Bruxelles-Métula du 9 septembre 2019 (010909/19)
lundi, 09 septembre 2019

 

Tôt ce lundi, des appareils, israéliens selon les media arabes, ont porté trois attaques visant le complexe iranien d’Imam Ali, situé à la frontière entre la Syrie et l’Irak sur l’autoroute chiite.

 

Des véhicules ennemis ainsi que leurs équipages ont également été oblitérés. Une source médicale à al Boukamal jointe téléphoniquement par Michaël Béhé a laconiquement rapporté que "Des dizaines de soldats iraniens, de Libanais [Hezbollani] et d’Irakiens [miliciens chiites] ont péri lors des raids et qu’il y a encore plus de blessés actuellement soignés dans son hôpital". [Voir une vidéo exceptionnelle de ce raid filmée par des riverains : https://www.youtube.com/watch?v=OVl0Kmo6ykk]

 

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La frontière syro-irakienne à l’aube

 

Sur l’image suivante d’ISI International ImageSat, on distingue une nouvelle base érigée par l’Armée iranienne qui n’existait pas il y a un an. On n’y voit qu’une petite partie des installations destinées à abriter des armes en transit vers le Liban et les Gardiens de la "République" islamique d’Iran (Pasdaran), ainsi que des troupes et des manutentionnaires de ces chargements, iraniens et issus des diverses milices chiites.

 

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Le nouveau complexe iranien d’Imam Ali

Photo satellitaire d’ISI International ImageSat

 

Par ailleurs, le Hezbollah a abattu dimanche soir un drone d’observation du Khe’l Avir qui patrouillait sur la frontière israélo-libanaise. Tsahal a reconnu la perte de ce robot volant, soulignant qu’il n’existait aucun risque d’égarement de secrets technologiques.

 

Toujours dans le même contexte les Pasdaran ont lancé ce matin à partir de la banlieue damascène, en riposte aux raids d’al Boukamal, plusieurs roquettes en direction de l’Etat hébreu. Elles n’ont toutefois pas franchi notre frontière.

 

Tsahal a également confirmé ces tirs mais n’a fait aucune mention de l’opération à al Boukamal.

 

Ces derniers temps, en conséquence de l’échec de toutes ses entreprises en vue d’atteindre Israël, Téhéran a nettement augmenté l’intégration du Hezbollah et du Hamas dans son dispositif militaire commun face à Jérusalem.

 

Les ayatollahs mènent au travers de ces proxys des provocations permanentes contre Tsahal. Dimanche de la semaine dernière, si le véhicule touché par le Hezbollah avait été occupé par des militaires et si Tsahal n’avait pas restreint sa riposte, un nouveau conflit ouvert aurait sans doute commencé.

 

En Iran même, la théocratie au pouvoir a annoncé avoir repris l’enrichissement de l’uranium dans son usine sous-terraine de Fodo. Si l’information est vérifiée, cela constituerait un casus belli au regard des Etats-Unis et d’Israël. Les USA ont récemment testé avec succès une bombe de 13 tonnes sur un modèle grandeur nature répliquant les spécificités de Fodo.

 

Téhéran mène une stratégie d’empoisonnement de la situation par laquelle il tente à la fois de renforcer ses positions et celles de ses supplétifs ainsi que d’harceler l’Amérique et ses alliés, en particulier Israël.

 

Il s’agit de la tactique choisie par la théocratie chiite afin d’obliger ses adversaire à négocier avec elle, car faute de les gêner, son régime déjà en train de se déliter va succomber aux sanctions américaines.

 

Le régime iranien joue le tout pour le tout en s’exposant à d’énormes risques. Du point de vue israélien, le front le plus délicat d’une éventuelle confrontation est le Liban qui fait l’objet principal de Bruxelles-Métula de ce lundi.

 

L’analyse complète et originale de Stéphane Juffa au micro de Joanna Marchi sur Radio Judaïca.

 

 

Sur Youtube :

https://youtu.be/rTEOk9uS1wo

Sur Radio Judaica :

https://www.facebook.com/radiojudaica/videos/801259016955927/?t=14

 

 

 
By YinonSys