Bruxelles-Métula du 30 juin 2017 [Analyse radiophonique] - Ména - Version imprimable
vendredi, 30 juin 2017

 

Bruxelles-Métula du 30 juin 2017 (013006/17) [Analyse radiophonique]


© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca  https://youtu.be/LmW4MbXhOfU (Youtube).

 

Au sommaire :

 

 

1. La situation sécuritaire à Métula

 

2. Comment la crise entre les mouvements composant le judaïsme est perçue en Israël.

 

3. Mossoul est tombée, Raqqa est en train de tomber, l’Iran avance ses pions afin de bâtir son autoroute Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth. La prochaine étape est une course de vitesse entre les Kurdes et les Américains, au nord de l’Euphrate, et les Alaouites, les Iraniens, les chiites libanais, soutenus par Moscou, par le sud du fleuve, pour prendre Deïr ez-Zor. Le prochain acte se rapprochera encore plus des fondamentaux du conflit : l’antagonisme à mort chiites-sunnites. Autour de Deïr ez-Zor, la bataille pour le contrôle de la cité et de la frontière syro-irakienne à proximité sera sanglante ces prochaines semaines et ces prochains mois.

 

4. La semaine prochaine, ce sera la première visite d’un Premier ministre indien en Israël. Les deux seules démocraties et les seuls Etats non-arabes entre Marrakech et le Bangladesh ont des tas de choses à se dire.

 

5. Retournement miraculeux de Beitar Jérusalem en Ligue Europa face aux Hongrois de Vasas : de 3 à 1 pour les Hongrois à cinq minutes de la fin de la partie, à 4-3 pour Jérusalem au final.


 

 
Bruxelles-Métula du 30 juin 2017 (013006/17) Version imprimable
vendredi, 30 juin 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca  https://youtu.be/LmW4MbXhOfU (Youtube).

 

Au sommaire :

 

1.      La situation sécuritaire à Métula

2.      Comment la crise entre les mouvements composant le judaïsme est perçue en Israël.

3.      Mossoul est tombée, Raqqa est en train de tomber, l’Iran avance ses pions afin de bâtir son autoroute Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth. La prochaine étape est une course de vitesse entre les Kurdes et les Américains, au nord de l’Euphrate, et les Alaouites, les Iraniens, les chiites libanais, soutenus par Moscou, par le sud du fleuve, pour prendre Deïr ez-Zor. Le prochain acte se rapprochera encore plus des fondamentaux du conflit : l’antagonisme à mort chiites-sunnites. Autour de Deïr ez-Zor, la bataille pour le contrôle de la cité et de la frontière syro-irakienne à proximité sera sanglante ces prochaines semaines et ces prochains mois.

4.      La semaine prochaine, ce sera la première visite d’un Premier ministre indien en Israël. Les deux seules démocraties et les seuls Etats non-arabes entre Marrakech et le Bangladesh ont des tas de choses à se dire.

5.      Retournement miraculeux de Beitar Jérusalem en Ligue Europa face aux Hongrois de Vasas : de 3 à 1 pour les Hongrois à cinq minutes de la fin de la partie, à 4-3 pour Jérusalem au final.


 
Une position de l’Armée syrienne détruite après un tir de mortier (info # 012906/17) Version imprimable
mercredi, 28 juin 2017

 

© Metula News Agency

 

0h 20 à Métula, 23h 20 à Paris

 

Ce mercredi soir, peu avant que le Premier ministre Binyamin Netanyahu ne prenne la parole à Katzerin, pour fêter les quarante ans de cette ville, considérée fréquemment comme la "capitale" du Golan, un obus de mortier en provenance de Syrie a explosé sur le territoire israélien sans faire ni victimes ni dégâts.

 

Le projectile a éclaté à proximité immédiate de la frontière – quelques mètres -, et selon des officiers de Tsahal, ce tir constituait, lui aussi, à l’instar des précédents ces jours derniers, un tir perdu, sans lien avec la visite du Premier ministre dans la région.

 

D’ailleurs, la ville de Katzerin se situe à 23km du point de chute de l’obus, ce qui, en termes régionaux et compte tenu de la portée réduite de ces armes, peut être considéré comme une distance respectable.

 

Moins d’une heure plus tard, Tsahal a anéanti la position de l’Armée gouvernementale syrienne d’où le projectile avait été tiré. On ignore pour le moment si la réplique israélienne a fait des victimes. Cette base se trouvait dans le lieu-dit al Samadaniyah, au sud-est d’al Baath, à 2km du front et à 4km de la frontière israélienne (voir carte).

 

samadaniyah_map_redu.jpg

La région de l’incident

Carte précise au 28 juin 2017

Service cartographique © Metula News Agency

 

Les artilleurs d’Assad visaient des positions rebelles dans le village d’al Hmidaiah, adossé (500m) à la frontière israélienne, mais ils ont tiré trop long et touché le territoire hébreu (carte).

 

Lors de son allocution à Katzerin, M. Netanyahu a notamment déclaré : "Nous ne nous mêlons pas de ce qui se déroule en Syrie mais nous sommes déterminés à répondre avec agressivité et puissance à toute atteinte à notre souveraineté".

 

 
Les risques de pogrom au 21ème siècle viennent de la gauche extrême (info # 022606/17) Version imprimable
dimanche, 25 juin 2017

 

Par Guy Millière © Metula News Agency

 

J’expliquais ici la semaine dernière la dangereuse dérive anti-israélienne des principaux pays d’Europe, et les raisons pour lesquelles je pensais que la politique étrangère israélienne devait diversifier ses alliances. J’ajoutais que la diversification des alliances était en cours, et qu’elle était salutaire. Je majorais aussi mon propos en avançant que la dérive anti-israélienne des principaux pays d’Europe allait très vraisemblablement se poursuivre. J’entends aujourd’hui l’augmenter d’un complément logique, et insister sur un point qui figurait dans mon analyse, mais que j’entends expliciter : les principaux pays d’Europe, en devenant anti-israéliens, laissent aussi remonter en eux l’antisémitisme, et il faudra sans doute que les Juifs d’Europe en tirent les conclusions qui s’imposent, et le fassent assez rapidement, s’ils veulent éviter le sort qui est celui des dhimmi dans les pays musulmans.

 

En France, la vie des Juifs devient de plus en plus difficile. Ceux qui vivent dans des quartiers encore relativement épargnés, tel le dix-septième arrondissement de Paris, et ceux qui gagnent très bien leur vie peuvent ne pas s’en apercevoir. Les autres sont frappés de plein fouet. Porter des signes montrant son appartenance au judaïsme (une kippa, une étoile de David) est devenu peu ou prou une incitation au harcèlement et à l’agression. Etre juif en rasant les murs reste toléré, mais nul ne peut savoir pour combien de temps. L’atmosphère qui a entouré la difficile réélection de Manuel Valls à Evry lors des élections législatives a été effroyablement éloquente et symbolique. Son adversaire, musulmane, propalestinienne, d’extrême gauche, a reçu le soutien de tout ce que la circonscription comptait d’antisémites et d’ ”antisionistes”, et la proximité de Manuel Valls avec la communauté juive a été évoquée comme s’il s’agissait d’une tare. Une campagne électorale où des propos de ce genre se tiennent sent très mauvais, et tous les échos dont je dispose me portent à penser que d’autres circonscriptions ont connu des dérives du même type sans que quiconque en haut ne s’en alarme.

 

En Allemagne, les effets de l’islamisation du pays se multiplient, de même que les lieux où il ne fait pas bon être juif. Plusieurs pays de Scandinavie, la Suède particulièrement, se vident de toute présence juive dans un contexte de violence et de menaces. Aux Pays Bas, des quartiers juifs depuis des siècles, à La Haye, Amsterdam ou Rotterdam, se vident eux aussi, et les Juifs qui y vivent encore se voient incités par la police elle-même à faire preuve d’une extrême discrétion sous peine d’être considérés comme des “provocateurs”. La situation est identique en Belgique, et Bruxelles est en train de devenir une ville islamisée bien au-delà des limites du sinistrement célèbre quartier de Molenbeek.

 

Le pays où le basculement est le plus rapide, le plus net et le plus inquiétant est, cela dit, le Royaume Uni. Constater que le parti qui a été celui de Tony Blair est devenu celui de Jeremy Corbyn ne peut (cela doit être dit et répété) que susciter l’effroi. Tony Blair pouvait tenir des discours pertinents sur le danger islamiste. Tout en restant dans les limites du “politiquement correct” à l’européenne, il n’était pas un ennemi d’Israël. Jeremy Corbyn, lui, franchit allègrement les lignes rouges les plus sanglantes : il est ami de groupes terroristes islamistes et ne s’en cache pas. Il n’est pas proche de l’Autorité Palestinienne, vraisemblablement trop modérée à ses yeux, mais carrément sympathisant du Hamas et du Hezbollah. Et il est dès lors inutile de se demander ce qu’il pense d’Israël.

 

Corbyn était et reste favorable à la fin de la participation de l’Armée britannique à des actions militaires contre l’Etat Islamique et a trouvé la “cause” des attentats djihadistes qui ont touché le Royaume Uni : la présence de militaires britanniques sur des terres musulmanes. Dans ses réunions publiques, des slogans appelant à l’assassinat de Juifs se font entendre, et des gens y ont été hués et invectivés en tant que Juifs, comme si le mot “juif” était une insulte infamante.

 

Malgré tout cela, Jeremy Corbyn a été à deux doigts de devenir Premier ministre et de remplacer Theresa May, et il lui a manqué très peu de sièges pour cela. Il n’a pas gagné cette fois, mais il peut tout à fait, porté par son élan, remporter la prochaine échéance électorale. Si c’était le cas, les Juifs britanniques devront s’en aller dans une atmosphère de hâte et de panique. Sa victoire serait le signe que c’est non seulement la fin d’une époque pour le Royaume Uni, mais aussi la fin d’une époque pour l’Europe entière, car elle sonnera comme un coup de tonnerre bien au-delà du Royaume Uni. Je ne serais pas surpris si, le cas échéant, elle donnait des ailes à Jean-Luc Mélenchon en France et, un peu plus tard, à des gens du même acabit en Allemagne (Die Linke a participé à des manifestations très douteuses) et ailleurs.

 

Dès lors que Jeremy Corbyn est un homme très à gauche, nul ne verra en lui une résurrection du fascisme. Il en ira de même pour Jean-Luc Mélenchon en France.

 

Un vieux proverbe chinois dit que lorsqu’on lui montre la lune, l’idiot regarde le doigt. On pourrait le paraphraser en disant que lorsqu’on lui fait part du péril fasciste censé être incarné par l’extrême droite, l’électeur hypnotisé ne voit pas que les risques de pogrom, cette fois, au vingt et unième siècle en Europe, viennent de la gauche extrême.


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Nouvelles frappes de Tsahal contre l’Armée d’al Assad (info # 012606/17) Version imprimable
dimanche, 25 juin 2017

 

© Metula News Agency


Ce dimanche, l’une de nos équipes de reporters filmait les combats inter-syriens dans le Golan, ainsi que les incidents frontaliers opposant l’Armée gouvernementale à Tsahal à partir de la position de Booster, la plus avancée du dispositif militaire israélien face à la Syrie.

 

Dans l’après-midi, plusieurs projectiles venant de Syrie ont explosé à proximité de Booster, dans la vallée des Larmes (heb.: Emek ha-bakha), alors que d’intenses échanges d’artillerie, de roquettes et à la mitrailleuse lourde se déroulaient sans discontinuer, de l’autre côté du grillage marquant la frontière entre les rebelles et l’Armée régulière assistée de ses alliés iraniens et libanais.

 

L’essentiel des tirs se concentrait entre al Khmidaya, contrôlée par la rébellion, et les deux villes collées l’une à l’autre d’al Baath et de Khan Arnabeh, entre les mains des gouvernementaux. Les positions des uns et des autres ne sont distantes que de 800 mètres, alors que la ligne de front entre les belligérants est séparée de Booster par 1.7 kilomètres. Le grillage de la frontière se trouvant à 150 mètres de la position israélienne sur le toit de laquelle nos reporters s’étaient installés.

 

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

Conformément à sa politique destinée à préserver l’intégrité territoriale du pays qu’il défend, Tsahal a rapidement riposté aux tirs syriens par des tirs de chars Merkava ainsi que par l’intervention de plusieurs chasseurs-bombardiers.

 

Lors de cette réplique, l’Armée israélienne a neutralisé deux canons de gros calibre de l’artillerie gouvernementale de même qu’un camion qui transportait des munitions. L’équipe de la Ména a pu constater de visu que les trois objectifs visés ont été anéantis.

 

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Ce Merkava Mark IV effectue une marche arrière, juste après

avoir oblitéré une batterie d’artillerie de l’Armée de Bashar al Assad

© Metula News Agency

 

Tout le secteur allant du saillant de Kuneitra au nord de la vallée des Larmes avait été évacué des agriculteurs qui y travaillaient et des confrères qui filmaient eux aussi les évènements, mais à six kilomètres en retrait de notre position de reportage.

 

Suite aux frappes israéliennes de dimanche, l’Armée du régime syrien a émis un communiqué dans lequel elle "condamne l’agression israélienne en soutien de groupes terroristes", et "avertit Israël contre la répétition de ce genre de comportements".

 

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Ce pick-up montant au front, équipé d’une mitrailleuse lourde,

emporte un grand nombre de combattants rebelles

© Metula News Agency

 

Après une accalmie très relative d’environ trois heures, de 17 à 20h locales, les bombardements entre rebelles et gouvernementaux ont repris avec une grande intensité. Vers 22h, quatre grosses détonations ont secoué les maisons de Métula, située pourtant à plus de 25km à vol d’oiseau du théâtre des combats.

 

 
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