La bataille d’al Bab et les casseroles de Bibi (011811/16) Version imprimable
vendredi, 18 novembre 2016

 

© Metula News Agency

 

De Mossoul à al Bab

 

Au micro Jim Mosko sur Radio Judaïca, Stéphane Juffa analyse la situation au nord de l’Irak et de la Syrie. En Irak, avec les dissensions entre les Kurdes, le gouvernement pro-chiite de Bagdad, et les Iraniens, qui se disputent le contrôle des territoires gagnés sur DAESH dans la région de Mossoul.

 

En Syrie, la guerre à trois – DAESH, la Turquie et les Kurdes – pour le contrôle de la ville d’al Bab, encore tenue par l’Etat Islamique, mais immédiatement menacée au Nord par les forces de Recep Erdogan et ses alliés islamistes, et à l’Est et à l’Ouest, par les Peshmerga qui progressent sur deux axes convergents et qui ne sont plus qu’à 10km d’al Bab.

 

Les miliciens de DAESH battent en retraite et abandonnent leurs positions le plus souvent sans combattre. Les Turcs et les Kurdes sont lancés dans une course poursuite pour être les premiers à al Bab. Les Turcs, afin de s’interposer entre les deux blocs kurdes pour les empêcher d’unifier leurs territoires de l’est et de l’ouest du Rojava. Les Kurdes, précisément, pour établir une continuité géographique en vue d’établir leur Etat, sur 800km à vol d’oiseau, entre Afrin (Syrie), à proximité de la Méditerranée, et leurs positions au sud de Kirkuk (Irak), à 200km de Bagdad.

 

Pour réaliser ce rêve, leurs deux saillants ne sont plus qu’à une vingtaine de kilomètres l’un de l’autre, mais ce seront les plus difficiles à conquérir, avec à la fois les combattants de DAESH et l’Armée ottomane qui les séparent.

 

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La carte de la bataille d’al Bab en temps réel

En vert : les positions de l’Armée turque et ses mercenaires islamistes

En jaune : les positions kurdes, et leurs alliés au sein des Forces Démocratiques Syriennes

En noir : les positions de DAESH (Califat Islamique)

 

Bibi et les affaires

 

Le Premier ministre est attaqué aussi bien sur sa droite que par l’opposition et ses anciens ministres, qui lui reprochent d’avoir des intérêts personnels dans l’achat de trois sous-marins stratégiques allemands de la classe Dauphin II. Des submersibles d’une valeur totale de 3.6 milliards d’euros, qui viendraient s’ajouter aux cinq sous-marins du même type que l’Etat hébreu utilise déjà.

 

Des engins probablement porteurs de missiles nucléaires, qui lui procurent une option de riposte en cas d’attaque d’Israël par des armes de destruction massive en provenance d’Iran.

 

De combien de ces sous-marins très onéreux Tsahal a-t-il besoin, et où se situe le superflu ?

 

M. Netanyahu est également entendu par la justice au sujet de "cadeaux" illicites qu’il aurait reçus de ses amis du grand capital.

 

https://youtu.be/xeHwtNTHNJ8  [Youtube]