IsraŽl attaque un complexe militaire important au nord-est de Damas (info # 010901/18)
mardi, 09 janvier 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula 15h, mardi, 14h à Paris

 

Selon des sources étrangères (arabes et Reuters) confirmées par le régime syrien, Tsahal a attaqué la nuit dernière, en plusieurs vagues, un complexe militaire situé au nord de la ville d’al Qutayafeh, à 15km au nord-est de Damas, 20 de la frontière libanaise et 85 d’Israël.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

 

D’après les spécialistes de la Ména, le complexe en question, qui abrite deux bases militaires [voir nos cartes exclusives], serait opéré par des soldats réguliers iraniens aidés par des miliciens du Hezbollah libanais.

 

Ces emplacements disposent de dépôts souterrains qui abriteraient des missiles balistiques Scud, ainsi que des missiles sol-sol de fabrication perse, et, peut-être, des missiles terre-mer russes Yakhont [Rubis] également appelés P-800 Onix [Onyx][code OTAN Strobile SS-N-26, le strobile étant une plante ayant la forme d’un missile].  

 

Le Yakhont est un missile de croisière supersonique moderne principalement destiné à frapper des cibles maritimes, pouvant, dans sa version destinée à l’exportation, transporter une charge de 250kg à une distance utile pouvant atteindre 300km.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

Les cibles probables de Tsahal cette nuit

 

Selon des sources officielles russes, des armes de ce type ont été livrées au régime de Bashar al Assad. Le 5 juillet 2013, la Ména avait annoncé en primeur que des entrepôts contenant des Yakhont avaient été détruits dans la province côtière syrienne de Lattaquié par une attaque synchronisée air-mer.

 

Les bases d’al Qutayafeh servant de plateformes de transit d’armes en direction du Liban, on pouvait craindre que des équipements de ces types allaient prochainement être livrés à la milice chiite libanaise du Hezbollah, supplétive des Iraniens dans le pays aux cèdres.

 

Tsahal appréhende particulièrement le Yakhont, qui pourrait servir à protéger le Hezb en cas d’offensive maritime israélienne, mais également atteindre des navires dans le port d’Haïfa ainsi que les plateformes israéliennes de forage et d’exploitation de gaz dans la Méditerranée.

 

Pour parer à cette éventualité, le Khe¨l ha-yam, la Marine de guerre israélienne, a par ailleurs installé des missiles anti-missiles à bord de ses frégates de type Sa’ar 5.

 

Des séries de doubles explosions – une à l’impact et l’autre lorsque les munitions entreposées explosent – ont été entendues cette nuit par des témoins lors des raids hébreux. En considération de la taille des objectifs visés et des moyens ultra-précis utilisés pour l’attaque, on peut considérer que les objectifs ont été atteints et que des dizaines de personnels ennemis qui se trouvaient sur place sont morts ou blessés. Ce fut déjà le cas il y a un mois lors de deux opérations précédentes, déjà décrites par notre agence, du même genre et dans le même périmètre de la grande banlieue de Damas.

 

Ce mardi matin, il semble que Tsahal ait fait usage de missiles de la génération des Popeye, lancés à la fois à partir d’avions et du sol.

 

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Service cartographique © Metula News Agency

La base la plus septentrionale des deux, décryptée par Jean Tsadik

 

A en croire les communiqués des agences étatiques syriennes, les appareils auraient tiré leurs missiles au-dessus des territoires libanais et/ou israélien, et les tirs sol-sol ont été effectués depuis le Golan et à partir de "Tibériade" (sic).

 

A en croire ces mêmes sources, dont le narratif est bourré de contradictions et de descriptions techniques insolites invitant à la circonspection, la première vague d’attaque a été déclenchée à 2h:40 à partir des airs. Elle aurait été suivie d’une seconde salve sol-sol forte de 4 missiles à 3h04, puis d’une troisième, de 4 nouveaux missiles, à 4h:15.

 

Le porte-parole du gouvernement syrien ne mentionne que des pertes matérielles tout en exaltant les prouesses de sa défense antiaérienne, qui aurait intercepté huit missiles et touché un appareil du Khe’il Avir. Toutes les fanfaronnades similaires précédentes du régime du dictateur alaouite se sont révélées sans fondements à l’épreuve du temps.

 

Si un avion de l’Armée de l’Air israélienne avait effectivement été atteint, le volume de l’opération aurait été augmenté afin de détruire la source des tirs. De plus, le nombre des missiles "abattus" par Damas est totalement incompatible avec le nombre d’impacts rapporté par les témoins.

 

Au lieu de mentionner les avertissements itératifs des responsables politiques et militaires hébreux établissant qu’ils ne permettront pas l’enracinement d’un dispositif militaire iranien permanent sur le sol syrien, non plus que la livraison au Hezbollah libanais de matériel sophistiqué, les media gouvernementaux parlent d’une opération dont l’objectif aurait été de "relever le moral" de l’insurrection syrienne, qu’ils affirment être l’alliée de Jérusalem.

 

Le gouvernement de Bashar al Assad a à nouveau menacé les Hébreux de représailles sanglantes, comme à l’issue des raids précédents. Lesquels n’ont pas été suivis de la moindre tentative de riposte de la part des Alaouites, mais au contraire par la poursuite des frappes visant les unités gouvernementales et leurs soutiens iraniens et libanais.

 

 
By YinonSys