L’interview hebdomadaire de Stéphane Juffa par Jim Mosko sur Radio Judaica du 28 avril Version imprimable
vendredi, 29 avril 2016

 

© Metula News Agency

(info # 012904/16)

 

https://youtu.be/eBKl9LZlNVw

 

Au sommaire :

 

L’initiative française en vue d’une conférence sur le différend israélo-palestinien à Paris en mai. La réaction du gouvernement israélien. Le risque d’une solution imposée à Israël et de sanctions en cas de refus de Jérusalem. La menace d’un soutien d’Obama au Conseil de Sécurité à la fin de l’été.

 

L’analyse d’une nouvelle guerre avec le Hezbollah. L’évaluation du risque. Le scénario d’un éventuel conflit, qui serait plus dur et plus meurtrier que les précédents.

 

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Les Kurdes syriens vont traverser l’Euphrate (info # 012704/16) Version imprimable
mercredi, 27 avril 2016

 

Par Perwer Emmal (correspondant aux Kurdistans syrien et turc)

 

On parle beaucoup, dans les media kurdes syriens et irakiens, d’une attaque imminente des YPG - les "Unités de Protection du Peuple" kurde de Syrie – contre la ville de Jarabulus. Cette cité se situe à l’ouest du fleuve Euphrate, alors que sa rive orientale est tenue par les YPG, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Kobane.

 

Jarabulus, Kaniya Dil en kurde, qui signifie "source (kaniya) du cœur (dil)", est peuplée de 12 000 habitants. Elle se trouve également sur la frontière ottomane et même une partie de la ville se situe en territoire turc.

 

Actuellement, Jarabulus est aux mains des troupes de DAESH, le Califat Islamique, et constitue même, avec sa région limitrophe, son dernier point de passage, d’approvisionnement d’armes, de munitions, de mercenaires, de commerce, de contrebande de pétrole, et d’infiltration avec la Turquie.

 

En principe, Ankara a délimité Jarabulus, à l’Est, et Azzaz, à l’Ouest, comme les deux points à ne pas dépasser par les YPG dans leur progression visant à unifier la région autonome kurde de Syrie appelée Rojava.

 

Plus largement, Erdogan a interdit aux Kurdes de franchir l’Euphrate, ce qu’ils ont pourtant fait, à la fin de l’année dernière, pour s’emparer du barrage de Tichrine, à 52 kilomètres au sud de Jarabulus.

 

Ma description des positions des différentes factions combattantes dans la région est bien illustrée par la carte ci-dessous, la plus précise et la plus régulièrement mise à jour pour suivre le conflit syrien, hormis quelques imprécisions.

 

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Avec le service cartographique de la © Metula News Agency

                                                                                                      

Les points noirs représentent les lieux tenus par DAESH, les rouges, par les forces du régime, les verts, par l’Armée Syrienne Libre (ASL), faisant souvent cause commune avec al Nosra dans le Nord, l’avatar d’al Qaëda en Syrie, et les jaunes figurent les localités contrôlées par les Kurdes, œuvrant au sein des Forces Démocratiques Syriennes (FDS).

 

Les FDS constituent une coalition militaire regroupant, outre les YPG, qui en sont la composante largement dominante, des Arabes de l’ASL (qui se sont opposés, dans certaines batailles, à d’autres contingents de l’ASL), les combattants du Conseil Militaire Syriaque (chrétien), ainsi que des guerriers sunnites appartenant à des tribus opposées à DAESH.

 

Les FDS peuvent compter sur 43 000 hommes en armes, dont 35 000 Kurdes, 2 000 chrétiens et 6 000 musulmans. Ils ne regroupent pas moins de neuf organisations principales, dont l’une des plus importantes est le Jaysh al-Thuwar, l’Armée des Révolutionnaires, elle-même composée de 17 groupuscules combattants, principalement mobilisés contre DAESH dont ils craignent l’application extrémiste des préceptes de l’islam.

 

Jaysh al-Thuwar contribue à raison de 3 000 hommes au contingent des FDS. Malgré l’hétérogénéité de cette coalition, fondée en octobre 2015, les Forces Démocratiques Syriennes composent probablement la formation la plus stable et efficace de toutes celles participant à la Guerre Civile Syrienne.

 

Les FDS bénéficient de l’encadrement, d’armes, et surtout, du soutien aérien de l’Armée américaine. Une armée qui s’est construit deux bases permanentes dans le territoire tenu par les FDS, l’une, récente, à proximité de Kobané, l’autre, dans la province de Hasakah, qui comporte un aéroport, depuis lequel les Etats-Unis assurent les transports logistiques par hélicoptère et décollent afin de bombarder les positions de DAESH plus au Sud.

 

Washington préfère distiller son soutien aux FDS plutôt que directement aux YPG (ce qui revient au même) afin de ne pas froisser la susceptibilité de son allié turc, qui considère les YPG comme une organisation terroriste, exactement au même titre que le PKK, le Parti des Travailleurs du Kurdistan turc, qui guerroie avec l’Armée d’Erdogan.

 

D’ailleurs, comme le montre cette vidéo du 5 courant, les soldats turcs n’hésitent jamais à bombarder les zones kurdes de Syrie ; ici la ville de Kameshli, essentiellement civile et distante de 160 km des premières positions de DAESH.

 

La semaine dernière, j’ai été autorisé à me rendre, à mes risques et périls, à proximité de diverses lignes de front face au Califat Islamique, notamment à faible distance de la cité de Markada, toujours tenue par les islamistes. J’y ai vu à l’œuvre des commandos américains ou de l’alliance arabo-occidentale contre DAESH, sans pouvoir en avoir le cœur net, car ils ne parlent à personne.

 

On les distingue aisément des combattants des FDS par l’homogénéité de leur équipement, par la sophistication de leur armement et par leur mobilité. Ils interviennent en petit nombre, entre quinze et vingt soldats.

 

Contrairement aux Kurdes et à leurs alliés, dont le mode opératoire consiste à se dissimuler derrière un remblai creusé à la pelleteuse, de faire feu sur les objectifs ennemis tout en orientant les bombardements de l’aviation U.S grâce à des tablettes sur lesquelles ils signalent les positions des islamistes et les leurs, les commandos agissent différemment. Ils ont chaque fois une mission spécifique au-delà du remblai, la réalisent en quelques heures dans la plus grande discrétion, et sont évacués sitôt leur retour.

 

Officiellement, leur rôle se limite à conseiller (on les appelle d’ailleurs conseillers, "advisers") les combattant des FDS, en retrait de la ligne de front, mais, comme je viens de le narrer, ils participent directement aux combats et en constituent même souvent le fer de lance.

 

Ce n’est que lorsque l’objectif a été dûment "ramolli" par les attaques de bombardiers légers – il me semble avoir reconnu des chasseurs de chars A-10 Thunderbolt, mais mes connaissances aéronautiques sont restreintes – et par les opérations coup de poing des commandos U.S, que les FDS encerclent le fortin, l’usine ou la ville à investir, puis qu’ils nettoient l’objectif quartier par quartier, et ensuite, maison par maison.

 

Les A-10 effectuent une étrange manœuvre lors de leur pilonnage, un looping, suivi d’un redressement au-dessus de la cible pour lâcher leurs bombes.

 

Les principaux dangers auxquels les FDS ont à faire face sont les snippers, qui font plusieurs victimes dans leurs rangs à chaque affrontement, les véhicules piégés et artisanalement blindés, remplis d’explosifs, lancés à toute allure sur leurs positions avec des miliciens-suicidaires au volant, et les bâtiments minés. 

 

Pour la Turquie, les ennemis principaux, demeurent les Kurdes. Ils craignent de les voir occuper les 520 km de leur région frontalière, dont seuls les 89 km d’Azziz à Jarabulus échappent encore aux YPG et à leurs alliés.

 

Au cas où les Kurdes parviendraient à leurs fins, Ankara perdrait d’abord sa capacité de regard et d’intervention sur le conflit syrien. Ensuite, la région autonome kurde syrienne du Rojava servirait de base logistique arrière (voire plus) au PKK, qui œuvrerait probablement avec les YPG pour unifier les Kurdistans turc et syrien. 

 

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Prise d’armes chez les Forces Démocratiques Syriennes

40 % des combattants des YPG sont des femmes

 

Mais les affaires du Sultan Erdogan se compliquent dans la région ; comme on le constate à la lecture de la carte, la zone occupée le long de la frontière turque, face à Elbely et Kilis, par al-Nosra et une partie de l’ASL (points verts), n’est plus connectée au reste de la Syrie. Ce groupe rebelle est donc totalement dépendant de la volonté du Sultan, de l’armement qu’il lui fournit, et des miliciens en renfort qui ont transité par la Turquie vers cette sorte d’enclave, et l’on parle de 2 000 volontaires.

 

En dépit de cette aide massive, le seul succès militaire qu’ils ont enregistré est la prise du bourg d’al Ra’i (ce qui n’a pas été mis à jour sur la carte), lourdement aidés par l’artillerie d’Erdogan. Ils ont échoué dans toutes leurs autres entreprises.

 

Pour ne rien arranger aux intérêts d’Erdogan, DAESH, avec lequel il entretient des relations complexes d’amour-haine (comme la Turquie, de tous temps, avec tous ses autres voisins), s’est mis à bombarder régulièrement la ville turque de Kilis et sa banlieue, occasionnant la mort de dix Turcs et de sept réfugiés syriens. 90 000 habitants de la cité frontalière ont décidé de quitter les lieux. Les choses, entre les deux partenaires, tous deux sunnites et islamistes, ont dégénéré au point où l’opposition armée des Turcs au Califat, qui n’était jusqu’à présent qu’un prétexte pour intervenir contre les Kurdes en Syrie, est devenu une nécessité tactique pour Ankara.

 

Les Américains se sont ainsi engagés à fournir d’ici mai des missiles sol-sol HIMARS à l’Armée ottomane, dont la portée des canons est aujourd’hui trop courte pour atteindre le bastion du Califat, Manbij. Ces dernières 48 heures, les Turcs ont fait venir des renforts dans la zone de Kilis et prétendent avoir éliminé quelques miliciens de DAESH ; l’Air Force est également intervenue et en aurait neutralisé environ trente de plus.

 

Mais ces efforts de la part de Washington ont un prix. Les Américains, qui ont la ferme intention d’en finir avec DAESH en le chassant de tous les territoires qu’il occupe, ne comptent, en Syrie, du point de vue militaire, que sur les Peshmerga kurdes. Ils ont négocié ferme avec Ankara, ces derniers jours, pour qu’elle autorise les Kurdes à s’emparer de Jarabulus.

 

Erdogan a posé trois conditions : 1. Que ce soit les USA qui dirigent l’opération. 2. Que celle-ci ne dépasse pas Jarabulus, et 3. Que les Kurdes, à l’Ouest, ne dépassent pas Azzaz et ne la conquièrent pas. Il semble aussi que la fourniture des missiles HIMARS fasse partie du deal.

 

Quant aux conditions turques… Les Etats-Unis ne sont pas en mesure de "diriger" l’opération, puisque, pour leur opinion publique, ils ne participent pas à la guerre au sol en Syrie. Ce sont eux, certes, qui coordonnent les opérations avec les YPG, qui ne sauraient se passer de leur appui aérien, mais ce sont les Kurdes et leurs alliés qui attaqueront la ville. Ces derniers accepteront éventuellement et à titre provisoire de ne pas lancer une offensive en tenaille à partir de leurs positions autour d’Azzaz, mais la prise de Jarabulus les rapprochera de leur objectif final, qu’ils n’ont aucune intention d’abandonner.

 

On peut également se demander pourquoi l’Armée turque n’intervient pas elle-même afin de sécuriser la région. C’est simple : parce que les USA, de plus en plus irrités par la violence exercée par Erdogan, ne seraient pas d’accord, ainsi que les Russes, qui continuent à bombarder la région depuis les airs, qui soutiennent aussi les Kurdes, et qui pourraient s’en prendre aux Ottomans s’ils traversaient la frontière.

 

On va donc vraisemblablement assister sous peu (quelques semaines ?) à l’attaque et à la prise de Jarabulus par les Forces Démocratiques Syriennes. Cela ne résoudra pas le problème posé par la présence de DAESH à Manbij, et il semble que les FDS devront poursuivre leur avancée en direction de Tichrine qu’ils occupent déjà. Ils feront ainsi un pas important vers l’unification du Rojava, sans que les Turcs n’y puissent quoi que ce soit.

 

Mais les Kurdes, qui servent de troupes au sol aux Américains en Syrie et en Irak, attendent également le signal pour lancer l’assaut face à Moussul, en Irak, à Deir ez-Zor, à Azzaz et, évidemment, à Raqqa, la capitale du Califat Islamique en Syrie. A Mossul, Deir ez-Zor et Raqqa, ils n’accepteront pas de se battre seuls et d’essuyer les pertes considérables prévisibles durant ces combats.    

 

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Pour en finir avec l’ UNESCO (info # 012404/16) Version imprimable
dimanche, 24 avril 2016

 

Par Guy Millière

 

Quand j’étais enfant, je considérais, naïvement, l’UNESCO comme une organisation respectable, vouée à l’éducation et à la préservation des cultures du monde. Devenu adulte, j’ai découvert que c’était un fragment des Nations Unies, et qu’elle ne valait pas mieux que les Nations Unies elles-mêmes.

 

Au moment où l’assemblée générale des Nations Unies a adopté une motion définissant le sionisme comme un racisme, j’ai compris pleinement ce que je discernais depuis longtemps, et qu’Abba Eban avait, en son temps, parfaitement exprimé : si un pays arabe présentait une motion disant que la terre est plate et que c’est Israël qui l’a aplatie, la motion serait adoptée à l’unanimité, moins une dizaine de voix. Quelques années avant la motion en question, un assassin, chef d’une organisation terroriste, neveu et disciple du mufti nazi Amin al-Husseini, avait été invité à s’adresser à l’assemblée sous les acclamations de ceux qui étaient présents.

 

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Jésus chassant les marchands du Temple.

Correction de l’UNESCO : en fait, ce n’était pas un temple mais une mosquée,

et Jésus n’était pas juif mais musulman

 

Depuis, les Nations Unies voté en assemblée générale une quantité indénombrable de motions ineptes, abjectes, monstrueuses. Celles d’entre elles qui sont passées devant le Conseil de Sécurité ont fait l’objet du veto de l’un des cinq membres permanents dudit conseil, les Etats-Unis. On a pu voir qu’un seul pays disposant d’une place de membre permanent au Conseil de Sécurité incarnait encore des valeurs éthiques dignes de ce nom. J’en ai tiré la confirmation que ni la France ni le Royaume-Uni (autres membres permanents) n’incarnaient plus désormais quoi que ce soit.

 

Depuis, des dictateurs et des crapules, des massacreurs et des adeptes du génocide ont parlé devant l’assemblée générale, et cela m’a semblé logique en pareil contexte. Dictateurs et crapules, massacreurs et adeptes du génocide sont chez eux dans ce type de lieu. Le successeur du chef de l’organisation terroriste qui s’était adressé à l’assemblée est revenu y parler, en chef d’organisation terroriste : pourquoi s’en serait-il privé ?

 

Depuis, une création des Nations Unies, appelée Commission des droits de l’homme, a montré qu’elle était en réalité une commission contre les droits de l’homme et pour la promotion du racisme et de l’antisémitisme. Ce, à un degré tel qu’elle a changé de nom aux fins de se refaire une fausse virginité : elle s’est appelée, à partir de 2006, « Conseil des droits de l’homme ». Et elle est devenue le Conseil contre les droits de l’homme et pour la promotion du racisme et de l’antisémitisme, et tout cela m’a semblé logique, une fois encore. Le « Conseil des droits de l’homme » a même accueilli un certain Mahmoud Ahmadinejad, au temps où il était le plus émétique, et celui-ci y a tenu un discours immonde. Pourquoi se serait-il gêné lui aussi ?

 

Je n’ai pas été du tout surpris quand un « Etat palestinien » y a été introduit et s’y est vu offrir un siège : je me suis juste demandé pourquoi la décision n’avait pas été prise plus tôt, et pourquoi le Cambodge du temps de Pol Pot, la Guinée Equatoriale, du temps de Francisco Macias Nguema n’y avaient pas bénéficié d’une place d’honneur.

 

Je n’ai pas été surpris que la France vote en faveur de l’octroi d’un siège à l’ « Etat Palestinien » (je sais depuis longtemps que la France reste le pays de Pétain).

 

J’ai été surpris, en revanche, lorsqu’un homme pour qui j’avais la plus vive estime et qui a disparu bien trop tôt, Robert Wistrich, s’était vu confier par l’UNESCO la responsabilité d’une exposition sur le passé archéologique du Proche-Orient, mais pas du tout étonné que son travail ait été censuré.

 

Je ne suis pas du tout surpris, mais vraiment pas du tout, que l’UNESCO s’emploie, depuis, à tenter d’effacer le passé juif au Proche-Orient et renomme des sites de l’histoire juive en les qualifiant de mosquées, de sites musulmans ou de sites « palestiniens ».

 

Je ne suis absolument pas surpris par la « décision » du 11 avril courant, prise par l’UNESCO, concernant la « Palestine occupée », et par les accusations grotesques, les falsifications de l’histoire, les allégations mensongères que cette « décision » contient.

 

Je ne comprends pas que quiconque s’offusque ou s’indigne. L’UNESCO est un fragment des Nations Unies.

 

L’UNESCO « décide » que le Mont du Temple et le Mur occidental ont de tout temps été des sites musulmans ? C’est normal. Même si le Temple de Salomon en question a été bâti il y a de cela 3 000 ans et que l’islam n’est apparu qu’il y a 1 350 ans ?

 

Si l’UNESCO avait existé pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle aurait défini le camp d’Auschwitz Birkenau comme un lieu de villégiature, et les Waffen SS comme des animateurs socio-culturels.

 

Que la France ait voté la décision du 11 avril me semble normal aussi. Le pays de Pétain reste le pays de Pétain.

 

Ronald Reagan avait décidé du retrait des Etats-Unis de l’UNESCO en 1984 et avait dès lors renoncé à toute contribution financière à cette organisation.

 

George Walker Bush a décidé d’un retour des Etats-Unis en son sein en 2003, et ce fut une grave erreur de sa part. En 2011, lorsque la « Palestine » a été admise, les Etats-Unis, tout en restant membres de l’institution, ont retiré leur contribution financière à nouveau, sur décision du Congrès.

 

Il serait conforme aux valeurs éthiques des Etats-Unis que ceux-ci s’en retirent totalement et définitivement, et si, en novembre prochain, les Etats-Unis retrouvent un Président attaché aux valeurs éthiques de l’Amérique, je souhaite vivement qu’il prenne une décision à cette fin.

 

Si un président attaché aux valeurs éthiques des Etats-Unis prend une décision à cette fin, j’attendrai de lui qu’il demande aux alliés européens de son pays, tels que la France, s’ils n’ont pas honte d’être membres de l’UNESCO. Ils diront qu’ils n’ont pas honte, je sais, mais Israël pourra alors affirmer que le roi est nu et se retirer de l’UNESCO, suivant en cela les Etats Unis.

 

L’UNESCO pourra alors trépigner, invectiver, « déplorer » collectivement qu’Israël n’ait pas été rayé de la carte du monde. Elle pourra transformer ses bâtiments de la place de Fontenoy en grande mosquée, cela ne concernera que ce qui restera de l’UNESCO : en l’occurrence pas grand-chose.

 

Pour faire bonne mesure, un président attaché aux valeurs éthiques des Etats-Unis devrait, dans la foulée, quitter également les Nations Unies, demander aux pays qui prétendent avoir les mêmes valeurs qu’eux de faire de même. Mais ils ne le feront pas, je sais, je ne me fais aucune illusion.

 

Mais ce serait, le cas échéant, l’occasion de dire que les Nations Unies, dans leur ensemble, participent d’une imposture.

 

Il est insupportable de lire encore ici ou là que les Nations Unies disent le « droit international ».

 

Il est insupportable d’entendre dire que le Conseil contre les droits de l’homme et pour la promotion du racisme et de l’antisémitisme est le « Conseil des droits de l’homme ».

 

Il est répugnant, encore, d’entendre que l’UNESCO est en charge de l’éducation et de la préservation des cultures du monde, alors qu’elle est en charge de la désinformation et de l’éradication des cultures du monde qui ne sont pas la culture islamique, et elle est, aujourd’hui, au service d’un projet de monde Judenrein.

 

Dans un article récent, Caroline Glick notait que l’UNESCO avait essentiellement les mêmes valeurs que l’Etat Islamique. Elle avait raison.

 

 

 
L’interview hebdomadaire de Stéphane Juffa par Jim Mosko sur Radio Judaica du 22 avril 2016 Version imprimable
vendredi, 22 avril 2016

 

© Metula News Agency (info # 022204/16)

 

https://www.youtube.com/watch?v=AQsaBWxDFZs&feature=youtu.be

 

Au sommaire :

 

La rencontre Poutine-Netanyahu

 

La France vote à l'UNESCO que le Temple de Salomon est un lieu saint musulman et se propose d'organiser une conférence en mai à Paris afin d'obliger Israël à se retirer sur la ligne d'armistice de 1967 et à partager sa capitale

 

Un article du Figaro : "Après l'attaque de Jérusalem un Palestinien succombe"... C'est lui le terroriste qui a fait exploser la bombe !

 

Chypre et Israël : les enjeux d'une alliance

 

 

 
La haine antijuive des journalistes français est aussi naturelle que l’air qu’ils respirent Version imprimable
dimanche, 17 avril 2016

 

Par Guy Millière

 

(info # 011704/16)

 

On parle peu d’Israël dans les media français depuis plusieurs mois. Lorsque l’on en parle, c’est en général pour reproduire des dépêches de l’AFP titrant : « Un Palestinien tué par un soldat israélien ». Celui ou celle qui cherchera à aller plus loin dans la dépêche découvrira que le « Palestinien » en question avait tenté d’assassiner un ou plusieurs Israéliens avant d’être tué, et n’a été tué que parce qu’il s’était préalablement rendu coupable d’un meurtre ou d’une tentative de meurtre.

 

Celui ou celle qui en restera aux premiers mots du câblogramme en déduira que les soldats israéliens sont des meurtriers racistes assoiffés du sang d’Arabes innocents. C’est précisément la déduction que les auteurs des dépêches entendent susciter, et ils y parviennent fort bien. Ils entretiennent, à petit feu, la haine d’Israël qui imprègne les populations françaises grâce aux stéréotypes installés selon lesquels les Palestiniens arabes, sont bons, doux, et opprimés par d’ignobles spoliateurs, tandis que les Israéliens, surtout s’ils sont en uniforme, sont méchants, violents et oppresseurs.

 

Ceux qui auraient pensé que les attaques djihadistes perpétrées en France et en Belgique auraient changé quelque chose dans la compréhension du terrorisme islamiste et que, partant, les journalistes auraient observé que rien ne ressemble plus à un Arabe musulman criant Allahou Akbar et cherchant à tuer ou tuant effectivement un ou plusieurs « infidèles », qu’un autre Arabe musulman criant Allahou Akbar et cherchant à tuer ou tuant effectivement un ou plusieurs « infidèles » se sont trompés.

 

Un Arabe musulman criant Allahou Akbar et cherchant à tuer ou tuant effectivement en France ou en Belgique est un « ignoble terroriste » (honni soit, en passant, qui oserait dévoiler qu’il est Arabe, musulman, et qu’il a crié Allahou Akbar en commettant son crime), mais un Arabe musulman criant Allahou Akbar et cherchant à tuer ou tuant effectivement en Israël est le combattant d’une cause décrétée juste et légitime par avance, dans le cadre d’une distribution des rôles immuable et opérée il y a plusieurs décennies.

 

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La "matérialisation du racisme", ici à l’émission Master Chef, version israélienne

 

Un membre des forces de l’ordre françaises ou belges cherchant à mettre hors d’état de nuire un terroriste arabe musulman en France ou en Belgique est quelqu’un qui fait son devoir et protège la population de son pays. Un membre des forces de l’ordre israéliennes effectuant exactement la même tâche, selon la distribution des rôles susdite, est un criminel sadique et raciste.

 

Que cette vision schizophrène et biaisée de la réalité du monde soit fortement teintée de haine antijuive et anti-israélienne est une évidence que nieront systématiquement ceux qui en sont imprégnés. Ils sont parvenus à un stade où, comme monsieur Jourdain chez Molière faisait de la prose sans le savoir, ils portent la haine antijuive et anti-israélienne sans le savoir, au point qu’elle est pour eux aussi naturelle que l’air qu’ils respirent.

 

Que cette vision schizophrène et biaisée de la réalité du monde soit suicidaire pour la France, la Belgique, comme pour tous les autres pays occidentaux qu’elle contamine est une évidence qui crève les yeux. Mais, quand on vit les yeux crevés et que l’on pense voir encore, on ne voit plus l’évidence. En France, en Belgique, dans les autres pays occidentaux contaminés, on ne voit plus l’évidence.

 

C’est ce que j’ai constaté une fois de plus en remarquant deux faits montés en épingle concernant Israël dans les media français ces jours derniers.

 

Le premier est l’ « assassinat » d’un tueur djihadiste Palestinien par un soldat israélien. Une vidéo de l’assassinat a été mise en circulation sur le Net et a eu un effet de choc. Elle a fait le tour du monde et suscité l’indignation ; une enquête a été ouverte en Israël, le soldat concerné s’est trouvé accusé, incriminé par la justice, soumis à la vindicte ; des débats tumultueux ont eu lieu dans la classe politique israélienne.

 

Sans prendre parti dans cette affaire, et sans prendre position sur l’attitude des uns et des autres en Israël, je dirai que nulle part dans les media français je n’ai vu évoquer le contexte, à savoir la vague d’attaques djihadistes sanguinaires subie par Israël, sa population et ses soldats, depuis septembre dernier et le fait que le Palestinien concerné était un djihadiste.

 

J’ajouterai que nulle part dans cette presse il n’a été pris le recul requis pour analyser objectivement la situation. Comme pour tenir compte du témoignage judiciarisé de témoins sur place, qui ont indiqué avoir perçu des gestes du « Palestinien au sol » laissant penser qu’il disposait d’une ceinture d’explosifs, ce qui nécessitait effectivement une action immédiate. Partout, j’ai vu, lu et entendu des propos d’une absolue virulence contre le soldat, condamné d’avance, et des propos tout aussi virulents, parlant de la « droitisation raciste » de la société israélienne.

 

Car pour les media français, tout soldat israélien est un criminel sadique et raciste. Quand un soldat israélien paraît tuer de sang-froid un djihadiste palestinien, il devient automatiquement la quintessence du criminel sadique et raciste et sert à incriminer tout Israël ou presque, sans que la moindre enquête, sans parler de la moindre réserve, soit nécessaire.

 

Plusieurs dizaines d’Israéliens ont été tués depuis le début des attaques djihadistes en septembre dernier, plusieurs centaines ont été blessés, parfois très gravement. Soldats et policiers israéliens agissent dans un contexte très difficile, dans lequel, parfois, la vie ou la mort de plusieurs personnes qu’ils ont la charge de protéger, dépend d’une décision prise en une fraction de seconde. Pourquoi les media français le diraient-ils ? Parce que cela fait partie de l’information et non de la propagande ?

 

L’autre fait monté en épingle est la déclaration d’un homme politique israélien, membre de la Knesset, qui a déclaré que son épouse ne voulait pas accoucher au côté de femmes arabes. Cette déclaration a également suscité débats et remous en Israël. Il est vite apparu que si des femmes juives préfèrent effectivement ne pas se trouver, en maternité, à côté de femmes arabes, des femmes arabes, dans une proportion similaire, ne veulent pas partager leur chambre avec des femmes juives [elles prétendent craindre les maris des juives, portant l’uniforme, qui pourraient avoir envie de les tuer. Ndlr.], de même que des juives religieuses ne veulent pas se trouver à proximité de femmes juives non pratiquantes, et vice versa.

 

Dans les media français, le commentaire du député israélien est immédiatement devenu une preuve à charge du racisme anti-arabe censé imprégner la société israélienne et un indice de la discrimination subie par les Arabes. Des articles truffés de références aux « territoires occupés », aux « Palestiniens chassés en 1948-49 », aux Arabes israéliens qui sont en fait d’authentiques Palestiniens ont vu le jour et relevaient tous d’un mouvement de propagande soviétiforme.

 

Pas une allusion n’a été faite à la haine antijuive omniprésente, pas plus qu’aux incitations permanentes au meurtre d’Israéliens diffusées chaque jour dans les media palestiniens. Pas une allusion n’a été réservée aux desiderata des femmes arabes. Pas une allusion n’a été faite à la simple et élémentaire liberté de choix, ou au fait qu’Israël est une société où vingt pour cent d’Arabes, pour la plupart musulmans, jouissent des mêmes droits que les Juifs. Nul journaliste ne s’est demandé comment les choses se passaient dans les hôpitaux de l’Autorité Palestinienne ou du Hamas ; s’ils se l’étaient demandé, ils auraient dû se confronter à la réalité.

 

Dans le département obstétrique, la question de savoir où les femmes juives doivent être hospitalisées ne se pose pas. Une femme ou un homme juif qui mettraient un pied dans un hôpital de l’Autorité Palestinienne ou du Hamas serait très vite transportés à la morgue, après avoir été poignardés, égorgés ou criblés de balles.


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