Les obsèques de Shimon Peres (info # 013009/16) Version imprimable
vendredi, 30 septembre 2016

 

Juffa, au micro de Jim Mosko sur Radio Judaica :

 

https://youtu.be/VIDCoULZBiU [Youtube]

 

 

 
Le testament de Peres (info # 012909/16) Version imprimable
jeudi, 29 septembre 2016

 

Par Stéphane Juffa

 

Alors que des milliers d’Israéliens défilent ce jeudi devant le cercueil de Shimon Peres, exposé sur l’immense esplanade de la Knesset, avec, parmi eux, l’ancien président des Etats-Unis Bill Clinton, les organisateurs des funérailles ont eu droit à leur premier invité surprise.

 

Tôt ce matin, en effet, le président de l’Autorité Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, a transmis au Major Général Yoav Mordechai, le coordinateur des activités du gouvernement israélien en Cisjordanie, sa demande de participer aux obsèques.

 

Le major général s’est empressé de transmettre la requête au bureau du Premier Ministre, qui, après quelques heures de réflexion, a accepté d’accueillir le président de l’AP.

 

Celui-ci sera à la tête d’une délégation d’officiels palestiniens, incluant le chef du renseignement, Majid Ferej, le secrétaire général de l’OLP, Saëb Erekat, le ministre des Affaires Civiles, Hussein al Cheikh, ainsi que Mohammad al Madani, la personnalité en charge des relations avec la société israélienne au sein de l’AP. A propos d’al Madani, il est à noter que son autorisation de se rendre en Israël avait été annulée il y a de cela trois mois par le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, qui jugeait ses activités subversives et hostiles.

 

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L’ex-Président Bill Clinton faisant ses adieux à son ami

 

Mercredi, Abou Mazen avait envoyé une lettre de condoléances à la famille du défunt, dans laquelle il qualifiait Shimon Peres de "partenaire de la paix des braves" qui avait été signée entre lui, Ytzhak Rabin et Yasser Arafat en 1993 ; le message de sympathie mentionnait que le neuvième président d’Israël avait œuvré pour la paix jusqu’au jour de son décès.

 

Ce sera la première fois que Mahmoud Abbas se rendra officiellement en Israël depuis septembre 2010, la première fois qu’il serra la main de Benyamin Netanyahu depuis le Sommet sur le climat à Paris, en novembre 2015.

 

Dans le même temps, les services de sécurité de l’Etat hébreu s’activent tous azimuts afin de sécuriser l’un des évènements les plus complexes à avoir jamais été organisés en Israël ; à cet effet, 8 000 policiers sont à pied d’œuvre pour assurer la fluidité des évènements, ainsi que l’intégrité de ceux qui y participent. La pression, pour les autorités, commence à l’aéroport international Ben Gourion, qui accueillera au moins une centaine de jets privés au service des chefs d’Etat venus de toute la planète ainsi que d’autres personnalités.

 

L’aéroport de Tel-Aviv était déjà en effervescence maximum avant cet évènement extraordinaire, puisqu’on estime à plus d’un million le nombre des Israéliens qui s’apprêtent à passer Rosh Hashana et Yom Kippour à l’étranger. De plus, on assistera vendredi au départ pour leur pèlerinage annuel en Ukraine des membres de la Hassidout [mouvement religieux orthodoxe] d’Uman, au nombre de 40 000 environ. Et c’est encore sans compter l’arrivée prévue de dizaines de milliers d’Israélites de la Diaspora venant passer les fêtes en Israël.

 

La police a prévu de fermer à plusieurs reprises l’autoroute No.1 reliant Tel-Aviv à la capitale afin de permettre aux convois des personnalités de rallier Jérusalem sous haute protection.

 

Certains chefs d’Etat effectueront ce court périple dans des hélicoptères de l’Armée. Les responsables hébreux ont également instauré des périmètres de sécurité stériles autour des hôtels qui accueillent ces centaines d’hôtes de marque.

 

A Jérusalem même, durant toute la journée de vendredi, de nombreuses artères seront fermées au public pour permettre aux visiteurs de se rendre au Carré des Grands Hommes du cimetière du Mont Herzl, où M. Perez sera enseveli non loin de la tombe d’Ytzhak Rabin. La police a déjà averti que tous les véhicules qui se trouveraient encore garés sur ces voies d’accès seraient envoyés à la fourrière.

 

Ces obsèques prennent également une tournure éminemment politique du fait de la présence du Président Barack Obama, actuellement en vol vers Israël, et de celle, confirmée, de Mahmoud Abbas, ainsi que des dizaines d’autres chefs de gouvernements et d’instances internationales.

 

L’Egypte est censée être représentée aux cérémonies par son ministre des Affaires Etrangères, Samekh Shoukry, et le Royaume Hachémite de Jordanie, par son Premier Ministre, Jawad Anani.

 

Mais à Métula, on estime que la présence de Mahmoud Abbas va sans doute encourager, in-extremis et dans le plus grand secret des préparatifs, d’autres leaders arabes et musulmans à se rendre à Jérusalem.

 

Comme lors des obsèques d’Ytzhak Rabin, des émirs des pays du Golfe participeront probablement à l’évènement, mais de plus, il se pourrait que le Roi Abdellah II de Jordanie et le Maréchal al Sissi d’Egypte annoncent leur arrivée au tout dernier moment.

 

Il se pourrait également qu’un membre de la famille royale saoudienne surprenne tout le monde en se rendant au Mont Herzl. Les relations sécuritaires et économiques se sont en effet nettement réchauffées entre Israël et la monarchie des Ibn Saoud ces dernières années, face à la menace iranienne, mais Riad a toujours conditionné l’officialisation de ses rapports avec Jérusalem à une évolution tangible du processus de paix israélo-palestinien. Lors, la participation de la délégation palestinienne pourrait permettre aux princes arabes d’effectuer leur premier voyage officiel en Israël.

 

En principe aussi, Vladimir Poutine n’est pas annoncé à l’aéroport Ben Gourion, mais au vu de la rencontre informelle qui réunira la quasi-totalité des leaders influents de la planète, il pourrait lui aussi changer d’avis au dernier moment.

 

Il est certain, en tout cas, que de nombreuses personnalités qui n’émergent pas sur la liste des invités seront présentes, vendredi, aux obsèques. Cela donnera assurément lieu à des rencontres plus ou moins discrètes dans les palaces de la capitale, où l’on saisira l’occasion de discuter des grands problèmes du moment, et aussi, puisque tout le monde sera sur place, de l’avenir des relations israélo-arabes et israélo-palestiniennes.

 

On imagine ainsi l’impact que pourrait avoir un entretien réunissant, outre Netanyahu et Abbas, un roi saoudien, le maréchal al Sissi, le Président Obama, Vladimir Poutine, le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-moon (qui a confirmé sa venue), tous ensemble, ou en petits comités.

 

L’occasion serait belle de faire progresser les choses et d’ajouter un peu de raison à la conduite des affaires du monde, comme l’aurait voulu Shimon Peres, en ce qui commencerait à constituer la réalisation de son testament politique en vue de la paix dans la région.

 

Imperturbable optimiste, feu M. Peres, n’avait cessé, depuis 30 ans, d’évoquer "le nouveau Moyen-Orient" dans sa vision de paix. Les échéances et opportunités que nous venons d’évoquer vont aussi, et sans aucun doute sensé, attiser l’envie du front du refus de jouer les trouble-fêtes. Ainsi, la Police, l’Armée, les services de renseignement hébreux, mais également ceux qui accompagnent les leaders du monde dans ce périlleux voyage, sont sur les dents. Ils appréhendent un acte de terrorisme de la part de ceux qui voient d’un mauvais œil ce gotha planétaire se réunir pacifiquement dans la capitale d’Israël pour commémorer l’action de l’un des pères fondateurs de ce pays.

 

Ce faisant, en plus de montrer leur attachement à notre pays, qu’ils le nient ou le confessent, par leur présence, ils reconnaissent la légitimité des Israélites à posséder ce pays, et à avoir choisi Jérusalem pour sa capitale.

 

Pour l’Iran, le Hamas, DAESH et le Hezbollah, cette perspective de communion et d’éventuelles discussions de paix sont simplement insupportables et ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour l’entacher de sang. Ils démontreraient ainsi que l’ "entité sioniste" n’est pas capable d’assurer la sécurité de son territoire, et la victoire symbolique changerait alors et instantanément de camp.

 

Les terroristes auront eu deux jours pleins pour organiser un attentat, ce qui n’est pas grand-chose, mais ils auront pu imaginer le rassemblement qui allait avoir lieu depuis l’hémorragie cérébrale de Shimon Peres, il y a de cela deux semaines. Face à eux, face au terrorisme, les cerveaux israéliens de la sécurité, dont la réputation en la matière n’est plus à faire, auront pris le plus grand soin pour déjouer tous les scénarii possibles et pour combler toutes les éventuelles failles de leur dispositif. De leur succès dépendent, outre la sécurité des chefs de cette planète, la renommée de leur efficacité comme produit d’exportation très prisé, y compris dans le monde arabe, depuis que les Etats voyous et leurs porte-flingues sèment la mort partout où ils en sont capables.

 

Outres les personnalités déjà citées qui assisteront à la mise en terre de Shimon Peres, et ceux qui hésitent encore, les chefs d’Etat et d’institutions internationales suivants font actuellement route vers Jérusalem : le ministre britannique des Affaires Etrangères, Boris Johnson, le Premier Ministre canadien, Justin Trudeau, le président du parlement russe, Vyacheslav Volodin, le président ukrainien, Petro Poroshenko, le ministre brésilien des Affaires Etrangères, José Serra, le Premier Ministre suédois Stefan Lofven, le Premier Ministre italien, Matteo Renzi, son homologue néerlandais, Marc Rutte, le président allemand, Joachim Gauk et son ministre des Affaires Etrangères, Frank-Walter Steinmeier, l’actuel président autrichien, Doris Bures, son prédécesseur, Heinz Fischer ainsi que le ministre des Affaires Etrangères, Sebastian Kurz, le gouverneur général de l’Australie, Peter Causgrove et son Premier Ministre, Malcolm Trumbull, le ministre des Affaires Etrangères irlandais, Charles Flanagan, le secrétaire d’Etat U.S, John Kerry, la candidate Démocrate à la présidence des Etats-Unis, Hillary Clinton, le Premier Ministre britannique, Theresa May, le Prince Charles, la Reine Beatrix des Pays-Bas, le Premier Ministre mexicain, Enrique Nieto et le roi d’Espagne, Felipe VI.

 

Ce genre d’évènement génère toujours des rencontres cocasses à tous les niveaux ; c’est ainsi que nous avons appris que le Président François Hollande et l’ancien Président Nicolas Sarkozy voyageront probablement ensemble à bord du Falcon 7 du gouvernement français.

 

Ce sont les services de l’Elysée qui seraient à l’origine de cette offre de covoiturage. Quoiqu’il en soit, Hollande et Sarkozy auront au moins neuf heures à passer en commun dans un espace confiné, parmi seulement quinze passagers, ce qui leur donnera l’occasion d’évoquer, entre quatre yeux, la situation de la France et l’état de la campagne présidentielle.

 

Au-delà de l’aspect politique et mondain de ces funérailles, le peuple israélien, qui ne pourra y participer que devant ses postes de télévision ou face aux écrans géants dans la périphérie du cimetière, retient surtout la tristesse qui l’étreint, ainsi que le sentiment, aussi prenant qu’amer, d’avoir perdu l’un des piliers de sa nation. Et l’on entend par pilier quelqu’un qui avait la capacité de le réunir, toutes opinions confondues, et de matérialiser son destin sur sa personne et la foi en son avenir.

 

 

Appendice : le billet radiophonique de Cindy Gzaiel à propos du Prix Nobel de la Paix de Shimon Peres -> https://youtu.be/Pqp56Jxjg2w

 

 

 
Une jeep du Hezbollah saute sur une mine face à Métula (info # 012809/16) Version imprimable
mercredi, 28 septembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 20h50, 19h50 à Paris

 

Cette après-midi, aux alentours de 17h, heure locale, une jeep du Hezbollah a sauté sur une mine à quelques mètres de la frontière israélienne.

 

L’incident s’est produit en territoire libanais dans la proximité immédiate du village de Métula, dans la portion sud-est de celui-ci.

 

Des militaires israéliens ainsi que des habitants ont clairement discerné l’explosion de la mine, suivie par l’arrivée d’une ambulance libanaise.

 

Tsahal n’est pour rien dans la déflagration, s’agissant d’une mine statique posée là depuis de nombreuses années.

 

A l’heure de diffuser cette breaking, des patrouilles de l’Armée israélienne sont déployées aux points névralgiques du village faisant face au Liban. Aucune tension extraordinaire n’est perceptible et l’on ne s’attend pas à une dégradation de la situation.

 

A la Ména nous observons qu’aux termes de la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU, votée en 2006 pour mettre un terme à la Seconde Guerre du Liban, l’Armée libanaise ainsi que la FINUL, la Force Intérimaire des Nations Unies, se sont engagées à empêcher toute présence de la milice chiite dans cette région du Liban jouxtant le territoire israélien. Or l’incident a eu lieu sur une route d’accès à un camp de l’ONU, à moins de 400 mètres de ce dernier, dans une région qu’Israël avait évacuée afin de permettre à l’Armée régulière libanaise de s’y déployer.

 

Nous observons également que le gouvernement français de l’époque avait été l’un des plus actifs à promouvoir la Résolution 1701, et qu’il s’était engagé auprès de Jérusalem à la faire respecter, afin d’obtenir le retrait de Tsahal des positions qu’elle occupait au Liban-Sud.

 

 
Clinton-Trump 1-0 (info # 012709/16) Version imprimable
mardi, 27 septembre 2016

 

Par Jean Tsadik

 

Le candidat Républicain a clairement laissé échapper le premier des trois débats prévus au profit de son adversaire, Madame Hillary Clinton.

 

A l’université d’Hofstra, à une douzaine de kilomètres de New York city, les choses ont d’emblée mal commencé pour Donald Trump ; dès la présentation des débatteurs, en effet, le milliardaire fermait le plus souvent les yeux, au contraire de l’ex-secrétaire d’Etat, qui regardait placidement l’œil de la caméra.

 

C’était le signe évident que Mme Clinton avait bien préparé son rendez-vous – en fait, elle a passé des centaines d’heures à procéder à des simulations -, tandis que M. Trump se fiait à sa spontanéité et son répondant. Or, on l’a souvent vu dans l’histoire des débats télévisés, c’est un exercice qui n’admet pas l’improvisation, et ceux qui l’ont oublié en ont simplement chaque fois fait les frais.

 

Pour les professionnels de la communication, l’affaire était classée après cinq minutes d’échanges. En fait, pendant toute la soirée, à la place de suivre un plan de marche aux abonnés absents, le challenger Républicain n’a pu que réagir à celui de sa contradictrice. Celle-ci, suivant méticuleusement ses notes, lançait des appâts à l’homme d’affaires, qui s’en saisissait beaucoup trop vite pour s’apercevoir qu’il faisait ainsi le jeu de son interlocutrice.

 

Suivant cette dynamique trop facile, les 90 minutes ont permis à Hillary Clinton de dérouler son programme et obligé Donald Trump à le commenter, sans jamais trouver l’occasion de présenter le sien.

 

Le Républicain a passé son temps à répondre, en égarant, de plus, de longues minutes sur des sujets sans intérêt, comme sa tentative de prouver qu’il s’était, à l’époque, opposé à la Guerre du Golfe, ou son opiniâtreté à démontrer les succès de ses sociétés commerciales, à croire que ces succès représentaient l’assurance absolue qu’il ferait aussi bien aux commandes de la plus grande économie du globe s’il était élu président.

 

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Changer ou disparaître

 

Ces longs errements donnaient à Hillary l’opportunité d’asséner à son vis-à-vis les piques affutées que ses conseillers lui avaient fabriquées précisément à cet effet, déclenchant plusieurs fois l’hilarité du public qui était pourtant censé dominer ses émotions.

 

Mais surtout, l’ancienne première dame de l’union pouvait jeter à la tête de son opposant des dossiers bien gluants, dans lesquels il eut bien du mal à se dépatouiller, à l’instar de l’explication de son insistance de cinq ans à essayer de prouver que Barack Obama n’était pas né aux USA, et donc pas éligible, et de la raison pour laquelle son entreprise n’avait jamais payé d’impôts fédéraux.

 

A ce propos, à la place de prétendre à l’inanité de l’accusation, Trump balbutia un inquiétant : "Yeah, parce qu’ils [mes impôts] auraient uniquement été gaspillés".

 

La candidate Démocrate rappela également les épithètes désobligeantes que Trump avait employées à l’encontre de plusieurs femmes, ce qui ne contribuera pas – c’était l’objectif de l’assertion clintonienne - à asseoir une image de gentleman auprès des électrices.

 

Est-ce à dire que Donald Trump n’a pas porté de coups à son objectrice ? Certes non, mais même ses contre-attaques, à cause de son impréparation, ne furent pas concluantes. Elles furent désagréables et pas persuasives dans la forme, qui consistait à interrompre fiévreusement les démonstrations d’H. Clinton, ou de murmurer "wrong" [faux], en baissant la tête, face à certaines allégations.

 

Le magnat de l’immobilier tenta d’enfoncer certains clous dans la cuirasse de la Démocrate, notamment au sujet de ses milliers de mails disparus, de sa participation à l’élaboration de l’accord avec l’Iran et de ses "absences" inexpliquées lors de la campagne. Mais, toujours par manque de préparation, ces imputations ne furent pas suffisamment documentées, appuyées, soutenues.

 

Pourtant, les opportunités de surprendre Clinton garde abaissée ne manquèrent pas, comme lorsqu’elle s’envola dans un plaidoyer sur la nécessité de mieux défendre l’Amérique face aux hackers informatiques ; c’était presqu’une invitation à se faire crocheter sur les fuites de milliers de ses messages classifiés, sur leur destruction par la candidate et sur ses mensonges à répétition à leur sujet, mais, trop focalisé sur des points de détails, pas assez prêt à saisir ses chances, Trump laissa lamentablement filer ces occasions.

 

Il ne suffisait pas non plus de dire à des électeurs qui savent, pour la plupart, à peine situer le Dakota du Nord sur une carte, à quel point le traité avec l’Iran était pourri et que sa négociation avait été bâclée par les Démocrates. Il aurait été aisé et nécessaire de démontrer aux cent millions de téléspectateurs américains comment l’administration Démocrate avait menti au Congrès, et lui avait caché des clauses critiques de l’accord. Et lorsqu’Hillary, maladroitement, se gaussa de la possibilité que donnait ledit accord de faire visiter les sites douteux par les inspecteurs de l’ONU, Trump, s’il était (mieux) renseigné, aurait pu lui infliger un K.O retentissant. Ce, en précisant que Barack Obama avait fait pression sur l’Agence Internationale de l’Energie Atomique afin qu’elle abandonne son droit d’examiner les sites d’expérimentations nucléaires et qu’elle renonce à ses visites surprises des installations iraniennes. Bien que ces droits de visite figurent sur le traité.

 

Et quand Hillary Clinton a promis, elle élue, d’écraser ISIS [DAESH] en Syrie et en Irak, en plus de répéter inlassablement que l’Amérique n’aurait jamais dû laisser à l’Etat Islamique la possibilité de se développer, Donald Trump aurait été bien inspiré s’il avait pu expliquer aux Américains que leur président Démocrate actuel venait en fait de sauver DAESH au mois d’août dernier. Ceci en permettant à la Turquie de continuer à l’approvisionner en hommes et en munitions, et en ordonnant aux Forces Démocratiques Syriennes, soutenues par l’Armée U.S., de cesser leur offensive dans le Nord syrien visant précisément à couper le cordon ombilical reliant Ankara à Raqqa et Mossoul. Mais pour cela, il aurait fallu que Trump lise la Ména, ou que ses conseillers le fassent, ou qu’il daigne les écouter.

 

Les sondages d’après débat donnent en moyenne la victoire à la candidate démocrate par 2/3 – 1/3, ce qui est considérable. Mais les observateurs américains s’empressent de relever que c’est le même score qui avait couronné le premier face-à-face Obama-Romney, au profit de Romney, lors de l’élection précédente.

 

Il n’est pas sûr non plus que les Américains consultent le résultat des sondages afin de déterminer leur intention de vote.

 

Cela dit, le concurrent Républicain vient d’essuyer un revers cuisant qui ne le rapproche pas de la Maison Blanche, au contraire de son adversaire, qui a fait son boulot sans se transcender, mais de manière construite et professionnelle. Il reste deux débats pour faire rebondir les dés ; si le Républicain s’enferme avec des spécialistes durant les dix jours qui les précèdent, il a encore une chance de renverser le "Système Démocrate", rarement aussi bien représenté que par la prestation de sa championne tôt ce matin.

 

On est très loin de la qualité des rencontres télévisuelles entre Barack Obama et Mitt Romney de la dernière fois, et c’est une aubaine pour Trump : Clinton est fragile sur tout son bilan, et ce sont les casseroles qu’elle traîne aux pieds qui lui donnent sa démarche dodelinante caractéristique.

 

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L’entité palestinienne doit être vaincue et détruite (info # 012509/16) Version imprimable
dimanche, 25 septembre 2016

 

Par Guy Millière

 

Dans un texte récent publié par le magazine américain The Hill [la colline], Greg Roman, directeur du Middle East Forum [forum du Moyen-Orient] à Philadelphie, reprend un discours que Daniel Pipes, le fondateur et le président dudit forum, tient depuis des années, et que j’ai repris moi-même à mon compte : pour qu’il y ait une issue au conflit appelé conflit israélo-palestinien, il faut qu’il y ait un vainqueur et un vaincu, et il faut donc que l’entité palestinienne soit vaincue.

 

Ce discours repose sur une logique élémentaire : il s’agit d’une guerre, et une guerre n’est vraiment achevée que lorsqu’il y a la victoire de l’un et la défaite de l’autre. Une guerre sans vainqueur ni vaincu n’est pas terminée, et conduit, dans la quasi-totalité des cas, à une autre guerre. Ce discours s’impose d’autant plus dans le cas présent, car s’il y a d’un côté un pays démocratique, Israël, il y a, de l’autre, une entité totalitaire utilisant le terrorisme et la propagande à des fins génocidaires.

 

Une entité totalitaire, je l’ai écrit cent fois, veut tout, par définition, et ne respecte ni contrat ni traité ; elle peut être endiguée, elle doit être détruite si l’on veut qu’elle cesse de nuire. Une entité totalitaire utilisant le terrorisme et la propagande à des fins génocidaires est une nuisance qui implique sa destruction de façon plus rapide et plus drastique encore.

 

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Qui veut encore de la solution des deux Etats ?

 

Or Israël n’a pas vaincu l’entité palestinienne pour le moment. Israël ne l’a pas détruite, et cela explique la situation actuelle, qu’on peut décrire, au mieux, comme la gestion du statu quo, au pire, comme le maintien d’un abcès de fixation. Si Israël n’a pas vaincu et détruit l’entité palestinienne pour le moment, c’est parce qu’il existe, en Israël, des forces politiques et intellectuelles qui entretiennent l’illusion qu’une paix est possible avec l’entité palestinienne. Ces forces sont de gauche, et j’ai renoncé depuis longtemps à tenter de comprendre comment un esprit de gauche fonctionne et comment un homme ou une femme de gauche, confronté à une personne armée qui dit vouloir la tuer et qui brandit son arme, peut prétendre que la personne armée en question possède des cotés sympathiques.

 

Analyser les déficits cognitifs et les fantasmes délirants n’est pas de mon ressort. Si Israël n’a pas vaincu et pas détruit l’entité palestinienne pour le moment, c’est également en raison des pressions internationales qui ne cessent d’inciter Israël à s’arrêter avant d’avoir gagné et à stopper toutes les opérations armées menées contre ses ennemis avant que celles-ci soient allées à leur terme, aux fins qu’une solution négociée voie le jour.

 

Mais la solution négociée ne voit jamais le jour, et Israël se voit demander des concessions qui conduisent à un autre conflit armé, à d’autres négociations et à d’autres concessions israéliennes.

 

Ce que souhaite visiblement Greg Roman dans son texte est que des forces politiques et intellectuelles en Israël en viennent à vaincre les forces politiques et intellectuelles de gauche d’une façon suffisamment nette pour qu’il soit possible à Israël de vaincre et détruire à son tour l’entité palestinienne.

 

Je partage ce souhait, cela va de soi. J’aimerais que Binyamin Netanyahu soit parfois plus ferme. Je sais aussi que le contexte dans lequel il évolue n’est pas nécessairement propice à plus de fermeté. Je sais que, pendant les années Obama en particulier, il a été confronté à une administration américaine très hostile à Israël. Et je sais que, si par malheur Hillary Clinton est élue, cela n’annoncera en rien une amélioration.

 

Ce que souhaite Greg Roman est aussi, je pense, j’en ai parlé avec lui à Philadelphie il y a quelques semaines, lorsqu’à l’invitation de Daniel Pipes j’ai donné une conférence au Middle East Forum, que l’attitude internationale vis-à-vis d’Israël change. Je crains à cet égard que l’Europe reste dans la même attitude qu’aujourd’hui. L’Europe constitue le principal soutien de l’entité palestinienne et veut que celle-ci survive : les Européens n’ont pas, depuis longtemps, de sympathie débordante envers Israël, et c’est vraiment le moins que l’on puisse en dire.

 

Je pense que si Donald Trump est élu, ce qui relève d’un défi difficile, un changement d’attitude est envisageable. Si Hillary Clinton est élue, en revanche, aucun changement d’attitude ne pourra être envisagé.

 

Cela signifie-t-il que la situation présente risque de durer ? La réponse est oui, hélas. On peut aussi imaginer que l’entité palestinienne est susceptible de se vaincre elle-même en se décomposant sous le poids de l’insoutenable imposture qui est son essence.


 

 

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