Nouvelle tempête sur Métula (012405/20) Version imprimable
dimanche, 24 mai 2020

 

© Metula News Agency

 

Métula, dimanche 09h20, 08h20 à Genève

 

A partir du milieu de la nuit dernière une nouvelle tempête déferle sur le petit village de Métula et sa région.

 

Des vents sifflants de 90km/h, atteignant 120km/h en rafales, une pluie battante et une température inaccoutumée caractérisent cette nouvelle vague de mauvais temps. [Regarder une brève vidéo des intempéries : https://youtu.be/4PGDjMg-1UM].

 

Actuellement, la température est de 13 degrés à 670 mètres d’altitude où se situe notre rédaction et nous nous sommes remis à chauffer nos bâtiments, ce qui constitue une première pour la fin du mois de mai.

 

La semaine dernière, le Proche-Orient connaissait la plus longue et la plus brûlante vague de Sharav ou Khamssin – vent du désert, charriant du sable pénétrant dans tous les interstices - jamais enregistrée par les services météorologiques.

 

Pendant 15 jours, la température à Métula, relativement privilégiée du fait de son élévation, a dépassé les 40 degrés à l’ombre. Dans la vallée du Jourdain, à Kiryat Shmona, à 11km d’ici par la route, on a frôlé les 45 degrés durant plusieurs jours.

 

Jeudi dernier, dans la matinée, en moins de deux heures, le Sharav s’est brisé, selon la formule populaire consacrée [héb. : ha-sharav nishbar], et la température a chuté de 22 degrés.

 

Depuis, le ciel était lourd et couvert, avec quelques brefs épisodes de crachin. Jusqu’à cette nuit, lorsque de nombreux éclairs ont déchiré le ciel au début des intempéries.

 

On ne signale aucun dégât majeur à Métula ce matin. A la Ména, nous avons heureusement terminé la restauration du toit en début de la semaine dernière, durant laquelle toutes les tuiles ont été arrimées au patelage. Cela faisait suite à la tempête précédente de l’année, durant laquelle les vents d’Est avaient atteint 140km/h et passablement endommagé la toiture.

 

Les conditions météorologiques que nous rencontrons ce printemps sont exceptionnelles voire inédites de l’aveu des météorologues.