Si l’on disposait de toutes les informations... (info # 011809/16) Version imprimable
dimanche, 18 septembre 2016

 

Par Guy Millière

 

Les résultats de certains sondages semblent absurdes. Un sondage récent, réalisé pour l’Israël Democracy Institute, semble particulièrement aberrant. Quarante-trois pour cent des Juifs israéliens, dit ce sondage, préféreraient qu’Hillary Clinton soit élue présidente, alors que trente-quatre pour cent d’entre eux seulement auraient une préférence pour Donald Trump. Répondant à une deuxième question, trente-huit pour cent des Juifs israéliens disent que la politique étrangère de Donald Trump serait meilleure pour Israël, et trente-trois pour cent, qu’au contraire, la politique étrangère d’Hillary Clinton serait plus favorable à Israël.

 

Comment une majorité relative de Juifs israéliens peut-elle préférer Hillary Clinton en même temps qu’une majorité relative de Juifs israéliens peut penser que la politique étrangère de Donald Trump serait préférable pour Israël ? Un tel sondage témoigne à mes yeux de l’existence d’une difficulté pour répondre à l’une et l’autre question, et le nombre d’indécis, vingt-trois pour cent pour la première question, vingt-neuf pour la deuxième, souligne cette difficulté.

 

Hillary Clinton est si souvent présentée dans les grands media comme une personne sympathique et sensée, alors que Donald Trump y est décrit, à l’inverse, comme antipathique et déséquilibré, qu’il est logique qu’une majorité relative d’opinions favorables soit séduite par Hillary Clinton. Il est presque étonnant, même, qu’un tiers des Juifs israéliens puissent lui préférer Donald Trump.

 

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Sympathique

 

Quiconque s’intéresse aux options de politique étrangère d’Hillary Clinton et de Donald Trump et, en particulier, à celles qui concernent le Proche-Orient et Israël, peut avoir des doutes sur les intentions réelles d’Hillary Clinton et moins de doutes quant à celles de Donald Trump.

 

Si l’information circulait mieux, le nombre d’indécis serait moindre, le nombre de ceux qui penchent en direction d’Hillary Clinton serait lui aussi plus réduit, et le nombre de ceux qui pensent que les options de politique étrangère de Donald Trump sont préférables serait plus élevé.

 

C’est pour donner les informations nécessaires que j’ai écrit Après Obama Trump* et je ne peux qu’inciter ceux qui ne l’ont pas encore à se le procurer d’urgence plutôt que lire les grands journaux et magazines français ou israéliens, dans lesquels, pour l’essentiel, ils n’apprendront rien.

 

Les articles favorables à Hillary, rédigés par des propagandistes grassement rémunérés, ne peuvent modifier la réalité : la candidate n’est pas sympathique et ne peut l’être que pour ceux qui considèrent que la corruption est un phénomène normal et que se vendre au plus offrant procède d’un comportement légitime.

 

Les documents que je cite dans mon livre et qui sont profusément décrits dans "Clinton Cash" de Peter Schweizer (Clinton Cash: The Untold Story of How and Why Foreign Governments and Businesses Helped Make Bill and Hillary Rich, Harper, 2016) [Le cash de Clinton : l’histoire non dite du comment et du pourquoi les gouvernements étrangers et le (milieu du) business ont contribué à rendre riches Bill et Hillary] sont accablants.

 

Hillary Clinton ne peut être considérée comme une personne sensée que par ceux qui considèrent que mentir sans cesse et sur tous les sujets est un comportement sensé et fait de la personne qui ment un être digne de confiance. Je ne peux énumérer ici tous les mensonges d’Hillary Clinton, il faudrait pour cela rédiger un dictionnaire de plusieurs centaines de pages. Parmi ceux qui me font particulièrement horreur, je me contenterai de ceux proférés en direct à la télévision à l’intention des parents des fonctionnaires américains tués à Benghazi : dire aux parents de gens tués lors d’une attaque djihadiste et qui auraient pu être secourus que tout a été fait pour les sauver et que les assaillants étaient non pas des djihadistes, mais des Libyens irrités par un film islamophobe, et ce, après avoir envoyé des emails montrant qu’on n’a rien fait pour sauver les Américains assassinés et qu’on savait que c’était une attaque djihadiste, est odieux et devrait suffire à disqualifier H. Clinton.

 

Un commentateur pour qui j’ai le plus grand respect, David P. Goldman, dans un article publié sur Asia Times et repris sur Pjmedia, disait voici peu qu’avec Hillary Clinton, les Etats Unis deviendraient ce qu’ils ont commencé à devenir sous Obama, une république bananière où les décisions politiques seraient achetées par le plus offrant et ou la parole politique aurait une fiabilité inférieure à zéro. David P. Goldman n’a pas une estime infinie pour Donald Trump, mais le trouve nettement préférable à la candidate Démocrate.

 

Pour ce qui concerne les options de politique étrangère en général, et celles concernant le Proche-Orient et Israël en particulier, il suffit de considérer les années au cours desquelles Hillary Clinton a été Secrétaire d’Etat, et sur les années Obama prises globalement, pour tirer les conclusions qui s’imposent. Si les conclusions ne suffisent pas, on peut éventuellement consulter le programme du parti Démocrate, qui est de facto celui d’Hillary Clinton, pour le comparer au programme du parti Républicain, qui est de facto celui de Donald Trump.

 

Pendant les années Obama, il me faut le redire, Moubarak a été renversé en Egypte au profit des Frères Musulmans, et la prise du pouvoir par Abdel Fattah al Sissi s’est accomplie contre le gré de l’Administration Obama ; un chaos islamiste a remplacé Mouammar Kadhafi en Libye et les arsenaux libyens ont été pillés pour le plus grand bonheur de multiples groupes djihadistes ; l’Etat Islamique est né en Syrie et en Irak, l’Iran est devenue une puissance hégémonique régionale sans avoir renoncé à ses ambitions génocidaires aux dépens du peuple d’Israël. La Turquie a dérivé vers un fonctionnement de république islamique.

 

Je passe sur de multiples détails et sur ce qui s’est passé ailleurs sur la planète (les détails sont dans mon livre) : tout cela s’est fait non pas en dépit des intentions d’Obama, mais parce qu’Obama a approuvé ou laissé faire, et tout cela a reçu l’approbation d’Hillary Clinton, qui se refuse jusqu’à ce jour à parler d’islam radical ou de terrorisme islamique.

 

Hillary Clinton et le parti Démocrate continuent de considérer l’Autorité Palestinienne comme un interlocuteur légitime et à prôner une solution à deux Etats, pour peu qu’Israël fasse les concessions requises. Donald Trump et le parti Républicain campent sur des positions très différentes : ils désignent l’islam radical et le terrorisme islamique comme le danger planétaire majeur d’aujourd’hui, proposent d’en finir avec l’Etat Islamique, d’endiguer l’Iran, et ne nourrissent aucune illusion concernant l’Autorité Palestinienne. Ils n’envisagent de demander aucune concession à Israël et entendent, au contraire, transférer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnue par les Etats-Unis comme la capitale éternelle et indivisible d’Israël.


 

 

Note :

 

* Guy Millière, Après Obama, Trump, La Maison d’édition, 10 euros.

 

 

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Comme prévu, l’Armée de l’air israélienne riposte en Syrie (info # 011409/16) Version imprimable
mardi, 13 septembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 1h30, 0h30 à Paris

 

Comme cela était attendu, le Khe’l Avir a frappé plusieurs batteries de l’artillerie d’Assad.

 

Suite aux tirs de trois roquettes, mardi, sur la partie israélienne du Golan à partir du territoire syrien, les appareils à l’étoile de David ont pris pour cibles et probablement anéanti plusieurs canons de l’Armée gouvernementale.

 

Les objectifs visés par les appareils hébreux se situaient dans la partie centrale du plateau, c’est-à-dire dans les environs de Kouneitra.

 

La première Katioucha avait été lancée aux alentours de 17h locales, suivie peu après des deux autres. L’un des projectiles a explosé dans le périmètre d’une ville druze à quelques centaines de mètres des habitations.

 

Le porte-parole de Tsahal a précisé que "l’Armée ne tolérerait aucune tentative contre sa souveraineté et la sécurité de ses citoyens. Tsahal tient le régime syrien responsable de ce qui se déroule sur son territoire et n’hésitera pas non plus à agir contre d’autres organisations de la Résistance".

 

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Au premier plan Hmidaiah, aux mains des rebelles, derrière, à 200m., Medinat el Baath,

sous contrôle gouvernemental, photographiés hier dans la région de Kouneitra

Photo Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

Le communiqué israélien a annoncé l’attaque par son aviation de "positions" de l’artillerie alaouite au pluriel, ce qui indique que plusieurs objectifs ont été pris pour cibles et qui caractérise une riposte plus importante que celles que Tsahal entreprend habituellement.

 

On ignore pour l’heure si ces raids aériens ont fait des blessés dans les rangs gouvernementaux, mais l’on peut imaginer que les batteries avaient été abandonnées par leurs servants en prévision des représailles.

 

On note également et pour la première fois un avertissement lancé en direction des rebelles, qui sont ainsi invités à ne pas instrumentaliser les réactions israéliennes dans leur lutte contre le régime, et auxquels on précise qu’ils ne jouissent d’aucune immunité en cas d’activités hostiles.

 

Cette "recommandation" semblait nécessaire après que Tsahal a neutralisé six positions de l’artillerie gouvernementale ces derniers jours, ce qui avantage l’Armée Syrienne Libre dans sa confrontation avec la dictature des al Assad.

 

La région du Doigt de la Galilée et du Golan israélien semble calme car on ne s’attend pas à une escalade avec l’Armée syrienne, plus que jamais incapable de soutenir une confrontation généralisée face à Tsahal.

 

Les habitants du nord de l’Etat hébreu sont davantage préoccupés cette nuit par l’état de santé de leur ancien président et Prix Nobel de la paix, Shimon Pérès, victime d’une hémorragie cérébrale, qui lutte actuellement pour sa survie à l’hôpital Tel Hashomer de Tel-Aviv.

 

 
Tension : 3 roquettes syriennes explosent en Israël ce mardi (info # 011309/16) Version imprimable
mardi, 13 septembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, mardi 22h30, 21h30 à Paris

 

Ce mardi trois roquettes tirées à partir du territoire syrien ont explosé dans la partie israélienne du Golan sans faire de victimes ni de dégâts.

 

L’un des projectiles a toutefois touché une agglomération civile dont la censure militaire nous interdit de préciser le nom.

 

Ledit projectile a atterri sur un chemin dans la proximité immédiate de la ville en question.

 

C’est la première fois depuis de nombreux mois, même sans doute des années (nous n’avons pas fini notre recherche), que trois engins sont lancés le même jour sur Israël depuis la Syrie.

 

Ces deux dernières semaines, une roquette isolée tombait sur la partie israélienne du plateau tous les deux ou trois jours, mais toujours dans le voisinage immédiat du grillage de sécurité, loin des zones habitées.

 

A chacune de ces occasions, Tsahal a considéré qu’il s’agissait de tirs par négligence provenant des combats entre rebelles et forces loyalistes. La potentialité de voir des projectiles atteindre notre territoire est augmentée par le fait que certaines positions du Front du Sud (rebelles) sont situées à quelques mètres seulement de la "ligne alpha" qui délimite la frontière entre Israël et la Syrie.

 

Hier (lundi), lors d’un reportage sur place, nous avons identifié et photographié l’une de ces positions rebelles adossée à la ligne alpha.

 

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Une position rebelle à quelques pas de la frontière israélienne

Photo Cindy Gzaiel © Metula News Agency

 

Après chaque impact côté israélien, Tsahal avait répliqué en détruisant la position d’artillerie de l’armée de Bashar Al Assad depuis laquelle le projectile avait été tiré.

 

Jérusalem a toujours considéré que l’Armée gouvernementale était responsable de toute attaque visant son territoire et entend, par ses représailles, responsabiliser le régime alaouite.

 

Les ripostes israéliennes ont été réalisées soit par l’artillerie, soit par le tir de missiles Tamouz, soit, encore, par des raids menés par le Khe’l Avir, l’Armée de l’air israélienne.

 

Dans la nuit d’hier (lundi à mardi), autour d’une heure du matin, l’aviation des Hébreux est précisément intervenue afin de réduire au silence une batterie d’artillerie qui, dans la journée de lundi, avait tiré une fusée en direction du territoire israélien.

 

A cette occasion, un porte-parole du gouvernement syrien avait annoncé avoir abattu deux aéronefs frappés de l’étoile de David.

 

Côté israélien, Tsahal a vivement démenti cette affirmation, indiquant que "les jets du Khe’l Avir se trouvaient fort éloignés de la source du feu, qui ne posait aucun danger à nos forces".

 

La Ména est en situation de préciser que deux missiles SA-5 de fabrication russe ont effectivement été lancés en direction de nos appareils, et qu’ils ont nettement manqué leurs objectifs. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’Armée alaouite a recours à ce genre de missiles air-air, sans jamais être parvenue à toucher un avion ou un drone hébreu.

 

Ces ratages sont sans doute dus aux systèmes de contremesure employés par le Khe’l Avir.

 

A Métula, l’on s’attend pour cette nuit à une riposte énergique de Tsahal, compte-tenu du tir de trois salves le même jour, et surtout du fait que l’une d’elles a atteint une conurbation civile. Vu la gravité des évènements, Israël va sans doute frapper fort une position militaire gouvernementale syrienne à proximité de sa frontière, voire des objectifs stratégiques dans la profondeur du territoire syrien.

 

Ces derniers jours, en relation avec les tentatives russo-américaines d’imposer un cessez-le-feu dans la Guerre Civile Syrienne, les belligérants dans le Golan utilisent toute leur force de feu afin d’améliorer leurs positions.

 

Dans ces conditions, il est probable que les trois Katiouchas de ce mardi aient, à l’instar des précédentes, atteint le territoire de l’Etat hébreu sans l’avoir spécifiquement visé.

 

Les spécialistes de la Ména considèrent aussi que les répliques quelque peu disproportionnées de Tsahal sur les concentrations de l’armée gouvernementale avaient pour but de venir en aide au Front du Sud, avec lequel Israël entretient des relations correctes sinon cordiales ; or les combats de ces derniers jours, dans la partie syrienne du plateau du Golan, ont plutôt tourné à l’avantage du régime et de ses alliés iraniens, libanais et russes, et au détriment de l’Armée Syrienne Libre, à laquelle appartient le Front du Sud.

 

Ayant exprimé cela, nous précisons toutefois n’avoir noté, sur le terrain, aucune percée stratégique de l’Armée alaouite, les forces d’Assad se trouvant simplement à l’offensive, et les rebelles, sur la défensive.

 

Dans le Doigt de la Galilée et dans le Golan, en dépit des évènements et des tensions, les activités civiles se déroulent presque à l’ordinaire, à l’exception des routes menant vers le Golan qui ont été momentanément fermées cette après-midi, ainsi que de l’espace aérien civil, qui demeure verrouillé pour le moment.

 

Les analystes stratégiques de l’agence entrevoient également l’hypothèse selon laquelle les trois tirs de ce jour n’aient pas été fortuits mais qu’ils aient été décidés par le régime de Damas. Intervenant au premier jour du cessez-le-feu moyennement appliqué dans la guerre civile, Assad pourrait vouloir montrer au monde arabe qu’il continue à combattre Israël alors que son opposition armée tend à se rapprocher d’elle.

 

 
DAESH : la frontière turque a juste avancé de 10km (info # 010909/16) Version imprimable
vendredi, 09 septembre 2016

 

© Metula News Agency

 

https://youtu.be/JgLPGq5MlHs (Youtube)

 

Juffa, au micro de Jim Mosko sur Radio Judaica :

 

La frontière turque a avancé de 10km en Syrie ; les miliciens de DAESH ont évacué sans combattre la frontière internationale turco-syrienne, permettant à l’Armée d’Ankara de les remplacer et d’assurer ainsi la poursuite de l’approvisionnement en renforts et en matériel du Califat Islamique et, partant, sa survie.

 

L’AFP, reprise par la plupart des media francophones mainstream, à commencer par Le Figaro et Le Monde, expliquait au contraire : "La perte de cette zone frontalière prive l’EI de points de passage pour ses recrues et pour son approvisionnement depuis la Turquie".

 

Ce qui faisait écrire à notre camarade Ilan Tsadik que cette dépêche constituait l’ "Article le plus bête de 2016".

 

Juffa analyse les retombées de cette mise en scène dans le cadre du combat euro-américain pour l’anéantissement de DAESH, qui est désormais voué à l’échec.

 

 

La Russie et l’Egypte veulent forcer la main de Mahmoud Abbas en l’obligeant à rencontrer Binyamin Netanyahu à Moscou

 

Le premier ministre israélien travaille avec Vladimir Poutine à la tenue d’un tête-à-tête dans la capitale russe, désirant contourner l’initiative française et les résolutions anti-israéliennes à l’ONU.

 

L’Autorité Palestinienne, préférant Paris et Manhattan, où elle jouit d’un soutien automatique, à Moscou, où son président devrait affronter Vladimir Poutine et son "pragmatisme", réclame le gel des implantations et la relaxe de terroristes palestiniens jugés et emprisonnés en Israël comme précondition à son accord.

 

La Russie fait pression sur Ramallah, en ébruitant que Mahmoud Abbas a été un agent du KGB sous le nom de code "Krotov" (taupe) pendant qu’il vivait à Damas, et menace implicitement de révéler plus de détails si le responsable palestinien s’entête.

 

En cas de succès, Poutine réussirait là où les Américains et les Européens échouent depuis des années. Il se pourrait qu’il prépare des "résultats positifs" à cette réunion, comme la reconnaissance par les Palestiniens du caractère juif d’Israël en échange de la reconnaissance par Jérusalem du droit des Palestiniens à disposer d’un Etat.

 

Israël-Italie 1-3 en éliminatoires de la Coupe du Monde de football

 

Un score décevant qui ne reflète pas une partie stérilement dominée par Israël, et annonçant un réveil possible du foot au pays des Hébreux.

 

Le billet de Cindy Gzaiel arrivée cette semaine de Paris pour un stage à Métula

 

Elle a interviewé les habitants du village qui fait face au Hezbollah pour savoir s’ils vivaient dans la crainte et a reçu des réponses… déterminées.

 

 

 
Une seule organisation juive américaine défend encore Israël sans s’égarer (info # 010409/16) Version imprimable
dimanche, 04 septembre 2016

 

Par Guy Millière

 

La dérive vers la gauche et l’extrême gauche du parti Démocrate n’a cessé de s’accentuer depuis 2008. Elle est parvenue à un degré tel, que pendant la convention Démocrate, plusieurs orateurs ont tenu des propos résolument propalestiniens à la tribune, tandis que, devant l’entrée, des militants excités et haineux brûlaient des drapeaux israéliens. Hillary Clinton, pour des raisons tactiques, tient un discours plus feutré mais ne peut s’empêcher de placer sur un plan d’équivalence la démocratie israélienne et l’entité terroriste appelée Autorité Palestinienne. Et de parler comme un dirigeant européen de la nécessité de voir émerger un Etat palestinien confié aux dirigeants de l’Autorité Palestinienne.

 

Le parti Républicain, de son côté, n’a cessé d’évoluer vers des positions de plus en plus nettement pro-israéliennes.

 

Son programme en 2012 était déjà très pro-israélien, mais certains mots et certaines phrases en avaient été retirés à la demande d’organisations juives américaines, qui jugeaient ces termes trop favorables à Israël !

 

Cette année, rien n’a été retiré, malgré l’insistance des mêmes organisations juives. Et le programme Républicain de 2016 affirme la nécessité pour les Etats Unis de reconnaitre Jérusalem comme capitale éternelle et indivisible d’Israël, souligne qu’Israël est un partenaire stratégique et un allié majeur des Etats Unis, insiste sur le droit imprescriptible d’Israël de se défendre contre toute agression et contre le terrorisme, dénonce explicitement et sans ambiguïté tout discours disant qu’Israël est, où que ce soit, une puissance d’occupation, et stipule que le mouvement BDS Boycott, Désinvestissement Sanctions, est un mouvement antisémite.

 

Jamais le programme de l’un des deux grands partis américains n’a été aussi clair sur tous ces points.

 

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En période électorale, l’AIPAC est très courtisée

 

On pourrait souhaiter que le soutien américain à Israël reste un soutien qui transcende les appartenances politiques, et c’est encore pour partie le cas, puisque plus de soixante pour cent des Américains, selon les plus récents sondages, ont une opinion favorable d’Israël. Mais il n’en est pas moins vrai que, les sondages le montrent aussi, le parti Démocrate est désormais un parti où le soutien à Israël est très minoritaire, alors que le parti Républicain est aujourd’hui un parti où le soutien à Israël est massivement majoritaire.

 

Comme je l’ai écrit voici peu, la population juive américaine continue, malgré tout, à voter massivement Démocrate, ce qui, je l’ai mentionné aussi, laisse perplexe.

 

De fait, des organisations juives américaines (en fait, les plus grandes d’entre elles) continuent à pencher du côté Démocrate et poussent également le parti Républicain vers des prises de positions aussi peu pro-israéliennes que possible.

 

Plutôt que reconnaitre le programme Républicain de 2016 comme ce qu’il est aujourd’hui, elles sont enclines à dénoncer son caractère « excessif ». Et plutôt que considérer Donald Trump comme ce qu’il est : le candidat à la présidence le plus favorable à Israël depuis le temps de Ronald Reagan, elles émettent des doutes le concernant, voire laissent entendre qu’il pourrait être antisémite ; ce qui est odieux et mensonger aux dépens de quelqu’un qui a une fille, un beau-fils et des petits enfants juifs, et qui passe souvent le jour du shabbat dans sa famille juive.

 

L’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) se présente comme le lobby pro-israélien à Washington. Il se trouve dans une position de plus en plus ambiguë.

 

L’Anti Defamation League (la ligue anti-diffamation) est désormais dirigée par Jonathan Greenblatt, un homme venu de l’administration Obama, qui se conduit comme tel, c’est-à-dire un ennemi hypocrite d’Israël. Jonathan Greenblatt a consacré plus de temps ces derniers mois à critiquer et diffamer les Juifs et les Israéliens hostiles au “narratif palestinien” qu’à défendre Israël. L’utilisation par lui de l’expression “narratif palestinien” est d’ailleurs significative : il s’agit effectivement d’une narration, à l’instar d’une œuvre de fiction et de propagande. Les Juifs et les Israéliens hostiles au “narratif palestinien” défendent la vérité historique et s’opposent à la propagande anti-israélienne, pas Jonathan Greenblatt et pas, présentement, l’Anti Defamation League.

 

J Street est une imposture islamo-gauchiste prétendant être un mouvement pro-israélien.

 

Une seule organisation juive américaine défend effectivement Israël sans trahir les dirigeants et le peuple d‘Israël : la Zionist Organization of America (ZOA) (l’organisation sioniste d’Amérique), que préside Morton Klein.

 

La Zionist Organization of America est minoritaire, mais elle est précieuse.

 

Elle est la seule organisation juive américaine à s’inquiéter de la dérive du parti Démocrate, à reconnaitre le programme Républicain de 2016 pour ce qu’il est, et à considérer Donald Trump pour ce qu’il est. Elle est la seule à s’inquiéter de ce que les Juifs américains continuent à voter Démocrate et de ce que deviennent les autres organisations juives.

 

Cela devait être dit. C’est dit.


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