Ca bouge aussi en Syrie (info # 010905/17) Version imprimable
mardi, 09 mai 2017

 

Par Perwer Emmal

 

Souvent, lors des conflits, l’un des protagonistes affirme que son ennemi est fou ou dirigé par un fou. Le plus souvent, il s’agit d’un acte de propagande destiné à le décrédibiliser, mais dans le cas de la Turquie et de son Sultan Erdogan, cela ne fait pas l’ombre d’un doute.

 

Il y a environ trois semaines, alors que les FDS – Forces Démocratiques Syriennes – à large prédominance kurde, soutenues par l’Aviation et un millier de commandos américains, continuaient leur manœuvre visant à l’encerclement de Raqqa (la capitale de DAESH en Syrie - carte) par le Sud, on a failli assister à l’éclatement d’un conflit à grande échelle entre la Turquie et le territoire autonome kurde du Rojava.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

En effet, et sans la moindre provocation de la part des FDS, Erdogan a fait donner son artillerie lourde contre onze positions limitrophes du Rojava, tuant seize personnes et en blessant vingt-six. Les YPG kurdes, les Forces de Protection du Peuple, ont riposté, principalement au mortier, et la situation était en voie d’aboutir à un embrasement total.

 

Presque dans le même temps, le 25 avril, l’Aviation turque avait déjà procédé à une incursion en Irak, tuant six Peshmergas (le nom des combattants kurdes) et en blessant neuf autres. Au début, Ankara affirma que le raid avait été réalisé par erreur, puis, dans sa seconde version, elle précisa qu’il avait eu lieu pour prévenir des incursions en Turquie de groupes de combattants affiliés au PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan.

 

A Derik, dans le Rojava syrien, les appareils d’Erdogan tuèrent le même jour 18 membres des YPG.

 

La situation se détériorait rapidement ; on se trouvait devant une circonstance étrange, où les Kurdes bataillaient au Sud pour prendre la ville de Tabkah (carte) à DAESH, pendant qu’au Nord et en Irak, les mêmes forces étaient soumises aux attaques ottomanes.

 

Les responsables kurdes intervinrent auprès de leurs alliés américains pour leur faire savoir que si Washington n’empêchait pas Erdogan de déclencher une guerre au Nord, ils devraient retirer l’essentiel de leurs forces de la bataille de Raqqa pour défendre le Rojava face au Turcs.

 

Cette fois-ci, les Etats-Unis réagirent prestement et efficacement, ce qui n’était pas le cas du temps de l’Administration Obama. Le commandement U.S envoya des véhicules blindés, surmontés de grands drapeaux du Stars & Stripes, encadrer physiquement les FDS qui patrouillent le long de la frontière turque. Ces patrouilles mixtes continuent actuellement leur travail, qui, accompagné d’un avertissement cinglant à Erdogan, a instantanément fait cesser les bombardements sur le Rojava.

 

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Les boys patrouillent à la frontière turque

 

La réaction d’Ankara consista à répéter l’antienne selon laquelle il fallait retirer les forces kurdes (et américaines ?) du front, ce qui permettrait à l’Armée turque de réduire en poussière – anéantir – broyer, cela change suivant les communiqués, Raqqa en quelques heures.

 

Hier, devant le manque d’empressement de Donald Trump à répondre à cette proposition, Ankara a menacé de reprendre les bombardements sur le Rojava, nonobstant la présence des soldats yankees, et même si certains d’entre eux devaient perdre la vie lors de ces attaques. Nul doute que ce genre d’attitude sera passé en revue lors de la visite du sultan à la Maison Blanche, prévue les 16 et 17 mai prochains, juste avant l’ouverture du sommet de l’OTAN à Bruxelles.

 

M. Trump ne manquera pas non plus d’interroger son interlocuteur au sujet de l’accord passé à Astana, la capitale du Kazakhstan, entre la Turquie, la Russie et l’Iran, mais sans consultation avec Washington et ses alliés occidentaux et arabes.

 

Cet accord appelle à la cessation des hostilités dans quatre zones de Syrie (voir carte), touchant les provinces de Damas, Idlib, Lattaquié, Alep, Homs, Hama, Deraa et Kouneitra, les deux dernières étant situées dans la partie syrienne du Golan, jouxtant la frontière israélienne.

 

Ces zones sont appelées "zones de désescalade (militaire)". Les affrontements entre l’Armée régulière et les groupes rebelles devraient y cesser. L’accord couvre une durée de six mois, renouvelable en cas de progrès. Moscou a précisé qu’il ne concerne ni DAESH ni al Nosra, une émanation d’al Qaëda, rebaptisée en 2016 Front Fatah al-Cham ou Jabhat Fatah al-Sham [Sham/Cham arab. = Syrie].

 

Cela peut avoir une incidence intéressante, vu que les supplétifs de l’Armée turque dans l’enclave qu’elle occupe en Syrie sont, à 90 pour cent, des mercenaires stipendiés par Ankara, issus d’al Nosra et de ses déclinaisons.

 

Le gouvernement de Bashar al Assad, qui n’est pas partie prenante à cette entente, et qui affirme qu’il va continuer à faire la guerre aux rebelles, se voit interdire d’utiliser son aviation pour le survol et l’attaque dans les zones de désescalade. Seule l’Aviation russe pourra y patrouiller mais sans ouvrir le feu.

 

L’accord prévoit également des aménagements humanitaires, la création de couloirs sécurisés, et la possibilité pour des forces et des civils encerclés de rejoindre des secteurs du pays où ils se sentent en sécurité. Une opération de ce type a déjà été réalisée dans l’est de Damas avec succès, des rebelles ayant pu quitter leurs quartiers encerclés.

 

Des voix officieuses russes ont prévenu que les avions de l’Oncle Sam n’auront pas le droit de survoler les quatre sanctuaires, ce qui n’a suscité aucun commentaire officiel à Washington. Les Arabes, les Américains et les Israéliens sont surtout très préoccupés par la présence de Téhéran parmi les signataires-garants de la bonne exécution du traité.

 

A Jérusalem, comme nous l’a confirmé notre camarade Jean Tsadik au téléphone, on ne se sent en aucune manière lié par ce qui a été signé à Astana. Officieusement, on a fait savoir qu’on ne réagira que si le territoire israélien est menacé ou attaqué et on survolera la Zone 4 si l’on pense que c’est nécessaire, sans se préoccuper de ce qui a été décidé par les trois pays signataires. Jean Tsadik ajoute que l’accord d’Astana ne devrait pas remettre en cause l’entente décidée avec les Russes, selon laquelle les Mig et les Soukhoï de Poutine patrouillent dans le Nord jusqu’à Damas, et les F-15 et les F-16 frappés de l’étoile de David, du Sud, jusqu’au sud de Damas.

 

Ceci dit, en cas de velléité de livraison par al Assad et les Iraniens d’armes au Hezbollah ou de tentative de renforcer la présence des Pasdaran et du Hezbollah sur le Golan, Jérusalem réagirait là où elle le jugerait nécessaire, comme elle l’a fait pas le passé, sans doute en avisant les Russes des mouvements de son aviation au tout dernier moment.

 

J’ai demandé à Jean Tsadik quelle influence l’accord d’Astana pourrait avoir sur le projet du Front du Sud de s’emparer du Golan syrien, presque en conformité avec la délimitation de la Zone 4, avec le soutien des Arabes, d’Israël et des Occidentaux. Mon éminent camarade m’a renvoyé à son analyse "Le Golan bouge", publiée par la Ména le 29 avril dernier, dans laquelle il expliquait que, outre l’éventuelle opposition des Russes, l’obstacle principal à l’offensive prévue consistait en l’activité de l’Armée de l’air d’Assad. Il m’a fait remarquer que l’accord d’Astana lui interdisait d’intervenir dans la Zone 4, à l’exception d’un minuscule corridor le long de l’autoroute M5 et dans la région de concentration des forces du Front du Sud, le long de la frontière jordanienne. Ladite région, ainsi que la ville de Deera, même si elles ne sont pas incluses dans la Zone 4, restant hors d’atteinte des pilotes alaouites, puisque pour s’y rendre, ils devraient survoler la Jordanie ou Israël, ce que personne de sensé ne leur conseille de faire.

 

Selon Jean Tsadik, les combats au sol pourraient, selon les zones, diminuer en intensité, sauf dans la Zone 4, où c’est le contraire qui pourrait se passer. Mon camarade s’étonne même de la délimitation de ladite zone, qui indiquerait éventuellement que Poutine ne s’oppose pas à l’avancée des rebelles dans ce secteur, possiblement pour amener, à un stade ultérieur des pourparlers, le régime d’Assad à faire des concessions politiques. Sans pouvoir avancer de preuves à cette hypothèse, Tsadik a l’ "impression" que la délimitation "très particulière de la Zone 4 a été discutée entre les Russes et les Israéliens".

 

Au Nord, dans le Rojava, il n’a pas été prévu de zones de désescalade. C’est le signe évident que Vladimir Poutine a décidé d’y conserver un contrôle sans partage, en n’y associant pas la Turquie et l’Iran. C’est un mécanisme différent que le Tsarévitch y a installé.

 

D’abord, dans toute la partie de territoire s’étendant du canton d’Afrin à l’Euphrate, qui se trouve sous l’influence de son aviation, il continue d’interdire le survol de l’aviation d’Erdogan. Ensuite, il a installé un mécanisme qui, pour le moment du moins, donne satisfaction à la fois aux Turcs et aux Kurdes.

 

Poutine y a fait déployer [étoiles 1 & 2 au nord d’Alep sur la carte] des unités de la brigade des Martyrs de Kafr Saghir entre les lignes des FDS et celles de l’Armée turque et de ses supplétifs islamistes. Les Martyrs de Kafr Saghir sont une force kurde, officiellement intégrée dans l’Armée de Bashar al Assad, qui ont participé à ses côtés, mais surtout aux côtés des Russes, à la bataille pour la libération d’Alep, durant laquelle ils se sont illustrés.

 

Quelques 200 combattants de cette brigade sont déployés dans le Rojava, d’une part pour protéger les FDS d’éventuelles attaques turques – s’en prendre à eux équivaudrait à s’en prendre à l’Armée régulière, et, partant, aux Russes. Et, d’autre part, en guise de garantie de Poutine à Erdogan que les FDS n’essaieront pas de créer la jonction entre les deux parties du Rojava. Les unités alaouites, iraniennes et celles du Hezbollah, les ennemis des Kurdes, ne participent pas à cette "force d’interposition" et sont confinées au sud de la route Alep-Manbij.

 

On a dit des Martyrs de Kafr Saghir qu’ils étaient à la fois des amis et des ennemis d’al Assad, et qu’ils obéissent en réalité au commandement des YPG. De plus, le 19 février dernier, leur leader, Rezan Hedo, avait fait savoir que sa brigade cessait ses activités à cause de l’absence d’entente entre le gouvernement syrien et les FDS. Ce n’est pas exact, puisque je les ai vus de mes yeux, sur le terrain, pas plus tard que samedi dernier.

 

En fait, la Pax Poutina ne dérange pas plus que cela les Kurdes, occupés actuellement à la prise de Tabkah, dont ils contrôlent désormais les huit dixièmes. Ils ont ralenti leur progression car les miliciens de DAESH utilisent la population comme boucliers humains. De nombreuses rumeurs, cette semaine, font état d’un accord secret au terme duquel les islamistes de DAESH seraient autorisés à quitter Tabkah sans encombre pour se replier sur Raqqa s’ils ne touchaient pas aux civils. Le commandement des FDS sur place, que j’ai interrogé, a toutefois démenti cette rumeur.

 

En tout état de cause, une éventuelle reprise des efforts militaires en vue de réunifier le Rojava n’est envisageable qu’après la prise de Raqqa et, peut-être, de Deïr Ez-Zor. Car près de 30 000 FDS sont engagés dans cette bataille, 10 000 protègent la frontière turque et les villes du Rojava, et 8 000, environ, sont mobilisés dans les saillants de Manbij et d’Afrin.

 

A ce propos, les Kurdes ont émis, ces deux derniers jours, l’esquisse d’une proposition sortant de l’ordinaire : ils pourraient offrir à Assad d’échanger la libération de Deïr Ez-Zor contre un couloir d’une centaine de kilomètres de long, menant du canton d’Afrin à la Méditerranée.

 

A Deïr Ez-Zor, la 104ème brigade d’élite aéroportée des Gardes Républicains d’Assad, commandée par le Brigadier-Général Issam Zahreddine, ainsi qu’environ 100 000 civils pro-régime, sont encerclés de toutes parts par DAESH, sans possibilité d’être secourus par l’Armée régulière qui se trouve à plus de 190km de là. Seules les FDS, qui progressent sur l’Euphrate et qui ne sont plus qu’à 50km de la ville assiégée pourraient leur venir en aide.

 

Or Deïr Ez-Zor est très majoritairement peuplée d’Arabes, avec une minorité arménienne et un petit nombre de Kurdes uniquement. Elle ne fait pas partie historiquement du Rojava et son contrôle n’intéresse que modérément le leadership kurde.

 

Sa libération pourrait ainsi faire l’objet d’une négociation, qui, même si elle déplairait profondément à Assad parce qu’elle consacrerait la partition de la Syrie, pèserait d’un poids majeur sur son jugement. Pour les Kurdes, l’obtention d’un débouché sur la mer, dans l’optique d’un Etat indépendant comprenant les Kurdes de Syrie, d’Irak, de Turquie et d’Iran, qui constitue leur objectif ultime et permanent, permettrait d’écouler librement leurs marchandises, en particulier leur brut, sans être tributaires du bon vouloir de leurs voisins.

 

On reparlera sans doute de cette tractation dans les semaines ou les mois à venir. Mais ce qui est intéressant, du point de vue kurde, est que nous sommes désormais les meilleurs alliés, les seuls fiables, des Russes, des Américains et des Européens dans la lutte contre DAESH. Notre concours irremplaçable et notre culture pro-occidentale nous permettent de voir l’avenir plutôt positivement.

 

J’ai visité le camp d’entraînement que les Russes ont installé pour nous à Afrin ; il est non seulement imposant et dispense un enseignement particulièrement adapté à nos besoins, mais, de plus, sa seule existence agit comme un instrument de dissuasion remarquable contre les menaces d’Assad et des Turcs.

 

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Emmanuel Macron : François Hollande, en pire (info # 020705/17) Version imprimable
dimanche, 07 mai 2017

 

Estimation du président de l’institut Opinion Way : 26% d’abstention. Selon le ministère de l’Intérieur à 19h : 13% de votes blancs ou nuls.

 

Emmanuel Macron : François Hollande, en pire 

Par Guy Millière

 

Ceux qui liront cette chronique en France ne sauront pas encore nécessairement le nom du prochain président français, sauf s’ils me lisent le soir ou s’ils ont reçu les estimations de la Ména à 18h.

 

Je peux d’ores et déjà leur épargner tout stress et leur faire une confidence : le prochain président français s’appellera Emmanuel Macron.

 

Je peux leur dire aussi que quasiment tous les journalistes sur toutes les chaines de télévision et dans toutes les stations de radio, ainsi que dans toutes les rédactions seront très heureux. Les socialistes français seront très heureux aussi, sauf peut-être Benoit Hamon et Jean-Christophe Cambadélis. Encore que je ne doute pas qu’ils sauront se mettre “en marche” et rejoindre le futur nouveau parti socialiste qui, pour l’heure, porte ce nom.

 

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Ding et dong !

 

Les gens qui ont occupé des fonctions au sein de la droite modérée depuis trente ou quarante ans et qui ne se sont pas encore mis “en marche” commenceront vraisemblablement à courir pour rattraper le temps perdu. Ceux d’entre eux qui ont encore quelques convictions se demanderont comment sauver le mouvement Les Républicains et n’y parviendront que difficilement.

 

Une recomposition du paysage politique français viendra un peu plus nettement prendre forme, qui laissera sur ses marges une gauche populiste marxiste autour de Jean-Luc Mélenchon et une droite populiste autour de Marine Le Pen.

 

Ce qui manquera plus que jamais dans ce paysage sera une formation politique libérale économiquement et conservatrice en termes de valeurs. Ce qui manquera plus que jamais aussi sera un discours ferme et net, à même de faire face à l’islam radical et au danger terroriste islamique. Un discours qui soit susceptible de redonner au pays le dynamisme économique dont il aurait besoin.

 

Marine Le Pen restera sans doute la seule à dénoncer islam radical et terrorisme islamique ; cela permettra aux autres de continuer à ne pas parler d’islam radical et de terrorisme islamique.

 

Ce qui manquera plus que jamais sera une dénonciation de l’antisémitisme qui tue des Juifs en France, et qu’il restera interdit de nommer de son nom : l’antisémitisme islamique.

 

Ce qui manquera plus que jamais aussi sera un combat contre cet antisémitisme-là : les organisations de lutte contre l’antisémitisme restent, en France, bloquées dans leur logiciel et continuent à viser à côté de la cible, en s’attaquant à un antisémitisme d’extrême droite qui n’est pourtant désormais qu’un fantôme sénile et agonisant, que la gauche se plait à agiter pour qu’on oublie qu’elle est profondément complice de l’antisémitisme islamique.

 

Macron parlera de “rassemblement”, oubliant un peu vite qu’en traitant avec mépris, voire avec haine les électeurs de Marine Le Pen, il aura exacerbé leurs colères et leurs frustrations, qui ont des bases bien réelles et qui n’ont rien à voir avec une quelconque nostalgie pour le temps de Pétain. Mais tout à voir avec le changement de population qui s’opère, avec la misère qui monte telle une lèpre, avec le chômage endémique, avec le sentiment de tant de pauvres gens de ne plus avoir, faute d’autre chose, la possibilité de se sentir encore chez eux dans leur propre pays.

 

Macron offrira des postes de professeurs supplémentaires, des mesures contre le “changement climatique” et une multitude d’autres choses qui plaisent beaucoup aux bobos vivant confortablement, mais qui exaspèrent ceux qui se demandent s’ils auront encore un emploi demain et si leurs enfants auront un avenir après-demain.

 

Les Juifs français se diront qu’ils ont évité l’abominable en soutenant Macron et en se mobilisant contre Marine Le Pen, qui n’a jamais eu la moindre chance de gagner, découvriront lors des prochains attentats islamiques, lors du prochain assassinat de Juifs par un individu vociférant Allahou Akbar, que, sous Emmanuel Macron, le danger terroriste restera entier, et le danger pour les Juifs continuera à s’accroitre.

 

Ceux parmi eux qui regarderont encore la télévision française verront que les incitations à la détestation d’Israël, qui ne sont pas étrangères à l’animosité à l’encontre des Juifs en France, continueront sur leur lancée actuelle. L’essentiel de la gauche est anti-israélienne, car elle prend fait et cause depuis longtemps pour les “Palestiniens”. L’extrême gauche est résolument favorable aux Palestiniens, depuis plus longtemps encore.

 

Le jour du soixante-neuvième anniversaire d’Israël, les pays musulmans membres de l’UNESCO ont présenté une résolution infâme contre Israël, niant totalement l’histoire de la présence juive à Jérusalem depuis des millénaires.

 

Or si des pays d’Europe membres de l’UNESCO ont eu la dignité de voter non à cette résolution, la France, elle, s’est abstenue ; ce qui signifie qu’une fois de plus, le gouvernement français s’est conduit de manière insultante et n’a pas pris position face à une agression contre Israël et face à une falsification de l’histoire.

 

Sous Emmanuel Macron, je peux l’affirmer avec autant de certitude que lorsque j’écrivais en commençant qu’Emmanuel Macron sera le prochain occupant de l’Elysée, le gouvernement français continuera à se conduire de manière insultante et à ne pas prendre position face aux agressions contre Israël et face aux falsifications de l’histoire.

 

Je suis prêt à prendre date pour en reparler et à dire ici : Emmanuel Macron, ce sera François Hollande en pire.

 

Reste, bien sûr, la possibilité que, comme l’envisageait hier ici même Ilan Tsadik, les documents récemment publiés sur Macron ne soient pas tous des faux, et que le Macronleaks coule Macron dès le 7 mai ou dans les jours qui suivront...

 

 
Les estimations à la sortie des urnes, en exclusivité de la Ména : Version imprimable
dimanche, 07 mai 2017

 

A 18h, heure française.

 

Estimations de l’un des plus grands instituts de sondages sur la base d’une interrogation à la sortie des urnes : Macron 63% Le Pen 37%.

 

Tous les grands instituts de sondages donnent Macron entre 63 et 65%.

 

Résultats des bureaux tests du ministère de l’Intérieur : Macron 61% Le Pen 39% avec 10% de résultats blancs ou nuls.

 

 

 
Macronleak : un gros pavé dans la mare (info # 010605/17) Version imprimable
samedi, 06 mai 2017

 

Par Ilan Tsadik

 

Quelques minutes avant minuit, heure française, vendredi, c’est-à-dire juste avant la clôture de la campagne présidentielle, associée à l’impossibilité, pour les media tricolores, de commenter les informations liées à l’élection, des dizaines de milliers de documents [totalisant quinze gigaoctets de fichiers !], des emails, des photos et des pièces jointes concernant Emmanuel Macron et le parti En Marche ! ont fait leur apparition sur les réseaux sociaux.

 

L’équipe de campagne du candidat à la présidence a confirmé les faits, "relatant une action de piratage massive et coordonnée" conduisant à la révélation, sur les réseaux sociaux, "d’informations internes comme des courriels ou des documents comptables".

 

Parmi tous les documents auxquels il est possible d’accéder grâce à un lien apparaissant sur le compte Twitter de Wikileaks, certains ont immédiatement retenu l’attention des spécialistes. Il s’agit notamment d’un "operating agreement", un terme qui désigne en anglais un contrat passé entre deux sociétés à responsabilité limitée, qui n’a pas d’équivalent en français.

 

Le lien de Wikileaks conduit au site Pastebin, un bloc-notes public en ligne permettant de publier des documents de manière relativement anonyme.

 

L’"operating agreement", daté du 4 mai 2012, qui porte le nom et la signature d’Emmanuel Macron, s’il est authentique, aurait eu pour objet la formation de la société à responsabilité limitée "La Providence  LLC", enregistrée, en conformité avec les lois ad hoc, dans l’Etat de Saint Kitts & Nevis dans les Caraïbes.

 

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La signature de Macron sur l"operating agreement" selon Pastebin

 

La Providence est également le nom du lycée jésuite qui avait accueilli M. Macron à Amiens dès 1993 et dans lequel il a fait la connaissance de sa femme Brigitte, qui y enseignait le français et le latin.

 

Un autre document trouvé sur Pastebin est un fax concernant une transaction entre La Providence Ltd. – qui disposerait donc d’au moins un compte bancaire - et la First Caribbean International Bank. Le no. de fax indiqué sur le document est bien celui de la banque en question, et la personne à laquelle il est adressé, Brian Hydes, a bien été employé par cet établissement.

 

La First Caribbean International Bank a souvent été mentionnée par des media de premier plan comme étant impliquée dans des affaires d’évasion fiscale. Reuters la cite pour avoir été mêlée, en 2015, à un cas de fraude lié aux scandales ayant affecté la FIFA, la Fédération Internationale de Football Association.

 

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Le fax qu’aurait adressé la banque caribéenne à La Providence, le 11 février 2015

Un mois après le rachat d’une partie d’Alstom par General Electric

 

Le 16 mars dernier, M. Macron avait nié, dans sa Déclaration de Situation Patrimoniale en tant que Candidat à l’Election Présidentielle adressée à l’HATVP, la Haute Autorité Pour la Transparence de la Vie Publique, qu’il détenait des comptes bancaires à l’étranger. Il va de soi que si les documents présentés sont véridiques, le candidat a commis un parjure, et qu’il doit être soupçonné d’évasion fiscale.

 

Emmanuel Macon a quitté son poste à la Banque Rothschild & Cie onze jours après la date de signature alléguée de l’"operating agreement", soit le 15 mai 2012, pour travailler avec le Président Hollande, qui venait de battre Nicolas Sarkozy au second tour des élections.

 

A la Banque Rothschild & Cie, il aurait touché, selon ses collègues, un coquet bonus pour son rôle de conseiller dans une transaction entre les géants industriels Pfizer et Nestlé. Un bonus qui lui aurait été remis alors qu’il avait déjà intégré sa fonction de Secrétaire général adjoint du cabinet du président de la République française. La question qu’on peut se poser – si les documents sont authentiques - consiste à savoir si l’argent n’a pas fini à la First Caribbean International Bank de Nevis.

 

Le 26 août 2014, Emmanuel Macron se voit attribuer le poste de ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement de Manuel Valls. A ce poste, il refuse la position prônée par son prédécesseur Arnaud Montebourg, qui s’opposait au rachat de la branche Energie d’Alstom par la firme américaine General Electric. Le 4 novembre 2014, Macron autorise l’opération, pour un montant de 12 milliards d’euros.

 

Le rachat de la branche Energie d'Alstom par GE rapporte à vingt-et-un dirigeants d’Alstom - dont le mari de Valérie Pécresse – une prime spéciale à hauteur de 30 millions d’euros.

 

Le 22 décembre de la même année, Alstom accepte, après négociations, de verser la somme de 772 millions de dollars au Département de la Justice des Etats-Unis. Il s’agit d’une amende pour des faits de corruption en Indonésie. Alstom avait plaidé coupable, après avoir déjà été condamnée pour des faits du même ressort en 2012 par la Banque Mondiale.

 

Le comportement d’Alstom a suscité plusieurs enquêtes pour des soupçons de corruption et de concurrence déloyale, respectivement aux USA et auprès de la Commission Européenne. Un avocat américain a même été imposé à titre d’observateur "monitor" au sein d’Alstom, afin de s’assurer que la société opérerait dorénavant selon les règles en vigueur aux Etats-Unis en matière de corruption.

 

En janvier 2016, General Electric a annoncé la suppression de 6 500 emplois en Europe, dont 765 en France, dans les activités Energie d'Alstom.

 

Il conviendrait de vérifier que des sommes d’argent n’ont été versées à La Providence par Alstom et/ou la General Electric, directement ou par l’intermédiaire de proxys à cette période. Si c’était le cas, il n’y aurait pas d’autre option que de poursuivre Emmanuel Macron, le prochain président pressenti de la République française, en plus des charges de corruption, pour des soupçons d’évasion fiscale.

 

On est en présence d’une affaire majeure, ne serait-ce que par le nombre des documents révélés. La plupart des observateurs pointent la Russie du doigt, car le mode opératoire de ce hacking ressemble à celui qui avait frappé le parti Démocrate américain et qui avait sans doute joué un rôle dans la défaite d’Hillary Clinton face à Donald Trump. Autre indice : l’essentiel des media russes, très influencés par la présidence de Vladimir Poutine, se déchaîne contre Macron. Troisième indication : le travail de piratage, à une pareille échelle, a dû coûter très cher et nécessiter de gros moyens humains, tant quantitatifs que qualitatifs, et il est douteux qu’une organisation non-étatique quelle qu’elle fut puisse l’avoir réalisé, ou même avoir eu un quelconque intérêt à le faire.

 

Mais deux questions se posent à présent et non pas une seule, comme tentent de l’accréditer les amis et soutiens du favori de dimanche. La première tient bien sûr aux motifs du cyber-agresseur et à son identité, ainsi qu’à la nécessité d’empêcher des éléments extérieurs de fausser les termes d’un processus démocratique.

 

La seconde est plus délicate mais elle doit aussi et impérativement être posée : les révélations publiées sur le site Pastebin sont-elles authentiques ? Pour la simple raison que, si tel est le cas, par exemple pour les documents que nous avons eu le temps d’étudier, la France risque d’élire demain un candidat ayant commis des actes condamnables par la justice pénale.

 

On remarquera à ce propos que, dans le cas d’Hillary Clinton, personne n’a jamais mis en cause l’authenticité des documents révélés. Dans ces conditions, malgré l’immixtion déplorable de pirates dans la campagne électorale, on peut également affirmer qu’ils ont contribué à mettre en lumière des agissements néfastes voire répréhensibles de Madame Clinton.

 

Dans le cas qui nous intéresse, on mentionnera tout de même qu’un acte avéré de corruption d’une personne dépositaire de l’autorité publique est puni, en France, selon l’article 432/11 du code pénal, d’une peine d’emprisonnement de dix ans et d’une amende s’élevant à un million d’euros, en plus du double du produit tiré de l’infraction. On ne traite pas d’un délit mineur, on s’en rend bien compte.

 

A ce qui précède, il convient d’ajouter une information fondamentale pour la suite : toute infraction informatique laisse des traces, et le fait de publier les documents sur Pastebin ne garantit pas l’anonymat. Obtenir des résultats probants à l’issue d’une enquête ne dépend que des moyens qu’on est prêt à investir pour trouver les coupables. Le plus intéressant est sans doute que les hackers sont parfaitement au courant de ce qu’ils ne disposent d’aucune immunité pour couvrir leur acte, et que cela a été pris en compte lors de la décision de publier la moisson du hacking de Macron et de son parti.

 

Si c’est "encore un coup des Russes", ils savent pertinemment qu’ils vont être découverts, à tout le moins, les individus qu’ils ont mandatés pour effectuer le job. Mais ce n’est pas ce qui pourrait déstabiliser Poutine, qui n’a pas de comptes à rendre à la Commission Nationale de Contrôle de la Campagne Electorale en vue de l’Election Présidentielle (CNCCEP). On n’effraie pas aussi facilement l’homme qui a rasé Alep de la surface de la Terre sans jamais être inquiété par la "communauté internationale" et encore moins par la France.

 

Cette constatation comporte une nuance majeure que nous avons déjà évoquée, et qui va conditionner le fait de savoir si nous sommes en présence d’une grosse affaire ou d’une énorme affaire. Retour donc à la question fondamentale : Macron est-il coupable ou victime ? Si Macron est coupable, peu importe à Poutine qu’il ait semé le trouble dans le fonctionnement démocratique d’un pays européen ; c’est un peu une constance de sa politique, un comportement "normal" de son point de vue, qui consiste principalement en un rapport de force simple : affaiblir les autres et renforcer la Russie.  

 

Si Macron est corrompu, Poutine tient en main des atouts majeurs ; il sera celui qui a démasqué le "criminel" qui allait se hisser à la direction de la France. S’il ne l’est pas, on reprochera au Tsarévitch son comportement brutal et on se méfiera encore plus de lui, si c’est encore possible. Or ce questionnement répond presque à l’interrogation.

 

Si Macron est corrompu,  il faut assumer que Poutine détient les preuves du délit et des originaux de documents publiés. Si c’est le cas, c’est que Poutine entend vraiment empêcher le candidat d’En Marche ! de devenir président. Dans cette hypothèse, il a sans doute convaincu, documentation à l’appui, Maître Collard de la culpabilité de l’adversaire de Marine Le Pen. Il y aurait de quoi priver Emmanuel Macron de sommeil durant cette nuit : vous imaginez, dimanche, à 20h et une minute, à la place de voir MLP reconnaître sa défaite et remercier ses électeurs, Gilbert Collard, sur Fr2, présentant les extraits de comptes de La Providence à la caméra, en s’exclamant "Français, Françaises, vous venez d’élire un escroc !" ?

 

Et à la place de Macron, quelle est la meilleure posture à adopter ? S’il était coupable, la meilleure conduite consisterait à renoncer à la fonction présidentielle avant de se la voir décerner. Par une annonce dramatique. Parce qu’à 20h 01, quoi qu’il en soit, la presse va faire pleuvoir des hallebardes de questions sur le candidat à propos des fuites. Cela risque de prendre plus de place que sa victoire attendue aux élections !

 

S’il n’a rien à se reprocher, il devrait renoncer à l’immunité présidentielle, le temps de démontrer son innocence. Ce serait un acte convaincant pour les Français, et sans danger pour lui dans cette configuration.

 

Mais si les documents concernant La Providence et Saint Kitts & Nevis sont authentiques, qu’il ne compte pas sur l’immunité pour se sortir d’affaire. Car la menace du tribunal est nettement moindre que celle de la rue et des journalistes. S’il a fauté, il n’a aucune chance de s’en sortir, il pourrait s’embourber "à la Fillon", mais à la puissance dix. Les faits reprochés à Fillon sont des peccadilles en comparaison d’accusations de corruption et d’évasion fiscale.

 

Un collègue énarque qui connaît bien le caractère d’Emmanuel Macron nous a toutefois mis en garde : ce type est narcissique, il a l’impression que sa personne a rendez-vous avec la France, et que rien, quoi qu’il advienne, ne saurait empêcher son destin de se réaliser. Même s’il est coupable, il se battra jusqu’au bout, même si l’espoir de s’en sortir disparaît.

 

François Hollande, à sa sortie de l’Institut du monde arabe (Ima) à Paris a déclaré à l’AFP : "On savait qu’il y aurait ces risques-là durant la campagne présidentielle, puisque ça s’était produit ailleurs. Rien ne sera laissé sans réponse". On ne sait trop ce qu’il faut comprendre de ce commentaire. Répondre à qui ? Comment ? Il aurait mieux valu qu’il parle de l’ouverture immédiate d’une enquête approfondie, cela aurait été plus adapté aux circonstances.

 

Quant à la première réaction du CNCCEP, samedi matin, elle a consisté à avertir que "certains documents fuités sont probablement faux". C’est encourageant, cela signifie qu’il y en a qui ne le sont pas.

 

Demain sera un jour tendu. Bien davantage qu’il aurait dû l’être, compte tenu de l’écart entre les candidats prévu par les sondages. La chienlit menace. L’improvisation devant une situation jamais rencontrée. Le nom du président ne sera pas forcément connu demain.

 

 
Claude Moniquet et Stéphane Juffa en live a propos des élections françaises (010505/17) Version imprimable
vendredi, 05 mai 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa et de Claude Moniquet au micro de Jim Mosko, sur Radio Judaïca https://www.youtube.com/watch?v=9aJgU22cFDQ (Youtube), dans l’émission Bruxelles-Métula.

 

Les analystes stratégiques Claude Moniquet et Stéphane Juffa donnent leur opinion sur les candidats aux élections de dimanche. Moniquet, qui possède la nationalité française, appelle à voter Macron pour faire barrage au Front National. Juffa, qui ne l’a pas, se refuse à donner des consignes de vote, car il considère que ce n’est pas le rôle d’un journaliste ; il note que les deux candidats sont médiocres, et surtout dangereux pour l’avenir des relations en Israël et la France.

 

 

 

 
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