Bruxelles-Métula du 24 juin 2019 (012406/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 24 juin 2019

 

POURQUOI LES RESPONSABLES DE LA SECURITE NATIONALE DES ETATS-UNIS, DE RUSSIE ET D’ISRAEL SE RENCONTRENT-ILS CETTE SEMAINE A JERUSALEM ?

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

D’abord le fait qu’Israël soit associée à cet événement, même qu’elle l’accueille dans sa capitale de Jérusalem, aux côtés des deux hyper-puissances, démontre l’importance stratégique que nous avons acquise ces dernières années.

 

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Netanyahu et Bolton

En attendant Petroshev…

 

Washington et Moscou ont besoin de se coordonner avec Israël sur le sujet crucial qu’est l’Iran.

 

Netanyahu a dit hier (dimanche) à l’Amérique, lors d’une conférence de presse avec John Bolton, que nous étions à ses côtés, et prêts à nous battre à ses côtés si elle nous le demandait.

 

Israël se prépare discrètement mais activement à l’éventualité d’une confrontation. Tsahal, le Renseignement et la Défense Civile mettent les bouchées doubles.

 

Les Américains veulent constituer un front le plus uni et large possible contre l’Iran, afin de ne pas octroyer aux ayatollahs de possibilité d’échapper à leur pression.

 

Ils veulent que les Russes ne les embêtent pas si la bagarre se déclenche, et cela passe par une vaste entente qui englobe également la situation en Syrie.

 

Les Russes aimeraient normaliser la victoire de Bashar al Assad, au travers notamment d’un rapprochement entre Damas et l’Arabie saoudite. Et ils savent que tant que les Iraniens seront en Syrie, cela n’arrivera pas.

 

Ils vont, à leur habitude, tenter de monnayer leur "non-ingérence" dans la dispute iranienne, par exemple par l’acceptation de leur présence dans l’est de l’Ukraine et la levée des sanctions qui en découlent. Et pas uniquement, ils ont beaucoup de choses à troquer.

 

Une rumeur insistante prétend que juste après la rencontre entre les Israéliens, les Russes et les Américains, il va s’en produire une autre, qui comprendra les responsables sécuritaires saoudiens et ceux des autres pays arabes, ici, en Israël.

 

Les Américains attaquent déjà l’Iran, ils lui livrent une guerre économique sans merci. Aujourd’hui lundi, ils lancent un nouveau train de sanctions contre l’Iran déjà suffocant.

 

Les ayatollahs étouffent, c’est pour cela qu’ils multiplient les provocations mais en se gardant soigneusement de toucher aux soldats américains et aux intérêts fondamentaux de Washington dans la région.

 

Militairement, ils ne peuvent strictement rien faire, Donald Trump n’a qu’à attendre, c’est cela la puissance de l’Amérique. Le temps joue contre l’Iran.

 

Il suffit aux Américains d’être prêts à parer à toute éventualité par une présence militaire et une bonne synchronisation avec leurs amis, en faisant avancer leur rouleau compresseur économique. C’est la grande force de Donald Trump : il a pleinement conscience de la puissance des Etats-Unis et il sait l’utiliser.

 

Dans cette dynamique, Téhéran va devoir céder, c’est inexorable, il n’y a même pas besoin de se poser la question. Militairement, il n’a rien à opposer à l’Amérique et à Israël, ni maintenant, ni durant une frappe, ni après. 

 

L’unique pression que les Iraniens peuvent exercer, c’est augmenter la production de leur uranium enrichi. Mais s’ils passent la ligne rouge, il y aura la guerre et ils la perdront.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/KJzAgxfr9qw

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/785417505186170/?t=13

 

 

 
Les tout derniers soubresauts de la vision d’Obama (info # 012306/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 23 juin 2019

 

Par Guy Millière

 

Les effets des années Obama sont très différents de ce qu’Obama aurait souhaité. Obama aurait voulu que la transformation radicale des Etats-Unis qu’il a engagée soit parachevée par une présidence Hillary Clinton. Mais parce qu’Hillary Clinton a été une très mauvaise candidate, qu’elle était (et reste) le personnage politique le plus corrompu des Etats-Unis, et que nombre d’Américains le savaient, parce que, aussi, elle a négligé de faire campagne dans des Etats qu’elle pensait acquis aux Démocrates, elle a perdu et Donald Trump est devenu président. Obama a fait glisser le parti Démocrate vers la gauche : le glissement est tellement abrupte que le parti Démocrate est devenu un parti gauchiste, qui énonce des propositions plus excessives et délirantes les unes que les autres, et qui aura bien du mal à l’emporter en 2020. Même si des sondages très spécieux disent aujourd’hui le contraire.

 

Pour s’assurer que Trump perdrait à coup sûr, Obama avait utilisé la CIA, le FBI et une large part de l’appareil d’Etat américain afin d’espionner et de déstabiliser la campagne de Donald Trump. Il a recouru pour cela à un dossier frelaté, acheté par la campagne Clinton à un ex-agent secret britannique ; cela a conduit aux accusations de “collusion” avec la Russie proférées contre Donald Trump. Les accusations sont maintenant tombées, et le ministre de la Justice en place à Washington, William Barr, fait mener des enquêtes qui pourraient bientôt conduire vers la prison les dirigeants de la CIA et du FBI en place en 2016, ainsi que des membres de la défunte administration Obama.

 

Au Proche-Orient, Obama voulait installer l’Iran en position hégémonique, ce qui avait conduit au désastreux accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien. Auparavant, il avait tenté d’installer au pouvoir les Frères Musulmans dans les pays du monde arabe sunnite et, sans doute, jusqu’en Arabie Saoudite, par le biais de ce que d’aucuns avaient appelé le “printemps arabe”.

 

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Fini de rire, les tartuffes,

le pacte d’Obama avec le Diable est mort et enterré

 

Il avait exercé une pression maximale sur Israël et repris à son compte l’essentiel des positions “palestiniennes”.

 

La tentative de renversement du régime d’Assad en Syrie a été la fin du prétendu “printemps arabe”. Elle a conduit à un bain de sang, et ce n’est que parce que le régime des al Assad a été soutenu par la Russie qu’il est toujours au pouvoir.

 

La Libye est en ruines. En Egypte, Morsi n’a été que brièvement au pouvoir, et le Président Sissi qui l’a remplacé a écrasé les Frères Musulmans. Ceux-ci ne sont au pouvoir nulle part, sinon dans leur version turque, sous les traits de l’AKP d’Erdogan. Le soutien que leur accorde le Qatar s’est fait discret. Le Hamas – branche “palestinienne” des Frères - à Gaza n’est pas en excellente posture.

 

Les pays arabes sunnites, sous l’égide de l’Arabie Saoudite, se rapprochent d’Israël, ce qui est aux antipodes de ce que souhaitait Obama, et se détachent de plus en plus nettement de la “cause palestinienne”, ce qui est aussi à l’opposé de ce qu’il désirait. Leur problème majeur est le danger incarné par l’Iran, qui subit le processus d’endiguement et d’asphyxie mis en place par l’administration Trump. La théocratie chiite exerce son pouvoir de nuisance en actionnant le Hamas contre Israël (ce que les mollahs ne pourront plus faire longtemps, car leurs caisses sont vides ; ils ne peuvent plus même financer le Hezbollah), et en attaquant des pétroliers à proximité du détroit d’Ormuz.

 

Pour contrer l’Iran, les pays arabes sunnites ont besoin des Etats-Unis, et ils n’ont pas besoin du tout des dirigeants “palestiniens”. Pour se dessiner un futur serein, ils ont besoin d’Israël, et préféreraient en finir avec les dirigeants “palestiniens”.

 

Le Hamas n’est pas en excellente posture, disais-je : il était financé par l’Iran et cela appartient presque au passé. Il reste financé par le Qatar, et dépend de plus en plus du bon vouloir d’Israël. Ses dirigeants savent qu’ils se trouvent sur des sièges éjectables.

 

L’Autorité Palestinienne n’est pas en meilleure situation : elle ne peut que constater que les dirigeants des pays arabes sunnites ont ignoré ses demandes de ne pas se rendre dans quelques jours au Bahreïn pour le premier volet du plan de paix Trump et seront bel et bien représentés à Manama.

 

L’AP espère que la conférence de Manama se conclura sur un échec, et il est très envisageable qu’elle a tort. Elle espère que le second volet du plan de paix Trump ne sera jamais présenté. Laquelle présentation a été reportée par le fait que de nouvelles élections vont avoir lieu en Israël. Mais elle aura lieu. En novembre.

 

L’Autorité Palestinienne peut encore compter sur l’Iran, sur la Russie, peut-être sur la Chine, sur l’Europe occidentale, sur la France et l’Allemagne, ces pays amis de l’Iran des mollahs. Elle ne peut plus compter sur personne dans le monde arabe sunnite. Ce n’est pas un bon signe pour elle. Vraiment pas du tout.


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Les Iraniens ne décideront pas où et quand, ni même comment (012106/19) Version imprimable
Analyse
vendredi, 21 juin 2019

 

Par Jean Tsadik

 

La tension monte de jour en jour entre les Etats-Unis et la "République" Islamique d’Iran. Cette dernière multiplie les provocations militaires en vue d’entraîner l’Amérique dans une confrontation armée limitée, mais en se gardant soigneusement de tuer des militaires U.S. ou de s’attaquer à ses intérêts fondamentaux. Cela place l’état-major et le président américains dans une situation compliquée : ils ont le choix entre frapper les positions des Gardiens de la Révolution disposées autour du Golfe, ce qui ne leur amènerait aucun avantage stratégique, ou lancer l’assaut contre les installations nucléaires des ayatollahs, leurs missiles balistiques, leurs aéroports ainsi que les concentrations de leurs forces spéciales. La seconde option constitue l’objectif militaire de leur déploiement, mais elle s’assimile à une déclaration de guerre à la junte théocratique au pouvoir à Téhéran ainsi qu’à une riposte "disproportionnée".

 

Or ce n’est pas parce que l’ennemi vous provoque que l’on déclenche une opération majeure de ce type, mais parce qu’on l’a décidé soi-même, en fonction de considérations politiques et stratégiques. En déclenchant la Seconde Guerre du Liban en 2006, Israël a payé chèrement le fait que son Premier ministre d’alors, Ehoud Olmert, avait oublié ce principe de stratégie élémentaire.

 

Dans un premier temps, suite à l’interception hier (jeudi) de l’un de ses drones de surveillance, un MQ-4C Triton, au-dessus du détroit d’Ormuz, le Président Trump avait décidé de répliquer en suivant la première option. Fort heureusement, il s’est ressaisi et poursuit au contraire ses préparatifs en vue de la seconde, tout en multipliant les contacts avec ses alliés régionaux afin de coordonner leurs positions.

 

Au sujet de l’interception du drone, d’un point de vue technique, ce qu’il faut en dire est que le MQ-4C Triton est un gros appareil doté d’un moteur à réaction de la taille d’un avion de ligne, que ce n’est pas un avion furtif, que sa vitesse maximale est de l’ordre de 500km/h, ce qui en fait une proie relativement facile, et qu’il n’est pas armé.

 

En consultant la carte ci-après et particulièrement l’itinéraire qu’il a suivi hier, on comprend que sa mission consistait à surveiller les voies maritimes dans le golfe Arabo-Persique, le détroit d’Ormuz et le golfe d’Oman. Il n’a à aucun moment tenté de dissimuler son itinéraire qui pouvait aisément être suivi depuis des heures par les radaristes iraniens.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Département américain de la Défense

 

Son unique principe de protection reposait sur le fait qu’il survolait les eaux internationales, dans un espace aérien lourdement emprunté par l’aviation civile, y compris les compagnies américaines, et qu’une attaque le visant participerait d’une agression non-provoquée, donnant le droit à l’Armée américaine de répliquer en situation de légitime défense.

 

La difficulté technique de l’interception est nulle et ne participe donc d’aucun exploit militaire. De par la mission que le MQ-4C remplissait, il était plus facile de l’abattre que d’abattre un Boeing ou un Airbus, qui volent beaucoup plus haut et à une vitesse deux fois plus élevée que ce drone.

 

Le missile qui l’a intercepté est un Sayyad-2 [far. : chasseur] tiré par les Pasdaran, les Gardiens de la Révolution khomeyniste, à partir d’une batterie 3-Khordad [far. : juin], établie à 60km du point d’interception, non loin de la petite ville iranienne de Sirik [carte] qui compte environ 4 000 habitants, dans la province d'Hormozgan.

 

La gageure n’est pas technique, elle réside dans la décision de s’attaquer à un aéronef en opération appartenant à la plus grande puissance militaire mondiale.

 

Les dirigeants de la théocratie chiite ont tenté de justifier l’interception en arguant que le drone avait pénétré dans leur espace aérien, la Navy affirme quant à elle, et elle a raison, que son appareil survolait les eaux internationales. En fait, ce n’est pas qu’il existe une dispute quant à l’emplacement géographique où l’interception s’est produite, c’est que Téhéran a unilatéralement décidé, comme on s’en rend compte sur la carte, d’étendre la limite de ses eaux territoriales au mépris des lois de la mer et des conventions internationales.

 

Le MQ-4C Triton n’est pas un drone d’attaque, mais il n’en est pas moins un chef d’œuvre très accompli de technologie, doté de radars performants lui permettant de réaliser des activités de surveillance de trafics civils et militaires ; il peut également repérer des cibles pour les chasseurs-bombardiers et les guider jusqu’à elles et est capable de rester en vol durant des dizaines d’heures sans avoir besoin de s’avitailler. La perte de cet engin pour les Américains a surtout un aspect financier, car son coût unitaire avoisine les deux-cents millions de dollars, soit le prix moyen d’un chasseur-bombardier furtif F-35.

 

A noter à ce propos que la philosophie américaine en matière d’avions sans pilotes diffère sensiblement de celle des Israéliens. L’Etat hébreu privilégie les appareils plus légers, propulsés par des turboréacteurs, presque tous armés de missiles, très difficiles à localiser sur un radar, et surtout, coûtant une fraction du prix d’un MQ-4C par exemple. Les drones israéliens les plus chers reviennent à un quart du prix d’un appareil de ce type.

 

Parlant d’Israël, les récentes attaques contre les pétroliers, l’interception du drone et les propos bellicistes des ayatollahs et de Donald Trump génèrent ici de fortes préoccupations. Cette semaine, le cabinet provisoire pour les affaires politiques et sécuritaires a siégé pendant de très nombreuses heures passées à écouter les analyses des responsables du renseignement et des experts stratégiques.

 

Ce que l’on craint à Jérusalem est que si l’option 2 est engagée, Téhéran pourrait décider de lancer tous les missiles balistiques qu’il possède sur les bases américaines et sur les alliés de Washington parmi lesquels l’Etat hébreu est le plus en vue.

 

La dictature perse pourrait également ordonner au Hezbollah d’ouvrir un front au nord d’Israël, en tirant des milliers de roquettes sur notre pays.

 

Les questions qui se posent au gouvernement et à l’état-major concernent le niveau de notre préparation face à ce type d’évènements régionaux ainsi que le degré et le mode de participation que nous pourrions être appelés par les Américains à prendre en charge lors d’une attaque sur les sites stratégiques en Iran.

 

Il est de notoriété publique, ou quasiment, que le Khe’l Avir [l’Aviation israélienne] n’a pas son égal pour certains genres de missions de bombardements d’extrême précision. De plus, il connaît parfaitement les systèmes de radars à disposition de Téhéran et est passé maître dans leur neutralisation ; et ce qui est largement plus appréciable encore, c’est que nous sommes les seuls à nous être confrontés des centaines de fois aux Pasdaran et que nous leur avons infligé chaque fois des défaites cuisantes.

 

En plus de ce qui précède, Israël a été à la pointe absolue de la lutte contre le programme nucléaire iranien dans tous les domaines et il a été le seul pays à rejeter totalement l’accord de 2015 entre les 5+1 et les ayatollahs. Ce, avant que Donald Trump ne soit élu à la Maison Blanche, qu’il ne le dénonce à son tour et qu’il réinstaure les sanctions économiques contre cette dictature.

 

Dans ces conditions, Israël ferait bien mauvaise figure s’il refusait une éventuelle sollicitation de Donald Trump de se joindre à la campagne militaire qu’il envisage. Qui plus est, alors que le but stratégique que nous recherchons avec le plus d’ardeur et de conviction est la destruction physique du projet de bombe atomique chiite, l’oblitération de tout ce qui touche aux armes balistiques de la "République" Islamique, et son désengagement du Liban et de Syrie. Avec, en point de mire, dans le sillage d’une éventuelle déconfiture militaire du régime, son vraisemblable renversement par les libéraux iraniens, dont les valeurs sont très proches des nôtres.

 

Ceci posé, ces hypothèses ne vont pas sans quelques inquiétudes à Jérusalem. Globalement, on aime rester maître de notre destin et l’on est gêné de devoir emboiter le pas de quelqu’un d’autre, en particulier lorsque le quelqu’un d’autre en question est aussi puissant et, pour ne rien édulcorer, lorsqu’il a la réputation de prendre ses décisions en solo sans toujours tenir compte de l’avis des spécialistes. Les choses se corsent lorsque l’on augmente l’équation par le fait que nous ne pouvons raisonnablement rien lui refuser.

 

Ainsi, lors des dizaines d’heures de consultations, cette semaine à Jérusalem, l’on a sûrement fait remarquer aux dirigeants que les hôpitaux n’étaient pas prêts à accueillir dans un laps de temps très court des dizaines de milliers de blessés, comme cela pourrait être le cas en situation d’attaque coordonnée Iran-Hezbollah-Hamas. Les experts leur ont probablement dit également que nous étions toujours particulièrement mal équipés dans la lutte contre les incendies, et que des centaines de missiles et de roquettes pourraient allumer des brasiers à l’abord de nos villes que nous aurions de la peine à circonscrire. Qu’il faudrait probablement recourir à de multiples évacuations de conurbations sous le feu de l’ennemi.

 

Mais ce qui a sans doute fait réfléchir plus que le reste a trait à l’aspect militaire d’une coordination avec les USA de Donald Trump. Dans le choix des objectifs par exemple : si notre meilleur ami à Washington se contentait d’une attaque d’avertissement, laissant intactes les usines d’enrichissement de Fodo et de Natanz ? S’il parvenait à un mauvais accord – même avec de bonnes intentions – avec le clergé chiite ? Si le conflit dégénérait en guerre d’usure et si Trump perdait les élections de 2020, et que le nouveau président étasunien décidait d’un désengagement unilatéral et non coordonné – comme ce fut le cas l’an dernier dans le nord de la Syrie au détriment des Kurdes -, nous laissant seuls, impliqués dans une guerre totale face à un pays de quatre-vingt millions d’individus ?

 

Ce sont assurément des sujets très sérieux qu’il est indispensable d’envisager avant toute implication éventuelle dans un conflit. Qui plus est, au risque de nous fâcher gravement avec notre ami Trump, si un plan nous semblait dénué de logique ou n’intégrait pas suffisamment nos préoccupations, nous pourrions toujours nous y opposer, d’abord en tentant de faire valoir notre point de vue, ensuite en refusant de participer à quelque chose qui nous paraîtrait désavantageux. Après tout, il serait aussi difficile à Donald Trump d’expliquer à son opinion publique qu’Israël – l’expert en matière d’Iran – l’a laissé tomber parce qu’il n’embrassait pas ses choix tactiques.

 

Ceci dit et étudié avec tout le sérieux nécessaire, il importe de garder en tête un certain nombre d’éléments avérés que nous connaissons. Outre le fait que le monde entier, à commencer par la population iranienne, se trouve dans une situation unique de se débarrasser de la clique de satrapes sanguinaires qui ont fait main basse sur l’Iran et menacent chaque semaine de nous exterminer. Que si le monde, sous l’impulsion de Donald Trump, ne saisit pas cette opportunité, il sera de plus en plus difficile, voire impossible de freiner l’enracinement et l’expansion de cette bande de barbares, y compris et à brève échéance dans le domaine nucléaire.

 

Outre cette constante prépondérante, écrivis-je, un autre facteur majeur doit être intégré dans l’équation générale si l’on veut qu’elle prévale : l’impotence militaire de la théocratie persane. Et c’est là vraiment l’essentiel : en cas d’attaque américaine ou américano-israélienne sur les sites nucléaires, les bases de missiles, les aéroports et les camps des unités d’élite, la dictature des mollahs n’aurait strictement aucun moyen ni de s’y opposer, ni de nous infliger des pertes et des dégâts dignes d’être pris en compte dans l’équation.

 

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Le porte-avions USS Abraham Lincoln et une petite partie de son escadre

Les Iraniens n’ont rien à leur opposer

 

Un confrère me disait hier, en apprenant l’incident du drone : "Le degré de difficulté de la campagne d’Iran telle qu’elle est envisagée est entre huit et dix fois moindre que le coefficient de résistance rencontré lors de la Guerre du Kosovo en 1998 entre l’Armée yougoslave et l’OTAN", et je partage totalement son avis.

 

La campagne se présenterait telle une série de raids qui durerait entre deux et trois semaines. Elle préserverait les villes iraniennes pour se concentrer, dans un premier temps, sur la destruction des missiles et des quelques avions outrageusement surannés dont dispose la dictature, qui pourraient tenter d’entraver l’intervention dans la phase de destruction de ses objectifs.

 

A aucun moment cette dernière n’aurait la capacité de menacer la Marine américaine, non plus que nos avions, les bases de nos alliés dans la région et notre territoire.

 

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Bruxelles-Métula du 17 juin 2019 (011706/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 17 juin 2019

 

POURQUOI LES ETATS-UNIS N’ONT-ILS PAS REAGI MILITAIREMENT A L’ATTAQUE PAR LES IRANIENS, LA SEMAINE DERNIERE, DE DEUX NAVIRES MARCHANDS DANS LE DETROIT D’HORMUZ ?

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

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Les Iraniens forcés à la faute…

 

1. Parce que Washington ne veut pas être entraîné dans un conflit de frontière ou dans une confrontation navale. L’objectif des Etats-Unis consiste à mettre fin définitivement au programme nucléaire perse et à l’expansionnisme des ayatollahs au Moyen-Orient et, accessoirement, à défendre ses soldats et ses intérêts. L’Amérique ne va pas laisser à Khameneï le choix des armes et du terrain de la confrontation.

 

2. Parce que 20% de l’énergie fossile mondiale transite par ces voies maritimes et que la sécurité du trafic est le problème de tous les pays consommateurs et producteurs. L’intention de Donald Trump est, dans ces conditions favorables, de prôner la plus large coalition diplomatique et militaire possible contre Téhéran et non d’ouvrir seul un conflit parfaitement inutile avec les Iraniens.

 

3. Parce que ce double acte de piraterie maritime place l’Amérique dans la position la plus favorable possible en vue de la rencontre de Bahreïn la semaine prochaine : il ne sera pas difficile à Trump de persuader les pays sunnites que leur problème fondamental est l’Iran, et qu’il convient de clôturer la question palestinienne sans perdre de temps et le plus économiquement possible.

 

4. Israël interviendra si la menace de la réalisation d’une bombe atomique chiite est "incontournable par d’autres moyens et imminente", ce qui n’est pas le cas pour le moment.

 

5. Téhéran va multiplier les agressions militaires mineures afin de tenter d’amener Donald Trump à la table de négociation. Si la "République" Islamique ne faisait pas montre de sa capacité de nuisance, il ne serait pas nécessaire de négocier avec elle et elle disparaîtrait dans les quelques mois à venir à cause des sanctions économiques qui se trouvent à leur paroxysme.

 

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/C7lcSS0koAE

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/2956508341056534/

 

 
Les multiples conséquences de la situation politique israélienne (info # 011606/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 16 juin 2019

 

Par Guy Millière

 

Le fait que Binyamin Netanyahou n’ait pu former un gouvernement et qu’il a dû se résoudre à provoquer de nouvelles élections en septembre a de multiples conséquences.

 

Pour la société israélienne au premier chef, bien sûr, puisque celle-ci est condamnée à être dirigée par un gouvernement provisoire qui ne peut que gérer les affaires courantes et se trouve dans l’incapacité de prendre des décisions importantes.

 

Cela a des conséquences pour l’image d’Israël à l’échelle internationale : le pays donnait jusque voici quelques mois une image de stabilité, et Israël avait été classé récemment huitième puissance du monde en termes d’accomplissements et d’influence ; or cette image est écornée et le pays apparaît désormais marqué par l’indécision et par des déchirements qui, vus de l’extérieur, peuvent paraître absurdes.

 

Cela a des conséquences pour la stature de Binyamin Netanyahou, Premier ministre sortant d’Israël. Celui-ci est détesté depuis longtemps par tous ceux qui détestent Israël et qui, tout en le détestant, ne pouvaient pas ne pas noter qu’Israël inspirait le respect.

 

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Avigdor Lieberman vient d’annoncer qu’il soutiendra le candidat du parti qui

arrivera en tête en septembre. Voilà qui complique plus encore les affaires de Bibi

 

Que Netanyahu n’ait pu former un gouvernement a été décrit par tous ceux qui le détestent comme un échec personnel et, brutalement, les ennuis judiciaires qui pèsent sur sa personne se sont retrouvé étalés dans nombre de journaux et de magazines sur la Planète.

 

Binyamin Netanyahou est un Premier ministre fragilisé, déstabilisé, à un moment où les tensions régionales s’accentuent et où des débats cruciaux pour la région prennent place et impliqueraient qu’Israël ait à sa tête un Premier ministre à même de consacrer toute son attention à ces tensions et ces débats.  

 

Les conséquences touchent aussi le plan de paix de l’administration Trump, et Donald Trump aurait voulu pouvoir s’appuyer sur un gouvernement israélien stable et solide pour avancer. C’est tout le plan de paix qui se trouve du même coup ébranlé, de même que la synergie entre Trump et Netanyahou, en qui Donald Trump voit un partenaire indispensable.

 

Le volet économique du plan de paix sera dévoilé lors de la réunion qui se tiendra à Manama, au Bahreïn, les 25 et 26 juin. La réunion est maintenue, bien que Donald Trump n’ait pas caché son irritation face à ce qu’il a décrit comme le “désordre politique israélien et l’irresponsabilité de quelques politiciens” (il n’est nul besoin d’être grand clerc pour deviner que ce n’est pas Binyamin Netanyahou qu’il visait mais Avigdor Lieberman et ses partisans).

 

Les participants annoncés seront tous là, nul n’ayant jamais pensé que l’Autorité Palestinienne viendrait.

 

Le but sera de poser sur la table des propositions financières à même de dissocier la population placée sous le contrôle du Hamas et de l’Autorité Palestinienne des dirigeants du Hamas et de l’Autorité Palestinienne et de faire comprendre à ces populations qu’un avenir est possible pour elles si elles sortent de l’impasse qui les condamne à la misère et à n’être que des armes de destruction anti-israéliennes et antijuives.

 

Le but sera aussi de dissocier les dirigeants du monde arabe sunnite de ceux du Hamas et de l’Autorité Palestinienne. 

 

Si le premier objectif semble difficile à atteindre en raison de l’intensité de la haine implantée dans la tête des Arabes vivant à Gaza et sur les terres occupées par l’Autorité Palestinienne, et en raison des appareils répressifs dont disposent le Hamas et l’AP, des fissures peuvent néanmoins se faire jour. Des enquêtes montrent en effet qu’une nette proportion des Arabes concernés seraient intéressés par de l’argent et la possibilité éventuelle de partir vivre ailleurs. 

 

Le deuxième objectif est plus facile à atteindre : nombre de dirigeants arabes sunnites considèrent de plus en plus ouvertement la question “palestinienne” comme un fardeau dont ils aimeraient se défaire, le Hamas comme une organisation délétère, et l’Autorité Palestinienne comme une entrave à de meilleures relations avec Israël et les Etats-Unis.

 

Le volet politique du plan de paix dépendra de ce que seront les résultats du premier volet et de l’état d’avancement de l’endiguement du régime des mollahs.

 

L’incertitude politique qui règne en Israël est à même de créer une méfiance chez divers dirigeants du monde arabe sunnite, qui ne s’engageront sans doute pleinement que s’ils perçoivent que l’incertitude peut s’estomper.


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Riposte israélienne : plusieurs objectifs des milices palestiniennes détruits à Gaza (011406/19) Version imprimable
Breaking News !
vendredi, 14 juin 2019

 

© Metula News Agency

 

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Sdérot 05h25, 04h25 à Paris

 

Aux environs de 3h30 locales ce vendredi matin, le Khe’l Avir, l’Armée de l’Air israélienne a procédé à plusieurs raids dans la bande de Gaza en réponse au tir, peu avant 21h, d’une roquette sur la ville de Sdérot. Le projectile avait atteint le bâtiment d’une école religieuse [yéshiva] de plein fouet, sans toutefois faire de blessés.

 

Des chasseurs-bombardiers ainsi que des drones ont réalisé les opérations de ce matin. [Voir la vidéo de l’une de ces attaques].

 

Celles-ci ont visé et détruit des "infrastructures terroristes dans des complexes militaires de même qu’une base de la force navale du Hamas parmi d’autres sites terroristes du Hamas dans toute la bande de Gaza" a déclaré le porte-parole de Tsahal.

 

On ignore si la riposte israélienne a causé des victimes dans les rangs des miliciens des organisations terroristes palestiniennes. La plupart des installations militaires de ces milices avaient été abandonnées en prévision des représailles de Tsahal suite à l’attaque de la yéshiva.

 

Ces incidents surviennent après que des dizaines de ballons porteurs d’engins explosifs et incendiaires ont été lancés par les miliciens sur le territoire israélien avoisinant durant les semaines dernières. Ces agressions non provoquées ont généré des incendies qui ont détruit des milliers d’hectares de terres cultivées et sauvages et tué des milliers d’animaux.

 

Les demandes adressées au Hamas par l’intermédiaire de l’Egypte n’ayant pas été suivies d’effet, hier (jeudi) Israël avait décrété le blocus maritime complet des ports de Gaza.

 

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Ces ballons incendiaires ont été tirés jeudi matin en direction

du kibboutz Ruhama, à 15km de l’extrémité nord de l’enclave palestinienne

 

Quelques heures plus tard, dans la nuit de mercredi à jeudi, les milices palestiniennes avaient tiré une roquette en direction du conseil régional d’Eshkol. Le projectile avait été intercepté par le Dôme de Fer.

 

Tsahal a détruit en représailles un tunnel dans un complexe militaire du Hamas situé dans le sud de la bande côtière.

 

La suite des évènements dépend désormais des factions apparentées au Hamas et au Djihad Islamique Palestinien. Dans le cas où elles tenteraient de répliquer à la riposte israélienne ou si des ballons incendiaires étaient à nouveau lancés sur l’Etat hébreu, une nouvelle confrontation locale s’ensuivrait.

 

Les équipes de la Ména ont été placées en préalerte ; dans le cas d’un embrasement, nous suivrons évidemment les évènements avec tout le personnel mobilisé sur place pour vous les relater.

 

 

 
Cette nuit, Tsahal a frappé dans le Sud-Golan (011206/19) Version imprimable
Analyse
mercredi, 12 juin 2019

 

Par Jean Tsadik

 

Selon les media gouvernementaux syriens et d’autres sources arabes, Tsahal a attaqué à l’aube de ce mercredi un poste d’observation de l’Armée gouvernementale syrienne dans le Golan.

 

La frappe impliquant plusieurs missiles a visé la colline de Tal [colline] al Harah, culminant à 902 mètres, qui accueille la petite ville éponyme. Elle se situe dans le sud du plateau du Golan, dans la province de Deraa où avait commencé l’insurrection contre le régime des al Assad au début de la Guerre Civile. A 13km de la frontière israélienne et à 47km au sud-est de la rédaction de Métula. [Voir carte ci-après].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Tal al Harah est souvent considérée comme un point d’observation stratégique de première importance car elle trône à 100 mètres en moyenne au-dessus du plateau du Golan qui l’entoure. A partir de ce promontoire, l’on possède une vue dégagée sur la frontière israélienne [Ligne Alpha] ainsi que sur le sud du plateau, en direction de la frontière jordanienne.

 

A la Ména, on soupçonne fortement les Syro-iraniens d’avoir installé une vaste installation d’observation optique et électronique pointée en direction de l’Armée israélienne. Une base de radars couplés à des missiles antiaériens avait également été érigée à proximité immédiate.

 

D’après les informations qui nous sont parvenues, toutes ces installations ont été détruites, probablement par des missiles sol-sol.

 

On nous a également indiqué que, durant le raid, les radars ainsi que toutes les terminaisons électroniques avaient été neutralisés sans doute par de moyens électromagnétiques.

 

Comme c’en est devenu l’habitude, l’agence de propagande du régime syrien SANA, reprise par des supports médiatiques européens, américains et israéliens, a affirmé que l’Armée gouvernementale avait "repoussé" l’attaque et "abattu un certain nombre de missiles". Toujours selon SANA, l’attaque "repoussée" a occasionné des dégâts matériels uniquement, tout en mentionnant l’utilisation faite par les Israéliens de moyens de "guerre électronique", ayant occasionné "des interférences sur les radars".

 

L’annonce d’une quelconque interception de missiles hébreux par la DCA syrienne est une fake news, tous les missiles israéliens ayant atteint leurs objectifs et les ayant oblitérés. Les systèmes antiaériens de toutes les forces présentes en Syrie n’ont actuellement pas la capacité d’intercepter des avions ou des missiles israéliens.

 

On ignore en revanche si l’attaque sur Tal al Harah a fait des victimes ou non et on tente d’obtenir des informations à ce sujet.

 

 

Précisions concernant le raid attribué à Israël sur l’aéroport al Tiyas, T4

 

Comme nous nous y étions engagés, nous sommes ce mercredi en mesure de produire quelques informations illustrées supplémentaires relativement à l’attaque attribuée au Khe’l Avir dans la nuit du 2 au 3 juin derniers.

 

Sur la première image montrant la totalité de T4, nous avons indiqué la zone précise qui a été visée par l’Aviation israélienne, une aire de chargement située immédiatement sur un élargissement du taxiway à l’extrémité nord de la piste 27 [carte ci-dessous].

 

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L’aéroport T4 et la zone de chargement oblitérée par Israël

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

L’hypothèse que nous évoquions dans notre Breaking News du 3 juin est désormais confirmée : un avion-cargo iranien avait déchargé le 2 juin du matériel sensible à cet endroit, qui avait été stocké dans des entrepôts camouflés et protégés.

 

Il pourrait s’agir de composants de systèmes de drones d’attaque, hypothétiquement une station de contrôle mobile. On peut également envisager que le gros porteur avait amené à T4 des missiles sophistiqués ainsi que des systèmes de guidage.

 

Les frappes du 2 au 3 juin avaient fait des dizaines de victimes dans les rangs de nos ennemis syriens, iraniens et chiites libanais.  

 

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Les deux photos satellitaires Avant/Après le raid,

d’ISI Image Sat International

 

 

Rencontre insolite prévue en juin à Jérusalem

 

Les Etats-Unis ont annoncé il y a environ une semaine qu’une réunion rassemblant John Bolton, le Conseiller national de Sécurité de la Maison Blanche, et ses homologues russe et israélien se tiendrait ce mois à Jérusalem.

 

C’est la première fois qu’une rencontre officielle de ce type est organisée. Selon un porte-parole anonyme de l’administration Trump, "cette réunion offre des opportunités diplomatiques sans précédent pour des discussion sur la Syrie entre trois Etats qui y sont impliqués militairement".


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Bruxelles-Métula du 11 juin 2019 (011106/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mardi, 11 juin 2019

 

Les inspecteurs de L’Agence Internationale pour l’Energie Atomique ont découvert que l’Iran avait considérablement accéléré sa production d’uranium enrichi depuis le 20 mai dernier.

 

Selon des spécialistes de l’AIEA, la théocratie chiite pourrait produire suffisamment d’uranium de qualité militaire en moins d’un an pour fabriquer une bombe atomique.

 

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Téhéran prend un énorme risque

 

Le compte à rebours est à nouveau enclenché – ce qui prouve une nouvelle fois le déficit de l’accord de 2015 -. Les Etats-Unis ont réagi en élargissant leur embargo sur les exportations de brut perse en y incluant le fer, l’acier, l’aluminium et le cuivre. La vente de ces métaux coupe Téhéran de 10 pour cent supplémentaires de ses revenus.

 

Mais ce n’est pas tout : Donald Trump, qui ne souhaite pas la guerre, pourrait être obligé de la faire. Et Israël répète à qui veut l’entendre qu’elle ne laissera pas la dictature chiite accéder à la bombe atomique, que celle-ci la menace, de même que l’ensemble du reste du monde.

 

Tous les détails  ainsi que l’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/hc8XknPH3mM

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/222430821973625/?t=2

 

 

 
Angela Merkel ne combat pas l’antisémitisme qui s’étend en Allemagne (info # 010906/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 09 juin 2019

 

Par Guy Millière

 

L’Allemagne est un pays profondément malade. A première vue et aux yeux de quelqu’un qui pose sur elle un regard hâtif, elle semble en bonne santé car son économie fonctionne encore assez bien, malgré les surcouts énergétiques qui résultent de décisions ineptes prises sous l’influence des écologistes, et qui ont conduit à un renoncement total à l’énergie nucléaire.

 

Quiconque regarde de plus près discerne que sa bonne santé économique repose sur tout un ensemble de salariés pauvres placés en situation très précaire et dont le niveau de vie est nettement inférieur au niveau de vie moyen de la population allemande en général.

 

Quiconque observe la situation culturelle discerne qu’il est très difficile pour les Allemands de se dire allemands et d’en être fiers, et pour cause : il y a dans le passé récent du pays le national-socialisme et l’abomination absolue que fut la Shoah.

 

Les Allemands le savent, en parlent peu, et cachent leur malaise sous un pacifisme et un antiracisme de façade. Ils le savent si bien que tout discours nationaliste dans le pays reste quasiment inaudible, et que quiconque tente de le tenir se voit peu ou prou traité comme un disciple détestable d’Adolf Hitler. Ils le savent si bien aussi qu’ils vivent dans le présent, comme s’il n’y avait pas de futur : ce qui se traduit dans les chiffres de la démographie.

 

L’Allemagne est un pays où, depuis longtemps, le nombre des naissances est très inférieur à celui des décès, ce qui conduit à un vieillissement rapide de la population, à une diminution numérique de celle-ci, et, logiquement, à un poids toujours plus écrasant de la population inactive sur la population active.

 

Pour éviter le désastre, le gouvernement allemand a ouvert le pays à l’immigration, et l’Allemagne a reçu des immigrants venus de toute l’Europe, et aussi de pays situés aux confins de l’Europe, surtout la Turquie.

 

Quand des vagues de jeunes hommes du Proche-Orient ont commencé à arriver en 2015, le gouvernement allemand a choisi de les accueillir en grand nombre. Cela faisait de nouveaux immigrants, et cela permettait à l’Allemagne de se donner le visage généreux d’un pays qui pratiquait l’inverse de la persécution.

 

Que les jeunes hommes soient musulmans et viennent de pays où l’antisémitisme est omniprésent a été laissé de côté, et dire ce que Karl Lagerfeld a osé déclarer "que pour compenser la persécution et l’extermination des Juifs, l’Allemagne accueillait en nombre des antisémites" fut si politiquement incorrect que Karl Lagerfeld fit scandale. Les conséquences de l’accueil des jeunes hommes musulmans n’ont pas tardé à se faire jour.

 

Des épidémies de viols ont eu lieu, et les femmes allemandes ont été fortement incitées à se vêtir de manière bien plus islamiquement compatible. Des agressions djihadistes ont eu lieu aussi, ainsi que des attaques contre des églises et des synagogues que les media se sont vu demander d’occulter.

 

Puis sont venues les agressions antisémites, et celles-ci se sont faites si nombreuses qu’Angela Merkel a affirmé récemment qu’il n’y avait plus une seule synagogue, plus un seul centre culturel juif, plus une seule école juive en Allemagne qui ne devait être gardé jour et nuit par la police.

 

Mais quand il s’est agi de désigner les coupables, elle a nié l’évidence, exclu que ceux-ci soient musulmans et, évoquant le long et lourd passé de l’Allemagne, Madame Merkel a désigné en filigrane le mouvement politique qui pointe du doigt le danger de la montée en puissance de l’islam dans le pays, l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), ce qui signifie qu’elle ne prendra aucune mesure à même de remédier à la situation.

 

Felix Klein, le commissaire du gouvernement allemand en charge de la lutte contre l’antisémitisme a incité les Juifs vivant en Allemagne à ne plus porter de kippa en public pour éviter les agressions, et quand on lui a demandé d’où venait le danger, Klein a répondu comme Angela Merkel.

 

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Aucune nation n’a jamais remporté une bataille en se trompant volontairement d’ennemi

 

L’Allemagne prétend combattre l’antisémitisme, mais vise à côté de la cible, et combat donc un antisémitisme qui existe peut-être, mais qui n’agresse pas et ne tue pas. Et elle ne combat pas un antisémitisme qui agresse, blesse, et qui un jour pourrait tuer.

 

C’est grave et consternant. Tout indique en ces conditions que l’antisémitisme va continuer à croître et se disséminer en Allemagne.


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Bruxelles-Métula du 3 juin 2019 (020306/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 03 juin 2019

 

STÉPHANE JUFFA COMMENTE ET ANALYSE LES FRAPPES ISRAELIÉNNES EN SYRIE DU WEEKEND DERNIER.

 

Une vidéo de l’attaque sur T4 filmée par un passant : https://youtu.be/xVXrXg9CaBw

 

Tous les détails  ainsi que l’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

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Le quartier général iranien en Syrie est en feu

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/z48Yg_pNPAc

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/2048863162083756/

 

 
Israël bombarde le cœur du dispositif iranien en Syrie (010306/19) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 03 juin 2019

 

© Metula News Agency

 

05h30 lundi à Métula, 04h30 à Paris.

 

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Une journée après sa riposte à des tirs de roquettes dans la région du mont Hermon, Israël a lourdement frappé juste après minuit l’aéroport T4 qui sert de quartier général au contingent iranien en Syrie depuis son retrait de la zone de Damas.

 

T4 ou al Tiyas, empruntant son nom à la ville-oasis de Khirbet Tiyas à 5km, en plein cœur du désert syrien, se situe dans la province d’Homs, à 92km à l’est de cette cité, à 58km à l’ouest de Palmyre, la Tadmor biblique, et à 240km de la rédaction de la Ména à Métula, le point israélien le plus proche.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Selon des annonces concordantes, notamment de SANA, l’agence de "presse" officielle du régime des al Assad, des chasseurs-bombardiers du Kh’el Avir ont lancé des missiles sur T4, détruisant plusieurs infrastructures, dont un très grand entrepôt de missiles sol-sol, probablement des Fateh de fabrication perse.

 

Les media syriens proposent des bilans variables de cette frappe. Nous ne sommes quant à nous pas en mesure de dresser une estimation des pertes, Damas ayant coupé immédiatement après le raid les communications avec la ville de Khirbet Tiyas où se trouvent les services de secours et les hôpitaux desservant T4.

 

Le spécialiste en la matière, Michaël Béhé, le chef de la Ména libanaise, n’a ainsi pas pu communiquer avec les médecins et les secouristes, comme il le fait lors de chaque attaque de cette base aéroportuaire, bombardée déjà sept ou huit fois par le passé.

 

Notre camarade est toutefois en mesure d’affirmer à partir des témoignages de ses contacts privilégiés en Syrie que l’on est en présence d’une frappe majeure ayant causé la mort de plusieurs dizaines de personnels militaires.

 

La plupart des victimes appartient aux Gardiens de la Révolution khomeyniste, stationnés en nombre à T4, dont des baraquements ont été atteints de plein fouet par les missiles hébreux. Il y a également des militaires syriens parmi les morts et les blessés.

 

Les Gardiens de la Révolution ou Pasdaran ont fait de T4 leur centre opérationnel en Syrie suite à leur départ du Golan et de Damas en mars dernier, annoncé alors en exclusivité par la Ména. La principale structure abandonnée se situait sur l’aéroport international de la capitale syrienne, où atterrissaient notamment les transports d’armes et d’autres matériels à destination des Pasdaran en Syrie et de la milice chiite supplétive de l’Iran du Hezbollah au Liban.

 

T4, avec sa piste de 3.1km est parfaitement capable d’accueillir tous les types d’avions, mais son camouflage au milieu du désert est rendu difficile, de même que les transports d’armes organisés à partir de ses entrepôts.

 

SANA, à l’instar de l’AFP, agence officielle du gouvernement français, a à nouveau fait état de deux interceptions de missiles israéliens par des missiles antimissiles de la DCA des forces gouvernementales. Il s’agit une fois encore d’une fake news, tous les missiles israéliens ayant atteint leurs cibles. Il est vrai que le régime syrien propose fréquemment des vidéos de tirs de ses missiles ; on n’y voit cependant jamais d’interceptions qui sont très caractéristiques pour les spécialistes, mais uniquement des trajets de points lumineux dans le ciel qui s’évanouissent dans la nuit ou dont les opérateurs font exploser la charge après qu’ils ont manqué leurs objectifs.

 

 
L’horizon se couvre encore davantage pour les Juifs en France (info # 020206/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 02 juin 2019

 

Par Guy Millière

 

Les résultats des élections européennes en France peuvent être interprétés de diverses manières. On a vu, le soir des résultats, les dirigeants du Rassemblement National et ceux de La République En Marche crier tour à tour victoire. Leur a succédé la tête de liste des Verts, qui elle aussi a crié victoire.

 

Chacun d’entre eux a raison : le Rassemblement National l’a effectivement emporté d’une courte tête et a donc gagné, c’est un fait, ce qui ne signifie pas que le Rassemblement National pourra gagner lors d’autres scrutins qui, eux, ne seront pas des scrutins au suffrage proportionnel.

 

La République En Marche finit à moins d’un point derrière le Rassemblement National et a donc limité les dégâts. Ce n’est pas du tout glorieux pour le parti du président de la République au vu de l’investissement de celui-ci dans la campagne et de l’ensemble des soutiens dont il a bénéficié, mais ce n’est pas humiliant. Et cela permettra à Emmanuel Macron de poursuivre sa politique et d’espérer gagner en 2022 face à Marine Le Pen, qui sera sans doute à nouveau son adversaire.

 

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Tire-toi, la France n’est pas à toi ?

 

Les Verts, en atteignant treize pour cent, remportent un véritable triomphe et ont toutes les raisons de pavoiser.

 

Tout cela étant dit, il importe de regarder les choses de plus près, et si on le fait, on peut légitimement nourrir des motifs d’inquiétude.

 

Derrière l’émiettement des suffrages que révèle le fait qu’aucun autre parti et mouvement politique n’atteint dix pour cent des suffrages exprimés se lit un paysage politique en ruines.

 

Le Rassemblement National est désormais le principal parti de droite en France : le seul susceptible d’accéder à un second tour d’élection présidentielle et, au vu des réticences qu’il continue à susciter, cela signifie que la droite en France n’a quasiment plus aucune chance d’accéder au pouvoir dans le cadre d’une alternance, et ce pour très longtemps.

 

Quiconque désirerait parler des Républicains devrait regarder la réalité en face : Les Républicains sont un parti dont les éléments centristes sont partis en masse vers Macron et ne reviendront pas (le mouvement va sans doute se poursuivre) et dont les éléments conservateurs sont partis quant à eux vers le Rassemblement National (et le mouvement va sans doute se poursuivre aussi).

 

La République En Marche est désormais le principal parti de gauche en France (qu’on la désigne comme imprégné de libéralisme est grotesque et implique d’ignorer tout du libéralisme), et elle dispose de réserves de voix qui lui assurent un avenir politique, quand bien même Macron restera impopulaire et détesté par une large part de la population. Les Verts, de fait, ne peuvent que soutenir Macron (quand bien même ils le trouvent écologiquement trop timoré ils ne peuvent nier ses penchants écologiques), ce qui reste des socialistes ne pourra aussi que soutenir Macron, ne serait-ce que pour faire “barrage au Rassemblement National”. Les léninistes regroupés derrière Jean-Luc Mélenchon (qui sont eux-mêmes en plein déclin) feront également “barrage au Rassemblement National”.

 

Cela signifie qu’un président détesté par une large portion de la population restera sans doute au pouvoir au-delà de 2022, vraisemblablement jusqu’en 2027.

 

Ce n’est pas, démocratiquement parlant, une situation saine. C’est le moins que l’on puisse en dire.

 

Cela signifie aussi que ce président retrouvera sans doute une majorité écrasante à l’assemblée nationale, bien qu’il soit très minoritaire.

 

On doit ajouter que ce président n’a cessé de montrer depuis des mois qu’il est favorable à une poursuite de l’immigration en France au rythme où elle se déroule aujourd’hui ; il veut institutionnaliser davantage l’islam en France, et professe des positions nettement anti-israéliennes et “propalestiniennes”.


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Riposte israélienne meurtrière aux tirs sur le Hermon (info # 010206/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 02 juin 2019

 

Par Jean Tsadik

 

Tôt ce matin, aux alentours de 4 heures locales, l’Aviation israélienne, le Kh’el Avir, a attaqué et détruit divers objectifs en Syrie, employant des moyens variés allant des hélicoptères d’assaut à des chasseurs-bombardiers, en passant par des drones et, vraisemblablement, des tirs de missiles sol-sol.

 

Ces attaques participent de la riposte à l’agression spontanée (non-précédée par un acte hostile) perpétrée hier après-midi (samedi) en direction du mont Hermon à partir de la Syrie. A cette occasion deux projectiles avaient été tirés, l’un atterrissant en territoire israélien non loin d’une base de Tsahal, l’autre explosant en Syrie. Il n’y a pas eu de blessés lors de cet incident.

 

Ce sont les miliciens du Hezbollah, du groupuscule druze pro-régime du village de Hader, ainsi que des commandos de milices chiites iraniennes et irakiennes au service de l’Iran qui sont à l’origine des tirs en direction du Hermon. Ces miliciens ont remplacé l’Armée régulière iranienne à proximité immédiate de la frontière israélienne après son retrait en février-mars derniers.

 

Ces forces de semi-guérilla sont censées multiplier les incidents sur ce front habituellement calme afin de le "réchauffer". Elles sont encadrées par des militaires de l’Armée régulière d’Assad, avec des positions d’observation, des batteries d’artillerie, des batteries antiaériennes, des blindés, des dépôts d’armes et de munitions et des bases logistiques. Certaines positions de l’Armée régulière sont occupées par des forces mixtes –syro-irano-libanaises -.

 

Ce dimanche matin Tsahal a annoncé avoir frappé cinq objectifs [voir carte] incluant deux batteries d’artillerie, une de missiles sol-air, un poste d’observation ainsi qu’un complexe [plusieurs bâtiments, voir photo] de Renseignement, appartenant tous à l’Armée régulière. Laquelle fait état de 3 soldats tués et de 7 autres blessés lors de cette série d’attaques. Voir la vidéo spectaculaire de la neutralisation d’une fortification majeure de l’Armée régulière syrienne.

 

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3 bâtiments du renseignement syrien annihilés ce matin par Israël

Photo de Tsahal

 

Le porte-parole de Tsahal n’a cependant pas évoqué les autres objectifs attaqués et oblitérés ce matin. Selon des sources arabes et des media proches de l’opposition, ainsi que des témoignages téléphoniques directs de témoins oculaires recueillis par Michaël Béhé depuis Beyrouth, il nous est possible d’essayer de compléter les informations transmises par l’Armée israélienne :

 

1. Plusieurs bases, caches et positions de la semi-guérilla à Khan Arnabeh et entre Khan Arnabeh et Hader, dans le Golan, ont été pulvérisées.

           

2. Des entrepôts majeurs d’armes et de munitions appartenant tant au régime qu’aux Pasdaran iraniens et à leurs supplétifs ont été détruits dans la région s’étendant entre al Kisswah [sud-ouest de la capitale syrienne, voir carte] et Damas.

 

3. Plus près encore de Damas, dans ses faubourgs de l’Ouest, c’est une grosse concentration de commandos iraniens et du Hezbollah qui a été visée et atteinte par les Israéliens selon de nombreuses sources étrangères concordantes.

 

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Le Golan, al Kisswah, Damas…

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth pro

 

D’après les premières évaluations de Michaël Béhé, après avoir échangé avec des responsables des secours et du réseau hospitalier syriens, les frappes de ce matin ont causé la mort d’au moins 72 personnes, toutes impliquées dans la guerre contre Israël. L’Armée régulière d’al Assad compte 9 tués et près de 25 blessés, les Druzes de Hader ont perdu 3 combattants (sur environ 30) et 3 autres sont grièvement blessés, et les Irano-Hezbollah déplorent la perte d’une soixantaine d’hommes et de plus du double de blessés.

 

Tous les missiles israéliens ont atteint et oblitéré leurs cibles. Tsahal a activé son système de protection antiaérienne suite au tir de missiles antimissiles et antiaériens syriens. Il n’a toutefois pas été mis à contribution, aucun engin syrien n’ayant franchi la frontière.

 

Aucun missile syrien n’a non plus intercepté d’avion ou de missile israélien contrairement à ce qu’avaient annoncé les agences nationales française (AFP) et belge (Belga) d’information. La dépêche de 7h07 heure de Paris de RFI-AFP, organes étatiques français, est particulièrement caractéristique à ce sujet ; non seulement elle titre : "La défense antiaérienne syrienne tire sur des « missiles » israéliens", mais immédiatement après, elle "précise" :

 

"La défense antiaérienne de l'armée syrienne est entrée en action le dimanche 2 juin contre des « missiles ennemis » tirés depuis Israël en direction de « positions » au sud-ouest de Damas, ont indiqué des sources militaires. L'armée israélienne a rapidement confirmé cette action.

 

Ce dimanche 2 juin à l'aube, « des cibles aériennes ennemies sont arrivées depuis le Golan occupé » par Israël, a rapporté l'agence officielle Sana citant une source militaire. « Nos défenses aériennes les ont bloquées et ont abattu ces missiles ennemis qui visaient nos positions » au sud-ouest de Damas" (…).

 

Ostensiblement, après comparaison entre la dépêche de RFI-AFP et notre analyse, après visionnage de la vidéo de l’anéantissement de la grande base de l’Armée syrienne, quelqu’un ne dit pas vérité. Allez savoir qui c’est… et pourquoi…

 

Cette nuit, Israël a décidé de lancer un message très clair aux Iraniens et aux Syriens : toute tentative de leur part de s’attaquer au territoire, à des positions ou à des avions israéliens se soldera par des représailles disproportionnées dont l’ampleur ira croissant. A noter que les ennemis de l’Etat hébreu ainsi que leurs alliés ne disposent pas des moyens nécessaires pour s’opposer aux ripostes de Tsahal.

 

La Syrie gouvernementale est particulièrement visée par le message de Tsahal, qui précise qu’Israël tient le régime alaouite d’al Assad responsable de tous les actes hostiles à son encontre diligentés à partir de la Syrie. Ce, qu’ils soient dans les faits commis par les troupes gouvernementales ou par les Iraniens, les Libanais, les Irakiens ou d’autres, et que ces actes aient lieu indifféremment avec la bénédiction du régime de Damas ou sans synchronisation spécifique avec ce dernier.

 

Au rythme où vont les choses, face à la vigueur des répliques militaires israéliennes, des pertes humaines et matérielles qu’elles occasionnent, des coûts que cela entraîne, le régime de Bashar al Assad pourrait même se trouver ébranlé et stratégiquement fragilisé. C’est précisément l’objectif visé par l’Armée israélienne dans le but de convaincre Damas de s’interposer pour faire cesser les activités hostiles à Israël à partir de son territoire.

 

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Deux projectiles ennemis explosent sur le mont Hermon (010106/19) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 01 juin 2019

 

© Metula News Agency

 

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21h00 samedi à Métula, 20h00 à Paris.

 

Deux projectiles, des roquettes ou des obus de mortier, sont tombés sur le mont Hermon en Israël il y a quelques instants sans faire de victimes.

 

On ignore si les tirs ont été effectués depuis le Liban ou la Syrie.

 

Tsahal a confirmé l’information.

 

Il faut s’attendre à une riposte israélienne une fois que toutes les informations relatives aux agresseurs auront été réunies, ce qui ne saurait tarder.

 

 
Bruxelles-Métula du 31 mai 2019 (013105/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
vendredi, 31 mai 2019

 

COMPLEMENT D’ANALYSE DE STEPHANE JUFFA SUR LES CAUSES AYANT AMENE A LA DISSOLUTION PREMATUREE DE LA KNESSET. QUI EST RESPONSABLE ? NETANYAHU ? LIEBERMAN ? CETTE QUESTION A UNE REPONSE CLAIRE !

 

JUFFA REPOND SANS LANGUE DE BOIS A CEUX QUI L’ACCUSENT D’ETRE UN ANTIBIBI PAR FIXATION.

 

Pourquoi Bibi avait-il convoqué des élections anticipées en avril ?

 

Israël a eu chaud. La nomination d’un antisioniste comme Betzalel Smotrich au ministère de la Justice, l’annulation du droit de regard de la Haute Cour de Justice sur les activités du Parlement représentaient des dangers mortels pour l’Etat de droit en Israël.

 

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Tous les détails  ainsi que l’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/xZPkwT2bfE0

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/858153487880853/

 

 
La dernière pirouette du dénommé Binyamin Netanyahu (023005/19) Version imprimable
Analyse
jeudi, 30 mai 2019

 

Par Stéphane Juffa

 

Lundi prochain, les députés de la XXIème Knesset étaient censés se réunir en séance festive pour voter la confiance au cinquième gouvernement Netanyahu, le quatrième de suite depuis 2009. Dès le lendemain on avait prévu des séances marathon afin de faire passer deux lois au forceps : la première devait accorder l’immunité juridique à Bibi (et, incidemment, à quelques autres élus du Likoud ainsi qu’à Arieh Deri, le leader de Shaas, également poursuivis dans des affaires pénales). La seconde loi devait empêcher la Haute Cour de Justice d’annuler la première en limitant ses pouvoirs et compétences, infligeant du même coup un uppercut sans précédent à la démocratie israélienne.

 

C’est uniquement autour de ces deux questions que les débats d’hier en séance plénière du parlement ont gravité. Aucun autre sujet politique d’intérêt général n’a été abordé par les dizaines d’orateurs qui se sont succédé au perchoir sans interruption et pendant plus de douze heures, sauf pour regretter qu’il en soit ainsi.

 

C’est l’unique raison qui a fait que la XXIème Knesset n’a vécu que trente jours, et que la seule motion qu’elle a votée aura été celle de sa dissolution. C’est évidemment du jamais vu dans l’histoire de l’Etat d’Israël.

 

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Netanyahu a probablement réalisé hier que sa carrière politique était terminée

 

Certains députés n’auront prononcé qu’un seul discours dans cet antre de la démocratie durant toute leur vie. On les trouve parmi les dizaines de nouveaux élus du Likoud, dont certains pâtiront de l’intégration dans leur parti de Moshé Kakhlon et des trois autres députés de sa formation Koulanou (nous tous) à des places privilégiées et en principe assurés d’être réélus en septembre. Avec l’adhésion également d’Ayelet Shaked dont il est beaucoup question, ces infortunés députés éphémères seront relégués en fond de liste, à des positions auxquelles ils ont peu de chances de revoir la Knesset.

 

Mais ces sacrifices composaient la moindre des préoccupations de Netanyahu, son premier objectif étant de réunir 61 députés [sur 120 que compte la Knesset] disposés à lui voter la confiance afin qu’il puisse, la semaine prochaine, faire adopter les deux lois que j’ai évoquées précédemment et se passer ainsi de devoir répondre à la convocation du Procureur Général Avikhaï Mandelblit, passer outre l’éventualité d’être définitivement inculpé dans les trois affaires pénales pour lesquelles il est poursuivi, et éviter la prison en cas de condamnation.

 

A noter pour mémoire que c’est Binyamin Netanyahu qui a choisi Avikhaï Mandelblit pour le poste de procureur général alors que ce dernier occupait celui de secrétaire de son gouvernement de 2013 à 2016. C’est aussi le Premier ministre sortant qui avait nommé Roni Alsheikh à la tête de la Police israélienne. Deux religieux conservateurs dont l’intégrité professionnelle l’emportant sur la reconnaissance et le renvoi d’ascenseur allaient se trouver à l’origine des procédures auxquelles Netanyahu doit désormais faire face.

 

Il est aussi nécessaire de rappeler que la consultation populaire du 9 avril dernier constituait des élections anticipées décidées par Bibi pour les mêmes raisons, et qu’elles étaient originellement censées se dérouler en novembre prochain. Nous l’avons déjà écrit : aucun événement majeur à caractère international ou domestique ne justifiait la convocation des élections en avril.

 

Leur unique fonction consistait à annuler la convocation de Bibi par Mandelblit initialement fixée au 10 juillet afin de procéder à des auditions dans les trois affaires dans lesquelles il est poursuivi aux chefs d’inculpation de corruption, fraude et abus de confiance.

 

Le chef de l’exécutif sortant pensait remporter ce scrutin haut la main et s’était ménagé un laps de temps suffisant incluant un coussin de sécurité afin de résoudre n’importe quel problème qui pouvait éventuellement surgir. Ceux qui ont fait surface ont été tellement énormes que toutes ces précautions se sont avérées insuffisantes.

 

Pour accroître ses réserves de temps, Bibi – qui est multimillionnaire en euros -  a invoqué l’incapacité de payer ses avocats afin de retarder le moment où ils ont retiré les dossiers de chez le procureur. Il a même fallu une mise en demeure d’Avikhaï Mandelblit pour qu’ils finissent par le faire, mais cela leur a permis de réclamer un report des auditions au prétexte d’avoir besoin de temps supplémentaire pour consulter la volumineuse documentation.

 

Des manipulations certes légales mais sont-elles dignes du chef de gouvernement d’un Etat connu pour l’exemplarité de sa démocratie ? Quoi qu’il en soit, les auditions qui vont déterminer ou non son inculpation définitive sont désormais fixées aux 2 et 3 octobre, soit quinze jours après le prochain scrutin. Moins encore en tenant compte de ce que la déclaration officielle des résultats peut prendre une semaine, qu’il peut y avoir des recours et des recomptages, mais surtout, que la rencontre avec Mandelblit se déroulera le lendemain des deux jours fériés de Rosh Hashana [heb. : "tête de l’an", le nouvel an juif], l’une des deux fêtes les plus importantes du calendrier religieux.

 

J’ai consulté ce matin deux anciens parlementaires chevronnés dont un avocat, et ils m’ont tous les deux affirmé que Bibi n’aura pas le temps matériel, pour peu encore qu’il remporte ces élections, de former une coalition, d’obtenir le vote de confiance de la Knesset et d’y faire passer les deux lois dont il a besoin pour échapper à la justice. Les deux vétérans de la politique israélienne ont ajouté que l’opposition disposera, le cas échéant, de plusieurs moyens de perdre du temps, et que certains députés hésiteront à voter une loi d’immunité trois ou quatre jours avant la date fixée pour les auditions.

 

Autre coïncidence cocasse : le 2 et le 3 octobre se situent cette année pendant les dix jours séparant Rosh Hashana de Yom Kippour [héb. : jour du jugement], connus en hébreu sous le nom de "Yamim noraïm", les jours terribles, durant lesquels les individus sont jugés par leur créateur pour leurs actions durant l’année écoulée selon la tradition juive. Voilà qui ne pouvait pas mieux tomber…

 

Hier soir (mercredi), la meilleure option pour Bibi aurait sans aucun doute été de s’assurer du soutien de 61 députés afin de pouvoir l’annoncer au Président Rivlin et de mettre la dernière partie de son plan "Il faut sauver le Premier ministre Netanyahu" à exécution. C’était sans compter sur le contentieux qui l’oppose depuis longtemps et qui n’a cessé de s’approfondir avec le chef d’Israël Beiténou [Israël notre maison], le populiste, ancien ami, proche du premier cercle, ancien partenaire politique, ancien membre du Likoud et récent ministre de la Défense de Netanyahu jusqu’à sa démission fracassante, Avigdor (Yvette) Lieberman.

 

Dans la forme, Lieberman a fermement campé sur son exigence que le gouvernement à venir vote en seconde et troisième lecture la loi sur le recrutement des Juif orthodoxes dans l’Armée sans y apporter le moindre changement. Au fond, on a bien compris qu’Yvette avait décidé d’empêcher la formation du cinquième gouvernement Netanyahu en s’accrochant à un prétexte qui fait justement l’unanimité dans la société laïque israélienne. A cela, semble-t-il, deux raisons, d’abord un compte à régler avec Bibi, ensuite une détestation compréhensible pour son traitement du problème de Gaza et, partant, pour sa façon de gouverner seul, en s’entourant de faire-valoir auxquels il ne donne jamais voix au chapitre, voire qu’il écarte lorsqu’ils commencent à lui faire de l’ombre. Or Lieberman fut l’un d’eux entre 2016 et 2018 lorsqu’il occupa le poste de ministre de la Défense sans jamais avoir, c’est une vérité, l’occasion d’appliquer véritablement ses priorités, ni même le privilège d’être informé par le Premier ministre des décisions qu’il prenait en matière de sécurité.

 

Après la calamiteuse campagne de novembre 2018 contre le Hamas, orchestrée sans partage par Bibi, lors de laquelle il laissa les terroristes islamiques lancer en une seule nuit, presque sans opposition de Tsahal, 500 roquettes sur les agglomérations israéliennes du pourtour de Gaza, Yvette claqua la porte du gouvernement. Non sans avoir préalablement déclaré qu’il s’agissait d’une "capitulation devant le terrorisme".

 

Imaginer que Lieberman allait pardonner cette offense en si peu de temps en échange d’un nouveau mandat de ministre de la Guerre, dans lequel il n’aurait vraisemblablement pas eu d’avantage son mot à dire que durant le précédent, fut le plus mauvais calcul du Premier ministre sortant à l’occasion des discussions pour former un nouveau gouvernement.

 

Depuis le début de la semaine jusqu’à 23 heures hier, ce ne sont pas moins de vingt contre-propositions qui furent soumises au no.1 d’Israël Beiténou, les rabbins des formations religieuses acceptant même de faire de très larges concessions relativement à leurs positions traditionnelles.

 

Mais rien n’y fit, ni les offres mirobolantes ni les menaces, ni les insultes.

 

Binyamin Netanyahu a même traité à plusieurs reprises Avigdor Lieberman de gauchiste en sortant de la Knesset, comme l’avait, entre autres choses, précisément prédit Ilan Tsadik dans l’un de ses derniers articles. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la politique israélienne, les positions politiques d’Yvette Lieberman, nationalistes, souverainistes, laïques, populistes sont comparables à celles de Marine Le Pen en France.

 

L’extension légale de 14 jours – venant après une première période infructueuse de 28 jours -  pour former une coalition se terminait mercredi à minuit pour Netanyahu. A minuit et une minute, en application de la loi, le Président Rivlin pouvait charger une autre personnalité de son choix de former un gouvernement. Or cette autre personnalité avait de grandes chances d’être Benny Gantz, dont le parti, Kakhol-Lavan [bleu-blanc], avait obtenu exactement le même nombre de sièges que le Likoud aux élections d’avril.

 

Cette hypothèse avait le pouvoir de rendre Bibi complètement hystérique. D’abord parce que Gantz possédait une petite chance de convaincre certains barons du Likoud de tourner la page Netanyahu et de former avec Kakhol-Lavan une coalition d’union qu’aucune divergence de vue infranchissable ne venait menacer. Ensuite, parce que, indépendamment du succès ou de l’échec de Gantz, ce n’est pas lui, Binyamin Netanyahu, qui aurait dirigé le prochain cabinet, et il aurait ainsi perdu tout espoir de faire voter les deux lois d’immunité qui seules lui garantissent d’échapper à la prison.

 

En même temps qu’il envoyait des ambassadeurs discuter avec Lieberman, il en envoyait d’autres faire des propositions déraisonnables à des députés du camp adverse – ceux qu’il n’a cessé d’appeler les "gauchistes" - afin qu’ils le désertent et rejoignent sa coalition. C’est ainsi qu’il a offert à Shelly Yékhimovitch du parti travailliste les portefeuilles de la Justice ou du Travail, au choix, se disant prêt à s’engager en contrepartie de son ralliement à abandonner la loi sur l’immunité et celle interdisant à la Haute Cour d’annuler des lois adoptées par le parlement. A un député d’origine éthiopienne, il a offert un ministère, un poste d’ambassadeur dans le pays de son choix et surtout, de rapatrier d’Ethiopie tous les Falashas encore en attente d’émigration. A Avi Gabbay, la tête de liste travailliste, sous la direction duquel le parti est passé de 24 sièges à 6 et dont la fonction ne sera naturellement pas renouvelée, Bibi a offert, à sa préférence, le ministère de la Défense ou celui des Finances, qu’il avait par ailleurs promis à Moshé Kakhlon quelques heures auparavant.

 

Ces propositions, nullement mises en doute par les intéressés, démontrent un certain nombre de choses. A commencer par l’état d’anxiété dans lequel se trouve M. Netyaniahu avant de comparaître devant le procureur général, en poursuivant par le peu d’importance qu’il accorde aux affaires de l’Etat en comparaison avec ses intérêts personnels, en comptant avec le mépris absolu qu’il conçoit pour les valeurs de notre république, ses habitants, ses institutions et ses représentants, en confirmation de ce que les insultes politiques qu’il a lancées à la face de ses adversaires politiques lors de la dernière campagne n’étaient que des artifices de marketing qui ne l’ont pas empêché de leur proposer des ministères régaliens lorsqu’il était sous pression.

 

Et particulièrement, à mes yeux en tout cas, ce comportement illustre à quel point le maintien des institutions juridiques, et singulièrement de la Haute Cour de justice, est primordial, avec ses juges indépendants, garants des lois et des institutions, et sereins, pour nous protéger contre des égarements tels ceux de Bibi.

 

Et comme nous avons eu chaud, hier, à deux doigts de perdre nos acquis démocratiques. D’une part, parce qu’un individu, poursuivi par la justice, était prêt à dévoyer les lois de la République à la seule fin d’échapper à ses juges. Et de l’autre, et je trouve cela encore plus inquiétant, parce que 59 autres personnes, choisies par le peuple, représentant ce qui devrait être une élite morale, spirituelle et intellectuelle, les gardiens du cœur battant de notre patrie, ont suivi tels des moutons un forcené en train de mettre le feu à la maison.

 

Le comportement objectivement halluciné de quelqu’un que rien n’arrête et qui ne respecte strictement rien indique par-dessus tout que Binyamin Netanyahu est un personnage dangereux pour notre pays, notre sécurité et l’avenir de nos enfants.

 

Non content de ce qui précède, comprenant qu’il n’obtiendrait pas les 61 soutiens nécessaires pour former un nouveau gouvernement, il décida de dissoudre la Knesset afin que le président ne puisse pas confier la tâche de former un nouveau cabinet à quelqu’un d’autre. En application de l’équation "Après moi le déluge" : pas de Knesset = personne pour voter une motion de confiance. Une fois encore, c’est légal, cela n’avait jamais été fait auparavant, mais la manipulation est-elle digne d’un chef de l’exécutif d’Israël ?


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La Knesset se saborde : de nouvelles élections en septembre (013005/19) Version imprimable
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mercredi, 29 mai 2019

 

© Metula News Agency

 

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0h30 jeudi à Metula, 11h30 à Paris.

 

Au terme d’une journée terriblement tendue, la Knesset, le parlement israélien, a voté il y a quelques minutes sa propre dissolution après que le Likoud de Binyamin Netanyahu n’est pas parvenu à réunir la majorité simple de 61 députés pour lui confier un nouveau mandat de Premier ministre.

 

74 députés, y compris tous les parlementaires du Likoud et tous les députés arabes, ont voté en faveur de la dissolution, face à 45 voix contre, celles de Kakhol-Lavan, des travaillistes et de Meretz.

 

Les élections se dérouleront le 17 septembre prochain.

 

La Ména a été le seul media à prévoir cette situation extrême dans les moindres détails dès le lendemain des élections précédentes qui se sont tenues le 9 avril dernier.

 

L’analyse complète de la Ména dans la journée de jeudi.

 

 
Echanges de feu sur le Golan (012705/19) Version imprimable
Breaking News !
lundi, 27 mai 2019

 

 

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© Metula News Agency

 

23h11 lundi à Metula, 22h11 à Paris.

 

Exclusif.

 

Tsahal a pilonné lourdement ce soir des objectifs en Syrie sur le plateau du Golan à proximité de la frontière israélienne en réponse à des tirs de roquettes dans notre direction. Les représailles de Tsahal ont cessé à 22h45 locales.

 

Notre reporter-photographe Yoshua Ohanna a pu observer de son balcon à Kiryat Shmona de nombreuses explosions résultant des tirs de l’Armée et de l’Aviation israéliennes.

 

Précédant cet échange de tirs, la DCA syrienne avait abattu un drone israélien. Plus tôt dans la journée, la Défense Contre l’Aviation de Bashar al Assad a tiré un obus en direction d’un chasseur-bombardier du Khe’l Avir en mission de routine au-dessus du nord de la Galilée. Le projectile est retombé en territoire ennemi.

 

Tsahal a initialement réagi en lançant des missiles sur la position de l’Armée gouvernementale syrienne et de ses alliés du Hezbollah libanais à Tal ha-Shar, à proximité de Khan Arnabeh, à 4km de notre frontière, d’où le projectile avait été tiré, l’anéantissant totalement.

 

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La région des affrontements sur le Golan et Khan Arnabeh

Service cartographique © Metula News Agency

 

Un véhicule militaire ennemi a été atteint de plein fouet.

 

Cette première riposte a fait plusieurs morts et blessés dans les rangs ennemis. Les media de Damas font état d’un mort et d’un blessé.

 

Il n’y a ni blessés ni dégâts en Israël.

 

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu est brièvement intervenu à la télévision. Il a affirmé que "nous ne tolérerions aucune agression contre nous et que nous riposterions en puissance et avec l’agressivité voulue".

 

Le calme est revenu mais nous restons en alerte de surveillance.

 

 
Iran : la France complice d’un régime criminel, antisémite, anti-israélien et génocidaire Version imprimable
Analyse
dimanche, 26 mai 2019

 

Par Guy Millière (info # 012605/19)

 

Les articles suintant la soumission devant le régime des mollahs abondent dans la presse française, et ceux décrivant de manière un peu plus honnête et un peu plus scrupuleuse la réalité du susdit régime sont rares et souvent pas du tout exhaustifs.

 

Depuis que les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de sortir de l’accord frelaté sur le nucléaire iranien signé en juillet 2015 par Barack Obama, les articles dénotant la sujétion s’étaient faits plus fébriles et plus obséquieux, plus antiaméricains aussi. Depuis que les sanctions américaines se sont accentuées et ont rendu quasiment impossible la vente de pétrole par la dictature chiite, ils sont devenus extraordinairement antiaméricains.

 

Je pourrais assembler ici les citations ineptes, monstrueuses et mensongères qui jonchent ces écrits. Je préférerai cependant me centrer sur les propos inhérents à un seul des articles en question, parce qu’il émane d’un diplomate français, ancien ambassadeur à Téhéran. Cet article incarne la quintessence de la soumission veule telle qu’elle se pratique au Quai d’Orsay et indique la direction du vent dans la diplomatie française.

 

L’ambassadeur en question s’appelle François Nicoullaud. Son article est paru dans Le Figaro et s’intitule “Avec l’Iran, Trump joue un rôle (trop) dangereux”. Le titre en lui-même est intéressant en ce qu’il dénonce un danger que l’auteur impute à Donald Trump, et pas du tout à l’autocratie sanglante des maîtres de Téhéran, et en ce qu’il désigne insidieusement un Donald Trump qui ne prend pas vraiment de décisions mais qui “joue un rôle”. La suite du texte est plus intéressante encore.

 

Nicoullaud y accuse les Etats-Unis de Donald Trump de vouloir obtenir que l’Iran “cède à toutes leurs exigences” : celles “touchant au nucléaire, à la balistique, aux droits de l’Homme et au rôle de l’Iran dans sa région”. Prenant ouvertement le parti des ayatollahs, Nicoullaud affirme ainsi que tout faire pour que la junte cléricale chiite n’accède pas à l’arme atomique, qu’elle respecte les droits de l’Homme et cesse de déstabiliser la région en soutenant divers groupes islamo-terroristes (Hezbollah, Hamas, Djihad Islamique, milices houthies) est inadmissible. Le positionnement de l’ex-diplomate sur ces trois points, aligné sur l’une des deux dictatures les plus obscures de la Planète avec la Corée du Nord contre le principal allié traditionnel de la France, confine à la forfaiture à moins que cela ne soit carrément un signe d’aliénation.

 

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Macron et Rohani échangeant de larges sourires amicaux

Ni les menaces des ayatollahs d’éradiquer les Israéliens, ni l’ombre de leurs

potences n’ont jamais dérangé la France

 

Se faisant résolument le porte-voix de la théocratie persane, au point de s’exprimer à sa place, il note plus loin : “pas question de négocier avec une Amérique qui a trahi sa parole”. (Ce n’est, bien sûr, aux yeux de Nicoullaud, pas le régime des mollahs qui a trahi sa parole en traitant ses interlocuteurs comme des idiots utiles). Et il ajoute de manière grotesque que les mollahs pourraient parler avec les Etats-Unis de Donald Trump si ces derniers… s’excusaient. On ne manque décidément pas d’air au Quai d’Orsay.

 

Suit une liste d’imprécations contre les Etats-Unis de Donald Trump, accusés d’avoir pris une série de décisions inadmissibles parmi lesquelles l’inscription des Pasdaran sur la liste des organisations terroristes par le Département d’Etat. Nicoullaud se garde évidemment de dire que les Pasdaran sont les Gardiens de la Révolution khomeyniste et se garde aussi de décrire ce qui en fait effectivement, au-delà de tout doute sensé, une organisation terroriste.

 

Suit aussi un discours affirmant que la "République" Islamique respectait l’accord de juillet 2015 et que John Bolton (décrit comme “outrancier” et “brutal” à la différence d’Hassan Rouhani, que Nicoullaud couvre d’éloges) veut pousser les théocrates à la faute. Suit enfin une phrase de compassion pour les Iraniens censés souffrir en raison des Etats-Unis de Donald Trump, mais pas du tout du fait d’un régime odieux et assassin.

 

Le lecteur a ensuite droit à l’évocation des moyens à la disposition des mollahs pour contourner les sanctions américaines - système de troc, réduction de la traçabilité des tankers iraniens par la coupure de leurs liaisons satellitaires, par le transfert discret de leur cargaison sur des navires d’autres nationalités ou dans des installations portuaires non surveillées, et par maquillage des documents d’accompagnement. Il ne manque que des conseils d’allié pour couler les navires de l’US Navy !

 

Pas un seul mot ne dépeint les souffrances réelles des Iraniens causées par la dictature chiite, les conséquences mortifères du soutien qu’elle apporte aux groupes islamo-terroristes cités plus haut, l’obsession antisémite délirante, anti-israélienne et génocidaire qui imprègne les discours du réel maitre du pouvoir, Ali Khamenei, dont le nom est absent d’un bout à l’autre du texte.

 

Faute d’en parler, faute de le condamner, Nicoullaud endosse ni plus ni moins cet appel permanent du Guide suprême et de ses complices à génocider les Israéliens. Il y a même à Téhéran une horloge électronique qui mesure le temps restant avant que cette éradication ne se concrétise. Mais il n’y a visiblement dans cette posture pas de quoi faire dévier l’ancien ambassadeur de France de ses convictions.

 

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Téhéran : 8 411 jours avant la destruction d’Israël

 

Odieux. Répugnant. Digne du Quai d’Orsay. Digne de l’essentiel de ce qui se publie sur le sujet en France. Hélas.


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L’effeuillage final de l’épouvantail iranien (info # 012505/19) Version imprimable
Analyse
samedi, 25 mai 2019

 

Par Michaël Béhé à Beyrouth

 

Ceux qui avaient des doutes quant à l’efficacité des sanctions américaines contre l’Iran, appuyées par le déploiement de moyens militaires importants à proximité du territoire gouverné par la théocratie de Téhéran devraient venir faire un tour au Liban. Ils se persuaderaient ainsi de leur productivité. C’est la milice chiite du Hezbollah, supplétive des ayatollahs, qui subit ici de plein fouet la diminution des moyens financiers de leur mentor perse.

 

Des centaines de combattants ont dû être démobilisés, les autres ont vu leur solde réduite considérablement et les nombreux media de la milice, à l’instar de sa chaîne de télévision al Manar [le phare], licencient à tout va.

 

C’est la conséquence directe de la diminution drastique des exportations de pétrole iraniennes, passées récemment de 2.5 millions de barils par jour à cinq cent mille avec la fin des exemptions temporaires d’importation accordées initialement par l’administration Trump à quelques pays, qui ont été résiliées il y a un mois environ.

 

La vente de brut constituait pour la dictature des mollahs la principale source de revenus et de très loin. Lorsque l’on sait que l’Iran possède la capacité théorique d’exploiter 6 millions de barils/jour, on peut se faire une idée précise de l’efficience des mesures décrétées par Washington, et il en va exactement de même avec le gaz naturel, dont l’Iran est théoriquement le quatrième exportateur mondial avec une capacité de production de 180 milliards de mètres cubes par an.

 

Certains pensaient que des pays braveraient la décision d’embargo prise par le gouvernement U.S. Ils méconnaissaient la puissance financière des Etats-Unis dont tout le monde est dépendant, qu’il s’agisse des adversaires ou des partenaires de l’Oncle Sam.

 

D’autres imaginaient que l’Europe, qui avait instauré une structure soi-disant destinée à poursuivre ses activités commerciales avec l’Iran en contournant les sanctions de l’Amérique, profiterait de l’absence des USA sur ce marché pour augmenter ses échanges avec la théocratie chiite.  

 

Mais le chiffre d’affaire de cette structure en trompe-l’œil est à ce point dérisoire qu’elle ne joue strictement aucun rôle pour contrer les décisions de Donald Trump. A cela trois raisons principales :

 

1. L’importance économique de l’Iran dans les échanges planétaires est minime, pour les entretenir elle ne vaut assurément pas de risquer de se couper des relations commerciales avec les USA et de s’exposer aux mesures de rétorsion annoncées par leur administration aux dépens des contrevenants.  

 

2. En Europe, les gouvernements décident et les grandes sociétés disposent. Or aucun consortium européen ne peut se couper de ses débouchés – et des fournitures – américains en risquant de se retrouver sur les listes noires de Washington, qui ne badine pas en la matière. Ainsi l’écrasante majorité des commandes d’Airbus annoncées à grands renforts de publicité par le gouvernement français, par exemple, resteront lettre morte. Faute de certains composants made in USA aucun avion commercial ne peut voler, non plus qu’en se coupant de la clientèle des compagnies aériennes de cet empire. A l’instar de l’avionneur européen, toutes les entreprises importantes du vieux continent, j’écris bien "toutes", ont décidé de cesser leur commerce avec l’Iran. En plus du manque à gagner, de la perte des frais de marketing, ces sociétés auront aussi à éponger les investissements massifs qu’elles avaient hystériquement effectués en Iran immédiatement après l’annonce de la conclusion de l’accord sur le nucléaire en 2015. Il est vrai qu’elles ne pouvaient pas prévoir l’élection de Donald Trump.

 

Pour PSA, qui tire un trait sur environ 444 600 voitures immatriculées en Perse en 2017, soit quasiment 15% de ses volumes mondiaux, et pour Renault, cette précipitation coûtera très cher. De même que pour le "supermajor" tricolore Total, qui avait entamé en juillet 2017 un colossal projet gazier au pays des ayatollahs et qui l’a évidemment interrompu.

 

3. Même le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a dû se résoudre à concéder que "les entreprises françaises ne pourront pas rester car elles ont besoin d'être payées pour les produits qu'elles livrent et fabriquent en Iran et elles ne peuvent pas être payées car il n'y a pas d'institution européenne financière souveraine et autonome".

 

En d’autres termes plus simples, le dollar et les outils bancaires américains sont toujours incontournables dans le commerce international.

 

Ces quelques informations font la lumière sur la situation du régime des ayatollahs et pas uniquement sur le plan financier mais également sur tout ce qui en découle. Or si l’Iran est à genoux, le Hezbollah est à plat ventre, et cela ne peut qu’empirer pour eux et remplir d’aise ceux qu’ils oppriment et menacent.    

 

En cette période, il ne faut pas avoir la mémoire courte, et cela pour affirmer le plus clairement possible qu’Obama et les 5+1 avaient tort sur toute la ligne et que leur équation simpliste "soit un accord minimaliste, soit la guerre" n’était rien d’autre qu’un subterfuge mensonger destiné à camoufler une option politique aussi inepte qu’injustifiable.

 

Donald Trump est en train de démontrer ce qu’à la Ména nous étions les seuls à crier sur les toits pendant quinze ans comme les chiens crient dans le désert : sans la guerre mais avec des sanctions économiques adaptées et une menace militaire implacable, il est possible d’obtenir ce que l’on veut de ce régime moyenâgeux, et même de s’en débarrasser en libérant du même coup le peuple persan qu’il opprime dans la plus extrême inhumanité.

 

Parce que l’Iran est comme un boxeur parvenu à l’ultime reprise en étant largement mené aux points : il doit absolument gagner le dernier round par K.O sinon il aura tout perdu. Et la "République" Islamique n’a absolument pas les moyens de remporter l’ultime reprise par K.O face à la détermination et la puissance de l’Amérique. Elle peut au maximum lancer des terroristes-suicides se tuer contre des pétroliers, faire envoyer par Houthis interposés quelques missiles balistiques antédiluviens sur des villes saoudiennes, cela n’aura aucune influence sur l’avenir du régime des cadets de Khomeiny. Le mieux qui peut encore leur arriver est qu’aucune de ces opérations ne se solde, par hasard, par un carnage, car la réplique de l’Amérique serait terrible, et toujours sans qu’elle n’ait à prendre le risque superflu dans sa position de suprématie absolue d’une guerre totale.

 

Tel le boxeur que j’ai évoqué, l’Iran multiplie les insultes, les gageures et les menaces, mais ses capacités réelles, déjà très réduites au début de la confrontation il y a très longtemps, s’amenuisent désormais rapidement, au rythme où ses dernières réserves pécuniaires s’épuisent. Bientôt, ce ne sera plus qu’un pantin désarticulé qui prend des coups décisifs et ne peut pas les rendre. Ce, jusqu’à ce qu’une banderille plus appuyée qu’une autre ne le mette au tapis pour le compte. A voir les uppercuts que les Israéliens lui infligent en Syrie chaque fois qu’ils en ont envie, on en est déjà là. En Syrie, le "score" entre les Hébreux et les Perses est de 7 000 morts à 0. C’est même plus affligeant que cela, malgré toutes leurs tentatives et leurs énormes sacrifices, aucun des projectiles de la dictature chiite n’a atteint le territoire israélien, pas même une balle de fusil…

 

Même la menace nucléaire qui terrifiait les 5+1 au point de se sentir obligés de conférer à Téhéran le statut de puissance régionale n’a plus lieu d’être et n’effraie plus personne. Les ayatollahs, en signe de rebuffade face à la dénonciation par Trump de l’accord et à celle, de facto mais pas moins intégrale de l’Europe, ont annoncé qu’ils allaient multiplier par quatre le taux d’enrichissement de leur uranium. Et alors ? Pour aller d’où ils se trouvent jusqu’à la bombe atomique, il leur faut des milliards de dollars qu’ils n’ont pas. Et quand bien même, par on ne sait quel miracle, ils se remettraient à faire tourner leurs centrifugeuses plus vite qu’avant, ils s’exposeraient à une frappe immédiate des Américains et des Israéliens sur leur usine enterrée de Fodow et sur le site de Natanz. Toujours pas à une guerre, à quelques raids bien sentis auxquels ils n’ont aucun moyen de s’opposer.

 

Ils n’ont pas d’avions, pas de missiles à même d’intercepter les bombardiers et les Tomahawk de leurs ennemis, pas de blindés et pas de marine. Et si d’aventure ils s’attaquaient aux porte-avions de la Navy dans le Golfe arabo-persique avec leurs bateaux de plaisance surmontés de mitrailleuses et leur paquebots antiques déguisés en destroyers, la confrontation ne durerait que quelques minutes.

 

Si, de plus, dans un geste suicidaire, ils lançaient sur les Américains et leurs alliés des missiles balistiques – les plus imprécis et peu fiables de la Planète -, ils s’exposeraient à leur dernier déluge. Car cela également constitue une règle stratégique élémentaire qu’il vaut mieux pour eux ne pas oublier : toute escalade militaire profite toujours au plus fort.   

 

Mon pays, le Liban, est toujours occupé par les supplétifs de Khamenei. Or nous sommes presque aussi pauvres que l’Iran et ne pouvons engager notre armée contre le Hezbollah au risque de déclencher une nouvelle guerre civile. Nous en sommes en fait à ne plus pouvoir payer les retraites de nos militaires.

 

Il est donc nécessaire d’attendre encore un peu, mais pour une fois le temps joue en faveur du Liban et du recouvrement de son autorité sur son territoire et de ses privilèges étatiques. Le gouvernement ne craint même plus de discuter frontalement avec les Israéliens afin de solutionner le problème des zones d’influence maritimes dans la Méditerranée où se trouvent d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel. De telles négociations directes, sous l’égide des Etats-Unis qui plus est, auraient été impensables il y a un an à peine et auraient déclenché la colère d’Hassan Nasrallah.

 

Le sous-secrétaire d’Etat américain pour le Proche-Orient, David Satterfield, qui mène la médiation pour régler le litige frontalier effectue des navettes entre Beyrouth et Jérusalem, et l’on fait état d’avancées spectaculaires pavant la voie à des rencontres directes.

 

Un général libanais a fait discrètement la proposition au Hezbollah de transférer toutes ses armes, toutes ses positions fortifiées, tous ses entrepôts de roquettes à l’Etat et de lui rendre tous ses privilèges souverains, comme celui de redevenir la seule force armée du pays et celui de décider de la paix ou de la guerre avec nos voisins. Il n’y a pas eu de réponse audible de la part de la milice chiite, mais on peut raisonnablement envisager que, dans quelques mois, elle n’aura plus les moyens financiers de rester un Etat dans l’Etat et de dicter sa conduite au gouvernement.

 

Pour rappel, un bombardement israélien des ateliers souterrains dans lesquels le Hezbollah tente de transformer ses roquettes en missiles demeure imminent. Des milliers d’habitants de la banlieue sud chiite de la capitale risquent leur vie à cause des explosions secondaires – pas celles provoquées par les missiles des avions, celles des munitions du Hezbollah. Israël a envoyé des SMS aux étudiants de l’Université Libanaise, aux patients de l’hôpital Saint George et au personnel diplomatique de l’ambassade d’Espagne, situés trente mètres au-dessus des entrepôts de bombes de la milice, pour les informer du risque qu’ils encourent.

 

Attention tout de même à ne pas brûler les étapes, les Iraniens en sont à sauver les apparences et à affirmer qu’ils n’envisagent pas d’abandon de leurs objectifs déclarés. A savoir l’annexion de fait du Liban, leur présence en Syrie, en Irak et au Yémen, et l’envoi d’armes et de personnels aux Hezbollah et à leurs autres alliés nécessaires à la conduite de cette politique.

 

Depuis trois mois l’Iran construit même un terminal militaire sous son contrôle et celui de ses supplétifs chiites irakiens à Abou Kamal en Syrie, sur la frontière avec l’Irak. Les images satellitaires d’ImageSat International (ISI) montrent l’avancement des travaux d’un "pont terrestre" faisant partie de l’ "Autoroute iranienne" conduisant d’Iran à la Méditerranée.

 

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Il semble toutefois que les Israéliens attendent simplement que la structure soit achevée pour la détruire, les Gardiens de la Révolution ne possédant pas les moyens de la défendre contre l’Aviation des Hébreux. Il est plus plausible de penser que cette réalisation somme toutes modeste soit destinée à donner le change aux Américains et surtout à la population, à l’Armée, aux Basij (les SA, la Sturmabteilung de la théocratie), aux opposants iraniens, aux peuples soumis et aux Israéliens. Afin de tenter de leur faire croire bien naïvement que la "République" Islamique demeure une puissance régionale et qu’elle n’a rien perdu de sa capacité de nuisance. En fait d’autoroute iranienne, les pilotes israéliens auraient 900km et trois jours pour anéantir les convois routiers transportant des Pasdaran et des armes de contrebande au lieu de trois heures par avion. Voilà qui va leur rendre la tâche "difficile", y a-t-il des volontaires pour conduire ces camions ?

 

En rédigeant cet article j’apprends que Donald Trump a décidé d’envoyer 1 500 soldats supplémentaires [il y en a déjà 50 000 dans le Golfe. Ndlr.] face à l’Iran. Pas pour faire la guerre mais pour la rendre superflue. Pour faire en sorte que le régime oppressif des khomeynistes n’ait plus que deux options : disparaître ou disparaître.


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Bruxelles-Métula du 20 mai 2019 (012005/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 20 mai 2019

 

LES IRANIENS ONT TENTÉ DE TIRER DES MISSILES SUR TEL-AVIV A L’HEURE OÙ S’Y DÉROULAIT LE CONCOURS EUROVISION DE LA CHANSON

 

Tous les détails  ainsi que l’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/HDFDwoGrXrQ

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/422037511707807/

 

 

Compte-rendu des raids israéliens en Syrie durant la nuit de vendredi à samedi (17-18 mai) :

L’AÉROPORT AL MEZZÉ A DAMAS (à proximité du palais présidentiel) SÉRIEUSEMENT TOUCHÉ, DE MEME QUE DES SITES DE LA PREMIERE DIVISION SYRIENNE A KISSWÉ ET DES POSITIONS DES PASDARAN, LES GARDIENS DE LA REVOLUTION IRANIENNE.

 

ON DÉNOMBRE DES DIZAINES DE MORTS ET DE BLESSES PARMI LES IRANIENS ET LES GOUVERNEMENTAUX SYRIENS.

 

TOUS LES MISSILES ISRAÉLIENS ONT ATTEINT LEURS OBJECTIFS, AUCUN N'A ÉTÉ INTERCEPTE.

 

LES MEDIA QUI ONT RAPPORTE QUE LA DEFENSE ANTIAÉRIENNE SYRIENNE AVAIT EMPÊCHE L'ATTAQUE EN ABATTANT DES MISSILES ISRAÉLIENS DEVRAIENT DE TOUTE URGENCE SE CONVERTIR DANS LA VARIÉTÉ. PRÉFÉRABLEMENT AVANT LA FINALE DE L'EUROVISION CE SOIR.

 

LES REPORTERS ET ANALYSTES DE LA MÉNA ENQUÊTENT AFIN DE RECUEILLIR LES DETAILS DE CES FRAPPES ET LEURS PHOTOS, NOTAMMENT DES INFORMATIONS PRÉCISES SUR LA NATURE DES OBJECTIFS DÉTRUITS.

 

ON SAIT DÉJÀ QUE CES ATTAQUES SONT LIÉES A DES TENTATIVES IRANO-SYRIENNES DE TRANSFÉRER DES ARMES, DES MUNITIONS ET D'AUTRES MATÉRIELS A LA MILICE CHIITE LIBANAISE DU HEZBOLLAH.

 

UN ARTICLE-RAPPORT EST ATTENDU LUNDI OU MARDI. PLUS D'INFORMATIONS LUNDI MATIN DANS L'EMISSION BRUXELLES-METULA A 7H40 HEURE DE BRUXELLES SUR RADIO JUDAICA.

 

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Photo du raid de vendredi à samedi sur Damas


 

Compte-rendu des raids israéliens en Syrie durant la nuit de samedi à dimanche (18-19 mai) :

 

PENDANT QUE SE DÉROULE LA FINALE DU CONCOURS DE L’EUROVISION A TEL-AVIV, L’IRAN ET LE HEZBOLLAH ONT TENTÉ DE TIRER DES MISSILES SUR LE CENTRE D’ISRAEL A PARTIR DE POSITIONS DE LA DIVISION 90 DE L’ARMÉE GOUVERNEMENTALE SYRIENNE DANS LA REGION DE QUNEITRA EN SYRIE, A PROXIMITÉ DE LA FRONTIÈRE ISRAÉLIENNE.

 

LE RENSEIGNEMENT DE TSAHAL A DÉTECTÉ LE TIR IMMINENT DE CES ENGINS, CE QUI A ENGENDRE DÈS 21H49 LOCALES UNE ACTION PREVENTIVE DE L’ARMÉE ISRAÉLIENNE.

 

CELLE-CI A CIBLÉ DES DIZAINES D’OBJECTIFS ENNEMIS, SITUÉS A LA FOIS DANS LA ZONE FRONTALIÈRE ET DANS LA REGION DE DAMAS.

 

TOUS LES MISSILES ISRAÉLIENS ONT ATTEINT LEURS CIBLES EN DÉPIT DES DÉNÉGATIONS DES MEDIA OFFICIELS SYRIENS ET DES AGENCES ET OFFICINES COLLABORATIONNISTES RUSSES ET EUROPÉENNES, SELON LESQUELLES LA DCA DE BASHAR AL ASSAD AURAIT INTERCEPTE LES PROJECTILES ISRAÉLIENS.

 

POUR LA SECONDE NUIT CONSECUTIVE ON COMPTE DES DIZAINES DE MORTS ET DE BLESSÉS (plus d’une centaine) PRINCIPALEMENT DANS LES RANGS DE LA MILICE CHIITE LIBANAISE DU HEZBOLLAH ET PARMI LES PASDARAN, LES GARDIENS DE LA RÉVOLUTION IRANIENS.

 

AUCUN PROJECTILE ENNEMI N’A ATTEINT LE TERRITOIRE ISRAÉLIEN.

 

LA MÉNA A OBSERVÉ DES SURVOLS INTENSES DE LA REGION DU MONT HERMON PAR LE KHE’L AVIR, PRINCIPALEMENT PAR DES HÉLICOPTÈRES D’ASSAUT.

 

LE PHOTOGRAPHE DE LA MÉNA YOSHUA OHANNA A PRIS LA PHOTOGRAPHIE QUE NOUS PUBLIONS AVEC CET ARTICLE, MONTRANT CE QUI EST VRAISEMBLABLEMENT L’INTERCEPTION D’UN MISSILE ENNEMI AU-DESSUS DU GOLAN.

 

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Un missile sur le Golan

Photo Yoshua Ohanna © Metula News Agency

 

A L’HEURE DE PUBLIER CE COMPTE-RENDU UN CALME TENDU EST REVENU DANS LE DOIGT DE LA GALILÉE. PLUSIEURS UNITES DE TSAHAL, DONT CELLES OPÉRANT LES MISSILES ANTIMISSILES ONT ÉTÉ PLACÉES EN ETAT D’ALERTE.

 

 

 
Les absences coupables des Juifs américains (info # 011905/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 19 mai 2019

 

Par Guy Millière


Rafael Medoff dirige le David S. Wyman Institute for Holocaust Studies à Washington DC aux Etats-Unis. Il mène un travail d’historien rigoureux et remarquable, et n’hésite pas à briser les tabous et à se confronter aux idées reçues. Son travail m’a aidé lorsque j’ai écrit l’un des livres que j’ai publié il y a quelques mois à comprendre l’attitude des Etats-Unis face à la Shoah. Si le gouvernement américain l’avait voulu, les Etats-Unis auraient pu servir de refuge à des centaines de milliers, peut-être à des millions de Juifs, et leur permettre ainsi de sauver leur vie. Ce n’est pas ce qui s’est passé.

 

Il y avait pourtant des Juifs qui occupaient des positions importantes dans l’administration du président de l’époque, Franklin Delano Roosevelt ; le principal d’entre eux étant Henry Morgenthau, Secrétaire au Trésor. Franklin Roosevelt était également proche du rabbin Stephen Wise, l’un des plus importants leaders juifs américains de cette période. Ni des hommes tels que Henry Morgenthau cependant, ni des hommes tels que Stephen Wise n’ont poussé Franklin Roosevelt à en faire davantage.

 

Tout juste ont-ils pu obtenir de lui l’organisation de la conférence d’Evian en juillet 1938. Mais dès lors que les dirigeants des pays du monde réunis alors sur les bords du Léman n’ont pas accepté de recueillir les Juifs d’Europe, Franklin Roosevelt ne s’est pas comporté différemment. Quelques mois plus tard, il a demandé à l’un de ses conseillers, Isaiah Bowman, de chercher un endroit en Afrique ou en Amérique latine où les Juifs d’Europe pourraient être envoyés, en lui stipulant qu’il n’était pas question de les accueillir aux Etats-Unis. Malgré la Nuit de Cristal et la menace qui s’est précisée par la suite, il n’a pas changé de position.

 

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Le New York Times, le journal juif de gauche américain

 

Les passagers qui avaient embarqué à bord du paquebot Saint Louis en mai 1939 pour fuir les persécutions nazies ont tenté ce qui leur semblait être leur ultime chance. Mais ils n’ont pas été autorisés à débarquer à Cuba, qui était alors un protectorat américain, ni en Floride, et le paquebot a été contraint de retourner vers l’Europe.

 

Lorsque Churchill a su, dès 1942, ce qu’il se passait d’atroce à Auschwitz, Franklin Roosevelt l’a su au même moment. Des projets de bombardements pour détruire les voies ferroviaires amenant les convois de Juifs vers les chambres à gaz ont été présentés à Franklin Roosevelt, dont le pouvoir de décision était prépondérant. Aucune décision de destruction des voies ferrées n’a toutefois été prise.

 

Les filières qui ont permis de sauver des milliers de Juifs en les faisant entrer aux Etats-Unis ont été mises en place par le groupe Bergson, fondé à l’initiative de Zeev Jabotinsky et dirigé par Hillel Kook, qui a souvent bravé les autorités pour parvenir à ses fins. Il avait réussi à mobiliser une partie de la communauté juive américaine à son entreprise de sauvetage.

 

Si nombre des faits que je viens d’énoncer sont connus, dans un livre récent Rafael Medoff ajoute des documents, tous accablants. Le livre s’appelle "To Little and Almost too Late" [Trop peu et presque trop tard]. Ce livre fait suite à un autre ouvrage du même auteur, publié il y a cinq ans : "FDR and the Holocaust: A Breach of Faith" [Franklin Delano Roosevelt et l’Holocauste : une rupture de confiance]. J’ai eu accès aux bonnes feuilles d’un livre supplémentaire que Rafael Medoff fera paraître bientôt sur le sujet, qui est plus accablant encore : "The Jews Should Keep Quiet" [les Juifs doivent se tenir tranquilles].

 

Franklin Roosevelt n’apparaît pas comme un antisémite, mais comme un homme pour qui la survie des Juifs d’Europe représentait une priorité secondaire en comparaison à des questions géopolitiques bien plus importantes à ses yeux. L’indifférence peut devenir complicité avec le pire, cela a été le cas. Les principaux dirigeants de la communauté juive américaine ont accepté l’indifférence et placé la vie des Juifs aux Etats-Unis au-dessus du devoir moral d’assistance à leurs coreligionnaires pourchassés. La population américaine ne s’est pas mobilisée. Seule une poignée de militants juifs, la plupart venus d’ailleurs, ont sauvé l’honneur.

 

Je n’en tire aucune conclusion hâtive : ailleurs dans le monde occidental, cela ne s’est guère mieux passé qu’aux Etats-Unis. Cela a même été souvent infiniment pire. Les Juifs américains le savaient et n’ont pas insisté. Les Etats-Unis sous Harry Truman, le successeur de Franklin Roosevelt, ont immédiatement reconnu Israël dès la proclamation officielle de la naissance du pays.

 

Je dis tout juste que tout cela montre l’extrême importance de l’existence d’un Etat d’Israël fort, à même de pouvoir compter sur ses propres forces. Un président ami d’Israël se trouve à la Maison Blanche aujourd’hui, mais que se passerait-il si un Démocrate dans la lignée de Barack Obama le remplaçait ?

 

Je m’interroge aussi sur la vénération que tant de Juifs américains vouent jusqu’à ce jour à Franklin Roosevelt.


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Samuel Beckett et l’engagement politique (info # 011405/19) Version imprimable
Analyse d'une oeuvre
mardi, 14 mai 2019

 

Par Llewellyn Brown

 

Dans le regard du public, l’image que l’on retient de Samuel Beckett est celle d’un écrivain détaché des combats politiques. Ses œuvres sont souvent jugées abstraites : ses pièces de théâtre dépeignent moins des personnages que des figures situées dans des lieux indéterminés, comme Vladimir et Estragon dans En attendant Godot, ou Winnie à moitié ensevelie dans Oh les beaux jours. D’autres œuvres brèves en prose décrivent des lieux clos, enfermant des corps mortifiés. Certes, on pensera sans doute à sa courte pièce de théâtre Catastrophe, écrite en 1982 en soutien à Vaclav Havel en prison. Mais dans une époque marquée par ses bouleversements (la Guerre et la Shoah), et ses mouvements militants (après-guerre, et des années soixante et soixante-dix), on ne l’associe pas aux prises de position souvent exigées des artistes contre les injustices et en faveur des opprimés.

 

Cependant, un récent livre, Beckett’s Political Imagination [l’imagination politique de Beckett]1, vient apporter un précieux éclairage sur cette question. On y met en évidence l’agacement de Beckett par rapport à son milieu social, marqué par le protestantisme irlandais : il avait de nombreuses amitiés avec des républicains, des socialistes et des anticolonialistes. Il s’essayait – mais sans réussite à ce stade – à une écriture susceptible de traiter des problèmes de l’agriculture irlandaise et de l’économie. Certaines prises de position – telle sa dénonciation de la censure et des politiques autoritaires – finirent par lui donner un sentiment d’isolement dans son propre pays, le conduisant à terme à émigrer en France, pour y chercher une autre identité politique.

 

Dans les premiers temps de sa carrière encore, sa curiosité pour les questions politiques se manifesta dans sa participation à des travaux de traduction : dans l’anthologie Negro, de Nancy Cunard, et Anthology of Mexican Poetry [anthologie de la poésie mexicaine], sous la direction d’Octavio Paz. Dans ces traductions, Beckett réalisa souvent une réécriture, surtout quand une question ou une situation politique éveillait son intérêt. Il accentuait le ton des textes d’origine, notamment sur des questions de souffrances causées par la colonisation. Au fond, ses traductions allaient à l’encontre de l’orientation anhistorique du recueil. Ce travail prépara le chemin pour des engagements ultérieurs, par exemple contre l’apartheid.

 

C’est en lien avec la Seconde Guerre mondiale que la dimension politique de Beckett acquiert tout son poids. Déjà, lors de son voyage en Allemagne en 1936-1937, il avait eu l’occasion de scruter de près le fonctionnement du système politique des nazis, voyant Goebbels comme « l’élève » qui avait appris des techniques soviétiques. En effet, Beckett nourrissait une vive curiosité à l’égard de l’URSS, au sujet de laquelle il lisait beaucoup pendant les années trente et bien plus tard dans sa vie. Cet intérêt était lié à son projet d’y apprendre le cinéma auprès d’Eisenstein, dans un contexte, en Irlande, où les communistes étaient surveillés.

 

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Samuel Beckett

 

Beckett fut aussi témoin des conséquences de l’antisémitisme dans l’expérience de son oncle juif, « Boss » Sinclair, qui dut fuir l’Allemagne avec sa famille en 1933, et subir les attaques antisémites d’Oliver St. John Gogarty. Beckett vit aussi la montée des idées fascisantes en Irlande, avec le mouvement des Blueshirts [chemises bleues]. Pendant la Guerre, la neutralité irlandaise provoqua l’indignation de Beckett, tout comme l’attitude, en mai 1945, de Valera, qui n’appela pas à la solidarité avec les Européens mais au repli, au profit d’une économie autonome et une réduction des importations. Dans son texte « Capital of the Ruins » [la capitale des ruines], Beckett décrit le travail auprès des habitants de la ville de Saint-Lô totalement dévastée par les bombardements des Alliés, et fait entendre que son pays attendait un retour sur son investissement dans l’aide humanitaire.

 

Le fait marquant cependant fut sa participation à la Résistance, dans le réseau SMH Gloria. Il avait quitté le confort de l’Irlande, poussé par un idéal de service sur le front militaire. S’engageant au moment où l’arrestation des Juifs s’intensifia, il fit ce choix pour des raisons avant tout personnelles, non pour des questions d’ordre général. Quand le réseau fut dénoncé, Beckett dut se réfugier dans le village de Roussillon dans le Vaucluse, jusqu’à la fin de la guerre. On peut faire l’hypothèse que la Croix de Guerre que l’on lui décerna récompensait aussi un travail réalisé à l’hôtel Lutetia en tant que traducteur, au moment du rapatriement des déportés.

 

Beckett’s Political Imagination  aborde également la Guerre d’Algérie et l’emploi, par la France, de la torture pour réprimer les groupes indépendantistes. Si de nombreux intellectuels s’engagèrent pour dénoncer l’utilisation de la torture, dans le cas de Beckett, son amitié avec Jérôme Lindon fut cruciale. Celui-ci, dirigeant les Editions de Minuit, publia de nombreux textes (notamment dans la collection « Documents », dirigée par Pierre Vidal-Naquet), et Beckett aida la maison d’édition à survivre en donnant de l’argent. Tout en suivant le conflit de très près, et étant proche des militants, Beckett ne signa pas le Manifeste des 121 en raison de sa nationalité étrangère. Habitant derrière la prison de la Santé, Beckett communiquait avec les prisonniers par signes.

 

Si ce livre est très bien documenté et exprime souvent des idées nuancées, l’auteur cède parfois à certaines facilités ou stéréotypes de notre époque, supposés de bon ton. Notamment dans le traitement de la Guerre d’Algérie, l’auteur, Emilie Morin, verse dans la caricature, réduisant le conflit à une opposition binaire entre le bourreau français et le combattant pour la liberté, victime des tortures. Elle parle pudiquement de la volonté du FLN d’ouvrir un « second front », et de fonder « un contre-Etat » à Paris. Il est vrai qu’elle décèle la volonté de la part des militants français d’exorciser le souvenir de Vichy et de la Collaboration – voyant dans la torture une reprise des méthodes nazies –, mais elle ne donne pas toute l’importance qu’il conviendrait à ce qui, dans sa vision partiale, s’apparentait à une forme d’hystérie. En effet, si tout le monde parlait de “torture”, les tortionnaires étaient rares2. En réalité, les deux situations n’avaient strictement rien en commun.

 

Ainsi, Morin n’a pas un mot pour le soutien offert par les militants à des bandes terroristes – FLN et MNA – qui assassinaient des civils : des Français, qu’ils fussent de métropole ou natifs d’Algérie ; mais aussi qui torturaient, extorquaient, mutilaient leurs propres compatriotes (en Algérie et en métropole). Cela avant de perpétrer des massacres même après les accords de “paix”, et de réaliser l’épuration ethnique du pays des “Blancs” (dont les Pieds noirs nés sur le territoire) et des Juifs.

 

Dans ce contexte, on peut s’étonner qu’elle qualifie d’« illustres » les prisonniers de la Santé. Elle ne dit mot du fait que ces “indépendantistes” – incités au djihad3 par les Allemands depuis 1914 – cherchaient à prendre le pouvoir sur un territoire qui était déjà colonisé depuis des siècles – par les Arabes puis les Ottomans –, qui n’avait jamais été une nation autonome. On ne s’étonnera donc plus que l’auteur ne donne aucun éclairage au sujet de Jacques Vergès, proche de Pol Pot et avocat de criminels notoires comme Klaus Barbie et Georges Ibrahim Abdallah.

 

Ce livre possède un intérêt certain qui est de révéler Beckett non comme une figure idéale, mais comme un homme avec ses préoccupations humaines. En effet, la manière dont Beckett réagissait aux événements n’avait pas le caractère rationnel ou clairement balisé que l’on peut observer chez d’autres figures publiques. Certes, il était plus ou moins “de gauche”, mais il était plutôt ce que Michel Foucault appelait un « intellectuel spécifique » : c’est-à-dire que ses engagements étaient contenus au sein de ses milieux professionnels, déterminés par ses affinités artistiques et intellectuelles.

 

On note une constante : il était soucieux des liens entre artiste et Etat, et prit action quand une menace se manifestait. Ses amitiés – témoignant d’une grande fidélité – n’étaient pas nécessairement marquées par une conformité idéologique. Ainsi, il était resté ami avec Georges Pélorson, qui occupa des postes importants sous le régime de Vichy, activité à laquelle Beckett faisait seulement des allusions obliques. Il maintenait également des relations chaleureuses avec le poète Ezra Pound, qui fut favorable aux mouvements fascistes et à Hitler. En même temps, Beckett était un grand ami de Jean Beaufret, qui participa à la Résistance.

 

 

 

Notes :

 

1Emilie Morin, Beckett’s Political Imagination, Cambridge University Press, 2017.

2Jean Sévillia, Les Vérités cachées de la Guerre d'Algérie, Paris, Fayard, 2018.

3La guerre d’Algérie fut menée en termes de djihad (Roger Vétillard, La Dimension religieuse de la guerre d'Algérie (1954-1962) : prémices et conséquences, ÉditionAtlantiS, 2018).
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Bruxelles-Métula du 13 mai 2019 (011305/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 13 mai 2019

 

ETATS-UNIS-IRAN LE FACE-A-FACE

 

L’analyse complète, originale et en profondeur du face-à-face entre les Etats-Unis et l’Iran, par Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/eZYcW6hrAOY

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/186566948891965/

 

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Le caractère absolument et définitivement répugnant de l’Autorité Palestinienne (info # 011205/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 12 mai 2019

 

Par Guy Millière


Ceux qui auraient encore des doutes sur le caractère absolument et définitivement répugnant de l’Autorité Palestinienne (dont je n’ai cessé de dire qu’elle ne valait pas mieux que le Hamas et le Djihad Islamique et qu’elle était presque pire, car le Hamas et le Djihad Islamique ont le sinistre avantage d’être plus francs lorsqu’ils évoquent leurs intentions génocidaires) devraient s’intéresser à une récente publication de "Palestinian Media Watch". Elle date du jour de Yom HaShoah. Elle montre un reportage de la télévision “palestinienne”.

 

Et, pour ceux qui ont l’estomac solide et les nerfs d’acier qu’il faut avoir pour ne pas être saisi par l’impulsion de briser son téléviseur ou son ordinateur en voyant ce que l’on voit, ce reportage est édifiant.

 

Ce qui y est montré est essentiellement constitué d’images qu’on pourrait montrer dans un pays civilisé pour que le souvenir de l’horreur absolue ne disparaisse pas et que les mots “plus jamais ça” gardent un sens.

 

Simplement ces images sont détournées et placées au service d’une falsification ignoble. Elles montrent les corps de centaines de Juifs assassinés et suppliciés prises au camp de Nordhausen en Allemagne, libéré par les troupes américaines en 1945. Nordhausen était un camp sans chambres à gaz et sans fours crématoires, où les Nazis plaçaient les malades et ceux inaptes au travail qu’ils laissaient mourir de faim, de maladie et de sévices divers, ce qui explique le nombre de corps, l’extermination y était lente et vicieuse.

 

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Elles montrent aussi des photos de corps prises au camp de Leitmeritz (aujourd’hui la ville est en République tchèque et s’appelle Litoměřice) : les corps portent là le sinistre pyjama rayé.

 

Le commentaire dit que les photos ne montrent pas des Juifs assassinés pendant la Shoah, mais des Arabes tués à Deir Yassin en 1948. Et bien sûr, la version de ce qui s’est passé à Deir Yassin est très éloignée de la réalité, et conforme aux délires propagandistes islamiques omniprésents dans les officines “palestiniennes”. Deir Yassin est décrit comme faisant partie de la Nakba, présentée par la propagande “palestinienne” comme l’équivalent de la Shoah.

 

Présenter la naissance de l’Etat juif des temps modernes comme l’équivalent “palestinien” de la Shoah est déjà en soi absolument ignoble. Aucune extermination d’Arabes n’a eu lieu en 1948-49 [ni d’ailleurs à aucun autre moment. Ndlr.]. Utiliser des photos de Juifs assassinés pendant la Shoah en les faisant passer pour des images d’Arabes exterminés par des Juifs trois ans après la Shoah atteint un degré d’ignominie absolument inouï.

 

L’Autorité Palestinienne m’a toujours inspiré une infinie répulsion, datant du temps où elle s’appelait encore l’OLP et était dirigée par l’inventeur du terrorisme moderne, le neveu du mufti nazi ami d’Hitler Amin al Husseini, un certain Yasser Arafat. Elle est dirigée aujourd’hui par une crapule négationniste impliquée dans de nombreux attentats antijuifs, dont l’attaque de Munich en 1972, Mahmoud Abbas, l’homme qui embrasse et traite en héros les tueurs d’enfants juifs. La répulsion qu’elle m’inspire est montée aujourd’hui de nombreux degrés supplémentaires.

 

Je ne parvenais pas à comprendre que des Juifs envisagent de tenter de faire la paix avec Mahmoud Abbas et l’Autorité Palestinienne et je pensais qu’il fallait, pour se faire des illusions sur ces gens, et penser qu’ils valaient mieux que les dirigeants du Hamas ou du Djihad Islamique, avoir une capacité abyssale d’aveuglement volontaire. Je pense désormais qu’envisager de tenter faire la paix avec ces gens implique d’avoir en soi une volonté suicidaire.

 

Que des dirigeants occidentaux continuent à considérer ces gens fréquentables et à les financer relève de leur part d’une attitude de complicité active.


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Europalestine propage une haine qui a déjà conduit au meurtre (info # 010805/19) Version imprimable
Analyse
mercredi, 08 mai 2019

 

Par Guy Millière

 

Je viens de voir une vidéo publiée sur le site de l’organisation Europalestine. Des vidéos comme celle que je viens de voir se comptent, hélas, par dizaines. Cette organisation est un ramassis infect d’antisémites, de gauchistes appréciant de voir couler le sang juif, et d’islamistes favorables au djihad. Je pourrais me contenter de souligner l’aversion qu’elle m’inspire, souligner qu’elle se livre à une propagande mensongère, et passer mon chemin. Mais je ne peux décemment me limiter à cela.

 

Cette organisation pratique l’incitation à la haine et le fait d’une manière constante. L’incitation à la haine conduit à la haine tout court, et la haine peut conduire au meurtre.

 

Et c’est un fait : la haine que propage Europalestine (comme d’autres organisations du même genre, mais aucune ne le fait avec autant d’insistance qu’Europalestine) a déjà conduit au meurtre.

 

Mohammed Merah, l’assassin des enfants juifs à Toulouse le 12 mars 2012, avait déclaré au policier avec qui il conversait avant de décider de finir criblé de balles, qu’il avait voulu venger les “enfants palestiniens tués par Israël”. Europalestine ne cesse d’accuser Israël de tuer des “enfants palestiniens” par pure cruauté. Ce type de message a naturellement des conséquences.

 

Europalestine participe par ailleurs très activement aux campagnes de boycott des produits israéliens en France. Ces campagnes sont absolument illégales selon le droit français mais elles se poursuivent néanmoins.

 

De pseudo-mouvements “antiracistes” ne cessent de s’en prendre à des organisations qui luttent quant à elles contre les activités ignobles de structures telles qu’Europalestine. Mais ces “antiracistes” ne critiquent jamais les groupements comme Europalestine, ce qui fait d’eux, objectivement, des complices passifs de l’incitation incessante à la haine.

 

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Un membre d’Europalestine plébiscite le Hamas,

une organisation terroriste djihadiste appelant au génocide des Israéliens

 

La justice française, à ma connaissance et sauf erreur de ma part, de toute façon, ne poursuit ni ne condamne les organisations telle qu’Europalestine alors que les motifs d’assignations ne manquent pas ; ce qui rend la justice française elle aussi complice passive d’organisations telles qu’Europalestine.

 

Hélas, la complicité est bien plus étendue.

 

Le gouvernement français lui-même ne prend jamais position et ne condamne pas, ne serait-ce que verbalement, les organisations telles qu’Europalestine. Il m’arrive de penser que c’est parce que ses membres ne sont pas tous totalement hostiles au discours tenu par Europalestine. Un certain nombre de positions prises par Emmanuel Macron concernant Israël m’incitent effectivement à penser qu’il partage au moins partiellement son animosité à l’encontre de l’Etat hébreu.

 

La complicité s’étend manifestement à la presse et aux grands media. Les reportages et les articles sur Israël contiennent très souvent des propos qui se rapprochent de ceux d’organisations telles qu’Europalestine. La désinformation médiatique généralisée durant la dernière confrontation à Gaza tendant une fois de plus à inverser les rôles d’agresseur et d’agressé et à diffuser les fake news victimaires du Hamas, a atteint de nouveaux sommets de compromission.

 

La quasi-totalité de la presse française s’est faite l’écho de malversations grossières de ce type, y compris Le Figaro, qui titrait dans sa livraison de lundi dernier : "600 roquettes palestiniennes se sont abattues sur l’Etat hébreu en réaction aux raids israéliens faisant trois victimes".

 

Dans la vidéo d’Europalestine que je viens de voir, des membres de cette organisation exhibent des photos d’enfants morts censés être des “enfants palestiniens” tués par l’armée israélienne. Israël y est décrit comme un territoire palestinien occupé, ce qui signifie qu’ils font de la propagande en faveur de l’annihilation d’Israël. De plus, ils y appellent au boycott des produits israéliens dans un supermarché, ce qui est formellement interdit.

 

Des policiers sont filmés venant les arrêter, mais visiblement ne les arrêtent pas et dialoguent avec eux. Les policiers hésitent sans doute à faire ce que la loi leur dicte de faire parce que les clients du supermarché applaudissent les membres d’Europalestine.

 

Voir les applaudissements est très éloquent...

 

Des vidéos comme celle-là me donnent la nausée et me font comprendre pourquoi il y a eu cinq cents agressions antisémites en France l’an dernier, pourquoi la France est le seul pays d’Europe avec la Belgique (mais en Belgique l’assassin était un Français musulman) où des Juifs ont été tués au cours de la dernière décennie parce qu’ils étaient juifs, et pourquoi tant de Juifs quittent la France.


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Conférence de Stéphane Juffa à Genève Version imprimable
Communiqué
mercredi, 08 mai 2019
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Bruxelles-Métula du 8 mai 2019 (info # 020805/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
mercredi, 08 mai 2019

 

Les réflexions de Stéphane Juffa à propos du Jour du Souvenir

au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca :

 

 

Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/2236687639913855/

Youtube :

https://youtu.be/eqwia2ECIbk

 
Bruxelles-Métula du 6 mai 2019 (010605/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 06 mai 2019

 

CESSEZ-LE-FEU A GAZA

 

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L’immeuble du Renseignement du Hamas à Gaza

 

Tous les détails  ainsi que l’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko sur Radio Judaïca.

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/elH7lI9izjU

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/276792156534480/

 

 

 
Gaza : le choix de Bibi (010505/19) Version imprimable
Analyse
dimanche, 05 mai 2019

 

Par Jean Tsadik

 

Cela faisait au moins cinq ans que nous l’évoquions sans rencontrer d’écho parmi nos pairs, y compris en Israël. Aujourd’hui, alors que la confrontation avec les organisations terroristes islamiques de Gaza glisse vers une guerre généralisée, tous les spécialistes militaires et les media de l’Etat hébreu ont soudain adopté cette explication : la stratégie de Binyamin Netanyahu consiste à maintenir la gouvernance du Hamas dans la bande côtière afin d’exclure Gaza de la discussion politique quant à l’avenir des Palestiniens.

 

Au demeurant, c’est une option stratégique aussi valable qu’une autre ; l’idée de séparer l’avenir de Gaza de celui de la Cisjordanie suggère en effet un grand nombre d’avantages pour l’Etat hébreu, particulièrement pour ceux qui ne veulent plus entendre parler de la création d’un Etat palestinien indépendant.

 

Mais ce n’est pas la seule voie envisageable, et surtout, elle a un prix exorbitant, ce qui fait qu’elle ne constitue pas le choix préférentiel de la plupart des spécialistes.

 

Cette variante est principalement basée sur la résilience des habitants du Néguev et sur l’acceptation du fait de devoir subir plusieurs fois par année des tirs de roquettes en provenance de l’enclave palestinienne. Cela implique de laisser l’initiative de la violence à l’adversaire, mais cela aussi peut constituer une stratégie souvent utilisée par les joueurs d’échecs.

 

A la base de ce calcul, l’observation de ce que le Hamas et le Djihad ne possèdent en matière d’armes offensives "que" des roquettes. Or l’on connaît bien les dégâts que les roquettes sont capables de causer. Ainsi, si lors de l’affrontement de janvier dernier, par exemple, les terroristes ont tiré cinq cents roquettes en une nuit et n’ont causé "que" quelques dizaines de blessés et des dégâts matériels dont Israël est financièrement capable d’assumer le prix, pour M. Netanyahu, la fin qu’il poursuit justifie ce sacrifice.

 

C’est d’autant plus vrai que les organisations djihadistes de Gaza n’ont pas accès à d’autres types d’armes et qu’au vu de leur isolement relatif, elles n’en disposeront pas dans un avenir probable. Parallèlement à cette constatation, elles ont toutefois la capacité de fabriquer des roquettes en grandes quantités avec les moyens élémentaires dont elles disposent. Car ces roquettes ne sont pas beaucoup plus qu’un tuyau de métal rempli d’un carburant et de matériaux explosifs. Pour le carburant, on en trouve partout, même à Gaza, quant aux explosifs, je suis disposé à vous apprendre à en confectionner artisanalement avec divers types de produits apparemment inoffensifs que l’on trouve dans le commerce, notamment des substances nécessaires à l’agriculture. Pour compléter cette description, notons tout de même qu’avec l’expérience et l’aide technique de mentors tel que l’Iran, les terroristes parviennent à réaliser des fusées de plus en plus performantes. Non pas particulièrement au niveau de la précision, mais surtout de leur rayon d’action, de leur vitesse et de la masse d’explosifs que ces roquettes peuvent emporter. Désormais, le Hamas et les autres factions islamiques disposent de l’équivalent du Fadjer 5 iranien, à même d’atteindre Tel-Aviv et d’y acheminer une charge de 90kg d’explosifs.  

 

D’ailleurs, je suis en mesure d’attester que la roquette qui a frappé la maison vide au cœur de Beersheva était un Fadjer et pas un simple Kassam. Les dégâts provoqués par une charge de 90kg n’ont rien en commun avec les 30 ou 40 kilos des Kassam ; boostés par la force d’inertie qui accompagne leur chute, les Fadjer peuvent aisément détruire un immeuble entier jusqu’à ses fondations.

 

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L’hôpital Barzilai d’Ashkelon qui a traité la majorité des blessés de la confrontation

n’a pas été épargné par les éclats de roquettes. Heureusement sans atteindre personne

 

Ne me situant pas dans un contexte de jugement mais d’évaluation, je n’ai aucunement l’intention de disqualifier cette décision de Netanyahu pour des raisons de morale. Ce, car toute décision stratégique comprend un coût, des risques et des sacrifices, et ne saurait être considérée à l’aune de sa popularité. Le vrai rôle d’un authentique chef d’Etat est de gouverner et non de plaire, reste simplement à savoir si la préférence stratégique du Premier ministre et ministre de la Défense sortant est judicieuse ou non.

 

Ceci dit, nous en sommes déjà après 36 heures de combats à quatre morts et à 121 blessés israéliens (4 dans un état grave, 60 légèrement touchés et 61 en état de choc), et je crains que le bilan ne soit que provisoire. C’est le prix humain du sacrifice en vue de la tentative de séparer Gaza de la Cisjordanie et c’est la troisième fois que nos concitoyens du Sud le paient depuis novembre dernier sans que personne n’ait jamais demandé s’ils étaient consentants.

 

On peut légitimement se demander si le Premier ministre accorde une grande considération à ses concitoyens. Je fonde mon interrogation sur le fait qu’il n’est pas intervenu publiquement pour s’adresser à la nation depuis le début des hostilités ; or je peine à imaginer que si Dallas et Houston avaient reçu six cents projectiles en un peu plus d’une journée, Donald Trump ne se serait pas adressé aux Américains. Ce, d’autant plus que lorsqu’il s’était senti injustement tourmenté par la justice, M. Netanyahu n’avait pas hésité à infliger son argumentaire de défense à tous les Israéliens, sur toutes les chaînes de télévision sur le coup de 20 heures. Ils n’avaient d’ailleurs pas tous compris le sens de cette intervention.

 

A l’intention de ceux qui douteraient de l’existence de la stratégie de Bibi que j’affirme, qui nécessite le maintien du Hamas à Gaza et le refus de discuter avec l’Autorité Palestinienne, je dis que le Premier ministre l’a énoncée explicitement. C’était le 11 mars dernier à l’occasion de la convention du Likoud. Binyamin Netanyahu plaidait afin d’autoriser le transfert au Hamas de l’argent qatari devant des délégués récalcitrants, il leur a dit textuellement : "Si vous ne voulez pas d’Etat palestinien, nous devons accepter le transfert de l’argent du Qatar au Hamas".

 

Au-delà des morts et des blessés, des dizaines de maisons endommagées ou détruites, des vies brisées d’enfants élevés dans la terreur des agressions intermittentes des terroristes, des parents affectés dans leur équilibre psychologique, l’exposition à la mort que M. Netanyahu fait subir régulièrement à un million de personnes sur un quart du territoire tutoie la déraison.

 

Pour préserver le Hamas et conserver son option, il ordonne à l’Armée de permettre aux terroristes islamiques de tuer des Israéliens dont il a la charge de la sécurité, il impose aux aviateurs de tirer sur des dunes et des bâtiments vides. Il les oblige à prévenir des criminels assoiffés du sang de nos compatriotes avant d’oblitérer leurs cibles.

 

Netanyahu empêche les agriculteurs de cultiver leurs champs et de veiller sur leurs récoltes, comme cela a été le cas hier et aujourd’hui. Les écoles ont dû garder leurs portes closes et deux-cent-trente-mille écoliers ont été contraints de rester chez eux à proximité de leur abri pour ceux qui ont la chance d’en posséder un, entourés du bruit insupportable des impacts de roquettes et des interceptions du Dôme de Fer. Ce, pendant que leurs parents, tremblants d’inquiétude, se rendaient sur leur lieu de travail, où certains ont perdu la vie. Un véhicule civil a également été pulvérisé par un missile antichar russe du Hamas de type Kornet, le conducteur a évidemment péri. Il me faut préciser que les mouvements des transports en commun, bus et trains, ont été interrompus, jetant les salariés du pourtour de Gaza sur les routes exposées au danger.

 

Soyons absolument clairs : Tsahal peut anéantir le Hamas en moins d’une semaine, sans être confronté à des risques de pertes extravagantes pour ses soldats. De plus, il n’est pas obligé de reprendre le contrôle de la bande côtière indéfiniment. Il peut se baser sur l’opposition aux islamistes qui, selon les estimations de Sami el Soudi, atteint plus de soixante-dix pour cent des Gazaouis. Israël pourrait aisément cultiver un leadership alternatif parmi eux, mais c’est précisément ce que Binyamin Netanyahu tente d’éviter : des gens sensés et reconnaissants, avec lesquels on n’a aucune raison logique de ne pas communiquer, mais qui peuvent, à n’importe quel moment, se rapprocher de l’Autorité Palestinienne.

 

Alors le chef de notre exécutif accepte qu’Ashdod (225 000 hab.) et Beersheva (210 000 hab.) soient bombardées plusieurs fois par an par une horde de dégénérés hystériques, et paralysées, de même que tout le Sud-Ouest du pays. Les miliciens d’un califat hors du temps qui ne disposent que d’un armement primitif face à celui de la cinquième puissance militaire mondiale sont ainsi autorisés à geler l’activité d’un million d’êtres humains. Ils ne disposent en réalité que de la faculté de nuisance que nous leur consentons.

 

Depuis hier, ils ont cependant tiré plus de six cents roquettes sur les Israéliens !

 

Il existait un cadre à ces confrontations qui durent généralement un jour ou deux. Parce qu’en plus du reste, on se parle et on se comprend même bien entre les chefs du Hamas et Bibi Netanyahu. Pour rester dans le statu quo, ils ne pouvaient pas tirer à plus de quarante kilomètres de leur enclave (cela exclut Tel-Aviv et Jérusalem, mais pas Ashkalon, Ashdod ni Beersheva). En contrepartie, faute de moulins à vent, on se contentait de s’attaquer avec férocité et détermination aux dunes de Gaza.

 

De plus, les chefs principaux du Hamas, à l’instar de Yahya Sinwar et d’Ismaïl Hanya, pouvaient se promener où bon leur semblait sans courir le moindre risque d’être dérangés. D’ailleurs Sinwar se trouve au Caire où il est arrivé avant le début des hostilités qu’il a probablement planifiées, et d’où il conduit les négociations en vue d’une trêve avec Jérusalem. A Gaza-city aussi, ils pouvaient déambuler sans crainte de se faire éliminer par un missile. C’étaient les personnes les plus en sécurité de l’enclave palestinienne, puisque Bibi ne pouvait pas s’en passer pour conduire sa "stratégie" anti-Etat palestinien.

 

Israël avait le loisir d’éliminer à sa guise des chefs miliciens de second plan sans que cela n’empêchât Sinwar et Hanya de dormir, mais non les chefs du Hamas tout court.

 

Mais, à la guerre comme à la guerre, les arrangements secrets entre ennemis ne dispensent pas de la haine ni des bavures. Déjà qu’à part les spécialistes, et encore depuis peu, la population israélienne était révulsée par les confrontations endémiques avec le Hamas sans saisir pourquoi on l’épargnait - mais en le pressentant -, les morts ont fait déborder le vase, comme nous l’envisagions dans notre breaking d’hier.

 

Face aux tirs incessants, à l’emploi des Fadjer, mais aussi de missiles antichars russes et de mortiers, le Khe’l Avir est redevenu l’aviation d’un pays qui a récupéré le droit de se défendre que son Premier ministre lui avait confisqué. Dans un premier temps, il s’en est pris aux bureaux des organisations terroristes, en plus des entrepôts et ateliers d’armement. Puis, les tirs se poursuivant, les chasseurs-bombardiers et les drones ont ciblé les lanceurs de roquettes ainsi que les maisons des dirigeants du Hamas sous lesquelles sont dissimulées les armes les plus sophistiquées à disposition de l’organisation terroriste et, encore un peu plus tard, il a procédé à ses premières éliminations ciblées depuis très longtemps.

 

La première victime de ces frappes chirurgicales et individuelles depuis 2014 est Hamed Ahmed Abed Khudari. Il était responsable pour le Hamas de l’organisation de grosses opérations clandestines de transferts d’argent iranien [Regarder la vidéo].

 

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Ce qu’il reste du véhicule de Khudari

 

Cela s’est passé à 15h25 locales, depuis plusieurs autres dirigeants ont été éliminés de manière semblable, pendant que le cabinet sécuritaire israélien siégeait ; sa réunion a duré cinq heures et a abouti à l’instruction transmise à Tsahal de "poursuivre les frappes à Gaza et de se préparer pour la suite", précisant que "la considération ultime était la sécurité du pays et de ses habitants".

 

Des formules un peu trop succinctes et sibyllines pour une si longue séance. Nous ne sommes pas convaincus du tout que M. Netanyahu ait abandonné sa "stratégie" et que l’on ne nous annoncera pas un nouveau cessez-le-feu au milieu de la nuit, qui ne servirait naturellement que les intérêts des terroristes islamiques.

 

Pour le moment, à 21h, on en est à 260 raids du Khe’l Avir depuis hier matin et à 620 tirs de roquettes, dont 520 ont pénétré sur le territoire israélien, 335 ont été épargnées par le Dôme de Fer après que son ordinateur a déterminé qu’elles exploseraient dans un lieu inhabité, et 150 ont été interceptées par le Dôme. 35 ont touché des zones habitées générant des dégâts, des morts et des blessés.

 

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Journée d’affrontements à Gaza. Netanyahu sans solution (010405/19) Version imprimable
Breaking News !
samedi, 04 mai 2019

 

Par Ilan Tsadik

 

22h45 samedi à Metula, 21h45 à Paris.

 

Depuis 10h environ ce samedi, les organisations terroristes islamiques palestiniennes de Gaza, principalement le Hamas et le Djihad Islamique qui sont sous commandement unifié, arrosent de bombes les agglomérations israéliennes à l’est et au nord de la bande côtière, jusqu’à Kiryat Gat et Ashkalon [et Ashdod, depuis 22h].

 

Jusqu’à 22h15 locales, les milices islamistes ont tiré plus de 240 roquettes, la plupart étant interceptées par le Dôme de Fer.

 

Plusieurs maisons ont été touchées dans le Néguev où l’on dénombre 41 blessés, dont 2 sont dans un état jugé préoccupant, 24 sont légèrement touchés, et 15 sont en état de choc. 18 d’entre eux reçoivent des soins et 4 sont hospitalisés.

 

Il est à relever que cette nouvelle agression est spontanée et n’a été précédée d’aucune provocation israélienne.

 

De son côté, Tsahal a détruit 120 objectifs dans l’enclave palestinienne, tout en suivant le même mode opératoire qu’en 2018, celui qui consiste à éviter les pertes humaines chez l’adversaire.

 

L’intensité de la riposte israélienne a quelque peu augmenté en fin d’après-midi lorsque l’Armée a oblitéré un tunnel du Djihad islamique qui aboutissait dans le territoire de l’Etat hébreu. Autre preuve de cette accentuation de la riposte de Tsahal, il y a près de deux heures et demi de cela, un immeuble de six étages qui abritait des activités du Hamas a été réduit à un tas de gravats.

 

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L’impact contre le bâtiment de six étages dans le quartier de Rimel, à l’ouest de

Gaza-city. Dans cette construction destinée à un usage civil, le Hamas avait déployé

son commandement du Renseignement militaire ainsi que celui de sa sécurité générale

 

Cette frappe a été précédée de l’avertissement que nous appelons "toc-toc" et qui consiste en un tir d’un petit missile inoffensif sur le toit du bâtiment qui va être attaqué peu après. Cette procédure permet aux habitants de quitter les lieux et de se mettre à l’abri.

 

Au Caire, où les chefs du Hamas ont été instamment invités à se rendre par le Renseignement égyptien, des consultations en vue d’aboutir à un énième cessez-le-feu sont en cours.

 

Vers 20h05 environ, après la destruction des bureaux du Renseignement militaire, le Hamas et le Djihad Islamique ont fait part de leur intention d’élargir le champ de leurs bombardements aux villes d’Ashdod et de Beersheva. Jusqu’à présent, aucun projectile n’est tombé sur ces localités.

 

En revanche, une roquette s’est abattue sur une maison de la cité d’Ofakim, à 13km au nord-ouest de Beersheva. La demeure était inoccupée au moment du tir.

 

Pour le moment, contrairement à la dernière confrontation qui s’était déroulée au mois de janvier, le gouvernement israélien sortant n’a pas pris la décision de déployer des renforts de chars et d’artillerie face à la bande côtière, sans doute dans un souci d’ "apaisement". Une manière de dire à l’ennemi que l’on n’a pas l’intention de procéder à une opération terrestre, à moins, bien sûr, qu’il nous y contraigne.

 

Tous les rédacteurs-reporters de la Ména en Israël et dans l’Autorité Palestinienne sont à pied d’œuvre sur le terrain afin de vous retranscrire les péripéties de cette troisième agression des terroristes islamiques palestiniens depuis novembre dernier.

 

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Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi Tsahal est parfois obligé de

tirer sur des mosquées

 

Quant au Premier ministre Binyamin Netanyahu, il ne semble pas saisir qu’il n’est pas acceptable de laisser l’initiative à des organisations comme les Hamas et le Djihad Islamique de terroriser lorsqu’elles le désirent et à moindre coût tous les habitants du sud d’Israël.

 

Netanyahu permet ainsi à une routine extrêmement dangereuse de s’installer. Une situation à répétition dans laquelle il ordonne à Tsahal de ne pas lâcher les chevaux. Il semble qu’aucun changement ne soit en vue dans l’absence stratégique qui caractérise le chef de notre gouvernement. A moins, bien sûr, que l’une des roquettes islamiques ne provoque une catastrophe ou qu’elle tombe sur… la région de Tel-Aviv.

 

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A propos de la situation qui prévaut, j’ai arraché à mon père Jean Tsadik quelques remarques d’ordre stratégique :

 

Aucun gouvernement d’un Etat respectable ne signe des cessez-le-feu avec des organisations terroristes. Particulièrement lorsque celles-ci bombardent ses villes

 

Aucun gouvernement d’un Etat respectable ne laisse des organisations terroristes bombarder ses administrés lorsqu’il détient les moyens de s’y opposer 

 

Aucun gouvernement d’un Etat respectable ne cède l’initiative militaire à une organisation terroriste

 

Aucun gouvernement d’un Etat respectable n’accepte de soumettre la majeure partie de sa population à la menace d’organisations terroristes.

 

J’ai toujours soupçonné mon père d’être un gauchiste.

 

Un second immeuble vient d’être anéanti à Gaza. Il abritait une autre aile du Renseignement militaire du Hamas. Son activité dans le bâtiment était sécurisée par la présence des bureaux d’Anadolu, l’agence d’information du régime de Recep Erdogan. La Turquie a émis une protestation après l’éradication de l’édifice.

 

A 22h locales, l’alerte rouge a été déclenchée à Ashdod et le Dôme de Fer est entré en action.

 

 

 
Bruxelles-Métula du 29 avril 2019 (012904/19) Version imprimable
Radio/audio - interview/reportage
lundi, 29 avril 2019