Raids de l’Aviation israélienne cette nuit en Syrie et au Liban (info # 011703/17) Version imprimable
vendredi, 17 mars 2017

 

© Metula News Agency

 

8h 30 à Métula, 7h 30 à Paris

 

Des appareils du Khe’l Avir israélien (l’Armée de l’air) ont attaqué un peu après 2 heures locales plusieurs cibles en Syrie et au Liban.

 

Cinq appareils ont survolé le Doigt de la Galilée à très basse altitude (sans doute pour éviter les radars) à cette heure, réveillant la plupart des habitants.

 

La défense antiaérienne syrienne a lancé des missiles sur les avions arborant l’étoile de David, mais sans en toucher ni n’en menacer aucun.

 

Les objectifs visés étaient en rapport avec du matériel sophistiqué destiné au Hezbollah libanais. Des témoins en Syrie et au Liban ont rapporté par téléphone au chef de la Ména libanaise, Michaël Béhé, qu’ils voyaient de gros dégâts causés par les raids israéliens.

 

Le porte-parole de Tsahal s’est fendu d’un communiqué relatif aux opérations aériennes de cette nuit. Il rapporte qu’un missile antiaérien a été abattu par l’Armée de l’air israélienne.

 

C’est la première fois depuis des années que le porte-parole de Tsahal commente une opération aérienne menée hors des frontières d’Israël. Nous lui avons demandé la raison de cette exception mais il a refusé de nous répondre.

 

D’autre part, les sirènes annonçant des tirs de roquettes ou de missiles ont retenti dans les localités de la vallée du Jourdain, jusqu’à Modiin et à Jérusalem. A Métula, on sait aussi, et de source sûre, que des intercepteurs ont été tirés en direction d’intrus qui volaient vers le cœur d’Israël. Les personnes que nous avons interrogées, dont des militaires, affirment toutes avoir entendu le bruit caractéristique de deux interceptions.

 

Nous pensons qu’il est probable que des Khetz aient été lancés afin d’abattre un (ou plusieurs) missile(s) en provenance de Syrie.

 

Le seul missile antiaérien au service de l’Armée syrienne capable d’atteindre Jérusalem est le SA-5 Gammon, selon la nomenclature de l’OTAN (S-200 Dubna en russe). Cette fusée, introduite dans la région dans les années 70, d’un poids de 7 000kg et d’une longueur de 11 mètres, vole à 40km d’altitude et à Mach 4. Le SA-5 est l’unique missile antiaérien syrien qui aurait pu justifier le tir d’un Khetz pour l’abattre. Si c’est le cas, cela aura servi de test grandeur nature pour le Khetz et lui permettrait désormais d’arborer la fameuse mention "testé au combat".

 

Le 12 septembre dernier, le Khe’l Avir avait déjà confirmé le tir par les Syriens de deux S-200. Des Syriens qui avaient, à cette occasion, déclaré avoir abattu l’un de nos appareils. Ce que Tsahal avait vigoureusement démenti, qualifiant la fanfaronnade du gouvernement de Damas de "mensonge absolu", et précisant, comme ce matin, "qu’à aucun moment la sécurité de nos appareils n’a été compromise".

 

Depuis les incidents de cette nuit le front semble calme et aucune consigne de sécurité particulière n’a été transmise aux habitants des agglomérations voisines des frontières syrienne et libanaise.