Le Hamas joue avec le feu à Gaza (012408/21) Version imprimable
mardi, 24 août 2021

 

© Metula News Agency


Métula, mardi après-midi

 

En fin de soirée d’hier (lundi), des chasseurs-bombardiers du Khe’l Avir, l’Aviation israélienne, ont bombardé trois objectifs dans la bande de Gaza [carte].

 

Tsahal répliquait ainsi aux lancers de nombreux ballons incendiaires qui ont allumé une dizaine de feux en Israël, massacrant à nouveau des milliers d’animaux et carbonisant la rare flore du désert.

 

Les appareils frappés de l’étoile de David ont anéanti une fabrique d’armes au sud de Khan Younis, l’accès à un tunnel utilisé par les terroristes islamiques à Jabaliya, ainsi qu’un lanceur de roquettes à Shejaiya, un quartier de l’est de Gaza-City [carte].

 

Sacrifiant sa propre population à la tactique des boucliers humains, la rampe de lancement de Qassams à Shejaiya avait été déployée dans un quartier populeux de la ville, à quelques mètres de l’entrée d’une école.

 

Les aviateurs hébreux ont réussi le véritable exploit de ne blesser personne durant ces raids.

 

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Carte de Gaza et des frappes de la nuit dernière

Service cartographique © Metula News Agency

 

Les miliciens-terroristes du Hamas ont tiré à la mitrailleuse lourde au passage des avions, sans avoir une chance sur un milliard d’un toucher un. Ils ont utilisé le prétexte de ces attaques aériennes afin de tirer des rafales sur la ville israélienne de Sdérot, espérant blesser des habitants.

 

En représailles, le Khe’l Avir a immédiatement lancé un raid supplémentaire contre des fortifications guerrières du Hamas en périphérie de Khan Younis.

Regarder une vidéo de ce raid sur Khan Younis :

https://twitter.com/i/status/1429939830629220353

 

Les organisations terroristes islamiques de la bande côtière – principalement le Hamas et le Djihad Islamique -, reconnus comme des entités terroristes – des individus armés s’attaquant systémiquement à des civils – par l’Union Européenne et plusieurs autres instances internationales et arabes, ont appris à leurs dépens qu’avec le nouveau gouvernement israélien il n’y avait plus de repas gratuits.

 

Sous les gouvernements précédents, les lancers de ballons incendiaires n’engendraient pas de répliques militaires dignes de ce nom. Désormais, lesdites ripostes occasionnent l’oblitération d’infrastructures importantes dans le dispositif ennemi.

 

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Tsahal détruit méthodiquement l’arsenal ennemi, mais

sans faire de victimes

 

Elles lancent également un signal clair aux dirigeants de ces organisations, les avertissant que Tsahal est prêt à n’importe quel moment à poursuivre l’opération Gardien des Murailles qui s’était déroulée en mai sur onze jours. Elle avait été interrompue sans qu’un accord ne soit passé entre les belligérants – cela aussi est une nouveauté – sur le principe voulant que l’Armée israélienne s’abstiendrait d’ouvrir le feu tant que les milices islamiques n’attaquent pas le pays qu’elle protège.

 

Afin de soutenir cet avertissement, des renforts ont été dépêchés sur le pourtour de l’enclave palestinienne.

 

Samedi dernier, les mêmes milices avaient envoyé des émeutiers mélangés à des terroristes armés se frotter aux soldats israéliens le long de la frontière de sécurité séparant la bande de Gaza au territoire israélien. A cette occasion, un milicien avait tiré à bout portant, par un interstice du mur, sur un Garde-Frontière, Barel Hadaria Shmueli.

 

Les médecins de l’hôpital Soroka de Beersheva continuent de lutter pour garder en vie le jeune policier qui a été atteint en pleine tête.

 

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Barel. Pourvu qu’il s’en sorte..

 

Quarante-cinq émeutiers et miliciens palestiniens ont été blessés à des degrés divers suite à cette agression spontanée [non précédée d’action offensive de la part de l’Armée israélienne]. Les forces de l’ordre israéliennes n’ont utilisé en cette circonstance que des moyens non létaux destinés à la dispersion de manifestants. Deux d’entre eux se trouvent toutefois dans un état critique.

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, le Khe’l Avir était déjà intervenu contre des positions ennemies.

 

Les media de la bande côtière ont annoncé que la Hamas entendait remettre le couvert mercredi, en envoyant à nouveau émeutiers et miliciens contre le mur de sécurité, sous le slogan "L'épée de Jérusalem ne sera pas rengainée". Des bus seront mis gracieusement à la disposition des participants pour les acheminer sur le lieu de l’affrontement choisi par la milice terroriste islamique.

 

Suite à la mésaventure qui a frappé le Policier Hadaria Shmueli, il se pourrait que les forces israéliennes attendent cette fois-ci les agitateurs avec de vraies armes. Histoire de se prémunir des leurs. Cela pourrait se solder par un massacre côté palestinien, ce qui constitue précisément l’espoir du Hamas. Une organisation qui sacrifie ses partisans pour faire parler d’elle.

 

L’organisation terroriste islamique qui gouverne le Califat de Gaza poursuit deux objectifs en ravivant la confrontation avec l’Etat hébreu.

 

Le premier consiste à tenter de faire pression sur Israël afin qu’elle autorise le versement mensuel de trente millions de dollars comme le propose le Qatar. Mais Jérusalem, qui ne permet actuellement que le paiement de vingt millions, a fait savoir aux intermédiaires qu’il n’agréera la remise des dix autres millions qu’à la double condition suivante. Que cet argent ne soit pas transféré aux miliciens-terroristes, avec des garanties de l’ONU, et que le Hamas libère deux civils israéliens qu’il détient et nous remette les dépouilles de deux de nos soldats perdus au combat lors d’un affrontement précédent.

 

L’autre objectif des milices islamiques est d’empoisonner la rencontre prévue ce jeudi à Washington entre le Président Biden et le Premier ministre Bennett. Et surtout, celle qui doit se tenir en Egypte, la semaine prochaine, entre le même Naftali Bennett et le Pharaon Abdel-Fattah al Sissi.

 

On imagine que si un bain de sang avait lieu juste avant ces très importantes rencontres, elles en pourriraient l’atmosphère et constitueraient leur sujet de discussion principal.

 

Ce qui ne ferait pas les affaires d’Israël, qui désire focaliser l’attention de ses deux partenaires sur l’imminence du franchissement du point de non-retour par l’Iran dans la fabrication de sa bombe atomique. Jérusalem cherche des synergies avec ses alliés afin de ne pas avoir à intervenir seul militairement dans le courant du mois d’octobre.

 

Certains observateurs sérieux envisagent que Gaza pourrait aller jusqu’à engendrer un nouveau conflit pour aider ses mentors khomeynistes ; mais les analystes stratégiques de la Ména sont d’avis que le Hamas est loin d’avoir reconstitué ses stocks de roquettes depuis Gardien des Murailles, et qu’il n’est pas en mesure de se lancer dans ce genre de fantaisie.

 

Ce, d’autant plus qu’au retour de Washington et du Caire, il est clair que Bennett instruira Aviv Kokhavi, le chef d’état-major de Tsahal, de frapper les terroristes encore plus fort. Jusqu’à leur faire entendre raison. Ou jusqu’à ce qu’ils n’aient plus les moyens de nous déranger.