L’Aviation israélienne frappe à nouveau à Damas cette nuit (info # 010512/17)
lundi, 04 décembre 2017

 

© Metula News Agency

 

Métula , Beyrouth, mardi 02h30, 01h30 à Paris

 

Plus tôt cette nuit, vers 23h 45, Tsahal a attaqué et détruit le "Centre de Recherche et d’Information de Jamraya", situé à  6km au nord-ouest de Damas, à proximité de la banlieue de Qudssaya. Le centre en question se trouve par ailleurs à moins de 5km du palais présidentiel de Bashar al Assad [en noir sur la carte].

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Base Google Earth Pro

 

Ce raid, confirmé par Michaël Béhé à Beyrouth qui a parlé à deux témoins oculaires, a été mené selon des media arabes par des chasseurs-bombardiers israéliens.

 

Les témoins interrogés par le chef de la Ména libanaise ont évoqué de très fortes explosions provoquées par des missiles, ainsi que d’importants incendies, comme en témoigne la photographie suivante. Le bruit des détonations a été clairement entendu dans l’ensemble de la capitale syrienne.

 

Les mêmes témoins ont vu des tirs de la DCA gouvernementale contre les appareils israéliens et/ou contre les missiles qu’ils avaient lancés. L’annonce faite par l’agence de presse officielle du régime SANA selon laquelle l’Armée syrienne aurait abattu trois des six missiles tirés par les Israéliens n’est pas crédible.

 

Lors des précédents raids attribués à Israël, SANA a chaque fois publié des communiqués de ce genre, stipulant parfois que des appareils hébreux avaient été abattus, et ces "informations" se sont toujours révélées mensongères. A la Ména, nous ne pensons pas qu’en l’état actuel de son avancement, l’Armée du régime ait la capacité d’intercepter des avions ou des missiles israéliens.

 

Le Centre de Jamraya avait déjà été l’objet par le passé d’un raid du Khe’il Avir. Selon des agences de Renseignement occidentales, il abrite des unités de développement, de fabrication et de stockage de missiles, de roquettes et d’armes non-conventionnelles, à l’instar de gaz de combat.

 

Outre des Syriens, du personnel et des Pasdaran iraniens, de même que des miliciens libanais du Hezbollah participent aux activités et à la protection de ce centre. La Ména a appris que de nouvelles constructions étaient en cours sur le site, encadrées par des ingénieurs perses.

 

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Une photo des explosions prises par des habitants de la capitale syrienne

 

Au vu de l’ampleur et de l’intensité des frappes, comme dans le cas de la base d’al Kishwa, oblitérée il y a moins de 70 heures par Tsahal, on s’attend à ce que des dizaines d’individus aient péri lors du raid de cette nuit.

 

Dans le nord d’Israël, dont la frontière se situe à 55km de la cible visée, la situation est calme, la plupart des habitants, endormis, ignorant que cette attaque a eu lieu. L’Armée israélienne est déployée avec les moyens nécessaires pour faire face à toute éventualité, mais on ne distingue aucune activité particulière de sa part, ni d’effervescence.

 

A la rédaction de Métula, on considère une riposte irano-syrienne peu probable au vu du rapport de force qui penche lourdement en faveur des Hébreux et qui pourrait être la source de destructions bien plus importantes chez les Syro-iraniens en cas de conflit ouvert.

 

 
By YinonSys