Raid majeur sur les positions iraniennes à la frontière syro-irakienne (012809/19) Version imprimable
vendredi, 27 septembre 2019

 

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Métula, samedi 01h50 (Exclusif)

 

Gros raid ce vendredi soir sur des installations de l’ "autoroute iranienne", dans la zone de la base d’Imam Ali près d’Abou Kamal, à la frontière syro-irakienne (côté syrien).

 

Des entrepôts de missiles fraîchement arrivés d’Iran, de même que d’autres armes et munitions ont été pulvérisés.

 

Cette base a été régulièrement prise pour cible depuis quelques semaines lors de raids aériens attribués à Israël par les media arabes.

 

De source médicale jointe par Michaël Béhé, on fait état de 16 morts et de 25 blessés dont plusieurs sont dans un état désespéré.

 

Ces combattants appartiennent à l’Armée régulière de la "République" Islamique d’Iran, corps des Gardiens de la Révolution, à la milice chiite du Hezbollah libanais ainsi qu’aux supplétifs irakiens de l’Iran.

 

La nouvelle du raid est confirmée par une nouvelle recrue de la Ména, Jules Mazouz, un spécialiste des écoutes radiophoniques parlant couramment l’arabe.

 

Les stations captées par Mazouz au sujet de l’opération de cette nuit répètent les nouvelles recueillies par nos autres reporters, y compris les morts et les blessés, sans toutefois en préciser le nombre.

 

Jules Mazouz a pour formation professionnelle le contrôle non destructif des installations et des produits dans l’aéronautique, l’automobile et la sidérurgie. Il est installé en Israël depuis 2002. Ses capacités d’écoute radiophonique viennent encore renforcer notre aptitude à vous informer et ajoutent une possibilité appréciable de vérification croisée de nos scoops.

 

D’autre part Perwer Emmal, le correspondant permanent de la Ména dans le Kurdistan syrien, annonce de multiples incidents entre, d’une part les Kurdes des Forces Démocratiques Syriennes, soutenus par les USA et divers contingents occidentaux, et de l’autre, l’Armée gouvernementale de Bashar al Assad, soutenue par les Iraniens et les Russes.

 

Ces incidents ont lieu le long de l’Euphrate et particulièrement autour de la ville de Deïr ez-Zor (à 120km d’Abou Kamal) et des champs pétroliers avoisinants. Plusieurs manifestations antigouvernementales de résidents de la région ont en outre été sauvagement réprimées, les soldats de Bashar al Assad n’hésitant pas à tirer dans le tas pour disperser les manifestants non-armés.

 

Autre sujet de préoccupation, l’accusation portée jeudi par le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo selon laquelle le régime damascène aurait à nouveau fait usage de gaz de combat, cette fois-ci du chlore, lors des combats d’Idlib (ouest syrien) ce printemps.

 

M. Pompeo a affirmé que son pays détenait la preuve de cette utilisation d’armes chimiques et a promis de riposter. En avril 2017, les Etats-Unis avaient lancé 59 missiles de croisière sur la base aérienne gouvernementale d'al Chaayrat après une attaque au gaz sarin dans la même province d'Idleb.

 

Pendant ce temps, des experts américains, britanniques et européens vérifient que les missiles de croisière qui ont atteint les installations pétrolifères saoudiennes il y a une quinzaine de jours avaient bien été tirés par l’Armée iranienne. Il s’agit de vérifications approfondies, les services spéciaux occidentaux étant déjà arrivés à la conclusion de la responsabilité directe de Téhéran dans cette agression.

 

A l’issue de cette enquête, l’éventualité d’une réplique militaire contre la théocratie des ayatollahs est probable, assortie d’une nouvelle salve de sanctions américaines.

 

Pour terminer, notre expert en aéronautique Stéphane Juffa s’inquiète du nombre d’appareils présents dans le ciel syrien. Il précise que des avions russes, américains, européens, israéliens, syriens et turcs, sans compter des dizaines de drones, se croisent sans arrêt, souvent à quelques centaines de mètres de distance, alors qu’ils se trouvent impliqués dans des missions opérationnelles et que le risque d’engagements n’a jamais été aussi présent. Des confrontations aériennes qui pourraient tourner en catastrophe en dépit de l’intention des Etats engagés d’éviter absolument les affrontements.

 

Depuis dix jours, l’Armée de l’air turque à elle seule a effectué six incursions profondes dans le ciel syrien. Quant aux Russes, ils bombardent quotidiennement à Idlib les positions de la résistance islamique (ex-al Qaëda) soutenue par Ankara.

 

Comme on peut s’en convaincre en consultant ce compte-rendu, la tension militaire est actuellement très élevée dans l’ensemble du Moyen-Orient.