Double raid de l’Aviation israélienne à Damas (info # 013011/16) Version imprimable
mercredi, 30 novembre 2016

 

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Métula, mercredi 09h20, 08h20 à Paris

 

Le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a attaqué cette nuit un important arsenal et dépôt de munitions à Damas, dans une base appartenant à la 4ème division de l’Armée syrienne.

 

Cette unité constitue un corps d’élite presque uniquement formé de soldats de métier alaouites et d’officiers appartenant à la famille ou à l’entourage des al Assad, à l’instar de Maher al Assad, le frère de Bashar, souvent considéré comme le second personnage le plus puissant du régime.

 

Des media arabes, kurdes, ainsi qu’un témoin oculaire joint par Michaël Béhé, le correspondant de la Ména à Beyrouth, ont confirmé 4 "gigantesques explosions" dans la capitale syrienne à partir d’1h18 du matin, heure locale.

 

Lors d’un second raid, le Khe’l Avir a entièrement neutralisé un convoi de véhicules de l’Armée syrienne qui transportait des armes à destination du Hezbollah.

 

 
Deux alertes (info # 012911/16) Version imprimable
mardi, 29 novembre 2016

 

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Métula, mardi 20h00, 19h00 à Paris

 

La vague d’incendies gagne le Doigt de la Galilée

 

L’épidémie des incendies d’origine criminelle a finalement atteint notre région du Doigt de la Galilée qui avait été épargnée jusqu’à maintenant.

 

En effet, cette après-midi, autour de 15h (heure locale), un gigantesque brasier s’est déclaré dans la zone industrielle sud de Kyriat Shmona, à 11km de notre rédaction de Métula.

 

Comme on peut s’en rendre compte sur la vidéo annexée, des flammes énormes ont ravagé le secteur du sinistre.

 

On ne dénombre aucune victime, mais les dégâts sont importants ; une station de lavage de voitures a été entièrement détruite dans l’incendie.

 

Par chance, il n’y a pas de forêt dans ce secteur, mais uniquement des bâtiments et des broussailles. Cela a permis aux sapeurs-pompiers de Kyriat Shmona d’éteindre complètement le feu dans un laps de temps d’environ 1h30. 

 

Tout porte à croire, qu’il s’agit, une fois encore, d’un acte de pyromanie lié au différend israélo-palestinien.

 

D’ailleurs, à quelques centaines de mètres du foyer principal, des individus ont également mis le feu aux poubelles d’une usine privée, qui fournit notamment les services de sécurité.

 

Dans les deux cas, les spécialistes sont à pied d’œuvre pour établir avec précision les conditions du départ du feu.

 

Avec 1 700 incendies répertoriés la semaine dernière par les pompiers israéliens, le doute sensé n’est pas permis quant à l’origine criminelle de l’allumage de la quasi-totalité de ces incendies.

 

La météo annonce pour demain, mercredi, l’arrivée d’une zone pluviaux-orageuse sur Israël, qui mettra fin aux tentatives des islamistes radicaux de brûler les villes et les villages de leurs voisins israélites.

 

 

L’affrontement Russie-Turquie a commencé en Syrie (par Perwer Emmal sur le terrain)

(Informations exclusives)

 

Ces dernières heures, les FDS (Forces Démocratiques Syriennes) de la région d’Afrin, à prééminence et sous commandement kurdes, ont encore progressé en direction du verrou d’al Bab.

 

Ce mardi, ils ont délogé l’Armée turque et ses supplétifs islamistes du village d’Azraq, et ne se trouvent plus qu’à 4km des premiers quartiers d’al Bab.

 

C’est une information importante, certes, mais il y a un développement plus marquant encore dans cette phase de la Guerre Civile Syrienne.

 

En effet, les Forces Démocratiques Syriennes ne sont plus seules à combattre les Turcs, leur aviation, leurs chars et leur artillerie ; les FDS ont été rejointes dans la bataille par la Garde Républicaine de l’Armée régulière syrienne.

 

Dans cette bataille, le contingent gouvernemental syrien est principalement constitué d’un nouveau venu, la Résistance Nationale Syrienne (RNS) tout récemment formée.

 

La RNS est exclusivement composée de Kurdes appartenant à la "Brigade des Martyrs de Kafr Saghir", qui font le coup de feu aux côtés de l’Armée gouvernementale.

 

Lors de la capture d’Azraq, à laquelle j’ai assisté à la jumelle, ce sont les Martyrs de Kafr Saghir qui ont donné l’assaut, alors que les autres Kurdes des FDS procédaient à un barrage de mortiers en vue de couvrir leur progression.

 

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En rouge et jaune, les positions de l’entente Armée syrienne-Kurdes

En vert, les Turcs et leurs alliés

En noir, l’Etat Islamique (DAESH)

 

La coopération entre les Kurdes et l’Armée régulière s’est surtout matérialisée, il y a exactement un mois, lorsque la Brigade des Martyrs de Kafr Saghir s’était emparée de l’Ecole d’Infanterie à Alep.

 

Les Kurdes, soucieux de protéger leurs frères civils du quartier de Cheikh Maksoud à Alep, ont largement participé, avec l’Armée gouvernementale, à la prise des quartiers rebelles de la cité.

 

Cette bataille, en vue du contrôle de la ville, est pratiquement terminée, et elle marque l’un des plus grand succès de la Guerre Civile en faveur de Bashar al Assad et de ses alliés.

 

En filigrane, on assiste à la victoire, par proxys interposés, des Russes sur la coalition occidentale à prédominance américaine, qui soutenait le camp rebelle.

 

Vu du théâtre des opérations, l’ambition de Vladimir Poutine est évidente. Il a franchi, mercredi et jeudi derniers, un pas supplémentaire dans sa confrontation avec l’Occident en bombardant les positions de l’Armée turque atour d’al Bab, et en tuant ou blessant des dizaines de militaires de Recep Erdogan.

 

L’information de ce bombardement, qui avait été produite en exclusivité par la Ména, a, depuis, été démentie à la fois par Moscou et Ankara.

 

Reste que nous ne croyons pas du tout à ces démentis diplomatiques, ayant été témoins de ces raids et ayant ainsi pu constater de visu des manœuvres d’attaque au sol qui sont totalement étrangères aux pilotes de M. Assad.

 

Pour renforcer nos doutes, en fin de semaine, on a vu le contingent ottoman installer de nombreux missiles autotractés sol-air au nord d’al Bab.

 

Le rapprochement inattendu entre l’Armée syrienne et les Kurdes est sans aucun doute l’œuvre du "grand architecte de l’univers", en l’occurrence, Vladimir Poutine.

 

Ce dernier a autoritairement obligé ces deux entités qui ne s’apprécient guère à faire cause commune face aux Turcs, aux rebelles, et aux Occidentaux.

 

J’en veux pour preuve qu’au début de la semaine dernière, toujours dans le Rojava mais à 290km plus à l’Est, dans la ville d’Assaké, les Kurdes et l’Armée syrienne s’entretuaient à l’arme lourde ; or, depuis trois jours, les armes se sont tues, et Syriens et Kurdes s’entendent depuis comme larrons en foire.

 

Du côté des YPG, les Unités de Protection du Peuple kurde, la principale composante des FDS, l’on n’avait pas vraiment le choix de refuser l’oukase de Poutine, alors que l’on était quotidiennement, et avec une sauvagerie grandissante, exposé aux attaques de l’aviation et de l’artillerie turques. Ces deux dernières semaines, on a compté dans la région de Manbij des dizaines de Peshmerga tués ou blessés lors de ces attaques, de même que des centaines de civils.

 

Et toutes les demandes adressées par le commandement des YPG aux Américains afin d’obtenir de l’armement lourd ainsi que des missiles anti-aériens efficaces avaient été accueillies par une fin de non-recevoir.

 

L’Administration Obama, toujours aux affaires, a pris grand soin de ne pas froisser l’"allié" Recep Erdogan. Mais, ce faisant, les combattants kurdes se considéraient de plus en plus comme la chair à canon de l’Occident ; à la fois dans la région d’al Bab et dans l’offensive sur Raqqa, la capitale de DAESH en Syrie. Les Peshmerga constituent à ce propos, et de très loin, la principale force alliée de l’Amérique pour la prise de Raqqa.

 

Les dissensions entre les Kurdes et Washington, ainsi que le nouveau pari risqué de Poutine, ont d’ailleurs eu une influence immédiate sur la bataille de Raqqa, les FDS ayant cessé, depuis trois jours, leur progression en direction du fief islamiste.

 

Sur le terrain, il apparaît clairement à tous les combattants qu’un affrontement majeur entre, d’une part la Russie et ses alliés, et de l’autre, la Turquie et les siens, y compris dans le ciel, est désormais inévitable.

 

Les Etats-Unis parlent, de leur côté, d’imposer des zones de la Syrie dont le survol serait interdit, mais l’on doute fortement que l’aviation russe se plie à ces interdictions. On pense, au contraire, que si l’Amérique tente d’imposer son projet par la force, l’on se dirigera vers une confrontation aérienne entre les deux superpuissances.

 

Quant aux Kurdes, ils tentent d’utiliser à leur profit les divergences qui se font jour au niveau régional et mondial. Ils persistent plus que jamais, dans leur intention d’effectuer la jonction entre le saillant du Ponant et celui du Levant ; leurs deux têtes de pont ne sont plus distantes l’une de l’autre, ce mardi soir, que d’une quinzaine de kilomètres, et elles jouissent pratiquement de la couverture aérienne russe.

 

Nul doute que ces alliances sont temporaires, car les ambitions kurdes et celles du régime de Damas sont inconciliables. Quant à savoir si, le moment venu, les YPG pourraient compter sur l’adhésion à leur combat de leurs frères de la Brigade des Martyrs de Kafr Saghir, pour les avoir vus se congratuler à l’ouest d’al Bab, la question ne se pose même pas.

 

 
Débat mercredi à Ashdod Version imprimable
dimanche, 27 novembre 2016
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Donald Trump, le 1er président juif des USA ? (info # 022711/16) Version imprimable
dimanche, 27 novembre 2016

 

Par Guy Millière

 

Le commentateur politique conservateur américain Wayne Alyn Root a publié récemment un article affirmant que Donald Trump était le premier Président juif des Etats-Unis. Ce type d’affirmation est excessif, Donald Trump n’a pas cet honneur. Il n’est pas juif. L’affirmation de Wayne Alyn Root n’est, par ailleurs, pas à même de renforcer la popularité de Donald Trump dans un contexte mondial où Donald Trump est déjà largement détesté et où l’antisémitisme, sous différentes formes, ne cesse de rôder : elle n’en a pas moins une part de pertinence.

 

Donald Trump s’inscrit dans la lignée de son père, qui a non seulement été un bâtisseur, mais aussi un grand ami de la communauté juive. Fred Trump a, entre autres, donné des terrains à New York pour que des centres culturels juifs voient le jour. Il a ainsi concédé le terrain sur lequel est construit le Beach Haven Jewish Center de Flatbush, qui inclut une grande synagogue et un centre culturel. Donald Trump s’est lui-même comporté tout au long de sa vie en ami de la communauté juive américaine.

 

Il a toujours été un grand soutien d’Israël et du peuple juif israélien. Il a, discrètement, silencieusement, mais efficacement, procédé à des donations importantes. Celles-ci ont été particulièrement cruciales en deux occasions : l’abandon du Sinaï à l’Egypte, au début des années 1980, et celui de la bande de Gaza aux forces palestiniennes.

 

En ces deux occurrences, Donald Trump a œuvré pour que les Israéliens qui devaient être relogés puissent l’être. Pour le remercier, une plaque portant son nom et lui rendant hommage a été posée dans le Moshav Dekel, dans la région d’Eshkol.

 

Les relations amicales qui lient Donald Trump à Binyamin Netanyahu ne sont un secret pour personne. Binyamin Netanyahu, cela a été annoncé, sera le premier chef de gouvernement reçu par Donald Trump après que celui-ci aura été intronisé président le 20 janvier prochain.

 

Ce n’est pas un hasard, dans ce contexte, si Ivanna, fille de Donald Trump, a épousé un entrepreneur juif pratiquant, Jared Kushner, et s’est convertie au judaïsme, et si Donald Trump a dit plusieurs fois dans un passé proche qu’il appréciait de passer la journée de shabbat avec sa fille et Jared Kushner. Donald Trump est le grand-père de petits enfants juifs, élevés dans la tradition juive.

 

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La famille juive du président des Etats-Unis

 

Ce n’est pas un hasard non plus si Donald Trump a choisi pour vice-président un homme, Mike Pence, qui est lui aussi un très grand ami d’Israël, et s’il compose une administration qui sera sans doute la plus pro-israélienne depuis longtemps. Cela ouvrira à Israël des opportunités économiques, géopolitiques et stratégiques sans précédents depuis longtemps.

 

Avoir nommé Steve Bannon responsable de la stratégie présidentielle est un geste significatif, dès lors qu’on sait qui est réellement Steve Bannon et que l’on regarde la réalité en face plutôt que les torrents de boue déversés contre Bannon : j’ai dit sur le sujet la semaine dernière tout ce qui devait l’être.

 

Ce qui est regrettable est que la communauté juive américaine n’ait pas perçu les opportunités que l’élection de Donald Trump ouvre à Israël et ouvre aussi aux Juifs du monde entier.

 

Soixante-dix pour cent des Juifs américains ont voté pour l’adversaire de Donald Trump, ce qui constitue certes une nette amélioration par rapport au pourcentage de Juifs américains qui avaient voté Démocrate lors des élections présidentielles précédentes, et qui avaient donc contribué à l’élection et à la réélection de Barack Obama, mais cela reste un pourcentage considérable.

 

La communauté juive américaine est à la croisée des chemins.

 

Elle peut rester obstinément du côté Démocrate, mais au vu de ce que devient le parti Démocrate, cette position relèvera de plus en plus de l’aveuglement suicidaire. Le parti Démocrate devient un parti antisémite, et si, comme c’est aujourd’hui probable, il porte à sa tête Keith Ellison, membre musulman et antisémite de la Chambre des représentants, disciple de Louis Farrakhan, le dirigeant de l’organisation antisémite The Nation of Islam, il sera pleinement un parti antisémite. Il sera aussi pleinement un parti anti-israélien, même s’il enrobera son anti-israélisme de formules hypocrites.


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Ambuscade de DAESH dans le Golan : 4 miliciens neutralisés (info # 012711/16) Version imprimable
dimanche, 27 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

 Métula, dimanche 11h40, 10h40 à Paris

 

Tôt ce matin, la Brigade d’infanterie Golani, qui procédait à une surveillance de routine de la frontière avec la Syrie dans le sud du plateau du Golan, a essuyé des tirs nourris de la part de miliciens de DAESH, l’Etat Islamique en Irak et en Syrie.

 

Quatre membres de cette organisation tiraient sur les militaires israéliens à l’aide d’une mitrailleuse lourde posée sur un pick-up.

 

La patrouille a immédiatement retourné le feu en direction des assaillants, utilisant également des obus de mortier. Le pick-up a été localisé et identifié par un drone, qui a procédé à sa neutralisation. Les quatre agresseurs ont semble-t-il péri dans l’attaque aérienne.

 

On ne déplore aucun blessé du côté israélien.

 

L’incident, inhabituel, s’est déroulé dans la petite portion du Golan syrien [voir carte], au nord de Khamat Gader, qui est contrôlée par 770 miliciens affidés à DAESH.

 

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On distingue dans le sud du Golan la petite portion de territoire

contrôlée par DAESH où s’est déroulé l’affrontement

 

En noir la position de Daesh

En vert, celles des rebelles du Front du Sud (ASL et 60 groupes islamistes)

En rouge l’Armée gouvernementale et ses alliés iraniens et libanais

 

D’ordinaire, les responsables de cette enclave, qui répètent à qui veut l’entendre, qu’ils ne sont pas en guerre avec Israël, s’abstiennent de toute activité provocatrice dirigée contre l’Etat hébreu.

 

On ignore pour l’instant, à Métula, si l’Etat Islamique a décidé d’ouvrir un nouveau front contre Israël, afin de contrebalancer ses revers militaires en Syrie et en Irak, ou s’il s’agit de l’initiative de miliciens isolés, excités par les incendies qui ont ravagé notre pays la semaine dernière.

 

Ceci-dit par précaution, car il est clair pour nos analystes que DAESH n’est pas en situation de soutenir une confrontation avec Tsahal, et que si ce genre d’agression venait à se reproduire, l’Armée des Hébreux affligerait de lourdes pertes supplémentaires au Califat Islamique.

 

 

 
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