L’image de la guerre (info # 011505/21) Version imprimable
samedi, 15 mai 2021

 

Par Jules Mazouz

 

Chaque guerre a une image qui la symbolise, et sauf à faire preuve d’immodestie inhabituelle dans mon cas, je l’ai trouvée.

 

En fait, ce n’est pas une image, c’est une vidéo, celle d’un journaliste sur un toit :

https://twitter.com/Lebanon24/status/1392810199526825987

 

A côté de lui, il a un appareil photo Canon professionnel, dont il se sert comme d’une caméra. Pour filmer ce qu’il va arriver, parce que les Israéliens l’ont annoncé.

 

Ils ont envoyé des messages pour prévenir les gens présents à Gaza qu’ils vont détruire un immeuble.

 

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L’écroulement

 

Ils ont d’abord lancé un petit missile inoffensif contre le toit du building, qu’ils appellent un "toc-toc" (à la porte), pour prévenir tout le monde.

 

Ils ont contacté téléphoniquement et individuellement les personnes qui se trouvaient encore dans le secteur. Dans leur langue, évidemment.

 

Ensuite, les soldats de Tsahal ont tiré des fusées aux extrémités des rues qui bordent le bâtiment.

 

Afin que personne ne soit blessé. Tous les Gazaouis connaissent désormais les codes de Tsahal.

 

Les organisations terroristes islamiques ont tiré 2 300 roquettes jusqu’à maintenant avec pour objectif unique de tuer le plus grand nombre possible d’Israéliens.

 

Et les Israéliens ont besoin de deux heures pour s’assurer qu’ils ne vont blesser aucun Gazaoui en démolissant un édifice public. Aucun. Zéro. Parce qu’ils ne haïssent personne. Ils font ce qu’ils jugent nécessaire afin de dissuader les terroristes islamiques de tirer sur leurs familles.

 

Y compris en oblitérant un immeuble de ce genre. Parce qu’il accueille les bureaux centraux du Renseignement militaire du Hamas ainsi que des infrastructures utilisées pour communiquer des informations tactico-militaires aux miliciens sur le terrain. Des centres de commandement, des banques de données informatiques. Même des ateliers d’armement et des dépôts de roquettes.

 

Particulièrement aux étages inférieurs, c’est là qu’elles sont les mieux protégées, les plus aisément transportables et les moins visibles au quotidien.

 

C’était le cas de cet immeuble, al Shorouk, l’aube en arabe. Il abritait des roquettes de longue portée. Elles auraient été tirées sur Tel-Aviv.

 

Le journaliste arabe de la vidéo était au courant de tout cela. Et aussi de la précision incroyable à laquelle sont parvenus les Israéliens.

 

Au point que le journaliste arabe ne porte pas de casque ni de gilet pare-balles ! Aucune protection, toutefois son langage corporel ne laisse percevoir aucune crainte.

 

Pourtant, il sait qu’il va assister à la destruction totale, à l’élimination plutôt, d’un bâtiment majeur de 14 étages, et que cela va occasionner une gigantesque explosion.

 

Mais parfaitement maîtrisée. L’immeuble de taille identique auquel al Shorouk était adossé n’a pas une égratignure. C’est à peine croyable. Les habitants de Gaza pourront continuer à l’utiliser alors que l’autre n’est plus qu’un amas de gravats. Il a été rasé.

 

Cela permet au journaliste arabe de prendre des photos (stills) pendant que le Canon filme et que l’immeuble s’écroule. A la façon des Tours jumelles à Manhattan.

 

Il se situe à une cinquantaine de mètres seulement de l’explosion.

 

Mais il voue une totale confiance aux Israéliens. A leurs intentions et à leurs capacités toutes extraordinaires.

 

Le bâtiment détruit abritait également plusieurs media internationaux, y compris européens. Ainsi que des agences humanitaires. Leurs responsables savaient pertinemment que par leur présence dans cette construction ils servaient de boucliers à une industrie de mort, destinée à assassiner le plus d’enfants possibles en Israël. Cela ne les dérangeait pas semble-t-il.

 

Voilà. Cette vidéo et la situation qu’elle décrit illustrent parfaitement la réalité de "Gardien des Murailles" ou de la "Bataille pour al Aksa" selon les organisations terroristes islamiques palestiniennes.

 

Il n’y a rien à ajouter. L’image vaut mieux que tous les mots. Encore faut-il savoir et avoir envie de la regarder.