Bruxelles-Métula du 15 janvier 2018 (011501/18) Version imprimable
mardi, 16 janvier 2018

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/INAXn3cmuRw (Youtube)

 

Au sommaire : Israël a développé une technologie unique capable de localiser les tunnels stratégiques (d’infiltration et d’attaque) construits pas le Hamas à Gaza et aboutissant en Israël et en Egypte. La destruction d’un réseau souterrain majeur par Tsahal dimanche dernier, le quatrième en quelques mois, le démontre. L’élimination du reste de ces tunnels n’est qu’une affaire de semaines et d’opportunités. A la Ména, on imagine que la technologie développée par les Israéliens serait une adaptation à l’échelle satellitaire de "résonance magnétique". Selon des experts stratégiques israéliens, ce développement marque la fin de la partie pour le Hamas, l’émulation palestinienne des Frères Musulmans égyptiens. Privé de l’argent du Qatar, bloqué dans les airs par le Dôme de Fer et la Fronde de David, incapable de renouveler son stock d’armes et de munitions ni de gérer les populations qu’il contrôle, le Hamas voit sa capacité de nuisance réduite au minimum. L’analyse radiophonique de Stéphane Juffa.  

 
Considérations sur l’assassinat du Rabbin Raziel Shevach (info # 011401/18) Version imprimable
dimanche, 14 janvier 2018

 

Par Guy Millière

 

Un rabbin a été assassiné près de Naplouse il y a quelques jours. Il a été assassiné parce qu’il était juif et parce qu’il vivait en Samarie, terre où, avec la Judée, le peuple juif possède ses racines. Son assassin n’a pas encore été arrêté par les forces de sécurité israéliennes. Il le sera sans doute bientôt. S’il est arrêté, il sera jugé et envoyé en prison. Il ressortira un jour, et s’il ne ressort pas, il recevra néanmoins un salaire important de l’Autorité Palestinienne, qui lui permettra de vivre et de faire vivre sa propre famille de manière très confortable. Si sa maison et celle de sa famille relèvent de la juridiction israélienne, elles seront détruites, mais lui et sa famille recevront de l’argent en compensation. S’il est abattu lors de son arrestation, sa famille sera récompensée financièrement.

 

Le rabbin assassiné, Raziel Shevach, laisse derrière lui son épouse et six enfants, ignominieusement plongés dans le malheur. C’était un homme de bien connu pour sa bonté. Il est allé rejoindre la trop longue liste des Juifs victimes d’assassinats terroristes sur la terre d’Israël. Chaque assassinat est un assassinat de trop et ne peut que révolter tous ceux qui ont encore en eux des valeurs éthiques. Chaque assassinat confronte au débat concernant ce qui doit être fait pour tenter de l’éviter.

 

Un projet de loi préconisant la peine capitale pour les terroristes jugés coupables de meurtre a été récemment adopté à la Knesset, et la peine de mort appliquée aux terroristes assassins peut apparaître comme une solution juste et légitime. Qui prend arbitrairement ce qu’un autre être humain a de plus précieux, la vie, doit risquer de perdre la sienne. Une autre solution tout aussi juste et légitime pourrait consister à considérer qu’un terroriste assassin ne doit jamais être pris vivant et ne doit jamais pouvoir jouir du confort d’une prison israélienne, et à tirer les conclusions qui s’imposent.

 

Une meilleure solution serait sans doute de porter un regard plus profond sur la situation.

 

Les assassins tels le tueur du Rabbin Raziel Shevach n’apparaissent pas par génération spontanée. Ils sont le résultat d’un endoctrinement, d’un lavage de cerveau, d’une incitation au meurtre et à la haine antijuive, et ce qui importe dès lors n’est pas seulement d’éliminer les assassins, mais d’éliminer aussi et surtout ceux qui les forment et en font des assassins.

 

Sans l’existence du Hamas, du Djihad islamique palestinien, du Fatah, de l’Autorité palestinienne, et sans les moyens d’endoctrinement, de lavage de cerveau, d’incitation au meurtre et à la haine antijuive dont ces organisations disposent, la situation serait très différente.

 

L’impératif qui découle de cette constatation devrait être dès lors la mise hors d’état de nuire de l’ensemble de ces organisations, de manière claire, nette et définitive, sans en épargner aucune, et sans considérer que certaines sont plus présentables ou fréquentables que d’autres.

 

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L’éducation au meurtre. Pas à Gaza. En Cisjordanie sous contrôle de

l’Autorité Palestinienne. Avec l’argent des contribuables européens…

 

Et il faut commencer par tordre le cou à un mythe : il n’existe pas d’endoctrinement, de lavage de cerveau, d’incitation au meurtre et à la haine antijuive modérés. Il existe uniquement de l’endoctrinement, du lavage de cerveau, et de l’incitation au meurtre et à la haine antijuive. Point final. Ce qui signifie que Mahmoud Abbas et son entourage sont tout aussi ignobles et coupables qu’Ismaël Hanya ou Khaled Mashal du Hamas.


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Israël attaque un complexe militaire important au nord-est de Damas (info # 010901/18) Version imprimable
mardi, 09 janvier 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula 15h, mardi, 14h à Paris

 

Selon des sources étrangères (arabes et Reuters) confirmées par le régime syrien, Tsahal a attaqué la nuit dernière, en plusieurs vagues, un complexe militaire situé au nord de la ville d’al Qutayafeh, à 15km au nord-est de Damas, 20 de la frontière libanaise et 85 d’Israël.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

D’après les spécialistes de la Ména, le complexe en question, qui abrite deux bases militaires [voir nos cartes exclusives], serait opéré par des soldats réguliers iraniens aidés par des miliciens du Hezbollah libanais.

 

Ces emplacements disposent de dépôts souterrains qui abriteraient des missiles balistiques Scud, ainsi que des missiles sol-sol de fabrication perse, et, peut-être, des missiles terre-mer russes Yakhont [Rubis] également appelés P-800 Onix [Onyx][code OTAN Strobile SS-N-26, le strobile étant une plante ayant la forme d’un missile].  

 

Le Yakhont est un missile de croisière supersonique moderne principalement destiné à frapper des cibles maritimes, pouvant, dans sa version destinée à l’exportation, transporter une charge de 250kg à une distance utile pouvant atteindre 300km.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Les cibles probables de Tsahal cette nuit

 

Selon des sources officielles russes, des armes de ce type ont été livrées au régime de Bashar al Assad. Le 5 juillet 2013, la Ména avait annoncé en primeur que des entrepôts contenant des Yakhont avaient été détruits dans la province côtière syrienne de Lattaquié par une attaque synchronisée air-mer.

 

Les bases d’al Qutayafeh servant de plateformes de transit d’armes en direction du Liban, on pouvait craindre que des équipements de ces types allaient prochainement être livrés à la milice chiite libanaise du Hezbollah, supplétive des Iraniens dans le pays aux cèdres.

 

Tsahal appréhende particulièrement le Yakhont, qui pourrait servir à protéger le Hezb en cas d’offensive maritime israélienne, mais également atteindre des navires dans le port d’Haïfa ainsi que les plateformes israéliennes de forage et d’exploitation de gaz dans la Méditerranée.

 

Pour parer à cette éventualité, le Khe¨l ha-yam, la Marine de guerre israélienne, a par ailleurs installé des missiles anti-missiles à bord de ses frégates de type Sa’ar 5.

 

Des séries de doubles explosions – une à l’impact et l’autre lorsque les munitions entreposées explosent – ont été entendues cette nuit par des témoins lors des raids hébreux. En considération de la taille des objectifs visés et des moyens ultra-précis utilisés pour l’attaque, on peut considérer que les objectifs ont été atteints et que des dizaines de personnels ennemis qui se trouvaient sur place sont morts ou blessés. Ce fut déjà le cas il y a un mois lors de deux opérations précédentes, déjà décrites par notre agence, du même genre et dans le même périmètre de la grande banlieue de Damas.

 

Ce mardi matin, il semble que Tsahal ait fait usage de missiles de la génération des Popeye, lancés à la fois à partir d’avions et du sol.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

La base la plus septentrionale des deux, décryptée par Jean Tsadik

 

A en croire les communiqués des agences étatiques syriennes, les appareils auraient tiré leurs missiles au-dessus des territoires libanais et/ou israélien, et les tirs sol-sol ont été effectués depuis le Golan et à partir de "Tibériade" (sic).

 

A en croire ces mêmes sources, dont le narratif est bourré de contradictions et de descriptions techniques insolites invitant à la circonspection, la première vague d’attaque a été déclenchée à 2h:40 à partir des airs. Elle aurait été suivie d’une seconde salve sol-sol forte de 4 missiles à 3h04, puis d’une troisième, de 4 nouveaux missiles, à 4h:15.

 

Le porte-parole du gouvernement syrien ne mentionne que des pertes matérielles tout en exaltant les prouesses de sa défense antiaérienne, qui aurait intercepté huit missiles et touché un appareil du Khe’il Avir. Toutes les fanfaronnades similaires précédentes du régime du dictateur alaouite se sont révélées sans fondements à l’épreuve du temps.

 

Si un avion de l’Armée de l’Air israélienne avait effectivement été atteint, le volume de l’opération aurait été augmenté afin de détruire la source des tirs. De plus, le nombre des missiles "abattus" par Damas est totalement incompatible avec le nombre d’impacts rapporté par les témoins.

 

Au lieu de mentionner les avertissements itératifs des responsables politiques et militaires hébreux établissant qu’ils ne permettront pas l’enracinement d’un dispositif militaire iranien permanent sur le sol syrien, non plus que la livraison au Hezbollah libanais de matériel sophistiqué, les media gouvernementaux parlent d’une opération dont l’objectif aurait été de "relever le moral" de l’insurrection syrienne, qu’ils affirment être l’alliée de Jérusalem.

 

Le gouvernement de Bashar al Assad a à nouveau menacé les Hébreux de représailles sanglantes, comme à l’issue des raids précédents. Lesquels n’ont pas été suivis de la moindre tentative de riposte de la part des Alaouites, mais au contraire par la poursuite des frappes visant les unités gouvernementales et leurs soutiens iraniens et libanais.

 

 
Winston Churchill, Donald Trump et Binyamin Netanyahou (info # 010701/18) Version imprimable
dimanche, 07 janvier 2018

 

Par Guy Millière

 

Un superbe film appelé Darkest Hours [les heures les plus sombres] est sorti en salles aux Etats-Unis à la mi-décembre. Il est maintenant également projeté en France. Hormis une scène inventée par le scénariste et se passant dans le métro de Londres, le film est conforme à la réalité historique. Il retrace les jours au cours desquels Winston Churchill a accédé au pouvoir au début de la Deuxième Guerre Mondiale. Il montre sans fard la lâcheté et l’esprit d’apaisement qui régnaient à l’époque au sein de la classe politique britannique, mais aussi parmi les politiciens français et autour de Franklin Roosevelt aux Etats-Unis.

 

Le film souligne à quel point Winston Churchill a dû résister à de forts courants contraires et s’est trouvé très isolé face à l’hostilité ambiante. Il permet de constater que, parfois, de grands hommes font effectivement l’histoire. Si Winston Churchill n’avait pas résisté, et si des politiciens tels que Neville Chamberlain avaient eu le dernier mot, le Royaume-Uni aurait accepté les conditions d’Adolf Hitler, et ce dernier aurait sans doute gagné la guerre, avec les conséquences qu’on imagine. Un commentateur américain a écrit lors de la sortie du film que Winston Churchill avait sauvé non seulement son pays, mais la civilisation occidentale toute entière.

 

On pourrait ajouter que si le Royaume-Uni avait écouté Winston Churchill plus tôt, la guerre aurait pu être évitée : la réoccupation de la Rhénanie par l’Allemagne en 1936 a été, on le sait maintenant de manière avérée, une provocation délibérée d’Hitler aux fins de voir si la France et le Royaume-Uni interviendraient. Face à leur absence de réaction, Hitler a tiré ses conclusions. Churchill a tenté de sonner l’alarme en vain.

 

On pourrait aussi ajouter que si, en 1938, lors de la conférence d’Evian, on avait écouté Winston Churchill une fois encore, le sort des Juifs d’Europe aurait pu être différent. Churchill avait plaidé en faveur de l’accueil des Juifs d’Allemagne par les pays occidentaux (accueil qui était l’objet de la conférence). Vainement encore. Un mois et demi plus tard, au moment de la conférence et des accords de Munich, dont les signataires furent Chamberlain, Daladier, Mussolini et Hitler, les prévisions de Churchill furent prémonitoires : “Vous avez choisi le déshonneur pour ne pas avoir la guerre, vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre”.

 

On pourrait dire que si Churchill avait été écouté par Franklin Roosevelt à Téhéran, en 1943, le débarquement aurait eu lieu dans les Balkans, ce qui aurait permis d’en finir plus vite avec les camps d’extermination nazis et aurait évité que l’Europe centrale ne tombe sous le joug soviétique. Roosevelt a préféré opter pour les positions de Staline, et les conséquences de cette décision s’avérèrent lourdes de sens.

 

Winston Churchill a été mal récompensé par les Britanniques, puisqu’il a perdu les élections de 1945 et a été remplacé par le travailliste Clement Attlee, qui a renoué avec une politique d’apaisement et nommé l’antisémite Ernest Bevin au poste de ministre des Affaires Etrangères.

 

Bien des commentateurs mesurent mal aujourd’hui à quel point le rôle de Winston Churchill a été prépondérant entre 1940 et 1945, et ce, dès les mois décisifs de mai et juin 1940.

 

En repensant à sa lucidité, son opiniâtreté et sa solitude à ces moments décisifs, en repensant aussi à ce que la civilisation occidentale lui doit, je n’ai pu m’empêcher de tirer des parallèles avec la période dans laquelle nous vivons.

 

Il n’y a certes pas d’Adolf Hitler sur l’horizon, mais il y a des hommes tout aussi dangereux que lui en son temps. Ce qui leur manque est la possibilité et les moyens de déclencher une guerre mondiale ; mais s’ils avaient la possibilité et les moyens de le faire, il est vraisemblable qu’ils passeraient à l’acte.

 

Et l’attitude des dirigeants européens face à ces despotes est infiniment plus proche de celle de Neville Chamberlain que de celle de Winston Churchill. Les Neville Chamberlain d’aujourd’hui ont pour noms Theresa May, Emmanuel Macron, Angela Merkel et Federica Mogherini. Face à Kim Jong Un, face à Xi Jinping, ils adoptent une attitude soumise et soutiennent l’apaisement. Face aux imprécations bellicistes d’Ali Khamenei, ils feignent de ne rien entendre et de croire qu’Hassan Rohani est un “modéré” doté de réels pouvoirs, et non un pantin complice, dont la fonction consiste à cacher que le pouvoir réel en Iran appartient exclusivement au guide suprême. Face au soulèvement en Iran, les lâches dirigeants européens s’efforcent de ne pas entendre les appels de la population opprimée, et choisissent le camp des bourreaux et des assassins. Même confrontés à l’antisémite islamique aussi exécrable qu’insignifiant qu’est Mahmoud Abbas, ils font des courbettes à n’en plus finir.

 

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A l’instar de Chamberlain et Daladier sur cette carte postale,

les signataires de l’accord des 5+1 avec l’Iran ont "sauvé la paix"

 

En revanche, concernant Donald Trump, un président des Etats-Unis qui s’efforce de défendre la civilisation occidentale, ils adoptent une attitude distante, haineuse voire méprisante


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