| Le commandant des Gardiens de la Révolution Iranienne éliminé en Syrie (012312/19) |
| lundi, 23 décembre 2019 | |
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Par Jean Tsadik
Métula, lundi soir.
C’est intentionnellement
que la Ména n’a pas émis de breaking news cette nuit suite à des attaques
attribuées à Israël en Syrie.
Toutes les nouvelles publiées
jusqu’à maintenant par les autres media et pseudo-media sont fausses ou inexactes.
Après de longues heures de
recherches, nous sommes en mesure d’annoncer ce qui suit :
Des opérations conduites à
l’aide de missiles de croisière ont eu lieu la nuit dernière aux alentours de
23h, heure locale. Ces missiles ont été tirés à partir de navires probablement
israéliens croisant au large du Liban, ainsi que par des appareils du Khe’l
Avir.
Une intense activité
aérienne a été observée de visu par nos reporters sur le nord du Doigt de la
Galilée ainsi que sur le Golan à l’heure indiquée.
Il n’y a pas eu de frappes
visant des entrepôts de missiles ou d’autres objectifs tactiques dans la région
de Damas. Mais uniquement des tirs de précision sur des cibles distantes les
unes des autres, dans la zone étendue de la capitale syrienne.
Les missiles étaient
dirigés contre des personnalités appartenant aux appareils militaires syrien et
iranien, notamment contre leurs lieux de domicile.
Aucun missile n’a été
intercepté par la DCA syrienne.
Tous les objectifs ont été
atteints et oblitérés. Reste qu’il ne nous est pas possible de déterminer avec
précision l’emplacement géographique de ces cibles. Aucune photographie représentant
les bâtiments visés n’est en effet disponible. Leur emplacement était tenu
secret et ils étaient entourés de larges périmètres inaccessibles aux civils.
Ce que nous pouvons
confirmer avec certitude est que le Général Hadj Ali [photo], le chef du corps
des Gardiens de la Révolution Islamique khomeyniste (Pasdaran) en Syrie, ne
recevant ses ordres que du Guide suprême Ali Khameneï, a été éliminé lors de l’une
de ces attaques.
Feu le Général Hadj Ali
Il a été cueilli à son
domicile. La plus grande partie de sa famille a également péri lors de l’explosion.
Les Pasdaran comptent 150
000 hommes répartis en une vingtaine de formations, y compris des unités de parachutistes,
de commandos et d’infanterie de marine. Ils constituent le fer de lance du
contingent de l’Armée iranienne en Syrie et en Irak, et la force d’élite de
cette armée, dotée du meilleur équipement en possession de la théocratie
chiite.
Plusieurs officiers
supérieurs des Gardiens de la Révolution ont également été neutralisés. Nous
pensons qu’ils se trouvaient au domicile d’Hadj Ali au moment du raid, sans
doute pour participer à une réunion importante.
Un autre missile de
croisière a atteint l’emplacement où se trouvait l’un des fils (il a trois
enfants) du Dictateur-président syrien Bashar al Assad. Il a été blessé au
niveau de ses membres inférieurs. On ignore pour le moment si son diagnostic
vital est engagé.
Les bilans publiés dans
les autres media sont également fantaisistes. Michaël Béhé, le chef de la Ména
libanaise, qui est parvenu à s’entretenir avec des médecins hospitaliers
syriens, fait état d’au moins 40 morts et d’une centaine de blessés, dont une
vingtaine se trouvent dans un état désespéré. Selon Béhé, le bilan humain est vraisemblablement
supérieur à ces estimations.
Le ministre syrien des
Affaires étrangères, Walid al Mouallem, a accusé depuis Moscou Israël de mener
une "agression de missiles sur Damas et sa banlieue".
Voici les termes utilisés
par Mouallem selon l'agence de presse russe Tass : "Hier,
Israël a lancé une attaque contre la République Arabe Syrienne, tirant un
certain nombre de roquettes contre des installations à Damas et dans la
périphérie".
Mouallem participait à une
réunion avec son homologue russe, Sergey Lavrov.
Il est clair que ces
opérations ciblées portent un coup redoutable à la tête du dispositif iranien
en Syrie. De nature même à l’avoir décapité.
Les autorités syriennes n’ont
fourni aucun détail supplémentaire, tentant de gêner le Renseignement hébreu dans
sa récolte d’informations relatives aux résultats précis des opérations de
dimanche soir.
La tension entre les
armées est grande ce lundi suite à ces interventions, mais aucune consigne n’a
été donnée aux populations israéliennes qui vaquent normalement à leurs
occupations.
D’autres informations
provenant de diverses sources arabes relatent des raids aériens également menés
dans la nuit de dimanche à lundi mais dans la région frontalière syro-irakienne
d’Abou Kamal. Un convoi de missiles arrivé peu avant dans des bases iraniennes
dans des camions frigorifiques aurait été pris pour cible et détruit.
Nous ne possédons cependant pas de sources croisées suffisantes pour confirmer ou infirmer ces informations. Nous admettons toutefois qu’elles sont "plausibles" à la lumière des activités que nous suivons ces derniers jours sur l’autoroute chiite.
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