Les miliciens de Gaza attaquent les soldats de Tsahal la grenade (010610/18)
vendredi, 05 octobre 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, samedi, 0h35, 23h35 à Paris

 

Ce ne sont pas des manifestations, ce ne sont plus des émeutes mais de véritables actes de guerre. Ce vendredi après-midi, comme le laissait entendre Sami el Soudi dans son analyse de la mi-journée, les milices islamiques de Gaza ont monté des attaques armées contre les troupes israéliennes protégeant la population du Néguev et leur territoire.

 

Les miliciens ont largement utilisé des civils comme boucliers humains, appelés toute la semaine par les organisations djihadistes à se lancer contre la barrière de sécurité. On a compté 20 000 participants à ce méga-sacrifice humain ce vendredi.

 

En plus des habituels cerfs-volants qui ont allumé sept incendies en Israël, et des pneus enflammés, cette journée a été marquée par des attaques organisées à la grenade et aux explosifs dirigées directement contre les soldats dans le but de les tuer.

 

Lors de l’un de ces assauts, une dizaine de miliciens ont concentré des tirs de grenades à profusion contre un point précis du grillage de séparation dans l’objectif de traverser du côté israélien.

 

Tsahal est intervenu à deux reprises dans le nord de la bande côtière suite aux attaques à l’arme de guerre.

 

Un incendie de pneus a été allumé à proximité immédiate du point de passage de Kerem Shalom, par lequel transite tout l’approvisionnement qui permet aux Gazaouis de vivre.

 

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Kerem Shalom, le cordon ombilical des Gazaouis, à nouveau la cible d’une attaque

 

On ne dénombre aucun blessé du côté israélien. Le califat de Gaza fait quant à lui état de trois assaillants tués et de 376 blessés, un nombre ubuesque uniquement destiné à victimiser les assaillants.

 

L’on s’attend pendant la nuit et demain à de nouveaux actes de guerre de la part des milices islamiques et l’Armée israélienne s’est déployée en conséquence, avec notamment des tireurs d’élite prêts à intervenir en cas de franchissement de la frontière.

 

Il est évident que la situation ne peut se perpétuer de la sorte, particulièrement pour les paisibles habitants du pourtour de Gaza qui vivent dans la fumée des feux allumés par les terroristes pyromanes et sous la menace d’un massacre de masse contre leurs communautés.

 

Des consultations sont en cours à tous les niveaux de l’Armée et du gouvernement afin de déterminer le degré de réaction de Tsahal relativement à l’intensité des nouvelles agressions attendues ce weekend. Il est évident que si des militaires ou des civils étaient blessés par des miliciens, on risque un sérieux embrasement du front.

 

Sur fond de ce qui précède, le quotidien israélien Yediot Aharonot a publié un long entretien ce vendredi avec Yahya Sinwar, l’archi-terroriste qui commande le tronc central du Hamas dans la bande de Gaza. Sinwar a passé 23 ans dans les prisons israéliennes après avoir été jugé dans les formes, notamment pour avoir assassiné d’autres Palestiniens qu’il soupçonnait de collaboration avec Israël.

 

Dans son interview au Yediot, cet énergumène s’adresse directement aux Israéliens pour leur "garantir" un cessez-le-feu en échange d’une levée de ce qu’il nomme "le blocus" et qui n’est rien d’autre que le filtrage des approvisionnements de nature à confectionner des armes ou des tunnels stratégiques dirigées contre l’Etat hébreu.

 

En Israël, cette proposition a bien fait rire tout le monde, les enfants à partir de 6 ans sachant pertinemment que si Israël autorisait l’importation de ces matériels à Gaza, ils seraient immédiatement versés à l’arsenal des milices islamiques et serviraient lors de la prochaine confrontation avec Israël.

 

Reste que l’inévitable Piotr Smolar du Monde n’a décidément pas le même sens de l’humour que le nôtre. Dans un nouveau papier, le correspondant du journal créé par Hubert Beuve-Méry, l’un des enseignants principaux à l’Ecole des cadres de Pétain à Uriage, se fait le porte-parole de Yahya Sinwar. A aucun moment il n’émet de doute quant à la sincérité-fiabilité du no.1 de cette organisation listée comme terroriste par l’Union Européenne. Smolar répercute sans la moindre réserve ni avertissement de longs passages choisis de l’article publié par le Yediot a titre informationnel et non propagandiste naturellement. Sous le sous-titre "Une « vraie chance de changement » (sic)" repris du discours de Sinwar, Smolar recopie sans ciller l’explication selon laquelle les cerfs-volants incendiaires ne sont pas des armes ayant pour but de brûler les champs gagnés par les agriculteurs hébreux sur le désert, mais constituent simplement un message. L’article en question pourrait être publié tel quel par tous les journaux djihadistes de l’enclave palestinienne, ce qui en dit long sur l’orientation de son contenu.

 

 
By YinonSys