCOURS DE L’EUROVISION A TEL-AVIV, L’IRAN ET LE HEZBOLLAH ONT TENTÉ DE TIRER DES MISSILES SUR LE CENTRE D’ISRAEL A PARTIR DE POSITIONS DE LA DIVISION 90 DE L’ARMÉE GOUVERNEMENTALE SYRIENNE DANS LA REGION DE QUNEITRA EN SYRIE, A PROXIMITÉ DE LA FRONTIÈRE ISRAÉLIENNE.

 

LE RENSEIGNEMENT DE TSAHAL A DÉTECTÉ LE TIR IMMINENT DE CES ENGINS, CE QUI A ENGENDRE DÈS 21H49 LOCALES UNE ACTION PREVENTIVE DE L’ARMÉE ISRAÉLIENNE.

 

CELLE-CI A CIBLÉ DES DIZAINES D’OBJECTIFS ENNEMIS, SITUÉS A LA FOIS DANS LA ZONE FRONTALIÈRE ET DANS LA REGION DE DAMAS.

 

TOUS LES MISSILES ISRAÉLIENS ONT ATTEINT LEURS CIBLES EN DÉPIT DES DÉNÉGATIONS DES MEDIA OFFICIELS SYRIENS ET DES AGENCES ET OFFICINES COLLABORATIONNISTES RUSSES ET EUROPÉENNES, SELON LESQUELLES LA DCA DE BASHAR AL ASSAD AURAIT INTERCEPTE LES PROJECTILES ISRAÉLIENS.

 

POUR LA SECONDE NUIT CONSECUTIVE ON COMPTE DES DIZAINES DE MORTS ET DE BLESSÉS (plus d’une centaine) PRINCIPALEMENT DANS LES RANGS DE LA MILICE CHIITE LIBANAISE DU HEZBOLLAH ET PARMI LES PASDARAN, LES GARDIENS DE LA RÉVOLUTION IRANIENS.

 

AUCUN PROJECTILE ENNEMI N’A ATTEINT LE TERRITOIRE ISRAÉLIEN.

 

LA MÉNA A OBSERVÉ DES SURVOLS INTENSES DE LA REGION DU MONT HERMON PAR LE KHE’L AVIR, PRINCIPALEMENT PAR DES HÉLICOPTÈRES D’ASSAUT.

 

LE PHOTOGRAPHE DE LA MÉNA YOSHUA OHANNA A PRIS LA PHOTOGRAPHIE QUE NOUS PUBLIONS AVEC CET ARTICLE, MONTRANT CE QUI EST VRAISEMBLABLEMENT L’INTERCEPTION D’UN MISSILE ENNEMI AU-DESSUS DU GOLAN.

 

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Un missile sur le Golan

Photo Yoshua Ohanna © Metula News Agency

 

A L’HEURE DE PUBLIER CE COMPTE-RENDU UN CALME TENDU EST REVENU DANS LE DOIGT DE LA GALILÉE. PLUSIEURS UNITES DE TSAHAL, DONT CELLES OPÉRANT LES MISSILES ANTIMISSILES ONT ÉTÉ PLACÉES EN ETAT D’ALERTE.

 

 

 
Les absences coupables des Juifs américains (info # 011905/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 19 mai 2019

 

Par Guy Millière


Rafael Medoff dirige le David S. Wyman Institute for Holocaust Studies à Washington DC aux Etats-Unis. Il mène un travail d’historien rigoureux et remarquable, et n’hésite pas à briser les tabous et à se confronter aux idées reçues. Son travail m’a aidé lorsque j’ai écrit l’un des livres que j’ai publié il y a quelques mois à comprendre l’attitude des Etats-Unis face à la Shoah. Si le gouvernement américain l’avait voulu, les Etats-Unis auraient pu servir de refuge à des centaines de milliers, peut-être à des millions de Juifs, et leur permettre ainsi de sauver leur vie. Ce n’est pas ce qui s’est passé.

 

Il y avait pourtant des Juifs qui occupaient des positions importantes dans l’administration du président de l’époque, Franklin Delano Roosevelt ; le principal d’entre eux étant Henry Morgenthau, Secrétaire au Trésor. Franklin Roosevelt était également proche du rabbin Stephen Wise, l’un des plus importants leaders juifs américains de cette période. Ni des hommes tels que Henry Morgenthau cependant, ni des hommes tels que Stephen Wise n’ont poussé Franklin Roosevelt à en faire davantage.

 

Tout juste ont-ils pu obtenir de lui l’organisation de la conférence d’Evian en juillet 1938. Mais dès lors que les dirigeants des pays du monde réunis alors sur les bords du Léman n’ont pas accepté de recueillir les Juifs d’Europe, Franklin Roosevelt ne s’est pas comporté différemment. Quelques mois plus tard, il a demandé à l’un de ses conseillers, Isaiah Bowman, de chercher un endroit en Afrique ou en Amérique latine où les Juifs d’Europe pourraient être envoyés, en lui stipulant qu’il n’était pas question de les accueillir aux Etats-Unis. Malgré la Nuit de Cristal et la menace qui s’est précisée par la suite, il n’a pas changé de position.

 

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Le New York Times, le journal juif de gauche américain

 

Les passagers qui avaient embarqué à bord du paquebot Saint Louis en mai 1939 pour fuir les persécutions nazies ont tenté ce qui leur semblait être leur ultime chance. Mais ils n’ont pas été autorisés à débarquer à Cuba, qui était alors un protectorat américain, ni en Floride, et le paquebot a été contraint de retourner vers l’Europe.

 

Lorsque Churchill a su, dès 1942, ce qu’il se passait d’atroce à Auschwitz, Franklin Roosevelt l’a su au même moment. Des projets de bombardements pour détruire les voies ferroviaires amenant les convois de Juifs vers les chambres à gaz ont été présentés à Franklin Roosevelt, dont le pouvoir de décision était prépondérant. Aucune décision de destruction des voies ferrées n’a toutefois été prise.

 

Les filières qui ont permis de sauver des milliers de Juifs en les faisant entrer aux Etats-Unis ont été mises en place par le groupe Bergson, fondé à l’initiative de Zeev Jabotinsky et dirigé par Hillel Kook, qui a souvent bravé les autorités pour parvenir à ses fins. Il avait réussi à mobiliser une partie de la communauté juive américaine à son entreprise de sauvetage.

 

Si nombre des faits que je viens d’énoncer sont connus, dans un livre récent Rafael Medoff ajoute des documents, tous accablants. Le livre s’appelle "To Little and Almost too Late" [Trop peu et presque trop tard]. Ce livre fait suite à un autre ouvrage du même auteur, publié il y a cinq ans : "FDR and the Holocaust: A Breach of Faith" [Franklin Delano Roosevelt et l’Holocauste : une rupture de confiance]. J’ai eu accès aux bonnes feuilles d’un livre supplémentaire que Rafael Medoff fera paraître bientôt sur le sujet, qui est plus accablant encore : "The Jews Should Keep Quiet" [les Juifs doivent se tenir tranquilles].

 

Franklin Roosevelt n’apparaît pas comme un antisémite, mais comme un homme pour qui la survie des Juifs d’Europe représentait une priorité secondaire en comparaison à des questions géopolitiques bien plus importantes à ses yeux. L’indifférence peut devenir complicité avec le pire, cela a été le cas. Les principaux dirigeants de la communauté juive américaine ont accepté l’indifférence et placé la vie des Juifs aux Etats-Unis au-dessus du devoir moral d’assistance à leurs coreligionnaires pourchassés. La population américaine ne s’est pas mobilisée. Seule une poignée de militants juifs, la plupart venus d’ailleurs, ont sauvé l’honneur.

 

Je n’en tire aucune conclusion hâtive : ailleurs dans le monde occidental, cela ne s’est guère mieux passé qu’aux Etats-Unis. Cela a même été souvent infiniment pire. Les Juifs américains le savaient et n’ont pas insisté. Les Etats-Unis sous Harry Truman, le successeur de Franklin Roosevelt, ont immédiatement reconnu Israël dès la proclamation officielle de la naissance du pays.

 

Je dis tout juste que tout cela montre l’extrême importance de l’existence d’un Etat d’Israël fort, à même de pouvoir compter sur ses propres forces. Un président ami d’Israël se trouve à la Maison Blanche aujourd’hui, mais que se passerait-il si un Démocrate dans la lignée de Barack Obama le remplaçait ?

 

Je m’interroge aussi sur la vénération que tant de Juifs américains vouent jusqu’à ce jour à Franklin Roosevelt.


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Samuel Beckett et l’engagement politique (info # 011405/19) Version imprimable
Analyse d'une oeuvre
mardi, 14 mai 2019

 

Par Llewellyn Brown

 

Dans le regard du public, l’image que l’on retient de Samuel Beckett est celle d’un écrivain détaché des combats politiques. Ses œuvres sont souvent jugées abstraites : ses pièces de théâtre dépeignent moins des personnages que des figures situées dans des lieux indéterminés, comme Vladimir et Estragon dans En attendant Godot, ou Winnie à moitié ensevelie dans Oh les beaux jours. D’autres œuvres brèves en prose décrivent des lieux clos, enfermant des corps mortifiés. Certes, on pensera sans doute à sa courte pièce de théâtre Catastrophe, écrite en 1982 en soutien à Vaclav Havel en prison. Mais dans une époque marquée par ses bouleversements (la Guerre et la Shoah), et ses mouvements militants (après-guerre, et des années soixante et soixante-dix), on ne l’associe pas aux prises de position souvent exigées des artistes contre les injustices et en faveur des opprimés.

 

Cependant, un récent livre, Beckett’s Political Imagination [l’imagination politique de Beckett]1, vient apporter un précieux éclairage sur cette question. On y met en évidence l’agacement de Beckett par rapport à son milieu social, marqué par le protestantisme irlandais : il avait de nombreuses amitiés avec des républicains, des socialistes et des anticolonialistes. Il s’essayait – mais sans réussite à ce stade – à une écriture susceptible de traiter des problèmes de l’agriculture irlandaise et de l’économie. Certaines prises de position – telle sa dénonciation de la censure et des politiques autoritaires – finirent par lui donner un sentiment d’isolement dans son propre pays, le conduisant à terme à émigrer en France, pour y chercher une autre identité politique.

 

Dans les premiers temps de sa carrière encore, sa curiosité pour les questions politiques se manifesta dans sa participation à des travaux de traduction : dans l’anthologie Negro, de Nancy Cunard, et Anthology of Mexican Poetry [anthologie de la poésie mexicaine], sous la direction d’Octavio Paz. Dans ces traductions, Beckett réalisa souvent une réécriture, surtout quand une question ou une situation politique éveillait son intérêt. Il accentuait le ton des textes d’origine, notamment sur des questions de souffrances causées par la colonisation. Au fond, ses traductions allaient à l’encontre de l’orientation anhistorique du recueil. Ce travail prépara le chemin pour des engagements ultérieurs, par exemple contre l’apartheid.

 

C’est en lien avec la Seconde Guerre mondiale que la dimension politique de Beckett acquiert tout son poids. Déjà, lors de son voyage en Allemagne en 1936-1937, il avait eu l’occasion de scruter de près le fonctionnement du système politique des nazis, voyant Goebbels comme « l’élève » qui avait appris des techniques soviétiques. En effet, Beckett nourrissait une vive curiosité à l’égard de l’URSS, au sujet de laquelle il lisait beaucoup pendant les années trente et bien plus tard dans sa vie. Cet intérêt était lié à son projet d’y apprendre le cinéma auprès d’Eisenstein, dans un contexte, en Irlande, où les communistes étaient surveillés.

 

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Samuel Beckett

 

Beckett fut aussi témoin des conséquences de l’antisémitisme dans l’expérience de son oncle juif, « Boss » Sinclair, qui dut fuir l’Allemagne avec sa famille en 1933, et subir les attaques antisémites d’Oliver St. John Gogarty. Beckett vit aussi la montée des idées fascisantes en Irlande, avec le mouvement des Blueshirts [chemises bleues]. Pendant la Guerre, la neutralité irlandaise provoqua l’indignation de Beckett, tout comme l’attitude, en mai 1945, de Valera, qui n’appela pas à la solidarité avec les Européens mais au repli, au profit d’une économie autonome et une réduction des importations. Dans son texte « Capital of the Ruins » [la capitale des ruines], Beckett décrit le travail auprès des habitants de la ville de Saint-Lô totalement dévastée par les bombardements des Alliés, et fait entendre que son pays attendait un retour sur son investissement dans l’aide humanitaire.

 

Le fait marquant cependant fut sa participation à la Résistance, dans le réseau SMH Gloria. Il avait quitté le confort de l’Irlande, poussé par un idéal de service sur le front militaire. S’engageant au moment où l’arrestation des Juifs s’intensifia, il fit ce choix pour des raisons avant tout personnelles, non pour des questions d’ordre général. Quand le réseau fut dénoncé, Beckett dut se réfugier dans le village de Roussillon dans le Vaucluse, jusqu’à la fin de la guerre. On peut faire l’hypothèse que la Croix de Guerre que l’on lui décerna récompensait aussi un travail réalisé à l’hôtel Lutetia en tant que traducteur, au moment du rapatriement des déportés.

 

Beckett’s Political Imagination  aborde également la Guerre d’Algérie et l’emploi, par la France, de la torture pour réprimer les groupes indépendantistes. Si de nombreux intellectuels s’engagèrent pour dénoncer l’utilisation de la torture, dans le cas de Beckett, son amitié avec Jérôme Lindon fut cruciale. Celui-ci, dirigeant les Editions de Minuit, publia de nombreux textes (notamment dans la collection « Documents », dirigée par Pierre Vidal-Naquet), et Beckett aida la maison d’édition à survivre en donnant de l’argent. Tout en suivant le conflit de très près, et étant proche des militants, Beckett ne signa pas le Manifeste des 121 en raison de sa nationalité étrangère. Habitant derrière la prison de la Santé, Beckett communiquait avec les prisonniers par signes.

 

Si ce livre est très bien documenté et exprime souvent des idées nuancées, l’auteur cède parfois à certaines facilités ou stéréotypes de notre époque, supposés de bon ton. Notamment dans le traitement de la Guerre d’Algérie, l’auteur, Emilie Morin, verse dans la caricature, réduisant le conflit à une opposition binaire entre le bourreau français et le combattant pour la liberté, victime des tortures. Elle parle pudiquement de la volonté du FLN d’ouvrir un « second front », et de fonder « un contre-Etat » à Paris. Il est vrai qu’elle décèle la volonté de la part des militants français d’exorciser le souvenir de Vichy et de la Collaboration – voyant dans la torture une reprise des méthodes nazies –, mais elle ne donne pas toute l’importance qu’il conviendrait à ce qui, dans sa vision partiale, s’apparentait à une forme d’hystérie. En effet, si tout le monde parlait de “torture”, les tortionnaires étaient rares2. En réalité, les deux situations n’avaient strictement rien en commun.

 

Ainsi, Morin n’a pas un mot pour le soutien offert par les militants à des bandes terroristes – FLN et MNA – qui assassinaient des civils : des Français, qu’ils fussent de métropole ou natifs d’Algérie ; mais aussi qui torturaient, extorquaient, mutilaient leurs propres compatriotes (en Algérie et en métropole). Cela avant de perpétrer des massacres même après les accords de “paix”, et de réaliser l’épuration ethnique du pays des “Blancs” (dont les Pieds noirs nés sur le territoire) et des Juifs.

 

Dans ce contexte, on peut s’étonner qu’elle qualifie d’« illustres » les prisonniers de la Santé. Elle ne dit mot du fait que ces “indépendantistes” – incités au djihad3 par les Allemands depuis 1914 – cherchaient à prendre le pouvoir sur un territoire qui était déjà colonisé depuis des siècles – par les Arabes puis les Ottomans –, qui n’avait jamais été une nation autonome. On ne s’étonnera donc plus que l’auteur ne donne aucun éclairage au sujet de Jacques Vergès, proche de Pol Pot et avocat de criminels notoires comme Klaus Barbie et Georges Ibrahim Abdallah.

 

Ce livre possède un intérêt certain qui est de révéler Beckett non comme une figure idéale, mais comme un homme avec ses préoccupations humaines. En effet, la manière dont Beckett réagissait aux événements n’avait pas le caractère rationnel ou clairement balisé que l’on peut observer chez d’autres figures publiques. Certes, il était plus ou moins “de gauche”, mais il était plutôt ce que Michel Foucault appelait un « intellectuel spécifique » : c’est-à-dire que ses engagements étaient contenus au sein de ses milieux professionnels, déterminés par ses affinités artistiques et intellectuelles.

 

On note une constante : il était soucieux des liens entre artiste et Etat, et prit action quand une menace se manifestait. Ses amitiés – témoignant d’une grande fidélité – n’étaient pas nécessairement marquées par une conformité idéologique. Ainsi, il était resté ami avec Georges Pélorson, qui occupa des postes importants sous le régime de Vichy, activité à laquelle Beckett faisait seulement des allusions obliques. Il maintenait également des relations chaleureuses avec le poète Ezra Pound, qui fut favorable aux mouvements fascistes et à Hitler. En même temps, Beckett était un grand ami de Jean Beaufret, qui participa à la Résistance.

 

 

 

Notes :

 

1Emilie Morin, Beckett’s Political Imagination, Cambridge University Press, 2017.

2Jean Sévillia, Les Vérités cachées de la Guerre d'Algérie, Paris, Fayard, 2018.

3La guerre d’Algérie fut menée en termes de djihad (Roger Vétillard, La Dimension religieuse de la guerre d'Algérie (1954-1962) : prémices et conséquences, ÉditionAtlantiS, 2018).
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Bruxelles-Métula du 13 mai 2019 (011305/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 13 mai 2019

 

ETATS-UNIS-IRAN LE FACE-A-FACE

 

L’analyse complète, originale et en profondeur du face-à-face entre les Etats-Unis et l’Iran, par Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/eZYcW6hrAOY

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/186566948891965/

 

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Le caractère absolument et définitivement répugnant de l’Autorité Palestinienne (info # 011205/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 12 mai 2019

 

Par Guy Millière


Ceux qui auraient encore des doutes sur le caractère absolument et définitivement répugnant de l’Autorité Palestinienne (dont je n’ai cessé de dire qu’elle ne valait pas mieux que le Hamas et le Djihad Islamique et qu’elle était presque pire, car le Hamas et le Djihad Islamique ont le sinistre avantage d’être plus francs lorsqu’ils évoquent leurs intentions génocidaires) devraient s’intéresser à une récente publication de "Palestinian Media Watch". Elle date du jour de Yom HaShoah. Elle montre un reportage de la télévision “palestinienne”.

 

Et, pour ceux qui ont l’estomac solide et les nerfs d’acier qu’il faut avoir pour ne pas être saisi par l’impulsion de briser son téléviseur ou son ordinateur en voyant ce que l’on voit, ce reportage est édifiant.

 

Ce qui y est montré est essentiellement constitué d’images qu’on pourrait montrer dans un pays civilisé pour que le souvenir de l’horreur absolue ne disparaisse pas et que les mots “plus jamais ça” gardent un sens.

 

Simplement ces images sont détournées et placées au service d’une falsification ignoble. Elles montrent les corps de centaines de Juifs assassinés et suppliciés prises au camp de Nordhausen en Allemagne, libéré par les troupes américaines en 1945. Nordhausen était un camp sans chambres à gaz et sans fours crématoires, où les Nazis plaçaient les malades et ceux inaptes au travail qu’ils laissaient mourir de faim, de maladie et de sévices divers, ce qui explique le nombre de corps, l’extermination y était lente et vicieuse.

 

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Elles montrent aussi des photos de corps prises au camp de Leitmeritz (aujourd’hui la ville est en République tchèque et s’appelle Litoměřice) : les corps portent là le sinistre pyjama rayé.

 

Le commentaire dit que les photos ne montrent pas des Juifs assassinés pendant la Shoah, mais des Arabes tués à Deir Yassin en 1948. Et bien sûr, la version de ce qui s’est passé à Deir Yassin est très éloignée de la réalité, et conforme aux délires propagandistes islamiques omniprésents dans les officines “palestiniennes”. Deir Yassin est décrit comme faisant partie de la Nakba, présentée par la propagande “palestinienne” comme l’équivalent de la Shoah.

 

Présenter la naissance de l’Etat juif des temps modernes comme l’équivalent “palestinien” de la Shoah est déjà en soi absolument ignoble. Aucune extermination d’Arabes n’a eu lieu en 1948-49 [ni d’ailleurs à aucun autre moment. Ndlr.]. Utiliser des photos de Juifs assassinés pendant la Shoah en les faisant passer pour des images d’Arabes exterminés par des Juifs trois ans après la Shoah atteint un degré d’ignominie absolument inouï.

 

L’Autorité Palestinienne m’a toujours inspiré une infinie répulsion, datant du temps où elle s’appelait encore l’OLP et était dirigée par l’inventeur du terrorisme moderne, le neveu du mufti nazi ami d’Hitler Amin al Husseini, un certain Yasser Arafat. Elle est dirigée aujourd’hui par une crapule négationniste impliquée dans de nombreux attentats antijuifs, dont l’attaque de Munich en 1972, Mahmoud Abbas, l’homme qui embrasse et traite en héros les tueurs d’enfants juifs. La répulsion qu’elle m’inspire est montée aujourd’hui de nombreux degrés supplémentaires.

 

Je ne parvenais pas à comprendre que des Juifs envisagent de tenter de faire la paix avec Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne et je pensais qu’il fallait, pour se faire des illusions sur ces gens, et penser qu’ils valaient mieux que les dirigeants du Hamas ou du Djihad Islamique, avoir une capacité abyssale d’aveuglement volontaire. Je pense désormais qu’envisager de tenter faire la paix avec ces gens implique d’avoir en soi une volonté suicidaire.

 

Que des dirigeants occidentaux continuent à considérer ces gens fréquentables et à les financer relève de leur part d’une attitude de complicité active.


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Europalestine propage une haine qui a déjà conduit au meurtre (info # 010805/19) Version imprimable
Analyse
mercredi, 08 mai 2019

 

Par Guy Millière

 

Je viens de voir une vidéo publiée sur le site de l’organisation Europalestine. Des vidéos comme celle que je viens de voir se comptent, hélas, par dizaines. Cette organisation est un ramassis infect d’antisémites, de gauchistes appréciant de voir couler le sang juif, et d’islamistes favorables au djihad. Je pourrais me contenter de souligner l’aversion qu’elle m’inspire, souligner qu’elle se livre à une propagande mensongère, et passer mon chemin. Mais je ne peux décemment me limiter à cela.

 

Cette organisation pratique l’incitation à la haine et le fait d’une manière constante. L’incitation à la haine conduit à la haine tout court, et la haine peut conduire au meurtre.

 

Et c’est un fait : la haine que propage Europalestine (comme d’autres organisations du même genre, mais aucune ne le fait avec autant d’insistance qu’Europalestine) a déjà conduit au meurtre.

 

Mohammed Merah, l’assassin des enfants juifs à Toulouse le 12 mars 2012, avait déclaré au policier avec qui il conversait avant de décider de finir criblé de balles, qu’il avait voulu venger les “enfants palestiniens tués par Israël”. Europalestine ne cesse d’accuser Israël de tuer des “enfants palestiniens” par pure cruauté. Ce type de message a naturellement des conséquences.

 

Europalestine participe par ailleurs très activement aux campagnes de boycott des produits israéliens en France. Ces campagnes sont absolument illégales selon le droit français mais elles se poursuivent néanmoins.

 

De pseudo-mouvements “antiracistes” ne cessent de s’en prendre à des organisations qui luttent quant à elles contre les activités ignobles de structures telles qu’Europalestine. Mais ces “antiracistes” ne critiquent jamais les groupements comme Europalestine, ce qui fait d’eux, objectivement, des complices passifs de l’incitation incessante à la haine.

 

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Un membre d’Europalestine plébiscite le Hamas,

une organisation terroriste djihadiste appelant au génocide des Israéliens

 

La justice française, à ma connaissance et sauf erreur de ma part, de toute façon, ne poursuit ni ne condamne les organisations telle qu’Europalestine alors que les motifs d’assignations ne manquent pas ; ce qui rend la justice française elle aussi complice passive d’organisations telles qu’Europalestine.

 

Hélas, la complicité est bien plus étendue.

 

Le gouvernement français lui-même ne prend jamais position et ne condamne pas, ne serait-ce que verbalement, les organisations telles qu’Europalestine. Il m’arrive de penser que c’est parce que ses membres ne sont pas tous totalement hostiles au discours tenu par Europalestine. Un certain nombre de positions prises par Emmanuel Macron concernant Israël m’incitent effectivement à penser qu’il partage au moins partiellement son animosité à l’encontre de l’Etat hébreu.

 

La complicité s’étend manifestement à la presse et aux grands media. Les reportages et les articles sur Israël contiennent très souvent des propos qui se rapprochent de ceux d’organisations telles qu’Europalestine. La désinformation médiatique généralisée durant la dernière confrontation à Gaza tendant une fois de plus à inverser les rôles d’agresseur et d’agressé et à diffuser les fake news victimaires du Hamas, a atteint de nouveaux sommets de compromission.

 

La quasi-totalité de la presse française s’est faite l’écho de malversations grossières de ce type, y compris Le Figaro, qui titrait dans sa livraison de lundi dernier : "600 roquettes palestiniennes se sont abattues sur l’Etat hébreu en réaction aux raids israéliens faisant trois victimes".

 

Dans la vidéo d’Europalestine que je viens de voir, des membres de cette organisation exhibent des photos d’enfants morts censés être des “enfants palestiniens” tués par l’armée israélienne. Israël y est décrit comme un territoire palestinien occupé, ce qui signifie qu’ils font de la propagande en faveur de l’annihilation d’Israël. De plus, ils y appellent au boycott des produits israéliens dans un supermarché, ce qui est formellement interdit.

 

Des policiers sont filmés venant les arrêter, mais visiblement ne les arrêtent pas et dialoguent avec eux. Les policiers hésitent sans doute à faire ce que la loi leur dicte de faire parce que les clients du supermarché applaudissent les membres d’Europalestine.

 

Voir les applaudissements est très éloquent...

 

Des vidéos comme celle-là me donnent la nausée et me font comprendre pourquoi il y a eu cinq cents agressions antisémites en France l’an dernier, pourquoi la France est le seul pays d’Europe avec la Belgique (mais en Belgique l’assassin était un Français musulman) où des Juifs ont été tués au cours de la dernière décennie parce qu’ils étaient juifs, et pourquoi tant de Juifs quittent la France.


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Conférence de Stéphane Juffa à Genève Version imprimable
Communiqué
mercredi, 08 mai 2019
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Bruxelles-Métula du 8 mai 2019 (info # 020805/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mercredi, 08 mai 2019

 

Les réflexions de Stéphane Juffa à propos du Jour du Souvenir

au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca :

 

 

Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/2236687639913855/

Youtube :

https://youtu.be/eqwia2ECIbk

 
Bruxelles-Métula du 6 mai 2019 (010605/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 06 mai 2019

 

CESSEZ-LE-FEU A GAZA

 

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L’immeuble du Renseignement du Hamas à Gaza

 

Tous les détails  ainsi que l’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/elH7lI9izjU

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/276792156534480/

 

 

 
Gaza : le choix de Bibi (010505/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 05 mai 2019

 

Par Jean Tsadik

 

Cela faisait au moins cinq ans que nous l’évoquions sans rencontrer d’écho parmi nos pairs, y compris en Israël. Aujourd’hui, alors que la confrontation avec les organisations terroristes islamiques de Gaza glisse vers une guerre généralisée, tous les spécialistes militaires et les media de l’Etat hébreu ont soudain adopté cette explication : la stratégie de Binyamin Netanyahu consiste à maintenir la gouvernance du Hamas dans la bande côtière afin d’exclure Gaza de la discussion politique quant à l’avenir des Palestiniens.

 

Au demeurant, c’est une option stratégique aussi valable qu’une autre ; l’idée de séparer l’avenir de Gaza de celui de la Cisjordanie suggère en effet un grand nombre d’avantages pour l’Etat hébreu, particulièrement pour ceux qui ne veulent plus entendre parler de la création d’un Etat palestinien indépendant.

 

Mais ce n’est pas la seule voie envisageable, et surtout, elle a un prix exorbitant, ce qui fait qu’elle ne constitue pas le choix préférentiel de la plupart des spécialistes.

 

Cette variante est principalement basée sur la résilience des habitants du Néguev et sur l’acceptation du fait de devoir subir plusieurs fois par année des tirs de roquettes en provenance de l’enclave palestinienne. Cela implique de laisser l’initiative de la violence à l’adversaire, mais cela aussi peut constituer une stratégie souvent utilisée par les joueurs d’échecs.

 

A la base de ce calcul, l’observation de ce que le Hamas et le Djihad ne possèdent en matière d’armes offensives "que" des roquettes. Or l’on connaît bien les dégâts que les roquettes sont capables de causer. Ainsi, si lors de l’affrontement de janvier dernier, par exemple, les terroristes ont tiré cinq cents roquettes en une nuit et n’ont causé "que" quelques dizaines de blessés et des dégâts matériels dont Israël est financièrement capable d’assumer le prix, pour M. Netanyahu, la fin qu’il poursuit justifie ce sacrifice.

 

C’est d’autant plus vrai que les organisations djihadistes de Gaza n’ont pas accès à d’autres types d’armes et qu’au vu de leur isolement relatif, elles n’en disposeront pas dans un avenir probable. Parallèlement à cette constatation, elles ont toutefois la capacité de fabriquer des roquettes en grandes quantités avec les moyens élémentaires dont elles disposent. Car ces roquettes ne sont pas beaucoup plus qu’un tuyau de métal rempli d’un carburant et de matériaux explosifs. Pour le carburant, on en trouve partout, même à Gaza, quant aux explosifs, je suis disposé à vous apprendre à en confectionner artisanalement avec divers types de produits apparemment inoffensifs que l’on trouve dans le commerce, notamment des substances nécessaires à l’agriculture. Pour compléter cette description, notons tout de même qu’avec l’expérience et l’aide technique de mentors tel que l’Iran, les terroristes parviennent à réaliser des fusées de plus en plus performantes. Non pas particulièrement au niveau de la précision, mais surtout de leur rayon d’action, de leur vitesse et de la masse d’explosifs que ces roquettes peuvent emporter. Désormais, le Hamas et les autres factions islamiques disposent de l’équivalent du Fadjer 5 iranien, à même d’atteindre Tel-Aviv et d’y acheminer une charge de 90kg d’explosifs.  

 

D’ailleurs, je suis en mesure d’attester que la roquette qui a frappé la maison vide au cœur de Beersheva était un Fadjer et pas un simple Kassam. Les dégâts provoqués par une charge de 90kg n’ont rien en commun avec les 30 ou 40 kilos des Kassam ; boostés par la force d’inertie qui accompagne leur chute, les Fadjer peuvent aisément détruire un immeuble entier jusqu’à ses fondations.

 

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L’hôpital Barzilai d’Ashkelon qui a traité la majorité des blessés de la confrontation

n’a pas été épargné par les éclats de roquettes. Heureusement sans atteindre personne

 

Ne me situant pas dans un contexte de jugement mais d’évaluation, je n’ai aucunement l’intention de disqualifier cette décision de Netanyahu pour des raisons de morale. Ce, car toute décision stratégique comprend un coût, des risques et des sacrifices, et ne saurait être considérée à l’aune de sa popularité. Le vrai rôle d’un authentique chef d’Etat est de gouverner et non de plaire, reste simplement à savoir si la préférence stratégique du Premier ministre et ministre de la Défense sortant est judicieuse ou non.

 

Ceci dit, nous en sommes déjà après 36 heures de combats à quatre morts et à 121 blessés israéliens (4 dans un état grave, 60 légèrement touchés et 61 en état de choc), et je crains que le bilan ne soit que provisoire. C’est le prix humain du sacrifice en vue de la tentative de séparer Gaza de la Cisjordanie et c’est la troisième fois que nos concitoyens du Sud le paient depuis novembre dernier sans que personne n’ait jamais demandé s’ils étaient consentants.

 

On peut légitimement se demander si le Premier ministre accorde une grande considération à ses concitoyens. Je fonde mon interrogation sur le fait qu’il n’est pas intervenu publiquement pour s’adresser à la nation depuis le début des hostilités ; or je peine à imaginer que si Dallas et Houston avaient reçu six cents projectiles en un peu plus d’une journée, Donald Trump ne se serait pas adressé aux Américains. Ce, d’autant plus que lorsqu’il s’était senti injustement tourmenté par la justice, M. Netanyahu n’avait pas hésité à infliger son argumentaire de défense à tous les Israéliens, sur toutes les chaînes de télévision sur le coup de 20 heures. Ils n’avaient d’ailleurs pas tous compris le sens de cette intervention.

 

A l’intention de ceux qui douteraient de l’existence de la stratégie de Bibi que j’affirme, qui nécessite le maintien du Hamas à Gaza et le refus de discuter avec l’Autorité Palestinienne, je dis que le Premier ministre l’a énoncée explicitement. C’était le 11 mars dernier à l’occasion de la convention du Likoud. Binyamin Netanyahu plaidait afin d’autoriser le transfert au Hamas de l’argent qatari devant des délégués récalcitrants, il leur a dit textuellement : "Si vous ne voulez pas d’Etat palestinien, nous devons accepter le transfert de l’argent du Qatar au Hamas".

 

Au-delà des morts et des blessés, des dizaines de maisons endommagées ou détruites, des vies brisées d’enfants élevés dans la terreur des agressions intermittentes des terroristes, des parents affectés dans leur équilibre psychologique, l’exposition à la mort que M. Netanyahu fait subir régulièrement à un million de personnes sur un quart du territoire tutoie la déraison.

 

Pour préserver le Hamas et conserver son option, il ordonne à l’Armée de permettre aux terroristes islamiques de tuer des Israéliens dont il a la charge de la sécurité, il impose aux aviateurs de tirer sur des dunes et des bâtiments vides. Il les oblige à prévenir des criminels assoiffés du sang de nos compatriotes avant d’oblitérer leurs cibles.

 

Netanyahu empêche les agriculteurs de cultiver leurs champs et de veiller sur leurs récoltes, comme cela a été le cas hier et aujourd’hui. Les écoles ont dû garder leurs portes closes et deux-cent-trente-mille écoliers ont été contraints de rester chez eux à proximité de leur abri pour ceux qui ont la chance d’en posséder un, entourés du bruit insupportable des impacts de roquettes et des interceptions du Dôme de Fer. Ce, pendant que leurs parents, tremblants d’inquiétude, se rendaient sur leur lieu de travail, où certains ont perdu la vie. Un véhicule civil a également été pulvérisé par un missile antichar russe du Hamas de type Kornet, le conducteur a évidemment péri. Il me faut préciser que les mouvements des transports en commun, bus et trains, ont été interrompus, jetant les salariés du pourtour de Gaza sur les routes exposées au danger.

 

Soyons absolument clairs : Tsahal peut anéantir le Hamas en moins d’une semaine, sans être confronté à des risques de pertes extravagantes pour ses soldats. De plus, il n’est pas obligé de reprendre le contrôle de la bande côtière indéfiniment. Il peut se baser sur l’opposition aux islamistes qui, selon les estimations de Sami el Soudi, atteint plus de soixante-dix pour cent des Gazaouis. Israël pourrait aisément cultiver un leadership alternatif parmi eux, mais c’est précisément ce que Binyamin Netanyahu tente d’éviter : des gens sensés et reconnaissants, avec lesquels on n’a aucune raison logique de ne pas communiquer, mais qui peuvent, à n’importe quel moment, se rapprocher de l’Autorité Palestinienne.

 

Alors le chef de notre exécutif accepte qu’Ashdod (225 000 hab.) et Beersheva (210 000 hab.) soient bombardées plusieurs fois par an par une horde de dégénérés hystériques, et paralysées, de même que tout le Sud-Ouest du pays. Les miliciens d’un califat hors du temps qui ne disposent que d’un armement primitif face à celui de la cinquième puissance militaire mondiale sont ainsi autorisés à geler l’activité d’un million d’êtres humains. Ils ne disposent en réalité que de la faculté de nuisance que nous leur consentons.

 

Depuis hier, ils ont cependant tiré plus de six cents roquettes sur les Israéliens !

 

Il existait un cadre à ces confrontations qui durent généralement un jour ou deux. Parce qu’en plus du reste, on se parle et on se comprend même bien entre les chefs du Hamas et Bibi Netanyahu. Pour rester dans le statu quo, ils ne pouvaient pas tirer à plus de quarante kilomètres de leur enclave (cela exclut Tel-Aviv et Jérusalem, mais pas Ashkalon, Ashdod ni Beersheva). En contrepartie, faute de moulins à vent, on se contentait de s’attaquer avec férocité et détermination aux dunes de Gaza.

 

De plus, les chefs principaux du Hamas, à l’instar de Yahya Sinwar et d’Ismaïl Hanya, pouvaient se promener où bon leur semblait sans courir le moindre risque d’être dérangés. D’ailleurs Sinwar se trouve au Caire où il est arrivé avant le début des hostilités qu’il a probablement planifiées, et d’où il conduit les négociations en vue d’une trêve avec Jérusalem. A Gaza-city aussi, ils pouvaient déambuler sans crainte de se faire éliminer par un missile. C’étaient les personnes les plus en sécurité de l’enclave palestinienne, puisque Bibi ne pouvait pas s’en passer pour conduire sa "stratégie" anti-Etat palestinien.

 

Israël avait le loisir d’éliminer à sa guise des chefs miliciens de second plan sans que cela n’empêchât Sinwar et Hanya de dormir, mais non les chefs du Hamas tout court.

 

Mais, à la guerre comme à la guerre, les arrangements secrets entre ennemis ne dispensent pas de la haine ni des bavures. Déjà qu’à part les spécialistes, et encore depuis peu, la population israélienne était révulsée par les confrontations endémiques avec le Hamas sans saisir pourquoi on l’épargnait - mais en le pressentant -, les morts ont fait déborder le vase, comme nous l’envisagions dans notre breaking d’hier.

 

Face aux tirs incessants, à l’emploi des Fadjer, mais aussi de missiles antichars russes et de mortiers, le Khe’l Avir est redevenu l’aviation d’un pays qui a récupéré le droit de se défendre que son Premier ministre lui avait confisqué. Dans un premier temps, il s’en est pris aux bureaux des organisations terroristes, en plus des entrepôts et ateliers d’armement. Puis, les tirs se poursuivant, les chasseurs-bombardiers et les drones ont ciblé les lanceurs de roquettes ainsi que les maisons des dirigeants du Hamas sous lesquelles sont dissimulées les armes les plus sophistiquées à disposition de l’organisation terroriste et, encore un peu plus tard, il a procédé à ses premières éliminations ciblées depuis très longtemps.

 

La première victime de ces frappes chirurgicales et individuelles depuis 2014 est Hamed Ahmed Abed Khudari. Il était responsable pour le Hamas de l’organisation de grosses opérations clandestines de transferts d’argent iranien [Regarder la vidéo].

 

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Ce qu’il reste du véhicule de Khudari

 

Cela s’est passé à 15h25 locales, depuis plusieurs autres dirigeants ont été éliminés de manière semblable, pendant que le cabinet sécuritaire israélien siégeait ; sa réunion a duré cinq heures et a abouti à l’instruction transmise à Tsahal de "poursuivre les frappes à Gaza et de se préparer pour la suite", précisant que "la considération ultime était la sécurité du pays et de ses habitants".

 

Des formules un peu trop succinctes et sibyllines pour une si longue séance. Nous ne sommes pas convaincus du tout que M. Netanyahu ait abandonné sa "stratégie" et que l’on ne nous annoncera pas un nouveau cessez-le-feu au milieu de la nuit, qui ne servirait naturellement que les intérêts des terroristes islamiques.

 

Pour le moment, à 21h, on en est à 260 raids du Khe’l Avir depuis hier matin et à 620 tirs de roquettes, dont 520 ont pénétré sur le territoire israélien, 335 ont été épargnées par le Dôme de Fer après que son ordinateur a déterminé qu’elles exploseraient dans un lieu inhabité, et 150 ont été interceptées par le Dôme. 35 ont touché des zones habitées générant des dégâts, des morts et des blessés.

 

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Journée d’affrontements à Gaza. Netanyahu sans solution (010405/19) Version imprimable
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samedi, 04 mai 2019

 

Par Ilan Tsadik

 

22h45 samedi à Metula, 21h45 à Paris.

 

Depuis 10h environ ce samedi, les organisations terroristes islamiques palestiniennes de Gaza, principalement le Hamas et le Djihad Islamique qui sont sous commandement unifié, arrosent de bombes les agglomérations israéliennes à l’est et au nord de la bande côtière, jusqu’à Kiryat Gat et Ashkalon [et Ashdod, depuis 22h].

 

Jusqu’à 22h15 locales, les milices islamistes ont tiré plus de 240 roquettes, la plupart étant interceptées par le Dôme de Fer.

 

Plusieurs maisons ont été touchées dans le Néguev où l’on dénombre 41 blessés, dont 2 sont dans un état jugé préoccupant, 24 sont légèrement touchés, et 15 sont en état de choc. 18 d’entre eux reçoivent des soins et 4 sont hospitalisés.

 

Il est à relever que cette nouvelle agression est spontanée et n’a été précédée d’aucune provocation israélienne.

 

De son côté, Tsahal a détruit 120 objectifs dans l’enclave palestinienne, tout en suivant le même mode opératoire qu’en 2018, celui qui consiste à éviter les pertes humaines chez l’adversaire.

 

L’intensité de la riposte israélienne a quelque peu augmenté en fin d’après-midi lorsque l’Armée a oblitéré un tunnel du Djihad islamique qui aboutissait dans le territoire de l’Etat hébreu. Autre preuve de cette accentuation de la riposte de Tsahal, il y a près de deux heures et demi de cela, un immeuble de six étages qui abritait des activités du Hamas a été réduit à un tas de gravats.

 

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L’impact contre le bâtiment de six étages dans le quartier de Rimel, à l’ouest de

Gaza-city. Dans cette construction destinée à un usage civil, le Hamas avait déployé

son commandement du Renseignement militaire ainsi que celui de sa sécurité générale

 

Cette frappe a été précédée de l’avertissement que nous appelons "toc-toc" et qui consiste en un tir d’un petit missile inoffensif sur le toit du bâtiment qui va être attaqué peu après. Cette procédure permet aux habitants de quitter les lieux et de se mettre à l’abri.

 

Au Caire, où les chefs du Hamas ont été instamment invités à se rendre par le Renseignement égyptien, des consultations en vue d’aboutir à un énième cessez-le-feu sont en cours.

 

Vers 20h05 environ, après la destruction des bureaux du Renseignement militaire, le Hamas et le Djihad Islamique ont fait part de leur intention d’élargir le champ de leurs bombardements aux villes d’Ashdod et de Beersheva. Jusqu’à présent, aucun projectile n’est tombé sur ces localités.

 

En revanche, une roquette s’est abattue sur une maison de la cité d’Ofakim, à 13km au nord-ouest de Beersheva. La demeure était inoccupée au moment du tir.

 

Pour le moment, contrairement à la dernière confrontation qui s’était déroulée au mois de janvier, le gouvernement israélien sortant n’a pas pris la décision de déployer des renforts de chars et d’artillerie face à la bande côtière, sans doute dans un souci d’ "apaisement". Une manière de dire à l’ennemi que l’on n’a pas l’intention de procéder à une opération terrestre, à moins, bien sûr, qu’il nous y contraigne.

 

Tous les rédacteurs-reporters de la Ména en Israël et dans l’Autorité Palestinienne sont à pied d’œuvre sur le terrain afin de vous retranscrire les péripéties de cette troisième agression des terroristes islamiques palestiniens depuis novembre dernier.

 

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Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi Tsahal est parfois obligé de

tirer sur des mosquées

 

Quant au Premier ministre Binyamin Netanyahu, il ne semble pas saisir qu’il n’est pas acceptable de laisser l’initiative à des organisations comme les Hamas et le Djihad Islamique de terroriser lorsqu’elles le désirent et à moindre coût tous les habitants du sud d’Israël.

 

Netanyahu permet ainsi à une routine extrêmement dangereuse de s’installer. Une situation à répétition dans laquelle il ordonne à Tsahal de ne pas lâcher les chevaux. Il semble qu’aucun changement ne soit en vue dans l’absence stratégique qui caractérise le chef de notre gouvernement. A moins, bien sûr, que l’une des roquettes islamiques ne provoque une catastrophe ou qu’elle tombe sur… la région de Tel-Aviv.

 

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A propos de la situation qui prévaut, j’ai arraché à mon père Jean Tsadik quelques remarques d’ordre stratégique :

 

Aucun gouvernement d’un Etat respectable ne signe des cessez-le-feu avec des organisations terroristes. Particulièrement lorsque celles-ci bombardent ses villes

 

Aucun gouvernement d’un Etat respectable ne laisse des organisations terroristes bombarder ses administrés lorsqu’il détient les moyens de s’y opposer 

 

Aucun gouvernement d’un Etat respectable ne cède l’initiative militaire à une organisation terroriste

 

Aucun gouvernement d’un Etat respectable n’accepte de soumettre la majeure partie de sa population à la menace d’organisations terroristes.

 

J’ai toujours soupçonné mon père d’être un gauchiste.

 

Un second immeuble vient d’être anéanti à Gaza. Il abritait une autre aile du Renseignement militaire du Hamas. Son activité dans le bâtiment était sécurisée par la présence des bureaux d’Anadolu, l’agence d’information du régime de Recep Erdogan. La Turquie a émis une protestation après l’éradication de l’édifice.

 

A 22h locales, l’alerte rouge a été déclenchée à Ashdod et le Dôme de Fer est entré en action.

 

 

 
Bruxelles-Métula du 29 avril 2019 (012904/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 29 avril 2019

 

Les USA ont dépêché deux porte-avions en Méditerranée pour la première fois depuis 2006. Le Président Trump a aboli les permissions spéciales octroyées à certains pays de poursuivre l’importation de brut iranien. Ces pays, dont la Chine et l’Inde, n’ont pas la capacité d’aller à l’encontre de la décision de Washington.

 

La perte de sa principale source de revenus va rapidement étrangler le régime des ayatollahs et ses supplétifs armés du Hezbollah libanais.

 

Participant de la même dynamique, Israël va agir afin de se débarrasser définitivement des menaces terroristes du Hamas à Gaza et du Hezbollah au Liban, à commencer par ses usines souterraines de transformation de roquettes en missiles.

 

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Le Secrétaire d’Etat U.S. Mike Pompeo (à gauche) s’est rendu à Beyrouth le 22 mars dernier pour annoncer au gouvernement libanais les nouvelles orientations américaines (ici avec Gebran Bassil) ainsi que le nouveau train de sanctions que l’Amérique a décidé d’imposer à l’Iran et au Hezbollah. M. Pompeo a exhorté les autorités libanaises à prendre leurs distances avec l’organisation terroriste chiite.

 

Laquelle organisation est aux abois. Selon des sources médiatiques arabes concordantes, Hassan Nasrallah a réuni son état-major pour l’informer que le risque de guerre avec l’Etat hébreu pour cet été est passé de 50 à 70 pour cent. Il a aussi prédit que lui et les officiers supérieurs du Hezb constitueront l’un des premiers objectifs de Tsahal et qu’ils ne verraient probablement pas la fin de cet affrontement.

 

Nasrallah a tout nié en bloc lors d’une intervention télévisée il y a une semaine mais les responsables iraniens passent leur temps à évoquer l’hypothèse d’une attaque américaine coordonnée avec Israël. Fait extrêmement inhabituel, la Russie a organisé à Moscou une réunion secrète de deux heures entre le ministre des Affaires Etrangères libanais, Gebran Bassil, un chrétien du parti du Président Aoun, et un haut fonctionnaire israélien afin de tenter d’atténuer les tensions.

 

La France a averti Beyrouth qu’Israël ne tolérera pas l’activité des usines d’armement du Hezbollah au Liban et qu’une frappe pouvait intervenir à n’importe quel moment.

 

Le ministère russe des Affaires Etrangères vient de communiquer sur l’existence d’un accord au terme duquel l’Iran a accepté de retirer ses forces à une distance de 70km de la frontière israélienne, y compris de Damas. La Ména et Radio Judaïca dans leur émission commune du lundi avaient annoncé en exclusivité la mise en place de cet accord il y a deux mois. A ce jour, aucun autre media n’en avait parlé.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/k2IhDAJfCIg

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/286229812282716/

 

 
Macron incarne la haine d’Israël qui est la chose la mieux partagée en France aujourd’hui Version imprimable
Analyse
dimanche, 28 avril 2019

 

Par Guy Millière [info # 012804/19]

 

La France va très mal. Emmanuel Macron révèle chaque jour davantage à quel point en devenant président il a dépassé de très loin son seuil d’incompétence. Il s’est révélé incapable depuis cinq mois de mettre fin à la crise des gilets jaunes et, après avoir utilisé le mépris, la brutalité policière, l’insulte, la volonté de noyer le poisson par le biais d’une longue série de monologues annoncés comme un “grand débat national”, il a fait un ensemble de propositions médiocres qui ne satisferont personne.

 

De plus, il a tenté de se raccrocher au catastrophique incendie de Notre Dame de Paris (qui a surtout révélé l’état désastreux du respect pour les monuments historiques en France), pour se donner une image de rassembleur. Image qu’il a aussitôt massacrée en lançant un concours architectural destiné à accueillir des “gestes architecturaux audacieux”. Cela ne l’empêche pas de persister dans la cuistrerie arrogante et odieuse à l’échelle internationale.

 

Des mois après s’être ridiculisé à Washington en se livrant à des embrassades frénétiques avec le président des Etats-Unis (destinées apparemment à séduire ce dernier : en vain, cela va de soi), des semaines après avoir tenté de pousser Angela Merkel à adopter la vision qu’il se fait de l’Europe (en vain, là encore) et après avoir traité Matteo Salvini et Viktor Orban de lépreux, des jours après avoir lancé sa campagne pour les élections européennes par un clip grandiloquent censé montrer le chaos de l’Europe “populiste” et la belle sérénité de la France macronienne, Macron a renoué avec son activité favorite : s’en prendre à Israël.

 

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Le président qui fait passer le faux-derchisme d’une "stratégie" politique à une institution…

 

C’était juste avant le saccage des Champs Elysées et pas très longtemps avant l’incendie de Notre Dame, qui faisait lui-même suite à celui qui a frappé l’église Saint Sulpice à Paris et les dégradations graves subies par la basilique de Saint Denis, sans compter les détériorations infligées à huit cents églises en France depuis un an et plus de cinq cent actes antisémites en 2018.

 

Macron avait déjà dit que jamais la France ne reconnaîtrait Jérusalem capitale d’Israël, ça avait l’air de le rendre fier, et il avait ajouté que l’installation de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem susciterait des troubles majeurs. Que l’on attend toujours.

 

Il avait accusé l’Armée israélienne de tirer sur de “paisibles” manifestants arabes lors des émeutes fomentées par le Hamas à Gaza le long de la frontière israélienne, ce qui l’avait mené à adopter sur la situation le discours du Hamas.

 

Il avait dit que la France continuerait à financer l’UNWRA et à considérer qu’il y a des millions de réfugiés palestiniens voulant “rentrer chez eux”, quand les Etats Unis ont décidé de couper les vivres à l’UNWRA. L’administration Trump a également déclaré qu’elle ne considérait désormais comme réfugiés que les Arabes qui ont quitté le territoire d’Israël en 1948-49.

 

Macron, pour sa part, a délibérément provoqué un incident diplomatique avec Israël en affirmant de manière aussi douteuse qu’arbitraire la souveraineté française sur le Tombeau des rois à Jérusalem.

 

Il vient de féliciter Binyamin Netanyahou pour son succès électoral, après avoir attendu plusieurs jours pour s’exécuter et l’a fait par lettre, comme si M. Netanyahou n’avait pas le téléphone.

 

Par la même occasion, il a "exigé" d’Israël qu’il continue de verser à l’appareil terroriste islamique appelé Autorité Palestinienne l’argent que ledit appareil utilise pour rémunérer les terroristes assassins de Juifs et les familles des terroristes assassins de Juifs. C’est logique de la part du président tricolore : la France n’a en effet jamais cessé de financer l’Autorité Palestinienne et de lui verser de l’argent utilisé pour rémunérer les terroristes assassins de Juifs et les familles des terroristes assassins de Juifs.

 

Binyamin Netanyahou a déclaré que la demande de Macron était immorale mais Macron ignore le sens du mot “immoral”. Toute son action le montre, et en particulier son attitude à l’égard d’Israël.


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Le piège de Trump se referme sur l’Iran (012504/19) Version imprimable
Analyse
jeudi, 25 avril 2019

 

Par Amram Castellion

 

Les décisions de l’administration Trump sont toujours accueillies par la presse domestique et internationale selon le même protocole.

 

D’abord, on assure d’un air entendu que Trump ne fera pas ce qu’il a annoncé. C’est un beau parleur ; il n’aura jamais le cran de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem, de remettre en cause le régime commercial multilatéral, de rencontrer Kim Jong-Un face à face, de retirer les troupes américaines de Syrie, de retirer les Etats-Unis de l’accord nucléaire iranien, ou de lâcher la justice américaine contre les chefs Démocrates qui ont espionné la campagne Trump en 2016 et fabriqué un faux dossier de renseignements pour l’affaiblir. Cette première ligne est d’ailleurs souvent rendue crédible par les délais assez longs qui peuvent s’écouler entre l’annonce et sa réalisation.

 

Puis, Trump fait ce qu’il a dit ; on annonce alors des catastrophes. Les droits de douane vont arrêter la croissance ! Quelques mots aimables envers Poutine annoncent la fin de la présidence Trump ! Les Iraniens vont s’installer à la frontière d’Israël ! Le retrait de Syrie va conduire au massacre des Kurdes d’Irak ! La rhétorique martiale de Trump annonce une guerre nucléaire avec la Corée du Nord ! Le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et la reconnaissance de l’appartenance à Israël du plateau du Golan vont mettre le Moyen-Orient à feu et à sang ! Si des Démocrates sont mis en accusation, ce sera la fin de la démocratie américaine !

 

Enfin, on constate que rien de catastrophique ne s’est produit. La croissance américaine atteint des records historiques malgré les droits de douane ; l’Armée turque n’attaque pas les Kurdes d’Irak ; les relations avec la Corée du Nord se détendent ; la situation stratégique du Moyen-Orient s’améliore avec un repli des Perses, l’élimination méthodique par Israël de leurs actifs en Syrie et une absence totale d’action contre les nouveaux faits établis par les Etats-Unis.

 

Le caractère systématique de ce cycle devrait faire soupçonner aux commentateurs que Trump a intégré dès le départ le risque des conséquences néfastes qu’ils mettent en avant et que s’il agit souvent longtemps après ses premières annonces, c’est précisément qu’il attend d’avoir trouvé le moyen de contrer les risques inhérents à ses décisions. Mais les commentateurs sont si investis dans la fable d’un Trump instinctif et bas du front qu’ils préfèrent ne pas tirer la conclusion qui s’imposerait de cette observation pourtant simple : les conséquences désastreuses des décisions de Trump qu’ils annoncent depuis deux ans et demie ne se sont, tout simplement, jamais produites.

 

Il ne reste donc plus aux commentateurs qu’à espérer que leurs erreurs ne seront pas repérées et à annoncer que la dernière décision en date de Trump ne se fera pas, ou qu’elle entraînera des catastrophes.

 

Il n’y a donc rien d’étonnant aux critiques unanimes de la presse Démocrate américaine (et de la presse européenne qui ne fait le plus souvent que répéter la première) lorsque, lundi dernier, la Maison Blanche a annoncé qu’elle ne renouvellerait plus, dès le 2 mai prochain, aucune exemption aux sanctions américaines sur les importateurs de pétrole iranien.

 

Trois pays sont principalement concernés : la Chine, l’Inde et la Corée du Sud, qui achètent à elles trois les deux tiers des exportations iraniennes de pétrole, soit 1 millions de barils par jour (mb/j) sur les 1,5 millions exportés par l’Iran.

 

Les différents commentateurs affirmaient depuis longtemps que les Etats-Unis allaient renouveler les exemptions pour ne pas faire monter les prix à la veille de l’été, saison durant laquelle les Américains utilisent le plus leur voiture. Après s’être trompés sur cette prédiction, ils répètent depuis trois jours que la décision de Trump sera un échec, qu’elle va renforcer le pouvoir iranien contre son opposition, que l’Iran continuera à exporter du pétrole et (sans trop se soucier de la contradiction) que la fin des exportations iraniennes va créer une crise sur le marché.

 

Il suffirait de se référer aux prédictions précédentes des mêmes commentateurs pour savoir que ce ne sera pas le cas. Mais on peut parvenir à la même conclusion en rappelant les principaux chiffres du marché du pétrole.

 

Sur ce marché, se vendent chaque jour 100 millions de barils en moyenne. L’Arabie Saoudite à elle seule en vend 8,3 millions, la Russie 5,1 millions, l’Irak 3,8 millions et les Etats-Unis 3,2 millions.

 

Par comparaison, l’Iran, qui vendait 2,7 millions de barils par jour (mb/j) avant l’imposition des sanctions américaines en novembre dernier, ne parvient plus à en vendre que 1,5 mb/j. Lorsque cette production disparaîtra du marché, l’Arabie Saoudite et les autres alliés arabes de l’Amérique dans le Golfe ont largement la capacité nécessaire pour se substituer aux Iraniens. L’Arabie Saoudite, à elle seule, a 2,2 mb/j de capacités inemployées et les autres pays arabes du Golfe, 1 mb/j.

 

L’Arabie Saoudite a annoncé qu’elle attendrait que la fin des contrats iraniens soit confirmée avant d’augmenter sa propre production. Mais cela ne pourra lui apporter qu’une augmentation modeste des cours à court terme, qui a déjà commencé : depuis vendredi dernier, le prix Brent a gagné 2 dollars par baril pour se situer entre 74 et 75 dollars. Comme les capacités inemployées totales sont supérieures au manque à gagner venant de la perte des contrats iraniens, il n’y a aucune raison de penser que le prix total monte beaucoup plus haut dans les prochains mois.

 

Quelles sont les chances pour que la décision soit un échec et que l’Iran continue à exporter les mêmes montants qu’aujourd’hui ? Strictement égales à zéro.

 

Parmi les principaux clients restants de l’Iran, la Corée du Sud (et le Japon, qui a déjà fortement baissé ses importations iraniennes) sont dépendants des Etats-Unis pour leur sécurité et n’ont donc pas d’autre choix que d’obéir.

 

L’Inde a plus de marge de manœuvre, mais aucune grande entreprise indienne ne peut se permettre de perdre le marché américain, conséquence inévitable d’une désobéissance aux sanctions américaines.

 

La Chine aurait plus de capacité à résister ; mais elle est en ce moment même au cœur d’une négociation commerciale très difficile avec les Etats-Unis, dont dépendra largement son taux de croissance au cours des prochaines années. Puisque des sources alternatives de pétroles sont disponibles, elle n’a aucun intérêt à défier son grand rival sur un sujet qui a beaucoup plus d’importance aujourd’hui pour l’Amérique que pour la Chine.

 

Il est donc d’ores et déjà à peu près certain que d’ici deux ou trois mois, les exportations iraniennes seront réduites, sans doute pas à zéro comme l’espère la Maison Blanche (il restera toujours quelques exportations frauduleuses, passant essentiellement par des complicités irakiennes), mais à une petite fraction de ce qu’elles sont aujourd’hui – c’est-à-dire déjà à peine plus de la moitié de ce qu’elles étaient il y a un an.

 

 

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Khamenei : “Je ne me rendrai jamais. Mais je lève quand même une main sur deux. Ça ira ?”

 

Quant à affirmer que cet effondrement des exportations va renforcer le pouvoir des mollahs contre son opposition, il faut pour cela faire fi de quelques évidences pourtant bien établies.

 

D’une part, un pouvoir dont la population souffre est rarement populaire. Or, la perte des revenus du pétrole sera une catastrophe pour l’économie iranienne.

 

En 2018, les revenus du pétrole ont représenté 50 milliards de dollars, pour une richesse totale produite de 454 milliards. Le pétrole représentait, avant l’imposition des sanctions, 70% des exportations du pays.

 

La perte de cette richesse provoquera inévitablement du chômage, de l’appauvrissement, de la faim et du désespoir. Ce ne sont pas les ingrédients les plus fréquents de la popularité d’un pouvoir.

 

D’autre part, le régime iranien, comme tous les régimes, a besoin d’argent pour se maintenir. Or, les revenus du pétrole représentaient avant les sanctions américaines environ 40% du revenu total de l’Etat iranien.

 

Une coupe aussi profonde dans le budget de l’Etat signifiera inévitablement moins de services publics pour la population iranienne : moins d’hôpitaux, moins d’écoles, mais aussi moins de policiers pour contrôler et réprimer les opposants, ou des policiers moins bien payés et moins motivés.

 

Ce n’est pas un hasard si, malgré les forces de répression considérables dont le régime dispose, toutes les villes iraniennes connaissent depuis dix-huit mois des épisodes réguliers de rébellion qui auraient été inimaginables il y a quelques années : manifestations avec des slogans hostiles au régime (« L’ennemi est ici », « Mort à la Palestine »), femmes retirant leur voile en public ou se filmant en train de danser. C’est le signe que malgré les nombres, la police, les Basij [l’équivalent des S.A nazis. Ndlr.] et l’armée – et même, à l’occasion, les très loyaux Gardiens de la Révolution – ont perdu une grande partie de leur motivation pour imposer le respect du régime.

 

Si eux-mêmes n’y croient plus, ce régime ne pourra plus durer longtemps. Sa chute ne peut qu’être accélérée par la perte de 40% de ses revenus.

 

Certains commentateurs annoncent que le régime iranien pourrait répondre par une augmentation de ses agressions militaires : nouvelles attaques terroristes à l’étranger, voire blocage du détroit d’Hormuz.

 

Il n’est pas impossible qu’il le tente. Mais le retard technologique de l’Iran dans le domaine militaire est tel que ce ne pourrait être qu’un mouvement suicidaire de la part d’un régime en fin de course. D’ores et déjà, les sommes considérables engagées par l’Iran pour construire une base anti-israélienne en Syrie se sont évaporées sous les coups répétés et parfaitement informés de l’Aviation israélienne. La présence de navires américains dans le Golfe – commandés désormais par Trump, et non plus par l’allié de l’Iran qu’était Obama – signifie qu’une tentative de bloquer le détroit d’Hormuz se terminerait par la perte complète de la flotte iranienne en quelques heures. Et naturellement, là aussi, la perte de revenus signifie une réduction drastique des capacités opérationnelles des forces iraniennes.

 

Le plus probable est donc que le régime iranien cherchera à assurer sa survie en se soumettant, jusqu’à un certain point, et sans le dire, aux exigences de Trump. Celui-ci, après tout, ne demande pas explicitement la fin du régime. Il exige la fin de l’enrichissement de l’uranium, la fin du soutien financier aux groupes terroristes et la fin du programme de développement de missiles.

 

Ces exigences sont contraires aux principes fondateurs de la République islamique, qui n’existe que pour exporter l’islam chiite duodécimain à la planète entière. Elles ne seront donc jamais ouvertement acceptées par le régime.


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Les organisations juives américaines deviennent-elles les idiots utiles de l’antisémitisme... Version imprimable
Analyse
dimanche, 21 avril 2019

 

Par Guy Millière (info # 012104/19)

 

Les électeurs israéliens se sont exprimés. Ceux d’entre eux qui imaginent encore qu’un Etat palestinien pourrait être créé en Judée-Samarie et coexister avec Israël représentent une infime minorité de la population du pays. On les trouve chez les travaillistes et au Meretz (dix élus à la Knesset). Les électeurs du centre gauche se sont portés sur la liste Bleu-Blanc qui a parlé de la possibilité d’une “séparation” entre Israël et les “Palestiniens”, mais s’est gardée d’aller plus loin.

 

Les électeurs de droite se sont tournés vers le Likoud et vers d’autres listes de droite qui n’ont rien dit de la question, mais qui pensent à l’évidence que la “solution à deux Etats” est morte, tout comme les Accords d’Oslo. Binyamin Netanyahou a évoqué l’annexion à Israël des villes et villages juifs de Judée-Samarie et a dit clairement qu’il n’y aurait pas d’Etat palestinien. Ce qui est très vraisemblablement la position des négociateurs américains qui élaborent un plan de paix, et celle de Donald Trump, grand ami d’Israël, mais aussi celle des principaux pays du monde arabe sunnite, pour qui la question essentielle est aujourd’hui la menace iranienne.

 

Les grandes organisations juives américaines (l’exception étant la Zionist Organization of America) ont montré ces derniers jours que tout cela ne compte pas pour elles et qu’elles sont, elles, toujours favorables à la “solution à deux Etats”, prêtes à la défendre, et hostiles à Binyamin Netanyahou et à Donald Trump.

 

Elles restent proches de la gauche américaine, bien que celle-ci inclue désormais en son sein des islamistes antisémites et des gauchistes antisionistes.

 

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Des organisations juives américaines protestant contre

le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem

 

Elles ont, comme la gauche américaine, des positions très proches de celles de l’essentiel des dirigeants politiques de la vieille Europe. Angela Merkel a téléphoné à Binyamin Netanyahou pour le féliciter de sa victoire, comme c’est l’usage, mais elle a insisté pour lui demander de rester fidèle à la “solution à deux Etats”, et pour lui demander de ne pas s’en éloigner, et elle a fait connaitre ses propos par un communiqué officiel. Emmanuel Macron qui, lui, n’a pas même pas eu la politesse élémentaire de téléphoner à Binyamin Netanyahou, n’a cessé de dire depuis des mois son hostilité à tout ce qui pouvait s’éloigner de la “solution à deux Etats”, et a insisté sans cesse sur la nécessité de diviser Jérusalem pour donner “Jérusalem Est” à l’Autorité palestinienne alias l’OLP, aux fins que celle-ci en fasse sa capitale.

 

Un ensemble d’anciens politiciens européens de haut rang, parmi lesquels les Français Hubert Védrine et Jean-Marc Ayrault, l’ancien ministre des Affaires Etrangères allemand Sigmar Gabriel, l’ancien Premier ministre italien Massimo d’Alema, l’ancien ministre des Affaires Etrangères espagnol Javier Solana, l’ancien ministre des Affaires Etrangères britanniques David Miliband, et l’ancien ministre des Affaires Etrangères belge Louis Michel, ont décidé d’expliciter les positions qui sont celles de Merkel et Macron. Ils ont rédigé une lettre collective appelée “L’Europe doit défendre la solution à deux Etats pour Israël et la Palestine” (“Europe must stand by the two-states solution for Israel and Palestine”). La lettre a été publiée dans le quotidien de gauche britannique The Guardian.

 

Après y avoir critiqué l’ensemble des décisions pro-israéliennes prises par le Président Trump, accusé de “violer le droit international”, et traîné dans la boue les positions du gouvernement israélien, la lettre dit que l’Union Européenne doit “s’opposer par tous les moyens au plan de paix” qui sera proposé par l’administration Trump et exiger qu’Israël retourne aux “frontières de 1967” pour qu’un “Etat palestinien viable” voie le jour. Et les signataires de la lettre disent vouloir cela au nom des “valeurs de l’Union Européenne”.

 

Pas une seule fois dans la lettre les dirigeants “palestiniens” ne sont critiqués pour quoi que ce soit. Pas une seule fois le terrorisme et les assassinats de Juifs par des gens incités au meurtre par le Hamas et l’Autorité Palestinienne ne sont évoqués.

 

Les grandes organisations juives américaines semblent vivre dans leur propre monde et pratiquer un aveuglement obstiné concernant la réalité du Proche-Orient.

 

Elles paraissent pratiquer un aveuglement tout aussi obstiné sur ce que devient la gauche américaine, et ne pas vouloir voir que celle-ci tolère en elle des individus qui, s’ils étaient au pouvoir, seraient des ennemis d’Israël et des Juifs.

 

Elles semblent ne pas vouloir voir non plus qu’elles apportent de l’eau au moulin de dirigeants européens très douteux.

 

Angela Merkel, Emmanuel Macron, les signataires de la lettre publiée dans The Guardian savent strictement tout de la situation au Proche-Orient. Ils savent ce que sont les dirigeants “palestiniens” et ce qu’ils veulent. Ils savent, donc, qu’ils soutiennent des terroristes et des assassins de Juifs. Ils savent aussi que la “solution à deux Etats” est morte et que les dirigeants “palestiniens” n’ont jamais voulu un Etat vivant en paix à côté d’Israël, et n’ont cessé de souhaiter qu’une seule chose : la destruction d’Israël.

 

Ils savent que la quasi-totalité des dirigeants israéliens et une immense majorité du peuple israélien s’en sont aperçu et en ont tiré les conclusions requises. Ils savent que la quasi-totalité des dirigeants israéliens et une immense majorité du peuple israélien ne veulent pas de l’épuration ethnique antijuive souhaitée par les dirigeants “palestiniens” en Judée-Samarie. Ils savent que l’Etat palestinien dont ils disent vouloir l’émergence serait un Etat islamique terroriste antisémite voué à la destruction d’Israël. Ils savent que cet Etat ne verra jamais le jour. Ils défendent les positions qu’ils défendent par pure haine.


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Soit tu anéantis le Hamas, soit tu es dans la panade ! (011904/19) Version imprimable
Analyse
vendredi, 19 avril 2019

 

Par Ilan Tsadik

 

Après des comptages et des recomptages, on connaît désormais depuis quelques jours les résultats définitifs des élections générales qui se sont déroulées en Israël le 9 avril dernier. Au final, deux partis arrivent en tête, le Likoud de Binyamin Netanyahu et Khakhol-Lavan (bleu-blanc) de Benny Gantz et Yaïr Lapid. Les deux partis recueillent 35 sièges chacun sur les 120 que compte la Knesset.

 

Ces résultats ont maintes fois fluctué depuis le début du dépouillement des bulletins réguliers, puis de celui des enveloppes spéciales, celles des soldats, des personnes à mobilité réduite, de certains personnels électoraux obligés de travailler loin de leur local de vote assigné, etc.

 

Pour moi, c’est déjà l’endroit de relever que dès 3h05 du matin la nuit suivant le scrutin, la Ména, publiant sa propre synthèse, avait annoncé ce score final de 35 sièges pour le Likoud et pour Kakhol-Lavan. C’est, à ma connaissance, le seul media qui avait vu juste aussi tôt et qui n’a jamais changé, depuis, son estimation. Notre agence y est parvenue suite à la décision de Stéphane Juffa et de mon père, Jean Tsadik, juste après minuit, soit avant l’allocution de Binyamin Netanyahu, de jeter à la corbeille les évaluations des instituts de sondages qui racontaient n’importe quoi, même sur la base des urnes-test qu’ils avaient disposées à la sortie des bureaux de vote.

 

A quatre personnes et sous la direction d’un expert en probabilités, en se basant sur les quelques résultats réels existant aux premières heures du mercredi, en fonction des constantes de vote passées des dix plus grandes agglomérations du pays, nous avons réussi à établir une prévision solide, même si nous n’aurions pas mis nos mains au feu que n’allions pas nous tromper d’un siège de plus pour ceux-ci ou d’un de moins pour ceux-là. Trois heures de travail sérieux et un brin de chance ont fait le reste. Mais la chance aime le travail sérieux.

 

Je n’en retire aucune fierté, ni même une satisfaction d’avoir eu raison là où les autres se sont trompés, sans doute à cause de l’habitude, hu hu. Mais un enseignement tout de même : il ne faut jamais se fier totalement à qui que ce soit, jamais cesser de réfléchir de façon indépendante, et surtout, jamais croire qu’un objectif est hors de portée avant d’avoir essayé de l’atteindre.

 

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Ra Ra Raspoutine, lover of the Russian queen

Pour ceux qui pensent que ce sera facile !

 

Trêve d’autosatisfaction, ce n’est pas principalement pour vous raconter cela que j’ai allumé mon ordinateur (pris ma plus ne signifiant plus rien du tout). Ni d’ailleurs pour provoquer des polémiques gratuites, pour effrayer ceux qui ont voté (ou soutenu) Bibi, ou pour donner des espoirs à ceux qui l’ont combattu.

 

Mais pour répéter, premièrement, que le Likoud n’est pas le plus grand parti d’Israël mais l’un des deux plus grands partis d’Israël à égalité avec un autre au nombre de députés. Si l’on peut considérer, au moment où 65 élus ont communiqué au Président Rivlin qu’ils soutenaient la candidature de Netanyahu au poste de Premier ministre, qu’il s’agit d’une victoire du bloc conservateur-religieux, sur le plan personnel, Bibi n’a pas battu Gantz et c’est un fait. Les électeurs de Shas, du Judaïsme de la Torah, d’Israël Beyténu n’ont pas voté pour la victoire de Bibi mais exclusivement pour celle de leurs candidats.

 

Ce match nul serait une péripétie sans importance si cette constatation ne modifiait pas fondamentalement les conditions auxquelles Binyamin Netanyahu doit désormais faire face afin de tenter de construire une coalition.

 

Jusqu’à la fin de la semaine dernière, la commission électorale attribuait 36 sièges au Likoud contre 35 à Kakhol Lavan. Sur la base qui veut que ce soit le leader du plus grand parti qui se voit confier la possibilité de former un gouvernement, Benny Gantz était définitivement sur la touche.

 

Maintenant, Bibi va disposer de 28 jours pour présenter une coalition au vote de confiance de la Knesset, puis d’une rallonge de 14 jours s’il n’y est pas parvenu dans le premier délai imparti. Mais s’il n’y réussit toujours pas, Benny Gantz jouirait de toute la légitimité voulue pour tenter sa chance à son tour. Et s’il échouait lui aussi, on serait reparti pour de nouvelles élections.

 

Je sais… il y a beaucoup de si pour en arriver là. Si (encore un !) je ne me basais que sur le hasard, je dirais que la probabilité de nous retrouver dans cette situation avoisine zéro. Ce n’est ainsi pas le hasard qui pourrait nous y conduire, non plus que Benny Gantz, mais les partenaires potentiels de M. Netanyahu ; ceux-là mêmes qui ont conseillé au Président Rivlin de lui confier la tâche de former le 35ème gouvernement de la courte histoire de l’Etat hébreu. Car, et c’est remarquable, le fait d’avoir suggéré au Président de donner sa chance à Bibi ne les oblige en aucune manière, pas même du point de vue éthique, à lui voter la confiance à la Knesset.

 

Ils ne le feront que s’ils auront obtenu lors des négociations en vue du partage des ministères et des présidences de commissions les postes qu’ils attendent. Ou s’ils se résolvent à accepter moins que leurs espérances en ayant la conviction qu’il vaut mieux pour eux accepter ce qu’on leur aura proposé que générer une crise politique à l’issue de laquelle ils pourraient se retrouver à la rue comme Bennett et Shaked.

 

Cette petite analyse est d’autant plus vraie qu’avec le nombre restreint de partis qui ont obtenu suffisamment de suffrages pour être représentés dans la nouvelle Knesset, il suffirait pratiquement que l’un d’entre eux refuse sa confiance à Binyamin Netanyahu pour le priver de majorité.

 

En rabotant les plus petites formations de droite pour mobiliser les électeurs contre le péril Gantz, Bibi a fait des rescapés des négociateurs affamés dans la course aux portefeuilles.

 

Evidemment, je ne parle pas d’une situation théorique, cela n’aurait pas d’intérêt. Je pense, comme nombre d’analystes, à un certain Avigdor Lieberman et aux cinq sièges qu’il trimbale avec lui dans son escarcelle sans jamais s’en éloigner.  

 

Cinq mandats, ce n’est pas grand-chose, me direz-vous. Mais ça n’est pas rien, puisque rien c’est quelque chose, comme le rappelait Raymond Devos, mon humoriste préféré. Pas grand-chose, d’autant plus que Lieberman en comptabilisait un de plus à la dernière Knesset, mais cela suffit afin d’empêcher Netanyahu de former une coalition et pour nous renvoyer devant les urnes.

 

Et aussi, et cela ne passe pas inaperçu, pour empêcher la Knesset de se réunir et, par voie de conséquence, de voter la loi en gestation qui bloquerait la levée de l’immunité d’un élu tout le temps qu’il remplit son mandat. Ici on l’appelle le "khok hatzarfati", la loi française, en souvenir de celle qu’avait votée l’Assemblée nationale tricolore pour protéger Jacques Chirac des casseroles qu’il avait à ses trousses.

 

Il suffirait ainsi que les tractations pour la formation d’une coalition s’enlisent pour voir Bibi contraint de se présenter devant le proc général et s’y livrer à une audition, avec un acte d’accusation dans trois affaires pénales qui lui pendent au bout du nez. Or certains de ses alliés, à l’instar de Moshé Kakhlon et des quatre députés de Koulanou [héb. : tous ensemble, rien à voir avec Marc-Emmanuel], ont déjà averti qu’ils n’appuieraient pas la candidature de M. Netanyahu si ce dernier était inculpé. Alors que s’il est déjà Premier ministre, ils ne se rueraient pas aux barricades.

 

Tout cela fait de notre tovaritch  Raspoutine Lieberman l’homme de la situation, pour ne pas dire le personnage le plus puissant du petit monde politique israélien. Il est même plus influent que Benny Gantz, puisque si Lieberman refuse de voter la confiance à Netanyahu, et même si Reuven Rivlin invite Gantz à tenter à son tour de former une coalition, les chances de l’ancien chef d’état-major de Tsahal de parvenir à réunir 61 députés autour de son projet sont objectivement… hum… quasi-nulles.

 

L’ennui pour Netanyahu est que le vieil animal politique au fort et grave accent russe est naturellement au courant du rôle charnière qui lui échoit et qu’il n’a pas attendu les pains azymes pour faire monter les enchères.

 

Ne le voilà pas qui "exige" en échange de ses cinq mandats, accessoirement le portefeuille de l’Intérieur, mais surtout celui de la Défense. Un ministère qu’il occupait au début de la législature précédente et dont il avait bruyamment démissionné pour protester contre la manière – objectivement catastrophique, en tant que résident de Sdérot et rédacteur à la Ména, je peux difficilement dire le contraire - qu’avait eue Bibi de traiter la confrontation avec le Hamas de novembre dernier. 

 

L’affaire pourrait s’arranger, car Bibi n’a aucune peine à se montrer débonnaire à l’endroit de Lieberman lorsqu’il a le feu aux tresses, même s’il a déjà laissé miroiter ce poste très convoité à deux élus du Likoud, Yoav Galant, général en réserve de l'Armée israélienne, et Avi Dichter, l’ancien chef du Shin Bet [le service de sécurité intérieure israélien. Ndlr.]. Qu’à cela ne tienne, pour sauver ses tresses, Netanyahu pourrait se montrer persuasif avec Galant et Dichter, et leur faire une offre de celles qui ne se refusent pas.

 

La question n’est cependant pas là : Yvette (c’est à la fois son nom de baptême – Yvette Lvovitch – et son surnom) ne se contente pas de réclamer ces deux portefeuilles, il pose également comme condition sine qua non à sa participation au prochain gouvernement que Netanyahu s’engage par écrit, dans un délai stipulé d’avance, à réoccuper Gaza et à ratiboiser le Hamas. Sinon, affirme-t-il, il ne votera pas la confiance et il y aura de nouvelles élections.

 

Ce n’est pas à proprement parler un caprice de demoiselle gâtée, mais une nécessité stratégique à laquelle mon père et Juffa souscrivent également. Mais de là à en faire une condition incontournable à la formation du prochain gouvernement, c’est du jamais vu : ou tu t’engages à déclencher une guerre dans les trois mois, ou tu vas t’exposer à la taule face à Mandelblit en juillet au risque, de surcroît, de faire tes adieux à la politique ! C’est rude, comme disent nos amis belges.

 

D’une part, en politique comme dans les maisons de passe, rien n’est jamais inébranlable, et tout cela pourrait très bien se terminer par un accord aussi secret que flou entre les deux hommes et par une accolade en forme de photo de famille.

 

Mais de l’autre, parlant de famille, rien n’est moins sûr, particulièrement parce que le contentieux entre les deux personnages est personnel et profond. Yvette déteste Bibi. Il avait débuté sa carrière au Likoud et il raconte volontiers à qui veut bien l’entendre qu’il était le mentor de Netanyahu, celui qui a organisé son ascension politique, celui qui écartait ceux qui se plaçaient en travers de son chemin, et celui qui se sacrifiait lorsque c’était nécessaire pour ne pas gêner la progression de son "ami".

 

Cette vérité, tout le monde politique la connaît. Tout comme tout le monde sait que Lieberman n’a pas été payé de retour et que Bibi l’a transformé, comme il le fait avec tous ceux qui l’entourent, en sous-fifre privé de pouvoir, en faire valoir émasculé. C’est ainsi qu’Yvette n’avait eu du portefeuille de la Défense que le titre, que non seulement Bibi prenait toutes les décisions militaire importantes à sa place, avec ses propres conseillers, mais aussi, le plus souvent, sans le consulter ni même le tenir au courant.

 

A l’instar du cas de la vente des sous-marins allemands à l’Egypte, à propos de laquelle M. Netanyahu a reconnu publiquement qu’il n’avait pas tenu au courant le ministre israélien de la Défense, Yvette, non plus que le chef du Renseignement. Je l’ai aussi vu de mes yeux et entendu de mes deux oreilles à la télévision déclarer qu’il avait dûment informé le Conseiller juridique du gouvernement de sa décision. Mais pas plus tard que le lendemain, le conseiller en question – on est toujours en question lorsque l’on est conseiller – émettait un communiqué écrit, un acte extrêmement rare dans le cadre de sa fonction, pour témoigner que Netanyahu n’avait jamais abordé la question des Dolfin [les sous-marins allemands. Ndlr.] avec lui.

 

Du Bibi tout craché. Il a menti, une fois de plus, et alors ? Il a mis en danger la suprématie régionale d’Israël dans le domaine hyper-sensible des sous-marins tactiques pour des raisons que personne ne connaît, et alors ? Alors, parce que ces questions ont une réponse dans ce cas précis, un millier d’Allemands au moins étaient au courant de la transaction – il fallait bien les construire ces sous-marins pour l’Egypte -, tout l’état-major égyptien l’était aussi, et pas le ministre israélien de la Défense ni notre chef du Renseignement.

 

Et si certains d’entre vous pensent que je suis un gauchiste parce que je ne m’arrête pas de réfléchir lorsque j’entends le nom de Netanyahu ou parce que je dis les choses telles que je les perçois, alors je veux bien être traité de gauchiste. C’est d’ailleurs presque arrivé à Avigdor Lieberman dans l’entourage de Bibi, et on n’y hésitera pas à lancer cette accusation si Yvette maintient ses conditions. Je serai en bonne compagnie.

 

Netanyahu a réussi l’exploit de diviser Israël en deux catégorie : la "droite", ceux qui le soutiennent sans poser de questions en fermant les yeux et en se bouchant les oreilles, et la "gauche", c’est-à-dire tous les autres.

 

Mais la campagne électorale est terminée on ne va pas ressasser. Finie pour nous en tout cas, sans doute pas pour Lieberman, pour qui, semble-t-il, elle ne fait que commencer. Et je vous assure que s’il peut empêcher Bibi de former une nouvelle coalition sans y laisser beaucoup de plumes, il ne s’en gênera pas. Il pourrait même avoir un orgasmof !

 

Pour ne rien arranger aux affaires du Premier ministre probable, la clientèle électorale d’Yvette est particulièrement attachée à sa personne. Elle est constituée d’émigrants de l’ex-Union Soviétique, dont certains ne pipent pas l’hébreu couramment ; au point que les messages de campagne d’Israël Beyténu à la TV étaient en russe. Lieberman n’a donc pas de soucis à se faire si le pays est acculé à de nouvelles élections qui se dérouleraient sans Bibi. En vérité, il ne pourrait qu’augmenter son capital de députés.


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Notre Dame : l’édito de Stéphane Juffa (info # 011704/19) Version imprimable
Analyse
mercredi, 17 avril 2019

 

Par Stéphane Juffa

 

Il est vrai qu'il existe une contradiction évidente entre le fait de déclarer qu'on ne possède aucune information concernant les circonstances de départ du feu et celui de se hâter de décréter qu'il est accidentel.

 

Les deux affirmations sont non seulement antithétiques, elles indiquent également que les pouvoirs publics pourraient vouloir orienter le déroulement de l'enquête.

 

Ces derniers mois, de nombreux édifices du culte catholique en France ont subi des dégradations intentionnelles, souvent revendiquées par des adeptes d'une autre croyance.

 

J'affine cette observation en exprimant que, dans le doute des circonstances du départ du feu, un acte criminel antichrétien ne constituerait pas une surprise parmi la succession d'actes de ce genre qui sont observés en France ces derniers mois.

 

Ceci posé, ma remarque est destinée à stigmatiser le manque de responsabilité des autorités, prises à émettre une appréciation péremptoire au sujet d'un événement dont elles affirment concomitamment tout ignorer.

 

Elles avaient l’obligation de se taire et de laisser les instances compétentes diligenter l'enquête avec tous les moyens nécessaires et sans présager en aucune façon de ce qu'elles découvriraient.

 

Ayant clairement dénoncé cette imprudence, il n'est absolument pas dans mon intention d'entretenir le doute ou de diriger à mon tour les soupçons contre une communauté religieuse quelle qu'elle soit, et particulièrement les musulmans de France.

 

Lorsque l'on ne sait rien, tout le monde est présumé innocent et l'ensemble de la population constitue le réservoir des coupables en puissance.

 

J’ajoute qu’en droit, contrairement à la pratique policière, le fait qu’un individu ait un passé criminel n’implique en rien qu’il soit coupable ou même susceptible de l’être dans une autre affaire.

 

C'est l'ordre de ces choses qui doit prédominer dans l'Etat de droit pour qu'il reste l’Etat de droit.

 

Le fait que de nombreux musulmans aient manifesté sur les réseaux sociaux leur joie à voir la cathédrale se consumer ne change rien à ces constantes fondamentales. L’exhibition publique d’un comportement haineux fait des exhibitionnistes des imbéciles non des pyromanes.

 

Diriger les soupçons vers une communauté plutôt qu'une autre, éliminer l'hypothèse d'une action isolée ou individuelle serait tout aussi erroné que décréter conclusivement le caractère accidentel de l'incendie alors que Notre Dame brûlait encore. Et même davantage. 

 

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Informations exceptionnelles sur le raid de samedi en Syrie (011504/19) Version imprimable
Analyse
lundi, 15 avril 2019

 

Par Jean Tsadik

 

A la Ména nous sommes parvenus à documenter avec précision l’une des frappes attribuées à l’Aviation israélienne par des media étrangers dans la région de Masyaf, dans l’ouest de la Syrie.

 

L’objectif visé, parmi d’autres, était une usine de fabrication de missiles sol-sol de conception iranienne, située à 1.2km au nord de l’extrémité de la ville de Masyaf comptant environ 35 000 habitants.

 

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La "fabrique iranienne de missiles sol-sol" localisée

par la Ména au nord de la ville syrienne de Masyaf

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Map Pro

 

Les missiles confectionnés dans ce complexe militaire possèdent un rayon d’action de 200km et étaient destinés à être livrés aux Pasdaran - les commandos des Gardiens de la Révolution khomeyniste, l’unité d’élite de l’Armée de la théocratie perse -, à l’Armée gouvernementale syrienne ainsi qu’à l’organisation terroriste chiite libanaise du Hezbollah.

 

Tous les missiles en passe d’être produits étaient censés être essentiellement utilisés contre des objectifs civils et militaires en Israël. Il s’agit d’engins baptisés M-600 en Syrie, qui sont des déclinaisons du Fateh [fars.: le conquérent] -110. Ils sont en principe capables d’emporter une charge utile de 400 kg d’explosifs à une vitesse de Mach 3.5.

 

A l’origine, le Fateh/M-600 était une roquette Zelzal [fars. : tremblement de terre] démunie de système de guidage. Les ingénieurs de la "République" Islamique lui ont ajouté un système de navigation hybride basé essentiellement sur l’emploi du GPS, et, accessoirement, d’un module inertiel et d’un autre, électro-optique.

 

En dépit de ces modifications, le Fateh/M-600 reste un projectile extrêmement imprécis, pouvant exploser à plusieurs kilomètres de la cible envisagée. Cette faiblesse limite largement son utilisation tactique (visant des cibles militaires) et le réduit à un rôle terroriste (visant des civils sans distinction précise d’objectifs). Si la malchance des civils s’en mêle, qu’un M-600 échappe à la fois à la Fronde de David et qu’il s’abat presque par hasard sur une zone d’habitation, sa charge explosive a la capacité de détruire un bloc entier d’immeubles.

 

A la Ména nous sommes au courant de l’existence d’un vaste programme de revalorisation du large stock de roquettes Zelzal à disposition du Hezbollah, par adjonction d’un système de guidage GPS. A l’origine, des avions cargos iraniens ont tenté d’acheminer des centaines de kits GPS par l’aéroport international de Damas et celui de Khmeimim, aux mains des Russes, à proximité de Lattaquié. L’idée était de procéder à la modification au Liban dans des ateliers souterrains. Mais la destruction d’avions de transport ainsi que de la plupart des convois terrestres entre les capitales syrienne et libanaise, de même que des centres de commandement et de transit a obligé les militaires iraniens à quitter Damas et sa périphérie pour s’installer dans la province syrienne, comme à Masyaf. Ce faisant, ils ont dû se résoudre à fabriquer ou modifier les Fateh/M-600 par eux-mêmes.

 

Dans la fabrique de M-600 de Masyaf, des soldats réguliers syriens et des miliciens du Hezbollah secondaient les Iraniens dans leur tâche de construction et dans celle de la protection du site. Sur cette seconde photo satellite plus rapprochée, l’on distingue, outre la fabrique de missiles, un camp de l’Armée d’Assad et un autre des Gardiens de la "Révolution" installés dans le même complexe.

 

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La fabrique de missiles et les deux camps militaires

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Map Pro

 

Suite au retrait de l’aéroport international de Damas, l’état-major perse a eu la bonne idée d’intégrer la fabrique dans des bâtiments existants afin de ne pas attirer l’attention des Israéliens. Nous avons retrouvé dans nos archives les mêmes édifices sur des images satellitaires datant de 2017.

 

C’est donc le Renseignement hébreu qui est parvenu à localiser parfaitement l’activité qui avait lieu dans cette partie du complexe militaire ultrasecret au nord de Masyaf. Cela doit d’ailleurs immanquablement susciter de vives tensions et surtout des suspicions de trahison parmi les officiers et personnels ennemis coopérant à ces projets, étant évident que le Mossad dispose d’agents à tous les niveaux des armées syrienne et iranienne ainsi que dans la milice libanaise. Nous avons la conviction absolue qu’au lendemain de raids meurtriers comme celui de samedi matin, les reproches et accusations doivent également fuser entre les trois entités impliquées, chacune accusant les deux autres d’être responsables de la fuite des informations en direction des Israéliens.

 

Ce, d’autant plus que le Khe’l Avir a également oblitéré samedi une ancienne école de Masyaf, réquisitionnée afin qu’elle abrite les personnels iraniens, syriens et libanais qui étaient en train d’apprendre à manier et à entretenir les missiles qu’ils espéraient prochainement toucher à leur sortie de l’usine toute proche.

 

Sur cette vidéo de la chaîne de propagande gouvernementale russe RT (Russia Today), dans sa déclinaison Rusiya Al-Yaum [arab. : Russie aujourd’hui] à l’intention du public arabophone, l’on voit l’étendue des destructions infligées à ce centre d’entraînement par les chasseur-bombardiers frappés de l’étoile de David.

 

En visionnant ces images et en sachant que les dortoirs étaient occupés au moment du raid, on comprend que le bilan dégagé par le chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, de 40 morts et 100 blessés est en phase avec la nature et l’étendue des dégâts.

 

D’ailleurs le commentaire en arabe de RT fait état d’ "un grand nombre d’écoliers tués par l’agression israélienne", ce qui décrédibilise notamment les dépêches de l’AFP, se basant sur les estimations de l’agence de propagande gouvernementale syrienne SANA qui affirmait que l’attaque israélienne n’avait fait que trois blessés.

 

En réalité, cela fait au moins quatre ans que le pied d’aucun écolier n’a franchi le seuil de l’école ciblée par le Khe’l Avir. Après la négation des faits, dans un premier temps, grâce à l’ "efficacité exceptionnelle des systèmes antimissiles russes", le commentateur de cette vidéo verse dans la victimisation et la diabolisation, certes quelque peu pathétique, des Hébreux.

 

Sur cette troisième photographie satellitaire, on distingue sur la photo du haut la fabrique des M-600 telle qu’elle existait jusqu’à vendredi, et sur l’image en noir et blanc du bas, ce qu’il en reste suite à l’opération israélienne, intervenue à 2h30 locales, samedi matin.

 

Afin de faciliter la localisation des bâtiments, nous les avons numérotés aux mêmes endroits sur les deux images.

 

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La fabrique de missiles avant et après le raid du Khe’l Avir

L’on constate que les 10 édifices qui accueillaient l’usine sont néantisés

Service cartographique © Metula News Agency

Photo Avant : na sur base statique Google Earth Pro

Photo Après : ISI, réaménagée par la na

 

La photo "Avant" ainsi que les deux photos précédentes de l’article font partie de la même image exploitée à des échelles différentes. La localisation géographique de l’objectif a été réalisée par la Ména sur la base de clichés pris par ISI, Imagesat International. Le cliché exceptionnel "Après" a été pris par ISI samedi après le raid.

 

On observe qu’on est en présence de frappes dites chirurgicales ; d’une part, parce que les bâtiments voisins n’ont pas été touchés, et parce que tous les bâtiments de la fabrique ont été détruits. Chacun a été spécifiquement anéanti par un ou plusieurs missiles. Cette constatation disqualifie les affirmations de SANA, reprises par l’AFP et par Sputnik [l’agence de presse et d’intoxication officielle russe qui remplace Novosti] selon lesquelles la défense aérienne syrienne serait parvenue à abattre certains des missiles israéliens. Si cela avait effectivement été le cas, certains des bâtiments constituant la fabrique de missiles auraient logiquement été épargnés.

 

Il n’est pas non plus possible qu’un ou deux missiles aient fait le "travail" à eux seuls, et ce, pour deux raison : la surface au sol sur laquelle les bâtiments de la fabrique ont été érigés mesure l’équivalent d’une longueur de terrain de football par une longueur de terrain de football. Or il n’existe pas de missiles aéroportés à disposition d’Israël capables d’éradiquer une aire aussi conséquente à l’aide d’un ou deux projectiles uniquement. Deuxièmement, une frappe non chirurgicale aurait laissé un impact au sol très différent de celui relevé par l’image d’ISI.

 

Autre observation : le raid sur la fabrique de missiles a fait des victimes, mais l’essentiel des morts et des blessés a été causé par le bombardement de l’ ""école"" et de ses occupants qui y apprenaient à assassiner des Israéliens.

 

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Vue partielle du centre d’entraînement des Pasdaran, des miliciens libanais

et des soldats syriens après la frappe israélienne

 

Enfin, nous ignorons le nombre exact de cibles visées par le raid hébreu de la nuit de vendredi à samedi. Nous tenons pour absolument établi que les deux objectifs décrits dans cet article ont été visés et démolis. Il nous semble qu’une troisième cible a été touchée, probablement des nids d’armes antiaériennes, mais nous n’en avons pas encore confirmation. Non plus que pour deux autres, annoncées comme ayant fait partie du raid par des sources d’information appartenant à l’opposition syrienne.

 

Ce qui est certain est que la dépêche de l’AFP concernant l’opération attribuée à Tsahal et qui est exclusivement constituée de citations de l’agence propagande de Bashar al Assad SANA et de l’OSDH une organisation amatrice financée par le Qatar et opérant à partir de Coventry, à 3 600km de Masyaf, est exempte d’informations factuelles concernant l’évènement qu’elle est censée couvrir. En dehors du fait qu’il y a effectivement eu un raid attribué à l’Aviation israélienne, tout le contenu de cette dépêche est inepte, erroné et destiné à la désinformation et à la propagande.

 

Les consommateurs de ce type de dépêche, et partant ceux qui se nourrissent des informations tirées de la quasi-entièreté des media francophones qui effectuent des copier-coller des dépêches de l’AFP, n’ont pas accès aux informations réelles telles que celles contenues dans notre article.

 

Ils ignorent ainsi quels ont été les objectifs réellement visés, leur degré de destruction, ce qu’on y faisait, à quoi les victimes s’afféraient, pour quels objectifs ils s’entraînaient ainsi que le bilan des morts. Ils n’ont pas accès à la documentation existante, aux cartes ni aux photographies simples et comparées des cibles et de leur état après le raid.

 

Les sources israéliennes indépendantes qui ont démontré leur fiabilité à des centaines de reprises sont systématiquement ignorées par l’agence d’information officielle de l’Etat français. On peut légitimement s’interroger relativement à ce choix éditorial : l’AFP entend-elle user de sa position de quasi-monopole afin d’exagérer l’exposition du narratif des partisans des régimes syrien, iranien et du Hezbollah ? Dans quel dessein ? L’agence française se propose-t-elle d’empêcher la vraie information relative aux évènements du Proche-Orient de parvenir au public francophone ? Serait-ce pour l’empêcher de se former une opinion réaliste basée sur les considérants démontrables de ces confrontations ? Ou enfin, l’AFP et l’Etat français trouvent-ils un quelconque intérêt à dissimuler les succès militaires des forces israéliennes, de même que les mobiles spécifiques de leurs interventions ? Quoi qu’il en soit, la simple énumération des graves questions quant à ces pratiques en porte-à-faux avec l’ontologie journalistique a de quoi susciter l’inquiétude. Particulièrement pendant une période durant laquelle l’antisémitisme est en croissance incontrôlée dans l’Hexagone et que le gouvernement tricolore déclare qu’il existe une urgence à le combattre. La déclaration politique et la gestion de l’information du gouvernement français ne seraient-elles pas contradictoires ?
 
Quelques enseignements à tirer des élections israéliennes (info # 011404/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 14 avril 2019

 

Par Guy Millière

 

Les élections israéliennes sont passées. Ceux qui espéraient une victoire des forces hostiles à Binyamin Netanyahou sont dépités. Et ils étaient nombreux : l’essentiel des journalistes israéliens (qui, comme dans tous les pays occidentaux, sont massivement à gauche), la quasi-totalité des journalistes des grands media européens et une large part de ceux des grands media américains, les principaux dirigeants de l’Union Européenne (et tout particulièrement l’ex-communiste Federica Mogherini et Emmanuel Macron), les dirigeants du parti Démocrate américain (dont le glissement vers l’islamo-gauchisme n’en finit pas), Mahmoud Abbas et les autres dirigeants de l’Autorité Palestinienne.

 

Ceux qui soutenaient Binyamin Netanyahou et espéraient le voir rester Premier ministre ont toutes les raisons d’être satisfaits. Et ils étaient eux aussi nombreux : ils incluent les journalistes et commentateurs conservateurs en Israël et ailleurs sur la Planète, les dirigeants européens hostiles à l’Union Européenne telle qu’elle devient (de Viktor Orban, Premier ministre de Hongrie, à Sebastian Kurz, Chancelier fédéral d’Autriche, de Milos Zeman, Président de la République tchèque, à Matteo Salvini, vice-président du conseil italien), les dirigeants du parti Républicain américain (j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs d’entre eux voici huit jours à Las Vegas où je vis lors d’une réunion des Juifs Républicains américains, dont le nombre s’accroît sans cesse), et, bien sûr, l’administration Trump et Donald Trump lui-même.

 

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La victoire de Binyamin Netanyahu et d’une certaine conception de l’Etat d’Israël

 

Avant que des décisions ne soient prises qui découleront de la victoire de Binyamin Netanyahou, avant qu’un nouveau gouvernement israélien se forme et avant que le plan de paix préparé par l’administration Trump soit rendu public (je parlerai de celui-ci le moment venu, et je ne veux pas commenter les rumeurs qui circulent à son sujet), quelques enseignements me semblent devoir être tirés :

 

#         la base sur laquelle s’appuie Binyamin Netanyahou est solide : elle se compose de l’électorat du Likoud, qui se fait de plus en plus nombreux, et de la droite religieuse, qui consolide ses positions. Cette base restera sans doute dominante bien au-delà de Binyamin Netanyahou. Elle est clairement et nettement conservatrice et attachée à la religion juive (l’échec de Naftali Bennett et Ayelet Shaked, qui ont créé un parti de droite laïque en quittant HaBayit HaYehoudi [la maison juive] et n’ont pas atteint le seuil leur permettant d’avoir des élus est significatif sur ce plan). Elle est, montrent les enquêtes, jeune, et cela traduit une évolution de la société israélienne : les conservateurs et les religieux ont, depuis des années, davantage d’enfants, et leurs enfants atteignent l’âge de voter.

 

#         la gauche est en recul constant. La gauche explicitement de gauche s’est effondrée, et le parti travailliste et Meretz auront en tout et pour tout dix représentants à la Knesset. La gauche revêtue du manteau du centrisme a fait mieux, mais a dû pour cela s’allier à des centristes et à des gens de droite, mus essentiellement par la haine de Binyamin Netanyahou.

 

#         les résultats obtenus par la liste Gantz-Lapid ne doivent pas tromper. Cette liste a presque fait jeu égal avec la liste du Likoud, mais elle n’a aucune solidité, à la différence de celle du Likoud. C’est une alliance de circonstances qui va très vraisemblablement se fracturer - les positions de Yaïr Lapid sont très éloignées, par exemple, de celles de Moshe Yaalon, et il serait très surprenant qu’ils adoptent très longtemps des positions identiques sur nombre de sujets. Kakhol-Lavan [bleu-blanc] n’avait aucune possibilité de constituer une alliance de gouvernement : l’écart qui sépare le total des sièges de la gauche additionnés de ceux de l’alliance que peut composer le Likoud est important, vingt sièges (les listes arabes, radicales et “propalestiniennes” n’ont jamais envisagé le moindre rapprochement avec quiconque, même avec le Meretz).

 

#       le poids des media et leur pouvoir s’affaiblit. Binyamin Netanyahou a triomphé malgré la féroce hostilité de la quasi-totalité des media israéliens (l’exception étant Israël Hayom [Israël aujourd’hui]), et malgré des articles souvent diffamatoires et irrespectueux de la présomption d’innocence. Cet affaiblissement est identique à celui que l’on constate aux Etats Unis où Donald Trump est très populaire bien que les media ne cessent de le traîner dans la boue.

 

#       la “cause palestinienne” glisse vers une obsolescence très nette. Elle a été absente de la campagne électorale, et seuls la gauche, l’extrême gauche et les mouvements arabes l’ont évoquée. Un futur qui ne sera pas entièrement dicté par la “cause palestinienne” devient dès lors très envisageable. Ceux qui, comme moi, ont dit dès la signature des Accords d’Oslo que ceux-ci étaient délétères et qu’il n’y aurait pas d’Etat palestinien confié à l’OLP voient leurs analyses de plus en plus nettement confirmées.

 

Des problèmes restent à résoudre pour Israël, sur le plan intérieur, les prix du logement sont souvent exorbitants, des prix de monopoles existent dans l’alimentation, et sur le plan de la sécurité, la menace iranienne persiste, le Hamas est une nuisance grave. Le futur d’Israël n’en est pas moins prometteur.

 

L’économie israélienne est la plus dynamique du monde occidental, avec l’économie américaine ; la croissance est forte, et les chiffres du chômage indiquent une situation de plein emploi.

 

L’Armée israélienne est l’une des plus puissantes et des plus efficaces du monde occidental.


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Raid dévastateur de l’Aviation israélienne dans l’ouest de la Syrie (011304/19) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 13 avril 2019

 

© Metula News Agency

 

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La nuit dernière (vendredi à samedi), selon des sources étrangères, y compris l’agence de presse-propagande officielle du régime syrien SANA et l’agence semi-officielle d’information du gouvernement russe, Sputnik, l’Aviation israélienne, le Khe’l Avir, a attaqué plusieurs positions militaires dans la région de Masyaf, à l’ouest de la Syrie [voir carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Le raid, qui s’est déroulé à partir de 2h30 locales (1h30 à Paris), a notamment ciblé l’usine d’armement, mentionnée comme "Deir (arab. : couvent) Mama Fabrique de missiles" sur la carte. Il s’agit d’un complexe de mise au point et de fabrication d’armes géré par l’Armée iranienne en Syrie.

 

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L’usine d’armement iranienne de Deir Mama

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Cet objectif a déjà été attaqué au moins à six reprises par le Khe’l Avir. Chaque fois, au prix de pertes humaines et d’investissements importants, la théocratie perse a reconstruit les installations oblitérées par les Israéliens.

 

Téhéran y pratique, en collaboration avec le régime de Bashar al Assad, la mise au point, l’entretien et le stockage d’armes de destruction massive, y compris des armes transportant des gaz de combat et des agents de guerre bactériologique.

 

Durant la Guerre Civile Syrienne, la plupart de ces aménagements ayant été anéantis par les chasseurs-bombardiers à l’étoile de David, l’unité de Deir Mama se concentre désormais sur la production de missiles à moyenne portée. Ces armes sont censées être livrées aux Pasdaran, l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution khomeyniste iraniens, au Hezbollah libanais ainsi qu’à l’Armée gouvernementale syrienne.

 

On estime en Israël que le régime des ayatollahs a entrepris de redémarrer le complexe de Deir Mama après le déploiement par les Russes d’une batterie de missiles S300 sur la montagne dominant l’usine par 10km à l’Ouest et conçue pour la protéger.

 

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La batterie de S300 dans la montagne

mentionnée comme "4 rampes de missiles S300" sur la carte

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Imagesat International ISI

 

Nous ignorons à la Ména si la batterie en question a été détruite lors de l’opération de cette nuit ou s’il existe un accord secret entre Moscou et Jérusalem afin que ces missiles ne soient pas utilisés lors des raids de l’Aviation israélienne.

 

La zone de Masyaf est également à portée des missiles S400 plus récents, déployés autour de Khmeimim, la principale base aérienne russe en Syrie à proximité de Lattaquié (carte).

 

Quoi qu’il en soit, les appareils hébreux opèrent en Syrie avec les contre-mesures permettant de rendre inopérants les deux types de missiles russes. Si un accord russo-israélien existe, c’est pour éviter une confrontation armée entre les deux pays et ne pas étaler l’impuissance du système russe d’interdiction aérienne, présenté par Moscou comme étant le plus performant au monde. Le système S400 est l’un des principaux produits d’exportation de l’industrie militaire russe. L’un de ces exemplaires vient d’être vendu à la Turquie de Recep Erdogan, suscitant un désaccord public entre Ankara et Washington, la Turquie, membre de l’OTAN, n’étant pas censée se pourvoir en armement auprès de l’adversaire de l’OTAN.

 

Outre le complexe de Deir Mama, sous réserve que la batterie de S300 n’ait pas été attaquée, l’on sait de source fiable qu’un camp de Pasdaran et de Hezbollani, installé dans une école, a été oblitéré dans les faubourgs mêmes de la ville de Masyaf.

 

On est sans confirmation, en revanche, des informations en provenance de l’opposition syrienne relatives à une quatrième cible du Khe’l Avir dans la vallée d’al Huyun. L’objectif en question, également dirigé par les Iraniens, participerait au projet de confection des missiles à moyen rayon d’action.

 

Michaël Béhé, le chef de la Ména libanaise, ajoute trois informations à notre compte-rendu. Premièrement, il conteste le nombre de 2 morts et 17 blessés fuité par le régime de Damas à l’intention des media. Après être parvenu à contacter des sources hospitalières à Masyaf et à Hama (carte), le bilan des raids de la nuit dernière s’élèverait en réalité à près de quarante morts et à une centaine de blessés, quasiment tous des personnels militaires appartenant à l’Armée iranienne, à l’Armée syrienne et au Hezbollah libanais.

 

D’autre part, reprenant en cela des informations de l’ANI, l’Agence Nationale de l’Information libanaise, des appareils israéliens évoluant à très basse altitude ont simulé plusieurs heures durant des attaques au sol en divers points du territoire du pays aux cèdres. Finalement, toujours selon l’ANI, une roquette serait tombée la nuit dernière, pendant les attaques en Syrie, entre les villages d’Andaket et de Chadra près de la frontière libano-syrienne. Elle n’a causé ni blessés ni dégâts matériels. Les autorités de Beyrouth sont en train d’analyser le projectile afin d’en définir la provenance.

 

A Kiryat Shmona aussi, à 11km au sud de Métula, des habitants ont signalé à la Ména que des avions du Khe’l Avir avaient survolé leur cité à très basse altitude autour de l’heure des raids.

 

L’opération de la nuit dernière est la seconde à parvenir à notre connaissance depuis l’accord du 20 janvier dernier, annoncé en exclusivité par la Ména et qu’aucun autre media n’a encore repris, entre Israël, la Russie, le gouvernement syrien et l’Iran. Aux termes de cet accord, Téhéran a pu retirer ses forces de l’aéroport international de Damas, de la capitale syrienne et de ses environs sans être dérangé par Tsahal. Ses positions, maintes fois visées par le Khe’l Avir, étaient devenues intenables et occasionnaient, en plus des pertes humaines et matérielles, des destructions inutiles à Damas. Depuis, la "République" Islamique d’Iran a retiré entre la moitié et les deux tiers de ses effectifs en Syrie et a éloigné le contingent restant de la proximité du territoire hébreu, vers des régions où elle le croyait en sécurité.

 

Le raid de vendredi à samedi démontre que Khamenei n’a pas encore fait le deuil de ses ambitions expansionnistes au pays de Bashar al Assad, mais entend influer sur le rapport de force avec Israël de façon différente.

 

Ce qui nous impressionne toujours autant à Métula, outre la dextérité des pilotes hébreux et la précision de leurs armes, c’est la qualité qui peut sembler fantastique du Renseignement israélien. C’est à croire que Jérusalem connaît tout ce qui se déroule dans les antres les plus secrets de ses ennemis en temps réel et avec une précision diabolique.

 

 
Comment Trump prépare sa contre-offensive (011104/19) Version imprimable
Analyse
jeudi, 11 avril 2019

 

Il y a maintenant deux semaines, le 25 mars dernier, que le rapport du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre la Russie et la campagne de Donald Trump a été soumis au ministère américain de la Justice et ses conclusions rendues publiques. Le rapport complet n’est pas encore public, car le ministère vérifie si des extraits doivent ou non être censurés pour préserver des informations confidentielles.

 

Comme je l’avais annoncé dans ces colonnes, le rapport Mueller met fin une bonne fois pour toute à la fiction d’une collusion entre Trump et Poutine. Si, après avoir enquêté pendant deux ans, dépensé plus de 20 millions de dollars, employé des dizaines de juristes de talent qui étaient aussi des opposants politiques du président, et inculpé plusieurs collaborateurs de Trump pour des faits sans le moindre rapport avec la Russie dans l’espoir de les faire chanter, Mueller n’a rien trouvé, c’est qu’il n’y a rien. Tous ceux qui ont passé des années à annoncer que Trump était dans la poche de Poutine et ne pourrait pas finir son mandat vont devoir soit changer de registre, soit cesser d’être pris au sérieux.

 

Cependant, la clôture – et bientôt la publication ­– du rapport Mueller ne sont pas la fin de l’histoire. Trump, qui savait par construction ce que seraient les conclusions, a eu deux ans pour préparer calmement sa contre-offensive.

 

Les deux semaines écoulées depuis la publication du rapport permettent d’avoir une bonne idée de ce que cette contre-offensive devrait être. Il semble acquis qu’elle consistera, en premier lieu, à faire toute la lumière sur le système de corruption qui a permis au parti Démocrate de répandre à travers le monde la « fausse nouvelle » d’une collusion russe et, en deuxième lieu, à affaiblir profondément et structurellement la presse d’opposition.

 

Le degré de corruption qui a permis au parti Démocrate de répandre l’idée d’une collusion entre Trump et la Russie est, même pour des observateurs endurcis de la politique, difficile à imaginer. La pièce essentielle de l’accusation était le « dossier Steele », un document commandé et financé par le Comité National du Parti Démocrate et la campagne 2016 d’Hillary Clinton. Cette source de financement a été camouflée en passant par l’intermédiaire la société d’avocats Perkins Cole.

 

Le dossier était une collection d’accusations rassemblées par Christopher Steele, un ancien agent du renseignement britannique qui n’avait plus accès à des informations confidentielles et disait fonder ses accusations sur des sources russes anonymes. Il était publié par la société Fusion GPS, spécialisée dans la recherche d’informations compromettantes pour des clients exclusivement Démocrates. Il ne contenait strictement aucune preuve de ses allégations. Pas de photographie, pas de document, pas d’enregistrement ; rien. Cela en faisait manifestement, du point de vue du renseignement, un document de très faible valeur.

 

Malgré cela, le parti Démocrate a consacré une immense énergie, à l’automne 2016, à transmettre le dossier à ses propres militants au sein de l’administration, notamment dans les services de renseignement. Christopher Steele lui-même, le fondateur de Fusion GPS Glenn Simpson, et différents intermédiaires ont diffusé le dossier directement aux échelons supérieurs du FBI et du ministère de la Justice, pendant que Sidney Blumenthal, un collaborateur de longue date d’Hillary Clinton, le propageait au Département d’Etat (le ministère américain des Affaires Etrangères).

 

Cette approche a permis de contourner les procédures habituelles de ces administrations et de créer un réseau de hauts fonctionnaires qui, aveuglés par leurs préjugés politiques, ont rapidement acquis un intérêt personnel à faire prouver la thèse défendue par le rapport. Parmi ces fonctionnaires, comme Peter Strzok, Lisa Page au FBI et Andrew Weissmann et Zainab Ahmad au ministère de la Justice, certains ont par la suite rejoint l’équipe de Mueller et enquêté sur la thèse qu’ils avaient soutenue dans l’administration, créant ainsi un conflit d’intérêt évident.

 

Sur la base de ce rapport, le FBI obtint, en octobre 2016, de la part d’une cour de justice d’exception, la Foreign Intelligence Surveillance Court [Cour pour les écoutes de renseignement sur l’étranger], l’autorisation de mettre sous écoute un collaborateur de la campagne Trump, Carter Page. Le dossier soumis à la Cour au titre du Foreign Intelligence Surveillance Act ou FISA est encore confidentiel.

 

L’un des actes principaux que le président Trump va probablement réaliser dans les prochains mois au titre de sa contre-attaque sera de déclassifier le dossier FISA. La publication des arguments développés par le FBI pour obtenir le droit de mettre sous écoute la campagne du candidat Républicain montrera que les services de renseignement et le système judiciaire américain ont été délibérément manipulés, sur le fondement d’un document sans valeur, pour influencer le résultat d’une élection. A soi seul, cela constituerait déjà le pire scandale politique de l’histoire des Etats-Unis.

 

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"Et maintenant, à mon tour de jouer"

 

Les Démocrates sont également menacés par la publication d’un autre document. Pendant que Mueller poursuivait son investigation en pure perte, le ministère de la Justice, sur ordre de Trump, a chargé il y a un an son inspecteur général, Michael Horowitz, d’enquêter sur de possibles abus de justice au sein du ministère et du FBI dans l’utilisation du FISA pour mettre Carter Page sur écoute.

 

En plus du texte brut de la demande d’autorisation d’écoutes, un rapport complet est donc en préparation, qui examinera qui a suggéré quoi à qui, quelles infractions aux procédures et aux principes élémentaires de justice ont été commises dans la préparation de cette demande et, si cela peut être établi, jusqu’où remontait la chaîne de commandement. Le 21 mars dernier, Horowitz, en réponse à une question qui lui était posée lors d’une intervention devant l’Atlantic Council1, a confirmé que cette investigation était toujours en cours.

 

Il n’y a pas eu la moindre fuite à l’occasion de l’enquête Horowitz – à la différence de l’enquête Mueller qui fuitait constamment, souvent dans des directions erronées. On peut seulement prédire, vu le niveau des enquêteurs et le temps consacré aux recherches, que l’inspecteur général produira un récit détaillé des événements qui ont conduit à la requête FISA, et qu’il n’hésitera pas à aller aussi haut que possible dans la remontée de la chaîne de commandement.

 

Il y a autre chose que l’on peut aisément prédire. Le président Trump a été accusé de beaucoup de choses, mais jamais d’être trop faible avec des ennemis vaincus. Lorsque tous les faits seront connus, les délits et crimes commis pour contourner toutes les règles de la procédure judiciaire et manipuler la justice donneront lieu à des saisies de la justice pénale. Celle-ci remontera aussi haut dans la hiérarchie que les faits pourront être prouvés. On peut s’attendre, avant l’élection de 2020, à voir des Démocrates très haut placés traînés devant les tribunaux. Même les noms d’Hillary Clinton et du Président Obama sont envisageables, si des preuves suffisantes apparaissent. Certains iront probablement passer en prison les prochaines années.

 

L’autre direction que l’on peut s’attendre à voir prendre à la contre-offensive de Trump est un vaste effort pour faire perdre leur crédibilité aux journalistes qui l’attaquent régulièrement depuis trois ans.

 

Dans la préparation des élections de 2020, le principal danger pour Trump ne sera probablement pas le candidat Démocrate quel qu’il soit : aucun de ceux qui sont actuellement en lice n’arrive à la cheville du président en termes d’habileté tactique et de talent oratoire. Le principal danger viendra d’une presse très majoritairement hostile, déterminée à le faire battre par tous les moyens, et qui a perdu depuis longtemps tout semblant d’éthique journalistique.

 

Dans la confrontation entre le président et la majorité de la presse, cependant, la publication du rapport Mueller change significativement le rapport de force. La presse Démocrate a consacré, pendant plusieurs années, des efforts presque hystériques à pousser la thèse d’une collusion russe, anticipant les résultats d’une enquête qui a fini par… aboutir aux conclusions strictement opposées. La crédibilité de la presse Démocrate est très près d’être définitivement perdue.

 

Or, la perte de sa crédibilité est, pour un journaliste ou un organe de presse, une sentence de mort. Si plus personne ne vous croit, plus personne ne vous lira ou ne vous regardera. Vous perdrez bientôt vos revenus publicitaires ; très rapidement, vous ferez faillite et devrez chercher un autre métier. (Sauf, naturellement, en France où des subventions de l’Etat continuent à alimenter des organes de presse totalement décrédibilisés, mais c’est une autre histoire).


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Bruxelles-Métula spécial élections du 10 avril 2019 (021004/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mercredi, 10 avril 2019

 

LE LIKOUD ET KAKHOL-LAVAN SONT AU COUDE-A-COUDE APRES LE DECOMPTE DES BULLETINS REGULIERS AVEC 35 SIEGES CHACUN A LEUR ACTIF. IL RESTE 7 A 8 SIEGES A DECERNER A L’ISSUE DU DEPOUILLEMENT DES 300 000 "ENVELOPPES DOUBLES", LES BULLETINS DES SOLDATS, DES PERSONNES A MOBILITE REDUITE, DES GARDIENS DE PRISONS, ETC.

 

Ce dépouillement supplémentaire, qui ne concerne pratiquement pas les partis ultra-religieux et les Arabes, pourrait être décisif afin de désigner le plus grand parti politique d’Israël, ce qui laisse une minuscule chance théorique à Benny Gantz d’être chargé par le Président Rivlin de former un nouveau gouvernement en cas de victoire au terme du décompte final.

 

Le comptage des enveloppes doubles constitue également la dernière chance pour La Nouvelle Droite de Bennett et d’Ayelet Shaked pour franchir le seuil d’éligibilité et être ainsi représentée dans la nouvelle Knesset.

 

Si elle y parvient, le bloc de droite comprendrait 69 sièges sur 120 au parlement, et la victoire de la droite deviendrait alors indiscutable. Mais même avec une avance de 65 sièges contre 55 au bloc de centre-gauche, les chances de Binyamin Netanyahu de composer son cinquième gouvernement, et de dépasser ainsi la longévité politique de David Ben Gourion, sont nettement supérieures à celles de son rival.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/BXQPA40xpQE

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/438048356930960/

 

 

 
Les chances de victoire changent de camp (011004/19) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 09 avril 2019

 

Métula, mercredi 03h05, 2h05 à Paris

 

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Au fil du dépouillement des bulletins réels, l’avance de Kakhol-Lavan sur le Likoud est en train de fondre. Nos dernières estimations de synthèse, à 2h25, donnent 35 sièges à chacun des partis, avec un net avantage pour Netanyahu au niveau de la possibilité de former une coalition dépassant les 61 députés.

 

Comme nous n’avons cessé de le dire, il fallait à Kakhol-Lavan plus de 2 sièges d’avance afin que Gantz puisse espérer être chargé par le Président Rivlin de former un gouvernement. A moins d’un authentique miracle, Benny Gantz n’obtiendra pas cette victoire.

 

L’unique hypothèse qui pourrait empêcher cette dynamique consisterait en un court succès de Kakhol-Lavan doublé d’un soutien d’Avigdor Liebermann pour la formation des trois chefs d’état-major. Mais si l’on peut imaginer que le leader d’Israël Beiténou patientera le plus longtemps possible avant de faire connaître sa décision pour faire monter les enchères en échange de son adhésion, on le voit mal s’allier aux partis arabes et à la gauche travailliste et de Meretz en tournant le dos à la sensibilité de ses électeurs.

 

Reste pratiquement à savoir, outre le résultat réel et final de ces élections, si Binyamin Netanyahu parviendra à faire voter dans la nouvelle Knesset une loi qui lui assurerait l’impunité face aux actes d’accusation en suspens contre sa personne.

 

Mais cette nuit, tant Benny Gantz que Bibi Netanyhu ont prononcé un discours de victoire devant des foules de partisans en délire. Pour le général de réserve, qui s’est basé sur les estimations des instituts de sondage qui, une fois de plus, se sont trompés sur toute la ligne, la joie était sans doute prématurée.

 

Netanyahu vient de prononcer une allocution dans laquelle il s’est engagé à mener une "politique de droite" avec des partenaires de droite, tandis que son adversaire se propose de suivre un cap consensuel mêlant tous les courants de la société israélienne.

 

A 2h45 ce mercredi matin, il semble que ce sera l’option choisie par le chef du Likoud qui prévaudra, et que le Président Rivlin le chargera de constituer une nouvelle coalition, encore plus à droite que la précédente.

 

On attend également avec intérêt de savoir si la Nouvelle Droite de Bennett et d’Ayelet Shaked obtiendra le quorum, ce qui n’est pas le cas pour le moment. S’ils y parviennent, cela annulerait l’option Liebermann mais cela conserverait deux grands opposants de droite à Netanyahu en vie politique, ce qui n’enchanterait pas Bibi du tout. Netanyahu, qui est en passe de dépasser la longévité de David ben Gourion à la tête d’Israël, en dépit de tous les antagonismes qu’il est capable de générer.

 

Un phénomène.

 

 

 
Victoire de Gantz selon les estimations initiales (010904/19) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 09 avril 2019

 

Métula, mardi 23h25, 22h25 à Paris

 

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Selon les premières estimations basées sur les urnes-test à la sortie des bureaux de vote, Kakhol-Lavan (bleu-blanc) aurait gagné les élections générales de ce jour en Israël.

 

Selon notre synthèse, le parti de Benny Gantz et Yaïr Lapid remporterait entre 37 et 38 sièges et le Likoud, entre 31 et 34 sièges.

 

Plus étonnant encore, la dimension des deux blocs nécessaires à la formation d’une coalition est sensiblement semblable.

 

Les sondages diffèrent selon les 3 chaînes de télévision principales mais nous avons accès à deux sondages privés qui renforcent les premières estimations. Ces deux estimations privées sont terminées (elles ont rempli leur fonction) et ne seront pas mises à jour durant la nuit.

 

Ceci dit, IL NE S’AGIT QUE D’ESTIMATIONS ET NON DE RESULTATS SORTIS DES URNES, ET TOUT PEUT CHANGER DE FACON RADICALE DURANT LA NUIT. C’EST ARRIVE PLUSIEURS FOIS EN ISRAEL PAR LE PASSE. CET AVERTISSEMENT N’A RIEN D’UNE PRECAUTION, C’EST LE STRICT REFLET DE LA REALITE.

 

La chaîne 12, qui s’appuie sur les deux instituts de sondages les plus sérieux, attribue 37 sièges à Kakhol-Lavan et 33 au Likoud.

 

La 1ère chaîne (publique) donne 37 sièges à Kakhol-Lavan et 36 au Likoud.

 

La chaîne Reshet : 36 à  Kakhol-Lavan et 36 au Likoud.

 

Autre surprise : Feiglin et son parti Zéout (l’identité, extrême droite), n’obtient pas le quorum dans tous les sondages. Ainsi que Gesher (le pont), d’Orly Levy-Abekasis, qui ne sera pas non plus représenté à la Knesset, et, pour le moment, deux chaînes sur trois annoncent que le Yémin Hakhadash (la nouvelle droite) de Naftali Bennett et Ayelet Shaked ne passe pas non plus le quorum. Ceci posé, le Yémin Hakhadash, contrairement aux deux autres partis, est proche d’obtenir le nombre de voix minimum nécessaire pour être représenté au prochain parlement ; pour ce parti, cela se décidera dans les derniers instants du dépouillement réel.

 

Les deux sondages privés, commandés par des partis, indiquent 38 et 39 sièges pour Kakhol-Lavan et 31 et 32 pour le Likoud. La raison principale de la différence entre ces sondages privés et ceux des chaînes de télévision consiste en cela que les sondages privés ne sont pas rectifiés manuellement par les spécialistes des grands instituts, qui eux se basent sur les fluctuations enregistrées lors des dépouillements des élections précédentes.

 

Nous répétons quant à nous nos affirmations apparaissant dans les articles de la Ména des deux dernières semaines : si l’avantage définitif de Kakhol-Lavan dépasse 4 ou 5 sièges, le Président Rivlin donnera d’abord à Benny Gantz la possibilité de tenter de former une coalition. En cas d’une victoire finale du Likoud – et c’est encore possible – ou d’une avance de 1 ou 2 sièges de Kakhol-Lavan, les chances de Binyamin Netanyahu d’être invité en premier chez le président sont plus vraisemblables.

 

En cas de victoire de Kakhol-Lavan, la décision d’Avigdor Liebermann d’Israël Beyténou (Israël notre maison) et de Moshé Kakhlon de Koulanou (nous tous), qui obtiennent tous deux le quorum selon l’estimation initiale, quant à leur choix de coalition serait prépondérante. Les deux leaders se gardent bien, pour le moment, de prendre parti pour Gantz ou Netanyahu.

 

A noter également le plus mauvais résultat des Travaillistes (socialistes) depuis la création de l’Etat. Ils sont crédités de 6 à 8 sièges selon tous les sondages.

 

Les autres formations qui seront en principe représentées dans la prochaine Knesset sont Yahadout Hatorah (ultra-religieux)(estimation moyenne 7 sièges), les communistes (Khadash)(6), l’Alliance de droite (Ykhoud hayémin)(5), Shaas (religieux séfarades)(7), Israël Beyténou (4), Meretz (gauche)(5), Koulanou (4).

 

Les tout premiers résultats issus du dépouillement (23h07 locales) confirment l’estimation initiale de la chaîne 12 (37-33).  

 

Tous les rédacteurs de la Ména en Israël et dans l’Autorité Palestinienne sont mobilisés afin de vous informer au moins jusqu’à la diffusion des résultats définitifs.

 

 
Bruxelles-Métula du 8 avril 2019 (010804/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 08 avril 2019

 

BIBI OR NOT BIBI, THAT IS THE QUESTION

 

Toutes les données de l’élection de demain en Israël, sans répéter ce que tout le monde a déjà dit. Les clefs du scrutin telles que vous ne les connaissiez pas.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

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Ce n’est pas politique, c’est un choix de personne… et de société

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/nn5GpY7qHic

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/344735379720052/

 

 

 
Le Golan est un territoire israélien (info # 010704/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 07 avril 2019

 

Par Guy Millière

 

Continuant la tradition diplomatique anti-israélienne française mise en place au temps du Général de Gaulle, le trop célèbre auteur des propos antisémites qualifiant les Juifs de “peuple dominateur et sûr de lui”, se pliant à la “politique arabe de la France” mise en œuvre au Quai d’Orsay depuis des décennies, Emmanuel Macron a pris position contre la reconnaissance par les Etats-Unis du plateau du Golan comme territoire israélien.

 

C’est logique de la part d’Emmanuel Macron : il continue à affirmer que Jérusalem doit être divisée selon les lignes d’armistice qui existaient jusqu’en 1967, et que la moitié orientale de la ville doit devenir la capitale d’un Etat terroriste islamique “palestinien” et servir dès lors de base arrière à des attaques djihadistes antijuives.

 

Il a montré une hostilité résolue à la reconnaissance de Jérusalem unifiée capitale d’Israël par les Etats-Unis et au déménagement de l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Il maintient la politique française qui traite Jérusalem comme une entité à part, censée ne pas être en Israël, et maintient aussi à Jérusalem un consulat de France nettement propalestinien. Un consulat dont un employé vient d’être condamné en Israël pour trafic d’armes au service d’organisations terroristes islamistes.

 

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Une carcasse de char israélien surmonté du drapeau national

fait face à la ville syrienne de Khan Arnabeh sur le plateau du Golan

 

Macron est en conflit avec le gouvernement israélien pour ce qui concerne la propriété sur le Tombeau des Rois à Jérusalem, un lieu qui ne représente rien pour la France, mais qui donne au gouvernement français une occasion de souligner son hostilité à Israël, et semble avoir trouvé normal qu’un lieu juif, censé être respecté en tant que tel, serve à organiser des concerts de musique arabo-islamique. Il a entériné l’organisation au Tombeau des Rois par l’Institut français de Jérusalem d’un événement financé par l’Autorité Palestinienne, sans autorisation d’Israël, et s’est scandalisé de ce que les forces de sécurité israélienne aient fait respecter la loi israélienne en empêchant que l’événement se déroule.

 

Il s’est efforcé de verser davantage d’argent à l’Autorité Palestinienne après que les Etats-Unis aient procédé à des coupes drastiques dans le financement de celle-ci : les Etats-Unis reprochaient (et reprochent toujours) à l’Autorité Palestinienne de financer le terrorisme et de rémunérer des terroristes tueurs de Juifs et leurs familles. Macron ne voit aucun inconvénient à ce que de l’argent français finance le terrorisme et rémunère des terroristes tueurs de Juifs et leurs familles.

 

Le président français a procédé d’une même façon avec l’UNWRA et lui verse davantage d’argent depuis que les Etats-Unis ont cessé tout financement à celle-ci. Il entend, comme les dirigeants du gouvernement allemand, trouver un moyen de maintenir des relations économiques et financières avec l’Iran des mollahs, dont il approuve sans doute les projets génocidaires anti-israéliens.

 

Il maintient qu’il existe au sein du Hezbollah une branche politique fréquentable, il ne peut dès lors voir aucun inconvénient à ce que le plateau du Golan reste un objet de litige et puisse constituer une menace d’actions prédatrices de l’Iran et du Hezbollah contre l’Etat hébreu. Il n’a pas renoué des liens diplomatiques avec l’abject régime Assad en Syrie, mais s’il s’agit de s’opposer à Israël, il est prêt à se placer sur les positions dudit régime. Les dirigeants de l’Union Européenne, cette organisation supra-étatique sans scrupules ni honneur, font de même.

 

Cela ne fait que souligner un peu plus le fossé qui se creuse entre la France (et l’Union Européenne) d’un côté, et Israël et les Etats-Unis de l’autre. Et cela ne change rien à la réalité. Comme l’a écrit voici peu Alan Dershowitz pour le Gatestone Institute, une organisation dont je suis membre aux Etats-Unis, “aucun pays dans l’histoire n’a restitué à un ennemi un territoire essentiel militairement qui a été pris à cet ennemi dans le cadre d’une guerre défensive”.

 

Alan Dershowitz ajoute que la France et l’Union Européenne “ont toujours agi hypocritement lorsqu’il s’agit d’Israël” et entendent “soumettre Israël à des règles que les pays européens n’appliquent pas à eux-mêmes”.


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Bruxelles-Métula du 1er avril 2019 (010104/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 01 avril 2019

 

GAZA, L’ANALYSE : GARANTI SANS COMPROMIS NI FIORITURES. LE COURAGE DE LA REALITE, LES CLEFS POUR COMPRENDRE.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

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Sur Youtube :

https://youtu.be/rT4UKojd6qs

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/421275618416346/

 

 

 
JEXODUS : les Juifs américains qui décident de quitter le parti Démocrate (info # 033103/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 31 mars 2019

 

Par Guy Millière

 

Les Juifs américains ont été décrits par Norman Podhoretz1 autrefois comme des gens qui ont un niveau de vie qui devrait les faire voter comme la classe moyenne supérieure (qui vote majoritairement Républicain), mais qui votent en fait comme des immigrants latinos de fraîche date (qui votent massivement Démocrate). Sa description est exacte : les Juifs américains appartiennent le plus souvent à la classe moyenne supérieure et votent comme des immigrants latinos de fraîche date. Norman Podhoretz attribuait cette situation étrange au fait que nombre de Juifs américains ont changé de religion sans s’en rendre compte tout en se disant toujours juifs, et adhèrent en réalité à la méta-religion constituée par les idées de la gauche américaine qu’ils en sont venus à identifier avec l’injonction juive incitant à réparer le monde [héb. : Tikoun olam. Ndlr.].

 

L’évolution actuelle du parti Démocrate américain va rendre la position des Juifs américains difficile et commence à avoir des conséquences. Longtemps le parti Démocrate a été un parti de gauche modérée. Il est devenu un parti socialiste sous Obama. A la fin des années Obama, il est devenu un parti gauchiste. Comme tous les partis gauchistes du monde, il s’est ouvert à l’islam, à l’antisémitisme et à la haine d’Israël.

 

Cette ouverture existait déjà en 2016 (et sans doute avant cela), car des dirigeants Démocrates fréquentaient des antisémites abjects tels que Louis Farrakhan, le dirigeant de The Nation of Islam, et des islamistes tels que les dirigeants du CAIR (branche américaine des Frères Musulmans).

 

Elle est devenue flagrante avec l’élection au Congrès de Rashida Tlaib, militante “palestinienne” musulmane proche du Hamas, et d’Ilhan Omar, militante islamiste qui porte le voile des femmes-soldats de l’islam, soutient elle aussi divers mouvements “palestiniens”, et milite au CAIR.

 

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Elizabeth Pipko sur FOX  News

l’égérie du mouvement Jexodus, est également écrivain et mannequin

 

Ilhan Omar a fait des déclarations antisémites dignes de Louis Farrakhan, et les Démocrates ont refusé de la condamner. Alexandra Ocasio-Cortez, gauchiste invétérée et haineuse qu’on entend beaucoup, n’est pas musulmane mais soutient toutes les positions de Rashida Tlaib et d’Ilhan Omar, et elle n’est pas la seule. Tous les candidats Démocrates déclarés à la présidence sont résolument “propalestiniens”, pro-islam et prétendent que condamner l’antisémitisme de leurs collègues musulmanes et gauchistes serait “islamophobe”.

 

En conséquence, des Juifs américains ont lancé un mouvement qu’ils ont appelé Jexodus, destiné à inciter les Juifs américains à quitter le parti Démocrate et à voter pour le parti qui, lui, lutte contre l’antisémitisme et défend Israël, le parti Républicain.

 

Le fait qu’aucun candidat Démocrate à la présidence ne soit venu parler à la réunion annuelle de l’AIPAC cette année, car tous détestent Netanyahou autant qu’ils détestent Trump, et tous nourrissent de l’antipathie pour Israël, apparaît significatif à ceux qui ont lancé le Jexodus.

 

On peut s’attendre à ce que certains Juifs, les plus radicaux, les plus éloignés d’Israël, les plus aveugles face au danger islamique et à l’antisémitisme musulman restent au sein du parti Démocrate. Leur chef de file pourrait être Chuck Schumer, chef de la minorité Démocrate au Sénat, qui, lui, est venu parler à l’AIPAC, mais est demeuré et demeure sourd et muet et praticien de l’aveuglement volontaire face à l’”antisionisme” de la plupart de ses collègues et à l’antisémitisme de quelques autres.

 

 

Note :

1 Norman Podhoretz est l'un des plus connus des intellectuels néo-conservateurs des Etats-Unis. Il est surtout célèbre pour avoir été, de 1960 à 1995, le rédacteur en chef du mensuel Commentary [commentaire]. Podhoretz a reçu en 2004 la médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction que le gouvernement américain puisse décerner à un civil

 

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Des Merkava détruisent des positions du Hamas (023103/19) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 31 mars 2019

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche 4h15, 3h15 à Paris

 

Aux alentours de 3h30 locales, des chars de l’Armée israélienne ont neutralisé plusieurs positions du Hamas dans la bande de Gaza en réponse aux tirs de 5 roquettes sur Israël moins de 3 heures auparavant.

 

Les roquettes des terroristes islamiques visaient le territoire du Conseil régional d’Eshkol et n’avaient fait ni dégâts ni victimes.

 

On ignore à Métula si la trêve conclue avec le Hamas va résister ou non à l’agression des milices terroristes et à la réplique israélienne.

 

Les habitants du pourtour de Gaza ont manifesté leur mécontentement face à la conclusion du nouveau cessez-le-feu avec le Hamas, expliquant qu’une nouvelle confrontation avait été déclenchée pour rien et que la situation sécuritaire est exactement la même que celle qui prévalait avant le tir du Fadjer sur le village de Mishmeret, au nord de Tel-Aviv.
 
Les terroristes de Gaza tirent 5 roquettes sur Israël (013103/19)