Cette nuit : raids du Khe’l Avir à Gaza en riposte à des ballons incendiaires (010709/21) Version imprimable
mardi, 07 septembre 2021

 

Mardi matin à Métula et à Lamotte-du-Rhône

 

Tôt ce mardi matin de Rosh Hashana, le nouvel an israélite, le Khe’l Avir a attaqué et détruit des objectifs appartenant au Hamas dans la bande de Gaza.

 

Il s’agit entre autres d’un site de lancement de roquettes et d’un complexe militaire à Khan Younis, dans lequel était installée une fabrique de ciment destinée à la construction de tunnels servant à des activités terroristes [carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

Ce raid nocturne constitue une riposte à l’envoi de ballons incendiaires par la milice islamique du Hamas, considérée comme terroriste par l’Union Européenne et la Ligue Arabe notamment.

 

La fabrique de ciment et le centre militaire qui l’abritait sont situés en plein cœur d’un quartier civil, à proximité immédiate d’immeubles d’habitation, de centres culturels et de mosquées.

 

Ceci participe d’un cas d’école de l’utilisation de populations civiles en guise de boucliers humains destinés à "protéger" des activités terroristes caractérisées.

 

L’Armée israélienne a toutefois fait en sorte qu’aucune personne ne soit blessée lors de son intervention de la nuit dernière.

 

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Le moment de l’explosion du centre militaire du Hamas à Khan Younis

 

Regarder la vidéo explicite de la destruction du complexe militaire à Khan Younis :

https://vid1.playbuzz.com/video/upload/vc_auto,q_80/v1630962951/pqkgh2rgy8kaftg70co7.mp4

 

Dimanche, le Hamas avait lancé une douzaine de ballons incendiaires sur Israël. Trois d’entre eux ont allumé des incendies sur le territoire du Conseil Régional des Portes du Néguev, brûlant vifs des milliers d’animaux sauvages et dévastant plusieurs hectares de flore du désert.

 

Ces activités terroristes interviennent, de l’aveu même des représentants du Hamas, afin de faire pression sur l’Etat hébreu pour qu’il accepte les conditions exigées par la milice terroriste quant au transfert de l’aide pécuniaire qatarie dans la bande côtière ainsi qu’à la levée du filtrage des matériaux de construction.

 

Le nouveau gouvernement siégeant à Jérusalem considère pour sa part le lancement de ballons incendiaires au même titre que les tirs de roquettes sur les agglomérations civiles dont il a la charge. Contrairement à la ligne suivie par les gouvernements Netanyahu qui l’ont précédé, pour le nouveau cabinet, les lancers de ballons incendiaires justifient des répliques militaires telle celle qui s’est déroulée ce matin.

 

Des miliciens islamiques masqués appartenant au Hamas ont distribué à la presse sympathisante des photos et des vidéos de leurs collègues tués lors d’affrontements avec Tsahal alors qu’ils étaient en train de lancer des ballons de mort.

 

Les deux principales raisons pour lesquelles la milice qui gouverne le Califat côtier sacrifie ses "combattants" à l’occasion de ces opérations terroristes tient à deux divergences qu’elle soutient face à Israël.

 

La première a trait à la décision du Qatar de distribuer cent dollars (€ 85) mensuellement à cent mille familles nécessiteuses de l’enclave palestinienne.

 

Cette distribution est censée débuter en ce mois de septembre, mais Jérusalem a fait retirer deux mille famille de la liste, expliquant qu’il s’agissait de familles de miliciens et que cela constituait une tentative de faire payer leur solde avec l’argent de l’aide qatarie.

 

Israël a proposé que ces deux mille familles soient remplacées par deux mille autres qui ne sont pas liées à des activités terroristes.

 

Le Hamas, suite à la médiation égyptienne, avait accepté le mois dernier qu’Israël et les Etats-Unis soient autorisés à examiner la liste des familles nécessiteuses afin de s’assurer qu’elle sont effectivement dans le besoin et qu’elle ne sont pas affiliées à l’une des milices de Gaza.

 

Cette disposition n’a pas empêché les représentants desdites milices de se plaindre auprès de l’émissaire qatari à Gaza, Mohammed el Amadi.

 

L’autre pomme de discorde participe du refus d’Israël de laisser entrer dans la bande de Gaza du fer à béton servant à la reconstruction du réseau souterrain de fabrication et de lancement de roquettes du Hamas.

 

Le secrétaire de la Fédération des Industries de Construction de la bande de Gaza, Mohammed al Assar, a expliqué les conséquences du différend à la radio al Aqsa du Hamas. Il a dit "que les matériaux de construction qui ont été transférés dans la bande de Gaza ces derniers jours sont inutiles tant qu'Israël interdit des expéditions suffisantes de fer à béton".

 

al Assar a ajouté que "les matériaux de construction qui sont jusqu'à présent entrés dans la Bande ne sont utilisés que dans des projets gérés par les Nations Unies et sont insuffisants pour reconstruire l'enclave".

 

Ce qu’a dit cet industriel gazaoui est parfaitement exact. Contrairement aux gouvernements israéliens précédents qui ne se souciaient pas du suivi des marchandises sensibles pénétrant dans l’enclave palestinienne, le nouveau cabinet se préoccupe du fait que les matériaux de construction arrivant à Gaza ne puissent pas servir à la reconstruction de l’infrastructure militaire permettant de lancer des milliers de projectiles sur les villes israéliennes, incluant Tel-Aviv et Jérusalem.

 

Inversement, Jérusalem a reçu les garanties nécessaires de l’ONU et de ses agences pour que les matériaux de construction qui sont soumis à sa supervision ne servent qu’à des projet civils. Israël reçoit à ce sujet des rapports sur l’utilisation qui a été faite de la marchandise qu’elle a livrée.

 

Tant que les protocoles de surveillance sont respectés par l’ONU, l’Etat hébreu est disposé à fournir à l’Organisation des Nations Unies toutes les quantités de ciment et de fer à béton dont elle a besoin pour la réalisation de ses projets.

 

Ce qui ne convient évidemment pas aux milices djihadistes qui doivent sans cesse combattre pour l’islamisation de la planète. Qui est leur raison d’être affirmée.

 

A ce sujet, Abdel Latif al Qanou, un porte-parole de la milice du Hamas, a déclaré dimanche que les Palestiniens [il voulait dire les milices islamiques terroristes gouvernant le Califat de Gaza. Ndlr.] n'accepteront pas la politique [suivie par Israël] préconisant un assouplissement supplémentaire et progressif des restrictions [au fur et à mesure que les milices respectent le cessez-le-feu auquel elles se sont engagées. Ndlr.] et qu’ils emploieront toutes les mesures à leur disposition pour lever le blocus" [il veut dire le filtrage sélectif des marchandises autorisées à entrer à Gaza. Ndlr.].

 

Deux jours auparavant, vendredi, le chef du Hamas Yékhya Sinwar avait placé la barre des menaces encore un peu plus haut, déclarant que sa milice "entrera dans une confrontation militaire si les mesures destinées à faire pression sur Israël [les lancers de ballons incendiaires. Ndlr.] échouent".

 

"Gaza est prête pour la prochaine campagne militaire", a claironné le téméraire Sinwar, "et c’est à Mohammed Def", - le Joseph Darnand du Hamas - le chef militaire de la milice palestinienne,  "qu’appartient le dernier mot".

 

Sans vouloir nous mêler des décision de Monsieur Def, nous lui indiquons toutefois que le Général Aviv Kokhavi, le commandant en chef de Tsahal, a fait parvenir des renforts à moins de deux kilomètres de l’endroit où il se dissimule, et qu’ils sont prêt à reprendre l’opération Gardien des Murailles à n’importe quel moment.

 

Que le Hamas n’a pas été en mesure de reconstituer sa capacité de nuisance oblitérée lors de ladite opération.

 

Que, même si la milice l’avait reconstituée, elle ne serait pas en mesure de résister à l’Armée israélienne.

 

Et finalement, qu’en prenant la mauvaise décision, cela pourrait cette fois-ci conduire à la disparition du Hamas, de la sienne propre, de celle de Sinwar et de quelques milliers d’autres miliciens, terroristes et lanceurs de ballons.

 

Ce, parce que le gouvernement hébreu actuel ne suit pas du tout la doctrine de M. Netanyahu qui consistait à préserver le Hamas. Le cabinet actuel est au contraire d’avis que l’élimination du Hamas serait bénéfique à l’Etat d’Israël, au Moyen-Orient et à la planète entière.