12 minutes de radio très intenses (010506/17) Version imprimable
mercredi, 07 juin 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, sur Radio Judaïca, https://youtu.be/jHcLPe9272I (Youtube)

 

Au sommaire :

 

L’EGYPTE, l’ARABIE SAOUDITE, LES EMIRATS ARABES UNIS, BAHREIN, ROMPENT CE LUNDI TOUTES LEURS RELATIONS AVEC LE QATAR. Trois raisons à cela : Doha continue de financer et de soutenir le terrorisme islamique sunnite, les Frères Musulmans, al Qaëda, Daesh, Ahrar el Sham, Ansar al Sharia (Libye), etc., alors que Donald Trump vient d’exiger des Arabes, à Riyad, qu’ils cessent avec ces pratiques en échange du soutien de Washington et de Jérusalem.

 

Le Qatar conserve des liens flous avec l’Iran, tout en faisant partie de la coalition sunnite-américaine-israélienne face à Téhéran.

 

Après les discussions avec le président américain, ce n’était plus acceptable. Al Jazeera en arabe a diffusé des "fake news" attribuant à l’émir du Qatar, le Cheikh Tamim bin Hamad al Thani des éloges du régime iranien, d’Israël, ainsi que des propos dans lesquels il affirmait que le Hamas était le seul représentant du peuple palestinien. Or rien ne prouve qu’il se soit agi de fausses nouvelles, le Cheikh al Tahni étant coutumier de ce genre de déclarations contradictoires et délirantes pour se mettre en évidence.

 

En fait, le mode opératoire soudain et concerté de rupture de toutes les relations diplomatiques et économiques avec le Qatar par quatre pays simultanément indique qu’ils ont réagi à une information accablante provenant du renseignement. Probablement de la CIA et/ou du Mossad. Probablement dévoilant des trahisons au profit de l’Iran.

 

Cela a valu au Qatar la fermeture des ambassades, l’exclusion de ses diplomates, l’exclusion de ses ressortissants dans les quatre pays, la fermeture des points de passage terrestres, des voies aériennes, la fin de la desserte du méga-aéroport de Doha, l’évincement du Qatar de la coalition arabe qui affronte les Houthis chiites soutenus par Téhéran au Yémen, ainsi que du Conseil de Coopération des Etats du Golfe.

 

 

LES FORCES DEMOCRATIQUES SYRIENNES (FDS) A DOMINANCE KURDE S’APPRETENT A LANCER L’ASSAUT FINAL CONTRE RAQQA, LA CAPITALE DE L’ETAT ISLAMIQUE EN SYRIE. Samedi, les FDS avaient enlevé le verrou stratégique d’al Mansoura, à l’ouest de Raqqa, et le barrage al Batth sur l’Euphrate. Dans la nuit, ils ont pris le "Royaume" de Katunyia, et ne sont plus qu’à 3km de Raqqa, par le Nord et l’Est.

 

Le sud de Raqqa est intentionnellement laissé libre à la circulation, pour permettre aux populations civiles de fuir les combats et aux déserteurs de les quitter. Mais la fuite par le Sud implique la traversée du fleuve Euphrate, qui rend ceux qui l’entreprennent particulièrement vulnérables aux frappes des avions de la coalition occidentale.

 

Les FDS ont reçu du matériel sophistiqué à la veille de l’assaut final, notamment des chars U.S.

 

Dans le Nord-Est du Rojava, le territoire autonome des Kurdes de Syrie, une milice chiite irakienne au service direct de Téhéran, les Unités de Mobilisation Populaire, soutenue par l’Aviation gouvernementale irakienne, a franchi la frontière. Elle a occupé deux villages, Quseba al Soritin et Bawardi, faisant fuir les habitants.

 

Nul doute que cette incursion des UMP, après avoir empiété dans le territoire des Kurdes irakiens dans la région de Sinjar, s’inscrit dans la perspective des ayatollahs de créer un corridor terrestre reliant Téhéran, Bagdad, Damas et Beyrouth.

 

Les Peshmerga se sont réunis dans l’urgence à Qamishli (Rojava) afin de préparer leur réplique face aux Iraniens. Ils trouveront à leurs côtés l’Amérique, les Etats arabes et Israël. Après la prise de Raqqa, prévue dans quelques semaines, l’on assistera à une lutte d’influence, à l’est de la Syrie, entre cette alliance, opposée au régime d’al Assad, l’Iran et le Hezbollah. En jeu, dans un premier temps, la mainmise sur Raqqa, Dir Ez Zor et leurs environs ; ensuite, l’affrontement principal qui semble inévitable entre chiites et sunnites.

 

 

LES LECONS DE L’ATTENTAT DE LONDRES ET DE LA MONTEE DU TERRORISME ISLAMIQUE EN EUROPE OCCIDENTALE. L’islam radical a déclaré la guerre aux infidèles et procède par des attentats n’ayant d’autre but que de tuer le plus grand nombre de non-musulmans possible.

 

L’unique parade face à cette agression d’une violence inouïe consiste à relever le défi et à déclarer la guerre aux assaillants.

 

La contre-offensive passe par des schémas connus, développés par le Shin-Bet (le contre-espionnage) israélien. Elle implique la nécessité de connaître, à tout moment et très précisément, ce qui se déroule dans chaque quartier, chaque immeuble et chaque appartement.

 

Pour y parvenir, il est obligatoire de posséder une très large base de données active. Celle-ci s’obtient par recoupement (croisement) du plus grand nombre d’informations disponibles. En procédant par des opérations commandos, pratiquement chaque nuit ou plusieurs fois par nuit, aboutissant à des arrestations administratives, suivies d’interrogatoires et permettant le recoupement des données d’origines variées.

 

C’est uniquement par ce procédé qu’il est possible d’exercer une pression efficace sur le terrorisme islamique. Le temps du choix de la réplique est révolu, de la création d’une base de données active, augmentée et entretenue pendant plusieurs années, dépend la sécurité des Européens.

 

Les dirigeants des Etats européens peuvent désormais soit faire face à leurs obligations, soit exposer la population dont ils ont la charge au danger. Ce n’est plus une question politique, mais une affaire de responsabilité.