Important raid attribuť ŗ IsraŽl contre des objectifs iraniens en Syrie (010910/21)
vendredi, 08 octobre 2021

 

© Metula News Agency


Samedi, 02:30 à Métula, 01:30 aux Baux-de-Provence

 

Cette nuit – vendredi à samedi –, à 21h30 locales, des chasseurs-bombardiers "probablement" israéliens ont attaqué au missile des objectifs situés sur l’aéroport T4 dans le désert syrien, à 2.3km au sud-ouest de la ville-oasis de Khirbat Thiyas [photos].

 

L’aéroport se trouve également à 88km à l’est de la ville d’Homs dans la province éponyme, 150km au nord-est de la capitale Damas, et 235km de Métula, dans la même orientation cardinale, le point le plus proche du territoire israélien.

 

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La carte de situation régionale de l’aéroport T4 (en-haut à droite)

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

T4 a été principalement "confié" par le régime de Bashar al Assad aux Gardiens de la Révolution khomeyniste iraniens (les Pasdaran) et à leurs miliciens supplétifs du Hezbollah libanais et d’autres pays et contrées chiites.

 

Des soldats syriens sont également positionnés sur cette base aérienne, spécialement des serveurs de canons et de missiles antiaériens déployés dans son périmètre.

 

Ces positions de DCA [Défense Contre Avions] sont figurées par les petits cercles blancs sur la carte détaillée. Nous n’avons pas entouré chaque batterie, car nous en avons dénombré plus d’une centaine. En revanche, nous avons indiqué par les cercles blancs les zones où elles sont disposées.

 

Les media gouvernementaux syriens ont annoncé le raid qu’ils attribuent sans hésitation à Israël. Damas a admis que douze de ses militaires avaient été blessés et que le raid avait causé des dégâts matériels.

 

Le régime ne publie habituellement des bilans (très approximatifs) que de ses propres combattants tués ou blessés. Dans le langage codé utilisé par l’agence nationale d’information syrienne SANA, le texte du communiqué indique que les victimes – notamment des soldats iraniens - se comptent par dizaines et que les dégâts sont très conséquents.

 

SANA a tenu à préciser que les appareils qui ont mené l’opération provenaient de la direction d’al Tanf au croisement de la triple frontière syro-irako-jordanienne. Le gouvernement de la dictature alaouite tente ainsi d’impliquer la Jordanie qui aurait été traversée par les appareils du Khe’l Avir et les Etats-Unis, qui contrôlent la zone d’al Tanf, qui auraient potentiellement été dans le secret du raid.

 

Nous ne croyons pas, pour notre part et pour diverses raisons tactiques, que les avions ont suivi cet itinéraire, et nous pensons que ce sont des F-35 furtifs (qui n’avaient pas besoin de se cacher) qui ont mené à bien cette mission, étant les mieux adaptés à la réaliser.

 

Des sources fiables nous ont annoncé que des dizaines d’ambulances acheminaient les blessés vers l’hôpital de Palmyre, à 50km à l’est de T4, ainsi que vers ceux d’Homs.

 

Michaël Béhé n’est pas parvenu à s’entretenir avec les personnels hospitaliers, les lignes de téléphone publiques ayant été coupées juste après l’attaque.

 

Les installation iraniennes de T4 ont été ciblées à de nombreuses reprises dans le passé par le Khe’l Avir, l’Aviation israélienne.

 

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La carte détaillée de la base aérienne T4 (archives)

Service cartographique © Metula News Agency

Base : Google Earth Pro

 

En rouge les deux hangars et l’apron [le parking pour avions] qui accueillaient des drones iraniens et qui avaient été visés par le Khe’l Avir après une tentative d’incursion d’un drone (abattu par la DCA de Tsahal) dans la région de Bet Shéan en Basse Galilée, en février 2018. Les deux hangars avaient été presque totalement détruits.

 

En vert des bâtiments administratifs également au service des Pasdaran, qui avaient aussi fait les frais de raids précédents.

 

Dans le cercle bleu, un appareil de l’Armée de l’air syrienne qui se trouvait là au moment où la photo satellitaire avait été prise. Nous pensons que cet avion n’était pas en état de voler, et qu’il avait été entreposé à cet endroit afin de faire croire que cette aile de l’aéroport desservait l’Armée syrienne et non les Iraniens. Les Iraniens ne disposant pas de chasseurs-bombardiers en Syrie.

 

Dans le carré rose, un emplacement qui avait été anéanti alors qu’il accueillait des missiles fraîchement arrivés d’Iran par avion-cargo, dans l’attente d’être transportés au Liban ainsi qu’à proximité de la frontière israélienne dans le Golan.

 

La piste unique mesure 3.3 kilomètres dans sa totalité, ce qui permet à tous les avions de l’emprunter.

 

Nous n’avons pas d’information pour le moment quant à la nature des objectifs qui ont été visés et très vraisemblablement oblitérés. Nous savons cependant que les Iraniens utilisent encore T4 comme base pour leurs drones de combat et, dans une moindre mesure car l’emplacement est très exposé pour cette activité, pour le trafic de missiles et de munitions en direction des frontières de l’Etat hébreu.

 

Nous avons appris d’autre part que des drones avaient attaqué des postes de commandement iraniens le long de l’autoroute chiite à proximité de la ville syrienne de Boukamal, sur l’Euphrate, à la frontière syro-irakienne.

 

Notre correspondant dans le Rojava [le Kurdistan syrien], Perwer Emmal, nous a rapporté d’importantes explosions dans les installations perses, des tirs de mitrailleuses dans la vague direction des drones, et une circulation soutenue d’ambulances.

 

Nous estimons à plus de 90% de probabilités que ce sont les Israéliens qui ont mené ce raid sur Boukamal.

 

Ces opérations s’inscrivent sur fond de tension croissante entre Jérusalem et Téhéran alors que la Théocratie chiite ne se trouve plus qu’à quelques semaines du point de non-retour dans son projet de fabrication de la bombe atomique.

 

 
By YinonSys