Enorme surprise : Trump en tête (info # 010911/16) Version imprimable
mercredi, 09 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

Métula, mercredi 06h35, 05h35 à Paris

 

Le moins que l’on puisse dire est que la nuit électorale américaine que nous sommes en train de vivre n’a rien à voir avec ce que prévoyaient les media américains et européens ainsi que la totalité des instituts de sondage.

 

Clairement, et s’il n’est toujours pas possible, à 5h du matin, heure de Paris, ce mercredi 9 novembre, de dire, à coup sûr, qui sera le prochain président des Etats-Unis, c’est bien Donald Trump qui est désormais le mieux placé pour franchir en vainqueur le perron de la Maison Blanche.

 

Il n’y a pas que les spécialistes de la Ména pour le pressentir. Le très Démocrate New York Time, au moment où nous rédigeons cette breaking, avance également qu’il existe 80% de probabilités que Trump l’emporte.

 

Le décompte final sera certes serré afin d’obtenir les 271 "grands électeurs", synonymes de l’accession à la présidence ; à l’aube de ce mercredi, le score intermédiaire des "grands électeurs" est de 209 pour Clinton à 232 pour Trump.

 

Une chose est déjà sûre : les Républicains conservent la majorité à la Chambre des Représentants à Washington et ils ont de bonnes chances de gagner la majorité au Sénat.

 

Beaucoup plus significatif encore quant au déroulement de cette soirée : en termes du nombre global des votants, le candidat Républicain mène la danse avec plus de 42 millions de bulletins en sa faveur, soit 49,1% des suffrages exprimés, contre un peu moins de 40 millions, et respectivement 46,6%, pour l’ex-Secrétaire d’Etat.

 

La clé principale du scrutin se situe, comme souvent, dans le vote de la Floride, que tous les instituts de sondage accordaient à Madame Clinton. Or, après le dépouillement de 96% des bulletins, c’est Donald Trump qui y fait la course en tête, avec 49,1% des voix contre 47,7% à Hillary Clinton ; la victoire en Floride rapportera 29 "grands électeurs" au candidat qui l’emportera.

 

Cela signifie, en nombre de voix, que sur environ 9 millions de bulletins dépouillés en Floride, le magnat de l’immobilier en possède 132 000 d’avance sur sa concurrente. Or, de l’avis des experts de la Ména, qui n’ont cessé d’analyser le déroulement du vote, il ne reste pas suffisamment de voix à attribuer dans les comtés emportés par les Démocrates en Floride pour refaire ce retard.

 

Lors, à moins d’une nouvelle surprise, la Floride tombera dans l’escarcelle de Trump.

 

Un Trump qui mène aussi la danse dans le New Hampshire, après le décompte de 62% des bulletins, en Caroline du Nord, après 93%, et qui a remporté la course dans l’Ohio, alors que le sort du scrutin dans ces Etats était à la fois indécis et capital.

 

Il faudra attendre encore quelques heures pour connaître le nom du 45ème président des Etats-Unis d’Amérique, et cela pourrait bien être Donald Trump, déjouant tous les pronostics.

 

Au moment de mettre sous presse, en effet, le Républicain mène également confortablement en Arizona, en Géorgie, dans l’Iowa, dans le New Hampshire, dans l’Utah, dans le Nebraska et dans le Wisconsin ; il est aussi en tête, quoiqu’au coude à coude, dans le Michigan.

 

Une éventuelle victoire de Donald Trump marquerait un changement radical dans la politique domestique et étrangère des USA, qui trancherait de manière abrupte avec celle suivie pendant 8 ans par Barack Obama.

 

En ce qui concerne l’attitude de Washington à l’égard d’Israël, on se rappelle les promesses du candidat Trump, notamment de dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran et de transférer l’ambassade étasunienne de Tel-Aviv à Jérusalem, la capitale de l’Etat hébreu.

 

Mais rien n’est encore fait et la victoire se jouera à quelques voix de "grands électeurs" près. Quant aux analyses de la future politique du "Président Trump", elles viendront en leur temps, avec toute la minutie voulue. Si la tendance se confirme, on commencera par observer l’émoi de la planète, lorsque le jour se lèvera sur l’Europe et l’Amérique.

 

DERNIERE MINUTE : nous confirmons à l’instant la victoire définitive de Trump en Floride.

 

Madame Clinton vient de donner des premiers signes de résignation, affirmant à son entourage dans sa villa de New York : "Cette équipe a tant de raisons d’être fière. Peu importe ce qui se passe ce soir".