La monstruosité de l’Autorité Palestinienne (info # 010608/17) Version imprimable
dimanche, 06 août 2017

 

Par Guy Millière

 

Il y a quelques semaines, Emmanuel Macron recevait Mahmoud Abbas à l’Elysée, l’embrassait et le remerciait d’œuvrer pour la “non-violence”. D’autres dirigeants politiques occidentaux, sans aller aussi loin dans la soumission obséquieuse qu’Emmanuel Macron, traitent Mahmoud Abbas comme un président et comme un homme politique respectable. Dois-je dire que c’est une honte ?

 

Mahmoud Abbas n’a cessé d’être un chef de bande criminelle. Il m’est arrivé de le comparer à un parrain de la mafia, mais c’était une comparaison injurieuse pour les pires parrains de la mafia. Le comparer à un Staline ou à un Goebbels du Proche-Orient serait un peu plus adéquat : disons que c’est un Staline ou un Goebbels qui n’a pas les moyens de ses ambitions.

 

C’est un antisémite de la pire espèce, et ses aspirations génocidaires sont flagrantes. C’est un homme qui n’a cessé depuis plus de quarante ans de commanditer et de superviser des actes terroristes meurtriers. C’est le dirigeant de l’OLP, avec une différence par rapport à l’OLP d’avant les accords d’Oslo, qui tient à ce que l’OLP dispose désormais d’un quasi-Etat appelé l’Autorité Palestinienne. Et dès lors que l’Autorité Palestinienne est une monstruosité abjecte, il est lui-même  un monstre abject.

 

La monstruosité abjecte de l’Autorité Palestinienne se traduit par des assassinats tel celui commis le 21 juillet dernier à Halamish, en Samarie, et par des dizaines d’autres assassinats commis auparavant. Le résultat est que des milliers de jeunes gens, à l’instar de l’assassin qui a tué à Halamish, ont été transformés en machines à tuer des Juifs.

 

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Omar Al-Abed al-Jalil, l’assassin de la famille Solomon

 

Comme l’écrivait récemment un chroniqueur israélien : dans quelle autre société sur Terre des pères et des mères peuvent-ils se réjouir que leur enfant soit devenu une créature excrémentielle capable de découper au couteau des innocents simplement parce qu’ils sont juifs ? Quel degré de lavage de cerveau faut-il pour en arriver là ?

 

Si l’assassin qui a tué à Halamish parlait, et il le fera sans doute lorsqu’il passera en justice, je suis presque certain qu’il s’exprimerait comme les assassins des membres de la famille Fogel à Itamar, tués sauvagement il y a environ cinq ans. L’assassin dirait que son seul regret est de n’avoir pu tuer davantage de Juifs et de n’avoir pas vu qu’il restait des enfants. L’avoir vu souriant sur un lit d’hôpital israélien m’a donné envie de vomir. Et j’ai, je le dis et je l’assume, regretté que le soldat qui l’a mis hors d’état de nuire ne l’ait pas définitivement éliminé.

 

L’une des plus graves erreurs commises par des dirigeants israéliens reste attachée aux accords d’Oslo. Avoir reconnu l’OLP comme représentant “légitime” du “peuple palestinien” a été une aberration qui a conduit à des morts, des blessés, des mutilés, et des familles ravagées et décimées.

 

Avoir imaginé que l’OLP renoncerait à être ce qu’elle n’a cessé d’être depuis 1964 fut davantage qu’une aberration. Avoir songé qu’il était possible de faire la paix de quelque façon que ce soit avec des crapules qui se sont exclues elles-mêmes de l’humanité depuis longtemps impliquait un aveuglement forcené. Avoir laissé se créer l’Autorité Palestinienne est avoir installé sur le flanc d’Israël une tumeur cancéreuse.

 

L’OLP n’a jamais eu la moindre légitimité. Le peuple palestinien a été inventé, et ce doit être dit et répété. Car c’est un peuple qui a été inventé pour servir les fins de l’OLP et c’est, comme l’a écrit David Horowitz il y a plusieurs années, le seul peuple inventé pour servir d’arme de destruction massive destinée à tenter d’anéantir un autre peuple. L’OLP était un ramassis de buveurs de sang antisémites, et c’est ce qu’elle est toujours sous son nouveau nom. La paix ne pourra venir que lorsque l’OLP aura été écrasée et conduite à une défaite absolue et irrémédiable.

 

Le Hamas est lui-même composé de buveurs de sang antisémites, mais il a un léger avantage sur l’OLP, celui de la sincérité : c’est une organisation islamiste djihadiste imprégnée de haine des Juifs, d’une volonté d’exterminer le peuple israélien et d’effacer Israël de la carte du monde. Mais ses dirigeants, au moins, ne cachent pas ce qu’ils sont et ce qu’est le Hamas. L’OLP utilise des procédés islamistes et djihadistes. Elle est imprégnée de haine des Juifs, d’une volonté d’exterminer le peuple israélien et d’effacer Israël de la carte du monde. Mais elle pratique l’hypocrisie, le double discours et, en dissimulant ses intentions réelles, permet à des dirigeants occidentaux de jouer les idiots utiles et de dissimuler leur propre antisémitisme.

 

Le gouvernement israélien se prête au simulacre qu’est la disposition à ouvrir des négociations. C’est, hélas, normal : il n’est pas sorti du piège d’Oslo, et il est soumis à des pressions intenses. Il tente de gérer un statu quo. Mais la question qui se pose est : existe-t-il vraiment un statu quo ? Est-il indéfiniment tolérable que des assassinats tels celui commis le 21 juillet à Halamish en Samarie et comme bien trop d’assassinats auparavant se produisent ? La réponse me semble être : non. Est-il possible de continuer à ne pas dire la vérité sur ce qu’est l’Autorité Palestinienne et de laisser l’hypocrisie payer et permettre à des dirigeants occidentaux de jouer le jeu cynique qu’ils jouent ? La réponse me semble être non, là encore.

 

Selon des sondages récents, plus de soixante-dix pour cent des Israéliens ne croient plus à la solution à deux Etats et ils ont bien raison.

 

Le gouvernement israélien, après l’assassinat de deux policiers sur le Mont du Temple, avait installé des portiques de sécurité et des caméras de surveillance. Face à un risque d’embrasement, il a les retirés. Il l’a fait pour revenir au statu quo. Il a évité que l’embrasement se produise aujourd’hui.

 

Mais il n’a pas évité l’embrasement qui se produira plus tard et l’effet absolument pervers de toutes les métastases qui résultent et résulteront de la tumeur cancéreuse qu’est l’OLP-Autorité Palestinienne. 


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Bruxelles-Métula du 4 août 2017 (010408/17) Version imprimable
vendredi, 04 août 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/BKgiR_NzpJA (Youtube).

 

Au sommaire :

 

1. La police israélienne a annoncé jeudi que le Premier ministre Binyamin Netanyahu est suspecté de corruption, de fraude et d’abus de confiance. Son ancien chef de cabinet et confident, Ari Harow, est en passe de devenir témoin d’Etat et risque de précipiter la chute de son ancien patron.

 

2. L’organisation terroriste chiite du Hezbollah et son mentor, la République Islamique d’Iran, ont supplanté l’Etat légal de la République du Liban. Ils décident de la guerre et de la paix et ont asservi les Forces Armées Libanaises à leur dessein stratégique.

 

3. Bonne tenue des clubs israéliens en Ligue des Champions et en Ligue Europa de football. Hapoël Beersheva et Maccabi Tel-Aviv se sont qualifiés pour les barrages en vue des phases de groupes. L’équipe de quartier de la Shkhounat Hatikva (la banlieue de l’espoir) a battu le Zénith à Saint Pétersbourg en Russie par 1 à 0. Malgré cet exploit, elle manque de peu la qualification.

 

 
Champions League : Beersheva se qualifie dans la douleur (info # 010208/17) Version imprimable
mercredi, 02 août 2017

 

Par Ilan Tsadik

 

Ludogorets 3 - Hapoël Beersheva 1

 

Pour la première fois dans ma carrière de journaliste, je ne sais pas comment vous raconter la rencontre qui s’est déroulée ce soir à Razgrad, une petite ville de 35 000 habitants perdue au fin fond d’une immense forêt au nord-ouest de la Bulgarie. Une cité qui est surtout connue pour servir de fief à l’équipe de Ludogorets, qui tire d’ailleurs son nom de la région de Ludogorie qui signifie en bulgare "la région des vastes forêts". Là s’arrêtent mes connaissances dans la langue de Sylvie Vartan, mais ce soir, j’ai failli perdre également mon hébreu et mon français.

 

Ludogorets est la danseuse du milliardaire Kiril Domuschiev, qui parle parfaitement français pour avoir fait ses études secondaires au Lycée français de Sofia. Muni d’un carnet de chèques bien fourni, il s’est offert dix excellents joueurs au Brésil, ce qui lui permet de dominer le championnat bulgare depuis six saisons et d’avoir atteint la prestigieuse phase des groupes de la Ligue des Champions à deux reprises ces trois dernières années, allant jusqu’à partager l’enjeu avec le PSG au Parc des Princes en décembre dernier.

 

Mais trêve de préliminaires : Hapoël Beersheva posait le pied dans l’étrange stade de Razgrad avec un avantage conséquent de deux buts à zéro, acquis lors du match aller, la semaine dernière, dans la capitale du désert du Néguev. Stade étrange, dis-je, car la tribune principale – la seule que nous avons vue à la télévision – était absolument vide. On nous a dit qu’elle était en réfection, mais cela ne se voyait pas du tout sur les images. Renseignements pris, il y avait, nous rapporte-t-on, 6 500 spectateurs dans cette petite arène, mais nous n’en avons pas vu un seul. D’autre part, le cadrage du match était médiocre, les caméras ayant été placées beaucoup trop bas pour nous permettre de suivre correctement le spectacle. Nous avions presque le point de vue des joueurs, ce qui nous a souvent obligés à imaginer les phases de jeu plus que de les voir.

 

L’essentiel ? Beersheva s’est qualifié pour les play-offs de la plus importante compétition européenne. S’il continue d’avoir la chance insolente qu’il a connue ce soir, en tombant au tirage au sort de vendredi sur une formation à sa portée, il pourrait se qualifier pour la phase des groupes de la Champions League pour la première fois de son histoire. Mais même s’il perdait au terme des deux rencontres (aller-retour) qui l’attendent, les Chameaux seraient tout de même automatiquement qualifiés pour la phase des groupes de l’Europa League (l’antichambre de la gloire), ce qui serait déjà très gratifiant à tous les points de vue.

 

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Les Chameaux se congratulent devant le gardien des Aigles

 

Au-delà de l’essentiel ? Hapoël a assurément tout tenté pour se faire éliminer en Ludogorie. Absolument tous les joueurs israéliens étaient loin de leurs godillots, et je n’ai pas même une exception à vous citer. Même les artistes que sont Nwakaeme et Mélikson, qui avaient brillé de mille feux au stade Turner mercredi dernier, avaient oublié leur football dans l’avion. L’entraîneur Barak Bakhar, qui avait surpris les Bulgaro-brésiliens à l’aller, avait lui aussi complètement raté la préparation de son équipe pour cette rencontre à vingt millions d’euros. Ce coup-ci, c’est son homologue Georgi Dermendzhiev qui lui a fait la leçon, en laissant venir les Chameaux afin qu’ils dégarnissent leurs arrières, pour leur frapper la bosse de façon cinglante sur les contre-attaques. C’était le match de la semaine dernière mais à l’envers.

 

Rien ne saurait mieux résumer la drôle de rencontre de ce soir qu’en mentionnant que c’est le moins bon des joueurs de Beersheva – et la concurrence pour ce titre était rude -, qui a marqué le but qui a finalement qualifié son club. A la 61ème minute, en effet, alors que Ludogorets menait par trois buts à zéro et était alors virtuellement qualifié, et qu’il affichait, de plus, une totale emprise sur les opérations, Mohammad Ghadir loupait une nouvelle fois un tir ; mais celui-ci était miraculeusement dévié par la chaussure du défenseur local Cosmin Motsi, pour venir imparablement lober le portier Jorge Braun médusé.

 

Braun ne pensait plus que cela pouvait arriver, car Ghadir s’était déjà présenté à trois reprises seul face à lui en échouant chaque fois lamentablement. C’est une autre bizarrerie de ce match : bien que transparents dans tous les compartiments du jeu, les footballeurs du Néguev se sont ménagés autant d’occasion de buts que leurs adversaires, et même carrément plus nettes.

 

Ce soir cela ne faisait aucun doute, le fatum était du côté du club de l’Ouvrier (Hapoël) de Beersheva, qui ne le méritait pas à en juger sur cette seule rencontre. Mais le maillot des Chameaux est rouge, et il arbore toujours – réminiscence d’un passé pionnier et socialiste – la faucille et le marteau ; peut-être que les hôtes qui ont beaucoup souffert de la longue domination soviétique ont cru que les Soviets étaient revenus et qu’ils ont pris peur ?

 

Toujours est-il qu’à la 85ème minute, alors que les Bulgaro-brésiliens pressaient tant et plus et se trouvaient proches d’inscrire le but qui nous aurait renvoyés dans nos dunes les mains vides, le défenseur des désertiques, Ben Bitton, adressait un bon centre depuis la droite, que l’arrière roumain des forestiers – quel contraste ! – était forcé d’arrêter avec la main dans sa surface de réparation. Bitton n’avait rien vu, les téléspectateurs de On nage dans le Yaourt-Sport TV non plus, évidemment, mais l’arbitre hollandais (même si son patronyme n’a rien de batave), M. Serdar Gözübüyük, si.

 

Pénalty. Inespéré ! Le supposé Monsieur Sérénité de Beersheva, John Ogu, qui n’était pas censé se charger des coups de pieds au but et qui n’en avait jamais tirés auparavant, décida, dans la chienlit qui régnait chez le Beershéviens, de se muer en exécuteur des hautes œuvres. A 3-2 à cinq minutes de la fin, la cause aurait été entendue, puisque les locaux auraient dû marquer à deux reprises pour se qualifier, et on aurait évité 2365 crises cardiaques causées par cette partie au suspens parfaitement insupportable dans les rangs des supporters israéliens.

 

Et bin naan… Ogu, qui a semblé toute la soirée avoir soixante-dix ans, tant il se déplaçait péniblement, a inscrit un essai de rugby, en envoyant le ballon jusqu’à Sofia, mais pas un but de football. Si son équipe avait été éliminée, c’en aurait été impardonnable et je n’aurais pas eu le verbe à plaisanter.

 

Et puis alors ensuite, dans les arrêts de jeu, le compatriote nigérian d’Ogu à Hapoël, Anthony Nwakaeme, éliminant le dernier défenseur comme s’il n’existait pas, seul à son tour devant Jorge Braun, ajustait le poteau de sa cage.

 

Avant les play-offs, le coach Bakhar aura pas mal de boulons à resserrer en urgence, à commencer par une défense apocalyptique, dans laquelle les talentueux brésiliens pénétraient, vague après vague, comme dans du sable fin. Lorsqu’il aura remis les deux bosses des Chameaux à leur place, il pourrait même leur apprendre à tirer les coups de coin : ses protégés s’en sont ménagés six (contre cinq à Ludogorets) sans jamais mettre la défense adverse le moins du monde en danger. Même que c’est sur une contre-attaque rondement menée que les hôtes ont inscrit leur première réussite, alors que presque tous les joueurs du désert s’étaient aventurés dans les seize mètres adverses en espérant reprendre le corner.

 

Encore un mot sur les adversaires : ils ont présenté un jeu festif, typiquement à la brésilienne, terriblement rapide et à la technique consommée. Mais l’oligarche bulgare les ayant principalement recrutés dans la forêt amazonienne (ce n’est pas une blague), ils sont râblés, pour ne pas dire franchement petits, ils manquent de masse physique et surtout d’élévation sur les balles aériennes, ce qui a beaucoup aidé les Israéliens.

 

Et pour terminer sur une note positive, disons qu’il a fallu, outre la chance, beaucoup de caractère aux hommes de Barak Bakhar qui n’en sont pas avares pour obtenir ce résultat. Il est vrai que la fortune sourit le plus souvent à ceux qui la méritent, et Hapoël Beersheva reste une très belle équipe de football, un joli collectif. C’est aussi le fait des grandes équipes que de gagner lorsqu’elles jouent très mal. Mais que la frousse qu’ils ont eue leur serve d’avertissement, parce qu’ils ont tremblé. Et nous avec eux.

 

Pour la suite, Bakhar pourra enfin compter sur ses deux renforts étrangers, l’avant tchèque Tomas Pekhart et l’ailier espagnol, ex-Barcelone, Isaac Cuenca. Ca devrait mettre du beurre dans les épinards des joueurs du Néguev, même s’ils n’auront certainement pas encore atteint leur plein rendement. Ce qui déjà est acquis, après cette virée hitchcockienne en Bulgarie, est que nous allons passer l’hiver prochain en Europe. Reste à savoir si ce sera au premier ou au second niveau. Réponse le 15 ou 16 août pour le match aller des play-offs, et le 22 ou le 23 août à l’issue de la revanche. Je vous raconterai !

 

 
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