Enorme explosion sur l’autoroute chiite. Sur sa portion iranienne [012911/20] Version imprimable
dimanche, 29 novembre 2020

 

En exclusivité

 

Stéphane Juffa, Jules Mazouz, Yoshua O’hanna et Jean Tsadik ont participé à cette dépêche

 

Métula, dimanche, 23h59, 22h59 à Paris

 

Ce dimanche soir une très forte explosion a ébranlé la ville de Sanandaj en Iran selon des media locaux et arabes. Nous sommes en mesure de confirmer que cette explosion s’est effectivement produite. Elle est advenue aux environs de 21h00 heure d’Israël, soit 22h30, heure iranienne.

 

sanandaj.jpg

L’explosion de ce soir dans l’ouest de l’Iran

 

Regarder la vidéo de l’explosion :

https://youtu.be/Et9ChXtAxCI

 

Sanandaj est la seconde agglomération en ordre d’importance du Kurdistan iranien.

 

Mais surtout, et c’est une exclusivité de la Ména, elle se situe à 73km à l’est de la frontière irakienne, précisément sur la fameuse "autoroute chiite" [carte] conduisant de Téhéran à Damas.

 

Ce qui fait de Sanandaj une ville étape/transit stratégique, exactement à la même enseigne que Boukamal, qui est régulièrement bombardée par des appareils supposément israéliens.

 

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En rouge, l’autoroute chiite

En orange, la tangente-sud

En blanc et en jaune les frontières internationales

Service cartographique © Metula News Agency

 

Notre évaluation, uniquement basée sur l’analyse et non sur une quelconque observation, est qu’un important transport d’armes et/ou de munitions était stocké à Sanandaj, en transit vers Damas, le Liban ou la frontière israélienne.

 

C’est la nature de la "marchandise" qui seule a pu générer une aussi importante explosion.

 

Jean Tsadik et Stéphane Juffa sont convaincus que l’explosion s’est produite dans l’un des camps des Gardiens de la Révolution, aux abords de la ville, conçu spécifiquement pour stocker des cargaisons empruntant l’autoroute chiite.

 

En revanche, nous ne savons pas ce qui a déclenché l’explosion, à savoir un sabotage ou un bombardement aérien.

 

Les IRGC, les Gardiens de la Révolution khomeyniste ou Pasdaran ont émis un communiqué sur Twitter affirmant que "la lumière et le son étaient dus au passage du gaz à travers les soupapes de décharge [et les tours de flammes] à l'intérieur de l'installation pétrochimique de Sanandaj, ce qui a généré un fort souffle".

 

Nous sommes convaincus quant à nous qu’il s’agit d’une tentative de diversion de la part des Pasdaran dans le but de dissimuler le fait que "quelqu’un" [probablement l’ennemi israélien] a détruit un nouveau chargement d’armes en route pour la Syrie. Que ce quelqu’un l’a fait à l’intérieur du territoire iranien, au lendemain de l’élimination près de Téhéran du scientifique le plus important du projet de bombe atomique de la théocratie persane. Ce qui démontrerait, si la population connaissait la vérité, l’extrême perméabilité du système défensif iranien face aux frappes de l’ennemi.

 

Toute personne qui visionnera la vidéo en début de dépêche se persuadera sans l’ombre d’un doute sensé qu’il ne s’agit pas de la décharge dans l’atmosphère d’un surplus de gaz industriels. L’annonce des IRGC conforte encore notre estimation si cela était nécessaire.