Vers le crépuscule de la relation privilégiée Israël-Etats Unis ? (info # 013010/16) Version imprimable
dimanche, 30 octobre 2016

 

Par Guy Millière

 

J’ai déjà mentionné dans ces colonnes que les dés me semblaient jetés, et qu’Hillary Clinton serait élue à la présidence des Etats Unis le 8 novembre prochain. Je n’ai pas changé d’avis ni d’analyse. J’avais évoqué quelles seraient sans doute les orientations d’une présidence Hillary Clinton, en particulier concernant l’islam. Je n’ai pas changé d’avis et d’analyse sur ces sujets non plus, précisant qui étaient les conseillers juifs d’Hillary Clinton et pourquoi j’avais des réserves à leur égard. Ces conseillers sont toujours à l’œuvre.

 

Je n’ai toutefois pas assez insisté sur les conséquences d’une présidence Hillary Clinton pour Israël. Ces conséquences sont potentiellement très significatives.

 

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La plus grande adversaire d’Hillary

A la merci d’un mauvais rebond

 

Je n’ai jamais été de ceux qui considèrent que Bill Clinton a été un ami d’Israël : un homme qui pousse de toutes ses forces vers la continuation d’un processus de paix qui se révèle être un effroyable processus de guerre contre Israël n’est pas un ami d’Israël.

 

Un homme qui persiste à raisonner jusqu’au bout de sa présidence en entérinant l’idée selon laquelle il faut négocier comme s’il n’y avait pas d’actes terroristes meurtriers n’est pas du tout un ami d’Israël ; les victimes du terrorisme, qu’elles soient mortes, mutilées, blessées, ne peuvent pas être passées aussi aisément par pertes et profits.

 

Traiter une organisation terroriste comme si elle n’était pas une organisation terroriste équivaut à entériner le terrorisme et ne peut que conduire à des impasses tragiques. Avoir créé l’Autorité Palestinienne et l’avoir confiée à l’OLP est un crime contre Israël et le peuple israélien.

 

Les “réalistes” de l’administration George Herbert Walker Bush étaient cyniquement anti-israéliens et ne prétendaient pas, au moins, être autre chose que ce qu’ils étaient, ce qui avait l’avantage de la clarté. Bill Clinton s’est présenté comme autre chose que les “réalistes” de l’administration George Herbert Walker Bush : il n’a pas valu mieux qu’eux, et les années Bill Clinton ont, pour Israël, été les années des attentats terroristes les plus meurtriers.

 

Hillary Clinton est pire que Bill Clinton en raison de l’entourage dont elle s’est dotée.

 

Elle est pire que Bill Clinton, non seulement parce qu’elle a incarné la politique d’Obama vis-à-vis d’Israël, mais aussi concernant l’ensemble du Proche-Orient, ce qui inclut une complaisance complice face à l’émergence et au déploiement de l’Etat Islamique (qui, même s’il était vaincu en Irak, n’en existerait pas moins partout où il a créé des métastases), et une volonté non dissimulée de contribuer à l’avancée de l’Iran des mollahs vers le nucléaire militaire et vers l’hégémonie régionale.

 

Elle est pire que Bill Clinton, aussi, parce qu’elle s’appuie sur un parti Démocrate qui n’est plus celui du temps où Bill Clinton était président : le parti Démocrate d’aujourd’hui a glissé vers la gauche extrême. Lors de la convention dudit parti, citer le nom d’Israël n’a pu se faire que négativement. C’est un parti dont les militants peuvent brûler des drapeaux d’Israël tout en affichant sans problème des sympathies pour un mouvement tel que "Black Lives Matter" [les vies noires importent], qui n’est pas seulement un mouvement raciste anti-blanc appelant au meurtre de policiers, mais également un mouvement résolument “antisioniste” et antisémite.

 

C’est un parti proche des organisations musulmanes américaines telles que le "Council of American Islamic Relations" (CAIR) [le conseil des relations américaines islamiques], la branche américaine des Frères Musulmans.

 

Hillary Clinton s’appuie sur ce parti et a, par l’intermédiaire d’Huma Abedin, des relations étroites avec les Frères Musulmans.

 

Le programme du parti Démocrate arrêté lors de la convention de l’été dernier ne contient pas une phrase (initialement prévue et retirée in extremis) définissant Israël comme une “force d’occupation”, et décrit Israël comme un Etat démocratique, mais il souligne néanmoins la nécessité impérative et urgente de voir naitre un Etat palestinien permettant la “souveraineté et la dignité de ses habitants”. Le mot “ dignité” est important, car dans une phrase ultérieure du programme, Israël est directement accusé de violer la “dignité des Palestiniens”. Pas un mot du programme n’évoque le terrorisme subi par Israël.

 

On peut ajouter qu’Hillary Clinton est soutenue par tous les adeptes du “politiquement correct” dans la culture, les universités et les media américains, et entend (ses propos sur le sujet sont sans ambiguïté) renforcer le “politiquement correct” : or celui-ci est très anti-israélien.

 

Hillary compte aussi encourager le changement démographique en cours aux Etats Unis, et, entre autres, la présence musulmane dans le pays (ses propos sur le sujet sont sans ambiguïté là encore) : ce changement conduit vers une population dans laquelle les défenseurs d’Israël seront moins nombreux et moins influents que jusqu’à présent.

 

Binyamin Netanyahu a été critiqué par certains en Israël pour avoir récemment ratifié un accord d’assistance militaire américain à Israël de 38 milliards de dollars sur dix ans. Il a ratifié cet accord à un moment où Obama devait apparaitre comme n’étant pas hostile à Israël, en raison de la campagne électorale. Netanyahu a eu raison. Il aurait pu obtenir davantage avec un président et un Congrès Républicains, mais il aurait risqué d’obtenir moins encore sous une présidence Hillary Clinton, surtout si, ce qui est possible, le Sénat passe à nouveau aux mains des Démocrates le 8 novembre.

 

Une présidence Hillary Clinton signifiera sans doute des Etats Unis aussi critiques à l’égard d’Israël que sous Barack Obama, voire plus critiques encore, mais aussi des pressions américaines accrues pour qu’un Etat palestinien voie le jour ; des pressions exercées en conjonction avec les dirigeants de l’Union Européenne et de pays tels que la France.

 

Elle signifiera aussi, très certainement, des Etats Unis qui entraveront autant qu’ils le pourront des décisions prises par les forces de défense israéliennes en cas d’attaque contre l’Etat hébreu.

 

Les années Obama ont été des années difficiles pour la relation privilégiée qui a existé, pendant quatre décennies, entre les Etats-Unis et Israël. Les années Hillary Clinton risquent fort d’être des années plus difficiles encore, et l’on peut craindre l’entrée dans la phase crépusculaire de ces relations.

 

Je ne souhaite bien sûr pas ce crépuscule, mais mon rôle est d’analyser les faits, pas de confondre mes désirs avec la réalité.

 

Les Juifs américains, direz-vous ? Ils voteront à quatre-vingt pour cent pour Hillary Clinton.

 

L’analyse de Norman Podhoretz, énoncée en 2009, affirmant que dans leur immense majorité, les Juifs américains ne sont plus juifs et ont adopté une autre religion constituée par la nébuleuse des idées de la gauche américaine est hélas plus que jamais exacte.


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BREAKING ! Echange de tirs à Métula (info # 022610/16) Version imprimable
mercredi, 26 octobre 2016

© Metula News Agency

 

Mercredi, 12h 30 à Métula, 11h30 à Paris

 

Il y a quelques minutes, ce mercredi matin, un véhicule en marche, au Liban, a tiré spontanément sur des soldats qui s’affairaient à des activités de routine à Métula. Un soldat a été blessé et emmené à l’hôpital pour y recevoir des soins.

 

L’incident s’est produit près de la crête de Ramin sur le pourtour de notre village.

 

Les soldats de Tsahal ont riposté et ont confirmé que le véhicule des agresseurs a été touché et détruit.

 

Une intense activité aérienne, impliquant des drones d’observation et des chasseurs-bombardiers est actuellement en cours au-dessus de l’Ongle de la Galilée, dans le ciel surplombant la rédaction.

 

La situation est tendue mais calme, les sirènes d’alerte n’ont pas retenti et la population, qui n’est pas avertie de l’incident, continue à vaquer à ses activités régulières.

 

 
Les Kurdes progressent en direction d’al Bab (info # 012610/16) Version imprimable
mercredi, 26 octobre 2016

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava

 

En dépit de l’utilisation continue et massive de l’aviation, de l’artillerie et de blindés par l’Armée turque et ses supplétifs islamistes, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) à prééminence kurde poursuivent, ce mercredi matin, leur offensive en direction du nœud stratégique d’al Bab aux mains de DAESH.

 

Des combats au corps à corps ont actuellement lieu (7:30h GMT) dans le village de Tal Jijan (carte), opposant des commandos de Peshmerga et de l’Armée turque.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

Cette nuit, les FDS ont atteint pour la première fois la route reliant Alep à Akhtarin (carte). Leur tête de pont ne se trouve plus qu’à 16km d’al Bab ; ils ont progressé de 3km en moyenne durant les dernières 24h, prenant notamment le contrôle des bourgs ou villages de Misrafah, Jabel Nayaf et Tal Qaramil. La distance séparant encore les Unités de Protection du Peuple kurde (YPG) de l’Ouest (Arima) et de l’Est (Tal Jijan) qui empêche l’unification du Rojava est dorénavant de 36km.

 

Durant les dernières heures, les FDS ont mis hors de combat 7 véhicules et chars turcs, grâce à des tirs de missiles, tuant une quinzaine de Turcs ou de supplétifs islamistes et en blessant une dizaine d’autres. On compte deux tués parmi les forces kurdes et leur alliés, ainsi que trois blessés, dont un grièvement touché par des éclats d’obus.

 

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Carte régionale

Service cartographique © Metula News Agency

 

Les Etats-Unis continuent de prodiguer leurs conseils de circonstances aux Turcs et aux Kurdes afin qu’ils unissent leurs efforts face à DAESH et qu’ils cessent de s’affronter mutuellement. Les Européens continuent de garder le silence.

 

J’essaie de me frayer un passage afin de rejoindre les FDS combattant dans la percée de Tal Jijan à partir du canton d’Afrin afin de continuer de vous informer en temps réel, mais la traversée du territoire tenu pas les ennemis est hasardeuse.


 
Conflit turc-kurde : les combats s’étendent (info # 012410/16) Version imprimable
lundi, 24 octobre 2016

 

Par Perwer Emmal dans le Rojava

 

L’Armée turque et ses supplétifs islamistes ont poursuivi chaque jour depuis mercredi leurs attaques visant les forces kurdes au sud-est de la ville de Maré (aux mains des Turcs).

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

Les cibles des avions, de l’artillerie et des blindés d’Erdogan sont constituées, entre autres, par les villages d’Um Hosh, Hesia, al Ghour, Qaiton, Tal Malid, Werdiyé (voir sur la carte la "Zone des bombardements turcs"). DAESH avait été chassé de ces agglomérations par les Forces Démocratiques Syriennes (FSD), à majorité et sous commandement kurde, durant les trois derniers mois d’août, septembre et octobre.

 

Cette poussée des forces kurdes agissant à partir du canton d’Afrin dans le Rojava de l’Ouest a pour objectif d’enlever la cité d’al Bab occupée par DAESH. Et ensuite de poursuivre leur progression en direction d’Arima, avec l’aide des Peshmerga qui contrôlent la zone de Manbij, dans l’intention d’unifier les cantons kurdes de l’est et de l’ouest du Rojava pour établir une continuité géographique entre eux.

 

Actuellement, la tête de pont kurde à Werdiyé (carte), avançant vers l’Est, se situe à un peu moins de 18km d’al Bab, elle-même, à 18km des premières lignes de Peshmergas progressant en direction de l’Ouest à partir d’Arima (carte). Il reste ainsi 36km aux Kurdes pour réaliser leur rêve pluri-centenaire de posséder un territoire continu homogène allant du Kurdistan irakien au canton d’Afrin.

 

Ces trois derniers jours, de 14 à 20 Peshmerga ont été tués, de même qu’une dizaine de villageois de cette zone à forte majorité démographique kurde. De plus, des douzaines de personnes, aussi bien civiles que militaires, ont été blessées lors de ces attaques. L’Aviation turque reconnaissait avoir effectué 50 raids sur ces positions kurdes vendredi matin.

 

Quant aux Unités de Protection du Peuple kurde (YPG), elles font état d’une offensive majeure de leurs adversaires, accompagnée de "lourds pilonnages d’artillerie et de mouvements de blindés". De nombreux chars d’assaut turcs ont par ailleurs été vus en train de pénétrer en Syrie par les points de passage de Salameh (Ouest) et al Raï (centre).

 

Les FSD ont répliqué par des tirs de mortier et de missiles antichars sur les positions et les véhicules de leurs assaillants. Ceux-ci admettent la perte de 14 soldats ce lundi matin ; selon les sources de la Ména sur le terrain, les Ottomans et leur supplétifs compteraient 27 morts et près de 40 blessés depuis mercredi, dont au moins 7 sont dans un état sérieux.

 

Le seul aspect "reposant" de cette confrontation entre Turcs et Kurdes qui a tendance à devenir généralisée émerge dans la clarté du discours des uns et des autres : alors que les responsables kurdes ne cachent pas que leur objectif consiste en l’unification du Rojava, leur adversaire Recep Erdogan se montre tout aussi précis dans le sens inverse. S’exprimant à l’occasion de l’ouverture d’une école dans la province de Bursa, le président turc a ainsi déclaré :

 

"Ils [les Américains et les Européens] nous disent" : n’allez pas à al Bab ! Mais nous sommes obligés d’y aller et nous allons le faire. Nous devons préparer une région nettoyée de la terreur".

 

Quand il parle de se rendre à al Bab, le petit sultan ne parle pas d’enlever al Bab à l’Etat Islamique qui l’occupe, car ses forces se situent à Shidud, à 14km au nord-ouest d’al Bab, et l’on ne signale aucune esquisse d’affrontement entre l’Armée turque et les miliciens de DAESH.

 

Dans les faits, les militaires d’Erdogan protègent DAESH face à l’offensive des FSD, en frappant les Kurdes en train d’avancer, avec tous les moyens en leur possession.

 

Ceux qui n’en mènent pas large dans cette histoire, ce sont les Américains. Ceux-ci n’ont pas d’autre choix que celui de constater que les Peshmerga sont à 38km de réaliser leur objectif principal [l’objectif principal déclaré des Américains. Ndlr.] consistant à couper hermétiquement DEASH de toutes ses sources d’approvisionnement.

 

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Les forces spéciales HAT des Unités de Protection du Peuple kurde (YPG)

 

C’est d’ailleurs pour parvenir à cette fin que le Commandement Central des Armées U.S avait mis à la disposition des Kurdes – qui ne le possédaient pas - le matériel nécessaire à franchir l’Euphrate d’Est en Ouest pour déferler sur Manbij. En fait, les "conseillers" étasuniens, en mai, avaient également assemblé les ponts flottants, car les Peshmerga n’avaient aucune idée quant à la manière de réaliser cette opération.

 

Maintenant, le Secrétaire d’Etat à la Défense Ash Carter, parlant de l’offensive turque, balbutie son anglais au micro des journalistes : "Nous ne savons pas complètement, pour le moment, ce qui transpire là-bas", a-t-il dit en fin de semaine, "Nous trouverons plus [d’infos] dans les jours à venir. Je ne peux simplement pas vous en dire plus pour l’instant".

 

Dans le même temps, le porte-parole du Département d’Etat, John Kirby, semblait un peu plus au courant des affaires de l’Amérique, à croire que les communications entre départements dans la métropole de Washington sont plombées par un mystérieux virus. Kirby affirmait que les Turcs et les forces syriennes [il voulait dire les Kurdes] "devraient se concentrer sur DAESH et non se battre entre eux, c’est ce que nous voulons voir. Nous ne désirons pas voir de mouvements non coordonnés et ces frappes méritent la qualification de mouvements non coordonnés".

 

Le "diplomatique" est décidément une langue difficile à comprendre. Aidons un peu le Président Obama ainsi que ses hauts fonctionnaires qu’il plonge dans l’embarras ; vous avez un choix à faire : soit aider les Kurdes à vous débarrasser de DAESH (notamment en les protégeant des raids aériens turcs), comme le Pentagone vous le demande et comme vous l’avez promis aux Américains, un projet dans lequel vous avez déjà englouti des dizaines de milliards de dollars. Soit vous aidez Erdogan, comme vous le lui avez également promis, dans sa guerre à outrance contre les Kurdes et leur volonté d’établir une autorité étatique dans le nord de la Syrie, et dans son plan consistant à continuer son business avec le Califat Islamique, pour enrichir sa cassette personnelle, contrer la poussée chiite, s’opposer à Assad et grignoter 2-3 000 kilomètres carrés de territoire syrien.

 

Mais les objectifs turc et kurde ne sont pas compatibles, et les valses hésitations de l’Administration Obama se paient en vies humaines, à un prix chaque heure plus onéreux.

 

La non-intervention de Washington, sur le plan diplomatique ou en dissuadant "par d’autres moyens" Erdogan de faire un carton sur les Peshmerga pour protéger les djihadistes et empêcher que les Kurdes ne s’emparent d’al Bab, est naturellement très mal perçue par les responsables politiques du Rojava. Ces derniers accusent les officiers U.S d’aider les Turcs lors de leurs opérations militaires. Dans le fond, ils n’ont pas tort : tout ce que peut faire l’Armée américaine à part assurer un parapluie aérien à ses alliés, à ceux qu’elle a incités à allumer ce front, équivaut à favoriser les Turcs et Daesh.

 

Mais qu’attendent donc les conseillers de Donald Trump pour s’emparer de cette affaire de parjure de l’Administration Obama - qui assurait le Congrès et la population qu’elle envoyait des soldats en Syrie pour anéantir DAESH -, pour montrer aux électeurs comment Obama trahit l’allié principal de l’Amérique en Syrie et en Irak au profit d’un dictateur islamiste, antiaméricain et antisémite, qui ne revêt pour les USA qu’un intérêt stratégique relatif ? Vu de Kobané, cela ressemble à un uppercut décisif à quelques jours de l’ouverture des bureaux de vote ; à moins que le challenger Républicain ne comprenne pas ce que nous écrivons à la Ména, ou que ses conseillers jugent que ce sont les électeurs qui n’y comprendraient rien ?

 

Quant aux Européens ils dorment dans un coin, en espérant passer inaperçus aux yeux de leurs opinions publiques respectives. Ils se situent précisément dans la même démarche traitresse que Barack Obama, assument la même implication, ont raconté les mêmes menteries à leur opinion publique ; mais ils ne sont pas le chef et espèrent ainsi passer entre les gouttes de l’infamie, alors ils prient pour que nous ne parlions pas d’eux et pour que nous regardions ailleurs.


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L’Unesco, organisation islamique et antisémite (info # 012310/16) Version imprimable
dimanche, 23 octobre 2016

 

Par Guy Millière

 

Le récent vote de la résolution de l’Unesco niant toute relation entre les lieux saints de Jérusalem, le peuple juif et le judaïsme est scandaleux, mais n’a rien d’étonnant. Quiconque se penche sur les votes précédents à l’Unesco peut aisément constater que d’autres scrutins du même genre se sont déroulés dans une institution qui relève depuis longtemps d’une imposture. La meilleure chose à faire à mes yeux est de ne pas se scandaliser, mais de traiter l’Unesco avec le mépris que l’institution mérite, de dire que l’Unesco est désormais un appendice de l’Organisation de la Coopération Islamique et finira dans le vide ordure de l’histoire, au même titre que l’Organisation de la Coopération Islamique.

 

Nier toute relation entre les lieux saints de Jérusalem, le peuple juif et le judaïsme est en réalité aussi ridicule que nier que la Terre tourne autour du soleil, mais l’arriération intellectuelle d’une large part du monde musulman fait que certains y nient effectivement que la terre tourne autour du soleil.

 

Israël a suspendu ses liens avec l’Unesco. C’est une excellente décision, et c’est la moindre des choses. Aucune société démocratique et aucune société qui a un minimum de respect pour l’histoire et pour la mission qui est censée être celle de l’Unesco ne devrait rester à l’Unesco et se faire complice de ce que cette organisation est devenue aujourd’hui.

 

L’Unesco est censée être une institution tournée vers l’éducation, les sciences et la culture. Elle n’est rien en fait de tout cela, et même le contraire de tout cela. Binyamin Netanyahu a dit que le vote était absurde, c’est un mot diplomatique et infiniment trop gentil.

 

Nier toute relation entre les lieux saints de Jérusalem, le peuple juif et le judaïsme est en réalité non seulement ridicule, mais abject et antisémite, car c’est nier l’existence même du judaïsme et du peuple juif, et faire comme si judaïsme et peuple juif n’avaient jamais existé et constituaient une forme de mensonge qui doit être effacé.

 

C’est, comme l’a dit Naftali Bennett, apporter un soutien au terrorisme antijuif à Jérusalem et dans tout Israël. Mais l’Unesco ayant admis en son sein une organisation terroriste, l’OLP, et lui ayant octroyé le statut de membre, sous le nom d’Etat palestinien, participait déjà d’une marque de soutien au terrorisme antijuif en Israël.

 

Certains représentants de pays occidentaux ont voté contre la résolution, et ce n’est pas là un acte de courage, mais un simple respect des faits et le rejet de la dimension antisémite de la résolution. En ne quittant pas l’Unesco, les pays occidentaux concernés se rendent néanmoins complices, car l’Unesco, outre l’admission en son sein d’une organisation terroriste dotée du statut d’Etat, n’en est pas à son coup d’essai.

 

La France s’est abstenue, ce qui signifie que la France n’a aucun respect pour les faits et entérine un texte antisémite. Ce n’est pas la première fois que la France entérine un texte de ce genre. La dernière fois, elle avait voté pour. S’abstenir est une façon de dire que la France ne sait pas si judaïsme et peuple juif existent ou constituent un mensonge.

 

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Le Kodesh ha-Kodashim, le Saint des Saints, LE point de rencontre entre le physique et le métaphysique, situé au cœur du Temple de Jérusalem, limite ultime de la compréhension des hommes.La France n’est pas sûre qu’il ait existé, et pense qu’il pourrait s’agir d’une mosquée

 

Je pourrais démontrer que la France de Hollande se ravale chaque jour davantage au rang qui était celui de la France de Pétain, et c’est le cas. Mais je me demande aussitôt si le vote de la France aurait été différent si elle n’avait pas un président et un gouvernement socialistes : je n’en suis franchement pas certain du tout.

 

Je retrouverai de la considération pour la France le jour où un président français décidera de quitter l’Unesco et demandera à l’Unesco de quitter son siège et de l’installer ailleurs qu’à Paris. Riyad ou Doha seraient des villes tout à fait appropriées afin de l’accueillir.

 

Le vote de la France montre que la France se situe sur la voie de la plus vile soumission. Faire du zèle dans une organisation qui est désormais un appendice de l’Organisation de la Coopération Islamique et finira dans le vide ordure de l’histoire correspond à se conduire en pays dhimmi et se rapprocher également du vide-ordure de l’histoire.

 

Les dirigeants français sont intéressés par le vote musulman lors des prochaines consultations domestiques. Ils ne peuvent cependant ignorer qu’en entérinant des textes antisémites tel que celui qu’ils viennent d’entériner, ils trahissent les Juifs français et les exposent à des actes antisémites.

 

Ils espèrent sauvegarder le calme dans les zones de non droit qui grandissent sur le territoire du pays. Ils ne conserveront pas le calme très longtemps. Dans l’islam, et tout particulièrement chez ceux parmi les musulmans qui prennent le djihad au sérieux, la soumission obséquieuse est considérée comme une attitude de lâcheté voire de faiblesse.


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