Raids de l’Aviation israélienne cette nuit en Syrie et au Liban (info # 011703/17) Version imprimable
vendredi, 17 mars 2017

 

© Metula News Agency

 

8h 30 à Métula, 7h 30 à Paris

 

Des appareils du Khe’l Avir israélien (l’Armée de l’air) ont attaqué un peu après 2 heures locales plusieurs cibles en Syrie et au Liban.

 

Cinq appareils ont survolé le Doigt de la Galilée à très basse altitude (sans doute pour éviter les radars) à cette heure, réveillant la plupart des habitants.

 

La défense antiaérienne syrienne a lancé des missiles sur les avions arborant l’étoile de David, mais sans en toucher ni n’en menacer aucun.

 

Les objectifs visés étaient en rapport avec du matériel sophistiqué destiné au Hezbollah libanais. Des témoins en Syrie et au Liban ont rapporté par téléphone au chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, qu’ils voyaient de gros dégâts causés par les raids israéliens.

 

Le porte-parole de Tsahal s’est fendu d’un communiqué relatif aux opérations aériennes de cette nuit. Il rapporte qu’un missile antiaérien a été abattu par l’Armée de l’air israélienne.

 

C’est la première fois depuis des années que le porte-parole de Tsahal commente une opération aérienne menée hors des frontières d’Israël. Nous lui avons demandé la raison de cette exception mais il a refusé de nous répondre.

 

D’autre part, les sirènes annonçant des tirs de roquettes ou de missiles ont retenti dans les localités de la vallée du Jourdain, jusqu’à Modiin et à Jérusalem. A Métula, on sait aussi, et de source sûre, que des intercepteurs ont été tirés en direction d’intrus qui volaient vers le cœur d’Israël. Les personnes que nous avons interrogées, dont des militaires, affirment toutes avoir entendu le bruit caractéristique de deux interceptions.

 

Nous pensons qu’il est probable que des Khetz aient été lancés afin d’abattre un (ou plusieurs) missile(s) en provenance de Syrie.

 

Le seul missile antiaérien au service de l’Armée syrienne capable d’atteindre Jérusalem est le SA-5 Gammon, selon la nomenclature de l’OTAN (S-200 Dubna en russe). Cette fusée, introduite dans la région dans les années 70, d’un poids de 7 000kg et d’une longueur de 11 mètres, vole à 40km d’altitude et à Mach 4. Le SA-5 est l’unique missile antiaérien syrien qui aurait pu justifier le tir d’un Khetz pour l’abattre. Si c’est le cas, cela aura servi de test grandeur nature pour le Khetz et lui permettrait désormais d’arborer la fameuse mention "testé au combat".

 

Le 12 septembre dernier, le Khe’l Avir avait déjà confirmé le tir par les Syriens de deux S-200. Des Syriens qui avaient, à cette occasion, déclaré avoir abattu l’un de nos appareils. Ce que Tsahal avait vigoureusement démenti, qualifiant la fanfaronnade du gouvernement de Damas de "mensonge absolu", et précisant, comme ce matin, "qu’à aucun moment la sécurité de nos appareils n’a été compromise".

 

Depuis les incidents de cette nuit le front semble calme et aucune consigne de sécurité particulière n’a été transmise aux habitants des agglomérations voisines des frontières syrienne et libanaise.

 

 

 
Israël-Palestine : le grand plan de Trump (info # 011503/17) Version imprimable
mercredi, 15 mars 2017

 

Par Sami El Soudi

 

Depuis quelques mois, il ne se passait rien de remarquable dans l’Autorité Palestinienne. On y craignait surtout l’avènement de Donald Trump et de son entourage juif hyper-sioniste, et l’on mettait en garde le nouveau président, notamment contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, n’hésitant pas à évoquer une quatrième Intifada.

 

Sur le terrain, on notait l’opposition politique grandissante de Mohamed Dahlan, l’ex-chef des Forces de Sécurité Préventive palestiniennes, qui avait fui en Egypte en 2007 pendant que ses officiers étaient précipités du haut des toits par les islamistes du Hamas qui venaient d’évincer par la force le Fatah de Gaza. Dahlan se pose désormais en alternative à Mahmoud Abbas, qu’il accuse de faire la politique d’Israël en maintenant la coordination sécuritaire avec Jérusalem.

 

Cette dernière démontre chaque nuit son efficacité en permettant de neutraliser des cellules du Hamas et leurs fabriques d’armes en Cisjordanie ; les forces israéliennes, encadrées par le Renseignement, opérant sans cesse pour empêcher la reformation de la présence armée de la Résistance Islamique dans ce territoire. Le Hamas restant l’ennemi mortel de la direction palestinienne à Ramallah.

 

Puis les relations entre Donald Trump se sont soudainement décantées ; après des discussions préliminaires à des échelons subalternes, le président a appelé M. Abbas dimanche dernier par téléphone, ils ont convenu d’une visite prochaine du président de l’Autonomie Palestinienne à Washington, et décidé d’engager des discussions initiales en vue de remettre le processus de négociation entre Ramallah et Jérusalem sur les rails.

 

Concrètement, la Maison Blanche a envoyé dans la région Maître Jason Greenblatt, nommé par M. Trump au poste de Représentant Spécial pour les Négociations Internationales. Depuis, cet Israélite de 49 ans, appartenant à la congrégation orthodoxe américaine, issu de l’Académie talmudique Marsha Stern, d’une Yéshiva académique, et détenteur d’une licence en droit de l’Université de New York, fait la navette pour rencontrer des interlocuteurs israéliens et palestiniens. Son séjour extraordinairement long dans notre partie du monde l’y maintiendra jusqu’à la fin du mois.

 

Greenblatt connaît bien la réalité régionale et sa problématique. Il a notamment publié un livre de voyage en Israël, destiné aux visites familiales. Surtout, au contraire d’autres membres de la nouvelle administration, il ne cache pas qu’il soutient la solution à deux Etats, à la condition qu’elle ne soit pas imposée par des éléments extérieurs au différend, à l’instar de l’ONU. Dans la même foulée, il a affirmé que "les implantations en Cisjordanie ne constituent pas un obstacle à la paix".

 

Or ce juif sioniste, conservateur et pratiquant, s’est vu réserver un accueil de chef d’Etat, hier (mardi) à la Moukata de Ramallah, le siège du gouvernement de l’Autonomie Palestinienne. Outre Mahmoud Abbas, Jason Greenblatt a été reçu par les hommes forts du Fatah, à commencer par Saëb Erekat, l’inamovible secrétaire général du Comité exécutif de l’OLP, par le chef du Renseignement de l’AP, Majid Faraj, ainsi que par notre nouvel ambassadeur à Washington, Hussan Zomlot.

 

jason.jpg

Jason Greenblatt et Mahmoud Abbas

 

Officiellement, il ne s’agissait que d’une prise de contact, mais à l’aune des déclarations des uns et des autres, augmentées par les commentaires du Consulat US de Jérusalem, on s’est rapidement rendu compte qu’il y avait anguille sous roche, et que l’on assistait en fait à une réunion préparatoire en vue d’une grande offensive diplomatique.

 

Ainsi recadrée, la rencontre avait pour but, pour les Américains, d’obtenir un recentrage dénué d’ambiguïté de la part d’Abbas, par lequel il a pris l’engagement de combattre la 3ème Intifada larvée, menée par des Palestiniens contre des Israéliens. C’est ainsi que le président de l’AP a assuré son interlocuteur de "sa garantie de combattre la violence, le terrorisme, ainsi que de mettre fin à tout ce qui ressemble à de l’incitation" (au désordre, au crime et à la haine).

 

Abbas a ainsi rempli l’une des préconditions fixées par Washington et Jérusalem à la reprise du dialogue. Le petit Raïs répondait à l’annonce faite par Greenblatt, qui affirma que "Donald Trump était engagé à parvenir à une paix durable par des négociations directes, et qu’il accordait une importance majeure à ce que toutes les parties œuvrent désormais à la désescalade des tensions".

 

Le No.1 palestinien a renchéri – quel changement d’orientation et de ton ! – en jurant qu’il était entièrement engagé à créer une atmosphère appropriée pour parvenir à la paix – une autre requête israélienne – et à le faire savoir au public israélien. A deux doigts de l’euphorie, Abbas déclarait : "Sous le leadership de Trump, un accord de paix historique est possible". Comparé aux communiqués hargneux des derniers mois, si l’on n’en savait pas un peu plus sur les raisons profondes de ce revirement, on pourrait croire à de la sorcellerie.

 

Greenblatt et Abbas reprenaient finalement cette envolée d’espoir à l’unisson, parlant d’un "engagement commun à avancer vers une paix vraie et durable entre Israéliens et Palestiniens".

 

Côté conseillers palestiniens, on espère un engagement israélien pour mettre fin au conflit et parvenir à un accord. Lequel devrait uniquement retenir la solution des deux Etats, basée sur les frontières de 1967. Voici énoncée la position de départ de l’AP, que l’on peut juger raisonnable après les promesses faites par Barack Obama, François Hollande, et les résolutions du Conseil de Sécurité. A la fin d’une négociation sérieuse, on pourrait sans doute aboutir au maintien des trois régions de peuplement israéliennes, avec de minimes échanges de territoires, mais ne le répétez pas !

 

Car l’emplacement de la frontière entre Israël et l’Etat palestinien n’est pas ce qui importe le plus ; l’essentiel, et l’administration Trump l’a visiblement compris, est que l’on n’a aucune chance d’instaurer la paix dans l’atmosphère pourrie qui prévaut entre les voisins. Au mieux, on aboutirait dans ces conditions à un armistice, et ce n’est pas ce dont la région et ceux qui y vivent ont besoin.

 

L’idée de Trump est de ramener les Palestiniens à leur dimension réelle, avec les exigences sensées qu’ils peuvent formuler. La Palestine, ce n’est pas la Chine, ni l’Egypte, ni l’Italie, ni même la Norvège. C’est un pays qui n’a jamais existé et qui, s’il voit le jour, le devra, non pas aux autres Etats arabes, mais à l’Amérique et à Israël.

 

Dans le même registre, Washington va également restreindre les ambitions de Jérusalem : Israël est un Etat petit à moyen sur l’échelle du monde, qui compte surtout par son niveau technologique et militaire. Mais ce n’est pas la Russie, à laquelle personne n’ose sérieusement demander de se retirer de la Crimée occupée.

 

Ce que veut Trump est organiser au plus vite un front uni sunnites-Israël pour contrer la progression des Iraniens en Irak, en Syrie et au Liban. D’où le slogan fort à ce propos de Netanyahu : "Ne pas remplacer DAESH par Téhéran". Un message porteur s’il en est, qui fédère sans problème Riyad, le Caire, les Emirats du Golfe, la Jordanie, etc.

 

C’est pour cela que Washington prépare la tenue d’une réunion à Amman entre ces nouveaux alliés. Non pas pour résoudre le problème palestinien, mais pour se doter d’une organisation à la mesure du danger, et demander aux Palestiniens et aux Israéliens de se dépêcher de se mettre d’accord ; de faire en sorte que la Palestine devienne un petit Etat sunnite "modéré", le terme a plusieurs fois été utilisé hier à Ramallah.

 

Si la direction de l’AP refuse d’être raisonnable, elle perdra ses soutiens arabes qui ont déjà fortement diminué, perdra l’appui de Trump et se trouvera isolée face à l’extrême-droite israélienne. Pire que ça, cela jetterait du sable dans les engrenages de la coalition militaire anti-Iran, ce qui fâcherait Riyad.

 

C’est en signe de bonne volonté que Donald Trump a approuvé la fourniture d’armes aux Saoudiens pour un contrat de 390 millions de dollars, que Barack Obama avait bloqué mais qui sera suivi de beaucoup d’autres. Même si l’Amérique est de moins en moins tributaire du pétrole arabe, elle veut les Arabes de son côté et entend réparer les infidélités que leur avait faites le pensionnaire précédent de la White House. Pour y parvenir, Trump a convié cette semaine à Washington le ministre saoudien de la Défense et le Prince Mohammad Bin Salam avec un agenda chargé. On y parlera de tout, l’Iran, la Palestine et l’aide accrue que les USA pourraient fournir à la coalition arabe au Yémen.

 

Donald Trump veut également s’assurer de la présence du Roi Salmane al Saoud et des émirs à Amman. C’est du lourd, car au lendemain de cette rencontre, ils ne pourront plus dire qu’ils ne reconnaissent pas Israël et qu’ils ne sont pas "en affaires" avec lui.

 

C’est pour les encourager que le président milliardaire multiplie les déclarations concernant son intention de résoudre le problème palestinien, genre : "J’envisage un accord global qui mettra un terme au conflit israélo-palestinien", ou "Ma conviction personnelle est que la paix est possible et que le temps est venu de parvenir à un accord !", et, "Mon désir est de réaliser l’accord le plus difficile de tous".

 

Plus il multiplie les formules de ce type, plus Trump pourra persuader les grands Etats sunnites de la mise en route d’un processus irréversible. Surtout s’il retarde le transfert annoncé de son ambassade à Jérusalem. 

 

Il est certain que l’extrême droite israélienne, les Edennistes et leurs partisans sont terriblement irrités par la médiation en cours de Jason Greenblatt. Mais Binyamin Netanyahu se montre très prudent afin de ne pas irriter son grand ami, dont il a si longtemps et si ardemment souhaité le succès. C’est à peine si le 1er ministre hébreu a chuchoté à l’oreille de l’émissaire yankee, dimanche dernier, qu’il entendait construire une nouvelle implantation pour y loger les évacués d’Amona.

 

Pour le moment, à la demande expresse de l’ami Trump, les travaux dans les implantations sont à l’arrêt, et le vote concernant l’annexion de Maâlé Adoumim à la Knesset a été à nouveau reporté. On est loin du rêve des Edennistes qui pensaient, sous le nouveau président, pouvoir annexer les zones C de Cisjordanie, puis la Cisjordanie toute entière.

 

C’était une chose, pour Netanyahu, de s’opposer à Obama, un adversaire déclaré avec lequel on n’avait plus grand-chose à perdre ; c’en est une autre de refuser la demande d’un ami, avec lequel on travaille sans filet. Car à l’époque Obama, le chef du gouvernement hébreu pouvait compter en Amérique sur l’appui du lobby pro-israélien, du Congrès à majorité Républicaine, et sur plusieurs soutiens inflexibles chez les Démocrates, mais maintenant, s’il se fâche avec Trump, Netanyahu sera seul. Cela explique sa circonspection.

 

Durant les derniers mois, le Premier ministre avait ignoré notre existence ; toute coopération avec Ramallah se bornait au domaine sécuritaire. Maintenant qu’Abbas sera reçu à Washington, cette approche ne sera plus possible. Elle découlait de la faiblesse endémique de la droite israélienne : son absence de projet de cohabitation avec les Palestiniens. Au Likoud, cela relevait d’une erreur politique, à Israël Beyténou et plus à droite, on faisait clairement confiance au ciel pour qu’il résolve ce problème.

 

L’encouragement, à la Maison Blanche et dans les capitales sunnites, provient de la personnalité de Binyamin Netanyahu : ce n’est pas un idéologue mais un politicien. Il ne préfère pas les Edennistes au Travaillistes, c’est juste à qui lui fournira la base coalitionnaire la plus large et la plus stable pour se maintenir au pouvoir. On l’a vu après la réunion d’Akaba, lorsque les Saoudiens et les autres Arabes lui ont discrètement proposé de négocier sur la base du "projet saoudien". Le Premier ministre n’avait pas refusé, il a, au contraire, tenté de s’allier aux Travaillistes pour faire avancer les choses. Netanyahu a d’ailleurs plus d’amis potentiels à Yesh Atid (Lapid, centre-droit) et auprès des Travaillistes (centre-gauche), que chez Bennett ou Lieberman, et même que dans son propre parti où il n’est pas en odeur de sainteté.

 

Avec l’arrivée de Donald Trump aux affaires, l’offre arabe reste identique, mais elle pourrait être aménagée et garantie par les Etats-Unis. Ce serait alléchant pour Bibi, qui pourrait être tenté par un coup à la Ariel Sharon : quitter le Likoud alors qu’il est Premier ministre et créer un nouveau parti pour réaliser sa politique, en criant "Qui m’aime me suive !".


Lire la suite...
 
A quoi sert la campagne visant ŕ faire passer Trump pour un agent de Moscou ? (info # 011203/17) Version imprimable
dimanche, 12 mars 2017

 

Par Guy Millière

 

Depuis des semaines, des rumeurs sont savamment distillées visant à faire passer Donald Trump pour un agent de Moscou et un allié sournois de Vladimir Poutine. Ces rumeurs n’ont pas le moindre milligramme de fondement, mais, comme toutes les rumeurs savamment distillées, elles courent néanmoins.

 

Des journalistes sans scrupules ni honneur s’en font les colporteurs aux Etats-Unis. Ce sont, ce qui n’est pas un hasard, ceux qui faisaient campagne avec ardeur pour Hillary Clinton et qui, en 2008 et 2012, avaient soutenu Barack Obama.

 

Des journalistes français et européens qui ont moins de scrupules et moins d’honneur encore, puisqu’ils se contentent de recopier de manière acéphale ce que les journalistes américains sans scrupules ni honneur colportent, agissent comme une chambre d’écho. Toute forme de contact d’un membre de l’administration Trump avec un diplomate russe, même si c’est une simple salutation échangée quelques secondes dans un couloir, se trouve entachée de suspicion. Des allégations grotesques font l’objet d’articles de plusieurs pages. Des propos inexistants sont cités comme émanant de "sources sûres", bien évidemment toujours anonymes.

 

obasoros.jpg

Obama et Soros, les cerveaux de la campagne

 

L’objectif de toute l’opération, car il s’agit d’une opération, consiste à déstabiliser Donald Trump et mettre en place les conditions d’un coup d’Etat rampant. Ces "conjurés" voudraient obtenir par des moyens dignes de ceux employés dans les régimes totalitaires ce qu’ils n’ont pas réussi à remporter par le suffrage universel.

 

En attendant le succès éventuel du coup d’Etat, leur mode opératoire vise, dans l’immédiat, à empêcher Donald Trump d’agir, et, si possible, de faire chuter des membres-clés de son administration.

 

Comme toute opération de ce genre, celle-ci compte des concepteurs et des finalités. Et s’il n’est pas difficile de discerner qui sont les chefs comploteurs - les noms de George Soros, qui a investi des dizaines de millions de dollars dans ce qui se passe, et de Barack Obama, qui a mis en place une structure d’agitation-propagande exploitant les moyens financiers de Soros, sont sur toutes les lèvres. Reste qu’au-delà des finalités premières, que l’on peut résumer par le retour au pouvoir à tout prix du parti Démocrate, les objectifs plus vastes sont trop souvent laissées de côté par les commentateurs.

 

Ces finalités sont pourtant flagrantes : sur le plan domestique américain, Soros et Obama (et tous ceux qui travaillent pour eux et avec eux) entendent préserver les "acquis" des années Obama ; il s’agit d’abord de l’économie pervertie par le capitalisme d’accointances (crony capitalism), dans le cadre duquel le gouvernement peut désigner les firmes qui seront favorisées (qui recevront des contrats du gouvernement et des subventions, et qui sont censées financer en retour les campagnes électorales à venir du parti Démocrate) ainsi que les entreprises qui seront éliminées.

 

Ensuite, l’enjeu consiste à conserver les bénéfices de la transformation d’une partie de la population, qui a abouti à la création d’une classe hypertrophique d’assistés permanents dépendants du gouvernement, et ceux obtenus par la régularisation du statut d’immigrants clandestins venus grossir cette classe.

 

Dans le domaine extérieur, leurs intentions sont plus préoccupantes encore. Soros et Obama veulent terminer d’imposer le monde "post-occidental" qui a commencé à prendre forme sous Obama, et qui est censé reposer sur un axe de régimes autoritaires dont les têtes de pont sont Pékin, Moscou et Téhéran.

 

Pour que cet axe dure, il faut éviter toute remise en cause de l’accord passé avec l’Iran en juillet 2015 par John Kerry, au nom d’Obama, et il faut éviter le renforcement de l’OTAN en Europe. Pour que cet axe se consolide, il est nécessaire de faire échouer toute tentative d’endiguement de l’Iran au Proche-Orient, de la Chine en Asie, et toute velléité d’affronter efficacement l’islam radical, dès lors que celui-ci est un moyen de déstabilisation des pays occidentaux très utile pour l’axe en question.

 

Il faut éviter en somme que Donald Trump puisse mettre en œuvre sa politique étrangère, car, pour peu qu’on pose sur celle-ci un regard non obscurci par la désinformation ambiante, on distingue que c’est en fait à l’ensemble des objectifs que s’est fixé Donald Trump en matière de politique étrangère que les comploteurs s’attaquent.

 

Le maitre d’œuvre et le stratège de la politique étrangère de Donald Trump était le Général Michael Flynn, qui avait énoncé l’ensemble des objectifs susdits dans un livre publié voici quelques mois, "The Field of Fight: How to Win the Global War Against Radical Islam and Its Allies" (Le champ de bataille : comment gagner la guerre globale contre l’islam radical et ses alliés). Donald Trump s’est séparé de Michael Flynn en pensant arrêter l’opération de déstabilisation en cours. Il n’a, en fait, rien arrêté du tout.

 

Sebastian Gorka a assisté Michael Flynn et est toujours à l’œuvre en qualité de conseiller spécial du président en matière de terrorisme islamique. Il est lui-même l’auteur d’un livre intitulé Defeating Jihad: The Winnable War [Vaincre le Djihad : la guerre que l’on peut gagner]. Il fait lui aussi l’objet d’une campagne visant à le faire passer pour un agent trouble, dans le but de priver l’équipe présidentielle de ses lumières.

 

Quant à Jeff Sessions, qui suit des orientations très claires et compte restructurer la justice dans des directions bien précises, il s’est trouvé placé au cœur de la cible des conjurés sur la base d’accusations sans fondements.

 

Jared Kushner, que Donald Trump entend charger du dossier du Proche-Orient, est le prochain sur leur liste, et il se dit qu’il a croisé l’ambassadeur de Russie dans le hall de la Trump Tower (cela en fait sans doute un transfuge et un traitre !).

 

Les conséquences de cette offensive font qu’un ensemble de décisions majeures sont en suspens. Le renforcement de l’OTAN qui semblait s’amorcer est au point mort, la coalition destinée à endiguer l’Iran (et à renforcer la position régionale d’Israël) est au point mort elle aussi, tout comme le renforcement militaire du Japon et les pressions exercées sur la Chine aux fins qu’elle raisonne la Corée du Nord.

 

Les négociations prévues avec Vladimir Poutine, dont l’objectif était de dissocier la Russie de l’Iran sont, pour l’heure, inenvisageables, ce qui permet à Téhéran de renforcer ses positions en Syrie. L’Etat Islamique recule en Irak, au profit de l’Iran qui instrumentalise le régime en place à Bagdad ; cela a en outre pour effet de relocaliser des factions de l’Etat Islamique, qui se renforce ailleurs, entre autres dans le Sinaï.

 

Donald Trump semble avoir pris la mesure du danger et décidé de contre-attaquer en dévoilant des actions litigieuses commises par Barack Obama durant sa présidence, ce qui suscite d’immenses remous à Washington. Il est à souhaiter que la contre-offensive réussisse, car ce n’est pas uniquement l’avenir des Etats-Unis qui est en jeu, mais également celui du monde.

 

Il n’est pas du tout certain que les dirigeants européens analysent correctement ce dont traite cet article. Ce qui n’est pas le cas des dirigeants d’Israël, qui décodent correctement la situation. Binyamin Netanyahu vient de se rendre à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine et lui demander de ne pas permettre à l’Iran et au Hezbollah de s’installer dans le sud de la Syrie, à proximité du Golan, et pour éviter le pire dans un contexte où Donald Trump ne peut guère agir pour le moment.


pour lire la suite...
 
Le gouvernement Netanyahu alloue 288 millions d’Euros aux yeshivas (info # 010603/17) Version imprimable
lundi, 06 mars 2017

 

Par Ilan Tsadik

 

Chaque année la population de Juifs orthodoxes en Israël, déjà forte de 800 000 âmes, augmente d’environ 4% en raison de son fort taux de natalité. On parle ici des Israélites observant à la lettre les principes de la Halakha, la loi juive interprétée par les rabbins et découlant à la fois de la Torah écrite et orale. Les autres composantes de la population les nomment les "ultra-orthodoxes" ou encore les "Kharédim", littéralement "ceux qui craignent" Dieu et qui sont terrifiés à l’idée de violer l’une des 613 mitzvot (commandements issus de la Torah) ; des termes rejetés par les intéressés, qui les considèrent péjoratifs. Selon eux, ils sont tout simplement les Juifs.

 

Les orthodoxes représentent 10% de la population d’Israël, alors que les autres Juifs, y compris d’autres groupes de religieux, atteignent 5.5 millions, soit un peu plus de 65 pour cent des habitants du pays.

 

Or en 2015-2016, la part des hommes orthodoxes qui travaillaient, selon les statistiques de l’Etat, ne dépassait pas les 51-52%, les autres se consacrant exclusivement à l’étude de la Torah. Ce qui explique qu’il y a plus de femmes orthodoxes ayant un emploi que d’hommes, soit environ 73% d’entre elles (contre 80% des autres Israéliennes).

 

haredijail.jpg

Les Juifs orthodoxes vont fièrement aller en prison

plutôt que rejoindre l’Armée sioniste

 

On imagine les efforts que la société doit concéder pour permettre à cette communauté de vivre sans produire de richesses ni participer à la défense d’un pays en guerre. Or cette contribution a encore augmenté dimanche dernier, lorsque le gouvernement hébreu a décidé d’accroitre de 50 millions de shekels (13 millions d’euros) le budget alloué aux yeshivas – les centres d’étude de la Torah et du Talmud -, le portant à 1 224 milliards de shekels, soit 288 millions d’Euros.

 

C’est la somme record atteinte par ce budget de tous temps, et le troisième record de ce type à tomber depuis 2015, année du retour des partis orthodoxes, Yahadout ha-Torah (le judaïsme unifié de la Torah) pour les ashkénazes, et Shas, pour les séfarades.

 

Yahadout ha-Torah détient six sièges sur les 120 que compte la Knesset, le parlement israélien, et Shas sept. A eux deux ils constituent le balancier entre la majorité et l’opposition, séparés par sept sièges d’écart.

 

Pour le représentant de Yahadout ha-Torah que j’ai interpelé, cet accroissement budgétaire n’a rien d’étonnant, puisqu’il est dicté par les conditions du pacte de gouvernement de la coalition actuelle.

 

Certes. Mais les choses ne sont pas si simples, ne serait-ce que sur le plan comptable ; à savoir que, durant les années où les partis orthodoxes ne participaient pas à la coalition et où Yaïr Lapid était ministre des finances, par exemple en 2013, le nombre des élèves des yeshivas, récipiendaires de subventions revues à la baisse, avait reculé de 8%.

 

Depuis 2015, tous les avantages pécuniaires octroyés aux yeshivas et aux orthodoxes que Lapid avait réduits ont été restaurés. Et le taux d’hommes mariés qui fréquentent les écoles religieuses à temps complet a grimpé de 15 pour cent en deux ans, soit deux fois l’augmentation naturelle du nombre d’orthodoxes.

 

Les appuis financiers distribués par l’Etat aux "kharedim" dans le besoin, en plus des aides sociales versées aux autres Israéliens dans le même cas, ont également augmenté, ainsi que ceux versés aux élèves à plein temps des yeshivas de tous les âges.

 

D’autres contraintes qui les concernaient ont été levées, comme celle de rechercher un emploi pour avoir droit à des assistances supplémentaires.

 

Résultat de ces mesures, il n’est plus intéressant pour les orthodoxes de travailler, et la proportion de ceux qui ont un emploi stagne depuis leur retour au gouvernement. A noter toutefois que les deux partis politiques qui les représentent continuent de les encourager à trouver un job, et qu’ils envisagent d’installer des versions adaptées de Pôle-emploi, à Jérusalem et dans les autres villes et quartiers dans lesquels ils sont présents en nombre.

 

Tous les députés de Shas et de Yahadout ha-Torah ne partagent toutefois pas cette préoccupation, à l’instar du député Moshé Gafni, qui relève la problématique attenante à l’emploi des femmes. Il est clair que peu d’orthodoxes sont foncièrement dérangés par le fait qu’ils vivent aux dépens de leurs compatriotes. Et d’ailleurs, le mot compatriote n’a pas chez eux l’acception qu’elle revêt généralement. Ainsi, lorsqu’il prit la décision de participer à une coalition gouvernementale, le parti du Judaïsme unifié de la Torah ne manqua pas de faire savoir que l’importance de "la survie des yeshivas surpassait celle de l’Etat d’Israël".

 

Les orthodoxes, à l’exception d’une partie ultra-minoritaire qui a embrassé la modernité, se caractérise par un rejet absolu de la culture laïque postmoderne. Les partisans de l’orthodoxie ont au contraire fusionné afin de faire montre de leur opposition à l'émancipation, l'illumination, et au mouvement "Haskalah" (l’éducation), dérivé de l'illumination. Ils repoussent l'acculturation, la sécularisation, la réforme religieuse sous toutes ses formes, des légères aux extrêmes, ainsi que l’émergence du mouvement national juif, qui a abouti à la création d’Israël.

 

Ils sont d’avis que la ségrégation de la société moderne est nécessaire pour maintenir une adhésion inébranlable à la fois à la loi juive et à leurs coutumes.

 

La seule source de pouvoir pleinement légitime à leurs yeux est le rabbin de la congrégation à laquelle ils appartiennent. Ils croient aussi que le fait d’échanger leur soutien à un gouvernement contre de l’argent procède d’un principe acceptable ne heurtant pas leur morale. Et nous devons à la vérité de dire qu’ils ne se sont pas imposés à cette coalition, ni à toutes celles qui l’ont précédée et auxquelles ils ont participé. Notamment celles dirigées par les travaillistes, desquels ils furent les plus fidèles alliés politiques des décennies durant.

 

Non seulement ils ne font pas l’armée, à quelques centaines d’exceptions près, mais ils harcèlent les jeunes qui se sont engagés, jusqu’à utiliser des méthodes violentes à leur encontre. Ils n’hésitent pas non plus à se mesurer à la police ou à Tsahal lorsqu’un rabbin l’a ordonné ; comme ce fut le cas lors de l’évacuation de l’implantation d’Amona, lorsqu’ils blessèrent des dizaines de Gardes-Frontières. Sur les murs de la synagogue d’Amona, l’on retrouva des graffitis comparant les gardiens d’Israël aux soldats nazis, de même que l’écusson de la Police israélienne, sur lequel le cœur de l’emblème avait été remplacé par une croix gammée.

 

Un grand nombre d’Israéliens n’accepte pas que l’on finance ainsi des ennemis auto-déclarés de l’Etat. Dans la majorité des yeshivas, ils ont exclu les fondateurs du sionisme, dont Théodore Herzl, Ze’ev Jabotinsky – le père du courant révisionniste, dont se réclame le Likoud, précision que je destine à ceux qui ne connaissent que leur propre prénom et le mot gauchistes -, de même que David Ben Gourion.

 

A part ne pas enseigner l’histoire et la géographie, on n’y inculque pas non plus les mathématiques et les langues étrangères. A quoi bon ?

 

La réaction d’Uri Regev, le directeur de l'organisation Hiddush - Pour la liberté religieuse et l'égalité -, condense bien le ras-le-bol ambiant et la coupe qui déborde. Il a fustigé la décision de dimanche, par laquelle on a  encore une fois augmenté le financement des yeshivas.

 

Et Regev ne s’est pas trompé de cible en stigmatisant non pas les orthodoxes mais "le gouvernement (qui) approuve sans hésitation le financement accru des yeshivas, tout en réduisant le financement pour les pompiers et les services de secours, pour les soldats démobilisés, les collectivités locales, de même que les subventions au logement".

 

Avant d’ajouter : "Il est clair que ce n'est pas un gouvernement qui représente le peuple, mais un gouvernement qui achète les voix des ultra-orthodoxes afin de rester au pouvoir. Voilà ce que tous les gouvernements israéliens ont fait, et le temps est venu de dire Non ! Il faut arrêter le vol de l'argent public par les politiciens cyniques".

 

 
La France et l’antisémitisme musulman (info # 010603/17) Version imprimable
dimanche, 05 mars 2017

 

Par Guy Millière

 

La grave agression dont ont été victimes voici peu deux jeunes Juifs à Bondy en Seine Saint-Denis est venue rappeler que l’antisémitisme reste virulent en France, et peut expliquer pourquoi tant de Juifs quittent la France, année après année.

 

La France est devenue, comme d’autres pays d’Europe, un pays dangereux pour les Juifs. Et les Juifs y sont victimes d’un antisémitisme qui n’est quasiment pas combattu et qui continue à monter dans l’atmosphère, l’antisémitisme musulman.

 

A la différence de l’antisémitisme d’extrême droite, qui n’a pas disparu mais qui est largement dénoncé, l’antisémitisme musulman est tabou : nul n’ignore son existence, mais nul n’ose en parler, pas même les organisations censées lutter contre l’antisémitisme, à l’exception notable du BNVCA.  

 

L’antisémitisme musulman peut d’autant plus aisément continuer à gagner du terrain que, outre le fait qu’il n’est pas combattu, il dispose d’un grand nombre de compagnons de route : ceux qui se cachent derrière le masque de l’”antisionisme” et des critiques perfides et biaisées d’Israël. Plus globalement, cet antisémitisme remembre les divers adeptes de la cause “palestinienne”, qu’ils soient gauchistes ou qu’ils appartiennent à des franges en apparence plus “modérées” ; celles qui se déclarent hostiles au terrorisme islamique, mais font une exception lorsque le terrorisme islamique est “palestinien” et tue des Juifs israéliens.

 

L’antisémitisme musulman est tellement présent dans l’atmosphère en France que des antisémites musulmans peuvent être présentés comme des jeunes gens très sympathiques et très humanistes, jusqu’au moment où on découvre réellement qui ils sont. Et même en ce cas, certains leur trouvent des circonstances atténuantes ou acceptent des explications approximatives et enlisées dans le mensonge.

 

gam.jpg

No comment needed

 

L’un des antisémites musulmans correspondant à ce que je viens de décrire est le dénommé Mehdi Meklat, un blogueur de banlieue qui a connu une ascension fulgurante parmi les gens de la gauche française “bienpensante”. Il s’est trouvé présenté comme un “écrivain remarquable et ouvert” tant que nul n’avait lu les messages répugnants contre les Juifs, contre les femmes, contre les homosexuels, qu’il rédigeait en parallèle sur twitter et d’autres réseaux sociaux.

 

Un autre de ces antisémites musulmans est Houda Benyamina, cinéaste, César du meilleur premier film, encensée par toute la critique, décrite comme “admirable”, “inventive”, mais qui partage sur Facebook des dessins parus dans la presse du monde arabe où on recycle les thématiques de Je suis partout et du Stürmer [le "frappant"], de Julius Streicher, au temps d’Adolf Hitler.

 

Dois-je le dire ? Je crains fort que l’antisémitisme musulman s’installe à demeure dans l’atmosphère française parce que la gauche française “bienpensante” l’excuse, l’exonère, et parfois le partage. Parce que la droite française n’ose pas le condamner explicitement et nommément, et parce que les grands media français font comme s’il n’existait pas et comme si des cas tels ceux de Mehdi Meklat et de Houda Benyamina étaient marginaux, alors qu’ils ne le sont pas du tout. J’en parle par expérience, car avant de quitter la France, j’ai vécu dans des lieux où des gens “pensant” comme Mehdi Meklat et Houda Benyamina abondaient.

 

Quand Georges Bensoussan a cité les propos d’un sociologue algérien Smaïn Laacher, parlant de la transmission de l’antisémitisme de père en fils et de mère en fille dans les familles musulmanes, il avait raison, et Smaïn Laacher avait raison aussi. Georges Bensoussan a été assigné en justice pour avoir dit la vérité, ce qui est absolument honteux, mais significatif de l’état de la France aujourd’hui.

 

Les candidats de la gauche à la prochaine élection présidentielle, Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon, jureront la main sur le cœur qu’ils ne sont pas antisémites, mais leurs prises de positions face à Israël et à la cause “palestinienne” montrent qu’ils sont hypocrites. Ce, car il n’est vraiment pas très difficile de voir que la propagande disséminée par l’Autorité Palestinienne, qu’ils soutiennent, est antisémite et incite à la haine des Juifs. Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon, en soutenant l’Autorité Palestinienne, sont pour le moins complices d’antisémites, et donc coupables d’antisémitisme.

 

Emmanuel Macron est un candidat à géométrie variable selon l’auditoire, donc il peut être antisémite et philosémite selon qui l’écoute et selon le sens du vent, mais cela signifie qu’il peut être aussi antisémite que Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon lorsqu’il s’agit pour lui de racoler les électeurs de ces derniers.

 

Marine Le Pen dirige un parti dont les pires antisémites ont été éliminés mais où il reste des antisémites, où on ne parle strictement jamais d’antisémitisme musulman, et où on peut soutenir des décisions essentiellement antisémites telles le vote de la résolution 2334 des Nations Unis, adoptée le 23 décembre dernier, avec l’assentiment du gouvernement socialiste français.

 

François Fillon pourrait apparaitre comme le moins antisémite des candidats, et comme le plus à même de combattre l’antisémitisme musulman, mais nombre de propos qu’il a tenus sur la communauté juive et sur Israël montrent que ses idées sont loin d’être claires sur ce plan, et que tout en prétendant vouloir combattre l’islamisme, il ne parlera pas de l’antisémitisme musulman. S’il devait être remplacé par Alain Juppé au pied levé, ce ne serait pas mieux, au vu des liens qu’entretient Alain Juppé avec des organisations islamiques.

 

Pas un seul jour ne passe sans que les grands media français, qui font comme si l’antisémitisme musulman n’existait pas, ne fassent allégeance à celui-ci par le biais d’un reportage hideux et mensonger sur Israël ou les “Palestiniens”. 

 

L’explication à tout cela est simple : tout politicien, pour être élu en France à une position importante, ne peut se passer désormais de l’électorat musulman, et les tendances démographiques montrent que cela va devenir de pire en pire dans les années à venir (un article d’Yves Mamou pour le Gatestone Institute, un centre de recherche basé à New York dont je suis membre est édifiant sur ce point, et dit ce qui ne se dit pas en France.

 

Ladite France, depuis la mise en œuvre de la sinistre “politique arabe de la France”, a pris certaines orientations et en est désormais prisonnière. Les grands media français discernent dans quel sens souffle le vent, et n’ont aucun mal à sentir qu’il souffle plutôt en direction de la oumma, et pas en direction des Juifs de diaspora.

 

Quel que soit le président qui sera élu dans deux mois en remplacement de François Hollande, il sera complice, compagnon de route, ou idiot utile de l’antisémitisme musulman, à l’instar des grands media français.


pour lire la suite...
 
<< Début < Précédente 1 2 Suivante > Fin >>

Résultats 10 - 14 sur 14