La lâcheté et l’hypocrisie de Merkel, Macron et May (info # 011006/18)
dimanche, 10 juin 2018

 

Par Guy Millière

 

Si le voyage que Binyamin Netanyahou a effectué ces derniers jours à Berlin, Paris et Londres, avait eu pour but d’attirer l’attention de ses interlocuteurs sur le danger incarné par le régime des mollahs pour le monde et pour Israël, ce voyage aurait été inutile. Angela Merkel, Emmanuel Macron, et Theresa May savent en effet parfaitement ce qu’est le régime des mollahs, ce qu’il fait et ce qu’il projette. 

 

Si ce voyage avait eu pour but de transmettre à ses interlocuteurs davantage d’informations sur les sinistres desseins de l’Iran, ce voyage aurait été encore superflu. Les trois dirigeants européens ont à leur disposition des services de renseignement performants et efficaces, qui leur communiquent toutes les informations requises. Peut-être n’avaient-ils pas accès à tous les éléments inclus dans les documents saisis par le Mossad à Téhéran et exposés lors d’une récente conférence de presse par Binyamin Netanyahou, mais je ne doute pas que les services israéliens se sont déjà fait un plaisir de les inviter à les consulter.

 

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Lors de ce voyage, Binyamin Netanyahu a réclamé et obtenu une chose :

le soutien des trois M pour que l’Iran et le Hezbollah quittent totalement la Syrie

 

Si, enfin, ce voyage avait eu pour but d’expliquer la situation à Gaza, il aurait également été superfétatoire. L’Allemande, le Français et l’Anglaise disposent d’ores et déjà de toutes les explications, n’ignorent rien du Hamas et du Djihad Islamique palestinien, de l’oppression et du lavage de cerveau subis par les populations sous leur contrôle, de l’utilisation d’hommes, de femmes et d’enfants comme boucliers humains servant à abriter des tueurs antisémites espérant kidnapper et assassiner des Juifs israéliens.

 

Je pense, car cela me semble l’explication la plus logique, que Binyamin Netanyahou a effectué ce voyage pour que ses interlocuteurs fassent montre de l’étendue de leur lâcheté et de leur hypocrisie, et pour prendre date.

 

Sous cet angle, le voyage a été productif, Merkel, Macron et May ont admis que les activités  de l’Iran étaient “préoccupantes” et pouvaient nuire à la sécurité d’Israël. Ils ont admis aussi que des groupes présents à Gaza “pouvaient” se livrer à des activités terroristes.

 

Ils n’en sont pas moins restés rivés sur leurs positions. Ils sont même allés jusqu’à dire, contre toute évidence, que l’accord avec l’Iran sur le nucléaire fonctionnait positivement.

 

Angela Merkel a cru nécessaire d’ajouter que l’accord avait apporté de la “transparence” sur les activités de l’Iran, et a persisté pour faire comme si elle ne savait pas que l’un des problèmes majeurs de l’accord existant est précisément qu’il permet à l’Iran d’occulter une part essentielle de ses activités.

 

Sur la question palestinienne, la chancelière allemande a répété, comme un vieux disque rayé, l’attachement de l’Allemagne à la “solution à deux Etats” et la nécessité d’un “accord entre les deux parties” concernant le statut de Jérusalem. Elle sait toutefois fort bien que, comme l’avait rappelé un peu plus tôt Binyamin Netanyahou, la partie “palestinienne” ne veut pas d’un Etat à côté d’Israël, mais d’un Etat à la place d’Israël, et exige tout Jérusalem (que la partie “palestinienne” appelle al Quds) ; Madame Merkel sait aussi qu’il lui faut pratiquer le mensonge politiquement correct pour être une bonne politicienne européenne. 

 

Emmanuel Macron, avec l’arrogance cuistre qui le caractérise, est allé plus loin qu’Angela Merkel, et a affirmé que l’accord avec l’Iran était la “meilleure façon de contrôler les activités du régime des mollahs”, et il a accusé à mots à peine couverts Netanyahou et Trump de “provoquer une escalade”. Il a ensuite - implicitement cette fois - accusé Netanyahou d’être à la tête d’un Etat criminel, en revenant sur sa condamnation "de tout type de violence contre les civils depuis quelques semaines à Gaza”. Ce qui est une façon de dire que l’Armée israélienne est une bande d’assassins tirant sur des civils désarmés. Que valent ses promesses de combattre l’antisémitisme après l’énonciation d’une contrevérité aussi tragique ?

 

Les propos de Theresa May n’ont pas valu mieux que ceux de Merkel et Macron et ne méritent pas même d’être cités.


Les trois M européens sont lâches. Ils ont certes peur du terrorisme islamique, mais se conduire comme ils se conduisent, et parler comme ils le font ne protège par l’Allemagne, la France et le Royaume Uni du terrorisme islamique. Il suffit de consulter les journaux de ces dernières années pour s’en rendre compte aisément.

 

Ils sont hypocrites. Assurément. Ils savent ce qu’ils savent et se conduisent et parlent comme s’ils ne savaient pas.

 

Leur rapport à l’Iran montre un mépris profond pour le peuple iranien et ses souffrances.

 

Leur rapport à Israël montre un mépris tout aussi profond pour le peuple israélien.

 

Ils ont amplement eu l’occasion de montrer qu’ils méprisent leurs propres populations et sont indifférents au sombre avenir qui s’annonce pour l’Europe.

 

Binyamin Netanyahou peut prendre date, dis-je.

 

L’avenir d’Israël s’annonce infiniment plus brillant que celui de l’Europe occidentale, malgré les menaces et les risques de guerre. La natalité et la croissance israéliennes montrent un pays jeune, dynamique, confiant.

 

En misant sur le régime des mollahs et sur le terrorisme palestinien, Angela Merkel, Emmanuel Macron, et Theresa May ne misent pas sur des gagnants.

 

Binyamin Netanyahou pourra leur en reparler lorsque le déclin de l’Europe occidentale sera plus accentué qu’il ne l’est aujourd’hui, ce qui ne saurait tarder.

 

Les peuples européens se débarrasseront-ils des incapables qui les gouvernent avant qu’il ne soit trop tard ?

 

Mais il est déjà très tard.

 

 

 
By YinonSys