La Syrie et l’Iran assommés par la riposte de Tsahal à l’aube de ce jeudi (info # 031005/18) Version imprimable
jeudi, 10 mai 2018

 

© Metula News Agency

 

Métula, 10h35 jeudi, 09h35 à Paris

 

Aux alentours de minuit, la force d’élite al Quds (Jérusalem) des Gardiens de la Révolution Iranienne, sous le commandement du Major Général Qassem Soleimani, a tiré un barrage de 20 roquettes à partir de Syrie, visant des bases de la première ligne de défense de Tsahal dans le Golan.

 

Quatre des projectiles ont été interceptés pas le Dôme de fer, tous les autre sont tombés en territoire syrien, selon un porte-parole de l’Armée israélienne. De notre côté, nous ne comptons aucun blessé ni aucun dommage matériel.

 

La réponse de Tsahal a été pour le moins fulgurante. L’Aviation, le Khe’l Avir hébreu, a attaqué et le plus souvent oblitéré des dizaines d’objectifs en Syrie [carte]. Le plus grand nombre appartenait à l’Armée iranienne, mais des positions des forces du régime et du Hezbollah ont également été anéanties.

 

cibles.jpg

La carte des objectifs visés ce matin proposée par l’Armée israélienne

 

Le front libanais est demeuré parfaitement calme.

 

Les chasseurs-bombardiers à l’étoile de David et les différents missiles à disposition de Tsahal, de même que ses blindés et son artillerie lourde, ont détruit tout d’abord les points d’appui de l’Armée d’Assad dans le Golan, d’où est partie l’attaque avortée des Gardiens de la Révolution et de leurs supplétifs du Hezbollah libanais.

 

Les chars, les missiles Tamouz et l’artillerie lourde de Tsahal ont massivement pilonné et détruit ces positions, notamment aux abords du village druze de Khader, à 3km de la frontière israélienne, et de Khan Arnabeh, à 4km de celle-ci.

 

Toute la nuit du Doigt de la Galilée a résonné au son des activités des militaires israéliens.

 

C’est un peu après 4h du matin que la seconde vague, la plus importante, a été déclenchée. Elle s’est concentrée sur les entrepôts d’armes et de munitions de l’ennemi, ses casernes, ses sites logistiques, et les centres de renseignement du contingent de Téhéran en Syrie, brutalement punis.

 

Plusieurs systèmes antiaériens qui gênaient l’activité des chasseurs-bombardiers ont été réduits au silence. Aucun avion israélien n’a été touché par les tirs de la DCA adverse.

 

A trois reprises au moins, plus tôt dans la nuit, des missiles tirés à partir de Tzfat (Safed), avaient intercepté et anéanti des missiles sol-air syriens qui poursuivaient des appareils du Khe’l Avir. Les explosions au moment de l’impact ont été énormes, au point d’être entendues jusqu’à Naharya, à 40km à l’Ouest, au bord de la Méditerranée.

 

patzfat.jpg

Image exceptionnelle de l’interception d’un missile antiaérien syrien

par un missile israélien tiré depuis Tzfat (Safed)

 

Plusieurs sites ennemis, à l’intérieur et en périphérie de Damas, y compris à proximité immédiate du palais présidentiel de Bashar al Assad, ont aussi été frappés. On ne dispose d’aucune évaluation précise, mais l’on peut affirmer que des centaines de Pasdaran, de miliciens chiites et de soldats du régime ont été tuées ou blessés ce jeudi matin, dans ce qui constitue la plus importante opération militaire depuis la Guerre de Kippour en 1973.

 

Un général de Tsahal, qui a appelé la Ména ce matin de sa propre initiative, nous a confié : "Après qu’ils s’en sont pris à notre territoire, nous y sommes allés de bon cœur. Nous sommes intervenus avec tous les moyens conventionnels à notre disposition, et la Syrie, ce jeudi matin, ressemble à un champ de ruines".

 

Selon Avigdor Lieberman, le ministre israélien de la Défense, l’infrastructure iranienne en Syrie a pratiquement cessé d’exister. Le ministre a également déclaré que si un crachin s’abat sur Israël, en face ils connaîtront le déluge.

 

Pendant ce temps, l’agence de presse gouvernementale française AFP ainsi que les autres media de ce pays continuent de reproduire principalement les communiqués münchhausiens des organes de propagande du régime alaouite, faisant état des exploits imaginaires de leur DCA contre nos avions et missiles. Pour Damas, Téhéran et leurs amis, ce qui s’est passé la nuit dernière participe d’une "grande victoire".

 

Vladimir Poutine a été informé de l’offensive de ce matin à l’avance par Binyamin Netanyahu, qui est l’hôte d’honneur de la Russie à l’occasion de la commémoration de la victoire de l’Armée rouge contre le régime hitlérien.

 

Côté civil en Israël, de nombreux habitants du Doigt de la Galilée et particulièrement du Golan ont passé la nuit dans les abris par précaution. A 10h ce matin, la vie est absolument normale, et toute menace en provenance de Syrie semble écartée pour un certain temps.

 

Le haut commandement iranien a commis l’erreur grossière de tenter une attaque sur l’Etat hébreu sans disposer des moyens militaires, ni de l’atteindre, ni de se protéger de sa riposte inéluctable. Le régime des ayatollahs a appris cette nuit que l’on ne bluffe pas sans péril à s’attaquer militairement à des adversaires sans posséder les moyens pour le faire.