Bruxelles-Métula du 22 juillet 2019 (022207/19) Version imprimable
lundi, 22 juillet 2019

 

La "République" Islamique d’Iran a arraisonné un pétrolier britannique et l’a conduit dans son port de Bandar Abbas où elle l’a séquestré et détient ses 23 marins.

 

Téhéran multiplie les provocations contre les Occidentaux dans le Golfe Persique par lequel transite un tiers du brut mondial. D’autre part, il tente d’envoyer des missiles balistiques en Irak et en Syrie, qui sont détruits au fur et à mesure par les Israéliens (selon des sources étrangères), en vue de préparer une riposte sur l’Etat hébreu et l’Arabie Saoudite en cas d’attaque américaine.

 

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La Marine iranienne : des moyens… hum… limités

 

Hier, selon des sources dignes de foi, un convoi de missiles iraniens a à nouveau été oblitéré à Abou Kamal, sur l’Autoroute chiite, à la frontière entre la Syrie et l’Irak. Le raid aurait fait des dizaines de morts parmi les Pasdaran (les Gardiens de la Révolution iranienne) et leurs supplétifs irakiens et libanais (Hezbollah).

 

Les sanctions économiques de Donald Trump fonctionnent et étouffent la théocratie chiite qui est proche de l’asphyxie. Tout ce que cette dictature peut faire consiste à augmenter la gêne et les menaces qu’elle est capable de faire peser sur Washington et ses alliés. Avec, comme objectif, d’obliger les Etats-Unis à s’asseoir à la table de négociations dans les circonstances les moins défavorables pour elle.

 

Mais, ce faisant, elle risque de dépasser les deux lignes rouges fixées par le Pentagone et Jérusalem : la reprise de son projet de bombe atomique et le dérèglement du commerce international.

 

Téhéran joue avec le feu, mais l’Amérique doit résister aux provocations et ne pas se laisser divertir de ses seuls objectifs en Iran : détruire les infrastructures nucléaires et tout ce qui touche aux missiles balistiques, renvoyer les Pasdaran de Syrie et d’Irak chez eux, anéantir les concentrations d’unités d’élite du régime, et obtenir la cessation du soutien apporté par les ayatollahs au terrorisme international. Ce, uniquement grâce à des frappes ciblées de quelques jours, suivies par des frappes d’entretien. Sans se laisser entraîner, tant que la menace reste tolérable, dans un conflit territorial ou maritime classique.

 

L’idéal, pour Donald Trump serait d’éviter tout conflit et de laisser les sanctions anéantir le régime sans aucune intervention militaire. Simplement en attendant qu’elles finissent de faire leur effet et en déployant ses forces afin de dissuader la junte théocratique de faire des bêtises et de ne lui laisser alternative.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi sur Radio Judaïca.

 

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Sur Youtube :

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Sur Radio Judaica :

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