Une rencontre importante en vue de l’imposition, au Conseil de
Sécurité, d’un quatrième train de sanctions contre l’Iran, s’est tenue hier à
Londres en toute discrétion, entre la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary
Clinton, et son homologue russe Sergueï Lavrov.
Elle avait pour objectif de surmonter les différends entre les
deux pays et s’est soldée par un succès, à en croire des fuites savamment
organisées.
Dans le même temps ou presque, au cours de son premier discours
sur L’état de l’Union, le Président Obama a averti que "l’Iran allait
souffrir des conséquences de son refus de coopérer avec la communauté
internationale sur sujet de son programme nucléaire".
Barack Obama a également lancé une menace à l’encontre des
dirigeants de la "République" islamique, leur prédisant que, "s’ils ignorent
leurs obligations, ils auront eux aussi, sans aucun doute, à en supporter les
conséquences grandissantes".
Il est clair que l’administration US est en train de terminer la
mise au point d’une résolution, qu’elle entend présenter au Conseil de Sécurité
dans les semaines à venir. Ces sanctions seront "dures", à en croire les
confessions des officiels américains.
Les seules "sanctions dures" qu’il soit loisible d’imaginer
impliquent un boycott onusien des exportations iraniennes de brut et
l’interdiction pour le régime des ayatollahs d’importer du pétrole raffiné.
A cela, on pourrait ajouter l’interdiction absolue de vendre des
équipements militaires à cette théocratie.
Ceci dit, il est désormais évident que ces mesures – qui ne sont
pas encore prises – interviendraient trop tard dans le processus perse de
développement de l’arme atomique.
Ce, d’autant plus que l’Europe, l’Amérique, la Chine et la Russie
se satisferaient, actuellement encore, de la proposition de reconditionnement à
l’étranger d’une partie de l’uranium en possession des mollahs.
Une disposition qui ne répond plus du tout aux nécessités
circonstancielles, en cela qu’elle ne remettrait pas en question la capacité de
Téhéran à fabriquer sa Bombe. On peut même se demander si elle la retarderait de
plus de quelques mois, sans conséquences sur le programme global.
La forme conditionnelle, employée dans le discours d’Obama et des
leaders européens, qui laisse entrevoir clairement qu’il n’y aurait pas de
sanctions si Ahmadinejad acceptait la proposition qui lui a été remise en
septembre dernier, dénote du manque de responsabilité de ceux qui l’émettent
encore.
On a affaire chez ces gouvernants à une déficience à saisir
adéquatement l’évolution de la situation.
La porte qu’ils gardent entrebâillée pour Ahmadinejad, n’a,
stratégiquement, plus lieu d’être, parce l’entrouverture menace directement la
paix du monde.
La situation dans laquelle nous nous trouvons plongés résulte
d’une évaluation erronée de la part du président étasunien. Venant après de
longues négociations qui avaient échoué entre Téhéran et l’UE, exactement sur le
même agenda, Barack Obama avait introduit, en août dernier, l’espoir que lui
parviendrait à des résultats, là où Xavier Solana avait fait chou blanc.
Se basant sur une perception ultra-naïve des relations
internationales – tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout
le monde se ressemble, tout le monde cherche à éviter les conflits – il avait
proposé à Ahmadinejad et Khameneï un dialogue direct de la dernière chance et de
la dernière heure.
Le dialogue n’a pas eu lieu. L’ultimatum de fin septembre,
rectifié ensuite fin de l’année 2009, n’a porté aucun fruit. La dernière
chance n’a pas été saisie et la dernière heure est passée.
Un article de magazine allemand Der Spiegel (Le Miroir),
paru lundi dernier, affirme que les théocrates chiites maîtrisent désormais la
possibilité de construire une Bombe, mais qu’elle a encore la taille d’un
camion.
Il leur faut aujourd'hui la miniaturiser afin qu’elle tienne dans
l’ogive d’un missile. Il s’agit d’une étape obligée vers l’acquisition de l’arme
suprême dont nous avons souvent parlé dans ces colonnes, longtemps avant nos
amis allemands.
Leur redécouverte fait se situer le moment où les
éradicationnistes détiendront l’arme absolue entre 2012 et 2014. Mais elle
oblige à déduire seuls la date du point de non-retour du projet atomique
iranien : maintenant !
La miniaturisation du "camion" n’est qu’affaire de temps, et le
plus dur, pour les ingénieurs chiites est derrière eux.
A la place d’Ahmadinejad, pour atteindre ses buts, je
temporiserais encore un peu, probablement jusqu’au moment où l’adoption des
nouvelles sanctions par l’ONU serait à quelques heures d’aboutir.
Puis, j’accepterais l’offre de septembre, cueillant au passage
tout les bonus que les Occidentaux sont prêts à me donner pour que j’adhère à
leur idée. Ensuite, je terminerais tranquillement ma Bombe, puisque la
proposition de l’AIEA ne concerne que le minerai, et n’exige aucunement
l’abandon de mon projet de nucléaire militaire, et encore moins celui de mes
missiles balistiques.
Rien ne dit, d’ailleurs, que ça n’est pas ce que le "président" de
l’entité khomeyniste va faire.
Par bonheur, ordinairement, les dictateurs manquent de patience et
possèdent un ego surdimensionné, qui les empêche de faire des concessions, même
mineures et dans leur intérêt, et d’avancer vers leurs objectifs autrement qu’au
pas de course.
A cet égard, j’ai toujours imaginé avec effroi ce que serait le
monde aujourd’hui, si Adolf Hitler avait différé son projet de domination du
monde de cinq ans. Personne n’avait les moyens d’empêcher cette Allemagne-là
d’être la 1ère à construire la Bombe, la 1ère à fabriquer
des missiles, et la 1ère à mettre en service des avions à réaction.
Pour les missiles et les jets, les nazis sont parvenus à leurs
fins, mais juste un peu tard pour modifier le cours de la guerre.
Faut-il alors plus compter sur la psychorigidité des despotes
perses que sur la perspicacité des dirigeants du monde libre ? Probablement.
Car le temps n’est plus aux tergiversations, il ne reste plus
qu’un moyen pour assurer la quiétude du monde libre, et c’est la destruction des
composants principaux des programmes nucléaire et de missiles iraniens.
Tout le reste n’est qu’une débauche d’énergie inutile, ouvrant sur
des enchaînements contreproductifs.
Les chefs occidentaux le savent mais n’en parlent pas à leurs
peuples. Le président d’Israël et son 1er ministre le mentionnent à
chacune de leurs interventions, les généraux des Pasdarans ainsi que ceux de
leurs affidés menacent quotidiennement l’Etat hébreu de représailles en cas
d’attaque de leurs installations.
Et Angela Merkel et Nicholas Sarkozy secouent Barack Obama tant
qu’ils le peuvent, pour l’extraire de son conte de fées. Ce qu’il dit est
hypothétique, conditionnel, flou, sans date butoir, et inapte, mais alors
totalement, absolument et complètement inapte, à dérouter les ayatollahs de leur
funeste dessein.
Pourtant, la planète, avec une "République" islamique iranienne
devenue grande puissance régionale nucléaire, ressemblerait à une grenade
dégoupillée. La vie y serait constamment menacée.
L’existence selon les principes de l’humanisme, l’exercice des
libertés personnelles fondamentales deviendraient des luxes réservés à des
bourgeois nantis, capables d’aller se faire oublier de temps à autres sur des
îles lointaines.
Quand Jamel Debouze affirme, à propos de l’identité nationale en
France : "La France a aussi un nouveau visage et il ressemble étrangement au
mien et il faut que ça rentre dans les cerveaux", il est un précurseur.
La question que les gouvernants non-islamistes de la Terre ont
entre les mains, c’est s’ils veulent entendre, disons dans cinq ans, le
successeur d’Ahmadinejad s’exclamer : "Le monde a aussi un nouveau visage et il
ressemble étrangement au mien et il faut que ça rentre dans les cerveaux", avec,
pour convaincre les sceptiques, un arsenal de bombes atomiques et des lanceurs
intercontinentaux en renfort de ses dires ?
Israël a un peu moins de temps pour répondre à la question posée,
puisque les nazislamistes de Téhéran l’ont déjà prévenue qu’ils allaient
utiliser leurs nouveaux moyens afin de l’éradiquer.
Le temps presse aussi pour ceux qui n’acceptent pas d’être
qualifiés de racistes pour leur opposition à ce que les femmes puissent être
condamnées à passer leurs vies dans des prisons ambulantes, dans lesquelles
elles sont mêmes privées du droit d’avoir un visage qu’elles peuvent montrer.
L’enjeu est là : la normalité des us des hommes sur Terre, et le
maintien de la démocratie comme moins mauvais système de gouvernement possible.
Déjà, si j’en parle, si je l’écris, c’est qu’il ne s’agit plus d’une
évidence.
A Téhéran, on vient de pendre à des grues deux hommes libres, qui
se sont dressés contre ceux qui veulent modifier le sens dans lequel le globe
tourne, et, ce faisant, le replonger aux fins fonds du Moyen-âge.
Israël est prête à faire ce qu’il faut pour endiguer la menace,
même si elle ne concerne pas qu’elle, mais, à l’évidence, tous les hommes épris
de libertés, telles qu’ils les reconnaissent.
Ces hommes, en mettant en commun les moyens qu’ils possèdent,
pourraient venir à bout de la menace en quelques jours, et en occasionnant la
plus petite quantité de dégâts collatéraux possibles.
Mais leurs chefs élus sont lâches ou inconscients du danger qu’ils
encourent et qu’ils font encourir.
Alors, pour qu’Israël se charge à nouveau seule de la sale
besogne, il faudrait, au moins, que Washington nous permette de nous servir
d’aéroports en Iraq ; au moins qu’elle ne se dresse pas entre nous et ce que
nous avons à faire.
Quoique, ces jours, et face à l’avance incessante du plus grand
risque auquel la Terre est exposée depuis le 3ème Reich, Binyamin
Netanyahou, Ehoud Barak et les plus grands experts israéliens en la matière, se
demandent jour et nuit, s’ils ne vont pas passer outre l’avatar Obama. Pour
sauver Israël et libérer le monde.
Monde qui n’a plus le temps d’attendre que l’Avatar ne réalise
qu’il abrite aussi des individus pas beaux beau, pas gentils, pour lesquels ce
serait une insulte de nous ressembler, et qui n’étendent leur influence qu’en
exportant leur haine et les armes pour qu’elle prévale.