La trahison des dirigeants français face aux djihadistes (info # 010303/19) Version imprimable
dimanche, 03 mars 2019

 

Par Guy Millière

 

Le gouvernement français va, semble-t-il, renoncer à rapatrier tous les djihadistes qui ont rejoint l’Etat Islamique et qui ont été capturés. Une poignée d’entre eux a été livrée aux autorités irakiennes, et ceux-là seront jugés en Irak. Mais le gouvernement français a aussitôt fait savoir qu’ils ne devaient en aucun cas subir la peine de mort.

 

D’autres seront sans doute rapatriés et reviendront sur le territoire français. Christophe Castaner l’a dit voici quelques semaines : ils sont français. Ce qui signifie qu’aux yeux de Christophe Castaner (mais le reste du gouvernement, et Macron compris, pensent comme lui) : ils n’ont pas cessé d’être français en rejoignant l’Etat Islamique.

 

Les adultes passeront peut-être par la case prison avant de ressortir. Les enfants, eux, ne peuvent être emprisonnés, et, dira-t-on (dit-on déjà), ce sont des enfants.

 

L’idée de considérer que dès le moment où ils ont rejoint l’Etat Islamique, ces gens ont cessé d’être français, ce qui devrait avoir conduit depuis longtemps à les déchoir de leur nationalité, n’a, semble-il, qu’à peine effleuré l’esprit des dirigeants tricolores. Et, lorsque cela leur a effleuré l’esprit, cela a été pour les conduire à conclure qu’une déchéance de nationalité aurait été à la rigueur envisageable pour ceux qui ont une double nationalité (et encore a-t-on entendu, faudrait-il que le pays de leur autre nationalité les accepte), mais que, pour ceux qui n’ont que la nationalité française, une telle issue a toujours été impensable.

 

On va, dans les semaines à venir, entendre parler de “déradicalisation”, ce mot grotesque. Et on va faire comme si aucun problème majeur ne résultera de leur ““rapatriement””.

 

Il faut le dire dès lors : les dirigeants français se moquent de la population française.

 

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Fais du feu dans la cheminée, je reviens chez nous !

(Photo : Abou Maryam al Firanssi, anciennement Kevin Chassin)

 

Ils savent que les djihadistes qui vont rentrer en France sont de véritables bombes à retardement qui pourront exploser à n’importe quel moment. Ils savent que la “déradicalisation” est une imposture. Aller expliquer à des gens qui sont imprégnés de doctrine islamique que l’islam est une religion de paix est à même de rencontrer autant de succès que le geste consistant à uriner dans un violon en espérant obtenir une musique harmonieuse, à la différence que dans leur cas, il n’y a pas de violon mais des couteaux à peine secs servant à égorger.

 

Les dirigeants français savent ce qu’est l’islam et savent donc pertinemment que l’islam n’est pas une religion de paix.

 

Ils savent que les enfants de djihadistes (sauf, disons, les nourrissons) sont déjà islamisés et feront de bons petits djihadistes dans un futur assez proche.

 

Les membres du gouvernement vont donc sciemment ajouter des risques d’attentats aux risques d’attentats déjà existants et des risques très concrets de crimes aux risques de crimes déjà présents.

 

Ils vont aussi ajouter de l’antisémitisme islamique à l’antisémitisme islamique déjà très implanté en France, ce, tout en prétendant “lutter contre l’antisémitisme” (qu’ils ne combattent d’ores et déjà pas du tout).

 

Ils se rendent coupables de trahison aux dépens de leur devoir le plus élémentaire, qui est celui d’assurer la sécurité de leurs concitoyens. Il est vrai, je sais, que la présence d’un grand nombre de musulmans en France, la sur-délinquance qui en découle, le militantisme islamique qui s’y rattache, font que la France est déjà très nettement rongée de l’intérieur.

 

Personne n’accusera les dirigeants français de trahison, car la trahison a eu lieu bien avant leur gouvernance : les dirigeants d’aujourd’hui sont les héritiers d’une trahison commise il y a plusieurs décennies et ajoutent simplement de la trahison à la trahison.

 

Ils bénéficient, pour trahir, d’un travail de remplacement de l’information par la désinformation et d’une entreprise constante d’intimidation qui fait qu’une majorité de Français n’expriment guère leur désaccord ou le font de manière feutrée, voire résignée (aucune manifestation contre l’islam radical et le djihad n’aura lieu).

 

Ils conduisent le pays vers le naufrage et le chaos.

 

Des livres ont parlé de suicide de la France : mais ce n’est pas un suicide, c’est un assassinat.

 

Comme souvent, hélas, les premières victimes sont les Juifs, mais le nombre d’églises pillées et saccagées s’accroit chaque jour dans l’indifférence générale, car les églises en France sont vides.

 

Le futur est très sombre.

 

Pour ce qui me concerne, j’ai pu partir à temps.

 

J’ai beaucoup de compassion pour ceux qui ne peuvent pas partir.

 

J’ai fait paraitre il y a quelques semaines un livre appelé Comment meurt une civilisation*. Ceux qui veulent comprendre peuvent le lire.

 

Ceux qui ne veulent pas comprendre peuvent s’en abstenir.

 

Ceux qui sont aveuglés par la désinformation peuvent penser que j’exagère. Je ne leur en veux pas. Nul ne peut en vouloir aux aveugles.

 

 

 

Note :

*Guy Milliere, Comment meurt une civilisation, Texquis, 2018, 12 euros