D'un massacre à l'autre (info # 012108/17) Version imprimable
Analyse
lundi, 21 août 2017

 

Par Raphaël Delpard

 

Faut-il que les dates nous harcèlent ? L'âge venant, la remontée d'événements se fait plus prégnante ; le 5 juillet dernier, me revenait à la mémoire le massacre des Français et des Algériens favorables à la France, le 5 juillet 1962 à Oran. Ces derniers jours, avec l'attentat de Barcelone, ce fut l’un des actes les plus ignobles, commis le 20 août 1955 à El-Halia en Algérie, qui est revenu assaillir mon esprit.

 

Le 20 août 1955, en effet, est une date marquée au fer rouge. Les historiens la comparent au 10 juin 1944, où, dans la campagne limousine, une compagnie de la 2ème division blindée SS Das Reich avait envahi le village d'Oradour-sur-Glane et exterminé la quasi-totalité de la population.

 

La méthode du FLN, aujourd’hui largement réhabilité auprès de la plupart des partis politiques de l’Hexagone, consistait à massacrer autant de Français que possible. L'Aloïs Brunner algérien se nommait Zighout Youssef, il était le commandant de la Wilaya 2 – la région militaire de l'Armée de Libération Nationale (ALN) qui englobait le Nord-Constantinois.

 

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Les civils français alignés à même le sol sur la place du village

 

Youssef entendait provoquer la rupture entre les Européens et les Arabes. La méthode qu’il allait choisir pour y parvenir était bien rôdée et avait fait ses preuves.

 

Il allait acculer les Français afin qu'ils réagissent avec violence. La violence et les photographies qui la montreront seront utilisées comme propagande, et serviront aussi à convaincre les Algériens hésitants à se lancer dans les combats de l'insurrection. La presse internationale, déjà peut soucieuse de la provenance des photos, les utilisera pour illustrer le comportement des Français - des colons – aux dépens de la population algérienne.

 

El-Halia est un petit village situé à un jet de pierre de Philippeville et à trois kilomètres à vol d'oiseau de la mer. Y cohabitent sans problèmes deux mille musulmans et cent trente Français. Les hommes sont tous employés à la mine de pyrite. Il n’existe aucune différence de salaire d'une communauté à l'autre, les avantages sociaux sont analogues pour tous. Les Algériens et les Français vivent les uns à côté des autres, dans des maisons souvent mitoyennes.

 

Youssef a prévu que deux équipes de fellahs (paysans), ivres de propagande antifrançaise, vont opérer au même moment, à midi. Pourquoi cette heure ? Parce qu'il y fait une chaleur d'enfer. Les Européens sont à table, et donc rassemblés dans les maisons.

 

Il est 11 h 30, lorsque quatre bandes encerclent le village. Les agresseurs sont pour la majorité des ouvriers de la mine, armés de pelles, de pioches et de gourdins. Comment Youssef s'y est-il pris pour les convaincre de passer du statut de voisins à celui d'assassins ? L'histoire ne nous le dit pas.

 

Les émeutiers sont discrètement protégés par les soldats du FLN qui sont chargés de surveiller le bon déroulement du massacre ; ils s'enfuiront dès l'arrivée des soldats français.

 

Les hordes algériennes connaissent évidemment chaque famille européenne et chaque maison ; la veille encore, les uns et les autres ont bu ensemble un verre de thé sur le banc, en face des maisons. Ils ont parlé de la mine, des enfants, de football aussi. Une paisible conversation.

 

Les femmes sont occupées à préparer le déjeuner, les enfants jouent dans leur chambre, la chaleur est torride.

 

Les Européens que la meute rencontre sont égorgés sur place. Arrive le camion rentrant de la mine. Il est assailli, le chauffeur a la gorge tranchée. Un deuxième camion se présente, les ouvriers français subissent le même sort que les précédents.

 

Les photographies des scènes d'horreur n'ont jamais été publiées par décence pour les victimes. Que l'on sache cependant que la petite Bernadette Mello, qui n'a que cinq jours, est tronçonnée sur le rebord de la baignoire, sous les yeux de sa mère. Les monstres l'obligent à assister à l'exécution de son bébé. Elle est ensuite violée, puis on lui ouvre le ventre et l'on y replace les morceaux déchiquetés de son enfant.

 

Faustin Mello est surpris. Il se repose dans sa chambre. Il est amputé des bras et des jambes à la hache dans son lit. Dans une autre famille, les tueurs n'épargnent pas une fillette de onze ans ni sa grand-mère, âgée de soixante-seize ans.

 

Les Français se barricadent chez eux, essayant de résister aux assaillants. Les femmes arabes ont rejoint les émeutiers. Elles aussi, comment se sont-elles muées si rapidement de voisines aimables en meurtrières sanguinaires ?

 

Elles poussent de sinistres youyous stridents tout en appellent au djihad (la guerre sainte), tandis que les hommes surexcités sortent les Européens de leurs maisons, les traînent dans la rue, et les tuent à coups de pelles et de pioches. Des familles entières sont ainsi exterminées.

 

Lorsqu’une unité de l'Armée française arrive sur place, les soldats sont pris de nausée découvrant le carnage. Les larmes aux yeux, lèvres closes, grondants de colère, ils alignent les morts qui n'ont plus d’aspect humain sur la place du village.

 

Les parachutistes français se déploient sans attendre dans la région, l'engagement du feu avec les rebelles est rapide et brutal. Apprenant l'horreur d’El-Halia, des civils français se transforment en justiciers et, à leur tour, tuent sans discernement les Algériens qu'ils croisent.

 

Zighout Youssef est heureux. L'objectif qu'il s'était fixé est atteint. Les photographies des musulmans assassinés par les Français vont circuler dans les chancelleries et feront la une de la presse internationale. Pas un seul media n'évoquera le massacre des Français d'El-Halia.

 

Dans vingt ans, ou moins, que restera-t-il de l'attentat de Barcelone, du Bataclan à Paris, de celui de Nice et des autres qui ne vont pas manquer d’être perpétrés prochainement ? La vérité sera-t-elle dite ? Où sera-ce une fois de plus le triomphe de la barbarie et du mensonge ?

 

 
Pourquoi le "peuple palestinien" fut-il inventé (info # 012008/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 20 août 2017

 

Par Guy Millière

 

J’ai publié il y a quelques années un petit livre co-écrit avec David Horowitz, appelé "Comment le peuple palestinien fut inventé". Nous y expliquions la généalogie de l’invention. Nous y insistions sur le but de l’invention, même si cette finalité ne constituait pas le centre du livre. Il me semble plus que jamais nécessaire aujourd’hui d’expliciter et de souligner cet objectif, car il permet de saisir toute la monstruosité de l’invention.

 

Quand le mouvement sioniste a pris forme et consistance, et quand des Juifs sont revenus sur la terre d’Israël à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, on le sait, mais ce doit être répété, il y avait là des Arabes, peu nombreux, sujets de l’empire ottoman à l’époque. Ces Arabes ne demandaient rien de particulier. Ils vivaient de manière misérable. Les Juifs revenant sur les terres d’Israël ont fondé des entreprises et cultivé la terre, créé de la richesse là où il n’y en avait pas. Nul n’aurait appelé ces Arabes “Palestiniens”, pas même eux-mêmes. La notion de “peuple palestinien” n’existait pas.

 

Durant la période précédant la création de l’Etat d’Israël, le terme "Palestinien" était exclusivement réservé aux Juifs de Palestine. Leur sélection nationale de football s’appelait Palestine, leur banque principale [aujourd’hui Banque Léumi] se nommait la Société Anglo-Palestinienne, leur journal principal était le "Palestine Post", devenu le "Jerusalem Post", tous les timbres qu’ils ont émis portaient la mention "Palestine", les quinze "Bataillions de Palestine" formés pas l’Armée britannique en 1940 et qui combattirent durant la Campagne de Grèce en 1941, ne comprenaient évidemment que des Juifs, etc.

 

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Ici le drapeau de la Palestine dans l’édition du Larousse de 1939

 

Lorsque la grande révolte arabe [1936-1939], encouragée par les Britanniques, a éclaté, la promesse a été faite au chérif de La Mecque, en Arabie, qu’un grand territoire arabe proche-oriental retrouverait sa souveraineté. La déclaration Balfour avait été signée quelques années auparavant (1917). Il n’a été question nulle part, ni dans les promesses faites au chérif, ni dans la déclaration Balfour, de la création d’un Etat palestinien, et moins encore d’un “peuple palestinien”. Les Arabes vivant sur la terre d’Israël étaient encore et toujours peu nombreux. Ils ne demandaient encore et toujours rien de particulier. Leur niveau de vie s’était amélioré grâce à la présence juive. Nul ne les aurait, encore et toujours, appelés “Palestiniens”. La notion de “peuple palestinien” n’existait toujours pas.

 

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La réunion de la Ligue Arabe au Caire, en 1964, qui décida de la création de

l’Organisation de Libération de la Palestine

[On reconnaît autour de la table, second à partir de la gauche, Gamal Abdel Nasser, le président égyptien, et, quatrième, le Roi Hussein de Jordanie]

 

Lorsque le redécoupage du Proche-Orient a été réalisé par les Français et les Britanniques, ils ont dessiné l’Irak, la Syrie, le Liban, les frontières de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite et de la Turquie. Un territoire appelé Mandat palestinien a été établi, dont quatre-vingt pour cent ont été attribués au bout de quelques mois à l’un des héritiers de la dynastie chérifienne chassée de La Mecque : c’était la Transjordanie, qui deviendra plus tard la Jordanie. Les Arabes vivant en Transjordanie, puis en Jordanie, ont été gouvernés par une dynastie venue de La Mecque : ils sont devenus Transjordaniens, puis Jordaniens. Nul ne les aurait, toujours et encore, appelés “Palestiniens”. La notion de “peuple palestinien” n’existait toujours pas, non.

 

Les Arabes vivant sous le Mandat palestinien résiduel (amputé de la Transjordanie) ont été placés sous la coupe des Britanniques, censés gérer le Mandat avec pour finalité la création du foyer national juif. Les Arabes en question ont été soumis (avec la bénédiction des Britanniques) à l’influence d’un agitateur islamiste antisémite, Amin al Husseini, qui les a incités à commettre des pogroms et à haïr les Juifs. Leur nombre s’est accru, parce que la richesse créée par les Juifs a fait venir des immigrants arabes des pays voisins, et parce que les Britanniques leur ont ouvert les portes du mandat tandis qu’ils les fermaient aux Juifs. Nul ne les aurait appelés “Palestiniens” toujours et encore. La notion de “peuple palestinien” était toujours totalement absente.

 

Entre 1948, année de la renaissance d’Israël et 1967, des guerres arabes ont été fomentées, dont le seul but consistait à détruire Israël. Une guerre supplémentaire a été dirigée contre Israël en 1973. Aucune de ces guerres n’a été menée au nom du “peuple palestinien”. La notion de “peuple palestinien” était totalement absente en 1948 et en 1967. En 1973, elle était trop récente pour qu’une guerre puisse être conduite en son nom.

 

En 1964, la Ligue Arabe, réunie au Caire, a d’abord créé un mouvement terroriste regroupant plusieurs groupuscules eux-mêmes terroristes, à l’instigation de l’Union Soviétique : l’Organisation de Libération de la Palestine. Ce n’est que trois ans plus tard que l’OLP a commencé à être présentée comme un “mouvement de libération nationale”. La volonté de détruire Israël et d’exterminer les Juifs paraissait plus présentable aux yeux du monde extérieur sous les atours d’un “mouvement de libération nationale”.

 

La notion de “peuple palestinien” est apparue un peu plus tard, début 1970. L’OLP, au départ, devait “libérer” le territoire d’Israël (donc détruire Israël et exterminer les Juifs), sans toucher à la Judée-Samarie, que la Jordanie avait annexée à son territoire, de 1949 à 1967, et qu’elle souhaitait retrouver. L’OLP a tenté de renverser le roi de Jordanie en septembre 1970, en déclenchant l’opération Septembre noir. Cette guerre civile coûta la vie à environ 20 000 personnes.

 

Depuis le début 1970, les Arabes vivant sur la terre d’Israël et en Judée-Samarie se sont vus répéter qu’ils étaient le “peuple palestinien”. Les Arabes ayant quitté Israël en 1948 et qui sont maintenus artificiellement dans des camps dans des pays tels que le Liban, la Jordanie et la Syrie se sont vu répéter la même chose.

 

C’est la première fois dans l’histoire qu’un peuple a été inventé de cette façon et que les membres de ce peuple ont dû apprendre qu’ils étaient membres de ce peuple.

 

Cette invention a donné à ce “peuple” une identité reposant sur une falsification de l’histoire. Des propagandistes palestiniens disent que le peuple palestinien existe depuis longtemps (ils prétendent parfois que les “Palestiniens” sont les descendants des Philistins de l’antiquité), ce qui est historiquement faux.

 

Cette invention a eu pour fin d’occulter l’histoire des Juifs en terre d’Israël. Et des propagandistes “palestiniens” affirment que les Juifs n’ont aucun passé sur les terres d’Israël, ce qui est non seulement totalement faux, mais relève aussi du négationnisme, puisqu’en niant le passé des Juifs sur la terre d’Israël, c’est l’existence du peuple juif lui-même qui se trouve ainsi niée.

 

Cette invention, surtout, a été conçue pour faire du "peuple palestinien fabriqué" une grande arme de destruction massive destinée à annihiler concrètement un autre peuple, puisque l’objectif assigné au “peuple palestinien” est de “libérer” la terre d’Israël en détruisant Israël et en exterminant les Juifs.

 

L’invention du “peuple palestinien” est destinée à accomplir ce que les armées arabes n’ont pu réaliser de 1948 à 1973. C’est la première fois dans l’histoire qu’un peuple a été inventé aux fins de devenir une grande arme de destruction massive destinée à annihiler concrètement un autre peuple.

 

C’est une invention monstrueuse aux dépens d’Israël et du peuple juif. C’est aussi une invention monstrueuse à l’encontre des Arabes dont on fait le “peuple palestinien”, car transformer des êtres humains en armes de destruction par fanatisation consiste à en faire délibérément des monstres sacrificiels destinés à finir dans un bain de sang.

 

Cette invention est dès lors un double crime contre l’humanité : l’un est commis contre le peuple juif, l’autre contre les Arabes dont on a fait le “peuple palestinien”.

 

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Bruxelles-Métula du 18 août 2017 (011808/17) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 18 août 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca  https://youtu.be/G9JB-xkZrng (Youtube).

 

Au sommaire :

 

1.      La poursuite des attentats en Europe ainsi que l’affinement du mode opératoire des terroristes islamiques démontre l’échec de la stratégie occidentale en matière de lutte contre le terrorisme. La décision opérationnelle des Européens et des Américains, il y a environ trois ans, fut de détruire DAESH en Syrie et en Irak. Leur évaluation consistait à penser que les décisions en matière de terrorisme sur le sol européen se prenaient à Mossoul et à Raqqa, ce qui participait d’une erreur d’appréciation fondamentale.

 

Aujourd’hui, Mossoul n’est plus aux mains de DAESH et Raqqa est sur le point de tomber également mais les attentats sur le sol européen se perpétuent et se perfectionnent. Cela démontre ce que la Ména affirme depuis toujours : on a affaire à une nébuleuse terroriste et non à une organisation pyramidale ; DAESH est une image générique de cette nébuleuse, mais les décisions de frapper se prennent localement, au niveau des cellules terroristes islamiques déjà présentes sur le sol européen. Les exécutants – et également les chefs et les stratèges - se recrutent localement parmi la population musulmane issue de l’immigration, qui présente un réservoir quasi-inépuisable de volontaires pour mener ces actions. Et qui connaît parfaitement les spécificités et l’importance des sites visés, ce qui ne saurait être le cas des chefs djihadistes en Syrie et en Irak.

 

Les experts occidentaux se sont totalement fourvoyés dans leur identification du risque et, partant, dans le choix des moyens pour protéger les populations européennes. Ils pensaient qu’en détruisant DAESH au Proche-Orient, le risque terroriste disparaîtrait ou, à tout le moins, se réduirait sensiblement, or on constate que ce n’est pas le cas.

 

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Le prix d’une erreur

 

L’ennemi se situe en Europe parmi la population musulmane, c’est un fait politiquement incorrect et délicat, mais cela reste un fait. L’unique solution pour réduire le risque terroriste islamique consiste à contrôler les populations immigrées, à connaître chaque famille, à savoir ce qui se passe dans chaque maison. Les experts occidentaux se sont trompés de guerre.

 

De plus, en Syrie et en Irak, leur action fait plus de mal que de bien, en rompant l’équilibre fragile entre sunnites et chiites. Les politiciens européens et américains ont réagi à l’horreur des images de télévisions, pas à la menace réelle.

 

Chaque territoire libéré par la coalition internationale en Irak et en Syrie est immédiatement convoité et souvent conquis par l’Iran et ses supplétifs. Or l’Iran est largement plus dangereux pour les pays civilisés que DAESH, parce que beaucoup plus puissant et à l’abri des frappes militaires. Et l’Iran et ses portes-flingues chiites utilisent les mêmes méthodes inhumaines que les extrémistes sunnites, à la différence qu’ils ne diffusent pas les images de leur barbarie.

 

L’Irak, à l’exception de la région indépendante kurde et de certains bastions sunnites sans importance stratégique est déjà passé sous influence iranienne.

 

En résumé : en se trompant de guerre et donc de cible, les Occidentaux sèment les graines d’un conflit avec l’Iran qui sera autrement plus compliqué que l’éradication de l’Etat Islamique, en plus de n’avoir absolument pas contribué à l’éradication du terrorisme sunnite dans leurs pays.

 

Au contraire, en s’attaquant uniquement à des cibles sunnites au Moyen-Orient, les Occidentaux ont augmenté la haine des musulmans – tous sunnites – qui vivent en Europe. Si les gouvernements cachent ces faits, lesdits musulmans les ressentent fortement, et cela attise leur détestation des chrétiens auprès desquels ils vivent et dont ils haïssent les valeurs.

 

Du point de vue tactique, il ne reste plus qu’à quadriller la population immigrée afin d’identifier les éléments prêts à passer à l’action avant qu’ils n’agissent. Au Moyen-Orient, il convient de cesser, après la prise de Raqqa, la chasse aux extrémistes sunnites qui ont pratiquement cessé de présenter une menace. Du point de vue stratégique, il convient désormais de s’occuper de stopper la progression chiite, à la fois par la dissuasion et par l’action militaire.

 

Tout ce déchet aurait pu être dix fois atténué si, il y a trois ans, les Occidentaux s’étaient simplement attelés à couper le cordon ombilical qui reliait la Turquie à l’Etat islamique. C’était une affaire de deux semaines d’intervention en Syrie, sans devoir toucher à la Turquie et à son armée, en aidant les Kurdes à réaliser la continuité du Rojava.

 

La politique consistant à ménager le dictateur Erdogan, les estimations erronées de la situation et des risques par les responsables politiques européens, et les étranges priorités de Barack Obama, ont conduit au désastre que nous connaissons actuellement et qui ne va qu’empirer.

 

En Europe, le désir de ne pas offenser les minorités musulmanes immigrées, en corrélation avec l’exacerbation de leurs sentiments et leurs convictions philosophiques, religieuses et politiques, ont mené à une menace terroriste actuellement incontrôlable.

 

Si les réajustements ne sont pas effectués en urgence, les attaques terroristes en Europe vont augmenter et devenir encore plus efficaces, et le Moyen-Orient va connaître un embrasement généralisé sans commune mesure avec le problème causé par l’Etat Islamique.

 

Car en matière d’évaluation stratégique, plus encore que dans les autres domaines, nul n’a le privilège de toujours se tromper.

 

2.      Les victories en football d’Hapoël Beersheva en Ligue des Champions face au champion de Slovénie, et du Maccabi Tel-Aviv, contre les Autrichiens d’Altach, en Ligue Europa.

 

 
Beersheva – Maribor : les Chameaux remportent la première manche (info # 011708/17) Version imprimable
Sport
mercredi, 16 août 2017

 

Par Ilan Tsadik

 

Barrage aller, ce mercredi, pour l’accession à la phase des groupes de la Ligue des Champions : Beersheva 2 – Maribor 1, au stade Turner de Beersheva, devant 16 000 spectateurs, où il ne restait pas un strapontin de libre.

 

Hapoël Beersheva est une meilleure équipe que Maribor la slovène, qu’il a battue ce soir dans la capitale du Néguev. Ceci dit, ce succès amplement mérité, sur la marque de deux buts à un, ne garantit pas une marge de confiance suffisante en vue du match retour mardi prochain.

 

Grand match et grand spectacle, ce soir à Beersheva. Tout avait pourtant mal commencé : après une période de domination initiale des Chameaux, une erreur grossière du défenseur Shir Tsedek permettait au vieux loup de mer brésilien (33 ans) Marcos Tavares de geler l’ambiance en trompant le gardien Gay Khaïmov.

 

But pour les visiteurs, qui vaut son pesant d’or parce qu’obtenu à l’extérieur. Ca s’est passé à la 10ème minute, mais on n’a pas eu le temps de se lamenter, car à peine deux minutes plus tard, Anthony Nwakaeme, l’un des deux chameaux nigérians, reprenait de volée le mauvais renvoi d’un défenseur slovène. D’une distance de 23 mètres, le meilleur joueur sur le terrain inscrivait le plus beau but de toute la phase des play-offs de la compétition européenne.

 

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Nwakaeme, le meilleur argument de Beersheva en vue de la Champions League

 

Une si belle réussite qu’elle a choqué tous les spectateurs et les millions de téléspectateurs pendant un long moment. Un shoot comme celui-ci est de ceux qui font la grandeur du football. Qui font qu’on l’aime et qu’il est le sport-roi.

 

Ensuite ? Maribor ne s’est pas ménagé une seule occasion sérieuse durant toute la rencontre, à l’exception de quelques tirs pris de l’extérieur des 16 mètres, qui n’avaient pas de quoi surprendre Khaïmov.

 

Mais il ne faut pas s’y tromper : cette équipe, qui compte dans ses rangs le demi israélien anonyme Marwan Kakhba, ne manque pas d’atouts dans son jeu. Elle ne fait certes pas dans le foot-Champagne mais elle est tactiquement très disciplinée, positivement agressive, et ne perd pas la tête lorsqu’elle est acculée.     

 

En face, Hapoël a livré une solide prestation. Il a généralement présenté un jeu diversifié, plaisant et rapide, et s’est ménagé quatre ou cinq occasions assez nettes d’aggraver le score et de se mettre à l’abri en vue du déplacement de la semaine prochaine.

 

Les joueurs du désert se sont vus récompenser de leur domination lors des arrêts de jeu en fin de première période, lorsque Blaž Vrhovec s’aidait des mains pour arrêter le capitaine Maor Melikson dans sa surface de réparation. Lequel Melikson venait d’hériter d’un une-deux avec Nwakaeme.

 

On sait que les Chameaux n’excellent pas dans la transformation des penaltys, mais Shir Tsedek avait à cœur de réparer sa bévue du début de partie et il expédiait un boulet de canon imparable dans les filets de l’excellent portier Jasmin Handanović.

 

En deuxième mi-temps, la pression des footballeurs locaux se poursuivait, mais la déesse Réussite ne leur permettait pas d’augmenter leur avantage. Une fois de plus, nous avons observé le manque de condition physique des Chameaux – je sais, c’est un contre-sens -, dont le niveau de jeu baissait toutefois d’un cran.

 

Pour voir leur endurance s’améliorer, il faudra décidément attendre que le championnat reprenne. Ce sera chose faite samedi, lorsqu’ils recevront pour le premier match de la saison le néo-promu Nataniya. Ce sera toutefois un peu tard avant de disputer le match retour à Maribor, la rencontre la plus importance dans l’histoire du club du Néguev, puisqu’il pourrait lui ouvrir pour la première fois les portes de la Champions League.

 

Heureusement pour les "ouvriers" [Hapoël] de Beersheva, leurs adversaires n’étaient pas plus frais qu’eux en fin de partie, qu’ils ont également terminée sur les rotules.

 

Autre point faible des Hébreux : leur incapacité à tirer des coups de coin dangereux. 6 corners à 1 pour les visiteurs, mais tant Maharan Radi que Melikson qui les ont bottés ne maîtrisent pas cet exercice et c’est regrettable.  

 

Radi, qui s’est de plus blessé à la 84ème minute, et qui a dû abandonner son poste. Il vient rejoindre à l’infirmerie le Portugais Miguel Vitor, le boss de la défense, qui s’est déchiré les ligaments du genou la semaine dernière et qui sera indisponible durant plusieurs mois, à l’instar de l’attaquant Ben Sahar, ex-Auxerre, qui s’est démis l’épaule.

 

Le coach Barak Bakhar a introduit en cours de match ses deux gros transferts, l’attaquant tchèque Tomáš Pekhart, et le milieu offensif espagnol qui a porté les couleurs de Barcelone, Isaac Cuenca. Le premier s’est montré trop timide et a manqué de tranchant. Le second, qui n’a eu que dix minutes pour s’exprimer, s’est révélé quelque peu rouillé après une longue absence des terrains pour cause de blessures.

 

Les deux ne peuvent que reprendre confiance et progresser. Particulièrement Cuenca, qui laisse entrevoir un très élégant toucher de ballon. A Maribor ils seront rejoints par Michaël Ohana, qui était suspendu pour avoir écopé de deux cartons jaunes, et par Hatem Abed Elkhamed, qui vient d’être acheté à prix d’or et au pied levé au F.C Ashdod afin de remplacer la perte de Miguel Vitor.   

 

Voilà. Les Chameaux se trouvent désormais à 90 minutes du paradis. En cas de partage de l’enjeu ou de victoire sur quelque score que ce soit, on verra Messi, Ronaldo et Neymar à Turner. Pour cela, ils vont donner tout ce qu’ils ont dans les tripes en Slovénie. Mais attention : les joueurs de Maribor ne sont pas des "joyeux campeurs" et ils s’apprêtent à vendre chèrement leur peau. Et 2 à1 est un avantage fragile. Cela promet une sacrée bagarre mardi prochain.

 

 
Macron perd pied (info # 011408/17) Version imprimable
Analyse
lundi, 14 août 2017

 

Par Amram Castellion

 

On n’avait pas vu cela depuis plus de vingt ans. Après avoir maintenu un taux de popularité supérieur à 60% pendant le premier mois qui a suivi son entrée en fonctions, avec un maximum de 64% d’opinions favorables au moment des élections législatives de juin, le Président Macron, dans les deux mois d’été qui ont suivi, a vu réduire de près de moitié la proportion de ses concitoyens qui jugent favorablement son action. Selon le dernier sondage YouGov du 10 août dernier, le pourcentage d’opinions favorables se limite désormais à 36%, soit une baisse de 28 points en deux mois. Si ce rythme se poursuivait, le président atteindrait une popularité négative le 27 octobre prochain.

 

Cette rapide chute de popularité est d’autant plus remarquable qu’elle ne peut pas être mise sur le compte de l’action présidentielle, qui a à peine commencé à produire ses effets. La seule loi réformatrice votée à ce jour a porté sur la moralisation de la vie publique : limitation des possibilités offertes aux élus de la nation d’avoir une activité de consultant en parallèle, sanction d’inéligibilité des élus condamnés pour fraude fiscale, et interdiction d’employer des membres de leur famille. Cette loi – probablement une bonne chose au total – ne porte pas sur des sujets qui intéressent les Français au point de pouvoir faire s’effondrer une cote de popularité.

 

Il ne semble pas non plus vraisemblable que la baisse de la popularité du président soit liée aux réformes qui n’ont pas encore été mises en œuvre, mais que l’on annonce pour la rentrée. Ces réformes devraient inclure une modification du droit au travail : sous réserve des consultations en cours, on nous annonce un plafonnement des indemnités prud’homales, une plus grande compétence donnée aux négociations de branches, des ajustements des conditions de licenciement ainsi que des contrats de travail particuliers.

 

Ensuite, le gouvernement devrait procéder à une réforme fiscale qui réduira les cotisations sociales et augmentera la CSG [la contribution sociale généralisée], faisant passer une part accrue du fardeau fiscal des actifs vers les inactifs. Une réforme, moins bien définie pour l’instant, de l’assurance chômage devrait suivre : le candidat Macron avait annoncé l’attribution d’allocations chômage aux démissionnaires, mais il est à peu près certain que, si une réforme se fait, elle ne pourra pas se limiter à cette mesure coûteuse dans la situation budgétaire catastrophique que connaît actuellement la France.

 

Rien de tout cela – qu’on peut discuter, mais qui ne présente aucun scandale et ne manque pas de bon sens – ne peut expliquer une liquéfaction aussi spectaculaire de la popularité présidentielle. On ne peut même pas accuser la situation économique d’être responsable de la chute : celle-ci, au contraire, s’améliore plutôt. L’économie française devrait voir cette année sa meilleure croissance depuis 5 ans (même si cela ne fera encore qu’1,6%) ; l’investissement des entreprises devrait augmenter d’environ 3% pour la deuxième année consécutive ; le chômage, encore bien plus élevé que la moyenne européenne, évolue lentement vers la baisse et pourrait descendre à 9,4% en fin d’année (source : INSEE).

 

Pour comprendre la chute de popularité du président, le mieux est de revenir sur un thème que Macron lui-même a souvent répété pendant sa campagne : l’important n’est pas le programme (ou, selon les termes même de l’élu : « on se fout du programme ») mais la rencontre historique entre un homme et une nation. C’est cette rencontre historique qui est en train d’échouer. La principale raison est que la grande majorité de la nation est désormais convaincue que l’homme n’est pas à la hauteur.

 

Le premier indice de l’échec du projet macronien de se transformer en figure historique figure dans la liste même des réformes lancées ou envisagées, que j’ai présentées plus haut. Leur présentation n’a-t-elle pas suscité chez nos lecteurs quelques secondes d’ennui ? Si oui, il n’y a rien de surprenant. Les réformes Macron constituent un projet respectable, mais bien modeste à l’échelle des difficultés de la France.

 

Cela ne signifie pas que ces réformes soient mauvaises ; mais il est manifeste que le programme de travail de Macron est celui d’un honnête réformateur, qui modifiera à la marge les institutions et le droit existant en espérant les faire fonctionner mieux.

 

Il n’y a rien de mal à cela. Mais l’image désormais donnée par le nouveau président devient, du même coup, entièrement contradictoire avec celle qu’il essayait de projeter avant et juste après son élection. Il aimait alors à se faire comparer par ses proches à Napoléon ou De Gaulle, et faisait dire qu’il représentait une rupture historique, non seulement à l’échelle de la France, mais à celle du monde. Parfois, dans des moments d’entraînement attendrissants, les macroniens et Macron lui-même osaient la comparaison avec les divinités de différents panthéons, Jésus ou Jupiter.

 

Sans revenir sur ces dernières comparaisons (nous avons tous nos moments de faiblesse et d’irrationalité), les deux premières auraient exigé que Macron, une fois élu, s’engage sur un projet de modification complète des institutions et de la gouvernance de la France, comme l’ont fait en leur temps l’empereur et le général. Lorsque le président a annoncé qu’il réformerait le droit du travail, on pouvait encore espérer des réformes fondamentales, comme une liberté presque complète de recrutement et de licenciement ou la création d’un contrat de travail unique.

 

Mais il est désormais clair que les réformes en profondeur ne sont, dans aucun domaine, ce qui attend la France sous Macron. La contradiction flagrante entre le grandiose des promesses et la modestie des projets a fait bien plus que toute mesure, prise ou annoncée, pour réduire la figure du président. Elle répand aussi le sentiment, que certains d’entre nous avaient déjà exprimé, que la fumée des références historiques macroniennes venait moins d’une appréciation objective de sa propre valeur que d’un délire narcissique incontrôlé.

 

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Je suis un personnage historique, brillant et moderne ! C’est un ordre !

 

Sur fond de cette contradiction fondamentale entre une communication grandiose et un projet de gouvernement fait de réformes honnêtes et modestes, Macron a révélé en de multiples autres manières les limites de sa personnalité.

 

Lui qui voulait se présenter comme un visionnaire, résolu à mettre en œuvre un programme courageux, a multiplié les hésitations et les reculs face à la moindre résistance devant les annonces de réforme. Après 100 jours de pouvoir, le président a déjà reculé sur le toilettage de l’aide publique au logement, la création d’un statut de la Première dame, l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives, l’interdiction de toute activité de consultant pour les élus, l’augmentation du budget des armées et la diminution du budget des armées. Il a, il est vrai, tenu bon sur deux importantes mesures fiscales (la réforme de la taxe d’habitation et de l’impôt sur la fortune), mais après un aller-retour très visible, qui n’a pas laissé l’impression d’une grande résolution. Derrière l’image du dirigeant déterminé, les Français ont vu réapparaître le jeune homme décrit par ses anciens camarades interrogés par la Ména : assoiffé d’approbation, voulant continuellement plaire à tous et en tout temps, rendu par là même incapable d’avoir une approche cohérente face à quelque question que ce soit.

 

Lui, qui se faisait volontiers décrire par sa clique comme un génie de la communication, n’a pas pu supporter l’hostilité croissante de la presse et a choisi de se retrancher dans un Elysée mieux fortifié que les bunkers du Hezbollah qui font face à Métula. Impasse sur l’interview traditionnelle en direct du 14 juillet, jugée trop dangereuse pour la précieuse image présidentielle ; contrôle sourcilleux de l’identité de chaque journaliste admis devant l’auguste présence ; présence de plus en plus discrète sur les réseaux sociaux : la paranoïa a remplacé l’empathie, les querelles de bas étage entre journalistes et équipe de communication (ainsi qu’au sein même de cette équipe) ont remplacé la promesse de construire une relation constructive.

 

Lui dont la jeunesse et la modernité semblaient annoncer un mode de gouvernance fait d’échanges ouverts à tous, s’est crispé dans la verticalité la plus désuète et dans des trépignements d’autoritarisme dont il est difficile de dire s’ils semblaient plus séniles ou plus infantiles. Lorsque l’ancien chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a vu fuiter les déclarations confidentielles qu’il avait faites devant une commission parlementaire sur la situation budgétaire des forces, la réaction du président – le spectacle d’un gringalet de 39 ans disant publiquement à un ancien combattant universellement respecté du Kosovo, d’Afghanistan, du Mali et d’Irak « Je suis votre chef et je n’ai besoin ni de vos pressions ni de vos commentaires » – était si évidemment déplacé qu’elle suffit, à elle seule, à expliquer une partie importante de sa baisse de popularité.

 

Lui dont la venue annonçait une rupture face à des méthodes politiques vieillies, qui avaient failli à la tâche de résoudre les problèmes essentiels des Français, continue à refuser systématiquement de voir ce qu’est devenue la principale angoisse du pays : son inquiétude identitaire face à une population installée dans son sein mais hostile à son histoire, à ses valeurs et, sur le long terme, à sa survie. Il continue, délibérément, sourd à tous ceux qui essaient de lui faire rapport sur ce défi historique, à prôner davantage d’ouverture culturelle, davantage d’entrées, davantage d’accommodements. Sa position personnelle semble, sur ce sujet essentiel, délibérément hostile à une opinion publique pour laquelle il n’a probablement pas un grand respect.


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Les idiots utiles au service de la cause palestinienne (info # 011308/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 13 août 2017

 

Par Guy Millière

 

Il est des jours où, après avoir lu un article, je me dis qu’il vaut mieux avoir lu ce que j’ai lu qu’être aveugle. Aujourd’hui est l’un de ces jours.

 

Un article publié dans le journal israélien Yedioth Aharonoth portait un titre qui aurait pu m’amuser s’il n’était, en fait, très triste, et porteur d’une indication concernant l’immense niaiserie de son auteur. Un certain Ronni Shaked qui, puisqu’il fait précéder son nom de la mention Dr., doit être docteur en quelque chose.

 

Le titre de l’article était “Israel is going to miss Mahmoud Abbas” (Mahmoud Abbas va manquer à Israël).

 

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Ronni Shaked est l’analyste principal du quotidien Yedioth Aharonoth pour

les affaires palestiniennes. Ce quotidien est généralement considéré comme hostile

au Premier ministre Binyamin Netanyahu. Shaked est également coordinateur

 de recherche à l’institut Harry S. Truman pour l’avancement de la paix

 

Que Mahmoud Abbas, lorsqu’il aura rejoint son maitre en mensonge et en terrorisme, le criminel appelé Yasser Arafat, puisse manquer aux terroristes, aux antisémites, aux ennemis des droits de l’être humain sur la planète entière me parait très concevable.

 

Qu’il puisse, le moment venu, manquer à quelques politiciens cyniques vendus au monde arabe musulman, comme il s’en rencontre tant en Europe, me parait très envisageable aussi : par son recours au mensonge, Mahmoud Abbas leur permettait de fréquenter un négationniste assoiffé de sang juif tout en leur offrant l’opportunité de paraitre fréquentables.

 

Que Mahmoud Abbas puisse manquer à quelques personnes de gauche en Israël, qui pensent encore qu’il aurait pu être un partenaire pour la paix me parait possible : je sais vers quel abrutissement délétère les idées de gauche peuvent parfois conduire.

 

Mais que Mahmoud Abbas puisse manquer à Israël !

 

Pour écrire cela, il faut non seulement être de gauche et déconnecté. Il faut, en supplément, être d’une arrogance infinie.

 

L’argument principal de Ronni Shaked est que les successeurs potentiels de Mahmoud Abbas seront plus radicaux et plus violents que lui, autrement dit, sur une longueur d’onde qui sera celle du Hamas ou du Djihad Islamique “palestiniens”.

 

Un argument qui dissimule à peine une critique de la droite israélienne, qui n’en aurait pas fait assez pour que la paix advienne avec Mahmoud Abbas et aurait, dès lors, créé une situation dangereuse qui fait que sous les successeurs de Mahmoud Abbas, la situation d’Israël sera bien plus difficile.

 

Puisque des arguments de ce genre trainent en divers lieux où se rencontre la gauche israélienne, je ne suis pas étonné que la population israélienne ait la sagesse de laisser la gauche israélienne dans l’opposition, en compagnie des partis arabes. Confier la gestion d’un pays qui n’est pas confronté à des risques existentiels élevés à des gens qui semblent vivre dans une réalité parallèle a toujours de sombres conséquences. Faire la même chose dans un pays confronté à de tels risques serait strictement insensé.

 

J’analyse souvent les raisonnements de gauche, et je les critique, ce qui n’est pas très difficile, puisqu’ils sont toujours irrationnels, mais je n’arrive, passé un certain point de réflexion, pas à les comprendre.

 

Lorsqu’ils prennent les apparences d’intentions généreuses, je me dis qu’ils relèvent d’une générosité dévoyée. Lorsqu’ils relèvent d’une cécité forcenée qui peut conduire à la mort, ils ont une dimension qui m’échappe complètement. Je constate la cécité forcenée. Je ne la comprends pas, non.

 

Et s’il m’arrive de me dire qu’elle est fondée sur une volonté suicidaire, je me dis alors que quelqu’un qui veut se suicider tout seul est dans son droit : sa vie lui appartient. Je me dis aussi que si ce quelqu’un veut entrainer dans son suicide une société entière, il franchit une ligne rouge qui ne doit pas être franchie.

 

Que des gens de la gauche israélienne n’aient pas encore compris, après tant d’années, que Mahmoud Abbas, comme Yasser Arafat avant lui, n’a cessé d’être aussi radical et aussi violent que les pires ennemis djihadistes d’Israël, mais a utilisé une tactique tortueuse de double et de triple discours qui lui a permis de gagner du terrain diplomatiquement sur la planète entière, tout en continuant à soutenir et financer les assassinats de Juifs et l’appétit génocidaire d’une population fanatisée, est bien davantage que consternant.

 

Que ces mêmes personnes n’aient pas encore compris que si des gens plus violents et plus radicaux que Mahmoud Abbas lui succèdent, cela ne changera strictement rien au soutien et au financement des assassinats de Juifs et de l’appétit génocidaire d’une population fanatisée, mais rendra simplement la fréquentation des successeurs de Mahmoud Abbas par des dirigeants occidentaux plus difficile, et permettra plus aisément d’exiger de ceux-ci qu’ils cessent de financer l’Autorité Palestinienne, est affligeant.

 

Et que des gens de la gauche israélienne puissent encore penser que la droite israélienne n’en a pas fait assez pour que la paix vienne, implique de se demander s’ils ont passé les vingt-cinq dernières années dans un état de coma dépassé.

 

La gauche israélienne a permis la création de l’Autorité Palestinienne, une entité terroriste aux buts génocidaires sur le flanc d’Israël. Et il en a résulté une vague d’attentats terroristes atroces qui n’ont pas du tout ressemblé à la paix, et qui n’a pu être freinée qu’avec la construction de la barrière de sécurité.

 

La droite israélienne a tenté de stabiliser la situation et de préserver un statu quo, enfermée dans le piège que constituent les accords d’Oslo, le processus de guerre qui a suivi la création de l’entité terroriste susdite. La droite israélienne n’a pas même osé donner à Israël les moyens de dépasser le statu quo et de gagner, en utilisant des moyens tels que ceux exposés par Daniel Pipes dans un article récent “A New Strategy for Israeli Victory”, (in Commentary, décembre 2016) [Une nouvelle stratégie pour Israël : la victoire]. La gauche israélienne a placé Israël dans une situation plus âpre et plus complexe, qui a couté la vie à de trop nombreux Israéliens. Elle a des morts sur la conscience.

 

Et des hommes tels que Ronni Shaked n’ont toujours rien compris. Ils ne connaissent semble-il pas l’histoire de la “cause palestinienne”, celle de l’OLP devenue Autorité Palestinienne, celle des moyens tactiques utilisés par Mahmoud Abbas, celle de l’invention du “peuple palestinien” par les services soviétiques. Et, puisque l’Union Soviétique a disparu, celle de l’islam, qui est désormais au cœur de la question “palestinienne”, et pour lequel tout territoire conquis par l’islam doit rester irréversiblement musulman.


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Syrie : Russes, Américains et Israéliens se consultent à Amman (info # 011008/17) Version imprimable
Analyse
jeudi, 10 août 2017

 

Par Jean Tsadik

 

Avec Fayçal Hache à Amman

 

De nombreuses discussions secrètes se sont tenues à Amman et dans des capitales européennes en juin et juillet derniers entre des délégations américaine, russe et israélienne à propos de la Syrie. Les entretiens avaient pour but l’instauration de "zones de sécurité" à proximité des frontières syro-israélienne et syro-jordanienne.

 

La délégation U.S était conduite par Messieurs Michael Ratney et Brett McGurk, les envoyés spéciaux du Président Trump pour la Syrie. Celle de Russie, par leur homologue Alexander Lavrentiev.

 

Quant à Israël, il était représenté par des hauts responsables de l’Armée, des services de renseignement, et des ministères des Affaires Etrangères et de la Défense.

 

Un différend majeur a émaillé ces entretiens, opposant les Russes et les Américains, d’une part, aux Israéliens, qui représentaient également le point de vue des Etats arabes sunnites lors des discussions. A quelques reprises, des diplomates jordaniens ont rejoint les pourparlers afin d’entériner ce fait et de soutenir la position israélienne.

 

Le principal point de discorde concerne la volonté de Moscou et Washington de considérer les "zones de sécurité" dans le sud de la Syrie comme des moyens pratiques et tactiques pour stabiliser la situation, combattre l’Etat Islamique, et mettre graduellement fin à la guerre civile qui ravage ce pays depuis maintenant six ans. 

 

De l’avis de Jérusalem et de ses alliés arabes, la question principale est d’ordre stratégique. Pour les Israéliens, tout accord initial ou partiel doit impérativement s’inscrire dans la perspective d’un règlement global et définitif du conflit. Spécifiquement, pour l’alliance Israël-Etats arabes, la question n’est pas "comment tenir les Iraniens et leurs alliés du Hezbollah, du Régiment du Golan et des milices chiites à l’écart des zones de sécurité", mais de s’assurer qu’ils quittent complètement la Syrie. Et encore, à en croire les Israéliens et les Arabes, les Iraniens et leurs supplétifs devraient être exclus de Syrie à ce stade de l’instauration des premières mesures concrètes pour arrêter la Guerre Civile.

 

Pour Israël et les sunnites, si on laisse aux Iraniens la possibilité de se maintenir en Syrie, ils en feront une base de missiles pointés sur l’Etat hébreu, la Jordanie et le monde arabe. Leur installation en Syrie modifierait de surcroît le fragile équilibre entre les communautés autochtones sunnites et chiites, et affecterait la stabilité des pays avoisinants et de toute la région.

 

Les Israéliens et leurs nouveaux alliés ont été surpris et déçus, le 8 juillet dernier, en prenant connaissance des termes de l’accord de cessez-le-feu pour le sud de la Syrie conclu entre la Russie et les Etats-Unis. Ceux-ci ne tenaient aucun compte de la documentation remise aux participants par les émissaires de Jérusalem, non plus que des requêtes réitérées à chaque occasion.

 

Ledit accord ne mentionne pas même l’Iran et le Hezbollah, se contentant d’affirmer, dans la généralité, que les éléments armés d’origine étrangère ne doivent pas être autorisés à pénétrer dans les "zones de désescalade" ou "zones de sécurité".

 

Sous la pression de la Russie, face à des Américains étrangement apathiques, l’accord ne fait non plus aucune référence à la présence et aux activités de l’Iran dans le reste de la Syrie.

 

Depuis le début de l’application de l’accord, les équipes de reporters de la Ména ont aperçu des éléments de la "police" russe dans le secteur de Kouneitra. Ils ont été repérés grâce à leurs Jeeps caractéristiques, et nous les avons vus s’aventurer en zone dangereuse, pratiquement entre les belligérants, alors que les tirs entre forces rebelles et gouvernementales n’ont pas cessé.

 

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Golan : les Russes sont là

 

Il est évident que la présence des militaires russes rend délicates les diverses actions de Tsahal dans la région syrienne limitrophe, notamment contre la ville de Khan Arnabeh (à 4km de la frontière israélienne), qui abrite le quartier général du Régiment du Golan (arab.: Fouj al-Joulan). Or cette organisation, qui rassemble des officiers iraniens, des miliciens chiites libanais et quelques Druzes syriens progouvernementaux, est considérée par le commandement de Tsahal, malgré sa petite taille, comme la principale menace contre les ressortissants israéliens dans le Golan.

 

La semaine dernière, c’est précisément entre Khan Arnabeh et la frontière israélienne que la Ména a repéré des Russes en patrouille.

 

Leur présence, tout le long de la frontière entre la Syrie, d’une part, et Israël et la Jordanie, de l’autre, augmente la visibilité de l’aide humanitaire et tactique que l’Etat hébreu, mais aussi les pays européens et arabes, fournissent aux diverses organisations d’opposition qui combattent le régime de Bashar al Assad.

 

Pour ne rien arranger, la seule présence des quelques centaines de policiers-militaires de Poutine à l’intérieur de la zone de sécurité du Golan syrien et à proximité de la province de Deraa, condamne dans les faits les préparatifs de l’offensive rebelle que nous avions évoquée dans ces colonnes, avec le soutien des mêmes Etats. Ladite offensive avait pour objectif de rejeter les gouvernementaux, mais surtout les Iraniens et le Hezbollah, loin du plateau du Golan, d’Israël et des pays arabes. 

 

Ici, personne n’est dupe : Vladimir Poutine vient de réaliser un coup magistral et à moindre coût pour le maintien de la famille al Assad et de son clan au pouvoir en Syrie. Sans l’appui des avions russes et des milliers de morts qu’ils ont causés, il y a longtemps que les Alaouites auraient été submergés.

 

On assiste donc à l’intervention d’un belligérant majeur – celui qui a modifié les rapports de force de la Guerre Civile – au titre de gendarme de la paix. Et l’on oublie, du même coup, qu’avec les Iraniens, les Russes sont les intervenants en Syrie dont la présence est la moins légitime. L’intervention de l’armée de Poutine a fait passer au second plan son invasion de la Crimée et de l’est de l’Ukraine.

 

Personne, notamment à l’AFP, n’aurait l’idée de mentionner qu’il s’agit de "territoires occupés", chaque fois qu’il en est fait mention, alors que leur statut, contrairement à la Cisjordanie et à Jérusalem, ne fait pas l’ombre d’un doute.

 

Cette normalisation, à caractère éminemment discriminante et partant antisémite lorsqu’elle provient de l’Agence France Presse, de même que les autres bénéfices stratégiques retirés par Poutine à l’occasion de l’imposition des "zones de désescalade", n’auraient pas pu se faire sans le feu vert de Donald Trump.

 

Un Okay, totalement incompréhensible sur le plan politique, contraire aux intérêts U.S. du point de vue stratégique, et contre-productif au niveau tactique, qui laisse un vilain arrière-goût de corruption et de chantage. Car, hormis si le président américain est tenu à la gorge par Poutine au sujet d’un coup de main de Moscou qu’il aurait reçu pour parvenir à la Maison Blanche, à Métula, ce comportement nous paraît inintelligible.

 

L’accord russo-américain, qui laisse les Iraniens et le Hezbollah libres de leurs mouvements en Syrie, a évidemment suscité une opposition en règle dans l’Etat hébreu. Le Premier ministre Binyamin Netanyahu donnant pour la première fois publiquement de la voix contre une décision prise par son "grand ami" Donald Trump. Lequel refuse de répondre au téléphone pour parler de cet accord, abandonnant la tâche à ses subalternes qui ne se montrent guère convaincants.   

 

Reste que pour Israël et le monde arabe, ce "très mauvais" accord touche un sujet hypersensible – probablement le plus important de tous – et n’a ainsi aucune chance de passer par pertes et profits. Avec Fayçal Hache en Jordanie, en contact permanent avec les dirigeants arabes, et qui fut le premier informateur, il y a plus de dix ans maintenant, à faire état de contacts israélo-saoudiens réguliers à Amman, nous sommes d’accord pour affirmer que le degré de confiance dont jouira Trump dans la région dépendra de son opposition à accepter une quelconque influence iranienne en Syrie. 

 

D’ailleurs le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson a déclaré la semaine dernière lors d’une conférence de presse que "la condition pour que l’Amérique coopère avec la Russie sur le théâtre syrien était que les forces iraniennes soient chassées de Syrie".

 

Tillerson a précisé : "Qu’il s’agisse de la garde Révolutionnaire Iranienne, de milices stipendiées, de combattants étrangers que l’Iran a engagés en Syrie dans cette bataille, ils doivent partir et rentrer chez eux".

 

Gros bémol : cela n’affecte pas les conditions d’application de l’accord sur le Golan, ni la présence gênante des hommes de Poutine sur notre frontière.

 

Un autre incident relatif à la présence des Iraniens en Syrie s’est déroulé avant-hier (mardi) à Tanf, dans ce pays, à proximité immédiate des frontières jordanienne et irakienne ; un convoi de la milice chiite des Kataib Sayyid al-Shuhada ("les martyrs des bataillons de Sayyid" : une mosquée sacrée située dans la banlieue sud de Damas), soutenue et encadrée par l’Iran, a été attaqué. 36 de ses membres [dont un certain Hossein Qomi, leur commandant suprême et habile stratège. Ndlr.] ont été tués et 75 blessés. Plusieurs soldats réguliers iraniens ont également péri lors de cette attaque.

 

Accusés par les chiites, les Etats-Unis ont nié toute implication dans cette opération, de même que leurs alliés kurdes, également mis en cause. On note toutefois que les Américains ont récemment frappé des convois de miliciens chiites au même endroit et à deux reprises.

 

Pendant ce temps, le Congrès américain multiplie les sanctions contre la Russie, ce qui ne peut guère laisser Vladimir Poutine indifférent. Nous, nous garderons bien sûr un œil sur le Golan syrien, et l’autre sur ce qui va bientôt se passer à Deïr Ez Zor. Ce sera le juge de paix : si Poutine et Trump se font des politesses pour enlever, par proxys interposés, cette ville hautement stratégique au niveau régional, il s’agira d’une entente contre-nature, qui alourdirait les présomptions de chantage du tzarévitch sur le pensionnaire de la Maison Blanche.

 

Et si les confrères oubliaient de vous en parler, vous pouvez compter sur la Ména pour s’en charger. Mais pas uniquement, l’entièreté du monde arabe aura les yeux fixés sur Deïr Ez Zor : abandonner ce segment de la frontière syro-irakienne et le corridor qui la traverse aux Iraniens, alors que les commandos yankees et les vaillants Peshmergas sont les mieux placés pour le prendre, ramènerait, dans les capitales arabes, le nouveau président U.S. au niveau d’estime dont jouissait son prédécesseur.

 

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La monstruosité de l’Autorité Palestinienne (info # 010608/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 06 août 2017

 

Par Guy Millière

 

Il y a quelques semaines, Emmanuel Macron recevait Mahmoud Abbas à l’Elysée, l’embrassait et le remerciait d’œuvrer pour la “non-violence”. D’autres dirigeants politiques occidentaux, sans aller aussi loin dans la soumission obséquieuse qu’Emmanuel Macron, traitent Mahmoud Abbas comme un président et comme un homme politique respectable. Dois-je dire que c’est une honte ?

 

Mahmoud Abbas n’a cessé d’être un chef de bande criminelle. Il m’est arrivé de le comparer à un parrain de la mafia, mais c’était une comparaison injurieuse pour les pires parrains de la mafia. Le comparer à un Staline ou à un Goebbels du Proche-Orient serait un peu plus adéquat : disons que c’est un Staline ou un Goebbels qui n’a pas les moyens de ses ambitions.

 

C’est un antisémite de la pire espèce, et ses aspirations génocidaires sont flagrantes. C’est un homme qui n’a cessé depuis plus de quarante ans de commanditer et de superviser des actes terroristes meurtriers. C’est le dirigeant de l’OLP, avec une différence par rapport à l’OLP d’avant les accords d’Oslo, qui tient à ce que l’OLP dispose désormais d’un quasi-Etat appelé l’Autorité Palestinienne. Et dès lors que l’Autorité Palestinienne est une monstruosité abjecte, il est lui-même  un monstre abject.

 

La monstruosité abjecte de l’Autorité Palestinienne se traduit par des assassinats tel celui commis le 21 juillet dernier à Halamish, en Samarie, et par des dizaines d’autres assassinats commis auparavant. Le résultat est que des milliers de jeunes gens, à l’instar de l’assassin qui a tué à Halamish, ont été transformés en machines à tuer des Juifs.

 

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Omar Al-Abed al-Jalil, l’assassin de la famille Solomon

 

Comme l’écrivait récemment un chroniqueur israélien : dans quelle autre société sur Terre des pères et des mères peuvent-ils se réjouir que leur enfant soit devenu une créature excrémentielle capable de découper au couteau des innocents simplement parce qu’ils sont juifs ? Quel degré de lavage de cerveau faut-il pour en arriver là ?

 

Si l’assassin qui a tué à Halamish parlait, et il le fera sans doute lorsqu’il passera en justice, je suis presque certain qu’il s’exprimerait comme les assassins des membres de la famille Fogel à Itamar, tués sauvagement il y a environ cinq ans. L’assassin dirait que son seul regret est de n’avoir pu tuer davantage de Juifs et de n’avoir pas vu qu’il restait des enfants. L’avoir vu souriant sur un lit d’hôpital israélien m’a donné envie de vomir. Et j’ai, je le dis et je l’assume, regretté que le soldat qui l’a mis hors d’état de nuire ne l’ait pas définitivement éliminé.

 

L’une des plus graves erreurs commises par des dirigeants israéliens reste attachée aux accords d’Oslo. Avoir reconnu l’OLP comme représentant “légitime” du “peuple palestinien” a été une aberration qui a conduit à des morts, des blessés, des mutilés, et des familles ravagées et décimées.

 

Avoir imaginé que l’OLP renoncerait à être ce qu’elle n’a cessé d’être depuis 1964 fut davantage qu’une aberration. Avoir songé qu’il était possible de faire la paix de quelque façon que ce soit avec des crapules qui se sont exclues elles-mêmes de l’humanité depuis longtemps impliquait un aveuglement forcené. Avoir laissé se créer l’Autorité Palestinienne est avoir installé sur le flanc d’Israël une tumeur cancéreuse.

 

L’OLP n’a jamais eu la moindre légitimité. Le peuple palestinien a été inventé, et ce doit être dit et répété. Car c’est un peuple qui a été inventé pour servir les fins de l’OLP et c’est, comme l’a écrit David Horowitz il y a plusieurs années, le seul peuple inventé pour servir d’arme de destruction massive destinée à tenter d’anéantir un autre peuple. L’OLP était un ramassis de buveurs de sang antisémites, et c’est ce qu’elle est toujours sous son nouveau nom. La paix ne pourra venir que lorsque l’OLP aura été écrasée et conduite à une défaite absolue et irrémédiable.

 

Le Hamas est lui-même composé de buveurs de sang antisémites, mais il a un léger avantage sur l’OLP, celui de la sincérité : c’est une organisation islamiste djihadiste imprégnée de haine des Juifs, d’une volonté d’exterminer le peuple israélien et d’effacer Israël de la carte du monde. Mais ses dirigeants, au moins, ne cachent pas ce qu’ils sont et ce qu’est le Hamas. L’OLP utilise des procédés islamistes et djihadistes. Elle est imprégnée de haine des Juifs, d’une volonté d’exterminer le peuple israélien et d’effacer Israël de la carte du monde. Mais elle pratique l’hypocrisie, le double discours et, en dissimulant ses intentions réelles, permet à des dirigeants occidentaux de jouer les idiots utiles et de dissimuler leur propre antisémitisme.

 

Le gouvernement israélien se prête au simulacre qu’est la disposition à ouvrir des négociations. C’est, hélas, normal : il n’est pas sorti du piège d’Oslo, et il est soumis à des pressions intenses. Il tente de gérer un statu quo. Mais la question qui se pose est : existe-t-il vraiment un statu quo ? Est-il indéfiniment tolérable que des assassinats tels celui commis le 21 juillet à Halamish en Samarie et comme bien trop d’assassinats auparavant se produisent ? La réponse me semble être : non. Est-il possible de continuer à ne pas dire la vérité sur ce qu’est l’Autorité Palestinienne et de laisser l’hypocrisie payer et permettre à des dirigeants occidentaux de jouer le jeu cynique qu’ils jouent ? La réponse me semble être non, là encore.

 

Selon des sondages récents, plus de soixante-dix pour cent des Israéliens ne croient plus à la solution à deux Etats et ils ont bien raison.

 

Le gouvernement israélien, après l’assassinat de deux policiers sur le Mont du Temple, avait installé des portiques de sécurité et des caméras de surveillance. Face à un risque d’embrasement, il a les retirés. Il l’a fait pour revenir au statu quo. Il a évité que l’embrasement se produise aujourd’hui.

 

Mais il n’a pas évité l’embrasement qui se produira plus tard et l’effet absolument pervers de toutes les métastases qui résultent et résulteront de la tumeur cancéreuse qu’est l’OLP-Autorité Palestinienne. 


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Bruxelles-Métula du 4 août 2017 (010408/17) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 04 août 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/BKgiR_NzpJA (Youtube).

 

Au sommaire :

 

1. La police israélienne a annoncé jeudi que le Premier ministre Binyamin Netanyahu est suspecté de corruption, de fraude et d’abus de confiance. Son ancien chef de cabinet et confident, Ari Harow, est en passe de devenir témoin d’Etat et risque de précipiter la chute de son ancien patron.

 

2. L’organisation terroriste chiite du Hezbollah et son mentor, la République Islamique d’Iran, ont supplanté l’Etat légal de la République du Liban. Ils décident de la guerre et de la paix et ont asservi les Forces Armées Libanaises à leur dessein stratégique.

 

3. Bonne tenue des clubs israéliens en Ligue des Champions et en Ligue Europa de football. Hapoël Beersheva et Maccabi Tel-Aviv se sont qualifiés pour les barrages en vue des phases de groupes. L’équipe de quartier de la Shkhounat Hatikva (la banlieue de l’espoir) a battu le Zénith à Saint Pétersbourg en Russie par 1 à 0. Malgré cet exploit, elle manque de peu la qualification.

 

 
Champions League : Beersheva se qualifie dans la douleur (info # 010208/17) Version imprimable
Sport
mercredi, 02 août 2017

 

Par Ilan Tsadik

 

Ludogorets 3 - Hapoël Beersheva 1

 

Pour la première fois dans ma carrière de journaliste, je ne sais pas comment vous raconter la rencontre qui s’est déroulée ce soir à Razgrad, une petite ville de 35 000 habitants perdue au fin fond d’une immense forêt au nord-ouest de la Bulgarie. Une cité qui est surtout connue pour servir de fief à l’équipe de Ludogorets, qui tire d’ailleurs son nom de la région de Ludogorie qui signifie en bulgare "la région des vastes forêts". Là s’arrêtent mes connaissances dans la langue de Sylvie Vartan, mais ce soir, j’ai failli perdre également mon hébreu et mon français.

 

Ludogorets est la danseuse du milliardaire Kiril Domuschiev, qui parle parfaitement français pour avoir fait ses études secondaires au Lycée français de Sofia. Muni d’un carnet de chèques bien fourni, il s’est offert dix excellents joueurs au Brésil, ce qui lui permet de dominer le championnat bulgare depuis six saisons et d’avoir atteint la prestigieuse phase des groupes de la Ligue des Champions à deux reprises ces trois dernières années, allant jusqu’à partager l’enjeu avec le PSG au Parc des Princes en décembre dernier.

 

Mais trêve de préliminaires : Hapoël Beersheva posait le pied dans l’étrange stade de Razgrad avec un avantage conséquent de deux buts à zéro, acquis lors du match aller, la semaine dernière, dans la capitale du désert du Néguev. Stade étrange, dis-je, car la tribune principale – la seule que nous avons vue à la télévision – était absolument vide. On nous a dit qu’elle était en réfection, mais cela ne se voyait pas du tout sur les images. Renseignements pris, il y avait, nous rapporte-t-on, 6 500 spectateurs dans cette petite arène, mais nous n’en avons pas vu un seul. D’autre part, le cadrage du match était médiocre, les caméras ayant été placées beaucoup trop bas pour nous permettre de suivre correctement le spectacle. Nous avions presque le point de vue des joueurs, ce qui nous a souvent obligés à imaginer les phases de jeu plus que de les voir.

 

L’essentiel ? Beersheva s’est qualifié pour les play-offs de la plus importante compétition européenne. S’il continue d’avoir la chance insolente qu’il a connue ce soir, en tombant au tirage au sort de vendredi sur une formation à sa portée, il pourrait se qualifier pour la phase des groupes de la Champions League pour la première fois de son histoire. Mais même s’il perdait au terme des deux rencontres (aller-retour) qui l’attendent, les Chameaux seraient tout de même automatiquement qualifiés pour la phase des groupes de l’Europa League (l’antichambre de la gloire), ce qui serait déjà très gratifiant à tous les points de vue.

 

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Les Chameaux se congratulent devant le gardien des Aigles

 

Au-delà de l’essentiel ? Hapoël a assurément tout tenté pour se faire éliminer en Ludogorie. Absolument tous les joueurs israéliens étaient loin de leurs godillots, et je n’ai pas même une exception à vous citer. Même les artistes que sont Nwakaeme et Mélikson, qui avaient brillé de mille feux au stade Turner mercredi dernier, avaient oublié leur football dans l’avion. L’entraîneur Barak Bakhar, qui avait surpris les Bulgaro-brésiliens à l’aller, avait lui aussi complètement raté la préparation de son équipe pour cette rencontre à vingt millions d’euros. Ce coup-ci, c’est son homologue Georgi Dermendzhiev qui lui a fait la leçon, en laissant venir les Chameaux afin qu’ils dégarnissent leurs arrières, pour leur frapper la bosse de façon cinglante sur les contre-attaques. C’était le match de la semaine dernière mais à l’envers.

 

Rien ne saurait mieux résumer la drôle de rencontre de ce soir qu’en mentionnant que c’est le moins bon des joueurs de Beersheva – et la concurrence pour ce titre était rude -, qui a marqué le but qui a finalement qualifié son club. A la 61ème minute, en effet, alors que Ludogorets menait par trois buts à zéro et était alors virtuellement qualifié, et qu’il affichait, de plus, une totale emprise sur les opérations, Mohammad Ghadir loupait une nouvelle fois un tir ; mais celui-ci était miraculeusement dévié par la chaussure du défenseur local Cosmin Motsi, pour venir imparablement lober le portier Jorge Braun médusé.

 

Braun ne pensait plus que cela pouvait arriver, car Ghadir s’était déjà présenté à trois reprises seul face à lui en échouant chaque fois lamentablement. C’est une autre bizarrerie de ce match : bien que transparents dans tous les compartiments du jeu, les footballeurs du Néguev se sont ménagés autant d’occasion de buts que leurs adversaires, et même carrément plus nettes.

 

Ce soir cela ne faisait aucun doute, le fatum était du côté du club de l’Ouvrier (Hapoël) de Beersheva, qui ne le méritait pas à en juger sur cette seule rencontre. Mais le maillot des Chameaux est rouge, et il arbore toujours – réminiscence d’un passé pionnier et socialiste – la faucille et le marteau ; peut-être que les hôtes qui ont beaucoup souffert de la longue domination soviétique ont cru que les Soviets étaient revenus et qu’ils ont pris peur ?

 

Toujours est-il qu’à la 85ème minute, alors que les Bulgaro-brésiliens pressaient tant et plus et se trouvaient proches d’inscrire le but qui nous aurait renvoyés dans nos dunes les mains vides, le défenseur des désertiques, Ben Bitton, adressait un bon centre depuis la droite, que l’arrière roumain des forestiers – quel contraste ! – était forcé d’arrêter avec la main dans sa surface de réparation. Bitton n’avait rien vu, les téléspectateurs de On nage dans le Yaourt-Sport TV non plus, évidemment, mais l’arbitre hollandais (même si son patronyme n’a rien de batave), M. Serdar Gözübüyük, si.

 

Pénalty. Inespéré ! Le supposé Monsieur Sérénité de Beersheva, John Ogu, qui n’était pas censé se charger des coups de pieds au but et qui n’en avait jamais tirés auparavant, décida, dans la chienlit qui régnait chez le Beershéviens, de se muer en exécuteur des hautes œuvres. A 3-2 à cinq minutes de la fin, la cause aurait été entendue, puisque les locaux auraient dû marquer à deux reprises pour se qualifier, et on aurait évité 2365 crises cardiaques causées par cette partie au suspens parfaitement insupportable dans les rangs des supporters israéliens.

 

Et bin naan… Ogu, qui a semblé toute la soirée avoir soixante-dix ans, tant il se déplaçait péniblement, a inscrit un essai de rugby, en envoyant le ballon jusqu’à Sofia, mais pas un but de football. Si son équipe avait été éliminée, c’en aurait été impardonnable et je n’aurais pas eu le verbe à plaisanter.

 

Et puis alors ensuite, dans les arrêts de jeu, le compatriote nigérian d’Ogu à Hapoël, Anthony Nwakaeme, éliminant le dernier défenseur comme s’il n’existait pas, seul à son tour devant Jorge Braun, ajustait le poteau de sa cage.

 

Avant les play-offs, le coach Bakhar aura pas mal de boulons à resserrer en urgence, à commencer par une défense apocalyptique, dans laquelle les talentueux brésiliens pénétraient, vague après vague, comme dans du sable fin. Lorsqu’il aura remis les deux bosses des Chameaux à leur place, il pourrait même leur apprendre à tirer les coups de coin : ses protégés s’en sont ménagés six (contre cinq à Ludogorets) sans jamais mettre la défense adverse le moins du monde en danger. Même que c’est sur une contre-attaque rondement menée que les hôtes ont inscrit leur première réussite, alors que presque tous les joueurs du désert s’étaient aventurés dans les seize mètres adverses en espérant reprendre le corner.

 

Encore un mot sur les adversaires : ils ont présenté un jeu festif, typiquement à la brésilienne, terriblement rapide et à la technique consommée. Mais l’oligarche bulgare les ayant principalement recrutés dans la forêt amazonienne (ce n’est pas une blague), ils sont râblés, pour ne pas dire franchement petits, ils manquent de masse physique et surtout d’élévation sur les balles aériennes, ce qui a beaucoup aidé les Israéliens.

 

Et pour terminer sur une note positive, disons qu’il a fallu, outre la chance, beaucoup de caractère aux hommes de Barak Bakhar qui n’en sont pas avares pour obtenir ce résultat. Il est vrai que la fortune sourit le plus souvent à ceux qui la méritent, et Hapoël Beersheva reste une très belle équipe de football, un joli collectif. C’est aussi le fait des grandes équipes que de gagner lorsqu’elles jouent très mal. Mais que la frousse qu’ils ont eue leur serve d’avertissement, parce qu’ils ont tremblé. Et nous avec eux.

 

Pour la suite, Bakhar pourra enfin compter sur ses deux renforts étrangers, l’avant tchèque Tomas Pekhart et l’ailier espagnol, ex-Barcelone, Isaac Cuenca. Ca devrait mettre du beurre dans les épinards des joueurs du Néguev, même s’ils n’auront certainement pas encore atteint leur plein rendement. Ce qui déjà est acquis, après cette virée hitchcockienne en Bulgarie, est que nous allons passer l’hiver prochain en Europe. Reste à savoir si ce sera au premier ou au second niveau. Réponse le 15 ou 16 août pour le match aller des play-offs, et le 22 ou le 23 août à l’issue de la revanche. Je vous raconterai !

 

 
Le financement de l’Autorité Palestinienne par la France, l’Europe et les USA doit cesser Version imprimable
Analyse
dimanche, 30 juillet 2017

 

(info # 013007/17)

Par Guy Millière

 

Comme nombre de ses prédécesseurs qui vivent confortablement dans les prisons israéliennes, et comme ceux d’entre eux qui ont été relâchés, le répugnant tueur islamique qui a assassiné trois personnes à Halamish, en Samarie, le vendredi 21 juillet et qui n’a pas été tué par les forces de sécurité, sera grassement rémunéré pour le reste de ses jours par l’Autorité Palestinienne. Sa famille recevra de l’argent elle aussi. Si, comme c’est envisagé ces derniers jours, il devait être condamné à mort et exécuté (je ne pense pas que cela se produira), sa famille continuerait de recevoir de l’argent. Les familles des tueurs  islamiques de Juifs en Israël sont systématiquement récompensées par l’Autorité Palestinienne, et le sont plus encore quand le tueur est abattu par la Police ou l’Armée israéliennes.

 

L’argent utilisé à ces fins vient de France, d’Europe, et des Etats-Unis. Cela signifie que ces pays, par l’intermédiaire de l’Autorité Palestinienne, financent des tueurs de Juifs, et créent ainsi une incitation supplémentaire à les assassiner. Ce financement sert aussi à faire vivre les media et les écoles “palestiniens”, qui forment les futurs tueurs en leur lessivant le cerveau et en injectant en eux la haine antisémite islamique.

 

Le financement français, européen et américain permet aussi aux chefs de bande “palestiniens”, à la tête desquels se trouve Mahmoud Abbas, qui supervisent l’ensemble du fonctionnement crapuleux qui fait de l’AP une entité terroriste islamique, de vivre confortablement.

 

Un comportement pleinement éthique impliquerait que la France, l’Europe, les Etats-Unis placent l’Autorité Palestinienne sur la liste des organisations terroristes islamiques avec lesquelles aucun lien n’est possible, qu’il est interdit de financer, et qui sont considérées comme des organisations à détruire au plus tôt. Ce ne sera pas fait, je sais, et il n’est pas même certain que, dans le contexte actuel et au vu des complexités sous-jacentes à celui-ci, le gouvernement israélien le souhaite.

 

Un comportement éthique minimal supposerait qu’au moins la France, l’Europe, les Etats-Unis, exigent de l’Autorité Palestinienne qu’elle mette fin au lavage de cerveaux et à l’injection de haine antisémite islamique et, surtout, qu’elle interrompe totalement et définitivement le versement de récompenses et de rémunérations allant aux tueurs de Juifs et à leurs familles. Faute de quoi il sera légitime d’accuser la France, l’Europe et les Etats-Unis de favoriser l’assassinat de Juifs et de les assassiner par tueurs islamiques interposés.

 

Pour l’heure, aux Etats-Unis, une loi a été rédigée à cette fin. Donald Trump entend qu’elle soit adoptée. L’”Etat profond” qui mène une guerre sournoise contre l’administration Trump fait tout pour la bloquer et garde, selon toute apparence, des pouvoirs au sein du Département d’Etat. Les Démocrates, qui s’opposent à tout ce que peut vouloir Trump, n’arrangent rien. On peut néanmoins penser que cette loi, le Taylor Force Act (du nom d’un jeune Américain tué en mars 2016 par un tueur de Juifs formé par l’Autorité Palestinienne), sera votée dans les semaines à venir.

 

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Les "activités scolaires" palestiniennes que finance l’argent français et européen

 

En France, en Europe, nulle loi équivalente au Taylor Force Act n’a été proposée. Tant que ce sera le cas, il sera impossible de ne pas considérer que la France et l’Europe soutiennent effectivement l’assassinat de Juifs par tueurs islamiques interposés.

 

Impossible de ne pas considérer qu’ils désirent la mort des Juifs israéliens, donc la mort de Juifs.

 

De ne pas considérer que la France, et l’Europe restent fondamentalement antisémites, quelles que soient les proclamations du contraire.

 

Prétendre combattre l’antisémitisme tout en finançant l’assassinat de Juifs par tueurs islamiques interposés montre une contradiction entre les paroles et les comportements qui relève de l’imposture, et cette imposture doit être dénoncée. Impérativement. Et de manière urgente.


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Bruxelles-Métula du 28 juillet 2017 (012807/17) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 28 juillet 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaica https://youtu.be/6DCRJkAehAI (Youtube).

 

Au sommaire :

 

1.      La IVème Intifada a commencé : l’analyse complète et sans concessions de Juffa

2.      Les clubs de foot israéliens dans les ligues européennes

 

 
Champions : Beersheva a remporté une précieuse victoire face au champion de Bulgarie (info # 012707) Version imprimable
Sport
mercredi, 26 juillet 2017

 

Par Ilan Tsadik

 

Hapoël Beersheva 2 – Ludogorets 0

 

Soirée de gala au stade Turner de Beersheva, ce mercredi, pour la réception du champion de Bulgarie, Ludogorets, pour le compte du troisième tour qualificatif de la Ligue des Champions, la compétition phare du vieux continent en football.

 

Le caissier avait fait le plein, c’est une constante, en accueillant 16 000 spectateurs sympathiques et bruyants, et surtout totalement pacifiques et sportifs.

 

Ce qui ne les empêche pas d’aimer leur équipe, l’Hapoël (l’ouvrier) Beersheva, et comme on les comprend. Leurs joueurs, surnommés les Chameaux – Beersheva est la capitale du désert du Néguev -, est en train de donner une nouvelle impulsion au football israélien qui en a bien besoin.

 

L’an dernier, en Coupe Europa, ils s’étaient faits les auteurs d’un superbe parcours, allant notamment chercher une victoire à Milan face à l’AC. Cette année, leur appétit a encore grandi, avec l’ambition d’atteindre la phase des groupes de la compétition reine. Mais avant d’y parvenir, il faut préalablement éliminer un sérieux client, à savoir Ludogorets précisément.

 

Une belle équipe qui a la particularité d’aligner neuf Brésiliens dans ses rangs, en plus de deux Roumains, d’un Argentin, d’un Ukrainien et d’un Hollandais. En fait, ce soir, sur la pelouse de Turner, il n’y avait qu’un seul Bulgare, le milieu de terrain et capitaine Dyakov.

 

Neuf Brésiliens, c’est dire si les visiteurs ont présenté un jeu technique et offensif, n’hésitant pas à monter à l’assaut des buts de Gay Khaïmov à six ou sept joueurs. Appliquant un pressing très haut sur les défenseurs, en vue d’empêcher les Chameaux de développer leur jeu habituel au sol à partir d’une passe de leur gardien.

 

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Nwakaeme et Beersheva :

Vous n’avez pas fini d’en entendre parler

 

Cela les a gêné durant un petit quart d’heure, puis les Hébreux se sont peu à peu libérés pour atteindre leur pleine puissance. Devant, les occasions pour Hapoël se multipliaient ; ils développaient des actions de qualité dans un match d’un excellent niveau européen.

 

Il faut dire que le coach d’Hapoël, Barak Bakhar, un ancien défenseur et entraîneur de Kiryat Shmona, avait bien préparé sa tactique. Il avait compris qu’en jouant très haut, les Bulgaro-brésiliens allaient forcément découvrir leurs arrières, là où ils sont nettement moins à l’aise.

 

Surtout lorsque l’on dispose de joueurs intelligents et ultra-rapides à l’instar du Nigérien Anthony Nwakaeme et du capitaine Maor Mélikson. C’est d’ailleurs une combinaison lumineuse entre ces deux hommes qui allait offrir le premier but à Hapoël. Un une-deux royal parti de Nwakaeme, absolument inarrêtable balle au pied, que ce soit face à un, deux ou trois adversaires. Passe sur l’aile droite pour Mélikson, retour instantané et millimétré à l’envoyeur, qui s’était entre-temps avancé et qui plaçait un envoi imparable pour le portier argentin Jorge Broun. De la belle ouvrage, vraiment !

 

Incapables de freiner les vagues rouges et blanches des joueurs locaux, les hôtes se mirent à tacler intentionnellement les jambes de l’élégant Mélikson, qui se retrouvait plus souvent le nez à hauteur de pâquerettes que sur ses pattes. C’était visiblement volontaire, quoique s’en défende le coach Georgi Dermendzhiev       dans l’après-match.

 

On peut regretter l’indulgence de l’arbitre grec, M. Charalambos Kalogeropoulos, partisan, certes, d’un jeu viril, mais à l’excès. Si bien que les visiteurs ont fini par blesser sérieusement le chef chamelier à la cheville. Ce dernier, malgré la souffrance et sur une seule jambe réussit l’exploit de tenir sa place jusqu’à la 71ème minute, lorsque le coach Bakhar mit fin à son supplice en lui substituant le jeune Michaël Ohana.

 

Grand bien lui en prit, car à peine huit minutes plus tard, Ohana reprenait une passe de l’inévitable Nwakaeme et trompait Jorge Broun d’un maître tir dans la lucarne pour la seconde fois de la soirée.

 

Hapoël se ménagea d’autres grosses occasions, notamment par Einbinder à deux reprises, sans parvenir à aggraver la marque. Quant aux visiteurs, ils eurent également leurs chances et passèrent plusieurs fois à deux doigts de la réduction du score, qui leur aurait permis d’inscrire un but à l’extérieur extrêmement précieux en vue de la revanche, la semaine prochaine. Celle-ci se déroulera dans le petit stade de Razgrad, chef-lieu d’une région forestière du nord-est de la Bulgarie.

 

A nouveau, comme lors des tours qualificatifs précédents, les Chameaux ont nettement baissé le pied en seconde période, terminant la rencontre sur les rotules à force de courage et de volonté. Les lacunes au niveau de la condition physique sont le prix à payer du manque de compétition, avant la reprise du championnat régulier. Ludogorets est légèrement à meilleure enseigne à ce propos, puisque son championnat a recommencé la semaine dernière ; les Bulgares ont semblé un peu plus frais sur la fin.

 

En Ligue des Champions, un avantage de deux buts à zéro à la veille du match retour est appréciable. Si Beersheva parvenait à marquer à Razgrad, il faudrait que Ludogorets fasse trembler les filets de Khaïmov à quatre reprises pour se qualifier, ce qui tiendrait de l’exploit.

 

Mais gare à ces Bulgaro-brésiliens tout de même. Des petits gabarits – ça aide à les contrôler sur les balles arrêtées, certes -, mais des footballeurs complets et endurants. Il n’y a qu’à consulter le palmarès de leur formation pour s’en persuader : ils se sont qualifiés par deux fois, ces trois dernières saisons, pour la phase des groupes de la Champions League, tenant par exemple le PSG en échec chez eux.

 

Forts de leur avantage obtenu ce soir, les hommes de l’entraîneur Barak Bakhar seront "raisonnablement favoris"  la semaine prochaine. Avec l’espoir que Maor Mélikson se sera remis de son combat de boxe thaï, et en attendant aussi la première apparition de la nouvelle et prometteuse recrue d’Hapoël, l’avant-centre tchèque Tomáš Pekhart et de son mètre quatre-vingt-quinze. Suite à la blessure de Ben Saar (épaule démise) la semaine dernière face au champion de Hongrie, voilà un renfort qui fera du bien à la pointe de l’attaque.

 

Et si les chameaux franchissent l’obstacle bulgare – mais comment les chameaux passent-ils les haies ? -, il leur faudra alors disputer et remporter une double confrontation contre un adversaire en play-off. Le vainqueur sera admis en phase des groupes de la Ligue des Champions, ce qui constituerait déjà une jolie performance pour Hapoël Beersheva, le champion d’Israël en titre, qui, au vu de ce qu’il a montré, en est parfaitement capable. D’autant plus que s’il passe l’écueil bulgare, il pourra compter sur un autre de ses transferts, l’Espagnol Isaac Cuenca, un ex du FC Barcelone, mais qui est blessé depuis qu’il est arrivé en Israël.

 

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Israël n’a jamais été dans une position diplomatique aussi solide (info # 012307/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 23 juillet 2017

 

Par Guy Millière

 

Je me garderai bien de dire que le discours prononcé par Emmanuel Macron lors du soixante quinzième anniversaire de la Rafle du Vélodrome d’hiver à Paris marquera une inflexion de la politique française vis-à-vis d’Israël. Emmanuel Macron a prononcé quelques paroles fortes, et c’est bien. Ce qui est consternant est qu’aucun président français ne les ait dites avant lui.

 

Macron a invité Binyamin Netanyahu à prendre part aux commémorations ; il l’a accueilli chaleureusement, s’est montré intéressé par la coopération économique entre Israël et la France en matière de hautes technologies, et c’est très bien là encore. Mais on sait que l’amitié que les présidents français manifestent à l’égard d’Israël s’est avérée vite réversible dans le passé. Et cela ne peut effacer cinquante années de politique arabe de la France et l’absence d’avis de la France sur les résolutions votées par l’UNESCO à Cracovie, où la vieille ville de Jérusalem, le Mont du Temple et le Kotel ont été définis à nouveau comme des sites “palestiniens” menacés, tout comme la vieille ville d’Hébron et le Caveau des Patriarches.

 

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Je t’aime. Moi non plus… mon œil.

 

La France de Macron ne “connaît” toujours pas l’histoire du peuple juif et semble penser qu’il y avait des “Palestiniens” au Proche-Orient il y a deux et trois mille ans. L’invitation de Binyamin Netanyahu ne peut effacer non plus la récente réception du chef terroriste Mahmoud Abbas à l’Elysée et l’accolade aimante que Macron a réservée au chef terroriste susdit. Je ne crois pas que Binyamin Netanyahu se fasse beaucoup d’illusions sur la France. Il se comporte diplomatiquement. Je vais revenir sur le sujet dans un article de fond.

 

Les bonnes nouvelles pour Israël sont à chercher ailleurs qu’en France, où l’opinion de la population concernant Israël reste très majoritairement négative (le contraire serait étonnant vu ce qui se dit sur Israël dans les media français).

 

Les liens que Binyamin Netanyahu a noués avec plusieurs pays d’Afrique ces dernières années sont très importants. Les relations établies avec l’Inde et avec le Premier ministre Narendra Modi sont cruciales et essentielles : l’Inde sera un acteur majeur du développement économique de l’Asie, des synergies fructueuses vont prendre forme, et l’Inde est un pays où on comprend parfaitement les dangers de la violence islamique, et où personne n’attribuerait celles-ci au “changement climatique”. Dois-je le noter ? Narendra Modi n’a pas donné la moindre accolade à Mahmoud Abbas. Il n’a pas même jugé utile de se rendre à Ramallah, et a refusé d’aller s’incliner sur la tombe de Yasser Arafat.

 

Binyamin Netanyahu poursuit sa stratégie en Europe centrale où se situent des pays qui ont un passé antisémite, mais où, comme en Inde, on comprend les dangers de la violence islamique et on est donc conscient des agressions constamment subies par Israël. Les pays du groupe de Visegrad (Slovaquie, République tchèque, Hongrie, Pologne) seront des alliés utiles d’Israël dans un contexte où l’Union Européenne est de plus en plus marquée par des penchants anti-israéliens.

 

Pendant que d’aucuns insistent encore sur la querelle vaine que des mouvements juifs de gauche américains ont cherché à Binyamin Netanyahu concernant l’accès au Kotel et les conversions au judaïsme, Binyamin Netanyahu pouvait sourire. Car il savait que bien au-delà des Juifs de gauche américains, il pouvait compter sur un appui solide et massif au sein de la société américaine. Celui des mouvements conservateurs et celui des chrétiens évangéliques, qui ont un poids considérable aux Etats-Unis.

 

La principale association chrétienne évangélique de soutien à Israël aux Etats-Unis s’appelle Christians United For Israel (CUFI). Elle vient de tenir son congrès annuel à Washington. Binyamin Netanyahu a envoyé un message chaleureux aux participants de ce rassemblement. Mike Pence, vice-président de Donald Trump, est très proche de CUFI. Donald Trump lui-même soutient CUFI.

 

Et Binyamin Netanyahu le sait : les Etats-Unis n’ont jamais eu un président aussi proche d’Israël que Donald Trump.

 

Binyamin Netanyahu sait aussi que l’alliance avec les pays sunnites amorcée à Riyad sous l’égide de Donald Trump prend peu à peu consistance. Peu de gens dans le monde francophone savent les liens étroits entre les services de renseignement israéliens et égyptiens, et un nombre de gens plus faible encore sait qu’il existe un ambassadeur d’Arabie Saoudite pour Israël, le prince Al-Waleed Bin Talal. Celui-ci a déclaré en prenant ses fonctions il y a quelques mois : “Je suis fier d’être le premier ambassadeur saoudien dans ce beau pays. Israël est un îlot de stabilité dans l’une des zones les plus troublées du monde”.

 

Contrairement à ce que d’aucuns affirment, qui prennent leurs fantasmes pour la réalité parlant de l’isolement d’Israël en soulignant les motions votées à l’UNESCO ou à l’ONU, devenus des cloaques antisémites nauséabonds dont tout pays civilisé devrait se retirer, et contrairement à ceux qui se délectent des émeutes et des meurtres abjects et lâches commis par des terroristes « palestiniens », l’Etat d’Israël n’a jamais été dans une position diplomatique aussi solide. Binyamin Netanyahu y est pour beaucoup.


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Poutine : le coup du cessez-le-feu (info # 012107/17) Version imprimable
Analyse
vendredi, 21 juillet 2017

 

Par Stéphane Juffa

 

En marge du sommet du G20 à Hambourg, le 7 juillet dernier, les présidents russe et américain se sont entendus de manière surprenante pour imposer un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, aux confins des frontières séparant ce pays de la Jordanie et d’Israël.

 

Trois choses étonnent les observateurs à propos de cet évènement : premièrement, la facilité apparente avec laquelle Vladimir Poutine et Donald Trump se sont mis d’accord. Deuxièmement, les concessions significatives accordées aux Russes par le président américain, mais également aux Iraniens et au Hezbollah. Troisièmement, enfin, le fait que la décision U.S n’ait pas été coordonnée avec Israël, qui est à la fois concernée par les termes de ce cessez-le-feu et qui est censée être l’allié de prédilection de l’Administration Trump dans la région.

 

Le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahu, n’a pas pris de gants ni perdu de temps pour commenter l’accord entre Poutine et Trump. Lors de sa visite à Paris pour les commémorations de la rafle du Vel d’Hiv, Netanyahu a confié à Macron qu’Israël était totalement opposée à ce plan de cessez-le-feu.

 

La raison de cette opposition réside en ce – le plan dans ses détails n’a pas été rendu public - qu’il ne fait nulle part mention des belligérants de la Guerre Civile Syrienne que sont l’Iran et le Hezbollah, qui sont les alliés de Moscou et du régime de Bashar al Assad.

 

Or à Jérusalem l’on craint que Poutine ne facilite l’établissement de bases aériennes et navales de Téhéran à proximité d’Israël, ainsi que terrestres, pour les deux protagonistes, dans la partie syrienne du Golan. Des intentions, qu’on ne tente pas même de dissimuler au pays des ayatollahs.

 

Jusqu’à maintenant, Israël faisait le ménage elle-même afin de contrer les objectifs de ses ennemis, frappant leurs concentrations sur le plateau dès qu’elles se mettaient à prendre forme.

 

Mais la nouveauté, c’est le cessez le feu, qui vient modifier les règles du jeu. Si, jusqu’à présent, Jérusalem et Moscou s’étaient entendus pour qu’Israël n’intervienne pas au nord de Damas, Moscou, pas au sud de la capitale syrienne, et pour que Tsahal exerce partout son droit d’empêcher les livraisons d’armes iraniennes au Hezbollah libanais, le statu quo va peut-être changer.

 

Les craintes des Hébreux sont liées au déploiement de "policiers" russes aux abords de sa frontière du Golan. Nos fixeurs syriens nous ont déjà avertis qu’un premier contingent de ces observateurs particuliers était arrivé dans la province de Deraa, la ville martyre, à 30km d’Israël et 6 de la Jordanie.

 

Ils viennent s’assurer, en principe, que le régime d’Assad va cesser de lancer impunément des missiles et des barils explosifs sur les populations de cette zone. La dernière fois qu’une trêve avait été conclue par les Russes, il y a quelques semaines, elle n’avait pas été respectée par l’Armée alaouite. Cette fois-ci, en dépêchant des observateurs au sol, Poutine escompte avec raison que le dictateur-oculiste ne prendra pas le risque de tuer les hommes de son protecteur, de peur qu’il l’abandonne.

 

Ce déploiement va sans doute sauver les vies des quelques dizaines de combattants et de civils sunnites, mais ce ne sera pas son seul effet. D’abord, parce qu’il n’est nulle part question de l’envoi de personnels américains dans le Golan (ou ailleurs en Syrie, hormis dans la région de Raqqa-Deïr Ez-Zor, au nord-est de ce pays) afin de co-présider à la mise en œuvre du cessez-le-feu. Ce qui peut laisser perplexe lorsque l’on connaît le peu de cas fait par Poutine pour les questions humanitaires, particulièrement après avoir massacré des dizaines de milliers de civils syriens sunnites avec ses chasseurs-bombardiers, sans le moindre état d’âme.

 

Poutine, ne perdons pas le temps de nos lecteurs, n’a en tête que ses intérêts stratégiques et politiques, et l’instauration d’un cessez-le-feu ne doit être considérée que comme un moyen non-violent d’avancer vers ses objectifs.

 

Lors, en s’installant à Deraa, près de la frontière jordanienne, il se positionne du même coup sur l’Autoroute numéro 5, qui conduit de la frontière jordanienne à Damas, que les Arabes sunnites et les Israéliens comptaient exploiter pour préparer une offensive majeure de leurs alliés rebelles, les Fursan al Joulan [les chevaliers du Golan], équipés, outre par Israël, par les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, ainsi que les combattants druzes de la province de Suwayda et la majorité des unités de l’Armée Syrienne Libre.

 

Les préparatifs sont en effet en cours, le long de la frontière jordanienne, pour former une petite armée bien dotée et bien commandée, dont le but est de s’emparer des zones qui leur échappent dans le Golan afin de les libérer de la dictature alaouite, ainsi que d’éloigner les soldats chiites iraniens et leurs coreligionnaires libanais du Hezbollah, à la fois d’Israël, de Jordanie et des Etats arabes [voir nos analyses précédentes]. 

 

Avec des policiers russes à 10km de la zone d’entraînement, et disposés entre les rebelles et l’Armée régulière, cela devient mission périlleuse sinon impossible.

 

Durant ces dernières semaines, Jérusalem, ayant eu connaissance du plan de cessez-le-feu en gestation, a eu d’intenses échanges avec des officiels américains, notamment Brett McGurk, l’envoyé spécial de l’Amérique pour la bataille contre l’Etat Islamique, et Michael Ratney, l’envoyé spécial pour la Syrie. Durant les jours qui ont précédé l’annonce de l’accord, Binyamin Netanyahu a haussé le niveau de l’effort diplomatique en téléphonant plusieurs fois à Vladimir Poutine et au Secrétaire d’Etat Rex Tillerson.

 

Au centre de toutes ces initiatives, l’instante prière de ne pas admettre de présence iranienne, hezbollanie, ainsi que des milices chiites affiliées dans le voisinage de l’Etat hébreu et des pays arabes. De ne pas permettre à l’Iran de renforcer sa présence en Syrie, et de ne pas laisser se déployer un contingent russe au sol, dans une zone d’importance stratégique majeure.

 

Poutine et Tillerson ont assuré le Premier ministre israélien que l’accord tiendrait compte de ses préoccupations relatives à l’Iran et au Hezbollah. Mais dans les faits – le gouvernement israélien a reçu une copie du plan de cessez-le-feu – ces préoccupations ont été totalement ignorées, et le plan génère une nouvelle réalité néfaste au sud de la Syrie.

 

Donald Trump n’étant étrangement pas joignable pour discuter de ce problème, les Israéliens s’en sont ouverts aux Russes. Ils ont reçu une réponse non satisfaisante de la part de Sergey Lavrov, leur ministre des Affaires Etrangères – qui n’est pas connu pour être un ami de l’Etat hébreu -, qui a assuré Jérusalem que son pays ne laisserait pas les Iraniens et le Hezbollah s’approcher à moins de 20 miles [32km] de la frontière israélienne.

 

D’abord, cette distance n’est pas suffisante : d’un point de vue strictement tactique, il en faudrait au moins le double. Ensuite, ce n’était pas la requête formulée par Israël : cette dernière exigeait que toute présence iranienne soit bannie de l’ensemble du territoire syrien pour que Téhéran ne devienne pas le grand bénéficiaire de la Guerre Civile et de la solution censée y mettre un terme.

 

Qui plus est, à Métula, nous avons de bonnes raisons de douter à la fois de la capacité et surtout de la volonté de Poutine d’écarter ses alliés chiites de notre frontière. Ses "policiers" ont certes été vus dans la région stratégique de Deraa, mais pas dans celle de Kouneitra, à un jet de pierre d’Israël, qui figure pourtant dans la sphère de désescalade décidée par Poutine et Trump.

 

Pour en avoir le cœur net – rien ne vaut une constatation visuelle – nous nous sommes rendus à deux reprises, cette semaine, sur le toit de la position Booster, la plus avancée des bases israéliennes dans le Golan. Nous avons vivement appelé "Yvan ! Yvan !", mais aucun Russe ne nous a répondu, ce, bien que le cessez-le-feu soit officiellement entré en vigueur dimanche dernier. Or nous savons qu’il y a des soldats iraniens et des miliciens Hezbollani à al Baath, à 2km exactement de Booster. Nous le savons car nous avons, ces dernières semaines, été témoins de l’anéantissement par Tsahal de chars, de nids de mitrailleuses, de batteries d’artillerie et d’entrepôts de munitions des chiites à al Baath.

 

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Vu de Booster : au premier plan, avec le château d’eau, el Hmidaiah, localité rebelle,

juste derrière, al Baath, aux mains d’Assad et de ses supplétifs chiites

Photo Yoshua Ohanna © Metula News Agency

 

Cette semaine, les combats se sont poursuivis sans relâche entre les rebelles, d’une part, et les forces gouvernementales et leurs alliés, de l’autre. C’est à peine si les tirs d’artillerie avaient un brin diminué.

 

Désormais sous "cessez-le-feu", les Russes, avec le soutien du "président le plus pro-israélien dans l’histoire des Etats-Unis d’Amérique", entendent nous empêcher de nous défendre. Et le monde sait pertinemment que cette frontière est celle de la civilisation face à la barbarie – s’il y avait de la place à Booster, je vous emmènerais tous et vous le constateriez sans peine -, qu’en empêchant l’Iran d’avancer, nous protégeons les Etats arabes, ce qui reste du Liban, et l’Europe. Mais de cela, personne ne parle, parce qu’ils ne comprennent pas ou feignent de ne pas comprendre, ce qui est largement plus confortable.

 

Le plan de Poutine consiste à partager la Syrie en trois zones d’influence : la leur, l’iranienne, et la turque. Ce faisant, ils auront réussi l’impossible pari de maintenir leur allié Bashar al Assad au pouvoir, celui qui est responsable de la mort de 700 000 de ses compatriotes, de 4 millions de blessés et de plus de 7 millions d’exilés, en plus d’avoir réduit un pays à l’état de ruines.

 

D’autre part, ce plan va marginaliser la rébellion, continuer de l’écraser, et la museler, lorsqu’il s’agira de négocier la partition de la Syrie, ce qui est évidemment inévitable.

 

Normalement, après la prise de Raqqa, qui devrait survenir dans quelques semaines, on devrait assister à la plus grosse empoignade de la Guerre Civile, entre les Occidentaux et leurs alliés Kurdes, d’une part, et les Russes, et leurs alliés alaouites, iraniens et chiites libanais, de l’autre. Les deux camps sont censés se déchirer pour les restes de l’Etat Islamique, précisément à Deïr Ez Zor, à 120km au sud-est de Raqqa, et dans sa province, qui jouxte l’Irak.

 

En cas de victoire des Kurdes, la progression de l’Iran vers l’Ouest sera stoppée. Dans le cas contraire, la guerre se déplacera aux confins d’Israël, de la Jordanie et de l’Arabie Saoudite. Il s’agit d’une bataille qui fera des dizaines de milliers de victimes, mais qui est inévitable d’un strict point de vue stratégique. Et on a vu des cessez-le-feu faire encore plus de victimes que des guerres.

 

Reste que, suite à l’étrange accord Poutine-Trump, on ne sait plus très bien ce qui va se passer. Le 7 juillet dernier, à Hambourg, les dés étaient pipés. Le nouveau président a accepté un deal dans lequel il n’a fait que des concessions, et c’est incompréhensible. Au lieu de parler du retrait de Poutine de Syrie, de Crimée, d’Ukraine et de Géorgie, le tzarévitch a obtenu tout ce qu’il voulait. C’est à croire qu’il fait chanter le milliardaire devenu président ; beaucoup de mes collègues l’affirment, moi, je me contente de le mentionner comme une hypothèse, parce que mon analyse m’y oblige, parce que les conditions du cessez-le-feu sont illogiques, parce que l’Iran est l’ennemi juré des USA et que Trump n’a cessé de le proclamer.

 

Si les Forces Démocratiques Syriennes s’arrêtent à Raqqa et laissent les gouvernementaux et l’Aviation russe dévorer Deïr Ez Zor sans intervenir, ce sera la preuve que Trump n’est pas libre de ses décisions. Car laisser tomber le grand Ouest syrien dans l’escarcelle des ayatollahs, qui contrôlent déjà la gouvernance irakienne, représenterait une erreur stratégique qu’aucun chef du monde civilisé ne concéderait s’il était libre. On se demande déjà pourquoi, suite à la rencontre avec Poutine, Donald Trump a décidé de cesser de soutenir tous les groupes rebelles qui combattent Assad, à l’exception des Kurdes. Ce faisant, Trump fait aussi le jeu des Russes et les aide à sauver la peau du tyran-oculiste.

 

Reste Israël, qui ne peut pas, en vue de ses intérêts sécuritaires fondamentaux, permettre aux Iraniens de s’installer à demeure en Syrie, même si cela ne plaira pas à M. Lavrov. C’est le Major Général de réserve Yaakov Amidror qui le lui a fait publiquement savoir cette semaine ainsi qu’aux Américains. Amidror, qui est un ancien conseiller à la Sécurité Nationale, actuellement sans fonction officielle, mais très proche de l’establishment de la Défense et du Premier ministre, a déclaré qu’Israël doit empêcher l’Iran de construire des bases en Syrie à n’importe quel prix.

 

Amidror, qui s’exprimait face aux correspondants de la presse étrangère a précisé : "Les conséquences de voir l’Iran construire des bases en Syrie sont que cela créerait des rampes de lancement pour le Hezbollah et les Iraniens. Et Israël doit l’empêcher quel qu’en soit le prix à payer.

 

Si cela n’était pas pris en compte par ceux qui passent ces arrangements – les Américains, les Russes et d’autres", a complété le général, "cela forcerait Tsahal à intervenir et à détruire chaque tentative de construire une infrastructure en Syrie".

 

Puis, menaçant : "Nous ne laisserons pas les Iraniens et le Hezbollah être les forces qui sortiront victorieuses de cette longue et ravageuse guerre en Syrie, et qui se focaliseraient ensuite contre Israël".

 

Un journaliste a demandé à Yaakov Amidror si Israël bénéficierait de la liberté de mouvement nécessaire pour agir en Syrie de cette manière. "Je ne vois pas qui l’arrêterait. Je veux dire", a répondu le général, "que si c’est dans l’intérêt d’Israël, nous devrons nous efforcer d’agir pour être sûrs que nos intérêts soient protégés".


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L’UNESCO est devenue une imposture. L’Europe est complice (info # 011607/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 16 juillet 2017

 

Par Guy Millière

 

La décision prise par l’UNESCO, le 7 juillet dernier, de définir la vieille ville d’Hébron et le Caveau des patriarches comme un site “palestinien” protégé est odieuse et infecte à plus d’un titre.

 

D’abord, bien sûr, elle constitue un acte de négationnisme absolu en ce qu’elle nie le caractère juif d’un lieu qui est, après le Mont du temple et le Mur occidental, le plus sacré pour les Juifs et le judaïsme. Ensuite, elle foule aux pieds l’histoire elle-même en définissant ce site comme ”palestinien” : l’islam est apparu plus de sept siècles après qu’Hébron ait été fondée et que le Caveau des Patriarches ait été construit, les invasions arabes de la Judée sont advenues un peu plus tard encore. Le peuple palestinien, lui,  a été inventé à la fin des années 1960. L’Autorité Palestinienne a été établie en 1994. 

 

En troisième lieu, elle justifie une volonté de prédation et de spoliation arabe musulmane d’un lieu juif. Enfin, par une inversion des faits digne des pires totalitarismes, elle proclame que le site aurait besoin d’être “protégé” d’Israël et des Juifs, au bénéfice des prédateurs spoliateurs.

 

Cette décision fait suite à celles du même type déjà prises par l’UNESCO l’an dernier, définissant la Vieille ville de Jérusalem, le Mont du Temple et le Mur occidental sur le même mode : sites “palestiniens” protégés. Elle est survenue trois jours après la décision entérinée le 4 juillet, qui a réitéré les deux autres, prises l’an dernier à propos de Jérusalem.

 

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UNESCO : l’antisémitisme institutionnalisé à l’échelle de la planète

Les nazis leur ont pas suffi, ils viennent nous chercher ici

 

La décision du 7 juillet dernier est symboliquement d’autant plus ignoble qu’elle a été prise à Cracovie, à une cinquantaine de kilomètres d’Auschwitz-Birkenau. Venir nier le caractère juif des lieux les plus sacrés du judaïsme à proximité de ce qui a été le lieu le plus abominable de la tentative d’extermination du peuple juif sur le sol européen implique une obscénité morale sans limites.

 

Deux pays et deux pays seulement ont dénoncé la décision, déclarant qu’elle était bien davantage que scandaleuse, et ont commencé à en tirer les conséquences, considérant que, décidément, l’UNESCO était devenue une institution qu’il n’était plus possible de fréquenter sans se compromettre : Israël et les Etats-Unis.

 

Que les pays du monde musulman membres de l’UNESCO n’aient rien trouvé à redire est terriblement logique : la motion qui a porté la décision vient de l’Autorité Palestinienne, et les pays du monde musulman n’ont cessé de soutenir l’AP. Ils n’ont jamais dénoncé le terrorisme “palestinien”. Ils viennent de montrer qu’ils soutiennent aussi le négationnisme, le remplacement de l’histoire par la propagande, et la prédation-spoliation qui constitue l’objectif de l’Autorité Palestinienne. Ce n’est pas surprenant et cela ne peut étonner que ceux qui vivent sans cesse dans l’aveuglement volontaire. Les pays du monde musulman ont approuvé tant la motion que la décision.

 

Que nombre de pays du monde sous-développé n’aient rien dit s’explique de la même façon. Ces pays soutiennent l’Autorité Palestinienne, ne dénoncent jamais le terrorisme “palestinien”, et acceptent quasiment toujours tout ce qui s’accepte dans les pays du monde musulman. Les pays du monde sous-développé ont globalement approuvé la motion et la décision.

 

Que les pays d’Europe n’aient rien dit eux non plus, que certains d’entre eux aient approuvé la décision ou aient décidé de s’abstenir et de détourner le regard s’explique aussi au vu de ce que devient l’Europe, mais ne peut que susciter le dégoût et la colère.

 

Sept décennies après la Shoah, l’Europe n’en a pas même tiré les leçons de dignité qui s’imposaient. Elle adopte des comportements dont elle devrait avoir honte, et elle n’a même pas honte.

 

Tout en prétendant lutter contre l’antisémitisme, l’Europe approuve des comportements qu’on ne peut décrire autrement que comme antisémites. Tout en affirmant être le continent de la connaissance, elle se fait complice d’insultes successives à la connaissance historique la plus élémentaire. Tout en proclamant défendre le droit, elle contribue à nier le droit le plus essentiel d’un peuple, c’est-à-dire la reconnaissance de ses racines et de sa légitimité, car c’est ce qu’elle fait au peuple juif. Et elle fait cela au nom d’un autre peuple, le peuple palestinien, qui, fait sans précédent dans l’histoire de l’humanité, n’a été forgé que pour être l’instrument de destruction d’un autre peuple.   

 

L’Europe se trouve en état de naufrage culturel et politique. Elle est démographiquement sinistrée, économiquement déclinante. On peut ajouter à cet ensemble lugubre qu’elle a perdu ses repères moraux. Elle en administre peu à peu la preuve. Son attitude à l’UNESCO se situant itérativement aux dépens des Juifs, du judaïsme et d’Israël participe de l’une de ces preuves accablantes.

 

L’UNESCO est devenue une imposture dont l’’Europe est complice.

 

L’attaque terroriste meurtrière survenue sur le Mont du Temple vendredi dernier est légitimée par l’imposture : si le Mont du Temple est un site “palestinien”, une attaque terroriste contre des Israéliens en un lieu “palestinien” est un acte de “résistance”.

 

L’AFP l’a bien compris, qui répète cette contrevérité à longueurs de dépêches, se faisant le vecteur principal de la corruption des media francophones. Une contrevérité issue des décisions de l’ONU et de ses dépendances et le plus souvent avalisées par le gouvernement français.

 

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Bruxelles-Métula du 14 juillet 2017 (011407/17) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 14 juillet 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca  https://youtu.be/YnusgHQAgD4 (Youtube).

 

Au sommaire :

 

1. Attentats dans la vieille ville de Jérusalem, ce vendredi matin : plusieurs Israéliens blessés dont deux sont dans un état grave. Les trois terroristes armés de mitraillettes et de revolvers ont été éliminés.

 

2. Les affaires qui malmènent le pays : les sous-marins allemands et Bezek. De nombreux proches du Premier ministre sous les verrous ou assignés à résidence. Pour comprendre de quoi il s’agit.

 

3. Bons résultats des quatre clubs israéliens engagés en Ligue des Champions et en Ligue Europa de football. Le commentaire sur les rencontres de la semaine.

 

 

 
Bruxelles-Métula du 7 juillet 2017 (021207/17) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mercredi, 12 juillet 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca  https://youtu.be/7eXkGUP3I8M (Youtube).

 

Au sommaire :

 

1. L’asphyxie du Hamas à Gaza, l’organisation terroriste islamique financièrement exsangue

Pression financière du monde arabe, de l’Autorité Palestinienne et d’Israël

Frontière égyptienne avec Gaza fermée depuis le début de l’année

Le Qatar, le plus grand soutien du califat, obligé de renvoyer les représentants du Hamas de son territoire et de lui couper son aide financière

 

2. La visite de l’ami Narendra Modi, le Premier ministre indien

Gros accords signés dans les domaines de l’agriculture et de la Défense

Pas de visite de Modi à l’Autorité Palestinienne

Développement de missiles en commun

 

3. La visite de Binyamin Netanyahu à Paris

Retour à la période gaullienne avec Macron ?

 

4.. Les qualifications des clubs israéliens en Coupe Europa de football

Les Maccabiades, d’abord une grande réunion de jeunes sportifs israélites

La belle victoire à Wimbledon de Dudi Sela sur John Isner, 20ème joueur mondial

 

 
Israël-Palestine : une petite flamme d’espoir encore faiblarde (info # 031207/17) Version imprimable
Analyse
mercredi, 12 juillet 2017

 

Par Sami el Soudi

 

L’Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas s’est engagée dans une offensive économique visant à asphyxier le Hamas à Gaza. Elle a coupé les subventions destinées à acheter du mazout en Israël afin de produire de l’électricité dans l’enclave côtière, de même que les fonds affectés aux soins que les plus atteints des malades de Gaza reçoivent dans les hôpitaux de l’Etat hébreu, et elle ne paie plus les fonctionnaires en poste dans la Bande.

 

En conséquence de ces mesures, deux enfants souffrants que l’AP n’a pas autorisés à traverser la frontière sont morts ; en outre, les Gazaouis ne bénéficiaient que de trois heures d’électricité quotidienne, et les travaux de reconstruction des dégâts subis en 2014 lors de l’aventure militaire contre Tsahal sont au point mort.

 

Les difficultés rencontrées par la direction du Hamas sont encore aggravées par l’isolement diplomatique auquel fait face le Qatar, qui était jusqu’à présent le principal soutien financier de l’organisation terroriste islamique, à hauteur d’un milliard de dollars en moyenne par année.

 

Dans sa lettre de réponse à l’ultimatum que lui ont adressé les pays arabes, Doha a été contraint à s’engager à expulser les représentants du Hamas actifs sur son territoire, à couper les fonds qu’il allouait au califat de Gaza, et à rompre ses relations avec les Frères Musulmans, principaux adversaires du maréchal égyptien al Sissi et mentors du Hamas.

 

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Le point de passage de Rafah entre l’Egypte et Gaza : une frontière presque toujours fermée. La clé de la prison à ciel ouvert se trouve exclusivement entre des mains arabes.

 

Les grands Etats arabes ont exercé ces pressions sur le Qatar dans le cadre de leur lutte contre le terrorisme islamique qui les menace, des demandes américaines et des nécessités attenantes au rapprochement avec Israël.

 

Ces changements politiques ont obligé l’organisation terroriste qui étouffe Gaza à renouer le contact, tête basse, avec lesdits Etats, à y envoyer des émissaires et à se plier à leurs exigences. Par exemple, à la demande explicite du Caire, le Hamas construit à sa frontière avec l’Egypte un No man’s land pour empêcher les terroristes en provenance de Gaza de se rendre dans le Sinaï pour y tendre des embuscades aux soldats de Sissi.

 

En signe d’encouragement, le Caire a remis un chargement de pétrole au Hamas, ce qui a permis de faire passer le temps d’approvisionnement des habitants à six heures d’électricité quotidiennes. Mais le poste frontière entre le Sinaï et la Bande à Rafah est resté presque tout le temps fermé depuis le début de l’année, et s’il s’ouvre ce sera au compte-gouttes.

 

Ce, parce que les militaires des bords du Nil ne se font aucune illusion quant aux intentions et aux affinités du Hamas : les islamistes et tous ceux qui ont des liens avec les frères Musulmans sont les ennemis des militaires égyptiens et la méfiance à leur encontre n’est pas réversible. L’objectif du Caire, de Riyad et de l’Autorité Palestinienne consiste à faire renoncer le Hamas à la domination de Gaza en l’étouffant. Les livraisons à caractère humanitaire sont uniquement destinées à la population, captive des islamistes depuis que le Hamas a pris le contrôle de la Bande en recourant à un putsch sanglant contre l’Autorité Palestinienne en 2007.

 

La seconde préoccupation des pays sunnites et d’Israël consiste à ne pas placer l’organisation terroriste dans une situation de désespérance extrême qui pourrait la pousser à une guerre suicide contre l’Etat hébreu.

 

Avigdor Lieberman, le ministre israélien de la Défense, a récemment évoqué ce problème, affirmant que l’Egypte devait faire plus dans l’approvisionnement de Gaza, alors que sa presque totalité provient aujourd’hui d’Israël. Ce sont en effet deux cent cinquante camions qui transitent actuellement d’Israël vers Gaza quotidiennement.

 

Mohammed Dahlan, qui était le chef militaire du Fatah à Gaza en 2007, qui s’était lâchement enfui en Egypte lors du putsch, bien que disposant de forces supérieures au Hamas en nombre et en équipement, et qui lorgne depuis l’exil sur la succession de Mahmoud Abbas, partage l’opinion qu’il existe un risque d’une nouvelle guerre à Gaza si l’organisation islamique terroriste qui la contrôle est placée le dos au mur.

 

Il préconise une éviction du Hamas en souplesse – sous la pression ma non troppo – afin de s’y réinstaller avec ses partisans. De là-bas, il aurait tout loisir de préparer le renversement de l’équipe dirigeante de l’AP, qui le déteste cordialement pour la corruption qu’il personnifie et les nombreux assassinats qu’elle lui attribue.

 

Du point de vue israélien, les opinions sont partagées. Sans tomber dans le stéréotype attribuant aux Hébreux l’apanage des décisions machiavéliques, il faut bien reconnaître l’existence d’un courant au sein de l’establishment de la Défense et de certains politiciens. Ces derniers estiment que la survie du Hamas à Gaza à moitié anesthésié bloque l’éventualité de la création d’un Etat palestinien et qu’il faut donc l’encourager. Hormis l’aspect de l’encouragement, bien entendu, c’est un point de vue que nous avons souvent fait valoir dans les colonnes de la Ména. Ce, vu que les Etats-Unis n’obligeront jamais Jérusalem à accepter la solution à deux Etats tant qu’une "menace palestinienne armée et hostile à la paix" se maintiendra dans l’un des deux territoires qui formeraient l’Etat de Palestine. Nous avions même prôné la participation militaire de l’Autorité Palestinienne à une opération visant à déloger le Hamas de son califat et nous persévérons dans cette analyse.

 

En Israël, précisément, un évènement politique vient de procurer une alternative à la position de la coalition Netanyahu aux affaires. Ce dernier, et surtout ses alliés de l’ultra-droite, refusent dans les faits toute initiative qui serait susceptible d’aboutir à la solution des deux Etats, même si parfois le chef de l’exécutif hébreu prétend le contraire à des fins diplomatiques.

 

L’évènement en question est la victoire cette semaine d’Amir Peretz au premier tour de l’élection en vue de désigner un nouveau chef au parti travailliste israélien. Arrivé troisième lors de ce scrutin, l’actuel secrétaire, Itzkhak Herzog, ne participera pas au second tour. Il était favorable à des négociations en vue de l’établissement de notre Etat, à la condition de l’absence de tout acte terroriste palestinien durant dix ans. Autant dire, hormis la rhétorique divergente, que son projet équivalait à celui de Binyamin Netanyahu.

 

Quant à Amir Peretz, qui dispose des plus grandes chances de l’emporter au second tour, il professe une approche diamétralement différente : pour lui, il faut entamer sans attendre les négociations avec Ramallah en vue de la création de notre Etat, y compris l’abandon des implantations situées en dehors des trois blocs de peuplement connus. Peretz préconise également de discuter directement avec le Hamas la cessation de l’état de guerre et la mise en place d’un ambitieux programme de développement économique comprenant la construction d’un port marchand à Gaza. Il va même jusqu’à évoquer la libération de Marouane Barghouti, qui purge une peine d’emprisonnement à vie pour sa participation à plusieurs assassinats d’Israéliens. Mais pour Peretz, Barghouti est le seul homme politique palestinien qui disposerait de la poigne et du charisme nécessaires pour prendre la suite d’Abbas, unifier les Palestiniens et conduire à leur terme des négociations aboutissant réellement à la paix. Ce point de vue est discutable, mais il a l’avantage de mobiliser beaucoup d’adeptes dans la région.

 

Ce qui ajoute à l’intérêt du changement probable à la tête du parti travailliste est l’origine séfarade [marocaine] de Peretz, et également de l’autre candidat en lice, Avi Gabaï. Or cette origine pourrait drainer un grand nombre de soutiens parmi la population séfarade israélienne, jusqu’à maintenant allergique au parti travailliste. Ce, d’autant plus qu’au Likoud, qui compte le plus grand nombre d’électeurs originaires d’Afrique du Nord, les postes-clés ont toujours été détenus par une large majorité d’ashkénazes, ce qui irrite nombre de ses partisans. Avec l’usure du pouvoir de M. Netanyahu, les multiples enquêtes judiciaires dont il fait l’objet, et son manque de projet politique à moyen et long terme, l’éventualité probable de l’accession de M. Peretz à la tête de la formation de centre-gauche est un phénomène à suivre avec attention.

 

Ceci dit, vu la composition actuelle de l’électorat israélien, il apparaît de plus en plus évident que Jérusalem ne décidera pas spontanément d’avancer vers la solution à deux Etats. Seul Donald Trump à Washington détient la capacité d’obliger le microcosme politique israélien à s’engager sur cette voie. Reste que Trump, qui suscite pour cette raison un engouement disproportionné à Ramallah, est avant tout un ami sincère de l’Etat hébreu et des valeurs qu’il incarne ; il n’encouragera pas un dirigeant israélien à faire des concessions aux Palestiniens à moins d’être absolument convaincu que le chef de l’Autorité Palestinienne est sincère dans sa volonté de parvenir à une solution pacifique et définitive du différend, sur des bases réalistes.

 

Or pour le moment, M. Trump, en dépit de tous ses efforts dans ce sens, ne parvient pas à obtenir de Mahmoud Abbas l’engagement crédible de cesser d’inciter au terrorisme. Les tergiversations d’Abbas ont d’ailleurs provoqué des étincelles lors de la récente rencontre entre les deux hommes à Bethléem. Et le chef de l’AP vient de répéter qu’il n’avait pas l’intention de cesser d’accorder des aides sociales aux familles des terroristes – de tous les terroristes – tués alors qu’ils agressaient des Israéliens.

 

Dans ces conditions, Abbas n’obtiendra pas l’implication de Trump dans le processus de paix. Non plus qu’en attribuant le nom de nos rues à des assassins d’enfants et en leur édifiant des statues. Pour que la paix à deux Etats survienne, il faudrait qu’une philosophie de la paix supplante chez nous celle du Djihad, car s’il s’agit d’utiliser la paix comme une arme pour obtenir des concessions de l’ennemi et poursuivre la guerre dans de meilleures conditions, les Israéliens et leurs amis américains ne marcheront pas dans la combine.

 

Les émissaires de Donald Trump qui ne cessent de rencontrer les responsables palestiniens ont rapporté que Mahmoud Abbas, fatigué, n’était pas loin de remettre définitivement son tablier.

 

Il existe un tas de signes mineurs, y compris l’alliance du monde sunnite avec Israël face à l’Iran, dont je n’ai pas parlé dans cet article, qui permettent d’entrevoir une petite lueur d’espoir au fond du tunnel. Elle est certes encore vacillante, mais il y a de cela quelque mois, elle n’existait pas.

 

Quant au monde sunnite, même s’il souhaiterait que le processus entre Israéliens et Palestiniens progresse, il ne sacrifiera pas le projet d’alliance avec les USA et Israël à cause du problème palestinien. A nos dirigeants actuels et à venir de ne pas manquer une nouvelle fois le train en marche. Car comme on le dit de plus en plus ouvertement à Riyad et au Caire, à force de dire non à tout on prend le risque de se retrouver définitivement cloué sur le quai de la gare.

 

 
5 juillet 1962, le massacre d’Oran (info # 011207/17) Version imprimable
Analyse
mercredi, 12 juillet 2017

 

Par Raphaël Delpard

 

Tout le long du 5 juillet 2017, mes pensées allèrent à cet autre 5 juillet 1962, au cours duquel 3 000 Français et de nombreux Algériens furent assassinés ; un jour qui fut qualifié par l'historien Gérard Israël de pogrom.

 

La libération du peuple algérien s'est faite dans le sang et le déshonneur ; déshonneur pour le gouvernement français, lequel, sur ordre de Charles de Gaulle, abandonna la population oranaise, tant européenne qu’algérienne, la livrant sans défense à la furie vengeresse des vainqueurs ; ceux-ci profitèrent de l'occasion qui leur était offerte pour organiser un massacre de masse.

 

Pour comprendre ce qui s’est passé, il nous faut remonter l'histoire de manière à reconstituer la succession des étapes qui ponctuèrent les derniers mois de la présence française en Algérie.

 

Il y eut tout d'abord la conférence d'Evian, qui s'est tenue au mois de mars 1962 entre les nationalistes algériens et les représentants de l'Etat français.

 

De Gaulle, pressé d'en finir avec le dossier algérien qu'il considérait comme un boulet l'empêchant de s'élancer dans le monde et d'y prodiguer sa parole, accéda à toutes les demandes formulées par les représentants du "gouvernement provisoire de la République algérienne".

 

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Des Européens arrêtés par des Algériens armés

Ils n’ont plus que quelques minutes à vivre

 

Rappelons, pour être conforme avec l'histoire, que les Algériens ne signèrent pas les accords. Mais tous les articles qui leur étaient favorables furent appliqués à la lettre par le gouvernement de la métropole. N'oublions pas de mentionner non plus le blanc-seing accordé par de Gaulle, d'une façon officieuse au chef de la délégation algérienne, qui consista à autoriser le Colonel Houari Boumediene, stationné à Oujda au Maroc avec ses unités, à entrer en Algérie le jour de l'indépendance. Or, parmi les égorgeurs des Français et des Algériens à Oran, le 5 juillet 1962, se trouvaient nombre de soldats appartenant au régiment de Boumediene.

 

On pouvait imaginer que les Algériens ayant réussi à faire plier un grand Etat s'en tiendrait à cette victoire, or il n'en fut rien. Il fallait que les Français partissent au plus vite, et pour hâter leur départ, le nouveau pouvoir décida qu’il était nécessaire de créer une période de chaos. Les attentats se multiplièrent, les enlèvements de civils faisaient rage ; on tuait, on assassinait à tous les coins de rue, on violait les femmes dans les cours des immeubles, on exterminait les hommes en les plongeant dans des bains d'acide.

 

Cette ambiance funeste semblait ne pas suffire à de Gaulle, car il dépêcha des policiers de Paris - les Pieds noirs les appelèrent "Barbouzes" - avec l'unique mission de jeter en prison le premier Pied-noir venu qui aurait eu l'outrecuidance de chanter la Marseillaise au passage d'un camion militaire, ou pire encore, d'entonner le chant des Africains, l'hymne des Européens d'Algérie.

 

A compter du cessez-le-feu - il intervint le 19 mars 1962 -, l’Algérie était censée vivre dans la paix. Les uns n'avaient-ils gagné ? Et les autres, piteusement perdu ? Eh bien non ! Ce fut une période de sang et de meurtres, comme il ne s'en était pas produite durant les huit années que dura le conflit.

 

Oran avait eu la chance d'échapper aux turpitudes entraînées par la guerre, ne subissant que très rarement le terrorisme aveugle des révolutionnaires. Les troubles commencèrent lorsque les habitants comprirent que de Gaulle allait livrer l'Algérie avec les meubles au FLN. La mobilisation en faveur de l'OAS1, purement épidermique, fut davantage importante pour l'idée d'une Algérie éternellement française que pour les pratiques musclées et sanguinaires ressemblant trop à celles des nationalistes algériens.

 

Les activistes français d’Oran apparaissaient, depuis l'Elysée à Paris, comme un empêchement à la bonne réalisation des accords d'Evian. Il fallait les faire taire, les punir d'oser affronter l'autorité du chef de l'Etat français et, suprême insulte, d'être des militants de la formation factieuse. Et pour y parvenir, on jugea nécessaire d'employer les moyens les plus vigoureux.

 

Le général Katz fut chargé de la besogne. Dès sa nomination, de jour comme de nuit, les arrestations allèrent bon train. Les détenus étaient conduits sous escorte militaire et parqués dans l’un des stades de la ville. Ils restaient ainsi deux ou trois jours sans manger ni boire. Ensuite ils étaient dirigés vers la prison, rapidement engorgée. La population européenne oranaise eut donc, à compter du 19 mars 1962, à lutter contre l'Armée française et le FLN, unis contre les activistes de l'OAS. C'est-à-dire, la population civile.

 

Le 5 juillet 1962, jour de l'Indépendance de l'Algérie approchait. Les 26 et 27 juin, des camions militaires français sur lesquels on avait arrimé des haut-parleurs sillonnèrent les rues, invitant la population française à ne pas rester cloîtrée chez elle. Un comité avait vu le jour et avait établi un programme de festivités.

 

Les haut-parleurs, se souvient Gérard Israël, diffusaient le lancinant et rassurant message : "Oranaises, Oranais, ne vous affolez pas. L'Armée est et restera en Algérie pendant trois ans pour assurer votre sécurité".

 

Mensonge ! Depuis les accords d'Evian, l'Armée française fut mise sur la touche sur l’ensemble du territoire. Elle ne pouvait intervenir qu'à condition d'avoir obtenu au préalable l'autorisation de l'exécutif algérien. L'autorité française n'était qu'une réalité de papier. A Oran, il n'y avait plus ni préfet ni commissaire de police. Les Oranais ne pouvaient pas appeler le commandement militaire en cas de besoin, car le central téléphonique ayant été endommagé, les communications ne passaient pas.

 

La population, toute la population, est ainsi livrée aux nationalistes algériens. Ajoutons l'ignominie du Président de la République française. Jamais dans l'histoire de France, pourtant richement émaillée de drames divers, il n'y eut un pouvoir qui osa abandonner ses nationaux. De Gaulle l'a fait. Le 5 juillet 1962, les gardes mobiles, les gendarmes, et l'Armée sont consignés dans les casernements avec interdiction absolue de sortir quoiqu'il puisse arriver.

 

5 juillet 1962. Vers 10 heures, on signale que des bandes incontrôlées envahissent le quartier juif à la hauteur des rues de la Révolution et d'Austerlitz ; elles se livrent à un pillage en règle des magasins. Le quartier est vide ou pratiquement. Les Juifs ont quitté Oran depuis des semaines, car dans les familles, les manifestations antijuives des années vingt et trente sont encore vivaces, et qui plus est, les Juifs savent que, de toute éternité, s'il y a une émeute, ce sont toujours eux que l'on visera en premier.

 

11 h 43 précisément, devant le théâtre municipal. Dans la foule massée se mêlent des Européens et des Algériens. L'annonce faite six jours auparavant justifie la présence des Français. On y trouve aussi des responsables du FLN. Des détails trahissent leur impatience. Soudain, quatre coups de feu sont tirés. Immédiatement des jeunes Algériens quittent la foule et se ruent dans des directions opposées en criant : "C'est l'OAS, c'est l'OAS qui nous a tirés de dessus !".

 

La foule est d'abord incrédule, puis, sans trop connaître la raison, tout le monde se met à courir en hurlant : "OAS ! OAS !". De ce rassemblement pacifique émergent des hommes en armes qui tirent dans toutes les directions. Des femmes et des hommes tombent, morts ou blessés.

 

Place Kargueutah, la fusillade éclate à peu près au même moment. Tous les Européens sont tués sur place. Dans une brasserie, quatre Français jouent aux cartes en buvant une anisette. Des Arabes entrent, les font sortir, mains sur la tête, et ils les abattent de sang-froid.

 

La folie s'empare des rues. Les femmes algériennes vont en bande et agressent les hommes européens qu'elles rencontrent. Poussant de sinistres youyous, elles leur crèvent les yeux ou leur lacèrent le visage avec leurs ongles, jusqu'à ce qu'ils ne ressemblent plus qu'à des plaies vivantes.

 

A la base militaire de Valmy, des jeunes Français du contingent entendent derrière les murs de la caserne les cris des Européens qui tombent sous les balles ou sous les coups de hache. Exaspérés de ne pouvoir rien faire, ils finissent par prendre à partie les officiers. Ils leur reprochent de laisser la population se faire massacrer sans intervenir : "Si vous n'avez pas le courage d'affronter les meutes d'assassins, donnez-nous des armes et nous le ferons à votre place !". Les officiers sont troublés, on leur a rapporté que quatre Français ont été pendus à des crochets de boucher dans le quartier de la Marine. Mais si nombre d'entre eux pensent qu'il est de leur devoir d'intervenir, l'absence d'ordres l'emporte sur leur détermination.

 

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Ensuite ce fut le massacre

Un autre épisode de son histoire que la France s’efforce par tous les moyens d’oublier.

Mais lorsque que le président Emmanuel Macron affirme, en février dernier, que

"La colonisation (…) est un crime contre l’humanité", les victimes de ce crime

ne sont pas les Français d’Oran mais bien ceux qui les ont égorgés

 

Un seul officier désobéira. Il s'agit du Lieutenant Rabah Kheliff, un musulman pro-français. Il explique les consignes du Commandement militaire.

 

"Que disaient-elles ? L'Algérie étant devenue indépendante depuis le 2, en conséquence, le 5 juillet, nous devions rester dans les cantonnements. Je trouvais bizarre cet ordre et surtout peu conforme aux accords d'Evain. Ceux-ci prévoyaient clairement le maintien de quatre-vingt mille hommes en Algérie pour assurer la sécurité des personnes et des biens, or, le jour d'une manifestation aussi importante, nous ne devions pas sortir des casernes ! Je dois ajouter que ce qui alimentait mon trouble venait des informations que nous recevions depuis le 19 mars, faisant état d'enlèvements, d'assassinats d'Européens, et de musulmans pro-français. Bref, je ne comprenais pas cet ordre. Ma conscience me commandait la désobéissance. J'ai donc décidé de quitter la caserne à la tête de mon bataillon, soit trois cents hommes. Aucun d'entre eux n'a fait la moindre difficulté pour me suivre, et j'ai vu sur les visages de certains qu'ils étaient soulagés par la décision que j'avais prise.

 

J'avais capté une information indiquant que quatre cents Européens se trouvaient entre les mains d'une unité de l'ALN - Armée de Libération Nationale - arrivée depuis du Maroc où elle attendait de pouvoir agir sur le territoire algérien. Je suis arrivé sur place, et en effet, j'ai pu constater que les Européens attendaient qu'on les embarque dans des camions. Ils étaient voués à la mort. Avec mon unité, j'ai encerclé les soldats algériens, puis je me suis adressé à un homme en civil, faisant office de préfet du pouvoir algérien. "Monsieur", lui ai-je dit, "je vous demande de donner l'ordre aux militaires de l'ALN de quitter les lieux au plus vite. Mon intention est de libérer les Français et les Algériens qui sont arbitrairement retenus. Je vous donne cinq minutes, pas une de plus. Au-delà du délai, j'agirai en conséquence".

 

Le "préfet" a parlementé avec l'officier algérien, et ce dernier a levé le camp avec ses hommes. J'ai dû affronter la foule composée exclusivement d'Algériens qui était présente, qui était furieuse de la libération des Européens. Les gens bavaient de haine et voulaient leur mort. La foule m'a encerclé à mon tour, et les coups ont commencé à pleuvoir. J'ai dû la vie sauve à mes soldats, ils m'ont extrait des griffes de mes agresseurs. C'était l'ambiance d'une Saint-Barthélemy. Ce n'est pas tout, dans le courant de l'après-midi, j'apprends par un de mes indicateurs que des soldats algériens, armés jusqu'aux dents, m'attendent à la sortie de la caserne. Je suis sorti en civil, planqué sur le plancher d'un camion avec une protection militaire. J'ai quitté Oran le jour même par avion. Destination Lyon. J'ai appris plus tard que le FLN avait décidé de m'éliminer". Rabah Kheliff est décédé le 3 novembre 2003 à Lyon. Il fut, sa vie durant, un patriote français, respectueux des lois de la république du pays dans lequel il avait placé sa confiance.

 

L'après-midi, les meurtres se poursuivent sans répit. Les émeutiers pénètrent dans les immeubles, brisent les portes des appartements et assassinent les occupants. J'ai interrogé un homme qui a réussi fort heureusement à se glisser derrière un meuble lorsque la porte de l'appartement a été brisée par les assaillants. Il a vu sa famille massacrée à coups de hache.

 

A 17 heures, le général Katz est sorti de la caserne où il attendait à bord d'un véhicule militaire ; il parcourut les rues et les places jonchées de morts, tous des Européens. Il constata ainsi que le plan avait fonctionné.

 

Il quittera Oran le 13 août 1962. Ce jour-là, le ministre des Armées, Pierre Mesmer, lui remettra la Croix de Valeur Militaire avec palme "pour avoir su rétablir et préserver avec force et dignité l'autorité légale et l'ordre public".

 

Vous avez pu constater que depuis cinquante-cinq ans, dans un pays pourtant si friand de cérémonies de repentance, jamais un gouvernement, jamais une formation politique, n'a proposé, et ni même tenté d'organiser un hommage à la mémoire de ces Français tombés sous les balles du vainqueur algérien, que le pouvoir gaulliste avait livré aux bourreaux.

 

 

Note :

1OAS : https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te


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Les membres du courant juif réformé américain ont-ils changé de religion ? (info # 011107/17) Version imprimable
Analyse
mardi, 11 juillet 2017

 

Par Guy Millière

 

Je ne suis pas juif. Je suis donc très mal placé pour prendre position dans le débat houleux qui vient d’avoir lieu dans les communautés juives concernant les récentes décisions de Binyamin Netanyahu en matière de prière au Kotel [mur des Lamentations] et en matière de conversion. Binyamin Netanyahu semble avoir renoncé à une décision qui avait été prise et s’être rangé à la position des Juifs les plus orthodoxes. Il a aussitôt été accusé d’opportunisme politique et d’avoir voulu sauver sa majorité. Des dirigeants du courant juif reformé américain (en France, l’expression employée est “judaïsme libéral”) américain se sont montrés particulièrement virulents et ont menacé, paraît-il, Israël de représailles financières.

 

Que Binyamin Netanyahu soit revenu sur une décision prise peut paraitre déplaisant à ceux qui lui étaient favorables, et c’est compréhensible. Qu’il se soit rangé aux positions des Juifs les plus orthodoxes peut déplaire à d’autres Juifs, et c’est compréhensible aussi. Si les conséquences étaient cataclysmiques, on pourrait comprendre que le déplaisir provoqué fasse scandale et suscite des réactions très vives. De nombreux avis plus autorisés que le mien, dont ceux de Caroline Glick, pour qui j’ai une très vive estime, et du rabbin Shmuley Boteach, que je tiens depuis longtemps pour un homme de grande qualité, m’indiquent que les conséquences ne sont pas du tout désastreuses. Un lieu de prière mixte existe déjà au Kotel, et il continuera à exister. Les conversions resteront difficiles et des Juifs considérés comme Juifs par le courant juif réformé ne seront vraisemblablement pas considérés comme juifs en Israël (sauf s’ils se convertissent en suivant les règles de la Halakha), sans que cela ne remette en cause leur droit au retour.

 

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Autre chose…

 

Les réactions très vives de ces derniers jours ne peuvent que me paraitre dès lors motivées par une hostilité à Binyamin Netanyahu, et très disproportionnées. Elles peuvent aussi et surtout être motivées par des considérations ayant très peu à voir avec la religion juive et beaucoup plus avec le courant juif réformé américain, dans ce qu’il exprime, et avec les positions de nombre de ses membres.

 

D’après ce que j’en sais, il s’agit d’un courant au sein duquel le judaïsme est, aux Etats-Unis, en dilution rapide, et au sein duquel les mariages avec des non Juifs sont désormais majoritaires. Ceci conduit non seulement à l’existence d’un nombre croissant de gens qui se prétendent juifs mais ne le sont plus que du bout des lèvres, ce qui pose problème pour la survie du judaïsme et de la communauté juive aux Etats-Unis.

 

Nombre des Juifs qui le composent sont nettement touchés par un glissement analysé voici un peu moins d’une décennie par le grand penseur juif conservateur américain Norman Podhoretz. Ce denier, dans un livre de référence, Why Jews Are Liberal? (Pourquoi les Juifs sont-ils de gauche ?) parle, à leur propos, d’un changement de religion et d’un passage du judaïsme à une méta-religion constituée par les idées de la gauche américaine.

 

Ce courant et les Juifs concernés sont depuis longtemps des adeptes du parti Démocrate. Et ils le restent, quand bien même le parti Démocrate est aujourd’hui le parti de Barack Obama et de Bernie Sanders, et quand bien même c’est un parti désormais très accueillant envers les “antisionistes” qui frôlent parfois l’antisémitisme. Nombre des Juifs concernés, tout en aidant financièrement Israël, financent des organisations qui lui sont très peu favorables, telles B’Tselem et J Street.

 

Plusieurs rabbins du courant réformé ont entamé une période de jeûne lorsque Donald Trump est devenu officiellement président, le 20 janvier dernier, et ont parlé de “cataclysme”. Que Donald Trump soit le président le plus favorable à Israël de l’histoire des Etats-Unis, en plus d’un ami personnel de Binyamin Netanyahu, n’a eu aucune influence quant à leur attitude.

 

Le courant juif réformé est très majoritaire chez les Juifs américains, mais dès lors qu’un grand nombre de ses membres ne sont plus réellement juifs, on peut se demander si ce courant constitue un bienfait ou un péril pour le judaïsme. Je laisse, bien sûr, la question en suspens.

 

Les Juifs plus orthodoxes aux Etats-Unis restent juifs et me paraissent davantage porteurs d’un espoir de futur pour le judaïsme américain. Et que nul ne me dise qu’ils sont fermés. Je compte parmi eux quelques-uns de mes meilleurs amis.

 

Si les membres du courant juif réformé américain font dépendre leur aide financière à Israël de questions de lieux de prière mixtes au Kotel et d’un assouplissement des règles de conversion, cela signifie surtout que leur attachement à Israël est bien fragile et assez factice. Il serait bon qu’Israël ne dépende pas de gens dont l’attachement à Israël est conditionnel.

 

Si ces mêmes membres sont incapables de discerner ce que Binyamin Netanyahu accomplit depuis des années pour l’Etat hébreu en termes de diversification des alliances, de création de nouveaux partenariats (la visite de Narendra Modi ces derniers jours est un élément parmi d’autres sur ce plan), de renforcement de la sécurité du pays et de dynamisme économique, c’est qu’ils sont encore plus consternants que j’ai tendance à le penser.

 

Même si je ne suis pas juif, je conçois un infini respect pour le judaïsme et je sais ce que je lui dois et ce que lui doit l’humanité entière. Et j’ai un infini respect pour ceux qui gardent la Loi juive et lui ont permis de traverser les millénaires intacte malgré les épreuves. Il m’arrive de douter que ceux qui ont tempêté contre Binyamin Netanyahu ces derniers temps éprouvent autant de respect que moi.

 

Je considère la méta-religion constituée par les idées américaines de gauche comme un danger pour les Etats-Unis, pour Israël et pour le monde. Et je suis consterné en voyant que des gens qui se disent juifs sont adeptes de cette méta-religion, qui me parait très éloignée des valeurs du judaïsme.

 

Je regarde les positions actuelles du parti Démocrate avec une consternation inquiète, et je suis sidéré en constatant que des gens qui se disent juifs continuent dans ces conditions à soutenir ce parti.


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Pourquoi le monde musulman ne veut pas voir Wonder Woman (info # 020207/17) Version imprimable
Analyse
dimanche, 02 juillet 2017

 

Par Guy Millière

 

Le film Wonder Woman, qui remporte un succès planétaire, est boycotté dans le monde musulman. Le discours le plus souvent utilisé pour expliquer ce boycott est que l’actrice principale est une juive israélienne qui a un passé militaire dans Tsahal. Ce discours correspond à une réalité : le monde musulman est très antisémite et un film dans lequel l’actrice principale est juive ne peut qu’y susciter le rejet. Le monde musulman est aussi très anti-israélien, et dans nombre de pays musulmans, jusqu’à ce jour, Israël est un pays qui ne figure pas sur les cartes de géographie et dont on parle en utilisant des circonlocutions du type “l’entité sioniste”, tout en prônant sa destruction totale aux fins que le dar al islam inclue à nouveau le territoire d’Israël en en chassant tous les Juifs, après en avoir tué un grand nombre (dans la logique islamique, avoir créé un pays non musulman en terres incluses dans le dar al-islam est un crime, et le fait que des Juifs, ces êtres inférieurs, aient prétendu faire renaitre un pays juif en est un autre). La terre d’islam a autrefois englobé le territoire d’Israël par la conquête.

 

Le rejet du film par la quasi-totalité du monde arabe démontre qu’il est incapable de supporter, qu’en supplément d’être juive et israélienne, l’actrice principale ait été militaire et se soit comportée de façon remarquable durant son service militaire, ce qui ne peut que susciter une rage musulmane.

 

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Gal Gadot, Wonder Woman, trop femme, trop forte, trop courageuse, trop israélienne,

trop juive, trop belle, trop dévêtue, pour un monde arabe raciste et chauvin

 

Il y a néanmoins une autre dimension qui ne peut que provoquer l’exécration du film dans le monde musulman : le personnage incarné par l’actrice juive israélienne est un personnage qui gagne au combat contre des armées bien supérieures en nombre. Dans le subconscient du monde musulman, cela renvoie à l’évidence aux défaites militaires subies par les armées musulmanes face à Israël. Et d’ailleurs, des commentateurs de plusieurs pays musulmans ont rendu cette dimension subconsciente très consciente et ont défini le film comme procédant d’une véritable insulte au monde musulman tout entier.

 

Le fait que le personnage soit une femme est décrit par ces commentateurs comme un supplément à l’insulte. Qu’une femme juive israélienne qui a combattu dans Tsahal joue dans un film montrant une victoire sur des armées bien supérieures en nombre est déjà inadmissible, mais que ce personnage soit une femme tutoie l’inadmissible.

 

Dans l’islam, une femme est inférieure aux hommes et leur est subordonnée. Elle n’est jamais un être majeur et est définie par le Coran comme un champ de labour, un être immature valant la moitié d’un homme, et qu’un mari à la droit de frapper. Elle doit, en supplément, être pudique, discrète, porter le voile. Elle peut servir de bombe humaine à la rigueur (quelques attentats suicides islamiques ont été perpétrés par des femmes), mais elle n’est pas censée se battre les armes à la main, ce qui est la prérogative des hommes. Et il serait difficile de savoir ce qu’une femme mourant en martyr pourrait faire des soixante-douze vierges promises aux hommes tombés au djihad et censés rejoindre le paradis d’Allah.

 

Le boycott du film Wonder Woman dans le monde musulman est absolument logique. Il montre de manière ostensible la plupart des blocages qui font que ce monde ne peut entrer dans la modernité, se trouve heurté de plein fouet par celle-ci, et perçoit la modernité avec un effroi dont les conséquences sont souvent, trop souvent, mortifères. Il montre aussi pourquoi le monde musulman aujourd’hui est profondément stérile et dangereux.

 

Un monde imprégné d’un racisme pathologique à l’encontre de toute une catégorie d’êtres humains est un monde malade. Un monde où l’on nie le droit d’un peuple à disposer de lui-même sous prétexte d’irréversibilité des conquêtes islamiques est un monde vecteur de bellicisme et d’instabilités, ce qu’on ne peut que constater tous les jours. Un monde où les femmes sont traitées en êtres inférieurs est un monde où l’égalité de droit (sans laquelle le droit naturel des êtres humains n’existe pas) est impensable, et donc un monde arbitraire.

 

Quelques intellectuels musulmans se sont penchés et se penchent encore sur la dangereuse stérilité du monde musulman. Il serait urgent qu’ils soient entendus. Je crains qu’ils ne le soient pas.

 

L’islam, en surface, apparait divisé en courants, mais fondamentalement, matriciellement, il est un dogme que rien, depuis quatorze siècles, n’est parvenu à faire bouger.


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Annonce technique : Version imprimable
Communiqué
dimanche, 02 juillet 2017

 

Annonce technique : entre le mercredi 5 et le mercredi 12 juillet, les ingénieurs de la na procéderont à l’installation programmée d’une partie importante des nouveaux modules informatiques destinés au remplacement du système de distribution existant par un système beaucoup plus moderne.

 

Durant cette période, les articles ne pourront être consultés que sur la page Facebook de l’agence, à l’adresse https://www.facebook.com/menapress/?ref=aymt_homepage_panel. La consultation des articles sera exceptionnellement gratuite et le public aura accès à l’intégralité des textes publiés.

 

Les journalistes, reporters et analystes resteront à leurs postes pour vous informer. Et toutes les fonctionnalités du site de l’agence www.menapress.org fonctionneront normalement. Les seules activités qui seront momentanément interrompues seront l’envoi des articles aux abonnés et leur publication sur le site de l’agence.

 

La rédaction présente ses excuses aux utilisateurs pour ces inconvénients qui sont uniquement destinés à améliorer nos prestations, notre sécurité informatique et votre confort de lecture.
 
Tirs perdus dans le Golan, riposte dévastatrice de Tsahal (info # 010207/17) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 01 juillet 2017

 

© Metula News Agency

 

3h 20 à Métula, 2h 20 à Paris

 

Ce samedi, six projectiles en provenance de Syrie ont encore explosé en territoire israélien à proximité de la frontière internationale. L’un d’eux a atterri à l’extrémité d’un terrain appartenant au kibboutz Mérom Golan, situé au pied du cratère volcanique du mont Bental et face à la ville syrienne abandonnée de Kuneitra. Il a causé des dégâts superficiels.

 

Quatre des projectiles mentionnés sont tombés en Israël durant la soirée. Toutes ces explosions sont dues à des tirs perdus occasionnés par les combats extrêmement violents qui opposent rebelles et forces gouvernementales dans le Golan syrien, à proximité immédiate de l’Etat hébreu. Durant l’après-midi, le bruit des échanges de l’artillerie lourde des deux camps était parfaitement audible à la rédaction de la Ména, à plus de 25km du théâtre des opérations.

 

Le porte-parole de Tsahal, le général Ronen Manelis, a adressé une sérieuse mise en garde au régime de Damas, suite aux premiers tirs de roquettes de la journée de samedi. Le général a déclaré qu’ "Israël considère que le régime syrien est responsable de chaque violation de ses frontières et réagira de manière appropriée", ajoutant que son pays maintenait sa politique de non implication dans la Guerre Civile en Syrie, mais que l’Etat hébreu ne tolèrerait aucune violation de sa souveraineté.

 

Plus tard dans la soirée, Tsahal a réagi militairement en oblitérant une batterie d’artillerie gouvernementale. De source syrienne, au cœur des affrontements et en exclusivité, la Ména a appris qu’au moins un milicien chiite libanais du Hezbollah avait été tué dans la réplique de Tsahal et plusieurs autres blessés.

 

Les miliciens hezbollanis participent à la Guerre Civile Syrienne au nombre de 7 000, aux côtés des forces alaouites du dictateur Bashar al Assad et de 7 000 soldats de l’Armée iranienne.

 

Hier déjà, également à la suite d’ "obus perdus" ayant explosé en Israël, Tsahal était intervenu contre des positions de l’Armée gouvernementale.

 

 
Bruxelles-Métula du 30 juin 2017 [Analyse radiophonique] - Ména - Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 30 juin 2017

 

Bruxelles-Métula du 30 juin 2017 (013006/17) [Analyse radiophonique]


© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca  https://youtu.be/LmW4MbXhOfU (Youtube).

 

Au sommaire :

 

 

1. La situation sécuritaire à Métula

 

2. Comment la crise entre les mouvements composant le judaïsme est perçue en Israël.

 

3. Mossoul est tombée, Raqqa est en train de tomber, l’Iran avance ses pions afin de bâtir son autoroute Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth. La prochaine étape est une course de vitesse entre les Kurdes et les Américains, au nord de l’Euphrate, et les Alaouites, les Iraniens, les chiites libanais, soutenus par Moscou, par le sud du fleuve, pour prendre Deïr ez-Zor. Le prochain acte se rapprochera encore plus des fondamentaux du conflit : l’antagonisme à mort chiites-sunnites. Autour de Deïr ez-Zor, la bataille pour le contrôle de la cité et de la frontière syro-irakienne à proximité sera sanglante ces prochaines semaines et ces prochains mois.

 

4. La semaine prochaine, ce sera la première visite d’un Premier ministre indien en Israël. Les deux seules démocraties et les seuls Etats non-arabes entre Marrakech et le Bangladesh ont des tas de choses à se dire.

 

5. Retournement miraculeux de Beitar Jérusalem en Ligue Europa face aux Hongrois de Vasas : de 3 à 1 pour les Hongrois à cinq minutes de la fin de la partie, à 4-3 pour Jérusalem au final.


 

 
Bruxelles-Métula du 30 juin 2017 (013006/17) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 30 juin 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca  https://youtu.be/LmW4MbXhOfU (Youtube).

 

Au sommaire :

 

1.      La situation sécuritaire à Métula

2.      Comment la crise entre les mouvements composant le judaïsme est perçue en Israël.

3.      Mossoul est tombée, Raqqa est en train de tomber, l’Iran avance ses pions afin de bâtir son autoroute Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth. La prochaine étape est une course de vitesse entre les Kurdes et les Américains, au nord de l’Euphrate, et les Alaouites, les Iraniens, les chiites libanais, soutenus par Moscou, par le sud du fleuve, pour prendre Deïr ez-Zor. Le prochain acte se rapprochera encore plus des fondamentaux du conflit : l’antagonisme à mort chiites-sunnites. Autour de Deïr ez-Zor, la bataille pour le contrôle de la cité et de la frontière syro-irakienne à proximité sera sanglante ces prochaines semaines et ces prochains mois.

4.      La semaine prochaine, ce sera la première visite d’un Premier ministre indien en Israël. Les deux seules démocraties et les seuls Etats non-arabes entre Marrakech et le Bangladesh ont des tas de choses à se dire.

5.      Retournement miraculeux de Beitar Jérusalem en Ligue Europa face aux Hongrois de Vasas : de 3 à 1 pour les Hongrois à cinq minutes de la fin de la partie, à 4-3 pour Jérusalem au final.


 
Une position de l’Armée syrienne détruite après un tir de mortier (info # 012906/17) Version imprimable
Breaking News !
mercredi, 28 juin 2017