Gros raid sur le centre de commandement iranien à la frontière syro-iraquienne (010512/19) Version imprimable
mercredi, 04 décembre 2019

 

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© Metula News Agency

 

Métula, mercredi/jeudi, 1h05, 0h05 à Paris

 

Vers 18h locales, des chasseurs-bombardiers ont visé plusieurs cibles sur l’aéroport désaffecté d’el Hamdan, devenu le centre de contrôle de l’Armée iranienne sur l’Autoroute chiite conduisant d’Iran aux frontières d’Israël et du Liban [voir cartes].

 

Cette importante base accueille des dépôts de missiles et d’autres armes ainsi que le QG des Gardiens de la Révolution khomeyniste, les Pasdaran, une unité d’élite de la "République" Islamique d’Iran dépendant directement du Guide suprême de cette dictature, Ali Khameneï.

 

El Hamdan se situe à quelques centaines de mètres au nord des quartiers périphériques de la ville d’Abou Kamal à la frontière entre la Syrie et l’Irak, sur territoire syrien.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

La base iranienne d’el Hamdan localisée par le service cartographique de la Ména

Le trait rouge symbolise la piste devenue inutilisable de l’aéroport

Base : Google Earth Pro

 

Des témoins oculaires rapportent d’énormes explosions suivies de très importants incendies émanant des sites des entrepôts d’armes et des bâtiments du QG.

 

Michaël Béhé, le chef de la Ména libanaise qui a joint par téléphone des médecins de l’hôpital d’Abou Kamal, fait état de dizaines de morts et de blessés parmi les Pasdaran ainsi que dans les rangs des milices chiites irakiennes et du Hezbollah libanais, supplétifs de l’Armée régulière de la théocratie chiite.

 

Ces destructions systématiques de matériel militaire et ces pertes de soldats, outre l’affaiblissement conséquent qu’elles infligent à l’Armée iranienne, grèvent fortement le budget de la théocratie déjà en état de faillite économique due aux sanctions imposées par les Etats-Unis.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

La localisation d’Abou Kamal sur la carte de Syrie

 

Le coût de leur remplacement irrite fortement la population iranienne, majoritairement pro-israélienne, qui subit de plein fouet les restrictions draconiennes et les privations que le régime lui impose.

 

Les troubles populaires graves qui secouent depuis plusieurs semaines l’Irak et le Liban, et qui ont conduit à la démission du Premier ministre à Bagdad et au pays des cèdres, ainsi qu’à une crise gouvernementale à Beyrouth, sont intimement liés aux activités iraniennes dans ces pays respectifs, découlant de l’alignement de leurs gouvernements sur les visées bellicistes de Téhéran à l’encontre d’Israël.

 

Voici un mois environ, l’Iran a opté pour une nouvelle tactique impliquant une riposte militaire à chaque frappe attribuée à l’Armée israélienne.

 

Jusqu’à maintenant, toutes les tentatives de répliques des Pasdaran ont été tuées dans l’œuf par Tsahal et pas une balle de fusil perse n’a franchi notre frontière.

 

Jérusalem a fait savoir aux ayatollahs par des voies diplomatiques que chaque tentative de "représailles" de leur part occasionnerait des sur-ripostes "disproportionnées" et meurtrières de la nôtre.

 

D’après diverses sources dignes de foi, les messages envoyés à Téhéran stipuleraient que toute atteinte au territoire israélien serait immédiatement suivie par des frappes d’objectifs militaires en Iran.   

 

Jusqu’à 0h45 heure locale, on ne signale aucune activité offensive iranienne contre notre territoire. La population n’a pas été placée en situation d’alerte et Tsahal veille au grain.