Macron soutient le terrorisme islamique et se vend ŕ l’Iran (info # 011009/17) Version imprimable
dimanche, 10 septembre 2017

 

Par Guy Millière

 

C’est une chose entendue, Emmanuel Macron est un imposteur, et je m’étonne encore que des gens m’écrivent me demandant de lui laisser du temps avant de juger son action.

 

Sur le plan intérieur français, il est d’ores et déjà clair que Macron ne fera rien, sinon des opérations cosmétiques, et que chômage et pauvreté resteront ce qu’ils sont aujourd’hui. Ni la minuscule réforme du code du travail, ni les quelques changements en matière d’impôts ne sont à même d’imprimer le sursaut qui serait nécessaire pour qu’un redressement s’amorce. Sur le plan extérieur, l’imposture est plus flagrante encore. Et son summum est constituée par la prétention, récemment affirmée par Macron, de vouloir lutter contre le terrorisme islamique.

 

La réalité est que la France finance le terrorisme islamique. Elle le fait de quatre manières au moins.

 

D’abord, elle continue à consentir des avantages fiscaux et réglementaires au Qatar, qui est un pays qui finance le terrorisme islamique et, entre autres, les Frères Musulmans et le Hamas, la branche “palestinienne” des Frères Musulmans. (Les fans de football parisiens se réjouissent des investissements qatari en France, je sais, mais le football ne peut couvrir toutes les infamies du monde).

 

Ensuite, la France continue à proclamer vouloir aider le Liban : Emmanuel Macron l’a redit récemment et va bientôt recevoir à Paris des dignitaires de ce pays. Aider le Liban, dans le contexte actuel, et dès lors que le Liban est entièrement sous la coupe d’une organisation terroriste islamique appelée Hezbollah, c’est aider le Hezbollah. Michel Aoun, président du Liban, et Saad Hariri, Premier ministre, ne sont pas membres du Hezbollah, mais sont des potiches. Emmanuel Macron ne peut l’ignorer.

 

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En pâmoison devant Mohammad Zarif, le ministre des Affaires Etrangères

du pays qui déclare vouloir rayer Israël de la surface du monde

 

La France continue par ailleurs de soutenir financièrement l’Autorité Palestinienne, laquelle finance le terrorisme et incite sans cesse au meurtre d’Israéliens juifs, dont elle rémunère les assassins lorsqu’ils sont en prison en Israël ainsi que leurs familles. Soutenir financièrement l’Autorité Palestinienne, c’est évidemment soutenir le terrorisme islamique. Et des déclarations de Macron, telles celles effectuées il y a quelques semaines, affirmant que Mahmoud Abbas est un apôtre de la non-violence, sont d’une obscénité répugnante.

 

Enfin, et c’est le plus grave, au sein de cet ensemble déjà peu ragoutant, la France signe des contrats avec le régime des mollahs iraniens. Et Macron, en entérinant ces contrats, fait comme s’il ignorait ce qu’il n’ignore pas du tout : à savoir que l’Iran des mollahs ne cesse d’ourdir un projet génocidaire à l’encontre du peuple d’Israël, en se targuant de ce dessein. Le président français feint également de ne pas savoir que l’Iran des mollahs est aujourd’hui le principal financier du terrorisme chiite, travaillant de concert avec le dictateur nord-coréen Kim Jong-Un pour se doter de l’arme atomique et se sanctuariser.

 

Si Macron était plus humble, s’il faisait profil bas, il paraitrait un peu plus présentable. Qu’il prétende faire une chose tout en faisant exactement le contraire est consternant et insulte l’intelligence de ceux qui daignent encore l’écouter.

 

Il n’est en cela pas différent de ceux qui l’ont précédé : François Hollande et Nicolas Sarkozy se comportaient de la même façon. Jacques Chirac pire encore.

 

Mais lorsqu’il affirme incarner une ligne différente d’iceux, son attitude doit être dénoncée. Comme ses prédécesseurs, Macron espère préserver la France des attentats islamiques dans le futur en pratiquant l’apaisement. On a vu ces dernières années que l’apaisement était une impasse tragique. On le verra hélas encore sans doute à l’avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, Macron prend des poses qui ne sont que des simulacres et qui ne trompent personne, sinon les journalistes courtisans qui répercutent ses propos.

 

Comme ses prédécesseurs, c’est un opportuniste cynique qui sait que la France a besoin d’argent et doit se vendre pour survivre, contre quelques poignées de pois chiches, quelles que soient les conséquences en matière de terrorisme islamique international.

 

Comme ses prédécesseurs, il sait que l’électorat musulman monte en puissance en France, et qu’il vaut mieux pour lui le préserver s’il veut être réélu à l’avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, c’est un dhimmi courbé devant la marée islamique qui continue à monter.

 

Comme ses prédécesseurs, il aura un piètre et lamentable destin de dhimmi.

 

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Bruxelles-Métula du 8 septembre 2017 (010809/17) Version imprimable
vendredi, 08 septembre 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca  https://youtu.be/MTZ_5F9C6tY (Youtube).

 

Au sommaire :

 

1. Les mises en garde proférées par le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, à l’encontre des Syriens, des Iraniens et du Hezbollah : "Nous sommes déterminés à empêcher nos ennemis de porter atteinte, ou même de créer une occasion pour porter atteinte à la sécurité des citoyens d'Israël".

 

Au niveau stratégique, Lieberman indique qu’Israël fera "tout pour empêcher l'existence d'un corridor chiite de Téhéran à Damas".

 

C’est en fait la tâche de l’Armée américaine, des Occidentaux et des pays arabes, mais puisqu’ils semblent se désister, l’Etat hébreu, en considération de ses intérêts sécuritaires supérieurs, n’a pas d’autre choix que d’empêcher l’expansion iranienne en direction de l’ensemble de la Syrie et du Liban par ses propres moyens.

 

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Une photo de l’attaque d’hier matin en Syrie

 

2. Jean Tsadik, dans son analyse d’hier (jeudi), avait envisagé deux hypothèses de comportement que Jérusalem avait pu adopter à l’égard des Russes et de leurs bases militaires situées à seulement un peu plus de 40km de l’objectif détruit par les appareils hébreux :

 

a.     Ne pas les informer ou les informer trop tard de l’opération en cours. Ce, afin de les empêcher d’intervenir et d’interférer pour compliquer le raid, et pour leur signifier que l’intérêt supérieur d’Israël passait avant la coordination avec eux.

 

b.     Qu’une entente avait été conclue lors des discussions de Sotchi entre Messieurs Netanyahu et Poutine pour laisser le Khe’l Avir débarrasser Moscou de l’encombrante usine de production de gaz de combat de Masayaf. Ceci, en considération de ce que la communauté internationale avait enjoint à Bashar al Assad de détruire toutes ses réserves de gaz de combat et qu’il affirmait avoir procédé à cette destruction.

 

Juffa ajoute ce matin une troisième hypothèse à celles proposées par Jean Tsadik : l’intervention visant Masayaf pourrait faire partie de la liste dressée en commun par les responsables russes et israéliens des actions militaires jugées légitimes pour la défense de l’Etat hébreu. Les trois hypothèses restent envisageables.

 

Juffa observe que Moscou n’a pas réagi à l’annihilation du complexe militaire syrien par Tsahal. Washington d’ailleurs non plus.

 

3. Le raid israélien est survenu quelques heures seulement après l’accusation formelle de crime de guerre contre le régime alaouite, formulée par les experts de l’ONU suite à une enquête minutieuse. Les conclusions de l’ONU indiquent que le gaz sarin, produit à Masayaf, a servi à l’attaque par les forces gouvernementales de ville syrienne de Khan Cheikhoun, en avril dernier, qui avait causé la mort d’entre100 et 200 civils et en avait blessé plus de 500.

 

Dans ces conditions, au vu du timing choisi par Israël pour détruire Masayaf, personne ne peut critiquer la décision du gouvernement hébreu.

 

4. Le Khe’l Avir a-t-il utilisé pour le raid ses nouveaux avions furtifs F-35 – rebaptisés en hébreu "Adir" (superbe) ? Israël en a reçu 5 sur une cinquantaine de commandés. En principe, il aurait fallu beaucoup plus de temps – l’Etat hébreu vient de les recevoir – pour les rendre opérationnels, mais il est assurément capable de ce genre d’intégration accélérée.

 

5. Quelles sont les réactions éventuelles que l’on doit attendre de la part de la Syrie et de ses alliés ?

 

 
Bruxelles-Métula du 4 septembre 2017 (010409/17) Version imprimable
lundi, 04 septembre 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca  https://youtu.be/nte0OZ8xTB4 (Youtube).

 

Au sommaire : I24News reçoit Charles Enderlin

 

Hier soir, le cinéaste Elie Chouraqui a reçu Charles Enderlin sur I24News à l’occasion du début de la programmation de son émission : "Elie sans interdit".

 

C'aurait été tellement plus clair si I24News avait également invité la Ména pour que nous démontrions, en 10 minutes chrono, cette mise en scène grossière et de très mauvaise qualité. Enderlin, à son habitude, n’a dit rien de factuel, parce qu'il n'a rien de factuel à dire. Mais c'est vrai, Métula est sans doute trop éloignée de Tel-Aviv, Elie connaît mieux l'affaire que ceux qui ont conduit une enquête de quatre ans, disséquant chaque seconde de l'imposture, ce qui s'est passé avant, pendant et après.

 

Une investigation titanesque, réalisée sans aucune aide extérieure, sur nos seuls deniers, afin d’éviter que la vérité ne reste bâillonnée. Face aux faussaires, à France Télévisions, au Président Chirac, à la justice française, à l’ensemble de la presse francilienne sans la moindre exception, aux syndicats de journalistes, aux mensonges et aux insultes, à une grande partie des institutions israélites de l’Hexagone, et à quelques opportunistes qui ont tenté d’exploiter sur le tard pour leur compte le travail que nous avions fourni seuls. Seuls, mais sur la base des découvertes initiales du physicien Nahum Shahaf, qui fut le premier à discerner l’imposture inimaginable à laquelle s’était livrée la télévision de l’Etat français, soutenue par tout l’appareil de l’Etat français.

 

Serait-il inutile de confronter, une fois pour toutes, les affirmations des uns et des autres, preuves à l'appui ? Cela n'a-t-il pas d'intérêt ?

 

Pourtant, la diffusion de ce faux flagrant a donné le signal de départ de la vague médiatique croissante de haine systématique contre Israël et les Juifs sur les media français. Et des dizaines de personnes sont mortes dans la violence des conséquences de cette mise en scène.

 

Certes, Enderlin se serait probablement dégonflé, car il s'est toujours dégonflé. Mais il fallait tout de même l'inviter à débattre, et s'il refusait, laisser la Ména présenter les preuves irréfutables qu'elle a accumulées depuis 17 ans.

 

Les téléspectateurs n'attendent que cela et ils ont le droit de connaître la vérité. I24News était le support idéal pour cette démonstration, dont elle aurait dû prendre l'initiative depuis longtemps. Nous lui avons souvent proposé de le faire, c’est à cela que sert une vraie télévision. Mais elle se comporte comme une chaîne française de qualité médiocre délocalisée en Israël. Par son attitude face à la Controverse, elle protège objectivement la thèse de Fr2 et, partant, les imposteurs. L'unique chose dont la vérité a besoin pour être reconnue par tous est la lumière, et ils la laissent dans l'ombre.

 

Elie Chouraqui a laissé dire à Enderlin que la publication de notre enquête participait de l’effet de la "communication israélienne" ? Sauf que la Ména a été le seul media israélien, 5 ans durant, à soutenir le fait que l'on était en présence d'une mise en scène. Le ministère de la Justice israélien avait refusé de participer à l'enquête. Les chaînes israéliennes et les stations de radio refusaient de nous recevoir, hormis quelques rares exceptions. Le CRIF a appelé à nous boycotter pendant sept ans... avertissant ceux qui organisaient des conférences de la Ména en France qu’ils s’exposaient à des poursuites judiciaires.

 

I24News ignore intentionnellement notre existence (depuis sa création) afin que ses téléspectateurs ne puissent pas distinguer le véritable journalisme de la tarte à la crème. En un mot : lamentable.

 

 
Eliminer les terroristes islamiques assassins est un acte de justice (info # 010309/17) Version imprimable
dimanche, 03 septembre 2017

 

Par Guy Millière

 

Je vis dans un pays où la peine de mort existe. Il est des gens qui fustigent ce pays, les Etats-Unis, pour cette raison. Je l’ai déjà dit, et je le répète, la peine de mort me parait légitime pour tout assassinat prémédité. A fortiori, pour les auteurs d’assassinats prémédités qui ont récidivé et commis plusieurs assassinats.

 

Elle est à mes yeux porteuse de respect pour la vie, alors que son abolition est vectrice de l’inverse. Priver un être humain, qui plus est plusieurs d’entre eux, de leur vie, et le faire délibérément (pas de façon accidentelle), a pour conséquence de leur enlever consciemment ce qu’ils avaient de plus précieux.

 

Priver l’assassin de ce qu’il a plus précieux correspond à lui infliger un châtiment à la hauteur du crime qu’il a commis. Le condamner à une peine de prison, et parfois le relâcher au bout de quelques années, constitue une dévaluation de la vie de ceux qu’il a assassinés, et participe à tempérer la gravité du crime commis.

 

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La peine de mort pour les terroristes islamiques ?

 

Ce que je viens d’écrire vaut à mes yeux partout sur Terre. Cela vaut pour les assassinats terroristes, et cela vaut plus particulièrement pour les assassinats terroristes commis sur des personnes en raison de leur appartenance ethnique, nationale ou religieuse.

 

Je regrette pour ma part infiniment qu’Israël n’applique pas la peine de mort aux terroristes islamiques qui assassinent des Israéliens juifs.

 

Garder des terroristes islamiques assassins en prison les expose à un châtiment disproportionnellement léger, d’autant plus qu’il advient trop souvent qu’ils servent de monnaie d’échange, qu’ils soient relâchés à ce titre, puis fêtés comme des héros par des chefs de bandes islamiques tels Mahmoud Abbas, Ismaël Haniyeh, ou Hassan Nasrallah. On peut ajouter que, le plus souvent, les terroristes islamiques assassins souhaitent mourir : la peine capitale matérialise ainsi une excellente occasion d’exaucer leur vœu.

 

Faute d’appliquer la peine de mort, Israël devrait, à tout le moins, en faire beaucoup moins pour préserver la vie des terroristes islamiques assassins. Le courageux soldat qui a tiré sur l’assassin qui avait tué trois personnes à Halamish n’a fait que le blesser ; l’assassin a ensuite été soigné dans un hôpital israélien. Les victimes de l’assassin n’ont pas connu cette chance.

 

L’assassin a été photographié, souriant, sur son lit d’hôpital. Ses victimes ne souriront jamais plus, et l’enquête a montré qu’elles avaient subi les effets d’une sauvagerie incroyable.

 

Le soldat qui est intervenu à Halamish s’est, semble-t-il, inquiété du précédent constitué par le procès intenté à Elor Azaria, et de la peine de prison qui l’a ponctué. Ce précédent, et je le dis avec en moi tout l’amour que je porte à Israël et au peuple juif, me paraît lourd de conséquences.

 

L’Armée d’Israël est présentée comme la plus morale au monde, et elle l’est effectivement. Je suis de ceux qui pensent qu’Elor Azaria aurait dû bénéficier des circonstances atténuantes, et ne jamais être déféré en justice.

 

De ceux qui pensent qu’une armée morale ne doit pas aller jusqu’au désarmement moral de ses soldats, et que, si certaines limites sont franchies, la vie des soldats est davantage exposée.

 

De ceux qui pensent que la place d’un terroriste islamique assassin est six pieds sous terre, ou sous les dents des requins en haute mer.

 

Je suis non seulement favorable à la mort pour les terroristes islamiques assassins, mais favorable aussi à la non-restitution de leurs cadavres à leurs familles. Nous sommes quelques-uns à partager cet avis : dans les mesures proposées par Daniel Pipes pour permettre la victoire d’Israël, il y a précisément la non-restitution des dépouilles des terroristes islamistes assassins à leurs familles.

 

Comme Daniel Pipes, je suis partisan d’une victoire totale d’Israël. Outre le fait que je suis favorable à la mort des terroristes islamiques assassins et à la non-restitution de leurs cadavres à leurs familles, je pense qu’Israël ne doit jamais oublier qu’une guerre féroce lui est livrée et qu’Israël doit impérativement la gagner pour que vienne la paix.

 

Israël n’a rien à attendre de ses ennemis en faisant preuve de mansuétude ou de faiblesse à leur égard ; la mansuétude ou la faiblesse ne gagnera d’ailleurs pas à Israël le moindre supplément de sympathie dans un monde occidental, de plus en plus pusillanime et toujours davantage envahi par un antisémitisme d’autant plus virulent qu’il ne dit pas son nom.

 

Eliminer les terroristes islamiques assassins est une action de justice pleinement légitime.

 

Chaque personne assassinée avec préméditation par un assassin est une personne assassinée de trop. Chaque Israélien juif assassiné par un terroriste islamique assassin est un Israélien juif assassiné de trop, et mérite que justice lui soit faite. Une justice pleine et entière.

 

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Le mandat des casques bleus reconduit et revitaminé entre Israël et le Liban [Analyse] - Ména - Version imprimable
samedi, 02 septembre 2017

 

Metula News

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Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde (Camus)

 

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Bruxelles-Métula du 1er septembre 2017 (010209/17) [Analyse radiophonique]

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/Eg9IOONpsLE (Youtube). Attention, la diffusion de Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca change d’horaire pour la nouvelle saison et aura lieu, toujours en direct, tous les lundis à 7h40 sur les ondes de la station bruxelloise. Pour suivre les émissions en direct : http://www.radioline.co/listen-to-radio-judaica-bruxelles.

 

Au sommaire :

 

1. Le mandat de la FINUL est reconduit pour un an par le Conseil de Sécurité de l’ONU, et la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban est priée, par quatre nouvelles mesures, d’entrer dans les villes et villages contrôlés par le Hezbollah afin de vérifier que les résolutions du Conseil sont respectées. Tous les détails dans l’article très circonstancié de Michaël Béhé, le chef de la Ména libanaise, paraissant aujourd’hui sur les supports de la Ména.

2. Le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahu, accentue son discours d’auto-victimisation, accusant la presse ainsi que les témoins à sa charge de fomenter un coup d’Etat contre sa personne. Les journalistes présents à la réunion du Likoud hués et insultés par l’assistance en réponse aux incitations de Netanyahu.

Plusieurs députés du Likoud jugent indigne et inadéquat le comportement du Premier ministre.

M. Netanyahu informe le tribunal qu’il a passé, ces trois dernières années, 300 heures au téléphone avec l’ex-rédacteur en chef et le propriétaire du quotidien gratuit "Israël Hayom" [Israël aujourd’hui], qui fait l’apologie de sa politique.

 

 

Le mandat des casques bleus reconduit et revitaminé entre Israël et le Liban (info # 020209/17) [Analyse]

Par Michaël Béhé à Beyrouth © Metula News Agency

 

Mercredi dernier, le mandat des Casques bleus de la FINUL, la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban, a finalement été reconduit pour une année supplémentaire. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a en effet adopté à l’unanimité de ses quinze membres la résolution 2373, qui prolonge ledit mandat, non sans y apporter plusieurs modifications importantes, comme les avaient demandées les Etats-Unis et Israël.

 

Rappelons que la présence de la FINUL au Liban, dans la région frontalière avec l’Etat hébreu, est régie par la résolution 1701, adoptée par le Conseil le six août 2006. La 1701, proposée par la France et des pays arabes, avait pour but de mettre un terme à la contre-offensive de Tsahal au Liban en échange de plusieurs dispositions, dont les principales étaient : le désarmement de tous les groupes armés dans l’ensemble du pays aux cèdres, cette clause s’adressant particulièrement au Hezbollah, la milice chiite supplétive de l’Iran, ainsi que l’éviction de toute force armée autre que l’Armée libanaise et la FINUL au sud du fleuve Litani qui coule parallèlement à la frontière israélienne.

 

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No comment

 

Dans les faits, si l’Etat hébreu avait cessé ses opérations militaires, de notre côté, la décision onusienne n’a jamais été suivie d’effets. Au contraire, depuis 2006, le Hezbollah, grâce aux armes qu’il reçoit de Téhéran, s’est imposé comme un Etat dans l’Etat, disposant de sa propre armée et supplantant les institutions nationales chaque fois qu’il le décide.

 

Près de la frontière avec notre voisin du Sud, la présence des Forces armées libanaises est très discrète et se résume à quelques postes d’observation et à de très rares patrouilles. La milice chiite, quant à elle, a constitué des dizaines de bastions militaires dans les villages, et amassé de grandes quantités d’armement et de munitions en vue d’une prochaine confrontation avec Israël, le tout, bien entendu, en contravention flagrante avec les clauses de la Résolution 1701.

 

De plus, comme à l’est de la Bekaa face à la Syrie et dans d’autres bastions qu’il contrôle, le Hezbollah utilise des uniformes de l’Armée qu’il a dérobés par milliers afin de vêtir ses miliciens et de les faire passer pour des soldats légitimes de la République libanaise.

 

Face à nos camarades de la rédaction à Métula, les membres de l’organisation terroriste chiite ont également plantés leurs drapeaux, de même que ceux de la République Islamique d’Iran et disséminé des effigies de leur chef, Hassan Nasrallah, de leurs "martyrs" et de l’instigateur de la Révolution islamique en Iran, feu l’ayatollah Rouholla Khomeiny.

 

De temps à autres, le Hezb organise des visites guidées sur la frontière à l’intention des journalistes présents au Liban, démontrant par là même que la force armée qui contrôle cette région n’est pas l’Armée de notre pays.

 

Quant à la FINUL, qui compte aujourd’hui un peu plus de 10 500 Casques bleus – des soldats dont la tâche, en principe, est le maintien de la paix, non pas uniquement l’observation passive des infractions à la résolution de l’ONU -, sa présence dans la zone limitrophe est à peine tolérée par le Hezb..

 

Ainsi, la milice n’autorise pas les casques bleus des 39 pays participant au contingent de maintien de la paix à pénétrer dans les villages qu’elle occupe ni à inspecter ses positions. Par le passé, les Casques bleus avaient tenté de mener à bien la mission qui leur est confiée, mais ils avaient été accueillis à coups de pierres, puis d’armes automatiques, par les Hezbollani et leurs affidés.

 

Depuis, la FINUL se contente de patrouiller sur les routes principales, à l’écart des villages, des fortifications et des entrepôts d’armes de la milice pro-iranienne. Elle utilise aussi un hélicoptère deux fois par jour qui suit précisément le tracé de la frontière de la Méditerranée aux contreforts du Golan.

 

Il est évident que ces "aménagements" avec les provisions de la Résolution 1701, qui résultent de décisions prises au niveau national par les pays participant à la force internationale sont parfaitement irréguliers, puisque le mandat de la FINUL ne saurait être dicté que par la résolution en question, qui seule est valide pour définir ses fonctions et obligations. Dans son rôle législatif, l’organe de référence, c’est-à-dire le Conseil de Sécurité des Nations Unies, supplante en effet les gouvernements qui fournissent des hommes, et qui sont censés le faire dans le respect de la seule autorité du Conseil en la matière.

 

Il n’appartient pas aux Etats qui envoient des troupes d’adresser directement à leurs soldats des ordres contraires ou divergents à ceux déterminés par le Conseil de Sécurité dans ses résolutions. L’un des champions de l’exercice de ce mode opératoire délétère est la France, qui avait pourtant rédigé les dispositions de la 1701 mais qui n’a jamais tenté de les faire respecter sur le terrain. Au contraire, à la veille du dernier vote de reconduction du mandat, dans un vif différend qui l’opposait à Washington et Jérusalem, Paris se déclarait satisfait du rôle joué actuellement par la FINUL, et ne désirait aucune modification à son mandat. Entre 2006 et 2017, la France a d’autre part réduit sa participation à la FINUL de 2 000 à 800 hommes.    

 

Pour Anne Guéguen, l'ambassadrice adjointe de la France auprès des Nations Unies, la FINUL, avec son rendement existant, "joue un rôle décisif dans un contexte régional très difficile pour stabiliser le sud du Liban". Pour Madame Guéguen, "la Force onusienne a fait preuve d'un effet stabilisant dans un environnement volatil, complexe et perturbé. Sa mission, conformément à la résolution 1701 (sic), a contribué avec succès au maintien d'une situation calme dans son domaine d'activité le long de la ligne bleue depuis août 2006".

 

Si la résolution 1701 ne provisionnait que le maintien d’un calme relatif le long de la frontière entre le Liban et Israël, et encore selon les termes imposés par une organisation classée terroriste par l’ONU est dont la présence à cet endroit est bannie, Paris aurait sans doute raison. Mais ce n’est pas le cas ! La Finul doit principalement désarmer le Hezbollah et l’empêcher d’exister au sud du Litani, et c’est le Quai d’Orsay qui avait rédigé ces termes et qui ne s’en souvient plus. Elle doit donc non seulement s’assurer que la frontière soit calme, mais aussi qu’elle le restera. Ce, en appliquant, stricto sensu, les résolutions votées au Conseil de Sécurité.

 

La portée du comportement français s’étend au-delà de la discussion du cadre juridique du mandat de la FINUL et des désaccords entre diplomates. Elle comprend des effets hautement nocifs et complémentaires : d’une part, en tolérant la présence armée du Hezbollah au sud du Litani, et en se pliant sans broncher à son autorité, l’ONU prend acte de cette présence et la légitime de facto.

 

Ensuite, lorsque l’on sait que, sur une autre frontière de notre pays, dans la région des Jurds, au Nord-Est, le Hezbollah vient de se livrer à une vaste opération militaire – sans s’en référer le moins du monde à l’autorité souveraine du Liban – contre des organisations armées sunnites, cela devrait tout de même appeler à une certaine analyse.

 

Lorsque l’on sait aussi que le même Hezbollah vient d’ordonner à l’Armée nationale d’interrompre sa propre offensive, dans la même région et face aux mêmes ennemis, pour la raison qu’il s’est mis d’accord avec eux pour l’établissement d’un cessez-le-feu, même à Paris, on ne devrait pas se satisfaire du calme apparent qui prévaut au Sud.

 

En ignorant intentionnellement ces atteintes à notre souveraineté nationale, ceux qui se gaussent de la situation actuelle mettent simplement la survie de tous les Libanais en danger. Car ce faisant, ils laissent à la milice à la solde de Téhéran le choix de déclencher un nouveau conflit armé avec Israël, tout en sachant que, si les Hébreux étaient une fois encore agressés sans l’avoir aucunement provoqué, ils renverraient le Liban au temps des dinosaures. Ils ont déclaré qu’ils le feraient, et si des tirs provenant du Liban tuent leurs civils, personne ne doute à Beyrouth qu’ils mettront leur menace à exécution et que, de plus, ils ne feraient qu’exercer leur droit à la légitime défense le plus strict.

 

Ainsi, une milice terroriste, issue d’une communauté minoritaire – représentant environ 33 pour cent de la population nationale -, agissant au service d’un Etat étranger et au détriment du sien, peut exposer, à n’importe quel moment, la majorité de notre population à un terrible conflit dont elle ne veut absolument pas.

 

Il y a une semaine, l’ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, avait fermement condamné cet aveuglement, déclarant  que les Casques bleus de la force de paix des Nations Unies au Liban ne faisaient pas leur travail de manière correcte. Madame Haley a précisé que le FINUL se montrait particulièrement inefficace pour empêcher "l'approvisionnement massif en armes du Hezbollah, la plupart du temps par des trafics alimentés par l'Iran".

 

Répliquant indirectement à l’ambassadrice française, la déléguée U.S. a affirmé que ce que faisait actuellement la FINUL, "ce n'est pas prévenir la guerre, c'est la préparer !". Madame Haley a dit vouloir amender le texte du mandat de la force de l’ONU, afin qu’il "qui dise clairement à la Finul de faire ce qu'elle aurait dû faire depuis des années".

 

L’ambassadrice s’en est aussi vertement prise au commandant de la Finul, le Général irlandais Michael Beary, qu’elle accuse d'être "aveugle" sur les trafics d'armes dans le sud du Liban. "Il semble être la seule personne dans le sud du Liban à ne pas voir ces trafics, et fait preuve d'un manque de compréhension embarrassant sur ce qui se passe autour de lui", a-t-elle conclu.

 

Le représentant israélien à l’ONU, Danny Danon, a soutenu l’analyse faite par son homologue américaine, exigeant de la FINUL qu’elle mette "un terme aux violations par le Hezbollah des résolutions du Conseil de Sécurité afin d'instaurer [durablement ? Ndlr.] le calme dans la région". Pour M. Danon, les Casques bleus "doivent insister pour avoir un accès illimité à toutes les installations suspectes sous leur mandat". Dans le Wall Street Journal, il a prôné "une inspection méticuleuse des villes et des villages du sud du Liban", et "le démantèlement des bastions du Hezbollah", en conformité avec le mandat reçu par la FINUL.

 

Finalement, c’est la version américano-israélienne qui est passée, et encore à l’unanimité, ce qui est remarquable, les grandes puissances que sont la Russie et la Chine votant en faveur de la résolution. Il est vrai que les Etats-Unis ont pesé de toute leur influence pour parvenir à ce résultat. A noter que le gouvernement libanais du président Aoun, menotté par la menace permanente que lui applique le Hezb, s’était calqué sur la position initiale de la France soutenant le statu quo. Israël et le Liban n’étaient pas représentés au Conseil durant le vote.  

 

Quatre nouveaux dispositifs ont été désormais intégrés au mandat des Casques bleus. Il s’agit de :

 

1. L’augmentation significative de la présence de la FINUL, devant se traduire par une augmentation du nombre de ses soldats et des moyens à leur disposition.

 

2. L’injonction faite à la FINUL d’entrer dans les villes et les villages tenus par le Hezbollah.

 

3. La demande qui lui est faite de fournir davantage de rapports sur ses missions.

 

4. L’injonction d’informer immédiatement le Conseil en cas de violation des résolutions onusiennes par le Hezbollah.

 

Reste à voir si ces amendements seront mis en pratique par les Casques bleus sans interférences de la part des Etats qui participent à leur contingent. Force est de constater que la mouture de 2006 de la Résolution 1701 aurait dû suffire mais que les soldats de l’ONU, pour se préserver, ne l’avaient pas mise en œuvre.

 

Au cas où, sous le regard accru et déterminé de l’Amérique, ces nouvelles dispositions se traduiraient par les actes qu’elles préconisent, une confrontation ponctuelle avec la milice terroriste chiite semble inévitable. Mais la paix est à ce prix, de même que la sécurité des civils israéliens et la préservation du Liban.

 

Dans tous les cas, notre rédaction principale de Métula – située à moins de 400 mètres de la ville chiite, tenue par le Hezbollah, de Kfar Kileh -, est idéalement placée afin de vérifier l’application de ces nouvelles clauses, et elle ne manquera pas, selon son habitude, de nous tenir informés.

 

 

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