Une scène pour Abbas (info # 013110/15) Version imprimable
samedi, 31 octobre 2015

 

Par Bernardo Stenhof

 

Cette fin de matinée de mercredi, dans la salle des droits de l’homme du siège genevois de l’Organisation des Nations Unies, prenait une tournure de presque jamais vu, après qu’une réunion extraordinaire eut été demandée par la Palestine.

 

Le Conseil des droits de l’homme offrait ainsi une tribune de chef d’Etat à Mahmoud Abbas, ou Abou Mazen, comme les uns ou les autres l’appellent, ce qui, à mon avis, constitue un véritable scandale.

 

Un non-Etat à qui on offre un podium international pour agresser verbalement un Etat membre n’a toutefois, selon les apparences, choqué personne.

 

Ce fut même en uniformes d’apparat que les services de sécurité de l’ONU rendirent les honneurs à Mahmoud Abbas.

 

Dans son discours de présentation, le Prince jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, haut-commissaire aux droits de l’homme, souligna d’abord qu’il n’y aurait pas de questions ni de droits de réponse après l’allocution du chef de l’Autorité Palestinienne. 

 

Le prince expliqua que la harangue d’Abbas participait d’une sorte d’initiative de la dernière chance, car l’effusion de sang et la situation actuelle ne peuvent plus continuer, qui risquent d’enflammer toute la région.

 

Une région qui, comme tout le monde le sait pertinemment, des cimetières surpeuplés de Bagdad à Sanaa en passant par ceux de Damas, respire le calme, la paix et la tranquillité lorsqu’elle n’est pas dérangée par les agissements à peine dicibles de la meute d’hyènes enragées qui font la loi à Jérusalem occupée, annexée, malmenée, saccagée, etc.

 

La suite des qualificatifs se trouvent dans les dépêches de l’AFP et les propos "conciliants" d’Abou Mazen, que nous n’allions pas tarder à nous voir infliger.

 

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"Israël détruit tous les jours des lieux saints musulmans et chrétiens"

 

Son Altesse royale Zeid Ra'ad continua par l’énoncé du nombre des morts et des blessés de la Troisième Intifada ; sûr que ce décompte comprend plus de Palestiniens que d’Israéliens, ce qui passe très bien en préparation du discours à venir. Sûr aussi que ce bilan, que l’on retrouve également quasi-quotidiennement dans les câblogrammes de l’Agence France Presse, ne signifie strictement rien sur la culpabilité des adversaires, mais qu’il entend victimiser le camp qui compte le plus de morts, sans tenir compte du fait que, dans cet affrontement, les Palestiniens sont clairement les agresseurs, et les Israéliens, ceux qui se défendent, même s’ils le font avec plus d’efficacité que ceux qui tentent de les tuer.

 

La plupart des diplomates présents ont eu recours à leurs écouteurs de traduction simultanée. Le prince, lui, comprend chaque mot prononcé par le raïs palestinien et sait qu’il utilise en permanence un double langage. L’un destiné à galvaniser les musulmans dans le cadre de son incitation à la Guerre Sainte, l’autre, adressé à ces "abrutis d’Occidentaux", dans le but d’instrumentaliser leur bêtise et leur antisémitisme au profit de son combat.

 

Abbas se présente comme un homme d’Etat devant les projecteurs et débite une rhétorique inadmissible à l’intention de la rue arabe. Lors de son discours, il a incité à la violence sans aucune retenue, sans la moindre allusion ou proposition concernant un retour au calme ou la fin du conflit avec Israël.

 

Je reproche naturellement au prince de ne pas avoir demandé au "président de l’Etat de Palestine" de tout tenter pour œuvrer en vue d’apaiser la situation. Le prince, dont le pays est signataire d’un traité de paix avec l’Etat hébreu, et dont l’exécutif s’est entendu avec icelui pas plus tard que la semaine dernière sur un texte commun consacrant le statu quo sur le Mont du Temple, et appelant à la fin des violences.

 

En fait, puisqu’on lui avait confié une tribune libre et illimitée, rien n’empêcha Abbas d’aligner les contrevérités et les manipulations, lors, il ne se gêna pas pour le faire. Il se gargarisa pesamment sur la reconnaissance de son "Etat" par 134 pays. Ce nombre équivaut à environ tous les pays votant en toutes circonstances avec le bloc arabe, soit 150 sur 192 ou 193. Rien donc de très nouveau sous le soleil.

 

En écoutant le dirigeant palestinien baver sans la moindre nuance sur les Israéliens, je pensai aux collègues avec qui je siège au Conseil des droits de l’homme, qui n’ont de cesse de s’élever contre les dictateurs qui envoient des enfants à la guerre. Je me demandais pourquoi ils ne lisaient pas les traductions des incitations des dirigeants de l’Autorité Palestinienne qui pullulent sur le Net - à commencer par celui qui s’exprimait devant eux – à envoyer des enfants se suicider, un poignard à la main, soulignant que leur "sang versé pour la défense des mosquées de Jérusalem était pur et sacré".

 

Je ne supporte plus cette façon irresponsable de s’exprimer. Je lui attribue tous les morts de la confrontation actuelle, particulièrement parce qu’al Aqsa n’a jamais été menacée et qu’Abbas le sait très bien. Il a juste besoin de faire couler le sang d’innocents pour créer une urgence artificielle autour de sa cause et la ramener au-devant de la scène.

 

D’autres individus qui sont au courant de la même réalité n’hésitent pas non plus à répandre la fable d’al Aqsa en danger afin d’entretenir la haine de la populace musulmane. Je reproduis, pour illustrer ce que j’avance, cet extrait de dépêche de l’AFP augmentée par les antisémites du Monde de la semaine écoulée : "Les opposants de M. Netanyahou soupçonnent Israël de vouloir changer le « statu quo » en vigueur depuis 1967, autoriser les juifs à y prier, et, à terme, prendre le contrôle du site. Des craintes considérées comme un déclencheur primordial des violences meurtrières récentes".

 

Vu la nature du mot "craintes" dans ce contexte, on peut, sans autre précaution, le remplacer par "rumeurs", ou mieux encore, par "prétexte infondé pour poignarder d’innocents Israéliens". Infondé ? Parce que ces media disposent de correspondants permanents à Jérusalem, qui savent aussi bien que moi qu’il s’agit uniquement de propagande incendiaire, et que Binyamin Netanyahu n’a jamais eu l’intention de s’emparer du contrôle des mosquées. Ces media sont au courant mais ils mentent sciemment afin de justifier la tentative de génocide artisanal à laquelle se livrent les Palestiniens sur les Israéliens ; car ils sont conscients que si cette accusation fallacieuse venait à éclater, il ne resterait aucune autre justification aux incitateurs dudit génocide, autre que la volonté raciste d’éliminer physiquement les membres d’un autre peuple et de lui enlever la légitimité de vivre dans sa patrie historique.

 

Ceux qui ont produit ces dépêches ne sont pas des journalistes mais des propagandistes, des prêcheurs dangereux de haine raciste. Pourquoi dangereux ? Parce que, faute d’attiser encore un peu plus le ressenti des Arabes du Moyen-Orient, qui n’ont que peu de chances (c’est une façon de s’exprimer) de lire leurs brûlots, ils participent à importer cette haine bestiale en Europe et en France, comme en témoignent ces images, que vous n’avez pas vues sur vos chaînes de télévision habituelles, et qui sont en tous points identiques à celles de Jérusalem ou d’Hébron, y compris les drapeaux palestiniens que l’on distingue sur cette vidéo.

 

Abbas a demandé qu’une force de protection de l’ONU vienne au secours du peuple palestinien et qu’une date butoir soit votée au Conseil de sécurité pour la reconnaissance officielle de l’Etat de Palestine.

 

Nous sommes en pleine instrumentalisation de la violence criminelle qu’Abbas a contribué à créer en vue d’obtenir des avantages politiques. L’envoi d’une force internationale, c’est un remake de la "stratégie du porte-avion" de Yasser Arafat ; il s’agit d’envoyer des militaires de l’ONU protéger un porte-avion palestinien virtuel, un territoire "protégé", à partir duquel les Palestiniens peuvent attaquer les Israéliens, mais contre lequel les Israéliens ne peuvent pas riposter – par exemple pour traquer les assassins – parce qu’ils n’utiliseraient jamais la violence contre des émissaires internationaux. Il n’y a guère que Laurent Fabius, le Hamas et l’Iran, sur la scène mondiale, pour privilégier ce genre d’attrape-nigaud et pour s’imaginer que Jérusalem pourrait accepter son principe. D’ailleurs, ces derniers jours, l’exécutif hébreu a présenté à la diplomatie française une fin de non-recevoir de la manière la plus officielle qu’il soit.

 

Une phrase d’Abbas m’a fortement choqué : "Nous sommes arrivés au point que le conflit entre dans la phase religieuse et devient incontrôlable : Israël détruit tous les jours des lieux saints musulmans et chrétiens".

 

Au terme de l’intervention d’Abbas, l’ambassadeur russe, plein d’humour, passant derrière moi me susurra à l’oreille que, lors de sa récente rencontre avec le nonce de Jérusalem, celui-ci oublia de lui parler des destructions d’églises auxquelles se livrent les Israéliens. Je me retournai pour ajouter que ces dégradations étaient quotidiennes, mais mon collègue s’était déjà éloigné.

 

Pour ceux qui ne sont pas au courant de la réalité, je dois commenter ce délire au premier degré : depuis sa création, Israël n’a pas détruit ou endommagé une seule mosquée ni une seule église. En revanche, elle en a restauré des dizaines et participe à assurer la sécurité des chrétiens de Palestine, qui ont quitté la région par centaines de milliers, en proie aux brimades et à la violence des musulmans. Le seul pays du Moyen-Orient dans lequel la population chrétienne se trouve en augmentation constante est Israël.

 

En dépit de ces incalculables mensonges pithiatiques, toute la salle, bondée, écoutait l’intervention dans un grand silence quasi-religieux. La traductrice en français s’exprimait dans un langage enthousiaste et je dirais même limite guerrier.

 

Arrivant au bout de ses accusations contre Israël, coupable, évidemment, de tous les maux de la Terre, Abbas répéta qu’Israël veut détruire le statu quo d’al Aqsa, ce que le monde arabe n’acceptera pas, et, en fin de compte, judaïser Jérusalem.

 

Niant lui-même l’historicité du Temple de Salomon, Abbas reprocha à Israël de se livrer à des fouilles archéologiques illégales sur le Mont du Temple. Il est clair que si les scientifiques sont empêchés de fouiller le sous-sol des mosquées, il leur est difficile d’exhumer des objets provenant de l’unique lieu saint du judaïsme. Vive l’ignorance ! Les seules reliques du Temple qu’ils sont parvenus à recueillir l’ont été parmi des gravas émanant de travaux de terrassement réalisés par le Wakf, l’autorité religieuse jordanienne qui régit l’esplanade des mosquées. Encore que le Wakf avait ordonné que l’évacuation se déroule nuitamment et que les résidus soient dispersés dans une décharge pour empêcher que la vérité ne soit connue.

 

A propos d’esplanade des mosquées, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous une autre perle de venin issue d’un commentaire de l’AFP de la semaine : "(…) pénétrer sur le mont du Temple [le nom donné à l’esplanade des Mosquées par les juifs]".

 

Moi qui étais candidement convaincu que le temple en question avait été édifié aux environs de mille ans avant notre ère, et que la mosquée avait été construite, quant à elle, par le Calife Omar, 1 700 ans plus tard – 1 700 ans, tout de même ! -. J’avais la faiblesse d’envisager qu’il fallait écrire, au moins par souci chronologique, dois-je m’abstenir de préciser que si le Temple de Salomon n’avait pas existé à cet endroit, il n’y aurait pas eu de raison d’y construire des mosquées ? : "(…) pénétrer sur l’esplanade des Mosquées [le nom donné au Mont du Temple par les Arabes]".

 

A moins que l’AFP et le Monde n’entendent emboîter le pas de Mahmoud Abbas, du mufti (actuel) de Jérusalem et prétendre que le Temple juif n’a jamais existé, non plus que le royaume d’Israël. Peut-être que les Juifs n’existent pas, après tout, qu’ils viennent de nulle part, ou qu’ils ont été débarqués il y a soixante-dix ans d’une galaxie lointaine dans le seul but d’emmerder les Arabes ?

 

A la fin de sa diatribe, l’auditoire fit un triomphe Abou Mazen, une standing ovation à laquelle participèrent les ambassadeurs d’Allemagne, de Hollande et d’Angleterre. Ne m’étant pas levé moi-même, je n’ai pas pu observer tous les participants à cette infamie. Aussitôt après les applaudissements, une grande foule a entouré le podium pour aller féliciter l’orateur.

 

Dans l’après-midi, Aviatar Manor, l’ambassadeur d’Israël, a organisé une réunion d’explication dans une autre salle du palais de l’ONU. Bien que cet auditorium soit plus petit que la salle des droits de l’homme, elle était bondée elle aussi. J’y ai remarqué, à la volée, la présence d’un jeune diplomate égyptien, car il avait le nom de son pays posé sur la table.

 

L’ambassadeur a déclaré que la crise actuelle était la résultante de rumeurs lancées par l’Autorité Palestinienne. Il a expliqué le principe du statu quo : les musulmans prient et les adeptes des autres religions doivent – pour une raison qui m’échappe par ailleurs – se contenter de visiter les lieux sans prier.

 

Lors du récent accord avec la Jordanie, il a été convenu – pour démontrer aux musulmans que les Juifs ne sont pas en train de détruire al Aqsa - qu’une série de caméras de surveillance seront installées sur l’esplanade.

 

L’AP s’oppose à cette mesure, arguant que les Israéliens profiteront des vidéos pour identifier les émeutiers. A mon avis, Ramallah [la ville où siège le gouvernement de l’Autonomie] est fâchée parce qu’elle devra renoncer à ses rumeurs et à ses émeutiers.

 

L’ambassadeur a suggéré que de nombreux pays demandent eux-aussi la possibilité de venir s’exprimer comme l’a fait la Palestine, ce, afin de bloquer la politisation complète de l’espace du dialogue dans cette enceinte du Conseil des droits de l’homme.

 

Parlant de ce qui était en jeu à l’issue de cette période de violence, M. Manor a évoqué les accords économiques prévalant entre Israël et la Palestine, qui concernent environ 65 000 travailleurs palestiniens détenteurs d’un permis ad hoc, travaillant tous les jours en Israël, 40 000 sans permis, et environ 20 000 marchands ayant une activité avec Israël. Le chiffre d’affaire du commerce entre Israël et l’AP atteint annuellement plus de 4 milliards de dollars, une somme considérable pour l’économie palestinienne.


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Agression terroriste à moto en Samarie (info # 013010/15) Version imprimable
vendredi, 30 octobre 2015

 

© Metula News Agency

 

Métula, vendredi, 14h00 à Métula, 13h00 à Paris

 

Vers midi et demi, heure locale, au carrefour de Tapouakh (pomme) en Samarie, à proximité de l’implantation du même nom, deux terroristes palestiniens ont poignardé un garde-frontières.

 

Les deux assaillants se trouvaient sur une moto lancée à vive allure en direction d’un barrage routier.

 

L’un de nos photographes auxiliaires était sur les lieux.

 

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L’agression vient de se produire, le moteur de la moto tourne encore

 

Sur le point de parvenir au barrage les assaillants ont sorti des couteaux et ont tenté de poignarder le policier.

 

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Les deux terroristes après l’agression qu’ils ont perpétrée

Le couteau du crime près de l’un des corps

 

Celui-ci a été légèrement blessé à la main et a pu être soigné sur place. L’un de ses confrères a ouvert le feu et abattu les agresseurs : l’un a été tué sur le coup, l’autre est très sérieusement touché.

 

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L’endroit où la tentative de meurtre s’est produite

 

D’autre part, nous venons d’apprendre qu’un étudiant d’une yeshiva (école religieuse) vient d’être poignardé par un terroriste dans la partie supérieure de son corps, près d’un arrêt de tramway situé à côté de la Colline aux munitions à Jérusalem.

 

Le terroriste a pu être appréhendé après avoir été blessé. On ignore pour le moment l’état précis de la victime et de son agresseur.

 

 

 
Poutine en Syrie : un tigrof de papier (info # 012810/15) Version imprimable
mercredi, 28 octobre 2015

 

Par Jean Tsadik

 

Hormis l’état-major russe, celui d’Israël, Poutine, Netanyahu et leur premier cercle de conseillers, tout le monde ignore le contenu des accords, négociés à Jérusalem et à Moscou par deux imposantes délégations.

 

L’objectif de ces discussions consistait à éviter des confrontations aériennes impromptues entre les deux armées de l’air, et, sans doute, à définir les "zones d’influence" respectives, que les pilotes de l’autre armée doivent éviter de survoler.

 

Nous l’avions annoncé dès la nouvelle de l’instauration d’un aéroport militaire russe à Lattaquié, quelle que soit la nature des arrangements établis, le Khe’l Avir a perdu une partie de sa liberté d’action dans le ciel de Bachar al Assad.

 

Même si Jérusalem n’avait accepté aucune restriction à la capacité de ses chasseurs-bombardiers d’intervenir en Syrie, la seule présence d’une force aérienne supplémentaire dans leur pré carré constituait déjà une limitation de leur faculté de mouvement.

 

Les appareils à l’Etoile de David avaient l’habitude de détruire les entrepôts d’armes sophistiquées au service d’Assad, des Iraniens et du Hezbollah, lesquels entrepôts sont situés à quelques kilomètres seulement de l’aéroport russe et de sa base de soutien logistique d’al Sanobar.

 

Les positions de Poutine sont défendues par des systèmes sol-air relativement performants, déployés autour des deux emplacements de Lattaquié, mais également par des systèmes semblables, installés sur des navires mouillant dans le port militaire russe de Tartous, à 65 km au Sud.

 

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Dans l’encadré, le port militaire russe de Tartous

 

Il est clair que si les F-16 s’approchaient trop près des deux camps russes, on n’échapperait pas à un affrontement ; il est encore plus évident, qu’au cas où le Khe’l Avir se mettait en tête de les détruire, cela marquerait le début d’une confrontation durable entre les deux pays, ou, plus précisément formulé, entre l’Etat hébreu et ce qui demeure la seconde force militaire du globe.

 

Il y a donc intérêt à prendre des précautions et à négocier avec le nouveau tzar, tant que ses exigences demeurent dans le domaine du raisonnable, et tant qu’il respecte ses engagements, ce qui n’est pas réellement sa marque de fabrique.

 

En attendant, Israël est contraint d’assouplir sa doctrine qui stipulait que son armée interviendrait aussitôt qu’elle repérerait des transferts d’armes sophistiquées en Syrie, principalement, des missiles balistiques, des missiles terre-air performants, ou d’autres armes de destruction massive.

 

Dans la pratique, les appareils aux deux bandes blanches étaient intervenus plusieurs fois dans la région de Damas, et notamment de son aéroport international servant de Q.G au Renseignement iranien, dans la zone montagneuse séparant la Syrie du Liban, et, comme nous l’avons déjà dit, aux alentours de Lattaquié.

 

A ce qu’il nous semble, aucune de ces prérogatives d’interventions ne peut plus être raisonnablement envisagée par Tsahal. Il est même probable que Jérusalem les ait officiellement abandonnées lors de ses discussions avec l’état-major russe.

 

Cela signifie que, grâce à la présence russe, les Iraniens possèdent désormais la latitude d’équiper leur milice supplétive du Hezbollah au Liban d’armes qui menacent directement et massivement la population israélienne.

 

Certes, il est probable que les Russes se sont engagés à empêcher ces trafics, usant de leur influence sur leurs alliés iraniens et alaouites, mais si l’Etat hébreu se trouve contraint de confier à Vladimir Poutine la protection de ses ressortissants, il leur fait évidemment courir un risque important.

 

C’est malheureusement ce qui paraît être le cas, car si nous n’avons pas eu accès au contenu des accords avec le tzarevitch, nous avons constaté d’inquiétants changements tactiques du Khe’l Avir, simplement en levant les yeux au-dessus de Métula ; auparavant, les jets de l’Armée de l’air franchissaient la frontière israélo-syrienne comme si elle n’existait pas, soit pour aller observer des convois suspects au pays des cèdres, soit pour les anéantir. Désormais, les F-16 décrivent des cercles concentriques sur l’Ongle de la Galilée, mais ils ne franchissent plus la frontière.

 

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Ils tournent et ils tournent sans franchir la frontière

Photo Yankee Shua © Metula News Agency

 

Jérusalem dispose certes de satellites pour scruter la région, ainsi que de drones – mais nous ne savons pas si elle les utilise encore au-dessus du Liban -, reste que certaines tâches ne peuvent être réalisées que par les chasseurs-bombardiers. Et une question s’impose : si nous repérons un convoi suspect et informons les Russes de sa présence, que font-ils ? Nous doutons qu’ils lancent leurs Soukhoï pour les anéantir, envoient-ils une "demande de précisions" à Téhéran ? Une protestation ? Tout cela n’est pas très sérieux.

 

On doit aussi se demander si Netanyahu a reçu la réciproque de la part de Poutine contre l’acceptation de cesser ses survols du Liban. Nous l’ignorons. Le maître du Kremlin s’est-il engagé à s’abstenir de survoler la partie syrienne du Golan, la proximité des frontières de l’Etat hébreu, de même que le Liban, à l’instar des Israéliens ?

 

Rien ne permet de l’indiquer, à part, peut-être, le fait qu’aucune altercation entre nos avions et les leurs n’a été signalée, et qu’aucune incursion russe dans le Golan syrien non plus. Une agence iranienne a certes mentionné hier (mardi) que les pilotes de Poutine auraient, pour la première fois, bombardé la région de Deraa, dans le sud de la province ; mais, renseignements pris sur place, il s’agissait d’un raid de l’aviation gouvernementale, déversant, c’est son arme de prédilection, des barils d’explosifs sur l’insurrection.

 

Certains observateurs, dont nous sommes, se demandent si la puissance du corps expéditionnaire russe n’est pas surévaluée et si les Occidentaux ne sont pas en train de manquer une bonne occasion de remettre Poutine à sa place, en lui infligeant une petite correction sur le plan militaire.

 

A nous de préciser que ce questionnement ne s’adresse pas à Israël, qui n’a pas pour vocation de servir à nouveau de bouc émissaire face à l’impuissance affligeante des Américains et des Européens. Certes, Israël dispose de 450 avions qui sont presque tous technologiquement supérieurs aux 40 Soukhoï russes basés à Lattaquié et à Damas.

 

En une demi-heure, le Khe’l Avir, dont nous sommes absolument convaincus qu’il dispose des contre-mesures électroniques pour contraindre au silence les missiles sol-air russes, a la capacité de réduire les deux concentrations de Lattaquié en champs de ruines. C’est bon à savoir et cela participe également d’une assurance-vie, en cas d’insupportable nécessité ; de plus, cela oblige Poutine à négocier avec nous et à nous respecter, sachant que le contingent qu’il a déployé en Syrie est militairement à notre merci.

 

Là s’arrête la digression en ce qui concerne Israël, pour qui ce serait la plus grande faute stratégique de son histoire que de prendre une initiative qui le placerait en situation conflictuelle avec Moscou, tandis qu’Obama, l’Union Européenne et les Etats sunnites compteraient les points depuis les tribunes en se frottant les mains.

 

Non, si la décision de déloger les deux mille troupiers du tzarévitch de Syrie, où il n’a strictement rien à faire, et de l’empêcher de fanfaronner doit être prise, c’est à Washington qu’elle doit l’être. Mais Obama, qui n’a pas bronché lors de l’occupation de la Crimée par Poutine, n’est pas un va-t-en-guerre, loin s’en faut ; il semble même nourrir une aversion quasi-innée pour le recours à l’armée.

 

Pourtant, à y regarder d’un peu plus près, le président de toutes les Russies n’a pas grand-chose à opposer à l’armada U.S. Ce ne sont pas ses intercepteurs, six Mig-31, basés à Damas, et quatre Soukhoï-30, ancrés à Lattaquié, qui pourraient lui procurer la suprématie aérienne. Ni face aux appareils alliés présents dans le ciel syrien, pas plus que contre les appareils d’un seul des dix porte-avions U.S de la classe Nimitz actuellement en service. C’est dire la disparité des forces.

 

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Un Soukhoï-30 sur l’aéroport russe de Lattaquié

 

Au niveau de l’attaque au sol, la Russie dispose de six Soukhoï-34, le modèle le plus récent, le premier appareil russe capable de lancer des bombes guidées par GPS. Il s’agit d’un bon avion, mais délicat. Nous doutons qu’il soit possible au corps expéditionnaire d’en aligner plus de trois ou quatre en même temps dans les airs, ce qui limite largement son impact sur l’issue des batailles.

 

Autre avion de bombardement présent à Lattaquié, le Sukhoï-24, au nombre de douze. Bien qu’équipé d’un système de visée à laser de troisième génération, fabriqué par le Français Thalès, cet appareil a déjà vingt-cinq ans d’âge, c’est le moins fiable de la flotte aérienne russe, et il réclame des heures d’entretien après chaque sortie. L’Armée de l’air d’al Assad en avait deux douzaines avant l’éclatement de la Guerre Civile ; elle a réussi à en perdre deux : l’un abattu par un missile rebelle, l’autre, par les Israéliens, après une incursion de 300 mètres dans leur territoire.

 

Quant au Soukhoï-25, d’appui au sol, c’est pire encore : il est incapable de voler de nuit ou dans les nuages, et ses défenses antimissiles désuètes en font une cible facile.

 

Misère aussi du côté du renseignement aérien, qui repose presqu’exclusivement sur des drones Heron, fabriqués en Israël par l’IAI (Israel Aircraft Industry), ainsi que sur un Ilyushin-20, un appareil de surveillance électronique.        

 

On comprend, à la fin de ce bref tour d’horizon, que le contingent envoyé par Poutine n’est pas en mesure de faire tourner le sort de la guerre. Pire encore pour les Russes, ils n’ont pas les moyens de leur politique. Celle-ci consiste à faire d’eux un partenaire incontournable durant les négociations pour l’avenir de la Syrie.

 

Mais les alliés occidentaux connaissent leur faiblesse militaire, de même que les Israéliens et les russes eux-mêmes. Tous savent qu’un jour prochain, ils devront quitter Lattaquié et qu’alors, le régime s’effondrera. Ils savent, qu’en dépit du coup de bluff de Poutine, ou plutôt, à cause de lui, ils sont à la merci du désir de n’importe lequel de leurs adversaires d’en découdre. Or à ce jeu dangereux, même la Turquie pourrait, au prix de fortes pertes, certes, les rejeter à la mer.


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Un musulman israélien a franchi la frontière syrienne en ULM (info # 022510/15) Version imprimable
dimanche, 25 octobre 2015

 

Par l’ensemble de la rédaction en Israël © Metula News Agency

 

Un jeune Arabe israélien originaire de la ville de Jaljulya, à 5km de Kfar Saba, dans le centre d’Israël, et à deux kilomètres de la "Ligne verte" marquant la séparation avec la Cisjordanie, s’est rendu hier [samedi] en Syrie grâce à un deltaplane motorisé.

 

Ce faisant, il a déclenché un branle-bas de combat indescriptible dans toute notre région. Des forces spéciales, ainsi que des drones et des chasseurs-bombardiers se sont lancés à la recherche du jeune homme âgé de vingt-trois ans.

 

Ces activités militaires ont duré la plus grande partie de la nuit.

 

A la Ména, nous sommes au courant de l’incident pratiquement depuis son déclenchement, aux alentours de 17h, samedi, lorsqu’un poste d’observation a annoncé qu’il était survolé par un aéronef ultraléger qui faisait route en direction de la Syrie.

 

La censure militaire nous a cependant intimé de ne faire aucune allusion à cette affaire. Cette interdiction a été partiellement levée ce dimanche matin, mais il reste des informations en notre possession que nous n’avons pas l’autorisation de divulguer.

 

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Un pilote d’aile delta survolant le Golan et le lac de Tibériade

 

Nous avions été alertés par des F-16 opérant dans le secteur de la frontière du Golan. Ils lâchaient derrière eux des leurres incandescents destinés à tromper le système de guidage d’éventuels missiles sol-air. Or cette précaution n’est activée que lorsqu’un appareil effectue une mission en territoire ennemi ou dans son immédiate proximité.

 

Les premières indications que nous parvinrent à recueillir indiquaient qu’un parachutiste sportif israélien, poussé par les vents, avait été contraint d’atterrir dans le sud du plateau du Golan syrien (cela explique pourquoi les soldats qui l’ont vu voler n’ont rien tenté pour l’intercepter).

 

C’est cette nouvelle, infondée mais invérifiable, qui déclencha l’état d’alerte et engendra la mise en œuvre d’opérations destinées à protéger et à ramener en lieu sûr le parachutiste imprudent.

 

A la Ména, où nous comptons plusieurs pilotes et spécialistes météo, nous avons froncé les sourcils : les vents étaient certes soutenus, mais ils soufflaient d’Est en Ouest, donc ils étaient de nature à éloigner d’éventuels vélideltistes de la Syrie et non à les y attirer.

 

La première estimation commença à être mise en doute lorsque le Shin Bet, le contre-espionnage, et des services de Tsahal furent avertis que le père du fugitif avait reçu un coup de téléphone anonyme de Syrie, lui indiquant : "Votre fils va bien. Il est avec nous. Ne vous inquiétez pas !".

 

L’hypothèse la plus plausible était désormais que le jeune sunnite (il n’y a pas de musulmans chiites en Israël) s’était rendu de son plein gré au cœur de la Guerre Civile Syrienne pour y prendre part. Il fut aussi pratiquement établi que l’on était en présence d’une opération coordonnée et que le mercenaire islamique était "attendu" de l’autre côté de la frontière.

 

Dans l’entre-temps, en soirée, des "whatsappistes" [internautes communiquant grâce à l’application WhatsApp, très prisée par les jeunes] arabes firent courir la rumeur selon laquelle un pilote militaire israélien aurait été contraint de s’éjecter dans la région de Deraa, et qu’il avait été capturé par DAESH.

 

A Métula, nous ne mordîmes pas à cet hameçon, sachant fort bien que DAESH n’est pas présent dans l’ensemble du Golan syrien. L’insurrection s’y manifeste par l’intermédiaire du Front Sud, composante majeure de l’Armée Syrienne Libre [ASL], du Front al Nosra, affidé à al Qaeda, ainsi que d’une cinquantaine de groupuscules islamistes armés, tous faisant actuellement cause commune pour se mesurer avec les forces gouvernementales alaouites et leurs alliés iraniens, libanais et russes.

 

Derra est en partie contrôlée par le Front du Sud, et en partie par l’Armée régulière. Depuis des mois, aucun des deux ennemis ne parvient à désarçonner l’autre.

 

Reste aux enquêteurs à définir quelle est l’organisation que le jeune homme a rejointe, comment il est entré en contact avec elle, à quelques kilomètres de Tel-Aviv, s’il a bénéficié d’un entraînement militaire avant son départ et s’il existe des cellules de cette organisation dans l’Etat hébreu.

 

Il leur faudra aussi déterminer où il a appris à voler en ULM et de quelle piste il a décollé ; pour le porte-parole de l’Armée, le Brigadier-Général Moti Almoz, il aurait pu prendre l’air depuis le kibboutz de Mevo Hama, dans l’extrême sud du Golan israélien, qui possède une piste destinée aux ULM. Mais en fait, il a pu partir de n’importe quel bout de route, une trentaine de mètres suffisant à ce genre d’engin pour décoller. De plus, un appareil de ce type tient aisément dans une fourgonnette ou dans une petite remorque tirée par une voiture.  

 

On en sait un peu plus, ce soir, sur l’identité du pilote. Selon son oncle, c’est le deuxième d’une fratrie de cinq enfants. Dernièrement, il avait fait un retour vers la religion et se rendait quotidiennement à la mosquée. Sa famille serait en état de choc et sa mère s’épuiserait à crier et à pleurer depuis sa disparition.

 

Le président du conseil municipal de Jaljulya, Faïk Odeh, décrit la famille du fugitif comme "pas du tout extrémiste et de bonne réputation ; une famille tranquille", a-t-il ajouté.

 

Ce qui n’apaise pas le 1er ministre Netanyahu, qui a déclaré aujourd’hui en conseil des ministres qu’il allait œuvrer en vue de destituer le mercenaire islamique de la nationalité israélienne. M. Netanyahu a ajouté que "quiconque rejoint les rangs de l’ennemi pour combattre Israël ne sera pas un citoyen israélien".

 

Si rien ne dit que le personnage en question ait l’intention de combattre Israël, et s’il est plus probable qu’il veuille participer à la guerre contre Assad et les chiites, le principe selon lequel un ressortissant israélien n’a pas à participer à un conflit à l’étranger est indiscutable. Si aucune mesure concrète n’était prise dans ce sens, cela encouragerait la vocation de centaines d’autres membres des minorités israéliennes qui aspirent à partir en Syrie. Ce risque est particulièrement tangible auprès de la population druze de l’Etat hébreu, une communauté très soudée sans considération pour les frontières politiques, au sein de laquelle de nombreux jeunes expriment ouvertement le désir d’aller protéger les "frères syriens".

 

Il est d’autre part vraisemblable que les enquêteurs israéliens pourront obtenir des renseignements de la part de responsables du Front Sud, laquelle organisation entretient des relations correctes avec la direction politique et militaire de l’Etat hébreu.

 

A ce propos, deux généraux du Front du Sud étaient attendus cette semaine en Israël pour participer à un congrès, mais l’exécutif de Jérusalem ne leur a pas attribué les autorisations nécessaires, soucieux de ne pas envenimer les relations délicates avec les Russes, qui soutiennent le régime d’al Assad.

 

Toujours est-il que l’ "escapade" de l’islamiste israélien a causé d’importants dérangements dans le Doigt de la Galilée, occasionnant l’annulation de plusieurs activités prévues, y compris des manœuvres d’entrainement de Tsahal.

 

Nous n’avons pas l’autorisation de vous en dire plus pour le moment, mais nous avons pu résumer l’essentiel de cet incident. D’autres musulmans israéliens participent déjà à la Guerre Civile Syrienne avec des fortunes diverses. Au moins l’un d’entre eux a été exécuté par DAESH qu’il avait rejoint, au prétexte, sans doute infondé, qu’il était un agent du Mossad.

 

La péripétie d’hier survient à un moment où les esprits restent échauffés. Témoin cette agression au couteau, ce matin dans le Goush Etzion (non loin de Jérusalem), par un Palestinien, qui a blessé un civil israélien au thorax et qui est parvenu à prendre la fuite. Et puis, il y a à peine quelques minutes, un autre terroriste palestinien a lui aussi poignardé un piéton israélien au carrefour d’Ariel (centre). Les forces de sécurité sont à la recherche des deux assaillants.

 

 

 
Quelques leçons initiales à tirer des assassinats antijuifs en Israël (info # 012510/15) Version imprimable
dimanche, 25 octobre 2015

 

Par Guy Millière


Il est encore bien trop tôt pour tirer des conclusions définitives de la vague d’assassinats antijuifs menée par des Arabes « palestiniens » depuis de trop nombreux jours, mais certains faits flagrants me semblent devoir être soulignés, et des leçons urgentes doivent déjà en être tirées.

 

1. Le premier de ces faits est que la nuance qui sépare le discours de l’Autorité Palestinienne de celui d’organisations explicitement islamistes, telles que le Hamas ou le Djihad Islamique, est de plus en plus imperceptible. Les dirigeants de l’AP sont plus hypocrites, savent davantage pratiquer le double langage, mais ils révèlent de plus en plus nettement leur haine antijuive et le caractère islamique de leurs motivations.

 

Ne pas voir aujourd’hui qu’il y a, d’un côté, celui des organisations explicitement islamistes, des assassins racistes et sanguinaires, et de l’autre, celui de l’Autorité Palestinienne, des assassins tout aussi racistes et sanguinaires, implique d’être sourd et aveugle.

 

2. Le deuxième de ces faits est qu’il s’agit désormais de reconnaître, très clairement et sans la moindre ambiguïté, que nous sommes en présence d’une guerre à finalités exterminationnistes. Cela a toujours été le cas, mais il y a eu, un temps, du côté de l’Autorité Palestinienne, l’utilisation de subterfuges issus des écoles soviétiques de désinformation : or ces subterfuges sont en train de s’effacer.

 

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Ceci n’est pas une victime en proie au désespoir, c’est un assassin raciste qui entend

éradiquer Israël, comme en témoigne le croquis sur son T-shirt

 

On trouve à ce propos, sur le site Internet du Fatah, le mouvement auquel appartient Mahmoud Abbas, ou sur la page Facebook de l’Autorité Palestinienne, des incitations au meurtre de Juifs énoncées comme telles, et il ne s’agit nullement d’incitations au meurtre d’Israéliens ou de « sionistes ». Ne pas voir aujourd’hui qu’il s’agit d’une guerre à finalités racistes et exterminationnistes implique, là encore, d’être sourd et aveugle.

 

3. Le troisième fait, qui découle des deux premiers, est que ce qui motive ceux qui tuent au présent n’est pas la volonté de voir exister un pays qui s’appellerait « Palestine », mais d’effacer Israël du Proche-Orient et de la planète, d’annihiler toute présence juive au Proche-Orient, et, sans doute, sur toute la surface de la Terre.

 

Le discours sur la « Palestine » est encore utilisé par les dirigeants de l’AP, mais seulement lorsqu’ils s’adressent en anglais à des abrutis occidentaux ou à des gens de la gauche israélienne ; dès qu’ils parlent arabe, le discours évoque, sans nuances, l’effacement d’Israël, de la présence juive au Proche-Orient, et parfois l’éradication des Juifs eux-mêmes. Ne pas savoir cela, aujourd’hui, implique là encore, au-delà de tout doute sensé, d’être sourd et aveugle. Ceux qui ne parlent pas arabe disposent de traductions édifiantes de ces appels au génocide sur le site www.memri.org .

 

4. Le quatrième fait, qui découle des trois premiers, est que, tout en sachant tout cela, la quasi-totalité des journalistes occidentaux continue imperturbablement à exprimer et à effectuer des reportages comme s’ils ne savaient pas, et vont même jusqu’à incriminer les Juifs israéliens pour les meurtres dont ils sont les victimes.

 

Ces journalistes se livrent même à cette inversion des responsabilités avec une hargne redoublée.  Ils accusent les Juifs israéliens depuis des années de ces meurtres dont ils sont les victimes, et ils ont pu, un temps, autrefois, gober les mouches que l’Autorité Palestinienne voulait leur faire avaler.

 

Qu’ils incriminent aujourd’hui les Juifs israéliens pour les meurtres dont sont victimes des Juifs israéliens avec une telle hargne, alors que l’Autorité Palestinienne offre de moins en moins de mouches à gober est très significatif. Ce choix éditorial ne peut être interprété de diverses manières : ce sont, sans conteste, des propagandistes au service d’une cause génocidaire abjecte. Ils méritent le mépris, et sans doute davantage que le mépris.

 

5. Le cinquième fait, qui est en position de symétrie par rapport au précédent, est que, tout en connaissant eux aussi l’appel à la destruction d’Israël et des Israéliens émanant de Ramallah, les dirigeants politiques du monde occidental continuent de parler comme s’ils ne le savaient pas, et le font eux-mêmes avec une insistance redoublée.

 

Dès lors que l’Autorité Palestinienne a baissé son masque, une seule interprétation est là encore possible : les responsables politiques occidentaux se rangent, sans l’ombre d’un doute sensé, eux aussi au service d’une cause éradicationniste abjecte. Ils méritent également le mépris, et sans doute davantage.


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