Bruxelles-Metula du 31 mars 2017 (013103/17) Version imprimable
vendredi, 31 mars 2017

 

Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, pour Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/YkijVXEl5QI  (Youtube), analyse :

 

1. La double décision du gouvernement israélien de construire une nouvelle implantation (la première en 20 ans) pour reloger les Edennistes antisionistes d’Amona, qui ont blessé plus de 50 policiers israéliens, en les traitant de soldats nazis et en appelant de leurs vœux la fin du sionisme.

 

Une décision prise afin de calmer les membres de la coalition et de pouvoir annoncer un gel très partiel des implantations à la demande du Président Donald Trump.

 

Les mesures prises par le cabinet Netanyahu ne satisfont toutefois pas la nouvelle administration U.S ; une réunion de 4 heures, la semaine dernière, avec l’émissaire de Washington, Jason Greenblatt, s’est terminée en queue de poisson.

 

Il semble que Donald Trump soit fermement décidé à aboutir à un règlement avec les Palestiniens et le monde arabe. On se dirige vers une crise avec les Etats-Unis, plus profonde peut-être que ce que l’on a connu avec Barack Obama.

 

2. L’Affaire du cimetière de Pantin : il s’agissait bien d’un accident comme l’a démontré l’enquête scientifique de la Ména. Mais la confiance est rompue entre le gouvernement français, les représentants communautaires, d’une part, et la population israélite, de l’autre.

 

La faute au stress permanent imposé aux Juifs, aux décisions arbitraires, au laxisme face à l’antisémitisme, ainsi qu’à une communication calamiteuse.

 

3. La manifestation de demain prévue par la CAPJPO, avec des slogans manifestement antisémites et un appel au BDS, le boycott d’Israël, autorisé par le préfet en contradiction patente avec la loi française.

 

Les Israélites vont, une fois de plus, regarder au balcon les antisémites défiler au cœur de Paris en toute légalité. Vont-ils à nouveau se voir infliger des "Mort aux Juifs !" et des "Juif, tire-toi, la France n’est pas à toi !" ?

 

Le statut des Israélites français se détériore de jour en jour, et le programme des candidats à la présidence promet une aggravation du phénomène.

 

4. La Turquie a décidé de mettre fin à sa campagne militaire en Syrie, mais va-t-elle retirer ses soldats ou maintenir leurs positions. L’avenir des Kurdes en question, avec le rôle grandissant des Russes dans la région et une synchronisation stratégique entre Messieurs Poutine et Trump.

 

 
Ceux qui œuvrent à la disparition d’Israël n’ont rien à faire en Israël (info # 012603/17) Version imprimable
dimanche, 26 mars 2017

 

Par Guy Millière

 

Je vis désormais aux Etats-Unis. Si j’avais écrit des livres ou des articles vecteurs de haine aux dépens des Etats-Unis, si j’avais fait campagne en faveur de mesures internationales de boycott à l’encontre des Etats-Unis, il est quasiment certain que, quels que soient par ailleurs les documents attestant de mes qualités intellectuelles et de l’importance de mes publications, on m’aurait refusé le statut de résident. Si, ayant participé à des manifestations encourageant la violence contre les Etats-Unis ou prônant leur destruction, j’avais souhaité me rendre aux Etats-Unis, on m’aurait, sans aucun doute aussi, interdit l’entrée sur le territoire du pays. Tout cela m’aurait paru légitime. Un pays peut choisir qui il accueille sur son sol et doit disposer de la liberté de décision en la matière, sinon, il n’est plus un pays souverain.

 

Le parlement israélien a voici peu voté une loi qui interdit l’entrée en Israël de gens tenant verbalement ou par écrit des propos de haine à l’encontre d’Israël et participant au mouvement BDS. Cette loi a fait l’objet de commentaires négatifs dans la presse européenne, où certains ont parlé de décision liberticide. Des articles ont été publiés en Israël qui la critiquent dans des termes similaires.

 

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BDS, un mouvement essentiellement racial

 

Que la presse européenne fasse des commentaires négatifs sur une loi israélienne n’est pas surprenant. Chercher un article positif sur Israël dans la presse de la quasi-totalité des pays européens est plus difficile encore que chercher une aiguille perdue dans un hangar empli de foin.

 

Ce que des journalistes européens trouvent compréhensible lorsqu’ils parlent des Etats-Unis (ou, tout au moins, trouvaient compréhensible lorsqu’ils parlaient des Etats-Unis jusqu’à l’élection de Donald Trump) devient pour eux strictement scandaleux lorsqu’il s’agit d’Israël.

 

Que des commentateurs israéliens émettent des opinions négatives sur une loi israélienne, qui ressemblent aux commentaires hostiles que l’on trouve dans la presse européenne, n’est, hélas, pas surprenant non plus : ces commentateurs appartiennent à la gauche israélienne, qui est, en général, aussi aveugle que la gauche du reste du monde.

 

Que ces commentateurs israéliens ne voient pas qu’il existe une différence radicale entre la critique de la politique d’un pays et la haine exprimée contre ce pays, qu’ils semblent ne pas voir que les campagnes en faveur de mesures internationales de boycott visant Israël ont pour objectif la destruction d’Israël, qu’ils semblent ne pas voir non plus que les manifestations anti-israéliennes sur le sol israélien n’expriment ni critiques ni préoccupations, mais constituent des campagnes de haine, est préoccupant voire scandaleux.

 

Il existe des discours critiques de la politique israélienne, et des intellectuels juifs européens de gauche tiennent volontiers ces discours. En France, des hommes tels qu’Alain Finkielkraut ou Bernard Henri Levy n’ont, par exemple, jamais montré une sympathie débordante à l’égard des gouvernements successifs dirigés par Binyamin Netanyahu, et c’est le moins que je puisse dire. Nul pour autant ne pourrait qualifier leurs discours de discours anti-israélien haineux.

 

La consultation des sites des officines “pro-palestiniennes”, nombreuses en Europe, permet quant à elle de déceler immédiatement que ces organisations sont imprégnées d’autre chose qu’une volonté de critique. Les accusations partiales, partielles et viciées contre Israël y abondent, les falsifications des faits et de l’histoire y sont omniprésentes, l’apologie du terrorisme et de l’assassinat de Juifs n’y est jamais très loin, la diabolisation de l’Armée et du gouvernement israéliens y est récurrente. Quand des officines de ce genre organisent des voyages, elles vont souvent jusqu’au négationnisme, et disent que le voyage a pour destination la “Palestine”, car pour elles, Israël n’existe pas et n’a pas le droit d’exister. Dans quel autre pays accueillerait-on à la frontière des gens qui prétendent que ledit pays n’existe pas et n’a pas le droit d’exister ? Qu’Israël ne veuille pas accueillir des porteurs d’accusations partiales, partielles et viciées, des falsificateurs, des gens faisant l’apologie du terrorisme et de l’assassinat de Juifs et des praticiens de la diabolisation est légitime ; c’est même la moindre des choses dans un contexte où le risque d’attentats terroristes contre Israël et de meurtres contre des Juifs en Israël est omniprésent.

 

Le mouvement BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) est à classer dans la même catégorie que les autres organisations “pro-palestiniennes”. Prétendre que ce mouvement ne vise pas la destruction d’Israël implique la volonté d’être aveugle de manière obstinée et forcenée. Vouloir détruire l’économie d’un pays, car c’est le but, c’est vouloir détruire un pays, car aucun pays ne peut vivre avec une économie ruinée. Qu’Israël ne veuille pas accueillir des gens qui s’emploient à détruire Israël est aussi vraiment la moindre des choses.

 

Que des gens désirent venir en Israël pour participer à des manifestations anti-israéliennes qui, systématiquement, sont porteuses de haine et de soutien au terrorisme, et qu’Israël ne veuille pas d’eux est encore une fois la moindre des choses.

 

Ceux qui haïssent Israël, ceux qui veulent détruire Israël, ont le monde entier pour cracher leur venin, vociférer, éructer, brûler des drapeaux israéliens. Ils n’ont pas à se voir accueillis en Israël pour se livrer à leurs méprisables activités. En ne les accueillant pas, Israël se conduit en pays souverain et ne viole le droit de parler et d’agir de personne.

 

Que cela déplaise à ceux qui voudraient qu’Israël soit rayé de la surface de la Terre est logique, mais Israël n’existe pas pour faire plaisir à ceux qui voudraient le rayer de la surface de la Terre.

 

Que des Israéliens ne le comprennent pas n’est pas grave, tant que ces Israéliens sont minoritaires : toute société démocratique inclut des aveugles, qui ont eux aussi le droit de s’exprimer.

 

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Espagne-Israël : seul un miracle… (info # 022403/17) Version imprimable
vendredi, 24 mars 2017

 

Par Ilan Tsadik

 

Ce soir, à 20h 45 heure de Paris, 22h 45 à Métula (on a changé d’heure la nuit dernière), la Roja (la Rouge), l’équipe espagnole de football, l’une des meilleures de la planète, reçoit la sélection israélienne, la Nivkhéret, à Gijon (ça se prononce khikhonne), dans les Asturies. La rencontre compte pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2018 en Russie.

 

Avant ce match, l’équipe nationale israélienne pointe au 3ème rang du classement intermédiaire, avec 9 points, trois victoires et une défaite, derrière l’Espagne et l’Italie et leurs dix points chacune. Il faut impérativement terminer dans les deux premiers pour espérer obtenir son ticket pour Moscou.

 

Sur le papier, seul un miracle de la taille de l’ouverture des eaux de la mer Rouge pourrait permettre aux bleus de l’emporter ou même d’obtenir la parité. Mais le ballon et rond, même si ce soir, on ne sait pas si c’est un avantage ou un inconvénient.

 

Le coach, Elisha Levy espère une panne de courant, car dans l’obscurité, nous partons à chances égales avec nos adversaires. Il semble vouloir opter pour un déploiement offensif avec deux attaquants, Tal Ben Haïm et Eran Zahavi, mais certains joueurs pensent que c’est la porte ouverte à une hécatombe.

 

Même si le stade el Molinon, le plus ancien d’Espagne, sera archi-comble ce soir, les joueurs et les journalistes ibères ont tendance à sous-estimer la formation visiteuse, ce qui en fait son meilleur argument.

 

La sélection israélienne s’alignera ce soir avec un brassard noir en hommage à notre confrère Meïr Einstein, emporté cette semaine à 65 ans par une longue maladie. Meïr était le Roger Couderc de la télévision israélienne.

 

Une victoire sur la Roja constituerait un exploit comparable à celle obtenue face à la France par trois buts à deux, le 13 septembre 1993 à Paris, qui barra la route de la Coupe du Monde des Etats-Unis aux Tricolores.

 

Sur le plan extra-sportif, la ville de Gijon se trouve en état de siège ce vendredi. Depuis leur arrivée, les joueurs hébreux, entourés de 13 gardes du corps israéliens, sont confinés dans un hôtel dont ils ne sortent que pour les entraînements. La Roja, quant à elle, est logée dans un autre palace à proximité et bénéficie également d’un gros dispositif policier. Une différence tout de même dans le traitement des deux formations : les Ibères disposent d’un terrain d’entraînement et d’un parcours de golf dans le périmètre de l’hôtel, tandis que les Hébreux sont confinés à l’intérieur. On reparlera de l’hospitalité et des mauvaises manières de nos hôtes.

 

Car il y a bien plus grave. La municipalité de Gijon est la seule de la péninsule disposant d’une équipe en première ou seconde division à avoir officiellement voté le boycott d’Israël. Dès lors, le choix d’Ángel María Villar, le président de la RFEF, la Fédération Royale Espagnole de Football, n’est pas compréhensible. Interrogée à ce sujet, la fédération s’est refusée à tout commentaire.

 

On annonce une vaste manifestation des anti-israéliens, intitulée "carton rouge", juste avant la rencontre. On ose espérer qu’elle ne dégénérera pas, ce qui impliquerait directement la RFEF qui joue, ce vendredi, avec la haine et l’antisémitisme et les invite à s’immiscer dans le sport. Il vaudrait mieux aussi que les 30 000 spectateurs d’el Molinon ne se prennent pas à siffler l’Hatikva, notre hymne national, et qu’on ne les laisse pas entrer dans le stade avec des drapeaux d’entités hostiles, ou des slogans désobligeants, car le football espagnol qui nous passionne tant serait probablement sanctionné par les instances internationales.   

 

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Ici, c’est Gijon

 

Le gouvernement israélien, arguant que le sport est fait pour rapprocher les peuples et non pour attiser le racisme et la haine, a demandé à son homologue à Madrid d’interdire toute manifestation en marge de cette réunion sportive. On ne va pas tarder à savoir s’il a été entendu. Quoi qu’il en soit et en espérant vivement que le sport l’emporte, nous ne pouvons nous empêcher de stigmatiser l’initiative consistant à organiser un match de cette importance dans la ville la plus hostile à Israël d’Espagne. Il y a là au moins un manque de discernement et, au pire, l’intention de surfer sur un ressentiment imbécile pour mettre ses hôtes sous pression. Si la partie avait lieu à Barcelone, à Valence ou à Madrid, les seules manifestations auxquelles on assisterait seraient des manifestations d’amitié entre les deux peuples frères, qui partagent un gros morceau d’histoire commune.

 

Israël compte d’ailleurs des milliers d’amis à Gijon, qui font connaître leur déplaisir sur les réseaux sociaux. A l'instar de Sergio Marqués Prendes, un intellectuel et un éditorialiste qui a exprimé le fond de sa pensée dans La Nueva Espana, (la nouvelle Espagne), sous le titre "Gijón, sept mois de honte". Sur ce site, l’article est reproduit sous une grande photo du cœur de la cité de Gijon barrée du slogan nazi "JUDENFREI".

 

En janvier 2016, le conseil municipal de Gijon avait déclaré la ville "Espace libre d’apartheid israélien". Ce faisant, il entend déconseiller vivement l’achat de produits non seulement israéliens, mais aussi proposés par des entreprises présumées "complices" de "l'apartheid israélien" ou censées obtenir un avantage économique quelconque, fruit du commerce avec celui-ci.

 

La ville de Gijon appelle au contraire à la collaboration avec l’organisation de boycott d’Israël BDS, qui exige explicitement, outre la proscription desdits produits et entreprises, la mise en quarantaine des artistes, des intellectuels, des étudiants, et des formations sportives israéliens. Le même mouvement déclare vouloir "lutter" contre la suprématie juive et le colonialisme sioniste, ce qui en fait, selon Sergio Marqués Prendes, un mouvement ostensiblement antisémite, de même que ceux qui le soutiennent ou le favorisent.

 

Pour Prendes, les droits de l’homme sont déjà entièrement garantis par l'Etat d'Israël. La ville de Gijón, s’allie avec des mouvements qui utilisent spécifiquement la population arabe, en particulier les réfugiés, comme un moyen politique de destruction du seul véritable Etat démocratique dans la région du Moyen-Orient.

 

Il ajoute que les citoyens israéliens d'origine arabe sont la seule population arabe vivant sous l'égide des droits de l'homme au Moyen-Orient, et qu’ils bénéficient de ce parapluie précisément grâce à l'existence de l'Etat d'Israël.

 

Le véritable "apartheid" au Moyen-Orient est celui ressenti par tous ceux qui vivent dans des camps de réfugiés dans les pays arabes "amis de la Palestine". Des personnes qui, avec la complaisance de l'ONU, se voient systématiquement refuser des droits civils tels que le droit à la propriété, celui de voter, le droit au travail, etc.

 

Israël, termine notre confrère, mène une bataille. Une bataille pour les droits de l'homme et de la démocratie sur l’une des scènes les plus complexes et dangereuses qui existent pour la défense de la liberté. Sergio Marqués Prendes invite ses lecteurs à "ne pas se tromper de camp". Il recueille le soutien de nombreux internautes, la vindicte de certains autres, ainsi que notre considération pour sa clairvoyance, son courage et son amitié.

 

C’est donc dans cette ville de Gijon et son atmosphère nauséabonde que la Nivkhéret s’apprête à livrer bataille, par choix de la fédération espagnole de football. Si ce n’était par égard pour les joueurs et les aficionados, qui n’y sont strictement pour rien, nous n’appellerions certes pas le ciel à frapper la péninsule avec les dix plaies d’Egypte (il ne faut rien exagérer), mais à lui infliger une défaite douloureuse, qui pourrait l’empêcher – ce serait une gigantesque surprise – de participer aux prochains Championnats du Monde.

 

Il existe un antécédent à la situation de ce vendredi ; cela se déroula le 7 mars 2009 dans la ville suédoise largement antisémite de Malmö, à l’occasion d’une rencontre de Coupe Davis. La ville avait été ravagée par des milliers d’émeutiers islamistes et néo-nazis. Le Professeur d’histoire suédois Kristian Gerner décrivit ces évènements comme "la pire crise pour les Juifs en Suède depuis la Seconde Guerre Mondiale".

 

L’épilogue de cette histoire fut que la rencontre dut être disputée sans public et, contre toute attente, les tennismen israéliens, qui n’étaient pas favoris, l’emportèrent. Puisse la rencontre de ce soir, rendue artificiellement tendue par une décision stupide, se dérouler sans heurts et sans blessés. Et, laissons-nous aller, une fois n’est pas coutume, à souhaiter que ce ne soit pas le meilleur qui gagne.

 

 
Bruxelles-Metula du 27 mars 2017 (012703/17) Version imprimable
vendredi, 24 mars 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, pour Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/8ojXp3tA2RI (Youtube)

 

Au sommaire de cette semaine :

 

1. La commémoration du génocide des Tutsis en 1994 : le devoir de mémoire, c’est avant tout nommer les victimes et les assassins. La responsabilité terrifiante de la France dévoilée par la Ména, le rôle de la Belgique et le sort du Père Theunis, qui a incité au génocide.

 

2. Jason Greenblatt, l’envoyé de Donald Trump, exige de Binyamin Netanyahu un blocage total des implantations en dehors des trois blocs envisagés. Netanyahu en délicatesse avec sa coalition. Comment refuser lorsque les trois personnes chargées du dossier par le président américain sont des Juifs sionistes et pratiquants. Un piège tendu par Trump ? Le compromis qui pavera la voie à un accord ?

 

3. Terrorisme : débat avec un député écologiste belge. Tous les musulmans ne sont pas terroristes, mais tous les terroristes sont musulmans. Impossible de ne pas considérer cette équation si l’on ne veut pas remplir les cimetières européens. Le terrorisme islamique est l’ennemi auto-désigné ; ne pas le dire ou le combattre, c’est préparer le prochain attentat. On sait quand il aura lieu : très bientôt.

 

4. Le match de ce soir à Gijon d’Israël face à l’Espagne : seul un miracle… Dans une ambiance de ville en état de siège.
 
Westminster (info # 012303/17) Version imprimable
jeudi, 23 mars 2017

 

Par Stéphane Juffa

 

Science-fiction : un très long article de Philippe Bernard ce matin, le correspondant du Monde à Londres. L'unique mention de l'islam, de l'islamisme et des musulmans est la suivante : "Nous sommes conscients que les communautés musulmanes vont s’inquiéter à présent, étant donné le comportement de l’extrême droite dans le passé (...)".

 

Sacrée extrême droite, il paraît qu'elle tue des gens de temps à autres...

 

Ce qui "touche un symbole de la démocratie britannique", ce n'est pas le terrorisme islamique, c'est "une attaque".

 

Difficile de croire ce qu'on lit. Le terroriste n'est pas musulman, il est "isolé". Ce qui signifie qu'il a assassiné 4 personnes et en a blessé 40 sans motif, par lassitude, pour ébranler un symbole de la démocratie britannique.

 

Il est le seul dans son cas, le premier, il n'y a pas eu Zaventem ni le Bataclan, ni l'Hyper Casher. Le mec, un loup solitaire, sans doute échappé de la forêt de Sherwood, s'ennuyait le mercredi après-midi - ce n'était pas un prêcheur, un leader communautaire, le représentant d'un grand courant de haine pour tout ce qui est démocratique et non musulman - ; "inspiré par le terrorisme international", il est allé passer ses nerfs à Westminster.

 

Ceux qui écrivent des articles de ce genre, qui les commandent et qui les diffusent ne font définitivement pas le même métier que nous. Il ne s'agit ni d'information ni d'analyse.

 

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Ils sont pourtant des millions à s’exprimer clairement

 

Contrairement au Monde, maintenant, on sait qu'il va y avoir d'autres assassinats collectifs commis par des musulmans en Europe. On sait quand : dans pas longtemps. On sait que les assassins sont déjà sur place. On sait à quelle communauté ils appartiennent, où ils habitent, pourquoi ils agissent. On sait qu'ils ont déjà frappé et tué et que c'est leur unique objectif. On sait qu'ils vont sacrifier leur vie pour tuer LE PLUS GRAND NOMBRE DE NON-MUSULMANS POSSIBLE au nom d'Allah. On sait où ils vont agir : dans un endroit en vue.

 

Et on fait quoi, les brêles, pour empêcher que cela n'arrive ? On prépare les hommages de circonstance ? On dit qu’il faut s’organiser (Hollande) ? On pré-écrit des articles émasculés qui ne veulent rien dire et qui dissimulent l’intolérable réalité ? On protège la communauté musulmane de l' "extrême droite" ? Les Palestiniens du ""génocide"" commis par Israël ? Les banlieusards de la police ? On continue de feindre d’ignorer qu’il existe des milliers de musulmans en Europe pour qui assassiner des non-croyants importe plus que leur propre vie ?

 

 
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