Macron incarne la haine d’Israël qui est la chose la mieux partagée en France aujourd’hui Version imprimable
dimanche, 28 avril 2019

 

Par Guy Millière [info # 012804/19]

 

La France va très mal. Emmanuel Macron révèle chaque jour davantage à quel point en devenant président il a dépassé de très loin son seuil d’incompétence. Il s’est révélé incapable depuis cinq mois de mettre fin à la crise des gilets jaunes et, après avoir utilisé le mépris, la brutalité policière, l’insulte, la volonté de noyer le poisson par le biais d’une longue série de monologues annoncés comme un “grand débat national”, il a fait un ensemble de propositions médiocres qui ne satisferont personne.

 

De plus, il a tenté de se raccrocher au catastrophique incendie de Notre Dame de Paris (qui a surtout révélé l’état désastreux du respect pour les monuments historiques en France), pour se donner une image de rassembleur. Image qu’il a aussitôt massacrée en lançant un concours architectural destiné à accueillir des “gestes architecturaux audacieux”. Cela ne l’empêche pas de persister dans la cuistrerie arrogante et odieuse à l’échelle internationale.

 

Des mois après s’être ridiculisé à Washington en se livrant à des embrassades frénétiques avec le président des Etats-Unis (destinées apparemment à séduire ce dernier : en vain, cela va de soi), des semaines après avoir tenté de pousser Angela Merkel à adopter la vision qu’il se fait de l’Europe (en vain, là encore) et après avoir traité Matteo Salvini et Viktor Orban de lépreux, des jours après avoir lancé sa campagne pour les élections européennes par un clip grandiloquent censé montrer le chaos de l’Europe “populiste” et la belle sérénité de la France macronienne, Macron a renoué avec son activité favorite : s’en prendre à Israël.

 

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Le président qui fait passer le faux-derchisme d’une "stratégie" politique à une institution…

 

C’était juste avant le saccage des Champs Elysées et pas très longtemps avant l’incendie de Notre Dame, qui faisait lui-même suite à celui qui a frappé l’église Saint Sulpice à Paris et les dégradations graves subies par la basilique de Saint Denis, sans compter les détériorations infligées à huit cents églises en France depuis un an et plus de cinq cent actes antisémites en 2018.

 

Macron avait déjà dit que jamais la France ne reconnaîtrait Jérusalem capitale d’Israël, ça avait l’air de le rendre fier, et il avait ajouté que l’installation de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem susciterait des troubles majeurs. Que l’on attend toujours.

 

Il avait accusé l’Armée israélienne de tirer sur de “paisibles” manifestants arabes lors des émeutes fomentées par le Hamas à Gaza le long de la frontière israélienne, ce qui l’avait mené à adopter sur la situation le discours du Hamas.

 

Il avait dit que la France continuerait à financer l’UNWRA et à considérer qu’il y a des millions de réfugiés palestiniens voulant “rentrer chez eux”, quand les Etats Unis ont décidé de couper les vivres à l’UNWRA. L’administration Trump a également déclaré qu’elle ne considérait désormais comme réfugiés que les Arabes qui ont quitté le territoire d’Israël en 1948-49.

 

Macron, pour sa part, a délibérément provoqué un incident diplomatique avec Israël en affirmant de manière aussi douteuse qu’arbitraire la souveraineté française sur le Tombeau des rois à Jérusalem.

 

Il vient de féliciter Binyamin Netanyahou pour son succès électoral, après avoir attendu plusieurs jours pour s’exécuter et l’a fait par lettre, comme si M. Netanyahou n’avait pas le téléphone.

 

Par la même occasion, il a "exigé" d’Israël qu’il continue de verser à l’appareil terroriste islamique appelé Autorité Palestinienne l’argent que ledit appareil utilise pour rémunérer les terroristes assassins de Juifs et les familles des terroristes assassins de Juifs. C’est logique de la part du président tricolore : la France n’a en effet jamais cessé de financer l’Autorité Palestinienne et de lui verser de l’argent utilisé pour rémunérer les terroristes assassins de Juifs et les familles des terroristes assassins de Juifs.

 

Binyamin Netanyahou a déclaré que la demande de Macron était immorale mais Macron ignore le sens du mot “immoral”. Toute son action le montre, et en particulier son attitude à l’égard d’Israël.


S’il était le seul en France à être immoral vis-à-vis d’Israël, il serait possible de se dire qu’il est un sordide accident de l’histoire de France, mais ce n’est malheureusement pas le cas.

 

Seule une infime minorité de femmes et d’hommes politiques français se démarquent de cette attitude. La presse française, elle, regorge d’articles que l’on peut légitimement considérer comme gorgés de haine anti-israélienne et comme constituant de véritables actes d’incitation à la haine antijuive. Macron incarne la haine d’Israël qui est, hélas, la chose la mieux partagée en France aujourd’hui.