Bruxelles-Métula du 16 septembre 2019 (011609/19) Version imprimable
lundi, 16 septembre 2019

 

Attaque iranienne, samedi, contre des champs pétroliers et des stations de traitement en Arabie saoudite, qui ne fait rien moins qu’ébranler la stabilité du monde. Il s’agit de la première attaque dans l’histoire contre l'approvisionnement énergétique mondial.

 

Des incendies se sont déclarés notamment dans l'usine d'Abqaiq, la plus grande au monde pour le traitement du pétrole.

 

La moitié de la production saoudienne, soit 6 millions de barils/jour a été arrêtée, représentant plus de 6 % de la production mondiale.

 

Les prix s’envolent, ils ont déjà pris près de 11 % pour le Brent ce lundi matin, le Brent qui s’est négocié à près de 70 dollars le baril sur les marchés.

 

Dans une semaine ou deux, vous allez payer l’essence à la pompe deux euros de plus au litre, et encore, à la condition que le marché ne devienne pas fou et qu’il n’y ait pas de suites militaires à cette agression.

 

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L'usine d'Abqaiq en flammes

Probablement des missiles de croisière et non des drones selon notre expertise. Le pétrole

saoudien a démontré sa vulnérabilité, le Dôme de fer pourrait le protéger efficacement.

Aucun projectile iranien n’a encore réussi à transpercer les défenses israéliennes en dépit

de dizaines de tentatives

 

Téhéran a menacé les Américains d’attaquer leurs forces dans la région de la même façon que les installations saoudiennes ont été touchées. Washington annonce qu’il considère une riposte armée et qu’il consulte Riyad afin de connaître les détails de l’agression perse ainsi que ses intentions.

 

L’Iran est à l’offensive sur tous les fronts, notamment depuis le Liban contre Israël. Les Iraniens, qui agonisent financièrement au niveau de leur situation intérieure, observent que personne ne riposte à leurs agressions, et qu’ils suscitent plutôt la division et l’envie de négociation chez leurs adversaires.

 

L’attaque du Hezbollah contre la base d’Avivim, il y a deux semaines, avait le poids d’un conflit ouvert. C’est grâce à la retenue de Tsahal et à ses ruses que la guerre avec l’Iran n’a pas commencé.

 

Cette attaque contre les exploitations de pétrole vaut également une guerre. Si le régime des ayatollahs ne régissait pas avec l’énergie du désespoir, il disparaitra sous les sanctions U.S., il choisit donc de s’attaquer au pétrole, de détourner des bateaux, de forcer des blocus, et d’encourager Houthis, chiites libanais et milices islamistes à Gaza à multiplier les provocations au risque de déclencher un conflit.

 

Israël, le plus crédible des ennemis de l’Iran, va être le seul Etat à bénéficier de la situation créée par l’attaque de samedi. On parle déjà aujourd’hui de vente de matériel blanc-bleu à la monarchie et d’un accroissement significatif de la "coopération" sécuritaire entre les deux pays. Les émirats du Golfe sont également sur les rangs.

 

Ce qui va être discuté ces prochains jours entre Américains, Israéliens et Arabes sunnites, est la possibilité de bombarder Fodo, le centre sous-terrain d’enrichissement d’uranium, et les installations de missiles balistiques, centres d’études, de fabrication, de stockage et de lancement. Les Iraniens n’ont pas les moyens de riposter, et les frappes peuvent être conduites sous forme de raids, sans avoir besoin d’accepter une confrontation généralisée.

 

Par la suite, il faudrait gérer localement et ponctuellement les agitations des ayatollahs, mais cela ne pose pas un énorme problème. Quoi qu’il en soit, pour prendre une décision quelle qu’elle soit, il conviendra d’attendre le résultat des élections générales israéliennes de demain.

 

A la Ména, on espère à nouveau être le premier media à donner les résultats définitifs durant la nuit de mardi à mercredi, comme ce fut le cas en avril, environ 8 jours avant les autres media et le bureau officiel des élections. A 2 heures du matin, la nuit du vote, nos lecteurs connaissaient les scores définitifs au siège près du Likoud et de Kakhol Lavan et savaient que bloc de droite ne dépasserait pas les 60 sièges.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi.

 

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