Syrie : les Russes utilisent les méthodes de la Waffen SS (010507/18)
jeudi, 05 juillet 2018

 

© Metula News Agency

 

Hier soir, les chefs du Front du Sud ont rejeté l’ultimatum de la Russie les appelant à se rendre sans conditions.

 

Immédiatement après la communication de ce refus, les bombardiers de Vladimir Poutine ont déclenché un pilonnage aérien type Guernica mais à la puissance 10. Ce genre d’attaque consiste à décharger des dizaines de tonnes de bombes sur les agglomérations d’un secteur, sans se soucier d’atteindre des cibles prédéterminées et sans faire le moindre effort afin d’épargner les civils.

 

Il ne s’agit pas d’un génocide, puisque l’objectif ne consiste pas à éliminer un peuple ou une nation, mais d’un massacre prémédité, ou assassinat collectif, générant un véritable carnage humain.

 

Cela n’a strictement rien à voir avec les incidents qui ont émaillé les récentes tentatives de franchissement de la frontière israélienne par la milice terroriste islamique du Hamas, protégée par des centaines de civils payés pour entourer les miliciens. L’unique point commun entre les deux situations procède de ce qu’à la fois la population gazaouie et celle du Golan syrien sont composées d’Arabes sunnites.

 

Pour qu’il y ait similitude, il faudrait que l’Aviation israélienne et son artillerie s’emploient à écraser la bande de Gaza sous ses bombes en faisant le plus de victimes possible. En l’état, comparer ce que font les Russes et les Alaouites dans le sud-ouest de la Syrie aux choix tactiques de Tsahal participe d’une insulte à l’héritage humain et à la somme de ses connaissances.

 

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Beaucoup d’hommes sont restés pour se battre

 

Dans le cas du Golan syrien, on compte des milliers de morts et de blessés depuis hier soir, et on n’a pas observé un instant de répit durant cette journée de jeudi. Les Russes agissent comme les SS à Rotterdam ou à Varsovie durant la Seconde Guerre Mondiale, essayant d’obtenir la reddition de leur ennemi en détruisant les villes et en exterminant la population.

 

Et puisqu’il faut bien qu’un media au moins fasse effectivement et comme à Afrin le travail d’information, notre reporter Yoshua Ohana, qui a passé la nuit et la matinée dans le Golan, a recueilli les nouvelles suivantes. Nous les publions afin de donner un échantillon représentatif des évènements en cours :

 

Uniquement durant la nuit de mercredi à jeudi, à partir du moment où le Front du Sud a refusé de se rendre, et seulement à l’hôpital régional du Doigt de la Galilée Rivka Ziv à Tzfat (Safed), l’Armée de Défense d’Israël a amené quatre blessés civils syriens, dont une fillette.

 

Un homme d’une trentaine d’années souffre de blessures aux membres, à la poitrine et de nature interne après avoir essuyé des tirs. Son état est jugé "modéré", il est conscient et il a subi plusieurs opérations chirurgicales depuis son arrivée.

 

Un homme de 23 ans a été admis avec des blessures aux membres et à l’abdomen résultant de l’explosion d’un obus de mortier. Il est traité dans un état "modéré à grave" dans le département de chirurgie.

 

La fillette, âgée de 3 ans, souffre d’épuisement, de douleurs multiples et d’anémie sévère. Elle passe des examens approfondis. Elle sera accueillie au département infantile et est accompagnée de sa mère.

 

Une femme enceinte de 30 ans, dans la 37ème semaine de sa grossesse et portant des jumeaux, est soumise à des examens au département d’obstétrique.

 

Jusqu’à l’aube, ce sont 9 patients syriens qui ont été accueillis et traités à l’hôpital Rivka Ziv. Des centaines d’autres arrivent dans tous les centres médicaux israéliens depuis le lever du soleil. Yoshua Ohana, qui voit passer nombre d’ambulances et d’hélicoptères médicalisés sous ses yeux, estime leur nombre entre 450 et 600 depuis hier à 23 heures, et le flot des blessés syriens ne fait qu’augmenter.

 

Depuis le début de la Guerre Civile Syrienne, les hôpitaux hébreux ont soigné près de 5 000 Syriens, une quantité d’entre eux admis dans un état désespéré.

 

 
By YinonSys