Raids israéliens cette nuit contre deux centres de production d’armes à Damas (010309/21)
vendredi, 03 septembre 2021

 

Vendredi après-midi à Métula et à Saint-André-de-Sangonis

 

La nuit dernière (jeudi à vendredi) le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, a conduit des raids sur deux centres de développement et de production d’armes de destructions massives dans la périphérie immédiate du sud-ouest de Damas. Cette région est appelée le Rif Dimashq, littéralement, le "Gouvernorat de la Campagne de Damas".

 

Les objectifs se situaient à l’intérieur de ces centres, à savoir celui de Jomrayah, à 5.5km du palais du Président-dictateur Bashar al Assad, et celui Barzeh, à 6.8km au nord-est du même palais [carte].

 

damjombar_map.jpg

Situation générale des objectifs dans la ville de Damas

Service cartographique © Metula News Agency

Source : Google Earth Pro

 

Tous les missiles air-sol ont atteint et détruit leurs cibles. Aucun appareil du Khe’l Avir, l’Aviation israélienne n’a été inquiété,

 

Ce n’est pas la totalité des bâtiments de ces deux centres qui ont été oblitérés, mais uniquement ceux confiés par l’Armée gouvernementale syrienne aux Gardiens de la Révolution khomeyniste, les Pasdaran.

 

A la Ména nous sommes convaincus que les soldats de la Théocratie iranienne, aidés par des supplétif de la milice du Hezbollah libanais et d’autres communautés chiites, avaient rassemblé des armes et des munitions récemment arrivées de Perse dans ces deux endroits afin d’organiser leur transport vers le Liban.

 

jomcenter_fine.jpg

Le centre de production d’armes de Jomrayah, détails

Service cartographique © Metula News Agency

Source : Google Earth Pro

 

Nous pensons que ces cargaisons comportaient des systèmes de guidage GPS pour roquettes ainsi que des missiles sol-air destinés à gêner les évolutions du Khe’l Avir dans le ciel libanais.

 

L’agence de propagande du régime syrien, SANA, a annoncé, comme à son habitude, que sa DCA [Défense Contre Avions] était intervenue contre les missiles israéliens et qu’ "elle avait abattu la plupart d’entre eux".

 

Nous nous attendons très prochainement à une déclaration du même tonneau sur le media de propagande du régime russe Sputnik, possiblement agrémentée de commentaires délirants d’un officier supérieur russe vantant les exploits des batteries antimissiles fabriquées dans son pays.

 

En réalité, ces dites armes sont technologiquement incapables d’intercepter les chasseurs-bombardiers frappés de l’étoile de David, de même que les missiles Dalila et Popeye qu’ils tirent.

 

Ce qui n’empêche pas les protégés syriens des Russes d’essayer. De fait, ils tirent de plus en plus d’intercepteurs ces derniers temps mais sans contrôler leurs trajectoires.

 

C’est ainsi que par le passé ils ont descendu un appareil de transport de troupes russe, tuant tous ses passagers, l’un de leur missiles a atteint l’île de Chypre, à 300km, allumant un incendie, un autre explosant sur le territoire jordanien. Un autre encore s’était écrasé en Israël non loin de la ville de Dimona.

 

La nuit dernière, l’un de ces missiles fous est tombé dans la Méditerranée au large de Tel-Aviv, non sans avoir, par le plus grand des hasards, égrené quelques pièces détachées sur la métropole israélienne sans causer de dégâts ou de blessures.

 

Il s’agit probablement d’un missile S-200 de fabrication russe, connu sous le code de l’OTAN SA-5 Gammon. Ces objets volants d’une taille respectable proche de 11 mètres, et d’un âge canonique, puisqu’ils ont été déployés pour la première fois en 1966, ont la fâcheuse tendance de devenir balistiques, inarrêtables et ingouvernables dès lors qu’ils manquent la cible qu’ils étaient censés intercepter.

 

s200.jpg

Un S-200, SA-5 sur sa rampe de lancement

 

Il existe même des versions du SA-5 qui ont été conçues afin d’emporter une arme nucléaire tactique (employée lors d’un conflit, sur le champ de bataille contre la force armée adverse).

 

Tsahal a lancé une enquête à propos de ce missile égaré. Nous sommes, sur notre rocher, intéressés de savoir si le système du Khetz avait été activé, si les ordinateurs ont décidé de ne pas tirer parce qu’ils savaient que le SA-5 n’atterrirait pas sur le territoire israélien, ou s’ils l’ont repéré et/ou qu’ils ont également manqué son interception.

 

Notre intérêt vient de notre curiosité et du souci de vous informer. Celui de Tsahal, d’évaluer les performances du système Khetz face à ce genre de menaces.

 

Une nouvelle fois, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (SOHR), la source unique choisie par l’AFP et partant tous ses repreneurs pour les raids israéliens en Syrie, a publié une fausse photo des attaques de la nuit dernière.

 

soh.jpg

La nouvelle mauvaise pioche du magasin de mode de Coventry

Cette photo avait déjà été publiée le 27 juin 2018, c’est celle d’une explosion à Gaza

 

Ce qui est cocasse est que des dizaines de media faisant confiance au SOHR ont rediffusé cette photo depuis cette nuit comme si elle illustrait les derniers raids hébreux sur Damas.

 

Le SOHR est un organe de propagande amateur appartenant au propriétaire d’un magasin de confection de Coventry (G.B.), répondant au nom d’Osama Suleiman mais se faisant appeler Rami Abdulrahman.  SOHR est financé par l’émir du Qatar, d’abord Hamad ben Khalifa Al Thani, puis par son fils Tamim à partir de 2013 et de son abdication. Il bénéficie de l’appui logistique de la Chaîne TV qatarie Aljazeera.

 

 
By YinonSys