Gigantesques explosions dans le nord de la Syrie (info # 013005/18) Version imprimable
dimanche, 29 avril 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 3h lundi, 2h à Paris

 

Au moins deux bases gouvernementales syriennes ont été les cibles, aux alentours de 22h30 locales dimanche (21:30 à Paris), d’attaques de missiles. Les deux objectifs, qui servaient également d’entrepôts de munitions, ont littéralement explosé, générant des gerbes de feu visibles à des dizaines de kilomètres, ainsi que des tremblements ayant été mesurés par les sismographes autour de trois degrés sur l’échelle de Richter, utilisée habituellement afin de mesurer les tremblements de Terre.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

Les media syriens ont reconnu que des bases du régime ont été victimes d’attaques.

 

L’objectif principal, selon les informations que nous recueillons, est le centre militaire situé sur la colline de Salhab [carte], qui abrite la 47ème brigade de l’Armée gouvernementale, de même que de nombreux Gardiens de la Révolution Iranienne et des miliciens du Hezbollah chiite libanais. [Voir une vidéo de l’attaque sur Salhab].

 

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Les témoins oculaires ont relaté aux reporters de la Ména

des scènes "carrément apocalyptiques"

 

La seconde cible que nous avons identifiée avec certitude est celle de Nayreb [carte], au sud-est d’Alep, installée à l’extrémité d’un aéroport militaire.

 

Les rapports que nous recevons font état de morts et de blessés par dizaines.

 

Aux petites heures du matin de ce lundi, il apparaît que le régime syrien du dictateur alaouite Bashar al Assad n’est pas encore parvenu à identifier les responsables de ces attaques. Les accusations fusent, accusant principalement Israël, mais également les rebelles, actifs dans les zones concernées.

 

D’autres sources évoquent d’éventuelles frappes américaines, après l’attaque ce dimanche de la coalition régime-Iran-milices chiites, soutenue par la Russie, contre quatre villages de la région de Deïr ez-Zor situés au nord de l’Euphrate et tenus par la coalition occidentale et les Peshmerga kurdes.

 

Les agresseurs ont été repoussés de l’autre côté de l’Euphrate après quelques heures, à l’issue d’une vigoureuse contre-attaque des Forces Démocratiques Syriennes à prééminence kurde, probablement soutenues par l’Aviation américaine.

 

Les assaillants ont abandonné de nombreux morts sur le terrain au cours de leur retraite.

 

Le porte-parole de l’Armée israélienne n’a pas commenté les évènements de cette nuit en Syrie. La situation à la frontière nord de l’Etat hébreu est normale ; aucune instruction particulière n’a été communiquée aux habitants.