Gaza : acte de désinformation caractérisé du Monde (info # 032703/19) Version imprimable
mercredi, 27 mars 2019

 

Par Stéphane Juffa

 

De Piotr Smolar dans Le Monde, à propos de la nuit de lundi à mardi : "Vers 22 heures, le porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum, annonçait qu’un cessez-le-feu avait été conclu, par l’intermédiaire de l’Egypte, le médiateur habituel. Comme le 14 mars dernier, ou bien le 21 juillet et le 29 mars 2018, journées marquées par des épisodes de violences brefs et intenses. Au même moment pourtant, l’armée israélienne publiait un communiqué où elle affirmait qu’elle continuait à frapper Gaza. Une quinzaine de sites supplémentaires étaient frappés, au nord de la bande, appartenant au Hamas et au Jihad islamique".

 

Smolar et Le Monde sont des menteurs, des faussaires professionnels de l'information et des antisémites invétérés.

 

smo.jpg

Piotr Smolar, l’auteur de l’escroquerie à caractère raciste

 

Aucun tir israélien ne s'est en effet produit à 22h lundi soir ni à proximité de 22h.

 

Au contraire absolu de ce qu'ils affirment, ce sont le Hamas et les autres factions terroristes islamiques de Gaza qui ont eux-mêmes rompu le cessez-le-feu qu'ils venaient d'annoncer.

 

Ils ont tiré sur des cibles uniquement civiles en Israël à 22h50, 22h54, 22h57, 22h58, 23h20, 23h21, 23h22, 23h37, 0h24, 0h57, 1h05, 1h06, 1h07, 1h35, 1h57, 2h40 sans qu'AUCUNE riposte israélienne n'intervienne.

 

La quinzaine de raids israéliens qu'évoquent ces voyous de l'info ont débuté à 3h11 (heure locale) très précisément mardi matin. Distinctement en réponse à ces agressions.

 

Ce ne sont donc pas les Israéliens qui ont rompu le cessez-le-feu annoncé par les milices islamistes mais les milices elles-mêmes, ce qui constitue un comble d’hypocrisie et de mauvaise foi.

 

Mais qui ne sont rien encore face à cette tentative délibérée de la part de professionnels de l’information d'attribuer la rupture de la trêve à Israël en inversant sciemment les rôles.

 

Il est difficile de commettre une faute journalistique plus grave que celle perpétrée par le quotidien français en cette occasion. On est en présence d'une incitation majeure et irresponsable à la haine antijuive auprès du public français en essayant de faire passer une nouvelle fois les Juifs pour des êtres sans parole, assoiffés de sang arabe et de guerres, et suffisamment fourbes pour rompre un cessez-le-feu au moment précis où l’adversaire le décrète.

 

Cette nouvelle transgression ontologique intervient alors que la France a connu une hausse de 74 pour cent des actes antisémites en 2018, et que le gouvernement et le chef de cet Etat ont promis de faire du combat contre ce fléau une priorité nationale.

 

En permettant à la presse hexagonale de fausser à dessein et systématiquement le narratif de l’actualité proche-orientale au détriment de l’image d’Israël, le gouvernement tricolore expose la France à une nouvelle augmentation des actes antisémites en 2019. Y compris au risque de nouveaux comportements violents voire d’assassinats de personnes innocentes en raison exclusivement de leurs origines.

 

La seule conduite responsable consisterait à traduire les responsables de cette malversation raciste en justice, ne serait-ce qu’afin de démontrer le sérieux de l’exécutif dans son intention d’agir contre l’antisémitisme, mais aussi de rappeler à la presse que sa fonction première consiste à rapporter les événements et non à les fabriquer pour attirer la haine sur une portion innocente de sa population absolument légitime, qui plus est, dans le soutien qu’elle apporte à Israël.