Alain Finkielkraut, un intellectuel à la française (info # 012901/17) Version imprimable
dimanche, 29 janvier 2017

 

Par Guy Millière

 

Je déteste critiquer quiconque prétend soutenir Israël et défendre la civilisation occidentale ; il est toutefois des cas où cela me semble, hélas, nécessaire. J’ai pu apprécier autrefois des livres écrits par Alain Finkielkraut et défendre ses positions lorsqu’il a été attaqué par des antisémites et des « antisionistes ». J’ai participé à des réunions publiques lors desquelles il a été applaudi pour son courage.

 

J’ai beaucoup moins apprécié sa participation à ce sous-produit lamentable du groupe d’influence américain J Street appelé J Call. Un organisme qui prétend défendre Israël tout en adoptant des positions anti-israéliennes ; mais je n’avais fait aucun commentaire sur l’homme, je me suis contenté de critiquer J Call et d’affirmer que c’est une imposture.

 

Ces derniers temps, Alain Finkielkraut est allé beaucoup plus loin dans sa démarche et a pris des positions qui me semblent difficilement défendables. Avec des soutiens comme lui, Israël n’a pas besoin d’ennemis, et avec des défenseurs de son acabit, la civilisation occidentale fait face à un grand péril.

 

S’être fait des illusions sur Barack Obama au début de sa présidence était excusable, garder ces illusions alors que, quittant la Maison Blanche, Obama jette le masque ne l’est plus à mes yeux.

 

Défendre la résolution 2334 des Nations Unies, qui mérite de figurer parmi les résolutions les plus abjectes votées au Conseil de Sécurité, et qui place la vieille ville de Jérusalem, le Mont du Temple et le Mur occidental dans les « territoires palestiniens occupés » équivaut à se faire complice d’une falsification de l’histoire dont la finalité est de délégitimer Israël, le judaïsme et le peuple juif. Et ce type de complicité doit être dénoncé, c’est ce que je fais ici.

 

Tomber en pamoison devant un discours de John Kerry soutenant la résolution susdite et dénonçant toute présence juive en Judée-Samarie équivaut à soutenir l’idée d’une épuration ethnique antijuive, puisque la dénonciation prononcée par John Kerry est le pendant direct de la demande de l’Autorité Palestinienne, qui veut une Judée-Samarie sans Juifs. Ce type de soutien doit être dénoncé. Je le fais ici.

 

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Alain Finkielkraut : la Ména avait toujours pris son parti

 

Alors que Donald Trump s’installe à la Maison Blanche et sera sans aucun doute le plus grand ami d’Israël à avoir jamais occupé le Bureau ovale, Alain Finkielkraut s’inquiète pour la pérennité de la solution à deux Etats. Il semble n’avoir toujours pas compris que Mahmoud Abbas et ceux qui l’entourent n’ont jamais voulu d’un Etat palestinien vivant en paix à côté de l’Etat d’Israël, mais ont toujours œuvré à la destruction du seul Etat juif sur Terre.

 

Que des diplomates et des politiciens antisémites fassent comme s’ils ne comprenaient pas cette dynamique est explicable, car ce sont des diplomates et des politiciens antisémites. Que des gens d’une intelligence moyenne ou très peu informés ne comprennent pas est également explicable, car ce sont des gens d’une intelligence moyenne et très peu informés ; ils sont particulièrement excusables s’ils vivent en France et sont abreuvés quotidiennement pas des discours biaisés gommant les dimensions intrinsèquement criminelles de la « cause palestinienne ». Mais qu’un homme intelligent, cultivé, et disposant de tous les moyens de s’informer ne comprenne pas me semble impossible.

 

Ce qu’Alain Finkielkraut a dit récemment, particulièrement à propos de Donald Trump, vient confirmer mon hypothèse : Alain Finkielkraut ne lit que ce qui ne vient pas perturber ses préjugés.

 

Car penser que Donald Trump ne connait rien à rien est d’une arrogance méprisante et, partant, méprisable, et implique de ne jamais avoir écouté un entretien avec lui, sinon après que l’entretien a été réduit à l’état de confetti par un journaliste débile et malveillant.

 

Réduire un entrepreneur qui a créé des milliers d’emplois sur les cinq continents au fait que ses baignoires ont des robinets en or équivaut à raisonner comme un pigiste écrivant pour Gala, Voici ou Ici Paris.

 

Opposer la révolution américaine au rêve américain tel qu’actuellement incarné par Donald Trump implique de n’avoir rien compris à la révolution américaine et au rêve américain, et de n’avoir rien compris, surtout, à l’immense élan qui a porté Donald Trump à la Maison Blanche.

 

Cet élan ne venait pas de gens qui rêvaient d’avoir des robinets en or ou de gagner la finale de "The Apprentice1", l’apprenti. Il venait de gens qui voulaient et veulent toujours que l’esprit de la révolution américaine, qu’Obama a foulé aux pieds, puisse rester vivant, et que les Etats-Unis restent ce qu’Abraham Lincoln avait défini comme « le dernier meilleur espoir sur Terre ».

 

Il venait de gens qui veulent une économie dynamique et le respect des valeurs fondamentales qui ont fait des Etats-Unis ce qu’ils sont. Alain Finkielkraut ne connait probablement pas les Etats-Unis, ou il n’en connait que ce qu’en connaissent ceux qui se rendent à Manhattan, à Washington DC ou à San Francisco, mais qui ne rencontreront jamais les gens du peuple, qu’au fond d’eux, ils trouvent stupides et infréquentables.

 

En cela, Alain Finkielkraut est un intellectuel à la française du début du vingt-et-unième siècle, donc un intellectuel vivant à une époque où la France est en pleine déchéance et touchée au plus profond par la « défaite de la pensée ».


 

 

Note :

 

1 "The Apprentice" est une émission de télé-réalité apparue aux États-Unis sur la chaîne NBC. Au centre de l'émission, une célébrité du monde des affaires - Donald Trump dans la première version de l’émission -, fait passer un entretien d'embauche, constitué d'épreuves concrètes, à plusieurs postulants. Elle les élimine un par un pour enfin proposer au gagnant un poste très bien rémunéré au sein de son entreprise. D’autres versions de cette émission existent également en France et au Royaume-Uni.

 

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Israël : les missiles qui changent tout ! (012701/17) Version imprimable
vendredi, 27 janvier 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Yanik Farkas, pour Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/DKNiJxT2Mu8 (Youtube)

 

Seules l’Amérique et la Russie maîtrisent théoriquement les technologies mises à contribution par le Khetz-3, qui semble jouir de perspectives d’exportation très encourageantes, notamment en Europe de l’Est, avec le regain de tension entre l’Occident et la Russie, ainsi que dans les grands Etats arabes sunnites, afin de parer à la menace iranienne. Il se pourrait conséquemment que des batteries de Khetz-3 soient prochainement déployées à cet effet dans le Golfe, en Arabie Saoudite et en Jordanie, avec des servants israéliens, de manière à optimiser la protection de tous les pays de la région opposés à la théocratie chiite.

 

Et aussi :

 

Le plan de peuplement de Netanyahu qui coupe la Cisjordanie en deux et condamne la solution à deux Etats sans en proposer d’autre.

 

Si Binyamin Netanyahu s’imagine qu’il pourra dire à Donald Trump ce qu’il doit faire, il va au-devant d’une cruelle désillusion. Pour le moment, Trump se prend pour Jésus Chris et c’est lui qui a les visions.

 

Le discours de Netanyahu à Yad Vashem pour le Jour International du souvenir du Génocide : Remettre en question l’Accord sur le nucléaire. Réagir aux menaces répétitives d’un nouveau génocide de 8 millions d’Israéliens, ce que ne fait aucun Etat démocratique à part l’Allemagne. Le Premier Ministre rappelle que la Shoah avait également commencé par des menaces verbales.

 

 
Israël a gagné la guerre (info # 012301/17) Version imprimable
lundi, 23 janvier 2017

 

Par Amram Castellion

 

Le spectacle de l’affaissement de la conférence de Paris sur le Moyen-Orient, convoquée à Paris le 15 janvier dernier, était particulièrement suave.

 

L’ambition initiale, partagée par le Quai d’Orsay et par l’ancien président Obama, était de pousser encore plus loin les effets de la résolution 2334 du 23 décembre 2016 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Cette résolution avait, entre autres infamies, déclaré « territoires occupés » plusieurs quartiers juifs de Jérusalem, prétendu décider des frontières d’un futur Etat palestinien sans passer par la moindre négociation avec Israël, et réussi l’exploit de condamner toute présence juive au-delà de la ligne imaginaire du cessez-le-feu de 1949, sans voir rien à redire à l’incitation constante à la violence de l’Autorité Palestinienne et du Hamas.

 

Dans les jours qui précédaient la conférence de Paris, des diplomates tout émoustillés expliquaient que cette conférence allait conduire à aller encore plus loin, à demander la création d’un Etat palestinien sur tout le territoire placé derrière la ligne imaginaire, et à faire entériner cette demande par le Conseil de Sécurité. Un créneau avait même été réservé pour cela, avec une convocation du Conseil le 17 janvier à New York.

 

Or, en moins de 24 heures, tout cela s’est effondré. Les mêmes gouvernants qui avaient encouragé leurs diplomates à faire passer la résolution 2334 trois semaines plus tôt, les ont pris par le col pour leur faire entendre raison.

 

Le Royaume-Uni avait voté la 2334. Trois semaines plus tard, il a insulté les organisateurs de la conférence en envoyant un chef de bureau pour discuter avec les chefs d’Etat et ministres des Affaires Etrangères, en refusant de signer les conclusions de la conférence, et en annonçant qu’il mettrait son veto à toute tentative de faire endosser ces conclusions par l’Union Européenne.

 

Le Président Hollande – qui avait, lui aussi, fait voter la 2334 – a prononcé une déclaration introductive, qui réduisait à néant l’objet même de la conférence, annonçant que le conflit ne pourrait être réglé que par la négociation directe entre Israël et les Palestiniens.

 

Pour les Etats-Unis, John Kerry, encore secrétaire d’Etat, a déclaré qu’il n’avait fait le voyage de Paris « que pour éviter que la résolution ne soit trop déséquilibrée en faveur d’Israël ». Il semblait soudain très préoccupé, notamment, qu’elle ne condamne que la colonisation et non l’incitation palestinienne – comme l’avait fait, par exemple, le 28 décembre précédent, un long discours d’un certain John Kerry.

 

Devant ce retournement politique généralisé qu’ils n’avaient pas vu venir, les diplomates n’ont pas insisté. Il ne leur restait plus qu’à rédiger un texte aussi incompréhensible que possible, à engloutir quelques petits fours et à rentrer chez eux.

 

On ne connaît pas encore tous les motifs qui ont conduit les sphères politiques occidentales à freiner ainsi l’ardeur de leurs fonctionnaires, mais nos sources diplomatiques mentionnent deux thèmes principaux : d’abord, l’élection de Donald Trump ; ensuite, la situation stratégique plus favorable que jamais à Israël.

 

L’élection de Donald Trump rend vaine, pour quatre ou huit ans, toute tentative de modifier l’ordre diplomatique international en défaveur d’Israël. Le président Trump ne s’est pas contenté d’annoncer qu’il rétablirait le veto américain contre tout projet de résolution déséquilibré. Il a ajouté à cette annonce (qui ne faisait que revenir à la pratique américaine constante des 40 dernières années, seulement abandonnée par Obama dans ses dernières semaines de présidence) deux nouvelles orientations politiques.

 

Tout d’abord, les Etats-Unis de Trump se sont déclarés ouverts à une coupure totale ou partielle des fonds qu’ils versent aux Nations-Unies si celles-ci se montrent trop agressives à l’encontre de l’allié hébreu. Or, l’Amérique finance à elle seule 22% du budget des Nations Unies ; et les fonctionnaires internationaux tiennent à leur confort. Venant d’un homme qui a passé une grande partie de sa carrière à imposer des réductions de coûts à des entreprises rétives, la menace est assez crédible pour calmer l’anti-israélisme des diplomates.

 

Ensuite et surtout, Trump a d’ores et déjà exposé les grandes lignes de la solution qu’il espère donner au conflit : une séparation entre deux entités, mais offrant aux Palestiniens bien moins que les promesses actuelles de l’Occident – qui, parce qu’elles sont trop dangereuses pour Israël, n’ont de toute manière aucune chance de voir le jour.

 

Les lignes d’un partage futur devront correspondre à la réalité démographique, et non à la ligne imaginaire de 1949. Partout où les Juifs détiennent une majorité démographique sur des territoires suffisants et contigus avec l’Israël d’avant 1967, Israël devra en garder le contrôle. C’est le cas pour ce qu’on appelle les « blocs », soit Givat Zeev, les Maalot, Gush Etzion, Ariel, Maale Shomron / Emmanuel ; peut-être aussi pour la plus grande partie de la vallée du Jourdain. Le reste du territoire – après, sans doute, l’évacuation de petites implantations indéfendables et très idéologiques qui le parsèment – pourra être transféré à une entité qui aura ou non, selon le progrès des négociations, le statut d’un Etat.

 

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La carte d’un partage selon la réalité démographique

 

Cette politique, qui devrait être celle que poursuivront les Etats-Unis dans les années à venir, est une nette rupture avec les déclarations diplomatiques des cinquante dernières années ; mais elle a l’intérêt, contrairement à ces déclarations, de permettre un partage de la terre à la fois techniquement réalisable (on ne doit évacuer que quelques milliers de personnes et non plusieurs centaines de milliers) et sans danger existentiel pour Israël. Cela ne suffit pas pour dire qu’elle réussira : pour cela, il faudrait que les Palestiniens acceptent d’obtenir quelque chose plutôt que rien. Mais il est absolument certain que les demandes actuelles de l’Occident ne peuvent pas réussir. Le changement de paradigme que Trump veut introduire a, au moins, l’avantage d’obliger les diplomates à raisonner dans un cadre moins fantasmagorique.

 

Au-delà de Trump, l’épuisement des tentatives diplomatiques d’isoler Israël a une autre raison, plus structurelle : l’ancienne guerre israélo-arabe, qui semblait définir le Moyen-Orient depuis la création de l’Etat hébreu, est aujourd’hui terminée – et Israël a gagné. Il n’y a plus aujourd’hui de menace existentielle sur l’Etat. Au contraire, Israël est devenu, pour la plus grande partie des puissances du monde, un Etat indispensable dont elles ne peuvent pas se permettre de se passer.

 

L’illustration la plus frappante de la victoire d’Israël réside dans la supériorité absolue que le pays a obtenue sur ses ennemis en matière d’armements.

 

Les Hébreux sont désormais en mesure de frapper toutes les cibles qu’ils souhaitent dans la région, en se jouant à la fois des missiles sol-air et des systèmes de brouillage, grâce à la gamme de missiles Spike (Tamuz).

 

Ils sont en train d’apporter la dernière main à la mise en place d’une superposition de systèmes anti-missiles (Flèche 3, Fronde de David et Dôme de Fer) qui rend entièrement vain l’investissement de dizaines de milliards d’euros effectué par l’Iran et ses alliés pour multiplier les missiles menaçant les Juifs.

 

Les drones israéliens améliorent chaque jour leurs capacités et le type de missions qu’ils peuvent accomplir. Les avions du Khe’l Avir sont équipés de diverses innovations qui améliorent systématiquement les modèles américains d’origine. En matière de renseignement militaire, Israël a acquis sur ses ennemis, en quelques décennies, une supériorité technologique équivalente à plusieurs siècles de développement. En matière de ressources humaines, le système israélien de conscription permet aux meilleurs talents de servir l’Armée au meilleur endroit possible.

 

Enfin, l’Armée israélienne peut désormais compter sur une véritable alliance stratégique avec l’Arabie Saoudite, engagée avec Israël dans une coopération de sécurité si étroite que toute guerre entre les deux Etats est devenue techniquement impossible. C’est à se demander si le développement impressionnant des systèmes d’armements hébreux, qui a certainement exigé des budgets gigantesques, ne doit pas une partie de ses succès à de discrets financements issus du pétrole de la péninsule.

 

Quoi qu’il en soit, la supériorité israélienne en matière d’armements et d’équipements militaire est désormais si écrasante qu’elle a des effets non seulement pour les ennemis d’Israël – dont les chances de victoire sont désormais réduites à zéro – mais aussi pour ses alliés et pour les puissances rivales. Il n’y a presque plus une seule puissance qui compte sur la planète et qui n’ait pas besoin, pour sa propre sécurité, d’une compétence israélienne. La Russie, qui a déjà acquis des drones israéliens, espère profiter d’éléments de technologie anti-missile. L’Amérique a besoin d’informations sur la situation au Moyen-Orient, et d’ingénierie israélienne pour développer les modèles qu’elle vend aux Hébreux. L’Europe a un urgent besoin d’aide israélienne pour la lutte contre le terrorisme.


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Goodbye et Hallelujah ! (info # 012201/17) Version imprimable
dimanche, 22 janvier 2017

 

Par Guy Millière

 

La conférence de Paris, le 15 janvier dernier, a suscité bien des inquiétudes. Tout en les énumérant, j’avais écrit ici que ces inquiétudes étaient exagérées dès lors que la conférence était organisée par un président en situation d’échec total et en fin de parcours, François Hollande, et qu’elle avait surtout été conçue pour servir les intérêts d’un autre président en échec et en fin de parcours, Barack Obama. Et accessoirement, pour faire plaisir aux amis chefs d’Etat musulmans et islamistes du gouvernement français et pour tenter d’apaiser l’électorat français musulman.

 

La conférence était promise à être nulle et inutile. Elle l’a été encore bien plus que prévu.

 

Elle devait conduire à un texte anti-israélien très virulent, dont une version était déjà parue dans la presse avant même l’ouverture de la conférence. Le texte final publié le 15 janvier en fin de journée avait perdu toute sa virulence.

 

Les discours prononcés en cours de journée furent vides. Soixante-douze participants sont venus pour rien. Ils ont dû en profiter pour faire quelques achats et quelques bons repas aux frais des contribuables français. Ils se sont écouté parler les uns les autres comme on écoute les mouches voler. Puis ils sont rentrés chez eux.

 

François Hollande a prononcé un discours dénué du moindre intérêt, comme à son habitude, et a agité en fin de journée ses petits bras pour dire que la “colonisation” israélienne menaçait la paix tout autant que la violence terroriste, et que toute tentative d’essayer autre chose qu’un “processus de paix” au service de la “solution à deux Etats” serait l’antichambre du désastre. Il était toutefois évident qu’il était conscient de distiller un long verbiage et, ce faisant, il crachait un venin qui retombait aussitôt à ses pieds.

 

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Ben et l’ex-Secrétaire d’Etat Démocrate John Kerry participant à une manifestation

contre la démocratie, au lendemain de l’intronisation de Donald Trump

 

Jean-Marc Ayrault était amer et a lancé des imprécations contre le futur déménagement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, empruntant des formules dignes des communiqués de l’OLP appelant à l’Intifada. Mais Ayrault était surtout habité par le dépit.

 

La vérité sous-jacente au désenchantement du ministre français des Affaires Etrangères saute aux yeux : une ère entièrement nouvelle s’ouvre. Israël a de nouveau un ami à la Maison Blanche, et cet ami est sans doute le meilleur qu’Israël y ait compté depuis 1948-49.

 

Le “processus de paix”, qui n’a jamais été un processus de paix, et la “solution à deux Etats”, qui n’a jamais constitué une solution, vont incessamment être rangés au rayon des accessoires obsolètes. L’Autorité Palestinienne risque fort de connaître le même sort.

 

La France, qui a tant aimé Obama et qui déteste tant Donald Trump et Israël, va se trouver ignorée et laissée de côté, comme la puissance de seconde zone peu fréquentable qu’elle est devenue.

 

L’Union Européenne ne va guère se trouver mieux traitée.

 

Donald Trump se tourne vers le Royaume-Uni [qui n’a pas paraphé le texte final de la Conférence de Paris. Ndlr.], souligne les erreurs consternantes et suicidaires d’Angela Merkel, mais n’évoque à peu près jamais la France, sinon pour déplorer sa déchéance. Il parle de l’Union Européenne pour la décrire comme un Léviathan inutile, condamné à tomber en morceaux. Il offusque ainsi les dirigeants allemands, français et européens, mais il n’en a cure car il ne leur doit rien.

 

Les dirigeants d’Israël savent qu’avec des amis comme les dirigeants allemands ou français, il vaut mieux avoir des ennemis déclarés, et ils discernent qu’avec l’islamisation de l’Europe et l’esprit de soumission qui en découle, le temps où l’Europe n’était pas explicitement antisémite est quasiment révolu.

 

Parce qu’en Allemagne, en France et en Europe en général, on ne comprend rien à Trump, on le dépeint comme l’abruti qu’il n’est pas, l’homme grossier qu’il n’est pas non plus, et pour un président sans vision stratégique, ce qu’il est moins encore.

 

Au centre de la vision stratégique de Trump, il y a la nécessité de réaffirmer rapidement et clairement le statut des Etats Unis en tant que première puissance économique, politique et militaire du monde, que cela plaise ou non aux Européens. Il y a aussi une volonté claire de faire échec à l’islam radical, sans employer de formules de politesse inutiles et sans éviter d’utiliser le mot islam, comme le faisait son prédécesseur. Il y a, enfin, une amitié sincère et profonde pour Israël, et une détestation tout aussi sincère et profonde pour le terrorisme quel qu’il soit, et cela inclut naturellement le terrorisme palestinien. Il y a, cela ne doit pas être oublié, une compréhension des valeurs communes liant les Etats Unis et Israël, et une compréhension du rôle et du poids stratégiques d’Israël au Proche-Orient.

 

Trump a quatre ans pour faire avancer cette vision stratégique. Il sait qu’il sera jugé sur ses résultats, pas sur ce qu’on dit de lui dans la presse et dans les chancelleries européennes. Il sait qu’il est l’élu du peuple américain et de personne d’autre. Il sait que le monde est dangereux et que ceux qu’imprègnent des règles éthiques l’emportent sur ceux qui qui adoptent une attitude de chien crevé dérivant au fil de l’eau. Il est de ceux qu’imprègnent les règles éthique, n’en déplaise à ses détracteurs.


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L’extraordinaire impact de l’entrée en fonction de Donald Trump.La crise entre la Belgique et Israël Version imprimable
vendredi, 20 janvier 2017

 

© Metula News Agency info # (012001/17)

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, pour Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/EWidZiE8sY4  (Youtube)

 

Comment va se passer la transmission des pouvoirs entre Obama et Trump, alors que le président sortant a fait son maximum pour pourrir la marge de manœuvre de son successeur.

 

Vers un transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

 

Malgré les menaces de Mahmoud Abbas et de l’Union Européenne, aucun cataclysme n’est à attendre en cas de transfert de l’ambassade U.S dans la capitale israélienne, car pour les grands Etats arabes sunnites, un repositionnement de la nouvelle administration contre l’Iran est nettement plus important que l’Autorité Palestinienne.

 

Or sans le soutien actif de l’Arabie Saoudite, de l’Egypte et des Emirats du Golfe, la cause palestinienne va se trouver reléguée au second plan.

 

Le projet de solution de Trump, en accord avec Netanyahu, et sous la direction de son beau-fils Jared Kushner, assisté par Avi Berkowitz, le stratège de Trump TV, consistera à minimiser la portée d’un éventuel Etat Palestinien, en faisant une sorte de super-autonomie, suivant un plan conditionnel d’émancipation à long terme et par paliers – au moins 10 ans – pendant lesquels Jérusalem conservera un droit de regard et d’intervention en Cisjordanie.

 

 

Et les effets dévastateurs de la loi de compétence universelle en vigueur en Belgique :

 

La justice belge n’a pas les qualités d’objectivité requises – son passé en constituant la preuve – pour appliquer la compétence universelle.

 

Après la menace d’arrêter Madame Tzipi Livni, ancienne ministre israélienne des Affaires Etrangères dès son arrivée en Belgique, provocant l’annulation de son voyage, suite à une accusation de "crimes de guerre et crimes contre l’humanité" déposée par un collectif gazaoui, les relations entre les deux pays sont au plus mal.

 

Aucun dirigeant israélien ne se rendra plus à Bruxelles, y compris les chefs de l’antiterrorisme, dont l’expérience et le savoir-faire sont indispensables à la Belgique dans sa situation actuelle.

 

Les projets de coopération en matière de renseignement, de défense et de recherche scientifique sont directement menacés.

 

Le Soir a diffusé un article de Baudoin Loos en forme d’incitation à la haine, à l’antisémitisme et à la violence contre la nation d’Israël. Le rédacteur en chef du journal ainsi que les autorités de surveillance et le gouvernement du royaume sont complices de la propagation publique d’un narratif de haine, entièrement basé sur la position du Hamas, en pleine distorsion des éléments factuels et dans l’ostracisme intentionnel de la position israélienne.

 

Les Israéliens mainstream, responsables politiques et intellectuels, se voient barrer l’accès des media belges, qui ne présentent plus que la position du Hamas et de l’AP. La communauté israélite, agressée et en émoi, structure ses options d’immigration massive des jeunes Belges juifs vers Israël.

 

La situation de cette minorité, respectueuse des lois et bonne citoyenne, stigmatisée sans réaction des autorités compétentes est désormais critique.


 
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