Ballons incendiaires et émeutes : le Hamas frappé par des raids aériens (012908/21) Version imprimable
dimanche, 29 août 2021

 

© Metula News Agency


Métula, dimanche

 

La nuit dernière (samedi à dimanche) le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a conduit plusieurs raids sur des positions du Hamas dans la bande de Gaza.

 

Ces opérations constituent, selon un communiqué de l’Armée israélienne, nous citons : "Une réponse au lancement de ballons incendiaires par le Hamas en territoire israélien et aux violentes émeutes qui ont eu lieu hier. Ces deux exemples montrent comment le Hamas continue d'employer des tactiques terroristes et de cibler des civils".

 

Des chasseurs-bombardiers ont frappé un complexe militaire du Hamas utilisé pour la fabrication d'armes et l'entraînement, ainsi que l'entrée d'un tunnel terroriste à proximité de Djebalia, dans le nord de l’enclave côtière palestinienne.

 

Avant ces frappes, Tsahal s’était assuré que ces objectifs avaient été abandonnés par leurs personnels ; le but étant de détruire les infrastructures des milices-terroristes islamiques tout en évitant de faire des blessés et des morts même dans leurs rangs.

 

Reste que ces frappes sont efficaces, en raison du fait que le Hamas ne dispose pas des moyens financiers non plus que des matières premières nécessaires à la reconstruction de ces installations. Ainsi que de celle détruites lors de l’opération Gardien des Murailles en mai dernier.

 

Lors, dans cette situation, la reprise des hostilités entre l’organisation terroriste djihadiste et l’Etat hébreu est peu probable et s’apparenterait à un suicide militaire pour les islamistes.

 

Plus tôt dans la journée de samedi, onze émeutiers palestiniens avaient été blessés quelques minutes après le lancer de ballons incendiaires en direction du territoire israélien du pourtour de Gaza.

 

Ces ballons avaient généré deux incendies détruisant des milliers d’animaux sauvages ainsi que des hectares de végétation rare dans cet environnement désertique.

 

Les soldats et policiers hébreux ont utilisé à la fois des moyens de dispersion de manifestations et des armes de guerre. La plupart des émeutiers ont été atteints par des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes. Trois d’entre eux, par balles réelles intentionnellement tirées en direction de leurs membres inférieurs.

 

Contrairement au mode opératoire sous les gouvernements Netanyahou, qui ne procédaient pas systématiquement à des raids aériens en riposte aux ballons incendiaires et aux émeutes le long du mur de sécurité, c’est désormais le cas sous la nouvelle coalition d’union.

 

Tsahal et son chef d’état-major Aviv Kokhavi entretiennent depuis l’intronisation du nouveau cabinet les acquis de Gardien des Murailles en empêchant l’ennemi de reconstituer son arsenal, de restaurer ses fabriques d’armes et de reconstruire ses places fortes et ses tunnels.

 

Tout le long de la semaine dernière, le Hamas a véhiculé des centaines d’émeutiers – dont certains miliciens armés - à proche distance du mur de sécurité afin de chercher la confrontation avec Tsahal tout en envoyant des ballons incendiaires.

 

L’organisation terroriste islamique qu’est le Hamas – classée terroriste par l’Union Européenne et par la Ligue Arabe – a promis de poursuivre et de routiniser cette pratique quotidiennement.

 

Elle entend ainsi faire pression sur Israël afin qu’elle autorise l’importation dans la bande de tous les matériels sans aucune limitation. Le Hamas exige aussi que Jérusalem accepte de transférer mensuellement dix millions de dollars qataris supplémentaires et en cash dans ses caisses.

 

Jérusalem demeure ferme sur ses positions. A savoir pas de transfert de matériel de construction sans traçabilité supervisée par l’ONU, ni de devises en cash, ce qui ne permet pas non plus d’en suivre l’utilisation.

 

Ilan Tsadik, notre correspondant permanent dans le pourtour de Gaza, nous indique que faute de matériel de construction, plusieurs voitures de sport neuves ont transité la semaine dernière par le point de passage de Kerem Shalom. Elles sont destinées aux rejetons des chefs de la nomenklatura du Hamas et du Djihad Islamique Palestinien.

 

Israël exige également – avant d’envisager un assouplissement des règles d’importation à Gaza - la restitution des restes de deux de ses militaires perdus au combat lors d’affrontements précédents ainsi que de deux civils vivants qui avaient franchi la frontière entre l’Etat hébreu et la bande de Gaza et qui sont depuis détenus par la milice terroriste islamique.

 

L’Armée israélienne a dépêché des renforts de troupes autour de Gaza depuis une semaine et ne craint pas une poursuite de l’opération Gardien des Murailles, qui affaiblirait l’ennemi davantage encore et l’amènerait au seuil de son éradication.

 

Au Hamas, on réagit aussi à la rencontre de vendredi à Washington entre le Président Biden et le Premier ministre Bennett. Lors de leurs entretiens, ils ont à peine mentionné la question palestinienne et n’ont fait aucune allusion au projet de "deux Etats pour deux peuples", auquel Naftali Bennett est officiellement opposé, contrairement à son prédécesseur et à M. Biden.

 

Ces jours prochains doit avoir lieu au Caire une autre réunion entre M. Bennett et le Président égyptien al Sissi. Le sujet principal sera naturellement l’Iran, à sept semaines du franchissement du point de non-retour vers la bombe atomique par la Théocratie chiite.

 

Mais l’on y parlera assurément aussi de la mise sur la touche définitive des milices terroristes palestiniennes à Gaza. Cette démarche est activement soutenue par le Prince héritier saoudien MBS, comme annoncé en exclusivité par la Ména la semaine dernière.