La rage au corps (011511/19) Version imprimable
jeudi, 14 novembre 2019

 

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A 0h54, heure locale vendredi, le Khe’l Avir a bombardé des positions du Djihad Islamique à Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, en riposte à de multiples violations du cessez-le-feu par les terroristes islamiques. Un premier bilan non officiel fait état de 7 morts dans les rangs ennemis.

 

Peu avant cela, vers minuit trente, selon des sources arabes recueillies par Jules Mazouz, Tsahal aurait attaqué la position de Mwadjir et le site d’Abou Atia dans le sud de la bande de Gaza. Le porte-parole de Tsahal ne fait aucune mention de ces attaques (Regarder la vidéo de ces attaques).

 

La rage au corps (011511/19) [Analyse]

Par Ilan Tsadik © Metula News Agency

 

A 3h du matin dans la nuit d’hier, la Ména annonçait : "Le simple fait du déplacement effectué par Ziad Nakhala sur les bords du Nil, chez ses adversaires les plus déterminés dans tout le monde arabe, indique que son organisation est mûre pour une trêve et que celle-ci va intervenir à brève échéance".

 

Trois heures plus tard, le cessez-le-feu était déclaré. Il a été violé par le Djihad Islamique Palestinien qui a tiré six salves de roquettes sur Israël depuis l’entrée en vigueur de la trêve.

 

Pourquoi ? Pour rien, parce que c’est ce qu’il arrive lorsque l’on passe un contrat avec des voyous et des tueurs. Heureusement que personne n’a été blessé, le Dôme de Fer interceptant la moitié des projectiles, ceux qui se dirigeaient vers des zones habitées.

 

La sixième salve, comprenant 2 roquettes, a été tirée à 22h05. Les deux projectiles ont été détruits en vol par le Kipat Barzel, le Dôme de Fer.

 

Les ministres du cabinet transitoire de M. Netanyahu ont reçu l’instruction d’arborer des mines réjouies et de clamer partout qu’Israël avait remporté cette confrontation face à la milice islamique de Gaza.

 

C’est évidemment faux : d’abord parce que ce gouvernement a négocié avec les terroristes, ensuite, parce qu’il leur a fait des concessions. Il s’est engagé à s’abstenir de neutraliser les miliciens du Djihad à Gaza – on leur accorde ainsi l’immunité -, et à ne plus tirer à balles réelles contre les émeutiers du vendredi après-midi.

 

Ces deux erreurs font passer les miliciens du Djihad pour des héros dans une bonne partie de la rue arabe : ils ont résisté à Tsahal et ils ont obtenu un allègement des conditions imposées par l’Etat hébreu à Gaza. La sensation d’héroïsme est à ce point exacerbée que des manifestations ont lieu ce soir à Gaza pour rejeter le cessez-le-feu et continuer de "bombarder Tel-Aviv".

 

C’est la récompense qui leur est octroyée par Binyamin Netanyahu pour avoir lancé environ 530 roquettes sur Israël pendant deux jours. Ce, alors que personne à Sdérot où je demeure ni dans le reste du pourtour de Gaza ne se réjouit du décret de cette nouvelle trêve. Tous les gens du Néguev vous diront qu’ils sont prêts à passer deux mois dans les abris sans voir la lumière du jour pour permettre à Tsahal d’anéantir le Hamas et le Djihad et pouvoir ainsi recouvrer une vie décente.

 

Mais Netanyahu ne les écoute pas, il a la hantise de devoir remettre à des Palestiniens fréquentables la gouvernance de Gaza une fois le Califat et les califes mis hors d’état de nuire.

 

Pour le plus grand bien des habitants du Néguev et surtout de ceux de Gaza qui ne rêvent que d’être libérés de leurs tortionnaires. Il n’y a qu’à Paris que des femmes manifestent pour avoir le "droit" de porter la burka et qu’elles considèrent qu’il s’agit d’une liberté. Toutes les femmes vivant sous les théocraties musulmanes n’aspirent qu’à brûler la leur.

 

Mais pour Netanyahu, chasser les organisations terroristes islamiques de la bande côtière équivaudrait à mettre lui-même le pied à l’étrier à un Etat palestinien. Lors, il préfère nous priver du droit de vivre dans le calme et nous oblige à nous faire littéralement arroser de bombes tous les quelques mois. Je le trouve généreux avec notre existence.

 

Vous me croirez si vous le voulez, mais la plupart des gens ici comptent davantage sur la bêtise du Djihad pour nous obliger à lancer une opération terrestre et nous en débarrasser que sur une décision de Netanyahu de donner l’ordre à l’Armée de le faire.

 

Cette nuit sera critique pour la survie du cessez-le-feu. Suite à l’accalmie, les restrictions avaient enfin été levées – au moins cela ! – et nous recommencions à avoir une vie plus ou moins normale. Jusqu’à la prochaine fois s’entend que des organisations terroristes islamiques s’imagineront que le moment est propice à obtenir quelques concessions de notre gouvernement et elles ouvriront le feu à nouveau. Et elles obtiendront aussi les concessions.

 

La seule victoire qui soit envisageable face à des djihadistes et des salafistes c’est leur anéantissement. Nous avons largement les moyens d’y parvenir mais nous sommes prisonniers de l’obsession de Netanyahu. Il craint plus les Palestiniens qui nous ressemblent et qui voudraient vivre pacifiquement à nos côtés que les terroristes.

 

En pure théorie, c’est un calcul qui pourrait se comprendre. Dans la réalité il s’avère totalement délirant et irresponsable. Il met la sécurité du pays en danger permanent.

 

Pour passer à autre chose, la nuit dernière, j’ai appris par une dépêche l’AFP [reprise par la plupart des media français. Ndlr.] que la frappe de Tsahal annoncée par la Ména à 1h35 sur Deir el Balah avait laminé la famille Abou Malhous, incluant trois enfants et deux femmes.

 

Je n’ai pas trouvé la photo des deux infortunées femmes et des enfants de cette paisible famille. En revanche, j’ai trouvé celle du papa, Rasmi Abou Malhous, que l’on voit ci-dessous en bleu de travail.

 

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Rasmi Abou Malhous entouré par ses camarades d’usine

 

Il est exact que, dans leur genre, même Adolph Hitler et Eva Braun constituaient une sorte de famille, et que si c’était le cas, on peut également parler d’un père de famille dans le cas de Rasmi Abou Malhous. Sinon, si on tient à faire de l’information plutôt que d’accuser les Juifs, comme dans le cas de la mise en scène de l’assassinat de Mohammad Dura, de prendre du plaisir à massacrer des femmes et des enfants, on énoncera que Rasmi Abou Malhous était l’un des chefs du Djihad Islamique à Gaza.

 

Plus précisément encore, il était responsable de l’une des principales unités de lanceurs de roquettes et il venait d’en tirer plus de 150 en deux jours sur ses voisins civils israéliens dans l’unique but de tenter d’en assassiner le plus grand nombre possible.

 

C’est pour cela qu’il a été visé, et non sa famille comme annoncé par l’AFP. Pour l’empêcher de parvenir à ses fins. S’il s’était soucié du bien-être de ses proches, il aurait fait maître d’école ou pompier et ils seraient encore vivants. Il est l’unique coupable de leur disparition.

 

Toujours ces fautes déontologiques… lorsque l’on constate à quel point les habitants des banlieues françaises s’identifient à la cause palestinienne, on se dit que la presse française et l’AFP en tête sont des pyromanes de haine et des vecteurs d’antisémitisme qui mettent consciemment en danger la vie de nos coreligionnaires dans l’Hexagone.

 

Si l’exemple de la "famille" Malhous ne suffisait pas à illustrer ce propos navrant, on relève ce genre de phrases dans les dépêches de l’agence de presse étatique tricolore : "(…), l'armée israélienne a multiplié les frappes contre des "sites" du Jihad islamique, tuant huit Palestiniens et portant à dix morts et une quarantaine de blessés le bilan total des victimes dans la bande de Gaza (…)".

 

Victimes ? Voyez la tête qu’avaient ces "victimes", en vous rappelant que dans la profession de journaliste, la déontologie nous impose de qualifier les sujets d’une dépêche en vertu des particularités qui font d’eux les sujets de ladite dépêche ! Selon ces règles, "huit Palestiniens morts et quarante blessés", cela signifie qu’il s’agit de civils, puisqu’ils sont uniquement mentionnés relativement à leur "nationalité".

 

Or on constate en regardant ces photos que les "victimes" ne sont pas des civils mais des miliciens en uniformes. A part les cas de victimes collatérales, mais elles ne représentent qu’une minorité des morts et des blessés, l’écrasante majorité de ces Palestiniens tués ou blessés, mentionnés par la dépêche de l’AFP, étaient des lanceurs de roquettes ou des chefs militaires.

 

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Le Djihad publie les photos de ses MILICIENS morts en essayant d’assassiner des civils israéliens

 

A ce propos, je n’ai pas trouvé de mention dans cette presse décidément de plus en plus maurassienne du fait que le Djihad Islamique Palestinien figurait sur la liste officielle des organisations terroristes de l’Union Européenne. Cette information est au contraire dissimulée au public français, et c’est regrettable, ne serait-ce que du strict point de vue informationnel. Car les mots ne sont pas des ornements de remplissage ; les Français pourraient ainsi comprendre pourquoi sur 530 projectiles tirés par le Djihad Palestinien depuis mardi, les terroristes – des individus armés qui s’attaquent systématiquement à des civils – n’ont pas tiré une seule roquette ou une balle de fusil sur un militaire israélien. Cependant que l’Armée israélienne n’a pas visé ne serait-ce qu’une seule fois une cible civile.

 

Et c’est bien là toute la différence.