Bruxelles-Métula du 19 mai 2017 (011905/17)
vendredi, 19 mai 2017

 

© Metula News Agency

 

L’analyse de Stéphane Juffa au micro de Jim Mosko, sur Radio Judaïca https://www.youtube.com/watch?v=_rO7bHQV-zw&feature=youtu.be (Youtube), dans l’émission Bruxelles-Métula.

 

Au sommaire :

 

Le plan de paix américano-saoudien, consistant à former officiellement un bloc israélo-sunnite face à l’Iran pour que les USA reprennent leur place au Moyen Orient, non seulement du point de vue stratégique, mais également sur le plan économique.

 

Donald Trump, c’est clair, veut obtenir sa place dans l’histoire comme l’homme qui aura réalisé la paix entre les Arabes et les Israéliens, assurant de la sorte la pérennité de l’Etat hébreu.

 

Sous l’égide de Washington, la proposition d’accord global saoudienne de 2002 a été nettement assouplie ; il peut désormais englober un processus de négociation, n’exige plus le strict retour d’Israël sur la ligne d’armistice de 1967, n’exige plus le retour des réfugiés palestiniens exilés, non plus que le retrait du Golan, et pourrait s’accommoder du maintien de Tsahal sur le Jourdain.

 

L’offre revisitée suggère une progression par paliers, qui commencerait par une normalisation partielle des relations entre le monde arabe et l’Etat hébreu, déjà largement mise en place dans la réalité, qui comprend l’établissement de moyens de communications directs, le survol des Etats du Golfe par les appareils commerciaux arborant l’étoile de David, et l’ouverture au commerce avec Israël.

 

On verra en début de semaine si Binyamin Netanyahu est prêt é intégrer la Pax Trumpana. Il y gagerait l’éradication de facto de la menace iranienne, l’acception de son pays dans l’environnement régional, ainsi qu’un boum économique sans précédent.

 

En contrepartie, on exigerait de sa part l’acceptation de la création d’un Etat palestinien aux prérogatives édulcorées.

 

La rencontre cette semaine à Washington entre Messieurs Erdogan et Trump, qui s’est soldée par des désaccords polis.

 

La Maison Blanche  n’accepte pas de renoncer à ses alliés kurdes dans la guerre contre l’Etat Islamique, comme exigée par Ankara.

 

Cela a généré, quelques heures seulement après l’entrevue, une menace de la part de la Turquie de continuer sa guerre contre les Kurdes de Syrie, même s’ils fonctionnent, aux abords de la frontière ottomane, dans des unités mixtes composées de Peshmergas kurdes et de militaires U.S.

 

En cas d’attaques visant ces unités, la vie des soldats de l’Oncle Sam serait mise en péril, ce qui a engendré un sévère mécontentement aux Etats-Unis.

 

 
By YinonSys