Obama a effectivement transformé le Moyen-Orient (info # 013008/14) Version imprimable
Analyse
dimanche, 31 août 2014

 

Par Guy Millière

 

Je me souviens de l'époque où Obama a été élu président des Etats Unis. J'étais quasiment seul en France à exprimer qui il était et ce qu'étaient ses projets. Je disais, entre autres, que c'était un homme dangereux pour Israël. On me répliquait que je m'inquiétais excessivement. Lorsque je rappelais qu'il s'appelle Barack Hussein Obama, on me reprochait, parfois, de ne pas occulter le prénom Hussein. Quand Barack Hussein Obama a prêté serment lors de son intronisation, il n'a pas occulté « Hussein », il a, au contraire, insisté dessus.

 

Jusqu'à ce jour, je le sais, certains me trouvent abusif et me reprochent la façon dont je parle du président actuel des Etats Unis.

 

J'avoue ne pas savoir quel degré de cécité il faut avoir atteint pour ne pas voir.

 

Barack Hussein Obama disait vouloir transformer les Etats Unis. Il les a effectivement transformés.

 

Il est le premier président de l'histoire à avoir violé la Constitution plus d'une dizaine de fois sans avoir été menacé d'une procédure d'empêchement : ce qui signifie que la Constitution se trouve présentement en suspens, pas tout à fait abrogée, mais presque. Pour une transformation, c'est une transformation !

 

Et puisqu'on me dira peut-être, qu'en accusant ainsi Obama je dépasse les bornes, je citerai quelques exemples : le mensonge délibéré concernant le dossier Benghazi, où il s'agissait tout de même de l'assassinat d'un ambassadeur des Etats Unis ; le mensonge, quelques mois auparavant, sur le dossier Fast and Furious, où il s'agissait de rien de moins que de vente d'armes à des cartels de la drogue mexicains ; le mensonge concernant les écoutes de journalistes ; celui concernant l'utilisation des services fiscaux pour harceler des adversaires politiques, les modifications de diverses lois, dont celle appelée Obamacare d'un simple trait de plume, sans le moindre respect pour le Congrès ; la signature de nombreux décrets outrepassant les pouvoirs conférés au président. Je donnerai les détails dans un prochain livre.

 

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Certains diront

 

Barack Hussein Obama a dit ultérieurement vouloir changer le monde. Il n'a pas, ou pas encore, changé le monde. Mais il est une région du monde qu'il a profondément changée : le Proche Orient.

 

Quand Barack Hussein Obama est arrivé à la présidence, il y avait des régimes autoritaires alliés des Etats Unis en Tunisie, en Libye (où Kadhafi, en 2003, avait décidé de coopérer avec les Etats Unis dans la lutte contre le djihadisme), en Egypte, au Yémen, en Arabie Saoudite, dans les émirats du Golfe et en Jordanie.

 

L'Irak était stable et se reconstruisait après l'offensive dite « surge », menée par le Général David Petraeus. L'Afghanistan était stable aussi, même s'il y avait toujours des accrochages avec des factions talibanes. La Syrie était une dictature hostile, mais elle-même stable. Le Hamas était à Gaza, mais semblait endigué.

 

Six ans et demi plus tard, le changement est passé par là. La Tunisie n'est plus un régime autoritaire, mais, après avoir été au pouvoir, le parti islamiste Ennahda joue un rôle politique clé.

 

La Libye est un champ de bataille chaotique où s'affrontent des groupes djihadistes, et les armes des arsenaux de Kadhafi sont aux mains de milices islamistes qui sèment la violence jusqu'en Centrafrique et au Nigeria.

 

L'Egypte se trouve reprise en main par le Maréchal Sissi, qui tente de rétablir l'ordre après le renversement de Mohamed Morsi et des Frères Musulmans, arrivés au pouvoir après qu'Hosni Moubarak ait été lui-même renversé avec l’aide active d’Obama.

 

Le Yémen est tenu en large partie par des factions d'al Qaeda. L'Arabie Saoudite et les émirats du Golfe (sauf le Qatar), voyant ce qui se passe autour d'eux, se défient.

 

Le Qatar est devenu l'un des principaux financiers du djihadisme dans la région. La Jordanie est profondément déstabilisée par l'arrivée sur son sol de dizaines de milliers de réfugiés venus de Syrie et ne sait plus sur qui compter.

 

L'Irak se trouve en situation de dislocation entre, d'un côté, au Sud, un pouvoir chiite passé sous le contrôle de l'Iran, et des autres, au centre et au Nord, une prise de pouvoir par l'Etat Islamique, qui tient aussi la moitié Est de la Syrie.

 

La Syrie elle-même est aussi écartelée entre les régions de l’Ouest, tenues par Assad, et celles de l’Est, tenues par les djihadistes de l'Etat Islamique.

 

Le Hamas, au temps de Morsi, ayant reçu des armes et du ciment, a construit des tunnels et accumulé des roquettes, qui n'ont cessé, pendant cinquante jours, d'être envoyés sur Israël.

 

Ces six années et demi ont été six années et demi de reflux et de débâcle pour les Etats-Unis, de trahison par Obama des alliés des Etats Unis dans la région (Ben Ali, Moubarak ne sont plus là, Kadhafi est dans une tombe). Les gouvernements de pays encore alliés des Etats Unis (Egypte, Arabie Saoudite, Jordanie, Israël) se défient désormais des Etats Unis. Les gouvernements de pays se conduisant en ennemis de l’Amérique (Qatar, Iran) sont mieux traités qu’eux par Washington 

 

J'ai dit dans les livres que j'ai consacrés à Barack Hussein Obama qu'il entendait rendre le Proche-Orient plus sûr pour l'islam radical.

 

Le fait est que le Proche-Orient est aujourd'hui beaucoup plus sûr pour l'islam radical. Ceux qui veulent à tout prix exonérer Barack Hussein Obama diront qu'il s'agit d'une suite de malencontreux hasard. Il existe des gens, je sais, qui prétendent que lorsqu'on met de l'eau dans une casserole, qu'on met la casserole sur une source de chaleur, et que l'eau s'évapore, il n'y a pas de relations entre le fait que la casserole a été mise sur le feu et l'évaporation de l'eau. Il est donc logique qu'il y ait des gens qui ne voient pas de relation de cause à effet entre les décisions de Barack Hussein Obama et les résultats de ses décisions.

 

J'ai dit, dans les mêmes livres, que Barack Hussein Obama n'était pas un ami d'Israël. Ceux qui veulent à tout prix exonérer Barack Hussein Obama affirmeront que, s'il a, ces derniers temps, soutenu avec obstination les propositions de cessez-le-feu des amis du Hamas, à savoir le Qatar et la Turquie, c'est parce qu'il trouve qu'Erdogan a une jolie moustache et parce qu'il se sent bien en compagnie des membres de la famille al Thani ; je me permettrai d'avoir un avis différent.

 

Je rappellerai aussi que c'est pendant la période où Mohamed Morsi étaient au pouvoir en Egypte, avec le soutien explicite de Barack Hussein Obama, que l'essentiel des roquettes tirées ces dernières semaines, et que la majeure partie du ciment qui a servi à construire les tunnels ont pu entrer à Gaza.

 

Et je rappellerai que l'arrivée au pouvoir du Maréchal Sissi s'est faite contre la volonté explicite de  Barack Hussein Obama. Ceux qui veulent à tout prix exonérer Barack Hussein Obama diront que c'est parce que Mohamed Morsi semblait beaucoup plus sympathique à Barack Hussein Obama qu'Abdel Fattah al Sissi. Mohamed Morsi avait une si jolie barbe grise...

 

Ceux-là disent aussi que c'est la faute de George Walker Bush, qui n'est plus au pouvoir depuis plus de six ans, si l'Etat Islamique s'étend en Syrie et en Irak. Je ne connais pas leur interprétation des multiples discours au cours desquels Barack Hussein Obama clamait sa fierté d'avoir « mis fin » totalement à la présence américaine en Irak, en n’y laissant pas un seul soldat ; mais je suis sûr qu'ils ont des explications en stock, et qu'ils clameront que ne pas laisser un seul soldat américain en Irak était une excellente façon d'éviter l'invasion de l'Irak par les hordes de l'Etat Islamique. Comment éviter une invasion ? En ne laissant personne faire obstacle à l'invasion. De grands stratèges auraient dû y penser plus tôt. 

 

J’ignore aussi la nature de leur commentaire à propos du plus récent discours de Barack Hussein Obama ; celui où il a affirmé que, face aux hordes de l'Etat Islamique - et alors que son propre ministre de la Défense avait dit, deux jours plus tôt, que ces hordes représentaient la plus grande menace pour la sécurité du monde depuis la Deuxième Guerre Mondiale -,  il n'avait « pas de stratégie ». Je suis certain qu'ils ont, là encore, des éclaircissements en réserve, et qu'ils avanceront que l'absence de stratégie est une superbe stratégie. De grands stratèges auraient dû y penser plus tôt, là encore.


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Gigantesque explosion dans le Doigt de la Galilée (info # 013108/14) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 31 août 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche 15h10, 14h10 à Paris

 

Dernière minute :

 

breaking-news_ii.jpgAu début de cette après-midi de dimanche, aux alentours de 14 heures 15, une gigantesque explosion a secoué tout le Doigt de la Galilée, de Métula à la rive septentrionale du lac de Tibériade, sur une distance de près de 50 km.

 

Les fenêtres et les murs du bâtiment de la rédaction ont vibré comme lors d’un tremblement de terre.

 

Jusqu’à présent, et en dépit de tous nos appels, l’Armée, la police et les pompiers n’ont pas été en mesure de nous renseigner sur l’origine de cette explosion.

 

Il se pourrait qu’elle se soit produite dans un territoire étranger, au Liban ou en Syrie. Ce genre de bruit peut résulter de l’explosion d’un vaste dépôt de munitions souterrain du Hezbollah, des rebelles syriens ou de l’Armée régulière des al Assad.

 

Il peut aussi provenir d’une charge explosant sur le passage d’une patrouille, ou encore, de bombes énormes, de l’ordre de 5 tonnes, mais qu’on n’a jamais vu utiliser jusqu’à maintenant dans notre région.

 

Etrangement, à proximité de l’heure de l’explosion, Tsahal a abattu un avion sans pilote (drone) au-dessus de la ville de Kuneitra, à la frontière entre Israël et la Syrie sur le Golan.

 

L’Armée israélienne a utilisé pour ce faire des missiles sol-air Patriot de fabrication américaine. Mais l’impact de tels missiles ne génère pas un bruit de l’amplitude de celui qui a été entendu. Ce, à moins que le drone en question ne transportât une immense ogive explosive (de l’ordre de plusieurs centaines de kilos), qui aurait éclaté lors de sa rencontre avec le missile.

 

Nous enquêtons. Quant à l’origine de cet avion sans pilote, elle peut être iranienne, syrienne ou il peut avoir été envoyé par le Hezbollah.

 

La seule des trois entités mentionnées capable de fabriquer de tels objets volants est l’Iran, mais Téhéran pourrait en avoir fournis à Hassan Nasrallah ou à Béchar al Assad. Dans tous les cas, si le drone transportait des explosifs, il faut s’attendre à de vives représailles israéliennes.

 

 

 

 
Israël a une frontière commune avec al Qaeda (info # 013008/14) Version imprimable
Analyse
samedi, 30 août 2014

 

Par Stéphane Juffa

 

Nous passons pas mal de temps, ces derniers jours, à la frontière israélo-syrienne dans le Golan. Avec notre Land bien équipée, enfoncés sous des casques et des gilets pare-balles, et connaissant parfaitement les lieux et les chemins de traverse, il nous est possible de nous rapprocher à 400 mètres des combats qui opposent les soldats d’Assad à la rébellion armée.

 

Etrange impression en vérité, que celle de pouvoir passer, en moins d’une demi-heure, d’un monde absolument paisible à l’un des fronts les plus féroces de ceux en activité sur la planète. Plus étrange encore, lorsque nous traversons les villes druzes-israéliennes de Massadé, à 1.5km des affrontements ou de Boukata, qui jouxte les combats, de voir les gens au travail et les enfants qui jouent dans la rue, sur un fond d’explosions parfois énormes et de gerbes de feu qui peuvent illuminer la nuit.

 

Nous avons, ces jours, deux points de vue de prédilection : celui que nous avons surnommé Alamo, et qui constitue la position israélienne la plus avancée en direction de l’Est, à un jet de pierre du village syrien d’El Hmidaiah, dépassant vers Damas de près d’un kilomètre la ville-fantôme de Kuneitra déjà aux mains des islamistes d’al Nosra ; et l’autre, 6km plus au Nord, dans un poste désaffecté par Tsahal, bien au-devant des plus intrépides de nos confrères, tout près de l’hôpital de campagne israélien dont nous avions dévoilé l’existence, quand tout le monde, y compris les autorités israéliennes, affirmait qu’il n’existait pas.

 

Même contraste en y accédant ; on passe au pied d’une petite montagne, et sur la route, entouré de limousines citadines, un vaste restaurant druze toujours très animé, plein de joyeux dîneurs qui semblent se sentir autant en sécurité que dans un bistro de Chamonix ou de Montana-Crans.

 

Pourtant, on s’étripe un demi-kilomètre plus loin et les convives le savent très bien, même si un fragile pan de montagne leur dissimule le carnage et qu’ils ne sont pas plus que nous à l’abri d’un obus perdu.

 

On avance un peu et là, on voit absolument tout. Cela tient pour moitié du cinéma en plein air et pour l’autre, d’un jeu électronique. A nous de nous pincer le plus souvent possible afin de nous rappeler qu’il ne s’agit pas d’un spectacle et qu’il nous faut redoubler de prudence si nous ne voulons pas en faire partie.

 

Tout y est. Toutes les quelques heures, des alentours de Jubata al Khashab jusqu’à Kuneitra, les villes et la campagne se couvrent des champignons provoqués par les obus d’artillerie. S’ensuivent les balles traçantes, rouges, qui ressemblent aux lumières d’un feu d’artifice, et qui viennent heurter, par grappes de trois, de sept ou de quinze, un objectif dont nous ignorons ce qu’il renferme.

 

Dernier épisode sanglant, ce samedi matin, lorsque des miliciens de Jabkhat al Nosra (le front al Nosra), la branche d’al Qaeda impliquée dans la Guerre Civile Syrienne, a encerclé plusieurs positions des soldats philippins de l’ONU dans la zone de désengagement de 1974, qu’ils ont pour tâche de surveiller.

 

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La ligne orange de gauche [Alpha] est la frontière entre Israël et la Syrie

La ligne orange de droite est la ligne Beta

Entre les deux lignes s’étend un territoire syrien (en principe) démilitarisé,

soumis au contrôle des troupes de l’ONU basées dans le Golan

 

Service cartographique de la Ména © Metula News Agency

 

Sommés de se rendre par les djihadistes – certaines bases, comme Rwihana, se trouvent à moins de 2km d’Israël – les Philippins, pour ne pas être pris en otages comme 44 de leurs camarades fidjiens, se dégagent en combattant, tentant de rejoindre Israël avec l’aide de leurs camarades irlandais et de Tsahal. Une quarantaine environ, sous nos yeux, en courant et pris de panique, ont traversé le point de passage de Kuneitra et sont parvenus en Terre Promise.

 

Aux dernières nouvelles, une trentaine d’autres seraient parvenus à les imiter. La situation est plus délicate pour ceux dont les bases sont situées plus loin de la frontière de l’Etat hébreu, jusqu’à 15km à l’intérieur d’une zone pratiquement totalement aux mains de la rébellion.

 

D’ailleurs, comme le confirme cette vidéo, les islamistes se sont aussi emparés du poste frontière côté syrien (dont nous avons publié la photo il y a trois jours paré de drapeaux du régime), ce qui rend plus ardu encore le repli de l’ONU. Il y a quelques instants, mais nous ne l’avons pas vu, étant revenus à la rédaction de Métula pour vous faire notre rapport, les miliciens auraient carrément bombardé le camp des militaires philippins.

 

En ce qui concerne Israël, la nouvelle principale de cette semaine est qu’elle a un nouveau voisin sur le Golan et qu’elle doit désormais faire frontière commune avec al Qaeda. A long terme, c’est très inquiétant, même si, pour le moment, les djihadistes prennent le plus grand soin à éviter toute provocation à l’encontre de Tsahal.

 

L’officier israélien qui a été touché (voir nos nouvelles de mercredi), l’a été par le tir d’un soldat de Damas à l’arme automatique. Tsahal avait riposté en anéantissant deux positions des hommes de Béchar al Assad.

 

Depuis, on a assisté à un autre fait d’armes significatif jeudi, lorsque les chasseurs-bombardiers du même Assad sont intervenus contre des positions d’al Qaeda à moins de 5km d’Israël. Est-ce utile de préciser que Jérusalem, inquiète de la progression des djihadistes, avait donné son accord à Damas pour ce raid ?

 

Ce, car l’espérance de vie d’un pilote syrien décollant de Damas en direction du Sud-Ouest est de l’ordre de 20 secondes, parce que si on lui permettait de survoler le Golan, il se trouverait à moins d’une minute de Métula, Kiryat Shmona, Rosh Pina ou Tibériade.

 

Cela démontre que désormais, tout le monde communique avec tout le monde, y compris avec ses ennemis. Encore que l’autorisation israélienne, à constater de visu par les résultats de l’attaque aérienne, devait stipuler catégoriquement de ne pas s’en prendre aux villages sunnites du flan syrien du plateau du Golan, non plus qu’aux positions de l’opposition armée non islamiste [l’Armée Syrienne Libre], jusqu’à maintenant amie de l’Etat hébreu.

 

Ce que nous ignorons est la proportion d’al Nosra dans les combats actuels de l’autre côté de la frontière. Les miliciens ont-ils pris le pas sur les "villageois" de l’ASL ou font-ils simplement cause commune pour chasser les alaouites de la région ?

 

C’est toute la coopération des dernières années qui dépend de la réponse à ces questions, y compris l’activité de l’hôpital de campagne, planté exactement à califourchon sur la frontière, et dont nous croisons les médecins dans leurs véhicules civils et sans escorte revenant de dispenser leurs soins.

 

La bataille du Golan n’oppose pas des milliers de combattants mais quelques centaines de part et d’autre, tous, très puissamment équipés. Ce qui reste de la Brigade du Golan d’Assad a lancé deux contre-offensives ces trois derniers jours pour reconquérir le terrain perdu mais elle n’y est pas parvenue.

 

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Une compagnie de Casques bleus philippins à la parade

 

Si les choses restent comme nous les avons laissées tout à l’heure, tout le Golan syrien, des trois frontières Israël-Jordanie-Syrie aux contreforts du Hermon, est aux mains de la rébellion. Laquelle se montrait incapable de progresser depuis des mois avant l’arrivée des renforts d’al Nosra.

 

Des miliciens qui se sont fait rejeter du Nord-syrien par leurs frères ennemis de DAESH lors de combats sanglants contre ceux d’El Baghdadi ; ce dernier ayant fait sécession d’al Qaeda pour établir le Califat Islamique sur les parties de l’Irak et de Syrie qu’il contrôle.

 

Quant aux membres d’al Nosra, ils ne rendent rien à ceux de l’EI en matière de cruauté, de racisme et d’antisémitisme. Ils décapitaient déjà du chrétien, de l’alaouite et du Druze bien avant l’apparition de DAECH sur les champs de bataille. La seule différence sensible que l’on pourrait observer, hormis les conflits de personnes et d’intérêts entre les califes, est qu’al Nosra se concentrerait "plutôt" sur la "libération" de la Syrie que sur la construction d’un Etat islamiste dans la région. Vous parlez d’un soulagement !

 

Tout le Moyen-Orient bouge et saigne. A Aïn al Arab (l’œil de l’Arabe), dans le nord de la Syrie, tout près de la frontière turque, les peshmergas affluent de partout, Turquie (PKK), Iran, Irak – on en compte un millier en renfort – pour affronter le Califat Islamique qui menace de prendre la troisième cité kurde de Syrie (que l’on nomme Kobane en kurde) et de déferler sur le Kurdistan iraquien.

 

L’Egypte et les Emirats Arabes Unis aident les "modérés" en Libye, avec leurs aviations et des opérations commando, à juguler les djihadistes. L’Amérique a critiqué ces interventions sans qu’il nous soit loisible d’en saisir la raison, car, sans cette aide, la Libye aussi deviendra un califat islamique. En quoi cela servirait-il l’intérêt de Washington ?

 

Il nous était déjà impossible de comprendre pourquoi Bruxelles et Washington se sont à ce point dépensés pour sauver le Hamas à Gaza. L’Occident a semble-t-il décroché, ne parvenant pas à concevoir l’étendue et la nature de la menace qui s’approche de sa porte. Il faudrait également que quelqu’un exprime aux dirigeants du vieux continent la signification des derniers sondages réalisés en France, qui indiqueraient qu’un habitant sur sept est favorable à l’Etat Islamique et à la charia qu’il entend imposer. A force de taper sur les Américains et sur les Israéliens pendant des années dans les media cela n’a pas de quoi nous surprendre.


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Embrasement dans le Golan (info # 012708/14) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 27 août 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 14h10, 13h10 à Paris

 

Ce mercredi, des combats très importants se déroulent dans la partie syrienne du plateau du Golan.

 

Ils opposent les forces du régime alaouite de Damas à la rébellion, et ont pour but de se saisir de la partie orientale du point de passage de Kuneitra avec Israël.

 

Aux dernières nouvelles ce poste frontière est tombé aux mains de l’opposition armée et le drapeau des al Assad a été ramené.

 

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Le poste frontière syrien de Kuneitra, ici encore surplombé par les drapeaux du régime

Photo © Metula News Agency

 

Ce n’est pas la première fois que l’Armée Syrienne Libre tente d’enlever cette position. Par le passé ses combattants étaient même parvenus à s’y accrocher brièvement, avant d’en être chassés par l’Armée régulière.

 

L’importance stratégique du contrôle de ce point de passage est évidente, elle permet d’acheminer des blessés vers l’Etat hébreu par une route principale et en bon état, de recevoir des marchandises, des vivres, et, éventuellement, de l’équipement militaire et des munitions.

 

Au cours des combats qui se déroulent actuellement, plusieurs projectiles, notamment des obus de mortier, ont atteint accidentellement le territoire israélien, causant des dégâts à plusieurs véhicules.

 

Un officier de Tsahal en faction dans le bâtiment israélien de la frontière a été atteint par des balles tirées en tir tendu provenant d’une position de l’Armée régulière syrienne. Le soldat a été touché à la poitrine et évacué vers un hôpital Rambam d’Haïfa ; son état est jugé moyennement grave.

 

L’Armée de Défense d’Israël a riposté en neutralisant l’origine des tirs. En ce moment-même, elle frappe d’autres objectifs gouvernementaux à l’intérieur du territoire syrien.

 

Jusqu’à présent, l’ADI (Tsahal) n’était intervenue que pour éloigner les agriculteurs, les touristes et les journalistes de la zone dangereuse.

 

Les combats sont si violents que nous entendons clairement les échanges d’artillerie à la rédaction de Métula, à une distance de plus de 30 km à vol d’oiseau du théâtre des opérations.

 

Notre correspondant sur place nous informe à l’instant que les affrontements se sont étendus et aggravés à proximité immédiate de l’agglomération druze-israélienne de Boukata.

 

Tsahal nous a instamment demandé de ne pas nous approcher de cette zone et en a interdit le survol.

 

A la Ména, et probablement au sein de l’Armée israélienne elle-même, on se pose la question quant à une éventuelle participation des forces du Califat Islamique aux combats de ce mercredi.

 

Nous sommes en mesure de révéler que les 5 roquettes de 122mm, tirées samedi soir à partir de la Syrie sur Israël et dont nous avions fait état dans ces colonnes, l’avaient été par des miliciens de DAECH et non par l’Armée Syrienne Libre ni par l’Armée régulière.

 

Alors que la prise de la région des combats actuels par l’ASL, qui entretient des rapports cordiaux avec Tsahal, constituerait un événement favorable, en revanche, si c’étaient les miliciens du Califat qui étaient en train de remporter cette bataille et de s’établir à notre porte, cela pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la stabilité de la région.

 

On ne peut pas écarter non plus l’hypothèse d’une participation d’éléments du Califat dans la confrontation, aux côtés de l’ASL, ni celle d’une prise de contrôle, partielle ou entière, de l’Etat Islamique sur les combattants de l’ASL.

 

Nous savons que Tsahal est très bien informé de ces choses et que nous le serons également dans les jours ou les heures à venir. Dans l’entre-temps, l’écho des tirs à l’arme lourde se fait encore plus pressant et l’une de nos équipes de reporters se rendra sur les lieux dès que Tsahal en autorisera l’accès.

 

 

 
Accord en vue (info # 022608/14) Version imprimable
Exclusivité
mardi, 26 août 2014

 

Par Stéphane Juffa

 

Dans une constellation très étrange, au Proche Orient, dans laquelle les Israéliens n’ont pas entendu leur premier ministre depuis plusieurs jours, tout en subissant plus d’une centaine de roquettes quotidiennement, avec blessés et dégâts à la clé, du jamais vu dans l’histoire d’Israël…

 

Pendant que ces mêmes Israéliens se réjouissent d’avoir une Armée forte, intelligente et humaine ainsi qu’un état-major à la hauteur, qui remplace le pouvoir politique aux abonnés absents…

 

Au moment où Khaled al Batch, représentant du Djihad Islamique à Gaza - une organisation encore plus fanatique que le Hamas - réclame à cor et à cri un cessez-le-feu immédiat et annonce que ses miliciens n’en peuvent plus de subir les attaques ciblées du Khe’l Avir…

 

Quand Ismaïl Hanya, le numéro 1 du Hamas-Gaza, informe, il y a quelques minutes et en une seule ligne, d’un accord politique imminent ; et Moussa Abou Marzouk, le numéro 2 du Hamas-extérieur, précise que c’est pour 20 heures, ce soir au Caire…

 

Alors que Mahmoud Abbas promet d’intervenir en public, plus ou moins à la même heure et déclare qu’il présentera une nouvelle surprenante et secrète à propos d’une coalition d’énergies…

 

Quand son homme de confiance, le chef de la délégation mixte palestinienne au Caire, Azzam al Ahmad, s’étend devant les caméras d’une TV du Fatah sur le fait que des "mains cachées", entendez celles de Khaled Mashal, ont empêché, dans la nuit du 19 au 20 août1, au dernier moment, la signature d’un accord sur les bords du Nil.

 

Qu’il accuse nommément le numéro 1 du Hamas-étranger de torpiller toutes les initiatives pour mettre fin à la guerre, et qu’il menace de faire des révélations tonitruantes à son sujet, lorsqu’il le jugera nécessaire, on sent bien qu’il se passe quelque chose dans notre région.

 

Personne n’en sait plus pour le moment, à part qu’une trêve illimitée devrait entrer en vigueur à 19 ou 20 heures. Israël attendra de s’assurer que le texte qui lui convient n’a pas été amendé au dernier moment et à son insu pour faire savoir qu’il l’adopte. Pendant ce temps, pendant que nous rédigeons, les miliciens djihadistes, conscients qu’ils n’en auront plus besoin, vident leurs fonds de caves des roquettes dont ils aspergent les habitants du sud d’Israël. Il y a 3 blessés, et un mort sur le territoire du Conseil régional d’Eshkol.

 

Les "factions palestiniennes" ont décidé de se passer de l’accord de Mashal et de l’émir Tamim bin Hamad bin Khalifa al Thani – le Belzébuth milliardaire -, et de les évincer tous les deux, à l’occasion de l’un de leurs rares éclairs d’intelligence, du cercle des preneurs de décisions palestiniens.

 

Car faute de cela, le Qatar, qui entend sacrifier les Palestiniens de Gaza sur l’autel d’Allah ne les laisserait pas faire.

 

Il est clair que même sans objectif stratégique - Netanyahu le paiera probablement de sa carrière politique ! -, à force de réduire en poussière, les unes après les autres, toutes les positions des djihadistes, Benny Gantz aurait fini par les neutraliser tous.

 

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Tsahal a transformé l’ "immeuble des Italiens" à Gaza en une seconde tour de Pise

 

Derrière la hargne de la propagande des porte-paroles de la milice, on discerne à Gaza un projet islamiste aussi en ruine que la bande côtière elle-même ; avec des miliciens épuisés à genoux, s’époumonant à lancer des fusées sur les Juifs mais qui les égratignent à peine, alors que ceux-là leur répliquent à coups de missiles d’une tonne, et qu’ils en meurent.

 

Nous l’avions déjà dit en 2006 à l’occasion de la Seconde Guerre du Liban, il arrive toujours un moment où plus personne n’a envie de faire la guerre, ou le jeu dévoile qu’il n’est pas un jeu, mais une martingale de mort, qui ne sert qu’à remplir les cimetières et semer la désolation.

 

Alors, tout en demeurant extrêmement curieux des surprises qu’on nous promet, on s’attend, à Métula, simplement à l’adoption de la proposition égyptienne modifiée.

 

Les points de passage fonctionneront comme jusqu’à présent ; peut-être que les Egyptiens ouvriront celui de Rafah de temps à autre, et les pêcheurs de Gaza pourront jeter leurs filets à 12 km de la côte. La belle affaire !

 

Tout ce que les djihadistes auront gagné à bombarder Israël, c’est un califat en ruines ; et leurs chefs sont pratiquement condamnés à passer, à l’instar du commandeur du Hezbollah Hassan Nasrallah, le reste de leur vie sous terre.

 

Ce sera aussi la première victoire des anti-djihadistes, pour le plus grand plaisir du roi Abdallah d’Arabie, de son homonyme de Jordanie et du général al Sissi au Caire. La nouvelle alliance, qui recule au Kurdistan, en Irak et en Syrie n’aura pas cédé à Gaza.

 

C’est leur ennemi qui se voit aujourd’hui contraint d’accepter une trêve illimitée dans le temps, contre la seule promesse de discuter avec lui dans un mois ou deux, sans la moindre obligation.

 

J’ai une autre mauvaise nouvelle pour le Hamas : il s’agit d’une impasse ; la nouvelle alliance ne lui donnera plus jamais l’occasion de se réarmer et de relever la tête. Ce n’est pas dans sa direction que la diplomatie va faire son œuvre, car le Hamas est condamné à disparaitre étouffé, mais c’est sur deux autres axes, Mahmoud Abbas et la politisation de l’entente régionale : Riyad, le Caire, Jérusalem.

 

Israël aura sans doute un prix à payer pour avoir totalement négligé l’Autorité Palestinienne alors qu’il était possible de négocier avec elle. Il y a désormais de nouveaux acteurs sur la scène en remplacement de ceux qui sont loin et perdus : d’abord les Européens, et puis le pâle reflet de l’Amérique selon Obama, qui a perdu toute influence dans la région. La même Amérique, qui entendait résoudre la crise à Paris, grâce à la participation d’Erdogan et du Qatar, précisément ceux qui veulent que le sang ne cesse jamais de couler.

 

Obama et Kerry n’ont pas non plus le privilège de toujours se tromper.

 

Reste l’attente prévue des nouveaux alliés, qui ne renonceront pas facilement au plan de paix saoudien.

 

Cela signifie que les Hébreux devront transiger, et je précise qu’il s’agit de la naissance d’un Etat palestinien à côté du leur.


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Rocher inébranlable se poursuit (info # 012608/14) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 26 août 2014

 

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Métula, mardi 8h55, 7h55 à Paris

 

breaking-news_ii.jpgSituation

 

Le Hamas a tiré 13 projectiles depuis hier minuit sur Israël. Une roquette a été interceptée par le Dôme de Fer au-dessus de Tel-Aviv.

 

Une autre, de grande taille, transportant au moins 50kg d’explosifs, a éclaté dans la cour d’un immeuble d’Ashkelon, à 150 mètres de l’appartement de notre correspondante permanente sur place, Yaël Bensimhoun, causant des blessures légères par éclats à six personnes dont un enfant, qui ont été évacués sur l’hôpital Barzilaï. Les dégâts autour du point d’impact sont considérables. Deux immeubles et une villa sont endommagés.

 

Dans le même laps de temps, Tsahal a visé 15 sites utilisés par les milices djihadistes, dont des rampes de lancement, des entrepôts et des ateliers de fabrication de roquettes.

 

L’Armée a frappé deux écoles de l’ONU au centre et au nord de la bande de Gaza d’où étaient régulièrement tirés des roquettes et des obus de mortier sur Israël. Les responsables de l’UNRWA, de même que les réfugiés, avaient été prévenus et ont eu le temps d’évacuer les établissements.

 

Selon l’Armée, l’obus de mortier ayant tué le jeune Daniel Tragerman dans le kibboutz Nakhal Oz a été tiré depuis l’une de ces écoles.

 

Deux gratte-ciels de Gaza-city ont été réduits en poussière [vidéo d’il y a deux jours : Tsahal hausse le ton], dont l’ "immeuble italien", et ses 13 étages. Tsahal a employé dans les deux cas la procédure "on frappe à la porte", consistant à envoyer de petits missiles inoffensifs afin de prévenir les occupants de l’attaque principale.

 

Ces édifices au demeurant civils abritaient des centres de commandement des milices djihadistes, des appartements de terroristes ainsi qu’un grand atelier de fabrication de bombes.

 

Des responsables du Hamas ont indiqué, malgré l’évacuation des deux sites, que deux personnes auraient été tuées lors des attaques et plusieurs autres blessées. Ces informations sont à prendre avec la plus grande prudence, comme toutes celles émanant des services du Mouvement de la Résistance Islamique, qui ne différencie pas entre l’information et la propagande.

 

Netanyahu

 

Selon un sondage publié ce matin, la cote du 1er ministre israélien se trouve en chute libre. Il recueille 33 pour cent d’opinions favorables contre 88 au moment du début de l’opération terrestre, il y a 40 jours.

 

Le public lui reproche son incapacité à terminer la guerre et à rétablir, comme il l’avait promis, la sécurité des Israéliens du sud du pays.

 

Il lui reproche également son inaptitude à fixer les objectifs stratégiques de Rocher Inébranlable ainsi que son absence de propositions politiques et l’isolement d’Israël.

 

Cette image d’impotence s’accompagne de disputes incessantes sur la place publique et de critiques virulentes au sein du cabinet restreint politico-sécuritaire. Personne ne connaît, en Israël, les buts convoités par M. Netanyahu ni les méthodes qu’il entend emprunter pour les réaliser. Celles-ci semblent changer plusieurs fois par jour.

 

Diplomatie

 

On parle beaucoup de la proposition égyptienne modifiée, ce matin. Celle-ci s’exprime désormais de la façon la plus fondamentale possible : maintien des points de passage ouverts et élargissement de la zone de pêche, accompagnés par un cessez-le-feu total et illimité dans le temps.

 

Toutes les factions palestiniennes de Gaza ont exprimé leur volonté d’accepter ladite proposition, à laquelle s’oppose toujours Khaled Mashal depuis Doha.

 

A l’ONU, les Etats-Unis préparent leur propre ébauche de résolution appelant à un cessez-le-feu au Conseil de Sécurité. Ils travaillent d’entente avec les Européens et la Jordanie. On s’attend à ce que la résolution US soit alignée sur l’initiative égyptienne avec, en plus, un appel à la reprise des négociations en vue d’un accord politique global entre Israël et l’Autorité Palestinienne.

 

 

 
Deux roquettes tirées ce soir du Liban sur la région de Métula (info # 022508/14) Version imprimable
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lundi, 25 août 2014

 

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Métula, lundi 23h27, 22h27 à Paris

 

breaking-news_ii.jpgA 22h14 l’alerte rouge a retenti pour la première fois cet été dans le Doigt de la Galilée, notamment à Kiryat Shmona et à Métula.

 

On confirme le tir de deux roquettes au moins à partir du village de Jarmak, au Liban, à 12 kilomètres de la rédaction.

 

jarmak.jpg

La carte

 

L’artillerie israélienne est en train de pilonner sévèrement l’origine des tirs, à raison de 5 obus de 155mm par minute.

 

De plus Tsahal lance des bombes éclairantes sur Jarmak qui est survolé par des drones.

 

L’Armée libanaise fait mouvement vers le lieu des tirs afin de tenter d’appréhender les responsables.

 

Nous nous refusons d’indiquer les endroits où sont tombés les projectiles afin de ne pas apporter des informations à l’ennemi.

 

Notre première analyse nous laisse à penser que ces tirs ont été effectués par un groupuscule palestinien ou salafiste, et non par le Hezbollah. Ce qui indiquerait que la situation au Nord n’est pas en passe de se détériorer.

 

 

 
Il est plus que temps de définir les objectifs stratégiques d’Israël (info # 012508/14) Version imprimable
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lundi, 25 août 2014

 

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Métula, lundi 21h09, 20h09 à Paris

 

Situation

 

Depuis minuit, le Hamas a tiré 120 projectiles sur les agglomérations du pourtour de Gaza et du sud d’Israël. Le Dôme de Fer en a interceptés 13, dont un au-dessus d’Ashdod. Les débris de la roquette sont cependant tombés sur le toit en verre d’un centre commercial, occasionnant une grande peur parmi les clients mais sans faire de blessés.

 

La rampe de lancement qui avait servi à tirer une fusée, hier, sur Jérusalem, a été détruite par le Khe’l Avir.

 

Tsahal, en début d’après-midi, a oblitéré un pas de tirs dissimulé dans une école dans le quartier de Shuja’iyya, d’où de multiples lancements visant Israël avaient été effectués.

 

De plus, deux terroristes qui ciblaient l’Etat hébreu ont été éliminés.

 

A 19h45, une roquette M-75 (75 = 75km) a été envoyée par le Hamas en direction de Tel-Aviv mais elle a été interceptée par le Dôme au-dessus de Kiryat Ono, dans la banlieue orientale de la grande métropole.

 

Un seul israélien a été blessé ces dernières 24h, ayant été légèrement atteint par des éclats de mortier dans le Conseil régional d’Eshkol (pourtour de Gaza).

 

Ce lundi, l’Armée de Défense d’Israël a effectué 70 frappes sur la bande de Gaza.

 

tasgaza.jpg

Nouvelle tactique de Tsahal :

Des roquettes avaient été tirées de cet immeuble de 7 étages sur Israël

 

D’autre part, l’Armée, avec le soutien actif du Shinbet (le contre-espionnage), a anéanti un véhicule en mouvement dans lequel avaient pris place trois miliciens de l’Armée de l’Islam qui prévoyaient des attaques prochaines sur Israël.

 

Cette organisation terroriste fonctionne sous le commandement du Hamas et est connue pour avoir participé à l’enlèvement du Sergent-major Gilad Shalit et de notre confrère Alan Johnston en 2007 (journaliste de la BBC, correspondant actuel à Rome, capturé par les miliciens islamistes le 12 mars 2007 et libéré le 4 juillet suivant, après avoir été convié à un petit-déjeuner avec Ismaïl Hanya).

 

Selon l’agence palestinienne Ma’an, reprenant des sources médicales à Gaza, les combats de ce lundi auraient causé la mort de 12 personnes et en auraient blessées 7 autres dans la Bande.

 

Tsahal n’est pas seul à faire face aux miliciens djihadistes de la bande côtière, puisqu’on a appris aujourd’hui que les Forces Armées Egyptiennes ont effectué plusieurs arrestations d’islamistes armés au cours du weekend.

 

Le Brigadier Général Mohammed Samir Abdel Aziz Ghonim, porte-parole de l’Armée égyptienne, a déclaré que 4 Palestiniens recherchés, originaires de Sheikh Zouweid et de Rafah, dans la bande de Gaza, ont été arrêtés samedi, ainsi qu’une 5ème personne, hier, dimanche.

 

Parmi les individus arrêtés se trouve Mohammed Salem Suwaylim, considéré comme un terroriste très dangereux par le Caire.

 

Le Brigadier Général Samir a également rendu public que 14 miliciens djihadistes avaient été neutralisés lors de multiples raids ayant été menés dans le courant du weekend.

 

De plus, 5 extrémités de tunnels de contrebande, connectant la bande côtière à l’Egypte, ont été dynamitées par l’Armée du Président Abdel Fatah al Sissi. Ces galeries servaient au transport d’armes, de munitions, de devises, de carburant et de mercenaires islamistes entre l’Egypte et Gaza.

 

Avant la prise de pouvoir d’al Sissi dans le pays du delta du Nil, on comptait ces tunnels par centaines, mais, suite à des actions coordonnées entre le Caire et Jérusalem, il n’en demeure plus que quelques unités en état opérationnel. Qui plus est, l’Armée égyptienne a amélioré son efficacité dans le contrôle du trafic des marchandises sur son territoire, et notamment sur les ponts et tunnels traversant le canal de Suez, réduisant la possibilité de réapprovisionnement du Hamas à la portion congrue.

 

 

Le point de vue de Stéphane Juffa, (avec Jean Tsadik et Sami el Soudi)

 

Sur le plan diplomatique, le Caire a réitéré aujourd’hui sa proposition de cessez-le-feu illimité, rendant publique une version à peine modifiée de la précédente.

 

Selon celle-ci, les contrôles aux points de passage seraient quelque peu [à peine] allégés, l’Autorité Palestinienne les contrôleraient côté Gaza, et la zone de pêche serait étendue.

 

Durant les semaines suivant l’instauration et le respect de la trêve, les discussions auraient lieu au Caire sur tous les sujets intéressant l’Etat hébreu ainsi que les factions palestiniennes.

 

Le chef de la Ména palestinienne, Sami el Soudi, affirme en outre que l’AP et toutes les factions armées présentes dans la bande de Gaza sont prêtes à accepter l’offre égyptienne. Selon notre camarade, même le Hamas-Gaza est disposé à mettre un terme aux hostilités. El-Soudi a vu un appel écrit, envoyé par le Djihad Islamique dans ce sens.

 

Mais Khaled Mashal, le numéro 1 du Hamas-étranger, s’oppose au texte égyptien, et persiste à "exiger" l’ouverture totale et sans contrôle des points de passage avec Gaza ainsi que la libération des prisonniers du Hamas, l’ouverture d’un port, d’un aéroport, le libre trafic des devises, etc.

 

Il est de plus en plus évident que l’influence de l’émir du Qatar, Tamim bin Hamad bin Khalifa Al Thani, agit de manière décisive sur les positions de Mashal, jouant sur le soutien financier indispensable qu’il prodigue à l’organisation terroriste.

 

Il semble que l’émir al Thani et Mashal fassent tout ce qui est en leur pouvoir afin d’obliger l’exécutif israélien à déclencher une offensive généralisée contre l’enclave palestinienne.

 

Ils suivent en cela un projet marqué par l’exaltation islamiste de la victimisation suprême de la population gazaouie, destiné, par son sacrifice et celui des miliciens djihadistes, à faire avancer la cause de de la domination de la Terre par l’islam ; un projet visant à montrer que les croyants sont prêts à mourir pour Allah l’arme à la main et à pousser à l’extrême l’antagonisme déjà existant entre les musulmans djihadistes, d’une part, l’Occident, ses valeurs, et les Etats sunnites traditionnels comme l’Egypte, l’Arabie-Saoudite et la Jordanie, de l’autre.

 

Face au nombre d’obus de mortier et de roquettes à courte portée, qui rendent pratiquement impossible la vie normale des habitants du sud-ouest d’Israël, le gouvernement israélien est amené, même si ce n’était pas son intention première, à envisager l’invasion de Gaza.

 

Combien de jours supplémentaires, un Etat souverain et puissant comme celui d’Israël pourrait-il supporter qu’une portion importante de ses citoyens soit quotidiennement la proie de milices djihadistes, inférieures en nombre, en qualité et en équipement ?

 

Au fur et à mesure que se prolonge Rocher Inébranlable, les avis se multiplient, au sein du cabinet restreint politico-sécuritaire et jusqu’aux partis de centre gauche, pour mettre un terme définitif au régime du Hamas à Gaza.

 

Pour sa part, Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité Palestinienne, tente d’exploiter la situation afin de faire progresser le processus de paix avec Israël en direction de la création de l’Etat palestinien, avec la ligne de démarcation israélo-jordanienne de 1967 pour frontière.

 

Abbas multiplie les appels dans ce sens vers l’ONU, demandant à l’Organisation des Nations Unies de fixer un calendrier strict définissant le cadre d’hypothétiques négociations entre Ramallah et Jérusalem.

 

En résumé, la position d’Abou Mazen consiste à accepter la proposition égyptienne en lui ajoutant cette perspective politique.

 

Dans les couloirs de l’ONU, cependant, les Européens et les Américains, membres permanents du Conseil de Sécurité, même s’ils sont globalement favorables à des négociations entre l’Etat hébreu et l’AP sur les bases de la ligne de démarcation de 67, rechignent à répondre favorablement à Abbas, ne voulant pas récompenser l’agression du Hamas en octroyant aux Palestiniens ce qu’ils leur ont refusé jusqu’à maintenant.

 

A Jérusalem, on parle beaucoup de cette perspective de négociations encadrées, qui a toujours été rejetée par les divers cabinets Netanyahu, notamment au cours de la mission Kerry, à l’hiver dernier.

 

Dans les rangs des observateurs professionnels, on remarque l’inaction dangereuse du premier ministre israélien, qui se montre incapable de faire des propositions, pas plus dans le domaine stratégique que politique.

 

Depuis son accession au pouvoir, en 2009, Monsieur Netanyahu n’a pas formulé la moindre proposition politique concernant sa vision d’avenir concernant les relations d’Israël avec les Palestiniens ou avec le monde Arabe.

 

Quant à l’aspect stratégique de Rocher inébranlable, le premier ministre définit l’objectif stratégique d’Israël comme : "la garantie de calme pour les habitants du sud du pays".

 

Or cet objectif ne saurait constituer un objectif stratégique ; un objectif stratégique s’entendant, par exemple, comme "l’écrasement du Hamas et la reconquête ou non de la bande de Gaza par les armes". Ou alors, "la volonté de parvenir à un accord de trêve avec le Hamas. Ou avec l’Autorité Palestinienne".

 

Même si les spécialistes de la Ména partagent le point de vue tactique apparemment suivi par le gouvernement de Jérusalem, à savoir la poursuite énergique d’une guerre d’usure, ne comprenant pas d’offensive généralisée sur Gaza, ce point de vue est insuffisant. Il doit obligatoirement servir un objectif stratégique clairement établi et répondre à la question : désirons-nous parvenir à un accord avec le Hamas ou l’éliminer ?

 

Et avec ou sans le Hamas, que désirons nous faire de Gaza ? Quelle relation désirons nous instaurer avec Gaza ? Devons-nous viser un accord exclusivement technique avec les Palestiniens, prenant la forme d’une trêve d’un an, de cinq ou dix ans, ou avons-nous l’intention de négocier un accord politique avec eux (Mahmoud Abbas) ?

 

Après avoir répondu précisément à ces questions, il serait possible de s’atteler à la réalisation tactique des buts ainsi définis, et de se préparer à leur accomplissement.

 

Mais faute d’établir des priorités stratégiques, on se place inévitablement à la traine du Hamas, en lui abandonnant l’initiative : si le Hamas tire, Israël réplique ; si le Hamas cesse de tirer, Israël "répondra au calme par le calme" (Binyamin Netanyahu).

 

Lors, cela ne correspond pas du tout aux intérêts d’Israël, qui, si elle le décidait ainsi, devrait s’atteler à la réalisation d’un plan se terminant par l’anéantissement du Hamas, indépendamment du fait que celui-ci s’abstienne ou persiste à tirer des roquettes sur le territoire israélien.

 

Faute d’objectifs stratégiques clairement établis, les décisions concernant l’avenir d’Israël se prennent à Gaza, au Caire, à Washington, à Manhattan (ONU) et au Qatar ; partout sauf à Jérusalem.

 

Et cela dévoile une mauvaise gestion de la crise et de la guerre.

 

Ce, en dépit du fait qu’il existe véritablement, et pour la première fois, une concordance d’intérêts avec les pays arabes avoisinants. Concordance qui ne sera exploitable qu’au moment où nous aurons nous même décidé ce que nous voulons faire.

 

 

 
Le chien qui mord la main qui le nourrit (info # 042408/14) Version imprimable
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dimanche, 24 août 2014

 

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Métula, dimanche 22h00, 21h00 à Paris

 

Depuis la rupture par le Hamas du dernier cessez-le-feu, mardi dernier 19 courant à 15 heures 30, les miliciens islamistes de Gaza ont tiré 726 projectiles sur l’Etat hébreu, dont 129 depuis hier-minuit, le Dôme de Fer en interceptant 10.

 

Deux de ces fusées se dirigeaient vers Tel-Aviv ; l’une d’entre elles a été interceptée tandis que l’autre a explosé dans un terrain inhabité. Un autre engin a été anéanti sur la région de Jérusalem dans la soirée.

 

Tsahal a quant à lui frappé 59 cibles islamistes dans la bande côtière depuis minuit, principalement des sites de lancement de roquettes et des entrepôts d’armes et de munitions.

 

Tôt ce matin, un immeuble de 16 étages, qui abritait des postes de commandement des milices djihadistes, a lui aussi été pulvérisé, après que Tsahal eut informé ses occupants de l’imminence de l’attaque à suivre.

 

En début d’après-midi, Mohammed Talat al Ghoul, responsable des transactions financières du Hamas et "ministre" de la "Justice" de cette organisation, a été éliminé par le Khe’l Avir dans la rue al Wahda, au nord de la Bande, lorsqu’il se trouvait dans son véhicule en marche.

 

ghoul.jpg

Les restes de la voiture de Mohammed al Ghoul

Ce n’est pas aujourd’hui encore que les miliciens recevront leur solde

 

Outre al Ghoul, qui a péri lors de l’attaque, 10 autres individus dont ses gardes du corps ont été blessés à divers degrés.

 

Au moment du raid, le trésorier du Mouvement de la Résistance Islamique transportait dans sa limousine de très grandes quantités de dollars en billets. Une partie de ceux-ci ont été détruits lors de la frappe, mais beaucoup d’autres flottaient dans les airs au-dessus du site de l’attaque et les habitants couraient dans tous les sens afin de tenter de s’en procurer le plus grand nombre possible.

 

A 13 heures 29, 5 obus de mortier ont touché les alentours du point de passage d’Erez, blessant 4 personnes dont 3 grièvement et l’autre superficiellement.

 

Les personnes touchées sont des chauffeurs bédouins qui étaient employés par les autorités d’Erez afin de transporter les blessés et les malades de Gaza vers les hôpitaux de Cisjordanie, de Jérusalem-est et d’Israël.

 

Avant d’être pris pour cibles par les terroristes djihadistes, en cette seule journée de dimanche, les quatre chauffeurs avaient déjà transporté 70 Palestiniens vers les centres médicaux, sauvant probablement la vie de beaucoup d’entre eux.

 

Les tirs des islamistes ont continué après l’évacuation des 4 chauffeurs bédouins.

 

En termes de logique et de valeurs occidentales, il est difficile d’expliquer la raison pour laquelle le Hamas a tenté de tuer ces personnes, qui, au risque de leur vie, avaient déjà transporté des milliers de Gazaouis en péril.

 

La même interrogation se poste quant aux tirs incessants sur le point de passage des marchandises de Kerem Shalom, par lequel quelques 6 000 camions ont transité depuis le début de Rocher Inébranlable, épargnant aux Gazaouis - miliciens compris – la famine et les épidémies.

 

Les quatre courageux conducteurs ont été transférés par les services du Magen David Adom (l’Etoile de David rouge) à l’hôpital Barzilaï d’Ashkelon.

 

En riposte à ces tirs, Tsahal a détruit la rampe de lancement des mortiers [la serre sur la vidéo] d’où l’attaque était partie. Il semble qu’il existait une autre position milicienne ayant participé aux tirs de 13 projectiles sur le point de passage d’Erez, dont la seule fonction consiste à venir en aide aux habitants de Gaza.

 

Le ministre de la Défense israélien, Moshe Ya’alon, a pris la décision de fermer le point de passage afin d’éviter des dégâts supplémentaires. Erez demeure toutefois ouvert pour l’accueil des personnes de Gaza dont le pronostic vital est engagé ; ainsi, on attendait encore 53 patients gazaouis ce dimanche.

 

 

Au nord d’Israël

 

Ce matin, Tsahal a déclaré n’avoir pas souhaité riposter aux tirs de roquettes d’hier soir en provenance du Sud-Liban, préférant collaborer avec la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban). L’Armée israélienne a précisé qu’elle ne se restreindrait pas lors d’éventuelles agressions à l’avenir.

 

Pas de réplique non plus des Forces de Défense d’Israël suite aux projectiles tirés depuis la Syrie sur le Golan ; Tsahal n’a pas tenu à justifier sa décision. Nous le faisons à sa place : ce n’est pas, cette fois, l’Armée de Béchar al Assad qui est responsable des tirs, mais un groupuscule qui ne fait pas non plus partie de l’opposition armée.

 

Tout de suite après les tirs, des officiers de l’Armée régulière ont communiqué directement avec leurs homologues israéliens, leur demandant de les "laisser s’occuper des agresseurs". Quelques instants plus tard, on pouvait voir, depuis la frontière israélienne, l’attaque au canon et la destruction des terroristes et de leur rampe de lancement, installés dans un poste abandonné de l’Armée syrienne.

 

 

Iran

                             

Les Gardiens de la révolution islamique iranienne affirment, sur leur site Internet, avoir abattu un drone israélien qui se dirigeait vers le site nucléaire de Natanz, situé à 220 km au sud de Téhéran.

 

Les Pasdarans n’ont toutefois pas été capables de présenter la moindre preuve de leurs exploit, ni de démontrer que l’avion sans pilote qu’ils auraient abattu était de fabrication israélienne. Ils n’ont donné en outre aucune indication quant à la date de l’éventuelle interception.

 

D’autre part, la "République" Islamique d’Iran a dévoilé de nouveaux armements qu’elle affirme avoir mis au point.

 

Il s’agit d’un missile terre-mer, le Ghadir [de Ghadir Khumm, un lieu saint shiite], ayant une portée de 100 km ; et d’un missile de croisière le Nasr-e Basir (victoire percutante), dont la portée n’a pas été dévoilée.

 

L’Iran a également présenté deux drones, le Karrar-4 (percuteur), supposé évoluer à haute altitude, ainsi que le Mohajer-4 (migrateur), destiné à générer des cartes géographiques à usage aussi bien civil que militaire.

 

 

 
Un relent vert de gris plane sur l'Europe (info # 032408/14) Version imprimable
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dimanche, 24 août 2014

 

Par Guy Millière

 

Un Néerlandais de quatre-vingt-onze ans a eu, voici quelques jours, un geste dont il a été beaucoup question dans divers journaux et magazines. J'entends insister sur ce geste, car il est, à ma connaissance, sans précédent et se trouve être porteur d'une charge symbolique très forte qui donne à penser.

 

Ce Néerlandais, un certain Henk Zanoli, avait reçu la médaille des Justes pour avoir caché un enfant juif pendant la Seconde Guerre Mondiale, et lui avoir ainsi sauvé la vie.

 

Il a rendu la médaille en la renvoyant à l'ambassade d'Israël aux Pays Bas. Aux fins que ses motivations apparaissent explicitement, il a accompagné son acte d'une lettre.

 

Il a, bien sûr, fait connaître son geste et le contenu de la lettre à la presse pour qu'elle en fasse la publicité.

 

Dans la lettre, Henk Zanoli explique que s'il avait à refaire ce qui lui a valu la médaille des Justes, il ne le referait pas ; ce qui signifie, en d'autres termes, qu'il laisserait aujourd'hui l'enfant qu'il a caché et sauvé être déporté et tué par les nazis dans un camp d'extermination, et qu'il contribuerait donc, au moins passivement, au génocide antijuif.

 

Il ajoute que ce changement radical d'attitude tient à la politique « criminelle » menée par Israël, et, tout particulièrement, aux récentes ripostes israéliennes aux tirs de roquettes du Hamas.

 

Il précise, pour se justifier, que six membres de sa famille ont été récemment « assassinés » par Israël à Gaza, lors du bombardement d'un camp de réfugiés.

 

caricnazijuif.jpg

Et si l’intelligentzia européenne ne cherchait qu’un

prétexte pour s’exonérer de sa collaboration à l’époque du IIIème Reich

 

Pas un seul instant Henk Zanoli n'évoque les raisons de la présence de membres de sa famille dans un camp de réfugiés à Gaza. Pas un seul instant, il n'explique ce que sont ces camps, où on est « réfugié » de père en fils depuis quatre générations (il semblerait qu'une descendante de Zanoli ait épousé un Arabe palestinien qui jouit d’une bonne situation et entretient une famille aisée : réfugiés, dites-vous ?).

 

Pas un seul instant, il n'évoque l'utilisation des civils de Gaza comme boucliers humains par le Hamas, les raisons des tirs israéliens contre le Mouvement de la Résistance Islamique, les infinies précautions prises par Israël pour éviter la mort de civils à Gaza.

 

Pas un seul instant, il ne note le fait que des gens tels que les membres de sa famille ont, sans aucun doute, été prévenus par Israël de l'imminence d'un bombardement et sont, s'ils sont morts, tout de même restés sur place, soit volontairement, soit forcés par le Hamas. Non.

 

Israël est, en somme, accusé de manière fallacieuse et manipulatrice d' « assassiner » sans raison ni motif, sans discernement, cruellement.

 

D' « assassiner » des « réfugiés » et de se conduire ainsi de façon si abominable que cela implique de pouvoir regretter de ne pas avoir contribué à la Shoah pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

Ce n'est pas dit, mais il est aisé de déduire que les « crimes » israéliens sont placés ainsi à un degré de gravité au moins équivalent à celui des crimes nazis, sans quoi les regrets seraient injustifiés.

 

C'est disais-je, un geste, à ma connaissance, sans précédent.

 

Jamais un Juste n'avait regretté publiquement de ne pas avoir contribué au génocide antijuif. Certains Justes avaient peut-être eu des regrets en privé (je n'ose le penser), mais énoncer de tels regrets publiquement leur aurait, le cas échéant, semblé être si infâme et infect qu'aucun n'aurait osé.

 

C'est un geste porteur d'une charge symbolique très forte, et qui donne à penser, disais-je aussi : quand bien même les accusations générales portées là contre Israël font partie de la propagande anti-israélienne, colportée depuis longtemps en Europe par l'extrême-gauche, l'extrême droite et les organisations « propalestiniennes », et quand bien même les propos affirmant que les Israéliens se comportent comme les nazis se sont comportés vis à vis des Juifs foisonnent parmi ces accusations, c'est la première fois que ces accusations et ces propos conduisent à l'énonciation d'un regret de ne pas avoir participé au génocide antijuif pendant la Seconde Guerre Mondiale.

 

Il a été beaucoup question du geste dans divers journaux et magazines, ai-je noté. La presse néerlandaise a fait connaître le geste et la lettre, et les journalistes et commentateurs hollandais qui ont écrit sur le sujet ont semblé trouver geste et lettre très logiques. Le quotidien Haaretz, qui a répercuté en Israël la nouvelle diffusée par la presse néerlandaise, n'a rien trouvé à redire : cette absence de commentaire ne me surprend, hélas pas, de la part de ce quotidien.

 

Le magazine L'Express, qui, en France, a tiré un article de la nouvelle publiée dans Haaretz n'a pas commenté non plus. Les lecteurs de L'Express qui ont laissé un avis personnel sur le site ont, bien sûr, approuvé chaleureusement le geste et la lettre.

 

L'Express avait publié la semaine précédente un éditorial de Christophe Barbier qui traitait peu ou prou les Juifs de traîtres à la France et d'adeptes de Belzébuth. Et les lecteurs de L'Express qui avaient commenté l'éditorial avaient aussi approuvé chaleureusement celui-ci.


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Tir de 5 roquettes depuis la Syrie (info # 022408/14) Version imprimable
Breaking News !
dimanche, 24 août 2014

 

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Métula, dimanche 2h25, 1h25 à Paris

 

Aux alentours de 1h30 locales, 5 roquettes tirées depuis la Syrie ont explosé à proximité de villages et de kibboutzim dans le nord du Golan sans faire de victimes ni de dégâts.

 

On serait en présence de roquettes et non d’obus de mortiers, comme lors des incidents d’il y a quelques mois, au même endroit.

 

rockgolan.jpg

Récupération des restes de Katiouchas il y a quelques minutes

 

Selon nos premières informations, la zone des explosions s’étendrait sur plusieurs kilomètres, entre le kibboutz Eïn Zivan et le village d’Aloneï ha-Bashan, en passant par la zone délicate du point de passage de Kuneitra.

 

On s’attend à une réplique énergique de Tsahal contre l’Armée de Béchar al Assad lors des prochaines minutes voire des heures à venir.

 

La Ména se tient prête à envoyer une équipe de reporters sur place. La zone des incidents se situe à une petite demi-heure de la rédaction par la route.

 

  

 
La guerre de Gaza (suite) (info # 012408/14) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 23 août 2014

 

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Métula, dimanche 0h25, 23h25 à Paris

 

 

Situation

 

Les miliciens de Gaza ont tiré 110 projectiles depuis hier minuit sur Israël, dont 25 depuis 19h. 17 roquettes ont été interceptées par le Dôme de Fer ; l’une d’elles a été abattue au-dessus de la banlieue de Tel-Aviv.

 

Il y a moins de deux heures, 2 personnes ont été légèrement blessées à Be’er Sheva par des shrapnels. Deux roquettes avaient évité les batteries du Dôme de Fer protégeant la capitale du Néguev pour des raisons que l’Armée est en train de vérifier.

 

Ces dernières vingt-quatre heures, Tsahal a visé 60 sites terroristes, dont des rampes de lancement, des bases d’entrainement, des miliciens-lanceurs de fusées et des véhicules transportant des miliciens djihadistes.

 

 

Tirs à partir du Liban

 

Deux Katiouchas ont été tirées ce soir à partir de la côte sud-libanaise en direction de la Galilée occidentale.

 

L’une d’elles a atteint l’Etat hébreu, touchant une agglomération située à l’est de Naharya, que nous ne désirons pas identifier afin de ne pas renseigner les terroristes.

 

Une maison vide a été touchée par la roquette ; il n’y a pas de victimes, mais certains voisins sont en état de choc. En outre, une fillette a été légèrement coupée au visage par une tuile tombée d’un toit suite à la déflagration ; elle reçoit des soins à l’hôpital de Naharya.

 

Notre bureau de Beyrouth nous informe que les Forces Armées Libanaises, soucieuses de ne pas se laisser entrainer dans une confrontation avec Israël, encercleraient actuellement les tireurs.

 

L’alarme a également retenti dans notre région de la Haute-Galilée mais on ne signale pas d’impacts.

 

 

Gaza

 

Selon des informations confirmées par nos correspondants au Sud, l’un des chefs principaux du Front Populaire pour la Libération de la Palestine à Gaza a été éliminé dans la soirée par l’Aviation israélienne alors qu’il se déplaçait dans son véhicule.

 

D’autre part, l’un des plus grands immeubles de Gaza, haut de 14 étages, situé dans la partie centre-ouest de Gaza-city, dans le quartier de Sabra, a été totalement détruit par le Khe’l Avir.

 

Les porte-paroles des hôpitaux du Hamas font état de plus d’une vingtaine de blessés lors de l’écroulement de ce bâtiment.

 

Cette version est rejetée par l’Armée israélienne, qui précise qu’aucune ambulance n’a été envoyée sur les lieux du sinistre suite à l’attaque aérienne.

 

Nous sommes en mesure de préciser que l’Armée de l’air avait informé les occupants de l’imminence de sa frappe en envoyant un missile léger et inoffensif sur le toit de l’immeuble à partir d’un drone.

 

10 minutes plus tard, des F-16 ont envoyé deux missiles à l’intérieur de l’édifice, qui s’est écroulé un peu à la façon des tours jumelles de New York, le 11 septembre 2001.

 

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L’immeuble de 14 étages au moment précis de la frappe

 

C’est cette mesure qui explique qu’il n’y ait ni blessés ni morts lors de cette opération, les occupants ayant eu le temps de fuir.

 

Lors de ce raid, le Khe’l Avir ne tentait pas de neutraliser des miliciens mais de détruire un important stock de roquettes que le Hamas avait aménagé au-dessous de cet édifice civil.

 

Deux énormes explosions secondaires, qui ont couvert Gaza-city de fumée durant de longues minutes, ont démontré que cet entrepôt avait effectivement été neutralisé.

 

Sur la petite vidéo suivante, l’on distingue que les roquettes tirées en direction de Tel-Aviv à 15h40 et à 17h40 ce samedi ont été lancées à partir de fenêtres de l’hôpital Shuhada (les martyrs), situé dans le camp de réfugiés d’al Shaati, dans le nord de Gaza.

 

Depuis le début de Rocher Inébranlable, 260 roquettes ont été tirées sur Israël depuis les hôpitaux et les mosquées de Gaza, 50 depuis des écoles et 130 à partir de cimetières.

 

Jusqu’à maintenant Tsahal s’est abstenu de répliquer sur la source des tirs, lorsque ces endroits étaient occupés par des civils. Ce soir, on annonce des préparatifs militaires en vue d’une éventuelle nouvelle intervention terrestre dans la bande côtière.

 

 

 
Le propriétaire du PSG sacrifie Gaza à Allah (info # 012308/14) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 23 août 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, Samedi 15h10, 14h10 à Paris

 

 

Situation

 

Les milices djihadistes ont tiré 36 roquettes sur Israël depuis minuit. 5 sont tombées sur des zones habitées, 4 ont été interceptées par le Dôme de Fer.

 

Dans le même temps, Tsahal a visé 32 sites terroristes dans la bande de Gaza, principalement des rampes de lancement de fusées, des miliciens-lanceurs, des entrepôts et des ateliers de fabrication.

 

 

Durcissement de Tsahal

 

Suite à l’assassinat, hier, aux alentours de 18 heures, du petit Daniel Tragerman dans le kibboutz de Nakhal Oz, tué par un éclat alors qu’il s’amusait dans sa maison, l’exécutif israélien et l’état-major de son armée ont décidé de hausser le ton. Daniel est la première victime israélienne depuis la rupture de la trêve par le Hamas, mardi dernier, et la troisième victime civile depuis le début de Rocher Inébranlable.

 

Israël s’apprête à intensifier les frappes visant les terroristes dans la Bande, qui ne cessent de lancer des roquettes sur le pourtour de Gaza et sur les villes du sud d’Israël. Un jeune homme de Gan Yavné a aussi été touché par un shrapnel et se trouve aux soins intensifs de l’hôpital Beilinson de Petakh-Tikva, toujours dans un état très grave.

 

L’Armée israélienne a informé la population de Gaza, par des tracts et des SMS, de l’imminence de nouvelles attaques, lui prodiguant des conseils pour sa sécurité.

 

Nous publions ci-après l’un de ces messages :

 

"Aux résidents de Gaza,

 

Les Forces de Défense d’Israël (FDI) ont l’intention d’attaquer des terroristes et des infrastructures terroristes le long de la bande de Gaza.

 

Les dirigeants du Hamas continuent à se cacher sous terre, au mépris des besoins des civils et de leurs vœux de tranquillité. Nous allons les poursuivre.

 

Israël attaque actuellement, et va continuer d’attaquer chaque secteur d’où sont conçues des activités terroristes contre Israël.

 

Chaque maison depuis laquelle les miliciens conduisent des activités hostiles sera prise pour cible.

 

Pour votre sécurité, empêchez les terroristes d’utiliser votre propriété pour des opérations terroristes, et restez à l’écart des sites depuis lesquels opèrent les organisations terroristes.

 

Les FDI vous appellent à prendre vos distances des endroits depuis lesquels des individus tirent sur Israël.

 

La campagne des FDI n’est pas terminée.

 

Faites attention !

 

 

Les Forces de Défense d’Israël"

 

Les tirs de roquettes à partir des maisons et des appartements appartenant à des civils se multiplient encore avec l’anéantissement de la plupart des points d’appui des milices.

 

Tsahal, s’il entend remplir sa mission première qui est de protéger les habitants de l’Etat hébreu n’a pas d’autre choix que de viser les emplacements depuis lesquels l’ennemi lance ses roquettes. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’avertissement lancé aux civils de Gaza.

 

 

Echec de la mission de Mahmoud Abbas

 

Le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, est retourné hier au Caire en provenance du Qatar, où il a eu de longs entretiens avec Khaled Mashal, le numéro 1 du Hamas-extérieur.

 

Il a briefé en détails le président égyptien Abdel Fatah al Sissi quant aux résultats de son voyage. Les deux hommes sont parvenus à la conclusion que le Mouvement de la Résistance Islamique avait décidé de continuer sa campagne contre Israël et qu’il n’était pas intéressé par l’instauration d’un cessez-le-feu suivi d’un retour aux négociations sur les bords du Nil. Sami El Soudi l’avait déjà annoncé hier aux lecteurs de la Ména.

 

Abbas embrasse désormais totalement la position des autorités du Caire, selon laquelle il appartient aux factions palestiniennes de décréter et de respecter un cessez-le-feu unilatéral, qui seul permettrait aux discussions de reprendre.

 

Lors d’une conférence de presse largement suivie dans la capitale égyptienne, Abou Mazen a évoqué la possibilité de se passer du Hamas afin d’appeler, au nom des Palestiniens, à une trêve et un retour à la table de négociation.

 

Il est clair que ni Abbas ni al Sissi ne se font d’illusions et ne s’imaginent que le Hamas va répondre positivement à cet appel.

 

Mais celui-ci pourrait avoir un impact diplomatique, consistant à isoler encore d’avantage le Mouvement de la Résistance Islamique, son mentor principal, le Qatar, et accessoirement la Turquie.

 

Cette initiative est à rapprocher de celle de l’Allemagne, de l’Angleterre, de la France et des USA au sein des Nations Unies, qui préconisent un transfert du pouvoir dans la bande côtière du Hamas à l’Autorité Palestinienne, le contrôle des activités à Gaza par des forces internationales, celui des frontières par la police d’Abbas, ainsi qu’une accélération des négociations entre l’AP et Jérusalem, en vue de parvenir à un règlement définitif du différend et à la création de deux Etats.

 

Mahmoud Abbas a d’ailleurs fait part de son intention de saisir l’ONU pour lui demander d’établir un calendrier précis de négociations avec Israël.

 

Tout ceci indique, d’une part, que la communauté internationale est en train de se mobiliser en vue de l’éviction du Hamas à Gaza et du désarmement de ce territoire, et de l’autre, que les combats en cours ne sont pas près de cesser.

 

Le gouvernement israélien est divisé quant à la marche à suivre, entre les ministres Libermann et Bennett, qui exigent l’anéantissement du Hamas par des voies militaires, et Binyamin Netanyahu, soutenu par son ministre de la Défense Moshe Ya’alon, qui s’expriment en faveur d’une poursuite et d’un durcissement de la guerre d’usure, devant déboucher sur une entente négociée.

 

La nature des tirs de la milice djihadiste sur Israël fortifie l’évaluation selon laquelle il lui reste des centaines d’obus de mortier, des dizaines de projectiles possédant une portée maximale de 40 km, ainsi que quelques fusées plus lourdes capables de toucher le centre du pays.

 

Reste que les obus de mortier, à très courte portée, se sont révélés comme les armes les plus meurtrières de l’arsenal des djihadistes.

 

 

Ismail Hanya était ouvrier en bâtiment en Israël

 

Un reportage de la première chaîne publique de télévision, ce samedi matin, a révélé l’existence d’un maître-artisan d’Ashkelon qui a employé le numéro 1 du Hamas-Gaza, Ismail Hanya, durant une dizaines d’années, de 1980 à 1990.

 

Hanya, ouvrier-plâtrier, est intervenu pendant cette période dans tous les quartiers d’Ashkelon et d’Ashdod, et même jusqu’à Netanya.

 

Son ancien patron parle de lui presque avec tendresse et regret, comme d’un ouvrier appliqué, fiable et sans histoires, qui faisait du bon travail.

 

Un jour, au début des années 90, Ismail Hanya ne s’est pas présenté, pour la première fois, à son travail. Passés quelques jours, le boss, qui lui devait de l’argent sur son salaire, s’est rendu à Gaza afin de le remettre à Hanya.

 

Il fut très surpris d’être reçu chez lui par 7 miliciens islamistes, tout de noir cagoulés. L’un d’eux, enlevant son masque, se révéla être Ismail Hanya.

 

Hanya lui dit : "Baba (papa) je ne veux pas de ton argent, je ne te veux pas de mal, mais il ne faut plus que tu viennes ici". Hanya le raccompagna personnellement jusqu’à la frontière et, depuis, son patron ne l’a aperçu qu’à la télévision.

 

Cet épisode souligne les liens étranges entre certains chefs de la milice djihadiste et l’Etat hébreu ; c’est ainsi que la Ména a appris que 3 sœurs d’Hanya vivaient dans un village bédouin israélien non loin de Be’er Sheva, et à courte distance d’un site frappé, durant Rocher Inébranlable, par les Katiouchas lancées par leur frère.

 

Les trois femmes, mariées, n’ont jamais eu l’intention de s’installer à Gaza.

 

Au fond, le choix professionnel d’Ismail Hanya peut s’avérer porteur, en considération de tous les travaux de plâtrerie qu’il va falloir effectuer à Gaza.

 

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Il y a du boulot

Ici, un Gazaoui place le poster de son plâtrier préféré au centre des ruines de sa maison

 

 

 
Hamas : de l’usure au suicide (info # 012108/14) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 21 août 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, jeudi 11h35, 10h35 à Paris

 

Depuis minuit 14 roquettes ont été tirées sur Israël, tandis qu’hier on avait comptabilisé 175 projectiles tirés depuis Gaza, dont 24 ont été interceptés par le Dôme de Fer.

 

Tsahal, pour sa part, a attaqué 20 cibles dans le courant de la nuit.

 

Il est parvenu à éliminer trois des chefs les plus importants d’Ezzedine el Qassam, la branche armée du Hamas, s’agissant de Mohammed Barhoum, Raëd al Atar, commandant de la brigade de Rafah [à la frontière avec l’Egypte], et de Mohammed Abu Shamala, le responsable "militaire" de la moitié Sud de la bande de Gaza.

 

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Raëd al Atar, ici lors de la libération de Gilad Shalit

 

Avec ces éliminations, ainsi que celle, hier, du commandant en chef d’Ezzedine el Qassam, Mohammed Deif, le bilan militaire du Hamas est catastrophique, proche de la débâcle.

 

Ainsi, depuis 15 heures 30 mardi, heure à laquelle le Mouvement de la Résistance Islamique avait décidé de rompre grossièrement le cessez-le-feu, les chiffres s’établissent de la manière suivante :

243 roquettes lancées depuis Gaza (37 interceptions), sans faire ni morts ni blessés côté israélien, et provoquant des dégâts pour environ 5 000 euros, d’une part, contre 80 sites des milices détruits par Tsahal à Gaza, ainsi que 3 des 5 chefs les plus élevés de leur branche militaire éliminés, dont leur commandant suprême Mohammed Deif.

 

L’observation de la nature et de la composition des tirs des projectiles de la milice islamiste permet en outre d’établir avec certitude que son stock de fusées à moyenne et à longue portée est en voie d’extinction rapide.

 

Privé de réapprovisionnements, le mouvement djihadiste ne pourra très bientôt plus compter que sur les obus de mortiers, dont il dispose toujours de centaines d’exemplaires, pour agresser l’Etat hébreu ; il devra se contenter de toucher des agglomérations du pourtour de la Bande, pendant que Tsahal pourra poursuivre ses frappes tactiques.

 

D’autre part, en plus de l’effet psychologique dévastateur de la perte de ses chefs, le Hamas doit gérer l’infiltration de ses réseaux par le Renseignement israélien.

 

Durant les premières phases de Rocher Inébranlable, le Shabak [le contre-espionnage hébreu] n’était pas parvenu à pénétrer le noyau dur de la milice islamiste, et ignorait ainsi où se cachaient ses dirigeants, tant politiques que militaires.

 

L’élimination, ces dernières 24h, des cadres supérieurs de l’organisation djihadiste permet de constater que le Shabak possède désormais les informations qu’il lui manquaient, et ce, par le décryptage croisé de fuites obtenues par ses informateurs palestiniens au sol avec les relevés établis chaque minute par les drones qui surveillent, répertorient et filment la bande de Gaza sans interruption.

 

Il est clair que la capacité de nuisance des djihadistes, suite à la destruction et l’épuisement de ses stocks de roquettes, l’altération de son infrastructure et l’élimination de ses chefs s’en trouve fortement réduite.

 

Lors, quand ses porte-paroles menacent de frapper l’Aéroport International Ben Gurion ou le Championnat de football d’Israël, il fanfaronne.

 

D’abord, parce que, contrairement à ce qu’ont annoncé plusieurs de nos consœurs décidemment de plus en plus médiocres, l’Aéroport International d’Israël n’a jamais été atteint par les roquettes du Hamas ; l’une d’elle avait explosé dans un terrain vague de la ville de Yéhoud, à 1 km de la limite des installations aéroportuaires, et à un peu moins de 2 km de la piste en service la plus proche.

 

En termes objectifs, lorsque l’on procède à l’équation dans laquelle on intègre les capacités de tir réduites du Hamas et celles d’interception du Dôme de Fer, ayant, à ce jour, neutralisé près de 94% des Katiouchas qui s’orientaient vers les zones habitées, on obtient que l’Aéroport Ben Gurion est actuellement l’une des plateformes aéronautiques les plus sûres de la planète.

 

Comme nous le répétons dans ces colonnes depuis des semaines, la "guerre d’usure" constitue le plus mauvais choix possible effectué par le Hamas et une aubaine pour l’Etat d’Israël. L’unique option qui reste à la milice islamiste si elle veut éviter l’effondrement total consiste à cesser ses tirs et à décréter un cessez-le-feu unilatéral.

 

En revanche, si les choses se poursuivent comme elles ont commencé mardi après-midi, les terroristes gazaouis n’auront bientôt plus que des mortiers et des cailloux à lancer sur Israël, ce qui permettra à cette dernière de restaurer le calme sur son territoire sans avoir à négocier avec une organisation terroriste, ni à lui faire de concessions d’aucune sorte.

 

Ce qui n’empêchera pas, évidemment, l’Etat hébreu de continuer à fournir du matériel médical et de la nourriture aux habitants de la bande côtière avec lesquels il n’est pas en guerre.

 

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Shamala (à gauche) et Atar entourant Ismaïl Hanya, le chef politique du Hamas-Gaza

 

Et cela commence à être compris même par les sympathisants propalestiniens en France, à en croire la diminution drastique du nombre des participants aux manifestations françaises de soutien au Hamas. Hier, des dizaines de milliers de personnes battaient le pavé, aujourd’hui quelques centaines tout au plus.

 

D’autre part, en feuilletant les réactions des lecteurs sur les éditions électroniques des quotidiens français, on se rend compte que le soutien dont jouissait le Hamas il y a 15 jours est terriblement retombé. Les internautes font désormais le lien entre la décapitation du journaliste américain James Foley en Syrie par DAECH, l’organisation sœur du Hamas, et les techniques des milices djihadistes de Gaza.

 

De plus, et en dépit des efforts énormes concédés par l’AFP et les chaînes TV françaises pour partager équitablement la responsabilité de la reprise des affrontements entre Israël et le Hamas, l’immense majorité des internautes comprend et critique le fait que c’est le mouvement islamiste qui a rompu la trêve et qui a ainsi exposé la population de l’enclave côtière aux ripostes légitimes de l’Etat hébreu.

 

Quant à la discussion relative à l’élimination de Mohammed Deif, annoncée avant tout le monde par la Ména dans la nuit de mardi à mercredi, elle est confirmée officieusement par des responsables du Renseignement israélien.

 

Pour le surplus, considérant l’impact négatif sur le moral des miliciens de Gaza, il est évident que si Deif était encore de ce monde, la direction du Hamas l’aurait exhibé sur ses chaînes de télévision.

 

Dernière minute

 

Il y a quelques instants, 6 lanceurs de roquettes qui en étaient aux ultimes préparatifs en vue de tirer des projectiles sur Israël ont été éliminés.

 

Dans le même temps, 12 obus de mortier ont touché le Conseil régional d’Eshkol (pourtour de Gaza), blessant grièvement un civil à l’occasion d’une frappe directe sur une maison, une ferme ainsi qu’une charpenterie.  

 

 

 
La guerre a repris (info # 022008/14) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 20 août 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 9h25, 8h25 à Paris

 

Depuis 20 heures hier soir, le Hamas a tiré 80 roquettes sur le territoire israélien, après avoir rompu, à 15h30, le cessez-le-feu qu’il s’était engagé à respecter jusqu’à minuit.

 

Les tirs de la milice djihadiste palestinienne n’ont pas fait de blessés en Israël mais ils ont partiellement endommagé une habitation dans la région d’Ashkelon.

 

Ces tirs, utilisant tous les projectiles à disposition du Mouvement de la Résistance Islamique, visaient aussi bien le pourtour de Gaza que Tel-Aviv et Jérusalem.

 

Le Dôme de Fer a intercepté 15 des 80 roquettes, sauvant probablement la vie de plusieurs civils israéliens.

 

En riposte à ces attaques, fermement condamnées par le département d’Etat américain, Tsahal a frappé environ 60 cibles dans la bande de Gaza, particulièrement des sites et des rampes de lancement de fusées.

 

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Les frappes ont également repris sur Gaza

 

Lors de l’une des premières répliques aériennes, les appareils frappés de l’étoile de David ont spécifiquement visé le bâtiment dans lequel se cachait le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif.

 

La Ména annonçait déjà, à 1h50 du matin, la probabilité selon laquelle le chef d’Ezzedine el Qassam avait été ciblé par Israël. Des officiels palestiniens ont annoncé la mort, lors de cette attaque, de la femme et de la fille de Deif ainsi que celle d’une tierce personne non-identifiée.

 

Les porte-paroles et les chefs du Hamas ont adressé leurs condoléances à Mohammed Deif pour la perte de ses proches.

 

Il se pourrait toutefois qu’il s’agisse d’une ruse de leur part destinée à dissimuler la disparition de Deif lui-même.

 

A ce propos, tant Sami el Soudi, que Jean Tsadik et Stéphane Juffa pensent qu’il existe de fortes probabilités qu’il ait été éliminé lors de ce raid.

 

Ce qui motive leur hypothèse est que le Khe’l Avir n’avait aucun intérêt à cibler une maison dans laquelle Deif ne se trouvait pas. De plus, la mère et la fille ne dormaient vraisemblablement pas dans la même chambre, ce qui indiquerait que toute la surface habitable a été détruite par le missile israélien. Un volume dans lequel Mohammed Deif devait logiquement se trouver également.

 

En dépit de ces évaluations, les spécialistes de l’Armée israélienne sont placés dans une situation dans laquelle ils ne peuvent pas établir avec certitude si le chef des forces ennemies est vivant ou non. C’est un élément qu’ils devront investiguer au cours des semaines à venir.

 

Dans le cas de Deif la nuance est importante, car il s’agit effectivement du cerveau et du décideur unique d’Ezzedine el Qassam.

 

Sa perte assénerait non seulement un grand coup au moral des miliciens djihadistes, mais elle porterait atteinte à leur capacité tactique.

 

D’autre part, les porte-paroles officiels du Mouvement de la Résistance Islamique, accusant à tort Israël d’être à l’origine de la rupture du cessez-le-feu et des négociations du Caire, ont déclaré, hier soir et ce matin, que leur mouvement avait décidé de livrer à l’Etat hébreu une "guerre d’usure".

 

Au niveau tactique, on ne peut être qu’étonné par ce choix ; ce, parce qu’il nous semble évident que les conséquences d’une guerre d’usure, dans les conditions actuelles de l’affrontement, serviront les intérêts de Jérusalem au détriment de ceux des djihadistes de Gaza.

 

Ceci est dû à l’incapacité matérielle de ces derniers de remplacer leur stock de munitions, et à l’infériorité criarde de leur armement en qualité et en nombre, relativement à celui de Tsahal.

 

En théorie, Israël pourrait vivre presque normalement pendant des mois lors d’une guerre d’usure, alors que le Hamas s’écroulerait dans un laps de temps de 3 à 6 semaines, selon nos estimations.

 

Celles-ci sont renforcées par l’observation des événements de la nuit dernière ; en effet, voulant venger l’élimination de Mohammed Deif ou des membres de sa famille, Ezzedine el Qassam a tiré tout ce qu’il pouvait sur Israël, avec l’intention de "lui faire mal".

 

Or ce "feu d’artifice" s’est résumé au tir de 5 roquettes de "longue" portée ayant atteint les zones de Jérusalem et de Tel-Aviv tout en étant détruites en vol par le Dôme de Fer, d’une vingtaine de fusées à moyenne portée tirées sur Be’er Sheva, Ashdod, Ashkelon, Netivot et Kiryat Malakhi, le reste, étant constitué d’obus de mortiers envoyés sur le pourtour immédiat de la bande côtière.

 

C’est peu pour une vengeance de la taille qu’avait envisagée l’organisation islamiste, et cela nous amène à la certitude que l’organisation d’Hanya et de Mashal bluffe et qu’elle n’a plus grand-chose en terme de roquettes à opposer au rouleau compresseur hypersophistiqué de Tsahal.

 

Cette constatation, sans doute partagée par les experts de l’Armée israélienne, devrait pousser les Hébreux à prendre leur temps, tant sur le plan militaire que diplomatique, le temps qui passe améliorant leur position et enterrant leur ennemi.

 

Tous les intervenants régionaux et analystes stratégiques de la Ména ont favorisé dans ces colonnes l’option de la guerre d’usure, et nous pensons qu’elle est plus adaptée aux besoins d’Israël qu’une invasion généralisée de Gaza qui s’avère inutile.

 

A notre sens, les jours prochains devraient voir une continuation des attaques à la roquette – de moins en moins puissantes et nombreuses – de la part des milices islamistes - et des répliques précises et ponctuelles – de la part de Tsahal.

 

Si nous étions au service du Hamas, nous lui conseillerions d’opter, le plus rapidement possible, pour un cessez-le-feu de facto, en s’abstenant de tirer quelque projectile que ce soit sur Israël. Cela rendrait difficile, pour Jérusalem, de poursuivre ses frappes contre des objectifs à Gaza au regard des pressions exercées par la communauté internationale. A notre avis, toute autre option qui serait choisie par le Mouvement de la Résistance Islamique serait stratégiquement inadéquate, voire suicidaire.

 

Pour terminer cet article, nous entendons dénoncer catégoriquement l’initiative choisie par l’agence de presse semi-étatique française AFP et docilement reprise par l’ensemble des media de l’Hexagone, consistant, à la fin de chaque article traitant du différend israélo-arabe, à publier le bilan des pertes de Rocher Inébranlable.

 

Nous, de dénoncer ce choix éditorial, en cela qu’il ne concerne qu’Israël, l’AFP ne donnant les bilans dans le même format d’aucun autre conflit, pas plus en Afghanistan, qu’au Mali, en Centre-Afrique ou en Ukraine.

 

Nous, d’ajouter que le nombre des morts et des blessés n’a jamais établi la justesse des arguments de l’un ou l’autre des belligérants, et que sa nature informationnelle laisse largement à désirer.

 

Au vu de l’exception israélienne dans l’insertion systématique de ses bilans dans les dépêches, il nous semble que leur fonction, surtout lorsqu’elle est itérative, ne consiste qu’à démoniser Israël et les Juifs, qui "passent leur temps à massacrer les Arabes et les musulmans".

 

On ne peut dès lors distinguer cette pratique de l’AFP de la généralisation des termes "massacre" et "génocide", de plus en plus appliqués en France à la politique israélienne.

 

Ce, alors, qu’en termes d’objectivité, Rocher Inébranlable est sans doute le conflit armé ayant causé le moins de victimes durant ces 10 dernières années. Et que rien, dans cette guerre, n’est objectivement associable à un massacre et encore moins à un génocide.

 

Pour terminer sur ce sujet, le fait que l’AFP publie ce bilan dans toutes ses dépêches, même lorsque le chiffre des victimes ne diffère pas d’un câblogramme à l’autre, ne participe clairement à aucune démarche inscrite dans la déontologie des journalistes.

 

Le fait de répéter une information, inlassablement et sans relation directe avec l’évènement traité, participe d’un acte de propagande, dans le cas précis un appel à haïr Israël, et certainement pas d’un acte d’information. Les éléments d’information étant énoncés une seule fois par un media, et non, dans chacune de ses publications, à l’identique.

 

 

 
Les Djihadistes de Gaza rompent le cessez-le-feu (info # 021908/14) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 19 août 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi 17h30, 16h30 à Paris

 

 

Rupture du cessez-le-feu

 

Aux alentours de 15h45, 3 roquettes tirées depuis la bande de Gaza ont explosé dans les environs de Be’er Sheva, dans des zones inhabitées sans faire ni dégâts ni victimes.

 

L’alerte rouge n’a pas sonné dans la capitale du Néguev.

 

D’autre part, des résidents nous rapportent des explosions de roquettes à proximité de Netivot [il semble que ce soient les mêmes. Ndlr.].

 

Ces tirs constituent une infraction grossière à l’accord de cessez-le-feu de 24 heures conclu hier au Caire et qui était censé prendre fin ce soir à minuit.

 

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Mashal et Hanya : ils en veulent encore

 

Nous venons d’apprendre que le 1er ministre Binyamin Netanyahu, d’entente avec le ministre de la Défense, Moshé Ya’alon, a ordonné à l’Armée de riposter sur les sources de ces agressions. Des raids sont actuellement en cours tout le long de l’enclave palestinienne.

 

Ils ont visé une dizaine d’objectifs qui, selon la radio Al Aksa, se situeraient à Beit Lakhya (au nord de la Bande), al Maghazi (dans le centre), et Khan Yunis, au Sud. Selon la même source, ces attaques aériennes n’ont pas fait de blessés à Gaza.

 

Les terroristes islamistes ont lancé une 4ème roquette qui a explosé dans le périmètre du Conseil régional d’Eshkol, sans faire de dégâts.

 

 

Négociations

 

Les négociations se poursuivent tout de même dans la capitale égyptienne entre Israël et les "factions palestiniennes".

 

Tandis que du côté israélien les autorités ne font aucun commentaire - et que nous n’avons pas la moindre petite fuite à nous mettre sous la dent -, les différentes organisations djihadistes donnent de la voix.

 

Selon des media palestiniens, les pourparlers se trouveraient dans une impasse. Le Hamas et le Djihad Islamique accusent les négociateurs hébreux d’intransigeance.

 

Un porte-parole du Mouvement de la Résistance Islamique à Gaza a déclaré que si Monsieur Netanyahou ne comprenait pas les attentes de la population de Gaza par la voie diplomatique, son organisation possédait d’autres moyens de le convaincre.

 

Toujours dans la bande côtière, un représentant du Djihad a annoncé que la trêve actuelle ne serait plus reconduite, laissant entendre que si un accord n’était pas signé avant minuit, les hostilités pourraient reprendre. Il semblerait que ces terroristes n’aient pas même eu la patience d’attendre que la trêve se termine.

 

Après nous être renseignés, nous savons qu’aucune réunion du cabinet restreint politico-sécuritaire israélien n’était prévue aujourd’hui.

 

Il apparaît que, pour le moment à tout le moins, l’exécutif hébreu campe sur sa position de "reconstruction contre démilitarisation", et qu’il n’est pas du tout satisfait des conditions de contrôle sur l’importation à Gaza des matériaux sensibles qui lui sont proposées.

 

En fait, hier, lundi, les délégations étaient sur le point d’apposer leurs signatures sur la proposition égyptienne amendée, lorsque Khaled Mashal est intervenu depuis le Qatar pour faire savoir que le Hamas n’acceptait plus que les points de passage soient contrôlés uniquement par la police de l’Autorité Palestinienne.

 

Ce coup de théâtre n’a pas été du goût des représentants de l’AP qui ont accusé Mashal de faire éclater intentionnellement les pourparlers.

 

Cet événement intervenait de plus après l’annonce du démantèlement du complot du Hamas qui visait à fomenter une troisième Intifada en Cisjordanie et à commettre un putsch contre l’AP et son président Mahmoud Abbas.

 

 

 

Un soldat manque à l’appel

 

David Menakhem Gordon, un militaire de 21 ans servant dans la brigade Givati, sans famille en Israël, a disparu de la base Tzrifin dans le centre du pays depuis la mi-journée de dimanche.

 

Gordon est un binational israélo-américain venu seul s’installer en Israël et servir dans Tsahal.

 

Une cellule militaire d’urgence a été constituée dans le but de le retrouver. D’après certaines indiscrétions, et sans aucune preuve tangible, les enquêteurs pencheraient pour l’hypothèse d’une fugue suite à des problèmes personnels et non pour un enlèvement.

 

Aucune organisation terroriste n’a par ailleurs annoncé de kidnapping ou offert d’ouvrir des négociations en vue de libérer le soldat.

 

 

 

Le barrage de Mosul fermement aux mains des Peshmergas

 

Après trois jours de durs combats, le barrage stratégique construit sur le cours du Tigre, qui a changé plusieurs fois de mains entre les Kurdes et le Califat Islamique, est désormais solidement contrôlé par les hommes de Massoud Barzani.

 

Il aura fallu au préalable une dizaine de raids des F-18 américains pour détruire les blindés de DAECH qui commandaient l’accès aux installations hydro-électriques.

 

L’avance des Peshmergas a été très prudente, car, dans leur retraite, les miliciens djihadistes avaient abondamment piégé la route menant au barrage. Désormais, toujours avec l’aide de l’aviation US, les combattants kurdes s’emploient à chasser les hommes du Calife Abou Bakr el Baghdadi des agglomérations alentours, opérant jusqu’à 100 km du barrage.

 

Lequel consiste en un ouvrage très délicat, puisque construit sur des sols instables. Il nécessite pour la sécurité de la région un entretien quotidien, qui n’était pas pratiqué par les miliciens de l’Etat Islamique.

 

D’autre part, s’ils l’avaient dynamité – ce qu’ils avaient menacé de faire -, ils auraient pu noyer toute la plaine en aval sous des milliers de tonnes d’eau, mettant en danger la survie de centaines de milliers de personnes, de Mosul jusqu’à Bagdad.

 

 

Dernière minute

 

La délégation israélienne plie bagage et retourne à Jérusalem. Suite à la rupture du cessez-le-feu par les djihadistes de Gaza, le gouvernement israélien a ordonné à ses négociateurs de quitter immédiatement les discussions suivant le principe que l’ "on ne discutait pas sous le feu". 

 

Les membres du Fatah présents dans la capitale égyptienne sont absolument furieux contre ceux du Mouvement de la Résistance Islamique pour avoir rompu la trêve et fait sauter la veille l’accord qui était pratiquement conclu.

 

Hier encore, Mahmoud Abbas, loin de mettre en doute les informations israéliennes relatives à l’arrestation d’une cellule du Hamas en Judée-Samarie qui s’apprêtait à le renverser avait déclaré qu’ "il suivait ces révélations avec beaucoup d’inquiétude", et qu’elles "font planer un danger sérieux sur l’avenir du gouvernement d’unité palestinien".

 

 

 
Complot du Hamas contre Abbas démantelé par Israël (info # 021808/14) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 18 août 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, lundi 18h13, 17h13 à Paris

 

 

breaking-news_ii.jpgLa censure vient de nous autoriser à publier une information majeure. En effet, le Shabak, le service israélien de contre-espionnage, a empêché un complot du Hamas en Cisjordanie visant à renverser l’Autorité Palestinienne et son chef Mahmoud Abbas.

 

L’information advient au moment où le même Mahmoud Abbas s’apprête à rencontrer, dans la journée de demain mardi, au Qatar, l’un de ceux qui ourdissaient de l’éliminer, à savoir Khaled Mashal, le chef de la branche politique du Mouvement de la Résistance Islamique.

 

Abou Mazen avait suscité cette réunion dans le but de convaincre Mashal d’assouplir ses positions afin de permettre qu’un accord soit signé au Caire.

 

Les services israéliens ont arrêté 93 agents islamistes en Judée-Samarie, présents dans 46 villes et villages autour de Djénine, Jérusalem-est, Ramallah et Hébron.

 

Ce complot était dirigé par un organisateur agissant depuis la Turquie, Salakh al Arouri, considéré par le Shabak comme le chef des opérations du Hamas en Cisjordanie, qui fonctionnait avec l’assentiment et au su des autorités d’Ankara.

 

600 000 dollars avaient été transférés de Turquie en Jordanie, puis de Jordanie en Judée-Samarie à raison de 50 000 dollars par voyage. Cet argent a servi entre autres à se procurer des véhicules, des appartements et des armes. Dans le cadre de leur enquête, les services israéliens ont ainsi saisi 24 fusils mitrailleurs US de type M-16, six revolvers, 7 lanceurs de roquettes, de même qu’un grand nombre de munitions.

 

Al Arouri a passé plusieurs séjours dans les prisons israéliennes. Il fut notamment l’un des négociateurs du Hamas en vue de l’échange de Gilad Shalit.

 

Les individus arrêtés ont avoué lors de leurs interrogatoires qu’ils préparaient des actes de terrorisme importants contre des cibles israéliennes, et particulièrement autour du Mur des Lamentations.

 

Leur but était d’exploiter les réactions israéliennes qui s’en seraient suivies afin de générer une troisième Intifada.

 

Dans le sillage de celle-ci, profitant des désordres, les agents djihadistes entendaient mettre la main sur la Moukata de Ramallah, le siège de l’Autorité Palestinienne, et de là contrôler la totalité de la Cisjordanie et diriger des attaques contre l’Etat hébreu.

 

Le Shabak a tenu informé en permanence son homologue de l’Autorité Palestinienne de l’avancement de ses investigations. Le mode opératoire qu’envisageait le Hamas en Cisjordanie pour y déloger le Fatah était très similaire à celui qu’il avait utilisé dans le même but et avec succès à Gaza en 2007.

 

Ces derniers jours, plus de 70 actes d’accusations ont été dressés contre les membres de ce groupe.

 

On ignore si cette immense cellule putschiste serait parvenue à ses fins mais on peut toutefois mentionner que ce n’est ni la première ni la deuxième fois qu’Israël déjoue un projet d’assassinat contre le président de l’Autorité Palestinienne. On est d’ailleurs curieux de voir comment ce dernier réagira à la publication de cette information.

 

On imagine également que le durcissement des positions des négociateurs israéliens au Caire, qui exigent de plus en plus fermement la démilitarisation de Gaza, pourrait être lié à cette dernière révélation. Icelle, qui démontre la nature profonde de l’organisation djihadiste palestinienne, capable simultanément de participer à un gouvernement d’union nationale tout en préparant l’élimination de son président.

 

L’image victimaire que tente d’imposer le Hamas avec le concours de plusieurs media occidentaux, l’AFP en particulier, aura du mal à survivre à cette information. On attend également les réactions des chancelleries occidentales ainsi, bien évidemment, que de celle de Recep Erdogan.

 

 

 
L’ennemi principal d’Israël est l’Occident tel qu’il se présente aujourd’hui (info # 011708/14) Version imprimable
Analyse
dimanche, 17 août 2014

 

Par Guy Millière

 

Le journaliste italien Giulio Meotti se demandait récemment dans un article publié sur Israelnationalnews qui était l'ennemi principal d'Israël.

 

Sa réponse n'était pas le Hamas ou Mahmoud Abbas, non : le Hamas en lui-même est nuisible et nourrit des intentions génocidaires ; il a voulu, par des tunnels coûteux construits avec du ciment censé servir à construire des habitations, des écoles, des hôpitaux, tuer des milliers d'Israéliens. Mais il n'a pas, n'a jamais eu et n'aura jamais la force requise pour parvenir à ses fins.

 

Mahmoud Abbas est, quant à lui, à la tête d'une organisation fondamentalement antisémite et glorifie des tueurs de Juifs en donnant leurs noms à des rues. Il peut nuire à Israël dans les instances internationales, mais il n'est, comme le Fatah qu'il dirige, qu'une nuisance parmi d'autres.

 

La réponse de Meotti n'était pas l'islam radical qui déferle sur le monde aux cris de « Mort à Israël » et « Mort aux Juifs ». L'islam radical est une force massive au service de l'antisémitisme, de la haine des Juifs et de la haine d'Israël. Il nuit à Israël et peut sembler être la nuisance principale, mais il n'est pas la nuisance principale.

 

Sa réponse n'était pas l'Iran non plus, quand bien même les mollahs qui dirigent le pays ne cessent de cracher leur animosité sur les Juifs et Israël.

 

Non, sa réponse était : le monde occidental tel qu'il est aujourd'hui.

 

Et il citait à l'appui de son affirmation les multiples actions de boycott menées contre Israël dans les milieux artistiques, culturels et universitaires occidentaux ; les paroles excrémentielles proférées à l'encontre d'Israël par des gens appartenant à ces milieux, et qui ne s'en prennent jamais avec la même vigueur aux multiples dictatures meurtrières qu'on trouve présentement sur la planète.

 

Il évoquait les institutions censées former ce qu'on appelle la « communauté internationale ». Et c'est un fait, qu'il me semble utile d'expliciter ici : l'ONU est devenu un cénacle dominé par des dictateurs et crapules diverses ; son activité primordiale semble consister à condamner Israël dès que l'occasion se présente, quoi que disent ou que fassent les dirigeants israéliens.

 

Et les Occidentaux sont le plus souvent complices. Le Conseil des droits de l'Homme devrait être rebaptisé Conseil d'incitation à la détestation d'Israël et à la lutte contre les droits de l'Homme, et les Occidentaux y sont le plus souvent complices, là encore.

 

L’éditorialiste italien évoquait les multiples manifestations anti-israéliennes qui se sont déroulées ces dernières semaines et qui ont attiré des hordes vociférantes, qui, en divers endroits, ont révélé, je pense indispensable de le mentionner sans ambiguïté, des envies de pogrom (j'ai trouvé intéressant que ce soit en Allemagne, dans ce contexte, que des gens aient crié, « Gazez les Juifs ! »).

 

Il évoquait la façon dont les media occidentaux parlent d'Israël, et la façon dont ils ont couvert les actions défensives d'Israël contre le Hamas. Et, de facto, je veux là encore poser clairement la question : c'est un fait que si l'intention de nombre de journalistes occidentaux n'était pas de renforcer les vociférations des manifestants et leurs tentations de pogrom, on se demande vraiment quelle était leur intention. Elle n'était pas de décrire la réalité, en tout cas !

 

Si, aux Etats Unis, quelques media se sont conduits de manière honorable et courageuse, je pense surtout à des magazines en ligne comme Frontpagemag.com, à pjmedia.com, Commentarymagazine.com, à Gatestoneinstitute.org, et aussi à la chaîne TV Fox News [la plus regardée des chaînes d’info câblées, devant MSNBC en seconde position et CNN, the big three (les trois grandes). [Ndlr.], en Europe, la décence et l’objectivité dans le récit ont été très rares.

 

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Barack Obama a téléphoné à Erdogan, qui avait bâti l’essentiel de sa campagne sur

l’antisémitisme fanatique, afin de le féliciter pour son succès à l’élection présidentielle

 

Giulio Meotti évoquait également les attitudes et les propos des dirigeants politiques. Et, je le dirai, toujours sans ambiguïté : on doit constater à ce sujet, que, si aux Etats-Unis des voix imprégnées de noblesse ont pu se faire entendre, du côté républicain surtout, et si, au Canada, Stephen Harper a tenu lui-même des propos très estimables, l'Administration Obama n'a cessé de diffamer et de tenter de déstabiliser Israël. On doit surtout observer qu'en Europe, quasiment aucune voix discordante ne s'est fait entendre, ou de manière très brève et très étouffée.

 

L'explication de la quasi-unanimité anti-israélienne chez les dirigeants politiques européens est, certes, sans doute aucun, imprégnée par la pusillanimité face aux risques d'attentats, d'émeutes voire d'autres représailles.


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Poutine et l’économie russe en route vers l’impasse (info # 011508/14) Version imprimable
Analyse
vendredi, 15 août 2014

 

Par Sébastien Castellion

 

La semaine dernière (6 août), le président Poutine - en réponse aux sanctions prises contre la Russie par des Etats de l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon, a signé un décret interdisant l’importation de certains produits agricoles en provenance de pays ayant adopté des sanctions contre la Russie. Les Russes devront donc dire au revoir au foie gras français, aux saucisses allemandes, au saumon norvégien et aux produits laitiers américains.

 

Ces sanctions sont très sélectives : le Coca-Cola et les bières irlandaises, par exemple, resteront autorisés à l’importation. Leur effet total sur les économies occidentales sera négligeable : les producteurs de saumon norvégien ne sont certainement pas satisfaits, mais ils ont déjà reçu des offres pour diriger leur production vers d’autres marchés. Le même phénomène se produira pour les autres secteurs touchés. Dans le jargon économique, on dit que le marché de la nourriture est très peu élastique : si un produit chinois ou brésilien vient remplacer un produit américain ou européen sur le marché russe, il laissera une demande insatisfaite ailleurs vers laquelle les exportateurs occidents pourront se diriger.

 

Enfin, les sanctions de Poutine ont une apparence nettement grotesque, dont l’humour populaire russe s’est immédiatement emparé. La dernière plaisanterie en cours à Moscou est que le président a voulu prouver qu’il est l’égal des dirigeants occidentaux en infligeant, à son tour, des sanctions contre la Russie.

 

Au-delà de l’anecdote, cependant, il est parfaitement exact que le régime de Poutine – après avoir, au cours de la première décennie du siècle, plutôt bénéficié à l’économie russe – est désormais devenu un obstacle au développement économique du plus vaste pays du monde.

 

Les difficultés économiques de la Russie seront naturellement aggravées par les sanctions occidentales qui ont frappé quelques dizaines de proches de Poutine ; deux banques, Gazprombank et Veshnekombank ; deux grandes entreprises énergétiques, Rosneft et Novatek ; et, depuis le 25 juillet dernier, dix-huit autres entreprises de secteurs stratégiques.

 

A moyen terme, la fin de la coopération avec les Etats-Unis dans les technologies énergétiques ne peut que nuire au développement de la Russie, dont l’économie reste extrêmement dépendante de l’énergie. Avant la crise ukrainienne, Rosneft et Exxon-Mobil étaient tombés d’accord sur la création d’une entreprise commune pour l’extraction de nouvelles ressources en hydrocarbures dans l’Arctique. Sans l’apport de technologie américaine, le projet ira bien plus lentement, s’il ne sera pas tout simplement annulé.

 

Plus profondément, cependant, le principal effet du régime Poutine sur l’économie russe aura été de rejeter le modèle de développement qui avait commencé à intégrer la Russie dans l’économie mondiale et de replier le pays sur un idéal d’autosuffisance, qui a, dans l’histoire économique de la planète, toujours conduit à l’échec.

 

Il n’en a pas toujours été ainsi. Au cours de ses premières années de pouvoir, au tournant du siècle, Poutine a considérablement aidé l’économie russe pour une raison simple : il a rétabli l’ordre. Sa prise de pouvoir, contre les oligarques qui s’étaient partagé les dépouilles de l’économie russe au cours des années 1990, a permis de restaurer un Etat à peu près fonctionnel en rétablissant des entrées fiscales qui s’étaient largement taries sous le président Eltsine. Elle a réduit les flux de capitaux sortant du pays et créé les bases de nombreux investissements étrangers en Russie.

 

Sous l’inspiration notamment de l’actuel Premier ministre Alexandre Medvedev, le régime Poutine avait même commencé à diversifier son économie au cours de la décennie 2000, ajoutant au secteur énergétique des investissements non négligeables dans les technologies de l’information, les nanotechnologies et autres secteurs de pointe.

 

Certes, le régime Poutine n’était pas le seul facteur de la forte croissance russe pendant la précédente décennie. La forte augmentation des prix du pétrole et du gaz a probablement, au total, joué un rôle plus important. Il reste que même cette soudaine abondance n’aurait pas pu profiter autant à l’économie russe sans le rétablissement simultané d’institutions à peu près fonctionnelles.

 

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Nous n’avons pas encore touché le fond, camarades

 

Progressivement, cependant, la prise de pouvoir qui avait commencé par rétablir un climat d’affaires plus serein s’est transformée en une prise de contrôle directe, par le Président Poutine et les hommes de son clan, des secteurs susceptibles d’apporter les rentes les plus juteuses à ceux qui peuvent les contrôler sans avoir à se soucier du droit, des juges ou de l’opinion publique : énergie, ressources minières et banques.

 

Près de la moitié du secteur pétrolier et des banques appartiennent désormais à l’Etat. Les acteurs privés qui restent en place savent que leurs droits de propriété ne seront pas protégés, le cas échéant, contre les appétits du pouvoir. Ils sont donc contrôlés en pratique eux aussi, malgré l’absence de liens de capital, par le clan Poutine.

 

L’insécurité juridique qu’entraîne le contrôle des secteurs stratégiques de l’économie par une clique placée au-dessus des lois provoque automatiquement une baisse des investissements, à mesure que les investisseurs potentiels s’aperçoivent qu’ils risquent de tout perdre sur un caprice du prince.

 

A cet égard, l’expropriation, le 25 octobre, de la société pétrolière Yukos – dont le principal actionnaire, Mikhail Khodorkovsky, avait été dûment jeté en prison pendant dix ans – a servi d’avertissement à tous ceux qui auraient eu la tentation de faire confiance aux institutions russes pour protéger leurs droits de propriété.

 

Les résultats sont là. Alors que la production pétrolière russe avait augmenté de 50% entre 1999 et 2004 (les cinq premières années de la présidence Poutine), elle n’a augmenté que de 10% dans les dix années qui ont suivi. La production gazière, pour sa part, a presque entièrement stagné en dix ans (cf. les statistiques de l’agence internationale de l’énergie).

 

Cette relative stagnation de la production russe a eu lieu au moment même où, dans le reste du monde, la généralisation de nouvelles technologies d’extraction conduisait à une forte augmentation de la production. Les mêmes statistiques montrent que, dans les dix dernières années, la production du pétrole aux Etats-Unis a augmenté de 50% et celle du gaz, de plus de 20%.


La valeur des grandes entreprises russes d’hydrocarbures traduit ce recul technologique et l’inquiétude des investisseurs face aux institutions russes. Gazprom, le quasi-monopole gazier confié à l’ami de Poutine Alexei Miller, avait une valeur de marché de 360 milliards de dollars en 2007 et ne vaut plus que 77 milliards aujourd’hui. Rosneft, le premier producteur mondial de pétrole (dirigé par un autre ami du prince, Igor Setchine) vaut 58 milliards de dollars ; par comparaison, l’américain Exxon-Mobil, qui produit moins de pétrole et possède moins de réserves, est évalué à 422 milliards.

 

Quant aux nouvelles technologies, longtemps promues par Alexandre Medvedev, elles n’ont jamais réellement décollé. Les instituts universitaires de Saint-Pétersbourg et Nijni-Novgorod continuent à produire d’excellents informaticiens, mais les meilleurs d’entre eux poursuivent ensuite leur carrière à San Francisco ou Tel-Aviv. Rusnano, le fonds d’investissement dans les nouvelles technologies créé en 2007 pour promouvoir le développement des nanotechnologies, n’a pas dépassé le stade expérimental.

 

Tout cela ne gêne pas outre mesure le président russe. Poutine n’a pas pour objectif d’enrichir la Russie. Son but est de rester au pouvoir et il utilise pour cela deux moyens : une dose régulière de propagande obsidionale - « l’Occident est l’ennemi et nous sommes assez forts pour lui tenir tête » -, et une distribution systématique de prébendes pour servir son clan et acheter ceux qui pourraient devenir ses ennemis.

 

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Qatar : le système Aljazzera (info # 011208/14) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 12 août 2014

 

Par Stéphane Juffa

 

Lorsque Dominique de Villepin, dans le Fig, évoque le "massacre" perpétré par Tsahal à Gaza, et appelle à s’insurger contre les agissements d’Israël, il agit sur le mode opératoire d’Aljazzera, au profit des intérêts du plus gros client de son étude d’avocats – Eric Leser dixit dans Slate.fr en 2011 -, l’émir du Qatar, Tamim bin Hamad bin Khalifa Al Thani.

 

Celui-là même en faveur duquel son père, Hamad, avait abdiqué il y a un peu plus d’un an ; lequel Hamad avait profité des vacances en Suisse de son père, en juin 1995, pour l’évincer et prendre sa place. Attachante famille.

 

Le Qatar, cette minuscule dictature absolue de la taille de la Corse, qui finance les tunnels, les roquettes et les miliciens du Hamas, et qui arrose copieusement ses dirigeants.

 

On peut se poser la question de savoir pendant combien d’années on aurait pu payer les salaires de tous les fonctionnaires palestiniens avec les seuls fonds dépensés par le Mouvement de la Résistance Islamique durant le conflit Rocher Inébranlable ?

 

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Laurel et Hardy mais en beaucoup moins drôles

 

On pense alors aux réunions durant lesquelles l’Autorité Palestinienne mendie l’aide internationale en évoquant son écroulement financier inévitable si elle ne parvient pas à réunir son budget annuel variant de deux à trois milliards de dollars, dont la part du lion va justement au paiement de ses fonctionnaires. L’un de ces rendez-vous va précisément être convoqué début septembre par les Palestiniens, et l’on peut craindre que les démocraties occidentales, Etats-Unis et Union Européenne en tête, vont à nouveau cracher au bassinet, participant de la sorte aux tentatives du Hamas pour éradiquer Israël avec l’argent de leurs contribuables.

 

Une tête bien faite se dirait que c’est au casseur de payer pour les dégâts qu’il a occasionnés, ce, d’autant plus que Doha dispose par exemple du plus grand fonds souverain de la planète, qui avoisine les mille milliards de dollars.

 

Ce serait mal connaître les ambitions de Tamim bin Hamad bin Khalifa Al Thani, un djihadiste illuminé qui préfère financer, outre le PSG et Barça, le Califat Islamique en train de bouffer l’Irak, la Syrie et le Kurdistan, et qui annonce son intention de commencer à boulotter l’Arabie Saoudite et la Jordanie.

 

Certes, Tsahal a infligé des dégâts à la bande Gaza, en détruisant les pas de tir de roquettes dont les miliciens djihadistes se servaient pour asperger Tel-Aviv, dans les écoles de l’ONU, les mosquées, les hôpitaux et les immeubles d’habitation. Mais celui qui a permis que cela se passe, qui encourage, d’après Sami El Soudi, les chefs du Hamas à refuser toute trêve qui les empêcherait de se réarmer, c’est Tamim al-Thani.

 

D’après El Soudi, l’émir aurait fermement remis Khaled Mashal au pas quand celui-ci, constatant la situation désespérée de sa milice pratiquement désarmée, dans un moment de faiblesse, avait eu l’intention d’accepter la proposition égyptienne prônant un cessez-le-feu sans conditions et illimité.

 

Mais quand on constate l’hyper-violence des protégés de l’émir en Irak et en Syrie, passant leur temps à enlever des femmes yézidies pour les réduire à l’esclavage sexuel, à ensevelir des centaines de civils encore vivants dans des fosses communes, à crucifier les chrétiens de Mosul et à décapiter  leurs prisonniers au couteau de boucher, on saisit qu’on aurait tort de chercher la moindre parcelle d’humanité chez ce gros cochon.

 

Et on ne peut éviter de songer que ce n’est pas forcément les considérations droit-de-l’hommistes qui guident Maître Villepin dans le choix de ses clients, pas plus que dans ses coups de cœur.

 

Il serait toutefois trop simple, voire simpliste, de passer notre juste colère sur l’ancien 1er ministre de Jacques Chirac, parce que c’est à un système que nous avons à faire. Parce que les achats principaux de bin Khalifa, contrairement aux apparences, ne se portent pas sur les pierres, les Ibrahimovic, les grandes marques, les écoles prestigieuses et les actions des sociétés internationales, mais sur les hommes d’influence et leur opinion.

 

A sa décharge on retiendra qu’il n’est pas le premier despote à agir de la sorte, puisque qu’un autre pétro-tyran, Saddam Hussein, arrosait déjà le monde politique à grands coups de valises de billets de banque et de cadeaux bien sentis. Et pour être aussi équitables que précis, nous, de rappeler que la France n’était pas son unique terrain de chasse, et que le pendu de Baghdad – comme quoi le système possède encore des petites failles – s’était payé une belle tranche de politiciens sur l’île de la rouquine Albion.

 

On pourrait appeler ce système du nom du fleuron de l’appareil de suffocation du Qatar, sa chaîne panarabe de télévision Aljazzera. Vous prenez des journalistes TV déjà connus, en Angleterre et aux Etats-Unis pour la variante occidentale, vous multipliez leur salaire par dix, vous les installez confortablement à Doha et vous leur faites dire n’importe quoi. Le tout, agrémenté d’une prestation technique face à laquelle I24News a l’air d’une initiative de techniciens bénévoles.

 

Vous disposez alors d’un instrument de propagande auquel les émirs qataris – des fuites de Wikileaks l’ont établi – peuvent ordonner de ne filmer que les victimes collatérales à Gaza-city, en omettant de montrer les images de la Katioucha qui venait de s’envoler de l’école dans laquelle ils se trouvaient dans le seul but de tuer du Juif.

 

C’est ainsi que l’on fabrique un massacre ; au point que même l’association des correspondants étrangers en Israël [APE], vient de s’insurger contre les pratiques en cours à Gaza, notamment les menaces des miliciens sur la vie des reporters lorsque ceux-là ne filment pas ce qu’ils leur disent de filmer.

 

Tamim dispose ainsi de trois éléments-clés qu’il s’est forgés à la suite de son père avec les revenus du pétrole – le Qatar en est le 6ème producteur mondial – et du gaz – le second : 1. Le financement du terrorisme djihadiste. 2. La désinformation et 3. Le soutien aux thèses de la désinformation grâce aux politiciens et aux journalistes qui lui mangent dans la main.

 

Trio gagnant ! Au point que seuls des emmerdeurs de notre genre s’avisent de critiquer son trafic. Même la grande Amérique épargne l’émir, en le conviant, à la place de s’en débarrasser, à la table des négociations en vue de chercher une entente entre les Hébreux et les djihadistes. A telle enseigne que lorsque Netanyahu a eu vent de cette initiative, il a cru que John Kerry était tombé sur la tête et a eu la faiblesse de partager sa crainte avec Barack Obama.

 

Mais onze milliards d’achats d’armement et de gros investissement dans l’économie US à la dérive auront eu raison, une fois encore, du bon sens. Celui qui veut qu’on ne discute pas de la lutte anti-incendie avec le calife des pyromanes.

 

Reste que le dada du jeune – il n’a que 34 ans - et impétueux émir, c’est la France ; il connaît l’état de ses finances et le prix abordable de ses politiciens. Le Qatar paie ainsi la formation des marins de sa flotte, de ses gendarmes et lui fournit du matériel militaire, notamment des mirages 2000 dont personne d’autre ne veut.

 

Ca, c’est pour faire acte de bonne volonté et pour empêcher que le public français ne cherche à comprendre de trop près ce que tant de ses politiciens viennent faire si souvent à Doha. Et ce n’est pas pour prendre des vacances à la mer, car se baigner par 50 degrés à l’ombre n’est pas forcément un exercice rafraichissant. On trouve beaucoup mieux plus près de Paris.

 

EADS, Total, GDF-Suez, EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, Technip, Lagardère, font leur beurre à Doha, quand ce n’est pas Tamim qui s’offre des parts des grandes sociétés françaises. Son père était même à deux doigts d’entrer dans le tour de table d’Areva, le fleuron du nucléaire tricolore. Il a fallu l’entêtement d’Anne Lauvergeon pour empêcher que ne se conclue cette opération contre-nature, et cela lui a probablement coûté sa place de présidente d’Areva.

 

Parce que, tout de même, en plus de Villepin qui voyage dans les jets de l’émir, on trouve du beau linge sur le Roissy-Doha. Comme Rachida Dati qui, à l’époque où elle était Garde des sceaux, faisait le trajet deux à trois fois par… mois.

 

Parmi les autres cireurs de pompes des émirs, Eric Leser cite, entre autres, Hubert Védrine, Claude Guéant, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Fadela Amara, Jean-Louis Debré, Gérard Larcher, Frédéric Mitterrand, Hervé Morin, Jean-Pierre Chevènement, Jack Lang…

 

Sans parler de Nicolas Sarkozy, qui, trois semaines après son élection en 2007 invitait Hamad bin Khalifa à l’Elysée, et, quelques semaines plus tard, il le conviait à assister au défilé du 14 juillet à ses côtés. Par la suite, il utilisera Claude Guéant comme ambassadeur particulier et comme navette auprès du despote qatari.

 

Pas d’étonnement, dans ces conditions, en constatant qu’on ne trouve pas foultitude d’amis d’Israël parmi les habitués de Doha. C’est que les souverains de Doha ne sont pas des philanthropes et ne font jamais de cadeaux gratuits. Comme le Diable, ils achètent l’âme de ceux qui leur demandent des faveurs.

 

Cela explique sans doute la raison – incomprise par tant d’amis francophones d’Israël – du changement d’attitude de Nicolas Sarkozy face à l’Etat hébreu. Entre l’annonce qu’il avait faite en déclarant que c’était à Yad Vachem [le musée-monument de l’Holocauste à Jérusalem] qu’il avait décidé de devenir président de la France, et l’attitude de plus en plus hostile qu’il témoigna à Israël, plus il avançait dans son quinquennat et plus il avait besoin d’argent.

 

Cela aide à comprendre l’énergie incroyable que Sarkozy avait dépensée pour sauver, lors d’un conflit précédent, le Hamas des griffes de Tsahal. Il avait fait pression au Conseil de Sécurité pour, qu’avec le bloc arabe, la France rédige en toute hâte une résolution pour imposer une trêve. Il avait fait le déplacement de Jérusalem, y traînant nombre de dirigeants européens, et avait même plaidé pour le cessez-le-feu à la télévision nationale, distribuant un grand nombre de promesses dont il ne tint évidemment aucune.

 

Sauver le Hamas ? Mais pourquoi, en quoi sauver une organisation djihadiste, terroriste et antioccidentale servait-il les intérêts de la France ? Pour faire plaisir à un riche ami dont c’était le poulain, au même titre qu’une équipe de foot ou une enseigne de haute-couture ?   


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Durant deux heures et demie, Israël n’a pas riposté (info # 020808/14) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 08 août 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, vendredi 11h07, 10h07 à Paris

 

breaking-news_ii.jpgIsraël a attendu 2 heures et demies sans riposter au tir de 21 roquettes sur son territoire (2 interceptions). Il y a trente minutes, le Kh’el Avir a frappé un premier objectif à Gaza-City. Nos correspondants à Sdérot font état d’un gros champignon de fumée qui s’élève de la ville.

 

Les forces israéliennes bombardent depuis le ciel et ses positions d’artillerie les secteurs depuis lesquels les djihadistes lancent leurs projectiles. Des stocks de Katiouchas sont également visés.

 

Sami El Soudi communique que les positions de Jérusalem et du Caire sont parfaitement synchronisées, et que c’est le gouvernement égyptien qui avait demandé que Tsahal ne riposte pas immédiatement aux attaques terroristes.

 

La délégation israélienne  est rentrée du Caire à Jérusalem et le gouvernement égyptien a donné un ultimatum à la représentation palestinienne pour renouveler un cessez-le-feu absolu ; faute de respecter cette demande, les négociateurs palestiniens seront raccompagnés à leur avion.

 

C’était une constante de la proposition du Président al Sissi qu’une trêve illimitée et inconditionnelle soit respectée durant les discussions.

 

Le porte-parole de Tsahal, le Lieutenant-colonel Peter Lerner, a annoncé que "les attaques de roquettes par les terroristes contre Israël étaient inacceptables, intolérables et à courte vue. La décision erronée du Hamas de rompre le cessez-le-feu engendrera une riposte de l’Armée de Défense d’Israël ; nous continuerons à frapper le Hamas, ses infrastructures, ses chefs et à œuvrer pour restaurer la sécurité de l’Etat d’Israël".

 

Les tirs de projectiles contre le territoire de l’Etat hébreu se poursuivent actuellement. On ne compte pas de blessés.

 

 

 
Les Kurdes tentent de prendre Mosul (info # 010708/14) Version imprimable
Exclusivité
jeudi, 07 août 2014

 

Par Hevi Pekoz © Metula News Agency

 

Les Peshmergas soutenus par l’Unité de Protection Populaire (la branche armée des Kurdes syriens) ont ouvert un nouveau front à Mosul [1.8 millions hab.], la capitale auto-déclarée de l’Etat islamique depuis le mois de juin.

 

Les Kurdes sont désormais passés à l’offensive et ils ont décidé de prendre la ville – qu’ils considèrent comme la capitale historique du Kurdistan - des mains des combattants de l’ISIS. 500 mercenaires étrangers, dont une majorité de Turcs, participent à la bataille de Mosul dans les rangs djihadistes.

 

Les combattants kurdes sont déjà présents dans les villes avoisinantes de Zumar et Sinjar, qu’ils avaient perdues durant le week-end ; ils contrôlent maintenant totalement Zummar ainsi que les neuf dixièmes de Sinjar.

 

Nos amis reporters kurdes sur le terrain nous rapportent qu’à Sinjar, tôt ce jeudi matin, il ne restait qu’une petite partie du centre de la ville aux mains de l’EI, mais ce n’était plus qu’une question de jours voire d’heures jusqu’à ce qu’ils en soient chassés.

 

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La carte des opérations dans la région des combats

Par le service de cartographie de la Metula News Agency

 

La ligne noire représente approximativement la ligne de front.

Les fines lignes jaunes sont les frontières entre les Etats.

Les ronds rouges figurent les endroits où les combats se déroulent depuis ce week-end

et où ils ont actuellement lieu.

Les flèches descendantes bleues indiquent le contrôle exercé par les combattants kurdes.

Les flèches montantes vertes indiquent le contrôle exercé par les combattants islamistes.

Les gros traits jaunes indiquent les grandes villes.

 

500 Yézidis ont été tués par les islamistes à Sinjar et dans les montagnes environnantes ; 500 femmes ont, de plus, été enlevées pour être utilisées comme esclaves sexuelles ; dans leur religion, d’inspiration zoroastrienne, les femmes yézidies ont l’interdiction d’avoir des relations sexuelles avec des hommes avant le mariage, plus encore si ceux-ci n’appartiennent pas à leur communauté et à leur caste.

 

Une soixantaine d’autres Yézidis sont morts du fait du manque de ressources sur la montagne sur laquelle ils s’étaient réfugiés ; les Peshmergas essayent tant bien que mal de leur venir en aide.

 

Des Yézidis et des sympathisants de leur cause ont manifesté aujourd’hui à Tbilissi, devant le bureau des nations Unies, en faveur de la protection des Yézidis.

 

50 islamistes au moins sont morts lors des combats à Sinjar, ils s’ajoutent au millier de morts dans leurs rangs tombés depuis cinq jours durant les combats et à un beaucoup plus grand nombre de blessés traités dans les hôpitaux de Mosul. Mosul, où les miliciens du DAECH obligent les civils à donner leur sang pour les combattants.

 

15 000 vétérans Peshmergas ont repris les armes pour combattre l’agression islamiste qui menace leurs pays.

 

Quant au président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, il a fait ouvrir une enquête visant les commandants Peshmergas ayant abandonné leurs positions sans combattre ce week-end à Zumar et Sinjar.

 

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"Ceux qui combattront jusqu’à la mort" (Peshmergas) montent au front

 

Top of FormLa plus grande ville chrétienne d’Irak, Bakhdida, plus connue sous le nom de Qaraqosh, à 14 km à l’est de Mosul, comptant une population de 50 000 personnes, qui venait d’accueillir les chrétiens qui avaient déjà dû fuir Mosul, est tombée aux mains des djihadistes ; la chute de Qaraqosh a poussé les habitants sur les routes d’un nouvel exil.

 

Les miliciens de l’Etat Islamique sont en ce moment-même en train de saccager la ville, arrachant toutes les croix qui leur passent sous la main.


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Les Kurdes contre-attaquent (info # 010608/14) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 06 août 2014

 

Par Hevi Pekoz

 

Le week-end dernier, les miliciens de l’Etat Islamique (EI) avaient infligé de sérieux revers aux Peshmergas (ceux qui se battront jusqu’à la mort), les combattants de la région autonome du Kurdistan irakien.

 

Les miliciens djihadistes, alliés du Hamas et adeptes des mêmes méthodes expéditives, s’étaient emparés de trois villes au nord-ouest de Mosul, dont Sinjar et Zumar. Ils avaient également mis la main sur un cinquième champ pétrolifère, des exploitations qui leur assurent les revenus nécessaires au financement des combats.

 

Ces régions avaient été occupées par les Kurdes début juin, lors de la débâcle de l’Armée régulière irakienne.

 

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Il avait été également annoncé ce week-end par la plupart des agences de presse que le barrage de Mosul sur le Tigre, le plus grand d’Irak, qui irrigue la ville du même nom ainsi que de larges secteurs de la région était tombé aux mains des islamistes.

 

La nouvelle était prématurée. Le directeur de cette installation hydro-électrique, Abdul Khalik al Dabbagh, a accordé une interview à nos confrères de CNN depuis ses bureaux près du barrage.

 

Il a expliqué que les miliciens de l’EI avaient effectivement tenté de prendre le barrage d’assaut, qu’ils avaient même, temporairement, occupé un bâtiment abritant des dortoirs pour les ouvriers, mais qu’ils avaient été finalement repoussés par les Peshmergas.

 

Nos amis de Kurdistan TV, et notamment son rédacteur en chef Shamzin, confirment cette information, précisant que, ce mercredi, le barrage est solidement tenu par les leurs.

 

Ils nous informent également, qu’après que des troupes du PKK (le parti des travailleurs du Kurdistan turc) ainsi que le parti de l’Union démocratique syrienne (PYD), la branche armée des Kurdes de Syrie, déjà bien rodés au combat dans leurs pays, se sont ralliés aux hommes de Massoud Barzani, les Peshmergas ont partout repris l’offensive.

 

C’est la première fois que ces factions Kurdes, d’habitude opposées les unes aux autres, font front commun afin de protéger leur patrie. C’est 100 000 Peshmergas désormais, toutes tendances confondues, qui sont en train d’affronter l’Etat Islamique.

 

L’essentiel de l’effort militaire, ce mercredi, s’est porté sur la ville de Makhmour, située à 70 km d’Erbil, la capitale régionale de l’Autonomie kurde, et à 28 km de la cité de Kirkouk [1 000 000 hab.].

 

Les Peshmergas s’étaient emparés de Kirkouk, une agglomération à majorité Kurde, lorsque celle-ci avait été abandonnée par l’Armée nationale irakienne, et ils se l’étaient appropriée afin d’agrandir leur territoire.

 

Makhmour recèle une grande importance stratégique car elle se situe sur l’unique axe de communication reliant Erbil à Kirkouk ; si les hommes du Califat Islamique avaient réussi à s’en emparer, ils isolaient par là même Kirkouk et menaçaient d’en prendre à leur tour le contrôle.

 

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Des miliciens islamistes de l’EI déguisés en Kurdes

pour tenter d’échapper au Peshmergas

 

Mais les correspondants sur place nous indiquent que les combattants kurdes ont remporté une importante victoire à Makhmour, mettant en déroute les djihadistes et leur infligeant des pertes très conséquentes.

 

Les forces de l’EI combattent principalement à partir de pickups sur lesquels ils ont installé des mitrailleuses lourdes. Les Peshmergas utilisent des véhicules du même genre et disposent de plus de blindés de fabrication russe, prélevés sur les stocks de l’Armée en déroute ; ils ont aussi quelques dizaines de canons de campagne.

 

Aux dernières nouvelles les Kurdes avançaient aussi sur le front de Zumar, au nord-ouest de Mosul, où l’on a fait état de combats au corps à corps, maison par maison.

 

Ils se sont également renforcés autour du poste frontière de Rabia entre l’Irak et la Syrie, qui, au début de cette semaine, était sérieusement menacé par l’EI.

 

C’est beaucoup en raison du risque de perdre ce point de passage névralgique que les combattants kurdes de Syrie ont décidé de prendre part au combat en Irak. Ces derniers participent également à la bataille pour la reconquête de Sinjar ; une ville de 300 000 habitants, principalement des Yézidis, des Kurdes pratiquant une religion préislamique, d’inspiration zoroastrienne, influencée par les religions juive et chrétienne.

 

Le problème pour les Yézidis est que les miliciens islamistes les considèrent comme des adorateurs du Diable et les abattent sans raison et sans état d’âme, au même titre que les chrétiens, les chiites et les soldats de l’Armée irakienne.

 

Au moins 200 000 Yézidis ont fui dans la montagne avoisinante, sur laquelle ils errent, manquant de l’essentiel. Une seule route goudronnée mène à ces hauteurs et les combats entre les Kurdes et l’EI pour s’en assurer le contrôle sont féroces. Certains Yézidis ont pris les armes et ils ont reçu le renfort de quelques unités de Peshmergas dans la montagne, depuis laquelle ils s’emploient à protéger les réfugiés.

 

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Les Yezidis dans la montagne : d’exténuation et de faim

 

Le chef du gouvernement du Kurdistan, Massoud Barzani, a promis à un groupe de leaders religieux Yezidis qu’il allait libérer Sinjar.

 

La région autonome Kurde a d’ailleurs accueilli, depuis la débâcle de l’Armée gouvernementale, pas moins d’un million de personnes, des Kurdes, des Arabes, des chrétiens et des Turkmènes en majorité.


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Ignoble, Le Monde (info # 030108/14) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 01 août 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, vendredi 13h40, 12h40 à Paris

25ème jour de Rocher Inébranlable

 

breaking-news_ii.jpgVoici la manière dont Le Monde, avec AFP et Reuters a annoncé la rupture du cessez-le-feu par le Hamas, décrite dans le détail dans nos dernières dépêches.

 

Il n’existe pourtant pas le moindre doute objectif quant à la responsabilité de la milice islamiste dans la rupture de la trêve, des combattants du Mouvement de la Résistance Islamique ayant tendu une embuscade à des soldats de Tsahal.

 

"Deux heures à peine après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu censé durer trois jours, vendredi 1er août, des chars israéliens ont ouvert le feu près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Huit Palestiniens ont été tués, selon une source médicale, laissant craindre que la trêve, comme plusieurs autres depuis le début du conflit, ne vole en éclats". (…)

 

Cette inversion des responsabilités procède d’une incitation intentionnelle de la part du Monde à la haine d’Israël. Avec toutes les conséquences possibles de débordements antisémites, comme on les a observés dans les rues de France ces dernières semaines. 

 

Tsahal répond actuellement avec force aux agressions du Hamas dans l’ensemble de la bande côtière, notamment dans le secteur de Rafah et dans Gaza-city.

 

Il y aurait déjà environ 70 miliciens tués lors de la riposte de l’Armée israélienne.

 

Comme nous le prévoyions dans ces colonnes, le gouvernement égyptien a retiré à la délégation palestinienne l’autorisation de pénétrer sur son territoire. 

 

Informations additionnelles :

 

Selon des sources palestiniennes qui viennent d’être confirmées par Tsahal, un soldat de la brigade Givati aurait été enlevé lors de l’embuscade de Rafah ce matin, dont c’était l’objectif à en croire ces sources.

 

L’étendue extraordinaire de la réponse israélienne dans le sud de la bande, Tsahal bombardant Rafah sans discontinuer et investissant de larges secteurs de territoire, témoigne des recherches entreprises par l’Armée qui fait tout son possible afin d’empêcher qu’un otage ne puisse être transporté par les miliciens dans le nord de Gaza.

 

Une information non vérifiable concernant le même sujet, indique que Tsahal aurait récupéré son soldat mais que celui-ci serait grièvement blessé. Nos correspondants enquêtent.

 

Un obus de mortier en provenance de Syrie a explosé en Israël, près de la ville druze de Boukata dans le Golan, sans faire de victimes ou de dégâts.                         

 

 

 
Gaza : l’offensive israélienne progresse (info # 012207/14) Version imprimable
Breaking News !
mardi, 22 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi 13h24, midi 24 à Paris

 

XVème jour.

 

Situation (estimations de la Ména)

 

2 100 roquettes ont été tirées sur Israël depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, 25 depuis minuit.

 

Cette opération a permis à Tsahal de détruire 3 200 cibles tactiques, dont 1 700 lors de l’offensive terrestre, et d’arrêter 28 miliciens qui ont été emmenés pour interrogatoire.

 

Ces dernières vingt-quatre heures, l’Armée israélienne a frappé plus de 450 objectifs, dont des points d’appui utilisés par les miliciens djihadistes, des entrepôts d’armes et de missiles, deux mosquées utilisées comme des sites de lancement de roquettes, un hôpital qui abritait des missiles antichars ainsi que 60 sites de lancement de roquettes et 60 centres de contrôle et de commandement.

 

200 de ces sites de la milice se trouvaient à Shuja’iyya. 100 ont été visés durant les premières heures de ce mardi.

 

27 soldats sont décédés depuis le début de cette opération, ainsi que deux civils. En face, près de 570 personnes ont trouvé la mort, dont au moins 450 miliciens. Les affirmations selon lesquelles il y aurait "une majorité de civils" parmi les morts sont absolument mensongères.

 

L’hôpital de campagne mis en place par Tsahal au point de passage d’Erez est ouvert et fonctionne avec le concours du Croissant Rouge.

 

161 camions de nourriture et de matériel médical, 720 000 litres d’essence et 250 tonnes de gaz ont été transportés vers Gaza via Kerem Shalom depuis dimanche.

 

 

Etat des combats

 

Nos reporters à proximité de Gaza nous indiquent que l’offensive de Tsahal n’a jamais été aussi été soutenue. Un entrepôt principal de munitions touché ce matin dégage depuis des heures des flammes de plusieurs dizaines de mètres sur un rayon de 200 mètres au sol.

 

Tsahal frappe désormais les centres de commandement centraux de l’organisation djihadiste ainsi que les immeubles qui participent à sa gouvernance : les signes visibles de son pouvoir. Ces attaques ne sont pas "chirurgicales", et ne visent pas une partie spécifique de ces cibles. On voit ces bâtiments, sur les chaînes TV arabes, s’effondrer comme des châteaux de cartes.

 

Les cadences des barrages d’artillerie, des bombardements de la marine et les attaques aériennes n’ont jamais été aussi nombreuses depuis le début de Rocher Inébranlable.

 

La brigade Golani a étendu son emprise et sécurisé ses positions dans le quartier de Shuja’iyya. Elle a ainsi pu mettre à jour deux nouveaux "tunnels stratégiques" et procédé à leur destruction.

 

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Tsahal ne laisse plus aucun répit au Hamas,

quels que soient les civils derrière lesquels il se protège

 

Plus au Nord, à Beit Hanoun, sur le front tenu par le Nakhal (brigade des soldats-paysans), un important site de lancement de roquettes à longue portée a été découvert et détruit dans l’enceinte d’une école d’agriculture [voir la vidéo]. Dans la même zone, les soldats ont mis à jour les entrées de deux "tunnels stratégiques" qui aboutissaient en Israël.

 

Il semble que ce soit ceux qui ont été empruntés hier matin lors de l’infiltration à Erez-Nir Am.

 

Dans l’ensemble, l’opération terrestre progresse plus rapidement que prévu ; les troupes ont neutralisé plus d’objectifs que ce qui leur avait été fixé. Nous estimons qu’au rythme actuel de sa progression, Tsahal aurait besoin de 6 à 9 jours pour renverser le régime du Hamas à Gaza, mais d’un an et demi à deux ans pour s’en assurer le contrôle absolu.

 

Tsahal estime qu’il pourrait exister plus d’une centaine de "tunnels stratégiques" et s’emploie en priorité à les identifier et à les mettre hors d’usage.

 

 

Situation internationale

 

Les discussions en vue d’instaurer un cessez-le-feu se poursuivent au Caire, en présence du Secrétaire d’Etat US John Kerry et du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

 

Les négociateurs frontaux (ceux qui échangent les informations) sont Majid Faraj - le chef du renseignement de l’Autorité Palestinienne, qui représente les intérêts du Mouvement de la Résistance Islamique et qui est en contact avec Khaled Mashal au Qatar – et Mohamed Farid al Tohamé, le chef du renseignement égyptien.

 

L’Egypte refuse d’assouplir sa proposition de cessez-le-feu et a fait savoir "que si une trêve était instaurée elle ouvrirait le point de passage de Rafah durant l’année lorsqu’elle le jugerait nécessaire".

 

Les media égyptiens et saoudiens se déchaînent contre le Hamas, et même contre les habitants de la bande côtière, auxquels ils reprochent de ne pas tenter de renverser le régime du Mouvement de la Résistance Islamique.

 

La Maison Blanche a émis un communiqué indiquant qu’Israël devait faire plus pour protéger les civils de Gaza. Elle a également indiqué qu’elle débloquait une somme de 47 millions de dollars en faveur des civils de Gaza.

 

Tant Kerry que Ban Ki-moon expriment que leur priorité consiste à instaurer un cessez-le-feu le plus rapidement possible. La nuit dernière, les négociateurs présents sur les bords du Nil ont tenté une approche sémantique du problème en présentant leur proposition de cessez-le-feu comme une "trêve humanitaire", afin de respecter le désir du Hamas qu’aucun cessez-le-feu ne soit décrété avant que ses exigences supplémentaires ne soient envisagées.

 

Majid Faraj a même proposé qu’une trêve humanitaire de cette sorte soit déclarée ce mardi matin à 8h et qu’elle dure jusqu’à 15h. Jérusalem et l’Egypte ont rejeté ces demandes, s’en tenant aux termes de la première proposition d’al Sissi : cessation des hostilités contre cessation des hostilités, le reste pouvant être envisagé plus tard, mais uniquement lorsque les canons se seront tus.

 

Kerry et Moon sont attendus en Israël sans qu’un planning de visite définitif n’ait encore été arrêté. Ils entendront à Jérusalem l’exigence selon laquelle Gaza doit être démilitarisée. C’est également l’opinion de l’opposition travailliste.

 

Dans l’Etat hébreu, on n’est guère favorable à l’instauration d’une suspension des hostilités avant que Tsahal ait pu réaliser ses objectifs militaires. Ici, peu de gens envisagent une nouvelle Tahadya (trêve coranique) tant que les islamistes détiendront la capacité d’envoyer des roquettes sur Israël et tant qu’ils auront à leur disposition des "tunnels stratégiques" leur permettant d’attaquer des objectifs à l’intérieur d’Israël.

 

Nombre de ministres et de généraux partagent l’opinion que si l’offensive militaire ne met pas un terme à la gouvernance du Hamas sur le califat côtier, l’objectif principal de cette guerre consistant à procurer aux Israéliens des conditions de vie normales ne pourra pas être atteint.

 

Un autre sentiment qui s’exprime de plus en plus dans les mêmes milieux ainsi qu’au sein de la population est que "nous n’avons pas concédé autant de sacrifices et perdu autant de nos combattants pour laisser le Hamas renaître de ses cendres".

 

Messieurs Kerry et Moon auront ainsi la tâche difficile en Israël, ce, d’autant plus que des composantes principales de la coalition, notamment celle de Lieberman et de Bennett, ont annoncé qu’au cas où le gouvernement accepterait un cessez-le-feu qui ne provisionnerait pas le désarmement du Hamas, ils provoqueraient la chute de la majorité actuelle.

 

Une grosse pression s’exerce aussi sur Binyamin Netanyahu en provenance du Caire et de Riad afin qu’il n’interrompe pas l’offensive avant l’écrasement du Hamas.

 

En Turquie, Erdogan a décrété trois jours de deuil national en raison des "massacres" perpétrées par les Israéliens à Gaza.

 

Les seuls alliés qui demeurent au côté de Mashal et d’Hanya sont la Turquie, le Qatar et l’Iran.

 

 

Stratégie du bouclier humain

 

Au fur et à mesure que les combats progressent, il apparaît que le Hamas a utilisé tous les remparts civils présents dans le territoire qu’il contrôle. Les mosquées et les écoles ont servi d’entrepôts de stockage de roquettes et d’armement de tous types ; les rampes de lancement des Katiouchas étaient le plus souvent installées entre deux immeubles d’habitation. 

 

Mais l’usage le plus cynique de la détresse des civils que les dirigeants politiques et militaires de l’organisation islamiste aient réalisé a consisté à dissimuler des postes de commandement et des armes sous les hôpitaux de la ville, notamment celui d’al Aksa et celui de Shifa.

 

 

La dépouille d’un combattant est portée manquante

 

Le corps de l’un des soldats morts durant l’attaque du transport de troupes de Golani dimanche n’a pas pu être récupéré par ses camarades.

 

Sa dépouille pourrait se trouver entre les mains du Mouvement de la Résistance Islamique comme en ont témoigné des images présentées par la chaîne TV qatarie Aljazzera, l’organe de propagande principal du Hamas, et principal soutien des Frères Musulmans dans le monde arabo-musulman.

 

Correctif et confirmation

 

Dans notre Breaking "Rocher Inébranlable : XIVème jour", diffusée hier à 10h30 locales, nous avons diffusé une vidéo montrant l’usage fait par les miliciens islamistes d’ambulances de l’ONU.

 

Comme d’autres media, nous nous sommes trompés, car ces images datent en fait du mois d’août 2006. Nous prions les lecteurs de nous pardonner cet écart.

 

Cependant, les miliciens de Gaza utilisent bel et bien des ambulances pour leurs déplacements, sachant que l’Armée israélienne ne tire pas sur les véhicules de secours, comme en témoigne cette autre vidéo toute récente, dûment vérifiée par nos soins.

 

Ce faisant, c’est le Hamas qui prive les civils de la bande côtière des protections que lui confère la législation internationale. Pour le surplus, ces ambulances affrétées comme transports de troupes ne sont pas disponibles pour les blessés !  

 

 

 
Rocher Inébranlable : XIVème jour (info # 012107/14) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 21 juillet 2014

 

© Metula News Agency

 

Métula, lundi 10h30, 09h30 à Paris

 

 

Double tentative d’infiltration

 

Deux commandos de miliciens islamistes ont franchi par des tunnels ce matin la frontière nord de la bande de Gaza, dans la zone du point de passage d’Erez et du kibboutz Nir Am.

 

Le premier commando, qui comptait cinq éléments, a été repéré et anéanti depuis les airs. Les cinq miliciens sont morts.

 

Le second, fort de 10 miliciens, est parvenu à tirer une grenade antichar sur le véhicule d’une patrouille ; les soldats de Tsahal ont riposté et neutralisé les agresseurs après un bref affrontement.

 

Il y a des blessés dans les rangs israéliens.

 

Les habitants des villages avoisinants sont priés de rester dans leurs domiciles pendant que les militaires fouillent les environs afin de s’assurer que tous les intrus ont effectivement été éliminés.

 

Certaines routes de la région ont été momentanément fermées durant ces recherches

 

 

Combattant-suicide à Shuja’iyya

 

Les combats se sont poursuivis cette nuit dans le quartier de Shuja’iyya, depuis lequel 150 roquettes avaient été lancées sur le centre d’Israël la semaine dernière.

 

La brigade Golani et le commando Egoz (noix) mènent l’offensive dans ce secteur. Vers une heure du matin, un militant bardé d’explosifs a couru en direction des forces israéliennes ; il a été intercepté et s’est désintégré à distance respectable.

 

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Une ambulance ou un transport de troupe ?

 

25 à 27 miliciens ont été mis hors de combat sur ce front pendant les affrontements de la nuit. Il y a des blessés dans les rangs des combattants hébreux ; ceux-ci ont été évacués vers les hôpitaux.

 

A Shuja’iyya et sur le reste du théâtre des opérations, Tsahal a intensifié ses opérations, accentuant la pression sur les miliciens djihadistes, leur infligeant des pertes importantes.

 

Durant ces dernières heures, le Hamas multiplie les actes de désespoir destinés à ralentir la progression israélienne de toutes les manières possibles. Un combattant nous a confié ce matin : "Le Hamas se bat comme un animal blessé".

 

 

Mini-situation

 

Durant la nuit, 53 cibles djihadistes à Gaza ont été frappées.

 

Parmi elles, 2 fabriques d’armes, 6 lanceurs de roquettes souterrains, 5 quartier généraux militaires, ainsi que 5 tunnels utilisés afin d’effectuer des attaques en Israël.

 

16 roquettes ont été lancées depuis Gaza dont 2 ont été interceptées.

 

 

Ambulances de l’ONU pour le transport des miliciens

 

Sur cette vidéo tournée par des Palestiniens, on constate que les miliciens djihadistes utilisent des ambulances de l’ONU surplombées par le drapeau des Nations Unies pour se mouvoir à Shuja’iyya.

 

Les conventions internationales, respectées par l’Armée de Défense d’Israël, interdisent aux belligérants d’ouvrir le feu sur les ambulances. Lors, si elles transportent des combattants, les ambulances envoyées, affrétées et entretenues par l’ONU participent aux combats en protégeant les membres de la milice.

 

Après avoir découvert des bombes du Hamas dans une école de l’UNWRA, cette nouvelle observation pose le problème de la présence de l’ONU à Gaza et de la neutralité de ses employés et de ses délégués.

 

Ban Ki-moon, qui est attendu cette semaine à Jérusalem pour y parler du cessez-le-feu, aura vraisemblablement à répondre à certaines questions sur ces sujets.

 

 

 
L’offensive majeure sur Gaza a commencé (info # 021707/14) Version imprimable
Breaking News !
jeudi, 17 juillet 2014