Raid contre un chargement de missiles dans la banlieue ouest de Téhéran (011007/20)
jeudi, 09 juillet 2020

 

[Breaking - exclusivité]

© Metula News Agency

 

Métula, nuit de jeudi à vendredi 04h00 à Métula, 03h00 à Paris.

 

Stéphane Juffa, Jules Mazouz et Yoshua Ohana ont contribué à cette dépêche.

 

Tard dans la soirée de jeudi, quatre grosses explosions se sont produites dans la banlieue occidentale de Téhéran, dans le secteur des villes de Garmdareh et Qods.

 

L’information est vérifiée, Jules Mazouz a capté les programmes radiophoniques d’Irib : Islamic Republic of Iran Broadcasting, qui a confirmé des explosions dans cette zone.

 

Simultanément aux explosions on a signalé des coupures de courant dans ces villes et dans l’ouest de la capitale iranienne.

 

A proximité immédiate des zones d’implantation de l’industrie militaire de la théocratie persane, la Ména a découvert sur des cartes satellitaires un aéroport militaire [photos].

 

L’une des particularités de cette plateforme réside dans la longueur extraordinaire de son unique piste orientée sud-est/nord-ouest (30/12). Celle-ci mesure en effet 3 900 mètres sur 45 de large, ce qui permet l’envol de tous les appareils connus, notamment des avions-cargos en charge maximale.

 

La Ména a fait une autre découverte importante, sur une image de Google Earth Pro datant du 20 avril 2020, sur laquelle on voit distinctement un 747 cargo. Lequel appareil se trouve à quelques dizaines de mètres de plusieurs gros entrepôts ainsi que d’une vaste aire de chargement à ciel ouvert.

 

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L’aéroport de la région de Garmdareh

Dans le cercle rouge, le 747 de Qeshm

Service cartographique © Metula News Agency

Source : Google Earth Pro

 

Or, d’après nos connaissances, il n’existe que deux 747 cargos [photos] en état de voler en Iran. Tous deux appartiennent à la société Qeshm Fars Air, au service des Gardiens de la Révolution khomeyniste Iranienne, les Pasdaran.

 

L’un de ces deux appareils, celui immatriculé EP FAA a encore effectué un vol Damas-Téhéran ce jeudi, décollant de l’aéroport international de la capitale syrienne à 9h du matin heure locale.

 

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Gros plan sur le 747 (cercle rouge), deux turbopropulseurs (cercle jaune)

ainsi que les entrepôts et l’aire de chargement (20.4.2020)

Service cartographique © Metula News Agency

Source : Google Earth Pro

 

Sur la base de ces découvertes exclusives, nous sommes en mesure de reconstituer par recoupement l’opération de cette nuit, avec un pourcentage de certitude de plus de 90%.

 

Des chasseurs-bombardiers furtifs israéliens (probablement) F-35 on décollé soit d’Israël soir d’un territoire allié en bordure du golfe arabo-persique.

 

Ils ont d’abord bombardé deux centrales électriques qui alimentaient les radars ennemis protégeant la zone visée par le raid. Les radars à disposition de l’Armée iranienne sont très gourmands en énergie.

 

Les deux centrales électriques touchées fournissaient également le courant destiné aux activités civiles de l’ouest de Téhéran, ce qui explique les coupures d’électricité observées.

 

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L’un des 747 de Qeshm à l’atterrissage à Téhéran

 

Une fois les défenses antiaériennes aveuglées - par précaution – les F-35 ont attaqué et détruit un chargement de missiles prêts à être embarqués sur l’un des 747 de Qeshm à destination de la Syrie.

 

La destruction s’est produite soit dans un entrepôt proche de l’aéroport, soit sur l’aéroport (dont nous ignorons le nom) lui-même, soit sur les deux objectifs à la fois.

 

Cette opération démontre la capacité et la volonté (probables) des Israéliens d’anéantir désormais les missiles destinés aux Pasdaran en Syrie, à l’Armée gouvernementale d’al Assad et au Hezbollah avant leur décollage, à la source en Iran. Et non plus uniquement après leur arrivée à Damas, ou sur l’aéroport T4 à proximité de Palmyre, ou encore sur la base russe de Khmeimim.

 

Il peut s’avérer plus aisé d’oblitérer ces chargements sur l’aéroport secret de Garmdareh et dans son voisinage que de les tracer en Syrie.

 

Cette opération démontre, comme la Ména l’a annoncé précédemment, que Tsahal a décidé de porter la confrontation avec la dictature des ayatollahs sur leur territoire et non plus de la circonscrire à la Syrie et à l’Irak.

 

Ce raid intervient après plusieurs explosions qui ont secoué l’Iran depuis quinze jours, notamment dans le complexe nucléaire de Natanz ainsi que sur d’autres sites liés au programme nucléaire militaire de la junte cléricale ou à celui de ses missiles balistiques.

 

Toutes les informations que nous avons fournies concernant ces opérations ont été depuis reprises et confirmées par d’autres media. D’autre part, des experts américains ont déterminé que les dommages infligés à Natanz ont stoppé le développement de la bombe atomique de Khameneï pendant au moins un an.

 

Ils ont aussi confirmé l’information que nous avons donnée selon laquelle les centrifugeuses iraniennes les plus modernes détruites à Natanz étaient indispensables à l’enrichissement de l’uranium à une concentration nécessaire à son utilisation militaire. Ce qui explique le retard d’un an pris par le programme de la dictature chiite, à la condition qu’elle parvienne à convaincre des fabricants européens de leur livrer le cœur de ces centrifugeuses, au risque pour eux de s’exposer à des sanctions américaines.

 

L’opération de cette nuit, et celles des jours précédents, prouve également que Tsahal se considère suffisamment fort pour ne pas craindre d’intervenir en Iran et pour ne pas avoir à redouter d’éventuelles représailles perses.

 

A notre avis, après avoir en priorité détruit les stocks de missiles balistiques à Dehtorkaman et bloqué le programme nucléaire militaire à Natanz, le Khe’l Avir s’est occupé cette nuit des missiles sol-sol d’une portée de 2 à 300km que la théocratie tente d’implanter sur le sol syrien.

 

 

 
By YinonSys