Une Explication (2ème partie et fin)(010601/22)
jeudi, 06 janvier 2022

 

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

Reprise d’un article originellement publié par la Ména le 18 août 2004

 

4. N'est pas fanonien qui veut...

 

Hallucinatoires et hallucinants ! Ce sont les termes que j’ai employés plus haut dans cet article, afin de qualifier les postulats psalmodiés par Yasser Arafat, et qui sont censés établir le caractère colonialiste des méthodes de combat des uns et des autres lors du présent conflit. Conditions en l’absence desquelles l’Intifada n’est pas une guerre de décolonisation, selon les critères établis par Fanon.

 

Impossible, en tous cas, pour tout journaliste et pour n’importe qui d’autre d’ailleurs, d’établir la véracité de la moindre des affirmations du reclus de la Moukata de Ramallah sur ce sujet. On va, du reste, faire l’économie de se livrer à une nouvelle analyse circonstanciée de ces allégations, puisque la Ména a déjà pris la peine de les disséquer, de long en large et par le détail, lors de précédentes interventions.

 

Lors, si l’armée d’Israël n’utilise pas de stripteaseuses-flingueuses pour assassiner les jeunes combattants palestiniens (in Al-Hayyat Al-Jedida, l’organe de presse officiel de l’Autorité Palestinienne), qu’elle n’empoisonne pas les puits de Gaza ni de Jéricho, que l’artillerie de Tsahal n’est JAMAIS intervenue lors des deux Intifadas, les critères théoriques d’une guerre de décolonisation ne sont pas réunis.

 

Reste à se pencher sur le pan palestinien des actes de ce conflit. Tandis qu’il diabolisait les actes de guerre des militaires de l’Etat hébreu, Yasser Arafat créait de toutes pièces les "sauvages" et les "ruines humaines" décrits dans "Damnés de la terre", lorsqu’il prit la décision d’instrumenter le terrorisme à l’extrême, afin de faire progresser ses finalités. Il est, à ce titre, le premier responsable politique musulman des temps modernes, avant même les attentats de New York, à avoir mis à l’œuvre les activistes palestiniens sujets au désespoir, dans leur rage privée de logique, pour commettre des assassinats-suicides contre des non-musulmans. En vérité, et c’est là un choix assurément singulier, Arafat a décidé d’exclure artificiellement les comportements logiques de la cause palestinienne, tant au niveau des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, qu’il a façonnées et des autres terroristes kamikazes d’Ezzedine el-Qassam, dont il a instrumenté les interventions, que de son discours politique. Pour s’en tenir aux thèses du philosophe antillais, Arafat a sciemment, par choix stratégique, rendu la Palestine "incontrôlable". Disposant d’une entité politique sur le chemin de l’indépendance, au début des années quatre-vingt-dix, disposant de services de police, d’un embryon de système judiciaire mais aussi d’un aéroport international et d’une représentation officielle aux frontières de la Palestine, il a opté pour le sabordement général, au moment où la communauté internationale lui offrait un partage sensé de la Palestine, des frontières sûres et reconnues, l’indépendance et la paix.

 

Il a opté pour la "rébellion", en s’activant, largement plus que de raison, à lui donner une coloration fanonienne. Et c’est là qu’intervient, n’en déplaise aux "ex" et à leur nostalgie algérienne, la prépondérance de la factualité d’une situation, de l’identification authentique des actes d’un conflit ainsi que la nécessité de la crédibilité du discours révolutionnaire sur le discours délirant. C’est là que la réalité du meurtre de Mohamed Dura aurait caractérisé le comportement inhumain des Israéliens "colonialistes", alors que l’étalement de sa mise en scène dévoile la volonté de victimisation de la part de révolutionnaires fantoches. En d’autres termes, n’est pas fanonien qui veut ; n’est pas un chef anticolonialiste celui qui prétend l’être. Il ne suffit donc pas de crier au génocide permanent, à l’éradication factice de Jénine et d’affirmer que le Temple de Salomon n’a jamais existé pour transformer les Israéliens en colonisateurs aux pratiques inhumaines et pour devenir opprimé.

 

Le petit raïs a ainsi joué le banco, avec pour mise l’avenir du peuple palestinien en guise de jetons, afin de faire identifier sa lutte à une guerre de décolonisation typique. Il a voulu, et il veut toujours, même au prix de la perte totale de crédibilité de la cause palestinienne, imposer la relation "oppresseur-opprimé" entre lui et ses adversaires israéliens. La tentative arafatienne peut convaincre les très crédules, les antijuifs pathologiques, les kapos et la plupart des "ex" (certains individus pouvant appartenir à plusieurs de ces catégories à la fois). Elle est cependant le fruit d’un choix anthropophage, comme l’a exposé Sami el-Soudi, qui participe à restreindre le champ des aspirations territoriales raisonnablement accessibles pour un futur Etat palestinien. Le temps passant, comme à son habitude, crée de nouvelles réalités géopolitiques qui avalent les chimères sans même les mâcher : La misère croissante de la population palestinienne, la chute de l’allié Saddam Hussein, la Syrie et l’Iran sur la défensive, la lassitude des grands pays arabes face aux élucubrations du faux "révolutionnaire de la Moukata", leur soutien à l’opposition armée à Arafat ont généré une nouvelle réalité stratégique sur le terrain. Elle n’est pas à l’avantage des Palestiniens, elle marque une régression sensible relativement à l’offre de Camp David.

 

Si, en 2000, Arafat avait accepté le plan Clinton-Barak, un Etat palestinien existerait aujourd’hui sur 97% du territoire jordanien d’avant 67. Cet Etat contrôlerait les quartiers arabes de Jérusalem et l’esplanade des mosquées. Suite au choix stratégique d’Arafat, nombre d’observateurs s’accordent pour constater, qu’à l’heure actuelle, les Palestiniens ont perdu pied dans la ville trois fois sainte et qu’ils peuvent également faire leur deuil des "trois grosses concentrations d’implantations juives en Cisjordanie".

 

Le choix d’Arafat, de s’identifier aux thèses de Fanon, plutôt que de s’occuper du devenir de son peuple, pour dramatique qu’il est, n’est pas à proprement parler surprenant. Le vieux leader palestinien est en effet un disciple de l’école soviétique, et avec lui toute la vieille garde de Tunis au grand complet, y compris Mahmoud Abbas. Ils ont été nourris des préceptes inculqués à l’université de la décolonisation Patrice Lumumba à Moscou, ceux-là mêmes qui instauraient les théories de Frantz Fanon en véritables dogmes opérationnels.

 

Certes, les "ex" des principes de la décolonisation, façon soviétique, ne sont pas les "ex" français, dont nous parlons tout au long de cet article, tenter de les confondre serait faire acte de propagande. Reste qu’ils suivaient souvent les mêmes chemins et pendant qu’en Afrique ces dogmes soulevaient les peuples, à Paris, ils formaient les esprits. Pour ceux qui s’imaginent, malgré cela, que Frantz Fanon serait un penseur marginal de la décolonisation, j’aimerais citer quelques lignes, tirées de la préface de Jean-Paul Sartre pour "Damnés de la terre". J’aimerais les citer sans ajouter mon commentaire :

 

"(…) Terrifiées, oui : en ce nouveau moment, l’agression coloniale s’intériorise en Terreur chez les colonisés. Par-là, je n’entends pas seulement la crainte qu’ils éprouvent devant nos inépuisables moyens de répression mais aussi celle que leur inspire leur propre fureur. Ils sont coincés entre nos larmes qui les visent et ces effrayantes pulsions, ces désirs de meurtre qui montent du fond des cœurs et qu’ils ne reconnaissent pas toujours : car ce n’est pas d’abord leur violence, c’est la nôtre, retournée, qui grandit et les déchire ; et le premier mouvement de ces opprimés est d’enfouir profondément cette inavouable colère que leur morale et la nôtre réprouvent et qui n’est pourtant que le dernier réduit de leur humanité. Lisez Fanon : vous saurez que, dans le temps de leur impuissance, la folie meurtrière est l’inconscient collectif des colonisés.

 

(…) Cette violence irrépressible, [Fanon] le montre parfaitement, n’est pas une absurde tempête ni la résurrection d’instincts sauvages ni même un effet du ressentiment : c’est l’homme lui-même se recomposant. Cette vérité nous l’avons sue je crois, et nous l’avons oubliée : les marques de la violence, nulle douceur ne les effacera : c’est la violence qui peut seule les détruire. Et le colonisé se guérit de la névrose coloniale en chassant le colon par les armes. Quand sa rage éclate, il retrouve sa transparence perdue, il se connaît dans la mesure même où il se fait ; de loin nous tenons sa guerre comme le triomphe de la barbarie ; mais elle procède par elle-même à l’émancipation progressive du combattant, elle liquide en lui et hors de lui, progressivement, les ténèbres coloniales. Dès qu’elle commence, elle est sans merci. Il faut rester terrifié ou devenir terrible ; cela veut dire : s’abandonner aux dissociations d’une vie truquée ou conquérir l’unité natale".

 

On a vu que les péripéties de l’Intifada n’étaient pas celles d’une guerre de décolonisation, que les rôles définis par Fanon n’étaient pas tenus. Cela n’exclut cependant aucunement qu’Israël fût elle-même une colonie ou, à tout le moins, que les implantations fussent les colonies de l’Israël d’avant 1967. De ces deux questions, et des confusions entretenues entre elles, il nous faudra parler, entre autres, dans la suite de cette série d’articles.

 

5. La France est un empire colonial. Israël pas du tout.

Ou la charge de la preuve scientifique

 

Rien ne vaut l’illustration d’un principe par des exemples concrets. A la Ména, nous avons déjà énoncé les conditions qu’ont posées les chercheurs en sciences politiques, pour déterminer la classification d’un territoire en colonie. Plutôt que d’en refaire l’énumération théorique, j’ai choisi l’option plus vivante de les vérifier pratiquement, en comparant Israël, d’une part et les implantations juives en Cisjordanie, de l’autre, à des régions dont les critères coloniaux sont commodément vérifiables.

 

En fait, il n’existe plus, à la surface du globe, qu’un seul Etat qui maintienne encore un empire authentiquement colonial, datant de l’épopée dont traite Fanon dans ses livres. Cet Etat, les plus perspicaces d’entre vous l’auront deviné, c’est la République française.

 

Voyons alors brièvement les contrées étrangères dominées par l’homme blanc gaulois, ainsi que le nombre d’habitants qui les peuplent (incluant les minorités de colons). Ceci, dois-je le préciser, uniquement dans le but de matérialiser un peu les objets de notre comparaison :

 

Guyane (F) – 150'000 habitants – Guadeloupe – 421'000 – la Réunion – 750'000 – la Martinique – 400'000 – Nouvelle Calédonie – 200'000 – Polynésie (F) – 240'000 – Wallis-et-Futuna – 170'000.

 

Intéressons-nous maintenant à confronter ces territoires, Israël et les implantations, aux clefs de catégorisation proposées par la science politique, servant à définir une colonie :

 

Existence d’une métropole, géographiquement séparée de la colonie par des mers ou des Etats étrangers, dans laquelle s’exerce le pouvoir politique suprême des colons (Caractéristique fondamentale d’une colonie)

 

Toutes les colonies françaises mentionnées – OUI – Israël – NON – les implantations juives – NON –

 

Caractère principalement commercial et de perspectives d’enrichissement des raisons de la prise de contrôle du territoire

 

Toutes les colonies françaises mentionnées – OUI – Israël – NON – les implantations juives – NON –

 

Présence constante et durable de Français sur le territoire avant la colonisation

 

Dans toutes les colonies françaises mentionnées – NON –

 

Présence constante et durable de Juifs sur le territoire avant les immigrations

 

En Israël – OUI – dans les implantations juives – OUI –

 

Le territoire est-il le lieu où se sont déroulés les événements légendaires ou historiques constitutifs de la nation des colons, des immigrants ?

 

Toutes les colonies françaises mentionnées – NON – Israël – OUI – les implantations juives – OUI

 

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La maison de réunion (Bet Knesset) du village juif de Méroth, Haute Galilée,

qui connut son apogée vers 250 avant notre ère

Résoudre équitablement un conflit entre deux légitimités ou

créer une immense injustice en affirmant en résoudre une autre ?

Photo Michela Juffa © décembre 2021

 

Existence, sur le territoire, de vestiges historiques majeurs, variés et nombreux de la civilisation des colons, des immigrés, datant d’avant la colonisation, les immigrations ?

 

Toutes les colonies françaises mentionnées – NON – Israël – OUI – les implantations juives – OUI –

 

Le territoire fait-il office de lieu de gouvernement principal ou unique pour la nation des colons, des immigrés ?

 

Toutes les colonies françaises mentionnées – NON et NON – Israël – OUI et OUI – les implantations juives – NON et NON –

 

La perte du contrôle politique suprême du territoire signifierait-il la fin de la possibilité pour la nation des colons, des immigrés, de s’autodéterminer ?

 

Toutes les colonies françaises mentionnées – NON – Israël – OUI – les implantations juives – NON –

 

Voici pour les faits crus et je suis d’avis qu’ils ne nécessitent pas d’analyse spécifique, tant la portée des questions me semble claire et tant les réponses sont antithétiques entre les territoires envisagés. Grossièrement posé, à la lumière de ces différences et de leur signifiance triviale, si Israël est une colonie, l’Algérie n’en a alors jamais été.

 

On a considéré ajouter la Corse au nombre des colonies françaises mais, après consultation avec nos collègues de l’Académie, nous nous sommes accordés sur le fait que, bien que l’Ile de beauté répondait à un certain nombre des critères d’une "colonie", elle constituait un territoire contigu de la France continentale et qu’à ce titre, la Corse n’était pas une colonie. Ici, l’importance est de noter que le fait d’être ou de ne pas être une colonie ne justifie ni ne condamne automatiquement le droit moral ou juridique d’administrer un territoire donné et ne disqualifie pas non plus, évidemment, le droit des autochtones à réclamer leur indépendance voir à se battre pour elle. Si quelqu’un voulait nous faire dire que nous sommes les tenants des implantations juives ou de la tutelle française sur la Corse, il se rendrait ridicule. Non, la seule chose que nous voulons établir dans cette série d’articles, c’est la qualification de ce qu’est une colonie et respectivement, une guerre de décolonisation. Et cette catégorisation est essentielle en soi, puisque, comme on va le voir d’ici quelques lignes, les confusions artificiellement entretenues à son sujet mènent à des conclusions dramatiques.

 

Auparavant, il nous faut tout de même relever l’extraordinaire évacuation par les "ex" de leur problème colonial. Un problème qui reste loin de leur agenda et une situation de laquelle ils se sont visiblement accommodés. Il vaut tout de même de rappeler que la domination française sur des populations colonisées n’est pas de l’histoire ancienne et ce, aussi longtemps qu’elle perdure. Rappeler aux "ex", qui adaptent les thèses fanoniènnes à Israël, à mauvais escient mais au point de se soucier de ce que chaque vocable qu’ils utilisent dans ce contexte soit parfaitement en ligne avec les théories des guerres de décolonisation, que Fanon et Sartre "rejettent toute possibilité de solution autre que la lutte du colonisé pour sa libération". Oublient-ils, suivant de quelle "colonisation" ils traitent, cette autre assertion de Sartre : "Cette vérité nous l’avons sue je crois, et nous l’avons oubliée: les marques de la violence, nulle douceur ne les effacera: c’est la violence qui peut seule les détruire" ? Ne voient-ils pas qu’elle se pose en contraire du slogan de "l’indépendance-association" si chère au colonisateur français ? Ou s’agit-il, encore une fois, de la fameuse "spécificité française", que l’on ne peut décidément saisir en plein que lorsqu’on siège à l’Assemblée nationale, qu’on pointe au Quai d’Orsay ou à la rédaction du Monde ?

 

Il demeure que nous n’en sommes pas et que vu d’ici, on ne peut que constater leur double langage, issu lui-même d’une double échelle de valeurs et d’un raisonnement dénué de rigueur. De cette rigueur qui distingue irrémédiablement les intellectuels authentiques, les Fanon, les Sartre, les Camus des répètent-merdes, dont la place naturelle est à la Foire du Trône.

 

Il est certes licite de penser et d’exprimer que les implantations juives participent d’une occupation, d’une mainmise et d’une opération de peuplement aux dépens d’autrui. Tout comme il n’est en aucun cas délirant d’affirmer, que les implantations sont l’expression foncière d’une campagne de la guerre des juifs contre le colonialisme arabe. Il n’est, en effet, que de lire la charte du mouvement radical palestinien Hamas, afin de se convaincre qu’Israël ou la Palestine n’est pas une terre arabe mais une conquête coloniale arabe, une Wakf. Et cela, n’en déplaise aux "ex", c’est à proprement parler une constatation scientifique et indiscutable.

 

On peut ! On peut faire toutes ces analyses sans être ni antisémite ni, à l’inverse, aficionado de Sharon. Par contre, on ne peut pas, sans être plus un antijuif qu’un observateur politique, procéder sciemment à l’application intempestive d’une théorie inadéquate, possédant le redoutable pouvoir de définir le bien et le mal dans leurs définitions absolues. Car il est indispensable de comprendre, que l’acte d’identifier – notamment par l’emploi systématique d’une sémiologie aussi frelatée que didactique – Israël en tant que puissance coloniale, transfère inéluctablement des droits pratiquement illimités au colonisé/opprimé. Ainsi, par un détournement prémédité du sens des mots et par son application corrompue au sens de l’Histoire, l’AFP, le service public français de radio et de télévision, le Monde, l’Obs, Libération et d’autres, n’expliquent-ils pas, comme il semble, le droit des Palestiniens (et des hommes doués de morale qui se rendront à leur cause) à se défendre. De fait, ils ne font rien de moins que d’impliquer, par leur référence sémantique ininterrompue à celle de Fanon et de Sartre, la nécessité pour les Palestiniens d’éradiquer les "colonisateurs juifs", invitant les Palestiniens à massacrer tous les Israéliens avec l’ardeur des sauvages et à refuser tout compromis territorial qui pourrait mettre fin au carnage.

 

Il n’est pas ici question, pour les media français appliquant cette association sémiologique corrompue, de pardonner, de comprendre, de fermer les yeux sur ou même de justifier ou d’encourager les assassinats collectifs palestiniens mais bien d’affirmer, en se trompant volontairement de guerre, que "faute d’assouvir ce besoin primaire de liquider", c’est dans Fanon, littéralement, "le colonisateur – lisez les Israéliens – le colonisé – voir Palestinien - encoure le risque de rester à jamais prisonnier de son oppression intérieure".

 

Nul doute non plus, que la caractérisation abusive du conflit israélo-palestinien en guerre de décolonisation ait pour finalité sournoise la légitimation de la destruction d’Israël (l’oppresseur colonial). Que peut d’ailleurs entendre ce bon Sylvan Shalom à ce processus de diabolisation-destruction, lorsqu’il vient plaider en France pour des mesures "plus fermes contre les actes antisémites" ? Dépassé par la dynamique retorse et perfide que nous dénonçons, n’est même pas le terme qui convient à Shalom ; il faudrait dire "hors d’état de la saisir", tout en invoquant que, dans leur naïveté optimiste, ni les Israéliens ni la plupart des juifs, ne sont capables d’envisager qu’une si grande multitude de pseudo intellectuels instrumente de concert une si grande dose de méchanceté antisémite. C’est, qu’en vérité, cette imposture intellectuelle, aux métastases gouvernementales et médiatiques, donnant le feu vert au massacre de cinq millions et demi d’Israéliens juifs, constitue un acte antijuif objectivement plus dévastateur que de mettre le feu à un centre pour personnes âgées israélites à la rue Popincourt, après que les criminels se soient assurés qu’il était inoccupé.

 

FIN

 

 

 
By YinonSys