Importants raids israéliens à Damas (012107/20) Version imprimable
lundi, 20 juillet 2020

 

01h30 à Metula, 00h30 à Paris

 

Ce lundi soir vers 21h locales, le Khe’l Avir [l’Aviation israélienne] a entrepris des raids de bombardement sur des cibles gouvernementales syriennes et iraniennes à Damas.

 

La capitale syrienne a été secouée par de violentes explosions suivies d’incendies, comme en témoignent les photos prises par des habitants.

 

Selon des témoins oculaires qui se sont confiés à Michaël Béhé juste avant que les communications soient interrompues, tous les missiles ont atteint Damas.

 

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Une très grosse explosion embrase un secteur de Damas

Source : témoins oculaires

 

Aucun appareil à l’étoile de David ni aucun des missiles qu’ils ont largués n’ont été atteints par la DCA ennemie.

 

Laquelle a envoyé des dizaines de missiles et des obus du système mobile Pantsir (russe) dans toutes les directions de manière anarchique. Un missile SAM qui a manqué sa cible a poursuivi sa route jusque dans le nord de la Jordanie où il a heurté le sol et explosé dans le village de Kafr Assad, provoquant un incendie.

 

Visiblement l’Armée du dictateur damascène se préparait à une attaque de ce genre. Elle a tiré tout ce qu’elle pouvait sur toute la longueur du Golan syrien, de même qu’entre la frontière israélienne et Damas, et depuis des bases situées autour de la capitale.

 

Les artificiers de Tsahal et de la police vérifient en ce moment si des éclats de missiles syriens ne sont pas retombés côté israélien, notamment dans la région de la ville druze de Majd al Shams [11 000 hab., ara. : l’étoile du soleil], et plus au Sud, dans le secteur de la ville de Katzrin [7 500 hab.].

 

Des appareils du Khe’l Avir ainsi que des drones ont attaqué des batteries de missiles et des radars de l’autre côté de la frontière, dans le secteur de la Nouvelle Kouneitra, au sud du Golan syrien à proximité de Deera, à al Kissweh, dans la banlieue occidentale de Damas, précisément à Jabal al Mané, où un gros dépôt de munitions iranien a été oblitéré, ainsi qu’à Sahnaya, juste à côté, une position tenue par les milices supplétives des Gardiens de la Révolution khomeyniste (Pasdaran), et à Rif el Damshq, à l’est de Damas.

 

Il semble que la cible principale du raid se situait vers ou sur l’aéroport international de Damas. Jérusalem a cette fois laissé les chargements d’armes arriver en Syrie à bord des deux 747 cargos de Qeshm Farsi Air, qui ont effectué de nombreuses rotations entre les deux villes ces derniers jours, comme nous l’annoncions dans notre breaking d’hier.

 

Ces avions ont notamment transporté des systèmes de défense antiaérienne iraniens de type Khurdad-3 et Bawar-373, les plus évolués de la production de la théocratie chiite. Ces systèmes ont été anéantis lors de l’attaque de ce soir.

 

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Un incendie fait rage dans la cuvette que nous identifions être celle

dans laquelle se situe l’aéroport international de Damas

Source : témoins oculaires

 

Il y a de nombreuses victimes dans les rangs de l’Armée gouvernementale, des Pasdaran et des milices supplétives, sans que nous ne soyons en mesure de dresser un bilan pour le moment.

 

SANA, l’agence d’information officielle de Bashar al Assad a annoncé la nouvelle de l’attaque, prenant la liberté de déclarer que les défenses antiaériennes avaient intercepté la plupart des missiles israéliens et que le raid avait fait sept blessés dans l’Armée gouvernementale.

 

Ces deux informations n’ont aucun lien avec la réalité. Pour l’occasion, même les sources arabes captées par Jules Mazouz confirment qu’aucun projectile israélien n’a été intercepté.

 

A 01h15, à quelques minutes de la diffusion de cette breaking, Jules Mazouz nous informe que Radio Damas (officielle) vient d’annoncer qu’un général iranien avait péri lors des bombardements de ce soir. Nos grandes oreilles nous avisent que des détonations continuent de secouer actuellement la capitale syrienne, sans doute des explosions secondaires de stocks de munitions.

 

A cette heure, la situation est parfaitement calme dans la région de la Galilée, la grande majorité des habitants, hormis des personnes vivant près de la frontière dans le Golan, ignorent tout de la passe d’armes qui vient de se terminer.

 

La Ména gardera cette nuit une vigie de garde pour vous informer en cas de répliques de ces récentes attaques. Les probabilités pour qu’il en surviennent sont faibles, l’ennemi étant démuni après ces frappes de toute défense antiaérienne et de toute capacité offensive.