La farce iranienne (info # 013003/16) Version imprimable
mercredi, 30 mars 2016

 

Par Stéphane Juffa

 

Aujourd’hui et demain, le président-trompe l’œil de la "République" Islamique d’Iran, Hassan Rohani, aurait dû se trouver en Autriche afin d’y signer quelques mirobolants contrats d’achat de biens et d’équipements. Il a cependant informé ses hôtes à la dernière minute qu’il annulait son déplacement "pour des raisons sécuritaires". A Vienne, dans l’ancienne capitale de l’Empire austro-hongrois, les services du Président Heinz Fischer ont annoncé ignorer de quelles raisons sécuritaires il était question.

 

En fait, Rohani était envoyé en Autriche par le "guide suprême" et unique de la satrapie chiite, Ali Khamenei, pour tenter de débloquer la levée des sanctions économiques qui les frappent ; des sanctions qui, aux termes de l’accord signé en juillet dernier entre Téhéran et les grandes puissances, auraient, en grande partie à tout le moins, dû disparaître à la mi-janvier.

 

Mais elles sont toujours en place, ce qui irrite les Iraniens au plus haut point, sans que personne ne soit capable de leur fournir une explication compréhensible. Heinz Fischer, mis sous pression par les ayatollahs, comme tous les chefs d’Etat qu’ils rencontrent, pour qu’il fasse bouger les choses, a avoué, à la télévision iranienne avant la visite prévue, "que le processus de levée des sanctions avait commencé", mais qu’ "il ne pouvait pas prédire combien de temps cela prendrait".

 

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Un dindon normal

 

Toujours sur la chaîne Irib, Fischer a ajouté : "La levée des sanctions dépend de toute la communauté internationale et il est impossible de prédire quand cela interviendra dans les faits". Il a dévoilé une lapalissade en expliquant que "son pays ne peut à lui seul annuler les sanctions, non plus que l’Union Européenne, mais qu’il appartenait à toute la communauté internationale de le faire", entendez par là, que l’on attend le feu vert de Washington. Il a terminé son intervention en "espérant que toutes les parties restent engagées par l’accord nucléaire afin que toutes les sanctions soient levées en temps voulu".

 

Traduit de la langue diplomatique, cela signifie que l’Autrichien espère que les Perses ne réinitialisent pas leur programme nucléaire, uniquement voué à des applications militaires, pour la raison qu’ils ne reçoivent pas l’unique contrepartie face à leurs restreinte, non plus qu’une date prévisionnelle, même approximative, pour la libération de leurs cent milliards et plus, gelés dans les institutions bancaires occidentales.    

 

En réalité, les Européens aimeraient bien recommencer à commercer avec l’Iran en libérant les avoirs qu’ils retiennent, mais ils craignent des représailles de la part des Etats-Unis, qui persistent à imposer des limitations draconiennes sur les échanges avec les banques et les sociétés iraniennes.

 

A l’occasion du Nouvel an perse, le Grand leader Khamenei est sorti personnellement de son antre, très courroucé, pour affirmer publiquement que "les Américains ne respectent pas les engagements qu’ils ont pris lors de la conclusion de l’accord", argumentant qu’ "ils n’ont levé les sanctions que sur le papier, mais que, par des voies détournées, ils empêchent la "République" Islamique d’atteindre ses objectifs". Il faut bien le lui concéder, sur ce point au moins, le Guide suprême a parfaitement raison.

 

Dans les faits, il est victime de ce qu’on pourrait appeler un retour de manivelle ; car s’il est vrai que les Yankees, qui ne pipent rien à la mentalité moyenne-orientale, ils se sont fait rouler dans la farine par Mohammad Zarif lors des négociations en vue de l’accord, Khamenei apprend à ses dépens que les Iraniens, à leur tour, ne comprennent rien au mode opératoire en vigueur à Washington.

 

A Genève, Lausanne et Vienne, l’été dernier, les négociateurs de la dictature chiite ont certes eu beau jeu de ridiculiser John Kerry en vidant l’accord d’une grande partie de son sens, notamment en conservant la totalité de leurs centrifugeuses, en empêchant les inspecteurs de l’AIEA d’avoir un libre accès à leurs installations nucléaires et d’enquêter sur leurs activités passées dans le domaine de la recherche nucléaire à des fins militaires, de ne pas inclure leur programme de développement de missiles balistiques dans le traité, de ne pas provisionner la libération des Américains innocents détenus à Téhéran, et d’interdire que l’accord inclue toute mention quant à l’amélioration du respect des droit de l’homme dans leur dictature.

 

Ils étaient contents. On se rappelle le sourire moqueur de Zarif sur le balcon de son hôtel suisse ; c’était presque trop facile, il avait saisi que l’Administration Obama, pour des raisons politiciennes, avait absolument besoin d’annoncer la signature de l’accord à n’importe quel prix, et l’Iranien exploita cette faille jusqu’à la lie.

 

Depuis la signature du traité et jusqu’à l’échéance de la mi-janvier, aucune amélioration des relations entre l’Iran et les USA n’était intervenue, contrairement à ce qu’escomptait Washington : Khamenei répétait à l’envi que l’Amérique restait plus que jamais le Grand Satan, et on continuait, sur les boulevards de sa capitale, à brûler le Stars & Stripes en hurlant "Mort à l’Amérique". Mieux encore, les Gardiens de la Révolution arraisonnaient puis humiliaient des commandos-marins de la Navy en plein milieu du Golfe arabo-persique. Et puis on a multiplié les tirs d’essai de missiles balistiques, à grands frais de publicité, en invoquant, face aux critiques des Occidentaux, que les engins testés étaient inadaptés pour l’emport de bombes atomiques.

 

Pour enfoncer le clou, on a demandé au troupier de service, le Brigadier Général Amir Ali Hajizadeh, le chef de l’armement aérospatial de l’Armée iranienne, de pousser la provoc en déclarant : "Même s’ils construisent un mur autour de l’Iran, notre programme de missiles ne s’arrêtera pas", et d’ajouter : "Ils tentent d’effrayer nos officiels avec des sanctions et des invasions. Cette crainte est notre plus grande menace".

 

On a aussi prié le président potiche Rohani, le clown "réformateur" du régime, de compléter l’enchère en ajoutant : "Nous poursuivrons tous les efforts afin de renforcer notre défense, ce qui participe de notre politique stratégique".

 

La théocratie chiite a feint d’ignorer la Résolution 2231 du Conseil de Sécurité appelant l’Iran à ne pas se livrer à la moindre activité relative aux missiles capables de transporter des charges nucléaires. C’est la "République" Islamique qui avait insisté afin que la question des missiles n’entre pas dans l’accord de juillet, et elle en subit désormais le contrecoup. Il y a, dans cette résolution, plus de choses qu’il n’en faut pour permettre aux Américains de retarder sine die le déblocage des sanctions, non seulement de leur part, mais également chez leurs partenaires.

 

La junte théocratique dispose en théorie de deux solutions : la première consiste à dénoncer l’accord de l’été et à se remettre à produire de l’uranium hautement enrichi. Mais cela entraînerait automatiquement l’annulation du traité par les 5+1, ou par la partie significative d’entre eux, et ramènerait sur le tapis et avec une vigueur redoublée l’éventualité d’une action militaire de l’Amérique ou de ses turbulents alliés israéliens et arabes, qui n’attendent que cela pour en découdre avec les ayatollahs.

 

Pour ne rien arranger des affaires des Perses, Barack Obama, le président opposé par principe à toute intervention militaire mais aussi à sa propre armée, est devenu un canard boiteux en cette année électorale. Aussi, s’il ne prend pas les dispositions qui conviennent face à une éventuelle dénonciation de l’accord sur le nucléaire, on peut compter sur ses successeurs pour le faire à sa place, en particulier sur Donald Trump, évidemment.

 

De plus, aux Etats-Unis, il existe traditionnellement une disparité importante entre les décisions politiques prises par la Maison Blanche et leur mise en pratique, qui dépend de la bonne volonté d’une myriade de fonctionnaires, qui, s’ils veulent mettre les bâtons dans les roues de la politique présidentielle, pratiquent avec une efficacité redoutable. Or, à ce niveau, que l’on ait des sympathies Démocrates ou Républicaines, on a en commun la détestation du régime iranien et de l’accord dégradant conclu à Lausanne.    

 

L’autre solution qui s’offre à Khamenei est celle d’attendre patiemment la levée graduelle des sanctions, en rongeant son frein et en montrant patte blanche.

 

Il n’en existe pas de troisième, et pour l’Iran, outre le fait de s’exposer à des pressions militaires, le grand souci se situe dans la situation catastrophique de son économie. On comptait sur une amélioration fulgurante de l’état des finances avec la levée des sanctions, mais elle ne vient pas. Lors, on reste plongé dans son marasme.

 

Et la "République" Islamique est un pays pauvre, à peine mieux loti que ceux qui se trouvent en voie de développement. Avec un PIB nominal de 549 milliards de dollars pour 80 millions d’Iraniens, on obtient un PIB par habitant de 5 300 dollars (chiffres du Fonds Monétaire International [FMI]). A titre de référence, le PIB d’Israël s’élève à 300 milliards, soit 35 000 dollars par habitant. Soit un Produit Intérieur Brut pour l’Iran qui est moins du double de celui de l’Etat hébreu, mais pour une population dix fois plus nombreuse.

 

Téhéran a beau détenir la 4ème réserve de pétrole de la planète et la 2ème de gaz naturel, pour le moment, il extrait avec peine 1.5 millions de barils/jour, qu’il doit toujours négocier en-dessous du cours du marché à cause des sanctions qui le frappent.

 

Khamenei annonçait pouvoir rapidement rénover son infrastructure d’extraction et d’acheminement du brut, et élever sa production à 4 millions de b/j, voire à 4.5 millions, mais il est en train de déchanter. D’abord, parce que l’argent dont il a besoin demeure bloqué, ensuite, parce que l’on ne se trouve plus en période de ruée vers l’or noir, loin s’en faut. On est même en époque de trop plein, avec des cours désespérément bas pour les producteurs, et un marché engorgé. Dans ces conditions, complétées par un environnement politique défavorable au commerce, les sociétés spécialisées dans la recherche et le forage, dont un grand nombre sont américaines, ne se bousculent pas au portillon.

 

Avec un prix du Brent cloué au-dessous des 40 dollars, la recherche de nouveaux gisements est à peine rentable, et l’on voit que des pays autrement plus accueillants que la dictature chiite, à l’instar d’Israël, rencontrent les plus grandes peines du monde à intéresser des sociétés de forage à partager leurs risques dans des termes contractuels décents ; ce, même lorsqu’il s’agit d’exploiter des champs gaziers déjà identifiés.

 

Bref, même en augmentant sensiblement sa production de pétrole et de gaz, l’Iran n’est pas près de devenir un eldorado. Et en attendant, c’est un pays miséreux, où on manque de tout, avec un marché domestique limité à 80 millions de clients potentiels, eux-mêmes ne disposant que de moyens très réduits.

 

Ce qui nous amène à nous poser des questions quant à l’engouement quasi hystérique des sociétés industrielles pour le marché iranien. Et l’on peut déjà affirmer que cet enthousiasme est terriblement disproportionné, voire qu’il fleure le ridicule.

 

Nous nous sommes par exemple penchés sur le contrat du siècle avec Airbus, portant sur l’acquisition de 128 appareils [communication Airbus] représentant un prix catalogue annoncé de 27.5 milliards de dollars.

 

On sait, certes, qu’aucune compagnie aérienne ne paie jamais le prix affiché, qui ne sert qu’à soigner l’effet d’annonce d’Airbus et de Boeing, et que les gros contrats se négocient entre 40 et 65 pour cent du prix catalogue, les plus gros discounts étant réservés aux sociétés low cost (dont la commande se limite à un seul type d’appareil) ainsi qu’aux transporteurs aériens jouissant auprès des fabricants d’un statut privilégié.

 

Les Iraniens n’appartenant à aucune de ces deux catégories, on peut raisonnablement imaginer qu’ils obtiendraient un rabais de 50 pour cent sur les prix publiés. Il resterait tout de même 13.7 milliards de dollars à débourser. Lors, on sait que sur le marché des avions de transport, le prix d’achat d’un avion ne représente que 15 pour cent de son "coût total de possession" sur 20 ans. Cela représente pour l’Iran encore 78 milliards à trouver, et c’est toujours sans calculer le prix d’exploitation et le faible pouvoir d’achat des passagers potentiels des compagnies aériennes perses.

 

Au-delà de la vente des avions à proprement dite, Airbus entend signer un contrat supplémentaire pour la mise à niveau de l’infrastructure aéronautique iranienne, du contrôle aérien, de l’assistance pour les opérations au sol et vol, pour l’harmonisation de sa réglementation aérienne, l’enseignement au niveau technique et académique, l’encadrement des fonctions d’entretien et de réparations, ainsi que dans le domaine de la coopération industrielle.

 

Au bas mot, le coût de 92 milliards sur 20 ans pour les Iraniens devrait encore doubler, ce, alors qu’ils ne disposent pas du premier Rial nécessaire à l’achat du premier pneu du premier Airbus.

 

Si l’on considère que les représentants de la junte et les hommes d’affaire iraniens signent des contrats à tire-larigot, totalisant des centaines de milliards de dollars d’engagements, que le régime continue le développement de son armement – notamment de centaines de missiles balistiques -, achète des missiles en Russie et des chasseurs-bombardiers par dizaines en Chine, finance la guerre en Syrie, en Irak, au Yémen et le Hezbollah au Liban, et se doit d’entretenir et d’approvisionner ses immenses installations nucléaires, on doit en déduire que l’Iran passe son temps à signer des chèques en blanc.

 

Le pays dispose certes de grosses réserves de combustibles fossiles, mais qui se trouvent à des années de la solvabilité, bien plus que les fournisseurs sont capables d’attendre.

 

A ce stade de nos observations, nous sommes en mesure d’affirmer que la course au trésor des industriels étrangers en Iran, de même que le léchage des pieds des ayatollahs par les dirigeants occidentaux, le basculement des intérêts nationaux des Etats sunnites vers la junte théocratique chiite, les alliances militaires dangereuses avec les Perses, le dédain affiché pour la neutralisation du projet nucléaire militaire des ayatollahs au travers de l’accord de Lausanne, la réintégration de la diplomatie iranienne dans le giron des forums internationaux, le traitement de la dictature chiite au niveau d’une puissance régionale, le tout, moyennant l’abandon de la population autochtone aux gibets du régime ainsi qu’à l’oppression perpétuelle, sont pour le moins intempestifs.

 

Dans un avenir visible, que les sanctions soient levées ou non – leur montant étant déjà plusieurs fois hypothéqué -, la grande majorité des contrats commerciaux signés ne sera pas réalisée. En revanche, le prix politique terriblement lourd a déjà été payé en totalité et sans la moindre raison sensée.

 

On est en présence d’une formidable faute d’appréciation, causée par les difficultés économiques rencontrées par l’industrie mondiale, la nécessité de présenter des montants de contrats exorbitants aux électorats des pays démocratiques inquiets de leur situation économique, et par l’opportunisme déplacé des décideurs politiques, eux aussi fréquemment soumis à des situations inextricables.

    

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L’existence d’Israël est incompatible avec l’islam (info # 012703/16) Version imprimable
dimanche, 27 mars 2016

 

Par Guy Millière

 

D’emblée, lorsque les accords d’Oslo ont été signés, j’ai fait part mon scepticisme, et dit que c’était un désastre potentiel, voire un désastre tout court.

 

Je me basais pour affirmer cela sur le fait que l’OLP était un conglomérat de mouvements terroristes dirigé par un terroriste, Yasser Arafat. Imaginer qu’un conglomérat de mouvements terroristes dirigé par un terroriste allait soudain devenir l’embryon d’un régime démocratique et prêt à vivre en paix réclamait plus d’imagination que ce dont j’étais capable et d’accepter des illusions dangereuses. Le danger s’est, hélas, confirmé : l’OLP est devenu l’Autorité Palestinienne et n’a cessé, depuis les accords d’Oslo, de prôner le terrorisme et le meurtre, de se comporter comme un régime totalitaire, et de pratiquer la guerre sous toutes ses formes. De trop nombreux Israéliens ont payé de leur vie les illusions dangereuses.

 

Je me basais aussi sur une dimension essentielle et pourtant très largement laissée de côté : l’islam. 

 

Je n’ai jamais pensé un seul instant que l’OLP était en quoi que ce soit un mouvement imprégné de laïcité. Je savais que l’idée de « lutte de libération nationale », comme celle de « peuple palestinien », étaient des inventions récentes, concoctées une vingtaine d’années avant les accords d’Oslo dans les officines du KGB aux fins d’obtenir le soutien  de la gauche occidentale à une entreprise d’essence islamique de diabolisation et de destruction d’Israël.

 

Je savais que le terroriste Yasser Arafat venait de la confrérie des Frères Musulmans, et avait été formé par son oncle, le mufti nazi Amin al-Husseini. Au sein de sa bande, on l’appelait par son nom de guerre islamique, Abou Ammar, par référence à Ammar ben Yasser, le premier « martyr » de l’islam.

 

Je savais surtout en ce contexte que la guerre lancée par le monde arabo-musulman aux fins de détruire Israël était une guerre islamique, un djihad, reposant sur la vision islamique du monde, selon laquelle les territoires de la planète entière se divisent en deux catégories : le dar al-islam, territoire conquis par l’islam, et le dar al-harb, territoire de la guerre, destiné à être conquis par l’islam. J’avais connaissance de ce que tout territoire incorporé dans le dar al-islam l’est, selon l’islam, de manière irréversible ; de ce fait, la renaissance d’Israël, pays juif, sur le dar al-islam n’a cessé d’être considéré comme une insulte par l’islam.

 

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Dar al-islam

 

J’avais conscience que quiconque songeait que se déroulait une « lutte de libération nationale » du « peuple palestinien » qui pouvait se solder par la création d’une entité « palestinienne » à côté d’Israël ignorait le rôle du KGB et ignorait ce qu’est essentiellement l’islam. Et j’étais convaincu que cette ignorance serait délétère. Elle l’a été. Elle n’a cessé de l’être.

 

Non seulement des Israéliens ont perdu la vie en raison de cette ignorance, mais la création de l’Autorité Palestinienne sur la base de cette ignorance a coïncidé avec l’implantation d’une tumeur cancéreuse islamique sur le flanc d’Israël ; et cette tumeur n’a cessé d’irradier, faisant de la population arabe placée sous la coupe de l’Autorité Palestinienne un vivier d’assassins djihadistes, encouragés par une première victoire (la création de l’Autorité Palestinienne). De plus, elle instillait dans l’esprit des Arabes israéliens l’idée qu’ils devaient se rallier à cette première victoire.

 

Presque un quart de siècle s’est écoulé depuis les accords d’Oslo. Un nombre bien trop grand d’Israéliens ont été tués à cause desdits accords, et des Israéliens sont encore tués, jour après jour, pour la même raison. La tumeur cancéreuse islamique sur le flanc d’Israël est toujours active, et métastase plus que jamais. Elle est accompagnée d’une tumeur cancéreuse secondaire, le Hamastan de Gaza. Et d’une troisième, qui a pris forme dans les territoires du Sud Liban tenus par le Hezbollah.

 

Eradiquer les tumeurs, je l’ai déjà écrit, et je dois le répéter, est indispensable et urgent.

 

Avant que l’éradication des tumeurs puisse être envisagée, il importerait que la population israélienne, et au-delà, tous ceux qui défendent et soutiennent Israël, comprennent pourquoi l’éradication doit être envisagée.

 

L’OLP est un conglomérat de mouvements terroristes, certes, et la seule façon de traiter le problème constitué par des groupes terroristes est de les éliminer (ce qui vaut pour l’OLP vaut pour le Hamas et le Hezbollah) : en attendant de les anéantir, il importe, au moins, de les endiguer et de les circonscrire. 

 

Mais outre la nature de l’OLP, il est nécessaire de cesser de croire qu’il existe une « lutte de libération nationale » du « peuple palestinien », et de comprendre que l’existence d’Israël est incompatible avec la vision islamique du monde. 

 

Selon l’islam, en effet, Israël ne devrait pas exister et doit disparaître dans un bain de sang.

 

Israël ne peut survivre qu’en affirmant sa propre légitimité et son droit d’exister, sans faire de concessions à la vision islamique du monde, sans espérer que de telles concessions apporteront autre chose que des moissons sanglantes et amères.


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Le billet hebdomadaire de Stéphane Juffa du 25 mars sur Radio Judaica (info # 012503/16) Version imprimable
vendredi, 25 mars 2016

 

© Metula News Agency

 

https://youtu.be/gApWBEQ1SWE

 

Interviewer : Yanik Farkas

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Sommaire d'une émission très aboutie :

 

Les enseignements sécuritaires des attentats de Bruxelles, lacunes, critiques et mesures à prendre en urgence.

 

L'impact stratégique de la reprise de Palmyre par les forces gouvernementales syriennes, le Hezbollah et les Iraniens. Le nœud routier vers Deir Ezzor et l'Irak a sauté.

 

La bévue de Tsahal à Hébron : les faits, l'analyse, l'aspect psychologique.

 

La disparition de Johan Cruyff, la révolution du football total, ses liens et ceux d'Ajax avec les Juifs et Israël.

 

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Carnage à Bruxelles, 34 morts (info # 012203/16) Version imprimable
mardi, 22 mars 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula 15h35, Bruxelles 14h35

 

Deux ou trois explosions à l’aéroport de Zaventem à Bruxelles, précédées par des coups de feu et des cris d’Allah hou Akbar, un peu avant 8 heures, suivies par une explosion entendue dans des stations de métro au centre-ville. On compte de nombreux morts (au moins quatorze) et blessés (au moins 81) à l’aéroport et, selon les pompiers, 20 morts (et 55 blessés, dont 10 dans un état critique) quant aux attaques dans le métro.

 

Les attentats en ville se sont produits dans une rame à quai près de la station Maelbeek (rue de la Loi, sur la principale artère de Bruxelles), dans le quartier des institutions européennes, non loin de la résidence officielle du Premier ministre. Cette déflagration s’est produite à l’heure d’affluence des fonctionnaires en route pour leurs bureaux.

 

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Ce qu’il reste de la rame de Maelbeek après l’explosion

 

Ces agressions surviennent quelques jours après l’arrestation de Salakh Abdeslam et du démantèlement d’une cellule islamiste dans la capitale belge, ce qui démontre que l’implantation des terroristes dans la ville, ainsi que le soutien populaire dont ils jouissent dans certains quartiers, sont largement plus étendus que ce que les responsables sécuritaires ne l’imaginaient.

 

Ces actions synchronisées impliquent, outre d’importantes structures logistiques, la participation de plusieurs commandos terroristes entraînés – des personnes armées s’attaquant systématiquement à des civils -, y compris des kamikazes, au moins à Zaventem.

 

La région bruxelloise est bouclée, l’état d’alerte a été porté au maximum dans toute la Belgique, les vols sont interrompus – les appareils à l’arrivée sont déroutés sur l’aéroport de Liège -, les métros, les trains et les bus ne circulent pas, et les Thalys et TGV en provenance de France, des Pays-Bas et d’Allemagne ont été renvoyés d’où ils venaient.

 

Notre première analyse à chaud indique que nous sommes en présence d’une attaque non-stratégique, c’est-à-dire d’une opération qui n’a pas pour objectif de détruire tout ou partie des défenses de l’ennemi ou d’investir des positions que l’on entend tenir par la suite.

 

Cette constatation bien que triviale est d’importance ; elle montre que l’objectif de l’adversaire se divise en cinq étapes : 1. Tuer le plus de gens possible, pour 2. Déstabiliser la société européenne urbaine, 3. Créer la hantise permanente du terrorisme, 4. Obliger les pays industrialisés à investir massivement dans les mesures de défense sécuritaires, et 5. Faire hésiter lesdits Etats à s’impliquer dans des aventures militaires au Moyen-Orient, sur la base de "vous nous attaquez chez nous, nous répliquons chez vous".

 

A noter également que cet objectif justifie pour leurs mentors de sacrifier des terroristes-kamikazes, et d’exposer les autres, ainsi que les structures dont disposent les djihadistes. Sur place, mais aussi dans les autres Etats européens, placés également sur le pied de guerre (400 gendarmes supplémentaires viennent d’être lancés dans les rues de Paris) et multipliant les actes antiterroristes, notamment les perquisitions, les interrogatoires et les arrestations à titre préservatif.

 

L’autre risque, pour les agresseurs, consiste à voir certains de leur membres actifs, et ceux préposés aux fonctions annexes, telles que le transport des commandos, leur approvisionnement, leur dotation, leur hébergement et leur organisation, arrêtés lors de l’action voire identifiés par les caméras de surveillance ou des témoins. Chaque fois que ces cellules frappent, elles s’exposent dans le même temps, c’est dire l’importance qu’il y avait pour leurs commanditaires de "riposter" à l’arrestation d’Abdeslam.

 

Pour obtenir l’effet maximum, les djihadistes ont précisément choisi l’heure principale de départ des vols du matin pour frapper l’aéroport, et, une heure quinze plus tard, celle à laquelle les fonctionnaires européens et ceux de la monarchie belge se rendent à leurs bureaux en métro.

 

S’il n’est certes pas possible d’annuler le risque d’attentats terroristes, il est en revanche loisible d’en réduire la fréquence et les dégâts en menant la vie dure aux cellules islamistes. Cela passe par une série de mesures draconiennes auxquelles vont être confrontés les gouvernements occidentaux.

 

A ce titre, en notre qualité de spécialistes, presque par la force des choses, du terrorisme islamique, nous formulons d’ores et déjà une critique sévère à l’endroit des autorités belges : on fleure l’irresponsabilité en laissant le public pénétrer sans être filtré dans les bâtiments d’un aéroport. Les agents de sécurité, les policiers, les militaires et les chiens ne peuvent pas faire grand-chose en sillonnant les allées situées entre les comptoirs d’enregistrement. En présence de terroristes prêts à sacrifier leur vie pour prendre celle des usagers, la dissuasion que les forces de l’ordre tentent d’imposer à l’intérieur d’un terminal est parfaitement illusoire, à l’inverse du risque de voir les gendarmes grossir le bilan des victimes.

 

Dans la situation qui prévaut en Europe, il est absolument nécessaire d’établir un premier périmètre de sécurité autour du terminal, avec un filtrage routier des véhicules s’y rendant. Il s’agit de plusieurs cabines de contrôle (un peu comme sur les péages d’autoroute), munis de ralentisseurs et de barrages amovibles, et servis par des physionomistes, policiers ou militaires armés, spécialement formés à ce genre d’exercice.

 

Lorsqu’un individu ou un groupe d’individus ont soit un comportement douteux, soit un faciès correspondant aux auteurs de l’actuelles vague d’attentats, le véhicule est immobilisé et fouillé, et l’on vérifie l’identité des passagers ainsi que l’immatriculation de leur moyen de transport grâce aux fichiers informatiques. Au cas où le moindre doute subsiste, les suspects sont transférés dans un centre d’interrogatoire.

 

Dans le cas des gares et des stations de métro urbaines, quand il n’est pas possible d’instaurer un tel périmètre de sécurité extérieur, les mêmes mesures doivent alors être prises à l’entrée des parkings et aux accès pédestres des bâtiments.

 

Lorsque ces contrôles sont correctement conçus, à l’instar du filtrage routier de l’aéroport Ben Gourion à Tel-Aviv, le temps supplémentaire d’attente est quasi-nul. Dans tous les cas, les délais et les désagréments dus à la sécurité sont entièrement justifiés, étant toujours préférables à des pertes de vies humaines.  

 

On va sans doute assister cette fois à une "israélisation" des déploiements sécuritaires dans les villes à risque, si les autorités en charge ne veulent pas exposer inutilement leurs administrés au péril terroriste, ce qui serait à la fois incompréhensible et inadmissible.

 

La "déclaration de guerre au terrorisme", réitérée ce matin par le Premier ministre français Manuel Valls, doit impérativement se traduire dans les faits, les déclarations d’intentions ne suffisant manifestement pas face à des terroristes déterminés et jouissant de larges appuis au sein même des villes visées.

 

Le temps semble également venu de considérer courageusement que l’islam représente une dangerosité inhérente pour les sociétés ouvertes et démocratiques. Cette analyse doit s’effectuer avec un soin appuyé à ne pas généraliser la responsabilité de la totalité de la population immigrée ou déplacée. Mais force est de constater, d’une part, que tous les auteurs d’attentats dans le monde, ces dernières années, sont musulmans, et de l’autre, qu’une portion non marginale des adeptes de cette religion soutient une acception belliciste de l’islam à l’encontre de la civilisation occidentale et de ses valeurs et, partant, les terroristes qui participent de son fer de lance.

 

En prenant garde de pénaliser le moins possible les mahométans paisibles, le moment est venu de s’intéresser d’encore plus près à l’orientation dogmatique prônée dans certaines mosquées et écoles religieuses, ainsi qu’à leur financement et à l’itinéraire et à l’obédience des imams qui y professent.

 

Tout appel au meurtre de Juifs, d’homosexuels, d’opposants à l’islam, à des comportements incompatibles avec le vivre-ensemble démocratique ou à la désobéissance publique, doivent être immédiatement sanctionnés par la mise hors d’état de nuire des prédicateurs et la dissolution de leurs réseaux. Pour y parvenir, outre le travail de renseignement indispensable, il y a lieu d’infiltrer ces communautés le plus souvent hermétiques.  

 

De plus, et il s’agit là d’un effort particulièrement pesant et coûteux, il est désormais assurément indispensable de se ré-emparer des zones de non-droit, qui servent de bases-arrières aux terroristes, abritent des caches d’armes et d’explosifs et fournissent les petites mains du terrorisme.

 

Il est, par exemple, incompatible avec la déclaration de guerre au terrorisme islamiste, que des cellules djihadistes ainsi que leurs cerveaux aient pu se réfugier impunément pendant aussi longtemps (des semaines et même des mois) dans des quartiers tels que ceux du nord de Paris et de Molenbeek.

 

Les sacrifices d’innocents, ce matin à Bruxelles et précédemment à Paris, n’auront servi à quelque chose que si les pouvoirs publics mettent à disposition les ressources nécessaires à augmenter sensiblement la protection de la population, en tirant tous les enseignements issus de l’étude du mode opératoire de l’ennemi. C’est aussi la seule manière de rendre à ces morts le respect qui leur est dû.

 

Cela requiert, outre des moyens et de la détermination, un courage politique sortant du politiquement correct qui n’a cessé d’œuvrer pour minimiser l’impact du terrorisme islamique. Le sang coulé et les menaces urgentes démontrant au contraire que l’on ne peut pas changer tout en s’efforçant de rester les mêmes.         

 

 
Joe Biden et Mahmoud Abbas : deux complices de l’Intifada (info # 012003/16) Version imprimable
dimanche, 20 mars 2016

 

Par Guy Millière

 

Il fut un temps où les dirigeants américains s’efforçaient de faire preuve d’amitié envers Israël. Cela n’allait pas nécessairement sans accrocs et sans hypocrisie. George Bush père avait, dans son entourage, des anti-israéliens convaincus, et Bill Clinton est très loin d’avoir été un ami sincère d’Israël : les authentiques amis ne laissent pas un peuple ami subir une vague d’attentats atroces sans prendre position. Mais les apparences de l’amitié étaient au moins préservées.

 

Sous Obama, les apparences se sont nettement fissurées, et ceux qui voudraient voir des gestes d’amitié entre Obama et Israël auraient beaucoup d’éléments encombrants et sanglants à glisser sous le tapis. J’ai énuméré ces éléments dans des articles récents et toujours disponibles, en soulignant, qu’au-delà de certaines apparences, Obama est en guerre contre Israël depuis janvier 2009.

 

Se trouvant dans les derniers mois de sa présidence, le président US entend accroître les fissures et créer, s’il le peut, l’irréversible ; notamment en s’abstenant d’user du droit de véto américain au Conseil de Sécurité des Nations Unis lorsqu’un texte y sera présenté, l’automne prochain, reconnaissant un Etat palestinien dans les lignes d’armistice de 1949, avec « Jérusalem Est » pour capitale, et en faisant condamner Israël pour « occupation illégale » de territoires de l’Etat palestinien.

 

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Abbas : "Je ne laisserai jamais les Juifs souiller nos lieux saints de leurs pieds répugnants",

"Chaque goutte de sang versée à Jérusalem (par les assassins) est du sang pur"

Biden : "On s’en roule une ?"

 

Obama voulait rencontrer Binyamin Netanyahou aux Etats-Unis lorsqu’il s’y rendra dans les jours prochains, pour faire pression sur lui et tenter de le présenter comme un « ennemi de la paix ». Binyamin Netanyahou a esquivé, et ne verra pas Obama.

 

Du coup, Obama a dépêché son vice-président Joe Biden au Proche-Orient pour qu’il exerce les pressions requises en son nom. C’est ce qu’a fait Biden.

 

Aux fins de placer le gouvernement israélien en tort, il avait pour mission de faire entériner par Mahmoud Abbas une proposition que celui-ci était cessé ne pas pouvoir refuser : il lui a précisément offert l’établissement d’un Etat palestinien dans les lignes d’armistice de 1949, avec « Jérusalem Est » pour capitale. Joe Biden devait promettre, bien sûr, la condamnation d’Israël pour « occupation illégale » qui allait de pair avec la proposition. Joe Biden ne demandait à Mahmoud Abbas qu’une seule contrepartie : le renoncement au « droit au retour ».

 

Mais Abbas a refusé l’offre de Washington, ce qui est somme toute logique : les dirigeants « palestiniens » n’ont jamais désiré un Etat à côté d’Israël, ce qu’ils veulent, c’est la destruction d’Israël.

 

Obama et Biden étaient au courant des exigences des dirigeants « palestiniens », aussi, ils voulaient uniquement que Mahmoud Abbas fasse semblant. Mais l’intéressé n’a pas vu l’intérêt de faire semblant.

 

Joe Biden s’est ridiculisé et a dû assumer le camouflet.

 

Mais ce n’est pas le pire : Joe Biden est venu au Proche-Orient en pleine campagne d’assassinats de Juifs israéliens entretenue par Mahmoud Abbas lui-même. Lors, ni Barack Obama ni Joe Biden n’ont condamné, explicitement et sans ambiguïtés, cette campagne d’assassinats. Ils ont moins encore condamné Mahmoud Abbas en le mettant face à ses responsabilités.

 

Joe Biden était en Israël au moment où plusieurs assassinats ont été commis, lorsque, outre des Juifs israéliens, un Américain, Taylor Force, a été tué par des terroristes encouragés par Mahmoud Abbas. Le Fatah et Mahmoud Abbas ont en effet célébré l’assassinat, comme ils le font pour tous les assassinats de Juifs commis depuis septembre par des assassins « palestiniens ».

 

Joe Biden n’a pas même condamné les assassinats commis pendant qu’il était en Israël. Il s’est consacré à sa mission hostile plutôt qu’à condamner Mahmoud Abbas, le principal encenseur des assassins. Biden l’a rencontré et lui a serré la main en souriant.

 

Il n’a pas même évoqué le fait que Mahmoud Abbas venait de célébrer l’assassinat d’un Américain. Il s’est ainsi conduit en complice d’assassinats, selon le principe de qui ne dit mot consent.

 

Barack Obama et Joe Biden ne sont pas les seuls à se comporter de la sorte. Le monde occidental dans son entièreté ne cesse d’exonérer Mahmoud Abbas pour son soutien sans partage aux assassins, et de financer son Autorité Palestinienne. Le monde occidental est le financier-complice de l’assassinat de dizaines de personnes innocentes en Israël.

 

En voyant Joe Biden et Mahmoud Abbas côte à côte, souriants, je n’ai pu m’empêcher de ressentir un absolu dégoût, et de me dire que j’ai vu deux individus obscènes, complices d’assassinats. L’un bénit et élève au rang de héros les meurtriers de Juifs israéliens et d’Américains (Taylor Force est le second Américain tué depuis le début de la Troisième intifada). L’autre, représentant les Etats-Unis, entérine sans mot dire lesdits assassinats.


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